 | sarkoverdose Politique, culture, art, humour... |
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| Sujet: EPR, industrie nucléaire Mer 26 Mar - 14:28 | |
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Les réacteurs de type EPR ne résistent pas au choc d'un avion de ligne Cette révélation peut conduire Stéphane Lhomme en prison
Un document «confidentiel défense» qu'un salarié d'EDF avait transmis à Sortir du nucléaire et dont il ressortait que les réacteurs de type EPR, comme celui qui est actuellement en construction à Flamanville dans la Manche, n'étaient pas conçus pour résister au choc d'un avion de ligne, à un «crash suicide». Pour la seule détention de ce document «confidentiel défense», Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. «Je devais être présenté à un magistrat, mais cela ne s'est jamais fait », soulignait-il ce matin.
Aujourd'hui l'objet de la convocation c'est la mise en ligne sur le Web de ce même document. [...]
«Non seulement c'est notre droit de publier des documents qui montrent à l'ensemble de la population que, une fois de plus, concernant le nucléaire, les autorités françaises nous racontent des salades, et dissimulent des dangers, mais c'est notre devoir », a estimé Stéphane Lhomme. «Areva, qui développe l'EPR, a beau répéter partout que ce réacteur est sûr, ce document prouve le contraire."
Le souvenir du nuage de Tchernobyl
Pour la secrétaire nationale des Verts comme pour le sénateur Jacques Muller, cette affaire montre une fois de plus qu'avec le nucléaire «il ne peut y avoir de transparence, de démocratie».
"Pour un élu alsacien, ajoutait Jacques Muller, cela ne peut que rappeler l'affaire du nuage de Tchernobyl en 1986, quand d'un côté les autorités françaises affirmaient que le nuage s'était arrête à la frontière, et de l'autre, les télévisions allemandes nous abreuvaient de toutes les mesures de sécurité à prendre avec les légumes et les fruits par exemple. Vingt ans après, rebelote, c'est toujours la loi du silence.»
Eliane Patriarca http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/317528.FR.php
Liste des centrales nucléaires en France http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_centrales_nucl%C3%A9aires_en_France

L'affaire EPR La construction d’un réacteur EPR est une mauvaise décision à tous les points de vue :
- Energétique : la France n’a besoin d’aucune nouvelle grande capacité de production électrique avant plusieurs décennies, et cela même sans effort de maîtrise des consommations et sans développement des énergies renouvelables.
- Economique : Un coût de plusieurs milliards d’Euros pour EDF, ses clients, le contribuable ? Une occasion manquée de développer une industrie des énergies renouvelables plus exportatrice.
- Environnemental : l’EPR n’apporte aucune amélioration notable du point de vue de la sûreté et de la gestion des déchets radioactifs.
- Social : l’EPR ne résoudra pas les difficultés de l’industrie nucléaire. Poudre aux yeux des travailleurs, il peut au contraire entraîner un retard dommageable dans la nécessaire reconversion d’une partie de cette industrie. Energies renouvelables et maîtrise de l’énergie sont bien plus créatrices d’emplois.
mer 20 octobre 2004 http://www.greenpeace.fr/EPR/actu20041020.php3 http://www.sortirdunucleaire.fr

Total, Suez et Areva ensemble pour vendre deux EPR Sarkozy, en visite dans la région, doit signer mardi avec les Emirats un accord cadre de coopération dans le nucléaire civil, a indiqué vendredi l'Elysée. 14 jan 2008 http://wonuc-france.over-blog.com/article-15694151.html
Comment les multinationales pratiquent l'évitement fiscal avec l'aide de Sarkozy http://www.dicodunet.com/actualites/economie/93011-comment-les-multinationales-pratiquent-l-evitement-fiscal.htm |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Dim 27 Avr - 21:37 | |
|  Saint-Paul-lez-Durance, commune où se trouve le site de Cadarache
Tchernobyl, 26 avril 1986. Cadarache, quand ?
Rassemblements dans toute la France pour l'anniversaire de Tchernobyl
STRASBOURG (AFP) - Avec des masques blancs, des mimes ou des fleurs, des centaines de militants antinucléaires ont manifesté par petits groupes, un peu partout en France, à l'occasion de la Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire marquant le 22e anniversaire de Tchernobyl.
Quelque 130 rassemblements, tragiques ou drôles, ont été organisés samedi devant les mairies, les monuments aux morts, les hôpitaux ou les centrales nucléaires de l'Hexagone.
Malgré le faible nombre de participants, -- souvent quelques dizaines seulement--, le réseau Sortir du nucléaire (plus de 800 associations fédérées), à l'origine de cette journée d'action, s'est félicité de son succès et a appelé samedi à une "manifestation européenne" à Paris le 12 juillet.
Les rassemblements les plus importants ont eu lieu à Flamanville (Manche) où près de 150 personnes, selon les gendarmes, ont manifesté contre la centrale nucléaire et le futur réacteur nouvelle génération EPR. A Nantes, ils étaient plus de cent devant le CHU de Nantes pour réclamer "l'indépendance de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) par rapport à l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).
Sur un mode ironique, des militants de Laval ont fait don à EDF de ferraille à béton, puisque "EDF, AREVA, Bouygues et consorts n'ont pas les moyens de ferrailler correctement les fondations de l'EPR de Flamanville".
A la grande braderie de Chambéry, Sortir du nucléaire se vantait de casser les prix sur les réacteurs nucléaires, et à Lyon, des militants distribuaient des "noix de Tchernobyl" et des pastilles d'iode en souhaitant malicieusement "un deuxième Tchernobyl" aux passants. Sur leurs pancartes, on pouvait lire "Tchernobyl le nuage s'est arrêté à la frontière. Ouf !".
Une petite centaine de personnes vêtues de noir et de masques blancs portant le logo nucléaire ont manifesté aussi devant le centre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône) et planté des croix en bois sur un rond-point, simulant un cimetière.
Puis le groupe a déployé une banderole "Tchernobyl, 26 avril 1986; Cadarache, quand ?".
A Brignoles (Var), une dizaine de manifestants s'est réunie derrière un cercueil et une couronne mortuaire à la mémoire des victimes de Tchernobyl, déposés ensuite devant la sous-préfecture.
A Strasbourg, comme dans plusieurs villes, les sympathisants étaient appelés à apporter une fleur ou un bouquet pour exprimer leur deuil.
A Fessenheim (Haut-Rhin), une quarantaine de militants portant un masque blanc muni du logo nucléaire se sont rassemblés devant la plus vieille centrale nucléaire du parc EDF. Le sénateur-maire haut-rhinois Jacques Muller (Verts) a souhaité que l'Alsace soit la première région de France qui démantèle sa centrale et devienne du même coup un modèle pour l'Europe.
A Tourcoing, près de Lille, une cinquantaine de militants Verts et de sympathisants ont participé à un "die-in" devant un local EDF, en s'allongeant par terre et en dessinant la forme de leur corps à la craie sur le trottoir.
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté dans le calme dès vendredi à Bordeaux, sous l'égide du président de Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, ainsi que samedi matin dans le centre de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) où les militants sont ensuite allés déposer des gerbes de fleurs devant un bâtiment de la société Areva.
D'autres manifestations ont réuni plusieurs dizaines de personnes à Paris, Toulon et Toulouse, une soixantaine à Rennes, 55 à Angers, 50 à Redon (Ille-et-Vilaine), ancien fief d'Alain Madelin qui était ministre de l'Industrie au moment de la catastrophe, une quarantaine au Havre et 20 à Dieppe.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080426/tfr-nucleaire-energie-environnement-sant-f56f567.html
Le site de Cadarache est situé sur la faille d'Aix-en-Provence - Durance, de direction NNE-SSW, la plus active de France, et à proximité d'une autre, celle de la Trévaresse, de direction E-W, qui a engendré le plus grave séisme jamais enregistré en France, il y a presque 100 ans. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cadarache
Saint-Paul-lez-Durance, dans les Bouches-du-Rhône (13) http://stpaul.fr/economie/cea/ www.sortirdunucleaire.org/ www.greenpeace.fr/stop-plutonium/sites_cadarache.php3 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Mar 29 Avr - 1:54 | |
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Anne Lauvergeon, la cynique patronne d’Areva
Le 27 février 2008 Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva, numéro un mondial du nucléaire, était l’invitée de la matinale de France Inter. Interrogée par Thierry Steiner, puis par quelques auditeurs, elle a eu l’occasion d’afficher toute son audace sur des questions aussi anodines que la prolifération, les choix énergétiques, le Niger, etc.
Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, a pu s'exprimer en tant qu'auditeur... pendant trois minutes quinze. Séquences avec docs audio.
Fin de l'article :
“— Totale transparence donc, dites-vous, et vous avez aussi renégocié l’accord avec le Niger sur le prix auquel vous achetez l’uranium. C’est maintenant 60 euros le kilo, c’est ça ? — Un peu moins. — Mais c’est en-dessous du cours mondial, toujours. — C’est en-dessous du cours mondial parce que... il faut l’exploiter, il faut le sortir. — Et vous investissez. — Et nous investissons lourdement. Mais, il était tout à fait normal — et nous le faisons en fait tous les ans — de réévaluer le prix. Alors, pendant les années de vaches maigres (sic), toutes les années 1990 et le début des années 2000 où le prix de l’uranium était extrêmement bas, nous achetions au Niger à un prix supérieur au prix du marché. Nous étions donc en perte. Aujourd’hui, où le prix de l’uranium a beaucoup monté, nous... effectivement nous sommes redevenus bénéficiaires, nous ne faisons pas d’énormes bénéfices.”
Dire que « le prix de l’uranium a beaucoup monté », c’est peu dire. Le prix de l’uranium a été multiplié par 20 entre 2000 et 2007 ! Un kilo d’uranium se négocie désormais autour de 240 euros. Areva est donc redevenu « bénéficiaire ». En s’offrant l’uranium pour quatre fois moins cher que le prix du marché, c’est presque surprenant. Mais Areva ne fait pas « d’énormes bénéfices » : un piteux résultat opérationnel de 407 millions d’euros en 2006. 
“— Alors par contre pour le Niger, ça fait une très très grosse différence, puisque nous sommes la première recette budgétaire du Niger qui — je le rappelle — est l’un des pays les plus pauvres du monde, et qui a très peu de recettes.”
Traduction : si Areva devait quitter le Niger — au hasard, à cause de la polémique autour des risques encourus par la population locale lors de l’exploitation des mines d’uranium —, le Niger aurait encore moins de « recettes », et serait encore plus pauvre. Conclusion : Anne Lauvergeon et Areva font de l’humanitaire au Niger.
La communication, c’est tout un art.
mercredi 16 avril 2008 http://charlieenchaine.free.fr/spip.php?article199
Anne Lauvergeon A Real Power Player By CHRISTINE LAGARDE www.time.com/time/subscriber/2005/time100/builders/100lauvergeon.html
Anne Luvergeon était membre de la Commission "Attali" http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Lauvergeon |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Jeu 5 Juin - 7:22 | |
|  photo choplinfo.wordpress.com
Alerte dans une centrale nucléaire slovène
Un incident est survenu, hier après-midi, dans une centrale nucléaire en Slovénie, à Krsko, à 120 kilomètres de Ljubljana. Une fuite dans le système de refroidissement d’un réacteur à eau pressurisée (REP), d’une puissance de 696 mégawatts, a conduit «à l’arrêt de la centrale». Et ce à «titre préventif» pour «permettre au personnel d’établir les causes de la panne et de le réparer», selon la direction du site (1). «Il n’y a pas de danger pour l’environnement ou la population», assure Andrej Stritar, le responsable de la sécurité nucléaire slovène. «Une pure question technique, un incident sans gravité», a assuré à l’AFP une source croate.
Reste que l’alerte européenne a été néanmoins déclenchée par le système d’urgence européen d’information sur la radioactivité Ecurie. Un message envoyé par la Slovénie a été reçu à 17 h 38 et répertorié dans la foulée à tous les Etats membres. Ecurie a été créé par l’Union européenne en 1987 après la catastrophe de Tchernobyl. Il permet aux Etats membres de communiquer en cas d’«accident nucléaire majeur ou d’urgence radioactive» , selon la Commission européenne. «Il est utilisé fréquemment», assure le porte-parole de la Commission chargé de l’Energie, Ferran Tarradellas. Mais il est très rare que Bruxelles juge que l’incident vaille la peine d’être rendu public… «C’est très inhabituel», assure Greenpeace en Allemagne, où Berlin a mobilisé ses services pour un rapport.
Krsko, mise en service en 1983, produit 20 % de l’électricité consommée en Slovénie et 15 % de celle utilisée en Croatie. La Slovénie avait annoncé en 2007 un projet de construction d’un second réacteur à Krsko d’ici 2017. La centrale «a été fabriquée par l’américain Westinghouse, comme 54 des 58 réacteurs nucléaires français», dit Fabrice Lhomme, du réseau Sortir du nucléaire. Incident mineur ou majeur ? «Avec l’ouverture des capitaux privé et le sous-investissement, ce genre d’incident est appelé à se répéter jusqu’au clash majeur. On vit dans l’ère de l’insécurité nucléaire.»
(1) www.nek.si/en/
CHRISTIAN LOSSON www.liberation.fr/actualite/monde/329853.FR.php

A eux seuls, trois pays (les États-Unis, la France et le Japon) comptent 49% des sites nucléaires et produisent 57% de l'électricité provenant des centrales nucléaires. Localisation http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Centrales_Nucleaires_fr.svg |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Mar 17 Juin - 11:54 | |
| Fillon profite de la hausse du prix du pétrole pour tenter de nous refourguer une 2e centrale nucléaire EPR ! 
Un deuxième EPR, les ONG écolos s'étranglent
Le Premier ministre François Fillon a affirmé le 12 juin au soir sur France 2 que le gouvernement réfléchissait à la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de type EPR ("European Pressurised water Reactor").
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/331805.FR.php |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Jeu 3 Juil - 19:35 | |
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Nucléaire : Sarkozy annonce un deuxième EPR
Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, premier groupe nucléaire mondial, était à ses côtés au Creusot, ainsi que la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
Un Grenelle pour rien ?
Aussitôt, le Réseau "Sortir du nucléaire" a appelé, dans un communiqué, les citoyens européens à manifester le 12 juillet à Paris. Greenpeace a condamné sans appel l’annonce faite aujourd’hui par le président de la République. « Cette décision est aberrante et stupide. Il s’agit d’une faute lourde sur le plan énergétique, économique, industriel et environnemental, déclare Yannick Jadot, responsable des campagnes de Greenpeace France. La France est une "république nucléaire", comme d’autres sont des républiques bananières. La présidence française de l’Europe commence à peine, le lobby nucléaire est de nouveau aux manettes et le Président français, totalement disqualifié. »
Selon l'ONG, le réacteur EPR en construction à Flamanville ne se justifiait déjà pas en termes de besoins énergétiques, la France étant en forte surcapacité nucléaire. Pour justifier ce premier EPR, l’industrie et les autorités n’ont cessé de dire qu’il fallait un prototype à tester d’ici à 2015, avant de décider d’un éventuel remplacement du parc existant à partir de 2020. C’est encore la position défendue par EDF aujourd’hui, qui répète ne pas voir l'utilité de construire de nouvelles tranches nucléaires avant 2020.
Pour France Nature environnement, fédération partie prenante du Grenelle, c'est " l’espoir d’une nouvelle démocratie écologie qui s'éteint. "
FNE s'inquiète de la montée en puissance du lobby nucléaire et exprime une "profonde amertume".
Une "aberration industrielle" pour les Verts
Après l’annonce de Nicolas Sarkozy, les Verts ont rappelé dans un communiqué leur opposition la plus ferme et leur détermination à lutter contre la construction du réacteur nucléaire EPR, inutile, dangereux et coûteux.
"Les 3 milliards d’euros prévus pour sa construction seraient autrement plus intelligemment dépensés s’ils l’étaient dans les domaines des économies d’énergie et des énergies renouvelables, créateurs de 11 à 15 fois plus d’emplois.", expliquent-ils.
Les Verts demandent de stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique Selon eux, le chantier finlandais se révèle un gouffre financier alors que le chantier de Flamanville accumule les retards techniques. "Pourtant, le gouvernement s’entête dans l’impasse nucléaire quand les enjeux climatiques et la crise pétrolière nécessitent sobriété et efficacité énergétiques, et politique ambitieuse en matière d’énergies renouvelables."
"Dans le nucléaire, seul le ridicule ne tue pas.", poursuit le communiqué.
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/336652.FR.php
Ridicule, stupide, ruineux, dangereux... Sarkozy est une catastrophe naturelle à lui tout seul. Sauf pour Anne Lauvergeon cette fois. Un bonne copine aussi ?  |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Jeu 10 Juil - 20:25 | |
|  Saint Paul Trois Châteaux, capitale du Tricastin (Drôme)
Rejets radioactifs à répétition au Tricastin Petite fuite deviendra tsunami
C'est fou comme une petite fuite peut déclencher un tsunami d'emmerdements. Surtout dans le nucléaire. Avec 18,7 m3 d'effluents uranifères (dernière estimation) déversés dans la nuit de lundi à mardi, on peut dire que la société a réussi à se faire un nom sur le site nucléaire du Tricastin.
Cette filiale d'Areva est chargée de l'assainissement et de la maintenance des composants, du matériel et des effluents d'Eurodif -l'usine d'enrichissement de l'uranium naturel. Elle travaille aussi pour l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) et EDF. Là voilà assaillie de journalistes, d'inspecteurs du nucléaire et d'ONG virulentes qui voient dans l'incident l'occasion rêvée de tâcler le nucléaire, industrie qu'elles jugent dangereuse, peu sûre et, surtout, opaque.
Aujourd'hui, l'Autorité de sûreté du nucléaire est sur place pour tenter d'expliquer le pourquoi du comment de la fuite. Ces gendarmes de l'inspection de sites atomiques surveillent régulièrement Socatri, et l'incident était sinon prévisible, pas du tout inattendu. Rappelons que l'incident a été classé niveau 1 sur l'échelle Ines.
Que s'est-il passé exactement? La conférence de presse de l'ASN doit l'annoncer demain. Mais ce que l'on sait, c'est que la société Socatri est régulièrement surveillée par l'ASN. Sur son site, l'Autorité met à disposition toutes les lettres de suite d'inspection de Socatri. On y apprend, au détour de phrases inaccessibles au béotien, que la société n'en est pas à son premier manquement. Elle est régulièrement rappelée à l'ordre pour des dépassements de rejets en carbone 14, par exemple. Durant la première semaine de décembre 2007, on apprend que Socatri a rejeté un tiers de la limite annuelle de carbone 14. Apparemment, les petits producteurs de déchets (laboratoires et services de médecine nucléaire) qui font appel à elle ne seraient pas très rigoureux dans leurs déclarations concernant le degré de radioactivité des colis qu'ils livrent.
A part quelques remontrances, rien. Pas de rappel à l'ordre, pas de poursuites, pas d'amendes, ..., mais une foule de conseils, demandes d'actions et de lettres indigestes.
L'incident Socatri tombe à point nommé pour les opposants au nucléaire qui doivent se rassembler samedi à Paris. Une fois encore, le talon d'Achille de l'industrie, la sûreté, est touché. Car à défaut de savoir convaincre sur l'inutilité du nucléaire face au réchauffement, les opposants peuvent faire feu de tout incident, grave ou non. Le retour au réel quand il s'appuie sur la crainte du pire est toujous d'une redoutable efficacité.
Rappel du contexte par la préfecture de la Drôme
Un rejet accidentel d'effluents uranifères s'est produit dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008 à l'intérieur de l'usine SOCATRI située dans le site du TRICASTIN.
Le plan d'urgence interne (P.U.I.) de l'exploitant a été déclenché le 8 juillet à 6h30. La quantité d'uranium rejetée dans l'environnement pendant l'opération de nettoyage de la cuve a été évaluée par l'exploitant à 18,7 m3 (contenant 12 g d'uranium par litre, 9,5 g/l de fluorures, 0,4 mg/l de chrome, 0,1 mg/l de chrome 6+), soit 224 kg d'uranium naturel.
La part d'uranium restée sur le site étant estimée à 150 kg, ce sont finalement 74 kg qui se sont écoulés jusqu'aux rivières de la Gaffière et du Lauzon.
http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2008/07/petite-fuite-de.html
www.office-tourisme-tricastin.com/accueil.htm
Sortir du Nucléaire compte porter plainte contre l'ASN
Le réseau Sortir du Nucléaire a annoncé qu'il comptait porter plainte contre l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après la fuite d'uranium à l'usine Socatri du Tricastin (Vaucluse), dont l'ASN a décidé de suspendre les activités.
«L'Autorité de sûreté nucléaire est en train d'essayer de se couvrir, car elle est au moins aussi responsable que la Socatri/Areva», a déclaré Stéphane Lhomme, porte-parole de Sortir du Nucléaire.
«Après avoir été avertie mardi à 7H00 du matin, l'ASN a perdu de longues heures avant de lancer l'alerte vers midi, alors que c'est le matin que les gens écoutent la radio», a-t-il estimé.
M. Lhomme a ajouté que le réseau écologique préparait avec un avocat «une plainte contre l'ASN pour rétention d'information».
Pour le militant antinucléaire, «soit l'ASN a été défaillante au niveau de ses contrôles, soit elle a été complice du fonctionnement de cette installation dans des conditions tout à fait déplorables».
L'incident du Tricastin «est la démonstration de la faillite du contrôle de la sûreté nucléaire en France. L'ASN est surtout là pour que l'industrie nucléaire puisse continuer quoiqu'il arrive», a jugé M. Lhomme.
Sortir du Nucléaire a renouvelé son appel à un rassemblement antinucléaire samedi 12 juillet à 14H00 place de la République à Paris, pour protester notamment contre la construction d'un deuxième réacteur de troisième génération (EPR) en France, annoncée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy.
www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/SORTIR-DU-NUCLEAIRE-COMPTE-PORTER-PLAINTE-CONTRE-L-ASN_298621928
Interdiction de l’utilisation d’eau de part et d’autre des rivières La Gaffière et Le Lauzon.
Ces cours d’eau desservent les communes vauclusiennes de Bollène, Lapalud, Lamotte-du-Rhône et Mondragon. Le prélèvement et la distribution d’eau pour l’irrigation ou la consommation animale sont interdits sur les rivières, ainsi que dans une bande de cent mètres le long des rives.
Les restrictions concernant la pêche, la baignade et les activités nautiques demeurent inchangées. L’Autorité de sûreté nucléaire a imposé vendredi à la Socatri, filiale d’Areva, responsable de la fuite d’uranium, de suspendre l’activité de l’une de ses deux stations de traitement du Tricastin.
www.france-info.com/spip.php?article159787&theme=69&sous_theme=69 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Ven 25 Juil - 0:32 | |
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«Beaucoup de gens découvrent la réalité du nucléaire»
Après la contamination d'une centaine d'employés à la centrale du Tricastin, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité dénonce la dégradation des conditions de travail dans la filière.
INTERVIEW www.liberation.fr/actualite/economie_terre/341038.FR.php
Nucléaire : environ 900 incidents ou accidents chaque année en France
Ils sont classés selon une échelle définie par l'Autorité de Sûreté nucléaire de 0 à 7.
Quelque 900 incidents et accidents sont déclarés chaque année en France dans le nucléaire, toutes installations confondues, et classés selon leur gravité de 0 à 7 selon l'échelle Ines (International Nuclear Event Scale) par l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).
Ainsi, en 2007, 928 incidents ont été recensés (932 en 2006), dont 842 de niveau zéro (817 en 2006) et 86 de niveau 1. Ce niveau correspond à une "anomalie", du type des incidents survenus jeudi dernier à Romans-sur-Isère (Drôme) et le 7 juillet au Tricastin (Vaucluse). Aucun incident de niveau 2 n'a été répertorié en 2007 (1 en 2006).
Conçue par l'Agence internationale pour l'Energie Atomique (AIEA), l'échelle Ines "s’appuie à la fois sur des critères objectifs et des critères subjectifs", selon l'ASN.
"Elle ne constitue pas un outil d’évaluation" et est seulement destinée "à faciliter la perception par les médias et le public de l’importance des incidents et des accidents nucléaires". En résumé, c'est surtout une échelle destinée à la communication.
Trois critères entrent en jeu pour les installations nucléaires : les conséquences à l’extérieur du site (rejets radioactifs pouvant toucher le public et l’environnement) et à l’intérieur du site, et la dégradation des "lignes de défense" (systèmes de sûreté, procédures, contrôles techniques...).
Niveau 0: écarts par rapport au fonctionnement normal, n'ayant aucune importance en termes de sûreté. Plusieurs centaines d’événements chaque année (842 incidents en 2007, 817 en 2006).
Niveau 1: anomalie en raison d'une défaillance de matériel, d’une erreur humaine ou d’une insuffisance dans l’application des procédures. 86 incidents en 2007, 114 en 2006.
Niveau 2: contamination humaine à l'intérieur du site et "défaillances importantes des dispositions de sécurité". Un événement recensé, en 2004, en 2005 et en 2006.
Niveau 3: "Très faible" rejet avec exposition du public en deçà des limites prescrites, contamination grave sur la santé d'un travailleur. "Accident évité de peu", avec un défaut des barrières de sécurité. En France, deux cas répertoriés, en 1981 et en 2002.
Niveau 4: Rejet "mineur", avec exposition du public de l'ordre des limites prescrites. A l'intérieur du site, endommagement important du coeur du réacteur et des barrières radiologiques, exposition mortelle d'un travailleur. Un seul cas enregistré en France: l'endommagement en 1980 du réacteur A1 de la centrale de Saint-Laurent.
Niveau 5: Rejet limité, mais endommagement grave du réacteur, des barrières radiologiques. Aucun cas en France. Aux Etats-Unis en 1979: fusion partielle du réacteur à Three Mile Island.
Niveau 6: Rejets importants. Aucun cas en France. Un accident en URSS en 1957.
Niveau 7: Rejets majeurs avec effets étendus sur la santé et l'environnement. Aucun cas en France. A l'étranger: l'explosion du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986.
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/341032.FR.php |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: EPR, industrie nucléaire Jeu 31 Juil - 18:53 | |
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Greenpeace porte plainte pour pollution à Tricastin
PARIS (Reuters) - Greenpeace annonce avoir déposé deux plaintes concernant les pollutions constatées autour du site nucléaire du Tricastin (Vaucluse) début juillet.
La première plainte vise la Socatri, filiale d'Areva, et le rejet de plus de 70 kg d'uranium dans l'environnement qui constitue une "pollution des eaux", écrit l'organisation de défense de l'environnement dans un communiqué.
La seconde vise la société Areva pour "abandon et dépôts illicites de déchets".
Après l'incident qui s'est produit le 7 juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait saisi le parquet de Carpentras qui a ouvert une enquête. Des perquisitions ont été conduites par la gendarmerie à la Socatri.
Est notamment en cause le fait que la Socatri a pris huit heures pour signaler l'incident à l'ASN, qui elle-même a attendu plusieurs heures pour répercuter l'information aux collectivités concernées.
Greenpeace souhaite que "les responsabilités soient clairement établies et des sanctions prises" et que toute la lumière soit faite sur les événements, déclare Frédéric Marillier, de Greenpeace France, dans le communiqué.
L'association Sortir du nucléaire et une habitante des environs ont également porté plainte dans cette affaire.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080731/thl-france-justice-tricastin-b2e59e8.html
Tricastin : une centaine de salariés évacués après le déclenchement d'une alarme
Une centaine de salariés de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme) ont dû être évacués en fin de matinée suite au déclenchement d'une alarme. Selon la direction de l'établissement, il ne s'agit que d'une alerte intempestive.
Deux incidents sont déjà survenus sur le site du Tricastin durant le mois de juillet.
Le 7 juillet dernier, une fuite a eu lieu à l’usine Socatri, filiale de retraitement de déchets d’Areva, lors du nettoyage d’une cuve de rétention. Environ 80 kilogrammes d’uranium ont été rejetés dans deux cours d’eau.
Le 23 juillet, 100 employés de la centrale EDF du Tricastin ont été «légèrement» contaminés par des radio-éléments qui se sont échappés d’un tuyau dans le bâtiment d’enceinte du réacteur numéro 4, à l’arrêt pour maintenance. L'incident avait été classé au niveau 0 de l’échelle Ines, qui répertorie incidents et accidents nucléaires de 0 à 7.
mardi 29 juillet 2008 www.liberation.fr/actualite/economie_terre/341940.FR.php
Sarkozy, Tchernobyl : Le Monde confirme
Après une année entière de black-out par les médias
Sarkozy a bien été chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques en 1987 au ministère de l’Intérieur.
Rappelons qu’à l’époque, Nicolas Sarkozy n’était pas un stagiaire de 18 ans, mais le maire de Neuilly et le vice-président du 92, âgé de 32 ans. Rappelons aussi qu’en tant que ministère en charge de la sécurité civile, le ministère de l’intérieur (à l’époque dirigé par Pasqua) est le ministère qui traite le dossier, en première ligne, et de la manière qu’on sait.
Claire Ané [Le Monde] donne une plaisante citation de Nicolas Sarkozy lors de la convention de l’UMP sur l’écologie, le 19 Octobre 2005, à l’Assemblée nationale :
” Il n’est pas normal dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l’action de l’administration et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celle de l’amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables “. 
http://culturecritique.wordpress.com/2007/04/11/sarkozy-tchernobyl-le-monde-confirme/ |
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