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 Krach, les capitalistes deviendraient communistes !

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 31 Oct - 5:27



Les milliards versés par le Trésor américain aux banques offerts aux actionnaires

D'après le Washington Post du 30 octobre, un scandale incroyable :
les banques américaines vont, avec la permission du gouvernement George W. Bush, verser la moitié de ces 163 milliards de dollars en dividendes à leurs actionnaires, dans les trois années qui viennent.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article73545

Banks to Continue Paying Dividends
Bailout Money Is for Lending, Critics Say
By Binyamin Appelbaum
Thursday, October 30, 2008

« U.S. banks getting more than $ 163 billion from the Treasury Department for new lending are on pace to pay more than half of that sum to their shareholders, with government permission, over the next three years.

The 33 banks signed up so far plan to pay shareholders about $7 billion this quarter. Companies generally try to pay consistent dividends and, at the present pace, those dividends will consume 52 percent of the Treasury's investment over the initial three-year term.

The first nine participants were major banks, some running short on capital, that were told by Treasury officials earlier this month to sign on to the program for the good of the country. Their major shareholders are primarily institutional investors, such as pension funds and mutual funds, although a few wealthy individuals hold large stakes, such as Warren Buffett in Wells Fargo and Prince Alwaleed bin Talal in Citigroup. »

www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/10/29/AR2008102904533.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 1 Nov - 1:27



L'Assemblée cible les parachutes dorés mais épargne les stock-options

Sur les stock-options, «nous avons déjà fait le plein l’année dernière», a plaidé Eric Woerth, accusant la gauche de vouloir mettre tout le monde face au «peloton d’exécution». Crying or Very sad

Les députés sont entrés jeudi dans le vif du sujet du budget Sécu pour 2009 en taxant les parachutes dorés des plus hauts dirigeants mais en renonçant, à la demande du gouvernement, à d’autres taxes visant les stock-options, les actions gratuites et les retraites chapeaux.

Suivant l’avis pressant d’Eric Woerth (Budget), la majorité UMP a rejeté une série d’amendements visant notamment à soumettre tous les parachutes dorés, les stock-options et les actions gratuites au nouveau forfait social de 2% à la charge des employeurs, décidé par le gouvernement et inscrit dans le PLFSS 2009.

Toutes ces mesures avaient pourtant été adoptées par les députés en commission.

www.liberation.fr/politiques/0101166207-l-assemblee-cible-les-parachutes-dores-mais-epargne-les-stock-options

Le gouvernement s'occupe des vrais nantis.

Les agents de la fonction publique seront bientôt payés au mérite. Ce nouveau système inquiète les syndicats qui demandent des garanties.
www.liberation.fr/societe/0101166305-un-fonctionnaire-meme-mal-note-doit-avoir-un-salaire-suffisant
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 1 Nov - 15:28

Quand les dealers se font passer pour des médecins
et quand les médecins prescrivent du plâtre sur une jambe de bois

La "crise" vient à peine de commencer, la misère s'annonce, que Sarkozy veut déjà "refonder le capitalisme" !
Au lieu de tirer les conséquences du fiasco économique dont ils sont responsables, de remettre en cause un système qui a conduit à la catastrophe, les adeptes du libre-échange jouent les étonnés, s'en prennent à quelques lampistes et tentent de le rafistoler.
Pourquoi ne pas proposer la mise en cause officielle du libre-échange ?
Puisque dans les faits le libre-échange est aujourd'hui balayé : pour le sauvetage des banques, les caisses de l'Etat ne sont plus vides, les taux d'intérêt peuvent baisser, la bourse fermer... tout ce qui était dit impossible, devient faisable : intervention massive de l’Etat, oubli du pacte de stabilité européen, mise à l’index des paradis fiscaux...




Penser l’impensable

Pendant trente ans, la moindre idée d’une altération quelconque des fondements de l’ordre libéral afin, par exemple, d’améliorer les conditions d’existence de la majorité de la population s’était pourtant heurtée au même type de réponse : tout ceci est bien archaïque ; la mondialisation est notre loi ; les caisses sont vides ; les marchés n’accepteront pas ; savez-vous que le mur de Berlin est tombé ?

Et pendant trente ans, la « réforme » s’est faite, mais dans l’autre sens. Celui d’une révolution conservatrice qui livra à la finance des tranches toujours plus épaisses et plus juteuses du bien commun, comme ces services publics privatisés et métamorphosés en machines à cash « créant de la valeur » pour l’actionnaire. Celui d’une libéralisation des échanges qui attaqua les salaires et la protection sociale, contraignant des dizaines de millions de personnes à s’endetter pour préserver leur pouvoir d’achat, à « investir » (en Bourse, dans des assurances) pour garantir leur éducation, parer à la maladie, préparer leur retraite. La déflation salariale et l’érosion des protections sociales ont donc enfanté puis conforté la démesure financière ; créer le risque a encouragé à se garantir contre lui. La bulle spéculative s’est très vite emparée du logement, qu’elle transforma en placement. Sans cesse, elle fut regonflée par l’hélium idéologique de la pensée de marché. Et les mentalités changèrent, plus individualistes, plus calculatrices, moins solidaires.
Le krach de 2008 n’est donc pas d’abord technique, amendable par des palliatifs tels que la « moralisation » ou la fin des « abus ». C’est tout un système qui est à terre.

Autour de lui déjà s’affairent ceux qui espèrent le relever, le replâtrer, le ripoliner, afin que demain il inflige à la société quelque nouveau tour pendable. Les médecins qui miment l’indignation devant les (in)conséquences du libéralisme sont ceux-là mêmes qui lui fournirent tous les aphrodisiaques — budgétaires, réglementaires, fiscaux, idéologiques — grâce auxquels il s’est dépensé sans compter.
Ils devraient se juger disqualifiés (lire « Les disqualifiés »). Mais ils savent que toute une armée politique et médiatique va s’employer à les blanchir. Ainsi, MM. Gordon Brown, l’ancien ministre des finances britannique dont la première mesure fut d’accorder son « indépendance » à la Banque d’Angleterre, José Manuel Barroso, qui préside une Commission européenne obsédée par la « concurrence », Nicolas Sarkozy, artisan du « bouclier fiscal », du travail le dimanche, de la privatisation de La Poste : ces trois-là s’emploient, paraît-il, à « refonder le capitalisme »...

Cette effronterie découle d’une étrange absence. Car où est la gauche ? L’officielle, celle qui a accompagné le libéralisme, déréglementé la finance pendant la présidence du démocrate William Clinton, désindexé les salaires avec François Mitterrand avant de privatiser avec MM. Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn, taillé à la hache dans les allocations versées aux chômeurs avec M. Gerhard Schröder, n’a à l’évidence d’autre ambition que de tourner au plus vite la page d’une « crise » dont elle est coresponsable.

Soit, mais l’autre gauche ? Peut-elle à un moment pareil se contenter de dépoussiérer ses projets les plus modestes, utiles mais tellement timides, sur la taxe Tobin, une augmentation du salaire minimum, un « nouveau Bretton Woods », des fermes éoliennes ? Pendant les décennies keynésiennes, la droite libérale a pensé l’impensable et profité d’une grande crise pour l’imposer. Dès 1949, Friedrich Hayek, le parrain intellectuel du courant qui enfanta Ronald Reagan et Mme Margaret Thatcher, lui avait en effet expliqué : « La principale leçon qu’un libéral conséquent doit tirer du succès des socialistes est que c’est leur courage d’être utopiques qui (...) rend chaque jour possible ce qui, récemment encore, semblait irréalisable. »

Alors qui proposera la mise en cause du cœur du système, le libre-échange (1) ? « Utopique » ? Aujourd’hui tout est possible quand il s’agit des banques...

Serge Halimi
www.monde-diplomatique.fr/2008/11/HALIMI/16446
www.legrandsoir.info/spip.php?article7345
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 5 Nov - 10:12



Ségolène Royal : "Le modèle social-démocrate est un modèle périmé"

"Il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système", estime Mme Royal. Elle prône l'invention d'un "nouveau modèle" qui "oblige les entreprises qui font des bénéfices à rembourser tous les fonds publics".

Critiquant la politique menée par Nicolas Sarkozy, Mme Royal estime qu'"il faut qu'il change la trajectoire" et "seule une pression de l'opinion et un PS à l'offensive pourront l'y forcer".

http://fr.news.yahoo.com/2/20081101/tpl-royal-le-modele-social-democrate-est-ee974b3.html

Michel Rocard, partisan de Bertrand Delanoë, n'a pas exclu mercredi 29 octobre 2008 de quitter le parti socialiste si Ségolène Royal devait remporter le congrès de Reims.
Rocard qui avait demandé à Ségolène Royal de retirer sa candidature à la présidentielle quelque jours avant le premier tour, pour lui céder sa place...

Michel Rocard : "La crise sonne le glas de l'ultralibéralisme"
www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/01/michel-rocard-la-crise-sonne-le-glas-de-l-ultraliberalisme_1113586_1101386.html

Commentaires

thierry g.
03.11.08 | 07h15
Le titre dit tout : ce n'est pas le libéralisme qui est en cause mais l'ultra-libéralisme ! Tous derrière Parisot et Sarkozy !!

Lecteur X
03.11.08 | 10h13
« Planquer des créances pourries parmi d'autres, grâce à la titrisation, comme l'ont fait les banques, c'est du vol ». La titrisation a été légalement autorisée en France par la loi n°88-1201 du 23 décembre 1988 : président de la république, Mitterrand, et premier ministre depuis mai 1988, Monsieur Rocard ! M. Rocard, vous nous prenez pour des truffes ou vous avez une mémoire de poisson rouge ? Tous ces vautours donneurs de leçons, quelle pitié... Un peu de pudeur !

03.11.08 | 00h48
De grâce, qu'on impose la retraite à 60 ans pour les politiques ! d'autant plus qu'elle sera "correcte" : inspecteur des finances à 28 ans, ministre, député, sénateur,.... Comme Juppé, entre 30 et 40 000€ par mois.

Des militants socialistes répondaient déjà à Michel Rocard
le 17 janvier 2008
www.betapolitique.fr/Des-militants-socialistes-02522.html



Le nouveau Sarkozy est-il keynésien ?
L’économiste Edwin Le Héron en doute
«La relance doit s’accompagner d’une redistribution des revenus»

Maître de conférence à l’université de Bordeaux, Edwin Le Héron est président de l’Association pour le développement des études keynésiennes.

Comment qualifier les virages économiques pris par Nicolas Sarkozy avec la crise ?
Le chef de l’Etat s’inspire du keynésianisme de synthèse hérité des années 70, et que défend aujourd’hui l’OFCE [Observatoire français des conjonctures économiques], et son président, Jean-Paul Fitoussi. Et qui passe par une politique conjoncturelle de relance budgétaire. Il faut y ajouter aussi la tradition colbertiste et industrialiste de l’Etat chère à de Gaulle et que Sarkozy reprend. Le sarkozysme fin 2008, c’est une synthèse entre le Sarkozy libéral proche des grands patrons, et le Sarkozy interventionniste convaincu du rôle de l’Etat.

Une politique empirique, loin de Keynes qui estime que le capitalisme doit être encadré structurellement ?
Une politique entre pragmatisme et opportunisme. «Il faut penser le tout», disait Keynes. Et le penser quand tout va bien. Or, Gordon Brown comme Nicolas Sarkozy interviennent à chaud, quand tout va mal. Cela soignera peut-être la crise, mais n’empêchera pas la suivante. L’économiste Hyman Minsky l’assurait : «La crise naît de la prospérité.» Et je doute que le sommet pour un nouveau Bretton Woods débouche sur quelque chose. En Europe, Brown et Sarkozy sont minoritaires, et les Etats-Unis n’ont pas envie de voir dissoudre leur pouvoir sur la monnaie ou le contrôle du FMI, via le Trésor américain.

D’un côté, Sarkozy fustige «le marché qui a toujours raison», de l’autre, il vante son paquet fiscal. Contradictoire ?
Oui, car son virage à 180 degrés dans le discours est démenti par les faits. Etre keynésien, c’est agir sur la répartition des revenus. Maintenir le paquet fiscal est une aberration. Le chef de l’Etat serait cohérent s’il changeait de politique fiscale, boostait les bas salaires. On peut faire une politique de la demande, ou de relance de l’investissement, via un creusement des déficits budgétaires à condition de l’accompagner d’une redistribution moins inégalitaire des revenus.

L’Etat donne, sans contrepartie actionnariale, 10,5 milliards d’euros aux banques…
Ce n’est pas une question fondamentale. Si Keynes était contre les nationalisations, il a toujours promu la socialisation de l’investissement. L’Etat peut investir dans des banques pour sauver le système, à condition d’en sortir. Cette question est moins importante que le renforcement du bras armé financier de l’Etat. Le fonds souverain que veut Sarkozy, on l’a : la Caisse des dépôts et consignations. Celle-là même que la droite de Sarkozy a voulu supprimer il y a deux ans. Cette même droite qui a fait l’apologie de la retraite basée sur les fonds de pension… Et qui sera la cause de l’amplification de la crise aux Etats-Unis.

CHRISTIAN LOSSON
www.liberation.fr/terre/0101166414-la-relance-doit-s-accompagner-d-une-redistribution-des-revenus



Commentaire

Relance par la demande

C'est amusant comment une couche idéologique épaisse continue à tartiner les discours des économistes francais, toujours agrippés à la 'relance par la demande' comme un curé à son missel.

Déjà, il faut rassurer les gens : l'économie de marché ne s'est pas écroulée. Au contraire, depuis la dernière crise de 87, il y a 1 milliard de Chinois (j'enlève les campagnards), les Russes, un tiers d'Indiens, tout le golfe persique qui l'ont rejointe. Sans compter le Japon qui est toujours là avec ses écrans plats, ou Taiwan avec ses puces.

C'est même pour ça qu'on crise méchant. Parce qu'à force de s'endetter pour maintenir un train de vie qu'il n'y a aucun espoir de maintenir à long terme face à la concurrence internationale, eh bien les banques ont fait atchoum et la finance pareil. Aux Etats Unis on attend déjà une baisse de la consommation de l'ordre de 10% et ça devrait être guère mieux en France. A terme on va probablement vers une baisse de la consommation de 25-30%.

Alors, relancer la consommation en s'endettant davantage pour importer des téléphones chinois ou des autos roumaines, ça va pas servir beaucoup. Demandez aux Argentins : ils ont une Présidente qui fait de la redistribution à tout va et qui vient de confisquer l'épargne privée avant de faire probablement défaut rapidement. Sinon, demandez aux Islandais : eux, ils ont déjà fait défaut après s'être endettés comme des phoques : l'hyperinflation arrive et la devise vaut zéro.

Donc on a le choix, on continue à s'endetter, on va au defaut à plus ou moins court terme. Il faudra licencier des fonctionnaires et les retraites vaudront zéro. Ou bien on arrête de s'endetter et on va à la déflation directe. Les salaires baissent pour s'aligner avec le niveau mondial (stratégie à l'allemande), on échappe au défaut, mais pas aux licenciements de fonctionnaires (re modèle allemand). Les retraites valent moins (par répartition, donc en ligne avec les salaires) mais il en reste encore (autour de 40% du niveau actuel, sauf si on met l'âge de la retraite à 75 ans...).

Parce que, je voudrais pas dire, mais de Gaulle, le nouveau modèle du Président, c'était pendant les 30 glorieuses, pas après 40 ans de débandade industrielle.

Moi je pense que, vu le nombre d'autruches économiques avec un missel keynesiens dans le bec, on va plutôt aller au défaut en continuant à s'endetter. Attachez vos ceintures (et cultivez votre potager).
Ninja
Dimanche 02 novembre 2008
www.liberation.fr/terre/0102166414-reaction-sur-la-relance-doit-s-accompagner-d-une-redistribution-des-revenus


Sauvons-nous nous-mêmes
"Décrétons le SALUT COMMUN"
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article73710
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 11 Nov - 23:24



L'économie américaine s'installe dans la dépression
www.lemonde.fr/economie/article/2008/11/11/l-economie-americaine-s-installe-dans-la-depression_1117249_3234.html

Dégradation de la situation économique et sociale en France

On attend la publication par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de la première estimation de la croissance française au troisième trimestre. Une nouvelle contraction du PIB après celle du deuxième trimestre (- 0,3 %) signifierait que la France est entrée en récession.

Les dernières données émanant de l'Insee, des douanes ou du ministère de l'économie n'incitent guère à l'optimisme. Elles confirment que septembre a été particulièrement mauvais, ce que laissaient présager toutes les enquêtes de conjoncture. L'Insee a annoncé, lundi 10 novembre, une baisse de 0,5 % de la production de l'ensemble de l'industrie en un mois. Hors énergie et agroalimentaire, cette baisse est encore plus marquée puisqu'elle atteint - 0,8 %.

Le déficit commercial français s'est creusé de 6,250 milliards en septembre, ce qui ne s'était jamais vu. Sur un an, il frise les 55 milliards d'euros, un record ! Les principaux partenaires européens de la France - Royaume-Uni, Espagne, Allemagne et Italie - étant eux-mêmes en difficulté, leur demande a nettement diminué. Les exportations françaises ont donc reculé, pour s'établir à 34,3 milliards d'euros. Cette situation devrait durer : en Allemagne, la production industrielle a connu au mois de septembre sa plus forte baisse depuis treize ans, et les industriels européens anticipent un net ralentissement de leur production dans les prochains mois. Quant aux importations françaises, elles sont en train de ralentir, même si la consommation des ménages semble avoir plutôt bien résisté.

La dégradation des finances publiques est nette. Eric Woerth, le ministre du budget, et Christine Lagarde, la ministre de l'économie, ont d'ailleurs revu à la hausse leurs prévisions de déficit et d'endettement publics et à la baisse leurs hypothèses de croissance. Au 30 septembre, le solde général d'exécution du budget était négatif de 56,6 milliards d'euros, soit 4,4 milliards de plus qu'à la fin septembre 2007, et les rentrées de l'impôt sur les sociétés (IS) et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) fléchissent.

Le marché du travail subit aussi le contrecoup de la crise. Selon les données de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), le rythme de progression des intentions d'embauche, hors intérim, décélère : il est tombé à + 1,5 % au troisième trimestre contre +7,9 % au deuxième. L'emploi intérimaire a baissé de 4,7 % entre août 2007 et août 2008. Après avoir reculé pendant plus de dix-huit mois, le nombre d'allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI) est resté stable au deuxième trimestre à 1,14 million de personnes. Quant au nombre des demandeurs d'emploi indemnisés, il s'est accru de 1 % en septembre.

Le nombre des défaillances d'entreprises s'est accru de 8,9 % en un an. Les impayés ont augmenté de 125 % au troisième trimestre selon la Coface. Enfin, les statistiques que la Banque de France a publiées le 7 novembre témoignent du durcissement des conditions d'octroi de prêts aux particuliers et aux entreprises, malgré les efforts déployés par le gouvernement auprès des banques.

Claire Guélaud
www.lemonde.fr/economie/article/2008/11/11/les-premiers-effets-sociaux-de-la-crise-se-font-sentir_1117239_3234.html
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MessageSujet: COM MU NI CA TION   Jeu 13 Nov - 9:30



Sarkozy veut la tête d’un banquier

« Il faut me trouver un banquier pour faire publiquement un exemple », telle est la consigne qu’a donnée Sarkozy le week-end dernier.

Cette consigne ne doit rien au hasard, mais tout à la lecture des sondages confidentiels que l’Elysée commande régulièrement. Les Français sondés sont exaspérés par les cadeaux faits aux banques par le gouvernement. Ils s’étonnent de cette générosité alors que le gouvernement ne cesse de leur répéter qu’il leur faut se serrer la ceinture et que la crise ne fait que commencer.

René Ricol, l’ex-patron des commissaires aux comptes, promu par le gouvernement « Médiateur du crédit », sait désormais ce qui lui reste à faire : dénicher une victime expiatoire parmi les banquiers pour permettre à Sarkozy de faire son numéro.

Le thème est déjà tout trouvé : « A partir du moment où les banques ont pris des risques insensés sur les marchés dans le passé, il faut maintenant qu’elles en prennent dans l’économie réelle. »

La lecture d’un autre sondage sur le moral des ménages, réalisé mois après mois par l’INSEE, a donné une autre idée à Sarkozy. Les sondages sur le moral des ménages étant chaque mois plus catastrophiques, il faut, a demandé Sarkozy aux ministres, trouver une nouvelle économique positive à annoncer chaque semaine, à grand renfort de tambours et trompettes dans tous les médias :

« Le pessimisme s’installe, et il empêche de consommer. Or la consommation est le seul moteur qui peut empêcher la récession de s’installer. Il faut casser cette logique de pessimisme. »

Il y avait pourtant une solution toute simple pour pousser les Français à consommer plus : leur annoncer que leurs salaires vont augmenter en 2009 …

(Le Canard Enchaîné, 12 novembre 2008, page 2)
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1007#forum5091
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 18 Nov - 0:20



G20 : Pas de super-gendarme de la finance internationale
Un sommet "propice à la croissance de l'économie mondiale"

Les dirigeants des 20 grands pays industrialisés et émergents se sont réunis le 14 novembre à Washington pour accoucher d'une souris.

Cinq champs d'action ont été définis :
- remise à plat des aspects de la régulation qui exacerbent les crises,
- harmonisation des normes comptables,
- amélioration de la transparence des marchés de produits dérivés,
- révision des pratiques de rémunération des dirigeants de banques pour éviter des prises de risque excessives et
- "révision du mandat, de la gouvernance et des besoins en capitaux des institutions financières internationales".

Première réaction des marchés : les places du Golfe seules ouvertes le dimanche, ont chuté déprimées par les mauvaises perspectives économiques, Dubaï perdant notamment 4,5%. tongue

Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, voudrait que cette réforme du système financier soit achevée d'ici un an.

Il n'est cependant plus question d'une refonte globale du système, sorte de Bretton Woods II, souhaitée par certains pays, dont la France.

En Grande-Bretagne, la presse dominicale n'était pas convaincue par les résultats du G20. The Observer (gauche) a noté que ses dirigeants "n'allaient pas, en une seule après-midi, résoudre une crise financière produite par une génération".

http://fr.news.yahoo.com/2/20081116/twl-le-g20-s-engage-favoriser-la-relance-4bdc673.html

Gérard Filoche : "La loi des plus forts au service des plus forts"
Et l’Organisation Internationale du Travail ?

Excellent article signé Gérard Filoche, animateur du courant Démocratie & socialisme, dans le N° 10 du non moins excellent Siné Hebdo.

O.I.T. VAINCUE PAR K.O.

"Plein la bouche, ils en ont, de la gouvernance mondiale. Sarkozy fait des G4, des G8, des G20, des G27... Il s’agite beaucoup pour redonner des fonds à ses amis du Fouquet’s, à Bolloré, Lagardère, Dassault, Pinault, Bouygues, à tous ses copains/banquiers avides de recommencer à jouer dans l’économie casino qu’ils ont pourtant mise en déroute.

L’humanité travailleuse et exploitée, incrédule, observe ces gesticulations : les grands de ce monde trouvent soudain des centaines de milliards de dollars ou d’euros qu’ils n’ont jamais trouvées pour lutter contre la faim, les guerres, les pandémies, et qu’ils ont refusé de donner pour les hôpitaux, les écoles, les salaires. Sans scrupules, leurs médias mentent, habillent, dissimulent l’ampleur de la crise systémique du capitalisme : trois hommes sur cette planète possèdent plus que les 48 pays les plus pauvres, Warren Buffet, Georges Soros et autres spéculateurs continuent de s’enrichir en Bourse en détruisant des centaines de milliers d’emplois, tandis qu’actionnaires et employeurs saisissent l’aubaine, accélèrent restructurations et licenciements dans leurs usines qui font pourtant un profit maximum.

Mais on va y mettre de l’ordre, affirme Sarkozy, vous allez voir de quel bois je me chauffe... Ce faiseur de travail du dimanche, de retraite à 70 ans, ce destructeur de services publics en France, fait mine de vouloir « réguler » l’économie mondiale et de donner des ordres au jeune Barack Obama tout frais élu. « D’ici un mois », il affirme changer la gouvernance mondiale. Quelles sont ses prétentions ? « Réguler » autrement le FMI, la Banque mondiale, les Bourses, les Monnaies. Il dit bien « réguler » et non pas « réglementer ». Et il s’agit bien de protéger l’argent des riches en péril, pas de le redistribuer autrement, légitimement à ceux qui travaillent et auxquels il est confisqué.

Car sinon, on parlerait d’une autre gouvernance mondiale, celle du travail. On parlerait OIT et pas OMC, FMI. L’OIT est le seul organisme sur lequel les médias ne braquent jamais leurs projecteurs. L’OIT est le seul instrument de gouvernance mondial, ignoré, méprisé : il ne lui est pas donné de moyens de sanctions pour imposer le droit du travail. Tous les autres organismes « informels » type G8 décident et imposent sans démocratie la loi des plus forts au service des plus forts.

Mais que voulez-vous, l’OIT, ce n’est « que » 182 pays : fondée en 1919 elle défend une « déclaration relative aux principes et droits fondamentaux du travail », qui garantit aux travailleurs la possibilité de « revendiquer librement et avec des chances égales leur juste participation aux richesses qu’ils ont contribué à créer, ainsi que de réaliser pleinement leur potentiel humain ». L’OIT défend le concept de « travail décent » pour toute l’humanité. Vous imaginez si ce « G182 » disposait de la volonté politique et des moyens d’action dont disposent les autres instruments de « gouvernance mondiale » ? Mais ce n’est pas le genre de Sarkozy de s’agiter pour que l’OIT impose les normes du droit du travail décent contre la fameuse concurrence libre et non faussée. Seuls les banquiers méritent son agitation."

lundi 17 novembre 2008, par Olivier Bonnet
www.plumedepresse.com/spip.php?article1010
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_20
http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_internationale_du_travail
www.lexpress.fr/actualite/economie/ce-qui-n-a-pas-ete-decide-au-g20_704346.html
www.democratie-socialisme.org/




Fortiche comme Fortis
Un mois après la faillite, 15 millions d’euros sortent de la banque mafieuse.

Je me suis souvent demandé comment ça se passait dans les grands groupes. Qui décide au final ? Le PDG est en première ligne mais, sous lui, des petites mains, des petits cerveaux, des petits juristes, de gros actionnaires jouent leur partition. Je ne vais pas vous reparler de Clearstream mais de Fortis.

Fortis est cette banque qui a failli passer à la trappe le mois dernier. Elle n’est plus qu’une coquille (presque) vide que viennent de se partager la banque hollandaise ABN Amro et la française BNP Parisbas. Auparavant, Fortis avait racheté la Banque Générale du Luxembourg (BGL). C’est là que modestement j’interviens. Lors de l’enquête sur Clearstream, nous cherchons à montrer comment le réseau informatique de la firme pouvait aider à reconstituer des itinéraires financiers.

Denis Robert
samedi 15 novembre 2008
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Dim 23 Nov - 6:14



Le bouffon de nouveau sur scène

http://www.dailymotion.com/video/x7gxz4_les-mots-de-sarkozy_news

... à vendre sa camelote devant les salariés de Daher, à qui il annonce la création du Fond Stratégique d'Investissement (FSI) ... pour les entreprises "familiales françaises", comme Michelin ou Renault, qui ne trouvent plus de crédit auprès des banques, les pauvres ! Crying or Very sad
Sûr qu'elles vont rembourser le fond, si elles licencient ensuite.
Mais où sont donc passés les centaines de milliards que les contribuables français ont donnés aux banques ?!
http://anti-sarkomania.over-blog.com/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 24 Nov - 23:49



D’une crise à l’autre : 1929-2008

Nous faisons face à la plus grave crise depuis celle de 1929, disent tous les analystes. Mais que fut cette crise de 1929 ? Quelles en sont les origines ? Quelles en ont été les conséquences ?

L’historienne Annie-Lacroix-Riz répond aux questions de Julien Versteegh
(extraits)


Les causes de la crise de 1929

Annie Lacroix-Riz. La crise de 1929 est avant tout une crise de surproduction (production trop importante par rapport à la demande,ndlr) qui se produit au terme des dix ans qui ont succédé la première guerre mondiale qui elle-même avait mis fin à la première grande crise du capitalisme de 1873.

Cette énorme concentration du capital a développé des moyens gigantesques de production (des usines gigantesques, ndlr) et pesé négativement sur le taux de profit.

Ce phénomène a été accompagné par des phénomènes spéculatifs.

Comme aujourd’hui, le facteur financier a été non pas la cause de la crise, mais le facteur déclenchant de la crise.

Quand on dit aujourd’hui aux gens que c’est une crise différente parce qu’il s’agit d’une crise boursière, c’est complètement faux. Il s’est produit les mêmes mécanismes de surproduction.

Les conséquences de la crise de 1929

comment faire pour que les fractions dominantes du capital conservent un taux de profit jugé suffisant ?

Cela suppose que les salaires soient réduits de manière drastique et qu’une partie du capital soit détruite. Les petites entreprises ferment et on licencie massivement des travailleurs.

Il y avait donc des capacités productives gigantesques mais plus de marché. La spéculation s’écroule et la valeur boursière des firmes ressemble à ce qui se passe aujourd’hui.

L’Allemagne est alors la plus touchée. Pourquoi ?

Parce que l’Allemagne était alors dans la situation des États-Unis aujourd’hui mais dans une moindre mesure.

L’Allemagne était un pays qui vivait complètement à crédit, qui avait largement emprunté depuis 1924. Mais au moment de la crise, les prêteurs rapatrient massivement leurs billes et le pays s’effondre par pans.

Autre facteur, l’Allemagne était un gros producteur de biens de productions, ce qui s’effondre le plus vite en cas de crise. C’est ce qui explique aujourd’hui la situation de l’industrie automobile, ou des machines-outils.

comme il n’y a plus de marché, qu’il ne lui est plus possible d’ouvrir de marchés pacifiquement, il tente de le faire par la guerre.

La Seconde Guerre mondiale, solution à la crise

En période de crise, chaque capitaliste essaye de liquider la concurrence des autres en se taillant de nouvelles zones d’exploitation. Comment se taille-t-on de nouvelles zones d’exploitation ? Par la conquête.

Le capitalisme ne peut gérer la crise que par la guerre générale.

La question des peuples est de savoir s’ils vont laisser le capital réduire la crise par la guerre générale.

Toute absence de réaction populaire en vue de transformations profondes est une chance de plus donnée à la solution de guerre générale pour réduire la crise.


Réaction des gouvernements

On dit aux gens un grand mensonge. On leur dit qu’à l’époque, les États ne sont pas intervenus comme aujourd’hui. Mais ils sont intervenus tout de suite, ils ont nationalisé le secteur bancaire.

En Allemagne, Heinrich Brüning (catholique), qui est au pouvoir de 1930 à 1932, nationalise de fait le secteur bancaire (qu’Hitler rendra aux banquiers, sans frais, en 1933-1934). Et l’État prend en charge toute une série de secteurs.

Les gouvernements à l’époque ont réagi exactement comme aujourd’hui, en protégeant le grand capital et en accablant les masses populaires.

Aux États-Unis le New Deal, plan de relance économique du président Roosevelt entre 1933 et 1938, a été caractérisé d’une part par un financement d’État considérable qui a pesé sur le contribuable seul, et d’autre part par la préparation de la guerre.

Je signale d’ailleurs que ce qui a fait sortir les États-Unis de la crise, ce n’est pas le New Deal, c’est la guerre.

Le rôle des socialistes dans la crise de 1929

La social-démocratie a essayé de trouver une solution où elle pouvait. Elle avait très peur des changements profonds.

Elle a donc accompagné le capital dans ses tentatives pour résoudre la crise et a accepté la politique du moindre mal. Elle a accepté les baisses de salaires.

C’était une stratégie d’accompagnement qui a contribué en Allemagne aux succès d’Hitler.

la stratégie défensive des ouvriers n’a jamais été la réponse spontanée des sociaux-démocrates.

La réponse spontanée des sociaux-démocrates, c’est la réponse des pays où ils étaient dominants, c’est-à-dire la réponse allemande. On laisse faire et on essaie de limiter le mécontentement populaire.

Différences et points communs entre la crise de 1929 et la crise actuelle ?

au contraire de ce que l’on raconte aujourd’hui, les circonstances de déclenchement de la crise sont des circonstances tout à fait semblables à celle de 1929.

La grande différence, c’est d’abord que la surproduction aujourd’hui est très supérieure à celle de 1929. Dix ans d’accumulation (1919-1929), ce n’est pas 60 ans d’accumulation (1945-2008).

Si les mécanismes de formation de la crise sont les mêmes qu’autrefois, la crise d’aujourd’hui est plus grave que la crise des années 1930 qui était elle-même plus grave que celle de 1873.

Cela ressemble donc aux précédentes, c’est plus grave que les précédentes et cela donne la parole au peuple pour trouver la solution la plus rapide compte tenu de ce qui risque de se passer.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74876



Annie Lacroix-Riz , ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée d’histoire, est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 7. Elle a notamment publié : Le Vatican, L'Europe et le Reich, Industriels et banquiers sous l’Occupation et Le Choix de la défaite.

"De Munich à Vichy, L'assassinat de la 3ème République, 1938-1940 ", éd. Armand COLIN (août 2008)
www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43190
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 8 Déc - 13:52



Les pertes en bourse déductibles des revenus imposables !

La droite décomplexée a le plaisir de vous faire savoir que si vous avez enregistré des pertes boursières entre le 01/01 et le 30/11/08, vous pourrez les faire figurer en déduction de vos revenus lors de votre prochaine déclaration.

Cela dans la limite de 10 700 € (tout de même).

Jusqu’à présent les moins-values étaient uniquement imputables en déduction d’éventuelles plus-values réalisées lors des 5 exercices suivants.

Comme dirait Alain Souchon, Sarkozy ose des choses que personne n’avait osé avant lui.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75671

Le sénateur UMP Philippe Marini propose que les pertes enregistrées en Bourse puissent être déduites du revenu imposable.
Vote de l'amendement aujourd'hui.
www.liberation.fr/politiques/0101303895-une-reduction-d-impot-pour-les-boursicoteurs-malheureux

Commentaires :

"Elle devrait concerner les portefeuilles boursiers modestes de particuliers d’un certain âge"
http://www.e24.fr/economie/france/article28567.ece
c’est sûr que ce n’est que les revenus modestes qui boursicotent et les vieux !
79.**.34.**

Quel impact entre ce qui se pratiquait avant en partie (vente des actions le dernier jour de bourse pour réaliser les moins values) et un système où on pourrait soustraire les moins-values non réalisées ?

La mesure semble une mesure destinée à rallier des petits et moyens actionnaires à la grande bourgeoisie (car c’est cette catégorie là qui gardait ses actions fracassées sans pouvoir avoir le temps, la ruse de vendre en fin d’année).

Cette mesure, pour simplifier vise à rallier autour de la droite un peu de la petite-bourgeoisie, ...
Copas

Le système envisagé laisse les +values taxées au taux forfaitaire, mais réintègre les -values en réduction de l’ensemble des autres revenus. Il permet donc de soustraire 10700 € de revenus aux tranches supérieures de l’impot sur le revenu. Si ces 10700 € se situent dans la tranche supérieure (40%, car on peut supposer que ceux qui disposent d’un patrimoine boursier ont également des revenus élevés), le total de l’impôt sur le revenu se trouvera allégée de 4280 €. Dans le système actuel, il n’y avait aucun avantage fiscal puisque les pertes ne pouvaient au mieux que compenser des gains.

L’escroquerie UMPiste consiste évidemment à faire croire que cette mesure vise avant tout à soulager les petits épargnants.
Brutus

[...] c’est aux contribuables de garantir l’épargne de ceux qui ont cru pouvoir jouer leur retraite à la loterie boursière ?
Brutus
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 8 Déc - 23:54



La dette publique des Etats-Unis atteint des sommes jamais vus dans l’Histoire

La dette américaine a atteint un tel poids qu’en avril 2008 Standard & Poor’s envisageait un risque de surendettement de la nation.

Risque qui pourrait conduire l’agence de notation à retirer aux Etats-Unis sa note AAA, l’indice de bonne solvabilité.

Dette publique des Etats-Unis au 2 septembre 2008 : 9 667 801 662 429 dollars.

Dette publique des Etats-Unis au 26 novembre 2008 : 10 647 917 555 364 dollars.

Soit 10 647 milliards, 917 millions, 555 364 dollars.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75256


Crise économique des années 30 aux Etats-Unis (image dndf.org)

De la crise financière à la crise sociale

Les faillites des banques américaines et les pertes vertigineuses de certaines banques européennes paraissent bien éloignées de notre quotidien. Erreur !
27 mars 2008
www.politis.fr/De-la-crise-financiere-a-la-crise,3311.html


Eco89 tient à jour la carte de la crise sociale

Fermetures d'usine, licenciements, chômage technique... Découvrez les entreprises qui trinquent et témoignez.

De la crise boursière, on est passé en quelques semaines à une crise sociale. Peu à peu, tous les secteurs sont touchés. Au premier plan, l'automobile et l'immobilier : pas un jour sans une annonce de plan social ou de fermeture -temporaire ou définitive- de sites.

On parle de Renault, durement frappé, en oubliant souvent les équipementiers automobiles sinistrés. Lorsqu'une entreprise supprime des emplois, l'effet peut être plus ou moins désastreux selon la ville concernée. Certaines fermetures de sites ne trouvent d'écho que dans la presse régionale.

Un travail de veille possible grâce à la participation des riverains

Derrière cette accumulation de chiffres, comment "visualiser" la crise ? Eco89 lance cette carte de la crise qui, peu à peu, grâce à vos contributions, constituera une véritable veille de l'emploi en France.

Nouvelle rubrique de ce site d'info économique, cette carte sera réactualisée en permanence. Vous y trouverez des informations sur les fermetures d'entreprises, sur les suppressions d'emplois et sur les grèves en cours.

Vous pouvez signaler l'actualité de l'emploi dans votre région en rédigeant un commentaire ou en écrivant : http://eco.rue89.com/contact

http://eco.rue89.com/2008/11/19/avec-vous-eco89-tient-a-jour-la-carte-de-la-crise-sociale

Autres cartes :
http://data.mapchannels.com/embed/cartecriserue89.htm
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=p&msa=0&ll=46.935261,2.197266&spn=10.504465,28.564453

Site référençant les suppressions d’emploi et licenciement en France et dans le monde :
http://cestlacrise.tumblr.com/


Athènes, décembre 2008 (dndf.org)

La "crise" n'est pas d'aujourd'hui mais perdure depuis longtemps. Les chiffres du chômage sont faux et le résultat positif depuis quelques années s'appuie sur un nombre de départ à la retraite important dû aux baby boomers.

Délocalisation, répartition inéquitable des fruits du travail, mainmise des capitaux financiers sur la production de richesses en sont la cause. C'est le système économique mondial actuel qui est en train de s'effondrer sous son propre poids.

La réforme des règles que l'on nous fait miroiter pour "moraliser" son fonctionnement sont une imposture. Seuls des faux-semblants et des paroles tiennent lieu d'action. Exemple, les paradis fiscaux - l'Europe a les siens (Monaco , Jersey, Guernesey, Liechtenstein, etc.) -, que fait-on pour les réglementer ? Rien.

La chasse aux responsables financiers promise (qui y a cru ?) ? Rien. Ah si, le trader de la Société Générale et de la Caisse d'Epargne, ce sont eux, bien sûr ! Comme les responsables de la Caisse d'Epargne ( juste déplacés, placard doré oblige).

Au fait, deux points : l'Etat détruit cette année plusieurs milliers de postes à lui tout seul. La carte risque d'etre illisible d'ici quelques mois. Enfin, en réponse à certains, la France détruit en ce moment plus d'emplois qu'elle n'en produit.

Sinclair
http://eco.rue89.com/2008/11/19/avec-vous-eco89-tient-a-jour-la-carte-de-la-crise-sociale



Les pays accusés d’être des paradis fiscaux ne sont pas des paradis fiscaux...
dixit François Fillon

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75255
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Dim 14 Déc - 15:39



Après l'escroquerie de Bernard Madoff, la planète finance fait ses comptes

Arrêté jeudi, Bernard Madoff, célèbre gestionnaire de fonds et ancien président du conseil d’administration du Nasdaq, est accusé d’avoir monté une gigantesque fraude pyramidale.

Des investisseurs parmi les plus riches et puissants de la planète auraient été dupés, pendant des années parfois, par le gérant financier en vue de New York, Bernard Madoff, accusé d’avoir mis en place une gigantesque fraude pyramidale.

De Tokyo à l’Europe en passant par les Etats-Unis, ces clients - des établissements bancaires, des fonds d’investissements et des fortunes personnelles - feraient actuellement leurs comptes pour évaluer les pertes sur les fonds confiés à Madoff, indiquent plusieurs journaux.

Selon le Wall Street Journal, des banques comme BNP Paribas en France, Nomura Holdings à Tokyo et Neue Privat Bank à Zurich seraient exposées.

Arrêté jeudi, Bernard Madoff, 70 ans, un célèbre gestionnaire de fonds de Wall Street et ancien président du conseil d’administration du Nasdaq, l’une des deux grandes bourses de New York, est accusé d’avoir monté une gigantesque fraude pyramidale portant sur quelque 50 milliards de dollars.

S’adressant à son personnel, l’homme d’affaires a déclaré qu’il «était fini, n’avait plus rien et avait perdu environ 50 milliards de dollars», ont indiqué jeudi le parquet de New York et le FBI. Il a été libéré contre une caution de 10 millions de dollars.

Pendant des décennies, le conseiller en investissements a été l’un des piliers de Wall Street, à la réputation impeccable, fréquentant les milieux influents et cultivant une liste de clients exclusifs.

La SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme boursier américain, a affirmé que M. Madoff avait toujours obtenu de forts retours sur investissements, en utilisant des fonds frais apportés par de nouveaux clients.

Malgré ces surprenants forts retours sur investissements et le fait que des entreprises inconnues ou presque réalisaient ses audits, la SEC «est apparue totalement surprise» à l’annonce de l’arrestation du gérant, selon le New York Times.

«Malgré ces clignotants au rouge, les hedge funds (des fonds spéculatifs, ndlr) ont continué de faire la promotion des fonds de Madoff auprès d’autres fonds ou portefeuilles», écrit le journal.

L’escroquerie a été mise au jour lorsque ses clients ont voulu retirer le capital qu’ils avaient placé et découvert que les coffres du gérant étaient vides.

Selon la presse européenne, des investisseurs espagnols, dont le fonds Optimal-Santander, seraient exposés pour «plus de 3 milliards de dollars» à la fraude du gérant new-yorkais.

Selon le journal ABC, le gérant de fortunes espagnol M&B Capital Advisor serait exposé pour un montant de 558 millions de dollars dans des produits de la société de Bernard Madoff.

En Suisse, les banquiers de la place financière de Genève pourraient perdre jusqu’à cinq milliards de dollars dans la fraude, indique samedi le quotidien suisse Le Temps.

«Plusieurs estimations recueillies par Le Temps laissent à penser qu’au moins 5 milliards sont à risque» à Genève, explique le journal qui a contacté un certain nombre d’institutions de la ville au bord du Léman.

L’Union bancaire privée, numéro un mondial des hedge funds, «risquerait de perdre au moins un milliard», assure encore Le Temps. Une information que l’institution a refusé de commenter.

Aux Etats-Unis, parmi la longue liste des clients individuels victimes de l’escroquerie, figurerait le propriétaire de l’équipe de baseball des New York Mets Fred Wilpon et l’ancien propriétaire de l’équipe de football américain de Philadelphie, the Philadelphia Eagles, Norman Braman.

Le New York Times rapporte qu’une firme de conseil en hedge funds, Fairfield Greenwich Group, aurait investi 7,5 milliards de dollars avec Madoff.

www.liberation.fr/economie/0101305313-apres-l-escroquerie-de-bernard-madoff-la-planete-finance-fait-ses-comptes[/b]

Hedge funds : une série de scandales récents
Plusieurs escroqueries à grande échelle ont défrayé la chronique.

9 décembre 2008 : Arrestation, à Manhattan, de Marc Dreier, fondateur de l'étude d'avocats Dreier LLP, pour avoir levé 113 millions de dollars auprès de hedge funds, qui étaient les clients de son étude, en leur promettant des investissements fictifs dans l'immobilier.

6 octobre 2008 : Thomas Petters, fondateur de la firme de hedge funds Petters Co. de Minneapolis, est arrêté par le FBI. Il est accusé d'avoir monté une fraude à très grande échelle, estimée à plus de 3 milliards de dollars, basée sur la stratégie asset based lending.

14 avril 2008 : Samuel Israel, cofondateur du hedge fund Bayou Group, basé dans le Connecticut, est condamné aux Etats-Unis à 20 ans de prison après avoir volé à ses clients 400 millions de dollars.

29 novembre 2007 : Yannis Bilquez, fondateur d'Avendis Capital, société de gestion alternative basée à Genève et à Londres, est incarcéré à Genève, après avoir détourné la moitié des avoirs d'un de ses fonds pour recapitaliser son autre hedge fund en difficulté.

Source Le Temps
www.liberation.fr/economie/0102305313-reaction-sur-apres-l-escroquerie-de-bernard-madoff-la-planete-finance-fait-ses-comptes

En réponse à "Ils finiront par casser la planète" de PAVE :
Inhumaine société de partage

Comme vous y allez ...
Vous dites ne pas croire en une société de partage car ce serait une société inhumaine.

Est ce que vraiment vous vous entendez, lorsque vous pensez ça ?!

Vous faites sûrement référence au Stalinisme ou au communisme chinois ou que sais-je encore ?
Mais deux, trois, dix exemples de communisme ratés suffisent-ils à dire que le communisme est invariablement inhumain ?
Peut-être qu'on a pas assez essayé tout simplement ?

Des centaines de régimes économiques libéraux existent et ont existé et ont montré leur face inhumaine (pensez à ces dictatures qui évoluent dans le monde du libéralisme économique)... pourtant ça n'est pas sur ceux-là que vous braquez vos projecteurs pour juger le libéralisme économique.

Quand bien même vous braqueriez les projecteurs sur les prétendus exemples de libéralisme à visage humain (Europe, US), ... ne trouvez-vous rien d'inhumain à faire des guerres pour du pétrole, au prix de centaines de milliers de vies (on en est à 700 000 au bas mot quant aux victimes de la guerre en Irak) et le tout basé sur de fausses preuves d'armes de destruction massive ?
Ne trouvez-vous rien d'inhumain à ce qu'une "grande démocratie" crache sur la convention de Genève qu'elle a signée, en ouvrant Guantanamo et en légalisant la torture ?
Ne trouvez-vous rien d'inhumain à ce que ce libéralisme économique pousse les entreprises à toujours plus exploiter les peuples pour tirer leur épingle du jeu dans la concurrence mondiale ?

Par quoi d'autre pourraient passer ces entreprises que le travail des enfants, l'établissement dans des pays où il n'y a pas de code du travail et le soutien à des dictatures complaisantes ?

Warren Buffet a bien compris, lui, ce qu'est le libéralisme économique; d'ailleurs il en est l'un des champions (c'est le second homme le plus riche du monde). Ca n'est pas un hasard s'il reprend la sémantique de Marx lorsqu'il dit : "la Guerre des classes existe et c'est ma classe qui est en train de la gagner".

Ne trouvez-vous pas que la guerre des riches contre les pauvres est, comme toute guerre, ... inhumaine ?
Vous devez vivre dans un sacré cocon pour croire que le libéralisme a un visage humain et ce cocon s'appelle "lesmédias".
Fruit du libéralisme, vous attendiez-vous vraiment à ce que ces médias le remette en question ?
La mainmise de Berlusconi sur ces médias, la couverture que l'on connaît de la guerre du Golfe par les médias américains et maintenant la mainmise sur les médias en France (loi sur l'audiovisuel façon ORTF, par exemple, ou encore l'auto-promotion de notre gouvernement via des publicités à nos frais ...) ... Toutes ces choses-là, pensez-vous qu'elles ne sont que le fruit d'un hasard malheureux ?

Cherchez l'information ailleurs que chez Bolloré, Lagardère et Dassault, si vous voulez voir le visage inhumain du libéralisme. Et bon courage, parce que des médias qui n'appartiennent pas à de grandes fortunes ... il n'y en a pas des masses ...

Ou continuez de croire que les médias tenus par les grandes fortunes donnent une vue objective du monde et qu'ils sont tout prêts à mordre la main de leur maître en remettant en cause la légitimité de leur grande fortune.

Enthalpy
Dimanche 14 décembre à 11h53
www.liberation.fr/economie/0102305313-reaction-sur-apres-l-escroquerie-de-bernard-madoff-la-planete-finance-fait-ses-comptes[/b]


Autres commentaires

- gonzigzag : Je verse une larme émue et participe à la peine de tous les déplumés, qui de chantres de l'ultralibéralisme casino vont réclamer la collectivisation de leurs pertes. Le collectivisme financier, c'est pas beau ça ?

- bill2b : Marrant qu'on ne parle que des perdants en temps de crise; mais les gagnants, où sont-ils ? Perdu ne veut pas dire volatiliser.

- lampedusa : l'escroquerie va aussi mettre dans la panade un certain nombre d'autres institutions de crédits. Et là, ça peut concerner chacun d'entre nous.
• Ainsi voit-on en France des associations, des collectivités locales : Conseil Général, municipalités, qui par suite du désengagement de l’état, sont obligés de faire appel à des emprunts qui se trouvent piégés par des combinaisons bancaires qu’elles n’avaient pas envisagé !
• Et on voit les rapaces crier au déficit !

- Gwern : Accumulation primitive du Capital
Relire le Livre 1 du Capital : les pages sur l'accumulation primitive ! 2 siècles après : toujours d'actualité !
A part cela : pour "détruire" des banques, les spéculateurs sont plus forts que tous les "émeutiers" du monde réunis ! Même les Grecs font moins bien en une semaine de "violences" ! Et on attend les réflexions des thuriféraires du système en place ! Marini, par exemple ! Un commentaire, mon cher Philippe ?

- Alphonsine de NEUILLY : BRAVO NICO
Eh oui !!! Voyez qu'il a raison NICOLAS, quand il dit qu'il faut changer les règles du capitalisme... bon d'accord, il a pas dit dans quel sens, mais chacun comprend bien, quand on voit ça, qu'il voulait RENFORCER les règles qui protègent les capitalistes; sinon, voilà ce qui arrive, et ce brave Monsieur a maintenant tous les gueux sur le dos....

- bernard : sauf que lorsque monsieur SARKOZY disait avant la crise qu'il fallait que les ménages s'endettent, que c'était un signe de confiance et que les banquiers devaient prêter non pas en fonction de la capacité des ménages à rembourser leur emprunt mais sur la valeur du bien acheté.
On connaît la suite aux Etats-Unis avec la crise des prêts hypothécaires à risques.
Quelle capacité à s'adapter aux évènements ! c'est de la bonne gouvernance.
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Orwelle



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MessageSujet: Il voulait faire de l'argent... comme le kaiser sarkoko.   Mer 17 Déc - 2:10


à New York, en 1999 (photo Washington/AP)

Bernard Madoff, fraudeur du siècle

L'homme d'affaires américain Bernard Madoff, né le 29 avril 1938, est le président-fondateur, en 1960, d'une des principales sociétés d'investissements de Wall Street : Bernard L. Madoff Investment Securities LLC., et le fondateur du Nasdaq.

Le 12 décembre 2008, Madoff a été arrêté et mis en examen par le FBI pour avoir réalisé un montage financier frauduleux, une chaîne de Ponzi, qui pourrait avoir entraîné la perte de 50 milliards USD. BNP Paribas et le groupe espagnol Banco Santander figureraient parmi les victimes.
Si ce déficit cumulé était confirmé, ce serait la perte la plus élevée à ce jour qui ait été causée par les fraudes ou les erreurs d'appréciation d'un opérateur de marché, un employé ou un patron d'établissement financier.
Bernard Madoff a été remis en liberté sous caution pour 10 millions US$ et risque 20 ans de prison et 5 millions US$ d'amende.

Ancien président du conseil d'administration du Nasdaq, l'une des deux grandes Bourses de New York, M. Madoff était tellement respecté de Wall Street que l'autorité de régulation des marchés américains, la SEC l'avait nommé en 2000 pour siéger au sein d'un conseil consultatif et sollicitait "fréquemment" ses conseils, selon le Wall Street Journal.

Entrepreneur autodidacte, il avait abandonné ses études en droit et commencé sa vie professionnelle comme maître-nageur sur les plages de Long Island. Cool

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Madoff
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cha%C3%AEne_de_Ponzi


[img:1fcb]http://www.ledauphine.com/__cache__/image/photoelement/pj/agences/5_photo_1229363499594-4-0.jpg[435x-1].JPG[/img:1fcb]

En quoi consistait l’escroquerie ?

Les clients du fonds spéculatif de Bernard Madoff pensaient investir. En réalité, leur argent servait juste à rembourser les clients qui réclamaient leur mise. Aucune équation mathématique, aucune technique financière sophistiquée ne sous-tendait les faramineuses garanties de retours sur investissement annoncées.

Elles n’étaient que pures promesses. Cette technique, dite de la « pyramide de Ponzi », doit son nom à Charles Ponzi. En 1920, cet immigré italien aux États-Unis était devenu millionnaire en six mois, en promettant aux épargnants des intérêts de l’ordre de 40 % grâce à l’achat et à la revente de coupons postaux internationaux. (...)

www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2359373&rubId=4079


L'affaire Madoff humilie
les autorités américaines


«Le fonds Madoff est le plus grand schéma de Ponzi au monde», a écrit Harry Markopolos en 1999 dans une lettre adressée à la SEC, la Commission des titres et des échanges, la police de la Bourse de New York.
De toute évidence, la SEC n'a pas donné suite à cette lettre. Et Friehling & Horowitz, l'obscur cabinet chargé d'auditer le fonds Madoff, n'a également rien vu d'anormal dans la gestion et la comptabilité de la société. Est-ce possible ? La suite de cette histoire nous réserve sans doute d'autres surprises.

www.lefigaro.fr/societes/2008/12/16/04015-20081216ARTFIG00248-l-affaire-madoff-humilie-les-autorites-americaines-.php


Parmi les victimes de Bernard Madoff répertoriées le 14 décembre

HSBC "has emerged as one the largest victims of Bernard Madoff’s alleged fraud with potential exposure of about $1bn to the investment manager’s collapsed venture..

Man Group’s RMF division $350m

Tremont Capital. Fund of funds. $3.3 billion invested.

Pioneer Investments, $835m

Maxam Capital Management LLC. $280 million.

Fairfield Greenwich Group. $7.3 billion

Fix Asset Management. $400 million

Kingate Management Ltd. $2.8 billion

Santander. €2.33 billion ($3.1 billion)

Thyssen Family.

Ira Roth's family. about $1 million

Lawrence Velvel, may have lost millions of dollars

J. Ezra Merkin. $1.8 billion

Mort Zuckerman. owner of the New York Daily News and U.S. News & World Report.

Richard Spring. about $11 million

Elie Wiesel's Foundation For Humanity. Total assets of about $10 million.

Members of half-a-dozen country clubs : Mr. Madoff tapped social networks in Dallas, Chicago, Boston and Minneapolis. In Minnesota, in Florida, where "Every big divorce [...] had portfolio positions with Madoff"

Banque Benedict Hentsch, Geneva-based private bank, $47.5 million.

Nomura and Neue Privat Bank. " $3 of borrowed money was added to every $1 of capital invested.

Unicredit. The Italian firm had unspecified amount with Madoff via its Dublin-based Pioneer alt-asset group.

Sen. Frank Lautenberg. Unspecified

Robert Lappin Foundation. Foundation supported Jewish organizations throughout North Shore of Massachusetts.

Wunderkinder Foundation, a Steven Spielberg charity. In 2006, the Madoff firm accounted for roughly 70% of the foundation's interest and dividend income. Mr. Spielberg had any of his own money invested with the Madoff firm."

BNP Paribas. BNP, France's largest bank by market value, said it could lose as much as 350 million euros as a result of the alleged fraud. The bank said it has no investment of its own in the hedge funds managed by Bernard Madoff Investment Services.

Ira Rennert. Vicky Ward of Vanity Fair : "Heavily, heavily invested."

Swiss private bank Reichmuth & Co. "said its clients had an exposure of some 385 million Swiss francs to Madoff funds.

Union Bancaire Privee. "limited" losses related to Madoff, but wouldn't be more specific or comment further.

EIM Group, the European investment manager with about $11 billion in assets, had a number of non-U.S. investors into funds overseen by Mr. Madoff. Overall, EIM assets at risk are less than 2% of what it manages, which means losses could top $200 million.

UBS : ""Very limited" direct exposure to the Madoff funds... But the Zurich-based bank's wealth-management arm helped clients in Europe and possibly elsewhere invest with Mr. Madoff.

Carl and Ruth Shapiro, donors to Brandeis University, and Beth Israel Deaconess Medical Center. about $145 million.

Various Boston families

Jeff Katzenberg. Dreamworks CEO has "millions" in Madoff losses.

Gerald Breslauer. Jeff Katzenberg and Steven Spielberg's financial advisor. He customarily invests alongside his clients, and has sometimes been a larger investor than the people he represented.

Henry Blodget
Dec 14, 08
http://clusterstock.alleyinsider.com/2008/12/bernie-madoff-hosed-client-list


En France, qui a perdu quoi ?

Natixis : 585 millions de dollars

La filiale de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire, est potentiellement la plus touchée. Elle a fait état de pertes pouvant aller jusqu'à 450 millions d'euros.

BNP-Paribas : 450 millions de dollars

L’établissement pourrait perdre 350 millions d'euros via «ses activités de marchés» et les prêts qu'elle a accordés à certains fonds.

L'assureur Axa a évoqué une perte nette «bien inférieure» à 100 millions d'euros.

La banque franco-belge Dexia pourrait perdre 85 millions d'euros et ses clients fortunés «ont une exposition totale directe de 78 millions d'euros».

La Société Générale serait moins touchée, avec une «exposition négligeable, inférieure à 10 millions d'euros».

Alors que la liste va sûrement s’allonger, terminons avec une maxime du sage Warren Buffet : «C’est uniquement quand la marée se retire que l’on découvre ceux qui nageaient tout nus».

www.ledauphine.com/principales-pertes-bancaires-dues-a-l-escroquerie-du-gerant-de-fonds-bernard-madoff-@/index.jspz?photo=73850
www.20minutes.fr/article/281958/Economie-Affaire-Madoff-qui-a-perdu-quoi.php

BNP Paribas, la banque d'un monde qui multiplie les pertes

La banque a annoncé tout à l'heure que sa division CIB (banque de financement et d'investissement) était perdante de 790 millions d'euros sur les onze premiers mois de l'année. Au total, et grâce à l'activité banque de détail, BNP Paribas ne devrait pas perdre de l'argent.
Il y a quelques semaines, Baudoin Prot faisait la fine bouche vis-à-vis du plan d'aide gouvernemental pour le secteur bancaire de 10,5 milliards d'euros. Finalement, BNP Paribas n'a pas craché sur l'argent de l'Etat et a touché sa part (de 2,55 milliards). La banque pourrait réclamer un autre plan d'ici peu. Evil or Very Mad

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/12/bnp-paribas-la.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 20 Déc - 16:23



Effondrement du dollar et de la livre
La Chine n’entend pas « financer indéfiniment l’économie américaine »

Après avoir dévasté les marchés de crédit puis les places boursières, après avoir envoyé au tapis de petites monnaies, comme la couronne islandaise ou le forint hongrois, la crise des subprimes frappe aujourd’hui les grandes devises internationales. Le dollar et la livre sterling plongent, tandis que l’euro et le yen s’envolent.

Au lendemain de la baisse sans précédent, mardi 16 décembre, des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), ramenés à 0 %, le billet vert a connu la chute la plus violente de son histoire face à l’euro et il est tombé à son niveau le plus bas depuis treize ans face au yen.

La livre sterling, elle, décroche, se rapprochant de la parité face à l’euro. Vendredi 19 décembre, l’euro cotait 1,43 dollar, contre 1,25 dollar il y a à peine un mois. La livre sterling valait 1,06 euro contre 1,30 euro début octobre.

Le billet vert avait longtemps résisté, de façon un peu surprenante, à la crise des subprimes. En dépit de la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, le dollar avait même gagné du terrain face à l’euro. Mais cette progression avait une explication mécanique. L’aggravation de la crise financière avait conduit les grands investisseurs américains à solder leurs positions, financées par endettement, sur les marchés financiers internationaux. Ce mouvement de "deleveraging", comme disent les spécialistes, avait poussé le dollar à la hausse. Il est aujourd’hui en grande partie terminé, et les données fondamentales reprennent le dessus.

SCÉNARIO CATASTROPHE

Or pour le dollar, les données fondamentales sont très négatives. D’une part, le billet vert est désormais assorti d’une rémunération nulle, ce qui n’est pas fait pour inciter les investisseurs internationaux à en détenir. En comparaison, l’euro rapporte nettement plus - le taux de la Banque centrale européenne (BCE) se situe à 2,5 %.

Sur le plan économique, la situation des Etats-Unis se dégrade à une vitesse inouïe, avec une envolée du chômage et des craintes de faillite des constructeurs automobiles. La Fed, de son côté, fait fonctionner la planche à billets pour lutter contre la déflation. Cette surabondance de dollars, reflétée par l’envolée de la base monétaire, fait baisser sa valeur.

La défiance des investisseurs vis-à-vis de la monnaie américaine est accrue par le scandale Madoff. Elle l’est aussi par les doutes quant à la capacité des Etats-Unis à financer leurs déficits jumeaux, celui du commerce extérieur et budgétaire. Les plans de sauvetage bancaire et de relance - le Wall Street Journal affirme, vendredi 19 décembre, que le programme du président élu Barack Obama pourrait atteindre 850 milliards de dollars (597,5 milliards d’euros) - vont faire exploser le déficit public.

Pour l’heure, les Chinois restent fidèles et continuent à jouer les banquiers de l’Amérique. La banque centrale de Chine a même accru récemment ses acquisitions de bons du Trésor américains. Elle en détenait 652,9 milliards de dollars fin octobre, soit 11,2 % de plus que fin septembre. Mais un éditorial du journal gouvernemental China Daily, mercredi 17 décembre, a averti que la Chine n’entendait pas « financer indéfiniment l’économie américaine ».

Le risque, en cas de baisse de la demande chinoise lors des adjudications d’emprunts d’Etat américains, serait celui d’un effondrement du dollar doublé d’une flambée des taux d’intérêt à long terme aux Etats-Unis. Le Royaume-Uni, victime des mêmes maux que ces derniers - éclatement de la bulle immobilière, économie financée à crédit, explosion du déficit public - est dans une position monétaire plus délicate encore, la livre sterling n’étant pas une monnaie de réserve. Au point que certains font le parallèle avec la situation de 1976, quand le pays avait reçu l’assistance du Fonds Monétaire International.

Ce scénario-catastrophe pour les économies américaine et britannique en serait aussi un pour celles de la zone euro et du Japon. Une envolée de la monnaie unique et du yen aurait pour effet d’accentuer les pressions déflationnistes, déjà fortes, dans ces deux zones. Face à ce risque, la Banque du Japon a annoncé, vendredi, une baisse de son taux directeur, ramené à 0,10 %.

Pierre-Antoine Delhommais
www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/12/19/les-marches-craignent-un-effondrement-du-dollar-et-de-la-livre_1133129_1101386.html
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MessageSujet: Keynes, Hamilton ou la seconde guerre mondiale ?   Sam 20 Déc - 18:41



Keynes n'est pas notre sauveur

Après avoir nié l’existence même d’une crise économique entre l’été 2007 et septembre 2008, après avoir prétendu à l’automne 2008 qu’il ne s’agissait que d’une crise d’ajustement, la « pensée » économique dominante reconnaît enfin sa réalité et la compare à celle de 1929.

Keynes et ses recettes miracles est LE penseur économique à la mode, et chaque gouvernement rivalise en proposant des plans de relance dotés de centaines de milliards de dollars ou d’euros... sauf que Keynes n’a pas sauvé l’Amérique dans les années trente et que la crise actuelle n’a rien à voir, ou si peu, avec celle de 1929 !

Rappel historique. Après trois ans d’une crise terrible, Roosevelt est élu en novembre 1932 sur un programme de droite, prévoyant surtout des baisses d’impôts et des exonérations de toutes sortes pour les trusts. Constatant au début de 1933 que ces mesures étaient inadaptées à redresser la situation, il change de programme en faisant adopter des mesures de relance surtout axées sur la mise en chantier de grands travaux, ainsi que des mesures de contrôle et d’encadrement du système financier et bancaire.

Dès 1936 et 1937, les choses se gâtent... Puis, en 1938, c’est à nouveau la crise totale : le système craque, laissant au tapis des dizaines de millions de chômeurs affamés. En fait, la fin des années trente marque l’échec des mesures de relance du plan Keynes.

Les véritables raisons de la sortie de crise des Etats-Unis à la fin des années quarante s’expliquent par la Seconde Guerre Mondiale et le fait d’être la seule zone économique non dévastée en 1945.

Si la recette n’a pas fonctionné voilà 75 ans, elle ne fonctionnera pas davantage aujourd’hui car, second paradoxe, la crise dite des « subprimes » n’est pas de même nature que celle de 29.

Tout d’abord, l’état économique des années vingt est pour l’essentiel celui d’une société de production... Au cours des années vingt, la masse monétaire est suffisante. Ainsi, le krach du jeudi noir est d’abord une crise de manque de liquidités.

De nos jours, il s’agit d’une économie de consommation de masse. La crise actuelle est quasiment l’exact contraire de cette référence historique, car il s’agit d’une crise d’hyper expansion monétaire : le monde est littéralement inondé de liquidités pour permettre justement l’existence de cette société de consommation de masse compatible avec une baisse relative des revenus du travail. Nous vivons totalement dans une économie de la dette.

Aussi l’injection massive de milliers de milliards de dollars de liquidités ne peut-elle résoudre la crise, bien au contraire. L’effet à terme de cette aberration est connu par avance : d’ici peu, viendra naturellement une période d’hyper inflation monétaire. (...)

Évariste
www.gaucherepublicaine.org/lettres/606.htm#goArticle1
http://eco.rue89.com/2008/12/17/keynes-homme-de-lannee-2008-selon-le-new-york-times


Sur l'économiste britannique John Maynard Keynes
Il avait dénoncé le Traité de Versailles de 1919, prédisant un nouveau conflit mondial et expliquait qu' "il y a des chances que la guerre économique débouche sur d'autres formes de guerre".
www.artepro.com/programmes/42583/chronologie.htm
www.horschamp.qc.ca/spip.php?article167
www.kitetoa.com/Pages/Textes/Kitinvestisseurs/keynes.htm



Alexander Hamilton

« Système américain d’économie politique » et Grande Dépression

C’est dans ce contexte désastreux que Franklin Delano Roosevelt devient président des Etats-Unis en 1933. [...] Ecarté de la vie publique en 1921 par une crise de poliomyélite, Franklin Roosevelt décida d’étudier les travaux d’un ami de son arrière arrière-grand-père, Isaac Roosevelt, cent cinquante ans auparavant. Cet ami s’appelait Alexander Hamilton.

La conclusion qu’il tira de cette étude est résumée par Roosevelt lui-même, au cours d’une discussion avec lord Halifax sur son New Deal : « Je suis bien conscient que les experts vont probablement attaquer de telles propositions avec le plus grand enthousiasme. Cependant, j’en suis venu à comprendre que tout ce qui m’a été enseigné à l’université sous le nom d’économie par des experts en la matière s’est avéré totalement faux ! »

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Roosevelt fait passer une série de lois anti-spéculatives et, en l’espace de quelques semaines seulement, il brise le pouvoir des banques et organise une politique de crédits publics finançant de grands projets d’infrastructure à travers tout le pays. N’ayant pas pu l’éliminer, les banques sont forcées de collaborer à son New Deal. Pour réfuter l’une des nombreuses idées fausses entretenues au sujet de ce « miracle économique », il faut préciser que l’effort de guerre ne sera engagé qu’à partir du second mandat de Roosevelt, c’est-à-dire 1937-1941. Autrement dit, ce n’est pas la guerre qui a remis l’économie américaine sur pied, mais c’est la réussite de l’impulsion économique lancée par Roosevelt, inspirée du Système américain d’économie politique, qui a permis l’effort de guerre, et par là, la victoire contre le nazisme ! Comme son fils, Eliot Roosevelt, l’indique dans sa biographie intitulée As he saw it, Roosevelt avait l’intention d’organiser un Global New Deal, après la guerre, c’est-à-dire une décolonisation du monde et un développement économique général. Sa mort prématurée empêcha ce projet de se réaliser.

Depuis la mort de Roosevelt, et mises à part les courtes années de la présidence Kennedy, les Etats- Unis connaissent un déclin économique et culturel qui fait resurgir le spectre de la Grande Dépression, excepté qu’elle concerne cette fois-ci l’ensemble de la planète. Cependant, le projet de développement économique mondial dont rêvait Roosevelt est encore bien vivant.

Pierre Bonnefoy
www.solidariteetprogres.org/article4458.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 26 Déc - 14:04



L'Ukraine au bord de la faillite : chronique du ras-le-bol ordinaire

"Si le pays n'est pas encore en faillite, c'est tout comme", écrivait mardi le quotidien français La Tribune. Les chiffres sont alarmants : en un an, la production industrielle a chuté de 29% et le PIB de 14,4%, alors que le taux d'inflation doit dépasser 20% sur l'ensemble de l'année et que la monnaie nationale a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar.

Une manifestation a regroupé 5000 personnes à Kiev pour réclamer le maintien des salaires. Leurs banderoles disaient "non à l'appauvrissement des gens" et "la patience n'est pas illimitée".

La population a été marquée dans les années 1990 par une inflation galopante et un cours de sa monnaie qui n'était pas sans rappeler l’Allemagne des années 1930.

Travail au noir et petit business pour survivre

Les faillites de banques locales et russes, il y a dix ans, ont totalement annihilé la confiance dans les banques. Les banques occidentales essaient de s'implanter, mais dans un contexte de surcroît peu favorable. L’accès au crédit est possible mais à des taux rédhibitoires (entre 15 et 25%) et les garanties exigées sont complexes et très contraignantes pour les entreprises. On est à nouveau dans une logique de court terme, peu propice à l’investissement notamment dans l’immobilier qui s’écroule.

Il n’y a pas dans les faits d’assurance chômage. Dès qu’une personne perd son emploi elle en trouve un autre mal payé ou non, et partiellement au noir, qui, combiné à un petit business permettra de survivre. Situation classique de pays du tiers-monde. (...)

François Majorelle
http://eco.rue89.com/2008/12/24/lukraine-au-bord-de-la-faillite-chronique-du-ras-le-bol-ordinaire
www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/23/01011-20081223FILWWW00383-crise-eco-en-ukraine-manifestants.php


Les nouvelles qui parviennent d’Ukraine font en effet état d’un libéralisme sauvage et d’une évolution intérieure conforme aux vœux exclusifs des « pro-occidentaux » les plus forcenés, qui non seulement souhaitent une adhésion à l’U.E mais préconisent une intégration rapide dans l’OTAN.
La « révolution orange », appellation contrôlée forgée par les officines de la C.I.A, et maniant les concepts de « démocratie » et de « liberté » mais surtout porteuse de capitalisme effréné, visait essentiellement à établir autour de la puissance russe « renaissante » un espace rapproché destiné à favoriser les intérêts des Etats-Unis, qui n’ont plus le prétexte de la lutte contre le communisme.
JSMM
http://eco.rue89.com/2008/12/24/lukraine-au-bord-de-la-faillite-chronique-du-ras-le-bol-ordinaire?page=0#comment-616041

La Russie a bien compris qu’il fallait sortir des institutions mondiales (fmi et autres) pour sortir du marasme économique, où l’avait plongée l’après chute de l’Urss. L’Ukraine a pris le chemin inverse en essayant de se rapprocher et approcher par les Usa, qui, voulant maintenir la pression aux frontières de la Russie, ont besoin d’un pays sous leur influence -la vielle stratégie de couler le pays-, pour le maintenir sous son influence en rétribuant uniquement les gens aux postes-clés de l’Etat ukrainien au service de la politique américaine, donne le résultat actuel accentué par la crise mondiale. Selon mon point de vue cela n’a rien à voir avec l’économie mais relève plus de la géo-politique.
bifteack
http://eco.rue89.com/2008/12/24/lukraine-au-bord-de-la-faillite-chronique-du-ras-le-bol-ordinaire?page=0#comment-615886

La présidence ukrainienne a estimé lundi que la chute spectaculaire de la monnaie nationale s'expliquait notamment par l'influence du milliardaire américain George Soros
http://actu.orange.fr/articles/economie/Chute-de-la-monnaie-ukrainienne-la-presidence-evoque-l-influence-de-Soros.html
http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Ukraine-17-tues-dans-une-forte-explosion-dans-un-immeuble-en-Crimee.html


George Soros, Hongrois né le 12 août 1930, est à l'origine des hedge funds apparus dans les années 1970.
http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Soros
www.france-ukraine.com/
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 26 Déc - 19:45



Joe Biden : l’économie US pourrait « sombrer »

Le vice-président élu des Etats-Unis Joe Biden a affirmé lors de sa première interview depuis l’élection du 4 novembre que l’économie américaine était dans un « état bien pire » que ce qu’il imaginait et qu’un second plan de relance était crucial pour éviter qu’elle ne « sombre ».

« L’économie est dans un état bien pire que ce que nous imaginions », a déclaré M. Biden au cours de l’émission "This Week", qui doit être diffusée dimanche 21 décembre sur la chaîne américaine ABC.

Le vice-président élu qui entrera en fonctions le 20 janvier a estimé qu’un second plan de relance était nécessaire pour éviter que l’économie américaine ne « sombre, purement et simplement ».

« Il va y avoir un investissement majeur, que ce soit 600 milliards de dollars ou plus, ou 700 milliards de dollars, ce qui est sûr c’est que c’est un chiffre auquel personne n’aurait pensé il y a un an », a dit M. Biden, selon des extraits de cette interview transmis à l’AFP.

Il a indiqué que l’administration de Barack Obama avait pour priorité absolue de créer des emplois et d’investir dans les infrastructures pour remettre l’économie sur des rails. Il a ajouté que les autres objectifs de l’administration en terme de politique étrangère et intérieure dépendraient entièrement du rétablissement de l’économie.

« La chose la plus importante que nous devons faire dans la nouvelle administration est d’arrêter cette hémorragie d’emplois », a insisté M. Biden.

www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/20/01011-20081220FILWWW00558-biden-l-economie-us-pourrait-sombrer.php



Après l’Islande, l’Autriche est au bord de la faillite

L’Autriche, qui fut conduite à marche forcée dans l’Union Européenne par ses politiciens "pro européens", avec l’ouverture à l’est -c’était une chance pour l’Autriche, disait on-, voit aujourd’hui le bord du gouffre.

Ces mêmes politiciens, soutenus en cela par la ministre des affaires étrangères Bénita Ferrero Waldner (qui est aujourd’hui commissaire européen aux relations extérieures), ont ensuite imposé l’euro.

Avec cette ouverture à l’est et les "perspectives généreuses" qui s’offraient à elle, l’Autriche s’engagea pour 600 milliards d’euros, le double de son PIB. Ces crédits ne seront jamais remboursés et ont déjà perdu beaucoup de leur valeur. Les banques exposées à ces risques se trouvent aussi au bord de la faillite, surtout en ayant investi en Islande et aux Etats Unis sur des hypothèques pourries .

Les retaités, tributaires des fonds de pensions américains, ne savent pas ce que vont devenir leur rente.

Dans l’engrenage de la spéculation financière et avec la faillite de la banque Lehman & Brothers présente en Islande, l’Autriche est au bord de la faillite.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76372
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 26 Déc - 21:31



La Dette publique, une Affaire rentable
Qui gouverne, sinon les banksters ?

Reprendre le pouvoir sur notre monnaie
par AJH

André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder révèlent dans "La Dette publique, une Affaire rentable ?", une aberration responsable en grande partie du mal-être de notre société. En chiffres, la dette de la France atteint près de 1300 milliards d’euros, comprenant les sommes réellement empruntées par l’Etat mais aussi les intérêts qu’il doit rembourser. Depuis le début des années 1980, près de 1300 milliards d’euros d’intérêts ont été ainsi transférés des recettes de l’Etat, c’est-à-dire des impôts directs et indirects, vers des banques privées. Si l’Etat avait remboursé simplement la somme empruntée, sans les intérêts, il aurait un budget à l’équilibre.
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=81


Le 7 février 1992 les Européens ont abandonné le droit "régalien" de l'État de création monétaire

L'Europe a été créée par Jean Monnet, un banquier. Georges Pompidou a travaillé pour la banque Rothschild avant d'être premier ministre. L'ancien ministre de l'Economie Thierry Breton, approché par plusieurs autres banques d’affaires, devait également conseiller une institution financière internationale, en complément de Rothschild & Cie. L'épouse d'Eric Woerth, banquière, est conseillère de la milliardaire Liliane Bettencourt, héritère de la société Loréal. Sarkozy a pour "ami" David de Rothschild.

www.newsoftomorrow.org/spip.php?article1985
www.fauxmonnayeurs.org/

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2302/articles/a391009-.html
www.lexpress.fr/actualite/societe/les-rothschild-rois-des-banquiers_474046.html


La France a été livrée aux banques privées en 1973

La loi 73-3 du votée le 3 janvier 1973 (article 25), complétée depuis par d’autres textes, nationaux et européens, a stipulé que les banques centrales, reflet de la puissance publique, n’ont plus le droit de créer de la monnaie pour la prêter à l’Etat. Ce rôle fondamental a été dévolu aux banques privées. Les banques centrales ont donc perdu le droit de faire tourner la planche à billets, autrement dit de créer de la monnaie. Revenir au mécanisme d’avant 1973 est juste une question de volonté politique.
www.gaucherepublicaine.org/lettres/606.htm#goArticle4

Cette volonté politique fut affichée par des présidents américains
comme James Madison, Abraham Lincoln et John Kennedy.

Elle a conduit à l'assassinat des deux derniers.
C'est ce que dit cette vidéo :
Arrow www.dailymotion.com/video/x7t28m_pourquoi-la-france-a-une-dette-de-1_news


Le dollar est-il une monnaie privée ?

La FED (banque fédérale des Etats-Unis) ou Réserve fédérale, détenue par douze Regional Federal Reserve Banks, est à ce titre une institution privée. Cette banque centrale des États-Unis a été créée le 23 décembre 1913, à l'instigation du cartel des banquiers J.P. Morgan, Kuhn Loeb, Rothschild et Rockefeller.

Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme « réserves monétaires ». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n'est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les matières premières et autres valeurs au monde.

www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=1763
www.trader-forex.fr/bible-forex-federal-reserve-bank
http://desiebenthal.blogspot.com/2008/10/la-banque-corrompt-la-majorit-des.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis



Les présidents des Etats-Unis et le système bancaire américain

Alexander Hamilton, aide de camp de George Washington (1789-1797), mit en oeuvre le système économique préconisé par Leibniz. C’est notamment lui qui créa la première Banque nationale des Etats-Unis. Par opposition au système de banques centrales indépendantes (privées) comme la FED, le système de Banque nationale donne à l’Etat la capacité unique d’émettre du crédit et, par conséquent, de diriger ce crédit vers une activité nécessaire à l’intérêt général.

Thomas Jefferson, président des Etats-Unis (1801- 1809) :
“Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu’une armée…
Si jamais le peuple américain autorise les institutions financières à contrôler leur masse monétaire…
Les banques et les corporations qui se développeront autour d’elles vont dépouiller les gens de leurs possessions jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leurs pères avaient conquis.”


James Madison, président des Etats-Unis (1809- 1817) s'opposa à la formation d’une banque fédérale.

Abraham Lincoln, président des Etats-Unis (1861- 1865), assassiné :
voulait affranchir totalement les banques américaines du joug des banquiers internationaux ("National Banking Acts")
“Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d’achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d’immenses sommes d’argent en intérêts. Le privilège de créer et d’émettre de la monnaie n’est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité.”

James Garfield, président des Etats-Unis (1881), assassiné :
“Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce… et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent.”

William McKinley, président des Etats-Unis (1897- 1901), assassiné :
En proposant la loi de l'étalon-or, il voulait empêcher ceux qu'il appelait les "richissimes malfaiteurs" de créer trop d'argent fictif.

John Kennedy, président des Etats-Unis (1961- 1963), assassiné :
Peu de mois avant son assassinat, John F. Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. «Si tu le fais, ils te tueront !» Mais le président ne s’est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l’acte exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l’Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées.

http://presidentusa.free.fr/guppy/articles.php?lng=fr&pg=26
http://ovnis-usa.com/largent-cest-de-la-dette/


Les banques Rothschild et Rockfeller ont financé la guerre de sécession, ainsi que la première et la seconde guerres mondiales.
L'histoire des Etats-Unis d'Amérique et de leurs banques est présentée de manière claire sur cette page de Pierre Bonnefoy :
www.solidariteetprogres.org/article4458.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 26 Déc - 21:59


Timothy Geithner

Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama

Alors que Barack Obama, entouré de ses mentors de Wall Street et de la City, est en train de choisir les membres de sa future équipe gouvernementale, le professeur Michel Chossudovsky rappelle que les personnalités sélectionnées forment une bande de coquins responsables de la financiarisation de l’économie mondiale. En fait de « changement », on prend les mêmes et on continue.

La Glass-Steagall Act, ce pilier du « New Deal » du président Roosevelt, fut instaurée en réponse au climat de corruption, de manipulation financière et de « délit d’initié » qui mena à la faillite de plus de 5000 banques dans les années qui suivirent le krach de Wall Street en 1929.

Dans le cadre du Financial Services Modernization Act de 1999, le contrôle effectif de l’ensemble du secteur des services financiers des États-Unis (incluant les compagnies d’assurance, les fonds de pension, les titres, etc.) a été cédé à une poignée de conglomérats financiers et à leurs associés, les fonds spéculatifs (hedge funds).

Ironie amère, l’équipe de transition du président élu Barack Obama songe à présent aux instigateurs du désastre financier pour le poste de secrétaire au Trésor :

Lawrence Summers a joué un rôle clef dans le lobbying au Congrès pour l’abrogation du Glass Steagall Act. Sa nomination opportune au poste de secrétaire au Trésor par le président Clinton en 1999 a permis de forcer l’adoption du Financial Services Modernization Act en novembre 1999. Au terme de son mandat à la tête des Finances, il est devenu président de l’université de Harvard (2001-2006).

Paul Volker était président de la Réserve fédérale dans les années 1980 de l’ère Reagan. Il a joué un rôle central dans la mise en œuvre de la première phase de déréglementation financière, qui a favorisé la foule de faillites, fusions et acquisitions menant à la crise financière de 1987.

Timothy Geithner est directeur général de la Banque de la Réserve fédérale de New York (FRBNY), la plus puissante institution financière privée d’Amérique. Il est aussi ancien fonctionnaire des Finances du gouvernement Clinton. Il a travaillé pour Kissinger Associates et fut aussi en poste au FMI. La FRBNY joue un rôle en coulisses dans la mise au point de la politique financière. Geithner agit pour le compte de puissants financiers derrière la FRBNY. Il est en plus membre du Council on Foreign Relations (CFR).

Jon Corzine, aujourd’hui gouverneur du New Jersey, est un ancien directeur général de Goldman Sachs. Au moment de la rédaction de cet article, le favori d’Obama pour le poste de secrétaire au Trésor était Larry Summers. (...)

Ceux qui en 1999 ont incendié le système financier, sont rappelés pour éteindre le feu.

La « solution » du « sauvetage » proposée pour la crise provoque davantage de débâcle économique. Il n’y a aucune solution politique à l’horizon. Les conglomérats bancaires mènent le bal. Ils décident de la composition du gouvernement Obama. Ils ont aussi choisi l’ordre du jour du sommet financier de Washington (15 novembre 2008), prévu pour jeter les bases de la création d’un nouveau « système financier mondial ».

Le plan de Wall Street a déjà été discuté à huis-clos : le programme secret est d’établir un système monétaire international unipolaire, dominé par la puissance financière des Etats-Unis, qui à son tour serait protégée et sécurisée par la supériorité militaire du pays.

Le néolibéralisme à « visage humain »

Rien n’indique qu’Obama rompra les ponts avec ses commanditaires de Wall Street, qui ont largement financé sa campagne électorale.

Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Citigroup, Microsoft de Bill Gates sont parmi ses principaux donateurs de la campagne. Au nombre des individus les plus riches du monde, Warren Buffett n’a pas fait que soutenir la campagne électorale de Barack Obama, il est membre de son équipe de transition, jouant un rôle clef dans la formation de ses ministères.

A moins d’un bouleversement majeur dans le système des nominations politiques aux postes clefs, un ordre du jour économique alternatif de Barack Obama axé sur la lutte contre la pauvreté et la création d’emplois est grandement improbable. (...)

Michel Chossudovsky, économiste canadien, professeur à l'Université d'Ottawa
www.voltairenet.org/article158804.html
www.latribune.fr/actualites/economie/international/20081123trib000313206/obama-confirme-timothy-geithner-au-tresor.html


« Administration Obama : le changement dans la continuité »
Économie : Obama choisit ceux qui ont échoué
par Éric Toussaint, Damien Millet, membres du CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde)
www.voltairenet.org/mot120832.html?lang=fr
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 27 Déc - 13:25



"Penser l'économie comme une filiale de l'environnement"

Nous ne devons pas reconstituer le modèle économique précédent. Le "New Green Deal" dont parle Barack Obama, qui doit déboucher sur la création de nombreux emplois "verts", ne fonctionnera pas si l'on se contente de remplacer des voitures à essence par des voitures qui roulent aux carburants renouvelables, par exemple. L'économie doit être pensée comme une filiale à 100% de l'environnement, et le prix que nous donnons aux choses réévalué. Si nous prenions en compte le coût véritable de l'eau et des carburants nécessaires à la fabrication et au transport des biens, nous constaterions que les déplacer autour du monde et même en Europe, comme nous le faisons, coûte très cher.

Jacqueline McGlade, scientifique britannique, directrice de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE)
www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/26/penser-l-economie-comme-une-filiale-de-l-environnement_1135613_0.html
www.lemonde.fr/sujet/159f/green-deal.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 8 Jan - 2:02



Sarkozy annonce de futurs nouveaux prêts aux banques

"Nous irons au-delà de la première tranche de fonds propres prêtés en décembre", a-t-il dit, assurant que "plus les banques ont des fonds propres, plus elles prêtent".

"On leur prêtera des fonds propres pour qu'elles puissent prêter davantage", a-t-il insisté.

Un plan de quelque 360 milliards avait été décidé pour le sauvetage des banques, dont 320 pour garantir les prêts interbancaires et 40 pour prêter de l'argent aux banques qui le jugeaient nécessaires.

Le président a en outre répété, évoquant le plan de relance de 26 milliards annoncé en décembre 2008, que "s'il faut faire plus, on fera plus", tout en appelant à deux reprises au "sang-froid".

Il a rejeté l'idée d'une relance par la consommation, qu'il assimile à "verser de l'eau dans le sable"...

http://fr.news.yahoo.com/2/20090107/tfr-sarkozy-annonce-de-futurs-nouveaux-p-f56f567.html

10,5 milliards dans la poche des banques, mais pour quelles contreparties ?

Banques Populaires (0,95Mds€), BNP Paribas (2,55Mds€), Caisses d’Epargne (1,1Mds€), Crédit Agricole (3Mds€), Crédit Mutuel (1,2Mds€) et Société Générale (1,7Mds€).

les conventions signées entre l'Etat et les banques, qui fixent les contreparties des établissements à cet octroi inhabituel de fonds propres, n'ont pas été pas publiques.

Ainsi, la procédure de remboursement des fonds octroyés. La Commission avait évoqué lundi "un mécanisme de sur-remboursement du capital" qui permettait de "s'assurer que la précense de l'Etat dans le capital des banques sera limitée dans le temps au strict minimum". Mais aucun détail n'avait été donné.

Reste une grosse inconnue, les contreparties en matière de rémunération. Aujourd'hui, BNP Paribas n'en dit rien, ni Bercy, et les communiqués précédents de Bercy sont contradictoires avec ce qu'a indiqué lundi la Commission européenne.

J'ai interrogé les services de Bercy, et la Commission, mais personne n'a été capable de me donner d'explication.

Nicolas Cori
11/12/2008
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/12/les-105-milliar.html


Une bonne année pour tous les riches de la planète !
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/01/une-bonne-anne.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 8 Jan - 2:03



Crise : violente manifestation contre le gouvernement en Islande

Des centaines de manifestants ont pris d'assaut mercredi un hôtel de Reykjavik, où ils ont interrompu la diffusion en direct d'une émission politique consacrée à l'année écoulée, amenant la police à utiliser des gaz lacrymogènes pour les disperser.

"Les manifestants ont saccagé notre matériel et attaqué notre équipe technique et là je n'ai pas eu d'autre choix que d'interrompre l'émission," a déclaré à l'AFP le directeur du programme, Sigmundur Ernir Runarsson.

Environ 300 manifestants se sont rassemblés devant l'hôtel Borg dans le centre de Reykjavik pendant que le débat annuel "Kryddsild" était en cours, ont rapporté les médias locaux.

Les manifestants ont lancé des oeufs, brûlé des câbles de transmission et tiré des fusées éclairantes, en réclamant "Un nouveau gouvernement approprié", selon le site d'informations en ligne, visir.is.

Environ 200 protestataires ont réussi à pénétrer dans l'hôtel, et la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes pour les contraindre à ressortir.

Les organisateurs de la manifestation ont indiqué dans un communiqué qu'ils voulaient "montrer leur colère à l'égard des hommes politiques" qui ont une part de responsabilité "dans cette situation terrible qui nous prive de nos maisons, de nos emplois et de notre avenir".

Les chefs de partis politiques, dont Ingibjoerg Solrun Gisladottir, la ministre des Affaires étrangères et présidente de l'Alliance (sociale-démocrate, membre de la coalition au pouvoir), ont eu le temps de s'exprimer mais l'émission a été stoppée à mi-parcours en raison des actes de vandalisme.

Le Premier ministre Geir Haarde du Parti de l'indépendance (conservateur), arrivé un peu en retard n'a pas réussi à pénétrer dans l'immeuble, a indiqué le quotidien Morgunbladid sur son site internet.

"Nous avons décidé d'évacuer le bâtiment quand les manifestants ont insulté un membre de l'équipe (de télévision)," a déclaré un officier de police à la Radio nationale islandaise, ajoutant qu'un policier avait été hospitalisé après avoir reçu "une brique sur la tête".

Trois manifestants ont été interpellés et des ambulances ont porté secours à une quinzaine de personnes incommodées par les gaz lacrymogènes.

Le chef du gouvernement Geir Haarde est soumis à une forte pression, son pays de seulement 320.000 habitants étant au bord de la faillite avec la crise financière mondiale.

Début octobre, les trois plus grandes banques ont été nationalisées, tandis que la couronne islandaise a perdu environ la moitié de sa valeur en un an.

En quelques semaines, des milliers de personnes ont perdu leur emploi et chaque samedi le nombre des manifestants qui défilent dans le centre de Reykjavik pour réclamer son départ ne cesse d'augmenter.

La dette publique du pays devrait considérablement augmenter, passant de 29% du Produit intérieur brut (PIB) à la fin 2007 à plus de 100% fin 2009, selon des prévisions officielles.

Avant la crise, l'île de l'Atlantique nord était l'un des Etats les plus riches de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

http://fr.biz.yahoo.com/31122008/202/crise-violente-manifestation-contre-le-gouvernement-en-islande.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 24 Jan - 0:43



Le système bancaire américain est techniquement en état d’insolvabilité :
3600 milliards de $ de pertes !


Les pertes du secteur financier américain pourraient atteindre 3 600 milliards de dollars, selon l’économiste Nouriel Roubini, qui estime que le système bancaire américain est "techniquement en état d’insolvabilité".

"J’estime que les pertes pourraient atteindre 3 600 milliards de dollars pour les établissements financiers américains, avec une moitié pour les banques, a averti Nouriel Roubini lors d’une conférence qui se tenait à Dubaï le 20 janvier 2009. Si c’est le cas, cela signifie que le système bancaire américain est effectivement insolvable, car il ne dispose que de 1 400 milliards de capitalisation. C’est une crise bancaire systémique."

Selon Bloomberg, le total des pertes constatées par le système financier américain avoisine les 1 000 milliards de dollars.

Bank of America, qui a annoncé 1,8 milliards de dollars de pertes la semaine dernière, vient de recevoir 128 milliards de dollars en garanties et en capital, fournis par les autorités américaines. La banque Citigroup, avec 8,3 milliards de dollars de pertes au dernier trimestre, prévoit de se scinder en deux entités.

"Les problème de Citigroup, de Bank of America et d’autres, laissent penser que le système est en état de banqueroute", précise Nouriel Roubini, qui ajoute "c’est la même chose en Europe."

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78701



Première émeute depuis cinquante ans en Islande ! (videos)

L’Islande est un des pays les plus touchés par la crise économique. En octobre dernier, le système bancaire islandais s’est effondré sous le poids des dettes.

La population conteste le gouvernement qu’elle considère comme un des principaux responsables de la faillite. L’Islande va connaître en 2009 récession et chômage, du jamais vu dans ce pays de 320.000 habitants qui figurait encore récemment parmi les plus prospères de la planète.

Depuis la rentrée parlementaire mardi 20 janvier, les manifestations sont quotidiennes. Durant la nuit de mercredi à jeudi, quelque 2.000 manifestants se sont rassemblés devant l’édifice, certains jetant des pierres, pavés, pétards, chaussures...

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser quelques centaines de manifestants tôt ce matin. La police n’avait pas tiré de gaz lacrymogènes depuis 1949. Deux policiers ont été blessés.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78699



Des barricades sur plusieurs routes de Guadeloupe au troisième jour de grève (video)

Au troisième jour de la grève générale contre la vie chère, la fièvre monte en Guadeloupe. Le mouvement regroupe une cinquantaine de syndicats, de partis et d’associations au sein d’un collectif "contre l’exploitation outrancière". Il réclame notamment la baisse des prix de tous les produits de première nécessité.

L’aéroport de Pointe-à-Pitre a été brièvement occupé cette nuit (heure métropolitaine) par 500 manifestants. Ils ont accepté de lever le camp en échange d’une rencontre avec la présidence de la chambre de commerce et d’industrie.

Nuit décidément agitée puisque le soleil s’est levé ce matin sur des barricades de détritus, de poubelles, de pneus et de gravats jonchant certaines routes.

22 janvier 2009
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78691
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MessageSujet: ... et les communistes anti-capitalistes   Dim 1 Fév - 10:33


Photo leFigaro.fr

Manifestations en Russie contre la politique économique du Kremlin

Des milliers de personnes ont défilé samedi dans plusieurs villes de Russie pour dénoncer la politique économique du Kremlin et ses réponses à la crise financière mondiale, une contestation qui s'étend, reflet du mécontentement croissant de la population confrontée à l'aggravation de la situation économique.

La plus grande manifestation s'est déroulée à Vladivostok, port de l'Extrême-Orient russe. Environ 3.000 personnes ont défilé, dénonçant la décision gouvernementale d'augmenter les droits de douane sur l'importation de véhicules, source de revenus importante dans la région. Une manifestation de même type avait été dispersée dans la violence le mois dernier. Dans le cortège, certains manifestants ont scandé des slogans appelant à la démission du Premier ministre Vladimir Poutine.

A Moscou, plusieurs manifestations étaient organisées à l'appel de différents partis d'opposition.

Environ un millier de sympathisants communistes ont défilé dans le centre-ville, à l'appel du parti communiste dirigé par Guennadi Ziouganov, qui presse le gouvernement d'abandonner les modèles économiques occidentaux et procéder à de vastes nationalisations.
http://fr.news.yahoo.com/3/20090131/tbs-russie-manifestations-f8250da.html

Crise : plus de 25 mds EUR pour soutenir l'économie russe

MOSCOU, 30 janvier - RIA Novosti. 1.145 milliards de roubles (plus de 25 mds d'euros) ont été puisés dans le budget fédéral jusqu'à présent pour soutenir l'économie russe, a déclaré vendredi le vice-premier ministre et ministre russe des Finances Alexeï Koudrine.

Ce volume constitue 2,9% des dépenses du budget de l'Etat en 2009 et de 5,2% à 5,4% du PIB national, a précisé M. Koudrine lors d'une séance des questions au gouvernement à la Douma (chambre basse du parlement russe).
http://fr.rian.ru/business/20090130/119884952.html



Des communistes hostiles au programme anticrise manifestent à Moscou

MOSCOU, 31 janvier - Un millier de communistes se sont rassemblés samedi place du Triomphe, dans le centre de Moscou pour protester contre la politique anticrise du gouvernement, rapporte un journaliste de RIA Novosti.

Avec le mot d'ordre "Non à la politique anticrise du gouvernement !", les manifestants réclament le gel des prix des produits alimentaires, des produits de première nécessité et des produits énergétiques.

"Nous exigeons de stopper la vague des suppressions d'emplois et des licenciements, d'élaborer un mécanisme d'aide aux producteurs russes, d'accorder un soutien financier efficace au secteur réel de l'économie, d'introduire un contrôle populaire efficace de l'exploitation des ressources budgétaires, de réduire les prix des hydrocarbures pour l'agriculture, l'industrie et les PME, de geler les tarifs du logement au niveau du 1er janvier 2008", précisait la résolution adoptée parmi les manifestants.

Les communistes envisagent d'organiser une manifestation similaire le 23 février prochain.
http://fr.rian.ru/russia/20090131/119904512.html

www.statistiques-mondiales.com/russie.htm

Les Balkans ne sont pas épargnés par la crise mondiale : ralentissement de la production et des investissements étrangers, inflation, chute des bourses... Cette crise pourrait même avoir des conséquences particulièrement lourdes sur les fragiles économies régionales.
http://balkans.courriers.info/
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 2 Fév - 0:32



Tandis que le Forum Economique de Davos (Suisse) accouche d'une souris...
Le Forum Social Mondial de Belem «met la finance à sa place»

Démantèlement des paradis fiscaux, contrôle des mouvements de capitaux, interdiction des fonds spéculatifs : ce sont quelques-unes des propositions de «Mettons la finance à sa place», l'un des appels lancés à Belem (Brésil) cette semaine.

la journée et le forum seront à coup sûr marqués par l’un des appels réalisés par tous les réseaux (1) qui planchent sur la crise financière. Intitulé «Mettons la finance à sa place» , ce texte, constitue, raconte Marta Ruiz, du réseau Eurodad, basé à Bruxelles, «un premier pas dans une dynamique d’initiatives, d’alternatives, de stratégies et de mobilisations sur la crise».

Associations de solidarité et développement, syndicats et mouvements sociaux, religieux, fustigent «une crise systémique», résultat «d’un système» qui se «nourrit de l’accumulation des profits à court terme», du «pillage des ressources naturelles» et de «la privatisation des services publics». «Le G20 (le G8 élargit aux grands pays émergents) nie l’ampleur de la crise et Davos ne propose rien, résume Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac. Nous, on propose…»

Surtout, le texte lance 8 pistes de réflexion pour «ramener la sphère financière» à sa place. Il demande notamment «la mise en oeuvre de mécanismes stricts de contrôle des mouvements internationaux de capitaux» — comme l’ont déjà fait la Malaisie ou le Chili par le passé — et la création d’un «système monétaire international» incluant «des monnaies de réserve régionales» .

L’appel milite pour «le démantèlement des paradis fiscaux et la sanction de leurs utilisateurs» et la création d’une organisation fiscale internationale. Il prône aussi l’interdiction des fonds spéculatifs (comme en Allemagne, jusqu’en 2004) des marchés de gré à gré qui «opèrent hors de tout contrôle public», et de la spéculation «sur les matières alimentaires et énergétiques» par la «mise en oeuvre de mécanismes publics de stabilisation des prix».

«Mettons la finance à sa place» plaide aussi pour une «intermédiation financière reconnue comme un service public» qui passe par «un mécanisme global de contrôle public et citoyen des banques». Et, pour finir, le réseau des ONG, syndicats et mouvements sociaux souhaitent «un nouveau système international de répartition des richesses.» Qui passe par la remise à plat de la fiscalité nationale afin qu’elle soit «plus progressive». Et qui, évidemment, n’oublie pas une fiscalité internationale (taxe sur les transactions financières, activités polluantes et grosses fortunes).

De quoi, aux yeux des alterfiscalistes, permettre de financer une grande partie des biens publics mondiaux (eau, santé, éducation, etc.). Largement de quoi de multiplier par dix, par exemple, le maigre montant actuel de l’aide publique au développement, engluée à 100 milliards de dollars par an. Des mobilisations dans toutes les capitales du G20 sont prévues le 28 mars, avant un nouveau sommet, le 2 avril, à Londres, du G20.

(1) Action aid, Attac, CATDM, CCFD, Crid, Eurodad, Latindad, Tax justice network, War on want, world council of churches, etc…

1er février 2009
www.liberation.fr/terre/0101316114-le-forum-de-belem-met-la-finance-a-sa-place


FSM pour Fainéantise, Sévice et Mépris.

Crise : l'Apocalypse selon Kyle Bass
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2264
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Krach, les capitalistes deviendraient communistes !
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