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Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: SERVICE [encore] PUBLIC Jeu 20 Mar - 20:42 | |
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Les personnels du ministère de la Culture manifestent pour dénoncer les réductions budgétaires
PARIS - Entre 1.400 et 2.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris à l'appel des syndicats du ministère de la Culture pour protester contre les réformes visant leur secteur dans le cadre du chantier de "Révision générale des politiques publiques" (RGPP) décidé par le gouvernement. Les syndicats dénoncent les réductions budgétaires et les suppressions de postes, et une volonté de "livrer la culture à la logique aveugle du marché".
Après la manifestation qui les a conduits des abords de leur ministère de tutelle, au Palais Royal, jusqu'à l'hôtel Matignon, des représentants de l'intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Sud et UNSA du ministère ont été reçus pendant une heure et demie par deux conseillers du Premier ministre François Fillon, l'un chargés de la réforme de l'Etat et de la fonction publique, et l'autre de la culture.
"La position des conseillers était assez dogmatique", a résumé à l'Associated Press Didier Alaime, secrétaire national de la CGT-Culture. "Selon eux, les gens sont dans la rue parce que les organisations syndicales ne leur ont pas expliqué comme il fallait la révision des politiques publiques".
"Ils ont entendu les arguments de l'intersyndicale, mais ils s'arc-boutent sur leur position et disent qu'ils ne changeront pas leur politique en la matière", a précisé M. Alaime.
Une réunion de l'intersyndicale était prévue dans la soirée ainsi que des assemblées générales vendredi pour faire le point sur la situation, et appeler l'ensemble du monde culturel à agir pour défendre l'exception culturelle à la française, a ajouté le secrétaire national de la CGT-Culture.
Parmi les manifestants à Paris figuraient des personnels administratifs, d'accueil et de surveillance des musées nationaux et des monuments historiques, de la BNF et du Centre Beaubourg. D'après M. Alaime, d'autres actions ont également été menées en province, notamment à Pau, Toulouse et Carcassonne.
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080320/tfr-social-culture-manifestation-56633fe.html
Dernière édition par Orwelle le Mar 1 Avr - 1:31, édité 1 fois |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Ven 28 Mar - 14:52 | |
| Grève dans les ports contre la réforme en préparation
PARIS (AFP) - L'appel à la grève de la CGT contre la réforme des ports annoncée en janvier par le gouvernement a été très suivie dans la manutention mercredi, entraînant un quasi arrêt de l'activité portuaire à Marseille-Fos et au Havre.
Le plan de relance des ports français prévoit une reprise des investissements de l'Etat, un recentrage des ports autonomes sur leurs missions régaliennes et la poursuite du transfert vers le privé des terminaux et de leurs personnels. Pour tenter de remédier au manque de compétitivité des ports français, le gouvernement voudrait "intégrer" les activités de manutention sous "commandement unique".
Les grutiers, portiqueurs, qui conduisent les engins de levage, ainsi que les agents de manutention, qui sont environ 2.000 et dépendent des Ports autonomes, s'opposent à leur transfert au privé. Ils ont reçu le soutien des dockers, dont l'activité a été privatisée en 1992 et qui, eux, dépendent des entreprises de manutention.
A Marseille-Fos, où des grévistes ont installé mercredi des barrages filtrants sur les terminaux à conteneurs, la direction du Port autonome a confirmé une activité à l'arrêt. Le mouvement a été suspendu à la mi-journée, alors qu'une réunion sur la réforme s'est tenue à La Défense (Hauts-de-Seine) dans des locaux du secrétariat d'Etat aux Transports.
Au Havre, l'activité a été également fortement perturbée du fait d'un arrêt de la manutention sur tous les terminaux à conteneurs, selon la direction du port.
A Nantes-Saint-Nazaire, "il n'y a pas (eu) d'exploitation sur le port", a indiqué la CGT.
A Dunkerque, seule la partie Est du port a été touchée par l'appel à la grève, selon direction et CGT, et des pétroliers ont été bloqués à quai.
A Bordeaux, la direction du port a fait état d'une "activité de déchargement totalement bloquée". A La Rochelle, tous les dockers étaient aussi en grève selon la CGT.
La fédération CGT n'a cependant pas participé à la réunion à La Défense du fait de la présence des autres organisations syndicales. Mais elle est toujours "prête à reprendre les négociations", a affirmé à l'AFP Daniel Lefebvre, son secrétaire général.
Refusant "une déréglementation totale", la CGT avertit que "si le texte de loi (qui doit être présenté au printemps, ndlr) impose le transfert vers les opérateurs privés, cela mettra le feu aux poudres".
Le syndicat se dit "favorable à un commandement unique (pour les dockers, grutiers et portiqueurs), une organisation du travail harmonisée, et prête à une évolution des textes conventionnels", sur les horaires de travail et les salaires notamment.
Lors de la réunion entre les syndicats hors CGT, le patronat (Unim et Upaccim) et Yves Cousquer, désigné par le secrétaire d'Etat Dominique Bussereau comme "facilitateur" du dialogue, les participants sont à peine rentrés dans le "dur" des sujets.
Le sort du personnel d'encadrement de la manutention, qui craint de faire doublon avec l'encadrement des entreprises, a été discuté, a rapporté un participant
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080326/tfr-mer-trn-soc-log-oil-prev-f56f567.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Ven 28 Mar - 15:01 | |
| Les avocats manifestent au procès des Fourniret à Charleville-Mézières
Pascal Eydoux, président de la conférence des bâtonniers, a lu un texte dans la salle des pas perdus face à de nombreux journalistes. Profitant de la forte médiatisation de ces assises, les avocats souhaitent montrer leur "détermination" à la Chancellerie et attirer l'attention de l'opinion publique.
"Des projets importants sont en cours qui tendent, sous couvert d'économie et de modernisation à écarter le juge et l'avocat de leur mission respective", indique un communiqué du barreau des Ardennes distribué à la presse. L'ordre des avocats dénonce pêle-mêle "la disparition de tribunaux, la suppression de juges d'instruction, la déjudiciarisation de certains contentieux, le désengagement de l'Etat au détriment des plus démunis".
Les travaux de rénovation du Palais de Justice de Charleville-Mézières, réalisés pour la tenue de ce procès hors-normes, ont coûté 1,9 million d'euros. "Je ne dis pas que l'on a dépensé trop d'argent mais il ne faut pas que l'on s'imagine que la justice fonctionne bien", assure Me Choppelet, une avocate présente à cette manifestation. Celle-ci regrette l'absence d'un "pôle de l'instruction", refusé par le Ministère de la Justice.
Actuellement, trois juges d'instruction, dont deux se sont consacrés à l'enquête sur les crimes des époux Fourniret, sont en activité dans la cité ardennaise. Selon un décret paru le 16 janvier 2008, l'un de ces postes doit disparaître.
Cette manifestation intervient alors que le barreau des Ardennes s'était mis en grève au début de l'année empêchant toute activité judiciaire pendant deux mois.
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080328/tfr-justice-fourniret-avocats-342d366.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Ven 28 Mar - 15:11 | |
| Les lycéens donnent de la voix Education. Défilé hier à Paris contre les suppressions de postes et la réforme du bac pro.
Après plusieurs semaines de mobilisation en ordre dispersé, les lycéens se sont montrés déterminés hier à «faire bloc» derrière leurs enseignants. Contre les suppressions de postes dans le second degré, et contre la généralisation du bac professionnel en trois ans contre quatre actuellement.
«Elèves, profs, parents, tous ensemble !» scandaient-ils au cours de la manifestation parisienne qui les a menés du Luxembourg au ministère de l’Education. A l’appel des deux syndicats lycéens, l’Union nationale lycéenne (UNL) et la fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), ils étaient entre 4 000 et 6 000 à réclamer le rétablissement des postes supprimés. Si les enseignants et quelques rares parents sont bien présents dans le cortège, les lycéens formaient le gros des troupes, regroupés derrière les bannières indiquant les noms de leurs «lycées en lutte». Ce mois-ci, la plupart d’entre eux ont déjà participé à la manifestation du 18 mars aux côtés de leurs profs et, localement, à des rassemblements devant leur rectorat ou leur préfecture et au blocage de leur lycée. Ceux-là se défendent d’être venus «pour sécher» et fustigent «ceux qui viennent sans même savoir qui est Darcos». Ils connaissent sur le bout des doigts le nombre de postes supprimés dans leur lycée et dans leur académie (8 830 postes dans les collèges et lycées au plan national).
«Les suppressions vont nous affecter dès l’année prochaine, c’est du concret, explique Cindy, en première ES au lycée Jean-Macé de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Les classes sont déjà surchargées et ils trouvent quand même le moyen de nous supprimer sept postes.» Catherine, en seconde au lycée Galilée de Cergy (Val-d’Oise), s’inquiète, elle, de «la tendance à refuser tous les redoublements pour réorienter vers le technique. Moi je veux pas finir en CAP esthéticienne, je veux choisir.» (...)
CORDÉLIA BONAL http://www.liberation.fr/actualite/societe/318050.FR.php |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage Ven 28 Mar - 16:29 | |
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La Poste en parfaite santé
La Poste est-elle en voie de banalisation ? De fait, ses résultats publiés ce matin font état d’une santé plutôt solide. La Poste va même verser pour la première fois des dividendes à l’Etat et un intéressement, à ses postiers. En monopole de fait sur son activité courrier, elle cacarole sur le colis et met le turbo sur ses activités de banque postale. Bref, tout va bien.
La Poste est-elle en forme ?
Le groupe La Poste devrait publier aujourd’hui un chiffre d’affaires en hausse de plus de 3 % par rapport à 2006, autour de 20,8 milliards d’euros, dont plus de la moitié pour l’activité courrier. C’est la bonne surprise. Alors que La Poste tablait sur un recul sensible des volumes, à mesure de la progression d’Internet et de la dématérialisation des envois, le courrier résiste mieux que prévu. Avec une baisse de 1,5 % seulement sur la période 2003-2006, alors que l’opérateur tablait sur un recul de 10 % ! Même bonne santé du colis et de l’envoi express où La Poste est le second acteur européen, avec un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros (+7 %). La recette du français est de compenser la lente érosion des volumes en plaçant de plus en plus de prestations à valeur ajoutée, quitte à forcer la main au client. Par exemple, le Colieco et son tarif économique a été supprimé de la gamme. Dans la foulée, La Poste a durci sa réglementation, interdisant l’envoi de petits objets - par exemple un CD ou un DVD dans une enveloppe ad hoc affranchie au tarif «lettre». Ce qui propulse à 5,30 euros minimum, premier tarif du Colissimo, l’envoi des photos de vacances sur un CD ! Au point que le régulateur s’est saisi du sujet. Il vient d’intimer l’ordre à La Poste de proposer un nouveau service à prix réduit, adapté aux petits objets.
L’ouverture du marché à la concurrence est-elle une menace ?
Le spectre de concurrents qui allaient tailler en pièces une Banque postale plombée par sa main-d’œuvre et son réseau a vécu. L’ouverture totale du marché est programmée pour le 1er janvier 2011. Mais aucune menace ne pointe à l’horizon. Le régulateur en est presque désespéré : «Dix ans après la première directive européenne, il y a peu ou pas du tout de concurrence sur le marché ouvert», s’est désolé récemment devant les postiers, Paul Champsaur, le régulateur du secteur. Adrexo, le seul opérateur privé postal, sur le courrier a même jeté l’éponge le mois dernier. «C’est sans doute le signe que les postiers font bien leur boulot», a rebondi Régis Blanchot, de SUD PTT.
Comment la Banque postale se défend-elle ?
Même banalisation à l’œuvre sur l’activité bancaire. Et même succès. Après deux ans d’exercice, la Banque postale affiche un bilan flatteur. Son produit net bancaire devrait flirter avec les 4,8 milliards d’euros, (+4 %), pour un résultat net de 500 millions d’euros. Et elle recrute à tour de bras. Le 3 avril, elle va même organiser une opération de job dating (recrutement express) de 250 conseillers financiers sur le millier qu’elle recherche pour placer des Sicav à la volée.
CATHERINE MAUSSION 27 mars 2008 http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/317824.FR.php
Selon la Cour des comptes, La Poste entraverait le développement de la Banque Postale
PARIS (AFP) - La Cour des comptes pointe une série de "handicaps" qui fragilisent la jeune Banque Postale, à commencer par la lourdeur du réseau de bureaux de poste et les coûts salariaux des fonctionnaires de La Poste, dans un rapport dont l'AFP a obtenu copie vendredi. [...]
S'agissant du réseau, la Cour indique que "s'il répond à des préoccupations d'aménagement du territoire et de préservation du tissu économique en milieu rural, le réseau, dans sa configuration actuelle de 13.000 bureaux, constitue un handicap pour l'ensemble des activités commerciales de La Poste".
"Un réseau resserré (...) suffirait aux activités commerciales et conjointes du courrier et de la Banque Postale", poursuit la Cour qui a procédé à un "examen comparatif des avantages et des handicaps de la Banque Postale".
"Ce rapport est une bombe", a déclaré à l'AFP Régis Blanchot, du syndicat Sud-PTT, selon qui sa lecture "en dit long sur le sort que l'Etat et les dirigeants de La Poste réservent au service public postal".
La fédération Force Ouvrière de la Communication a fustigé quant à elle une analyse qui "conforte ceux qui veulent fragmenter l'entreprise nationale". [...]
En conclusion de ce rapport de 72 pages, les sages de la rue Cambon constatent certes que "le processus de création de la Banque Postale s'est déroulé conformément à la volonté du Parlement" et que le premier objectif affiché, à savoir "la clarification du statut bancaire de La Poste", "peut être considéré comme atteint". [...]
"Le débat est aujourd'hui ouvert entre la +banalisation+ de la Banque Postale et, à l'opposé, la reconnaissance d'une mission de guichet social, justifié par un impératif d'accessibilité bancaire et passant par une présence territoriale étendue", conclut la Cour, qui renvoie aux parlementaires le soin de trancher entre ces deux options.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080314/tfr-ban-log-soc-f56f567.html
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=47711 http://www.ainfos.ca/05/dec/ainfos00089.html http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=422
"La Poste, un drôle de pli", un film de Marie-Pierre JAURY et Nicolas GALEPIDES http://paris5.lesverts2008.fr/spip.php?article295 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Ven 28 Mar - 20:03 | |
|  Les centres de Météo France en grève contre des réductions d'effectifs
Les syndicats (Spasmet/Solidaires, SNM/CGT, SNITM/FO) dénoncent la "suppression de 1.000 emplois sur les 3.600 actuels" que compte Météo France, qui dépend du ministère de l'Ecologie, et "la fermeture de la moitié des centres météorologiques" dans les dix prochaines années.
"Ce plan de restructuration est en lien avec la révision générale des politiques publiques (RGPP)", qui vise à diminuer le nombre de fonctionnaires pour réduire les dépenses de l'Etat, et dont les arbitrages seront connus au printemps, a expliqué Emmanuel Celhay (SNM-CGT).
Au bout du compte, "sur la centaine de centres météos existants, seule une quarantaine serait maintenue", selon Yannick Mur (Spasmet).
Pour les syndicats le gouvernement "brade" en effet Météo France en contradiction "avec la volonté politique affichée d'une écologie et d'un développement durable exemplaires".
Car Météo France, outre ses prévisions pour les services de l'Etat (carte de vigilance des risques météo), les aéroports et ses services commerciaux pour les usagers et les professionnels (média, etc), réalise aussi des simulations climatiques pour le Groupe international d'experts sur le climat (Giec).
Les syndicats estiment qu'il faut défendre les missions de service public et de surveillance du climat "reconnues incontournables lors du Grenelle de l'environnement".
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080328/tfr-social-meteo-greve-fonctionnaires-pr-b7b6525.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Ven 28 Mar - 20:08 | |
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AGCS : la fin des libertés ?
L'Accord Général sur le Commerce des Services est un accord cadre signé en 1994, actuellement en cours de renégociation dans les couloirs de l'OMC : C'est un accord visant à la libéralisation des Services planétaires. Ces services sont, entre autres, l'eau, l'éducation, la santé, le tourisme, l'énergie, le transport... Bien sûr, vous vous dites que de nombreuses choses citées ici sont déjà libéralisées, mais l'ampleur est tout autre. Voici volontiers quelques exemples que nous vous encourageons fortement à diffuser:
- A la vue du document de l'OMC S/C/W/50 35,42,47, Salaire Minimum et Sécurité Sociale sont traités par les négociateurs comme des "obstacles techniques au commerce".
- Selon le mode 4 de l'AGCS, document S/C/W/50 26,60 - S/C/W/46 p9 - S/C/W/29, note des Etats-Unis, 12.00, l'OMC prône le recours à une main d'oeuvre étrangère à faible coût, personnel embauché avec des CDD, sur la base légale et salariale du pays d'origine.
- Les Etats-Unis demandent l'application du principe de "Neutralité technologique", lequel interdirait à un pays de préférer une source d'énergie à une autre (solaire ou éolien plutôt que nucléaire par ex.).
- Selon les articles 6.4 et 23.3, n'importe quelle loi ou mesure d'un pays peut être contestée voire sa suppression demandée si elle "compromet" les "avantages" que des entreprises étrangères pouvaient raisonnablement "s'attendre" à tirer de l'Accord.
Selon l'AGCS, les subventions sont reconnues comme des obstacles éventuels au commerce des services et les Etats qui prennent des engagements dans un secteur de service doivent signaler toute subvention accordée dans ce secteur comme limitation au principe du traitement national.
Que pensez-vous d'un monde où votre mairie ne pourra pas s'opposer à une station d'épuration privée sur son territoire communal, ne pourra plus subventionner les services de restauration scolaire sans qu'une firme ne lui demande compensation pour concurrence déloyale ?
Que pensez-vous d'un monde où on ose remettre en question l'intérêt national de nos forêts et de nos parcs naturels dans un traité ?
Comment un Etat pourra penser sur le long terme sa politique d'énergie alors qu'un traité lui impose une libéralisation à outrance dans ce secteur ?
L'AGCS est la remise en cause de notre souveraineté car cet accord casse les principes de démocratie à tous les niveaux : local, régional et national.
http://horsagcslogo.chez-alice.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_g%C3%A9n%C3%A9ral_sur_le_commerce_des_services http://agcs.free.fr/
AGCS : un coup d'Etat mondial (14 avril 2005) http://bellaciao.org/fr/spip.php?article13962 http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot47 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Sam 29 Mar - 11:09 | |
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Chirurgie publique : une plaie ouverte Le secteur est en crise ouverte alors que plus de 60 % des interventions se font dans le privé. http://www.liberation.fr/actualite/societe/318284.FR.php
La déprime du bistouri Laurent Sedel, chirurgien. Hôpital Lariboisière (Paris). Directeur du laboratoire de recherche orthopédique du CNRS. www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-977303@45-100,0.html
Public ?
A quelques jours de la remise des propositions de la mission Larcher sur l’hôpital, alors que la population française vieillit doucement et que le nombre de gestes chirurgicaux ne cesse d’augmenter, veut-on encore défendre en France un service public de la santé digne de ce nom ?
Si l’Etat répond par l’affirmative à cette question cruciale, il doit mettre les moyens pour le développer.
Sinon, la santé publique française apparaîtra de plus en plus comme inégale, injuste, mal répartie et, dans certains cas, dangereuse.
La chirurgie est exemplaire de cette évolution.
Le bloc chirurgical est le cœur d’un hôpital autour duquel gravitent d’autres services, de multiples compétences, souvent très pointues. Laisser se déliter la fonction chirurgicale dans les hôpitaux publics est d’autant plus inadmissible qu’un hôpital est aussi un centre de formation pour les jeunes spécialistes.
Et un lieu privilégié pour la recherche appliquée.
La dérive actuelle est d’autant plus préoccupante qu’on a l’impression qu’elle s’auto-alimente. Les multiples réformes, aménagements, décisions politiques nationales ou locales conduisent à une forme d’anarchie dans laquelle cohabitent public et privé, mais aussi le meilleur et le pire, des pôles d’excellence reconnus, souvent très centralisés, et des institutions aux résultats incertains, où les praticiens de proximité hésitent à envoyer leurs patients.
Ce qui est en jeu finalement n’est pas l’accès égal aux soins, mais l’accès égal à des soins de qualité.
Didier Pourquery http://www.liberation.fr/actualite/societe/318280.FR.php |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Dim 30 Mar - 18:48 | |
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Nicolas Sarkozy envisage de supprimer totalement la publicité sur les chaînes publiques janvier 2008 http://television.telerama.fr/television/24026-nicolas_sarkozy_envisage_de_supprimer_totalement_la_publicite_sur_les_chaines_publiques.php
Déclarations de Sarkozy sur la pub TV : TF1 et M6 décollent en Bourse 9 janv 2008 www.lesechos.fr/info/comm/300231510.htm
TF1 avait demandé à l'Elysée la suppression de la publicité sur les chaînes publiques fin 2007
TF1 avait plaidé fin 2007 auprès des pouvoirs publics pour la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, avant que le président Nicolas Sarkozy n'annonce cette mesure début janvier. Cette demande figurait dans un livre blanc que le groupe a remis à l'Elysée quelques semaines avant l'annonce du président Sarkozy, rapporte, vendredi 7 mars, le quotidien Les Echos.
Le 8 janvier, jour de l'annonce de Nicolas Sarkozy, l'action de TF1, qui devrait être le principal bénéficiaire de cette mesure au regard de sa part de marché prépondérante, avait bondi de 9,47 %. "Très vite, la chaîne a cherché à corriger l'image d'un 'cadeau' qui lui serait ainsi fait par le président de la République", expliquent Les Echos. Le 27 février, le principal actionnaire de la chaîne, Martin Bouygues, avait ainsi assuré avoir "découvert" l'annonce présidentielle lors de sa conférence de presse.
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/03/07/tf1-avait-demande-a-l-elysee-la-suppression-de-la-publicite-sur-les-chaines-publiques-fin-2007_1019874_3236.html#ens_id=907904
Suppression de la publicité : la Cour des Comptes inquiète
Dans son rapport annuel, l'institution de la Rue Cambon met en cause le choix de ne pas relever le niveau de la redevance audiovisuelle, à fortiori si la publicité disparaissait des chaînes publiques. Si l'option politique est maintenue de différer le choix en faveur d'une hausse de la redevance», la Cour suggère au moins un réajustement pour compenser l'effet de l'adossement. Faute de quoi, le risque est de voir à défaut le budget de l'Etat devenir la principale source de financement, alors qu'il est «déjà mis à contribution» par ailleurs.
Vendredi dernier pourtant, la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a une nouvelle fois écarté toute hausse de la redevance en 2008 ou en 2009.
http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RPA/RPA-integral1.pdf
http://www.lefigaro.fr/medias/2008/02/06/04002-20080206ARTFIG00588-suppression-de-la-publicite-la-cour-des-comptes-inquiete.php |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Mar 1 Avr - 1:44 | |
|  Maison d'arrêt SMPR à Nantes (photo Valery Joncheray)
PPP. DANS LA GUEULE DU LOUP
Le gouvernement a adopté un projet de loi élargissant le recours aux partenariats public-privé. Dans un contexte de réduction budgétaire, les syndicats redoutent une offensive du privé sur l’ensemble des services publics.
Chaînes de télévision, télécoms, routes et bâtiments ne lui suffisaient pas. Bouygues aura désormais ses prisons. Le 19 février dernier, le bétonneur signait, via une société de projet ad hoc, un contrat de partenariat public-privé (PPP) avec le ministère de la Justice. À la clé, pour le géant du BTP, la conception, la construction et le financement de trois nouveaux centres pénitentiaires.
http://www.politis.fr/Dans-la-gueule-du-loup,3131.html
Modernisation de notre système pénitentiaire 48 millions d’euros par an pour les trois établissements au leader mondial du BTP
"La modernisation de notre système pénitentiaire est en marche. Le contrat que nous allons signer s'inscrit dans cette politique, il permet de concevoir la prison de demain", a estimé Rachida Dati en présentant le contrat qui délègue à Bouygues à la fois la conception, le financement, la construction, la maintenance et la gestion des services dans les 3 nouvelles prisons qui seront construites à Nantes, Lille et Réau (Seine et Marne).
Aux termes de ce contrat, l'Etat deviendra propriétaire des prisons dans 27 ans. Il paiera entretemps un loyer de 48 millions d'euros annuels pour les trois établissements au leader mondial du BTP(soit un coût total de 1,8 milliards E).
Bouygues assurera la maintenance des établissements, la fourniture des énergies, la propreté et l'hygiène des locaux et des espaces extérieurs, la gestion des déchets, le travail des détenus au sein de l'établissement, leur formation professionnelle, la restauration, l'hôtellerie et la buanderie, la cantine (services aux détenus), la mise à disposition de véhicules, et l'accueil des familles
Autant de domaines d'intervention traditionnellement assurés par des agents de l'État, qui conservera la direction des prisons et la gestion des personnels de surveillance, ainsi que les tâches de réinsertion et de suivi des détenus.
Ce contrat intervient alors que les 190 établissements pénitentiaires français connaissent un niveau de surpopulation historique avec 62.094 détenus au 1er février pour 50.557 places, selon les chiffres officiels de l'administration pénitentiaire.
http://neo-sphere.blogspot.com/2008/02/prison-bouygues.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Mar 1 Avr - 14:29 | |
| Partenariat public-privé (PPP)
Le contrat de partenariat permet à une collectivité publique de confier à une entreprise la mission globale de financer, concevoir tout ou partie, construire, maintenir et gérer des ouvrages ou des équipements publics et services concourant aux missions de service public de l’administration, dans un cadre de longue durée et contre un paiement effectué par la personne publique et étalé dans le temps.
Public-privé: un mariage heureux et transparent Par Mathieu Laine (Avocat - Maître de conférences) 22/03/2008 http://www.rue89.com/2008/03/22/public-prive-un-mariage-heureux-et-transparent
Réponse de François Doutriaux (Juriste et enseignant chercheur)
Votre article me laisse, monsieur, un sentiment mitigé. Je partage votre point de vue sur la nécessité de partenariats croissants entre le public et le privé. Je m'étonne néanmoins que vous en limitiez la survenance aux avatars de la récente ordonnance de 2004, et que vous les présentiez comme une nouveauté. En effet, de tels partenariats existaient bien avant la mise en place des PPP.
Vous citez l'exemple de la construction de structures pénitentiaires. Est-il nécessaire de rappeler que la majorité des dernières prisons construites dans notre pays l'ont été par un groupe privé (les fameuses "prisons Bouygues" ou celles du groupe Effage), dont la construction remonte au projet Chalendon en 1987 (puis au projet Méhaignerie-Guigou de 1994, étendu en 2002) [à la suite d'une longue et pertinente étude de Bouygues], sans pour autant que l'Etat abdique systématiquement ses fonctions régaliennes quant à l'administration de ces structures ?
Ce "partenariat" ne pose guère de problème lorsqu'il se limite à la construction. En revanche, la gestion mixte est édifiante : loyers et frais de gestions confortables pour les sociétés privées, bénéfices sur la "cantine" et les services secondaires (tels que la télévision), produits achetés par les prisonniers (et fournis par la société privée) infinimement plus chers qu'à l'extérieur, exploitation au rendement du travail de prisonniers sous-payés (et c'est un euphémisme), etc.
Si elle a des effets positifs - modernisation des installations, amélioration substantielle des conditions de détention, accès facilité au personnel médical (notamment dentiste) - notons que les spécialistes du groupe Bouygues furent effarés par le résultat de l'audit qu'ils réalisérent sur les prisons françaises et que la construction des 9 premières structures par le groupe aboutit à une élévation générale des conditions de vie en prison par effet de contagion -, cette gestion mixte présente également des risques pour le moins substantiels.
Depuis Perben les entreprises concernées par le partenariat carcéral sont dispensées de la procédure prévue au code des marchés publics et ont obtenu des crédit-bail avec droit d'occupation du terrain public de 20 ou 30 ans.
On peut donc rester dubitatif sur le contrat de partenariat qui prévoit la construction de trois nouveaux sites (Nantes, Lille et Réau) dont la construction, la maintenance et la gestion des services seront assurées par Bouygues, moyennant un loyer annuel de 48 millions d'euros. Contrat renouvelable sur 27 ans, pour un montant global de 1,8 milliards d'euros.
Bouygues y assurera la restauration, la blanchisserie, l'entretien et le nettoyage... mais aussi la formation professionnelle et surtout la gestion du travail pénitentiaire.
Eu égard aux récents égarements de notre pays dans ce domaine (le nombre croissant de prisonniers exerçant une activité professionnelle dans des conditions de rémunération pour le moins discutables), on peut légitimement craindre une américanisation de notre système carcéral.
Dois-je vous rappeler que la direction pénitentiaire américaine est devenue le premier employeur des Etats-Unis, et que les conditions de travail (bien souvent quasi-obligatoire, sauf à vouloir passer 22 heures sur 24 dans une pièce de quatre mètres carrés) des prisonniers y sont dénoncées par les organisations de défense des libertés civiles depuis quinze ans comme abominables (sans même évoquer une rémunération plus proche de celle d'un travail indien qu'américain) ?
Est-il nécessaire également de relever que la "bonne idée" de la privatisation du systéme carcéral américain a abouti à un gouffre financier béant ? L'augmentation progressive des coûts des services par des entreprises cotées en Bourse (n'est-ce pas le cas de Bouygues ?), alors même que la construction des prisons est amortie depuis des années, saigne à blanc l'administration pénitentiaire américaine.
Certes, nous ne sommes pas l'Amérique, mais feindre de ne pas voir le risque inhérent à une telle pratique dans des domaines relatifs aux libertés individuelles me surprend de la part d'un juriste. La situation de nos prisons est désatreuse, tant en termes de surpopulation carcérale que de vétusté des installations. Les "privatiser" est certes moins coûteux, mais présente des risques de dérives qui se sont déjà concrétisés.
Quant à la transparence alléguée des offres de marché public, elle prête plutôt à rire. Considérer l'attribution des marchés publics comme un modèle de transparence relève au mieux d'un aveuglement volontaire. La pratique est assez éloignée des textes que vous citez, et je vous invite à cet égard à consulter les divers rapports de la Cour des Comptes dénonçant sans suite notable les dérives du système.
L'exemple de la construction du stade de France (entente illicite des acteurs nationaux, dépassements colossaux des budgets prévisionnels, etc.) illustre la réalité de cette transparence.
L'exemple de la sous-traitance partielle du suivi Assedic à une société privée (dont, rappelons-le, les résultats lors de la phase expérimentale furent légèrement inférieurs à ceux des assedics pour un coût nettement supérieur) et de son extension récente en dépit d'un bilan pour le moins mitigé est également parlant.
Il l'est plus encore lorsque l'on découvre, comme l'indiquait le Canard enchaîné, les liens étonnants qui lient la société (basée en Norvège, me semble-t-il) et l'UMP.
La France souffre au contraire d'un manque de transparence certain dans l'attribution des marchés publics, et la chose ne date pas d'hier.
Dernier point, votre sous-titre "Une voie raisonnable pour offrir à tous la qualité de prestations propre aux sociétés privées" laisserait à supposer que les qualités de prestation du privé sont supérieures à celle du public.
Je gage, pour ne prendre que cet exemple, que vous avez rarement mangé dans un hôpital ou une prison, dont les services de restauration sont depuis longtemps privatisés. Pour un coût très élevé, la qualité de la prestation y est pour le moins discutable (et c'est un euphémisme).
En guise de conclusion, je souhaite simplement m'associer à votre louable mise en avant des partenariats privés : ils existent depuis bien longtemps et peuvent, dans certains domaines, donner d'excellents résultats. Ils sont même nécessaires dans des domaines où l'expertise des services publics est insuffisante. Dès lors qu'il ne correspondent pas à une privatisation larvée d'une fonction par définition étatique. Dès lors qu'ils n'introduisent pas dans des domaines qui relèvent des libertés fondamentales des notions de profit ou de rendement par définition destructrices.
La gestion mixte par nos voisins (ex : le rail au Royaume-Uni) ou même en France (ex : l'eau, la gestion carcérale mixte) donne souvent des résultats aussi probants que la mise en concurrence (ex : l'énergie en France).
Feindre de ne pas percevoir les dangers inhérents aux PPP, lorsque leur logique est poussée à son terme dans des domaines qui devraient rester le pré carré de l'Etat relève au mieux de l'aveuglement idéologique.
Plutôt que de présenter les textes, il eut été préférable que vous mettiez en balance des expériences réussies et des domaines qui ont vu les PPP aboutir à des situations proprement scandaleuses (on ne manque pas d'exemples dans un cas comme dans l'autre).
Une approche objective, et non idéologique, de la réalité de ces partenariats ne nuit pas...
"La raison et l'analyse objective devraient -enfin- faire taire les mauvaises langues et inviter l'Etat à accélérer, dans un climat de transparence et de confiance, les partenariats avec le privé."
Désolé d'être une "mauvaise langue" mais une approche "bisounours" (pour paraphraser mes étudiants) de cette question ne me paraît relever ni de la raison, ni de l'analyse objective.
Un climat de transparence et de confiance ne fait pas que se créer. Il s'impose.
Or, le recours actuel aux PPP dans des domaines sensibles (telle l'institution carcérale) est dépourvu de tout contrôle effectif.
Est-il acceptable socialement, politiquement et moralement que l'univers carcéral devienne une "pompe financière" au même titre que l'eau ou les autoroutes le sont devenus?
Il est permis d'en douter...
François Doutriaux |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Mar 1 Avr - 15:19 | |
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“Pour une privatisation totale de l’éducation nationale”
Toute la presse a noté qu’Emmanuelle Mignon ne pensait pas que les sectes étaient un danger en France. Mais ce qui est un danger en France, c’est Madame Mignon : « J’ai toujours été conservatrice, j’aime l’ordre. Je crois à l’initiative individuelle, à l’effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l’éducation nationale », confie cette juriste venue du Conseil d’Etat. (in Le Monde du 2 septembre 2004, « Comment les idées viennent à Sarkozy », Jean Birenbaum).
Sans doute qu’après avoir privatisé l’école, on pourra donner les enfants à former aux écoles des sectes ?
6 mars 2008 http://iledere.parti-socialiste.fr/2008/03/06/pour-une-privatisation-totale-de-l%e2%80%99education-nationale/
Si on parlait du permis de conduire ?
Récemment a eu lieu une grève autant surprise qu’éclair des inspecteurs d’auto-écoles. La cause ? Le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, envisageait de confier le passage des examens du permis de conduire à un prestataire privé, soit tout bonnement de privatiser le permis de conduire.
De cette manière, il était prévu de faire payer un droit de passage de 50 euros, ce qui prouve bien une fois de plus qu’à l’origine le passage à un des examens du permis de conduire (code comme conduite ou plateau pour les motos) est entièrement gratuit, alors que les auto-écoles s’engraissent en faisant payer des frais de représentation. Pourquoi privatiser l’examen ? Et si nous faisions preuve d’un peu plus d’imagination ?
1er mars 2008 http://iledere.parti-socialiste.fr/2008/03/01/si-on-parlait-du-permis-de-conduire/ http://iledere.parti-socialiste.fr/page/15/
Quelles sont les conditions de l'apprentissage de la conduite sans passer par une auto-école ? http://www.securiteroutiere.gouv.fr/infos-ref/education/faq/index.html#faq4 |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Mer 2 Avr - 3:13 | |
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Alerte sur les plages : les CRS pourraient être moins nombreux cet été
En 2007, 643 fonctionnaires CRS avaient été affectés à la surveillance des plages, qui constitue sans doute la plus populaire de leur mission. Ces policiers, formés au maintien de l'ordre, sont détachés pendant deux mois et mis à la disposition des municipalités en qualité de nageurs sauveteurs (NS), reconnaissables à leur tee-shirt blanc à écusson rouge.
"La différence avec des sauveteurs, c'est qu'ils peuvent assurer la police des plages"
Les CRS ont, par ailleurs, d'autres préoccupations. Avec la création de compagnies de sécurisation, annoncées en début d'année par la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour lutter contre les violences urbaines, et surtout le rapprochement de la police avec la gendarmerie, les CRS, qui comptent aujourd'hui 61 compagnies, redoutent des coupes claires dans leurs effectifs.
www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/01/alerte-sur-les-plages-les-crs-pourraient-etre-moins-nombreux-cet-ete_1029633_823448.html
Trente garnisons vont être supprimées
Une trentaine de garnisons vont être fermées d'ici à 2012 et plus d'une dizaine de régiments dissous, selon un document interne de l'état-major de l'armée de terre révélé mardi par Libération, et qualifié de "document de travail" par le ministre de la Défense.
"L'idée de base est de +densifier+ les implantations, comme pour la carte judiciaire ou hospitalière", écrit le journal. La liste des fermetures "montre que le quart nord-est du pays est très touché et que les fermetures ont souvent lieu dans des zones qui connaissent des difficultés économiques", selon le journal.
Seraient supprimées les garnisons de Limoges, Lunéville, Versailles (partiellement), Noyon, Saarburg (Allemagne), Bourg-Saint-Maurice, Senlis, Bitche, Laon-Couvron, Commercy, Fontevraud (partiellement), Charleville-Mézières, Sourdun, Joigny, Chaumont, Dieuze, Rambouillet, Chateauroux, Arras, Givet, Briançon et Barcelonnette. De plus petites implantations doivent également être dissoutes à Château-Chinon, Fourchambault, Guéret, Neuvy-Pailloux, Tulle, Langres, Saint-Florentin et Bruz.
La liste des unités amenées à disparaître, toujours selon le quotidien, compte les 8e, 12e et 402e régiments d'artillerie, les 1er, 2e et 5e régiments du génie, le 6e régiment de commandement et de soutien, le 517e régiment du train, le 601e régiment de circulation routière, le centre d'entraînement commando de Givet, le centre national d'aguerrissement à la montagne, le centre d'instruction et d'entraînement au combat en montagne et plusieurs unités du commissariat et du matériel.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080401/tfr-defense-armee-terre-lead-f56f567.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Mer 2 Avr - 6:37 | |
| Témoignage de Sardinette sur le système de santé en Californie

Médecine De Mes Deux
De mon côté du Pacifique j’ai souvent des échos qui me reviennent de France à propos du système de santé… Je sais bien que tout le monde parle du trou de la sécu, de la nécessité de réformes; certains même rêvent de privatiser complètement le système de santé… Eh bien moi je vais vous dire, pour avoir essayé les deux, de quoi il s’en retourne…
En France, si vous avez besoin d’aller chez le médecin, en gros vous prenez rendez-vous, vous y allez, vous payez 25 euros, et vous êtes ensuite remboursés à 70% par la sécu….
Bon, eh bien ici, si vous avez de la chance, votre boulot vous paye une assurance santé, si vous en avez un peu moins, vous devez y mettre de votre salaire, et c’est le meilleurs des cas. Supposez que vous travaillez pour vous-même ou au service d’un particulier, eh bien il vous revient de payer environ 200$ d’assurance santé par mois (et pas une de luxe…).
Il y a bien ici un système de santé public : le programme fédéral Medicare pour les plus de 65 ans et les personnes gravement handicapées, soit 15 % de la population ; le programme Medicaid qui s’adresse à certaines familles pauvres avec enfants et touche 11 % de la population. Donc faut soit être au bout du rouleau ou crever la dalle…
Moi qui fais partie de la catégorie privilégiée où mon assurance (et c’est pas une pourrie) est payée par mon travail, je vous donne quelques exemples de mon expérience avec ce que j’appelle la médecine de mes deux…
Je vais voir mon médecin généraliste pour la première fois en quatre ans… J’attends tout d’abord dans la salle d’attente pendant 20 minutes… On me fait passer ensuite dans un des cabinets de consultation pour encore poireauter un quart d’heure. Le médecin arrive, demande si tout va bien. Je dis oui, mais bon ça fait quatre ans que je n’ai pas vu un généraliste, je suis là pour faire un bilan. Elle me fait : "Bon vous êtes enceinte, votre gynéco vous a suivie, pas la peine de faire un check-up si tout va bien"… Super, dire que j’ai attendu 40 minutes pour ça… Du coup je lui montre ma nageoire qui gratte (tant qu’à faire…) et elle me fait une ordonnance pour un produit générique… du genre 'on verra si ça marche et si ça marche pas, revenez'… SUPER ! Je repars au boulot furax, après avoir payé 20 dollars de ma poche. Le plus triste est que la consultation, qui a duré au plus un quart d’heure coûte aux environs de 100 dollars, donc 80$ à mon assurance… Plus tard, je m’en vais à la pharmacie chercher la crème miracle en question. Je file l’ordonnance à la caissière qui me demande ma carte d’assurance et me dit de revenir dans une heure…ggggrrrrrrrr. Bien sûr, faut qu’ils vérifient tout pour être bien sûrs d’être remboursés, ce qui explique le délai… Une heure plus tard je reviens à la pharmacie chercher le tube de crème microscopique, pour 15$ de ma poche…
Dans la même série, monsieur Sardinet se fait mal à l’épaule… un muscle froissé ou quelque chose comme ça… Il regarde dans le livre de premier soins de son assurance (eh oui, on ne vous encourage pas à venir voir le docteur tout de suite ici !!!) et décide de prendre un anti-douleur pour voir si ça passe… Après une semaine, la douleur s’empire et ne pouvant plus dormir la nuit, il se décide à appeler le numéro vert de l’assurance pour obtenir les conseils d’une infirmière (ce service est disponible pour la plupart des assurances 24h sur 24). Celle-ci lui conseille de prendre un rendez-vous chez le docteur le jour même, ce que fait Monsieur Sardinet. Après avoir payé de sa poche 40$ pour la consultation, Monsieur Sardinet est conseillé de continuer les anti-douleurs génériques (même s'il ne peut pas dormir…) car cela va passer dans quelques jours… AAAAhhhh ! Quand je vous dis que c’est de mes deux….
Le service est donc au strict minimum, même si vous avez une bonne assurance… Avec ce système d’assurances privées merveilleux, les médecins passent leur temps et leur argent en frais administratifs, pour eux-mêmes se faire payer par les assurances ou obtenir des autorisations de leurs supérieurs…
Je me rappelle avec nostalgie les consultations chez mon docteur homéopathe en France qui duraient près d’une heure… on en est loin… ne me parlez même pas d’homéopathie ici; cela existe, mais bon, les médecins de ce genre ne sont, bien entendu, pas remboursés par les assurances… donc cela est réservé a ceux qui peuvent se payer les consultations… Voila mes pauvres petits exemples de rien du tout, donc imaginez quand vous avez un cancer ou que vous deviez vous faire opérer combien cela doit coûter… j’ai eu ouie dire de beaucoup d’histoires de ce genre, où certaines personnes se sont ruinées pour se faire soigner ou ont dû hypothéquer leur maison, etc…
Pourtant, alors que le service est au minimum, les prix exorbitants, et les médecins débordés, quelques-uns tirent leur épingle du jeu… ben les assurances et les compagnies pharmaceutiques, je vous le donne en mille !!!
En guise de conclusion, une traduction de cet article* datant de 2005 : « L’union des infirmières de Californie révèle que les 13 plus grandes compagnies pharmaceutiques du monde ont gagné $62 milliards en 2004, alors que les 20 plus grandes HMOs (assurances santé) aux Etats-Unis ont fait $10.8 milliards de bénéfices et que les hôpitaux ont réalisé un bénéfice record de $26.3 milliards en 2004. « Ces chiffres devraient être un appel au réveil du public américain ». « À un moment où presque 46 millions d'Américains n'ont aucune assurance santé, où la moitié des faillites est causée par des factures médicales, où l'insécurité caractérise comment des dizaines de millions de gens regardent une garantie de couverture pour leurs familles, nous avons un scandale national. » L’union des infirmières de Californie indique également que l'industrie de santé emploie certains de ses bénéfices dans le lobbying, par exemple les $80 millions dépensés par les compagnies pharmaceutiques dans l'élection récente en Californie. »
Donc pour ceux qui sont en France, CoCORiCOOO !! vous bénéficiez du meilleur système de santé au monde, donc arrêtez de vous plaindre, et faites quelque chose le jour où Sarko va se décider à le privatiser !!!
13 sep 2007 http://sardinet.blogspot.com/ *www.calnurses.org/media-center/in-the-news/news2005/december/page.jsp?itemID=27513553 Le système de santé US : un cauchemar sans fin ? 26 janvier 2005 http://www.ssp-vpod.ch/ssp/sa16.htm
le blog de Laurent Mauriac http://usa.blogs.liberation.fr/2007/01/petites_touches.html |
|  | | Orwelle
Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 664
| Sujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC Mar 8 Avr - 14:25 | |
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La Sécu promise en douce au régime amaigrissant
Après les amuse-gueule, le plat de résistance. Vendredi, Nicolas Sarkozy présentait un train de 166 mesures illustrant la révision générale des politiques publiques (RGPP), dont l’objectif est d’économiser 7 milliards d’euros d’ici 2012. Mais en plus, dès 2009, il va falloir réduire de 5 milliards d’euros les dépenses de la Sécurité sociale.
Après le grand show du président de la République la semaine dernière à Bercy, l’annonce en a été faite beaucoup plus discrètement par Eric Wœrth, au détour d’une interview publiée avant-hier par le Journal du Dimanche. «Pour tenir la dépense, nous devrons économiser 10 milliards d’euros en 2009», a précisé le ministre chargé du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique : «5 milliards pour l’Etat et autant pour la Sécurité sociale».
«D’ici l’été». L’addition sera donc deux fois plus salée que ne l’annonçait vendredi le président de la République. Pour le budget de l’Etat, a précisé Eric Wœrth, «le conseil de modernisation se réunira à nouveau d’ici l’été pour boucler le projet». Quant aux mesures pour la Sécurité sociale, «nous les présenterons au président de la République, avec le Premier ministre et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot», a-t-il annoncé hier sur Europe 1, ajoutant qu’il s’agirait d’«économies portant sur le médicament», d’«économies de gestion de l’ensemble du système», et de «réformes sur la manière de rembourser un certain nombre de soins».
Ce dernier point, le plus sensible pour les assurés sociaux, fait directement référence au débat ouvert sur les futures franchises médicales de dépenses non remboursables, qui doit être tranché avant le mois de septembre pour permettre la préparation de la loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).
Le 25 mars, devant l’Association de journalistes d’information sociale, Roselyne Bachelot n’avait pas exclu que la modification des règles de remboursement des soins par l’assurance-maladie fasse l’objet d’un texte distinct du PLFSS, qui serait débattu «au début de l’année 2009». «Nous ferons des annonces dans le courant de l’été» sur cette refonte de la prise en charge, avait alors indiqué la ministre de la Santé, précisant qu’elles ne seraient «pas encore totalement calibrées et tranchées».
L’autre levier sur lequel peut également jouer le gouvernement s’il veut réduire les dépenses de l’assurance-maladie est celui du médicament, dont un plus grand nombre pourraient ne plus être remboursés. Autre piste de réflexion, qui devrait être abordée dès jeudi par la remise du rapport de Gérard Larcher au président de la République : l’hôpital. Mais les économies induites par une réorganisation de la carte des hôpitaux en France pourront difficilement se faire sentir dès 2009.
Vieillesse. Si la branche maladie est toujours en déficit, «d’à peu près 6 milliards», rappelait hier Eric Wœrth, la branche vieillesse l’est également, bien au-delà de ce qui avait été prévu par la réforme des retraites de 2003. Mais les consultations des partenaires sociaux sur le sujet n’ont commencé que la semaine dernière, et tant que la négociation n’est pas véritablement ouverte, il est difficile au gouvernement de décider des mesures d’économies.
Qu’il s’agisse de la Sécurité sociale ou de la réforme de l’Etat, les annonces faites depuis vendredi ont déjà eu le don d’agacer les syndicats. «Prendre des décisions sans inclure dans la réflexion les personnels me laisse pantois», a ainsi lancé hier le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque sur Radio Classique, estimant que «la meilleure façon de réussir une réforme, c’est d’impliquer les acteurs eux-mêmes». Dès vendredi, l’ensemble des syndicats dénonçaient une «vision purement comptable du service public» et le caractère «brutal» des «mesures de rigueur» annoncées par le président de la République.
FRANÇOIS WENZ-DUMAS http://www.liberation.fr/actualite/politiques/319948.FR.php |
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