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Françafrique des amis du président

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Orwelle




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MessageSujet: Françafrique des amis du président   Mer 12 Mar - 4:15



Les Camerounais exploités des palmeraies de Bolloré
En grève, les ouvriers dénoncent des conditions de travail et de vie indignes.

C’est un Germinal sous les tropiques qui se joue dans la palmeraie de Kienké, dans le sud-ouest du Cameroun. Dans cette plantation de palmiers à huile de 9 000 hectares de la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm) - filiale d’un groupe belge, Socfinal, lui-même détenu à près de 40 % par le français Bolloré aux côtés de son traditionnel partenaire, la famille belge Fabri -, les ouvriers sont en colère. Depuis novembre, ils ont plusieurs fois fait grève contre leurs conditions de vie et de travail. En retour, la police a arrêté et détenu pendant quelques jours leur leader, Michael Agbor.
«Une journée ne suffit pas pour décrire nos souffrances», assure Albert, un ouvrier. Depuis plusieurs années, il vit en permanence dans la palmeraie. Six jours par semaine, il coupe de lourds régimes de noix de palme. Sans gants pour protéger ses mains : ses paumes ont pris la couleur orange des noix que Socapalm transforme en huile de cuisine. Chaque matin, il s’entasse avec ses collègues et le matériel de coupe dans les camions, des épaves, qui s’enfoncent dans la plantation pour charger les régimes. Le soir, il doit marcher, parfois sur une quinzaine de kilomètres, pour rentrer dans un des sept campements d’ouvriers installés au cœur de la plantation.

«Esclaves». Le tout pour pas grand-chose : il gagne 22 francs CFA pour un régime de 15 kg. En moyenne, il touche 35 000 francs CFA (environ 53 euros) par mois, ce qui ne lui permet pas de vivre décemment. Il a néanmoins plus de chance que ceux qui coupent les régimes de 10 kg pour 8 francs CFA. «Les retenues sur nos salaires sont courantes. Nous sommes souvent payés en retard voire pas du tout», précise-t-il. Albert n’est pas affilié à la sécurité sociale et n’a pas de couverture médicale. «Beaucoup voudraient partir mais ne le peuvent pas, parce qu’ils n’en ont pas les moyens et parce qu’ils attendent qu’on paie leurs arriérés de salaire», affirme-t-il. «Nous sommes les esclaves de la Socapalm», soupire un de ses collègues. Ce n’est cependant pas auprès de l’entreprise, qui contrôle 80 % du marché de l’huile de palme au Cameroun, qu’ils peuvent se plaindre : celle-ci ne les emploie pas directement, mais a passé des contrats de sous-traitance avec une soixantaine de sociétés pour la gestion de l’essentiel de la main-d’œuvre.

«Nous savons que les ouvriers ne s’en sortent pas, que leurs employeurs les paient en retard», reconnaît Marc Mutsaars, le patron de Socapalm. La situation est la même dans les autres plantations du pays, explique-t-il pour tempérer. Il assure que l’entreprise va réduire de moitié le nombre de sous-traitants pour mieux contrôler leurs pratiques. Cette mesure permettra-t-elle d’améliorer aussi les conditions de logement ? «Nous vivons comme des animaux», indique, dégoûté, Albert. Il n’y a pas d’eau, pas de sanitaires et seulement quelques heures d’électricité par jour dans le campement où il vit avec sa famille. Surpopulation, insalubrité et promiscuité font le reste du quotidien de ces vieilles baraques de bois grisâtre et étroites, collées les unes aux autres. Un hôpital, des écoles pour les enfants qui habitent trop loin de l’unique établissement scolaire de la plantation : Michael Agbor tient scrupuleusement la liste des réclamations depuis qu’il a été élu à la tête d’une sorte de syndicat, créé il y a quelques mois par les ouvriers.

«Notre messie». Vulgaire «agitateur» pour Socapalm, il est devenu un héros dans les campements. Ses collègues, qu’il estime au nombre de 10 000, savent que son intransigeance et sa détermination face aux entreprises sous-traitantes sont exceptionnelles dans un pays où les syndicats sont systématiquement achetés. Le lendemain de son arrestation, en décembre, certains ont marché sur 15 km, jusqu’à Kribi, où il avait été amené par la police, en scandant : «No Michael, no work!» «Nous n’avons pas peur, nous sommes tous mobilisés», commente Albert. Il raconte comment l’électricité a été coupée dans son campement lors du dernier débrayage. «Qu’ils fassent grève. Quand ils auront faim, ils reviendront travailler», leur auraient répondu les patrons.

«Michael est notre messie», avouent plusieurs salariés de Socapalm, mécontents de leurs salaires et de leurs conditions de vie. De peur des représailles, ils restent cependant à l’écart des mouvements des ouvriers. Michael Agbor a fait également profil bas pendant plusieurs jours en janvier. Après que des représentants des autorités camerounaises lui ont glissé : «Si tu continues, on va te tuer.» Il venait de refuser l’augmentation de 3 francs CFA par régime proposée par les sous-traitants. Depuis, ses collègues lui ont conseillé de ne plus travailler dans la plantation.

FANNY PIGEAUD
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/314930.FR.php

Bolloré-Roussin-Corruption-Cameroun
Merci Libé. Et merci à Fanny Pigeaud. Je suis Camerounais. Pour information, le jour où un tribunal français condamnait Michel Roussin à 4 ans de prison avec sursis pour corruption, M. Roussin était reçu en grandes pompes à Yaoundé par le Premier ministre camerounais. directeur exécutif du Groupe Bolloré, Roussin venait s'assurer auprès des autorités camerounaises que Bolloré serait choisi comme opérateur exclusif du futur terminal minéralier dont le Cameroun a besoin pour exporter le minerai de beauxite des gisements dont l'exploitation va démarrer dans une ou deux années dans le nord du pays. Déja opérateur du terminal conteneurs du port de Douala, Bolloré a fait virer au mois de février le Directeur général de ce port qui avait osé lancer un appel à compétition concernant le dragage du chenal qui permettrait à des navires de grande capacité d'accoster au port. M. Rousssin a versé un gros pot de vin. Il a anoncé que le Groupe Bolloré allait verser une "aide" au fonctionnement de la Fondation Chantal Biya (du nom de l'épouse du président Biya), qui soit disant "travaille dans le domaine social". A combien s´élève ce pot-de-vin versé à first lady? Nous n'en savons rien. Et vous dites "lutte contre la corruption"?
Soundiata

y en a pire, tjrs o Cameroun
Suis content de constater qu'il ya des Francais capable de relater les pratiques "moyen-ageuses" et inhumaines des entreprises Francaises en Afrique. Mais ce n'est QU'UN cas parmi une multitude q je vais vous citer, car je connais b1 ces entreprises pour y avoir ete fournisseur. Pour ne citer q celles du groupe Bollore : SAGA, SDV, Forestiere de Campo, SEPBC, CAMRAIL, etc... allez y faire un tour, ecoutez les employes et vous decouvririez q Zola aurait eu matiere a ecrire. Autres cas, tjrs au Cameroun : SPNP (bananeraie), SODECOTON, SOSUCAM (sucre), etc... Pour aller plus loin, il faut dire q ces entreprises francaises ont tendance a profiter de la situation de sous-emploi pour donner a leurs employes des salaires de misere. Meme les filiales locales de multinationales francaises n'y echappent pas; on verra par exemple, et cela est verifiable sur place, q les salaires moyens ds les multinationales francaises, au CAMEROUN, st inferieurs d'au moins 40% a ceux pratiques dans les autres ( Americains, sud-Africaines, Canadienne, etc...). Verifiable !!! Sans vouloir faire l'appologie des casses perpetrees recemment sur les installations d'entreprises Francaises, ou supposees telles par les manifestants, il faut dire que dans une certaine mesure, on serait enclin a leur donner raison. Mais ceci est 1 autre debat... et ces entreprises ont fort a faire pour redorer leur blason aupres de l'opinion Camerounaise... malheureusement, elles n'ont jamais compris...!!!
Salamo

dans dix ans en france...
Car le bolloré pratique parce que c'est possible; donc pensez-vous qu'il ne pratiquerait pas les mêmes conditions ici, si ce n'était pas possible ? Il n'y a aucun doute sur le sujet.
Et le fait qu'il puisse inviter le président de la république le lendemain de son election . Et ce n'est pas pour rien.....
LOL

L'Héritier.
Dans L'Héritier, film de Philippe Labro, Jean-Paul Belmondo, alias Bart Cordell, héritier d'un empire économique de presse et d'industries, sacrifiait pourtant sa vie pour défendre la Vérité dans son propre journal. Sous, et je dis bien sous M. Sarkozy, c'est le contraire. C'est le rétablissement des privilèges. Avant 1789. De ceux qui héritent et pas de ceux qui méritent. Le Bart Cordell de M. Sarkozy, c'est M. Bolloré. Qui réalise 19% de son chiffre d'affaires en Afrique. Exploitant honteusement cette population alors qu'il peut s'acheter tranquillement un yacht de 60 mètres qui lui permet d'inviter, en toute innocence... le Président français au lendemain de son élection. Et ce Président d'accepter. En toute innocence... Partout les riches sont de plus en plus scandaleusement riches et les pauvres, et les classes moyennes, de plus en plus scandaleusement pauvres. Partout, et même en Europe. En Allemagne, première puissance libérale européenne, les pauvres représentent maintenant 25% de la population. Un peu plus de 50% des Français ont étonnamment élu un Président dont l'action décomplexée ne profite, étonnamment, qu'à 10% des Français à peine! Inexplicable. Un des méfaits du racisme, en dehors du racisme lui-même, est de ne pas s'intéresser à ce qui arrive aux autres. Alors que c'est toujours une prémonition ce qui va bientôt nous arriver. Quand ça ne l'est déjà... L'Ancien Régime. Le régime pain sec pour tous. Pour financer le caviar, vacances et autres Rolex de quelques uns... De ceux qui ont hérité. Le Droit du sang. Le Sang Bleu. La soi-disant " Noblesse " est de nouveau au pouvoir. Le pain sec. Le levain de la Révolution.
UMPT
Mardi 11 Mars 2008 - 12:02
http://www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?rubId=728&docId=314930&s2


"Bolloré : monopoles services compris. Tentacules africaines"
http://survie-france.org/article.php3?id_article=170

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Bollor%C3%A9

La françafrique
http://www.stop-francafrique.com/

Bibliographie
http://www.les-renseignements-genereux.org/livres/?themeId=628

Vidéo
http://www.dailymotion.com/video/x1r2xy_de-la-francafrique-a-la-mafiafrique_politics

« Tout le monde sait que les partis politiques sont financés par des détournements de trafics via l’Afrique. L’Afrique sert à blanchir l’argent des partis politiques. C’est scandaleux parce que, en pervertissant les élites, on fiche en l’air le développement de l’Afrique. Je maintiens que la transparence des circulations de l’argent est un minimum. Le Président y est totalement et farouchement opposé. » Erik Orsenna, écrivain et diplomate, septembre 1993.

La Françafrique, le plus long scandale de la République
Essai de François-Xavier Verschave
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7afrique_(livre)

http://www.congoplus.info/tout_larticle.php?id_article=4384

Le 27 septembre dernier Robert Bourgi, l’héritier auto-proclamé des réseaux Foccart s’est vu remettre l’insigne de chevalier de la Légion d’Honneur par le bon président Sarkozy lui-même.
http://www.bakchich.info/article1725.html

Autres liens :

http://survie-france.org/article.php3?id_article=164

http://www.bakchich.info/mot11.html

http://www.arenes.fr/livres/fiche-livre.php?numero_livre=62

http://www.fao.org/AG/AGAInfo/resources/documents/WAR/war/W0613B/w0613b0a.htm
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Jeu 20 Mar - 13:25

La françafrique n'est plus moribonde.
Jean-Marie Bockel n'est plus secrétaire d'Etat à la Coopération

A cause d'une vieille "inimitié" avec Kouchner, selon l'AFP.

La "rupture" n'aura pas duré longtemps. Il faut croire que sarkozy a la reconnaissance du ventre. C'est si cher une campagne électorale, heureusement qu'il y a des Gonbo pour financer.
Mais si les jaunes s'entretuent, le rose va peut-être survivre. Surprised

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080319/tpl-gouvernement-remaniement-ee974b3.html

http://www.lejdd.fr/cmc/international/20083/francafrique-la-rupture-en-debat_87438.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Jeu 27 Mar - 12:30


photo AFP

Biens immobiliers de leaders africains : Alain Joyandet refuse de s'exprimer

PARIS (AFP) - Alain Joyandet, nouveau secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a refusé mardi au Sénat de commenter le dossier controversé des biens immobiliers détenus en France par des chefs d'Etat africains.
M. Joyandet a remplacé la semaine dernière l'ex-socialiste Jean-Marie Bockel, critique de la "Françafrique" et peu apprécié de certains dirigeants africains, dont plusieurs avaient, selon des sources concordantes, demandé la tête.

Le nouveau secrétaire d'Etat était interrogé lors des questions orales au Sénat sur les suites à donner à une récente enquête de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière mettant en évidence l'importance du patrimoine immobilier en France de cinq chefs d'Etat africains.

Ce dossier, dans lequel une plainte déposée en France par des associations a été classée sans suite en novembre, a provoqué récemment un coup de froid dans les relations entre le Gabon et la France.

M. Joyandet a esquivé la question, faisant valoir que la justice avait classé le dossier et qu'il n'appartenait pas au gouvernement "de s'immiscer dans le domaine judiciaire en commentant cette décision".

Le sénateur PS Thierry Repentin a protesté contre cette "réponse administrative", ajoutant que "les conditions de nomination" du secrétaire d'Etat ne lui "laissaient pas espérer une réponse très ouverte à l'égard des relations entre la France et certains pays d'Afrique noire".

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080325/tpl-senat-france-afrique-cooperation-ee974b3.html

Invité le 21 mars 2008 de Réforme Hebdo, r-v ump

La coopération va de pair avec le codéveloppement. Il s’agit en substance d’aider les pays d’où sont originaires les travailleurs immigrés à garder leurs habitants en y développant l’emploi et l’économie. Le codéveloppement est donc indispensable à la maitrise durable de l’immigration en France et à l’aide aux entreprises des pays à développer leurs fonds propres.
L’un des enjeux capitaux de la coopération, a rappelé Alain Joyandet, est l’amélioration de l’image de l’Afrique aux yeux des entrepreneurs afin de favoriser leur implantation dans ces pays...

http://ww w.u-m-p.org/site/index.php/s_informer/actualites/reforme_hebdo_alain_joyandet

Alain Joyandet

Journaliste devenu patron de presse, Joyandet est né le 15 janvier 1954 à Dijon. Ce fils de commerçants est à la tête de plusieurs sociétés dont La Maison de la communication, Radio Val-de-Saône, la Société nouvelle des éditions comtoises (SNEC), La Presse de Vesoul et Besançon hebdo.
En 1989, il se lance à la conquête politique de Vesoul, mais échoue à s'imposer à droite : il lui faut attendre 1995 pour conquérir la mairie et un siège de sénateur, avant de gagner l'Assemblée nationale en 2002. Entre-temps, il prend pendant neuf ans la tête du club de foot de Vesoul, géré "comme une entreprise". Rolling Eyes

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/03/20/nomme-secretaire-d-etat-alain-joyandet-est-un-sarkozyste-de-la-premiere-heure_1025463_823448.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Jeu 10 Avr - 18:48



«Omar Bongo, le ministre français du pillage du Gabon»

[...] Des activistes ont posé des scellés symboliques sur un immeuble parisien du président gabonais pour protester contre la Françafrique et la visite du secrétaire d'Etat français à Libreville.

Objectif de cette mise en scène bon enfant ? Dénoncer l’attitude d’«Alain Joyandet et de Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée, ndlr), qui vont prêter allégeance à Omar Bongo, devenu un ministre du gouvernement français, le ministre du pillage du Gabon»

En cause, l’éviction lors du remaniement ministériel de Jean-Marie Bockel, coupable d’avoir annoncé l’acte de décès de la Françafrique… dont le plus vieux représentant est Omar Bongo. Un Bongo qui a chaudement applaudi le départ de l'impertinent et n’a pas fortement démenti avoir exercé à cette occasion une «amicale» pression sur Paris. [...]

«Total-Bolloré-Bongo : la Sainte-Trinité gouverne au Gabon»

Odile Biyidi suit la pièce de théâtre de rue de la Cellule Françafrique de l’autre côté de la rue. Elle est présidente de l’association Survie et ne fonde aucun espoir dans la visite de Joyandet au Gabon. «On nous a parlé de rupture, mais tout le discours de Monsieur Joyandet c’est de dire qu’il aime l’Afrique ! On se croirait revenu deux siècles en arrière. Et quand on regarde son agenda, on s’aperçoit qu’il a reçu hier, comme des politiques, Christophe de Margerie, le patron de Total, et Michel Roussin, vice-président de Bolloré. Eux deux et Bongo, c’est la Sainte-Trinité qui gouverne au Gabon.»

Dans l’immeuble en travaux, on repère du mouvement. Mais ce ne sont que les ouvriers qui y travaillent. Une militante assure pourtant qu’elle a vu une personne qui se cachait derrière un rideau pour prendre des photos. Elle en rit. Un autre membre du collectif, plus sombre : «Cela va remonter en haut lieu, ça.»

François Meurisse
http://www.liberation.fr/actualite/monde/320451.FR.php
http://www.cellulefrancafrique.org/-Biens-mal-acquis-.html




La Villa Les Caroubiers, à Nice

BIEN MAL ACQUIS
Arrow http://www.congopage.com/article5090.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Sam 19 Avr - 15:47


Hervé Morin, ministre de la défense, le 6 février 2008 à N'Djamena (AFP/PASCAL GUYOT)

Des soldats français soupçonnés de torture au Congo (RDC)

Cinq ans plus tard, l’affaire resurgit après la diffusion, début avril, d’un documentaire à la télévision publique suédoise, la SVT. [...]

[Une] nouvelle enquête a été confiée au général Paimbault, qui vient de se rendre en Suède et a entendu les militaires français soupçonnés dans cette affaire. Laquelle n’est pas sans rappeler le cas de Firmin Mahé, cet Ivoirien qui avait été tué en 2005 par des soldats français, placé sous les ordres du général Poncet, en Côte-d’Ivoire.

Le reportage de la télévision SVT a déjà fait sa première victime : le colonel Hans Alm, qui dirigeait les forces spéciales suédoises à l’époque en Ituri et qui vient d’être relevé de son commandement… au Tchad, où il servait au sein de l’Eufor.

Le 13 juillet 2003, au Congo, cet officier placé à la tête de 80 hommes aurait assisté sans réagir à des actes de torture et même au simulacre d’exécution d’un jeune Congolais, Joseph, arrêté par les Français. Selon le reportage diffusé sur une chaîne publique et fondé sur des témoignages anonymes de soldats suédois, une corde lui aurait été passée autour du cou lors de son interpellation dans l’enceinte même du camp où il se serait introduit clandestinement. Jeté à terre, les mains liées derrière le dos, en caleçon et affublé d’une capuche noire couvrant son visage, il est «interrogé» sans ménagement. Plus tard, les militaires suédois assurent avoir entendu des cris provenant du bâtiment où il a été emmené. Pour finir, un pistolet aurait été pointé sur sa tempe par un officier français. Le colonel Christophe Rastouil, qui commandait des forces spéciales françaises en Ituri, et dont le patron à Paris est le général Henri Poncet, est nommément mis en cause. Plusieurs heures après son arrestation, Joseph est embarqué par les militaires français, «ramené dans son village» , assure Paris.

En février, l’Autriche avait déjà exprimé des doutes sur sa participation après que Paris eut apporté un soutien déterminant au régime d’Idriss Déby, encerclé à N’Djamena par des rebelles. Depuis plusieurs années, Paris cherche à sortir de son tête-à-tête anachronique avec ses anciennes colonies en associant l’UE à des opérations ponctuelles sur le continent. Ce n’est pas gagné.

SEBASTIEN BUFFET (à Stockholm) et THOMAS HOFNUNG
http://www.liberation.fr/actualite/monde/322077.FR.php


Drones belges, l’oeil de l’Eufor
http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article2918

"Au Tchad, l'Eufor est désormais associée à un processus de liquidation de l'opposition démocrate"
14.02.08
www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3212,55-1011246@51-947123,0.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Mar 29 Avr - 22:43



500 m2 pour la famille du président congolais et une grosse ardoise
Au Vésinet, une PME a été lésée par les Nguesso. Les autorités restent passives.

Pas touche au clan Nguesso. Une petite entreprise française de bâtiment, Interdéveloppement Activités, peine depuis six ans à se faire payer la rénovation d’une villa au Vésinet (Yvelines). Sur les 3 millions d’euros de travaux effectués, 276 000 sont toujours impayés. Les propriétaires ne sont pourtant pas dans le besoin, puisqu’il s’agit de la famille du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso.

La villa Suzette, 500 m2, a longtemps appartenu en nom propre à son frère aîné, Valentin Ambendet. En 2002, ce facétieux transfère la propriété à un holding luxembourgeois, Matsip Consulting. En novembre 2004, trois semaines avant son décès, Matsip est racheté par une autre coquille grand-ducale, Edenor. Le nouvel ayant droit pourrait être Wilfrid Nguesso, neveu du président congolais, puisque c’est via ce holding qu’il s’est ensuite acheté, pour 172 000 euros, une Aston Martin.

Pot de terre. Jusqu’à très récemment, la justice considérait que la villa Suzette était toujours au nom de feu Valentin Ambendet, puisque son exfiltration au Luxembourg s’était faite en catimini, sans payer les droits d’enregistrements et sans mention au cadastre. Le tribunal de Versailles, saisi du litige par la PME, avait même désigné, en juillet 2007 la Direction nationale d’interventions domaniales (DNID), pour administrer la succession.

En janvier, la DNID découvre à retardement la manip offshore et réclame d’être déchargée de l’affaire. Si possible sans trop de bruit : «Compte tenu de la notoriété des personnalités en cause, le président du tribunal a bien voulu que l’audience se tienne à son cabinet à 8 h 45 précises», en dehors des heures ouvrables. Hier, le tribunal de Versailles a confirmé que la DNID n’était plus chargée de la succession.

Me Jacques Boedels, l’avocat du pot de terre, s’indigne que Bercy accepte de couvrir une «opération frauduleuse» : «L’administration s’ingénie à trouver les moyens de contourner sa mission, au mépris des droits légitimes du créancier.»

«Inhabitable». La justice versaillaise a déjà fait savoir que «la cession d’un immeuble n’a pas besoin d’être passée par acte authentique ni d’être publiée pour être valable.» Exclamation Ça sent la fin de non-recevoir, d’autant que le tribunal vient d’évaluer chichement la villa à 230 000 euros, moins que le reliquat de travaux à payer... Jugée «inhabitable», elle semble fort bien habitée. Par Denis Sassou-Nguesso, aux bons soins de Wilfrid, selon son gardien interrogé par France Inter, . Lequel organisait, en juillet 2007, la visite de son oncle à Sarkozy.

Renaud LECADRE
www.liberation.fr/actualite/societe/323730.FR.php

La villa Suzette, elle est très chouette : une bibliothèque en acajou massif, des tapis d’Aubusson, du marbre blanc de Carrare, des robinets en or et pas moins de six pièces réservées aux domestiques. Avec, en prime, peut révéler "Le Canard", des couloirs discrets permettant de quitter la chambre du président Sassou sans se faire remarquer.
www.congopage.com/article4930.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Lun 23 Juin - 20:40



Cameroun, autopsie d'une indépendance
Comment le Cameroun est passé de la colonisation à la dictature

Que sait-on aujourd'hui en France des circonstances dans lesquelles le Cameroun est devenu indépendant en 1960 ? Si de grandes figures africaines assassinées pour leur combat anticolonial, tel le Congolais Patrice Lumumba, sont connues, les leaders camerounais qui ont subi le même sort sont tombés dans l'oubli.

Deux dictateurs ont régné sur le Cameroun depuis l'indépendance du pays : Ahmadou Ahidjo (1960-1982) et son successeur, l'actuel président Paul Biya. Ce dernier est peu désireux de voir exhumée la mémoire d'opposants populaires depuis longtemps disparus. Quant aux archives militaires françaises, elles ne sont pas toutes ouvertes.

Le film de Gaëlle Le Roy et Valérie Osouf (Program 33 et France 5), revient sur ce passé enfoui. Les réalisatrices ont enquêté au Cameroun, auprès d'anciens militants de l'indépendance, et en France, interrogeant des dirigeants gaullistes - Pierre Messmer, ex-premier ministre, et Jean Foyer, ministre de la coopération (1960-1962).

Aujourd'hui, dans les rues de Yaoundé, la capitale du pays, une publicité de la marque Total clame : "Nos chemins se croisent et ça fait 60 ans que ça dure." M. Foyer confirme... Il raconte les négociations menées en 1960 : "Nous avons passé des accords sur les matières premières stratégiques (...) (qui contraignaient) les Camerounais à nous proposer, en priorité, les concessions." Pendant la période de transition, la préoccupation des autorités françaises était de s'assurer le contrôle des richesses naturelles.

TERREUR

La France choisit le futur président Ahidjo, non sans avoir tout fait pour écraser le principal parti d'indépendance, l'UPC (Union des populations du Cameroun). Dans les années 1950, l'UPC, dirigé par Ruben Um Nyobé, recueille un fort soutien populaire. L'heure est alors aux indépendances. Le tiers-monde est marqué par des personnalités comme Nasser, Tito ou Nehru. Ruben Um Nyobé exprime aussi cette aspiration jusqu'à la tribune des Nations unies. Mais la France dissout son parti en 1955 et en pourchasse les militants. En 1958, il est assassiné. La répression contre l'UPC est d'une extrême violence : torture, assassinats, exposition des têtes coupées des victimes, bombardements.

Malgré les persécutions, l'UPC continue de combattre, après 1960, le régime d'Ahmadou Ahidjo, accusé d'avoir confisqué l'indépendance. Epaulées par l'armée française, les forces camerounaises appliquent ses méthodes. Dix années de terreur et des centaines de milliers de morts seront nécessaires pour venir à bout de l'opposition. Aujourd'hui, Paul Biya, héritier du régime Ahidjo, conserve le soutien de la France.

"Cameroun, autopsie d'une indépendance", lundi 23 juin à 21 h 35 sur France 5.

Catherine Bédarida
www.lemonde.fr/afrique/article/2008/06/21/comment-le-cameroun-est-passe-de-la-colonisation-a-la-dictature_1061275_3212.html

Trente mille morts, cinq cent mille, peut-être davantage : les décomptes sont flous, même pour les historiens.
Arrow http://prisma.canalblog.com/archives/2008/03/21/9656152.html

Um Nyobè est un Héros National
Le Cameroun se souvient aujourd’hui de l’exécution de son héros nationaliste le plus important, abattu dans la brousse de Boumnyebel, le samedi 13 septembre 1958, dans l’après-midi, par une troupe de l’armée coloniale...
www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=16770#

www.interet-general.info/article.php3?id_article=11055
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Mer 23 Juil - 18:45


Eduardo Dos Santos, à Luanda (Angola) le 23 05 2008 (Photo AEM)

Angola. Le président Dos Santos accueille Sarkozy

Le pétrole représente 90% des exportations de l'Angola, deuxième producteur de brut d'Afrique subsaharienne. Le groupe français Total y occupe le deuxième rang des producteurs, derrière l'Américain Chevron-Texaco.

Quelques contrats commerciaux doivent être également paraphés par des entreprises françaises à l'occasion de visite, la première d'un président français en Angola depuis 1998.
www.afriquecentrale.info/central.php?o=1&s=0&d=3&i=1568

Eduardo Dos Santos est fréquemment associé à la grande corruption et au détournement des fonds du pétrole provenant en grande partie de l'enclave du Cabinda (territoire contrôlé par l'Angola depuis 1975), et sa famille possède un important patrimoine surtout immobilier accumulé durant toutes ces années de pouvoir, dont des maisons dans les principales capitales européennes et des comptes bancaires en Suisse et dans d'autres paradis fiscaux offshore.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Eduardo_dos_Santos

Angola : l’alliance Sarkozy/Dos Santos
Cette ancienne colonie portugaise de 16 millions d’habitants est le troisième producteur de pétrole d’Afrique après la Libye et l’Algérie. Avec une production de près de deux millions de bpj en 2008, l’Angola a dépassé le Nigeria. C’est aussi le cinquième producteur mondial de diamants.
"Sachez, M. le Président, que la France sera honorée de vous accueillir en 2009 comme un visiteur prestigieux et comme un ami", [a dit Sarkozy]. "Vous y serez reçu avec chaleur. La France veut aider l’Angola à construire son avenir." clown
www.linternationalmagazine.com/article4271.html

La prochaine présidentielle approche, et avec elle d'énormes frais de campagne !
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Françafrique des amis du président   Hier à 1:58


Gilbert Diendéré, Blaise Compaoré, Kouamé Lougué

Le perroquet moderne et civilisateur a offert la légion d'honneur à un assassin

*Quelques jours après avoir reçu la Légion d'Honneur, le chef de la sécurité présidentielle du président burkinabé Blaise Compaoré a participé à Paris, aux frais du contribuable français, à un forum sur le thème « Stabilité et développement en Afrique. » Un exemple de plus, qu’en Françafrique, le coup d’Etat est synonyme de stabilité.*

La 8ème session de l’Institut des hautes études de défense nationale sur le continent africain (FICA) s'est tenue à Paris, à l’Ecole militaire, du mercredi 30 mai au dimanche 8 juin. Soixante quinze auditeurs de la plupart des pays du continent africain ont participé à ces travaux sur le thème de « Stabilité et développement en Afrique : quelles synergies en matière de coopération ? ».

Parmi ces participants, on a noté la présence du colonel major burkinabé Gilbert Diendéré, chef d'Etat-major du régiment de la sécurité présidentielle du président Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir à la faveur de l’assassinat de Thomas Sankara, alors chef de l’Etat burkinabé. Le Colonel major Gilbert Diendjéré était l’officier conduisant l'escadron qui a renversé le président Thomas Sankara dans un bain de sang l’après-midi du 15 octobre 1987.

Cela n'a pas empêché le directeur de la coopération militaire et de défense du ministère des Affaires étrangères et européennes, le général Emmanuel Beth, de l'élever au rang de chevalier de l'Ordre national de la légion d'honneur française, le 15 mai dernier.

Après la remise de la plus haute décoration française, l'invitation de Gilbert Diendéré à Paris, aux frais du contribuable français, est à la fois un scandale et une provocation à l'égard de la veuve et des enfants de Thomas Sankara qui attendent toujours que l’on juge ses assassins.
C'est une insulte à l'ensemble des Burkinabé qui, après avoir commémoré massivement, en 2007, les 20 ans de cet assassinat, maintiennent depuis des mois une forte mobilisation « contre la vie chère » mais aussi et surtout contre l'impunité dont jouissent les membres et proches d’un pouvoir, dont l'affaire Thomas Sankara demeure le crime fondateur.

Après l’admission scandaleuse du Burkina Faso de Blaise Compaoré à la Commission des droits de l’Homme de l’ONU, qui semble se satisfaire de minuscules progrès dans l’instruction du dossier judiciaire Sankara, ces honneurs faits à Gilbert Diendéré constituent un déni de justice et une prime à l'impunité.

*Survie déplore que la France privilégie en Afrique, encore et toujours, la stabilité par la force et l’impunité.*

Communiqué de Survie, le 11 juin 2008
www.evenement-bf.net/pages/dossier_1_35.htm


15 Octobre 1987 : A la faveur du Mouvement de Rectification, Blaise Compaoré devient Président du Front Populaire (nouvelle instance dirigeante) et Chef de l'Etat
www.presidencedelarepublique.fr/elysee/elysee.fr/ressources_documentaires/afrique/burkina-faso/biographie_de_m_blaise_compaore.26972.html

On en apprend tous les jours. Je ne savais pas que 'Mouvement de Rectification' est un synonyme d'assassinat ! Neutral
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Françafrique des amis du président

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