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Orwelle




Inscrit le : 04 Mar 2008
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MessageSujet: petit Attila, mais Attila quand même   Mar 8 Avr - 16:00

RGPP : Révision générale des politiques publiques

Le deuxième Conseil de modernisation des politiques publiques s’est tenu à l’Elysée le 4 avril 2008, autour du Président de la République. Il marque une étape essentielle dans la conduite de la révision générale des politiques publiques, pour trois raisons.
A la différence du premier conseil de modernisation, qui constituait une première étape, tous les ministères ont désormais été passés en revue au moins une fois par le comité de suivi.
http://ww w.rgpp.modernisation.gouv.fr/cmpp4-4-8/




La RGPP, une boucherie Canadienne

Extrait de Charlie Hebdo du 25/7/07

Cette réforme importée du Canada devrait plutôt s'appeler « privatisation générale des services publics », mais Nicolas Sarkozy préfère ne pas formuler les choses ainsi...

La RGPP, c'est la réforme clé dont on n'entend pas parler parce que a priori personne - pas même les journalistes - n'y comprend rien. C'est pourtant, sous son enrobage technico-administratif, la plus idéologique, « un choc politique », selon François Fillon. Elle innerve les autres réformes (université, service minimum, justice, management de fonctionnaires...), fait trembler d'émotion les experts économiques de sensibilité libérale, qui voient le Grand Soir arriver. « Nous n'avons aucun tabou. Aucun tabou. Aucun tabou », a répété Fillon en présentant la RGPP. Peut-être. Toutefois, le gouvernement compte mener ses affaires lumières éteintes (voir encadré) et lever le lièvre pendant que les Français sont en vacances... [...]

Selon Le Cri du contribuable, un journal ultra-libéral auquel Sarkozy a accordé une interview sur la réforme de l'État juste avant la présidentielle, la RGPP s'attaquera en particulier aux hôpitaux, aux allocations et aux formations pour les chômeurs, aux retraites de la fonction publique, aux aides au logement, aux horaires des enseignants. [...]

Le locataire de l'Elysée n'aura pas besoin de l'assentiment de l'opinion. Il dispose d'une armée de cent fonctionnaires dévoués corps et âmes. [...] responsables d'un ou plusieurs programmes Lolf (loi organique relative aux lois de finances), la réforme qui a introduit la gestion par le stress dans l'Administration et sur laquelle s'arc-boute la RGPP (voir Charlie Hebdo du 17 novembre 2004). Ce sont eux qui ont mis en place, il y a un an et demi déjà, les indicateurs de performance qui sont en train de rendre fous les employés de la fonction publique.

Ainsi en Seine-Saint-Denis, où chaque type d'intervention des CRS est gratifié d'un nombre de points : un agent qui met fin à une bagarre de rue, ou qui par sa seule présence pacifie les rapports humains, n'aura aucun point et donc aucune prime, tandis qu'un de ses collègues qui interpelle en flagrant délit un barbouilleur de panneau publicitaire ou un graffiteur se verra attribuer vingt points. Dans les hôpitaux, l'infirmière qui réconforte les malades et converse avec les patients âgés et esseulés aura un salaire minable à la fin du mois, tandis que celle qui met tout le monde sous perfusion verra le sien exploser. Avec la RGPP, les conditions de travail vont encore se dégrader, puisque Eric Woerth s'apprête à faire sauter « les contraintes qui font aujourd'hui obstacle à la mobilité des agents ». Mobilité professionnelle et géographique: un prof d'arts plastiques à Nice muté prof de gym à Reims ne pourra pas refuser. [...]

EMMANUELLE VEIL
http://www.deridet.com/index.php?action=article&numero=820




Paul Desmarais [PowerCorp, GBL] fait grand' croix de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy

Le 16 février 2008, la dignité de grand' croix de la légion d'honneur (la plus élevée des cinq que compte l'ordre légionnaire) a été remise par sarkozy à son ami l'homme d'affaires canadien Paul Desmarais, patron du holding Power Corp d'un côté de l'Atlantique, et co-actionnaire avec Albert Frère de Groupe Bruxelles Lambert (GBL) de l'autre !
GBL gère principalement des participations dans des groupes cotés en France (Total, Suez, Lafarge, Imerys, Pernod-Ricard...) [...]

parmi les invités se trouvaient également les plus grandes fortunes françaises : Bernard Arnault (LVMH), Martin Bouygues, Serge Dassault, Claude Bébéar (AXA)... Et un autre francophone : le baron belge Albert Frère, associé de Paul Desmarais qui, comme lui, faisait partie des invités au fameux « dîner du Fouquet's » ayant suivi l'élection du président.

« si je suis aujourd’hui président de la République » a indiqué Sarkozy, « je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais. 1995 n’était pas une année faste pour moi [puisque Edouard Balladur, soutenu par Nicolas Sarkozy, avait été battu, NDLR]. Un homme m’a invité au Québec dans sa famille. Nous marchions de longues heures en forêt et il me disait : Il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi ». Voilà qui est clair !

La France et la corbeille

Un président français avait déclaré lors d'une conférence de presse que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille » [de la Bourse de Paris]. C'était le 28 octobre 1966, et les journalistes présents avaient immédiatement applaudi cette phrase d'un certain général de Gaulle... Les choses ont bien changé depuis lors. [...]

http://www.performancebourse.com/actualites/paul-desmarais-powercorp-gbl-fait-grand-croix-de-la-legion-d-honneur-par-nicolas-sarkozy,534.html

De Gaulle refusait aussi que la France disparaisse dans une Europe intégrée et dans l'OTAN...



Exclusif : les deux parlementaires socialistes démissionnent de la Commission du Livre blanc

Quelques heures avant le débat sur la motion de censure, déposée par le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, la député Patricia Adam (PS, Finistère) et le sénateur Didier Boulaud (PS, Nièvre) ont démissionné de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

Dans un courrier destiné au président de l'Assemblée nationale, Patricia Adam explique qu'il lui est "désormais impossible de travailler au sein d'une commission devenue au fil des annonces et des décisions du président de la République un organisme superfétatoire, pour ne pas dire une simple chambre d'enregistrement". "La changement de la politique étrangère et de défense dans un sens plus atlantiste (...) est fait en dehors des travaux de la Commission, voire même à leur détriment."

Quant aux réformes à venir, l'élue socialiste affirment que "les coupes sombres de la RGPP deviennent le cadre imposé, le carcan de toute reflexion stratégique".

Les deux parlementaires critiquent "le retour dans le commandement intégré de l'Otan", "l'envoi de renforts en Afghanistan", "la création d'une base navale française permanente à Abu Dhabi", "la réforme des services de renseignement", "le rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur" et "la modification des implantations territoriales des unités sans concertation avec les élus et les personnels".

En novembre dernier, l'avocat et écrivain François Sureau avait déjà démissionné de cette commission pour protester contre la loi sur l'ADN.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/04/exclusif-les-de.html


Dernière édition par Orwelle le Mar 29 Avr - 18:58, édité 1 fois
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 9 Avr - 2:33



Suggestions de Renaud Dutreil concernant la fonction publique et l'avenir de ses retraités

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d’un retraité, c’est presque 75% du coût d’un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

"Le grand problème de l’État, c’est la rigidité de sa main-d’oeuvre. Pour faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l’escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l’administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l’État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."

"A l’heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d’achat a perdu 4,5% depuis 2000." "Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."

"C’est sur l’Éducation nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d’État à la Réforme de l’État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c’est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics*. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure - c’est ce que fait très bien Michel Camdessus- , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."


Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique Exclamation
le 20 octobre 2004, lors d’une réunion de la Fondation Concorde.
http://www.legrandsoir.info/spip.php?rubrique70

*C’est bien en les fragilisant de l’intérieur (sous-effectif, baisse d’investissements, etc.) que Renaud Dutreil compte rendre les services publics impopulaires auprès du public. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l’oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64441
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Orwelle




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MessageSujet: C'est bien le pote de Dutreil   Mer 9 Avr - 12:40

Des fonctionnaires plus mobiles ?

Eric Woerth, ministre du Budget, présente un projet de loi instaurant notamment une «indemnité de mobilité» pour les fonctionnaires et le recours possible à l’intérim pour des missions de remplacement.

afp
LIBERATION.FR : mercredi 9 avril 2008
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/320193.FR.php
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 16 Avr - 17:09


Photo Densha Otaku

SNCF-RFF : la Cour des Comptes met en cause une gestion catastrophique du gouvernement...

C'est un rapport qui tombe opportunément, en pleine polémique sur la volonté de suppression des "tarifs sociaux" de la SNCF par l'Etat, volonté suivie d'un retour en arrière. Et véritablement, à la lecture des accusations de la Cour des Comptes, l'on se dit que la carte "Familles nombreuses" est l'arbre qui cache la forêt.

La Cour des comptes va rendre public mercredi un rapport qui dresse de très sévères critiques sur la réforme du système ferroviaire de 1997 et fustige le rôle de l'Etat, estimant notamment que "cette réforme a favorisé le développement des lignes TGV au détriment de l'entretien du réseau".

La loi du 13 février 1997, mise en place par le gouvernement Juppé, et plus précisément par sa secrétaire d'État aux transports, Anne-Marie Idrac, a divisé en deux les activités ferroviaires publiques, en créant une entité propriétaire des voies ferrées, Réseau Ferré de France (RFF), distincte de la société exploitante, la SNCF.

RFF doit assumer le financement et l'entretien des voies sur près de 30.000 km de réseau. Les magistrats financiers pointent du doigt une réforme vieille de 11 ans, et pourtant "à ce jour inachevée", ainsi qu'une "stratégie incertaine".

Ainsi, selon un communiqué de la Cour des Comptes, "les investissements de la SNCF et de RFF, généralement décidés par l'Etat, ont de facto donné priorité au développement du réseau, notamment les lignes à grande vitesse [ndlr : très rentables, compte-tenu des tarifs pratiqués], plutôt qu'à son renouvellement", au mépris de recommandations précédentes, inscrites dans un rapport publié en 2005 et qui avait jugé "catastrophique" l'état du réseau classique, "au point que la SNCF doit faire rouler ses trains au ralenti sur certaines portions", ce que dénoncent régulièrement l'Association des Régions de France ainsi que les usagers de transports publics.

L'Etat, juge la Cour, "s'est avéré incapable d'assurer pleinement son rôle d'arbitre et de régulateur [...] malgré des conflits récurrents entre les deux opérateurs en particulier sur la question des péages ferroviaires".

Selon la Cour, les pouvoirs publics ont même "pris des décisions sur la base de compromis peu satisfaisants et sans fondement économique", c'est à dire, clairement, pour satisfaire des demandes politiques.

Ainsi, Réseau Ferré de France n'a jamais "été doté des moyens d'exercer ses missions: il emploie ainsi moins de 800 personnes alors que les effectifs de la SNCF affectés à l'infrastructure sont d'environ 55.000 (sur un total de presque 170.000 agents en 2006)".

La situation qui résulte de ces non choix est la suivante : la loi a créé deux entités disctinctes, en espérant sans doute privatiser la SNCF, et dotant RFF de l'essentiel de la dette de la SNCF, forçant la nouvelle entité à supporter un endettement qui se monte à près de 28 milliards d'euros, permettant de présenter un endettement de la SNCF à moins de 5 milliards, et surtout de publier un bénéfice d'un milliard d'euros, alors que RFF a essuyé en 2006 une perte de 283,4 millions d'euros.

D'ailleurs, cette situation est durable, puisque la loi de 1997 n'a absolument pas accompagné ses choix de moyens adéquats. Du coup, "même si c'est RFF qui est propriétaire des voies, il rémunère la SNCF pour entretenir le réseau. En retour, cette dernière verse quasiment la même somme à RFF en péages pour utiliser les voies, soit environ 2,75 milliards d'euros par an".

Ces critiques vont apporter de l'eau au moulin du président de RFF, Hubert du Mesnil, qui s'estime «pas bien traité» par l'Etat et demande régulièrement de nouveaux moyens de financer le réseau.

En réponse, le gouvernement et Nicolas Sarkozy se sont prononcés en faveur de la hausse des péages ferroviaires en 2010, c'est à dire que l'État refuse d'apporter le moindre financement public pour réparer une situation quasi-totalement due à ses propres choix. Mais qui payera ? La SNCF a déjà prévenu : on ne pourra pas augmenter "indéfiniment" les péages sans provoquer immédiatement de nouvelles suppressions de lignes, de gares, et surtout des augmentations massives du prix du billet.

http://jurisconsult.canalblog.com/archives/2008/04/12/8785433.html

La Cour juge enfin opportun de "rouvrir le débat sur les lignes les moins fréquentées", en particulier les 13.600 km (46% du réseau) qui ne supportent 6% du trafic. "Une partie de ces lignes pourraient être fermées", juge la Cour.
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/321536.FR.php
www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/16/la-cour-des-comptes-juge-severement-la-gestion-des-transports-ferroviaires_1034988_3234.html



La Cour des Comptes flingue la réforme ferroviaire de 1997 qui a vu la création de Réseau Ferré de France (RFF)
www.fo-cheminots.com/federation/actualite/reforme-ferroviaire-1997-sncf-rff-transports-ferroviaires-cour-comptes-flingue-reforme-3340.html


Réactions de Libénautes

Si on a transféré 20 milliards de dette vers RFF, c'est pour que la SNCF soit bénéficiaire et plus attractive quand on va la privatiser.
Cheminot

Les sages de la rue Cambon viennent de découvrir la confusion de la dette SNCF dans la partition historique de 1997 entre SNCF et RFF (à moi les profits, à toi la dette et l'infrastructure) ?
J'espère qu'ils sont au courant des directives dites "paquets-ferroviaires" dont la partition SNCF-RFF n'est que la résultante. Maintenant venir pleurer sur une dette d'un établissement public à caractère industriel et commercial 10 ans après sa création au nom de l'orthodoxie budgétaire, c'est un peu gros [...]
Quant à la solution d'abandonner des lignes purement et simplement au motif qu'il n'y a pas assez de passagers (de clients, quoi....), c'est carrément piétiner le service public et l'intérêt général ! merci M. Séguin de participer encore plus à l'effort de désertification de nos belles provinces......
amadisdeGaule

Vous avez dit bénéfice !
On voit bien d'où vient le milliard d'euros de bénéfice de la SNCF : le TVG au lieu des réseaux de banlieues de Paris et de province, les grandes lignes plutôt que le service de proximité. Bref, le haut du pavé plutôt que les hordes de populasses crasseuses et laborieuses. Et où est maintenant l'ancienne PDG de la SNCF ? au gouvernement, comme il se doit.
Alfred
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 16 Avr - 19:28



Education : entre 20 et 40.000 manifestants à Paris le mardi 15 avril

Cette 5e journée de protestation a mobilisé plus que celle de jeudi dernier. Les manifestants exigent une nouvelle fois le rétablissement des postes supprimés pour la rentrée de septembre 2008 et l’abandon du projet de réforme du bac professionnel.

Quelque 40.000 personnes selon l’UNL (premier syndicat lycéen) et la FSU (première fédération enseignante) , 20.000 selon la police, défilaient mardi 15 avril dans les rues de Paris pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée dans l’Education. Les manifestants exigent une nouvelle fois le rétablissement des postes supprimés pour la rentrée de septembre 2008 et l’abandon du projet de réforme du bac professionnel.

Les manifestants sont partis à 14h30 de la Place de la République et devaient se rendre jusqu’à celle de la Nation, en passant par le boulevard Voltaire.

Il s’agit de la 5e journée de manifestation lycéenne en deux semaines. Jeudi dernier, les manifestants étaient à Paris 19.000 selon la police et entre 30 et 40.000 selon les organisateurs.

Comme jeudi dernier, le cortège était encadré par un très impressionnant dispositif policier mais l’ambiance était beaucoup moins tendue en tête de cortège.

La manifestation comptait également de nombreux professeurs qui répondent à l’appel de plusieurs de leurs organisations syndicales, dont la première d’entre elles, le CNES.

Outre la manifestation parisienne, l’Union nationale lycéenne (UNL) et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) ont également appelé à défiler à Bordeaux où le rassemblement, à la mi-journée, ne mobilisait que quelques centaines de personnes.

Le reste des académies en province est entré dans la période des vacances de printemps depuis le week-end dernier.

19% des enseignants en grève

Selon les chiffres du ministère de l’Education, 19% des enseignants d’Ile-de-France étaient en grève à 12h, soit davantage que lors de la précédente journée de mobilisation.

Une petite centaine d’établissements étaient fermés ou bloqués dès mardi matin dans les académies de Paris, Versailles et Créteil. En incluant les autres personnels, le taux de grévistes moyen était de 16,17%.

Pour ce qui est de l’académie de Paris, les grévistes étaient 30% dans les écoles primaires, 13% dans les collèges, 14% dans les lycées professionnels et 6% dans les lycées généraux et technologiques. Dans l’académie de Créteil, ces chiffres étaient de 22% dans les écoles, 14,04% dans les collèges, 7,54% dans les lycées professionnels et 16,25% dans les lycées généraux et technologiques. En moyenne (pondérée), le taux de grévistes était de 20,8% selon le rectorat. Dans l’académie de Versailles, le ministère comptabilisait 27,31% d’instituteurs en grève, 10,58% de grévistes dans les collèges, 13,16% dans les lycées professionnels et 14,61% dans les lycées généraux et technologiques.

1.600 manifestants mardi matin

Jeudi dernier, lors de la précédente journée de grève (à laquelle les professeurs des écoles n’étaient pas partout appelés à faire grève), le ministère avait comptabilisé 12% de grévistes à Paris en moyenne, 10,78 % à Créteil et 17,22% à Versailles.

Par ailleurs 35 établissements étaient "perturbés" à Paris, selon le rectorat, dont 17 "fermés administrativement", "17 bloqués" et un qui a fait l’objet d’une tentative de blocage.

Dans l’académie de Créteil, 16 lycées étaient bloqués, dont 9 en Seine-Saint-Denis. Plusieurs rassemblements avaient lieu, sans incident, en divers endroits de l’académie, totalisant 1.600 personnes selon la police.

Dans l’académie de Versailles, le rectorat avait recensé dans la matinée 31 établissements "perturbés", dont un bloqué, à Gonesse (Val d’Oise).

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64815

Education : les petits calculs de Darcos

Alors que le ministre de l’Education reste sourd à la mobilisation des lycéens, «Libération» décrypte son plan de suppressions de postes qui menace la qualité de l’enseignement.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/321482.FR.php




L'Education n'échappe pas à la mondialisation libérale !

Alors que va bientôt s'ouvrir à Porto Alegre le deuxième Forum mondial de l'éducation (fin janvier 2003), il est temps de prendre conscience en France que l’éducation, quoiqu'elle se présente encore volontiers comme « nationale » et ne semble susciter que des débats très « franco-français » est de plus en plus soumise à des impératifs idéologiques et à des logiques économiques qui concernent l’ensemble des systèmes d’enseignement au Nord comme au Sud...

"capital humain", "rentabilité des investissements", "marché éducatif", "choix de l’école", "décentralisation de l’école", "nouveau management", "démarche qualité", "éducation tout au long de la vie", etc. L’éducation est regardée par des organismes dont la vocation première est économique comme un bien privé, individuel, marchandisable, dont le principal bénéfice est de nature économique. Les motifs qui guident les choix scolaires sont les "retours sur investissement" et les besoins en main d’oeuvre des entreprises...
www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=497


Comment on détruit l’emploi à l’éducation nationale

Vacataires : personnels non titulaires de l’éducation nationale. De l’agent d’entretien au professeur, les vacataires sont recrutés pour une durée ou une tâche déterminée. Ils font le même travail que les autres, mais sans formation préalable, sans les droits sociaux des titulaires et, bien sûr, avec un salaire bien inférieur...
www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=1140
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 17 Avr - 18:20



Sarkozy prévoit un regroupement des hôpitaux, sans fermetures
www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/17/nicolas-sarkozy-prevoit-un-regroupement-des-hopitaux-sans-fermetures_1035372_823448.html#ens_id=1032886

Le rapport Larcher
www.lemonde.fr/web/document/0,0-0,50-1033024,0.html

Modernisation de la santé ou privatisation des hôpitaux publics ?

Le gouvernement suivant les indications du président de la république prépare un projet de loi dit de « modernisation de la santé » qui sera débattu au Parlement au cours de l’été, période, comme chacun le sait, propice à tous les « mauvais coups » !

Ce projet de loi prévoit notamment le regroupement en un seul établissement des hôpitaux publics d’un même « territoire » qui pourraient être transformés en « établissements privés à but non lucratif », avec des conséquences désastreuses tant pour les patients que pour les personnels.

1) Regroupement de tous les établissements d’un même « territoire » en un seul établissement

Dans une interview au « quotidien du médecin » du 15 Février, la ministre R.Bachelot confirme le regroupement en un seul établissement de « territoire » des différents hôpitaux afin de « permettre à l’hospitalisation publique d’assurer un maillage territorial et de mutualiser les ressources, ce qui signifie des regroupements mais pas des fermetures d’hôpitaux. ».

Exemple : pour le « territoire de santé » de Rouen, cela pourrait aboutir à la fusion en un seul établissement du CHU, du CH du Rouvray, de la maternité du Belvédère, de l’Hôpital d’Elbeuf/Louviers, des hôpitaux de barentin, d’Yvetôt et des établissements de gériatrie publics du territoire (Bois Petit...) !

Comme pour une fusion industrielle, il s’agit en créant un seul établissement d’accroître la « rentabilité » et la « productivité », en regroupant les services, en généralisant la polyvalence des personnels entre établissements, avec pour conséquence pour chaque territoire des dizaines, voire des centaines de suppressions d’emplois hospitaliers en vue d’un « retour à l’équilibre » budgétaire.

Ces objectifs industriels et financiers auraient des conséquences désastreuses

- pour les patients, une difficulté plus grande d’accéder aux soins (éloignement, circulation entre les différents sites pour être soignés, délais d’attente aggravés).

- pour les personnels (accroissement des rythmes de travail, polyvalence généralisée entre établissements d’un coté, suppressions d’emplois, voire licenciements de l’autre)

2) Le changement de statut des établissements hospitaliers publics

L’un des obstacles à ces projets est le statut de fonctionnaire dont disposent les 800 000 agents de la fonction publique hospitalière, ainsi que le statut des médecins hospitaliers.

C’est pourquoi, à la demande des directeurs de CHU eux-mêmes ( !!!) la loi de modernisation de la santé pourrait transformer les hôpitaux publics en établissements « privés à but non lucratif ».

Contrairement aux cliniques privées ces établissements ne font pas de profits et ne versent pas de dividendes à des actionnaires, mais leur personnel est sous contrat de travail de droit privé : pas de déroulement de carrière garanti par un statut, possibilité de « plans de licenciements. »

Dans le cadre de la concurrence entre public et privé sur le « marché de la santé », les directeurs d’hôpitaux veulent ainsi obtenir les mêmes droits que les patrons du privés et faire sauter les « insupportables rigidités » du statut de la fonction publique.

Ils proposent (comme ce fut le cas chez France-Telecom) que les actuels agents de la fonction publique puissent conserver leur statut « en extinction », mais que tous les nouveaux recrutement se fassent obligatoirement dans le cadre de contrats de travail de droit privé et d’une convention collective !

La privatisation des hôpitaux donnerait aussi la possibilité aux directeurs de s’affranchir des règles du code des marchés publics, et de recruter des médecins hors de tout cadre et de toute grille de rémunération statutaire.

C’est maintenant qu’il faut réagir !

Le gouvernement cherche à éviter toute mobilisation, en gagnant du temps. Ses propositions finales ne devraient être connues qu’en Avril 2008 et la loi votée en Juillet, en pleines vacances.

C’est donc dès aujourd’hui qu’il faut réagir, faire circuler l’information contre ces projets qui signifient la fin de l’hôpital Public, informer nos collègues et la population sur la gravité de ce qui se prépare pour les patients et les professionnels.

Le syndicat CGT vous transmettra au jour le jour toutes les informations et mettra toutes ses forces pour mettre en échec cette casse de l’Hôpital Public et la mise en place d’un système de santé privé, dont chacun constate à l’étranger les effets désastreux.

CGT SOTTEVILLE
17/03/08
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article63486



"Je ne veux pas d'exception culturelle (...). L'enseignement et la recherche en santé doivent obéir aux mêmes modes d'évaluation et de financement que les autres", a souligné le président

Sarkozy sait tout, jusqu’au ridicule : grand expert sportif, il nous assure que le Tour de France est propre, que Christophe Moreau est un vainqueur potentiel juste avant que celui-ci ne s’écroule dans la montagne ; il affirme aux joueurs de rugby français qu’ils vont gagner la Coupe du monde ; il encourage Guy Roux (malgré son grand âge), et ce de manière dérogatoire, dans ses nouvelles fonctions d’entraîneur avant que celui-ci abandonne sa charge pour raisons de santé.
En Sarkosie, la culture est superfétatoire. C’est justement parce qu’il fut un élève médiocre qu’il impose depuis des années à tous ceux qui passent sous sa coupe, les militants de l’UMP puis les Français dans leur ensemble (y compris les ministres), un système d’évaluation tous azimuts.
Évaluer, c’est obliger à se conformer à des critères, peut-êtres arbitraires, mais surtout idéologiques. C’est aussi asservir, maîtriser le réel et, pour finir, infantiliser la population. L’infantiliser aussi par le leurre du travail. [...]
Triomphe de la vulgarité, de Marc-Vincent HOWLETT
www.legrandsoir.info/spip.php?article6472
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 18 Avr - 1:18

Arbitraire, injustice, stress, précarisation, licenciement , privatisation, corruption généralisable... le VRP du patronat s'acharne sur le service public...



Un rapport sur la fonction publique remis au "gouvernement"

Le fonctionnaire (!) Jean-Ludovic Silicani a remis au gouvernement un Livre Blanc, où il suggère de renforcer le recours aux contrats de droit privé, une évaluation accrue, la rémunération et la progression des fonctionnaires au mérite et le «licenciement» en cas «d'insuffisance» professionnelle.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/321790.FR.php

Réaction

Un livre blanc fétide
Je tiens en préambule à signaler que je ne suis absolument pas fonctionnaire, mais simple salarié d'une association. Cette précision faite, je puis maintenant m'exprimer sur le relent nauséabond de ce rapport.
Nous assistons donc depuis maintenant quelques mois et ce pendant même la campagne présidentielle, à ce même discours démagogique visant d'une part à dresser les individus les uns contre les autres dans un but purement électoraliste, et d'autre part à vouloir détruire et éradiquer progressivement le corps de la fonction publique.
L'enjeu en est simple, faire de l'argent, ouvrir le marché, et le proposer à des mains avides ; de cette race de cloportes spéculant inlassablement sur la notion de service et ne proposant que du vide.
Le recours au privé serait-il en mesure de nous garder d'une forme d'incompétence ? NON, et ce serait une profonde illusion que de penser que le recours au privé puisse permettre aux millions de citoyens que nous sommes de voir une avancée, dans un meilleur traitement de leur demande. Rappelons-nous les propos de Kesler, ex numéro 2 du Medef : mettre à bas les décisions du conseil de la Résistance… Tout est dit en ces mots, la destruction des acquis sociaux, la casse du service public en mettant un Etat dans les mains des plus viles convoitises pour fragiliser la fonction publique.
Cette proposition est obscène. Permettre aux plus défavorisés d'accéder à la fonction publique ou territoriale ? Le PACTE (contrat spécifique) est conçu pour cela ; est-il utilisé, c'est une autre histoire…
Il serait amusant dès lors de licencier ce gouvernement ou de l'interdire de se présenter, s'il n'était en mesure de respecter les engagements qu'il a pu avoir lors de la campagne électorale, une sorte d'incompétence en somme, bien plus importante à mes yeux que la réussite à un concours du service public sans contrepartie . Nous verrons…
Julius
Jeudi 17 Avril 2008 - 21:29
www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?rubId=14&docId=321790

Petits chefs tout-puissants, note et carrière à la tête du client, le monde merveilleux du manipulateur pervers !
Quand on sait que malgré les garde-fous actuels, l'administration arrive à faire preuve de misogynie, à offrir une meilleure carrière à un homme sans diplôme qu'à une femme diplômée de l'université, on comprend que ces projets sont la porte ouverte aux injustices et au harcèlement, à l'heure où on déplore le nombre de suicides chez les salariés.


Jean-Ludovic Silicani est "ancien rapporteur sur les revenus des chefs, rapporteur sur la réforme de la fonction publique, ancien responsable d’organismes publics, ancien directeur de cabinet d’une ministre, juge au plus haut niveau des litiges d’administrations, membre du conseil d’administratiion d’une fondation créée par Liliane Bettencourt et qui finance une chaire au Collège de France..."
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article63969
http://www.fondationbs.org/B_la_fondation/B3_organisation_conseil/index.htm
http://www.monolivet.org/index.php/2006/12/02/214-ena-promotion-voltaire
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 18 Avr - 1:34



La "révolution" de la fonction publique est une forfaiture

par Anicet Le Pors

L'intérêt général est en France une catégorie noble, éminente, distincte de la somme des intérêts particuliers. Il s'ensuit une distinction franche entre le public et le privé, que matérialise dans notre pays un service public important, fondé sur des principes spécifiques (égalité, continuité, adaptabilité, laïcité), et une fonction publique qui en est le coeur.

C'est dans cet esprit qu'a été élaboré à la Libération le premier statut général des fonctionnaires démocratique, institué par la loi du 19 octobre 1946, et qu'a été mise sur pied en 1983-1984 une fonction publique "à trois versants" (Etat, collectivités territoriales, établissements publics hospitaliers) faisant relever du statut général 5,2 millions d'agents publics, soit près du quart de la population active, placés, en raison de leur service d'intérêt général, dans une position statutaire, réglementaire et non contractuelle.

Trois principes ont présidé à cette construction. Le principe d'égalité , fondé sur l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : "Tous les citoyens étant égaux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents." Nous en avons déduit que seul le concours permet, en droit, d'assurer l'égalité d'accès des citoyens à la fonction publique.

Le principe d'indépendance , conduisant à distinguer le grade, propriété du fonctionnaire, de l'emploi, à la disposition de l'administration, afin de protéger l'agent public (et par là le service de l'intérêt général) de l'arbitraire administratif et des pressions politiques partisanes. C'est ce que l'on appelle le système de la carrière opposé au système de l'emploi en vigueur dans nombre de pays anglo-saxons.

Le principe de responsabilité , fondé aussi sur la Déclaration de 1789, qui dispose en son article 15 que : "La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration." Il s'ensuit que le fonctionnaire, parce qu'il est soumis à cette obligation de service du bien commun, doit avoir la plénitude des droits et devoirs du citoyen et non être regardé comme le sujet du pouvoir politique ou le rouage impersonnel de la machine administrative.

C'est cette histoire et cette conception française du service public et de la fonction publique qui fait qu'en France la corruption y est réduite à l'extrême et que son efficacité est reconnue dans le monde. Le président de la République, à l'évidence dépourvu de cette culture, a entrepris de la mettre à bas. Il n'a pas été mandaté de quelque manière que ce soit à cette fin, contrairement à ce qu'il affirme en ce domaine et en d'autres, comme si son élection lui avait délivré un blanc-seing sur toute question qu'il se réserverait le droit d'évoquer.


LE CONTRAT CONTRE LE CONCOURS


Le statut général des fonctionnaires a déjà subi de graves atteintes. C'est ainsi que la loi Galland du 13 juillet 1987 a réduit la comparabilité de la fonction publique de l'Etat et de la fonction publique territoriale, et par là les possibilités de mobilité de l'une à l'autre. A la même époque, la troisième voie d'accès à l'ENA, ouverte à des syndicalistes, des dirigeants d'associations et des élus locaux ayant fait la preuve de leur attachement à l'utilité commune, a été supprimée ; le droit de grève des fonctionnaires a été placé sous des contraintes restrictives ; le recours aux personnels contractuels a été élargi en infraction au statut général dans un contexte de privatisation et de déréglementation qui n'a pas cessé depuis.

L'entreprise annoncée aujourd'hui est autrement grave. En dénonçant le "carcan du concours" et en le mettant en balance avec le contrat, à l'instar de ce qui a été fait à La Poste, à France Télécom ou au GIAT avec les résultats que l'on sait (bureaucratie, division du personnel, financiarisation des objectifs), en prônant l'individualisation des rémunérations pour mieux esquiver les demandes de revalorisation de l'ensemble des organisations syndicales et encourager le clientélisme partisan sous prétexte de reconnaissance du mérite, en encourageant les départs de la fonction publique au bénéfice d'un humiliant "pécule", le président engage une véritable "contre-révolution culturelle" sans mandat du peuple français. Cela s'appelle une forfaiture.

25 sep 2007
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-959261,0.html

Arrow http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 24 Avr - 0:06


Port de Marseille

Grève totale et calme saisissant au port de Bordeaux
«Sarko baise le peuple, réveillez vous»

MOUVEMENT SOCIAL - Sur toute la longueur des grilles, de grandes banderoles ont été accrochées. «Sarko – Bussereau fossoyeurs», «Non à la privatisation», «Sauvons nos emplois», ou «Réforme portuaire = 500 décès», avec un pendu en tenue de docker planté à côté. Au port autonome de Bordeaux, la grève est totale. Suivie à 100% par le secteur exploitation et maintenance, c’est-à-dire près de 350 personnes, essentiellement des grutiers et des dockers.

Sur la zone de Bassens, qui compte près d’une vingtaine de terminaux, et s’étale sur plusieurs kilomètres, le calme est saisissant. Les grues sont figées dans leur attitude d’échassier aux aguets. D’immenses rondins de bois attendent, abandonnés le long des quais. Et sept bateaux sont immobilisés, bloqués au port faute de personnel pour le déchargement.

«Nous avons fait passer la consigne d’effectuer les vingt quatre heures de grève sans manifestation, explique Jean-Yves Sanguinet, le secrétaire général de la CGT. La tension est à son maximum. Nous avons donc le souci de ne pas être débordés. Et nous avons préféré calmer le jeu en demandant à tout le monde de rester à la maison, plutôt que de ne pas pouvoir contrôler». Face au projet de loi sur la privatisation des outillages et du personnel de manutention présenté aujourd’hui en conseil des ministres, les salariés oscillent «entre colère et inquiétude». «Sarko baise le peuple, réveillez vous» , ont-ils peint en lettres rouges sur la façade d’un hangar.

A la capitainerie, d’où l’on domine l’estuaire, les hommes ont le sentiment d’être «un peu comme un dimanche». Tout est ralenti. Anormalement calme. Plusieurs navires ont déjà retardé leur arrivée pour ne pas rester bloqués. Les entreprises s’inquiètent des pénalités pour les armateurs et les clients. Quant aux marins, ils prennent un peu de repos, et en profitent pour faire les menus travaux de peinture. A Bordeaux, la grève sera levée ce soir à minuit. Mais décision a été prise de la reconduire désormais 24 heures toutes les semaines.

Laure Espieu
www.libebordeaux.fr/libe/2008/04/grve-totale-et.html

23 avril 2008. Journée de grève nationale dans les ports autonomes

La journée de grève devrait être très largement suivie dans les sept ports autonomes métropolitains concernés (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille) et au-delà.

Le projet du gouvernement est de confier l’ensemble des opérations de chargement et de déchargement des navires aux entreprises privées, qui emploient déjà les dockers. Ces entreprises devraient donc se voir transférer les grues et les portiques, ainsi que les personnels qui les pilotent et les entretiennent, soit entre 1.800 et 3.000 personnes, selon la CGT.

445 millions d’euros seront consacrés à la modernisation des ports !

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65206

Chapardeur d'héritage historique, trafiquant de mémoire, spoliateur de biens nationaux, détrousseurs de Français, sarkozy menteur, sarkozy escroc, sarko voleur !
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 29 Avr - 19:02



Gaz de France : 2,5 milliards d’euros de profits et une augmentation de tarifs injustifiée

L'information est à la Une du Canard Enchaîné sous le titre "les mensonges de GDF pour augmenter les prix du gaz". Le prix du gaz va prochainement augmenter de 5,5%. Il avait déjà augmenté de 4% le 1er janvier dernier (ce qui représente au total une hausse de près de 48% en 4 ans).

Cette hausse de 10% en trois mois tombe au plus mal en pleine crise du pouvoir d'achat. Mais Gaz de France a toujours un argument imparable : la hausse est liée à l'augmentation du prix des ressources énergétiques. Sauf que, selon le Canard Enchaîné , les coûts d'approvisionnement de GDF auraient diminué...

Dans ce ce contexte, il n'est pas étonnant d'apprendre que GDF a réalisé un bénéfice record de 2,5 milliards d'euros en 2007.

Question simple : pourquoi l'Etat actionnaire laisse-t-il Gaz de France augmenter ses tarifs de cette manière, alors que le gouvernement est en difficulté sur la question du pouvoir d'achat ?
GDF et Suez doivent prochainement fusionner. L'Etat s'est engagé à détenir 34% du nouvel ensemble. Mais pour atteindre ce niveau, il faut que les actions de GDF repartent à la hausse pour que le groupe public fasse le poids par rapport à Suez. Plus la valeur des actions GDF sera élevée, et plus ce sera facile pour l'Etat de détenir 34% de Suez-GDF.

Entre le problème du pouvoir d'achat et la promesse de l'Etat de rester un actionnaire majeur du grand groupe gazier en train de se constituer, il fallait donc faire des choix.

http://charlieenchaine.free.fr/spip.php?breve116


La Fusion GdF - Suez équivaut à une « privatisation déguisée » de Gaz de France.
www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=3400

Sarkozy : « Il n'y aura pas de privatisation » cyclops
www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2BEDF/video/xgv7a_sarkozy-gdf

"Droit de retour" aux tarifs réglementés d'électricité et de gaz
www.lepost.fr/article/2008/01/22/1087135_droit-de-retour-aux-tarifs-reglementes-d-electricite-et-de-gaz-la-loi-est-publiee.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 30 Avr - 20:04



Dans la rubrique "Mensonges, impostures et mystifications" : après la modernisation, voici la communicabilité...

Archives publiques. Leur "libre communicabilité" votée le 29 avril 2008 par l'Assemblée nationale

Cet esprit d'ouverture est pourtant contrecarré par la création d'une catégorie d'archives "incommunicables" dans le texte du gouvernement : ainsi, les documents relatifs aux armes de destruction massive ne pourront jamais être divulgués. Initialement considérés comme incommunicables, aussi, les documents susceptibles de mettre en cause "la sécurité des personnes" seront accessibles au terme de 100 ans, selon un amendement du rapporteur du projet de loi, François Calvet (UMP), adopté à l'unanimité.
Surtout, le texte avait été durci lors de son passage au Sénat, en janvier : ainsi, l'accès aux documents relatifs à la vie privée avait été allongé de 50 ans à 75 ans. Une initiative qui aboutissait à refermer des fonds d'archives actuellement ouverts (seconde guerre mondiale) et à repousser à... 2037, hors dérogations, l'accès à certaines archives concernant la guerre d'Algérie. D'où la pétition réunissant plus de 1 200 chercheurs, généalogistes ou simples usagers (Le Monde du 17 avril). Les députés sont revenus au délai de 50 ans.

Ces quelques avancées n'ont pas été jugées suffisantes par la gauche, qui critique par ailleurs l'officialisation du recours aux sociétés d'archivage privées. "Le texte revu par l'Assemblée est un compromis auquel on s'attendait", regrettait Gilles Morin, historien et président de l'Association des usagers du service public des Archives nationales (Auspan), à l'issue de la séance. Sa mission, dans les semaines à venir, consistera à s'attaquer au "principe d'archive incommunicable". "C'est du jamais-vu. Quid des recherches sur les personnes contaminées par les essais nucléaires de Mururoa, par exemple ?" Le projet de loi sera à nouveau examiné par le Sénat, le 15 mai.

www.lemonde.fr/culture/article/2008/04/30/le-gouvernement-cree-une-categorie-d-archives-incommunicables_1040153_3246.html
www.liberte-dinformer.info/152620.html


Arrow Pétition
http://voxpopuli.celeonet.fr/article.php3?id_article=514
http://www.parlements.org/actualites/projet_de_loi_relatif_aux_archives_2008.html#1



L’ASSOCIATION DES ARCHIVISTES FRANÇAIS SE PRONONCE SUR LE PROJET DE LOI D’ARCHIVES
www.archivistes.org/article.php3?id_article=646

Archives. Définitions
www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2336430&rubId=786

Lois
http://www2.educnet.education.fr/sections/legamedia/droit-biens/8-droit/8-3--regime
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 7 Mai - 7:27



"Jamais sans mon département"
7 Français sur 10 et un collectif de parlementaires s'opposent à la suppression du numéro du département sur la plaque minéralogique des véhicules.

La réforme du système d'immatriculation des véhicules (SIV) doit entrer en vigueur le 1er janvier 2009. Même si cette réforme est déjà enclenchée à l'échelle régionale, les élus locaux se mobilisent pour pouvoir rendre obligatoire le numéro du département sur les futures plaques. Le collectif "Jamais sans mon département", mené par Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône, compte déjà plus de 70 parlementaires et vient d'adresser un courrier à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

A partir du 1er janvier 2009, les nouvelles plaques comporteront sept caractères maximum divisés en trois séries séparées par un tiret : 2 lettres, 3 chiffres puis 2 lettres (AB - 123 - CD). Ces nouvelles plaques seront attachées à vie au véhicule, car elles n'indiqueront justement plus le numéro du département. Sur la partie gauche, figurera un bandeau bleu intégrant le "F" de France surmonté du drapeau étoilé européen.

Cette réforme répond à la saturation du système actuel face à la croissance du parc automobile français. Question
Chaque année, 13 millions de cartes grises sont délivrées par les préfectures, dont 3 millions pour l'achat de véhicules neufs, et plus de 6 millions pour les véhicules d'occasion qui changent de propriétaire.

http://voyages.liberation.fr/actualite/quot-jamais-sans-mon-departement-quot


L'UMP recycle le rapport Attali

Après avoir vilipendé le rapport aux 316 mesures, sorti en pleine campagne des municipales, le groupe UMP affirme en avoir fait sa "boîte à idées" pour "coproduire" les "réformes" avec le gouvernement.

Composé de 38 pages sous le titre "Courage, dialogue, action" Rolling Eyes , le document de l'UMP présente, dans sa première partie, une série de propositions destinées à être intégrées dans le projet de loi de modernisation de l'économie (LME) que l'Assemblée doit examiner à compter du 27 mai.

Dans sa seconde partie, la plus longue, le rapport formule une série de "chantiers à poursuivre ou à engager..."

Au nom des PME toujours, le futur rapporteur de la loi LME, Jean-Paul Charié, a expliqué que l'UMP allait demander le "doublement des seuils sociaux" qui déclenchent la création des comités d'entreprise (CE) (50 salariés actuellement). En matière d'organisation du marché du travail, les députés UMP proposent de "revoir" le système d'indemnisation du chômage et de mieux "définir et encadrer le licenciement collectif".

Arrow La majorité suggère un "rapprochement" entre le département et le conseil régional, via des mesures techniques inspirées du Conseil de Paris, à la fois mairie et conseil général.

23 mai 2008 :
Les nouvelles plaques d'immatriculation de véhicules cyclops
Sous les plaques se profile une autre crainte. La suppression des départements, proposition du rapport Attali. «C’est très sournois», dit Dupilet, président (PS) de conseil général. Après les deux chiffres, on dira le département n’existe plus, et on transférera tout aux régions.»
www.liberation.fr/actualite/societe/327739.FR.php
UMP : Union des Mielleux Papelards




Dans la fonction publique, la contractualisation devrait être, selon la majorité, généralisée, en commençant par "les cadres A+ avec la plus forte rémunération liée à la performance" puis pour "tous les nouveaux entrants". En revanche, la question sensible des professions réglementées, notamment les taxis et les notaires, est renvoyée à un groupe de travail. Et les députés UMP refusent toujours en bloc la mise sous condition de ressources du versement des allocations familiales.

www.lemonde.fr/archives/article/2008/05/06/l-ump-recycle-le-rapport-attali_1041608_0.html


Rapport Attali : après le lobby des taxis, celui des notaires obtient gain de cause

Après les taxis, après les pharmaciens, c'est au tour des notaires d'obtenir gain de cause. «Je n’entends pas remettre en cause le statut du notariat, qu’il s’agisse du mode de nomination ou du tarif.» En s'exprimant ainsi lundi lors du congrès national des notaires, la ministre de la justice Rachida Dati a écarté implicitement une proposition phare du rapport Attali.

www.liberation.fr/actualite/societe/324871.FR.php

Réactions :

archaïsme
Le régime des notaires est une survivance de l'Ancien Régime qui connaissait la transmission héréditaire. Pareille extravagance sera préservée, soyons en sûr, une des rares mesures ( peut-être la seule ) du rapport Attali à vouloir abolir un VRAI privilège tombera à la trappe ! Seront combattus les "privilèges" et "rentes de situation" de gens parfaitement ordinaires ou même, à l'occasion en guenilles et haillons....
franssoa59

Ce n'est pas d'une hausse de leur nombre que la France a besoin, mais d'une baisse de leurs émoluments scandaleux (rapportés à la charge de travail et de responsabilités associées) ! Comment peut-on souhaiter la prolifération d'espèces nuisibles ?
milliardaire ?

Les notaires sont de très gros "fournisseurs" d'argent pour....la Caisse des dépôts et consignations, c'est-à-dire le "bras séculier" financier de l'Etat : lorsque vous faites un achat immobilier, regardez bien ce qui, dans les honoraires "notariaux", va en réalité à la CDC, et demandez vous aussi ce que fait votre apport initial pendant les deux mois ( minimum) qui sépare votre versement de la signature définitive de l'acte... Rueff recommandait déjà à de Gaulle de mettre fin au monopole des notaires.........
caton


Dernière édition par Orwelle le Ven 23 Mai - 11:48, édité 1 fois
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Sam 10 Mai - 7:53



Lycéens : la FIDL appelle à la fin de la mobilisation
Le principal mouvement lycéen estime avoir obtenu suffisamment d'avancées de la part du ministère pour cette année.
www.liberation.fr/actualite/societe/325542.FR.php
www.fidl.org/index2.php?option=com_content&task=view&id=244&Itemid=54


Le premier syndicat lycéen n'est pas la FIDL mais l'UNL ... Et ce dernier, fort heureusement, appelle à continuer après le 15 !
korriganwan
Vendredi 09 Mai 2008
www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?


L’UNL appelle l’ensemble des lycéens à poursuivre la mobilisation en manifestant massivement le 15 mai aux côtés des enseignants pour exiger le rétablissement des 11 200 postes en 2008, l’amélioration des conditions d’encadrement à la rentrée prochaine et la non application de la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite pour l’éducation dans les années à venir.
www.unl-fr.org/actu_view.php?id=312


Le "gouvernement s’attaque à des vraies réformes"... qui sont de véritables plans de démantèlement de l’école publique.
Notamment dans la formation et le recrutement

source : rapport Pochard

Il est question de supprimer les concours de recrutement : cela permettra à terme de détruire le statut de la fonction publique, et immédiatement, de recuter de manière locale et clientéliste des enseignants peu fiables académiquement, mais dociles face à la hiérarchie, comme dans le privé...

Il est question aussi de faire "évaluer" individuellement chaque enseignant par son petit chef. En cas d’évaluation négative, la formation deviendrait obligatoire. Une autre piste de la loi sur la "mobilité" des fonctionnaires est de favoriser la mise en place d’authentiques licenciements.

Le gouvernement a aussi prévu des "réformes" pour les remplacements :
Au lieu de prendre des remplaçants titulaires, il essaie de mettre en place des "remplacements en interne". Il s’agit d’exiger des collègues de faire le travail du professeur absent, peu importe s'ils en ont la qualification. Comme cette idée est aberrante en l’état, le gouvernement doit d’abord faire sauter le statut de la fonction publique et "fusionner les corps", c’est-à-dire obliger un instituteur à enseigner au collège ou au lycée, ou un professeur de philosohie à enseigner en maternelle...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65886

Marcel Pochard, conseiller d'État, a remis le 4 février au ministre de l'éducation nationale le rapport sur la redéfinition du métier d'enseignant élaboré par la commission qu'il présidait.
www.education.gouv.fr/cid20894/remise-du-livre-vert-a-xavier-darcos.html




Rapport Pochard : Le retour de la nomenklatura pédagogiste

A peine remis, le rapport Pochard sur la condition enseignante a suscité la polémique par son approche essentiellement managériale de l'enseignement. Réactions virulentes de Jean-Paul Brighelli, auteur de «La fabrique du crétin».

« [...] rien sur les conditions effectives de l'enseignement, rien sur le contenu de l'enseignement, les disciplines, le savoir etc. Le rapport prône la bivalence (enseignement de deux matières). C'est l'assurance que les professeurs ne maîtriseront plus leurs disciplines. On fait des profs une pâte à modeler pour boucher des trous. Il faut sans doute de la flexibilité mais pas dans la matière que l'on enseigne. Des professeurs au rabais dans des facs IUFMisés pour enseigner ensuite dans des établissements dirigés par des chefs d'entreprise. Voilà ce qu'est le rapport Pochard ! .

Les chefs d'établissement vont devenir des chefs d'entreprise, qui vont gérer leur établissement avec des méthodes telles que l'annualisation des horaires pédagogiques. Derrière l'autonomie se dessine également une forme de décentralisation de l'éducation, une façon d'enterrer les diplômes nationaux
» [...]

www.marianne2.fr/Rapport-Pochard-Le-retour-de-la-nomenklatura-pedagogiste_a83639.html

Frédéric Ciriez : Aujourd’hui, l’école forme-t-elle encore des esprits libres ou seulement de la main-d’œuvre pour un marché du travail dont vous attaquez l’esprit néo-libéral ?

Jean-Paul Brighelli : Plutôt que former, on formate des gosses pour un marché de l’emploi qui n’est pas actuellement… vibrant. C’est-à-dire qu’on a fabriqué une éco le pour temps de crise. Il est d’ailleurs frappant de constater que le premier mouvement copernicien de l’école, c’est 1975, avec la réforme Haby – la réforme du collège unique, qui coïncide avec le premier choc pétrolier, c’est-à-dire l’entrée de l’Occident, après les Trente Glorieuses, dans une crise durable. Les différents gouvernements qui se sont succédé, de droite et de gauche, ont eu finalement à cœur de continuer ce travail de mise au format de ce que demandaient les entreprises. Mais c’est à très courte vue, parce que dès que nous serons en sortie de crise, et il évident qu’on y va petit à petit, on n’aura plus les gens qualifiés dont on aura besoin, et on ira les chercher ailleurs.

www.fnac.com/edito/Portrait.asp?EditorialId=774239&ReturnToPRID=1856749&SubjectId=1&RNID=-1&NID=1

Arrow doc audio
LES RENCONTRES DE TELERAMA
Xavier Lacavalerie a rencontré le normalien et agrégé de lettres Jean-Paul Brighelli, auteur de La Fabrique du Crétin.
www.teleramaradio.fr/article.php3?id_article=72
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 14 Mai - 0:39



«Vous aussi, signez l'arrêt de travail de Sarkozy !»

«Un arrêt de travail pour Sarko», c'est le mot d’ordre de la pétition lancée par la revue Pratiques pour dénoncer les effets de la loi de financement de la Sécurité Sociale. «L’arrêt de travail devient une faveur que l’on doit mériter, s’insurge le docteur Marie Kayser, le système devient profondément inégalitaire». Le docteur Didier Ménard, président du Syndicat de la Médecine Générale, s’oppose à ce mouvement, forcé, de prise en charge des soins par le secteur privé. «En bout de course, le gouvernement choisit toujours le portefeuille des malades, souligne-t-il. L’accès aux soins est de plus en plus difficile.»
Le site de la pétition est ici :
www.pratiques.fr/Un-arret-de-travail-pour-Sarko-et.html




Docteur Marie Kayser, membre de la Revue Pratiques . «Avec la dernière loi de financement de la Sécurité Sociale, votée à l’automne 2007, l’arrêt de travail n'est plus un droit pour restaurer sa santé, mais devient une faveur que l’on doit mériter. Alors que les souffrances au travail s’accroissent, cette réforme a restreint l’accès à ce repos réparateur, indispensable aux travailleurs les plus touchés, en modifiant son système de contrôle. Aujourd’hui, lorsqu’un salarié est arrêté, ses indemnités proviennent en partie de l’assurance-maladie et en partie de l’employeur, en fonction des conventions collectives en vigueur. Lorsque ce dernier conteste l’arrêt de travail et demande un contrôle, la somme versée par l’entreprise peut être suspendue, si le médecin privé estime l’arrêt non justifié. L’indemnité provenant de l’assurance-maladie n’est pas touchée par cet avis médical. Seul le « médecin conseil », appartenant à la Caisse de l’Assurance Maladie, peut décider de supprimer cette partie. Expérimentée actuellement dans neuf Caisses d’assurance-maladie, choisies en raison d’un taux de prescription d’arrêt de travail élevé, cette réforme permet, sur simple avis du médecin employé par l’entreprise, de supprimer l’intégralité de l’indemnité. Ce dernier est en même temps juge et partie, puisqu’il est rémunéré par le patron qui conteste la validité de l’arrêt de travail.

En tant que médecin généraliste, j'ai reçu ainsi de nombreuses propositions de la part des entreprises, très bien rétribuées, afin d’opérer ces contrôles. L’assuré peut à son tour faire un recours, mais son indemnité est suspendue au préalable. Sur des arrêts de travail de quelques semaines, cela risque d’être vite abandonné. Il s’agit ainsi de renforcer les pressions, qui sont déjà exercées sur les « médecins conseil », pour faire diminuer le nombre d’arrêts de travail délivrés.

La lutte contre la fraude n’est qu’un prétexte. Phénomène minoritaire, elle représente entre 5 à 7% des arrêts. Je reçois plutôt de nombreux patients qui refusent les arrêts de travail, par peur de perdre leur emploi ou pour une question financière. En effet, les trois premiers jours d’arrêts de travail ne sont pas indemnisés par l’assurance-maladie, mais seulement avec la somme versée par l’employeur. Ensuite, la part varie en fonction de la durée de l’arrêt, mais pour ceux qui durent quelques semaines, la Caisse reverse environ la moitié du salaire, seulement. La fraude n’est donc absolument pas généralisée, mais concerne une toute petite partie des salariés. Les contrôles mis en place par l’assurance-maladie, par le biais des médecins « conseil », s’attaquent déjà à ce problème. Il est anormal que l’employeur puisse, par son médecin privé, imposer son avis à l’assurance-maladie, sur ce qu’elle doit, ou non, verser à l’assuré.

De la même manière, sous couvert d’une irresponsabilité des Français concernant leur consommation de médicaments, le gouvernement continue à renforcer le système de franchises. Ces dernières, qui ne sont remboursées ni par l’assurance-maladie, ni par les complémentaires, apparaissent avec la réforme de 2004 sur les actes médicaux, les radios et les analyses biologiques. Plafonné à un euro par jour pour chaque type d’acte, ce seuil est passé à 4€ en juin 2007. En effet, l’Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM), fixé chaque année par la loi, engendre, s’il est dépassé de plus de 0.7%, la mise en œuvre d’une panoplie de mesures pour remédier à cette hausse. En juin 2007, l’Objectif étant franchi, la Commission d’alerte a réagi, avec notamment cette augmentation du plafond à 4€. La technique est pernicieuse : l’Objectif est volontairement fixé très bas. Il est donc rapidement dépassé, ce qui permet au gouvernement de faire passer plus facilement ces mesures désagréables – vers un moindre remboursement des patients en général - présentées comme inévitables et dans l’urgence. Le gouvernement continue en ce sens avec l’instauration de nouvelles franchises dans cette loi de l’automne 2007 : 50 centimes sur chaque boîte de médicament (sans plafonnement), sur les actes paramédicaux, 2€ sur le transport en ambulance… Le plafond est fixé à 50€ par an par assuré. En ajoutant les franchises de 2004, cela représente 100€ ! Sans oublier bien sûr le ticket modérateur, payé par chaque assuré, qui représente environ 35% sur une boîte de médicament et 30% d’une consultation médicale.

Les citoyens doivent s’emparer du débat parce que ce n'est que le début. Exclamation Les autorisations de dépassement, présentes dans le secteur 2, pourraient être généralisées, avec un plafonnement, dans un secteur dit « optionnel ». Les assurés auraient beaucoup plus de dépassements à payer de leur propre poche, avec leur complémentaire par exemple. Ces augmentations des coûts non remboursés poussent le patient vers les mutuelles et assurances privées. Ce système est fondamentalement inégalitaire : lorsque l’assuré cotise pour l’Assurance Maladie, c’est en fonction de ses revenus ; avec les complémentaires, ce n’est pas le cas. L’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour ceux qui en ont le plus besoin ».


Docteur Didier Ménard, président du Syndicat de la Médecine Générale (SMG) . « L’offensive contre l’assurance-maladie remonte au gouvernement Raffarin. Diminuer les dépenses, voici la seule solution apportée pour lutter contre le déficit. Défendue depuis très longtemps, précisément dans le rapport Chadelat, commandé sous le gouvernement Raffarin, cette vision poursuit un seul objectif : transférer les dépenses de santé vers le secteur privé, en réduisant au minimum le panier de soin pris en charge par l’Etat. On choisit ainsi de ne pas augmenter les recettes, de peur d’affecter la croissance. Pourtant, depuis plusieurs dizaines d’années, ce choix n’engendre pas de grande réussite. La réforme de 2004, qui instituait le parcours de soin, est un échec total, reconnu par tous à demi-mot. D’où la nécessité d’une nouvelle réforme, les déficits continuant leur progression. Retour à la case départ !

En essayant d’obliger les Français à consommer moins de soins, on sous-entend que l’abus est général. Pourtant, cette « errance » médicale, injustifiée, concerne seulement 0.72% des patients. Ce discours de culpabilisation du malade, nouveau bouc émissaire, est purement idéologique, ne s’appuyant sur aucun élément concret. Poursuivant en ce sens de restriction des dépenses, l’Etat contraint les médecins à limiter la prescription de certains médicaments. Actuellement, il s’agit des anti-cholestérols, au moment même où l’ensemble des études démontrent que le cholestérol est l’une des causes essentielles de maladie cardio-vasculaire. Encore une fois, on ne réfléchit aucunement en termes de politique de santé, il s’agit simplement de faire baisser les coûts. Pourtant, la prévention permet elle aussi d’économiser : les accidents cardio-vasculaires coûtent très cher à la Sécurité Sociale. L’Etat laisse totalement de côté la lutte contre les causes de maladie alors que cela constitue un réel investissement sur l’avenir. Les maladies d’affections de longues durée représentent ainsi 60% des dépenses de l’assurance-maladie. Au-delà des progrès technologiques ou médicaux, la prévention sur l’environnement, l’alimentation et le comportement des patients a des conséquences très importantes sur la diminution du nombre de malades, par exemple en luttant contre l’obésité pour le diabète, ou contre les souffrances au travail pour les maladies mentales. Il n’existe aucune volonté politique de s’attaquer à ces causes. Effectivement, les maladies, c’est aussi un secteur marchand à satisfaire, avec une industrie pharmaceutique très puissante. Vendre des médicaments est en effet plus rentable et moins compliqué.

En bout de course, le gouvernement choisit toujours le portefeuille des malades. L’accès au soin est de plus en plus difficile. Médecin généraliste dans le quartier populaire des Franc-Moisins à Saint-Denis, j’ai dû embaucher une assistante, afin de trouver à mes patients les soins et spécialistes « abordables » financièrement, pour suivre leur traitement ».

Réalisé par CAMILLE STROMBONI
http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/un-arrt-de-trav.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 15 Mai - 21:05



La Fonction publique se mobilise
Grève dans de nombreux secteurs

Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) ont décidé d’appeler ensemble les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) à se mobiliser ce jeudi 15 mai.

Elles dénoncent notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et "les suppressions massives de postes", dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Les cinq fédérations de l’éducation nationale (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et trois syndicats des écoles primaires ont également appelé à la grève ce jour-là.

Dix-huit organisations d’enseignants, lycéens et parents d’élèves avaient également appelé à une journée d’action nationale "contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement".

Les grévistes taxés d’égoïsme

Jeudi matin, le ministre du Budget Eric Woerth a donné le ton de l’équipe gouvernementale sur cette journée en déclarant que "défiler avec des pancartes pour dire "je veux plus de moyens", c’est une manière très égoïste de voir les choses". rabbit

"Ce n’est pas seulement "une manifestation de plus", mais au contraire le signe d’un malaise que le gouvernement aurait tort de sous-estimer", a expliqué de son côté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l’Education, dans une interview aux Echos.

Les syndicats d’enseignants annoncent près de 70% de grévistes dans le primaires et 50% dans les collèges et les lycées, un mouvement destiné à dénoncer les 11.200 suppressions de postes inscrites au budget à la rentrée de septembre 2008, ou encore les modalités de réforme des programmes scolaires en maternelle.

Sur l’ensemble de la Fonction publique, les syndicats estiment que le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux va entraîner la suppression de 35.000 à 40.000 postes par an. La question salariale est également posée par certaines organisations syndicales en cette période de hausse de l’inflation.

"Le gouvernement se trompe s’il pense que la mobilisation de jeudi sera une journée pour solde de tout compte. Il y aura des prolongements qui dépasseront le simple cadre des personnels de la Fonction publique", assure le secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT (UGFF-CGT), Jean-Marc Canon.

www.humanite.fr/Le-15-mai-journee-de-mobilisation-des-fonctionnaires

L'Urticant Malhonnête au Pouvoir, Attila le diviseur a encore sévi aujourd'hui, relayé par les tam-tams de l'Elysée, Elise Lucet et David Pujadas.

Après le mis en examen Santini qui voudrait remplacer la grève par le port d'un brassard (sûrement très efficace contre des sourds), naboleon a donc décidé de s'attaquer au droit de grève en remplaçant les grévistes. Et si les remplaçants faisaient grève ?

Une grève. Sait-on pourquoi, combien de manifestants ?
Non ! comme d'habitude le journaliste interroge Mme Dupont et Mme Durand qui sont bien ennuyées de ne pas pouvoir laisser leur enfant à l'école.


Fonctionnaires : marre de «travailler plus pour gagner moins»

Suppression de postes, manque de moyens et de reconnaissance... L'ensemble de la fonction publique a emboîté le pas aux enseignants aujourd'hui dans la rue. A Paris, ils étaient 18.000 selon la police, trois fois plus pour les syndicats.
www.liberation.fr/actualite/societe/326486.FR.php


Réponse aux grévistes : service minimum d'accueil (SMA)

Ce SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

2.837 des 22.500 communes accueillant au moins une école ont signé des conventions pour organiser ce dispositif, qui se heurte à l'opposition des syndicats, ainsi que de nombreux élus de gauche, mais pas seulement.

Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur cette question : "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !" clown

www.liberation.fr/actualite/politiques/326499.FR.php

Des libénautes :

On va encore rigoler
Il y a de bonne chance pour que le Conseil Constitutionnel et le Bureau International du Travail aient quelques problèmes avec cette loi. Comme les syndicats des collectivités locales et ceux de l'éducation nationale sont fort capables de synchroniser leurs préavis de grève, la seule solution pour les communes consistera à passer des contrats avec des sociétés privées. Soit les enfants sont gardés par une société de surveillance, soit en cas de grève, le gouvernement envoie l'armée pour les surveiller. Autre solution, mettre les Maires négligents à l'amende, mais ceci rappelle les HLM à Neuilly. Dernière solution : le droit opposable à l'accueil, là les enfants finissent sous les ponts, gardés par les Enfants de Don Quichotte.
Barney

Et ce soir....
sur les radios, dans les journaux télévisés, de quoi parlera-t-on ? Des revendications légitimes des enseignants grévistes et parents manifestants, préoccupés des conditions d'enseignement offertes à nos enfants lors des prochaines rentrées scolaires (près de 9000 enseignants en moins à la rentrée 2008, plus encore en 2009) ? Que nenni.... tous ouvriront leurs informations sur ... le SMA. Bravo, Monsieur le Président. Joli détournement de sujet ! Habile ????

"président réformateur, volontaire, sans haine"
Mais de qui que vous parlez, là ? pas de celui qui vient de monopoliser la télé pour répondre par un pied de nez à la colère des enseignants, des élèves, des parents d'élèves qui manifestaient dans la rue pour demander qu'on ne supprime pas des postes et qu'on arrête de faire joujou avec les programmes pour pouvoir dire, tiens, une réforme de plus !

www.liberation.fr/actualite/politiques/326499.FR.php
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