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Tiers état en triste état...

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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 17 Mai - 14:19



Europe et lutte contre les discriminations
Grâce à Xavier Bertrand on pourra continuer à discriminer femmes, vieux et homos

La commission Barroso a mis à l'étude un projet de directive contre les discriminations, dont l'objet est d'ouvrir les protections aujourd'hui réservées à la lutte contre le racisme aux autres discriminations, notamment celles liées à l'âge, à l'orientation sexuelle, au handicap ou aux croyances. Accès aux biens et aux services, accès à la santé, à la protection sociale, à l'éducation, au logement : sur tous ces champs d'application, José Manuel Barroso avait promis il y a quelques années une uniformisation par le haut du droit européen.

Or, avant même que le débat n'ait vraiment été lancé, Xavier Betrand, ministre du travail, s'est montré d'une extrême prudence, et a au contraire donné tous les signes qu'il se contenterait d'une directive au rabais.

Dernier épisode en date : en visite à Madrid et à Lisbonne le week-end dernier, le ministre a voulu dire la ferveur avec laquelle il était attaché à une Europe sociale. Pour illustrer son propos, il a cité les chantiers prioritaires de la France pour sa présidence, en évoquant une directive «sur l'interdiction des discriminations, certainement centrée sur les handicaps». En clair, Xavier Bertrand n'a pas envie de mener la bataille, et cède aux lobbies conservateurs qui veulent une directive la moins ouverte possible.

Malaise à l'Élysée, zappé et incapable de recadrer un ministre qui joue seul sa partition. Pourtant, pour les associations, la lutte contre l'homophobie était le seul engagement présidentiel de Nicolas Sarkozy vraiment intéressant : sur la scène européenne, la campagne électorale paraît subitement lointaine...

http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2008/05/europe-et-lutte.html
www.bakchich.info/article2821.html


Réfugiés de l’homophobie
Chassés par leur famille, de jeunes gays se retrouvent à la rue. A Montpellier, une structure, unique en France, leur offre un toit et une écoute.
www.liberation.fr/transversales/grandsangles/326146.FR.php
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 21 Juil - 1:05



En métropole 7,9 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2006

Donc 13,2 % des Français vivaient avec un niveau de vie inférieur à 880 euros par mois, contre un revenu médian de 1.470 euros par mois (17.600 euros par an), note l’Institut national de la statistique dans son rapport.

A titre de comparaison, au 1er janvier 2006, le plafond du revenu minimum d’insertion (RMI) pour une personne seule était de 433 euros par mois.

Environ 30% des familles monoparentales, essentiellement constituées d’une mère et de ses enfants, vivent dans la pauvreté. C’est dans les villes de plus de 20.000 habitants, hors agglomération parisienne, que le taux de pauvreté est le plus fort.

Les 10% les plus aisés bénéficiaient quant à eux d’au moins 33.190 euros par an (2.765 euros par mois), poursuit l’Institut national de la statistique. Pour cette catégorie, les impôts représentent 18,8% du revenu disponible, contre 20,3 % en 2005, cette baisse résultant pour l’essentiel de celle de l’impôt sur le revenu en 2006.

En termes d’âge, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population : 18.270 euros contre 21.620 euros. S’ils vivent seuls, ces jeunes forment des ménages à faibles revenus en raison de difficultés d’insertion sur le marché du travail ou de salaires moins élevés en début de carrière.

Le niveau de vie moyen des retraités était en 2006 de 21.540 euros par an, proche de celui des actifs, les retraites, inférieures aux salaires, étant compensées par les revenus du patrimoine.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69182
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 24 Juil - 7:33



Avantages en nature : pour l’Urssaf, l’aubaine était trop belle
Les salariés s’inquiètent de la volonté de taxer ces éléments de rémunération.

Prendre le train gratuitement quand on est cheminot, voler moins cher quand on travaille à Air France… privilège exorbitant ou juste remerciement de l’entreprise à son travailleur ? Une nouvelle vient de relancer ce vieux débat : les avantages en nature (la fourniture gratuite ou à tarif préférentiel de produits réalisés ou vendus par l’entreprise) que certaines sociétés offrent à leurs salariés devront désormais être soumis à des cotisations salariales et patronales. Les bénéficiaires devront les inscrire dans leur déclaration de revenus.

L’Urssaf joue la rigueur et ces avantages maison ne pouvaient pas échapper à toute contribution à la solidarité nationale.
Crispation parmi les salariés et leurs syndicats. La CGT se réunit aujourd’hui : «On ne va pas pouvoir couper à des mouvements de grève imminents unitaires et nationaux.» SUD aérien (minoritaire) a d’ores et déjà voté la grève pour demain.

L’affaire a rebondi cet automne. L’Urssaf effectue un contrôle chez Air France et rappelle la direction à l’ordre. [...] Il suffit alors d’une fuite dans la presse («Avantages en nature : la fin des privilèges», annonce le Figaro le 8 juillet), pour que le reste des grandes entreprises suivent. (...)

www.liberation.fr/actualite/economie_terre/340897.FR.php

Serge Dassault, patron du Figaro, le 29 novembre 2004 : "Les socialistes ont créé la décadence en France... par leur système où il ne faut pas travailler, où il n’y a pas de discipline, où il faut laisser faire n’importe quoi. Il ne faut pas de punition, il faut se marier avec n’importe qui... Enfin c’est n’importe quoi !

Moi je veux un président qui change l’état d’esprit des Français, et qui dise la vérité. Et qui fasse comme Mme Thatcher a fait, ou comme l’Espagnol a fait, qui a réussi à changer l’état d’esprit.

Il faut que le journal continue aussi à dire la vérité, à parler de ce qui se passe, à dire ce qu’il faudrait faire aux Français. C’est comme un médecin qui donne un médicament qui est mauvais, alors on ne le prend pas, on crève, bon. Eh bien il faut prendre le médicament."


www.acrimed.org/article1844.html

Et les stocks options, ce grand intello de Dassault et son Figaro ont-ils demandé qu'on les taxe ?

Dassault, le vrai visage de l'UMP
vidéo du 10 juillet 2008

“Aujourd’hui la grève est un cancer, aujourd’hui la grève n’a pas a être lieu." (sic)
Les Chinois dorment sur place dans les usines, les Français sont paresseux...
(Grève, travail, retraites, fonctionnaires, socialistes, etc.)
Plus quelques infos sur le triste sire.

http://cafecroissant.fr/2008/serge-dassault-dans-toute-sa-splendeur/
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 24 Juil - 13:54



"Modernité", "Rénovation", "Démocratie sociale" en novlangue de sarkozie

Temps de travail : l'accord d'entreprise prévaut sur la loi

Un accord d’entreprise, s’il est signé par des syndicats représentant 30 % au moins des salariés et sans qu’il y ait opposition de ceux qui représentent 50 % ou plus, pourra déroger à la loi.
La durée annuelle pourra atteindre 2 012 heures : 1 607 heures de durée légale et 405 heures supplémentaires.
L’autorisation de l’inspection du travail ne sera plus nécessaire pour effectuer des heures supplémentaires au-delà du contingent légal.
Pour les cadres, c’est seulement au-delà de 218 jours que s’applique la majoration obligatoire de 10 %.
Rien n’interdit à un accord d’entreprise ou de branche de fixer une durée du travail pour les cadres comprise entre 218 et 282 jours

www.liberation.fr/actualite/politiques/340922.FR.php


Temps de travail : les entreprises pourront dépasser le contingent d’heures sup’ sans accord
www.liberation.fr/actualite/politiques/340991.FR.php


Sanctions contre les chômeurs : le Parlement adopte la loi
Un chômeur sera radié des listes et son allocation suspendue s'il refuse deux «offres raisonnables» d’emploi. Après six mois de chômage, on ne pourra pas refuser une offre entraînant un temps de trajet, en transport en commun, égal ou inférieur à une heure.
www.liberation.fr/actualite/politiques/340938.FR.php


La LME adoptée : une loi qui «modernise» la précarité
Une loi votée en urgence, des députés harassés. La LME (loi de modernisation de l’Economie) a été définitivement adoptée hier par le Sénat...
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/340882.FR.php


Servitudes
Si le serf du latin servus, « esclave », est l’héritier médiéval du lien de clientèle antique, peut-on penser qu’il existe encore aujourd’hui ?
http://chantalserriere.blog.lemonde.fr/2007/09/23/la-solution-de-lenigme-voltaire-defend-les-derniers-serfs-de-france-ceux-du-jura-lies-par-la-mainmorte/
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 9 Aoû - 17:59


Photo BBC/Afp

Hautmont : la vie après la tempête

Bernard Dubek, 55 ans, l'intendant du lycée professionnel, lui aussi ravagé, est un des rares à garder le sens de la dérision. "J'ai tout perdu, mais je n'ai pas perdu la vie", se convainc-t-il. Un recul toutefois totalement hors d'atteinte pour les habitants les plus précaires de Hautmont : les "non-assurés".

Ceux comme Véronique Deneaux, 41 ans, divorcée, ouvrière intérimaire, mère de trois enfants et "surendettée à 44 %". Au mois de mai, contrainte d'avancer des frais médicaux importants pour son fils atteint d'une leucémie, elle a résilié son contrat d'assurance"400 euros qu'il fallait payer d'un coup".

www.lemonde.fr/societe/article/2008/08/08/hautmont-la-vie-apres-la-tempete_1081532_3224.html

Vidéos
www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20672



www.atheles.org/agone/punirlespauvres

www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=4740
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 26 Aoû - 16:54



Bourses d'études supprimées pour plus d'un millier de handicapés

Désormais, le handicap n'est plus un critère suffisant pour accéder à une bourse d'études. «Une aberration» dénoncée par les associations à la veille de la rentrée.

au printemps dernier, le ministère de l’Enseignement supérieur a revu en profondeur les conditions d’attribution. Résultat : dans les nouveaux dossiers de demande de bourse, seuls trois critères sont pris en compte : le revenu des parents, l’éloignement géographique et le nombre d’enfants à charge. Exit donc l’appréciation particulière du fait d’un handicap.

Désormais, les dossiers des étudiants handicapés seront traités comme les autres, sans distinction. «Sauf qu’en pratique, un jeune handicapé aura plus de difficultés pour trouver un job d’étudiant» souligne, indignée, Claire Ledu, assistante sociale de l’association Handisup, basée à Nantes.

Informées depuis le mois de mai de cette réforme, les associations du secteur ne comprennent pas la démarche du gouvernement. «Franchement, c’est aberrant. Sans cette bourse, certains étudiants vont se retrouver dans une situation très difficile. Surtout ceux qui ne bénéficient pas de l’Allocation aux adultes handicapés (attribuée en cas de taux d’incapacité permanent au moins égal à 80%)».

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 1.200 étudiants handicapés sont affectés par la refonte du calcul des bourses. Et en moyenne, cela équivaut pour chacun à une perte de 1.000 euros par an. [...]

Comme beaucoup d’associations, Handisup a commencé à lister les étudiants handicapés lésés par cette réforme. Une fois centralisé, ce registre sera présenté à la ministre Valérie Pécresse en espérant un revirement de sa part.

www.liberation.fr/actualite/societe/347484.FR.php
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 2 Sep - 7:11



RSA
Sarkozy : « mettre à contribution les revenus du capital »

Cette aventure du RSA tombe à point nommé pour nous rappeler que taxer les revenus du capital ne porte nullement en germe un quelconque changement de société : cela a longtemps été un cheval de bataille de la gauche réformiste et l’histoire a prouvé à plusieurs reprises que la droite libérale est parfois prête à sacrifier momentanément ses propres intérêts.

S’il est un objectif qu’une gauche digne de ce nom doit avoir, c’est celle d’une véritable libération de l’individu face au capital. Aujourd’hui, ce sont les entreprises qui choisissent leurs salariés et imposent leurs conditions, les impôts négatifs et le RSA ne changeant absolument rien à cela. Une véritable politique de changement social consiste au contraire à inciter les entreprises à embaucher à un point tel que toute personne qui cherche un emploi se trouve face à de nombreuses offres, à créer une situation dans laquelle le facteur de rareté soit désormais du côté des individus et non plus des emplois.

Utopique ? Imaginons que l’entreprise touche pour chaque emploi en équivalent temps plein un montant monétaire représentant une bonne partie du coût salarial. Finançons ces montants par un prélèvement sur la différence entre les ventes et les achats de chaque entreprise. En clair, une partie du coût salarial est prise en charge de façon collective par la totalité des entreprises. Supposons que l’offre d’emplois soit insuffisante (emplois de mauvaise qualité, persistance de chômage...). On relève alors la partie financée collectivement : chaque entreprise bénéficie de l’intégralité du travail d’un individu tout en ayant une part encore plus importante prise en charge par les autres entreprises. Les entreprises ont alors tout intérêt à embaucher, à rivaliser pour proposer des emplois attractifs.

Cette proposition économique existe : elle s’appelle la redistribution interentreprises (http://www.redistribution.fr). Grâce à celle-ci, une partie de la production globale d’un pays pourrait être dorénavant extraite des mécanismes marchands et répartie de façon strictement égalitaire entre les travailleurs. Ainsi, toute personne qui travaille a la garantie de recevoir un revenu décent, indépendamment de la valeur marchande de son travail. N’oublions jamais que le capital n’est que du travail mort, du travail cristallisé dans une production intermédiaire. En rémunérant de façon collective le travail, on réalise ainsi un financement mutualisé des investissements des entreprises, une collectivisation partielle mais néanmoins systématique des moyens de production. Voilà qui permettra de renouer tranquillement avec l’essence du socialisme, de libérer l’individu face au capital. (...)

Benoit BORRITS
Le RSA de Hirsch-Sarkozy ou quand la gauche oublie ses fondements...
29 août 2008
www.legrandsoir.info/spip.php?article7056


Commentaires

Je pense qu’il faut être plus radical dans le principe.
Une part du salaire (salaire de base) doit être versée par une caisse de l’Etat alimentée par les entreprises. Disons entre 1200 et 1500 euros ou plus si possible.
Les salaires de bases sont ainsi versés par l’Etat à tout travailleur qu’il soit en emploi ou bien en recherche d’emploi.
Chaque entreprise verse à l’Etat le montant total des salaires de base correspondant au nombre de personnes travaillant dans l’entreprise, et un salaire additionnel directement aux employés qu’elle souhaite mieux rénumérer.
Le salaire de base remplacerait tout un ensemble d’aides sociales aux plus démunis avec des modulations possibles dans des cas particuliers.
L’employé ne serait plus à la merci de l’employeur. Il pourrait choisir l’emploi où il est le mieux et le plus performant.
Pourquoipas

Il me semble l’auteur oublie un point important : il ne s’agit pas de taxer le capital, mais les revenu de celui-ci. Autrement dit, les plus touchés seront ceux qui ont un capital productif mais qui ne tombent pas sous la protection du bouclier fiscal. Autrement dit : les petits épargnants.
Les gros eux ne sont toujours pas atteints, NSNB protège toujours ses amis. Là où il réussit son coup, c’est en faisant croire qu’il prend une réforme de "gauche" digne d’un Besancenot, alors qu’il s’attaque une fois encore aux petits, aux sans grade. Une fois encore qui trinque ? les classes moyennes, ceux [avec] assez pour vivre et mettre "un peu de côté".
Paul du 59



RSA : un mauvais coup

Le Collectif-rto dénonce « l’ampleur du mensonge concernant le RSA » : « Ce dispositif est présenté comme la solution pour augmenter le revenu des travailleurs pauvres, alors qu'avec l’application du décret sur le train de vie, il va au contraire en exclure une partie de l’accès à un complément de salaire, mais aussi aux droits connexes afférents au statut de Rmiste ». Extraits. Voir l'analyse intégrale sur le site du collectif.

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/08/rsa-un-mauvais.html
www.collectif-rto.org/spip.php?article672

RSA : les effets pervers d'une réforme consensuelle
Malakine explore la face cachée du Revenu de solidarité active. Chacun salue l'aide apportée aux bénéficiaires de minima sociaux qui reprennent du travail. Mais le RSA fonctionnera en réalité comme un complément de salaire public aux travailleurs à temps partiel. Une manière d'en finir avec le SMIC ?
www.marianne2.fr/RSA-les-effets-pervers-d-une-reforme-consensuelle_a90616.html
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Orwelle




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MessageSujet: Enfants de pauvres = paquets-poste sans valeur ni destinataire   Jeu 11 Sep - 8:45


Ladybird, de Ken Loach, 1994 (Photo bordo2.canalblog.com)

Aude, Jamel et leurs bébés placés : le carnet rose vire au cauchemar
Justice. Des parents privés de façon contestée de leur fils de 15 mois et de leur nourrisson.

Elle garde les mains jointes, le regard triste et baissé. Il lève la tête, ravale sa douleur pour expliquer. Aude et Jamel, 35 et 36 ans, sont parents de deux très jeunes enfants (1). Basile, l’aîné, a 15 mois, et Laïla, sa petite sœur, vient de naître, le 16 juin. Leurs journées devraient être rythmées par le tourbillon épuisant et joyeux des biberons, couches et jeux. Au lieu de ça, les voilà seuls.

Evanouissement. Leurs bébés sont «quelque part dans le département». C’est la seule information qu’ils ont. L’aide sociale à l’enfance (ASE) des Hauts-de-Seine les a placés le 26 juin. Une décision «brutale et injustifiée», dit Karine Shebabo, leur avocate. Dans ce dossier, de nombreux acteurs administratifs contactés par Libération admettent que la séparation «n’aurait jamais dû avoir lieu». Et évoquent «un regrettable enchaînement ». «Si je ne m’étais pas évanouie, si mon mari n’était pas sorti faire les courses, les enfants seraient là», se culpabilise Aude. A regarder les photos de Basile, petit visage pointu au regard plein de vie, à lire son carnet de santé, qui retrace les premiers mois d’un enfant en forme et régulièrement suivi, on se demande ce que les parents peuvent avoir à se reprocher.

Mais eux devancent la question, habitués maintenant à se justifier. Aude est dépressive, elle a besoin de prendre un traitement. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte de Laïla, elle arrête les médicaments. «J’avais peur que cela fasse du mal au bébé.» Encore plus déprimée, elle ne fait pas suivre sa grossesse . Et se présente à la maternité de Neuilly, dans la nuit du 16 juin, sur le point d’accoucher, sans aucun dossier. «Ils étaient mécontents qu’on n’ait pas les papiers», dit Jamel, ce que confirme la maternité.

Entre le père et le personnel médical, les choses se passent mal. Jamel se braque aux questions qu’on lui pose sur leur vie. Il les trouve indiscrètes. Le lendemain de l’accouchement, Aude est dans un état de «grande faiblesse» psychologique et physique. Mais la psychiatre qui la soigne trouve qu’elle réagit «bien» au traitement donné, qu’elle se retape vite. D’autres membres du personnel médical sont plus inquiets. Lorsqu’elle quitte la maternité, le 25 juin, ils alertent l’ASE.

Le lendemain, jeudi 26 juin, une éducatrice de l’ASE et une puéricultrice de la Protection maternelle infantile (PMI) se rendent au domicile. Jamel est sorti faire les courses, Aude et les enfants dorment. Sonnée par les médicaments, elle a du mal à répondre aux questions. Les visiteurs trouvent que l’appartement est «sale», et s’inquiètent de l’état de la mère. Ils reviennent une heure plus tard avec des policiers. Choquée, Aude s’évanouit. Les pompiers l’emmènent aux urgences d’un hôpital voisin, d’où on la laisse repartir peu de temps après. Mais trop tard. Jamel est injoignable. Le parquet des mineurs de Nanterre décide d’un placement provisoire des bébés.

«Doudous». La mesure aurait pu ne durer que quelques heures. Mais la juge des enfants est en vacances, l’audience pour décider du sort de Basile et Laïla est repoussée au 10 juillet. Certes, il y a bien une deuxième juge pour traiter des «urgences». Elle considère visiblement que ce n’en est pas une. A la demande de l’avocate, elle accorde toutefois un droit de visite de deux heures tous les jours aux parents. Il ne sera pas respecté par l’ASE. Depuis neuf jours de séparation, les parents n’ont pu voir leurs enfants que deux fois une heure. «On a apporté leurs doudous, leurs biberons, leurs vêtements, et une écharpe avec le parfum d’Aude, explique Jamel au bord des larmes. Les gens de l’ASE nous ont dit que c’était bien.» Jointe par téléphone, l’ASE des Hauts-de-Seine explique qu’elle n’a «pas les moyens» de respecter le droit de visite de deux heures par jour. Et justifie le placement en expliquant avoir détecté un «danger imminent» pour les enfants.

La psychiatre qui a suivi Aude à la maternité ne semble pas de cet avis. Certes, elle pense que la famille a besoin d’aide, une assistance éducative pour les enfants et un suivi médical pour leur mère. Mais elle atteste dans un certificat que Aude est tout à fait «apte à s’occuper de ses deux enfants au domicile», et que le placement est «disproportionné». «Quand on a vu Basile, on a essayé de lui expliquer ce qui se passait, raconte Aude. On lui a surtout dit qu’on ne l’abandonnerait jamais.»

(1) Les prénoms ont été modifiés.

ONDINE MILLOT
www.liberation.fr/actualite/societe/337118.FR.php
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 25 Sep - 10:26



«Le RSA, ça vous remet dans le bain»
Précarité. Rencontre avec des allocataires dans le Nord, département pilote du dispositif.

[...] «Infos». Pas de loyer pour Stéphane, 34 ans, formé en soudure au centre de formation professionnelle d’Hautmont. «Une certification pour travailler dans le nucléaire.» Depuis qu’il a 16 ans, jamais de contrat de plus de dix-huit mois. Pour l’instant, son RMI et sa formation, rémunérée, se cumulent, 800 euros, mais ça ne dure que trois mois. Après, le RSA prend le relais. Sur sa feuille de la CAF, il a remarqué qu’il touchait déjà 33 euros au titre du RSA.

Jérôme aussi est pour. Mais il est inquiet. Il vient de terminer un contrat de six mois chez Maubeuge Construction Automobile. Il travaille là par à-coups depuis 1998. Ancien RMiste, il a eu 200 euros de RSA plus 1 200 de salaire. Problème : les 3 000 euros d’indemnités de fin de mission et de congés payés l’empêchent de toucher le RMI, à présent qu’il est à nouveau chômeur. En plus, il n’a pas travaillé assez d’heures, à quelques heures près, pour toucher le chômage. «Je dépasse le barème. Et si je retrouve du travail, je ne sais pas si j’aurai droit, cette fois, au RSA.» Ce qui l’angoisse le plus, c’est que «dans l’automobile, en ce moment, ça n’a pas l’air d’aller fort».

«Intérim permanent». C’est une des limites du système, censé sortir les gens de la pauvreté, cet effet de yo-yo entre deux contrats, surtout à Maubeuge, où le chômage est à 20 % et où l’emploi industriel a fondu. «Le RSA peut tirer vers le haut certaines personnes. Mais pour les mettre au boulot, il faut de l’offre», insiste Thierry Herbet, directeur de la maison de l’emploi du Nord-Avesnois. Il s’explique : «Nous devons mieux travailler avec les entreprises, aller à leur contact.» C’est en théorie un des points forts du RSA, le suivi. Dans le Nord, seuls 55 à 60 % des 72 000 RMistes ont un référent. Le bilan chiffré est pour l’instant inconnu, assurent les services du conseil général, à majorité de gauche.

Rémi Pauvros, maire (PS) de Maubeuge, chargé de l’insertion au département, craint qu’on favorise un «intérim permanent». Il pointe le risque de recréer une catégorie d’exclus en France. «En gros, il y aurait les bons et les autres : ceux qui auront droit au RSA et les autres, les bénéficiaires du "revenu général minimum". Or, nous pensons que tout le monde a la capacité de retourner à l’emploi. La finalité, c’est de trouver de la dignité pour tout le monde.»

HAYDÉE SABÉRAN
www.liberation.fr/actualite/societe/354259.FR.php

Réactions

N'importe quoi
Le travail qui rend digne, ça depend de quel travail; vendre des '4/4', des canons ou être prof ou infirmièr(e), c'est pas tout à fait la même chose. Ne pas oublier de s'interroger sur la valeur de celui-ci, même s 'il rend libre ... En plus, si celui-ci ne permet plus de vivre avec, c'est pas la peine non plus... Travailler pour des cacahouettes, au RSA ou au Smic, c est trop bien, et en plus, faudrait dire merci... Donc, non, la finalité, c'est pas de trouver de la dignité, c'est de pouvoir faire en sorte que tout le monde ait une vie douce avec un niveau de vie satisfaisant. Marre de la charité et de la bien-pensance. Au passage, les RSAstes seront de toute façon bientôt cocus, enfin, doublement cocus quand ils devront payer leur taxe d'habitation, leur redevance (ils ont qu'à jeter leur télé, remarque) et une partie de leur prime pour l'emploi.
Jeff Buckler

Ah
Voilà le nouveau smic pauvre ! en gros on paie avec nos impôts les salaires que nos patrons ne veulent plus nous donner. Qui est le vrai gagnant ?? le patron.
Un salarié discount, voilà ce qu'est le RSA tant aimé par Libé et toute une fausse gauche libérale ! Pardon, j'ai toujours en tête les classes sociales qui bien sûr ont disparu de Libé et de France par magie !

Dans le bain peut-être
Mais ça ne lave pas l'affront fait aux exclus !

@Jeff Buckler
Vous oubliez qu'ils perdront aussi leur CMU et qu'ils ne pourront plus se faire soigner, à moins de contracter une mutuelle; mais je doute que leurs petits salaires d'esclaves postmodernes le leur autorise. M. Hirsch peut jouer les héros ! Que voilà un outil de relance de l'économie qui promet d'être efficace et bienfaiteur ! Ajouter de la misère à la misère reste le pilier de l'insertion à la française. Sauf que là, on y ajoute une nuance de "marche ou crève". On ne leur laisse plus le choix, à nos pauvres "z'assistés". La prochaine étape sera sans doule les camps de travail.
Cassandra

Comment c'est possible ?
Comment peut-on s'en trouver là aujourd'hui, après les leçons du 19ème siècle de Dickens et les deux grandes boucheries du 20ème ? Comment on peut se contenter de survivre dans un pays incroyablement riche, dans un monde de plus en plus riche ? Comment ces gens peuvent-ils accepter d'être manipulés et exploités ?
Nicks
Jeudi 25 Septembre 2008 - 09:23


La fashion week de Carla Bruni à New York
Au cours de la visite officielle de son époux, la première dame de France a joué les "dadames" en s'affichant en permanence en "total look" Dior.
http://next.liberation.fr/article/la-fashion-week-de-carla-bruni-new-york
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Tiers état en triste état...

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