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 Krach, les capitalistes deviendraient communistes !

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Orwelle



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MessageSujet: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 30 Sep - 15:48

... le temps de se renflouer.



Déroute historique à Wall Street
www.liberation.fr/economie/0101119391-wall-street-devisse

Les bourses asiatiques plongent dans le sillage de Wall Street

La Bourse de Tokyo plongeait de 4,64% et celle de Sydney de 3,40% à mi-séance ce matin. A l'ouverture, Hong Kong dévissait de 5,59% et Taipei de 6,16%. Tour du monde des réactions au rejet surprise du plan de sauvetage des banques.

Les marchés d'Asie vivaient une journée noire ce matin mardi, au lendemain du rejet surprise par la la Chambre des représentants américains du plan de sauvetage des banques, qui a attisé la crise financière et provoqué une chute record à Wall Street.

Contre toute attente, les représentants américains ont rejeté lundi, par 228 voix contre et 205 pour, le plan du secrétaire au Trésor Henry Paulson qui prévoyait de débloquer 700 milliards de dollars afin d'éponger les créances douteuses accumulées par les banques dans l'immobilier.

Ce vote, inattendu au lendemain d'un accord entre l'administration et les principaux dirigeants du Congrès, a fait plonger la Bourse de New York, qui a perdu 6,71% en clôture, soit une perte jamais vue de près de 800 points. Les Bourses d'Asie-Pacifique subissaient à leur tour de lourdes pertes mardi. A la mi-séance, la Bourse de Tokyo plongeait de 4,64% et celle de Sydney de 3,40%. A l'ouverture, Hong Kong dévissait de 5,59% et Taipei de 6,16%.

Le rejet du plan à choqué les investisseurs asiatiques, a expliqué Hiroichi Nishi, chef du service courtage chez Nikko Cordial Securities, selon qui "le marché se demande désormais quand il touchera le fond".

La suite du processus est incertaine. Le président George W. Bush, qui s'est dit "déçu" de la décision des députés, a annoncé qu'il allait travailler "avec les membres du Congrès et leurs chefs de file sur la manière de progresser", tout en prédisant que les parlementaires finiraient par adopter le plan. La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a estimé que le rejet du plan "ne peut rester en l'état" et qu'il fallait "aller de l'avant".

"Nous devons travailler aussi vite que possible. Il faut que quelque chose soit fait", a déclaré M. Paulson après avoir rencontré le président Bush à la Maison-Blanche. "L'enjeu est trop important pour que l'on se permette d'échouer", a-t-il ajouté après avoir fait référence à "la tension sur les marchés financiers partout dans le monde".

Un nouveau scrutin éventuel ne devait en tout état de cause pas intervenir avant jeudi, le Congrès étant théoriquement fermé mardi et mercredi pour cause de Nouvel an juif.

La victoire du non est venue des propres troupes républicaines de l'administration, dans un Congrès à majorité démocrate: près de deux républicains sur trois ont rejeté le plan. L'intervention de l'Etat dans le secteur privé, sans précédent dans l'histoire américaine, était très critiquée dans les rangs républicains.

Le débat a été vif à la Chambre. "On est tout bonnement en train de sacrer le roi Henry", s'est exclamé un représentant républicain au sujet de M. Paulson. Après le sauvetage public ce week-end du groupe belgo-néerlandais Fortis, la liste des victimes de cette pénurie de liquidités s'est allongée parmi les banques.

La quatrième banque américaine, Wachovia, a dû être rachetée dans l'urgence par Citigroup, sous l'égide des pouvoirs publics américains. Sa disparition vient s'ajouter à la faillite de Lehman Brothers, au rachat de Washington Mutual et de Merrill Lynch et au renflouement d'AIG.

Au Royaume-Uni, dont le Premier ministre Gordon Brown a qualifié de "très décevant" le vote au Congrès américain, le gouvernement a décidé de nationaliser la banque Bradford & Bingley et de céder ses meilleurs actifs au groupe espagnol Santander.

Après Fortis, nationalisé par les Etats belge, néerlandais et luxembourgeois, c'est la banque franco-belge Dexia qui a focalisé l'attention. Son action a plongé de 28,50% à 7,20 euros à la Bourse de Paris.

Le président français Nicolas Sarkozy devait réunir mardi matin les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises pour évoquer leur situation.

En Allemagne, Hypo Real Estate a échappé de justesse à la faillite grâce à une ligne de crédit de 35 milliards d'euros garantie pour l'essentiel par l'Etat.

En Russie, le Premier ministre Vladimir Poutine a annoncé la mise en place prochaine de mesures de soutien aux banques.

Les bourses européennes ont subi de lourdes pertes lundi : plus de 4% de baisse à Francfort, plus de 5% à Londres et Paris, environ 8% à Bruxelles, Vienne et Oslo et près de 9% à Amsterdam. Dublin a dévissé de près de 13%.

Les banques centrales continuaient à dépenser des centaines de milliards de dollars pour éviter un blocage total du système financier. La Banque du Japon a encore injecté 13 milliards d'euros dans le marché bancaire, intervenant pour la dixième journée ouvrable consécutive.

La Réserve fédérale américaine a doublé lundi à 620 milliards de dollars les lignes de crédit qu'elle accorde aux autres banques centrales pour leur permettre de faire des prêts en dollars. La Banque centrale européenne a annoncé qu'elle prêtait 120 milliards d'euros aux banques commerciales pour une durée de 28 jours.

www.liberation.fr/economie/0101119410-la-bourse-asiatiques-plongent-dans-le-sillage-de-wall-street


Krach sur les Bourses européennes
www.liberation.fr/economie/0101119383-krach-sur-les-bourses-europeennes




313 milliards d'euros pour renflouer les banques privées européennes !

Cet été, la Banque Centrale Européenne a injecté 65 milliards d’euros pour renflouer les banques privées européennes.

Lundi 15 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 30 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.

Mardi 16 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 70 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.

Lundi 22 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 28 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.

Lundi 29 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 120 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.

65 + 30 + 70 + 28 + 120 = 313.

Pour le moment, la Banque Centrale Européenne a donc injecté 313 milliards d’euros pour renflouer les banques privées européennes.

Ces centaines de milliards d’euros payés par le contribuable pour renflouer les banquiers n’auraient pas pu être mieux utilisés ?
Par exemple, pour construire des logements sociaux ?
Par exemple, pour construire des hôpitaux ?
Par exemple, pour construire des écoles ?

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71836

« Fannie Mae » et « Freddie Mac » sauvés par le gouvernement Bush
après avoir largement profité de l'ultralibéralisme jusqu'à en abuser via l'instrument des « subprimes » et par là, provoquer la crise financière et immobilière que l'on connaît...
www.karinelalieux.be/index.php?action=article&numero=393

50 milliards de livres pour les banques britanniques
Ce matin, la Banque d’Angleterre a annoncé qu’elle est prête à échanger pour 100 milliards de francs des prêts immobiliers pourris contre des obligations d’Etat au-dessus de tout soupçon.
A moins d’être naïf, tout le monde comprend que jamais les banques ne reprendront leurs prêts immobiliers pourris et qu’un jour ou l’autre la Banque d’Angleterre comptabilisera son opération comme perte à son bilan.

Il n’y a que Beat Kappeler dans sa chronique du Temps de samedi dernier pour n’avoir toujours pas compris qu’on est effectivement en passe de nationaliser les pertes bancaires pour sauver les profits privés !
http://steuergerechtigkeit.wordpress.com/2008/04/21/privatiser-les-profits-nationaliser-les-pertes/

La famille De Wendel a trouvé un pigeon en or
www.superno.com/blog/?p=254


Ces milliards viennent bien de quelque part ?

Ils viennent de la poche du contribuable américain mis à contribution pour sauver les meubles après que des spécialistes de l'appât du gain ont pris des risques totalement excessifs. Ils ont joué, ils ont perdu et la sanction tombe. Et la crise financière bat son plein.

Libéralisme : nationaliser les pertes et privatiser les profits


Est-ce la fin du libéralisme ?

Certainement pas. Interviewé par La Tribune, l’ancien premier ministre Edouard Balladur affirme avoir « toujours défendu l’idée que le libéralisme devait être organisé et ordonné. » Au même quotidien le député UMP Bernard Carayon explique que « ce n’est pas la fin du libéralisme mais celle des blocages idéologiques. Le pragmatisme est en train de l’emporter. »

Arrow Du reste, explique à son tour Jacques Généreux, professeur à l’IEP de Paris, à Libération, « il n’y a pas de retour de l’Etat parce qu’il n’a jamais reculé. Son poids n’a pas cessé d’augmenter aux Etats-Unis. Simplement, il a changé de nature. Ce n’est plus un Etat-providence qui redistribue, c’est un Etat privatisé, au service des marchés, des profits. Il n’a cessé de donner plus de liberté à la finance, aux entreprises. Quand celle-ci débouche sur la crise, il doit intervenir en urgence. »

Dévastation des services publics

« Services publics liquidés, France dévastée ». Tribunaux, régiments, hôpitaux, sous-préfectures, postes, gares.... Il ne faut pas moins de sept pages à l’Humanité pour brosser le tableau du désastre : la désertification des services publics. « On est passé d’attaques échelonnées dans le temps à une attaque généralisée, indique André Chassaigne (PCF), député du Puy-de-Dôme. C’est du jamais vu. » « L’aménagement du territoire disparaît complètement. » Et le député d’expliquer qu’il a écrit aux 1600 conseillers municipaux de sa circonscription « pour agir ensemble ». 250 ont répondu à l’appel, un collectif citoyen a été créé qui a rejoint la Convergence nationale des collectifs. Ce sont 98 communes qui sont ainsi « engagées dans le mouvement pour voter des délibérations soumises aux habitants. »

Mais ce n’est là qu’un exemple. A Aubagne, à Bitche, à Montpellier, à Creil....

www.elunet.org/spip.php?article4960

http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/speculation-crise-finance-economie-t40.htm?sid=41141823420de2fe0fb1e28f2da0aad3
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 2 Oct - 23:37



Le Sénat américain adopte le plan Paulson

Les deux candidats à la Maison Blanche, Barack Obama et John McCain, sénateurs tous les deux, ont fait le déplacement pour approuver le plan de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars.
www.liberation.fr/economie/0101120386-le-senat-adopte-le-plan-paulson

Pétitition d'économistes américains contre le plan Paulson

Aux Etats-Unis, une pétition d'économistes (1) avait appelé les élus à ne pas voter le plan Paulson. Ils estimaient que le plan était trop vague, qu’il engendrerait des effets pervers et que ses bénéfices à long terme sont loin d’être garantis. Certains proposaient même une alternative : injecter du capital dans les institutions bancaires pour rétablir la confiance. Cela aurait pu prendre la forme d'une nationalisation des banques.

En Europe, les économistes aussi veulent participer au débat. Il y a quelques temps, des économistes "de gauche" avaient lancé une pétition intitulée stop la finance, dont le principal objectif était de supprimer l'article 56 du Traité de Lisbonne qui interdisait toute restriction aux mouvements de capitaux.

Voila maintenant que des économistes plutôt "de droite" lancent à leur tour une pétition pour une plus grande régulation de la finance au niveau européen (2). Leur argument : "La crise est exceptionnelle. La confiance dans les institutions financières est en train de disparaitre, la peur se répand. L'expérience américaine montre que sauver une banque à la fois ne marche pas. Il faut une réponse systémique et il faut que les institutions européennes prennent une initiative pour recapitaliser le secteur bancaire."

Et de détailler leur proposition : "La contribution de l'UE doit être centrée autour de la recapitalisation du secteur bancaire, à travers l'injection de capitaux publics ou de mécanismes de conversion de dette en actifs. Cela doit être fait au niveau de l'UE (par exemple avec la Banque européenne d'investissement). L'approche actuelle consistant à sauver une institution après l'autre avec des fonds nationaux va amener à la balkanisation du secteur bancaire."

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/des-conomistes.html
(1) www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2008-09-26/483110/les-eteacuteconomistes-indeteacutependants-contre-paulson-.fr.html
Arrow www.stop-finance.org/
(2) www.voxeu.org/index.php?q=node/1729


Confusion en Europe

PARIS, 2 oct 2008 (AFP) - L'adoption par le Sénat américain d'un plan de sauvetage historique du système bancaire n'a pas rassuré totalement les marchés jeudi, tandis que l'idée d'un plan similaire en Europe provoquait une certaine confusion et semblait rejetée au profit de solutions nationales.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20081002/twl-crise-le-senat-americain-adopte-le-p-4bdc673.html

Le gouvernement français débloque 22 milliards pour les PME
www.liberation.fr/economie/0101119735-la-crise-financiere-minute-par-minute

Medvedev : la domination économique américaine est finie
Après Poutine, qui dénonçait hier «l’irresponsabilité» du système financier américain, c'est le président russe qui tend la main aux occidentaux pour «travailler ensemble à la création d’un nouveau système économico-financier plus juste.»
www.liberation.fr/economie/0101120523-medvedev-la-domination-economique-americaine-est-finie



Balladur : «Imaginer un nouvel ordre mondial»
www.liberation.fr/economie/0101119735-la-crise-financiere-minute-par-minute
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 3 Oct - 21:02



Lettre à Nicolas

de Denis Robert

Le président français a demandé, lundi soir à New York, que les "responsables du désastre soient sanctionnés et rendent des comptes". La crise financière devrait être au centre des discussions de l’assemblée générale des Nations Unies qui se sont ouvertes ce mardi.

Jeudi 2 octobre 2008

Cher Nicolas,

Toi et moi sommes empêtrés depuis bientôt trois ans dans cette sale affaire qui porte le nom d’une multinationale bien connue à Luxembourg. Tu es devenu Président de la République, je suis devenu mis en examen pour "recel de vol de secret bancaire". C’est une différence de taille entre nous.


À te lire ces jours-ci, je constate avec joie à quel point nous poursuivons le même but. Cette lutte implacable à mener contre les dérives du système financier. Tu as plus de pouvoir que moi dans ce combat, mais j’aimerais ici te rappeler quelques évidences.

Nous en avions déjà parlé, alors que tu n’étais que candidat à la présidentielle. C’était dans les coulisses d’une émission de télévision où je t’avais offert mon livre, "La Boîte noire". J’y faisais le parallèle entre les krachs boursiers et les accidents d’avions. Il existe des boîtes noires de la finance qui permettent d’observer et de retracer les parcours de l’argent.

Ce qu’il y a de compliqué à dénicher dans le marasme financier qui nous occupe, c’est la bonne information. Ce n’est pas en lisant les journaux, ni même en interrogeant les banquiers, fussent-ils centraux, que tu la trouveras. Il faut mettre en place des moyens de contrôle indépendant. Les autoroutes de la finance ressemblent au réseau autoroutier mondial. En plus simple car tout y est centralisé.

En particulier l’information. Je raisonne ici en terme de flux. Pour bien les observer, il faut trouver les bonnes places et inventer les bons radars. Les gens n’ont encore pas bien intégré l’idée que l’argent était devenu un bien immatériel se déplaçant à la vitesse du son. De grosses centrales sont chargées sur cette planète d’organiser ce trafic, de transformer l’argent en titres, de conserver ces titres. Elles ont leurs stations de péages, leurs tours de contrôle, leurs coffres-forts électroniques, leurs informaticiens, leurs secrets.

Rappelle-toi la crise argentine, en décembre 2001. Elle aurait pu être évitée si ces centrales avaient joué un rôle préventif au lieu de ne penser qu’au profit de leurs clients. Mais, je suis bête, tu sais tout cela, toi qui connais si bien Clearstream. Eh oui, cette foutue multinationale a vu passer en 2007 près de 300 trillions d’euros en flux financier sans son réseau autoroutier.

Et sa concurrente directe, Euroclear, encore davantage. C’est là que se concentre une partie des flux financiers planétaires. Par ces trous de souris de la finance, ces points de passage obligés. De Lehmann Brothers à Merrill Lynch en passant par Goldman Sachs ou Morgan Stanley, toutes ces banques qui plongent aujourd’hui ont bâti leur business grâce à ces boîtes noires de la finance.

L’information s’y cache. Là-bas ou chez Swift, l’agence de routing financier. En plaçant des gendarmes et des contrôleurs indépendants dans ces trois endroits, tu peux anticiper les crises, prévenir le trafic, visualiser les dérives. Ce n’est pas très loin de chez nous. Ces sociétés privées ont leurs sièges à Luxembourg et à Bruxelles.

Je me demande ce que tu attends pour mettre en place les moyens qui permettent aux citoyens de connaître "avec franchise, la vérité dans la crise économique et financière que nous connaissons". Comme tu dis si bien.
Bien à toi,
Denis

www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article8272



Pour Siné Hebdo
www.blog-sine.com/blog/wp-content/uploads/2008/09/une-sine-hebdo-4.jpg
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71980


Dernière édition par Orwelle le Mer 8 Oct - 19:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Dim 5 Oct - 19:10



Crise financière aux Etats-Unis, les Américains manifestent [videos + photos]

Des centaines de milliers d’Américains ont manifesté le jeudi 25 septembre dans plus de 220 villes et localités dans une trentaine d’Etats fédérés.

Des protestataires scandaient des slogans contre les politiques économiques de Bush, à l’origine de la crise financière et bancaire du pays.

Les Américains envisagent de protester contre la Maison Blanche et ses orientations économiques, a affirmé le président du groupe US Action, organisateur de cette manifestation.

Les Américains sont en colère contre les établissements bancaires, les présidents des méga-groupes financiers qu’ils jugent responsables de la crise.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71741



L’armée déploie une unité de combat aux USA en prévision de possibles troubles civils

Pour la première fois dans leur histoire militaire les Etats-Unis déploient une Unité militaire de combat d’active pour une utilisation à plein temps à l’intérieur du pays pour y intervenir en cas d’urgence, y compris en cas de potentiels troubles civils.

Dès le 1er octobre, la "First Brigade Combat Team" de la Troisième Division sera placée sous le commandement de l’Armée du Nord, une composante du "Pentagon’s Northern Command", (NorthCom), qui a été créé à la suite des attaques terroristes du 11 septembre 2001, avec la mission définie de défendre le sol des USA et de faciliter le travail des autorités fédérales et locales.

L’unité connue comme les "Raiders", est connue comme étant une des plus aguerries et des plus sanguinaires. Elle a passé presque trois des cinq dernières années déployée en Irak, dirigeant l’assaut sur Bagdad en 2003 et effectuant le combat au porte à porte pour l’éradication de le Résistance dans la ville de Ar-Ramadi. C’est la première unité de combat à avoir été envoyée en Irak trois fois de suite.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71795
http://bellaciao.org/en/spip.php?article17452
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 8 Oct - 9:27



«Crise financière : que faire ?»

Au moment où l’UE s’efforce de trouver une parade à la crise, des économistes dans le monde prennent ensemble la parole pour demander aux dirigeants européens d’«unir leurs efforts» contre la crise financière «avant qu’elle ne devienne incontrôlable».

«Le problème n’est pas que nous ne savons pas comment arrêter les crises financières. Le problème est un manque de volonté politique»
, affirment des experts de diverses universités et instituts européens ou américains, dans un appel intitulé «crise financière : que faire ?».

Cet appel, lancé notamment à l’initiative de Charles Wyplosz, de l’Institut des Hautes Etudes de Genève et diffusé sur internet dans plusieurs langues, a déjà été signé, selon eux, par 250 de leurs collègues. (Lire ci-dessous l'appel des économistes)

«Les dirigeants européens doivent unir leurs efforts pour mettre un terme à cette crise avant qu’elle ne devienne incontrôlable, cela leur évitera d’avoir ensuite à se disputer sur la manière d’en gérer les conséquences», écrivent-ils.

«En Europe, ne sauver qu’une banque à la fois signifie soit qu’un seul pays s’engage, bien que les dégâts s’étendent aussi aux pays voisins, soit qu’une coordination improvisée débouche sur un accord de dernière minute sur le partage du fardeau budgétaire», analysent ces experts. Pour eux, il est «essentiel que les différentes autorités nationales s’entendent et coordonnent leurs réponses pour développer des solutions à l’échelle européenne là où il le faut.»

Protection bancaire minimum

Alors que cet appel circulait sur la toile, les Européens ont pris ce mardi une première initiative concrète en décidant de renforcer à l’unisson la protection bancaire minimum de leurs épargnants pour éviter la panique.

Lors d’une réunion à Luxembourg, ils sont en revanche restés divisés sur l’opportunité d’un grand plan de secours paneuropéen pour les banques, comme aux Etats-Unis.

A l’instar des signataires de l’appel, d’autres économistes réclament une intervention concertée de l’Europe. Ainsi, pour Elie Cohen, le «lundi noir» vécu par les Bourses est notamment lié au «constat que les Européens réunis en catastrophe» le week-end dernier par le président Nicolas Sarkozy «n’ont été capables de se mettre d’accord sur rien pour sauver les institutions européennes». (...)

www.liberation.fr/economie/0101122029-la-crise-financiere-en-direct
www.telos-eu.com/fr/article/crise_financiere_que_faire


France Info, le 6 octobre : trouver l'argent du renflouement des banques sera facile, car l'Etat pourra se payer sur la bête plus tard. En revanche, pour le RSA, ce n'est pas possible. Un pauvre, ça ne rapporte pas.
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/10/06/1391-entendu#co




Nicolas Sarkozy engage l’Etat pour la moitié de l’or du monde

L’Etat français, par l’intermédiaire de son premier magistrat, vient d’apporter sa garantie au solde (montant des dépôts bancaires moins montant du fonds de garantie) soit 1 388 615 000 000 euros, 1.3 trillions d’euros ou 9 108 717 295 550 francs pour ceux qui pourraient trouver ces nombres plus lisibles.

Curieusement, c’est également le montant à peu de chose près de la dette de l’Etat français, qui vient donc de doubler, même s'il s’agit (pour l’instant) d’un engagement hors bilan.

... au moment où les plus puissantes banques s’effondrent comme de vulgaires châteaux de cartes et qu’absolument personne ne peut avoir la moindre idée où l’avalanche va s’arrêter. Pour autant que l’on sache, à la vitesse où la Réserve Fédérale américaine swappe ses bons du trésor contre des actifs sans valeur, la FED elle-même pourrait être mise en péril...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71804



La dette américaine en route vers l’infini

Le 1er Octobre 2008, et donc le premier jour de l’année fiscale pour le budget des Etats Unis, la dette du gouvernement fédéral a fait un nouveau bond de 99.5 milliards de dollars, à 10.124.225.067.127 dollars.

Plus 69 cents. Cool

La croissance de la dette du gouvernement fédéral s’établit ainsi pour ces dernières années :

2005 : + 553.7 milliards de dollars

2006 : + 574.3 milliards de dollars

2007 : + 500.7 milliards de dollars

2008 : + 1.017.1 milliards de dollars

Pour les années 2005, 2006 et 2007, la dette s’est donc accrue d’environ 2 milliards de dollars par jour ouvrable. En 2008, elle s’est accrue de 4 milliards de dollars par jour ouvrable.

Au cours des 12 derniers jours, elle s’est accrue de 40 milliards de dollars par jour ouvrable.

Il est manifeste que de telles sommes ne sont pas en train de se diriger vers l’économie. Si c’était le cas, le Dow Jones serait déjà à 20.000 et l’or au moins au double de sa valeur.

Ces sommes sont en train de disparaître dans le trou noir créé par l’implosion de la bulle sur les produits dérivés. Le plan Paulson, qui transfère ce coût au contribuable américain, est une des plus belles escroqueries de tous les temps.

Signé : Véner
www.24hgold.com/viewarticle.aspx?langue=fr&articleid=325125_La_dette_americaine_en_route_vers_l_infini_Signe_Vener



Pour la Chine, l’effondrement de Wall Street est dû à la surémission de monnaie de la Fed

Le sauvetage des institutions financières avec l’argent des contribuables fait partie d’un vaste plan visant à augmenter le contrôle sur l’économie mondiale, écrit un média contrôlé par l’État chinois.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71438



Le capitalisme financier est mort : la France sort son plan Pique-Nique
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71142
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 8 Oct - 19:12

Union des Matraqueurs de Prolétaires



Fillon annonce 22 milliards d'euros d'aide aux PME

Selon un document fourni par Matignon, les 8 milliards rendus disponibles jeudi proviendront de la collecte du LDD (livret de développement durable, ex-Codevi), et les 9 milliards rendus disponibles le 15 octobre viendront du LEP (livret d'épargne populaire). Le reste viendrait de la Caisse des dépôts et d'Oséo, la banque publique d'aide aux PME.

Ce plan s'ajoute à une partie des 30 milliards d'euros mis par la Banque européenne d'investissement (BEI) à la disposition des banques pour le financement des PME européennes.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20081007/tpl-fillon-les-22-milliards-eur-d-aide-a-ee974b3.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 9 Oct - 22:46



Finalement, les Américains s'apprêtent aussi à nationaliser leurs banques

[...] Il s'agit d'un retournement total de la position qui avait été tenue publiquement par le gouvernement et les parlementaires américains. Tout le monde disait que le plan de 700 milliards de dollars était destiné uniquement à racheter les actifs des banques. Que s'est-il passé, alors ?

La réponse est simple. Paulson et quelques parlementaires démocrates complices ont fait un tour de passe-passe législatif, comme rapporté ici et
. Explication:

1) Paulson sait que le mot nationalisation va faire peur aux parlementaires républicains ainsi qu'aux banquiers. Il exclut toute mention de ce mot épouvantail dans son plan.

2) Il rédige un texte assez flou, qui laisse ouvert certaines interprétations, notamment en ce qui concerne le rachat "d'actifs" bancaires.

3) Un parlementaire démocrate, lors de la discussion publique du texte, demande au président de la Commission des finances de la Chambre des représentants, ce que "actifs" veut dire. Le président -il s'agit de Barney Frank, lui répond alors qu'il peut s'agir d'actions de banques.

Déclaration de Frank : "Comme le député le sait, le Département du Trésor est d'accord avec cela, et nous devons être clair, c'est l'une des choses que la Chambre et le Sénat ont ajouté au projet de loi, le pouvoir d'acheter des actions. Il ne s'agit pas simplement d'acheter les actifs, il s'agit d'acheter des actions, et pour acheter des actions d'une manière que le gouvernement fédéral sera en mesure d'en tirer un profit, si ces actions voient leur cours progresser".

4) Cette interprétation, donnée en séance publique, a donc force de loi.

Bravo l'artiste ! Grâce à ce coup d'Etat législatif, le gouvernement Bush va pouvoir nationaliser toutes les banques et l'Amérique devenir un pays socialiste... bom

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/finalement-les.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 10 Oct - 20:50



Lutte des classes à Wall Street

par Slavoj Zizek

La première chose qui saute aux yeux lorsqu'on observe les réactions actuelles à l'effondrement financier, c'est que... personne ne sait vraiment ce qu'il faut faire. Cela provient du fait que l'incertitude fait partie du jeu ; la manière dont le marché va réagir dépend non seulement de la confiance que les acteurs accorderont aux interventions gouvernementales, mais aussi, et plus encore, du degré de confiance qu'ils pensent pouvoir prêter aux autres acteurs : on ne peut prendre en compte les effets de ses propres interventions. Nous sommes ainsi contraints de faire des choix sans disposer du savoir qui nous permettrait de faire un choix éclairé, ou, comme le dit John Gray : "Nous sommes contraints de vivre comme si nous étions libres."

Mais puisqu'on ne cesse de nous répéter que la confiance et la croyance sont déterminantes, nous devrions aussi nous demander dans quelle mesure le fait que l'administration américaine ait, dans la panique, rehaussé les enjeux, n'a pas aggravé le danger qu'elle tente de conjurer. Il est aisé de remarquer la similarité du langage utilisé par le président Bush dans son allocution au peuple américain après le 11-Septembre et dans celle qui a suivi l'effondrement financier : on dirait deux versions du même discours.

En ces deux occasions, il a évoqué la menace qui pesait sur l'"American way of life" lui-même et la nécessité de réagir de manière rapide et décisive afin d'y faire face. A deux reprises, il en a appelé à l'abandon provisoire des valeurs américaines (les garanties concernant les libertés individuelles, le capitalisme de marché) pour sauver ces mêmes valeurs. Ce paradoxe est-il inévitable ?

La pression visant "à faire quelque chose" s'apparente ici à la compulsion superstitieuse à faire un geste lorsque nous observons un processus sur lequel nous n'avons aucune influence véritable. Il arrive aussi parfois que nous agissions pour ne pas avoir à parler et à penser à ce que nous faisons. Par exemple, pour répondre rapidement à un problème, en débloquant 700 milliards de dollars au lieu de se demander comment il est apparu.

Revenons au 15 juillet dernier, quand le sénateur républicain Jim Bunning attaquait le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke, en affirmant que sa proposition prouvait que "le socialisme est bel et bien vivant en Amérique" : "La Fed veut désormais être le régulateur de risque systémique. Mais la Fed est le risque systémique. Accroître le pouvoir de la Fed revient à donner au gamin qui a brisé votre fenêtre en jouant au base-ball dans la rue une batte plus grande, et à considérer que cela résoudra le problème."

Bunning a été le premier à exposer publiquement les grandes lignes du raisonnement justifiant la révolte du Parti républicain contre le plan de sauvetage fédéral. Ce raisonnement mérite que nous y regardions de plus près. Nous pouvons ainsi remarquer que la résistance au plan de sauvetage a été formulée en termes de "lutte des classes" : la Bourse, Wall Street, contre la rue, Main Street. Pourquoi devrions-nous aider les responsables de la crise ("Wall Street"), et laisser les simples emprunteurs (dans "Main Street") payer le prix fort ? N'est-ce pas là un parfait exemple de ce que la théorie économique appelle le "risque moral" ? Ce dernier se définit comme "le risque que quelqu'un agisse de manière immorale parce qu'il se sait protégé par les assurances, les lois ou d'autres institutions contre les préjudices que son comportement pourrait sinon engendrer". Autrement dit, si je suis assuré contre les incendies, je prendrai moins de précautions contre le feu (ou, à l'extrême, je mettrai même le feu aux bâtiments que j'ai assurés mais qui génèrent des pertes). La même chose vaut pour les grandes banques : ne sont-elles pas protégées contre les grosses pertes tout en étant capables de conserver leurs profits ? Nous ne serons pas surpris d'apprendre que Michael Moore a déjà écrit une lettre publique dans laquelle il dénonce le plan de sauvetage comme le pillage du siècle. Ce chevauchement inattendu de la gauche et des républicains conservateurs devrait nous donner matière à penser.

Ils ont en commun leur mépris pour les grands spéculateurs et PDG qui tirent profit des décisions hasardeuses mais sont protégés des faillites par les parachutes dorés. N'en va-t-il pas de même pour la faillite d'Enron en janvier 2002, que l'on peut interpréter comme une sorte de commentaire ironique sur l'idée de société du risque ? Les milliers de salariés qui ont perdu leur emploi et leurs économies ont été assurément exposés à un risque, mais sans avoir vraiment d'autre choix. Ceux qui, au contraire, avaient non seulement une réelle connaissance des risques, mais aussi la possibilité d'intervenir dans la situation (les dirigeants), ont minimisé leurs risques en encaissant leurs actions et leurs options avant la faillite. S'il est donc vrai que nous vivons dans une société de choix risqués, certains (les patrons de Wall Street) opèrent les choix, tandis que les autres (les gens ordinaires payant des hypothèques) assument les risques...

Donc le plan de sauvetage est-il réellement une mesure "socialiste", l'aube du socialisme d'Etat aux Etats-Unis ? Si tel est le cas, c'est en un sens bien singulier : une mesure "socialiste" dont le but premier n'est pas de venir en aide aux pauvres, mais aux riches, non pas à ceux qui empruntent, mais à ceux qui prêtent. L'ironie suprême réside ainsi dans le fait que la "socialisation" du système bancaire est acceptable lorsqu'elle sert à sauver le capitalisme : le socialisme est néfaste - sauf lorsqu'il permet de stabiliser le capitalisme.



Et si, cependant, un "risque moral" était inscrit dans la structure fondamentale même du capitalisme ? Autrement dit, le problème résulte du fait qu'il est impossible de les séparer : dans le système capitaliste, le bien-être dans Main Street est subordonné à la prospérité de Wall Street. Ainsi, alors que les populistes républicains qui s'opposent au plan de sauvetage agissent mal pour de bonnes raisons, les partisans du renflouement agissent bien pour de mauvaises raisons. Pour le dire dans les termes plus raffinés de la logique propositionnelle, leur relation est non transitive : bien que ce qui est bon pour Wall Street ne le soit pas nécessairement pour Main Street, Main Street ne peut prospérer si Wall Street va mal. Et cette asymétrie donne un avantage a priori à Wall Street.

Tout cela montre clairement qu'il n'existe pas de marché neutre : dans chaque situation particulière, les coordonnées de l'interaction marchande sont toujours régulées par les décisions politiques. Le vrai dilemme n'est donc pas de savoir si l'Etat doit intervenir ou pas, mais sous quelle forme il doit le faire. Et nous sommes ici confrontés à la politique véritable : la lutte pour définir les coordonnées "apolitiques" fondamentales de nos vies. Tous les problèmes politiques sont en un sens non partisans, ils se rapportent à la question : "Quelle est la nature de notre pays ?"

Ainsi, c'est précisément le débat sur le plan de sauvetage qui constitue un vrai problème politique concernant les décisions à prendre sur les éléments fondamentaux de notre vie sociale et économique, allant même jusqu'à mobiliser le fantôme de la lutte des classes (Wall Street ou les créanciers hypothécaires ? Intervention de l'Etat ou pas ?) Nous ne trouverons aucune position éclairée "objective" qu'il nous suffirait simplement d'appliquer ici ; nous devons prendre parti politiquement.

Quelle est la solution ? Le grand philosophe idéaliste allemand Emmanuel Kant répondit à la devise conservatrice : "Ne pensez pas, obéissez !", non pas par "N'obéissez pas, pensez !", mais par "Obéissez, mais pensez !" Lorsque nous sommes soumis à un chantage tel que le plan de sauvetage, nous devons garder à l'esprit qu'il s'agit d'un chantage, et nous efforcer alors de résister à la tentation populiste de donner expression à notre colère et ainsi de nous asséner des coups. Au lieu de céder à une telle expression impuissante, nous devrions maîtriser notre colère pour la transformer en une ferme résolution de penser, de réfléchir d'une manière réellement radicale, de se demander quelle est cette société que nous sommes en train de quitter qui rend possible ce genre de chantage.

Slavoj Zizek, philosophe
Traduit de l'anglais par Christine Vivier
www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/09/lutte-des-classes-a-wall-street-par-slavoj-zizek_1104997_3232.html

Je crois me souvenir que Marx rappelait que la bourgeoisie avait inventé la lutte des classes... bien avant les ouvriers !
crijo
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 11 Oct - 6:35



Capitalisme du désastre

Naomi Klein appelle “capitalisme du désastre” ce type d’opération consistant à lancer des raids systématiques contre la sphère publique au lendemain de cataclysmes et à traiter des derniers comme des occasions d’engranger des profits. Le capitalisme du désastre détruit aussi pour reconstruire : 30 milliards de dollars ont été investis en Irak, 13 milliards pour le tsunami, 100 milliards pour La Nouvelle-Orléans.

Si cette stratégie est mondiale, son centre se situe à Washington. Chez nous, les obsédés de l’Atlantisme du style Kouchner ou Sarkozy sont évidemment les complices de ce fléau à échelle historique. Pour le moment, il n’est pas possible de prévoir si la crise financière actuelle, dans laquelle certains voient une implosion du système, mettra un terme à ce que l’on peut qualifier sans emphase de crime contre l’humanité. On peut donc douter que l’argent public injecté dans la sphère privée par le gouvernement français (alors que les caisses étaient prétendues vides) débouche sur plus de justice sociale, sur un partage plus équitable des richesses. On peut craindre, en revanche, que ces sommes considérables redonnent du tonus à ce système inique et lui permettent d’une part d’élargir davantage encore le fossé entre les riches et les pauvres et, d’autre part, de restreindre le champ de la démocratie. Selon l’École de Chicago, s’il peut provoquer une révolution à gauche, l’effondrement du marché peut aussi déclencher une contre-révolution de droite.

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7238



Les US pourraient proclamer la loi martiale

Le Wayne Madsen Report a appris par des sources à la Federal Emergency Management Agency (Agence Fédérale des situations d’Urgence = FEMA) que l’Administration Bush mettait la touche finale à un plan qui verrait la Loi Martiale proclamée aux Etats Unis selon plusieurs scenarii. Ces plans seraient déclenchés dans l’éventualité où l’effondrement financier et bancaire s’amplifierait avec l’apparition de protestations sociales, des faillites bancaires ; où de nouvelles fraudes électorales pour les présidentielles provoqueraient des protestations et des émeutes dans plusieurs villes des Etats Unis et sur les campus.

Par ailleurs, des sources à l’Army Corps of Engineer ont rapporté l’affectation de la première brigade de combat de la troisième division d’infanterie au commandement militaire de l’Amérique du Nord, dans le but d’augmenter les capacités des forces fédérales de police et de la FEMA pour le trafic routier, le contrôle des foules, le couvre-feu, la sécurité des ports et des frontières, et des patrouilles de voisinage dans le cas où la situation d’urgence serait déclarée.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72386
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 15 Oct - 2:06



1,3 million d’euros de plus-value
Daniel Bouton spécule sur la Société générale


Pendant la crise, les affaires continuent. Depuis juillet, Daniel Bouton, le président de la Société générale, achète, vend, spécule sur ses stock-options et les actions de sa banque, pour son compte personnel.

Des opérations profitables : en quatre mois, insensible aux événements, il a réalisé 1,3 million d’euros de plus-values, comme l’attestent ses déclarations auprès de l’Autorité des marchés financiers.

Daniel Bouton aurait par exemple -et en toute légalité- levé 30.000 options pour réaliser une plus-value de 348.100 euros le 2 octobre.

Ces opérations ont cependant aussi été réalisées en pleine crise financière, alors que le cours de l’action Société Générale a perdu plus de 50% en un an. Réagissant à ces révélations, Martine Aubry, une des candidates à la direction du PS, a prôné samedi sur Europe 1 la suppression des stock-options pour les dirigeants des entreprises.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72442

Sarkozy contraint les contribuables français à mettre 360 milliards d'euros à la disposition des banques

A l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire lundi, l'Etat français apportera une garantie "payante" des prêts interbancaires jusqu'à 320 milliards d'euros, a annoncé le président Nicolas Sarkozy. L'Etat consacrera également jusqu'à 40 milliards d'euros pour recapitaliser les banques qui seraient en difficulté. "Rien ne doit être épargné pour éviter que la crise s'aggrave encore" et que "l'argent ne circule plus", précise le chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy a précisé que les pouvoirs publics mettaient "des fonds propres à disposition de toutes les banques qui en feraient la demande". "Avant la fin de la semaine, nous aurons les instruments législatifs qui nous permettent d'assumer toutes les conséquences opérationnelles de nos décisions", a-t-il précisé.

www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/13/les-pays-de-l-ue-debloquent-des-centaines-de-milliards-pour-les-banques_1106330_1101386.html
Arrow http://bellaciao.org/fr/IMG/jpg/BankPigeon.jpg



Pour qu’une telle crise ne se reproduise pas dans l’avenir, le Président de la République a appelé à changer profondément les règles de fonctionnement du capitalisme financier.

L'UMP lance les Ateliers du Changement
autour d'experts en économie et d'acteurs socio-économiques
Mercredi 15 octobre, de 13 heures à 15 heures
« Refonder le capitalisme »
w ww.lesateliersduchangement.fr/?xtor=EPR-2

Sarkozy, une incompétence avérée
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72220



Nouvelle augmentation du budget de l’Élysée

Rien n’arrête décidément la folie des grandeurs du mégalomane qui squatte l’Élysée : après s’être octroyé fin octobre 2007 une augmentation de 206% de son salaire et, à la même époque, avoir triplé le budget de l’Élysée, l’inflation sarkoziste continue. La nouvelle date du 3 octobre mais elle n’a pas fait grand bruit : Les Échos dévoilent une nouvelle hausse du budget de l’hyperprésidence. Lorsqu’il était passé de 32,3 à 100,8 millions d’euros, le Palais l’avait justifié par la prise en compte de "l’ensemble des crédits de fonctionnement et de personnels qui étaient auparavant assumés par une douzaine de ministères mais pas directement par l’Élysée". Nous préférions alors pour notre part l’explication que Sa Suffisance exigeait que pas moins de 800 fonctionnaires soient directement à son service exclusif ! L’indécence de ce budget éclate au grand jour lorsqu’on précise que le prédécesseur de Sarkozy, Chirac-les-frais-de-bouche, l’avait déjà augmenté de... 463% par rapport à son montant de l’époque Mitterrand ! Eh bien l’an prochain, le budget de l’Élysée s’élèvera à 112,3 millions d’euros, soit une nouvelle augmentation de 11,4%. On attend l’explication.

PS : Nous sommes également curieux de savoir pourquoi le Conseil constitutionnel a besoin d’une rallonge de pas moins de 60,7% (de 7,7 à 12,5 millions) ! Serait-ce lié à la surcharge de travail causée par l’examen de multiples lois mal fichues qu’il faut retoquer ?

www.plumedepresse.com/spip.php?article988
www.lesechos.fr/info/france/4780472.htm?xtor=EPR-1083


Mondial de l’automobile. L’UMP est obligée d’organiser un comité d’accueil trié sur le volet pour faire croire que Louis XVI est soutenu par le peuple.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72306



À peine sauvée, Fortis s'offre un déjeuner à 150.000 euros

La branche assurances de Fortis, sauvée lundi par le rachat de BNP-Paribas, a invité 50 personnes à participer à un "événement culinaire" vendredi dans l'hôtel le plus cher de Monaco, pour une note de 150.000 euros, selon le quotidien belge De Morgen.

www.lepoint.fr/actualites-economie/a-peine-sauvee-fortis-s-offre-un-dejeuner-a-150-000-euros/916/0/281381

USA et UE ont dépensé en une semaine de quoi nourrir le monde pendant 50 ans.

En Juin, la FAO (ONU) a demandé aux leaders mondiaux 30 milliards de $ pour relancer l’agriculture et parer à la menace de pénurie alimentaire. Elle n’a obtenu que 7.5 milliards, payables en 4 ans.
Cela contraste avec les 700 milliards du "Plan de sauvetage" US - sans tenir compte des milliards européens.
Pour l’industrie de la GUERRE et le "sauvetage" des BANQUES, il y aura probablement toujours suffisamment d’argent, pendant qu’il est demandé aux gens de travailler plus, mais sans manger.

"L’aide alimentaire" n’arrive que quand les exclus et les miséreux descendent dans la rue", a dit Jacques Diouf, Président de la FAO.

www.aporrea.org/actualidad/n122149.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72490




138 clandestins jetés par-dessus bord dans le golfe d’Aden

Selon les 47 personnes survivantes parmi les 150 clandestins qui ont quitté le port somalien de Marera, tous les passagers, à l’exception de douze embarqués sur un bateau plus petit, ont été poussés à la mer à environ cinq kilomètres des côtes yéménites. "Selon les survivants, 47 personnes ont réussi à rejoindre le rivage tandis que cinq corps ont été enterrés plus tard par les autorités yéménites", a déclaré le porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).
En septembre, au moins 52 Somaliens avaient péri dans des circonstances identiques.

Quelque 32.000 clandestins ont quitté la Somalie pour le Yémen en 2008 via le Golfe d’Aden. Les passeurs exigeraient de 70 à 200 dollars (50 à 135 euros) pour le prix de la traversée.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72441
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 16 Oct - 20:13



Suppression des paradis fiscaux : Fillon est-il sérieux ?

Va-t-il falloir compter l’UMP parmi les nouveaux repères de gauchistes ? Après le combat de Nicolas Sarkozy contre les parachutes dorés, voila que François Fillon demande purement et simplement la «suppression» des paradis fiscaux. «Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister, et leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international», a déclaré mardi le Premier ministre. Fillon est-il sérieux ? Et peut-on vraiment supprimer ce type de territoires ? Explications.

Déclaration d’intention ou passage à l’acte ?
Du côté des ONG, on a été plutôt surpris par cette déclaration. La plateforme Paradis fiscaux et judiciaires, qui réunit une dizaine d’organisations, dont Attac, Oxfam et Transparence International, avait justement prévu de lancer aujourd’hui un appel pour attirer l’attention des décideurs sur cette problématique. Cet appel devient-il inutile, alors ? «Non, on est au contraire encouragés par la déclaration de Fillon, explique Jean Merckaert, du Comité catholique contre la faim et pour le développement, membre de cette plate-forme. Mais il faut savoir que ce n’est pas la première fois qu’on entend ce type de discours. A la fin des années 90, il y a eu une montée en puissance du sujet. Avec la constitution de listes noires de pays non coopératifs. Aujourd’hui, ces listes sont vides et le problème est toujours là.»

Suppression, mode d’emploi
Dès mardi soir, Arnaud Montebourg en a profité pour adresser à Fillon un «mode d’emploi» pour «aboutir» à la disparition des paradis fiscaux. Le député PS s’était illustré au début des années 2000 en menant, avec Vincent Peillon, une mission parlementaire qui avait embarrassé Monaco ou Vaduz. Parmi ses propositions figure l’interdiction du «secret fiscal et du secret bancaire, en commençant par les pays membres de l’UE comme le Luxembourg et le Royaume-Uni, sans oublier la Suisse, Monaco et le Liechtenstein». Le secret bancaire est aujourd’hui autorisé au sein de l’Union européenne. Les pays qui refusent de transmettre des informations aux fiscs d’autres pays doivent cependant payer une taxe fondée sur le volume de l’épargne étrangère déposée dans les caisses de leurs banques. Autre proposition du député PS, «briser le secret attaché aux trusts, qui interdit la coopération judiciaire et fiscale avec nos propres autorités.» Il s’agit de sociétés représentées par des prête-noms, qui ont pour objectif de frauder le fisc. Les ONG aussi avancent des idées : «L’interdiction de l’accès aux marchés publics» pour les entreprises ayant des relations avec les territoires offshore, la possibilité d’une taxe pour les opérations financières vers ces territoires, etc.

Le bon moment pour agir ?
La question des paradis fiscaux ne pouvant être traitée qu’au niveau international, les ONG espèrent que la crise va convaincre de plus en plus de gouvernements du risque systémique pour la finance que représentent les paradis fiscaux. «Au niveau européen, l’Allemagne et la France sont sur cette position, analyse Jean Merckaert. Mais pas le Royaume-Uni.»

Le gouvernement britannique veille sur son industrie financière, déjà mise à mal par la crise. Mais les négociations internationales devraient surtout dépendre du résultat des élections américaines. Si Obama est élu, les paradis fiscaux n’ont qu’à bien se tenir. Le sénateur de l’Illinois avait déposé en 2007 une proposition de loi visant à limiter l’évasion fiscale vers les territoires offshore. Son nom : «Stop Tax Haven Abuses» (Stoppez les abus des paradis fiscaux). Tout un programme.

NICOLAS CORI
www.liberation.fr/economie/0101148694-suppression-des-paradis-fiscaux-fillon-est-il-serieux

Crise boursière : dix mesures pour en finir avec le capitalisme prédateur
par Ivan du Roy
www.temoignagechretien.fr/journal/article.php?num=3316&categ=FranceEurope
www.paradisfj.info/


Certains territoires peuvent de façon inattendue être qualifiés de paradis fiscaux :

>la Polynésie Française, où n'existe ni impôt sur le revenu, ni ISF, ni droits de succession. Valable aussi pour Wallis et Futuna, le plus secret des paradis offshore français.
>Belgique : bien qu'ayant une fiscalité considérée comme assez lourde, le pays n'a pas d'ISF, ni d'impôt sur les plus-values mobilières, un statut avantageux de « centre de coordination » pour les multinationales, anonymat fiscal des revenus d'épargne, etc.
>Le Liban est aussi considéré comme un paradis fiscal, même si l'instabilité politique actuelle peut rebuter les entreprises ou les investisseurs à s'installer dans ce pays.
>Le Canada est considéré comme un paradis fiscal pour les mouvements religieux. En effet, dans ce pays, tout mouvement à caractère religieux peut recevoir de nombreux avantages fiscaux, exception de taxes municipales et d'impôt sur le revenu, possibilité d'émettre des reçus fiscaux aux donateurs. Il est relativement facile aux 15 000 organismes religieux basés au Québec d'avoir droit à ces avantages fiscaux.
>Israël
>Royaume-Uni selon le journal L’Humanité, mais aussi pour la place historique et prépondérante de Londres dans le marché des eurodollars.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscal

Plus de 55% des affaires et du commerce international passent par les paradis fiscaux

Edouard Chambost, consultant fiscal international et avocat, est établi à Pully-Lausanne en Suisse, à titre principal, et exerce aussi dans différentes places financières. Il conseille une clientèle venant du monde entier pour le consulter. Spécialiste depuis plus de 35 années des paradis bancaires et fiscaux, il s'appuie sur un réseau de correspondants établis dans plus de 60 places susceptibles d'être utilisées.
www.amazon.fr/Guide-Chambost-Paradis-Fiscaux-Edouard/dp/2828908224
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 16 Oct - 20:20


13 octobre 2008
Le pompier pyromane : "Français, endettez-vous encore plus !"

Sarkozy était-il partisan des «subprimes à la française» ?
Contre-expertise au quotidien des déclarations et des chiffres du débat public.

Extraits

Le député Didier Migaud a rappelé que Sarkozy, dès 2004, proposait l'importation en France du crédit hypothécaire rechargeable, «un des produits responsables de la crise aux USA». Rolling Eyes

Dimanche dernier, c'est Ségolène Royal qui a dénoncé la proposition de Sarkozy de développer le crédit hypothécaire lors de la campagne présidentielle. D'aucuns (communiqués de la LCR et du PCF) y voient même une volonté de copier les «subprimes», ces crédits hypothécaires à risque qui ont en partie déclenché la crise financière mondiale. [VIDEOS]

Selon une règle non écrite mais respectée par les banques françaises, les prêts ne sont pas accordés si les mensualités excèdent 33% du revenu de l'emprunteur. C'est ce frein que Sarkozy aurait voulu faire sauter en gageant les emprunts sur la seule valeur des biens.

Il se consolera avec une autre mesure pour laquelle il a également milité : le crédit hypothécaire rechargeable, qui fait à cette époque le «bonheur» des ménages américains. En dépit de l'hostilité des associations de défense des consommateurs, qui y décèlent des risques de surendettement pour les ménages, ce processus finit par aboutir avec une ordonnance en mars 2006.

[Heureusement] les Français, qui ont un problème culturel avec l'hypothèque, n'ont guère envie de la prolonger.

En France, la valeur de l'hypothèque rechargeable est fixée dès le départ, ce qui limite (sans les rendre impossibles) les mauvaises surprises en cas d'effondrement du marché.

Enfin, ajoute Philippe Simler, professeur honoraire de l'Université Robert Schuman de Strasbourg (et lui aussi membre du groupe de travail Grimaldi), «l'hypothèque rechargeable passe, sous peine de nullité en droit français, par un acte notarié, ce qui constitue une différence énorme par rapport au laxisme américain. Notamment parce que le notaire a un devoir de conseil et engage sa responsabilité». Bref, voir dans ce mécanisme un calque des dérives américaines relève «du mauvais procès», dit un notaire.

Mais Sarkozy n'en reste pas là. Lors de la campagne présidentielle 2007, il remet sur la table sa réforme totale du crédit hypothécaire. Pour favoriser l'accès à la propriété immobilière, il suggère à nouveau d'inverser les règles prudentielles des banques. Cette mesure ne figure pas dans son projet officiel. Mais on la trouve dans l'abécédaire de ses propositions, un listing exaustif des déclarations de campagnes du futur président.

«Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain.»

Philippe Simler est lui plus sévère : «les règles prudentielles des banques françaises sont excellentes. Il me semble très peu pertinent de prétendre les changer aujourd'hui, surtout dans ce contexte.»

www.liberation.fr/politiques/0101120202-sarkozy-etait-il-partisan-des-subprimes-a-la-francaise

Arrow http://www.dailymotion.com/video/x23jil_sarko-francais-endettezvous-encore_news


Dernière édition par Orwelle le Sam 18 Oct - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 18 Oct - 1:17



Une autre vision du krach sur blogspot.com

« Le pic de la crise est peut être derrière nous », Dominique Strauss-Kahn, humoriste.

« Ce n'est pas un krach », Christine Lagarde, Ministre des Finances. clown

La crise financière expliquée par Jonathan Lambert le 4 octobre 08
http://www.dailymotion.com/video/x6ywns_crise-financiere-par-j-lambert-fun_fun

http://le-blog-de-la-crise.blogspot.com/
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 18 Oct - 18:09



Le Medef souhaite que les Etats cessent toute intervention dans l’économie, une fois la crise internationale passée.

Tout en soutenant les différents plans nationaux de sécurisation des institutions financières.

Même un député UMP voit l'«indécence» du patronat.

Bertrand Carayon, député UMP du Tarn, dénonce avec force samedi ce qu’il qualifie d«’indécence inexcusable» du Medef, au lendemain du «G5» qui a réuni autour du patronat français, des représentants de ceux des Etats-Unis, d’Allemagne, du Royaume uni et d’Italie.

«Ils n’ont rien compris», s’exclame le député dans un communiqué. Leurs déclarations «font insulte aux contribuables, aux citoyens et au gouvernement».

«Ceux qui ont tout fait, depuis vingt ans, pour faire reculer l’Etat, déréguler, et dénationaliser sont aujourd’hui ceux qui supplient les Etats de nationaliser, de les assister et de réguler», poursuit-il. «Il faut que les représentants du patronat soient bien inconscients et bien ingrats pour exiger qu’au lendemain de la crise, les Etats disparaissent totalement de l’économie après avoir épongé les risques inconsidérés et les erreurs de gestion des spéculateurs».

«Partout éclatent les conséquences catastrophiques d’un capitalisme sans moralité. L’indécence des propos du Medef n’en paraît que moins excusable»
, conclut l’élu du Tarn.

www.liberation.fr/politiques/0101163200-ce-depute-ump-qui-denonce-l-indecence-du-patronat
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 18 Oct - 22:06


A force de jouer avec ses noisettes l'Ecureuil a fini par les perdre

Caisse d'Epargne : 600 millions de pertes. La spéculation continue

Pendant le krach, la spéculation continue. La Caisse d'Epargne y a laissé 600 millions d'euros, et parle d'un « incident ». Un euphémisme à première vue maladroit, et qui tranche avec la stratégie agressive de la Société Générale pendant l'affaire Kerviel. Mais l'Ecureuil pourrait en fait se révéler plus convaincant que sa concurrente.

La semaine dernière, pendant que les Bourses s'effondraient, ses traders ont continué à jouer sur les dérivés actions. Une activité risquée, consistant à parier sur la valeur future d'un titre. Pari raté.

L'actualité facilite la tâche des communicants. Quand le gouvernement annonce un plan de 360 milliards d'euros en soutien aux banques, que représente une perte de 600 millions? Il y a encore un an, les 250 millions d'euros perdus par un trader de Calyon, la banque d'investissement du Crédit Agricole, avaient fait scandale. Les temps ont bien changé.

Mais il ne suffit pas de minimiser l'ampleur de la perte. Il faut aussi désigner des coupables et faire tomber des têtes.

En janvier, en révélant sa perte de 4,9 milliards d'euros, la Société Générale avait dénoncé « une fraude exceptionnelle », et désigné immédiatement un coupable: Jérôme Kerviel.

Mais le plus dur reste à faire: sauver l'image très particulière de la Caisse d'Epargne, symbole d'épargne populaire et de gestion prudente. Didier Heiderich résume l'enjeu :

« La Caisse d'Epargne fait preuve d'une certaine transparence : on a joué et on a fait une erreur. Ça peut leur être pardonné, mais jouer en Bourse est assez éloigné de leur image. Ils risquent de passer pour une banque comme les autres, et plus pour l'Ecureuil. »

http://eco.rue89.com/2008/10/17/caisse-depargne-comment-avouer-600-millions-de-pertes
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72808
www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/l-ecureuil-a-son-tour-victime-de-traders-fous_165554.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 18 Oct - 22:40


"Le capitalisme n'est qu'un banditisme"

De quel réel cette crise est-elle le spectacle ?, par Alain Badiou

Telle qu'on nous la présente, la crise planétaire de la finance ressemble à un de ces mauvais films concoctés par l'usine à succès préformés qu'on appelle aujourd'hui le "cinéma". Rien n'y manque, y compris les rebondissements qui terrorisent : impossible d'empêcher le vendredi noir, tout s'écroule, tout va s'écrouler...

Mais l'espoir demeure. Sur le devant de la scène, hagards et concentrés comme dans un film catastrophe, la petite escouade des puissants, les pompiers du feu monétaire, les Sarkozy, Paulson, Merkel, Brown et autres Trichet, engouffrent dans le trou central des milliers de milliards. "Sauver les banques !" Ce noble cri humaniste et démocratique jaillit de toutes les poitrines politiques et médiatiques. Pour les acteurs directs du film, c'est-à-dire les riches, leurs servants, leurs parasites, ceux qui les envient et ceux qui les encensent, un happy end, je le crois, je le sens, est inévitable, compte tenu de ce que sont aujourd'hui et le monde, et les politiques qui s'y déploient.

Tournons-nous plutôt vers les spectateurs de ce show, la foule abasourdie qui entend comme un vacarme lointain l'hallali des banques aux abois, devine les week-ends harassants de la glorieuse petite troupe des chefs de gouvernement, voit passer des chiffres aussi gigantesques qu'obscurs, et y compare machinalement les ressources qui sont les siennes, ou même, pour une part très considérable de l'humanité, la pure et simple non-ressource qui fait le fond amer et courageux à la fois de sa vie. Je dis que là est le réel, et que nous n'y aurons accès qu'en nous détournant de l'écran du spectacle pour considérer la masse invisible de ceux pour qui le film catastrophe, dénouement à l'eau de rose compris (Sarkozy embrasse Merkel, et tout le monde pleure de joie), ne fut jamais qu'un théâtre d'ombres.

On a souvent parlé ces dernières semaines de "l'économie réelle" (la production des biens). On lui a opposé l'économie irréelle (la spéculation) d'où venait tout le mal, vu que ses agents étaient devenus "irresponsables", "irrationnels", et "prédateurs". Cette distinction est évidemment absurde. Le capitalisme financier est depuis cinq siècles une pièce majeure du capitalisme en général. Quant aux propriétaires et animateurs de ce système, ils ne sont, par définition, "responsables" que des profits, leur "rationalité" est mesurable aux gains, et prédateurs, non seulement ils le sont, mais ont le devoir de l'être.

Il n'y a donc rien de plus "réel" dans la soute de la production capitaliste que dans son étage marchand ou son compartiment spéculatif. Le retour au réel ne saurait être le mouvement qui conduit de la mauvaise spéculation "irrationnelle" à la saine production. Il est celui du retour à la vie, immédiate et réfléchie, de tous ceux qui habitent ce monde. C'est de là qu'on peut observer sans faiblir le capitalisme, y compris le film catastrophe qu'il nous impose ces temps-ci. Le réel n'est pas ce film, mais la salle.

Que voit-on, ainsi détourné, ou retourné ? On voit, ce qui s'appelle voir, des choses simples et connues de longue date : le capitalisme n'est qu'un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeurs, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé.

Laissons au film-crise, ainsi revu, sa force didactique. Peut-on encore oser, face à la vie des gens qui le regardent, nous vanter un système qui remet l'organisation de la vie collective aux pulsions les plus basses, la cupidité, la rivalité, l'égoïsme machinal ? Faire l'éloge d'une "démocratie" où les dirigeants sont si impunément les servants de l'appropriation financière privée qu'ils étonneraient Marx lui-même, qui qualifiait pourtant déjà les gouvernements, il y a cent soixante ans, de "fondés de pouvoir du capital" ? Affirmer qu'il est impossible de boucher le trou de la "Sécu", mais qu'on doit boucher sans compter les milliards le trou des banques ?

La seule chose qu'on puisse désirer dans cette affaire est que ce pouvoir didactique se retrouve dans les leçons tirées par les peuples, et non par les banquiers, les gouvernements qui les servent et les journaux qui servent les gouvernements, de toute cette sombre scène. Je vois deux niveaux articulés de ce retour du réel. Le premier est clairement politique. Comme le film l'a montré, le fétiche "démocratique" n'est que service empressé des banques. Son vrai nom, son nom technique, je le propose depuis longtemps, est : capitalo-parlementarisme. Il convient donc, comme de multiples expériences depuis vingt ans ont commencé à le faire, d'organiser une politique d'une nature différente.

Elle est et sera sans doute longtemps très à distance du pouvoir d'Etat, mais peu importe. Elle commence au ras du réel, par l'alliance pratique des gens les plus immédiatement disponibles pour l'inventer : les prolétaires nouveaux venus, d'Afrique ou d'ailleurs, et les intellectuels héritiers des batailles politiques des dernières décennies. Elle s'élargira en fonction de ce qu'elle saura faire, point par point. Elle n'entretiendra aucune espèce de rapport organique avec les partis existants et le système, électoral et institutionnel, qui les fait vivre. Elle inventera la nouvelle discipline de ceux qui n'ont rien, leur capacité politique, la nouvelle idée de ce que serait leur victoire.

Le second niveau est idéologique. Il faut renverser le vieux verdict selon lequel nous serions dans "la fin des idéologies". Nous voyons très clairement aujourd'hui que cette prétendue fin n'a d'autre réalité que le mot d'ordre "sauvons les banques". Rien n'est plus important que de retrouver la passion des idées, et d'opposer au monde tel qu'il est une hypothèse générale, la certitude anticipée d'un tout autre cours des choses. Au spectacle malfaisant du capitalisme, nous opposons le réel des peuples, de l'existence de tous dans le mouvement propre des idées. Le motif d'une émancipation de l'humanité n'a rien perdu de sa puissance. Le mot "communisme", qui a longtemps nommé cette puissance, a certes été avili et prostitué.

Mais, aujourd'hui, sa disparition ne sert que les tenants de l'ordre, que les acteurs fébriles du film catastrophe. Nous allons le ressusciter, dans sa neuve clarté. Qui est aussi son ancienne vertu, quand Marx disait du communisme qu'il "rompait de la façon la plus radicale avec les idées traditionnelles" et qu'il faisait surgir "une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous".

Rupture totale avec le capitalo-parlementarisme, politique inventée au ras du réel populaire, souveraineté de l'idée : tout est là, qui nous déprend du film de la crise et nous rend à la fusion de la pensée vive et de l'action organisée.

Alain Badiou, philosophe, romancier, éditeur
www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/17/de-quel-reel-cette-crise-est-elle-le-spectacle-par-alain-badiou_1108118_3232.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 20 Oct - 9:06



Sarkozy réclamait des sanctions
A la Caisse d'épargne, demi-démissions pour futur parachute doré

Après la perte de 600 millions d'euros sur les marchés financiers, Charles Milhaud, président, et Nicolas Mérindol, directeur général, démissionnent de leurs fonctions. Mais pas de la banque...

Charles Milhaud, 65 ans, a négocié âprement les conditions de son départ. Il a notamment exprimé le souhait de rester dans le groupe encore quelques mois, le temps de mener à bien les négociations de fusion avec le groupe Banque Populaire.

Le directeur général, Nicolas Mérindol, qui a également annoncé sa démission, devrait prendre d'autres fonctions au sein de la banque.

Autre partant, Julien Carmona, également membre du directoire, en charge des finances et des risques.

Parmi les dirigeants des 17 caisses d'épargne régionales, plusieurs souhaitaient le départ de Charles Milhaud, dont le mandat devait s'achever fin 2009. M. Mérindol était aussi contesté, pour avoir mis en oeuvre une stratégie de croissance tous azimuts coûteuse pour le groupe.

Le sujet est d'autant plus sensible que l'Ecureuil est un symbole de sécurité pour des millions de Français. Près d'un sur deux y détient un compte bancaire ou un livret A.

Christine Lagarde s'est déclarée "satisfaite" après l'annonce de la "démission" des deux principaux dirigeants de la Caisse d'Epargne, estimant que "cela va permettre aux Caisses d'Epargne de repartir"... Rolling Eyes

www.liberation.fr/economie/0101163314-caisse-d-epargne-les-trois-principaux-dirigeants-demissionnent

Réactions

Relisez le code du travail !
Le seul à démissionner, stricto sensu, est Charles Milhaud (65 ans). Nicolas Mérindol quitte son poste de directeur général, mais continuera à exercer des fonctions au sein du groupe Caisse d’Epargne et Julien Carmona, directeur financier, continuera à exercer cette fonction. Il perd juste son mandat social qui lui permettait de siéger au Directoire des Caisses d'Epargne.
De qui se moque-t-on ? Si je compte bien, et je sais compter, 1 responsable, fût-il emblématique, a démissionné ; les deux autres restent en fonction d’une manière ou d’une autre. Il s’agit d’une VERITABLE ARNAQUE, de nature à afficher moyennant les gros titres de la presse servile que des têtes sont tombées. Et la marquise Lagarde qui se dit « satisfaite » : décidément ce gouvernement ne sait faire que cela. Jouer avec tout ce qui lui tombe sous la main : les mots, les symboles, l’argent des contribuables. J’attends avec impatience le jour où il faudra rendre des comptes : les vrais ceux-là.
Sushi

Vrai sens
Autre info (source Alternatives Economiques) : depuis 2002, les entreprises dégagent moins de bénéfices qu'elles ne versent de dividendes à leurs actionnaires (normal, ils exigent 15% d'augmentation par an, et vu la croissance actuelle...)
Résultat : les entreprises empruntent aux banques pour verser des dividendes qui ne correspondent pas à leurs revenus !
Ne pensez-vous pas que ce monde marche sur la tête et qu'il est temps de remettre en cause ce capitalisme qui nous dirige, nous appauvrit et souvent nous abêtit ?
Astringues

Ce petit monde
Les trois dirigeants restent donc dans le groupe, et quand ils le quitteront, ce petit monde s'arrangera pour leur attribuer malgré tout un parachute doré.
colombin

Ils n'ont fait que leur boulot... répondre aux attentes du système qui veut que même pour la caisse... d'épargne, l'argent doit 'travailler plus... pour gagner plus'.
Bon, mais voilà, la spéculation ça marche pas toujours en période mouvementée. Quand le gouvernement ne tient pas son budget et creuse le déficit, il démissionne aussi ?
Quant à expliquer que c'est pas l'argent des épargnants, on se fiche de nous. C'est tout de même de l'argent qui vient du profit fait sur nos épargnes.
leloup

Milhaud enfin fini
Mais malheureusement les salariés vont payer avec des plans de suppressions d'emplois qui vont dégrader les conditions de travail et de service à la clientèle et baisse voire suppression des primes d'intéressement et de participation....
RIBELLU
www.liberation.fr/economie/0102163314-reaction-sur-caisse-d-epargne-les-trois-principaux-dirigeants-demissionnent:page-3
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 21 Oct - 11:35


Sarkozy a trouvé comment "changer", "refonder", révolutionner le capitalisme !
Le contribuable français va donner de l'argent aux banques pour qu'elles puissent lui en prêter.

L'Etat injecte 10,5 milliards d'euros dans six banques françaises
L'Etat ne rentre pas dans l'actionnariat de ces banques pour cette injection, qui doit permettre de faciliter les crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

La première banque française Crédit Agricole va recevoir 3 milliards d'euros, BNP Paribas 2,55 milliards d'euros, Société Générale 1,7 milliard tandis que Credit Mutuel va obtenir 1,2 milliard, Caisse d'Epargne 1,1 milliard et Banque Populaire 950 millions.

En contrepartie, la ministre a demandé aux banques "des engagements de nature économique et de nature éthique". clown

A l'étranger, le gouvernement britannique a récemment annoncé qu'il allait investir l'équivalent de 47 milliards d'euros dans trois des plus grosses banques du pays, Royal Bank of Scotland, HBOS et Lloyds TSB.

A la différence des trois banques britanniques, mais aussi de la franco-belge Dexia ou de la néerlandaise Fortis, l'Etat ne deviendra pas actionnaire des six établissements français.

www.liberation.fr/economie/0101163688-l-etat-injecte-10-5-milliards-d-euros-dans-six-banques-francaises

Dans les commentaires

Où en est-on du capitalisme financier ?
11milliards aujourd'hui, hier une assurance de 400 milliards... et on nous dit que le pouvoir va lutter contre le capitalisme financier, mais n'est-il pas en train de l'encourager et d'assurer sa continuité ? mais non, nous dit-on !.. c'est nécessaire pour aider les ménages et relancer la consommation. Certains économistes pensent qu'avec tout cet argent on pouvait conjurer la pauvreté en France, augmenter le Smic (les gens auraient dépensé plus à Noël !), lancer des grands travaux d'intérêt national (des emplois), etc.. etc.. mais assurément il faut perpétuer le système ultra libéral, qui vient pourtant de se casser la figure.. Les banques ont commis des erreurs monumentales et elles font appel à l'argent public, donc celui des contribuables !...

On peut savoir d'où vient cet argent ???
… D'où qu'il vienne d'ailleurs, l'Etat c'est vous et moi. Nos impôts. J'exige des contreparties juridiques. Terminé : je ne prête plus aux riches ! Ils viennent (et c'est pas fini) de plonger la planète dans le chaos et l'on trouve comme ça, en claquant des doigts, sous le sabot d'un cheval, de quoi renflouer leurs acquis pourris ! En revanche, lorsqu'il s'agit de construire du logement social : les caisses sont vides. J'ai la gerbe. La gerbe !

ça y est
ça y est, le trou de la secu a été enfin comblé d'un coup...
oups ! pardon, ah non, c'était pas pour la secu !
excuse, j'ai lu trop vite...

Et le 'trou de la sécu' ? ?
Comme on disait dans les rédactions, dans ma jeunesse : 'faut prendre l'argent chez les pauvres. Ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres'

quel trou ?
le fameux trou est à ce jour de 11 milliards d'euros. Or, savez-vous que :
> Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards
> Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards
> Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,6 milliards
> La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliards
> La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards
> Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards
> Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.

www.liberation.fr/economie/0102163688-reaction-sur-l-etat-injecte-10-5-milliards-d-euros-dans-six-banques-francaises
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72698


Pas d'aide aux banques sans l'arrêt de leurs activités dans les paradis fiscaux, pour Didier Migaud (PS)

PARIS (AFP) - Le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS), a estimé mardi qu'il fallait conditionner l'aide aux banques françaises à "la fermeture de leurs activités dans les paradis fiscaux.

En échange de cette ressource, l'Etat "est en droit d'exiger des contreparties". "Les banques françaises doivent cesser leurs activités occultes et/ou spéculatives et se recentrer sur leur métier : le financement de l'activité en France", a-t-il jugé.

Par ailleurs, le député PS s'est interrogé sur les "motivations" et les "modalités" de cette recapitalisation.

"Pourquoi choisir, plutôt que des actions, des titres subordonnés qui privent ainsi l'Etat de tout bénéfice lié à l'amélioration de la situation financière de la banque consécutive à son intervention : versement de dividendes ou progression du cours de Bourse ?"

"Ce choix se fait au détriment de l'intérêt patrimonial de l'Etat et au bénéfice des actionnaires, qui ne subiront aucune dilution ni aucune conséquence sur la distribution de dividendes, comme l'a d'ailleurs rappelé le président de BNP Paribas", a-t-il souligné.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081021/tpl-didier-migaud-ps-lie-l-aide-aux-banq-ee974b3.html


Dernière édition par Orwelle le Mar 21 Oct - 13:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 21 Oct - 12:45



20 millions de chômeurs en plus dans le monde à cause de la crise financière

D’ici fin 2009, la crise financière devrait faire passer le nombre de chômeurs dans le monde de 190 à 210 millions de personnes. Un chiffre qui pourrait encore s’aggraver, a prévenu aujourd’hui le directeur général du Bureau international du travail (BIT) Juan Somavia lors d’une conférence de presse.

«Nous avons besoin d’une action rapide et coordonnée des gouvernements pour prévenir une crise sociale qui pourrait s’avérer sévère, longue et globale», a encore expliqué le responsable.

www.liberation.fr/economie/0101163526-20-millions-de-chomeurs-de-plus-dans-le-monde

Les riches vont bien
http://libenewyork.blogs.liberation.fr/stephane/2008/10/les-riches-vont.html

Si la gauche « moderne » a un problème avec le concept, les riches, eux, parlent sans retenue de lutte des classes. Warren Buffett (l’homme le plus riche du monde), déclare : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ».
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72432
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 21 Oct - 13:14



Le mur de Berlin du capitalisme

Cette crise est, depuis l'effondrement du mur de Berlin, la plus grave défaite qu'ait connue une idéologie, avec son cortège d'aveuglements, de mensonges et de propagande. La quasi-disparition de Wall Street est en quelque sorte la chute du mur de Berlin du capitalisme libéral et mondialisé. L'idéologie du libre marché, du libre-échange, de la finance libre et du refus obsessionnel de l'intervention du politique dans l'économie est un dogme qui confine à la bêtise et conduit en enfer. Notre gouvernement s'ingénie à truffer de radars et de gendarmes nos routes ; pourtant, la seule route sur laquelle il a refusé obstinément depuis des années d'installer des lignes blanches, des radars et des képis, c'est celle de la finance, où la liberté ne connaît ni morale ni vertu.

La question de l'ordre public pour assurer la sécurité de l'économie est donc posée, comme il y a un ordre public en matière sanitaire, environnementale ou antiterroriste, afin d'assurer la sécurité des personnes et des biens. Lutter contre les zones de non-droit, c'est le devoir d'un Etat. Aujourd'hui, la finance est devenue une zone de non-droit à l'échelle mondiale. Et c'est elle qui fait peur aux citoyens, aux épargnants, aux salariés, aux entrepreneurs. C'est d'elle que les Etats vont devoir nous protéger, même s'ils ont eux-mêmes organisé leur propre impuissance politique.

Les dirigeants les plus libéraux, dont Nicolas Sarkozy, n'ont aucune crédibilité dans leurs déclarations, évoquant on ne sait quelle refondation du capitalisme, puisque la responsabilité qu'ils ont prise en refusant avec la violence de leur dogmatisme toute mesure de réglementation ou de limitation, est écrasante. Ce président fait avec le Medef l'apologie de la sacro-sainte autorégulation : c'est aussi peu efficace et crédible pour lutter contre une escroquerie comme les subprimes que l'autodiscipline dans une classe de prédélinquants. Surprised

Il en est de même de la fascination qu'a exercée sur cet homme la folle créativité de la finance américaine, au point d'avoir influencé ses propres propositions, puisqu'il défendait dernièrement l'idée d'augmenter l'accès au crédit hypothécaire pour les ménages aux faibles revenus, ce qui revenait à transplanter les subprimes en France. Il en est de même du refus accablant de fermer les paradis fiscaux, bancaires et judiciaires, comme le Luxembourg ou la City du Royaume-Uni qui, au sein de l'Union européenne, organise un coupable dumping réglementaire et dérégulateur.

Ce pauvre Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg et président de l'Eurogroupe, voit Dexia s'effondrer pour avoir agi légèrement avec sa bénédiction de libéral obsessionnel. C'est le même qui nous traitait, Vincent Peillon et moi-même, pendant nos enquêtes parlementaires sur les paradis fiscaux européens de "sheriff-procureurs" ; c'est le même qui a protégé le maintien dans la privatisation de la chambre de compensation Clearstream aux pratiques si contestables ! Ce sont ces mêmes européens ultralibéraux qui ont laissé les Bourses devenir des entreprises privées et depuis la fusion NYSE Euronext sous droit américain ultra-light !

Qui croira ces responsables capables d'imposer le contraire de ce qu'ils ont proclamé ? C'est donc à la gauche de réarmer le politique pour lutter contre la finance folle. Elle doit le faire en ayant à l'esprit qu'elle n'est pas exempte de reproches sur le sujet. Elle aussi s'est laissé étourdir par les mirages et les promesses de croissance que promettaient les libéraux ; elle a succombé à la croyance que la libéralisation des mouvements de capitaux allait faciliter le financement des entreprises, et donc bénéficier aux salariés.



Remettre de l'ordre dans l'économie passe par la lutte contre l'insécurité financière : d'abord, désarmer les délinquants potentiels que sont les banquiers Cool ; ensuite, renforcer l'arsenal législatif de répression, pour créer un véritable ordre public économique disposant de sanctions à la clé. Il est impératif de restreindre les outils permettant de spéculer. Il faut mettre un terme - et donc interdire - la titrisation des crédits par les banques, qui est un moyen pour elles de se défausser du risque. Les banques qui prêtent de l'argent à un ménage ou à une entreprise doivent garder le prêt dans leurs comptes jusqu'au remboursement complet.

La crise actuelle impose aussi de revenir à une division claire et nette des activités entre l'économie réelle et la finance. Le mélange des genres qui a été autorisé entre les banques d'investissement, de dépôt et d'assurance est à l'origine de la chute de la banque franco-belge Dexia, comme de l'assureur américain AIG. Parce que leurs dirigeants avaient voulu se développer dans le métier des rehausseurs de crédit, dont l'activité était d'assurer les investisseurs contre les pertes spéculatives. La crise actuelle impose aussi d'interdire aux acteurs financiers comme les hedge funds (fonds spéculatifs) de venir spéculer sur les marchés. La folie de la spéculation ne saurait s'arrêter sans un encadrement strict des modes de rémunération des opérateurs de la finance, qui ne connaissent - qu'ils gagnent ou qu'ils perdent - que le bonus-bonus ! Mais ce qui comptera surtout, ce sera de faire respecter ces interdictions. Où sont passés les pouvoirs publics et les fameuses autorités soi-disant indépendantes ? Les autorités de contrôle du secteur financier (Autorité des marchés financiers, Commission bancaire, Banque de France, FFSA...) sont dirigées par des personnalités issues du monde financier. Et leur intérêt est lié à celui des personnes qu'elles surveillent. Le résultat, c'est qu'elles ne contrôlent rien. Il est donc nécessaire de modifier le mode de nomination de ces responsables. Il faut une présence des parlementaires, de représentants de salariés, de petits actionnaires, de clients de banques dans ces instances, véritables bras armés des politiques.

Une fois ce secteur mis sous contrôle, il faut imaginer un autre moyen de financer l'économie. Il n'est pas anormal que, dans une économie de marché, certains secteurs soient soumis à un monopole public, quand le privé a montré qu'il était incapable de remplir sa tâche. La finance est ce secteur. Et l'on voit le risque qu'il y a à confier à des institutions privées le soin de financer toute l'activité économique d'un pays. Les sources de crédit se tarissent et l'économie risque de s'arrêter. Comme le montrent les praticiens du microcrédit, il serait donc sain de confier à des institutions à but non lucratif la distribution de crédits. La création d'un service public du crédit, qui soit géré par la Caisse des dépôts et consignations, une institution solide qui a su rester à l'écart de la spéculation, pourrait répondre aux besoins de financement de l'économie.

La crise montre aussi que le dogme libéral qui sous-tend la construction européenne ne protège ni le citoyen ni l'économie. Quel sens ont aujourd'hui les termes de libre concurrence ou l'interdiction des aides d'Etat quand tout s'écroule ? A quoi sert une Banque centrale européenne obsédée par une inflation qu'elle ne sait pas juguler, et une croissance qu'elle s'est employée à étouffer ?

Les citoyens accepteront une Europe renforcée s'ils savent que les institutions leur bénéficient et non pas seulement au monde de la finance. L'heure n'est plus aux mesures timorées, au laisser-faire, à la fatalité du monde de la finance tel qu'il va. Le politique doit se réarmer et profiter de l'effondrement de la finance pour imposer ses règles du jeu sans crainte. Et ne pas se contenter de passer à la caisse comme toujours, en vertu du bon vieil adage qui veut qu'on privatise les profits et qu'on socialise les pertes.

Arnaud Montebourg, député et président du conseil général de Saône-et-Loire.
www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/20/le-mur-de-berlin-du-capitalisme-par-arnaud-montebourg_1108890_3232.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 21 Oct - 15:13



Les socialistes européens ironisent sur la conversion à gauche de Sarkozy

Le chef de file des socialistes au Parlement européen a ironisé mardi sur la conversion de la droite en Europe aux bienfaits de l'interventionnisme d'Etat face à la crise, qualifiant Nicolas Sarkozy de "véritable socialiste".

Le chef de l'Etat français, qui préside l'Union européenne, "parle comme un véritable socialiste européen" en plaidant pour davantage de régulation sur les marchés financiers et en prônant la recapitalisation par les Etats des banques privées en difficulté, a raillé Martin Schulz devant le Parlement européen à Strasbourg.

Quant au président de la Commission européenne, le très libéral José Manuel Barroso, "l'ancien trotskiste parle comme un gauchiste", a-t-il ajouté, dans une allusion au militantisme de jeunesse de M. Barroso à l'extrême-gauche.

"Ce sont vos erreurs qui ont abouti à cette situation où nous n'avons toujours pas les règles que nous devrions avoir", leur a lancé M. Schulz.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081021/tpl-les-socialistes-europeens-ironisent-ee974b3.html



L'Argent Dette de Paul Grignon
ou comment se fabrique l'argent de nos jours

"Tout argent ‘naît que dès lorsqu’il est emprunté’. L’argent n’existe pas jusqu’à ce que quelqu’un l’emprunte. C’est de ‘l’argent basé sur une dette’, par conséquent ce n’est pas vraiment de l’argent puisque le véritable argent est basé sur une substance – l’or, l’argent, etc. Si l’« argent » naît que dès lors qu’il est emprunté, alors cela signifie qu’il n’existe pas. Ainsi, où est l’« intérêt » ? Il n’existe pas. Comment peut-il être payé ? Il ne peut pas être payé parce qu’il ne fait pas partie de ce qui est créé. Il n’existe simplement pas. La monnaie que nous employons est basée sur notre futur travail que les gouvernements (politiciens) ont promis aux banquiers. De futures générations sont déjà contraintes à payer une dette qui n’existe pas." (...)

Voir le film d'animation :
http://vimeo.com/1711304
www.bankster.tv/


Les États européens se sont interdit de créer la monnaie

Pour reprendre les mots d'Etienne Chouard :
Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État —et c’est pareil dans les autres pays européens— s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à-dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.
On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers», il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année.Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle. (...)

www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

A écouter :
Bienvenue à bord du Titanic financier !
www.la-bas.org/article.php3?id_article=1510
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 25 Oct - 4:38



Ceci n'est pas une crise financière !

Par Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS, auteur du « Livre noir du libéralisme » (Le Rocher).

On en est là après trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C'est une crise sociale.

Extraits

Nicolas Sarkozy parle souvent du « plein-emploi américain ». Pourtant, les Etats-Unis sont très loin du plein-emploi : en 2008, la durée réelle moyenne du travail – sans compter les chômeurs – est tombée à 33,6 heures, car des millions de salariés ne font que 10 ou 15 heures par semaine. (...)
« seuls les 5 % d'Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter ». Trente pour cent ont vu leurs revenus réels diminuer. Si la consommation a continué d'augmenter, c'est uniquement parce qu'on a poussé les classes moyennes et les pauvres à s'endetter chaque année un peu plus.

Dans tous les pays occidentaux, la peur du chômage déséquilibre la négociation sur les salaires : « Si tu n'es pas content, tu peux aller voir ailleurs. » En vingt-cinq ans, en France, en Allemagne comme au Japon, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %. Cette année, en France, quelque 200 milliards d'euros sont allés aux bénéfices, alors qu'ils seraient allés aux salariés si l'on avait gardé l'équilibre salaires-bénéfices du début des années 80. « En Grande-Bretagne, la dette des ménages dépasse 160 % du revenu disponible. Une étude récente montre que, sans augmentation de la dette des ménages, la Grande-Bretagne serait en récession depuis 2002 !

« Les Français sont prêts à entendre la vérité », affirmait Sarkozy dans son discours de Toulon. Eh bien, chiche ! Voici la vérité : la crise de la dette n'est pas un incident de parcours dû à l'inconscience de quelques traders isolés. Pour garantir aux actionnaires des bénéfices colossaux tout en assurant un haut niveau de consommation de l'ensemble de la population, le néolibéralisme a structurellement besoin chaque année d'un endettement privé plus élevé ! Pendant vingt-cinq ans, cette fuite en avant a été très rentable pour les actionnaires et les banquiers, mais elle nous conduit dans le mur ! Des actionnaires trop gourmands qui veulent 10 ou 15 % de rentabilité, il y en a toujours eu. La nouveauté des dernières années, c'est qu'ils ont pu obtenir ce qu'ils voulaient, car des gains de productivité colossaux ont produit un chômage de masse qui a totalement déséquilibré la négociation sur les salaires. Les racines de la crise financière, c'est trente ans de crise sociale !
C'est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négocier des augmentations de salaire que l'on sortira de la crise.

Hélas, dix-huit mois après son arrivée au pouvoir, tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy ne fera rien d'utile dans ce domaine. Il ne se passe pas une semaine sans qu'il annonce un « Grenelle », un « Grand Plan » ou une « Grande Mobilisation »... mais, contre le chômage, il n'a encore rien annoncé ! Absolument rien. Vu la gravité de la situation, il y a urgence à remettre la gauche au travail. Mais, vu l'importance des déséquilibres accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire. C'est l'ensemble de la gauche européenne qu'il faut rassembler et mettre au travail pour définir, très concrètement, de nouveaux outils de régulation. (...)

Voilà pourquoi, avec mes amis de Nouvelle Gauche, avec nombre de militants qui ont signé la motion « Un monde d'avance » de Benoît Hamon, initiative historique et invite les socialistes des 27 pays (ceux qui sont au pouvoir et ceux qui n'y sont pas) à se retrouver pendant trois semaines, en décembre et janvier, pour travailler avec quelques prix Nobel d'économie sur l'ensemble des nouvelles régulations nécessaires à notre époque. (...)

Vendredi 24 Octobre 2008
www.marianne2.fr/Ceci-n-est-pas-une-crise-financiere-!_a92514.html


PARTICULIERS SURENDETTES : DEMANDONS LE MEME TRAITEMENT QUE LES BANQUES
Demandons l’annulation des dettes des ménages surendettés, des familles qui se sont fait enfoncer par des crédits scandaleux et surtout demandons une hausse générale et immédiate des salaires et des pensions !
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72984
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 25 Oct - 10:43



Plan de soutien aux banques: premiers prêts de 5 milliards d'euros
Sept banques ont bénéficié d’un premier prêt de l’Etat pour relancer le crédit. Exclamation Rolling Eyes
www.liberation.fr/economie/0101164782-plan-de-soutien-aux-banques-premiers-prets-de-5-milliards-d-euros

Après la recapitalisation des banques, Nicolas Sarkozy vole au secours de l'industrie avec l'annonce d'un « fonds d'investissement stratégique »
Sarkozy tend la main et l'argent des contribuables aux entreprises
275 milliards d’euros
: montant des mesures en faveur des entreprises
www.leparisien.fr/politique/un-fonds-souverain-a-la-francaise-24-10-2008-287156.php

Fonds souverain national, fonds public pour les fonds propres des entreprises...
Dans les mesures de soutien de l'Etat aux patrons :
-exonération totale et définitive de taxe professionnelle pour les investissements réalisés entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009. Le manque à gagner pour les collectivités territoriales sera compensé par l'Etat.
-assouplissement de la législation sur le travail dominical afin de soutenir l'emploi et le commerce.
www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/20768/les-mesures-de-soutien-de-etat-a-activite-economique.php


Chavez : «le camarade» Sarkozy se «rapproche du socialisme»

«Sarkozy, tu es en train de te rapprocher du socialisme, bienvenue au club, ce sont des idées intéressantes», a lancé le Président vénézuélien, se référant aux positions défendues par Nicolas Sarkozy pour surmonter la crise. Surprised

Pour le président vénézuélien qui veut promouvoir un "socialisme du XXIe siècle", il est "impossible de refonder" le capitalisme. Il faut créer "un système nouveau, avec des différences ici et là, mais il faut que ce soit quelque chose de nouveau. Nous l'appelons sans doute socialisme, (...) tu l'appelleras nationalisme, eh bien, discutons-en", a lancé M. Chavez à l'adresse de son homologue français.

Nicolas Sarkozy "a déclaré que si on ne refondait pas le système capitaliste, il y aurait une révolution à l'échelle planétaire. Eh bien, Sarkozy, ici en Amérique latine une révolution s'est déjà produite il y a un certain temps", a encore déclaré Hugo Chavez qui avait rencontré son homologue français au cours d'une visite officielle à Paris fin septembre.

www.liberation.fr/monde/0101164783-chavez-le-camarade-sarkozy-se-rapproche-du-socialisme
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 28 Oct - 5:39



Les pays du Sud ne supportent plus le double langage de l'Occident

«On met 1700 milliards de dollars pour sauver les banques alors que les Objectifs du Millénaire fixés par l'ONU et qui veulent réduire la pauvreté de moitié d'ici à 2015 ne seront pas atteints faute d'argent»
www.marcfievet.com/article-23703439.html
www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=241877


Si vous pensez que l’esclavage a disparu...

Oulaï Siene, ministre ivoirien de la Justice, intervenant à l’Onu le 2 septembre 2001 : « Si vous pensez que l’esclavage a disparu, pensez à nouveau. Comment comprendre que le prix d’un produit fabriqué durant de longs mois et par un dur labeur, sous le soleil et sous la pluie, par des millions de paysans, est déterminé par quelqu’un qui est assis derrière un ordinateur dans un bureau climatisé, sans qu’il prenne en considération leurs souffrances ? Seules les méthodes ont changé (depuis l’abolition de l’esclavage). Elles sont devenues plus "humaines". Les Noirs ne sont plus embarqués sur des bateaux vers les Antilles et les Amériques. Ils restent sur leur sol. Ils transpirent sang et eau pour voir le prix de leur travail négocié à Londres, Paris ou New York. Les esclavagistes ne sont pas morts. Ils sont transformés en spéculateurs boursiers. »
http://delugio.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/10/26/marseillaise-sifflee-et-haine-de-l-occident.html



Jean Ziegler pour un "tribunal de Nuremberg" de la crise

La haine, des origines à nos jours [VIDEOS]

C’est d’abord un historique de la haine que le livre de Ziegler met en perspective :

"Depuis plus de 500 ans, les Occidentaux dominent la planète. Or, les Blancs, aujourd’hui, ne représentent guère que 12,8 % de la population mondiale. Par le passé, ils n’ont jamais dépassé 24%."

Et Ziegler de resituer les quatre systèmes de domination de l’Occident au long des siècles : les conquêtes, l’esclavage et la traite, la colonisation et enfin "l’actuel ordre du capital occidental globalisé". Ces dominations terribles, auxquelles on ajoutera les actuels refus de repentance, de réparations et la confiance toujours indélébile du Nord envers l’idéologie libérale, c’est ce qui, pour Ziegler, a irrémédiablement rouvert la blessure. Le Suisse s’en prend ainsi au président français qui, à Dakar en 2007, reprochait aux Africains «leur immobilisme qui ne laisse pas de place ni pour l'aventure humaine, ni pour le progrès».

Lorsqu’il dresse la liste des Objectifs du millénaire établis par la communauté internationale, en 2000 à New York (de l’éradication de la pauvreté à la réduction de la mortalité infantile et l’environnement, etc), remarquant que huit ans après rien n’a été fait, c’est pour mieux souligner que la crise va augmenter les causes. Donc, les haines.

Détaillant ensuite la destruction du marché africain du coton par les firmes américaines avec la complicité de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les accords économiques inégaux imposés par l'Europe à ses anciennes colonies, le comportement scandaleux du FMI et de la Banque Mondiale qui imposent des conditions draconiennes au remboursement de la dette (évaluée à 2100 milliards de dollars), Ziegler sait bien que la crise ne renversera pas le capitalisme.

(...) l'idée que le marché le plus déréglementé était… le moyen ultime de réguler le moloch, qui, forcément, trouverait le moyen de s’auto-réguler, devenant ainsi un peu humain. Une idée qui prévaut toujours en Occident: les injections et les remèdes trouvés jusqu’ici sont des remèdes libéraux, pas des solutions politiques.

Ziegler en choquera plus d’un en appellant ici de ses vœux un "tribunal de Nuremberg pour juger les prédateurs qui ont provoqué ça". (Voir la vidéo 1)

Edgar Morin, Aimé Césaire, Kant, Rousseau, Senghor... Ce n’est pas le moindre des mérites du Suisse, ici, que de sans cesse illustrer ses bilans et ses dénonciations avec des penseurs, ou des poètes.

Car c’est par cette dimension même que Ziegler "dé-occidentalise" son propos, le défocalise. Et ainsi, désamorce les critiques qui l’accuseraient de vain radicalisme. Appréciant Césaire et Senghor, c’est du côté de la pensée des diasporas africaines, des mémoires du Sud, des cultures autochtones, qu’il va puiser. Du côté du "Tout-Monde" cher à Edouard Glissant. Glissant dont le dernier ouvrage, tout comme celui de Ziegler, évoquait les hérésies et le cynisme de l’Occident, et pointait la victoire de la "poétique du divers" et de la résurgence des mémoires opprimées.

Aux temps où, en Occident, sévissent le concept d’identité nationale et la crise financière, ces hommes-là sont à lire et relire. Pour rester vivants.



La haine de l’Occident de Jean Ziegler (Albin Michel, 300 pp., 20€)
www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/la-haine-de-l-occident-9782226186935

(1) http://www.dailymotion.com/video/x776fx_la-haine-de-ziegler-pour-loccident_news

Version intégrale de l'entretien (21 mn) :
http://www.dailymotion.com/rue89/video/x774kj_la-haine-de-jean-ziegler-pour-locci_news

www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2008/10/27/jean-ziegler-pour-un-tribunal-de-nuremberg-de-la-crise

Professeur de sociologie à l'Université de Genève jusqu'en 2002 et à l'Université de la Sorbonne à Paris, Jean Ziegler est l'auteur de plusieurs livres sur la mondialisation et sur ce qu'il appelle les crimes commis au nom de la finance mondiale et du capitalisme, condamnant en particulier le rôle de la Suisse. Parmi les titres les plus connus : La Suisse, l'or et les morts , mais aussi La Suisse lave plus blanc, L'Empire de la honte et Les Nouveaux maîtres du monde.
www.tempslibre.ch/

Quelles solutions peuvent-être apportées par la communauté internationale pour lutter contre la crise alimentaire mondiale et ses conséquences désastreuses ?
Jean-Ziegler, ancien Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation et actuel Membre du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, répond aux questions de l'IRIS.
http://video2007.over-blog.com/article-23710677.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 30 Oct - 0:42



Le krach boursier menace les retraites dans de nombreux pays
Aux Etats-Unis, les fonds de pension auraient perdu 2 000 milliards de dollars en quinze mois.

Ils sont 51 millions d'Américains dans son cas à avoir vu disparaître en quelques mois des années d'économies. L'ampleur de la crise est telle que tous les fonds de pensions américains ont été touchés.

Selon le Congressional Budget Office (CBO), les fonds auraient perdu au total 2 000 milliards de dollars en quinze mois (20 % de leur valeur). Les célèbres CalPERS et CalSTRS, dédiés au financement des retraites des fonctionnaires et professeurs de Californie, ont fondu de 26 % et 10 % depuis fin juin.

Avec la crise, c'est tout le système de retraites par capitalisation qui vacille. Aux Etats-Unis, la Sécurité sociale permet de toucher une pension mais le montant octroyé, correspondant en moyenne à 40 % du salaire, est souvent insuffisant et tous les Américains n'y ont pas droit. La quasi-totalité d'entre eux cotisent donc dans des fonds de pension. (...)

www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/29/le-krach-boursier-menace-les-retraites-dans-de-nombreux-pays_1112372_1101386.html

Attali, expert en tout, ou presque

Jacques Attali, expert en fragilité financière, avait prévu la crise il y a belle lurette. Expert en communication, il avait d’ailleurs trouvé le mot juste : « un tsunami financier », dit-il, décrivant les vagues successives qui submergeraient les emprunteurs insolvables, puis les banques prêteuses, enfin les entreprises, que le gel total du crédit allait priver d’oxygène.

Jacques Attali, a l’art d’évoquer sa clairvoyance sans en avoir l’air, les yeux plissés, à demi clos, la tête baissée du bon élève ployant sous le poids de l’auréole. Il concède ainsi volontiers, comme ce mercredi matin sur France Inter, qu’il n’était pas le seul à crier casse-cou dès la fin 2006, et à dénoncer les dangers de la bulle spéculative.

Mais c’est pour mieux revenir à lui et brandir son propre rapport sur la libération de la croissance française, rendu public en janvier denier. Quand ce rapport est sorti, regrette-t-il, « on a fait beaucoup de bruit sur les taxis, mais on n’a pas vu qu’il y avait quatre pages sur la spéculation financière et la nécessité d’y mettre fin ».

Que préconisent donc ces « quatre pages », qui ne sont d’ailleurs que trois – 216, 217 et 218 ? Rien, de toute évidence, qui soit à l’échelle du tsunami bancaire annoncé. L’Autorité des marchés financiers est priée d’être plus lisible. Le superviseur des assureurs est invité à favoriser les placements d’assurance-vie en actions. Quant aux entreprises, le rapport les presse de bien vouloir se réguler elles-mêmes.

Et puis il y a la page 218, qu’un expert en escamotage serait probablement tenté d’éclipser aujourd’hui. Elle propose de « favoriser l’émergence de fonds de pensions à la française ». La retraite par capitalisation, à laquelle la France ferma naguère la porte, rentrerait ainsi par la fenêtre. Et de façon subreptice en plus.

5 octobre 2008
www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=378241326
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Krach, les capitalistes deviendraient communistes !
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