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Les transfuges avec papiers

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Orwelle




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MessageSujet: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Avr - 20:56



Ouverture. Christiane Taubira a accepté une mission sur les accords de partenariats économiques.

www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/22/christiane-taubira-chargee-d-une-mission-sur-les-accords-de-partenariats-economiques_1037182_823448.html#ens_id=1037184

Elle rejoint les rangs des adversaires politiques débauchés par Sarkozy. Ceux qui, pour un portefeuille, se sont mis dans les petits papiers du marionnettiste en chef.

A gauche, on avait déjà

- le jaune :
Eric Besson, qui a créé Les Progressistes

- le rose passé :
Bernard Kouchner,
Jean-Marie Bockel, à la tête de Gauche moderne
Jean-Pierre Jouyet,
Martin Hirsch, ou encore
Fadela Amara. Et aussi
Dominique Strauss-Kahn, candidat sarkozien de la France au FMI,
Jack Lang, vice-président du Comité de réflexion sur la réforme des institutions,
Jacques Attali, sa commission et son rapport sur « les freins à la croissance ».

- le rose fâné :
Claude Allègre
Michel Charasse

A droite, on trouve maintenant

l'orange fade

de l'ex-UDF devenue Nouveau Centre pour :
Hervé Morin
André Santini
Jean-Pierre Abelin, Bernard Bosson, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Valérie Létard, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, François Sauvadet, Rodolphe Thomas et Francis Vercamer.
et bientôt, Jean Arthuis ?




Ouverture : Sarkozy lâche le morceau

Désireux de rassurer ceux qui, dans son camp, émettent quelques réserves au sujet de l’ouverture, le président de la République a révélé, à ceux qui ne l’avaient pas compris, qu’il s’agissait en réalité d’un calcul politique pour enfoncer le PS.
jeudi 19 juillet 2007
http://frederic-waringuez.lejdd.fr/2007/07/19/4-ouverture-sarkozy-lache-le-morceau
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Orwelle




Inscrit le : 04 Mar 2008
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Ven 25 Avr - 15:00


image mcwp.net

Non, l'éléphant rose n'aime pas bouger ! Il est paresseux et en plus, il est sourd.
Pierre Larrouturou a pu le constater.
Il y a peu, il a réussi à obtenir des milliers de signatures au bas de sa pétition "Pour que le PS se mette au travail". (1)
"Avec un ancien premier ministre, dix-huit parlementaires, bon nombre d'élus locaux et plus de six mille militants issus de toutes les tendances du parti, nous demandons que l'ensemble des forces de gauche se mette au travail. Sans tarder. "Pour de vrai". A plein temps." (2)
Mais l'éléphant rose est sournois et il préfère rester aveugle. Récit.

" Lettre ouverte

à tous ceux et celles qui veulent que le PS se mette au travail…


Je reviens vers vous pour vous donner des nouvelles de notre pétition.

Rappel des épisodes précédents :

1 > nous devions déposer notre pétition le 25 mars. François Hollande nous a interdit de monter à la tribune du Conseil National mais a promis que nous pourrions la déposer au Bureau National du 1er avril et que, avant ce B.N., il recevrait quelques uns des premiers signataires pour que nous puissions parler avec lui de notre demande.

2 > le 1er avril, trois heures avant le Bureau National, nous arrivons enfin à joindre le Directeur de Cabinet de F. Hollande. Stéphane Le Foll commence par dire que nous sommes des inconscients et qu’il est impossible d’organiser une Convention sociale et une Convention européenne d’ici l’été. Au bout de 10 minutes d’un dialogue musclé, il conclut qu’on pourrait peut-être organiser une grande Convention (celle sur les questions sociales).

Il est acté avec Stéphane Le Foll que notre pétition sera donnée le soir même à tous les membres du Bureau National et que Claudy Lebreton et Patrick Bloche (qui sont signataires et membres du BN) auront un moment pour en parler. La décision sera mise "en délibéré" jusqu’au BN du 8 avril, date à laquelle j’aurai un moment à mon tour pour argumenter devant les membres du BN.

Il est acquis que nous pourrons rencontrer François Hollande avant le 8, pour parler avec lui du fond de notre demande. "On fixe le rendez-vous demain. Tu nous appelles demain et on fixe le rendez-vous !" me dit Le Foll en concluant l’entretien.

3 > Le 2 avril, nous apprenons que le texte de la pétition n’a pas été donné aux membres du BN.

4 > Malgré de nombreux appels, nous n’arrivons à joindre ni F. Hollande ni S. Le Foll entre le 1er et le 8 avril. Il faudra un jour reparler du cumul des mandats : Le Foll est payé pour garder la maison quand le patron n’est pas là. Mais, en plus d’être Directeur de cabinet à Paris, il est élu municipal au Mans et Député européen à Bruxelles et Strasbourg… Cela ne facilite pas les contacts et laisse peu de temps pour la réflexion !

A la demande de son assistante, nous envoyons par mail les 6.123 premières signatures de militants PS (les seules qui semblent intéresser la direction…) et obtenons un mail « Bien reçu » mais aucune proposition de rencontre.

5 > Le mardi 8 en fin d’après midi, pensant que Claudy LeBreton, Patrick Bloche et moi pourrons déposer et défendre notre pétition, je me rends à Solférino sans avoir pu joindre ni Le Foll ni Hollande. "Il a eu ton message et il a ton numéro de portable" me répondent imperturbablement leurs assistantes quand j’essaye à 6 reprises dans la journée du 8 de leur parler. N’était-il pas "promis" depuis le 25 mars que nous pouvions nous parler et que nous pouvions déposer notre pétition ?

6 > J’arrive à Solférino et demande à voir le Foll avant que le Bureau National ne commence (François Hollande est à l’Assemblée). Il ne répond pas à ma demande. Quand je fais mine de m’engager dans le couloir qui mène au BN, un homme de la sécurité me demande de revenir à l’accueil sur un ton peu amène. J’arrive à coincer Le Foll, qui m’explique en termes peu châtiés que nous lui cassons les pieds (par écrit, mieux vaut ne pas répéter les termes exacts). "Vous voulez foutre en l’air le calendrier décidé par le Conseil National" dit-il. Je lui explique qu’il ne s’agit pas de foutre en l’air quoi que ce soit mais seulement d’utiliser au mieux les 2 mois qui restent avant les grandes vacances : si nous nous mettions sereinement au travail pendant ces 2 mois, nous pourrions avoir un Congrès bien moins violent et bien plus intéressant…

De deux choses l’une : soit ce travail aboutira à un consensus (ce sera alors notre nouveau projet social), soit il n’y aura pas de consensus et c’est le Congrès qui tranchera entre plusieurs stratégies possibles. Mais, si nous commençons par ce travail de fond, le Congrès sera moins violent et sera l’occasion de construire un projet très concret.


J’ai le malheur de rappeler à Le Foll qu’en 2003, déjà, ils nous avaient traité de "casse-couilles" quand, avec quelques amis, on leur avait dit qu’il y aurait un référendum et que le Non allait gagner si on ne faisait pas le maximum pour obtenir un Traité social (à l’époque, toute l’équipe de Soférino était convaincue qu’il n’y aurait pas de référendum et que c’est l’UMP qui allait éclater au moment de la ratification parlementaire du Traité…). Ce rappel a le don d’énerver Stéphane : "Bien sur. Bien sur. Et c’est grâce à vous aussi qu’on a gagné les municipales !" me dit-il, assez énervé. Visiblement, à force de le répéter, Solférino commence à croire vraiment que c’est François Hollande qui a gagné les municipales. Il faudra un jour qu’on leur parle du travail réalisé par les élus et les militants de terrain, et de l’effet repoussoir qu’a eu Sarkozy. Mais, mardi, je n’ai pas voulu m’avancer sur ce terrain.


7 > Comme l’homme de la sécurité a appelé un de ses copains, plus balèze, et que le scandale n’est pas une façon de convaincre, je n’ai pas tenté d’aller au Bureau National. Quand j’ai quitté Solférino, Le Foll m’a dit qu’il allait donner notre texte à tous les membres du BN (ce qu’il n’a pas fait).

Je suis sorti de Solférino absolument furieux. C’est quand même ahurissant dans un parti qui se veut démocratique, qu’on ne puisse même pas déposer une pétition signée par plusieurs milliers de citoyens et bon nombre de parlementaires. Voir un parti aussi verrouillé m’a vraiment mis hors de moi.

Sur le fond, ce refus du débat me semble dramatique. Sarkozy et Fillon ont relancé leurs réformes. Santé, code du travail, retraites, éducation… Sur tous ces sujets, nous allons évidemment nous opposer aux réformes engagées par la droite, mais nous serions 1000 fois plus convaincants si nous pouvions dessiner une alternative ! Pourquoi ne pas le faire ?

* * * *

L’image que donne le PS recommence à être catastrophique (Cf « Les reconstructeurs socialistes bâtisseurs de dissensions » dans Libération de ce samedi www.liberation.fr/actualite/politiques/320801.FR.php )

Depuis le 21 avril 2002, le PS a tenu deux Congrès "classiques". Nous avons passé des heures à écouter des grandes déclarations générales qui n’ont permis aucune clarification, aucun progrès réel. Au lieu de reprendre les mêmes méthodes, avec les mêmes acteurs, dans le même huis clos, pourquoi ne pas innover ? Pourquoi ne pas nous mettre vraiment au travail, en nous ouvrant à tous ceux et celles qui veulent travailler avec nous ? [...]

Pour info, j’étais lundi l’invité du NouvelObs.com ( http://forums.nouvelobs.com/1348/Pierre_Larrouturou.html ) et mardi, avant d’aller à Solférino, j’ai rencontré à nouveau l’équipe qui anime Les Inrockuptibles. Visiblement, à lire son blog, l’un des journalistes des Inrocks apprécie notre façon de faire :

« Déjeuner avec Pierre Larrouturou. Vous avez peut-être lu son entretien dans Les Inrocks du 25 mars, ou alors ses bouquins. Larrouturou, c'est cet économiste qui militait pour la semaine de quatre jours, qui croit fermement qu'une vraie politique de gauche est possible dans le contexte global actuel.

Gai, souriant, parlant à toute berzingue, sortant de sa manche chiffres et graphiques toutes les deux minutes à l'appui de ses idées, Larrouturou donne la pêche.

C'est à lui tout seul un jacuzzi, un energizer, un rail de coke, une capsule de viagra : après deux heures avec lui, on redevient optimiste. On aimerait que son énergie, sa croyance dans les dossiers de fond atteignent l'air raréfié de la rue de Solférino, mais ça, c'est pas gagné. »


C’est la première fois que je me fais traiter de "Rail de Coke". Je n’ai jamais été très porté sur ce genre de complément alimentaire, mais c’est vrai que Solférino aurait besoin d’un truc un peu fort !

[...] N’hésitez pas à nous envoyer toutes vos propositions pour réveiller Solférino !

Pierre Larrouturou

14 avril 2008

(1) www.nouvellegauche.fr/

(2) www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/23/socialistes-au-travail-par-pierre-larrouturou-jean-patrick-gille-et-pierre-yves-collombat_1037450_3232.html?xtor=RSS-823353
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Jeu 1 Mai - 1:02


© Masioni

Eric Besson hué dans l'hémicycle par les députés PS

"Traitre", "félon", "Ganelon"... Ces invectives ont été lancées, mercredi 30 avril à l'Assemblée nationale, par les députés PS à l'adresse d'Eric Besson. Cet ancien socialiste devenu secrétaire d'Etat à la Prospective a été vivement chahuté lors de la séance des questions au gouvernement sur son projet France 2025. Dès qu'il a pris la parole pour répondre à une question du député UMP Gérard Millet, Eric Besson s'est fait malmener et le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a dû intervenir à plusieurs reprises pour tenter, en vain, de ramener le calme.

La bronca des élus de gauche a redoublé lorsqu'Eric Besson a cité une formule de Tony Blair : "la mondialisation est une chance pour les pays en mouvement, un risque pour les pays immobiles".
Des "traître", "félon", "Ganelon", "à la soupe", "à la gamelle" ont été scandés au milieu des huées. bom
Le secrétaire d'Etat s'en est alors pris au premier secrétaire du PS, François Hollande, accusé d'avoir "demandé aux députés socialistes de réagir" contre lui.

"On n'a pas de leçons à recevoir d'un traître"

De nombreux élus PS ont alors quitté l'hémicycle, faisant du bras un geste de dégoût, comme Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe, ou encore Christian Paul, qui s'est approché du banc du gouvernement pour lancer au ministre : "on n'a pas de leçons à recevoir d'un traître".

www.lepost.fr/article/2008/04/30/1187816_eric-besson-hue-dans-l-hemicycle-par-les-deputes-ps.html


La gauche Kärcher

Le sarkozysme est un mouvement politique de gauche. Si, si. Les charters pour les sans-papiers, le kärcher pour la racaille des banlieues, le caractère génétique de la pédophilie, de l’homosexualité et de la délinquance : tout ça est représentatif d’une pensée de gauche et on n’en savait rien. Un grand merci donc à des courageux « sarkozystes de gauche » qui nous éclairent.

Eric Besson, le traître du Parti socialiste, avait ouvert la voie. Traître, lui ? « Je suis toujours de gauche », a-t-il riposté. Michel Charasse ? « Je suis un républicain ». Georges-Marc Benamou, le cultureux toujours à la recherche de fonds pour des projets grandioses ? « Vous pouvez écrire que je suis toujours de gauche ». Max Gallo ? « Je suis de gauche et républicain ». Stéphane Richard, le multimillionnaire de l’immobilier passé par Veolia avant de devenir directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo à Bercy ? « Je suis un Sarkozyste de gauche ». Martin Hirsch ? Pareil. [...]

www.bakchich.info/article1250.html


Campagne électorale : la permanence d'Eric Besson saccagée
http://lelaboratoire.over-blog.com/article-17164337-6.html


Mais la traîtrise est payante

Les « traîtres » de listes du PS passés à l'UMP- notamment via la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel et, dans une moindre mesure, les Progressistes d'Eric Besson - n'ont pas payé leur forfaiture dans les urnes. Au contraire. Ainsi, le secrétaire d'Etat à la Prospective Eric Besson a-t-il été réélu dès le premier tour à Donzère (Drôme) en dépit de la campagne sanglante qui a agité la petite ville (4 800 habitants) ces dernières semaines : les murs de ce bourg habituellement tranquille s'étaient, en quelques jours, couverts de tags d'insultes pour le maire sortant. Le secrétaire d'Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel, élu maire de Mulhouse en 2001 sur une liste socialiste, est en ballottage favorable avec 40,35% des voix contre 32,34% pour son adversaire socialiste. A Pau, le sortant Yves Urieta a recueilli 28% des suffrages, soit plus que le RPR en 2001 (25,39%).

www.marianne2.fr/L-ouverture-a-marche,-mais-elle-n-a-plus-d-avenir_a84636.html
http://patrickdestampa.over-blog.org/article-2880067.html




Yves Urieta

Au PS depuis 1966, Yves Urieta a été élu maire de Pau par le conseil municipal le mardi 30 mai 2006. Il rencontre secrètement Nicolas Sarkozy à l'Elysée le mercredi 3 octobre 2007. Désavoué par sa section locale, il se rapproche alors du mouvement Gauche moderne, animé par le secrétaire d'État Jean-Marie Bockel. Il est exclu du PS le 15 décembre 2007. Le 9 janvier 2008, l'UMP annonce officiellement son soutien à la liste d'Yves Urieta.

Sa vie, son oeuvre

Tout commence quand le petit Yves prend conscience que la nature l'a doté de dons uniques. Touché par la grâce, il peut par sa seule pensée procéder à la transmutation des vestes. Une prouesse qui lui permettra de se tirer de plus d'une situation délicate. Il est remarqué par la Confrérie Nationale des Transmutants de Vestes, et entame une carrière brillante au sein de cette noble et ancestrale institution.

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Yves_Urieta cyclops
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Urieta
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Ven 23 Mai - 21:38



Le Parti Socialiste est-il de gauche ?

17 députés du Parti Socialiste viennent de déclarer qu’ils voteront OUI à la révision de la Constitution française

Il s'agit de Patricia Adam, députée du Finistère ; Patrick Bloche, député de Paris ; Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris ; Christophe Caresche, député de Paris ; René Dosière, député de l’Aisne ; Paul Giacobbi, député de Haute-Corse ; Guillaume Garot, député de la Mayenne ; Jean-Patrick Gille, député d’Indre-et-Loire ; Gaëtan Gorce, député de la Nièvre ; Danièle Hoffman-Rispal, députée de Paris ; Jean-Marie Le Guen, député de Paris ; Armand Jung, député du Bas-Rhin ; Sandrine Mazetier, députée de Paris ; Didier Migaud, député de l’Isère ; Dominique Raimbourg, député de Loire-Atlantique ; Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère ; Manuel Valls, député de l’Essonne. [Manuel Valls, social-libéral décomplexé]

Sur ces 17 députés du Parti Socialiste, 16 avaient déjà voté OUI au traité de Lisbonne le 7 février 2008 : www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp

Bertrand Delanoë publie un livre dans lequel il se déclare " libéral "

Il chante désormais les louanges de la flexibilité et des méthodes de management venues du privé. Il dénonce la «complexité affreuse» du droit social français et ose même affirmer que l'impôt sur la fortune, cause majeure d'expatriation fiscale, est «très mal fichu».

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article66496
www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&article=232471


Extraits

« Sans opposition, le régime n'a plus d'amarres. Sa dérive a commencé »

En apportant leur caution à Nicolas Sarkozy, les ministres issus de la gauche accentuent « la dérive néoconservatrice du pouvoir » expliquent les historiens Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud. Auteurs d'un texte virulent et alarmiste sur leur blog, «Sur quoi ouvre l'ouverture », ils analysent le « mutisme » du PS.

Pierre Cornu est maître de conférences à l'université Blaise Pascal Clermont 2 et Jean-Luc Mayaud professeur d'histoire à l'universite de Lyon 2, dont il dirige le Laboratoire d'études rurales. Ils publient le mois prochain « Au nom de la terre » un essai sur l'agrarisme aux éditions de la boutique de l'histoire.

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/10/sans-opposition.html




Impensé, impensable

Extraits

plusieurs individus, investis de responsabilités dans des institutions politiques ou associatives régies par des orientations éthiques et culturelles héritées de ces mêmes Lumières, et dotés personnellement d’un capital de notoriété directement relié à la sacralité historiquement construite de ces dernières, ont fait l’expérience d’une désirabilité supérieure de la transgression sur l’obéissance, du reniement sur le respect des engagements et des valeurs héritées, et donc du « passage à l’ennemi » (qui plus est essentialisé comme tel durant la campagne) sur l’acceptation vertueuse et sacrificielle des conséquences individuelles d’une défaite collective, celle de la gauche aux élections du printemps 2007.

ce ne sont pas là les éléments décisifs. L’essentiel, encore une fois, réside dans le contexte singulier de ce début de siècle. Celui, dans l’apparente permanence des choses dans l’ordre matériel – cause de la cécité des forces sociales, et notamment des syndicats –, d’une révolution invisible et indolore de l’ordre symbolique, ayant d’un côté obstrué les sources de la mémoire vive et la force d’inhibition des valeurs morales et sociales héritées ; et de l’autre, celui du devenir, creusé un abîme redoutable sur le chemin du pays. Un abîme que le nouveau pouvoir, en proie au vertige, s’efforce désespérément de masquer (et peut-être de se masquer à lui-même) par un discours obsessionnel de la continuité historique et de la fidélité à une essence de la nation fantasmée ; un abîme, surtout, que les figures fantomatiques de la gauche humaniste – Jaurès, Blum, Môquet, etc. –, médiatiquement ressuscitées et, grâce à la caution morale apportée par les ministres d’ « ouverture », mêlées à la troupe bien vivante des acteurs de la révolution post-humaniste, sont symboliquement chargées de conjurer. Danse macabre inversée, où les morts sont censés guider les vivants vers des lendemains qui chantent…

Ainsi, les « hommes de gauche » ralliés au nouveau pouvoir, lointains successeurs des révolutionnaires du 18e et du 19e siècles (si indignes fussent-ils), seraient les dépositaires d’un talisman les protégeant, eux et ceux qui leur tiendraient la main, d’un effondrement moral dans le vertige post-moderne de la toute-puissance financière, technologique, policière et communicationnelle. Avec le calcul, bien entendu, que cette caution apportée notamment par des icônes de la « gauche morale » entraînera derrière elles non pas toute la société – il y a d’autres outils de communication pour discipliner les masses – mais à tout le moins la fraction politiquement et idéologiquement consciente de l’appareil bureaucratique – travailleurs sociaux, enseignants, policiers, fonctionnaires des douanes et des impôts, etc. En effet, ces derniers auraient risqué d’enrayer, par leur résistance éthique à une politique de gestion du corps social et des flux migratoires par la peur, la contrainte et les bio et techno-sciences (pour lesquelles le président montre une fascination inquiétante), la dynamique d’une contre-révolution néoconservatrice par le haut.

c’est bien cette modification radicale du champ des possibles , permise par la babélisation du discours des Lumières, la trahison des héritiers de l’humanisme social et l’effacement de la logique dialectique du jeu démocratique qui, non pas encore dans les faits mais déjà dans l’ordre symbolique, ouvre sur la résurgence d’un darwinisme social désinhibé et doté d’instruments de violence incomparablement plus puissants que ceux de la première moitié du 20e siècle. En capacité, bientôt, de réaliser, au profit d’une étroite élite de gagnants de la compétition libérale.

lorsque l’on constate, chez les intellectuels et les élites investies de responsabilité, une obsession de la « mémoire » et de la « fidélité », une évocation réitérée de grandes figures morales et eschatologiques, et un souci névrotique de la légitimité, on peut à bon droit penser qu’un processus de construction d’une illusion collective est en cours, visant à résoudre, par l'effacement de la rationalité et des fonctions réflexives du jeu politique, les conflits cognitifs liés à la nécessité d’accomplir ou de laisser s’accomplir des événements incompatibles avec le système de valeurs d’une société démocratique universaliste. Écouter Mozart ne sauve pas de la barbarie. La vérité est que cela aide parfois à la pratiquer ou à ne pas entendre les cris de ceux sur qui elle s’abat. L’histoire est science du contexte : celui de ce début de 21e siècle ne laisse pas de doute sur la violence latente des rapports économiques et stratégiques à l’échelle mondiale, et le décalage béant de l’éthique proclamée des gouvernements occidentaux et du nouvel ethos géo et technopolitique auquel ils apprennent à se conformer.

les verrous ont déjà sauté : nous sommes parés à acquiescer au pire. Ce que la guerre d’Espagne et ses atrocités avaient signifié pour une génération, la guerre d’Irak le fait pour nous. Mais sur un mode entièrement négatif, miroir inversé de l’optimisme historique des militants de l’antifascisme. Il n’y a, en effet, plus de « brigades internationales » possibles (défendre qui et quoi, contre quoi et qui dans ce maelström de haines ?) : seulement une résignation passive et peureuse face à l’anomie, et des leurres culturels et moraux pour supporter l’insupportable – et éventuellement, l’utiliser à notre avantage.

Encore une fois, il y a là quelque chose d’inouï – tout comme est inouï l’enchantement grâce auquel personne ne s’alarme du basculement complet du système politico-moral par lequel les conduites des uns et des autres et les choix politiques majeurs étaient jusqu’à ce jour étalonnés et, éventuellement, socialement et électoralement censurés. L’horizon du progrès humain s’est effondré, le soleil se lève désormais à l’ouest, et personne n’y trouve à redire. L’historien qui n’a pas brûlé ses archives, lui, sait au moins qu’il s’est passé quelque chose. Et que ce quelque chose, la mer fût-elle calme et le ciel serein dans nos parages, n’en laisse pas moins présager de funestes tempêtes.

Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud, historiens
2007
http://lampe-tempete.blog.lemonde.fr/ete-2007-sur-quoi-ouvre-louverture
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Dim 8 Juin - 19:15


La troupe entonne « La Marseillaise » devant des Français habitant au Liban

Récupération politique
Tous les chefs de partis ont accompagné Sarkozy à Beyrouth

François Hollande (PS), François Bayrou (Modem), le trio UMP — Patrick Devedjian, Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé —, Marie-Georges Buffet (PCF), ainsi que la verte Cécile Duflot et le radical Jean-Michel Baylet ont été conviés par le chef de l’Etat à se joindre à lui pour apporter le soutien de la France au nouveau président libanais, Michel Sleimane. Une première. Rolling Eyes

Plus tard, à la majestueuse résidence des Pins où Nicolas Sarkozy s’adresse à la communauté française du Liban, tout l’aréopage des chefs de parti l’encadre pour son discours. Le chef de l’Etat jubile et en rajoute. Le voilà rassembleur au centre du jeu avec des allures de père de la nation.

07 06 2008
www.liberation.fr/actualite/politiques/330439.FR.php

Programme du déplacement
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Dim 15 Juin - 0:16



Malgré le NON de l'Irlande...
A un an des élections européennes, la disparition de "nonistes" français

Les fabiusiens, qui défendaient le non en 2005, se font désormais discrets. Engagés dans une opération de rapprochement avec les strauss-kahniens et les amis de Martine Aubry - favorables à la ratification du traité de Lisbonne, ils n'ont plus l'intention de faire de la question européenne un casus belli... "La question institutionnelle est derrière nous ; avec la présidence française de l'Union, l'heure est au débat sur le contenu de la construction européenne", souligne Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabius.

www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/14/a-un-an-des-elections-europeennes-le-reveil-des-nonistes-francais_1058176_3214.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 8 Juil - 12:09


La grenouille qui... (Granville)

Jacques Attali satisfait de l'utilisation de son rapport

ATTILATALI - Ex-sherpa du PS reconverti en cornac d’ultra libéraux (et satisfait de soi)

On sera toutes et tous HEU-REUX d’apprendre que le grandissime, le supremissime Attali prénommé Jacques, ancien patron de ce désastre que fut la BERD, reconverti dans l’ONG financière, tête pensante à tout faire autrefois de gauche, technicien de surface de l’entreprise de nettoyage social du Minus Magyar et de ses acolytes anciens d’Occident, est satisfait de l’application zélée de son programme de gouvernement.

Il se décerne ainsi un satisfecit que l’Innommable rechigne à lui donner officiellement et publiquement, et se répand à longueur de tribunes complaisantes, à grands coups de pluriel de Majesté (à moins que ce "nous" délicieux désigne tout simplement Nicolas et lui ?), dans la presse bourgeoise, sur la remarquable efficacité de son travail de démolition méticuleux de la France du conseil national de la Résistance et du Front Populaire. [...]

L’homme qui murmurait à l’oreille des géants de ce monde (même quand ils font moins d’un mètre soixante-cinq) , biographe auto-proclamé de Marx (pauvre Karl...), l’homme qui t’écrit un pavé de 500 pages plus vite que son ombre, tout en courant la planète pour porter aux miséreux le crédit et l’usure à pas cher, en conseillant les puissants, en dirigeant un orchestre, et j’ai dû en oublier, cet homme-là, Mr. Attali, c’est notre nouveau "lou ravi" du jour. Y’a bien que lui en ce moment, tiens. [...]

Le bon peuple est vraiment ingrat et stupide, mes camarades. [...]

Vous pensiez avoir déjà absorbé plus de pilules, avalé plus de couleuvres que vous ne pouviez l’imaginer ? Amies et camarades travailleurs, exploités de tout poils, encore un effort nom de Zeus, ça ne fait que commencer ! Affûtez vos gosiers, l’orgie de mesures réactionnaires ,idiotes, antisociales continue !

Avec au programme, attention (roulement de tambour) :

le retour de la "TVA Sociale" !

Bon appétit !

La Hyène
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article68743

Pour Attali, un économiste est "celui qui est toujours capable d'expliquer le lendemain pourquoi la veille il disait le contraire de ce qui s'est produit aujourd'hui". Qu'est ce que cette définition, sinon celle du bouffon ?
http://pagesperso-orange.fr/libertaire/archive/99/220-sep/livres.htm
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 15 Juil - 20:59



Le PS rappelle à l'ordre Lang et Martin après leurs critiques de Royal

"Je le dis aux socialistes : il y a une règle. On ne doit pas apporter sa voix" et "on ne peut pas s'associer avec la droite, lorsqu'elle mène une offensive comme celle-là contre un membre du Parti socialiste" et "en particulier contre son ancienne candidate à la présidentielle", a affirmé M. le Foll, lors du point de presse hebdomadaire du PS.

Ségolène Royal a suscité une polémique ce week-end en agitant le spectre d'une "récupération politique" par Nicolas Sarkozy de la libération d'Ingrid Betancourt. Jack Lang a fustigé la "rare mesquinerie" et le "manque d'élégance morale" de ces propos tandis que le fabiusien Philippe Martin les a jugés "assez tristes et un peu consternants".

M. Le Foll a dénoncé une campagne d'"insultes" de la droite contre l'ancienne candidate

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080707/tpl-colombie-france-otages-betancourt-pa-ee974b3.html

Jack Lang : la réforme des institutions "va dans le bon sens, mais n'est pas suffisante"
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-1073351,0.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Juil - 12:32



Donnons une chance à la réforme

par Patricia Adam, Patrick Bloche, Jean-Christophe Cambadélis, Christophe Caresche, Manuel Valls

Dix-sept députés socialistes jugent la réforme des institutions prometteuse et se disent prêts à la voter. Voulue par la gauche comme par la droite lors des dernières élections présidentielle et législatives, la réforme des institutions devrait rassembler toutes celles et tous ceux que l'état de notre démocratie inquiète....
www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/21/donnons-une-chance-a-la-reforme_1048271_0.html

Occasion manquée pour le PS

L'adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s'interroger sur la pertinence de la stratégie du Parti socialiste", écrivent les députés socialistes Christophe Caresche (Paris), Jean-Marie Le Guen (Paris), Gaëtan Gorce (Nièvre) et Manuel Valls (Essonne)

MM. Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gorce et Valls, estimant que "s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République" constitue "une ligne de conduite dangereuse"
www.lemonde.fr/.../2008/07/22/des-deputes-socialistes-contre-l-anti-sarkozysme-pavlovien_1075729_823448.html


C H I M U L U S

Dans cette démocrature française qui ressemble à un cirque, Le Monde prend la défense de la nouvelle constitution du tsar kozy, tandis que Le Point donne la parole à Robert Badinter !

Institutions : Badinter refuse le "sacre" de Sarkozy devant le Congrès

16 07 2008
www.lepoint.fr/actualites-politique/institutions-badinter-refuse-le-sacre-de-sarkozy-devant-le/917/0/260658


«Il est bizarre que le Président fasse ces propositions à la veille du Congrès, alors que ce soir le débat sera clôt au Sénat», souligne Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux et sénateur.

«On se demande ce qui va venir. Des places gratuites pour le concert de Carla Bruni ?» Laughing
16 juillet 2008
www.liberation.fr/actualite/politiques/339404.FR.php
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Juil - 18:56



«Jack Lang n'est plus socialiste»

«De quoi Jack Lang est-il le nom ?» se demandent de nombreux internautes, après le choix de ce dernier de soutenir la révision constitutionnelle sur les institutions, adoptée le 21 juillet avec une voix d’avance. Incompris ou nettement condamné, le vote du ténor socialiste fait polémique. Des blogueurs socialistes lancent une pétition pour sa démission du PS. La pétition et le débat.

Le texte des blogueurs socialistes, diffusé par Marc Vasseur :

«A compter du 21 juillet 2008 et suite à l’adoption d’une révision constitutionnelle menant à une impasse démocratique par la seule voix de Jack Lang, nous, militants socialistes, blogueurs estimons que ce dernier ne peut plus se prévaloir de l’étiquette socialiste. De nombreuses voix se sont élevées au Parti Socialiste, dont celle très juste de Robert Badinter, pour dénoncer la supercherie du texte proposé et la dérive monarchique de notre démocratie.

A l'inverse, sans même évoquer son rôle dans cette contre-réforme, Jack Lang a fait montre d'une attitude inacceptable, en accompagnant Nicolas Sarkozy jusque dans ses attaques contre un PS soi-disant "intellectuellement malhonnête", en contribuant par son omniprésence médiatique à rendre inaudible l'explication de vote de ce même PS et en faisant prévaloir sa singularité idéologique pro-présidentielle au détriment des positions décidées par son groupe.

Le groupe socialiste avait arrêté une position sans ambiguïté d’aucune sorte après un débat entre les parlementaires. Tous se sont rangés à cette décision sauf un.

Alors que le pays et les citoyens traversent une crise majeure, il était important d’envoyer un signe fort à l’exécutif en place. Ce dernier, et malgré des résultats électoraux récents mauvais, n’a cure de cette souffrance qui frappe les plus modestes d’entre nous. Ce vote était aussi un moyen de donner un signal fort, celui d’une opposition forte et soudée où le débat a toute sa place.

Ce soir, c’est au contraire un Président exubérant d’arrogance qui règne sur notre «monocratie», comme en témoigne sa volonté de contrôler les médias publics.

Aussi, nous demandons instamment à notre direction qu’en application des articles 11.11, 11.15 et 11.6 des statuts du PS, Jack Lang soit exclu du Parti Socialiste.

Les Left Blogs

(N'hésitez pas à relayer cet appel sur vos blogs)

Arrow Aux donneurs de leçons, juste pour activer un minimum vos neurones : « Il y a eu une organisation de pressions sans précédent ! Aux uns on a promis des secrétariats d'Etat, aux autres des avantages pour leur circonscription, d'autres encore ont été menacés d'un redécoupage leur faisant perdre leur siège. On a distribué carotte et bâton. Ce chantage s'est fait à ciel ouvert. »... Un certain F.B

http://marc.vasseur.over-blog.com/article-21417320.html
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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 22 Juil - 23:49



Liste officielle des élus de gauche ou apparentés ayant apporté leur voix à la réforme sarkozy des institutions

1. députés


du GROUPE SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204)

Chantal Berthelot (Apparentée Socialiste),
Gérard Charasse (PRG),
Paul Giacobbi (PRG),
Annick Girardin (PRG),
Joël Giraud (PRG),
Jack Lang (PS),
Albert Likuvalu (Apparenté Socialiste),
Jeanny Marc (Apparentée Socialiste) ,
Dominique Orliac (PRG) et
Sylvia Pinel (PRG).


2. sénateurs

Si la totalité des sénateurs socialistes, communistes et Verts ont voté contre, certains du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) ont approuvé la réforme :

Gilbert Barbier (ex-UDF),
Jean-Michel Baylet (président du PRG),
André Boyer (PRG),
Nathalie Goulet (Div droite),
Pierre Laffitte (PR),
Daniel Marsin (Gauche moderne de J-M Bockel),
Aymeri de Montesquiou (PR),
Georges Mouly (PR),
Georges Othily (Gauche moderne de J-M Bockel),
Michel Thiollière (PR) et
François Vendasi (PRG)

Abstentions : Michel Charasse (ex-PS) et François Fortassin (PRG)

Détail complet des votes sur le site de l’Assemblée Nationale
www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9001.asp

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69320
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Les transfuges avec papiers   Mar 2 Sep - 17:37



Claude Askolovitch
L’ascension d’un journaliste

par Daniel Schneidermann

Claude Askolovitch, nouvel embauché du groupe Lagardère. Scénario : un journaliste (de talent) que les hasards de la carrière ont envoyé dans un hebdomadaire étiqueté à gauche ( le Nouvel Obs) s’y ennuie. Il s’y sent bloqué. Il y suit les activités de José Bové, les oscillations de Clémentine Autain, et les forums de Porto Alegre, ce qui peut lasser à la longue. Il trompe l’attente en répétant à longueur d’émissions, d’articles, de blog, que la candidate de la gauche est d’une nullité crasse ; il rédige à la chaîne des livres de discussions avec un socialiste passé à l’adversaire (Eric Besson), avec un socialiste raisonnable (Manuel Valls), avec une ministre sarkozyste (Rachida Dati), mais l’ennui persiste. C’est terrible, l’ennui.

Au début de l’été, le Destin lui sourit : il vole soudain à la radio défendre courageusement le fils du président de la République, cible d’une infâme agression antisémite, dans une chronique que personne n’avait lue, en page 19 d’un hebdomadaire satirique. Bingo ! L’affaire prend. La France s’embrase. Insultes, polémiques, pétitions. Et à la fin de l’été, abracadabra, on le retrouve dirigeant les pages politiques du Journal du dimanche (groupe Lagardère), et en charge de l’éditorial politique de la radio Europe 1 (groupe Lagardère), réussissant l’exploit d’en avoir déboulonné l’indéboulonnable Catherine Nay. Il est devenu une pièce centrale du dispositif. Venant de la gauche, il incarne l’ouverture médiatique.

Reste une inconnue - de taille. Sa Majesté a-t-elle explicitement donné consigne de faire nommer Askolovitch au firmament du groupe de son ami Arnaud Lagardère, pour service rendu à la famille ? Ou bien, dans l’état-major de Lagardère, a-t-on précédé ses désirs ? (...)

Et puis, qu’importe ? Qu’on ait cédé aux désirs du prince ou qu’on les ait précédés, le résultat est le même : l’accession de la personne adéquate au poste qui l’attendait.

Et voilà le sarkozysme, après un an de règne, doté de son Commynes radiophonique, tout frais transfuge de chez le Téméraire. La première semaine est éblouissante. Ah, pouvoir enfin célébrer le nouveau-Sarkozy-entré-dans-ses-habits-de-président-grâce-aux-dix-morts-de l’embuscade (lundi), et le Stratège-Génial-qui-a-embarrassé-le-PS grâce-au-financement-du-RSA-par-une-taxe-sur-le-capital (mercredi). Ah, stigmatiser la ringardise des socialistes restés socialistes (mardi), et pointer le dérèglement de leur logiciel (vendredi). Certes, il ne faut pas oublier de critiquer, on est un journaliste indépendant : on épingle donc rudement la ministre des Sports, de s’être laissée porter sur les épaules des athlètes français, de retour de Pékin. Pas digne de vos fonctions, Madame la ministre ! Diantre. L’Excellence ne s’en relèvera pas.

Reste, au-delà du cas particulier, la question centrale. Quelle est l’efficacité de cette injection matinale de sarkozysme, à l’heure du café et du jus d’orange ? Il ne faut pas la sous-estimer. L’heure matinale désarme les vigilances. Dans le ronronnement du presse-agrume, dans le doux glou glou de la cafetière, l’oreille s’accroche aux morceaux qui surnagent, ringard, brillant, bug, bravo, etc. Le cerveau est disponible aux «en hausse» et «en baisse» auxquels se réduit, finalement, l’exercice. Il aura, pour la journée, sa dose de gentils et des méchants. Il n’en demande parfois pas davantage.

Mais tout n’est pas noir dans l’opération. Avantage connexe (il faut bien se consoler) : on aura désormais accès chaque matin à un condensé de la rumeur de la Cour. Les socialistes sont ringards (sauf les ralliés, ou les ralliables à Sarkozy), Sarkozy est moderne, les talibans sont des nazis, Obama est bien plus moderne que les socialistes français, Sarkozy est habile, les nazis étaient des talibans qui s’ignoraient, la guerre d’Afghanistan est dure mais nécessaire, Sarkozy est courageux, etc. Cela évitera de lire, ou d’écouter, beaucoup d’autres journaux ou émissions.

lundi 1 septembre 2008
www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/348422.FR.php


Claude Askolovitch est un journaliste français, né le 18 décembre 1962 à Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Askolovitch
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Les transfuges avec papiers

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