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Spéculation, crise, finance / Economie

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Orwelle




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MessageSujet: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 1 Avr - 19:49



50 économistes lancent la pétition "Spéculation et crise : ça suffit !"

La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au coeur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :

Arrow l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également

Arrow la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48 ) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

POUR SIGNER : www.stop-finance.org Exclamation

Cette pétition paraît simultanément jeudi 27 mars dans les médias suivants :
L'Humanité, Le Monde Diplomatique, Politis, Là bas si j'y suis, Flamman (Suède), Trybuna Robotnicza (Pologne), Publico (Espagne), Il Manifesto (Italie), Die Tageszeitung (Allemagne).

http://www.marianne2.fr/Speculation-et-crises-ca-suffit-!_a85287.html

Des experts financiers exposent les raisons des dérives boursières :
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/documents/presentation%20aglietta.ppt#28

Frédéric Lordon explicite les ressorts de la crise et l'appel pour en finir avec la dérégulation, dans l'émission Là-bas si j'y suis.

Pour écouter et/ou enregistrer cette émission :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1405
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 1 Avr - 22:23



Branle-bas de combat sur les prix

Le gouvernement a presque repris pour argent comptant les chiffres d’une enquête de 60 Millions de consommateurs qui se révèle assez hasardeuse. Le Parti socialiste n’est pas en reste puisqu’il soutient, sans rire et sur la base de la même enquête, que «l’inflation sur les produits alimentaires a dépassé les 45 %». Selon l’Insee, le chiffre est en fait de 8,8 % en un an, ce qui est déjà beaucoup mais pas suffisamment spectaculaire.

L’accusation principale est que producteurs et distributeurs profitent de l’inflation des coûts pour augmenter leurs marges. En l’occurrence, cela a peu de chance d’être le cas. Les économistes ont en effet observé que lorsque les coûts de production augmentent, les marges baissent, c’est-à-dire que les vendeurs ne répercutent pas complètement l’augmentation de coût sur les prix. Il s’agit d’un fait très robuste qu’on retrouve dans tous les pays industrialisés. Bien sûr, il s’agit d’une moyenne (en ces temps où la statistique est suspecte, ce concept est devenu un gros mot), et on trouvera toujours des exemples de distributeurs qui augmentent leur prix au-delà de l’augmentation de leurs coûts. Si les producteurs et les distributeurs ne répercutent pas complètement les augmentations de coûts sur les prix à la consommation, ce n’est pas du fait d’une quelconque compassion pour les consommateurs. Non, c’est simplement la stratégie de prix qui maximise leur profit, car c’est dans leur intérêt que la demande ne baisse pas trop. D’ailleurs, le mouvement symétrique existe : lorsque les coûts baissent, les distributeurs ne répercutent pas totalement cette baisse sur les prix pour le consommateur, et dans ce cas les marges augmentent. Ne nous trompons pas de cible : le taux de marge des supermarchés et hypermarchés en France est trop élevé parce que l’Etat a organisé l’absence de concurrence dans ce secteur. Le niveau des prix pour les consommateurs est trop élevé de ce fait. Mais en l’occurrence, l’augmentation récente des prix ne vient certainement pas d’une augmentation des marges.

Le gouvernement ne peut donc rien faire ? Prenons un exemple où il pourrait agir mais refuse de le faire, celui du lait : selon les chiffres de l’Insee publiés vendredi dernier, les prix du lait à la production ont augmenté de plus de 20 % en un an et les prix à la consommation sur les produits laitiers ont augmenté de 8,7 %. Certes le lait n’est qu’un des ingrédients des produits laitiers, mais l’augmentation des prix pour les consommateurs s’explique très largement par l’augmentation des prix de la matière première. Une loi économique assez simple veut que lorsque l’offre augmente, le prix diminue : or l’Union européenne contrôle l’offre de lait puisque la production est régie par des quotas. Le gouvernement français a-t-il demandé une augmentation des quotas de production qui permettrait de faire baisser les prix ou du moins ralentir la hausse ? Pas du tout, il a été en pointe pour refuser une augmentation modeste de 2 % des quotas et fera tout pour la retarder dans les prochains mois : les consommateurs apprécieront le grand écart entre les paroles et les actes. Comme pour le nuage de Tchernobyl, on nous expliquera certainement que les lois simples de l’offre et de la demande s’arrêtent aux frontières de la France.

Le Parti socialiste a, lui, une proposition inédite : faire un chèque aux producteurs à l’origine de l’augmentation des prix. Soyons honnêtes, ce n’est pas exactement ça, mais cela revient au même. En proposant de diminuer la TVA sur les produits dont les prix ont le plus grimpé, ils assurent aux producteurs qu’ils peuvent augmenter leurs prix sans impact sur leurs ventes. Il y a donc fort à parier que les producteurs réagiraient à cette baisse de la TVA par une augmentation équivalente des prix. Le consommateur n’y aura rien gagné, et l’Etat aura versé ses recettes de TVA aux producteurs. Ce n’est pas la première fois que les socialistes proposent une telle ineptie économique. La taxe intérieure sur les produits pétroliers (Tipp) flottante était du même acabit, et le Parti socialiste y reste favorable.

Les prix des produits agricoles en Europe sont plus élevés que dans le reste du monde du fait de l’absurdité de la politique agricole commune [PAC]. Les prix des produits alimentaires dans les grandes surfaces sont en France supérieurs à ce qu’ils sont dans les autres pays européens du fait de l’absurdité deslois Raffarin et Galland qui ont organisé le pouvoir de monopole de la grande distribution. S’attaquer à ces deux problèmes est plus urgent au moment où les prix alimentaires augmentent, mais cela supposerait de faire face à des lobbies mieux organisés que les consommateurs.

Philippe Martin, professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
lundi 3 mars 2008
http://www.liberation.fr/interactif/qui_a_dit/313365.FR.php


Réactions

Quotas laitiers : faux
Les quotas laitiers ne limitent pas la production : ils ne font que limiter la production *subventionnée*. La nuance est de taille.
Polo

L'Etat n'a pas organisé l'absence de concurrence.
Dans les années 80, il a profité de l'arrivée des grandes surfaces pour casser l'inflation; il a ensuite laissé celles-ci consolider leurs parts de marché pour établir un monopole local par zone de chalandise.
Quant à l'élasticité de la demande par rapport au prix, elle est très faible pour les produits de première nécessité que sont l'alimentaire et l'essence. Pour ces produits, une TVA plus faible comme en Angleterre ou en Allemagne est tout à fait raisonnable et son impact est nul si le taux est constant dans le temps.
Comme le ferait l'Etat US, ce qu'il faut, c'est casser les monopoles locaux des grandes surfaces en organisant la concurrence. Du hard discount ou des marchés de producteurs sur les parking des hypermarchés; voilà la vraie solution libérale !
salvo

Le libéralisme aveugle...
Monsieur Martin est un économiste libéral qui veut toujours montrer que l'Etat est coupable de tout et que tout irait mieux sans lui. Ses arguments sont saugrenus. La hausse des produits alimentaires est générale dans le monde, plus faible en France ; on ne peut donc accuser la législation française. Je ne sais pas où Monsieur Martn vit et où il fait ses courses, mais moi, j'ai le choix entre 4 supermarchés et 3 petites épiceries. Peut-on dire qu'il n'y a pas de concurrence dans la distribution en France en raison des lois d'urbanisme commercial ? Enfin, sans la PAC, il n'y aurait plus d'agriculture en Europe de l'Ouest. Les prix agricoles seraient plus forts et l'impact des prix mondiaux plus fort.
remi_bourges
Lundi 03 Mars 2008 - 10:10
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Orwelle




Inscrit le : 04 Mar 2008
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Jeu 10 Avr - 21:48



"Travailler plus pour gagner plus" inefficace selon la commission des finances

Un premier bilan négatif a été dressé par la commission des finances de l'assemblée nationale, sur la mesure phare du gouvernement de Nicolas Sarkozy relative à la détaxation des heures supplémentaires : cette mesure apporte peu de pouvoir d'achat et n'est pas rentable.
La commission des finances a effectué des estimations à partir des chiffres de l'INSEE et de l'agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) du mois d'octobre 2007 à janvier 2008.

Il apparaît que le nombre d'heures supplémentaires travaillées n'a pas augmenté, que le pouvoir d'achat apporté est très faible, que cette mesure coûte cher et qu'elle n'est pas rentable : l'Etat aurait dépensé 4,1 milliards d'euros par an au total, alors que le pouvoir d'achat perçu par les salariés ne serait que de 3,78 milliards.

Didier Migaud, Président de la commission des finances à l'assemblée nationale a écrit à Christine Lagarde, Ministre de l'économie, afin de lui demander une évaluation "sérieuse" du dispositif de détaxation des heures supplémentaires.

Christine Lagarde s'est défendue à l'assemblée en assurant que 'les heures supplémentaires, ça marche". rabbit

http://www.vedura.fr/actualite/3542-travailler-plus-pour-gagner-plus-inefficace-selon-commission-finances



La légende des heures supplémentaires de Bling-bling et Lagarde

Il paraît selon le pouvoir, qui n’est pas à une légende près, que « les heures supplémentaires » ça marche ! Rien de plus faux.

D’abord aucun salarié n’a la liberté d’en profiter. Aucun. Ce n’est jamais le salarié qui décide de son horaire, jamais, c’est toujours l’employeur.

Ce qui caractérise un contrat de travail est un « lien de subordination juridique permanente ». Il n’existe pas de « volontariat » en droit du travail contrairement aux légendes de la propagande mensongère officielle.

Ensuite des heures supplémentaires, il y en a des centaines de millions et nos instituts ne sont pas en mesure de les compter vraiment.

En 1993, le rapport de Jean Mattéoli, président du Conseil économique et social, commandé par Edouard Balladur, faisait état de 1, 2 milliards d’heures supplémentaires. Aujourd’hui on prétend officiellement qu’il y en aurait 900 000 millions soit 300 000 millions de moins !

Cela montre la stupidité des « calculs » qui prétendent que le nombre d’heures supplémentaires aurait récemment « augmenté » en raison de la loi « TEPA »

Mais en vérité, c’est probablement vrai, il y a beaucoup plus d’heure supplémentaires depuis l’an 2000 au moins qu’en 1993… Pour la simple raison qu’avec les 35 h il peut y avoir plus d’heures supplémentaires qu’avec les 39 h ! La durée maxima du travail n’ayant (hélas) pas été baissée, elle est restée à 48 h hebdomadaires : avec les 35 h cela permet 13 h supplémentaires par semaine au lieu de 9 h supplémentaires par semaine ! Donc forcément, depuis les 35, il y a plus d’heures supplémentaires, car malheureusement la durée effective du travail n’est pas la durée légale.

L’INSEE dans sa notice d’enquête explique qu’il n’a pas été tenu compte des entreprises de moins de 20 salariés ! C’est là qu’il y a 5 millions de salariés et là qu’il y a le plus d’heures supplémentaires ! L’INSEE dans sa notice d’enquête explique qu’elle est basée « sur les déclarations des employeurs » : qui peut croire les employeurs sur une telle question ? L’essentiel du travail dissimulé dans ce pays (85 % environ) provient des heures supplémentaires non déclarées, et celles-ci sont l’objet de 9 plaintes sur 10 à l’inspection du travail.

Si on fait des estimations, par projection, branche par branche, à partir des contrôles de l’inspection du travail, on arrive à des dizaines de grosse branches ou les véritables horaires sont plus proches de 40, 45, 50 voire 60 heures (la restauration…) que de 35 h.

En vérité nous estimons qu’il y aurait plutôt aujourd’hui 2,5 milliards d’heures supplémentaires dont la moitié non déclarées.

Alors vous pensez si les petits calculs du gouvernement, selon lesquels , il y aurait quelques dizaines de millions d’heures supplémentaires déclarées de plus sont insignifiants !

Proviennent-ils d’un effet d’aubaine ? sur la masse d’heures qui étaient déclarées, environ 50 millions seraient repérées comme ayant donné matière à application de la loi TEPA ? C’est peu, très peu, quand on sait, que dans tous les sondages, 66 % des employeurs préfèrent l’usage des heures supplémentaires à toute autre forme de flexibilité…

Y a t il des heures qui n’étaient pas déclarées ( ou sous-estimées, ou non majorées comme elles le devraient, ou présentées illicitement sous forme de « primes exceptionnelles ») et qui apparaissent maintenant sur les feuilles de paie avec l’utilisation du TEPA, c’est à dire avec le non paiement de cotisations sur celles-ci ? Sans doute, mais c’est marginal en regard de la masse de 2,5 milliards d’heures réelles dont la moitié reste dissimulée…

Enfin qu’est-ce que le non paiement de cotisations sociales sur les heures supplémentaires sinon un affaiblissement du salaire brut du salarié, compensé par l’état à l’employeur et aux caisses de protection sociale grâce à l’argent des impôts… payés par les salariés ? Sinon un tour de passe, une entourloupe ?

Seul l’employeur y gagne.

Tous ces cris de victoire sur les heures supplémentaires en tiennent pas debout face aux faits. C’est de pure propagande mensongère.

Gérard Filoche
vendredi 4 avril 2008

Les salaires sont bloqués, alors que la France n’a jamais été aussi riche, 105 milliards d’euros de bénéfices pour le CAC 40, 80 milliards d’euros de plus pour les 500 familles les plus riches, 160 milliards d’euros siphonnés par les profits au détriment des salaires, 65 milliards d’aides aux entreprises, et 15 milliards de bouclier fiscal pour les riches… 40 % de hausse des salaires des patrons, parachutes dorés, retraites chapeaux, stock options et délit d’initiés à EADS, 600 millions d’euros dans les caisses de l’UIMM-MEDEF, de qui se moque t on pour refuser un demi euro aux caissières de chez Carrefour et à des millions d’autres ?

http://www.legrandsoir.info/?page=rubrique-91&id_article=6338


Dr Sarko and Mr CAC

Il faut se méfier des idées trop simples. Elles peuvent s'avérer simplistes et générer des effets pervers. Il en va ainsi de deux des mesures économiques emblématiques du programme de Nicolas Sarkozy. Alors que le pouvoir d'achat est au centre des préoccupations de nombreux Français, la formule « travailler plus pour gagner plus » est a priori séduisante. De même, l'idée de plafonner à la moitié des revenus le montant total des impôts payés par un contribuable peut sembler équitable. En fait, l'une comme l'autre pose de nombreux problèmes.


Ayant fondé sa stratégie économique sur l'augmentation des salaires pour donner du pouvoir d'achat aux Français, Nicolas Sarkozy a trouvé une formule « miracle » : libéraliser les heures supplémentaires de sorte que les salariés puissent travailler davantage sans payer davantage d'impôts, tandis que les entreprises seront exonérées des charges sociales afférentes. Cette belle mécanique butte cependant sur plusieurs obstacles. Il ne suffit pas, en effet, de claquer des doigts en disant : « Je vais faire des heures supplémentaires » pour augmenter son pouvoir d'achat. D'abord, cette mesure exclut toute une partie de la population salariée : les cadres et les employés d'un certain nombre de secteurs, qui travaillent au forfait jour ou dans des domaines où l'on ne peut pas faire d'heures supplémentaires. Ces millions de travailleurs, même s'ils ne sont pas les plus défavorisés en termes de salaires, ont souvent un pouvoir d'achat qui évolue chichement et qui mériterait d'être accru. Si la rémunération des dirigeants du CAC 40 a progressé de 215 % au cours des sept dernières années, celle des salariés dans leur ensemble n'a en effet augmenté que de 25 %, en moyenne.


En dehors des catégories qui ne peuvent statutairement pas faire d'heures supplémentaires rémunérées, nombre d'autres salariés ne seront pas davantage en mesure de profiter de la manne sarkozyste. L'actualité récente en donne hélas de nombreux exemples. Comment les 10.000 salariés maintenus dans les effectifs d'Alcatel Lucent en France pourraient-ils faire des heures supplémentaires, alors que le groupe va supprimer 1.500 emplois pour réduire ses coûts ? Il en va de même pour les 18.000 qui resteront chez Airbus après 4.300 suppressions, ou pour les 3.200 qui ne seront pas touchés par la réduction de 10 % des effectifs de Lagardère Médias. Et la liste est loin d'être exhaustive, comme le montrent les récentes déclarations du patron de Peugeot-Citroën.


Cela ne concerne d'ailleurs pas seulement les entreprises en difficulté. Un groupe très bien portant, comme le géant de l'assurance AXA (5 milliards d'euros de profits annuels), va ainsi supprimer 3.000 emplois au cours des cinq prochaines années, dont la moitié seront délocalisés au Maroc. Il est donc douteux que les 11.000 salariés qui resteront en France puissent faire des heures supplémentaires. Cette mesure risque donc d'instaurer une France à deux vitesses, où, selon les entreprises et les statuts, les uns pourraient effectivement augmenter leur pouvoir d'achat, en travaillant plus, tandis que les autres seraient condamnés à se serrer la ceinture. La formule présente un autre inconvénient. L'absence de charges sociales sur ces heures supplémentaires pourrait entraîner dans les secteurs porteurs comme les services, le bâtiment ou les travaux publics, qui recrutent massivement actuellement, un « effet d'aubaine ». Plutôt que d'embaucher des salariés supplémentaires, certaines entreprises auraient intérêt à encourager leurs salariés à faire des heures supplémentaires. Ce qui freinera la réduction du chômage. Sachant que les entreprises bénéficient déjà de 24 milliards d'euros d'allègements de charges sur les bas salaires, et connaissant les problèmes soulevés par notre colossale dette et nos déficits, il y a, en outre, sans doute mieux à faire que d'accroître encore de 4 milliards d'euros les dépenses de l'Etat pour compenser auprès de la Sécurité sociale l'exonération de charges sur les heures supplémentaires. [...]


L'autre fausse bonne idée de Nicolas Sarkozy, c'est de ramener le bouclier fiscal à 50 %, alors que le gouvernement Villepin vient de prendre une mesure raisonnable en instaurant un bouclier à 60 % des revenus. A priori, le fait que les impôts ne puissent représenter plus de la moitié des revenus de chaque contribuable peut sembler équitable pour lutter contre les délocalisations fiscales. Mais comme cette formule inclut tous les impôts directs, on risque d'aboutir à des situations paradoxales et difficiles à admettre pour une majorité de Français. Si le déplafonnement de l'ISF par le gouvernement Juppé avait abouti à une situation choquante et ridicule, où quelques milliers de contribuables payaient plus d'impôts qu'ils n'avaient de revenus, on pourrait tomber dans l'excès inverse. En effet, pour les contribuables les plus riches, l'impôt sur le revenu et l'ISF, même réduit à la portion congrue, ajoutés aux contributions sociales (CSG, CRDS...) représentent au moins 50 % des revenus. Ils seront donc exonérés de taxe d'habitation, de taxe foncière et de l'essentiel de leur ISF.

En revanche la plupart des français continueront à payer leurs impôts locaux. Exonérer ainsi les ultra-riches d'impôts que paieront une majorité de Français rappelle plus les privilèges du clergé et de la noblesse sous l'Ancien Régime que la France irréprochable ! Il reste quelques semaines à Nicolas Sarkozy pour rectifier le tir.

Renaud BELLEVILLE
6 mars 2007
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4546111.htm
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 21 Avr - 23:43


© PLACIDE

God save the banques

La Banque d'Angleterre vole au secours des banques touchées par la crise des «subprime». L'aide se chiffre à plus de 60 milliards d'euros.

La Banque d'Angleterre a annoncé ce matin son intention d'épauler financièrement les banques affectées par la "crise des "subprime".

Le but de l'opération lancée par la Banque d'Angleterre : débloquer le marché du crédit.

La méthode : permettre aux banques d'échanger des prêts immobiliers -durs à revendre depuis la crise des "subprime" -contre des emprunts d'Etat, considérés comme plus sûrs.

La conséquence : ces titres devraient permettre aux agences bancaires de se refinancer. Les banques pourront ainsi se débarasser des nombreux portefeuilles de crédit qui leur restaient sur les bras.

L'objectif poursuivi : des bilans assainis pour les banques et par ricochet, des prêts aux ménages à des conditions plus favorables.

Les modalités : l'échange sera valable pour une période d'un an, éventuellement prolongeable jusqu'à trois ans. Le montant des prêts échangés devrait tourner autour de 50 milliards de livres, soit plus de 60 milliars d'euros.

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/322338.FR.php
www.liberation.fr/actualite/instantanes/chiffre/320046.FR.php


Réactions

Privatisation des bénéfices. Socialisation des pertes.
Ceci est inadmissible. Depuis l'éclatement de la bulle Internet en l'an 2000, les Etats volent au secours du capitalisme financier. Chaque année, ceci se répète. Dans ce contexte, le monde financier ayant l'assurance qu'il sera "sauvé" (ceci en est le dernier exemple, la dernière preuve) aurait bien tort de se gêner : il continuera à inventer des moyens de faire de l'argent au début pour, à la fin, se retourner sur le "public". Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes : cet aphorisme, qui date déjà de plus d'une vingtaine d'années, est de plus en plus d'actualité.
Pandora

Plus d'une réaction ici pour fustiger ces vilains fonctionnaires qui coûtent cher à l'Etat. Mais par contre, on trouve normal de donner 60 milliards d'euros à des banques publi....euh pardon, privées, tout ça parce qu'elles ont "fait des bêtises" ! Le plus comique, c'est que c'est un des pays les plus libéraux en Europe qui le fait ! Et Miss Tatcher, elle dit rien là ???
Rikou

Quand on "renfloue" le Tiers Monde, on le restructure, on l'éduque (FMI, OMC), on a des ces ptites exigences (en voir les conséquences avec les famines actuelles). Mais pour la Finance... sociabilisation des pertes versus enrichissement privé... aucune remise en cause de son fonctionnement... et ce con de contribuable va cracher au bassinet...
philou

Le Crédit Lyonnais a sombré (130 milliards) suite à l’utilisation (par Haberer, Peyrelevade et consorts) des fonds publics injectés dans de la « spéculation » immobilières de haut vol (IBSA, Altus Finance …). C’était du service public ou du casino !!!?) …
De plus la privatisation du CL était annoncée depuis au moins 86…. la future mariée se faisait-elle belle ?!… voir Jean-François Cirelli et GDF qui blinde son action ??!!… Autre ex.: Airbus… 30 ans de prise de risque de développement public et Jospin le fourgue (en 99) à Lagardère… pour en arriver... à l'actuelle gabegie (pas pour tout le monde) financière. Sans parler d’Executive Life, Artémis, Pinault... moults renflouements par l’Etat-providence (providentiel pour qui ?! ) …
Si la droite est bien dans son rôle (Tatcher ou autre)… le con-tribuable… est responsable de son vote…
philou
Lundi 21 Avril 2008 - 20:13
www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?
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Orwelle




Inscrit le : 04 Mar 2008
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mer 23 Avr - 16:51



Une ONG médicale organise des tournées pour soigner les 47 millions d’Américains non couverts.
«J’ai honte pour mon pays»

Il est quatre heures du matin [...] Des hommes, des femmes, quelques enfants, des sacs de couchage, des amas de couvertures, des lits de camp, des chaises pliables. Certains dorment à même le sol, pour garder leur place, tandis que des membres de leur famille se reposent, à tour de rôle, dans la voiture rouillée sur le parking.
La cohorte attend en silence, dans le froid, l’heure de l’ouverture des portes, prévue à 6 heures et demie du matin. [...]

Remote Area medical (RAM), une ONG médicale américaine, effectue à Oakdale sa 538e mission, qui consiste ici à offrir gratuitement, pendant tout un week-end, des soins dentaires et des lunettes aux populations démunies d’assurance santé, ou bien aux personnes dont l’assurance ne couvre pas ce type de soins. Au Tennessee, même les personnes en situation précaire qui bénéficient de l’aide alimentaire (food stamps) et médicale (medicaid) n’y ont pas accès. Dans tous les Etats-Unis, 47 millions d’Américains vivent sans couverture santé, et des dizaines de millions d’autres ont des assurances précaires. Une situation qui s’aggrave avec la récession.

Les portes s’ouvrent enfin pour laisser entrer les patients. Jerry Randall, un charpentier d’une cinquantaine d’années, est l’un des premiers. «J’ai perdu mon travail il y a deux mois, car avec la crise des subprimes, la construction est sinistrée. Ca fait quinze ans que je n’ai plus d’assurance santé et je crois que je ne pourrais jamais plus en avoir. Il y a deux semaines, je me suis brûlé les mains au deuxième degré, et j’ai dû me soigner tout seul, sans faire appel à un médecin… Tant qu’il n’y aura pas un système de santé universel aux Etats-Unis, il y aura de plus en plus de gens dans ma situation.» [...]

«Camp de réfugiés». La RAM, qui a été créée en 1992 par Stan Brock, un Anglais qui a longtemps vécu en Amazonie, est assez unique aux Etats-Unis. [...]

Les deux candidats démocrates aux présidentielles de novembre, Hillary Clinton et Barack Obama, promettent tous les deux de mettre en place un système de santé universel s’ils sont élus. Mais à entendre les médecins volontaires de la RAM, ce n’est pas pour demain. Même si l’un des deux candidats est élu «ça ne changera rien», pense Pamela Davis, une étudiante en médecine de l’université du Tennessee : «L’industrie médicale et pharmaceutique, l’industrie de l’assurance, tous ces lobbies opposés à la mise en œuvre d’un système de santé public sont si puissants dans ce pays que ce sont eux qui font la loi. Ils iront jusqu’au bout pour conserver leurs bénéfices.»

Philippe Grangereau, Envoyé spécial à Oakdale (Tennessee)
www.liberation.fr/actualite/monde/322521.FR.php

Il y a une telle demande que 400 personnes sont reparties bredouilles.
Vidéos
www.watchuonline.com/video/n78uVW7S7As/Remote-Area-Medical-part-1.html
www.watchuonline.com/video/jiMEuQiyBug/Remote-Area-Medical-part-2.html


D'autres photos
www.ramusa.org/nola_photos.html

Commentaires sur Libé
American way of life, le rêve mais aussi le cauchemar
47 Millions sans assurance maladie; 28 millions alimentés (d'après les chiffres de la Cellule Budget du Congrès) grâce aux coupons alimentaires (et dire que Bush se moque de Cuba pour les coupons alimentaires) . En plus un pays qui détient un triste record de gens emprisonnés (avec bien sûr une grande proportion de gens de couleur, comme par hasard. Monsieur Mesnard, je ne vois pas pourqoi il ne s'intéresse pas à ce pays qui détient ce genre de palmarès où sont bafoués les droits de l'homme.
franek

le paradis...
Une société de reve pour Sarko,ses voisins de Neuilly, ses bons amis du business et tous ceux qui ne cessent de dénoncer notre monde " d'assistés"...mais patientons encore un peu,ils sont en train de nous la préparer cette belle société néo-libérale !!!
lucco
www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?


© Larry Towell/Magnum for The New York Times
This woman traveled 75 miles to see a Remote Area Medical dermatologist, who removed two lesions from her back and sent them to a pathology lab.
www.nytimes.com/2007/11/18/magazine/18healthcare-t.html?_r=1&ref=magazine&oref=slogin

Far West

Il y a comme un déni dans la crise américaine. Chez les opérateurs qui croient malgré toute évidence que le pire est passé, chez les banquiers qui, comme des alcooliques, promettent que cette fois-ci les pertes annoncées sont «les dernières», chez les politiques aussi, des deux côtés de l’Atlantique, qui ne paraissent pas mesurer la dimension structurelle et systémique de la dépression américaine. [...] Deux millions d’Américains vont perdre leur maison, des millions d’autres vont se retrouver au chômage, mais Barack Obama et Hillary Clinton continuent à éluder cette question pourtant centrale, tandis que le républicain John McCain ne veut rien changer. «La crise des subprimes, c’est le Far West», écrivait dès 2004 un responsable de la Banque centrale américaine qui, seul dans le désert, dénonçait alors l’absence de régulation des banques. Résultat : près de 1 000 milliards de dollars de pertes mais toujours pas de remise en cause du système qui a nourri ces folies. [...]

Éditorial de François SERGENT
www.liberation.fr/actualite/monde/322518.FR.php
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 28 Avr - 19:06



Christine Lagarde entend stimuler la concurrence pour faire baisser les prix

[...] le projet de loi compte 42 articles regroupés au sein de quatre titres : le développement des PME, la concurrence, l'attractivité de la France, la mobilisation des financements pour la croissance. [...]

Renforcement de la concurrence. Le projet de loi pousse jusqu'à son terme la réforme de la loi Galland pour obtenir des baisses de prix. Il entend "mettre un terme à la fausse coopération commerciale et tourner le dos définitivement au système des marges arrière " qui régissait jusque-là les relations entre les industriels et la grande distribution. Le texte élargit les compétences du Conseil de la concurrence et le transforme en Autorité nationale dotée de pouvoirs étendus et de moyens accrus. Il aménage le régime des soldes en autorisant les commerçants à faire deux semaines complémentaires de soldes à des dates librement choisies, sous réserve d'une déclaration préalable. La législation sur l'équipement commercial (loi Raffarin) est aménagée avec un relèvement de 300 à 1 000 mètres carrés du seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation des grandes surfaces.

Attractivité du territoire. Il est prévu de développer l'accès au très haut débit, d'améliorer le régime fiscal des "impatriés" et de créer des fonds de dotation permettant à des organisations à but non lucratif (universités, hôpitaux, musées…) de disposer de moyens budgétaires renforcés. Le projet de loi crée une Haute Autorité de la statistique. [...]

www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/28/christine-lagarde-entend-stimuler-la-concurrence-pour-faire-baisser-les-prix_1039129_3234.html

Grande distribution : Arthuis dénonce "une forme de marge arrière" par le biais de versements en Suisse

PARIS - Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, a affirmé lundi que les principales enseignes françaises de la grande distribution demandaient à leurs fournisseurs de faire des versements en Suisse et que ce n'était "pas nouveau".
"Ceci est évidemment une forme de marge arrière", a déclaré M. Arthuis sur RTL, sans préciser si cette pratique était liée à des raisons fiscales. "Cette redevance, on la retrouve certainement dans le prix et elle pèse sur le pouvoir d'achat des Français".
3 mars 2008
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080303/tfr-consommation-distribution-arthuis-56633fe.html



Les grandes enseignes placent leurs petites commissions en Suisse
De 500 millions à un milliard d’euros échapperaient au fisc.

Petite devinette. Pour quelle(s) raison(s) Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U et Casino ont-ils installé des «supercentrales d’achat» en Suisse, et pour Leclerc en Belgique ?

a) pour profiter d’une situation géographique avantageuse, au cœur de l’Europe;

b) pour se rapprocher du siège de grands groupes;

c) pour échapper au fisc français.

Réponse des enseignes françaises concernées : a) et b).

Faux ? Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, a lui lancé une bombe cette semaine, pourtant passée presque inaperçue, en répondant c). Et il va plus loin : «Je fais l’hypothèse qu’il y a un détournement de la loi française pour déguiser une nouvelle forme de marges arrières.»

Tintamarre.Quelles sont ces marges arrières d’un nouveau type ? «Les fournisseurs versent aux enseignes une redevance, dans des entités juridiques basées à Zurich et à Genève, qui représentent plus de 1 % du montant des contrats, soit de 500 millions à un milliard d’euros au total», affirme-t-il. Des pratiques qui échapperaient à l’administration fiscale. Et qui, d’autre part, ont pour effet de gonfler les étiquettes, dénonce Arthuis, profitant du tintamarre sur les hausses de prix pour faire entendre sa cause. «C’est le consommateur français qui paie le développement international des enseignes.»

Le développement international ? C’est en tout cas la raison avancée par les distributeurs pour exiger de telles commissions. [...]

Concerné, Bruno Luisetti, PDG de Kraft Foods France, est justement «en désaccord» avec une enseigne sur «la valeur de ces supposées prestations». Il évoque les menaces et les sanctions subies. [...]

Système U : «Le but est de se grouper pour être plus fort, pour acheter des volumes plus importants de marchandises.»

C’est justement face à cette montée en puissance de la distribution européenne que Jean Arthuis, comme Olivier Desforges, réclament une enquête des pouvoirs publics. Et aussi pour mettre fin à «la loi du silence autour de ces pratiques qui augmentent».

LAUREEN ORTIZ
7 mars 2008
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/314171.FR.php


Réactions

DIDIER H.
28.04.08 | 14h36
Souvenez-vous : "Ils n'ont pas de pain ? Qu'on leur donne de la brioche !". Version Sarkozy : "Ils n'ont plus assez d'argent ? Qu'on leur donne des grandes surfaces !". Pauvre Mme Lagarde encombrée par son excès de richesse ! De l'incapacité de diriger quand on ne vit pas comme des millions d'autres.

matthias
28.04.08 | 12h02
En gros ce gouvernement n'a toujours pas compris que le dynamisme économique nécessitait des salariés formés, dans un emploi stable et correctement rémunéré, pour être dynamiques. Par contre il a très bien compris que pour détruire le logement social (vous savez le truc pour les pauvres), il fallait banaliser le livret A. La concurrence et la déréglementation nous mènent à la catastrophe, il suffit de regarder autour de soi !

Alexis B.
28.04.08 | 11h37
Encore des mesures en trompe l'œil dont le remède sera pire que le mal ! Une grande surface en plus c'est peut-être 50 emplois supplémentaires… mais 150 emplois de moins dans les commerces de proximité qui vont disparaître ! Nous sommes vraiment mal barrés avec ce gouvernement.

Al-Dyonis
28.04.08 | 11h43
La concurrence comme religion ? On croirait cela. En fait, la politique économique actuelle fait le jeu exclusif des grandes entreprises, au détriment des petites et moyennes. Objectif : accroître leur présence dans le monde. En négligeant d'aider les moyennes à devenir grandes et en oubliant totalement que le tissu économique intérieur et de l'emploi est fondé sur les PETITES et moyennes entreprises. C'est là que les amitiés de Sarko sont... dans les grandes entreprises !
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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 29 Avr - 8:32



Salaires contre dividendes
180 milliards d’euros en moins aux salariés, autant en plus aux actionnaires

En 1982, la part des salaires dans la valeur ajoutée était de 66,5 %.
En 2005, la part des salaires dans la valeur ajoutée n’était que de 57,2 % !
Ça fait une baisse de 9,3 % !


De 1982 à 2005, la part des profits dans la valeur ajoutée a augmenté de 9,3 %. Ça correspond à 180 milliards d’euros.

De 1982 à 2005, les 180 milliards d’euros que les salariés ont perdus, ce sont les 180 milliards d’euros que les actionnaires ont gagnés.

Un document récent de la Banque des Règlements Internationaux (Ellis, Smith 2007) établit que « la part des profits a eu tendance à augmenter depuis le milieu des années 1980 dans la plupart des économies développées pour lesquelles des données comparables sont disponibles ». Son analyse confirme que la hausse tendancielle de la part du profit [The global upward trend in the profit share] est un phénomène d’ordre structurel qui ne peut être réduit à des fluctuations conjoncturelles.

Le chapitre 5 du World Economic Outlook du FMI d’avril 2007 [révèle que] « La part des salaires dans les pays développés a baissé en moyenne d’environ 7 points depuis le début des années 1980, ce recul étant plus marqué dans les pays européens »

Concernant les pays en développement [...] Entre 1982 et 2005, la part salariale a reculé de 12 points en Chine et en Thaïlande, et de 17 points au Mexique.

Conclusion : ce que mesure la part salariale, c’est ce que doit verser une entreprise au titre des salaires, et elle est correctement mesurée par le ratio que calcule régulièrement l’Insee. Cette part salariale est aujourd’hui à un niveau inférieur de près de cinq points par rapport aux années 60, et de neuf points par rapport à son pic de 1982. Ce différentiel permet de prendre la mesure de la financiarisation de l’économie. La baisse de la part salariale n’a pas en effet conduit à un surcroît d’investissement : sa principale contrepartie a été l’augmentation des dividendes. »

Michel Husson
16 avril 2008
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65363
http://hussonet.free.fr/pourtant.pdf
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Sam 3 Mai - 4:56


Photo Christian DEHENNIN

La bonne fortune du baron Seillière

Le 29 mai 2007 restera marqué d'une pierre blanche pour le "management", l'équipe de direction de Wendel. Ce jour-là, les actionnaires ont offert à quelques-uns de leurs cadres d'acheter près de 5 % du capital du groupe, ce qui représente une somme colossale, 324 millions d'euros en actions, à se partager à quinze. Le prix à payer était modeste : pour acquérir ces 5 %, il n'y avait à débourser que 83 millions. Le management est même parvenu à n'en sortir que moins de la moitié de sa poche.

C'est grâce à un montage juridique et fiscal infiniment complexe, pensé avec les plus grands cabinets d'affaires, que l'équipe dirigeante de Wendel, qui passe pour l'une des meilleures de la place, a réussi à obtenir ces 324 millions d'euros. Ce mécanisme, le voici.

Presque tous les éléments du dispositif sont très légalement accessibles auprès du tribunal de commerce, mais le montage, d'un formalisme parfait, est ardu, et s'y retrouver tient d'une véritable aventure, financière et fiscale. Chaque étape s'inscrit dans un cadre légal, mais l'ensemble pose pour le moins des questions éthiques.

Trois dirigeants se sont taillé la part du lion. Ernest-Antoine Seillière d'abord, le président du conseil de surveillance de Wendel, a reçu pour 79 millions d'euros de titres. Bernard Gautier ensuite, membre du directoire, en a touché pour 36 millions, et Jean-Bernard Lafonta enfin, président du directoire, s'est vu attribuer pour un peu plus de 83 millions d'euros. Douze autres cadres se partagent les 85 millions qui restent, après avoir réglé l'essentiel des 41 millions de frais et d'emprunts.

L'instruction du 12 mai 1995 de la direction générale des impôts (DGI), dite "instruction Taly", met en garde les groupes contre "les mécanismes" qui permettent aux dirigeants "d'obtenir des avantages financiers importants", notamment avec les options d'achat sur des titres, objet précisément de ce montage. "Dans la plupart des cas, il a été constaté que la ou les sociétés en cause se sont privées d'un gain important au bénéfice des intéressés", note la DGI. Les dirigeants seront alors imposés sur le revenu si "l'avantage consenti est occulte, ou résulte d'un acte de gestion anormal de la société, ou a pour effet de porter la rémunération totale du bénéficiaire à un montant exagéré".

Le groupe se défend d'avoir en quoi que ce soit outrepassé la loi. "Les opérations réalisées par l'équipe de direction, a indiqué par lettre recommandée au Monde Arnaud Desclèves, le directeur des affaires juridiques de Wendel, sont en conformité avec la législation fiscale et la doctrine administrative en vigueur." M. Desclèves, qui a perçu dans ces opérations un peu plus de 11 millions, produit une attestation du cabinet d'affaires Debevoise & Plimpton qui confirme la parfaite légalité du dispositif.

L'aventure commence le 25 octobre 2004, lorsque le management obtient une option d'achat sur des titres détenus par une obscure société, Solfur, une entreprise jadis spécialisée dans la distribution d'énergie. [...]

Claire Gatinois et Franck Johannès
30 04 2008
www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/30/la-bonne-fortune-du-baron-seilliere_1040144_3234_100.html


Le roturier citoyen Seillière, dit baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, préside aux destinées du groupe Marine-Wendel et de la CGIP (compagnie générale d'industrie et de participation) qui regroupent les fortunes des quelques quatre cent cinquante héritiers de la famille Wendel, pour une valeur patrimoniale de près de sept cents millions d'euros en 2002. Françoise de Panafieu est de la famille.

A Senlis le 27 septembre 2003, Seillière refuse de payer les 5 euros de droits d'entrée aux Rendez-vous. "Vous ne me reconnaissez pas ?", dit-il au cerbère de garde, qui lui répond : "Si, si mais le règlement est le même pour tout le monde". Ernest tourne les talons. Cinq euros, c'est vrai que ça fait cher pour un baron. ( Le Canard enchaîné du 15 10 2003)

«Nénesse-le-tueur» est né en 1937 à Neuilly, descendant d’un financier associé aux Wendel du Creusot, et aussi petit-neveu, par sa mère, de François de Wendel.

En annonçant, sans le connaître encore, que son successeur au CNPF serait un «tueur», Jean Gandois lui a collé une étiquette encombrante. «Tueur de qui ? tueur de quoi ? », bougonne-t-il.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest-Antoine_Seilli%C3%A8re
http://www.medefinnababylone.com/Da_Cause/jesus.html



Man Ray

Voracité

De nouveaux fonds vautours sont apparus : les private equities, des fonds d’investissement à l’appétit d’ogre disposant de capitaux colossaux .

Les noms de ces titans - The Carlyle Group, Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR), The Blackstone Group, Colony Capital, Apollo Management, Starwood Capital Group, Texas Pacific Group, Wendel, Eurazeo, etc. - demeurent peu connus du grand public. Et, à l’abri de cette discrétion, ils sont en train de s’emparer de l’économie mondiale. En quatre ans, de 2002 à 2006, le montant des capitaux levés par ces fonds d’investissement, qui collectent l’argent des banques, des assurances, des fonds de pension et les avoirs de richissimes particuliers, est passé de 94 milliards d’euros à 358 milliards ! Leur puissance de feu financière est phénoménale, elle dépasse les 1 100 milliards d’euros ! Rien ne leur résiste. L’an dernier, aux Etats-Unis, les principaux private equities ont investi quelque 290 milliards d’euros dans des rachats d’entreprises, et plus de 220 milliards au cours du seul premier semestre 2007, prenant ainsi le contrôle de huit mille sociétés... Déjà, un salarié américain sur quatre - et près d’un salarié français sur douze - travaille pour ces mastodontes. [...]

Le phénomène de ces fonds rapaces est apparu il y a une quinzaine d’années mais, dopé par un crédit bon marché et à la faveur de la création d’instruments financiers de plus en plus sophistiqués, il a pris ces derniers temps une ampleur préoccupante. Car le principe est simple : un club d’investisseurs fortunés décident de racheter des entreprises qu’ils gèrent ensuite de façon privée, loin de la Bourse et de ses règles contraignantes, et sans avoir à rendre compte à des actionnaires pointilleux. L’idée, c’est de contourner les principes mêmes de l’éthique du capitalisme en ne pariant que sur les lois de la jungle. [...]

Alors qu’ils gagnent personnellement des fortunes démentielles, les dirigeants de ces fonds pratiquent désormais, sans états d’âme, les quatre grands principes de la « rationalisation » des entreprises : réduire l’emploi, comprimer les salaires, augmenter les cadences et délocaliser. Encouragés en cela par les autorités publiques, lesquelles, comme en France aujourd’hui, rêvent de « moderniser » l’appareil de production. Et au grand dam des syndicats, qui crient au cauchemar et dénoncent la fin du contrat social.

Certains pensaient qu’avec la globalisation le capitalisme était enfin repu. On voit maintenant que sa voracité semble sans limites. Jusqu’à quand ?

Ignacio Ramonet
www.monde-diplomatique.fr/2007/11/RAMONET/15295
www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2315507&rubId=4079




Le Carlyle Group engage M. Sarkozy

Le Carlyle Group, qui gère la fortune des familles Bush et Ben Laden, a décidé de créer un service financier particulier destiné à placer les excédents de pétro-dollars de fonds souverains, principalement ceux du Koweït et de Singapour. Pour diriger ce service, le directeur honoraire de Carlyle, Franck Carlucci, a conseillé le recrutement du 5ème noueur de deals le plus important de Wall Street : Oliver Sarkozy.

21 mars 2008
www.voltairenet.org/article156090.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 13 Mai - 17:15



Terra Nova, nouvelle fournisseuse d'idées politiques pour le PS

Laurent Joffrin, membre du club de réflexion "Le Siècle", dont fait partie Ernest-Antoine Seillière, présente en une de Libération "Terra Nova", autre think tank, présenté comme un club d'intellectuels indispensable pour sauver le PS.

Un think tank dont le budget d'un million d’euros provient du mécénat d’entreprises. Son conseil d’orientation "scientifique" est présidé par Michel Rocard, et il compte, dans son "collège" de la société civile, l’ancien préfet Alain Christnacht ou le directeur d’Orange mobile Jean-Noël Tronc.
Par ailleurs, une partie de ses 250 experts vient du monde de l’entreprise. Et il compte six permanents au profil Sciences-po, écoles de commerce.

www.liberation.fr/actualite/politiques/326024.FR.php

Laurent Joffrin ne mentionne pas l'initiative de Pierre Larrouturou*. Est-ce parce que Le Monde en a parlé dans son éditorial du 8 mai ? Ou parce qu'il réclame un "nouveau contrat social" ?
Pierre Larrouturou, fondateur du mouvement « Nouvelle Donne », prône le travail partagé, en réduisant sa durée hebdomadaire de 39 à 32 heures (pour la majorité des salariés). Il estime que la semaine de 4 jours pourrait créer deux millions d'emplois.

* www.nouvellegauche.fr/ cyclops
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Larrouturou


Dans son Livre noir du libéralisme, Pierre Larrouturou démonte, chiffres à l'appui, les mécanismes et les dangers du libéralisme : dans tous les pays qui ont mis en place une politique de ce type, Etats-Unis et Chine compris, la précarité explose, le niveau de vie des salariés diminue, l'accès à la santé est de plus en plus difficile. Et la croissance ne se maintient qu'au prix d'un endettement privé qui atteint un niveau insoutenable. Non seulement le libéralisme n'est pas la panacée, mais il peut, assez vite, nous mener à la catastrophe. " La crise des années 30 est devant nous ", affirment certains économistes. Loin des idées répandues par la droite, Larrouturou met en évidence les performances françaises en termes de compétitivité et dessine un nouveau contrat social. Car, si le système économique mondial menace de s'effondrer, il y a urgence à construire une alternative. Si la gauche ne le fait pas, n'est-elle pas complice du système ? Larrouturou ne se contente pas de critiquer : il propose des solutions et un véritable plan d'action.

www.amazon.fr/livre-noir-du-lib%C3%A9ralisme/dp/2268063917



Le risque d’une récession mondiale et du retour de la barbarie

Pierre Larrouturou s’inquiète du risque de récession aux USA qui suivrait un effondrement du dollar. Les USA - endettés à hauteur 250% du PIB - sont en état de faillite virtuelle, et leur défaillance sans doute inévitable pourrait entraîner une nouvelle grande dépression à l’image de celle des années 30, mais cette fois-ci à l’échelle mondiale, qui ouvrirait la voie aux périls de la tentation militariste. Vidéo et transcription.

www.dailymotion.com/video/x1g8e0_03-ecroulementdesbourses
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=749


Le changement climatique et ses conséquences contribuent à augmenter le risque totalitaire et un retour à la barbarie. D'autant qu'il serait secondé par une surveillance étatique envahissante, et les avancées technologiques sur lesquelles elle repose.

Le monde n'entre pas dans un "nouvel ordre international", mais se trouve de plain-pied dans la phase ultime de la décadence du mode de production capitaliste, la décomposi­tion, avec, au coeur du tourbillon de la barbarie, la guerre de tous contre tous, au premier rang de laquelle les Etats-Unis, déterminés à défendre par tous les moyens mili­taires dont ils disposent, leur prépondérance mondiale sur I' "ordre" existant.
http://fr.internationalism.org/rinte64/edito.htm

Un autre Livre noir, celui du capitalisme dénonce, comme « crimes du capitalisme », les morts causées par la traite atlantique (commerce des esclaves), par les guerres et les répressions coloniales, par la majorité des guerres du XXe siècle (dont celles des deux guerres mondiales), par la guerre civile et les famines en Russie, puis en URSS durant les périodes de guerre civile et d'intervention étrangère, par la répression de la Commune de Paris (1871), par la répression de mouvements sociaux, par le fascisme, par l'Allemagne nazie...

Le livre énonce ainsi un bilan de 100 millions de morts pour la période observée, allant de 1900 à 1997. La grande guerre représentant 11 500 morts et 13 000 blessés par jour pendant trois ans et demi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Livre_noir_du_capitalisme
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 20 Mai - 3:32



L’Etat, garant des spéculateurs

Ces dernières semaines, les banques centrales ont préservé la liquidité des établissements financiers en mettant à leur disposition des centaines de milliards d’USD.

Ainsi, les Etats-Unis aussi émettent un signal clair selon lequel il incombe à l’Etat d’intervenir lors de spéculations bancaires malheureuses, de compenser aux frais du citoyen contribuable les pertes bancaires les plus fortes de ces 40 dernières années.

Le système financier américain tombe en loques. La FED est une banque privée qui appartient aux deux plus grands groupes financiers, Rotschild et Rockefeller. Les deux groupes ont utilisé cette mine d’or pour faire main basse sur les matières premières mondiales, acquérir des participations ou procéder à des fusions dans des groupes mondiaux, financer les guerres néfastes menées par les Etats-Unis ainsi que les déficits budgétaires de ceux-ci ; ils ont ainsi formé, intentionnellement ou par négligence, la grande bulle financière qu’il convient maintenant de corriger. La Banque centrale européenne, la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre sont aussi responsables du malaise actuel, car elles ont freiné la chute nécessaire du dollar en utilisant leurs propres monnaies et en dilapidant ainsi l’argent du contribuable. Les citoyens d’Europe et du Japon sont également les victimes du fait que leurs banques centrales ont fermé les yeux sur la crise et ont aidé les Américains en cédant à leurs pressions. Or ce soutien ne sert qu’à différer la chute. Les fonds affectés à ce report sont donc perdus, pratiquement dilapidés.

les politiciens et les banquiers s’efforcent encore de jeter de la poudre aux yeux des citoyens et de taire la crise [mais] La crise a éclaté. Elle s’accentuera encore. [...]

Eberhard Hamer
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=925
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article66248


Vidéos

Arrow Sur CNBC le 8 août 2007, Jim Cramer, journaliste TV spécialisé en économie, fulmine : la crise boursière qui touche les États-Unis va être meurtrière.
www.dailymotion.com/widget/login?urlback=/widget/video/share/x2pnyx_les-raisons-de-la-colere-de-jim-cra_news?skin=default

Arrow Le PDG d'Euroland Finance, "spécialiste des marchés", prévoit une explosion de la bulle chinoise et des conséquences dramatiques pour les pays émergents.
www.dailymotion.com/widget/login?urlback=/widget/video/share/x3zjk9_2008-lannee-du-krach-chinois_business?skin=default

Est-ce que ces drames n'ont pas déjà commencé avec les attaques xénophobes liées à la pauvreté en Afrique du Sud ?
www.lemonde.fr/afrique/article/2008/05/19/les-attaques-xenophobes-se-multiplient-dans-les-bidonvilles-de-johannesburg_1046639_3212.html

Banquiers sauvés, droits humains sacrifiés

Depuis quarante ans, les dirigeants du G8 promettent de mettre en œuvre une solution aux problèmes de développements. Mais l’argent manque toujours. Pourtant il n’a pas été si difficile de trouver des sommes supérieures à celles nécessaires pour les pays du Sud lorsqu’il s’est agit de résoudre la crise bancaire qui secoue les pays du Nord.
http://reopen911.wordpress.com/2008/04/22/banquiers-sauves-droits-humains-sacrifies/


USA 2008 : la grande dépression

Les coupons d’alimentation fournis au titre de l’aide sociale sont le symbole de la pauvreté aux Etats-Unis. Avec la crise du crédit, 28 millions d’Américains - chiffre jamais atteint auparavant - doivent désormais compter sur eux pour survivre. C’est là un signe certain que le pays le plus riche au monde est désormais confronté à la crise économique.
Les saisies immobilières, l’augmentation des destructions d’emplois et la hausse rapide des prix ajoutent aux difficultés.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1870
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Lun 26 Mai - 17:20



Le cours du brut se moque de la réalité des carburants

(résumé)

Alors que les entreprises et les consommateurs évaluent ce que le brut à plus de 130 dollars le baril implique pour eux, il doivent garder en tête qu’au moins 60% de ce prix provient de la spéculation non-régulée sur les marchés à terme. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote...

Les règles américaines sur les marges, fixées par la Commission gouvernementale des Echanges des Contrats à Terme sur les Matières Premières, permettent aux spéculateurs d’acheter des contrats à terme sur le brut au Nymex, en payant seulement 6% de la valeur du contrat. Au prix actuel d’environ 130 dollars le baril, cela signifie que l’opérateur sur ces contrats à terme n’a besoin de verser qu’environ 8 dollars pour chaque baril. Il emprunte les 120 dollars restants.

Cet "effet de levier" extrême, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irréalistes et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens de la population d’ensemble.

La demande mondiale de pétrole est plate.

[...] Aucune crise de l’offre ne justifie la façon dont le cours du brut est fixé aujourd’hui.

De nouveaux champs pétroliers importants entrent en service

Non seulement il n’y a pas de crise de l’offre pour justifier une telle bulle dans le cours du brut, mais plusieurs champs pétroliers géants doivent commencer à produire courant 2008, augmentant un peu plus l’offre.

Alors, pourquoi les prix continuent-ils d’augmenter ?

Il y a une preuve de plus en plus évidente que la récente bulle spéculative sur le pétrole, qui a suivi une asymptote depuis janvier, est sur le point d’éclater. [...]

On nous assène une série interminable d’arguments plausibles pour justifier le cours élevé du brut : une "prime pour le risque terroriste", une augmentation "féroce" de la demande de la Chine et de l’Inde, les troubles dans la région pétrolifère du Nigeria, des pipelines qui sautent en Irak, une possible guerre avec l’Iran … et, par-dessus tout, le battage sur le pic de pétrole.

Michael Waldron, le stratège pétrolier en chef de cette banque, a été cité dans le Daily Telegraph britannique, le 24 avril : "L’offre de pétrole dépasse la croissance de la demande. Les stocks se sont accumulés depuis le début de l’année".

Certains initiés de cette industrie disent que l’industrie mondiale du pétrole, des activités et des stocks des Quatre Majors au véritable état des bateaux-citernes, au stockage et au levage des stocks, est l’industrie la plus secrète au monde, à l’exception possible du commerce des stupéfiants.

Le rapport du 8 mai d’Oil Movements fait remarquer qu' "En Occident, une grande partie de toute accumulation de pétrole, cette année, s’est produite au large, hors de la vue".

Le prix du pétrole aujourd’hui, contrairement à il y a 20 ans, est déterminé à huis clos dans les salles de marché des institutions financières géantes, comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS.

F William Engdahl
"Oil price mocks fuel realities"
http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/William_Engdahl/speculation_petrole_Wall_Street_230508.htm

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article66608
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 27 Mai - 22:09



Salaire des patrons : +58% d'augmentation en 2007

Attention, certains des chiffres révélés par le très sérieux magazine «l'Expansion» peuvent heurter la sensibilité d'un public non-averti. Neutral

Calcul, pour la première fois, du revenu total des patrons, prenant en compte le salaire fixe, le variable, et les stock-options, ainsi que les dividendes issus des actions de la société qu'ils dirigent et les jetons de présence alloués par d'autres sociétés du CAC 40.

Et le résultat est atterrant. L'augmentation totale atteint les 58% ! Très exactement, le total des revenus cumulés était de 102 millions en 2006, il passe à 161 millions en 2007. Voici le classement des dix patrons les plus payés selon les calculs de l'Expansion:

1. Pierre Verluca, Vallourec: 18,12 millions (+ 2312 %)

2. Gérard Mestrallet, Suez: 15,54 millions (+ 364 %)

3. Xavier Huillard, Vinci: 13,10 millions (+ 552 %)

4. Henri Proglio, Veolia Environnement: 7,33 millions (+ 207 %)

5. Henri de Castries, Axa: 5,53 millions (+ 22 %)

6. Jean-Bernard Lévy, Vivendi: 5,42 millions (+ 129 %)

7. Daniel Bouton Société générale: 5,24 millions (– 52 %)

8. Jean-Paul Agon, L’Oréal: 5,03 millions (+ 27 %)

9. Martin Bouygues, Bouygues: 4,99 millions (+ 69 %) (hors dividendes)

10. Benoît Potier, Air liquide: 4,37 millions (+ 52 %)

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/05/salaire-des-pat.html

Dire qu’officiellement, le pauvre Daniel Bouton, qui a tout de même, rappelons-le, mené la Société générale au bord du dépôt de bilan avec des pertes records, peut prétendre toucher une retraite « surcomplémentaire » de 723 750 euros par an, voilà qui devrait figurer au livre Guiness des records du choquant ou du ridicule qui ne tue pas…

www.bakchich.info/article3899.html


Les dirigeants de la Société générale hués par leurs actionnaires
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/328453.FR.php


Affaire Kerviel : de nouvelles révélations

Où l'on apprend que la Société générale, apprenant les manipulations – fructueuses dans un premier temps – du trader, lui avait proposé de travailler dans un hedge fund...
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/05/la-socit-gnrale.html
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Orwelle




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MessageSujet: Re: Spéculation, crise, finance / Economie   Mar 3 Juin - 21:16



Lycée à la carte

C'est la nouvelle idée du VRP du patronat. Reprise par challenges.fr, capital.fr et boursica.com. Est-ce étonnant dans ce monde où l'Organisation Mondiale du Commerce dicte sa loi aux politiciens, dans ce monde transformé en grand marché planétaire, où les citoyens deviennent des consommateurs.

Car c'est en consommateurs qu'ils se permettent maintenant de juger les enseignants. La prestation de service vaut-elle leur investissement ?
Peu importe le contenu, la pédagogie, ce qui compte c'est le résultat. Sarkozy veut une "culture du résultat". Et le résultat, cela s'évalue. Il faut donc aussi une "culture de l'évaluation", dit l'amoureux du fric, l'inculte qui remplace l'être par l'avoir. Sarkozy l'immature courant après son hochet, aimerait infantiliser tous les Français. Il ne serait ainsi plus dépassé.

S'il était intelligent, il se rendrait compte que posséder ne lui a pas permis de combler le vide qui l'habite, même après un demi-siècle d'agitation. Il est à ce poste non parce qu'il est porté par un idéal, un projet pour la France. Sa seule vision fut de promener sa petite personne dans les couloirs de l'Elysée. Maintenant qu'il y est parvenu, il est désemparé, il dit tout et son contraire, fait n'importe quoi, porté par le vent comme une girouette, à la poursuite de son rêve américain. Il monte à cheval devant les caméras, remplace les cités universitaires par des campus à l'américaine. Réussira-t-il à faire de la France un désert du Nevada, le cow-boy ?

Même refrain avec son ami Edouard Leclerc.
"En organisant l’amalgame entre consommateurs et citoyens, la chaîne de supermarché ne défend pas le pouvoir d’achat des consommateurs et encore moins leur santé. Leclerc défend ses propres intérêts financiers et ceux des laboratoires pharmaceutiques qui voudraient que l’on consomme toujours plus de médicaments."
http://caserneornano.canalblog.com/archives/le_coin_des_coups_d_gueule/index.html

Pour nous aider à lutter contre le lavage de cerveau, à réfléchir pour supporter le choc, il y a heureusement Naomi Klein.



dans une petite vidéo
Arrow www.dailymotion.com/video/x5ls1y_naomi-klein-le-capitalisme-du-desas_news cyclops

sur Le capitalisme du desastre
"Qu'y-a-t-il de commun entre le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnösc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri-Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraib ou Guantanamo, aujourd'hui ? "
Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement d'un « capitalisme du désastre. »



Pas de complot mais une stratégie !
www.dailymotion.com/video/x5lrrp_video-naomi-klein-pas-de-complot-ma_news
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Spéculation, crise, finance / Economie

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