 | sarkoverdose Politique, culture, art, humour... |
| | | | Auteur | Message |
|---|
Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: * AfroSide * Lun 7 Avr - 21:09 | |
| 
4 avril 1968 - 4 avril 2008 Il y a 40 ans Martin Luther King mourait assassiné à Memphis
Martin Luther King, né le 15 janvier 1929, leader de la lutte pour les droits civiques et plus jeune prix Nobel de la paix, a marqué l'humanité en à peine 39 années d'existence.
C’était le 4 avril 1968, à Memphis. Il y a 40 ans le célèbre militant des droits civiques était assassiné alors qu’il dirigeait une manifestation contre le racisme. Le site Bellaciao publie le discours "J’ai fait un rêve" prononcé par Martin Luther King au Lincoln Memorial de Washington D.C., le 28 août 1963.
"I have a dream" (videos)
J’ai fait un rêve aujourd’hui.
J’ai fait un rêve, qu’un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivelée, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.
Ceci est notre espoir.
Que la liberté retentisse !
Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque Etat et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protestants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, "Enfin libres ! Enfin libres ! Dieu Tout-puissant, merci, nous sommes enfin libres !".
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64289
http://grioo.com/ar,il_y_a_40_ans_nous_quittait_martin_luther_king_jr,13384.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Mer 9 Avr - 15:20 | |
| 4 avril 2008. Pour échapper à un contrôle de la police française un Sans-papiers malien de 29 ans saute dans la Marne et meurt noyé.
Contrairement à certaines insinuations, non seulement Baba Traoré disposait d’un titre de transport en règle, mais il était venu en France légalement. Sa sœur Maïmouna avait une grave insuffisance rénale, qui nécessitait le don d’un rein. Baba avait accepté de donner son organe à sa sœur. Tous deux étaient venus en France grâce au ministère de la santé, qui avait pris en charge les frais de transport et les demandes de visas. Depuis l’opération, Baba et sa sœur devaient se présenter tous les deux mois auprès du spécialiste qui les avait opérés. C’est pourquoi tous les deux avaient demandé une prolongation de leur autorisation de séjour. Maïmouna a un titre renouvelé d’année en année. Par contre, Baba s’est vu opposer un refus, avant d’être l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière. http://www.joinville-le-pont.info/article-18504998.html
La mort d’un homme, par Marie Vermillard
La réalisatrice Marie Vermillard se trouvait, vendredi 4 avril à Joinville-le-Pont, sur les lieux où un Malien sans-papiers est mort en se jetant dans la Marne pour échapper à un contrôle de police. Elle raconte au Monde ce qu’elle a vu. [...]
Ce soir, je lis sur le Net : "Mort d’un sans-papiers poursuivi par la police." L’information dit qu’il a 29 ans, est malien, qu’après un contrôle dans le RER il a fui, s’est jeté dans la Marne et a fait un arrêt cardiaque. Il est mort à l’hôpital peu de temps après son admission.
J’ai envie de vomir. La mort d’un homme pour ça ? Cette poursuite démente pour un homme qui court et n’a rien fait ? Pas un criminel, même pas un petit délit de vol à la tire, non, juste un homme qui court parce qu’il n’a pas de papiers et vient mourir dans cette rivière de la banlieue parisienne.
Que se serait-il passé sans cet acharnement, sans ce scooter ? Le policier sur le pont était d’origine étrangère ; qu’est-ce que ça lui fait de vivre avec ce moment-là dans la tête, de savoir que cette course acharnée a tué un homme ? Ces deux policiers si convaincus sont les artisans zélés d’ordres terrifiants. Quelque part en haut, dans la sphère politique, quelqu’un a déclaré une guerre impitoyable à ces hommes et ces femmes venus de loin pour essayer de vivre ici un peu mieux.
D’autres hommes prennent le relais, décident de stratégies policières, de mesures à prendre pour lancer la chasse à l’homme et l’exclusion du territoire. Au bout de la chaîne, deux policiers courent sans savoir après qui, ni pourquoi, juste parce qu’un jeune homme court et qu’il est présumé sans papiers.
C’est insupportable, et nous le supportons.
Marie Vermillard LE MONDE | 07.04.08 http://www.educationsansfrontieres.org/?article12675
Maïmouna Traore : «C'est faux, mon frère ne s'est pas jeté à l'eau»
«C'est faux, c'est faux. Baba ne s'est pas jeté à l'eau, ce n'est pas possible. Il aimait trop la vie, il n'avait aucune raison de le faire. Et puis, surtout, il ne savait pas nager», déclare-t-elle au Post.fr ce lundi.
«Il n'avait pas peur des contrôles»
Elle ajoute que son frère «n'avait pas peur des contrôles. Ce n'était pas la première fois qu'il était contrôlé. Il n'a jamais eu peur de ça. Ce n'est pas ça», affirme-t-elle, suggérant que «les agents se sont peut-être mal comportés, peut-être que Baba a été menacé».
http://www.20minutes.fr/article/223882/France-Maimouna-Traore-C-est-faux-mon-frere-ne-s-est-pas-jete-a-l-eau.php
« Mon frère était quelqu’un de bien. Il est venu en France pour me donner un rein et c’est moi qui lui avais demandé de rester pour ne pas être seule. Il est venu pour me sauver la vie, et c’est lui qui meurt. C’est comme s’il s’était sacrifié pour moi », témoigne d’emblée Maïmouna, la sœur de la victime (âgée de 40 ans).
« Lorsque je l’ai vu en consultation annuelle, il se portait parfaitement bien, il faisait du sport... », se souvient le professeur Christophe Legendre, chef de service de transplantation rénale à l’hôpital Necker à Paris, qui l’a fait venir d’Afrique pour effectuer cette transplantation.
L'autopsie de Baba Traoré devait se dérouler hier, 8 avril. De violentes échauffourées ont éclaté hier, vers 5 heures, entre les policiers et les pensionnaires du centre de rétention administrative de Vincennes (XIIème). L’incident a eu lieu alors qu’un homme de 30 ans s’apprêtait à prendre l’avion pour le Mali après une décision d’expulsion.
http://www.wikio.fr/news/contr%C3%B4le+de+police?wfid=52185542
Joinville-le-Pont : photos de l'hommage à Baba Traoré le 6 avril http://www.fedephoto.com/fotoweb/Grid_content.fwx?folderid=5000&rows=4&columns=4&search=(IPTC103%20contains%20(FK0329*))&sorting=AlfaNumericAsc
Aujourd'hui sur France 2, un riverain a témoigné : le policier au bord du canal n'a pas fait un geste en direction de Baba Traoré et l'a regardé se noyer. Donneur d'ordre de ce flic : Hortefeux, au service de Toutou 1er http://www.dailymotion.com/video/x72d4_le-vrai-sarkozy |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Jeu 17 Avr - 15:45 | |
| 
Aimé Césaire est mort
Le poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la «négritude», est décédé ce jeudi 17 avril au CHU de Fort-de-France (Martinique), où il était hospitalisé depuis le 9 avril.
Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l’un des chantres du courant de la «Négritude».
L’auteur du «Cahier d’un retour au pays natal» avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Principale figure des Antilles françaises, il fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.
Les Martiniquais attendaient ces derniers jours avec sérénité et dans la discrétion l’évolution de l’état de santé d’Aimé Césaire, notamment à Fort-de-France, la ville dont il fut le maire pendant 56 ans, de 1945 à 2001.
Né à Basse-Pointe le 25 juin 1913, ce fils surdoué d’un inspecteur des impôts est encouragé aux études par les professeurs du lycée Schoelcher de Fort-de-France.
En métropole, il lance en 1932 la revue «L’Etudiant noir» où, pour la première fois, des écrivains noirs réfutent les modèles littéraires traditionnels. Il est reçu à Normale sup en 1935 et deviendra professeur, métier qu’il exercera peu, au tout début des années 40.
Il rencontre le Sénégalais Léopold Sedar Senghor et publie en 1939 son recueil «Cahier d’un retour au pays natal», où apparaît le mot «négritude». C’est une entrée fracassante dans la poésie contemporaine. Senghor assure que c’est Césaire qui a inventé ce mot, mais celui-ci a dit qu’il s’agissait d’une invention collective.
Il est, en 1946, rapporteur de la loi sur «la départementalisation de la Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion».
En 1957, il fonde le PPM, un an après sa démission du Parti communiste français qu’il avait rallié après la guerre.
Il a écrit des pièces comme «La Tragédie du roi Christophe» (1963, sur la décolonisation) ou «Une saison au Congo» (1966, sur Patrice Lumumba). En poésie, il a signé «Les Armes miraculeuses», «Soleil cou coupé», «Corps perdu», «Ferrements» ou «Moi laminaire». Il a aussi été essayiste et polémiste avec son «Discours sur le colonialisme», cri de révolte contre l’Occident, juché sur «le plus haut tas de cadavres de l’humanité» ou «Lettre à Maurice Thorez».
Divers hommages lui sont rendus à la fin de sa vie. En 2006, des admirateurs créent une association intitulée «Institut Aimé-Césaire des Lettres et des Arts des Amériques et de l’Afrique», et son nom est donné à l’aéroport de Fort-de-France.
http://www.liberation.fr/culture/321752.FR.php
Sa vie en images www.lexpress.fr/diaporama/info/aime-cesaire-chantre-de-la-negritude_469871.html
Vidéo et divers liens sur rfo http://rfo.fr/evenements/aime-cesaire/index-fr.php?page=accueil
Site officiel http://www.hommage-cesaire.net/

Discours sur le colonialisme
« Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu'il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu'en France on accepte, une fillette violée et qu'en France on accepte, un Malgache supplicié et qu'en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s'opère, une gangrène qui s'installe, un foyer d'infection qui s'étend et qu'au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l'Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l'ensauvagement du continent. [...]»
http://aime-cesaire.blogspot.com/2007/05/aim-csaire-discours-sur-le-colonialisme_29.html
Les pages 7 à 23 en ligne http://happy.joueb.com/news/110-aime-cesaire-discours-sur-le-colonialisme
Relecture par Gilles D'Elia (15 février 2008) http://www.relectures.org/spip.php?article8
Présentation d'autres oeuvres http://www.librairie-gaia.com/Cesaire/AimeCesaire.htm
Plus http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/cesaire.html http://cultureetloisirs.france3.fr/livres/actu/41978620-fr.php http://papalagi.blog.lemonde.fr/2008/04/17/cesaire-son-cri/
Ségolène Royal demande le Panthéon pour Aimé Césaire Le député socialiste de Guadeloupe Victorin Lurel a pour sa part souhaité dans un communiqué "que le chef de l'Etat propose l'entrée du 'nègre fondamental' au Panthéon des grands hommes de la République". "Si le peuple de la Martinique l'accepte et sauf volonté contraire exprimée de son vivant sur cet éventuel honneur par Aimé Césaire", le poète a sa place au Panthéon, "en hommage à sa contribution colossale à la défense des valeurs universelles de liberté, d'égalité et de fraternité et à sa lutte inlassable contre toutes les oppressions" http://fr.news.yahoo.com/ap/20080417/tfr-cesaire-deces-pantheon-56633fe.html
Certains pensent qu'Aimé Césaire doit rester en Martinique. "C'est [...] la position de Dominique de Villepin. Je n'ai d'ailleurs pas compris à quel titre ce monsieur s'exprimait. En tant que poète comparable à Césaire ? En tant qu'ancien ministre des Affaires étrangères qui envoya sa soeur, aux frais de la République, boycotter le bicentenaire d'Haïti et approuver un coup d'Etat qui fit vingt mille morts et dont les conséquences plongent aujourd'hui le pays dans la famine ? En tant qu'ancien Premier ministre qui refusa de commémorer le bicentenaire de la mort du général Dumas ? En tant qu'époux d'une « Béké » de la Martinique ? En tant qu'admirateur de Napoléon qui rétablit l'esclavage dans les colonies françaises et fit entrer au Panthéon Ambroise Régnier (qui y est encore) pour avoir signé en 1803 une circulaire interdisant les mariages mixtes sur le territoire métropolitain ? C'est malheureusement aussi la position de François Bayrou, qui, pour le coup, aurait mieux fait de se taire. Une pareille attitude n'étonnera personne quand on sait que Bayrou fit discrètement retirer, lorsqu'il était ministre de l'Education, à la demande d'Alain Griotteray, le Discours sur le colonialisme des programmes scolaires..." Claude Ribbe www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2008/04/19
En 2006, lors de la décision de fêter le 10 mai l'abolition de l'esclavage, Georges Sarre a réitéré sa demande de transfert de Toussaint Louverture au Panthéon. Esclave noir, François Dominique Toussaint, dit Toussaint Louverture, fut un des chefs de la révolte des esclaves en 1791 à Haïti.
Actuellement on trouve au Panthéon deux inscriptions proches du caveau XXVI où sont les cercueils de Jean Jaurès, Félix Éboué, Marc Schoelcher et Victor Schoelcher : - À la mémoire de Toussaint Louverture : Combattant de la liberté, artisan de l'abolition de l'esclavage, héros haïtien mort déporté au Fort-de-Joux en 1803. - À la mémoire de Louis Delgrès : Héros de la lutte contre le rétablissement de l'esclavage à la Guadeloupe, mort sans capituler avec trois cents combattants au Matouba en 1802, Pour que vive la liberté.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9on_de_Paris |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Sam 26 Avr - 1:28 | |
|  CHIMULUS, 24 oct 2008
La République du double langage, par Franck Nouchi
Tandis qu'au sommet de l'Etat on glorifie la mémoire d'Aimé Césaire, espoir des opprimés, on se fait un devoir, plus bas, de traquer et d'arrêter les étrangers en situation irrégulière.
Obsèques nationales, Panthéon… il y a quelques jours, la France ne trouvait plus ses mots pour célébrer Aimé Césaire, " poète de la négritude " bien sûr, mais aussi homme politique, longtemps maire de Fort-de-France (Martinique), où il est mort le 17 avril à l'âge de 94 ans. " Un symbole d'espoir pour tous les peuples opprimés ", estima le chef de l'Etat. La " patrie des droits de l'homme " venait de perdre l'un de ses fils les plus illustres et entendait que cela se sût. Maintenant qu'il était mort, on encensait l'immense poète, celui qui disait : " Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. " Qu'aurait pensé Aimé Césaire de la " Note aux sections Accueil (guichet pré-accueil) et Contrôle (Cellule régularisation ) " établie le 28 février 2008 par la direction de la population et de la citoyenneté de la préfecture des Hauts-de-Seine et dont l'objet est l'" interpellation au guichet des étrangers faisant l'objet d'une OQTF [obligation de quitter le territoire français] notifiée ou d'un APRF [arrêté préfectoral de reconduite à la frontière] " ? Rien de plus édifiant que le texte de ce document administratif : " Afin d'assurer la reconduite effective des étrangers faisant l'objet d'une OQTF notifiée depuis au moins un mois ou d'un APRF daté de moins d'1 an, il a été décidé de procéder à l'interpellation systématique de ces catégories d'individus lorsqu'ils se présentent spontanément au guichet du bureau des étrangers. " Suit ce qu'il faut bien appeler le mode d'emploi de l'interpellation. Verbatim : " Lorsqu'un étranger se présente de sa propre initiative pour demander la régularisation de sa situation ou le réexamen de celle-ci, l'agent chargé du pré-accueil consulte Agedref [le fichier informatisé de gestion des cartes de séjour].
Dans le cas où l'étranger en question appartient à l'une des deux catégories définies plus haut, le schéma chronologique suivant est appliqué : – l'étranger remet son passeport à l'agent – l'étranger est invité à prendre place dans la salle d'attente – l'agent saisit le chef de la section Eloignement (en son absence : le chef de bureau ou son adjoint) – le chef de la section Eloignement saisit la DDSP [direction départementale de la sécurité publique] et informe le chef de la section Accueil – l'interpellation sera réalisée en cabine fermée. " En conclusion, le signataire de cette note " rappelle que l'éloignement des étrangers en situation irrégulière est une mission prioritaire de notre service : nous avons en ce domaine une obligation de résultat. Je vous demande donc d'appliquer avec un zèle particulier les instructions contenues dans la présente note ".
En 2008, l'Etat français demande donc à ses fonctionnaires de tendre de véritables souricières pour capturer les étrangers sans papiers qui séjournent sur son sol. Le 6 février 2007, la Cour de cassation avait pourtant considéré comme illégale l'arrestation d'un sans-papiers convoqué au guichet d'une préfecture. Comment la République peut-elle à la fois honorer le " Nègre " Aimé Césaire et mettre en place des dispositions considérées par la plus haute instance judiciaire française comme contraire à l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme ? " Nègre je suis, nègre je resterai ", disait Césaire. Et il ajoutait : " Accommodez-vous de moi. Je ne m'accommode pas de vous. "
Franck Nouchi www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/04/25/la-republique-du-double-langage-par-franck-nouchi_1038320_1004868.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Jeu 1 Mai - 23:19 | |
| 
Du racisme français ; quatre siècles de négrophobie
Le grand poète français Aimé Césaire vient de mourir, il a été de bon ton de célébrer la noblesse de son combat contre le racisme et la colonisation. Pourtant…
Césaire, de son vivant, n’a pas toujours été bercé des cris admiratifs qui ont suivi son cercueil. Il n’y a qu’à réentendre ceux qui fusèrent en 1994, quand son « Discours sur le colonialisme », écrit en 1950, fit son entrée au programme des classes de terminale ! Le député Alain Griotteray interpella le ministre de l’Education François Bayrou pour déplorer « qu’une oeuvre aussi résolument politique osant comparer nazisme et colonialisme soit inscrite au programme de français des terminales ».
Et l’oeuvre de Césaire, qui devait rester deux années au programme, disparut après la signature d’un décret de Bayrou en fin d’été 1995. Les jours qui ont suivi, aucun intellectuel français n’a pris la plume pour soulever un débat. Est-ce parce que le pays entier bronzait en vacances ?
Non, il n’y a pas que le soleil qui justifie cette désertion… L’agrégée de lettres Odile Tobner, auteur l’année dernière d’un livre intitulé Du racisme français ; quatre siècles de négrophobie, suggère une autre explication. [...]
Tout cela nous vient d’une vieille négrophobie, souvent très inconsciente, qui dure depuis des siècles.
Pour s’en convaincre, Odile Tobner a exhumé de vieux écrits, qui nous font découvrir que des penseurs humanistes tels Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ont commis sur les noirs des pages monstrueuses, des pages où l’Africain peine à éclore une âme au-dessus de la boue de l’animal. Et qui rappellent aussi que certains de nos grands hommes, Renan, Albert Schweitzer, le Général de Gaulle, ne sont pas épargnés par l’héritage français de la négrophobie. [...]
Pat Ethic, Michel Despratx www.bakchich.info/article3588.html#forum35184
Stephane Constant offre une présentation claire et détaillée de ce panorama historique du racisme www.smithologie.com/spip.php?article33 
Depuis la mort de Mongo Beti, Odile Tobner a pris la direction de la Librairie des Peuples Noirs qu’il avait fondée à Yaoundé, au Cameroun. En septembre 2005, elle a succédé à François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005. La présidente de Survie a accordé un entretien riche et décontracté à la rédaction d’Afrikara.com au sujet de la sortie de son ouvrage "Du racisme français" paru aux Arènes en novembre 2007 (document audio). www.thotep.com/article.php3?id_article=468 
Extrait : "Je prétends moi que Mongo Beti est plus français que Sarkozy. Sarkozy n'a jamais rien lu de la culture française traditionnelle gréco-latine, qui a formé Mongo Beti depuis ses huit ans, et dont il était complètement imprégné." "Sarkozy a très bien maîtrisé sa carrière politique mais culturellement, il est analphabète. Il est d'une ignorance crasse."
Entretien vidéo www.dailymotion.com/video/x59452_ya-bon-banania-de-bossuet-a-nicolas_news |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Mar 6 Mai - 1:02 | |
|  Gautier Béranger
Un conseiller de Brice Hortefeux accusé d'avoir traité un vigile de «sale noir»
Selon le Canard Enchaîné, le conseiller d’Hortefeux se serait énervé quand le vigile a emporté ses papiers pour vérification, «une procédure obligatoire quand un chèque dépasse 250 euros, le sien (étant) de 528,06» euros. Gautier Béranger lui aurait alors dit qu’il pouvait «mettre une croix sur sa carrière, c’est moi qui donne les accréditations aux sociétés de gardiennage !». Plus grave, le responsable communication l’aurait menacé de le «renvoyer dans son pays», alors que le vigile est français. 
Joint par le «Canard», Gautier Béranger nie les faits. «Vous me l’apprenez, je n’en reviens pas», assure-t-il, donnant au passage sa version, où tout incident a disparu : «J’ai discuté très gentiment avec un Monsieur fort sympathique d’ailleurs, je me suis juste inquiété de savoir où il partait avec mes papiers et lui m’a demandé où je travaillais». Et le responsable du ministère d’ajouter : «Rien de pire que les agressions raciales, ça je ne l’accepte pas !» 
www.liberation.fr/actualite/societe/324010.FR.php
Le vigile demande des "excuses publiques" pour retirer sa plainte
Les faits remontent au samedi 26 avril dans une grande surface du centre commercial Bercy 2 de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Gautier Béranger, ancien sous-préfet et actuel adjoint au secrétaire général du ministère de l'immigration, fait ses courses dans un magasin Carrefour et veut payer par chèque. Le montant étant élevé – plus de 500 euros, selon le plaignant –, la caissière sollicite le vigile pour aller faire les vérifications d'usage.
"MON TRAVAIL EST EN JEU"
C'est là que M. Béranger lui aurait dit : "Monsieur, vous n'avez pas le droit de toucher mes papiers, sale Noir, je vous connais, vous êtes sans-papiers et vous faites du trafic de papiers. Vous ne savez pas qui je suis, vous pouvez faire une croix sur votre carrière", a rapporté M. Pierre-Damien Kitenge. Selon Le Canard enchaîné, "la scène fait du bruit dans le magasin. Au point que des employés et des clients proposent leur témoignage à l'insulté qui dépose plainte après son service".
Convoqué lundi dans le bureau du directeur du magasin Carrefour, on lui aurait demandé de retirer sa plainte parce que M. Béranger, contacté par le gérant du magasin, aurait présenté des excuses. "J'assume ce que je fais, je maintiens ma plainte dès lors qu'il ne m'a pas présenté des excuses publiques", a affirmé, vendredi 2 mai à l'AFP, M. Kitenge. Depuis, il affirme avoir reçu "trois ou quatre appels anonymes" lui intimant de retirer sa plainte. "Mon travail est en jeu, il n'y a plus grand espoir. Une fois que les médias m'auront oublié, je serai mis à la porte ni vu ni connu", s'est-il inquiété.
www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/02/un-vigile-porte-plainte-pour-injure-raciste-contre-un-fonctionnaire-du-ministere-de-l-immigration_1040696_3224.html http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080502.OBS2317/plainte_pour_injure_raciste__des_excuses_publiques_recl.html
|
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Lun 19 Mai - 15:15 | |
| 
Malcolm X
Il aurait 83 ans aujourd'hui.
Malcolm X a pour père Earl Little, un prêcheur baptiste et charpentier. Louise Norton, sa mère, est née d'un viol commis par un blanc. Malcolm est le quatrième de leurs huit enfants. Tous seront éparpillés dans des foyers d'accueil après le meurtre de leur père par des racistes blancs. Sa mère sombre dans la dépression, est internée. Malcolm a alors six ans.

Adolescent il commet quelques larcins qui lui vaudront six années de prison. Il bénira cet enfermement qui lui a permis de s'instruire, notamment sur la cause des Noirs. Il se rapproche du mouvement Nation of Islam dirigé par Elijah Muhammad et commence un travail de sensibilisation de ses frères aux injustices et au combat à mener. C'est durant l'une de ses conférences qu'il rencontre Betty Sanders, une infirmière qu'il épousera en 1958 et qui lui donnera six filles (Attallah en 1958, Qubilah en 1960, Ilyasah en 1962, Gamilah en 1964 et les jumelles Malaak et Malikah en septembre 1965).

Après des prises de position radicales, comme une séparation totale des blancs et des noirs, il s'éloigne de Elijah Muhammad et de Nation of Islam, se convertit à l'islam sunnite orthodoxe et part en pélerinage à la Mecque. Il en revient sous le nom musulman de Malik El-Shabazz. Shabazz deviendra également le nom de son épouse et ses filles.
Mais son charisme représente un danger pour Nation of Islam et le pouvoir blanc des Etats-Unis. Le 21 février 1965 il sera assassiné lors d'un meeting, juste au moment où il réorientait son combat.
 Malcolm enfant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Malcolm_X http://www.cmgww.com/historic/malcolm/ |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Sam 19 Juil - 0:06 | |
| 
Nelson Mandela fête ses 90 ans !
Le 18 juillet 1918 en Afrique du Sud naissait Nelson Rolihlahla Mandela, alias Madiba ou Tata
QUNU, Afrique du Sud — Héros de la lutte contre l'apartheid et icône mondiale de la paix, Nelson Mandela a fêté vendredi ses 90 ans entouré de ses proches dans son village de Qunu, dans le sud-est de l'Afrique du Sud. L'ancien président sud-africain en a profité pour appeler les riches du pays à plus de générosité pour aider leurs nombreux concitoyens pauvres.
"Beaucoup de gens en Afrique du Sud sont riches et peuvent partager leurs richesses avec ceux (...) qui n'ont pas pu vaincre la pauvreté", a déclaré Mandela devant la presse dans le salon de sa maison à Qunu, le village de son enfance, situé à 1.000 kilomètres au sud de Johannesburg. Il s'est entretenu pendant un quart d'heure avec des journalistes de plusieurs médias, dont l'Associated Press, la première rencontre de ce type depuis plusieurs années.
"Si vous êtes pauvre, vous avez peu de chances de vivre vieux", a souligné le prix Nobel de la paix, qui est aujourd'hui un vieil homme aux cheveux blancs marchant avec difficulté, mais qui reste pour son pays et pour le monde une conscience et une voix écoutée.
Celui que les Sud-Africains surnomment affectueusement "Madiba" a fêté son anniversaire en famille, aux côtés notamment de son épouse Graca Machel et de ses petits-enfants, alors que de nombreuses manifestations étaient organisées en son honneur dans le pays.
Deux coureurs arborant le drapeau sud-africain ont fait le tour de l'île de Robben Island, où il fut emprisonné de longues années. Dans la prison voisine de Drakenstein -connue sous le nom de Victor Verster lorsque Mandela y fut détenu brièvement-un choeur de prisonniers et un orchestre ont livré une prestation retransmise en direct à la télévision. Et des détenus ont remis aux autorités des portraits de Mandela confectionnés par leurs soins pour qu'ils soient transmis à l'intéressé.
Nelson Mandela "a beaucoup donné au pays, il nous a unis", a déclaré Mark Solomons, porte-parole des deux établissements pénitentiaires.
A Johannesburg, des enfants ont marqué l'événement avec un gâteau d'anniversaire dans les bureaux de la fondation créée par Mandela après son départ de la présidence, et son parti, le Congrès national africain (ANC), a déployé des banderoles géantes à son effigie dans son quartier général, situé dans le centre-ville.
Des festivités étaient également prévues à Qunu et dans les environs: une exhibition de football, un concert de musique pop, un déjeuner samedi pour 500 invités dont des hommes politiques et des vétérans de la lutte contre l'Apartheid dans la propriété de Mandela.
Une exposition présentant des lettres écrites par des enfants à Mandela et à Rosa Parks, défunte militante pour les droits civiques aux Etats-Unis, était aussi organisée au Musée Nelson Mandela, non loin de sa résidence.
Les initiatives s'étaient déjà multipliées depuis le début de l'année dans l'ensemble de la nation "arc-en-ciel" pour célébrer l'anniversaire: expositions, réunions de vétérans de la lutte contre l'apartheid, un discours prononcé le 12 juillet par la présidence du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, émission de pièces et de timbres spéciaux...
Mandela a payé au prix fort son combat contre l'apartheid. Il a passé 27 ans derrière les barreaux, dont une bonne partie à Robben Island. Libéré en 1990, il a conduit les négociations qui ont conduit à la chute de l'apartheid, régime raciste marqué par la domination des Noirs par les Blancs.
Il est devenu en 1994 le premier président noir d'Afrique du Sud, assurant la transition vers une société démocratique et multiraciale. Après avoir pris sa retraite politique en 1999, il s'est consacré à la lutte contre la pauvreté, l'analphabétisme et le SIDA en Afrique.
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5hL1zA9bc_fmZwmrziqZD8OEF3keg
http://fr.youtube.com/watch?v=aIzptExMRcA http://fr.wikipedia.org/wiki/Nelson_Mandela www.medaloffreedom.com/NelsonMandela.htm
Son autre nom, Rolihlahla, signifie en Xhosa, sa langue maternelle, « faiseur de troubles ».  |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: * AfroSide * Hier à 1:34 | |
|  Marché Central de Koudougou (Burkina Faso)
Congrès du CEAN : «l’Afrique est pleinement dans l’Histoire, de plain-pied dans la modernité»
Le Centre d’étude d’Afrique noire (CEAN) créé à Bordeaux en 1958 fête cette semaine ses cinquante ans. A cette occasion, il organise, à partir d’aujourd’hui et durant trois jours, un congrès international, réunissant 300 participants venus de toute l’Afrique.
Retour sur les liens particuliers entre Bordeaux et le continent avec trois questions à René Otayek, directeur du CEAN. (...)
Pourquoi le choix du thème «Penser la République» pour ce congrès ?
Le principe de la chose publique, littéralement de la «res publica», est une question centrale qui se pose en Afrique. Après la vague des transitions politiques du début des années 1990, il est important de se pencher sur les notions d’Etat, de gouvernement et de contrat social. C’est une façon de suggérer que l’Afrique est pleinement dans l’Histoire, de plain-pied dans la modernité, et que les questions qui se posent à elle nous intéressent tous.
Vous faites ici référence au discours de Dakar, sommes nous à vos yeux toujours dans une vision colonialiste de l’Afrique ?
Incontestablement notre vision reste tributaire de nombreux clichés, les stéréotypes des conflits, des génocides, du sous-développement, de la corruption. Effectivement, c’est une vision qui revient à considérer ces sociétés comme ahistoriques, pas vraiment politiques. Nicolas Sarkozy laissait espérer une rupture dans les relations franco-africaines. Mais son discours de Dakar a été une sorte de douche froide. Le but de notre congrès est justement, à l’inverse, d’affirmer que l’Afrique a sa propre Histoire, qui ne débute pas avec la rencontre de la modernité occidentale. Nous souhaitons montrer que l’Afrique bouge, se transforme, qu’elle est insérée dans la globalisation, et que les problèmes qui s’y posent, de migrations, de conflits, de gestion des ressources et de l’environnement, sont aussi des questions qui nous concernent.
Débats ouverts au public, du 3 au 5 septembre, à l'IEP de Bordeaux.
Laure Espieu www.libebordeaux.fr/libe/2008/09/congrs-du-cean.html www.cean.sciencespobordeaux.fr/ www.archi-mag.com/koudougou.php |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |
|