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L'Europe impopulaire

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Orwelle




Inscrit le : 04 Mar 2008
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MessageSujet: L'Europe impopulaire   Mar 6 Mai - 18:05



Bruxelles : directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères

Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d’immigration et d’asile s’est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L’Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l’accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s’il était adopté, constituerait une nouvelle régression.

En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d’une politique d’enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.

En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l’objet d’une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l’encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd’hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l’Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l’éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.

Rassemblement européen à Bruxelles - 7 mai 2008 - place du Luxembourg

Pour plus d’informations et signer l’appel :

Arrow http://www.directivedelahonte.org

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65731
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Lun 12 Mai - 9:39



La Caisse d’épargne supprime 4500 postes pour amortir la banalisation du Livret A

C’était dans l’air depuis un certain temps, c’est désormais officiel. Les Caisses d’épargne vont supprimer 4 500 postes (sur un total de 52 000) d’ici à 2012. Une restructuration qui, affirme le groupe, s’effectuera «sans aucun départ contraint». «Cela se fera par la gestion des départs naturels et la favorisation de la mobilité fonctionnelle, du siège au commercial», a précisé samedi une porte-parole de la banque.

«Accélérateur». Cette annonce a été faite aux représentants du personnel mercredi lors d’un comité de groupe. La prochaine banalisation du Livret A, dont la commercialisation était jusqu’à présent la chasse gardée de la Caisse d’épargne et de la Banque postale, en est bien sûr une des raisons principales. «Nous avions déjà annoncé ces risques de suppression de postes. Tout cela participe d’un projet mis en œuvre depuis plusieurs années pour renforcer notre efficacité, qui s’est déjà traduit par des fusions de caisses [de 26 Caisses d’épargne à 21, ndlr], et par une informatique unique que nous aurons d’ici à 2012. Les contraintes dues à la banalisation du Livret A sont un accélérateur de ce projet», explique-t-on au siège du groupe.

Le projet de loi de modernisation de l’économie prévoit de généraliser au 1er janvier 2009 à toutes les banques la commercialisation du Livret A, une réforme imposée par Bruxelles. Fin janvier déjà, les syndicats avaient fait part de leurs inquiétudes en cas d’application à la lettre du rapport Camdessus, paru en décembre, qui préconisait cette réforme. Celle-ci pourrait, disaient-ils à l’époque, entraîner la suppression de 4 000 emplois. Le mois dernier, dans la Tribune, le président du directoire de la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse prédisait que cette réforme risquait de conduire à des dizaines, voire des centaines, de fermetures d’agences en France, certaines ne tenant que grâce à leur stock de livrets A.

Pactole. Pourquoi une telle excitation autour du Livret A ? C’est que ce produit d’épargne défiscalisé, à taux réglementé (3,5 %), bénéficie d’une grosse cote auprès des Français : plus de 45 millions d’entre eux en possèdent. Un pactole de 140 milliards d’euros pour les banques concernées.

www.liberation.fr/actualite/economie_terre/325817.FR.php
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Orwelle




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MessageSujet: Europe des MARCHANDS   Lun 12 Mai - 9:52



Les idées qui ont conduit à l’Union européenne ont été exposées pour la première fois le 9 mai 1950 dans un discours de Robert Schuman (ministre français des affaires étrangères). C’est ainsi que la journée est célébrée chaque année le 9 mai, nous dit le site de la Communauté Européenne.

L’Europe, faut-il le rappeler, a été constituée par les Américains dans le cadre du plan Marshall. L’un de ses premiers inventeurs était Jean Monnet, très lié à la puissance américaine.

Aujourd’hui cette Europe est devenue le porte-avions de la puissance américaine et le Général De Gaulle, qui avait su s’extraire de cela, est renié par ses propres troupes, en l’occurrence Sarkozy qui a fait allégeance à Bush.

Partout en Europe, sous prétexte de marché libre et non faussé, on déréglemente les droits sociaux à commencer par la protection sociale considérée comme une charge et non plus une solidarité.

Nous entrons là dans le système minimal américain où des millions d’Américains n’ont pas de garanties sociales.

Autre argument : 1951 verra le jour de la première forme d’existence de l’Europe à travers le charbon et l’acier ; regardez ce que sont devenues ces deux industries : plus rien pour le charbon et une sidérurgie européenne complètement démantelée au profit d’un groupe hindou qui s’est accaparé de cette industrie.

L’Europe qu’il nous a créée a le visage décharné d’un capitalisme qui ne s’est assuré son existence qu’à travers une constitution antidémocratique contre l’intérêt des peuples européens.

Sarkozy ne vient-il pas de nous en démontrer la réalité en foulant au pied le référendum du Non Français !

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65894




Un « mini-traité » de… 1300 pages

Étienne Chouard : les traités européens servent les intérêts de ceux qui les écrivent

[...] Ma trajectoire est celle de quelqu’un qui faisait confiance aux politiciens. Je ne faisais pas de politique. Quand j’ai commencé à comprendre ce qu’étaient devenues les institutions européennes, je suis tombé de haut.
Je me suis rendu compte que les hommes au pouvoir étaient en train d’écrire eux-mêmes les limites de leur pouvoir, qu’il y en avait pas ou peu, et qu’elles étaient écrites de façon à ce que nous ne comprenions rien.

Dans les institutions européennes, plus aucun acteur n’est responsable de ses actes devant les citoyens ; il y a quelques apparences de responsabilité, mais ce sont des faux-semblants, des leurres. Mais surtout, le Parlement compte pour rien dans les institutions : il n’a pas l’initiative des lois, il ne participe à l’élaboration de la loi que sous la tutelle (la surveillance ?) du Conseil des ministres qui s’est promu co-législateur au mépris de la plus élémentaire et indispensable séparation des pouvoirs, et encore, pas dans tous les domaines ! En effet, il y a des domaines soumis à ce qu’on appelle les « procédures législatives spéciales », une vingtaine, dont on n’affiche la liste nulle part, et dans lesquels le Conseil des ministres décide seul, sans le Parlement. Le saviez-vous ?

C’est impressionnant de voir le nombre d’]institutions européennes non élues qui ont un pouvoir important et mal contrôlé.

La Banque centrale européenne, non plus, ne rend de comptes à personne. C’est extravagant, la façon dont cela a été écrit : on voit bien, on voit partout, que ce sont des ministres qui ont écrit ces règles sur mesure, pour eux-mêmes.

En regardant bien, on s’aperçoit même que ces institutions ont été écrites plus pour l’intérêt des banques et des multinationales que pour l’intérêt général. On peut se demander pourquoi.

Quand on lit le livre de Jean-Pierre Chevènement, on découvre que Jean Monnet, cette icône, ce symbole de l’Europe, ce quasi saint pour les « eurolâtres », était un banquier français qui vivait aux États-Unis et qui s’était imprégné de leurs valeurs. En fait, il avait conçu et construit l’Union européenne pour affaiblir l’Europe, pour empêcher les souverainetés populaires de se reconstruire après la guerre. Il l’écrit lui-même ! C’est consternant ! [...]

Silvia Cattori
09 01 2008
www.voltairenet.org/article154208.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Monnet
www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=206
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mer 21 Mai - 23:34



Informer ou stigmatiser ? Quand Le Monde défend le Traité européen en terre irlandaise

Le 15 mai 2008, Le Monde a publié un article consacré à la perspective du référendum qui, conformément à la Constitution d’Irlande, doit décider de l’adoption ou refus par le peuple de ce pays du Traité européen de Lisbonne. Il suffit d’extraire de ce « papier » les quelques informations qu’il apporte pour rédiger un article que l’on n’a pas lu…. Avant de le confronter à l’article original, exemple exemplaire de l’invasion des prises de parti et des stigmatisations sans retenue dans les prétendus articles d’information.

L’article que l’on n’a pas lu

Supposons que Le Monde, distinguant soigneusement les faits et les commentaires, publie un article sur le référendum qui, en Irlande, doit avoir lieu le 12 juin sur l’adoption ou le refus du Traité européen de Lisbonne. Il écrirait sans doute ceci, sous un titre d’une grande sobriété : « Les Irlandais sont appelés à se prononcer par référendum sur le Traité de Lisbonne ».

« Les affiches du oui au traité de Lisbonne sont désormais omniprésentes dans le centre de Dublin. A l’évidence, ses partisans se mobilisent à l’approche du référendum dont la date a officiellement été fixée, mardi 13 mai, pour le 12 juin. L’Irlande est le seul pays de l’Union européenne où doive se tenir, conformément à la Constitution, une telle consultation, maintenant le suspense sur un processus de ratification qui s’est jusqu’à présent déroulé sans grande surprise dans les 26 autres pays de l’UE, dans lesquels les gouvernants ont tous opté pour la voie parlementaire.

Si l’on en croit les sondages, le « Oui » serait faiblement majoritaire. Publié le 11 mai par le Sunday Business Post, le dernier sondage crédite le oui de 38 %, contre 28 % de non. Parmi le millier de sondés, 34 % ne se prononcent pas, selon cette enquête réalisée par l’institut Red C entre le 3 et le 7 mai. "Dites oui à l’ouverture, oui à la nouvelle Europe et oui à la fin du totalitarisme et n’écoutez pas ceux qui affirment que nous allons être submergés" : lançant la campagne référendaire lundi, le nouveau premier ministre, Brian Cowen, a dépêché les députés de sa formation, le Fianna Fail, sur le terrain. Menaçant de sanctions, ceux qu’il considère comme des réfractaires et des rebelles potentiels, le nouveau taoiseach (premier ministre en gaélique) a fait monter en première ligne deux figures de la majorité parlementaire, qui seraient très populaires : le vice-premier ministre Mary Coughlan et le nouveau ministre des affaires étrangères, Michael Martin.

Pour M. Cowen, responsable de la diplomatie irlandaise en 2001 lors du traité de Nice, la victoire du « Non » constitue un amer souvenir. Le texte avait été adopté un an plus tard lors d’un nouveau vote. Il est probable que c’est la démission, le 7 mai, de son prédécesseur, Bertie Ahern, éclaboussé par un scandale financier, qui a permis aux partisans du Traité de reprendre l’avantage dans les sondages. Parmi ces partisans on compte les partis de droite comme de gauche, sauf le Sinn Fein, le patronat, et, semble-t-il, une majorité des actifs et surtout des jeunes. Les personnalités européennes, à l’instar du ministre français de l’agriculture, Michel Barnier, se sont succédé à Dublin pour apporter leur soutien aux partisans du oui

Comment expliquer dans ces conditions le nombre des indécis et des partisans du « Non » ? Le camp du non s’appuie, semble-t-il, sur les revenus modestes et les laissés-pour-compte du "Tigre celtique", les neutralistes, l’extrême gauche ainsi que des d’entrepreneurs tenants du tout-libéralisme. Ceux qui, à tort ou à raison, pensent que tout ou partie de leur problèmes ont pour origine les modalités et le contenu de la construction européenne, se concentrent dans les régions pauvres de la frontière avec l’Ulster, le centre et l’ouest. Ce courant populaire, pointe en particulier du doigt la "clause de solidarité" prévue par le traité en cas d’attaque terroriste. Les experts favorables au « Oui » redoutent les effets de la crise financière. La chute de la croissance, de l’immobilier - moteur du miracle irlandais avec les industries de pointe et les finances - et le resserrement des conditions de crédit frappent la classe moyenne. Ils s’ajoutent à la misère des services publics, qui, malgré les investissements massifs dans la santé et les transports, peut alimenter un vote hostile au Fianna Fail au pouvoir depuis 1997. Les arrière-pensées des uns et des autres pénalisent aussi le camp du oui. La centrale syndicale Sitpu refuse de donner des consignes de vote, arguant des difficiles négociations salariales à venir. Et la confédération paysanne, a lié son soutien à la protection des exportations de bœuf irlandais dans les négociations en cours au sein de l’Organisation mondiale du commerce. » [...]

Henri Maler
www.acrimed.org/article2901.html

Traité de Lisbonne : l’écart se resserre entre les OUI et les NON en Irlande
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article66317


Quelques journaux irlandais en ligne :

http://www.ireland.com/
http://www.irishnews.com/
http://www.belfasttelegraph.co.uk/
http://www.clarechampion.ie/clch/www/
http://www.mayo-ireland.ie/Mayo/News/ConnTel/ConnTel.htm
http://www.munster-express.ie/
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 24 Mai - 18:15



Dublin demande à Paris la discrétion sur ses projets de défense européenne

Un "confidentiel" du Figaro daté du 21 mai nous apprend que "le livre blanc sur la défense et la sécurité, qui définit les grandes orientations stratégiques de la France pour les quinze prochaines années, ne sera pas rendu public avant le 12 juin". Le Ministre de la Défense Hervé Morin était en effet auditionné cette semaine à l'Assemblée puis au Sénat par leur Commission respective de la Défense. Le projet de Livre Blanc dont les parlementaires pouvaient consulter l'exemplaire sur place sans en prendre copie, est en effet classé "confidentiel défense".

Selon Le Figaro, l'ajournement de sa présentation publique a pour objet d'éviter d'effrayer les Irlandais, très attachés à leur neutralité, à quelques semaines du référendum sur le Traité de Lisbonne : "Il sera prêt avant cette date, mais le gouvernement irlandais, qui organise un référendum sur le Traité de Lisbonne ce jour-là, a demandé à Paris de rester discret. Dublin redoute que les parties du livre blanc consacrées au renforcement de l'Europe de la défense ne nourrissent un vote antieuropéen et ne fassent échouer le référendum".

C'est la troisième fois, après la réforme du budget européen ajournée en septembre et celle d'un rapport au Parlement européen sur la mise en oeuvre du traité de Lisbonne, ajourné lui aussi fin juin, qu'il est ainsi décidé de reporter après le référendum irlandais, un sujet qui risquerait d'éveiller l'attention du seul peuple appelé à se prononcer sur le traité européen. Selon le dernier sondage, 47% des Irlandais sont toujours indécis.

19 05 2008
http://www.observatoiredeleurope.com/



Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique

Dans son édition datée du 14 avril, le Daily Mail révèle le contenu d'un courriel confidentiel (publié ci-dessous en intégralité) qui aurait été adressé par une diplomate britannique à Dublin, dans lequel on constate, selon le journal, que "le gouvernement irlandais a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs...

www.observatoiredeleurope.com/Irlande-une-manipulation-d-Etat-revelee-par-un-courriel-diplomatique_a857.html

Arrow Deux sites irlandais faisant campagne pour le NON :
www.caeuc.org/
www.voteno.ie/
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Mar 27 Mai - 19:28


Irish people par nigeldick

Etant citoyen Irlandais, je suis particulierement fier que mon pays soit le seul à organiser un referedum pour le "Traité de Lisbon" et ravi de pouvoir voter NO.

Les calculs d'apothiquaires sur les intentions de votes ne sont que des elucubrations hypothetiques, il n'y aura que le resultat du referendum qui comptera et aura force de loi.

Et en cas de victoire du NO, les dirigeants irlandais respecteront le choix de la majorité des Irlandais parce que notre remarquable réussite economique ne nous a pas fait oublier les generations de concitoyens qui ont lutté pour notre LIBERTE.

Tom Bishop

le 26/05/2008 à 08:54
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/05/irlande-lcart-e.html#comments



Irlandorama
http://irlande.web-sy.fr/ireland_history.htm
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Orwelle




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MessageSujet: Attali + sarkozy = Attila x 2   Mer 28 Mai - 19:43



Suppression du département sur les plaques d'immatriculation à partir de 2009

"Jamais sans mon département" : les députés mobilisés pour les plaques minéralogiques

Le collectif parlementaire "Jamais sans mon département" revendique déjà 120 membres.

Le gouvernement veut mettre en service, au 1er janvier 2009, de nouvelles plaques minéralogiques (deux lettres-trois chiffres-deux lettres, selon le modèle AA-123-AA) en raison, selon le ministère de l'Intérieur, d'une "prochaine saturation" du système d'immatriculation actuel.

A cette date, chaque véhicule se verra attribuer un numéro "à vie" et la mention du département, en vigueur depuis 1950, deviendra facultative, les automobilistes pouvant choisir d'apposer le numéro d'un département autre que le leur (une option "farfelue", selon le collectif), surmonté du logo de la région correspondante.

http://fr.biz.yahoo.com/21052008/202/jamais-sans-mon-departement-les-deputes-mobilises-pour-les-plaques.html

Qu’est-ce qui motive les hommes et les femmes à l’origine de ce fumeux projet ?
Vincent Huet

On pourrait croire que vouloir garder le département sur une plaque minéralogique est une revendication mineure, un combat d'arrière-garde, juste une question d'affect. C'est compter sans la duplicité de ceux qui nous gouvernent, sans la volonté de sarkozy d'appliquer en catimini les mesures ultra-libérales préconisées par Attali.

La raison officielle de cette suppression serait une "prochaine saturation" du système d'immatriculation actuel.

Mais voici ce qu'on pouvait lire sur Marianne le 15 Janvier 2007 :

« L'intercommunalité est liée au Traité de Maastricht. Je vous explique pourquoi : on supprime les communes. On crée des intercommunalités de plus en plus grandes, qui débordent sur les frontières des départements, ce qui veut dire qu'on va les supprimer. Et à la fin, on va aux régions. Or l'une des bases du Traité de Maastricht est de dire que les pays doivent disparaître en tant qu'identité, pour devenir d'immenses régions fédérées. Donc pour arriver à ces régions fédérées, il faut faire disparaître les derniers remparts de résistance que sont les communes. Tout est lié. »

www.marianne2.fr/Gerard-Schivardi-Il-faut-rompre-avec-l-Union-europeenne,-Maastricht-et-annuler-la-dette-de-la-Nation-video-marianne2007_a534.html

Quelques liens en rapport avec cette mesure :

SFPI : le site français des plaques d’immatriculation
http://sfpi.asurtech.com/plaques.htm

Site du Collectif « jamais sans mon département »
www.jamaissansmondepartement.fr/

Liberation.fr, 22 mai 2008 : Sauvons nos plaques d’immatriculation !
www.liberation.fr/actualite/societe/327468.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450

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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 29 Mai - 0:11



Bruxelles veut satisfaire les appétits des grands groupes
Des milliers de pharmaciens se mobilisent contre la suppression d'officines

PARIS (AFP) - Des milliers de pharmaciens, salariés ou étudiants en pharmacie se sont mobilisés mercredi dans plusieurs villes de France contre des projets de la Commission européenne qui pourraient priver de pharmacies certaines régions, notamment celles peu peuplées.

Des "flash mob" où les participants en blouse blanche se sont allongés par terre avec des panneaux conseillant de "tomber malade aujourd'hui", car "demain ce sera peut-être trop tard" ont réuni 12.000 personnes au total, selon l'organisation syndicale appelant à cette mobilisation, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Des rassemblements ont eu lieu dans des villes comme Nantes (300, selon la police, 400 selon les organisateurs), Caen (500), Lyon (entre 150 et 350), Bordeaux (250 à 500), Tours (entre 250 et 350) ou Lille (plus de 150).

La FSPF souhaite défendre les "trois piliers" du "modèle officinal" français : la vente de médicaments uniquement en pharmacie, la "répartition équilibrée" des officines sur le territoire, "garantie d'un service de proximité" et la détention du capital de ces officines "uniquement par des pharmaciens, garantie de l'indépendance du conseil santé".

Cette mobilisation vise à protéger le statut actuel des pharmacies françaises, intégrées dans "un structure cohérente de santé publique", a relevé à Nantes Alain Guillemot, président de la Fédération dans l'Ouest (Bretagne et Pays de la Loire).

"Dans les officines, nous parlons de délivrance de médicament et non de simple distribution. Il nous faut assurer la sécurité sanitaire", a déclaré de son côté à Lyon, Didier Vieilly, représentant de la Fédération dans le Rhône.

Parmi les projets de la Commission qui inquiètent la FSPF et d'autres syndicats, ainsi que des organisations patronales et l'Ordre des pharmaciens, il y a celui de s'attaquer "aux contraintes d'actionnariat des officines".

Actuellement, la France, qui compte quelque 23.000 pharmacies réparties jusque dans le moindre chef lieu de canton, interdit qu'un même titulaire puisse posséder plus d'une officine et exige que le propriétaire soit un pharmacien, deux conditions qui empêchent les grands groupes de distribution de pénétrer sur le marché des médicaments.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080528/tfr-social-sante-ue-pharmacie-distributi-f56f567.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 29 Mai - 4:10



La France va ouvrir son marché du travail à huit pays d'Europe de l'Est

"La France a décidé de lever toutes les barrières à partir du 1er juillet", date du début de la présidence française de l'UE, soit "avec un an d'avance sur ce qui était initialement prévu"

La Commission européenne a confirmé dans un communiqué publié mercredi soir que la France allait ouvrir son marché de l'emploi aux travailleurs des huit pays d'Europe de l'Est qui ont intégré l'UE en 2004 : les ressortissants de Pologne, Slovaquie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Estonie, Slovénie et République tchèque pourront ainsi y accéder librement à partir du 1er juillet.

Des restrictions resteront toutefois en vigueur pour les travailleurs des deux derniers pays à avoir rejoint, en 2007, l'UE : la Bulgarie et la Roumanie.

Sarkozy a également défendu sa proposition en faveur d'une action de l'UE pour limiter le prélèvement de la TVA sur les carburants afin d'atténuer l'impact de la flambée des prix du pétrole. Des responsables de l'UE à Bruxelles ont promis d'examiner la mesure, mais ont averti que son sort pourrait dépendre d'une approbation à l'unanimité des 27 Etats-membres.

www.info-affaires.com/articles/20080528135915/france_ouvrira_son_marche_travail_huit_pays_deurope_lest.html

C'est déjà effectif en Belgique

Récit d'une expérience amère.
Pour les jeunes des pays de l'Est, trouver un travail légal n'est pas évident : lois sociales nombreuses et lourdes, propositions de travail limitées et souvent réduites aux travaux saisonniers, tâches pénibles dont les autochtones ne veulent pas:
« Je travaille pour 5 euros de l'heure, et je travaille plus longtemps que les autochtones », raconte Ioan qui supporte mal le sentiment de rejet et d'exploitation. Parfois ce sont les patrons eux-mêmes qui incitent les ouvriers de l'Europe de l'Est à travailler au noir, au lieu de les déclarer, dans l'espoir de réaliser plus de profits.

http://bruxelles.cafebabel.com/fr/post/2008/03/15/Bienvenue-dans-lUnion-europeenne-mais-pas-dans-mon-pays

Travailleurs de l'Est : dumping social ?
www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=1799




Le plombier polonais

C'est Frits Bolkenstein qui a rendu célèbre le "plombier polonais" et pas les tenants du NON, comme l'écrit Jean Quatremer sur son blog libé.
Le pauvre Frits déclarant ne pas trouver de plombier pour sa résidence de Ramousies dans le Nord, le maire d'un village voisin avait décidé de lui envoyer une liste de plombiers au chômage.

Quant à la directive Bolkenstein, elle comprenait le "principe du pays d’origine" qui soumettait une entreprise à la loi de son pays d’établissement et non à celle du pays où était effectuée une mission temporaire. Ce "principe" n'a été enlevé au'après 3 ans de polémique.

Le commissaire européen au marché intérieur, Charlie McCreevy, n’excluait pas de proposer de nouvelles mesures de libéralisation, d’"harmonisation plus poussée" dans certains secteurs.

Bruxelles a notamment dans sa ligne de mire le secteur de la santé et en particulier les remboursement des soins à l’étranger.

Francis Wurtz, chef de la GUE (Gauche unitaire européenne) au Parlement, a dénoncé "une harmonisation par le marché et la concurrence de normes tirées vers le bas".

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-834868@51-834895,0.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 29 Mai - 14:34


Poulets de Californie © AFP/Getty Images/ David McNew

Bruxelles va autoriser le poulet chloré américain malgré les critiques

"C'est inacceptable !" : unions de consommateurs, d'agriculteurs et de défenseurs de l'environnement européens sont intervenues, à la veille de l'annonce, en envoyant une lettre commune à la Commission européenne.

Le projet a surtout pour finalité d'honorer une promesse faite en novembre dernier à Washington par le commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen.

www.20minutes.fr/article/233378/Economie-Bruxelles-va-autoriser-le-poulet-chlore-americain-malgre-les-critiques.php

Arrow Distorsion de concurrence

En réalité, le débat est ailleurs. Il oppose deux conceptions de la sécurité alimentaire. D'un côté, les pays européens, qui privilégient un contrôle tout au long de la chaîne de production et n'usent de la pasteurisation ou de la stérilisation qu'en dernier ressort. De l'autre, les USA, qui n'accordent pas tellement d'importance aux conditions d'élevage des poulets et préfèrent éradiquer salmonelles et campylobacters juste avant la commercialisation des volailles.

Cette approche, un peu plus risquée car il n'y a qu'un seul filet de sécurité, est évidemment beaucoup moins coûteuse. Autoriser de nouveau les poulets « à la Javel » reviendrait donc à créer une distorsion de concurrence au détriment des producteurs européens. Difficile, à partir de là, de continuer à exiger d'eux qu'ils se plient à des procédures de contrôle contraignantes.
Que Choisir
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Jeu 29 Mai - 17:01



Les idées reçues de l’économie par Lîem HOANG-NGOC

Question du jour n°10 : quelle est la politique économique de Nicolas Sarkozy ?

[...] le Keynésianisme à la française était incarné par la figure du Général de Gaulle. Avec la Sarkonomics, la rupture avec le gaullisme économique sera l’œuvre des gaullistes eux-mêmes, non sans quelques complicités. Elle a pour but de rendre irréversible le détricotage du compromis de 1945. Elle est explicitement à l’œuvre depuis quinze ans, au cours desquels la France est loin d’avoir été immobile. Seuls les travailleurs sont restés endormis, acceptant l’effort presque sans broncher.

« L’ouverture à la concurrence » est en passe de s’achever dans tous les secteurs stratégiques. Le système fiscal a été rendu de moins en moins redistributif. Les retraites ont été « réformées ». La part des dépenses de l’Etat a diminué. Le marché du travail est plus flexible qu’au Danemark, pays de la « flexisécurité ». La part des salaires dans la valeur ajoutée a reculé de dix points. L’autonomie des universités est en marche.

Les prochains chantiers enfonceront un peu plus le clou. La Revue Générale des Politiques Publiques [RGPP] réduira l’armée des hussards de la République. Une nouvelle « réforme » des retraites allongera la durée de cotisation et réduira le niveau des pensions, condamnant les salariés à souscrire aux fonds de pensions. La « modernisation » du marché du travail dépouillera le CDI de ses protections. La montée en puissance des franchises pourrait conduire à la privatisation progressive de l’assurance maladie.

La politique économique de Nicolas Sarkozy est à cet égard parfaitement cohérente.
Elle souffre inévitablement de « couacs » impopulaires parce qu’elle creuse les inégalités, au nom de l’efficacité. Elle n’a malheureusement pas provoqué de choc sur la croissance et creusera les déficits publics, malgré ses intentions.

Le mal n’est pas propre à la France, certes plus atteinte au cours de ces dernières années. La Sarkonomics est la copie « bling-bling » de la politique conduite par nos partenaires européens, dont on vante l’exemplarité. Or la zone euro est celle où la croissance est la plus faible du monde. La monnaie est surévaluée. Les déficits se creusent. Le pouvoir d’achat baisse. L’investissement est à la traîne. [...]

Les Etats-Unis sont redevenus keynésiens sans le dire depuis 1985. Aujourd’hui, face à la récession qui s’annonce, ils baissent les taux d’intérêt, dévaluent leur monnaie et pratiquent le déficit budgétaire.

Au même moment, la France et l’Eurogroupe sont plombés par un euro cher. Au nom du respect dogmatique du pacte de stabilité, les plans de rigueur nous plongent dans le cercle vicieux de la décroissance et des déficits. L’approfondissement des « réformes structurelles », réclamé par des apprentis sorciers, ne fera que serrer la corde autour du cou d’un pendu qui ne respire déjà plus.

Lîem Hoang-Ngoc, maître de conférences à l’université Paris I Sorbonne et membre de la Forge.
http://la-forge.info/2008/05/27/les-idees-recues-de-leconomie-par-liem-hoang-ngoc/#more-145



La Forge est un think tank indépendant, dévoué à la recherche, à l’analyse des questions actuelles et émergentes dans notre société et à la promotion de solutions politiques innovantes. Regroupant des chercheurs et des universitaires, des responsables syndicaux, politiques et associatifs d’horizons divers, des hauts fonctionnaires, des praticiens de l’entreprise, La Forge propose, à l’attention des décideurs politiques, des médias et de tous les citoyens une réflexion, une analyse et des propositions pour que la Gauche puisse à nouveau gagner la bataille des idées et des consciences.
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Sam 31 Mai - 1:20



La Banque centrale européenne a laissé inchangé le taux de l'euro, ce qui a provoqué un effondrement des bourses européennes.
24 Janvier 2008
www.marianne2.fr/Jean-Claude-Trichet-rallume-l-incendie-boursier_a83182.html



A quoi sert la Banque Centrale Européenne (BCE) ?

Adrien Senecal nous donne la réponse qu'il a trouvée dans le numéro 258 d'Alternative économique.

La BCE gouverne la politique monétaire. Elle a en Europe pour principale (et unique) mission d'obtenir la stabilité des prix (lutte contre l'inflation). Dans d'autres pays, comme les États-Unis, la banque centrale peut aussi favoriser la croissance et le plein-emploi.

La lutte contre l'inflation se fait en restreignant la quantité de monnaie en circulation.

Pour réduire la quantité de monnaie, il faut limiter le nombre de prêts offerts par les banques. Pour cela, la BCE s'appuie sur la nécessité, pour les établissements bancaires qui prêtent de l'argent, de disposer d'une partie de la somme en billets, pour faire face aux demandes de la clientèle. Les banques peuvent créer de la monnaie mais seulement de la monnaie scripturale (écrite dans les registres des banques) et non des billets (monnaie fiduciaire), que seule la BCE a le droit d'émettre en Europe. Les banques vont donc échanger des actifs financiers contre des billets, moyennant le paiement d'un taux d'intérêt. La BCE étant le principal fournisseur sur le marché, elle contrôle le "prix" des billets.

Eh oui, les prêts aux Etats ne sont pas octroyés par la BCE mais par des banques privées. Comment est-ce possible ?

Depuis le 7 février 1992 et le traité de Maastricht (2e acte fondamental de la construction européenne après le traité de Rome du 27 mars 1957), les Européens ont abandonné le droit "régalien" de l'État de création monétaire, au profit des seules banques.

Ensuite, l'article 104 du Traité de Maastricht, transposé en France dans la loi du 4 août 1993, a interdit aux Banques centrales d'autoriser des découverts, d'accorder tout type de crédit au Trésor public et à tout autre organisme ou entreprise publique.

Article 104 du traité de Maastricht :

« Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales" d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres; l’acquisition directe des instruments de leur dette, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, est également interdite. »

Ce sont donc des banques privées qui allouent aux Etats des crédits, créant, à cette occasion, la monnaie sur laquelle elles feront payer des intérêts.

Cela représente un bénéfice annuel pour les banques privées de 42 milliards par an (uniquement pour ce qui est des intérêts de la dette payés par la France).

Des milliards qui pourraient financer les services publics.

Pour mieux comprendre, une vidéo et une page d'Etienne Chouard
www.dailymotion.com/video/x5ecxn_maastricht-article-104_news
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/MessageAPaulFabra.htm


Et le site de Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques 1988.
www.fauxmonnayeurs.org/



Autre question : Qui est le président de la BCE ?

C'est Jean-Claude Trichet, inflexible gardien de la modération salariale.

Jean-Claude Trichet fut mis en examen dans l'enquête sur la quasi-faillite du Crédit lyonnais. Il était soupçonné d'avoir approuvé des comptes inexacts pour dissimuler ou minimiser les importantes pertes financières du Lyonnais, et a fait l'objet d'une enquête judiciaire sur les comptes du Crédit lyonnais au début des années 1990.

En 1991 le Lyonnais avait affiché un bénéfice de 3,2 milliards de francs (490 millions d'euros), avant de se résoudre à avouer une perte de 1,8 milliard de francs (275 millions d'euros) en 1992. Compte tenu de l'ampleur du trou final (une cinquantaine de milliards), les enquêteurs considéraient qu'il s'agissait de faux bilans.

Bien que le camouflage des pertes avant révélation de catastrophe soit un délit, il bénéficia de la mansuétude du parquet de Paris, qui requit un non-lieu en sa faveur.

En opposition aux réquisitions du parquet, le juge Courroye décida le 15 juillet 2002 de renvoyer en correctionnelle le gouverneur de la Banque de France.

Un rapport d'expertise vint en outre, ajouter des charges supplémentaires en décembre 2002.

Le 5 février 2003 le vice-procureur Jean-Pierre Bernard requit donc des peines allant de huit à dix-huit mois minimum d'emprisonnement avec sursis contre huit des prévenus renvoyés dans le procès des bilans truqués de la célèbre banque au lion.

Jean-Claude Trichet fut néanmoins relaxé le 18 juin 2003. C'est ainsi qu'il put succéder à Wim Duisenberg à la présidence de la Banque centrale européenne. Même si le juge d'instruction Philippe Courroye enquêtait toujours sur les comptes 1993 de la banque...

Surnommé «l'ayatollah du franc fort» le nouveau président de la BCE n'a pas déçu en employant un ton d'une dureté sans précédent dans l'histoire de l'euro, pour condamner, les tentatives des gouvernements de l'Union de vider de sa substance le pacte de stabilité et de croissance (PSC).

« I'M NOT a Frenchman »

« Ce n'est pas la première fois que, par vanité personnelle, de hauts fonctionnaires français accréditent par leur comportement linguistique l'idée selon laquelle l'anglais doit devenir inéluctablement la seule langue véhiculaire des institutions européennes », a protesté l'ancienne présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, dans un communiqué.

www.denistouret.net/constit/Trichet.html

Elle est pas belle, la vie ? Surprised
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 1 Juin - 21:24



Susan Philips : «Le non irlandais peut encore gagner»

Professeur de sciences politiques à l'Université de Dublin et militante du « non », Susan Philips constate, à deux semaines du référendum sur le traité de Lisbonne, que rien n'est joué et que les 25% d'indécis feront le scrutin.

Marianne2.fr : Comment les Irlandais ont-ils perçu le rejet du traité constitutionnel européen par les Français puis les Hollandais en 2005 ?
Susan Philips : Les Irlandais ont trouvé que les Français avaient été très maltraités et ils ont ressenti une grande solidarité envers eux ainsi qu'envers les Hollandais. Ils considèrent que, pour bien fonctionner, l'Union doit consulter les Européens quand des questions de citoyenneté ou de souveraineté sont en jeu. Comme c'est le cas pour le traité de Lisbonne.

Pour le nouveau Premier ministre, c'est le premier test électoral (NdR : Brian Cowen a été nommé le 7 mai). Il a donc tendance à en faire beaucoup trop et un certain sentiment de lassitude se fait sentir. Tous les grands partis, à part les républicains du Sinn Féin, font campagne pour le « oui » mais le Premier ministre a jugé que l'opposition n'en faisait pas assez et il l'a critiquée très violemment à la télévision, ce qui a suscité une vive émotion. [...]
Rien n'est joué et rien ne le sera totalement jusqu'au 12 juin.

www.marianne2.fr/Susan-Philips-Le-non-irlandais-peut-encore-gagner-_a87689.html

Marianne2.fr ou le QG de l'insurrection !

L'interview par Anna Borrel d'un Etienne Chouard presque résigné sur le traité de Lisbonne a déchaîné les passions : pourquoi abandonner cette bataille ? Ou bien, quitte à déserter ce terrain, autant en investir un autre ! Petit résumé de votre brainstorming révolutionnaire permanent.

«Résistance !», criez-vous en réaction à l'article consacré au blogueur anti-traité européen Etienne Chouard. L'affirmation que même un rejet irlandais du traité de Lisbonne le 12 juin prochain ne changerait rien à la donne du débat européen a mis les Mariannautes en rage : «CQFD, résume Donas, il ressort que nulle part le traité n'est soumis a approbation.» Vous n'avez pas de mot assez dur pour décrire les éventuels contournement de ce vote, reprenant celui de «viol de la démocratie», cher au spécialiste du TCE.

«Voter ne sert plus a rien, pour infléchir les choses rien ne vaut le lobbying !», assure Sergio. Sur ce point, vous vous retrouvez pour la plupart, plébiscitant les Mocries (Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen) suggérées par l'interviewé auxquelles vous ajoutez quelques autres suggestions : porter plainte devant la Cour européenne des droits de l'Homme, comme Le Glaude, créer une Assemblée nationale fantôme (Peretz), organiser les micro-résistances selon le modèle proposé par Michel Onfray comme le suggère Olivier Richard, etc. Tout un programme !

www.marianne2.fr/Marianne2-fr-ou-le-QG-de-l-insurrection-!_a87876.html
http://marianne2.fr/Etienne-Chouard-Si-l-Irlande-vote-non,-ca-ne-changera-rien-_a87686.html?voir_commentaire=oui#comments
www.lire.fr/enquete.asp/idC=49656/idR=200
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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 1 Juin - 21:31


José Barroso (REUTERS)

Le président de la Commission européenne serait impliqué dans les vols secrets de la CIA

Selon l’association britannique Reprieve, le gouvernement portugais aurait autorisé de très nombreux vols secrets de la CIA et participé au transfert de plus de 700 prisonniers illégaux vers le centre de torture de Guantanamo.

L’association publie une liste de 48 vols, entre 2002 et 2006, utilisant l’espace aérien portugais, ainsi que la liste des détenus par vol (tout au moins pour une trentaine de vols) et 8 témoignages d’anciens détenus (voir ci-dessous document joint).

La précision de ces informations permettra aux enquêteurs du Parlement européen et du Conseil de l’Europe de procéder à des vérifications. L’ampleur du trafic ainsi décrit est sans commune mesure avec ce que les mêmes enquêteurs avaient été en mesure d’établir jusqu’ici.

Ces pratiques contreviennent à la loi pénale portugaise et à la Convention européenne des Droits de l’homme. Le Portugal étant signataire du Traité de Rome de 1998, les responsables politiques impliqués sont susceptibles d’être jugés par la Cour pénale internationale.

Les autorités portugaises ont démenti avec véhémence les imputations de Retrieve. Trois Premiers ministres successifs sont mis en cause : José Manuel Durão Barroso, Pedro Santana Lopes et José Sócrates.

M. Barroso, qui avait donné le feu vert à l’invasion de l’Irak en organisant le sommet des Açores, est actuellement président de la Commission européenne.

01 02 2008
www.voltairenet.org/article154857.html


José Manuel Durão Barroso

Portugais né le 23 mars 1956, José Manuel Barroso est attaché au libéralisme économique. Il a été ministre des Affaires étrangères de 1991 à 1995, avant de parfaire sa formation à l'université de Georgetown aux États-Unis d'Amérique. Il se veut « modéré, réformateur et anti-étatiste ».

Il a notamment nommé conseiller spécial à la Commission Dusan Sidjanski, patron du Centre européen de la Culture, financé par le groupe Latsis de Spiro Latsis. Le groupe Latsis a été plusieurs fois avantagé par la commission, avant l'arrivée de Barroso, comme pour les financements européens en Grèce via la filiale EFG Eurobank et cinq autres contrats divers entre 1999 et 2004. Ce groupe est montré du doigt par certains parlementaires pour son manque de transparence en Grèce et dans les Balkans. Une motion de censure a été déposée en 2006 par 77 députés européens à propos des liens entre le président Barroso et ce groupe.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Manuel_Dur%C3%A3o_Barroso
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Orwelle




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MessageSujet: Re: L'Europe impopulaire   Dim 1 Juin - 23:15



National Missile Defence (NMD)
Un bouclier spatial US au coeur de l'Europe

Le gouvernement des Etats Unis ne peut contrôler la vie politique au coeur de l’Europe que grâce à l’acquiescement silencieux des gouvernements des pays européens. Ce silence complice et honteux autorise des troupes étrangères à intervenir en Europe contre la volonté des citoyens.

C'est ce qui se passe actuellement en République tchèque.

Les Etats Unis d’Amérique sont sur le point d’occuper militairement la République Tchèque. Il ne s’agit pas d’une invasion ou d’une guerre, mais de l’installation de bases militaires dans le cadre du projet américain NMD – son système de missile – avec l’accord d’un gouvernement corrompu, très proche des intérêts économiques américains.

Le projet NMD des Etats Unis est un projet très complexe qui implique la production d’armes nouvelles et l’installation de bases militaires américaines en différents points de la planète. Particulièrement en Europe, le premier pas est l’installation d’un système radar en république Tchèque et une base pour les missiles d’interception en Pologne.

Aux Etats-Unis, les militaires et de nombreuses firmes veulent la relance du programme de défense anti-missile NMD. Etant donné le poids financier de ces firmes dans la campagne électorale, ce système de défense est soutenu par de nombreux politiques. La communauté internationale, dans son ensemble y est opposée et tout le monde craint une relance de la course aux armements.

www.nenasili.cz/fr/

www.cbc.ca/news/background/us_missiledefence/

www.parti-humaniste-france.org/presentation/index.phtml

www.acro.eu.org/nmd.html


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La guerre des missiles
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L'Europe impopulaire

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