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 Krach, les capitalistes deviendraient communistes !

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Orwelle



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MessageSujet: Extraits   Mar 10 Fév - 14:43



Récession (en France), licenciements (au Japon), «paralysie» (aux USA)... rien ne va plus

Suppressions de 20.000 postes chez Nissan, recul de l’excédent commercial de l’Allemagne, croissance française attendue en baisse: les mauvaises nouvelles ont confirmé lundi une aggravation de la conjoncture économique, tandis que Barack Obama se bat pour un plan de relance.

L’annonce du nouveau plan gouvernemental de sauvetage des banques américaines, qui doit venir modifier et compléter celui de 700 milliards de dollars (540 milliards d’euros) voté en octobre par le Congrès à la demande du gouvernement précédent, a été repoussée à mardi.

Ce plan prévoit de régler la question des actifs douteux des banques en faisant appel à des capitaux privés bénéficiant d’une garantie publique, selon des fuites dans la presse.

En Europe, l’excédent commercial de l’Allemagne, qui traverse sa pire crise économique depuis 1945, a reculé de 8,7% en 2008, pour atteindre 178,2 milliards d’euros.

Le forum des ministres des Finances de la zone euro, l’Eurogroupe, a appelé les entreprises à éviter le recours aux licenciements collectifs et à privilégier le chômage partiel, du fait de la situation «inquiétante» de l’emploi.

En France, la banque centrale a estimé que le produit intérieur brut devrait baisser de 0,6% au premier trimestre 2009, après un recul attendu au dernier trimestre, ce qui marquerait le début de la récession.

Un plan d’aide à l’automobile française est ainsi devenu emblématique de la controverse sur le retour du protectionnisme.

www.liberation.fr/economie/0101318317-recession-en-france-licenciements-au-japon-paralysie-aux-usa-rien-ne-va-plus



Obama convertit l'Amérique au socialisme à la française

"Nous sommes tous socialistes maintenant" : Newsweek célèbre en couverture la nouvelle politique économique américaine. Et son modèle: la France, saluée non plus pour ses croissants mais pour son Etat tout-puissant.

En fait, explique Newsweek, ce n'est ni un accès soudain de francophilie, ni une révolution économique. Face à la crise, les Etats-Unis redécouvrent qu'un secteur public puissant peut coexister avec le marché :

"Cela ne veut pas dire que les bérets seront à la mode ce printemps, ou qu'Obama a promis de mettre un croissant dans tous les grille-pain. Mais simplement que le débat politique a changé d'orientation, comme il le fait de temps en temps, et que dans l'avenir immédiat, les Américains ne se demanderont plus s'ils doivent avoir un système économique mixte, mais comment diriger un tel système."

George Bush, le premier des socialistes

Newsweek prend un malin plaisir à le souligner : ce n'est pas vraiment Obama qui a converti les Etats-Unis au socialisme, mais son prédécesseur. Ultra-libéral, George Bush ? Jusqu'à la crise, peut-être. Mais il n'a pas hésité à nationaliser Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants du crédit immobilier, ou à dicter leur conduite aux banques.

Newsweek ne s'arrête pas à ces mesures d'urgence. En fait, malgré les efforts de Ronald Reagan dans les années 80, le budget de l'Etat a continué à augmenter. Et le mouvement devrait s'accélérer :

"Il y a dix ans, le budget du gouvernement représentait 34,3% du PIB, contre 48,2% dans la zone euro -un écart d'environ 14 points. En 2010, il devrait atteindre 39,9% du PIB, contre 47,1% dans la zone euro -un écart de moins de 8 points. Et l'augmentation du budget dans les dix prochaines années nous fera devenir de plus en plus français."

"Socialiste" n'est plus un gros mot

Dommage pour les Républicains, qui devront renoncer à certains de leurs arguments favoris. Pendant la campagne présidentielle, John McCain avait accusé Obama de socialisme, avec le succès que l'on sait. "Socialiste", c'était aussi une des insultes de Joe le plombier, ce vrai-faux plombier venu rappeler à l'Amérique les bienfaits de l'économie de marché.

Obama n'a pas tardé à confirmer le virage à gauche. Notamment en décidant de plafonner à 500 000 dollars le salaire des patrons qui bénéficient d'une aide publique

Alors, socialiste, l'Amérique ?

"Nous restons un pays de centre-droit par de nombreux aspects, notamment culturels. Et une fois la crise passée, notre instinct nous poussera à revenir vers un type de capitalisme plus ouvert au marché."

http://eco.rue89.com/2009/02/08/obama-convertit-lamerique-au-socialisme-a-la-francaise
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 10 Fév - 14:52

Et pendant ce temps-là...



Automobile : un prêt de six milliards pour Renault et PSA
Le gouvernement dévoile aujourd'hui son plan d'aide au secteur.


Cette aide sera accordée sous forme de prêt à taux préférentiel et en contrepartie, les deux groupes s’engagent à ne pas licencier et à ne pas fermer de site en France, indiquent les deux quotidiens.

Les montants prêtés pourraient être supérieurs à ces 6 milliards si l’Etat vient aussi soutenir le constructeur de camions Renault Trucks, également en crise et détenu par AB Volvo, ajoute les Echos.

Fin janvier, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Luc Chatel, avait détaillé les contreparties attendues par l’Etat : pas de fermeture d’usine en France, un engagement de soutien aux sous-traitants et la suppression des bonus et des dividendes pour les dirigeants et actionnaires.

Renault et PSA promettent de verser un dividende modéré et les bonus des patrons des deux groupes seront réduits, ajoutent-ils.

L’Etat a déjà débloqué en décembre une enveloppe de prêts à taux réduit de 1 milliard d’euros pour les filiales de crédit des deux constructeurs automobiles. Il a aussi institué une prime à la casse pour encourager le renouvellement du parc automobile.

www.liberation.fr/economie/0101318045-automobile-six-milliards-pour-renault-et-psa

Jean François Probst : "Un parfum de capitalisme vérolé"
Sarkozy est complètement à la ramasse
http://www.wat.tv/video/pourquoi-sarkozy-est-ramasse-19b06_ovzl_.html cyclops

Quand Sarkozy dit n’importe quoi pour justifier les cadeaux aux banques, acte II

Sarkozy est coutumier des approximations et des erreurs en matière économique. Lors de ses voeux aux parlementaires, il n'a pas hésité à dire n'importe quoi pour justifier son plan d'aide aux banques qui s'est révélé être très soft pour les établissements financiers. Lors de son intervention télévisuelle de jeudi soir, il a réitéré en quelques mots ce mélange d'approximation et d'erreur, énoncé sur un ton péremptoire. (...)
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/02/quand-sarkozy-d.html
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Orwelle



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MessageSujet: EXTRAITS   Jeu 12 Fév - 3:02



L’anarchie néolibérale, responsable de la crise

par Laurent Pinsolle

La crise actuelle n’est pas seulement le résultat de l'abus de subprimes ou du comportement individuel de quelques traders. Elle est la conséquence directe des excès de la déréglementation.

Aux racines du mal : une triple déréglementation
les tenants d’une liberté économique sans limites sont parvenus à mettre en place une triple déréglementation, monétaire, commerciale et financière...

La libéralisation financière pousse ainsi celle du commerce puisque les multinationales qui investissent à l’étranger cherchent ensuite à exporter. La libéralisation monétaire pousse la libéralisation financière pour permettre aux entreprises de se couvrir contres les évolutions erratiques du cours des monnaies.

la fin de la convertibilité du dollar en 1971 a accéléré la financiarisation de l’économie (le marché des devises est le premier au monde). Puis, les accords commerciaux se sont multipliés pour démanteler les barrières douanières et assurer une circulation la plus libre possible des biens. Enfin, les années 80 ont vu une accélération de la déréglementation financière jusqu’à ce que les échanges financiers soient 50 fois plus importants que ceux de marchandises.

Les trois conséquences de la déréglementation
La première a été un gonflement incontrôlé de l’endettement (des ménages et des Etats), permis par le manque d’encadrement des pratiques financières. Les excès de cette libéralisation sont particulièrement bien illustrés par les excès du marché de l’immobilier subprimes aux Etats-Unis.

La deuxième conséquence est une amplification radicale du caractère cyclique de nos économies et la multiplication des crises : krach boursier en 1987, crise économique du début des années 90 (conséquence d’une bulle immobilière), crise asiatique de 1997, bulle Internet de 2001, subprimes en 2007.

La troisième conséquence est une hausse des inégalités. Le libre-échange non régulé des pays développés avec les pays émergents provoque une déflation salariale et une hausse du chômage... la soumission accrue des entreprises au diktat du marché. les entreprises s’accaparent une part toujours plus grande de la richesse au détriment des salaires.

Pire, les trois conséquences de la déréglementation se renforcent entre elles. En effet, c’est bien la hausse des inégalités aux Etats-Unis qui a provoqué la catastrophe des subprimes puisque les ménages modestes ont compensé par l’emprunt la baisse de leur pouvoir d’achat à cause à la déréglementation financière. Et c’est la déréglementation monétaire et financière qui pousse les pays d’Asie à engranger des excédents colossaux pour se protéger des marchés, créant d’énormes déséquilibres financiers mondiaux.



Une guerre sémantique et philosophique
les tenants du système ont gagné une partie de la bataille en parvenant à qualifier la destruction de la réglementation économique issue de l’après-guerre des beaux noms de mondialisation, globalisation ou déréglementation. il nous revient de qualifier ce qu’est vraiment cette évolution de ce capitalisme sauvage : la loi de la jungle, la loi du plus fort ou l’anarchie néolibérale.

certains ont réussi à faire passer ce retour en arrière pour moderne. Il s’agit d’une arnaque [car il y a] volonté de retour du capitalisme à l’état de nature, d’un déni de tout ce qui fait l’humanité, l’abandon du processus de civilisation où le bien commun et la solidarité l’emportent sur les calculs égoïstes individuels.

La crise leur fait perdre une bataille, mais ils n’ont pas encore perdu la guerre…

www.marianne2.fr/L-anarchie-neoliberale,-responsable-de-la-crise_a174997.html

http://pourceau.files.wordpress.com/2008/08/20070919.jpgl cyclops
http://pourceau.files.wordpress.com/2008/08/rockefeller.jpgl
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 18 Fév - 1:31



Nouvelle affaire d'escroquerie à la Bourse de New York

Moins de trois mois après l'arrestation de Bernard Madoff, le gendarme de la Bourse américaine (SEC) vient de mettre au jour une nouvelle escroquerie de grande ampleur. La justice américaine a gelé les actifs d'un financier texan, Robert Stanford, accusé par la SEC d'avoir monté un stratagème lui permettant de vendre 8 milliards de dollars de produits financiers en promettant des rendements exceptionnels.

Selon la SEC, la société Stanford International Bank, basée à Antigua, avait vendu pour quelque 8 milliards de dollars de certificats de dépôt en promettant aux investisseurs des "taux d'intérêt improbables et non justifiés". Tout comme Bernard Maddof, cette société mettait en avant sa "stratégie d'investissement exceptionnelle" pour justifier des retours sur investissements à deux chiffres pendant 15 ans.

Cette affaire de fraude est la plus importante révélée aux Etats-Unis depuis l'arrestation en décembre du financier new-yorkais Bernard Madoff, accusé d'avoir monté une escroquerie atteignant 50 milliards de dollars.

www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/17/nouvelle-affaire-d-escroquerie-a-la-bourse-de-new-york_1156808_3234.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 21 Fév - 2:00



Russie : manifestations contre les vagues de licenciements

Des centaines de personnes ont manifesté dans plusieurs grandes villes de Russie. Elles ont protesté contre les vagues de licenciements massifs qui frappent le pays au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans la crise économique.

Il s’agit du plus important mouvement de protestation à thème social organisé en Russie depuis la manifestation de Vladivostok fin décembre, qui s’était soldée par l’arrestation mouvementée de quelque 200 personnes.

Les rassemblements se sont déroulés dans le calme. Le plus important a eu lieu à Saint-Pétersbourg, où environ 500 personnes se sont retrouvées au pied d’une statue de Lénine près d’une des gares de la ville.

Les manifestants scandaient des slogans comme "Les travailleurs ne doivent pas payer pour la crise" ou "Cessez de poursuivre les militants des droits du travail".

La Russie est durement frappée par la crise économique et les chiffres du chômage ont spectaculairement augmenté ces dernières semaines en dépit des efforts du gouvernement pour soutenir le secteur industriel. Le nombre de chômeurs s’élevait à 5,8 millions fin décembre, selon l’Office de statistiques Rosstat.

14 février 2009
www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090214214406818172194810700_brf046.xml
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article80394
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 21 Fév - 2:11



Le krach du libéralisme

Ces articles du Monde diplomatique survolant plusieurs décennies illustrent parfaitement l’adage : « Plus ça change... » [...]

Entre 1992 et 2007, la taille du marché financier a été multipliée par cent cinquante. Rien de tel qu’une cohorte de banquiers pour imaginer des produits toujours plus exotiques, au point de devenir incompréhensibles pour leurs propres inventeurs. Peu importe : en les fourguant aux quatre coins de la planète, les « petits génies » ont depuis longtemps engrangé des profits et des bonus faramineux, sans se soucier des champs de ruine où errent leurs victimes hagardes. Les banquiers anglais ont beau concourir hardiment (ils figurent, plutôt sinistres, dans les photographies de ce Manière de voir), la palme en matière d’innovation revient aux golden boys américains, capables de vous confectionner une crise en moins de deux.

Jugez-en : rien que depuis l’intronisation du néolibéralisme dans les années 1980, ils ont provoqué aux Etats-Unis l’effondrement des caisses d’épargne, la chute vertigineuse (— 22 % en une journée) de la Bourse en 1987 et l’éclatement de la bulle « nouvelle économie » en 2000 ; événements servant de répétitions générales pour le krach mondial de 2008. De cette navrante histoire financière, on constate que personne n’apprend jamais rien. C’est toujours la même antienne : manipulations, prises de risques éhontés et enrichissement en haut ; crédulité, ignorance, naufrage en bas ; finance devenue folle par la facilité du crédit ; foi touchante dans les marchés supposés capables de livrer clés en main le paradis sur terre ; gouvernements complices, voire criminels. Puis retour à la case départ, amnésie générale et hop ! En route vers la prochaine débâcle. [...]

Susan George
www.monde-diplomatique.fr/mav/102/




Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde

De l’Amérique de Reagan à la France de Mitterrand, en passant par la Nouvelle ­Zélande, les transformations économiques du dernier quart de siècle n’ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 1980, les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c’est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c’est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu’il n’y ait « plus d’alternative ». D’autres interprétations des événements auraient suggéré d’autres remèdes, mobilisé d’autres forces sociales, débouché sur d’autres choix. La « mondialisation », ce fut aussi ce long labeur intellectuel de construction de la « seule politique possible » que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes d’un bout à l’autre de la Terre.

Inspirées par des théoriciens de l’université de Chicago, dont l’influence sera considérable au Chili, en Grande Bretagne et aux Etats Unis, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d’un système d’économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.


www.monde-diplomatique.fr/livre/grandbond/
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 21 Fév - 2:56



Partage de la valeur ajoutée
Touchez pas aux profits !


Devant l’évidence de la crise – et plus encore celle de la montée du mécontentement –, M. Nicolas Sarkozy a dû reconnaître que le pouvoir d’achat n’était pas une question accessoire. [...]

Au total, les mesures proposées représenteraient, selon le président de la République (il faut attendre les modalités concrètes pour vérifier) 2,6 milliards d’euros. A comparer avec les 15 milliards du « paquet fiscal », incluant le « bouclier » du même nom, ou les 63 milliards d’euros précédemment annoncés au nom de la relance de l’investissement… Sans oublier les projets de nouvelles réductions des contributions patronales, qui seront compensées par une hausse des impôts pour tous : suppression de la taxe professionnelle d’ici 2010 (11,4 milliards d’euros) ; exonération des cotisations servant pour les allocations familiales (30 milliards d’euros) (1).

Mais surtout, les mesures sarkozystes ne touchent pas aux fondements même de la crise, née de la déflation salariale et d’une montée sans précédent des inégalités. Avant de faire de la mousse médiatique autour d’un éventuel partage des profits grâce à l’intéressement (exonéré de cotisations sociales), mieux vaudrait se poser la question d’un rééquilibrage du partage des richesses créées : la valeur ajoutée (2). Le patronat et ses porte-voix politiques s’y opposent – ce que l’on peut comprendre. Plus surprenante est la ronde des « experts » et des journaux se prétendant de gauche qui se joignent au concert : « Partage salaire-profit : Hamon et Besancenot s’indignent un peu vite », titre Libération (18 février 2009). [...]

Les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) témoignent d’une autre réalité. La part des salaires augmente lentement de 1960 à 1970, passant de 66,3 % à 69,7 % de la valeur ajoutée brute ; puis elle grimpe plus rapidement (notamment après les hausses de 1968) pour atteindre 74,1 % de la valeur ajoutée en 1982. Après le tournant de la rigueur de 1983, elle chutera à 63,5 % en 1998, avant de remonter très légèrement depuis. En 2007, elle était de 65,1 %. Encore ces données comprennent-elles les très hauts salaires des dirigeants d’entreprises, qui ont augmenté plus vite que le salaire moyen. [...]

Au détriment des salaires
et des investissements


Puis s’est enclenchée la mécanique de la déréglementation du travail (temps partiel, annualisation…) et de la baisse continue des indemnités chômage. Enfin, la dérégulation financière est venue parachever le tableau. Progressivement, la Bourse et les actionnaires vont remplacer les banques qui, avec l’aide de l’Etat, financent à bas coût les projets – il existe alors plus de 250 types de prêts bonifiés pour les entreprises. L’opération se fera en plusieurs étapes, via des réformes mises en œuvre aussi bien par le gouvernement socialiste que par la droite (création d’un second marché pour favoriser l’introduction en Bourse d’entreprises moyennes, exonérations fiscales pour les obligations et actions, levée du contrôle des changes, fin de la séparation du rôle des banques commerciales qui distribuent le crédit et de celui des banques d’investissements spécialisées dans les placements — les deux concentrant leurs activités sur les opérations financières).

Le pouvoir des actionnaires s’est renforcé (Le Monde diplomatique publie dans son numéro de mars, en vente à partir du 28 février, un article d’Isabelle Pivert sur ces mécanismes). De fait, la part des dividendes versés dans la valeur ajoutée est passée de 3,2 % en 1982 à 8,5 % en 2007. Au détriment des salaires, mais également des dépenses de recherche et de développement, de l’investissement matériel qui a stagné en France durant cette période. Selon l’économiste de la Confédération générale du travail, Nasser Mansouri-Guilani, « en 2007, le montant des dividendes versés et de l’investissement productif réalisé par les entreprises non financières était respectivement de 227 milliards et de 209 milliards d’euros (3) ».

Certes, cette priorité donnée aux détenteurs du capital n’est pas propre à la France. Entre 1980 et 2006, note une étude de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), « la part des salaires dans la valeur ajoutée est tombée de 67 % à 57 % en moyenne dans les pays les plus riches (4) ». Les salariés français s’en sortent plutôt moins mal. Mais il n’y a pas de fatalité à ce qu’ils s’alignent sur les modèles les plus libéraux et… les plus en crise.

Martine Bulard
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-02-20-Touchez-pas-aux-profits
http://www.liberation.fr/economie/0101320157-partage-salaire-profit-la-gauche-s-enlise
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 24 Fév - 6:50



Le secrétaire général de l'Elysée dirigerait Caisse d'Epargne - Banque Populaire
«Etat Sarkozy, patronat Sarkozy»


L'Etat va injecter de 2,5 à 5 milliards d'euros sous la forme de prêts subordonnés dans le nouvel ensemble issu de la fusion Caisse d'Epargne - Banque Populaire, qui doit être annoncée cette semaine. Le prêt subordonné est un prêt qui, en cas de mise en liquidation, ne doit être remboursé qu'après indemnisation de tous les créanciers.

François Pérol est pressenti pour prendre la direction de cette nouvelle entité bancaire. Plusieurs hommes politiques se sont émus de cette probable nomination, estimant qu'un responsable d'une administration qui a eu à connaître très directement d'un dossier ne peut être nommé à la tête de l'entreprise au coeur de ce dossier.

Ainsi, interrogé sur Radio J, Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, estime que «ce n'est pas que l'Etat Sarkozy, c'est le patronat Sarkozy».

François Bayrou affirme, lui, que cette nomination est «illégale». «Cela signifie que Nicolas Sarkozy et ses proches reprennent au plus haut degré les pires habitudes de mélange entre l'Etat, le pouvoir et ses clans et le monde économique», dénonce le président du MoDem.

Pour le centriste Jean Arthuis, ancien ministre des Finances, si cette nomination «avait tout de même lieu, ce serait extrêmement choquant».
www.liberation.fr/economie/0101321233-un-proche-de-sarkozy-a-la-tete-de-caisse-d-epargne-banque-populaire
www.lepost.fr/article/2008/10/18/1291497_perte-de-600-millions-a-la-caisse-d-epargne-ce-n-est-pas-une-affaire-kerviel-bis.html




Sarkozy nous endette pour épargner les riches
Par Jean Matouk, Economiste

Le président de la République a donc décidé de dépenser 2,6 milliards d’euros, en faveur des personnes les moins favorisées* atteintes par les conséquences de la crise économique.

Ce sont elles qui sont visées par l’augmentation du taux de couverture du chômage partiel de 60% à 75%, la prime de 500€ pour les jeunes travailleurs n’ayant pas acquis de droits aux indemnités de chômage, les bons d’achat de 200€ et les 150€ versés aux familles percevant l’allocation de rentrée scolaire.

Par ailleurs, sont aussi visées les personnes censées appartenir au bas des revenus moyens et qui seront exemptées des deux tiers de l’impôt 2009, soit une somme allant de 30 à 600 euros selon le nombre de parts fiscales. De plus, il a accepté l’idée, suggérée par la CFDT, de créer un fonds social d’ampleur destiné à une grande opération de formation des chômeurs, dont l’Etat financera la moitié.

Rien à redire à cela !

En période de grandes difficultés, il faut effectivement se soucier en priorité des moins favorisés.

Mais il a été clair dans l’allocution présidentielle que ces mesures seraient financées par un endettement supplémentaire de l’Etat ; le déficit des administrations publiques, compte tenu de celui de la sécurité sociale, elle aussi atteinte par la baisse des rentrées de cotisations, de 15 milliards, s’élèvera, en 2009, à 5,5% du PIB.

La Commission européenne n’a donc pas tardé à réagir en lançant un avertissement à la France, comme à l’Espagne, à la Grèce et à l’Irlande, estimant que leurs déficits budgétaires de 2008 étant déjà supérieurs à 3%, les nouvelles mesures transgressent trop les règles propres à la zone euro.

Emballement du déficit

Il n’appartient pas à la Commission européenne de pointer les mesures qu’elles jugeraient exagérées, vu la situation budgétaire de départ, mais le citoyen français, lui, ne peut pas ne pas penser aux baisses d’impôts que Nicolas Sarkozy a octroyées, en juillet 2007 aux plus favorisés. Ajoutons, pour être juste, que le mouvement avait été enclenché par le gouvernement précédent (moins 5% en 2002 et moins 6% dans le budget de 2007).

Alors même que, tant en 2006 que 2007, les administrations publiques présentaient déjà des déficits de plus de 2,5%. Inévitablement, le cadeau de juillet 2007 devait déjà, à lui seul, conduire au-delà des fatidiques 3% en 2008.

Dans les circonstances difficiles que nous vivons la « justice », que le Président évoquait hier soir, si elle n’est pas qu’un argument médiatique, aurait voulu que l’on demande aux plus aisés d’entre nous de financer cet effort en faveur de ces Français menacés et appauvris par la crise .



Pourquoi ne pas faire financer cet effort par les classes aisées ?

L’annulation des dispositions fiscales de la loi de juillet 2007, voire de celles d’avant, dégagerait aisément plus de deux fois ce que vont coûter les mesures annoncées hier, fonds social inclus.

D’une part, cela permettrait de distribuer aux moins favorisés et de former les chômeurs, sans accroître encore la dette publique. D’autre part, cela matérialiserait une solidarité plus nécessaire que jamais dans cette période difficile, compte tenu d’une augmentation sans précédent des inégalités depuis vingt ans.

Le même raisonnement vaut d’ailleurs pour les Antilles. Le gouvernement vient finalement de céder en partie à la revendication salariale du collectif guadeloupéen LKP, en prévoyant le versement, par les employeurs, d’une prime de 30 à 150 euros aux titulaires des plus bas salaires, avec compensation par l’Etat sur les charges.

Les grosses entreprises antillaises pourraient payer

Pourtant, les plus grosses entreprises antillaises peuvent supporter le plus gros de cette prime. Et pour les PME, une augmentation de l’impôt sur le revenu personnel des plus hauts contribuables de ces territoires, déjà allégé par rapport à la Métropole, serait tout à fait légitime.

Ils ont assez souvent bénéficié de la manne du gouvernement français au moindre accident climatique sur les bananes et accumulé assez de profits sur la distribution du carburant et les hypermarchés qu’ils contrôlent, pour financer cet effort légitime en faveur des plus défavorisés des deux îles.

Mais Nicolas Sarkozy vise 2012. Il n’oublie pas que le cœur de son électorat, celui autour duquel il peut reconstruire une majorité par son talent médiatique, c’est une droite française particulièrement rétive à l’impôt.

Il sait qu’il aura absolument besoin d’elle en 2012 et qu’elle ne lui pardonnerait pas de lui imposer ce geste de solidarité fiscale. Il nous pense, par contre, électoralement mithridatisés contre le poison du déficit des administrations publiques que nous subissons depuis 25 ans sans discontinuer.

Il préfère donc tirer sur l’avenir une traite de plus, et jongler avec des sanctions européennes, qui, en ce qui le concerne, compte tenu de sa gestion, seraient pourtant parfaitement méritées.

www.rue89.com/matouk/2009/02/20/sarkozy-nous-endette-pour-epargner-les-riches


* "Justice", un nouveau mot découvert par sarkozy.
Si la justice est sur toutes les lèvres ministérielles, il faut noter que Nicolas et le chœur de pleureuses lui faisant écho se gardent bien d’y accoler le seul mot qui pourrait lui donner du sens, l’adjectif « social »
www.article11.info/spip/spip.php?article308



Et pour les actionnaires de BNP Paribas, c'est 900 millions dans les poches !

Je vais me répéter, mais les banquiers continuent à adresser un magnifique bras d'honneur aux contribuables. Après Société générale hier, c'est BNP Paribas qui publiait ses comptes ce matin. Et qui a annoncé le versement d'un dividende. Il est en baisse, certes, mais il est loin d'être nul. Au total, c'est 912 millions d'euros qui vont être versés aux actionnaires.

Résumons pour ceux qui n'ont pas suivi les épisodes précédents. Une crise financière, l'Etat qui présente un plan d'aide de 360 milliards d'euros, dont 40 milliards destinés à renforcer les fonds propres des établissements, et qui, en décembre, verse une première tranche de 10,5 milliards avec de faibles contreparties. Puis, en janvier, Sarkozy annonce le versement d'une deuxième tranche de 10,5 milliards, mais indique qu'il est hors de question que cet argent aille aux actionnaires.

Il explique, lors de ses voeux aux parlementaires : "Plus les banques ont des fonds propres plus elles prêtent. Donc les banques, on leur prêtera de l’argent pour augmenter leurs fonds propres pour qu'elles puissent prêter d’avantage."

Lors de ses voeux aux forces économiques, il évoque de "nouveaux engagements" des banques en matière de dividende : "S’agissant des dividendes, lorsque l’Etat interviendra, ces entreprises et leurs actionnaires doivent naturellement adopter de nouvelles pratiques en matière de distribution des résultats et de rachat des actions. Les rachats d’action sont incompatibles avec l’objectif de renforcement des fonds propres".

Mais, quand il s'agît de négocier directement avec les établissements, le président recule. On laisse les banques faire ce qu'elles veulent en matière de dividendes.

Pour Socgen et BNP Paribas, toutes les deux bénéficiaires, le choix est simple. "Il faut récompenser les actionnaires qui ont souffert de la baisse de l'action". Donc, on verse un dividende.

Socgen va ainsi verser 700 millions d'euros à ses actionnaires (un coupon de 1,2 euros pour 580 millions d'actions). Pour BNP Paribas, c'est 912 millions (un coupon à 1 euro pour 912 millions d'actions).

Lors des résultats, Baudoin Prot, le directeur général de BNP Paribas, a argumenté que le dividende était en baisse : de 60% (il était de 3,35 euros l'année dernière) et que le taux de distribution (la part distribuée par rapport au bénéfice réalisé) était de 33%. Ce qui fait que "deux tiers du résultat seront utilisés pour renforcer les fonds propres et investir" (phrase qu'avait prononcée à l'identique hier Frédéric Oudéa, son homologue de la Société générale). "Il s'agît d'une politique de distribution responsable", a ajouté Prot.

Faisant face, par avance, aux critiques, Prot s'est élevé contre l'image détestable des banquiers véhiculée par les politiques ou les médias. N'hésitant pas à faire dans l'emphase (ce qui est assez inhabituel) : "En matière d'opprobre et de mise au pilori, on a franchi la limite du supportable", a-t-il déclaré. Neutral

Mais ce que s'est bien gardé de dire le patron de BNP Paribas, c'est que le taux de distribution était en fait dans la norme de la banque de ces dernières années. En 2000, il était de 24,5%. Ensuite il a progressé régulièrement pour atteindre 40,3% en 2006. En 2007, petite baisse à 39,8%. Pour 2008, la baisse est donc d'à peine six points. Pas énorme pour un exercice qui s'est déroulé lors de pire année pour la finance depuis la crise de 1929.

Comme disait un commentaire pour le précédent post, donnez-moi l'adresse des actionnaires des banques. Au lieu de payer mon tiers provisonnel aux impôts, je vais leur verser directement ce qui leur revient !

Nicolas Cori
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/

La Société Générale enregistre 2 milliards d'euros de profits en 2008

Forte de ce bon résultat, la banque de Frédéric Oudéa compte distribuer 36 % de cette somme en dividendes contre 45 % les années précédentes.
www.lepoint.fr/actualites-economie/la-societe-generale-enregistre-2-milliards-d-euros-de-profits-en/916/0/318257



Plus de 54 milliards d'euros versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40

Les dividendes versés aux actionnaires n'ont enregistré qu'un très léger recul, totalisant 54,2 milliards d'euros contre 57,2 milliards en 2007, selon Les Echos de vendredi 13 février.
www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/13/plus-de-54-milliards-d-euros-verses-aux-actionnaires-des-entreprises-du-cac-40_1154695_3234.html

Le taux du Livret A passe à 2,5%
Le rendement du placement refuge des Français est passé de 4 à 2,5%.
www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2362468&rubId=4079
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 25 Fév - 2:15



Un licenciement à trois francs six sous
Une caissière de supermarché allemande licenciée pour détournement présumé de 1,30 euro en bons de consigne.

L’histoire n’est pas sans rappeler celle des caissières d’Auchan.
Mais cette fois-ci, l’histoire se passe en Allemagne. Barbara E., caissière de supermarché de 50 ans, a été renvoyée, après 31 ans passés au sein de la chaîne Kaiser’s, parce qu’elle aurait détourné 1,30 euro en bons de consigne.

Son licenciement vient d’être confirmé mardi, en deuxième instance, par le tribunal du travail de Berlin-Brandebourg. Rendu devant une salle d’audience comble, le jugement a été accueilli par des cris de protestation - «Justice de classe !» - et suscite une vive indignation outre-Rhin. La Confédération allemande des syndicats (DGB) a dénoncé une décision qui «tire au canon sur des moineaux». (...)


Ici bat un coeur Rolling Eyes

«Intérêt à punir un syndicaliste»

Mais selon la DGB, un doute sérieux plane sur l’enseigne Kaiser’s, pour qui existait «un fort intérêt à punir ici quelqu’un qui s’était engagé comme syndicaliste».

Car à la fin 2007, Barbara E. avait mené un mouvement de grève dans son supermarché pour réclamer de meilleures conditions de travail. (...)
www.liberation.fr/societe/0101321528-un-licenciement-a-trois-francs-six-sous

En plus, la chaîne Kaiser's est épinglée par les écolos pour ses fruits et légumes pleins de pesticides
http://de.greenpeace.bimp-asp.de/forum/20647.html?print&PHPSESSID=c73f2f6db300205a829d5e1ae91b8

Barbara Emmely, caissière
Ne pas se laisser broyer
www.taz.de/1/leben/koepfe/artikel/1/nicht-unter-die-raeder-kommen/

Elle aurait dû voler 1,3 milliard, en tant que banquière.
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MessageSujet: EXTRAITS   Mer 25 Fév - 19:43



Ne nous fions pas aux banquiers

par Esther Duflo, professeure au MIT et au Collège de France (chaire «Savoirs contre pauvretés»).

les économistes qui appellent à la nationalisation sont de plus en plus nombreux.

L’argument le plus entendu en faveur de la nationalisation des banques est comptable. Leurs pertes sont tellement importantes (l’époque des milliards est passée : nous comptons maintenant en trillions !) que seul le gouvernement est en position de sauver le système financier en investissant massivement dans les banques malades.

Mais les droits du contribuable doivent être protégés : l’Etat ne peut devenir actionnaire principal des banques sans s’assurer leur contrôle.

Il y a donc un autre argument, implicite ou explicite, en faveur de la nationalisation des banques : nous ne pouvons pas faire confiance aux banquiers pour ne pas partir avec la caisse, et encore moins pour dépenser quelque aide que ce soit dans l’intérêt général.

La titrisation des emprunts a été identifiée comme un des facteurs déclenchants de la crise.

Deux économistes de Chicago ont pu montrer que cela avait eu lieu, à partir d’une analyse fine des emprunts non remboursés (1). Ainsi, ils ont constaté que la croissance des emprunts non remboursés a été particulièrement forte entre 2002 et 2007 dans les endroits où les prêts ont été titrisés en plus grand nombre et vendus à des institutions financières autres que des banques (des fonds d’investissement par exemple) : cela suggère que les banques ont profité du manque d’expertise de ces nouveaux acheteurs pour leur vendre au prix fort des emprunts qu’elles savaient fragiles.

Les banques ont gardé (ou vendu à d’autres banques), les titres les plus sûrs.

Une autre étude confirme cette suspicion (2).

Tout cela suggère que les hésitations de ces dernières semaines sont coûteuses. Elles laissent le temps aux banques de sauver le plus possible de ressources pour leurs actionnaires, aux dépens du contribuable. Tout indique qu’elles sont capables de le faire.

(1) Atif Mian et Amir Sufi : «The Consequences of Mortgage Credit Expansion. Evidence from the 2007 Mortgage Default Crisis», université de Chicago.
(2) Benjamin Keys et al. : «Did Securitization Lead to Lax Screening ? Evidence from Subprime Loans», université du Michigan.

www.liberation.fr/economie/0101321432-ne-nous-fions-pas-aux-banquiers

Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a dévoilé le mardi 10 février un nouveau plan de soutien au secteur financier, destiné à décharger les banques d'actifs à risques et à faciliter le crédit aux entreprises et aux ménages, d'un montant potentiel de plus de 2.000 milliards de dollars.
www.rfi.fr/actufr/articles/110/article_78244.asp

Avec recovery.gov , le nouveau site lancé par Barack Obama, la nouvelle administration veut jouer la carte de la transparence et permettre aux contribuables américains de suivre à la trace chaque cent dépensé dans le cadre des 787 milliards de dollars alloués au plan de relance de l'économie américaine
www.recovery.gov/
www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/un-site-internet-trace-le-plan-de-relance-americain-centime-par/1781/0/320374
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 17 Mar - 11:48


Christophe de Margerie

Total licencie
Fillon vole au secours de Total

Le Premier ministre prend le contre-pied de Wauquiez, qui s’était dit «scandalisé» par le plan de suppression de 555 postes du pétrolier.
www.liberation.fr/economie/0101555321-fillon-vole-au-secours-de-total
http://eco.rue89.com/2009/03/09/laurent-wauquiez-a-total-en-travers-de-la-gorge


Madoff veut conserver une part de sa fortune

170 milliards de dollars au total auraient transité par le fonds Madoff depuis les années 1980. Au final, le liquidateur judiciaire chargé de l'affaire, Irving Picard, n'a pu retrouver que 950 millions de dollars dans la firme Madoff, une partie en cash, une autre en titres...
www.liberation.fr/economie/0101555031-une-fraude-a-l-ampleur-non-mesuree
www.lepoint.fr/actualites/l-escroc-du-siecle-bernard-madoff-place-en-detention/916/0/324343


La crise financière fait aussi des heureux : les politiciens et banquiers qui capitalisent sur la débâcle

Sarkozy, ce héros qui non content d’avoir «arrêté l’Armée rouge» cet été, comme il aime le dire en privé, s’en va maintenant «moraliser et refonder le capitalisme»… L’ennui, c’est que, pour l’heure, les Français ne semblent pas se rendre vraiment compte de la chance qu’ils ont.
ils ont remarqué que la croissance que le Président disait vouloir «aller chercher avec les dents» s’est transformée, d’après les normes de l’Insee, en récession.

Persuadé donc que cette crise ne le dessert pas politiquement, Nicolas Sarkozy prend son pied. «On travaille pour le livre d’histoire», a-t-on coutume de dire à l’Elysée.
après la crise et le retournement de conjoncture, la reprise économique devrait être à son apogée au début de 2012, date de la prochaine présidentielle. C’est tout bénef.

6 octobre 2008
www.liberation.fr/politiques/0101121456-ceux-qui-capitalisent-sur-la-debacle


Les élites de la finance n’ont aucune honte
www.legrandsoir.info/spip.php?article7954



Le G20 s'attaque à la crise

Les ministres des finances réunis ce samedi ont dit vouloir prendre «toutes les mesures nécessaires». Ils soulignent le «besoin urgent» d'augmenter les ressources du Fonds monétaire international (FMI).
www.liberation.fr/economie/0101555453-le-g20-s-attaque-a-la-crise



Crise économique : le FMI persiste et signe

par Éric Toussaint et Damien Millet

Pourquoi changer une politique qui conduit à la faillite, lorsque les victimes sont les autres ? Telle est la question qui se pose au Fonds monétaire international et à laquelle il ne répondra pas. Au contraire, sous la houlette de Dominique Strauss-Kahn, le FMI entend utiliser la crise pour réduire. un peu la marge de manœuvre des États pauvres. Pour Damien Millet et Eric Toussaint, responsables du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde), il faut dissoudre sans attendre une institution internationale qui a conçu ses prêts comme un moyen de domination.(...)

Ne pouvant nier leurs échecs, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) prétendent avoir abandonné les politiques néolibérales connues sous le nom de « consensus de Washington ».

Pendant des décennies, elles ont imposé aux forceps des mesures de déréglementation et des programmes d’ajustement structurel qui ont conduit immanquablement à l’impasse actuelle. C’est un réel fiasco pour la Banque mondiale et le FMI qui doivent maintenant répondre de leurs actes devant l’opinion publique mondiale.

De surcroît, leurs prévisions économiques ne sont pas fiables : en novembre 2008, le FMI pronostiquait une croissance mondiale à 2,2% pour 2009, avant de la revoir à la baisse à 0,5% en janvier, puis de l’estimer finalement négative en mars. En fait, ses experts défendent la cause des grands créanciers face aux citoyens dont les droits fondamentaux sont de moins en moins garantis.

Sous la pression du FMI dirigé par Dominique Strauss-Kahn, plusieurs pays confrontés aux effets de la crise s’en sont pris aux revenus des salariés et des allocataires sociaux. La Lettonie a imposé une baisse de 15% des revenus des fonctionnaires, la Hongrie leur a supprimé le 13e mois (après avoir réduit les retraites dans le cadre d’un accord antérieur) et la Roumanie est sur le point de s’engager aussi dans cette voie. La potion est tellement amère que certains gouvernements hésitent. C’est ainsi que l’Ukraine a récemment jugé « inacceptables » les conditions imposées par le FMI, notamment le relèvement progressif de l’âge de mise à la retraite et la hausse des tarifs du logement.

Pour répondre à la crise des années 1930, le président états-unien Franklin Roosevelt avait été amené par la mobilisation sociale à réduire le temps de travail tout en augmentant les salaires, les allocations sociales et les droits des travailleurs, notamment en garantissant le droit de syndicalisation. Avec le New Deal, Roosevelt avait mis en place une réforme fiscale qui augmentait les prélèvements sur le capital. Le « socialiste » Dominique Strauss-Kahn est bien loin d’avoir la carrure de Franklin Roosevelt et continue coûte que coûte à défendre l’intérêt des grands créanciers qui l’ont nommé à ce poste lucratif.



Dans cette période de grande déstabilisation monétaire (comme les variations énormes de parité entre le dollar et l’euro depuis un an), le FMI se révèle incapable de proposer la mise en œuvre d’une taxe de type Tobin-Spahn qui réduirait les variations des cours de change en combattant la spéculation et qui permettrait de réunir enfin les fonds nécessaires pour éradiquer la pauvreté et libérer le développement. Pourtant depuis sa création en 1944, l’obligation de favoriser le plein emploi figure explicitement dans les missions du FMI qui agit donc en violation de ses propres statuts. [...]

Cela rend indispensable la recherche d’une nouvelle architecture internationale basée sur le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (1966) et sur la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement (1986). Mais une telle logique ne s’imposera pas sans inversion du rapport de force. Si, sous la poussée des mobilisations populaires, un nombre suffisant de gouvernements ne met pas en place une telle alternative, la Banque mondiale et le FMI seront en mesure de surmonter leur crise en mettant à profit la chute des prix des produits de base pour entraîner les pays exsangues vers une nouvelle dépendance envers leurs crédits, dont la substance visera davantage à sauver le système qu’à satisfaire des critères humains et écologiques.

Pour toutes ces raisons, la seule solution acceptable passe par l’abolition immédiate du FMI et de la Banque mondiale, et leur remplacement par des institutions radicalement différentes, centrées sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux.

Damien Millet, secrétaire général du CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Dette odieuse (avec Frédédric Chauvreau), CADTM/Syllepse, 2006.
Éric Toussaint, président du CADTM Belgique (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.

www.voltairenet.org/article159314.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 17 Mar - 12:47



AIG paie 450 millions de primes aux responsables de sa chute

L’assureur américain reconnaît que le versement est "de mauvais goût" mais se justifie en faisant valoir une obligation légale. Les pouvoirs publics américains ont dû mobiliser plus de 170 milliards de dollars pour éviter une faillite du groupe.

L’assureur américain AIG va verser cette année 450 millions de dollars de primes aux responsables de ses activités financières, ceux-là même qui furent à l’origine de ses pertes historiques de 99,3 milliards de dollars l’an dernier, affirme dimanche 15 mars le Wall Street Journal, amplifiant les informations de plusieurs autres médias.

Ces bonus sont destinés aux cadres de la filiale londonienne AIG Financial Products, qui ont provoqué la chute, puis la nationalisation de l’ancien numéro un mondial de l’assurance, en ayant souscrit des contrats protégeant les investisseurs contre le risque de non-remboursement d’investissements à risque.

Certains des bonus versés ne dépassent pas 1.000 dollars mais sept responsables d’AIG Financial Product devraient recevoir plus de 3 millions de dollars de primes, selon le New York Times.

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/la_crise_financiere/20090315.OBS8941.html


Une faillite d’AIG aurait coûté 11,9 mds USD à Société Générale

Trois institutions ont reçu 70% des 52 milliards de dollars de fonds publics utilisés entre septembre et décembre pour dénouer les positions souscrites par la filiale financière d’AIG : outre Société Générale, il s’agit de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs (12,9 milliards de dollars) et de la banque allemande Deutsche Bank (11,8 milliards de dollars).

Deux autres établissements français auraient pu perdre gros dans la débâcle de l’ancien numéro un mondial de l’assurance : BNP Paribas (4,9 milliards de dollars) et Calyon, la banque d’affaires du Crédit Agricole (2,3 milliards).

www.romandie.com/infos/News2/090315224819.3ejsf2hs.asp
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article82261




Crise systémique : le dollar ne survivra pas
Nouveau dollar et intégration au sein d’unions continentales


par Gilles BONAFI

Dans mes articles n°1 et 2, je me suis attaché à démontrer que la crise actuelle ne pourrait pas avoir de solution économique. Elle nécessite en effet une réponse politique forte (une réponse insuffisante sera choisie), capable de bouleverser de fond en comble les structures monétaires et étatiques actuelles. [...]

la crise va rapprocher les pays d’Asie sinistrés par la crise économique en cours et nous aurons très prochainement un grand pôle asiatique avec une monnaie unique.

Robert Mundell, économiste, a déclaré que l’Asie devrait créer une organisation de monnaie unifiée, le dollar asiatique. en mars 2006, la Banque asiatique de développement (ADB) a annoncé l’idée d’une monnaie asiatique commune virtuelle : l’ACU (Asian currency Unit). N’oublions pas que sa valeur serait calculée à partir de la valeur moyenne (une « monnaie panier ») des principaux pays d’Asie (Chine, Corée du Sud, Japon et membres de l’ASEAN). Je vous rappelle au passage que l’ECU (unité monétaire européenne) est devenu l’euro et nous aurons là aussi un glissement d’une monnaie virtuelle vers une monnaie réelle.

les Etats, qui ne sont plus capables d’assumer seuls les coûts faramineux de la crise, sont obligés de s’intégrer au sein d’unions continentales. Il en sera de même pour les USA qui devront s’associer avec le Mexique et le Canada dans le cadre de l’Union Nord Américaine (North American Union).

Face à l’ampleur de la crise, les USA n’ont plus le choix et doivent accélérer le processus d’intégration du continent nord américain et surtout changer de monnaie.

« Les mesures économiques de Bush et Obama totalisent 1 600 milliards de dollars, et chaque dollar devra être emprunté, sans que personne ne sache où. Cette somme gigantesque va compromettre la valeur de la devise américaine, son rôle en tant que monnaie de réserve, la capacité du gouvernement des États-Unis d’honorer sa dette, ainsi que le niveau des prix. » [...]

Lorsque l’on additionne l’ensemble des dépenses supplémentaires qui devront être effectuées, on se trouve donc très loin des 5000 milliards de l’économiste Nouriel Roubini. Le dollar ne survivra pas à cette épreuve (hyperinflation) et sa chute démarrera bientôt. Les USA changeront alors de monnaie, s’associeront avec le Canada et le Mexique. Une nouvelle devise apparaîtra (dollar nord américain ou améro) qui sera fortement dévaluée par rapport au dollar US (peut être un rapport de 1 à 1O) et qui permettra d’effacer les dettes.

Barack Obama aura ainsi raison car « L’Amérique sortira plus forte de la crise » et comme le phoenix (son emblème) renaîtra de ses cendres.

Nous assistons donc à un vaste remodelage du monde. Je n’ai pas parlé del’Amérique du Sud, qui, pourtant, suivra le même chemin de l’unité dans le cadre du Mercosur avec là aussi une monnaie unique. L’Afrique, quant à elle, mettra plus de temps à s’unifier au sein de l’Union Africaine. Il reste bien évidemment le problème du Proche-Orient, un problème qui sera bientôt résolu par un conflit gigantesque : la troisième guerre mondiale qui permettra de redistribuer les cartes. N’oublions pas que l’Union Européenne est directement issue du second conflit mondial (Ordo ab Chao).

En conclusion, j’ai démontré que la crise actuelle détruit les monnaies nationales et donc par voie de conséquence, les Etats-nations qui se retrouvent dans l’obligation de s’intégrer à de grands ensembles continentaux. Pourtant, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux : la concentration du capital (les 250 plus riches possèdent autant que les 2,5 milliards les plus pauvres), la destruction de notre planète par notre société de consommation et la surpopulation.

La destruction des retraites (15 millions de Britanniques n’auront que le minimum versé par l’Etat, soit 540 livres sterling) et le chômage de masse perdureront. Partout, la protection sociale reculera et se soigner deviendra un luxe. Quant à notre liberté, elle risque fort de disparaître au profit d’Etats de plus en plus sécuritaires.

L’idée de Paul Jorion de créer une nouvelle « constitution pour l’économie » s’impose donc. [...]

www.legrandsoir.info/spip.php?article8185
www.pauljorion.com/blog/?p=165


Vers un 11 septembre monétaire ?
L'agonie du Dieu-dollar
Les aventures mirobolantes de l'Empereur Picrochole II au Pays des Mille et une Nuits

par Aline de Diéguez
29 décembre 2008
http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/picrochole/agonies/agonie.htm
http://www.alterinfo.net/L-agonie-du-Dieu-dollar_a27686.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 26 Mar - 1:58


Dessin de Jean Effel (1967)

Comme en 1930, une course de vitesse est engagée

Nous sommes en 1930. En 1930, la crise a éclaté. Partout le chômage augmente mais rien d’irréversible ne s’est encore produit. Nulle part la crise sociale n’a encore débouché sur la barbarie. En 1930, dans son premier livre, "Contribution aux Etats-Unis d’Europe", Pierre Mendès France écrit que, pour éviter le chaos, "une course de vitesse est engagée" et pour gagner cette course de vitesse, Mendès France affirme qu’il faut créer une monnaie unique européenne dotée d’une vraie gestion politique et investir sur le plan social les marges de manoeuvre créées par cette monnaie unique.

Monnaie unique. Gouvernement politique. Projet social. Le projet de Mendes France est lumineux. En 1930, un sursaut européen est possible car l’Allemagne est un pays démocratique. Hélas, Mendès n’est pas écouté et, trois ans plus tard, après l’arrivée au pouvoir d'Hitler, plus personne ne proposera un sursaut européen… En 1930, il était possible d’agir. Trois ans plus tard, il était trop tard.

Aujourd’hui, nous sommes en 1930. La bulle a éclaté. Partout la courbe du chômage s’affole. Nul ne peut plus nier l’extrême gravité de la crise mais rien d’irréversible ne s’est encore produit. Comme en 1930, la cause profonde de la crise est avant tout sociale : dans tous les pays occidentaux, depuis le début des années 80, chômage et précarité ont provoqué des déséquilibres sans précédent : en 25 ans, en Europe et au Japon, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %.

Aux Etats-Unis, seuls les 5 % les plus riches ont vu leurs revenus augmenter depuis dix ans. Les 95 % autres ont vu leurs revenus stagner ou diminuer. Si la consommation a continué d’augmenter, c’est uniquement parce que l’on a poussé les classes moyennes et les pauvres à s’endetter. A s’endetter de façon insoutenable.

Pour trois raisons au moins.

La suite de la Tribune de Pierre Larrouturou publiée dans Le Monde du 24 mars 2009 :
www.lemonde.fr/opinions/article/2009/03/23/comme-en-1930-une-course-de-vitesse-est-engagee-contre-la-crise-par-pierre-larrouturou_1171518_3232.html


Pierre Mendès France en 1932 © Assemblée nationale
www.assemblee-nationale.fr/histoire/pierre-mendes_france/mendes_france-3.asp
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 26 Mar - 2:22


Ramirez, à gauche, et le PDG de Citigroup, Sandy Weil, en 2001(Daniel Aguilar/Reuters)

Sarkozy hôte au Mexique d'un banquier narcotrafiquant :
le journaliste qui accuse


Al Giordano a enquêté sur l'hôte du Président. Pour lui, les liens de Ramirez avec le narcotrafic ne sont pas de vieilles rumeurs.

Samedi, sur le plateau de « + Clair », l'émission de Canal+, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre What a Face, a accusé Rue89 d'avoir relayé de simples « rumeurs ». (Ecouter le son)

Rue89 a rencontré Al Giordano, de passage au Mexique. Al Giordano est un des deux journalistes qui a gagné un procès contre Hernandez Ramirez, suite à des enquêtes qui révèlaient les activités pour le moins suspectes du banquier.

Le porte-parole de l'UMP, en France, estime que vos enquêtes sur les liens entre Hernandez Ramirez et le narcotrafic sont des « rumeurs » remontant aux « années 80 ». Il a déclaré sur un plateau de télévision que Ramirez n'avait jamais été inquiété...

Ces rumeurs ne datent pas des années 80, mais elles ont été confirmées par la Cour suprême de New York en 2001. Monsieur le porte-parole, pourquoi parlez-vous de rumeurs quand il s'agit de faits avérés, confirmés par la justice ? Qui cherchez-vous à protéger dans cette histoire ?

C'est une habitude de dénigrer ainsi en parlant de rumeurs, mais cette fois, pas de chance, la justice nous donne raison.

Comment avez-vous connu Roberto Hernandez Ramirez ?

Nous sommes en février 1999, je suis journaliste pour le Boston Phoenix et je viens au Mexique, dans la péninsule de Yucatan, pour couvrir un sommet sur le thème de la drogue entre le président mexicain Ernesto Zedillo et Bill Clinton. Je lis tous les journaux locaux, et l'un d'entre eux, Por esto !, m'interpelle particulièrement.

Sur sa couverture, ce journal affirmait que Roberto Hernandez Ramirez, l'homme qui a prêté une hacienda pour la réunion de nos deux présidents, était en fait un narcotrafiquant.

Je lis l'article et ses informations correspondent à mes propres enquêtes sur le fonctionnement du narcotrafic au Mexique et aux Etats-Unis. Donc je me rends au siège du journal et je rencontre l'auteur de l'article qui est en fait le directeur du journal, Mario Mendez Rodriguez.

Plus nous parlons de l'enquête, plus il me montre des documents très intéressants. Mario Mendez avait déjà publié ses conclusions en 1996, et depuis, il avait été attaqué dix-sept fois devant les tribunaux pour diffamation. Or Mario Mendez Rodriguez n'a jamais perdu aucun procès, fait très rare au Mexique.

Son enquête est fondée sur des photos qui montrent clairement des bateaux colombiens en train de débarquer de la cocaïne sur les plages des propriétés de Robert Hernandez Ramirez, et des avions qui partent des mêmes propriétés en direction du Nord.

Comment a-t-il obtenu de tels documents ?

Grâce aux pêcheurs qui travaillaient depuis toujours dans cette zone. Quand M. Hernandez s'approprie des eaux territoriales, en toute illégalité, soit dit en passant, ses sbires menacent les pêcheurs et les empêchent de travailler au large de ses propriétés.

Il faut savoir que M. Hernandez possède plus de soixante kilomètres de côtes dans cette péninsule, que les locaux appellent le triangle de la cocaïne. Ces mêmes pêcheurs vont aller dénoncer au journal leur éviction, qu'ils pensent liée au trafic de drogue. (...)
www.rue89.com/2009/03/25/sarkozy-et-le-banquier-mexicain-le-journaliste-qui-accuse
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 14 Avr - 4:33


Au temple Coca-Cola à Atlanta. (REUTERS)

Multinationales, corruption, politiques complices, paradis fiscaux :
les ennemis de la démocratie

Paradis fiscaux, les jolies colonies de vacances fiscales d’Eva Joly

« Aujourd’hui, bien des épargnants français seraient surpris d’apprendre qu’une partie de leurs économies ont été placées dans des produits financiers, fabriqués par ces acteurs de l’ombre. Or les deux tiers des hedge funds sont logés dans les paradis fiscaux. Des zones de non-droit qui fonctionnent en dehors des règles communes et à l’abri de l’action des juges. C’est une boîte noire qui fait désormais peur à tout le monde »

L’essentiel de la nouvelle génération des « affaires » porte sur la corruption internationale. En clair : comment les grands groupes industriels versent des pots-de-vin pour obtenir des marchés internationaux.

En droit, le délit s’intitule « corruption d’agent public étranger » et il est entré à grand-peine dans notre droit pénal en 2000, alors que le texte original date de 1997, lorsque les pays membres de l’OCDE ont adopté une convention interdisant tout paiement de commission aux « agents publics étrangers ». Cette désignation englobe fonctionnaires et élus, mais aussi toute personne exerçant une fonction publique ou même une entreprise publique.

Auparavant, les sociétés avaient toute latitude pour verser des dessous-de-table (par exemple, les fameuses commissions de l’affaire Elf destinées à engraisser des dignitaires africains et à revenir dans des poches françaises). Légaux, ces pots-de-vin étaient baptisés pudiquement « frais commerciaux exceptionnels » (FCE), enregistrés au ministère du Budget à Bercy et aussitôt classés secret-défense. [...]

entre 1997 et 2000, une extraordinaire entreprise de lobbying menée notamment par les groupes de BTP, les pétroliers et les marchands d’armes s’exerça sur les gouvernements successifs puis sur les parlementaires pour rendre cette convention juridiquement obsolète. En vain.

La grande industrie française serait propre, promirent ensemble Total, Dassault, Thales et les autres.

Sept années plus tard, Christophe de Margerie, actuel PDG de Total, est mis en examen deux fois pour «corruption d’agent public étranger » dans l’affaire dite « pétrole contre nourriture » en Irak et pour l’obtention de marchés pétroliers en Iran. Dans les deux cas, Total aurait versé des pots-de-vin d’une part à des dignitaires du régime de Saddam Hussein, d’autre part au fils du président iranien Hachemi Rafsandjani.

Deux enseignements peuvent être tirés de ces « nouvelles » affaires de corruption, selon Eva Joly. D’une part, il semble acquis, en dépit des déclarations, que les moeurs financières et commerciales n’ont pas changé. D’autre part, il semble tout aussi évident que la justice est parfaitement inopérante pour traquer les circuits financiers internationaux par lesquels passent les fonds de cette corruption. [...]

Reste à transformer cette prise de conscience planétaire en actions concrètes. Car cette image punitive de la mondialisation produit de nouvelles peurs : les gens n’acceptent plus les parachutes dorés, l’évasion fiscale. Les dirigeants économiques doivent comprendre qu’ils n’ont plus le choix : changer les règles ou prendre le risque que les peuples se révoltent et se replient sur eux-mêmes.

Les racines du mal sont connues : la cupidité qui dévore le monde. Comme celle des chefs d’Etat corrompus qui ruinent leur pays sans scrupules [cf] les relations de la France avec l’Afrique, la fâcheuse Françafrique.

Les paradis fiscaux et judiciaires, là où se déroulent les transferts massifs de fonds criminels.

Aujourd’hui, le monde judiciaire réalise qu’il y a des failles énormes dans le système de contrôle de la finance mondiale. La crise a révélé cette menace, mais elle peut se reproduire si rien n’est fait. Il faut donc convaincre les dirigeants de la planète de l’urgence de changer les règles du jeu financier mondial.

Eva Joly et d’autres experts considèrent que les dossiers de ventes d’armes particulièrement « protégés » sont aujourd’hui indéchiffrables par la justice pénale.

Devant ce tableau, la volonté de Nicolas Sarkozy de débarrasser la vie économique et financière des risques pénaux n’apparaît plus, au mieux, que comme [...] une insupportable provocation.

Faute de volonté politique, de magistrats formés, performants et déterminés, la justice pénale ne représente plus un véritable « danger » pour les élites, les « puissants ». D’autant moins que les outils dont elle dispose sont totalement inadaptés aux moyens des délinquants en col blanc qu’elle est censée traquer. Certes, les coopérations internationales fonctionnent de mieux en mieux entre magistrats européens, bien sûr, mais aussi américains. Seulement, un peu partout les magistrats s’affrontent à des batteries d’avocats et des flux financiers impossibles à tracer qui peuvent circuler entre les banques du monde entier de façon quasi immédiate. Ils doivent encore se heurter au secret bancaire ou, comme en France, à l’infranchissable
secret-défense. En réalité, une dépénalisation sournoise a été engagée depuis plusieurs années…

Pourtant, n’en déplaise à Nicolas Sarkozy, la délinquance financière qui ne justifierait pas que les juges aillent faire un tour dans les beaux quartiers est un enjeu politique majeur. Une question de bonne santé de la
démocratie.

Les milliards de dollars versés par les compagnies occidentales au bénéfice des dirigeants des Etats, par exemple dans des pays africains tels que le Nigéria, l’Angola, la Côte-d’Ivoire et le Gabon, le sont fatalement au détriment des peuples. La pénalisation du droit des affaires n’est pas une erreur, comme le prétend le président de la République.


Eva Joly évoque un attachement à l’idéal du service de l’Etat, une vision très morale de l’action publique qui « doit servir l’intérêt général tout en protégeant les plus vulnérables ».

« on ne pourra pas refonder le système financier mondial avec les paradis fiscaux. Et certains se trouvent en Europe : les plus nocifs sont le Liechtenstein, le Luxembourg, Gibraltar et Chypre, Jersey et Vaduz. Non seulement ils favorisent l’opacité des flux financiers, mais on sait aussi qu’ils participent au blanchiment de l’argent sale ». [...]

Louis Poirier
avril 2009
www.bakchich.info/Paradis-fiscaux-les-jolies,07244.html


G20 : les peuples avant les banquiers. Nous ne paierons pas leur crise !
www.7h10.com/2009/03/28/g20-des-manifestants-parisiens-demantelent-un-paradis-fiscal-fictif/

Comprendre le fonctionnement des paradis fiscaux
www.france.attac.org/spip.php?article513
www.betapolitique.fr/Demanteler-les-paradis-fiscaux-c-25649.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscaux



Des héros ordinaires

À Paris, Londres, Naples ou Sofia, des journalistes, policiers, hauts fonctionnaires, banquiers, simples citoyens ont découvert le monde caché de la corruption et des manipulations financières. Parce qu'ils se sont opposés au pouvoir, leur vie est devenue un roman noir. On ne choisit pas de se mettre en danger, il faut du caractère et de l'obstination. Il faut surtout une grande confiance dans la nature humaine : une foi absolue dans l'idée qu'une société peut progresser si les règles sont les mêmes pour tous. De formidables leçons de courage.

Eva Joly est conseillère du gouvernement norvégien chargée de la lutte contre la corruption. Elle a reçu le "Prix de l'Intégrité" de Transparency International.
www.amazon.fr/h%C3%A9ros-ordinaires-Eva-Joly/dp/235204085X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1239663579&sr=1-1

Le Cac 40 raffole des paradis fiscaux
www.marianne2.fr/Le-Cac-40-raffole-des-paradis-fiscaux_a177207.html
www.marianne2.fr/Moraliser-le-capitalisme-La-grande-imposture_a177707.html


Claude Bébéar, ancien patron et fondateur du groupe d'assurances AXA, l'industriel François Michelin et Vincent Bolloré figurent dans la promotion de Pâques de l'Ordre national de la Légion d'Honneur.
http://qc.news.yahoo.com/s/afp/090412/arts/l__gion_honneur_p__ques_1


Textes d'Eva Joly
www.denistouret.net/textes/Joly.html

Dessins
http://lindingre.com/wp-content/uploads/2009/03/lindingre-hebdo-187.jpg
http://pourceau.files.wordpress.com/2008/08/rockefeller.jpg
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 17 Avr - 0:18



Sarkozy se voit en maître du monde
Le Président déjeunait hier avec des parlementaires de toutes tendances.


Après [un] compte rendu très personnel du G20, on passe aux choses sérieuses : la régulation du système bancaire et les paradis fiscaux. Nicolas Sarkozy propose de «créer un véhicule pour mutualiser les actifs pourris des établissements bancaires» , afin de ne pas refaire comme naguère avec le Crédit lyonnais une bad bank chargée d’écouler les actifs douteux.
En même temps, il fait l’éloge de la titrisation, pourtant à l’origine de la crise américaine. «Il y a eu des excès, mais il faut la faire repartir», lâche Sarkozy.


Incorrigible provocateur, Jean-Pierre Brard n’a pas pu s’empêcher de faire remarquer au rapporteur (UMP) du budget au Sénat, Philippe Marini, qui prônait la régulation, qu’il allait «lui aussi devenir bolchevik».
www.liberation.fr/politiques/0101562292-sarkozy-se-voit-en-maitre-du-monde

cyclops [Vidéo] La titrisation présentée par Frédéric Lordon, économiste, directeur de recherche au CNRS.
www.dailymotion.com/video/x6bm80_frederic-lordon-la-titrisation_news
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MessageSujet: «Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)   Sam 18 Avr - 8:10



La crise est totale
Irlande : rectifications des prévisions de la contraction du PIB pour 2009.
Allemagne : le FMI prévoit un recul de 5% du PIB.
Japon : le gouvernement a présenté son 4e plan de relance de l’économie en un an.
Espagne : les taux de chômages estimés et révisés à 20% pour 2010.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84025

FAS 157 : Fair value measurements (Évaluations à la juste valeur)

et la crise finit !

Comment ça marche ?
Petit schéma explicatif

FAS 157-e : Une règle votée par le Congrès américain permet aux banques de falsifier leur bilan.
Grâce au lobbying de US Chamber of Commerce et de l’American Bankers Association, elles peuvent camoufler leurs pertes et augmenter leurs actifs.


Une comédie en deux actes.

1- Premier acte : le 2 avril 2009, pendant que le monde entier a les yeux tournés vers le G20 à Londres, le Congrès vote une nouvelle norme comptable sous la pression des banquiers étatsuniens. Cette nouvelle norme comptable s’appelle la FAS 157-e. Elle permet aux banquiers étatsuniens de présenter, d’un seul coup de baguette magique, des résultats en hausse de 20 % ! Elle permet aux banquiers de travailler leurs bilans. En clair : elle permet aux banquiers de maquiller leurs comptes. Ce premier acte est raconté à cette adresse :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=2638

2- Deuxième acte : à partir du 9 avril 2009, les banquiers étatsuniens présentent leurs résultats trimestriels. Miracle ! C’est un miracle ! A chaque fois, je dis bien : A CHAQUE FOIS, les journalistes écrivent que ces résultats sont en hausse, que ces résultats sont une surprise, qu’ils sont supérieurs aux attentes des analystes financiers, etc.

La banque Wells Fargo :
La banque américaine Wells Fargo a déclenché jeudi 9 avril une vague de liesse à Wall Street en annonçant que ses bénéfices du premier trimestre dépasseraient très largement les attentes.
www.lesechos.fr/info/finance/300342562-wells-fargo---resultats%E2%80%94record%E2%80%94en-vue-qui-font-esperer-la-fin-de-la-crise.htm

La banque Goldman Sachs :
La banque vient d’ailleurs de publier des résultats bien meilleurs que prévu au premier trimestre, avec un bénéfice net de 1,81 milliard de dollars, en hausse de 20 %, pour un produit net bancaire de 9,43 milliards de dollars en hausse de 13 %.
www.lesechos.fr/info/finance/4853992.htm

La banque JPMorgan Chase :
La banque américaine vient de dévoiler plus de 2 milliards de dollars de profits au premier trimestre 2009, en recul de 10 % sur un an. Le bénéfice net par action (BNPA) a atteint 0,40 dollar, nettement inférieur au 0,67 dollar enregistré au premier trimestre 2008, mais supérieur aux attentes des analystes financiers.
www.lesechos.fr/info/finance/300343645-jpmorgan-chase-a-degage-2-1-milliards-de-dollars-de-profits-au-premier-trimestre.htm

La banque Citigroup :
La perte de Citigroup est ressortie de 966 millions de dollars, soit 18 cents par action, à comparer avec une perte de 5,19 milliards (1,03 dollar) un an plus tôt. Les analystes attendaient en moyenne une perte par action de 30 cents, selon Reuters Estimates. Le produit net bancaire a à peu près doublé à 24,79 milliards de dollars, alors que le marché attendait en moyenne 21,73 milliards. L’action bondit de 12,5 % à 4,51 dollars en avant-Bourse.
www.lesechos.fr/info/finance/reuters_00139780-citigroup---les-trimestriels-rassurent.htm

Au troisième acte de la comédie, les spectateurs vont jeter des tomates aux banquiers en leur criant : « Chiqué ! Remboursez ! »


www.pauljorion.com/blog/?p=2638
http://moktaramablog.over-blog.com/article-29817712.html
http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2009/04/03/g20-le-deni-de-realite/
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83682


Arthur Levitt, ancien président de la SEC, vient de déclarer à ce propos : « Ce qui me perturbe le plus à propos de l’initiative de la FASB (l’organisme qui fixe les règles en matière de comptabilité, à l’origine de la nouvelle réglementation) est qu’elle semble résulter de menaces indignes de membres du Congrès, qui sont redevables à des représentants d’entreprises ».
Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. considère que l’application de cette nouvelle norme va en effet améliorer de 20 % en moyenne les résultats des banques.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83930



On est même au bout du tunnel !

L’industrie périclite, le chômage va encore augmenter, les déficits publics aussi. Pourtant, Le Point en est certain : le bout du tunnel n’est pas si loin. Jacques Marseille donne même une date pour la fin de la crise : avril-mai 2009. Plus que quelques semaines pour profiter des plans sociaux !
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84268


Un "plan" contre la faillite des Etats européens ?
www.lesmotsontunsens.com/plan-ue-contre-faillite-etats-europeens-zone-euro-3780

Crésus : «Confessions d'un banquier pourri»
www.lesmotsontunsens.com/crise-economique
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MessageSujet: EXTRAITS   Mer 22 Avr - 8:47


Londres, le 2 avril 2009

À qui profite la fin du secret bancaire ?
Le G 20 : une hiérarchisation des marchés financiers
par Jean-Claude Paye

Première opération internationale d’envergure de l’administration Obama, le sommet du G20 à Londres consacre la domination globale de la finance anglo-saxonne. Deux décisions importantes ont été prises : l’augmentation des moyens du FMI et de la banque mondiale, et la « suppression du secret bancaire ». Jean-Claude Paye observe que cette nouvelle règlementation —qui vise en réalité à rabattre l’argent vers les États-Unis— profite aux structures légales anglo-saxonnes de blanchiment : les trusts et les LLC.

D’une part, le G20 a présenté un programme de 1 100 milliards de dollars destiné à soutenir le crédit. L’essentiel a consisté à augmenter les moyens du FMI. Cependant, aucun plan de relance global coordonné n’est annoncé.

l’objectif n’est pas d’entraîner une relance de la machine économique par une augmentation de la demande des ménages, mais de promouvoir une redistribution des revenus, principalement vers le secteur bancaire.

Un révélateur des rapports de forces mondiaux
[...]

Les « trusts »
L’offensive s’est focalisée sur le secret bancaire, présenté comme étant le moyen privilégié de l’évasion fiscale.

Cependant, actuellement, la moitié du marché offshore se concentre dans les trusts...
Le trust est un véhicule de droit anglo-saxon, qui permet à une personne fortunée de se dessaisir de sa fortune, afin de ne pas en apparaître comme le propriétaire aux yeux du fisc.

Les îles de Jersey et Guernesey, toutes deux territoires britanniques, sont des juridictions spécialisées dans la constitution des trusts. C’est également le cas du Delaware et des Caraïbes, qui servent de refuge à l’argent « gris » en provenance des États-Unis, ainsi que de Miami, qui accueille aux USA les capitaux latino-américains qui veulent échapper au fisc de leur pays. Singapour, en traitant des fortunes asiatiques ou européennes, a la même fonction.

Les grandes banques suisses se sont également lancées dans le marché des trusts. [...]
les juridictions anglo-saxonnes disposent d’un avantage substantiel sur la Suisse en cas de disparition du secret bancaire : l’opacité de leurs trusts est plus complète.

Une hiérarchisation du système financier
La Suisse, l’une des principales places financières mondiales, est la cible principale de ce G 20. [...]
Elle va abandonner la distinction entre fraude et évasion fiscales et consentir à l’échange de renseignements [comme]
le Luxembourg et l’Autriche..
Cependant, il n’a jamais été question, par exemple, d’inclure sur cette liste des États américains comme le Delaware dont les LLC (Limited Liabilities Compagnies) sont soustraites à toute forme d’imposition.

cette opération [...] apparaît bien comme une tentative de la part des États de récupérer des capitaux destinés à financer en partie les aides consenties aux banques et aux assurances. [...]

www.voltairenet.org/article159641.html

Un G20 pour rien

Ceux qui attendaient du G20 des mesures concrètes pour résoudre la crise économique mondiale en sont pour leurs frais. Il ne s’agissait ici que de parler finance et de donner des moyens accrus au FMI et à la Banque mondiale pour poursuivre leur politique d’exploitation du tiers-monde. En brisant les résistances, la crise offre une « opportunité » inespérée aux tenants du capitalisme pour accélérer a globalisation du système.
www.voltairenet.org/article159642.html#article159642
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 22 Avr - 10:13



Déclaration du G20 sur le renforcement du système financier

Nous, chefs d’Etat et de gouvernement du G20, avons adopté, et continuerons à adopter, des mesures pour renforcer la régulation et la supervision conformément aux engagements que nous avons pris à Washington de réformer la régulation du secteur financier. Nos principes consistent à renforcer la transparence et la responsabilité, à établir une régulation solide, à promouvoir l’intégrité des marchés financiers et à renforcer la coopération internationale.

Etendue de la régulation

> nous modifierons nos systèmes réglementaires pour que les autorités soient en mesure d’identifier et de prendre en compte les risques macro-prudentiels dans l’ensemble du système financier, notamment dans le cas de banques réglementées, de banques parallèles et de pools de capitaux privés, pour limiter l’accumulation de risques systémiques.

> nous ferons en sorte que nos autorités nationales de régulation aient la capacité de recueillir les informations appropriées sur l’ensemble des institutions, marchés et produits financiers pertinents, afin d’évaluer l’incidence que leur faillite ou leurs graves difficultés pourraient avoir en termes de risque systémique.

> chacun d’entre nous procédera à intervalles réguliers à un réexamen et à une adaptation de la portée de son cadre réglementaire afin de demeurer en phase avec l’évolution du système financier et d’encourager les bonnes pratiques et les approches cohérentes au niveau international.

Normes comptables

Nous sommes convenus que les organismes édictant les normes comptables devaient améliorer les normes relatives à la valorisation des instruments financiers sur le fondement de leur liquidité et de l’horizon temporel de détention, tout en réaffirmant le cadre de la comptabilité en juste valeur.

Agences de notation

Le cadre de surveillance devra être cohérent d’une juridiction à l’autre et permettre un échange approprié des informations entre les autorités nationales, notamment par l’intermédiaire de l’OICV ;
www.voltairenet.org/article159645.html

Financial Accounting Standards Board

Au moment où le G20 parlait de renforcer la transparence et la responsabilité des marchés financiers, le Congrès américain votait la loi FAS 157-e : une règle qui permet aux banques de falsifier leurs bilans.

Etats-Unis : la règle comptable du "mark-to-market" assouplie
Le Financial Accounting Standards Board a approuvé une modification de la règle dite de "mark-to-market", qui oblige les institutions financières à évaluer leurs actifs à leur valeur de marché. Une bouffée d'oxygène pour les banques.
www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20090402trib000362849/etats-unis-la-regle-comptable-du-mark-to-market-assouplie.html


Grâce au lobbying de l'US Chamber of Commerce et de l’American Bankers Association, les banques peuvent maintenant maquiller leurs bilans.

www.pauljorion.com/blog/?p=2638

Les résultats des banques américaines sont-ils crédibles ?

Après Wells Fargo, Goldman Sachs et JP Morgan, Citigroup a lui aussi ébloui le marché aujourd’hui en annonçant des résultats à première vue plus que satisfaisants, avec un bénéfice de 1,6 milliard de dollars. Sera-ce la goutte d’eau faisant déborder le vase ? En d’autres termes, les quelques bémols entendus précédemment vont-ils engendrer un examen plus attentif et plus critique ? Il serait temps, car les zones d’ombre sont légion !

Après le feu d’artifice Wells Fargo, quelques analystes se sont demandés dans quelle mesure les résultats étaient flattés par l’assouplissement des normes comptables en vigueur aux Etats-Unis depuis la fin mars. Les banques ne sont en effet plus tenues à ce fameux mark to market, qui les obligeait à retenir pour valeur de leurs actifs les prix du marché, parfois très massacrés. D’où ces énormes dépréciations faisant chavirer le compte de résultats. La question est d’importance, car ce changement de normes comptables peut aisément transformer une lourde perte en joli bénéfice ! La question fut posée à Wells Fargo... qui a refusé de répondre.

Chez Goldman Sachs, une partie de l’embellie des résultats résulte d’un changement d’exercice comptable. Ce n’est pas une entourloupe de la part de la banque, mais une obligation légale. Il reste que cette modification a escamoté le très mauvais mois de décembre. Même si la situation fondamentale des banques américaines s’est améliorée, le caractère mirobolant des résultats annoncés doit visiblement être fortement relativisé. Au point que le prix Nobel d’économie Paul Krugman les qualifie aujourd’hui de " un peu ... comiques " dans sa tribune du New York Times.

Les résultats de Citigroup ne font pas exception, bien au contraire. On observe en effet que la banque de détail (Citigroup est le numéro 1 mondial) n’a rien rapporté au premier trimestre, tandis que la situation des cartes de crédit continue de se détériorer fortement, comme chez les concurrents. Outre des dépréciations d’actifs moindres, et peut-être insuffisantes, on relève aussi une véritable perle : une plus-value de 2,5 milliards de dollars résultant de la dépréciation de certaines créances.

Du fait de la situation toujours préoccupante de la banque Citigroup, les investisseurs infligent en effet une décote à ses titres de créance. Si la banque les rachetait aujourd’hui sur le marché, elle s’épargnerait un remboursement ultérieur de 2,5 milliards de dollars, ce que la législation comptable lui permet d’ajouter à son bénéfice. Ou plutôt à sa perte de 900 millions, car telle serait la situation sans cet élément providentiel. En d’autres termes, si Citigroup avait été en bonne santé, ses créances ne seraient pas dépréciées à ce point, elle n’aurait pas pu afficher cette plus-value virtuelle, et elle aurait donc été en perte ! Cherchez l’erreur...

Guy Legrand
www.trends.be/fr/economie/banque-et-finance/12-1636-47782/les-resultats-des-banques-americaines-sont-ils-credibles--.html

Nationaliser les banques

Serge Halimi
Le mal qui ronge la finance dévore à présent l’économie mondiale dont elle a tiré sa substance. Quand une banque s’écroule, une autre la rachète, garantissant ainsi que l’Etat devra la sauver, elle, puisqu’elle devient « too big to fail » (« trop grosse pour faire faillite »). Un peu partout, dans la précipitation et le couteau sur la gorge, le contribuable paie des milliers de milliards de dollars pour secourir les plus grandes institutions financières. Or nul ne sait combien d’« actifs toxiques » demeurent dans leurs entrailles, ni combien il va falloir encore payer pour acquérir la pile montante de leurs créances avariées. Le bilan de la déréglementation financière, le voilà.
www.monde-diplomatique.fr/2009/04/HALIMI/16971


Socialism

en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, où nationaliser est un anathème en soi, cette idée suscite la répulsion.
www.lesechos.fr/info/analyses/4840134-nationaliser-les-banques-zombies.htm

Une nationalisation qui ne dit pas son nom
Etats-Unis : le gouvernement pourrait convertir en actions ses prêts aux banques


Le gouvernement américain envisage de convertir en actions les prêts existants accordés par l'Etat fédéral aux 19 plus grosses banques du pays, ce qui le conduirait à entrer de manière significative au capital des établissements, a affirmé lundi le New York Times.
www.lesechos.fr/info/marches/afp_00140263-etats-unis-le-gouvernement-pourrait-convertir-en-actions-ses-prets-aux-banques.htm
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 25 Avr - 7:52


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Pour l’Afrique, le FMI prescrit l’arme de la dévaluation

Le FMI a rendu public ce 25 avril 2009 son rapport sur les perspectives de la région. Et entre autres mesures le Fonds appelle à « laisser les monnaies se déprécier ».

[...] Face donc à la diminution de la demande d’exportations africaines, à la baisse des cours des produits de base, au risque de fléchissement des envois de fonds des travailleurs émigrés, au resserrement mondial du crédit et à l’aversion des investisseurs pour le risque qui ont déjà provoqué une inversion des flux d’investissements de portefeuille, découragé l’investissement direct étranger (IDE) et rendu le financement des échanges plus coûteux ; ainsi qu’au ralentissement de l’activité économique avec pour corollaire un accroissement du risque de crédit et les créances improductives et, partant, un affaiblissement du bilan des institutions financières et des sociétés [...]

Pour le FMI, dans la conjoncture défavorable actuelle caractérisée par les effets d’engrenage de la dépression économique mondiale et l’aversion croissante des investisseurs au risque, l’assombrissement des perspectives de croissance économique dans toute la région consécutif à chute de la demande et des cours des produits de base et au tarissement des ressources extérieures, « tous les pays (de la région d’Afrique au Sud du Sahara, ndlr) devront s’adapter au nouveau contexte extérieur »… Même s’il faut passer par une dévaluation de leur monnaie.
www.lesafriques.com/actualite/pour-l-afrique-le-fmi-prescrit-l-arme-de-la-devaluation.html?Itemid=89?article=15586

Pourquoi l'Afrique intéresse les marchés financiers

8 septembre 2007
Depuis Londres ou encore New York, mais aussi Johannesburg ou Lagos, on assiste à une recrudescence des investissements financiers dans toute l'Afrique, la partie sub-saharienne incluse. Ainsi, peu avant l'été 2007, Renaissance Capital a annoncé le lancement d'un fonds d'investissement panafricain de plus d'un milliard de dollars. Quelques semaines plus tard, c'était au tour du fonds du private equity sud-africain Pamodzi Investment Holdings de surenchérir avec le lancement d'un autre fonds panafricain de plus de 1,3 milliards de dollars, appuyé par des institutions financières nord-américaines. Quant au fonds londonien Blakeney Management, il se propose d'investir dans des pays comme l'Angola, le Mozambique ou encore l'Éthiopie, misant sur ces pays qui ont réussi à sortir de longues années de conflits. Au total, ce sont près de 3 milliards de fonds de private equity qui ont été levés au cours de l'année 2007. (...)
www.telos-eu.com/fr/article/pourquoi_lafrique_interesse_les_marches_financie



Genève tend les bras aux «hedgies»

20 décembre 2008
L'industrie des hedge funds est par définition beaucoup moins réglementée que le monde bancaire.
«Les hedge funds sont presque toujours établis sur des places offshore, ça ne facilite pas les choses, ironise un autre gérant, rangé des voitures. Et de par leur nature, certains sont impossibles à surveiller. Prenez un hedge qui fait de la microfinance en Afrique, par exemple : comment voulez vous vérifier sur place que le petit entrepreneur de Bamako a bien reçu son crédit et que son business tourne...? C'est impossible.»

Si chancelante soit-elle, l'industrie des hedge funds reste très appétissante pour les places financières et leurs autorités fiscales.
Les autorités régulatoires promettent d'intensifier la surveillance, mais la liberté d'action des gérants est constitutive du modèle économique de la branche.
Revoir les conditions-cadres ? En clair, rendre la fiscalité plus attrayante. Ce que Genève appelle de ses souhaits...
www.lematin.ch/actu/economie/quil-savoir-hedge-funds-60111
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 29 Avr - 8:39



Du G20 à Durban II, le dessous des cartes
Un gouvernement économique mondial sous leadership anglo-saxon


Après le G20 à Washington, puis à Londres, un troisième sommet est prévu à New York, ce qui est une manière d’humilier l'ONU et d’affirmer l’existence d’un directoire économique des 20 en dehors des institutions de l’ONU.

Les dirigeants états-uniens refusent obstinément de remettre leur système en question. Henry Kissinger a affirmé que la crise était une occasion inespérée pour terminer la globalisation en profitant de l’affaiblissement de tous ceux qui s’y opposaient.

Côté britannique, on veut profiter de la crise pour restructurer les transnationales et leur permettre de racheter le maximum d’entreprises pour une bouchée de pain (ex. Caterpillar à Grenoble).

Estimant que la solution à la crise de 1929 fut l'afflux de capitaux européens à partir de 1936 (et non la guerre), les conseillers économiques de la Maison Blanche ont décidé de drainer les richesses du monde vers Wall Street, pour sortir de la crise actuelle.


Henry Kissinger et Brent Scowcroft
lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama


Cette politique anglo-saxonne vise à sauver à la fois Wall Street et la City. Pour sauver le niveau de vie des Anglo-Saxons, trois décisions ont été prises :

- En premier lieu, les moyens du FMI et de la Banque mondiale pour pressurer le tiers-monde ont été augmentés. Les pays pauvres sont les premiers mis à contribution pour renflouer les riches, en espérant que leur population ne sera pas décimée par la crise alimentaire à venir.

- Deuxièmement, la chasse a été ouverte pour contraindre les capitaux placés dans des banques des pays hors G20 à migrer vers les États-Unis, le Royaume-Uni et leurs paradis fiscaux. Pour ce faire, les Anglo-Saxons et leur « idiot utile » Nicolas Sarkozy ont proclamé « la fin du secret bancaire », c’est-à-dire la fin de la protection de la vie privée. Il va de soi que toutes les fraudes et les abus pourront continuer comme avant, pourvu qu’ils aient lieu à l’abri des banques anglo-saxonnes, aux Bahamas ou aux îles anglo-normandes. Les Suisses seront sans aucun doute les premières victimes de ce grand racket.

- Enfin, si cela ne suffit pas, les Anglo-Saxons ont prévu de déstabiliser des pays riches pour contraindre les capitaux qui s’y trouvent à migrer à leur tour. Un test a été réalisé grandeur nature en Grèce. La CIA et le MI6 ont acheminé en autobus des voyous recrutés au Kosovo et en Albanie pour casser des centre-ville en Grèce. On a immédiatement assisté à une fuite des capitaux.

Il ne s’agit pas uniquement d’une politique états-unienne : les principaux des responsables économiques de l’administration Bush (Geithner, Volcker, etc.) sont membres de la très discrète Pilgrim’s Society, dont l’assemblée annuelle à Londres est présidée par la reine Elizabeth II d’Angleterre et dont la section US est vice-présidée par Henry Kissinger.

www.voltairenet.org/article159805.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 6 Mai - 15:32



La Bourse de Paris efface ses pertes de l'année

Voyez ce superbe titre à la Une des Échos : comme un symbole de ce monde qui marche sur la tête. C’est de la bourse qu’est venue la crise, du capitalisme financier mondialisé, de la spéculation "libre et non faussée", une crise qui a bon dos pour justifier les plans sociaux et "ajustements structurels" que rêvait d’imposer le grand patronat.

Aujourd’hui le chômage explose, les gens sont précipités dans la précarité par centaines de milliers, mais du côté de la bourse, même pas mal ! À ce petit jeu, ce sont toujours les mêmes qui gagnent : une infime minorité, représentée en France par le Medef et la droite dure qui règne sans complexe sur le pays depuis deux ans demain, avec l’avènement du valet des riches, Nicolas Sarkozy (maudit soit son nom).

Et puisqu’on parle des Échos, le quotidien s’est procuré en avant-première le rapport Cotis, du nom de son auteur, le directeur général de l’Insee. Intitulé Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunération en France, il confirme ce qu’on savait déjà : il pointe "les écarts de croissance des salaires, avec une forte accélération, ces dix dernières années, des très hauts salaires" et souligne que "La part des dividendes nets (versés moins reçus) dans la valeur ajoutée a, ainsi, « pratiquement doublé depuis une dizaine d’années. (...) Les dividendes nets représentent 16 % de l’excédent brut d’exploitation des sociétés non financières en 2007, contre seulement 7 % en 1993 », précise-t-il".

Le constat est là : l’économie n’est pas au service de l’homme mais seulement des dirigeants d’entreprises et des actionnaires. Sarkozy avait commandé ce rapport avec l’ambition, proclamée dans sa lettre de mission, de "refonder notre modèle économique et social sur une éthique, celle du travail et d’un partage des richesses produites plus juste et plus efficace". Comptons là-dessus et buvons de l’eau fraîche.

Olivier Bonnet
www.plumedepresse.com/spip.php?article1126



Niveau de vie : de fortes disparités entre les Français

Les cadres du privé, les professions libérales ou les chefs d'entreprise ont connu les évolutions les plus favorables, à l'inverse des agriculteurs, des artisans, des commerçants, et des ouvriers ou des employés non qualifiés du secteur privé, qui, eux, connaissent des baisses de niveau de vie plus fréquentes, selon l'Insee.
www.lesechos.fr/patrimoine/famille/300347779-niveau-de-vie---de-fortes-disparites-entre-les-francais.htm



Près de huit millions de personnes pauvres en France, selon l'INSEE

Environ 7,9 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en France en 2006, soit 13,2% de la population, selon une étude de l'INSEE parue mercredi. En 2004, rappelle l'Institut national de la statistique et des études économiques, ce taux était de 11,7%, soit près de sept millions de personnes.

L'INSEE rappelle qu'en 2006, une personne vivant seule était qualifiée de pauvre quand son revenu disponible était inférieur à 880 euros par mois et à 1.320 euros pour un couple sans enfant.

9,8% des personnes actives, au sens du Bureau international du travail (BIT), c'est-à-dire occupant un emploi ou en cherchant un, avaient un niveau inférieur au seuil de pauvreté

Près d'un retraité sur dix (9,6%) avait un niveau inférieur au seuil de pauvreté, ce qui représentait 1,2 million de personnes.

Le niveau de vie des 10% de personnes les plus aisées était 3,4 fois supérieur à celui des 10% des personnes les plus modestes.
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090506.FAP0446/pres_de_huit_millions_de_personnes_pauvres_en_france_se.html

Sortons du dogmatisme économique
par François Rebsamen
www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/06/sortons-du-dogmatisme-economique-par-francois-rebsamen_1189616_3232.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Dim 10 Mai - 1:27


The Economist : la France fait mieux que les Anglo-Saxons

The Economist souligne à quel point aujourd'hui le « modèle français » ou du moins sa perception idéalisée ou mythifiée, influence les raisonnements en vigueur à Washington et à Londres, alors que la faillite des établissements bancaires ou de pans entiers de l'industrie réhabilitent le rôle de l'Etat, alors que la régulation est revenue au goût du jour, alors, enfin, que des millions d'individus qui perdent leur emploi dans les pays industrialisés s'en sortent mieux dans les pays à forte protection sociale que dans ceux qui ont libéralisé à outrance depuis l'ère Thatcher, il y a trente ans.

la grande chance de Sarkozy est qu'il n'a pas eu le temps d'introduire en France les réformes de libéralisation qui ont provoqué la catastrophe financière ailleurs. On se souviendra qu'il avait en particulier vanté pendant sa campagne un système de prêts immobiliers à la subprime, dont le monde entier réalise aujourd'hui à ses dépens les périls.

Cette incapacité à introduire ces réformes en France permet aujourd'hui à un « born again » Sarkozy de se présenter en néo-dirigiste européen aux réunions du G-20, et de revendiquer un rôle de leadership au nom de valeurs auxquelles il ne croyait pas il y a peu… [...]

Et de conclure, s'agissant de modèles, que le libéralisme anglo-saxon reste à ses yeux le meilleur. Nul doute que Nicolas Sarkozy, même s'il figure en couverture de The Economist comme incarnation du vieux-modèle-français-qui-ne-s'en-sort-pas-si-mal, partage cette conviction idéologique, même s'il est contraint par les circonstances de faire le contraire.
http://eco.rue89.com/2009/05/09/the-economist-la-france-fait-mieux-que-les-anglo-saxons
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Dim 7 Juin - 1:36



Un commerçant donne de la nourriture et de l'argent à son braqueur

Cet incident a eu lieu le 21 mai dernier. Le voleur masqué est entré dans l'épicerie vers minuit armé d'une batte de base-ball et a demandé l'argent au commerçant. Mais quand celui-ci, Mohammad Sohail, a sorti un fusil de derrière son comptoir, le braqueur s'est jeté à genoux implorant son pardon. "Il a dit +Je suis désolé, je n'ai pas d'argent, pas de travail, ma famille a faim+", a déclaré M. Sohail à la télévision locale. Le commerçant lui a alors donné une miche de pain et 40 dollars (environ 28 euros) avant que le voleur ne prenne la fuite. Mohammad Sohail a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de poursuivre son agresseur.
http://fr.news.yahoo.com/55/20090603/tod-un-commerant-donne-de-la-nourriture-17baed7.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 17 Juil - 0:24



Spectaculaire effondrement du commerce des pays du G7
L’OCDE parle d’une «chute sans précédent et largement synchronisée» du commerce de marchandises en volume du groupe des sept pays les plus industrialisées.


Le dernier trimestre 2008 et le premier trimestre 2009 auront été particulièrement difficiles pour le commerce des pays développés. En glissement trimestriel, les exportations du G7 ont baissé de 13,6% et les importations de 10,5% au premier trimestre 2009. En glissement annuel, la baisse est encore plus significative avec respectivement 22,8% pour les exportations et 16,8% pour les importations. Symbole de cette décélération, l’Allemagne et sa puissante industrie qui a vu ses exportations en chute de 23,3% à la fin du premier trimestre 2009 (glissement annuel) et ses importations reculer de 15,1%.

Les Etats-Unis accusent le même niveau de déficit, avec des exportations en déclin de 15,8% contre 19,1% pour les importations. «Ce niveau de déclin à deux chiffres est sans précédent depuis le premier trimestre 2007 », indique le rapport. La conjoncture est encore plus sévère avec le Japon qui voit ses exportations plonger de 42,1% et ses importations de 18,7%, en glissement annuel.

Rapportées au dollar américain, les exportations et les importations des biens et services, ont respectivement subi une forte de baisse de 27,1% et de 27,9%. La chute observée au dernier trimestre 2008 s’est donc poursuivi sur le premier quart de 2009.

MBF
www.lesafriques.com/actualite/spectaculaire-effondrement-du-commerce-des-pays-du-g7.html?Itemid=89?article=17899
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