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 Krach, les capitalistes deviendraient communistes !

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 22 Juil - 18:05



Japon : échange travailleurs contre marchandises

[...] Après avoir ouvert la porte aux « Nikkei » (descendants des migrants japonais installés en
Amérique du Nord et du Sud depuis le début du XXe siècle), durant les années 80 et 90, dans le cadre d'une politique d'immigration fondée sur la préservation de l'homogénéité raciale, les pouvoirs publics viennent de faire voter une loi d'urgence visant à encourager leur départ en leur proposant une prime de 300 000 yens (2 700 euros).

Une manière de faire baisser les chiffres du chômage, mais aussi une décision qui accentue le caractère « jetable » de la main-d'œuvre étrangère.

Main-d'œuvre contre automobiles, énergie et thons
Ce type d'accords met en évidence une inquiétante tendance à la marchandisation des « ressources humaines ».

En contrepartie de l'importation de main-d'œuvre en provenance d'Indonésie, l'accord permet aux fabricants japonais d'automobiles d'accéder plus aisément au marché indonésien : les taxes à l'importation seront peu à peu supprimées.

Du côté des Philippines, en échange notamment d'une importation ciblée de main-d'œuvre et d'un accès facilité des exportations agricoles au marché japonais, l'accord prévoit d'ouvrir aux entreprises de pêche japonaises, l'accès à des zones économiques antérieurement exclusivement réservées aux Philippins.

L'arrivée des aux bateaux-usines japonais (surtout des thoniers), risque de précipiter dans la pauvreté de nombreux pêcheurs Philippins, beaucoup moins équipés, artisanaux dans leurs méthodes, et non-suventionnés.

Les craintes sont grandes de voir le chômage local s'étendre, et venir alimenter une migration vers des zones urbaines déjà pauvres et surpeuplées...

L'imbrication croissante des politiques commerciales et industrielles, d'emploi, d'immigration, sociales et environnementales peut donc faire des dommages collatéraux.

Autre dégât : le travailleur -c'est-à-dire l'humain- fait de plus en plus l'objet d'un commerce, régulé et inscrit dans des accords, au même titre que les marchandises échangées en contrepartie. Faut-il y voir, dans le cas du Japon et de ses partenaires d'Asie du Sud-Est, une version contemporaine et pacifique de la traite atlantique en vigueur jusqu'au XIXe siècle en Occident ?

Après l'ethnicisation, la robotisation des soins
L'importation de travailleurs au Japon sera peut-être rendue inutile par les progrès de la robotique. Le Meti japonais -ex-Miti- a annoncé que les premiers robots capables de fournir des prestations de soin aux personnes âgées seront dans les foyers d'ici cinq ans, le temps nécessaire à la mise au point des normes de sécurité. [...]

Thierry Ribault, Economiste au CNRS
http://eco.rue89.com/2009/07/22/japon-echange-travailleurs-contre-marchandises

La théorie de l'exploitation chez Marx

Il faut une main d'oeuvre libre et sans propriété de moyens de production pour que la force de travail soit utilisée comme marchandise (conditions réunies à partir de la fin du XVIII en France). Cette marchandise crée une valeur supérieure à la valeur de son entretien (valeur d'échange). Sa valeur usuelle pour l'entreprise est donc excédentaire à sa valeur d'échange, ce qui permet à l'employeur de créer de la valeur en plus. Cette création de valeur supplémentaire appartient à l'employeur. En effet, comme le souligne Marx, « la valeur d'usage de la force de travail, c'est-à-dire le travail, n'appartient pas plus au vendeur que n'appartient à l'épicier la valeur d'usage de l'huile vendue.7 » Cette valeur aliéneé, c'est la plus-value. Cette plus-value est donc une forme d'exploitation du travail de l'ouvrier, qui n'est pas payé à hauteur de ce qu'il contribue à produire, mais à hauteur de ce qui est nécessaire à son entretien. Le salaire faisant illusion, et la concurrence entre les travailleurs empêchant leur révolte, le capitalisme nécessite un certain quantum de surnuméraires, de chômeurs afin de maintenir la pression sur les travailleurs et sur les salaires.
www.blogg.org/blog-56820-billet-la_theorie_de_l_exploitation_chez_marx-986592.htm l


Résumé sur herodote.net


par Patrick Herman
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 4 Aoû - 8:08



La France locomotive de la relance en Europe

"Notre plan a quatre mois d'avance sur tous les autres. Nous sommes la locomotive de la relance en Europe", assure le ministre de la relance, Patrick Devedjian, dans un entretien à Paris-Match publié jeudi 30 juillet.
lemonde.fr

La France en "récession profonde"

La France doit faire face à une "récession profonde", un chômage en hausse et un secteur financier "sous tension" mais la priorité est de limiter les déficits et "d'éviter une dynamique insoutenable de la dette", estime le FMI dans son rapport annuel sur l'économie française, publié le 31 juillet 2009.

Selon les experts de Washington, le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait reculer de 3,0% cette année - du jamais vu depuis 1949 - "avant de se redresser progressivement" pour gagner seulement 0,4% en 2010. Une prévision en ligne avec celle du gouvernement français.

Mais alors que ce dernier table sur une croissance de 2,5% en 2011 et 2012, il faudrait attendre 2013 pour que la France retrouve une croissance supérieure à 2%, comme avant la crise internationale, selon les prévisions du FMI.

Le taux de chômage atteindrait de son côté 9,5% de la population active fin 2009, puis 10,2% en 2010. Il ne refluerait que progressivement, pour s'établir à 8,1% en 2014.

Même si les projections économiques "sont entourées d'une incertitude inhabituelle à ce stade", "les perspectives risquent d'être révisées à la baisse", avertit le Fonds.

"Néanmoins, la France a été un peu moins touchée que la zone euro dans son ensemble en raison de son ouverture relativement faible au commerce et de son vaste dispositif de protection sociale".


Un déficit public attendu autour de 7,5% du PIB pour 2009 et 2010.

"Il est prioritaire, pour les années à venir, de préserver la viabilité des finances publiques à moyen terme et d'éviter une dynamique insoutenable de la dette", insiste le Fonds.

Selon les estimations du FMI, la dette publique (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) devrait bondir de 77,5% du PIB cette année à 83,9% l'an prochain. Elle ne cesserait ensuite de s'alourdir pour atteindre 95,6% en 2014.



"La stratégie devrait reposer sur des hypothèses de croissance réalistes, l'identification d'économies spécifiques à tous les niveaux de l'administration publique et la rationalisation" des niches fiscales.

Le rapport préconise également la poursuite des réformes pour favoriser la création d'emplois, en faisant preuve notamment de "modération dans l'établissement du salaire minimum".

Le FMI recommande aussi de développer la formation professionnelle et de "relever l'âge du départ à la retraite pour promouvoir l'emploi des seniors".


Quant aux banques françaises, si elles ont "relativement bien résisté à la crise financière" grâce à "des normes de contrôle rigoureuses et à des pratiques de crédit prudentes", Rolling Eyes une nouvelle intervention des pouvoirs publics "ne devrait pas être exclue", juge le Fonds. Shocked confused Evil or Very Mad No
www.lematin.ch/flash-info/economie/france-recession-profonde-limiter-deficit-dette-dit-fmi
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 4 Aoû - 12:46

Dans sa dernière chronique, Jacques Attali appelle à une véritable révolution politique ! Jacques Attali se prononce même pour la nationalisation des banques ! Lisez cet article :



Banques : le triomphe des coupables

« La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très cher, qu'à celles des entreprises qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.

Les banques américaines ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi : tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril 2009, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.

Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquels elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester : qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?

Alors qu'après 1929, des réglementations très strictes ont été imposées aux banques américaines, aujourd'hui, rien n'est imposé à personne. Le G20 n'aura été qu'une jolie comédie.

De plus, Wall Street continue à disposer de considérables moyens d'influence. Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès. Et les banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.

En particulier, une seule banque tient tout : Goldman Sachs. Elle est l'objet aujourd'hui d'innombrables analyses critiques, dont la plus acérée est venue récemment du magazine Rolling Stones. Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman), après avoir profité de ces faillites et reçu de l'Etat d'énormes prêts sans intérêt, cette institution plus que centenaire fait aujourd'hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait qu'ils rejoindront un jour Goldman Sachs, après avoir quitté leurs fonctions, comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres...

Au total, les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaîne, les salariés en sont les ultimes victimes : les banques américaines enfoncent dans la dépression ceux qu'elles ont déjà largement ruinés.

Ces lobbys sont si puissants qu'on n'en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu'ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur.

Une révolution, vous dis-je.

Jacques Attali
www.slate.fr/story/8747/banques-le-triomphe-des-coupables-par-jacques-attali
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 4 Aoû - 14:45

Et on ne peut pas reprocher à Attali d'être un révolutionnaire. Alors, s'il le dit, on peut le croire !
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 4 Aoû - 20:14


La Tribune, mercredi 15 avril 2009, page 3 :

En France, l’Etat a versé 10,5 milliards d’euros aux banques françaises pour les recapitaliser :

- 3 milliards d’euros au Crédit Agricole
- 2,55 milliards d’euros à BNP Paribas
- 1,7 milliard d’euros à la Société Générale
- 1,2 milliard d’euros au Crédit Mutuel
- 1,1 milliard d’euros à la Caisse d’Epargne
- 0,95 milliard d’euros à la Banque Populaire.

Vous avez bien lu ? Nos impôts ont servi à recapitaliser la BNP de 2,55 milliards d’euros.

Et ce soir, nous apprenons que la BNP va distribuer 1 milliard d’euros à ses traders.

Les contribuables français donnent 2,55 milliards d’euros à la BNP pour la sauver de la faillite, et ensuite la BNP va distribuer 1 milliard d’euros à ses traders.

Conclusion : si nous étions encore un grand peuple, nous serions déjà en train de pendre les traders de la BNP à la lanterne.

Si nous étions encore un grand peuple, nous serions déjà en train de guillotiner les dirigeants de la BNP.

Mais, malheureusement, nous sommes devenus un peuple d’esclaves.

Un milliard d'euros de plus provisionné pour les traders de BNP Paribas en 2009
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-deuros-provisionn%C3%A9-pour-les-traders-de-bnp-paribas.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 5 Aoû - 3:10

Il en va de même sur d'autres grandes places occidentales...

Etats-Unis



Les banques américaines ne renoncent pas à verser des bonus
Un rapport officiel a révélé que les plus grandes banques de Wall Street ont versé de gros bonus à leurs dirigeants en 2008, même au moment où elles se faisaient renflouer par l’État fédéral
.

Des banques qui versent plus de primes que leurs bénéfices, d’autres qui donnent à leurs dirigeants un montant équivalant à celui versé par les contribuables américains pour les sauver de la faillite, d’autres encore qui, même déficitaires, continuent à offrir des millions à des traders ou des dirigeants aux performances discutables, la finance américaine semble n’avoir jamais abandonné les dérives financières qui l’ont conduite presque à sa perte l’an dernier. Elle a également précipité l’économie mondiale dans une récession sans précédent.

Selon un rapport rendu public jeudi 30 juillet par Andrew Cuomo, ministre de la justice de l’État de New York, J. P. Morgan Chase est la banque qui a versé le plus de bonus en 2008, pour un montant de 8,6 milliards de dollars (six milliards d’euros). Deux cents de ses cadres ont obtenu chacun plus de trois millions de dollars, et 1 626 cadres exactement ont eu, chacun, plus d’un million. Les bonus de J. P. Morgan dépassent ses 5,6 milliards de bénéfices annuels. Ils représentent un tiers de l’aide apportée par l’État fédéral pour l’aider à traverser la crise.

Goldman Sachs, qui a sept fois moins de personnel, compte 953 salariés qui ont obtenu plus d’un million, 391 qui ont eu plus de deux millions et 212 traders au-dessus de trois millions de dollars de bonus. Goldman Sachs a versé en primes en 2008 plus du double de son bénéfice. Chez Morgan Stanley, les primes ont représenté 4,475 milliards de dollars, alors que les bénéfices n’ont pas dépassé 1,7 milliard. Ces deux banques ont reçu chacune 10 milliards du contribuable, après la faillite de leur concurrente Lehman Brothers, le 15 septembre 2008.

Autres exemples, Citigroup et Merrill Lynch, qui ont chacune perdu plus de 27 milliards, ont trouvé le moyen de verser respectivement 5,33 et 3,6 milliards de primes.[...]

La plupart des grandes banques aidées par le gouvernement américain ont maintenant rendu l’argent, expliquait vendredi 31 juillet le Wall Street Journal . Elles se sont empressées de le faire pour avoir les mains libres, et notamment pour pouvoir verser des bonus. Objectif : que leurs financiers vedettes ne leur soient pas volés par des concurrents ayant les moyens de leur offrir les primes qu’ils jugent normales. Dès la sortie du rapport, d’ailleurs, les traders des grandes banques comparaient, grâce à la liste, celles qui se montraient les plus généreuses, selon le Wall Street Journal.


3 août 2009
www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2387211&rubId=4079



Neuf banques américaines pourraient rembourser les aides du Tarp

D'après le Wall Street Journal, neuf banques américaines pourraient recevoir dès ce mardi l'autorisation des autorités américaines de rembourser au moins 50 milliards de dollars d'aides publiques qu'elles ont reçues dans le cadre du plan Tarp de soutien au secteur financier américain. Ces banques figureraient parmi celles pour lesquelles les autorités américaines auraient jugé, lors des stress tests, que des capitaux supplémentaires n'étaient pas nécessaires.
Le journal américain avance les noms des établissements qui seraient concernés : American Express, BB&T, Bank of New York Mellon, CapitalOne, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, MetLife, State Street et US Bancorp.

Dans le cadre du plan Tarp, ces différents établissements ont reçu des aides publiques de 2 milliards de dollars, pour State Street, jusqu'à 25 milliards de dollars pour JPMorgan. Ainsi, le montant de 50 milliards de dollars, que pourraient rembourser ces établissements, ne représenterait qu'une petite partie du total des aides versées par les autorités américaines.

D'autre part, la Réserve fédérale américaine (Fed) a indiqué ce lundi avoir reçu les plans de recapitalisation des dix établissements financiers majeurs dont elle a exigé un renforcement des fonds propres, et a annoncé que ceux-ci répondaient à ses attentes.

Ainsi, ces dernières semaines, ces établissements ont multiplié les levées de fonds et les cessions d'actifs afin de trouver les capitaux supplémentaires nécessaires. Parmi ces établissements figurent Bank of America, Wells Fargo, GMAC, Citigroup, Regions Financial, SunTrust Banks, Morgan Stanley, Keycorp, Fifth Third Bancorp et PNC.


09/06/2009
www.zonebourse.com/informations/actualite-bourse/rumeurs/9-banques-americaines-pourraient-rembourser-les-aides-du-Tarp-2-13193575/




Bank of America, va verser 33 millions de dollars pour solder des poursuites
liées à l'affaire des primes versées à des cadres de Merrill Lynch


Le versement de primes par la banque d'affaires Merrill Lynch le 29 décembre – juste avant la finalisation de son acquisition par Bank of America le 1er janvier – avait fait scandale aux Etats-Unis l'hiver dernier. Merrill Lynch avait affiché une perte nette de 15,8 milliards de dollars au quatrième trimestre 2008 et Bank of America avait reçu une aide fédérale de 20 milliards de dollars pour l'aider à boucler cette acquisition.

"Bank of America affirmait que Merrill avait accepté de ne pas verser de primes à ses dirigeants avant le bouclage de la fusion sans son approbation", a rappelé la SEC dans un communiqué. "En fait, Bank of America avait déjà autorisé Merrill par contrat à verser jusqu'à 5,8 milliards de dollars de primes", selon le communiqué des autorités boursières.

4 août 2009
www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/08/04/bonus-une-banque-americaine-mise-a-l-amende_1225470_3222.html


Commentaire de Jojo :
Comparez le 1er graphique en jours du DOW JONES lors de la crise de 1929, au 2e en années (1999-2009). Ils se ressemblent étrangement et préfigurent ce qui va se passer.


agrandir

2e graphique


agrandir

Royaume Uni



Les banquiers vont empocher 4 milliards de livres de bonus après des "profits- surprise", nous dit-on.
Alors qu’on a ponctionné récemment sur le contribuable une enveloppe de 73 milliards de livres pour renflouer les banques... et que des milliers de familles sont étouffées par des crédits qu’elles ne peuvent pas payer.

Le nouveau président de Royal Bank of Scotland s’est vu octroyer un salaire de 6.9 millions de livres....


1er mai 2009
www.dailymail.co.uk/news/article-1175788/Fat-cat-bankers-7bn-bonuses-despite-bailed-taxpayer.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article89712
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 5 Aoû - 12:45

« En avril 2009, l'Etat français devient le premier actionnaire de BNP Paribas avec 17 % du capital. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/BNP_Paribas

En tant que premier actionnaire de la BNP, l’Etat va-t-il accepter que la BNP verse 1 milliard d’euros à ses traders ?

En tant que premier actionnaire de la BNP, l’Etat va-t-il accepter ce scandale insupportable ?

Christine Lagarde va-t-elle interrompre ses vacances ?
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 5 Aoû - 21:19



«La BNP doit rembourser à l'Etat le milliard des traders»

L'association SOS Petits Porteurs a dénoncé la constitution par la banque BNP Paribas d'une provision d'un milliard d'euros pour les bonus, et lancé une pétitition en ligne. cyclops

«Un milliard en plus pour les uns, qui bénéficieront aussi du "bouclier fiscal" (...), un milliard en moins pour les autres», s’indigne l’association, qui rappelle que «la BNP reçoit 5,1 milliards de l’Etat, donc du contribuable» et que «grâce à cette manne publique, elle engrange d’énormes bénéfices», qu’elle utilise pour remercier «ses traders».

BNP Paribas a, tout d’abord, reconnu, par la voix d’un porte-parole, que «le calcul effectué par Libération est globalement exact». «L’année n’étant pas terminée, il s’agit d’un montant virtuel, les rémunérations variables n’étant décidées qu’en fin d’année au vu des résultats définitifs de l’exercice», a-t-il ajouté. Et a tenté de se défendre, affirmant que BNP «respec[tait] scrupuleusement» les règles établies pour les bonus dans les banques telles qu’elles ont été établies par le G20.

«Les chefs d’Etat réunis dans le cadre du dernier G20 de Londres ont, non pas proscrit ces bonus, mais édicté des règles pour éviter les dérives qui ont favorisé la crise», a ajouté le porte-parole, en précisant ces règles : «pas de bonus garanti sur plusieurs années, calcul du bonus en fonction du résultat net après coût du risque et étalement partiel sur plusieurs années du paiement permettant aux risques éventuels de se matérialiser.»

Martine Aubry, la première secrétaire du PS, et le secrétaire national aux entreprises, Guillaume Bachelay, ont qualifié cette annonce de «véritable scandale». Ils rappellent que Nicolas Sarkozy, «dans des discours tonitruants et promus comme tels à Toulon, le 25 septembre 2008, Saint-Quentin le 24 mars 2009, au congrès de Versailles, le 22 juin 2009,» avait «annoncé "une moralisation du capitalisme" et promis la fin des bonus exubérants et des parachutes dorés en contrepartie des aides accordées aux banques».

«Le décalage entre les mots et les actes est total», relève le PS, qui pointe la «faute économique, politique et morale» commise par le gouvernement en refusant d’«entrer dans le capital des établissements bancaires qui ont reçu l’aide de l’Etat».
www.liberation.fr/economie/0101583829-la-bnp-doit-rembourser-a-l-etat-le-milliard-des-traders

BNP. Les traders s'engraissent, les honnêtes se suicident
www.legrandsoir.info/Un-salarie-de-BNP-Paribas-se.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 6 Aoû - 4:56


Harry Dexter White et John Maynard Keynes,
les deux protagonistes principaux de la conférence de Bretton Woods.


En 1944 Bretton Woods avait mis en place un système de régulation privilégiant la stabilité.

A l’aube des années 1980 et pendant près d’un quart de siècle, ceux qui « frayèrent la voie » à la mondialisation financière firent l’objet d’un véritable culte. Promettant un « nouvel âge » du capitalisme, ils forgèrent des instruments capables de « libérer » les échanges et les flux de capitaux. Ainsi, du Chili aux Etats-Unis, en passant par la France et le Royaume-Uni, la dérégulation, les privatisations et l’extension de la spéculation ont créé un monde centré sur les intérêts des actionnaires.

Nul ne put s’opposer efficacement à ces mesures. Car leurs promoteurs avaient aussi remporté la bataille des idées en discréditant toute autre politique ; et présenté la leur comme « la seule possible » après la chute du mur de Berlin. « Ils » n’étaient pas seulement des banquiers, des patrons, des économistes et des journalistes, mais aussi des hauts fonctionnaires et des politiques.

Telle est la singularité du néolibéralisme : avant d’être érigé en dogme par les institutions financières internationales et commissionné par l’Union européenne, le dépouillement de l’Etat fut organisé par les Etats eux-mêmes.


Le monde de Bretton Woods est déstabilisé par le flottement des monnaies et les chocs énergétiques.

Les solutions néolibérales (marché de la dette, produits dérivés, mise au pas du salariat, triomphe du libre-échange de l’autre...) réjouissent leurs partisans : les profits des entreprises augmentent, l’inflation baisse, la Bourse flambe, l’abondance de liquidités favorise l’innovation technologique.
Mais les adversaires de ce nouvel ordre objectent que la finance de marché a enclenché un véritable moteur à explosion. Explosion sociale, avec le chômage de masse. Explosion économique, avec le découplage progressif de la production et de la spéculation.

L’un après l’autre, tous les éléments du système craquent : la Bourse débridée, avec le krach de 1987 ; la banque déréglementée, avec la faillite des caisses d’épargne américaines ; l’immobilier spéculatif, avec l’explosion de la bulle qui, en 1990, plonge le Japon dans une décennie de marasme ; l’interdépendance, enfin, avec la crise du bath thaïlandais de 1997 qui contamine toute l’Asie du Sud-Est, la Russie, puis l’Amérique latine.

On mesure le degré d’hégémonie d’un système à sa disposition à persévérer dans l’erreur. Plus l’histoire donna raison aux détracteurs du néolibéralisme, plus ses apôtres affirmèrent la nécessité d’en étendre l’emprise. D’Enron à la bulle Internet, le moteur à explosion n’en finit pas de hoqueter... Jusqu’où ?

www.monde-diplomatique.fr/mav/102/


Le 22 juillet 1944 à Bretton Woods (Etats-Unis) sont signés par les 44 nations alliées des accords organisant le système monétaire mondial autour du dollar américain, mais avec un rattachement nominal à l'or, et instituant deux organismes, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), formée de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de développement (IDA).

Le 3 octobre 1969, un premier amendement permet la création de Droits de tirage spéciaux (DTS), panier de devises fortes qui est la nouvelle unité de compte du FMI et de la Banque, et le nouvel instrument de paiement visant à remplacer l'or. Le FMI créé ainsi sa monnaie, ce qui lui avait été refusé à sa création.

Le 15 août 1971, le président américain Richard Nixon rompt le lien entre l'or et le dollar et fait flotter le billet vert, mettant ainsi fin à deux des principes fondateurs de Bretton Woods. Le système des taux de change fixe s'écroule définitivement en mars 1973. Le 8 janvier 1976, les accords de Kingston (Jamaïque) confirment officiellement l'abandon du rôle légal international de l'or.
Depuis 1971, plus aucune monnaie n'étant liée à un étalon réel (or), elle a été rendue totalement virtuelle.

En 1973, la France s'est légalement obligée à emprunter sur les marchés financiers cette monnaie dont elle avait auparavant le pouvoir d'émission.

Depuis le Traité de Maastricht de 1992, toute l'Europe est dans la même situation, qui conduit les États à s'endetter pour obtenir, au prix fort, la monnaie immatérielle qu'ils pourraient créer eux-mêmes.

C'est ainsi plus de 1300 milliards d'euros d'intérêts que nous avons payés depuis 1973.
Et cette "charge de la dette" ponctionne actuellement, sur nos impôts, près de 120 millions par jour. Pendant ce temps, cette dette - le capital dû - s'est envolée à plus de 1250 milliards d'euros.

Les "élites" européennes ont volontairement abandonné notre droit de création monétaire, au profit exclusif d'une finance privée dont les excès et l'irresponsabilité sont aujourd'hui étalés au grand jour. Cette politique du "tout marché", appliquée à la fonction monétaire, est la cause première de la dette publique, avec son cortège de restrictions budgétaires, resserrement des aides sociales, recul du service public, etc.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods
www.ladepeche.fr/article/2008/10/19/482822-Les-accords-de-Bretton-Woods.html
www.public-debt.org/soutien.php


Je pensais, à une époque, que les catastrophes écologiques ramèneraient tout le monde à la raison, mais même pas. Savez vous ce que font les principales compagnies pétrolières actuellement ? Elles rachètent pour une bouchée de pain les ports de l'extrême nord du continent américain, qui étaient pris dans les glaces 7 à 8 mois par an. Elles ont déjà inclus dans leurs prévisions de business la disparition de la calotte glacière nord, et se frottent les mains en pensant au pétrole qu'il y a dessous.

Alors, ce n'est pas seulement un Bretton Woods qu'il faudrait, mais un changement radical. Or cela, personne n'en veut, il y a trop d'intérêts en jeu. Et d'ailleurs, Bretton Woods avait créé des institutions comme la Banque mondiale, le FMI, le GATT, dont le but était justement de maîtriser le développement du capitalisme et d'éviter le renouvellement de1929 ou 1939-1945. Les démocraties occidentales (et pas seulement les États-Unis, c'est trop facile de donner des leçons) s'empressèrent de dévoyer ces organismes pour les mettre au service de la recherche du profit sans limite.


21 09 2008
www.marianne2.fr/Crise-financiere-il-faudrait-plus-qu-un-Bretton-Woods_a91327.html


La Crise mondiale d'aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires,
un livre écrit par l'économiste français Maurice Allais en 1999.


Paul Volker et Barack Obama

Un nouveau Bretton-Woods ? No, we can’t !

Le système monétaire né à Bretton Woods en 1944, a été bâti afin d’assurer la coopération internationale. Les signataires ont voulu empêcher à jamais les égoïsmes nationaux d’aggraver une crise financière, comme cela avait été le cas en 1929. Toutes les monnaies sont donc rattachées au dollar, lequel est de droit convertible en or au prix de 35 dollar l’once.
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2009/01/20/un-nouveau-bretton-woods-no-we-can%E2%80%99t/
http://amislyonnaisobama.blogspot.com/2008_11_01_archive.html


G20
La terminologie "Bretton Woods 2" est abusive en ce sens qu'aucune réforme du système monétaire international n'a été évoquée mais plutôt des modifications de règles concernant la comptabilité, les agences de notation, les bonus bancaires, certains produits financiers complexes et la régulation des hedge-funds travaillant à partir des Paradis Fiscaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_mon%C3%A9taire_international
http://en.wikipedia.org/wiki/International_Monetary_Systems
http://fr.wikipedia.org/wiki/Libre-%C3%A9change
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 7 Aoû - 14:44

Le gouvernement «a pris acte» de «l'engagement formel des banques françaises à se conformer strictement» aux règles du G20 en matière de rémunération des opérateurs de marché, a indiqué Matignon, ce vendredi, à l'issue d'une réunion avec des responsables du secteur bancaire.

http://www.20minutes.fr/article/341125/Economie-Les-banquiers-vont-respecter-les-regles-du-G20.php

J’éclate de rire !

« L’engagement formel des banques françaises » !

Qui croit encore aux promesses des banques françaises ?

Qui ?
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 7 Aoû - 18:55

Avant de faire ses cadeaux faramineux aux banques, le comique de l'Elysée avait tout loisir de leur imposer ce qu'il voulait.


Les duettistes

Sarkozy veut saisir le G20 des bonus bancaires

La BNP Paribas a reçu le soutien du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qui a déclaré qu'à sa connaissance, BNP Paribas respectait les critères fixés par le G20, lors de son sommet de Londres début avril, pour la rémunération des traders. "De ce que nous savons, c'est conforme aux normes du G20."

Il a exprimé pour sa part son inquiétude de voir que "dans certains pays, les banques ont l'air d'être beaucoup moins attentives à respecter les critères du G20".
"Les banquiers, collectivement, doivent comprendre qu'on a changé d'époque et qu'on ne joue plus selon les mêmes règles", a déclaré sur Europe 1 la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.
Pour autant, elle s'est déclarée opposée à une loi en la matière en France, estimant aussi que le problème devait être réglé au niveau international.
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a fait valoir que des règles internationales existent et doivent être respectées.

Il juge "normal d'avoir une rémunération fixe très modeste et une rémunération variable plus importante quand on est dans des métiers terriblement volatils dans lesquels vous avez des périodes de vaches grasses et des périodes de vaches maigres".

Baudouin Prot, directeur général de BNP Paribas, futur président de la Fédération bancaire française (FBF), a mentionné plus de deux milliards d'euros de rentrées fiscales supplémentaires en 2009.
http://fr.news.yahoo.com/4/20090807/tts-france-banques-bonus-ca02f96.html
www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/bonus-des-traders-christine-lagarde-appelle-la-banque-de-france-a-la-vigilance-06-08-2009-599663.php


Et ceux qui sont toujours en période de vaches maigres, ils ont droit à quoi ?


Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE)

la BCE ne se prive pas de juger les politiques gouvernementales et d’admonester les dirigeants abusivement accusés de laxisme, notamment dans le domaine social. En témoigne son dernier Bulletin mensuel, celui de juin 2009 : alors que le taux de chômage moyen des 16 pays de la zone euro a bondi à 9,2 % en avril, et qu’il va continuer à augmenter dans les mois qui viennent et en 2010, les banquiers européens critiquent vertement les mesures de soutien au chômage partiel, prises notamment en Allemagne et en France, afin d’éviter une déflagration sociale. Selon eux, ces mesures, si elles devaient se poursuivre, « réduiraient les incitations au redéploiement des travailleurs entre les entreprises et les secteurs » et ils recommandent leur annulation progressive. Pour la BCE, la crise actuelle, avec la constitution d’une armée de réserve de chômeurs « peut être considérée comme un catalyseur pour accélérer la mise en œuvre des réformes domestiques nécessaires, notamment des marchés du travail ».

Par « réformes », et « conformément au principe d’une économie de marché ouverte », il faut comprendre flexibilité, précarisation, stagnation ou baisse des salaires et destruction des acquis sociaux. (...)

Bernard Cassen

www.legrandsoir.info/Le-Gouvernement-de-Francfort.html



Commentaires de lecteurs du Monde

N'y-a-t-il pas grand intérêt pour les banques que ce jeu de poker-menteur reprenne de plus belle ? Les actions montent, les avoirs "potentiels" des banques aussi, et on masque les pertes jusqu'au jour où les plus avisés revendront tout et nous assisterons à une nouvelle méga-dégringolade. Pendant ce temps, certains s'en mettent plein les poches, traders, initiés, dirigeants comme en Islande ! Avec leurs paris ils nous tuent le travail et l'économie.

BNP = entreprise privée cotée en bourse, avec tout ce qui va avec (dividendes, bonus...). BNP est là pour faire du POGNON, si vous n'avez pas compris. Ceux qu'il faut blâmer, ce sont les politiques, qui s'indignent depuis 15 ans mais ne font RIEN. Qui ont refusé les nationalisations en 2008. Et les électeurs, qui votent toujours pour les mêmes, cad ceux qui ne veulent rien changer.

les banques en France sont au coeur du scandale du siècle. Par la faute de Mr Sarkozy qui n'a jamais voulu entrer au conseil d'administration des banques. En effet aujourd'hui avec les 120 milliards versés par l'Etat en quelques mois celui-ci (l'Etat) peut avoir une position majoritaire aux conseils d'administrations de toutes les banques françaises. Cet évènement est la résultante de cette absence de l'Etat, et le seul responsable en est Mr Sarkozy.

Quand tout s'effondrera comme en Argentine en 1998, notre gouvernement aura trouvé un bouc émissaire pour nous faire oublier cet immense hold up. L'Iran, ou peut être la Chine ou alors les musulmans ou peut être la Russie... Tout cela est incroyable... et le mot est faible. Sachez qu'ils spéculent sur l'inflation.
www.lemonde.fr/economie/reactions/2009/08/04/bnp-paribas-aurait-prevu-un-milliard-d-euros-de-bonus-pour-ses-traders_1225767_3234_8.html

Proposition de loi par le PS
Jeudi 5 août, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, avait souligné que le PS allait déposer une proposition de loi à la rentrée, qui «porte sur les salaires des dirigeants, notamment ceux des banques qui sont aidées par l'Etat, et surtout sur les systèmes de rémunérations type bonus, stock-options». Il rappelle qu'en avril dernier, le PS avait déjà déposé une proposition de loi mais «la majorité l'a refusée».

Selon Christine Lagarde, une loi «ne répondra pas à la question».
www.20minutes.fr/article/341125/Economie-Les-banquiers-vont-respecter-les-regles-du-G20.php

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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 7 Aoû - 19:46

La même semaine, deux informations concernant les banques françaises.

1- Première information :

Surendettement : le nombre de dossiers explose en France.

La crise continue de mettre les emprunteurs en difficulté. Les dernières statistiques publiées par l'ASF (Association française des Sociétés Financières) sont pour le moins alarmantes.
Rien qu'au moins de juin 2009, 19.236 dossiers de surendettement ont été déposés par des emprunteurs ne parvenant plus à rembourser leurs crédits. Soit une hausse de 18,5 % par rapport au mois précédent et de 17,5 % sur un an.
Parmi ces dossiers, 18.039 ont été jugés recevable, ce qui représente cette fois une augmentation d'un tiers par rapport au mois de mai, et de 21,4 % sur un an.

http://www.latribune.fr/patrimoine/banque-assurance/20090806trib000407881/surendettement-le-nombre-de-dossiers-explose-en-france.html

2- Deuxième information :

Un milliard d'euros de plus provisionné pour les traders de BNP Paribas en 2009.

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-deuros-provisionn%C3%A9-pour-les-traders-de-bnp-paribas.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Dim 9 Aoû - 16:59

Le 6 juillet 2009, Nicolas Sarkozy explique que les traders, la spéculation, les bonus faramineux, c’était fini : « Les gens ont beaucoup souffert de la crise et souffrent beaucoup de la crise, ce n’est pas pour que quelques mois après, cela recommence comme avant. Les bonus, les rémunérations qui ne correspondent à rien…Que l’on soit rémunéré dans le capitalisme quand on crée de la valeur, oui, quand on fait de la spéculation, non.... »

Une video à voir absolument :

http://www.dailymotion.com/video/xa3j0x_sarkozy-plus-on-speculait-plus-on-e_news

Comme d’habitude, ça, c’était la propagande sarkozyste. C’était les belles promesses de Sarkozy.

Comme d’habitude, la réalité a explosé les belles promesses de Sarkozy.

Un mois après le beau discours de Sarkozy, on apprenait ça :

Un milliard d'euros de plus provisionné pour les traders de BNP Paribas en 2009.
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MessageSujet: Les grosses fautes d'orthographe ont été corrigées   Sam 15 Aoû - 8:45


BENCH

La crise vue par l'Union des Menteurs Populistes du 9-2

De la crise des subprimes, du chat et du pot de crème.
26 septembre 2008

Ainsi la cause est entendue :
La crise des subprimes annonce, au pire, l'effondrement du « néocapitalisme », au mieux, une intervention énergique de l'Etat « régulateur », sorte de chevalier blanc au secours des victimes de nos vilains patrons assoiffés de profit.
La réalité, en tout cas la réalité politico-économique est bien différente !

C'est bien l'interventionnisme de l'Etat fédéral américain qui est à l'origine de ce désastre :

¤ la moitié des hypothèques « pourries » sont, aux Etats Unis, détenues par Freddie Mac et Fannie Mae, organismes sous contrôle de l'État fédéral, légalement tenus de prendre en charge le refinancement de prêts immobiliers.

Le gouvernement fédéral a ainsi garanti pendant des décennies une politique subventionnant l'achat de logements par les catégories sociales les plus défavorisées, celles qui, en l'occurrence, présentaient les risques d'insolvabilité les plus importants.
L'Etat fédéral, est donc aujourd'hui, très logiquement, sommé de souscrire à ses engagements de garantie.



¤ L'autre moitié des hypothèques est à l'origine d'une construction financière hautement spéculative :
Les experts financiers, toutes banques confondues, ont ainsi réussi, à mélanger les créances clients, les plus risquées comme les meilleures, sous forme de « titrisation ».
Le risque associé à ces outils sophistiqués aurait dû être sanctionné par le marché, à condition de ... laisser jouer les mécanismes du marché !

Or, cédant aux pressions amicales du gouvernement, la FED, soucieuse, selon elle, de ne pas pénaliser la croissance, a maintenu artificiellement des taux d'intérêt particulièrement bas, gommant ainsi les risques des banquiers, repoussant les échéances, et du coup, entretenant la bulle spéculative.

Milton Friedman, prix nobel d'économie le disait : «confier la monnaie à la garde des politiques, c’est confier le pot de crème à la garde du chat».
Plus que la monnaie, c'est une part considérable de la politique économique des Etats-Unis dont le chat s'est régalé.
journal de la 8ème
Blog militant de la 8ème circonscription des Hauts de Seine (Chaville, Marnes la Coquette, Meudon, Sèvres, Vaucresson, Ville d'Avray)

“MORCEAUX CHOISIS 2″
compilation de dessins de Bench
Livret 28 pages N&B – 10 euros
MAI 2009 – ÉDITIONS GROUÏK


http://pourceau.wordpress.com/2009/06/01/morceaux-choisis-200809/
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MessageSujet: Message déplacé   Lun 17 Aoû - 14:30



Vendredi 14 août, nous avons appris trois nouvelles :

- 1ère nouvelle
Hausse spectaculaire du nombre de faillites aux Etats-Unis.
Le nombre de faillites a bondi de 38 % d’avril à juin 2009 aux Etats-Unis, montrent des documents publiés par l’administration judiciaire, signe que les particuliers et les entreprises ont payé un lourd tribut à la hausse du chômage et au gel du marché du crédit.
Au total, 381.073 procédures de faillite ont été ouvertes au deuxième trimestre, 15 % de plus que lors des trois premiers mois de l’année, 38 % de plus que lors de la même période l’année dernière.
Plus de 16.000 entreprises ont déposé leur bilan d’avril à juin, un chiffre sans précédent depuis le deuxième trimestre de 1993.
La hausse des faillites de sociétés a grimpé de 64 % par rapport à l’année dernière et le placement sous la protection du « chapitre 11 » a plus que doublé au cours des six premiers mois de 2009 par rapport au premier semestre 2008.

- 2ème nouvelle
Wall Street a terminé en baisse vendredi 14 août, plombée par une mauvaise statistique de confiance du consommateur américain.
L’indice de confiance du consommateur Reuters/Université du Michigan est ressorti à 63,2 en première lecture en août contre 66,0 en juillet et 68,5 attendu.

- 3ème nouvelle
Etats-Unis : Colonial Bank, plus gros établissement bancaire à faire faillite cette année.
C’est la 74ème banque à faire faillite aux Etats-Unis depuis le début de l’année. Sa chute est également l’une des vingt plus grandes faillites survenues dans le pays depuis 1980.
Pour toute l’année 2008, 25 banques avaient fait faillite. Depuis le début de l’année 2009, il y a déjà 74 banques en faillite.

Conclusion : tout va très bien, madame la Marquise.
www.zonebourse.com/informations/actualite-bourse/economie/Hausse-spectaculaire-du-nombre-de-faillites-aux-Etats-Unis-1-13228311/

BA
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 17 Aoû - 14:44

On était pourtant prévenus...


Carte des saisies immobilières en 2008

septembre 2005
Vers un krach mondial ?
www.imagine-magazine.com/articles/51_immobilier.html

Actuellement, nous sommes les jouets d'une logique destructrice du milieu social ouvrier, la logique du tout à l'argent, les riches toujours plus riches, et les autres toujours plus enfoncés dans la fange.

[Mais] Les patrons ne sont pas les plus forts parce qu'ils détiennent les richesses, çà, peu de gens l'admettent de nos jours, et c'est ce qui fait la force de nos oppresseurs capitalistes et néo-libéraux.

Il est plus que grand temps de prendre réellement conscience de ces problèmes et d'y remédier, et nous ne saurons le faire qu'en étant éduqués convenablement, afin qu'une meilleure analyse puisse nous aider à sortir de cette léthargie dans laquelle nous sommes.
http://cgspcheminots-littera.blogspot.com/2009/04/krach-mondial-de-xavier-dupret.html

L'ultime krach - Vers la faillite des Etats-Unis ?
20 01 2009
www.lesechos.fr/info/analyses/4820433-l-ultime-krach.htm
www.lesmotsontunsens.com/ultime-krach-vers-faillite-etats-unis-3116
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 17 Aoû - 14:49



55 800 000 000 000 $

Nous ne sommes pas en 1929, non, mais ce n’est pas en 1929 que la crise a touché le fond, c'est en 1932, soit 3 ans plus tard.
Aujourd'hui, il s'agit d’une crise systémique, un système de captation du capital par quelques-uns.


Ils sont très peu d'économistes à informer sur l’ampleur du désastre (Paul Jorion, le LEAP, Abderrahmane Mebtoul, Gilles Bonafi ou Pierre Jovanovic entre autres). Ce dernier, avec humour, résume notre avenir : Koh-Lanta pour tous ! Paul Jorion, plus sobre, indique que c’est la fin du capitalisme. Le LEAP parle de 3 vagues scélérates. Il faudrait plutôt parler de tsunami. Voici donc un petit tour d’horizon qui devrait vous éclairer.

Le 24 juin 2009, « Lepoint.fr » indiquait que les exportations japonaises ont baissé de 40,9 % sur un an. Le commerce mondial est sinistré et l’on assiste à l’effondrement du secteur du transport maritime (- 21 %) et du fret aérien (-28 %). Pour le secteur aérien, on est au bord du gouffre. L’industrie automobile est dans un état encore pire. Par exemple, aux USA, les ventes de voitures se sont effondrées en juin 2009 : Ford : - 10,9 %, General Motors : - 33,6 %, Toyota : - 31,9 %, Chrysler : - 42 %, Honda : - 29,5 % - Nissan : - 23,1 %. De très nombreuses faillites dans tous les domaines sont pour bientôt.

Concernant les retraites, 15 millions de Britanniques, par exemple, n’auront pour vivre que 560 livres par mois. Et pour le reste de l’Europe, l’exemple letton sera le modèle avec 20 à 30 % de baisse des pensions. Mais le pire concerne le chômage qui explose. Par exemple, en France, le chômage a augmenté de 18,7 % sur un an et l’Insee prévoit un taux de chômage de 10,5 % à la fin de l’année (9,1 % au premier trimestre), ce qui signifie, si l’on tient compte de la réalité, que nous aurons un taux de chômage réel de 16 % en décembre. Pour les ÉTATS-UNIS, on atteindra aussi 10,5 % et donc là aussi un taux réel de chômage de 16 % en décembre.

Cette crise est donc bien une crise systémique, un système basé sur le travail (dont l’essentiel des revenus sont captés par quelques-uns), qui dépend de la consommation, qui elle-même dépend de dettes.
Selon Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 1988, « L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. »
Pour rappel, depuis 2000, la dette totale des ménages américains a augmenté de 22 % !

Bernard Lietaer (qui a mis en place l’euro et qui est spécialiste des questions monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA, dans son livre blanc en novembre 2008 : « L’opération de sauvetage américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques suivantes du gouvernement américain, ajustée pour l’inflation : prix de l’achat de la Louisiane, plus
- le New Deal et le Plan Marshall,
- les guerres de Corée et du Vietnam,
- la débâcle de S&L ,
- la NASA et la course à la Lune réunis. »

D’ailleurs, Laurent Carroué, directeur de recherche à l’Institut français de Géopolitique, expert du groupe Mondialisation du Centre d’Analyse Stratégique (ex-Commissariat Général au Plan), en mai 2009, a estimé le coût de la crise à 103 % du PIB mondial soit 55 800 milliards de dollars.
La crise mondiale : une ardoise de 55 800 000 000 000 de dollars américains.

Mais c’est vrai, j’oubliais, la crise est terminée !

D'après Gilles Bonafi

LutoPick
le dimanche 16 août 2009
www.lutopick.fr/blog/index.php/post/2009/08/16/55-800-000-000-000
www.leap2020.eu/Francais_r26.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Lun 17 Aoû - 15:10

Mise à jour au lundi 17 août 2009 :

Les faillites bancaires s'accélèrent aux Etats-Unis.

Colonial Bank, dont les dépôts s'élèvent à 20 milliards de dollars, est la 77ème banque à disparaître cette année.

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/08/17/04015-20090817ARTFIG00164-les-faillites-bancaires-s-accelerent-aux-etats-unis-.php
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Ven 4 Sep - 22:42



Sarko, Merkel et Brown annoncent un nouveau «G-vain» !

Le G20 s'annonce comme une nouvelle étape dans la non-réforme du système financier international. Mais si rien ne change, autant que ce soit à grands renforts de communication. Laurent Pinsolle en donne un nouvel exemple. La lettre affligeante adressée en vue du G20 par Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Gordon Brown au président de l'UE le 3 septembre. Le ton et les détails révèlent déjà que pas grand-chose ne changera…

[...] le détail des mesures suggérées pour tirer les leçons de la crise fait froid dans le dos : rien de sérieux n’est proposé. La principale mesure envisagée (par la place qu’elle occupe dans la lettre) est la réglementation des rémunérations des banquiers, qui deviennent les bouc-émissaires commodes de la crise. Bien sûr, les bonus accordés en 2009 sont un véritable scandale et il conviendrait de les interdire ou de les taxer à 90%. Néanmoins, ils ne sont que le produit du système.

Et de toutes les façons, ce ne sont pas les mesures annoncées qui vont faire trembler les banquiers. Dans un langage trop poli pour être ferme, ils demandent une meilleure « gouvernance » et « plus de transparence » (en clair, les banques feront toujours ce qu’elles veulent). Ils demandent à ce que les bonus soient fixés « à un niveau approprié » et à ce que les dirigeants ne « soient pas totalement (sic) immunisés sur les risques » : les traders de Goldman Sachs en rigolent encore…

Rien ne change…

Il faut noter que près de la moitié des (tièdes) mesures proposées portent sur la rémunération des banquiers pour essayer de satisfaire une opinion publique révoltée à juste titre par les bonus annoncés pour 2009. Mais après avoir proposé de bouleverser le mode de rémunérations des banquiers, nos grands révolutionnaires s’attaquent à la réforme du système financier international. Et là, on va voir ce que l’on va voir… Ils proposent ainsi de suivre les nouvelles recommandations du comité de Bâle, dont les précédentes décisions ont été d’une grande efficacité comme on l’a vu l’automne dernier…

Les « paradis fiscaux » peuvent également trembler, après les avancées réalisées en avril dernier. Il faut se souvenir que la grande avancée réalisée au printemps dernier avait été de constater que plus personne ne faisait partie de la liste noire, pas même la Suisse, les Iles Caïmans ou le Liechtenstein… Naturellement, rien de sérieux n’est envisagé sur la taxation des transactions financières ou sur une reprise en main par les politiques des normes prudentielles, qui sont toujours laissées entre les mains des banquiers, qui demeurent juges et parties et laissés dans une autogestion pourtant désastreuse.

La lettre de Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Gordon Brown est une véritable négation du politique. Elle est surtout un Objet à Destination Communicante pour montrer à des opinions publiques sceptiques qu’ils agissent alors que les détails montrent que rien ne change...
marianne2.fr


Trompe-l'oeil

Une banque réalise une opération spéculative, disons à la hausse du prix du pétrole. Elle gagne un milliard. Le trader qui l’a menée a droit à 10 % du total, soit 100 millions. Si vous lisez les journaux, vous aurez déjà compris que mon illustration n’est pas purement imaginaire !

Moralisons la finance : plafonnons le bonus des traders. Andrew Hall de Citigroup, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’aura plus droit qu’a un million de dollars. Examinons l’avant et l’après. Avant : 100 millions pour le trader, 900 millions pour la banque, coût pour la communauté en prix du carburant, 1 milliard. Après : 1 million pour le trader, 999 millions pour la banque, coût pour la communauté, 1 milliard. Question : a-t-on vraiment moralisé la finance ?

Vous m’avez compris : ce n’est pas en réduisant le bonus des traders que la finance sera moralisée. La morale – ou plutôt l’absence de morale – n’est pas dans le taux de la commission, elle est dans l’opération qui permet que la communauté soit plumée.

source : Blog de Paul Jorion.
www.lutopick.fr/blog/index.php/post/2009/08/29/Trompe-l-oeil

Crise : il faut voir plus loin que les bonus
www.marianne2.fr/Crise-il-faut-voir-plus-loin-que-les-bonus_a181984.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mer 9 Sep - 23:26


Valeur nette des ménages au premier trimestre de 2009

La valeur des actifs, tant financiers que non financiers, du secteur des ménages a diminué en raison des pertes continues sur le marché boursier et de l'affaiblissement des valeurs immobilières. La valeur nette des ménages a diminué de 1,3 % au Canada, comparativement à une baisse de 2,6 % aux États-Unis.
www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/090622/dq090622b-fra.htm

Baisse record du crédit à la consommation aux USA

Juin 2009 : aux Etats-Unis, effondrement du crédit à la consommation. La baisse est de - 15,5 milliards de dollars, au lieu des - 10,3 milliards annoncés en première estimation.

(Toujours le même truc : ne pas donner les vrais chiffres pour ne pas déclencher la panique. Donner les vrais chiffres 3 ou 4 mois plus tard. C’est autant de temps de gagné.)

Juillet 2009 : le crédit à la consommation continue de s’effondrer. L’effondrement est de pire en pire. Le chiffre officiel est de : - 21,6 milliards de dollars.
boursorama.com

(Rendez-vous dans 3 mois pour le chiffre réel, qui sera encore pire.)

Concrètement :

- Toute l’économie mondiale est tirée par une locomotive : la consommation des Etats-Unis.

- Après le 15 septembre 2008 et la faillite de Lehman Brothers, les dirigeants américains ont injecté des milliers de milliards de dollars pour tenter de maintenir le crédit.

- Tous ces milliers de milliards de dollars n’ont eu que peu d’effet sur le crédit : un an après, le crédit continue de s’effondrer aux Etats-Unis.

- Quand la consommation des Etats-Unis baisse, l’économie mondiale s’effondre.

- Préparons-nous à subir la deuxième crise.

BA
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 19 Sep - 14:03



La crise financière va rebondir


Les bulles financières entrent dans une nouvelle phase de dilatation. Elles sont en voie de reconstitution avant même d’avoir été épongées. Les centaines de milliards injectés par les Etats pour sauver les systèmes bancaires n’ont pas été accompagnés de contreparties sérieuses pour changer les pratiques financières et bancaires. Résultat, ils ont regonflé la bulle financière et bancaire, en ajoutant à celle-ci une bulle supplémentaire d’endettement public notamment américain. La preuve: les marchés boursiers sont en hausse depuis 6 mois, alors que l’activité réelle n’a pas repris et que le chômage augmente massivement. N’oublions pas que 200 000 emplois industriels ont été supprimés en France depuis 1 an. Pourtant le CAC 40 a repris 55 % depuis son plancher de mars 2009. Cette valeur financière ne correspond à aucune nouvelle valeur réelle créée puisque sur la même période le PIB français a baissé de 1,2 %. La financiarisation de l’économie continue en toute impunité. Le système bancaire est revenu a ses pratiques initiales, soit pour boucher ses trous soit pour pouvoir afficher de nouveau des résultats de nature a «rétablir la confiance», c’est-à-dire a empêcher les retraits qui seraient bien vite incompensables. (...)

Jean-Luc MELENCHON
18 septembre 2009
www.jean-luc-melenchon.fr/?p=713
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Sam 19 Sep - 14:15



L’État fort au service du capital, c’est le fascisme
par Emmanuel Todd

Frank De Bondt s’entretient avec Emmanuel Todd pour Sud-Ouest, 14 décembre 2008

Si on pense à l’effet du libre-échange sur les divers pays, il est clair que la première grande victime a été l’économie américaine, qui subit le choc de la concurrence européenne, japonaise et maintenant chinoise. L’industrie européenne n’a pas été détruite, mais le libre-échange a mis la pression sur les salaires, provoqué des délocalisations et tiré le niveau de vie vers le bas. Toutefois, l’Europe est à un stade de détérioration beaucoup moins avancé que les États-Unis.

Comment analysez-vous les réponses politiques en Europe pour faire face à la crise actuelle ?

La crise actuelle n’est pas seulement la conséquence de la crise des subprimes, elle a commencé au moment où le niveau de vie avait déjà baissé partout en Europe. N’inversons pas les choses. Les dirigeants occidentaux refusent cependant de voir que c’est la diminution du pouvoir d’achat et de la demande qui a conduit à la crise. En réinjectant de l’argent, comme ils le font aujourd’hui, les gouvernements remettent en marche la machine à délocaliser et à tirer les salaires vers le bas. [...]

Après les émeutes déclenchées par les jeunes Grecs, doit-on s’attendre à une mobilisation de la jeunesse en France, où le malaise est perceptible, et peut-être à des affrontements sociaux de grande ampleur dans toute l’Europe ?

Il est difficile de généraliser. Les réactions à la crise ne seront pas les mêmes partout. En France, le libre-échange ne profite plus, depuis une dizaine d’années, qu’à une toute petite fraction de la population. L’appauvrissement a gagné une large majorité de citoyens. Or, le système éducatif produit 33 % de bacheliers par an dans une génération. Est en train de se créer une vaste classe moyenne supérieure par l’éducation mais avec des revenus en pleine érosion. Ce sont les jeunes diplômés sacrifiés par le système économique. Cette situation ne peut mener qu’à des troubles sociaux et politiques. Tant que les classes populaires étaient les seules à souffrir du libre-échange, les systèmes sociaux étaient stables. Maintenant que les classes moyennes commencent à en pâtir, l’instabilité sociale va s’aggraver.

Nous ne sommes, certes, pas en 1929, mais la leçon de cette crise historique est que tous les pays n’avaient pas réagi de la même manière. La France a eu le Front populaire. Les États-Unis, le New Deal. L’Angleterre, un conservatisme mou. Et l’Allemagne, le nazisme. Les tempéraments nationaux restent très différents. En ce qui concerne la France, une résurgence des conflits de classes est probable. Ailleurs, je ne sais pas. Comment réagiront l’Italie et l’Allemagne, qui souffrent également ?

Une dérive autoritaire est-elle à redouter ?

[...] Les signes sont clairs. Le paradoxe du sarkozysme, c’est une grande agitation doublée d’un autoritarisme naturel. Il faut prendre très au sérieux les bavures policières, l’obsession du sécuritaire, la mise en tutelle de l’audiovisuel, y compris par l’intermédiaire du propriétaire de TF1. Lorsque l’État se met à servir directement les intérêts des grands groupes privés, cela rappelle de bien mauvais souvenirs. Et arrêtons de penser que le retour de l’État est lié à la gauche. L’État fort au service du capital, c’est le fascisme. [...]

Y a-t-il un risque, en Europe, de retour des nationalismes ?

[...] L’ultra-individualisme dominant ne laisse pas d’espace au véritable sentiment national. Le risque n’est pas dans le retour du nationalisme mais plutôt dans l’émergence de l’État « monstre froid ». C’est-à-dire de l’État en tant que système de pouvoir pur.

D’ailleurs, le déficit de sentiment national dans les classes supérieures fait partie du problème actuel caractérisé par l’irresponsabilité sociale des élites. Un pays qui accepte le libre-échange, les délocalisations et l’ouverture aveugle des frontières n’est pas menacé de nationalisme.

http://immoboum.canalblog.com/archives/2008/12/22/11835652.html
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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 22 Sep - 16:07

Lundi 21 septembre 2009 :

Les crédits accordés aux ménages et aux entreprises ont enregistré une baisse « d'une ampleur historique » au premier semestre 2009, selon l'Association française des sociétés financières (ASF).

Ainsi, le montant des crédits obtenus par les ménages pour financer leur logement a diminué de - 27,2 % au premier semestre 2009. Cette contraction était de - 8,6 % au premier semestre 2008 et - 15,6 % au second semestre 2008.

Les crédits à la consommation ont également accusé le coup, perdant - 15,8 % au premier semestre 2009.

Les prêts personnels connaissent la plus forte baisse avec - 27,3 %.

Les crédits faits aux entreprises pour financer leurs équipements ont chuté de près de - 24 %.

Les opérations de crédit-bail-mobilier enregistre la contraction la plus importante avec - 29,1 %, un chiffre « d'une amplitude sans précédent depuis le printemps 1993 », souligne l'ASF.

http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20090921.CHA7492/les_credits_aux_menageset_aux_entreprises_chutent.html

Christine Lagarde commente ces chiffres catastrophiques : « Ben … C’est-à-dire … Euh … Voilà voilà voilà … Euh … Ces chiffres confirment que la crise est finie. Ces chiffres confirment que la reprise est là. »

Merci, Christine.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Jeu 24 Sep - 23:17



Si le G20 voulait...

"Il ne faut pas s’étonner que « ça » résiste. C’est une forme de vie que la finance se prépare à défendre et, il faut en être tout-à-fait certain, de celles dont elle a tiré tant de joies qu’elle ira jusqu’au bout pour la faire perdurer. Décidément une enclave dans la société, et comme un empire dans un empire, la finance a vécu, en marge de la condition ordinaire, la vie étincelante, au double sens de la vie glamour et de la vie à millions. (...)"
Frédéric Lordon

Cet économiste, directeur de recherches au CNRS, explique que les bonus et paradis fiscaux sont des questions périphériques (et politiques) que les gouvernants poussent sur le devant de la scène pour éviter de parler du reste, c'est-à-dire des causes structurelles de la crise. D'ailleurs, selon Paul Jorion, la part de bonus qu'on retirera à un trader sera offerte à sa banque.

La véritable origine de la crise se trouve dans l'économie réelle, notamment le capitalisme de basse pression salariale, sous la double contrainte des actionnaires et de la concurrence.

Cette double contrainte toxique qui atteint du haut en bas la pyramide hiérarchique (d'abord le patron qui peut sauter s'il y a menace d'OPA), met en danger des intérêts vitaux des membres de l'organisation et par sa violence entraîne le suicide du salarié se trouvant en bout de chaîne.
Mais surtout, sous la double contrainte actionnariale et concurrentielle, le système réduit toujours plus la rémunération du travail, et empêche ainsi l'écoulement de la marchandise.

Schéma montrant l’effondrement des salaires et l’accumulation ainsi que l’envol des taux de profits (UE + USA + Japon)

Si le capitalisme "de basse pression salariale" reste en place, c'est grâce à la confusion des élites politiques et financières. Cette oligarchie représente une minorité parasite en combat frontal avec la société et elle ne pourra être mise hors d'état de nuire sans un soulèvement populaire.

Une vidéo. cyclops

Arrow Frédéric Lordon : “Le cadre de la finance internationale doit être radicalement refondu
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Krach, les capitalistes deviendraient communistes !   Mar 29 Sep - 17:24



Comment sortir du piège ?
Par Pierre LARROUTUROU

Extraits

C’est un chiffre inquiétant que vient de publier la Banque centrale américaine : en trois mois, la dette publique des Etats-Unis a augmenté de 520 milliards. En un an, elle a bondi de 2.000 Mds, soit 14 % du PIB. 2.000 milliards, c’est la totalité des réserves de change de la Chine. En un an, les Etats-Unis ont “brulé” l’équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans…

Quant à la Chine elle-même, c’est peu dire que son économie est instable : “88 % de la croissance vient de l’investissement. Jamais, dans aucun pays, on n’a vu une croissance aussi déséquilibrée”

“Le plan Paulson est une transfusion sanguine à un malade souffrant d’une hémorragie interne“ affirmait Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, en octobre 2008. Un an plus tard, rien n’a changé : on transfuse le malade à coup de trilliards de dollars sans soigner “l’hémorragie interne”. Soigner l’hémorragie devient pourtant une priorité absolue car nous ne pourrons pas continuer longtemps à accumuler des déficits publics pharaoniques.

il y a un an, quand Paulson annonce qu’il met 700 milliards sur la table, quand Merkel, Brown et Sarkozy en annoncent 400, nul ne doute que les Etats-Unis, l’Allemagne ou la France sont effectivement capables de trouver ces sommes considérables. En quelques jours, la confiance revient sur les marchés.

Mais depuis quelques semaines, à mesure que sont rendu publics de gigantesques déficits publics aux quatre coins de la planète, le doute s’installe sur la capacité qu’auront les Etats-Unis, le Japon ou la France à honorer leurs dettes dans dix ou vingt ans.

Peut-on sortir de la crise de la dette en accumulant plus de dette encore ? Dans tous les pays occidentaux, beaucoup s’alarment aujourd’hui de la fuite en avant des finances publiques mais tous ont conscience que, dans l’état actuel de nos économies, stopper les déficits amènerait à replonger dans une récession profonde… Alors que choisir ? La peste ou le choléra ? Sombrer dans le gouffre de la récession ou foncer dans le mur de la dette ? Telle est la question que les dirigeants du G20 n’ont pas voulu débattre en public mais c’est bien le dilemme qui les empêche de dormir.

Pour sortir du piège avant qu’il ne se referme sur nous, il est fondamental de comprendre où est “l’hémorragie interne” dont parle Stiglitz

Pourquoi nos économies sont-elles “accros” à la dette ? Comment les sevrer ?

C’est en observant l’évolution de la dette aux Etats-Unis sur les 50 dernières années qu’on comprend les causes profondes de cette addiction.

Jusqu’en 1981, jusqu’à la victoire de Ronald Reagan, le ratio dette/PIB était parfaitement stable.

Des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires.

Agrandir

Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison blanche. Les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui favorise la dette publique. La dette augmente surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à la baisse de la part des salaires dans le PIB. C’est à partir de là que des millions d’Américains commencent à s’endetter pour maintenir leur niveau de vie. (...)

www.nouvellegauche.fr/blog/2009/09/29/comment-sortir-du-piege/
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Krach, les capitalistes deviendraient communistes !
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