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Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Nivellement par le bas Mer 11 Juin - 2:53 | |
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UE : les employés pourront toujours travailler jusqu'à 65 heures par semaine
Le Conseil des ministres du Travail de l'Union européenne s'est accordé lundi soir sur une réforme de l'encadrement du temps de travail au niveau européen initiée par la Commission européenne. Au terme du compromis, la limitation de la durée maximum du travail à 48 heures par semaine déjà gravée dans la législation européenne, mais à laquelle le gouvernement de Tony Blair avait obtenu une dérogation (l'opt out britannique) reste de mise. Mais elle pourra atteindre 60 ou 65 heures pour les employés acceptant, à titre individuel, de déroger aux 48 heures. Ces plafonds pourront même être dépassés en cas de conventions collectives. Elle sera encadrée plus strictement, mais non limitée dans le temps.
Les syndicats atterrés La Confédération européenne des syndicats (CES) a jugé mardi "inacceptable" le compromis qui pérennise la durée de travail à 48 heures. "Ce 10 juin sera marqué comme un jour sombre pour le droit social, pour les travailleurs en Europe et pour la construction européenne", estime FO, alors que la CGT parle "d'une véritable régression sociale".
www.lepoint.fr/actualites-economie/ue-les-employes-pourront-toujours-travailler-jusqu-a-65-heures/916/0/251989 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Jeu 12 Juin - 8:57 | |
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Dire Non à Lisbonne pour dire Oui à une autre Europe
Lettre aux Irlandais par Marie-Noëlle Lienemann
La députée européenne (PSE) justifie sa position contre le traité de Lisbonne, un texte qui conforte une idée commerçante de l'Europe loin de l'idéal solidaire des Pères fondateurs.
Chers amis irlandais,
Je vous remercie de votre aimable invitation et regrette de ne pouvoir être des vôtres aujourd'hui. J'aurais aimé pouvoir venir débattre avec vous ce 29 mai, trois ans, jours pour jours, après le vote NON de mes concitoyens au référendum sur le projet de constitution européenne et expliquer les raisons qui ont amené des européens convaincus, de gauche, membre du PS français à le refuser.
Nous sommes nombreux, à gauche, en Europe et tout particulièrement en France, à espérer que votre peuple votera NON au référendum sur le projet de traité de Lisbonne et que votre refus permettra une réorientation profonde de la construction européenne.
D'abord, soyons clairs, ce traité ressemble comme deux gouttes d'eau à la constitution que les peuples français mais aussi néerlandais ont rejetée. Il est présenté différemment, mais le texte est à quelques nuances près identiques, en particulier sur les points majeurs qui avaient justifié notre NON.
Nous refusons de consolider une certaine idée de la construction européenne, qui progressivement s'impose en s'éloignant des intentions des pères fondateurs de l'Europe, à savoir la constitution d'une vaste zone de libre échange, (sans pouvoir politique et sans arbitrage démocratique, capable de réguler, d'agir sur l'économique, le social, la monnaie) et un espace de concurrence généralisée qui au lieu d'organiser la solidarité entre les pays, les régions et entre les travailleurs, place comme valeur commune essentielle la compétition permanente qui oppose les peuples plutôt que de les unir.
Nous n'acceptions pas de durablement installer l'omnipotence de la Banque centrale Européenne, la plus indépendante du monde, qui décide totalement seule de la politique monétaire, si importante pour notre industrie (surtout pour nos exportations) et notre économie. De surcroît nos n'acceptons pas que le mandat donné à la BCE soit quasi essentiellement la lutte contre l'inflation, négligeant complètement la croissance et l'emploi. Nous voulions la création d'un gouvernement économique européen capable de peser sur des décisions de la BCE et de mieux coordonner nos politiques au service de la croissance. Rien de tout cela ne s'y retrouve ! C'est même l'inverse !
Rien non plus sur les convergences sociales permettant progressivement une harmonisation, vers le haut, des standards sociaux de bases comme le salaire minimum. Rien contre le dumping social et fiscal au sein de l'Union. Le vote à l'unanimité sur la fiscalité constitue un blocage inacceptable ; Il condamne toute action pour une juste répartition des richesses à laquelle la gauche est particulièrement attachée. Cette dissymétrie entre la reconnaissance du dogme de la « concurrence libre et non faussée » posée comme un principe intangible et le refus de tout outil de régulation et de répartition nous prépare un avenir inquiétant avec un accroissement des inégalités et de la pauvreté.
Le texte du traité accroît le libre échangisme sans règle entre l'Union Européenne et le reste du monde en durcissant dans un sens encore ultralibéral le traité de Rome. Il est ajouté (article 10A) au texte initial du traité à la fin de la phrase « l'union contribue à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements directs ainsi qu'à la réduction des barrières douanières » le mot et « autres » ce qui revient à priver l'union de la possibilité de conditionner ses échanges au respect de normes environnementales sou sociales rigoureuses. Chacun voit bien, en particulier pour lutter contre le changement climatique ou dans la mise en place de réglementation pour les produits chimiques que cela constitue un frein considérable car sans ces exigences à nos frontières nos entreprises risquent de refuser des réglementations ambitieuses ou de délocaliser !
Même enjeu sur les services publics qui ne sont en rien défendus et risquent de disparaître au profit de la concurrence généralisée, cela peut même de concerner la santé ! Il est clair que ce nouveau traité tourne le dos à toute perspective d'une Europe plus sociale, plus solidaire et n'accroît pas réellement la démocratisation des institutions permettant aux citoyens de l'Union de mieux se faire entendre.
Alors les Irlandais ont entre leurs mains la possibilité d'obliger les institutions européennes à repenser notre avenir commun en des termes nouveaux et un Non venu de votre pays exigerait sans doute que, dans nos Etats, la voix puisse à nouveau être donnée aux citoyens. Sinon les mêmes décideurs qui nous imposent depuis des années des choix antisociaux et bureaucratiques pourront continuer à faire l'Europe sans les peuples et parfois contre eux.
Marie-Noëlle Lienemann Députée Européenne Ancienne Ministre Membre de la direction du Parti Socialiste Français http://lienemann.typepad.fr/accueil/2008/05/il-y-a-deux-ans.html
La version anglaise http://lienemann.typepad.fr/accueil/2008/06/lettre-de-marie.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Jeu 12 Juin - 22:24 | |
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En quel état, l'Irlande qui a "tant profité de l'Europe" ?
Croissance en berne, crise de l’immobilier, le moteur du miracle irlandais avec les industries de pointe et les finances, et le resserrement des conditions de crédit frappent de plein fouet la classe moyenne.
Mais toute tentative d’harmonisation fiscale européenne est âprement combattue par des tenants du « non », comme le milliardaire Declan J. Ganley, trente-neuf ans. « Ne laissez pas Bruxelles rentrer par la petite porte », proclame un slogan. Libertas se fait ainsi l’écho de la crainte majeure de nombre de chefs d’entreprise irlandais : perdre ce qui a fait leur fortune.
Là n’est pas la question, affirme pour sa part Sinn Féin, comme pour s’éloigner de cet encombrant voisinage. Sinn Féin, principal parti représenté au Parlement opposé au traité, est le véritable pivot d’un vaste comité « No Vote » regroupant 14 organisations de gauche. « Le traité de Lisbonne est une vraie déception en matière de droit du travail, il n’aborde pas la question la plus importante pour les travailleurs européens : la protection de leurs droits », explique Mary-Lou McDonald, en précisant qu’il délite encore un peu plus les services publics. « Il ne s’agit pas de déterminer si nous sommes à l’intérieur ou en dehors de l’Europe, car nous sommes déjà au coeur de l’Europe, nous la voulons meilleure », explique l’eurodéputée du groupe GUE/NGL.
On estime aujourd’hui à 20 % le nombre d’Irlandais menacés par la pauvreté, 10 % sont pauvres, les femmes et les chômeurs étant les plus exposés.
La question du système de soins est sans doute une des plus aiguës que se posent aujourd’hui les Irlandais. Malgré un rattrapage, le système de santé, que la coalition au pouvoir entend privatiser en fermant certains établissements régionaux et en créant des pôles d’excellence, comme un peu partout en Europe, est en retard. Ce n’est pour les partisans du « non » qu’un prélude à ce qui attend tous les Européens, a fortiori avec le traité de Lisbonne.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article67464 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Ven 13 Juin - 13:34 | |
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Vous venez de faire paraitre Sarkozy, la grande manipulation, une recension très impressionnante des mensonges et des impostures du président de la République. C'est quoi pour vous le plus gros mensonge de Nicolas Sarkozy ?
Olivier Bonnet. Pour moi, le plus gros mensonge est au sujet du traité de Lisbonne puisque le Président l'a constamment présenté comme un mini-traité et un traité simplifié. Or ce traité n'a rien de mini puisqu'il fait à lui seul 267 pages et environ trois mille avec les annexes. A titre de comparaison, la Constitution française fait trente pages. Il n'a donc rien de mini. Et au lieu d'avoir été simplifié, il a été au contraire complexifié à l'extrême puisqu'il est parfaitement illisible pour le citoyen lambda, puis il opère sans cesse des rappels à d'autres textes.
Autre mensonge : pour justifier la ratification parlementaire, le président a prétendu qu'il n'avait gardé dans le soi-disant mini traité que les dispositions qui faisaient consensus. C'était un consensus imaginaire, puisqu'il est impossible de savoir les motifs pour lesquels les gens avaient rejeté le traité constitutionnel européen en 2005 par référendum. Le traité de Lisbonne reprend 95% des dispositions du TCE qui a été rejeté. Les plus grands responsables européens l'ont tous reconnu. Donc, c'est un tour de passe-passe qu'il a réussi là pour passer en force et imposer finalement le traité de Lisbonne au peuple qui manifestement le rejetait.
«Sarkozy, la grande manipulation» http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/06/bla-bla.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Ven 13 Juin - 18:26 | |
|  The Minister for European Affairs, Dick Roche
Irish voters set to reject Lisbon Treaty 
Friday, June 13th, 2008 www.belfasttelegraph.co.uk/news/politics/article3797807.ece
Lisbon Treaty looks likely to be rejected www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0613/breaking1.htm
 Kathleen and John Richardson, casting their votes in the Lisbon Treaty at Scoil Lorcain. Photo : Eoin Murphy
Waterford votes No by 54.3% www.munster-express.ie/local-news/waterford-votes-no-by-543/
Referendum No vote 'great day for democracy' 
13:41 NO side reaction : Campaigners for a No vote have welcomed the apparent rejection of the Lisbon Treaty by Irish voters. The founder of Libertas, Declan Ganley, who campaigned for a No vote, said: "The Irish people have rejected the Lisbon Treaty." www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0613/breaking67.htm
Le «non» l'emporte dans au moins 27 des 43 circonscriptions
Le «non» est assuré de l'emporter au référendum sur le traité européen de Lisbonne, a affirmé vendredi la radio-télévision publique irlandaise RTE.
Ce sont les premiers résultats officiels en Irlande. Ils sont partiels mais significatifs: le «non» au traité européen de Lisbonne l’a emporté dans 27 des 43 circonscriptions. Après dépouillement des votes dans 37 circonscriptions, le «non» l’emportait dans 27 avec un score national moyen de 53,66%, contre 46,34% pour le «oui». Selon la radio-télévision publique RTE, les résultats définitifs pourraient être annoncés rapidement. Il y a quelques heures, cette même chaîne assurait: «Il semble certain que les électeurs irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne». Le ministre irlandais de la Justice Dermot Ahern avait lui aussi déclaré : il «semble que ce soit le non» qui va l'emporter. Quant au ministre chargé des Affaires européennes, Dick Roche, il a reconnu que «ça ne se présente pas bien» pour le «oui».
«Le camp du oui n’est pas très content des premières indications», indiquait dès la fin de la matinée RTE. Dans certains bureaux de vote à Dublin, les «non» seraient deux fois plus nombreux que les «oui». D’après un membre de la commission électorale, dans un quartier de Dublin-Ouest, le non rassemblerait 67% des voix.
Les résultats définitifs sont prévus en fin d’après-midi et aucun chiffre officiel de participation n’a été diffusé. Elle serait de 50% selon l’Irish Times, mais la radio-télévision irlandaise RTE l’évalue à 40% environ, soit seulement quelques points de plus que le plus-bas atteint en 2001 (34,8%). Cette faible participation avait été citée comme l’une des raisons principales de la possible défaite du «oui».
www.liberation.fr/actualite/monde/331844.FR.php
WE LOVE YOU IRELAND !  En espérant qu'on ne vous marchera pas sur la figure comme on l'a fait avec nous en 2005 - MERCI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Vendredi 13 Juin 2008 - 17:33 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Ven 13 Juin - 21:28 | |
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«Non» irlandais : Barroso, Paris et Berlin appellent à poursuivre les ratifications
Selon le président de la Commission européenne, le Premier ministre irlandais Brian Cowen estime que malgré le «non» au référendum en Irlande, le traité de Lisbonne «n'est pas mort».
"Je viens tout juste de parler au Premier ministre Cowen, et il a souligné clairement que ce vote ne devait pas être perçu comme un vote contre l'UE", a ajouté le président de la Commission. 
vendredi 13 juin 2008 www.liberation.fr/actualite/monde/331920.FR.php
"Les dispositions juridiques, précisées dans la partie 4 du traité, sont claires et nous, partisans du traité constitutionnel, l’avons répété aux Français. Le Traité constitutionnel ne peut entrer en vigueur que s’il est ratifié par tous les Etats membres." Nicolas Sarkozy Berlin, 16 février 2006 www.botschaft-frankreich.de/IMG/sarkozy_europa_berlin_fr.pdf
Plainte collective pour un référendum
La plainte contre la ratification illégale du traité de Lisbonne repose sur le droit à des élections. Pour construire le rapport de forces devant la Cour EDH il faut être nombreux et regrouper des plaignants en provenance de tous les Etats membres de l'UE.
Sur quelle base juridique est-ce que l’on peut contester la ratification du traité de Lisbonne ? L’article 3 protocole 1 de la Convention européenne des droits de l’Homme prévoit que les Etats doivent s’engager à « organiser des élections libres au scrutin secret dans des conditions qui assurent la libre expression du peuple sur le choix des représentants au corps législatif ».
Il faut donc que nous convainquions les juges de Strasbourg que premièrement le traité de Lisbonne a la même valeur qu’une loi française. Ce n’est pas très difficile parce que les traités ont la primauté. Ills s’appliquent comme des lois. En outre la Cour a déjà reconnu dans sa jurisprudence que le droit communautaire était une loi au sens de l’article P1-3 (CEDH, Matthews, 1999).
Il faut ensuite que nous démontrions à la Cour que les conditions dans lesquelles le traité a été élaboré et ratifié n’ont pas assuré la libre expression du peuple sur le choix des représentants au corps législatif.
www.29mai.eu/ |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Ven 13 Juin - 22:13 | |
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Il y a quelques semaines le député européen Wurtz a tenté un amendement pour que les députés respectent le vote négatif de l'Irlande et prennent acte de manière légale, c'est-à-dire admettent le blocage de l'UE pour cause de non-unanimité, et s'attellent à la remise en chantier d'un traité conforme aux aspirations de tous les peuples de l'UE, qui doivent voter par référendum sur le nouveau texte.
Or, nombre de députés européens Socialistes et Verts ont purement et simplement refusé de voter cet amendement. 
On se demande comment ces individus qui se prétendent représentants d'un peuple et de gauche peuvent refuser le vote d'un peuple !
On se demande aussi comment ils peuvent refuser un vote qui repousse une constitution cryptée par l'accordéoniste à particule, constitution ultralibérale d'une UE qui dans sa structure profonde est notre adversaire et l'amie des USA, de la finance, de Bush !...
A l'heure où tout le monde, sauf Sarkozy et 90% des patrons de presse, ce qui fait deux cents personnes en France, rien à vrai dire, voient que l'UE, telle qu'elle fonctionne et telle qu'elle se soumet aux lobbies entreprenariaux et politiques, ne convient pas aux peuples qui la composent, on attend que cette structure discréditée montre qu'elle sait encore épeler "démocratie".
On espère aussi que ces représentants traitres soi-disant de gauche vont se remettre dans le sens normal qui leur vaut leur mandat. Ou se démettre.
CPNemo 13 juin 2008 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Sam 14 Juin - 7:31 | |
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La victoire du «non» en Irlande commentée par Le Figaro
Le rejet par l'Irlande du traité de Lisbonne est une «immense déception» et un «revers potentiel» pour l'Union européenne, a reconnu vendredi le premier ministre irlandais Brian Cowen, prévenant toutefois qu'il n'y avait pas de «solution miracle» dans l'immédiat. «Il est maintenant de notre devoir de réfléchir aux implications de ce vote pour l'Irlande pour que nous puissons aller de l'avant et maintenir ce pays sur la voie du progrès», a-t-il poursuivi. «Nous partageons toujours l'objectif (du traité) d'une union adaptée à ce siècle», a ajouté Brian Cowen.
Dublin est déterminé à ce que le rejet de ses électeurs ne bloque pas la réforme du fonctionnement de l'Union Européenne à 27.
www.lefigaro.fr/international/2008/06/13/01003-20080613ARTFIG00391-traite-europeen-le-non-en-tete-en-irlande.php
Traduction : Le rejet par l'Irlande du traité de Lisbonne est un «immense soulagement populaire» et un «revers» pour l'actuelle Union Capitaliste Européenne, a reconnu vendredi le premier ministre irlandais Brian Cowen, avouant sans honte qu'il n'avait pas travaillé à une «solution sérieuse» depuis trois ans.
«Il serait maintenant de notre devoir de réfléchir aux implications de ce vote de l'Irlande pour que nous arrêtions d'aller dans le mur et de conduire nos pays sur la voie du recul», a-t-il poursuivi. «Mais nous nourrissons toujours le rêve (du traité) d'une union vouée à la marchandisation dérégulée», a ajouté Brian Cowen.
Dublin est déterminé à mépriser ses électeurs pour que leur vote ne bloque pas les profits boursiers dans l'Union Européenne à 27.
Journal du soir sur France 3, le 13 juin 2008
Pascal Verdeau : "Gordon Brown va avoir le courage de faire ratifier le traité par le parlement la semaine prochaine." Un autre journaliste : "on n'a pas assez expliqué aux électeurs."
Traduction libre : Pascal Verdeau : Bien que de gauche, Gordon Brown n'aura pas le courage d'affronter les électeurs britanniques et fera preuve d'autant de morgue qu'une Thatcher ou un Blair. L'autre journaliste : les gouvernants n'ont pas réussi à cacher qu'ils sont au service de l'OMC et du FMI.
C'est une "grande manipulation" à la Sarkozy ou la Novlangue de la Ve République, qu' Eric Hazan a étudiée dans "LQR la propagande du quotidien" publié aux éditions Raisons d’agir.
Commentaire d’amazon : “Hazan s’inspire du travail d’un historien juif sous le IIIème Reich (Linga Tertii Imperii, Victor Klemperer), qui décortiquait la transformation linguistique provoquée par l’utilisation quotidienne des termes de la propagande nazie. On commence donc par un parallèle audacieux entre les nazis et la société “libérale” (un terme qui n’est lui-même pas neutre). Le terrain est planté, les camps sont clairs.
Hazan fait ici un un recensement intéressant des termes les plus représentatifs de ce nouveau langage, termes créés par les publicitaires, adoptés par les médias, qui ont remplacé dans un euphémisme généralisé des termes plus forts et plus traditionnels : détermination, rigueur, courage apparaissent là où on les attend le moins, tandis que opprimés et exploités sont remplacés par exclus dans une tentative de segmentation de la société. ”
www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782912107299/livre-lqr.php
Exemple de novlangue médiatico-publicitaire Hier, à propos de la soirée autour de Cantona, qui a "relooké" l'étiquette de pastis 51 :
Mathieu Deslandes, directeur marketing de Pernod France, explique l'intérêt d'un tel «événementiel» qui, je le rappelle, se produit en pleine campagne Bodega : «On est dans une guérilla de la communication. La campagne Bodega, c'est segmentant [traduction : on s'est mis à dos les anti-corridas] http://consottisier.blogs.liberation.fr/marie_dominique_arrighi/2008/06/eric-cantona-bo.html
LTI, la langue du IIIème Reich de Victor Klemperer (1881-1960) , éd. Pocket, est présenté sur ce blog : http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/01/31/la-novlangue-nazie-decortiquee/
Un glossaire pour s'initier  www.luttes-etudiantes.com/novlangue |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Sam 14 Juin - 10:07 | |
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La presse anglaise invite Gordon Brown à stopper la ratification du traité de l'UE www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35831068@7-37,0.html
Brown's missed chance for glory By GEORGE PASCOE-WATSON
How arrogant must these leaders be if they cannot accept the treaty is a dead duck ? The European rules seem clear - if just one of the EU's 27 members fails to ratify a treaty, it cannot come into force.  By rights, Ireland's No should be the end of the matter. http://thesun.co.uk/sol/homepage/news/article1292243.ece#OTC-RSS&ATTR=News
EU treaty 'dead' after Irish voters reject it in referendum victory for 'no' campaign By Benedict Brogan
The Treaty cannot be put into force if just one of the 27 member countries blocks it under the EU's own rules. 
There were fears last night that EU leaders might try to force Ireland to vote again by offering an opt-out on contentious elements of the Treaty. But there were signs of resistance in Dublin, after Ireland's Labour Party leader Eamon Gilmore, who supported a Yes vote, said the view of the people should be respected.
'There can be no question of putting the same Treaty back to another referendum in Ireland,' he said.
And Ireland's minister for European affairs, Dick Roche, said it would be difficult, if not impossible, for EU leaders to find a solution that would permit a second Irish referendum. [...]
Justice Secretary Jack Straw is understood to believe the referendum result means the Treaty is dead.
The Tories called on Mr Brown to make a statement to MPs on what he will do next. David Cameron said : 'It is the height of arrogance for Gordon Brown and our Government to press ahead with ratifying this treaty, flying in the face of public opinion.'
Shadow Foreign Secretary William Hague said : 'Unless it is agreed that this Treaty is dead and buried it is essential that the British people have their say.'
Former Labour minister Frank Field said : 'The Government must now withdraw its Bill ratifying the Treaty which should now be dead.'
www.dailymail.co.uk/news/worldnews/article-1026159/EU-treaty-dead-Irish-voters-reject-referendum-victory-campaign.html
 Noniste irlandais
Unloved, thrice rejected
[Irish No :] a platform wide enough to accommodate ultra-rightwing Catholics, neoliberals, pragmatic Eurosceptics, traditional nationalists, and Trotskyists. Not so much a rainbow alliance as a horde of Goths at the gates of Rome.
This puts more pressure on Gordon Brown to abandon the treaty's ratification, now in the final stages of parliament, and declare an end to the EU's attempts to reform itself.
If integration by grand constitution is dead, and integration by small treaty in a rut, business will be conducted by smaller groups of countries. This is not a union that will find it easy to accept Turkey as a member, defend its common interests against Russia, or speak with one voice about the Middle East, global warming or trade. But it is the union we have now got.
The Guardian, Saturday June 14 2008 www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/jun/14/ireland.eu1 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Sam 14 Juin - 17:56 | |
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Prague attend le sommet européen pour décider de sa conduite
Le président tchèque, Vaclav Klaus, est le seul chef d'Etat européen à se réjouir du non irlandais.  Dans un communiqué, il s'est félicité de la "victoire de la liberté et de la raison sur la bureaucratie européenne et les projets élitistes et artificiels". Sa position va déstabiliser un peu plus le gouvernement de centre droit de Mirek Topolanek où se côtoient eurosceptiques et proeuropéens. Prudent, le premier ministre a déclaré attendre le sommet européen pour décider de la suite à donner.
La population tchèque ne s'offusquera pas que l'on enterre un projet dont elle sait peu de chose et qui ne l'intéresse pas, comme l'a montré un sondage publié fin mai. [...]
www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/14/prague-attend-le-sommet-europeen-pour-decider-de-sa-conduite_1058174_3214.html

Vaclav Klaus, né le 19 juin 1941, est le second Président et un ex-Premier ministre de la République Tchèque http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A1clav_Klaus
Europe Ouverture à l’Est, fermeture au Sud www.monde-diplomatique.fr/cartes/regions |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Dim 15 Juin - 0:51 | |
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A un an des élections européennes, le réveil des "nonistes" français
Trois ans après le "non" au traité constitutionnel européen, le vote des Irlandais prend, en France, une résonance particulière. "Je bois du petit-lait", avouait, vendredi 13 juin, le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui avait milité en 2005 pour le rejet du traité. Par l'intermédiaire de son association PRS (Pour une République sociale), le parlementaire est allé soutenir la campagne des "nonistes" irlandais. "Le moment est venu pour les dirigeants européens (...), qui viennent de prendre cette euro-gifle, d'admettre la défaite de leur modèle d'Europe libérale et non démocratique", a-t-il affirmé dans un communiqué. Alors que le Parti socialiste avait officiellement souhaité que le "oui" l'emporte, M. Mélenchon renvoie "les béats de droite et de gauche (...) à leur arrogance, leurs textes volontairement illisibles et leur méthode de culpabilisation infantilisante". Le sénateur de l'Essonne espère que l'issue du référendum irlandais renforcera sa position au sein du PS, même s'il redoute "une conspiration du silence" et craint de voir "la question européenne soumise aux intrigues de congrès".
La situation n'est, de fait, plus exactement la même qu'il y a trois ans. Les fabiusiens, qui défendaient le non en 2005, se font désormais discrets. [...]
A l'approche des élections européennes de juin 2009, Jean-Pierre Chevènement est, lui, clair et net : l'issue du référendum irlandais constitue "un service rendu à l'Europe tout entière". "Les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale", affirme le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Le PCF se félicite, quant à lui, d'un "choix de courage et de lucidité". Par ce vote, l'Irlande - un des temples du libéralisme en Europe - "a su rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l'Union européenne", insiste le PCF.
"TOUJOURS LA MÊME RÉPONSE"
A l'extrême gauche, Olivier Besancenot estime que le traité de Lisbonne "est définitivement mort et enterré". "A chaque fois qu'on consulte les peuples, la réponse est la même : c'est non", poursuit le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, qui, dans un texte intitulé "Le traité de Lisbonne à la poubelle", appelle de ses voeux "une Assemblée constituante européenne".
A droite, les anciens tenants du "non" de 2005 célèbrent eux aussi le rejet exprimé par les électeurs irlandais. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan se félicite du rejet d'"une Union supranationale, bureaucratique et inefficace" [...]
Jean-Michel Normand www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/14/a-un-an-des-elections-europeennes-le-reveil-des-nonistes-francais_1058176_3214.html
www.jean-luc-melenchon.fr/
Vidéos www.lefigaro.fr/politique/2008/04/05/01002-20080405ARTFIG00463-divorcer-avec-le-ps-melenchon-hesite-toujours.php |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: "A quoi ça sert de violer les gens quand on peut les baiser ?" Christophe Alévêque Lun 16 Juin - 1:41 | |
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Hello Brussels – Are you listening to us ? www.caeuc.org/index.php?q=node/331
Les tricheurs de l'Union européenne s'accrochent au traité de Lisbonne
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE auront lundi à Luxembourg le premier tour de table à 27 après la "gifle" qu'a représentée le vote irlandais.
Les Irlandais ont rejeté à 53,4% le traité de Lisbonne jeudi lors d'un référendum. C'est la troisième fois en trois ans qu'un texte institutionnel négocié par les dirigeants de l'UE est rejeté par un de leurs peuples, après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005.
La réunion de Luxembourg fournira une première occasion au chef de la diplomatie irlandaise Micheal Martin pour faire un point avec ses collègues sur les solutions possibles. Pour pouvoir entrer en vigueur le traité doit être ratifié par l'ensemble des 27 pays de l'UE.
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy rencontrera lundi les dirigeants tchèques pour vérifier si, malgré les affirmations contraires du président Vaclav Klaus vendredi, "ils s'engagent bien à poursuivre leur processus de ratification", explique un diplomate européen de haut rang.
La chancelière allemande Angela Merkel rencontrera elle le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui veut "à tout prix éviter un scénario d'une Union européenne à deux vitesses".
La quasi-totalité des dirigeants européens - Sarkozy et Merkel en tête - ont affirmé que le processus de ratification du traité devait continuer dans les neuf pays qui ne l'ont pas encore approuvé.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080615/twl-ue-irlande-referendum-prev-c99dde2.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Lun 16 Juin - 16:43 | |
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Mort programmée des Etats-Nations. Après la disparition des départements, celle de la langue française. Inscription des langues régionales dans la Constitution
Un amendement en ce sens au projet de loi sur la réforme des institutions déposé par le président UMP de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Warsmann, a été voté à la quasi-unanimité.
S'ils ne contestent pas l'importance des langues régionales, les académiciens s'interrogent sur "cette apparition soudaine dans la Constitution", qui met "en cause, notamment, l'accès égal de tous à l'Administration et à la Justice".
L'Académie, "qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement", demande "le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution".
Les académiciens contestent en particulier la primauté donnée aux langues régionales, désormais inscrites dans l'article 1 de la Constitution alors que la langue française reste mentionnée dans l'article 2. "Il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l'objet d'une politique", écrivent-ils.
Rachida Dati, avait donné son accord à l'amendement Warsmann. Le texte doit être examiné à partir de mardi au Sénat.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080616/tfr-assemblee-reforme-institutions-langu-f56f567.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Lun 16 Juin - 16:53 | |
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«Revenir aux fondamentaux européens» Pour le philosophe Jean-Marc Ferry, l’Union doit remettre la politique en avant.
Professeur de philosophie à l’Université libre de Bruxelles, Jean-Marc Ferry, auteur notamment de Europe, la voie kantienne : essai sur l’identité post-nationale (1) analyse les racines de la crise du projet européen au sein des opinions publiques des Vingt-Sept et les possibles relances.
Quelles leçons tirer du non irlandais ?
La pire des choses serait maintenant de dire que l’Europe doit continuer à aller de l’avant parce qu’il y va de l’intérêt de tous et que le traité passera de toute façon, avec ou sans l’adhésion des Irlandais. Ceux-ci ne représentent certes qu’à peine 1 % des 490 millions de citoyens de l’Union européenne et il pourrait, à première vue, sembler choquant qu’ils puissent à eux seuls faire capoter le traité de Lisbonne. Mais il est de la nature même d’un traité que de devoir être ratifié par toutes les parties. Ce n’est pas une erreur politique que de requérir l’adhésion des peuples au projet européen même si on peut estimer que c’est tactiquement maladroit que d’avoir fait un référendum dans une conjoncture défavorable. Une majorité d’Irlandais, comme d’autres peuples auparavant, a obéi d’abord à un réflexe égoïste. Mais cela est dans la logique d’une construction européenne qui, depuis des années, ne met en avant que l’intérêt mutuel : celui que chaque peuple tire de l’association, et celui que l’Union peut en tirer.
Comment remettre de la démocratie dans le projet européen ?
Le problème n’est pas, comme l’imaginent nombre d’hommes politiques européens, de «mieux expliquer» ou de «mieux communiquer». Les raisons de la crise sont profondes. Depuis le traité de Maastricht on assiste à une politisation de la question européenne, mais c’est avant tout une politisation négative au sein d’opinions tentées par le repli national. Cela a été une grave erreur que de vouloir introduire une Constitution par des voies qui ne sont pas démocratiques mais diplomatiques et technocratiques. Après le double non français et néerlandais de 2005, les leaders européens ont, pour rattraper le coup, décidé d’abandonner la partie symbolique du défunt projet de Constitution et de n’en garder les parties techniques quelque peu aménagées. Il aurait fallu prendre une option diamétralement opposée avec une sorte de contrat social européen.
Elaborer un traité court et simple reprenant les principes fondamentaux du projet européen, puis le soumettre aux différents peuples de l’Union, afin qu’ils puissent en toute connaissance de cause décider s’ils souhaitaient en faire ou non partie. Il n’y aurait pas eu ainsi ces milliers de pages incompréhensibles qui ont servi à alimenter toutes les peurs. Les aspects techniques auraient ensuite été rajoutés à ce traité fondamental par les Parlements sans qu’il soit nécessaire de recourir à nouveau au vote populaire. Une telle option était difficile, courageuse et donc impensable. Cette nouvelle crise devrait pourtant nous inciter à y réfléchir.
Qu’est-il possible de faire à court terme ?
Le malaise européen semble maintenant à son comble et je crains qu’il ne devienne irréversible si les responsables politiques, en particulier Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, agencent une stratégie purement réactive, par exemple en lançant une zone de coopération renforcée entre les pays les plus décidés à aller de l’avant. Désormais, on ne peut plus éviter un large et délicat processus de délibération publique sur la construction européenne. C’est à mon avis la seule façon d’amorcer une phase de politisation positive de cette question.
(1) Editions du Cerf. Recueilli par MARC SEMO www.liberation.fr/actualite/monde/332390.FR.php
Quelle Europe après le non ? www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782213626123/livre-quelle-europe-apres-le-non.php
Dernière édition par Orwelle le Mar 17 Juin - 1:48, édité 1 fois |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: L'Europe impopulaire Lun 16 Juin - 18:07 | |
|  Brown & Bush le 16 06 2008
Londres doit ratifier le texte mercredi
Mercredi, la Chambre des lords devrait examiner en troisième et dernière lecture le texte et sceller sa ratification. L’opposition ne compte pas laisser passer le vote sans élever la voix. Selon le camp conservateur, poursuivre la ratification du texte relèverait de la «plus haute arrogance». «Soit ce traité doit être complètement et catégoriquement abandonné, soit […] le gouvernement doit tenir sa promesse électorale et organiser un référendum ici en Grande-Bretagne», déclarait hier William Hague, ministre des Affaires étrangères du gouvernement fantôme.
En 2005, Blair s’était en effet engagé à soumettre la Constitution européenne au vote de la nation. Invoquant des différences fondamentales entre le traité de Lisbonne et la Constitution défunte , le gouvernement Brown avait finalement mis au placard l’idée d’une consultation nationale.
Alors que Paris et Londres s’expriment déjà en faveur d’un abandon partiel de l’Irlande - instituant une Europe à deux vitesses formées de pays parfaitement intégrés et d’autres, plus lâchement liés à Bruxelles -, Gordon Brown n’entend pas abandonner ses voisins irlandais ni militer pour une institution à deux niveaux où elle risquerait à son tour d’être mise à l’écart. Reste l’option de l’abandon du traité. Officiellement, la ligne de conduite britannique n’est pas encore celle-là. Mais l’abandon du texte aurait l’avantage de lever la question épineuse du référendum britannique.
www.liberation.fr/actualite/monde/332388.FR.php
Gordon Brown : "Nicolas Sarkozy n'est pas seulement un bon ami depuis des années; nous avons travaillé ensemble lorsqu'il était ministre des finances et nous partageons la même vision du monde globalisé."
Le Monde : La Grande-Bretagne peut-elle prétendre être au cœur de l'Europe alors qu'elle reste hors de l'euro, hors de l'espace Schengen et hors des affaires de justice et d'immigration ? 
www.lemonde.fr/europe/article/2008/03/26/gordon-brown-une-europe-mondiale-peut-changer-les-choses_1027364_3214.html
Le recours en justice déposé par Stuart Wheeler, un donateur du parti conservateur exigeant un référendum, comme s'y était engagé Tony Blair, a été écarté par la Haute cour de Londres.
“Le refus de tenir un référendum n’est pas seulement immoral, mais illégal”, a déclaré son avocat.
www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/12/au-royaume-uni-le-traite-de-lisbonne-attend-desormais-la-signature-d-elisabeth-ii_1057025_3214.html |
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