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 Achtung, Polizei !

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Orwelle



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MessageSujet: Achtung, Polizei !   Lun 20 Oct - 2:31



Violences policières à Montfermeil

Rue Picasso, cité des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis, dite 9-3). Maire : Xavier Lemoine (UMP). La proximité avec le domicile de l'élu font de cette rue un endroit particulièrement surveillé par les forces de l'ordre. Jour et nuit, plusieurs unités de police se tiennent prêtes à intervenir en cas d'incident.

Mardi soir [14 octobre 2008] vers 21h00, trois jeunes lancent un pavé et tirent un mortier de feu d'artifice sur une voiture de police qui passe dans la rue. Environ une heure plus tard, une dizaine d'hommes du Groupe de sécurité de proximité du commissariat de Gagny entrent dans l'escalier du n°5.

Abdoulaye Fofana, jeune Français d'origine guinéenne, âgé de 20 ans, étudiant en BTS de négociation-relation client, regarde le match France-Tunisie avec des amis. Sa famille est au salon. Les policiers entrent en défonçant la porte de l'appartement. L'un d'eux dit : 'On l'embarque celui-là'. »

Il est ensuite violemment projeté à l'autre bout du palier, tout en étant frappé par les policiers, au nombre d'« une dizaine ». Il est mis à terre puis menotté, pendant que sa famille est maintenue à l'intérieur de l'appartement. Les policiers l'emmènent ensuite par l'escalier. Il raconte avoir été frappé tout au long de la descente, à coups de poing, de pied, de flashball et de matraque. Ce que confirment des habitants de l'immeuble, interrogés par Rue89. Tous disent avoir été alertés par ses cris.

Au deuxième étage, Esma Elassy : « Un policier le frappait sur la tête avec sa matraque pendant qu'un autre le tenait. Il l'a tapé tellement fort que sa tête a cogné le mur. C'était catastrophique, j'étais très choquée. Quoi qu'il ait fait, ce n'était pas la peine de le frapper puisqu'il était déjà menotté. »
Au premier, Nafissa Delai : « Je les ai vus lui donner un coup de matraque sur la tête, à travers l'oeilleton de ma porte. J'ai commencé à l'ouvrir, mais un policier m'a demandé de la fermer. »

Ladj Ly, habitant de l'immeuble et membre du collectif Kourtrajmé, a déjà commencé à filmer les échauffourées et enregistre les quatre coups portés dans le hall de l'immeuble, qui ne sont que les derniers d'une longue série.
Le jeune réalisateur a donné ces images à Rue89 :
Arrow https://www.dailymotion.com/swf/k39JiUKLG5EhzUO9CQ

La police ayant vu Ladj Ly filmer pendant la soirée, elle lui a demandé de lui fournir copie des images, ce qu'il a fait. Le réalisateur est convoqué lundi à l'IGS, comme la victime des violences.

Un policier a déposé plainte, affirmant que le jeune homme l'a blessé lors de l'interpellation. clown

Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille Fofana, déposera lundi six plaintes, assorties d'un total de neuf circonstances aggravantes.

Concernant Abdoulaye Fofana : violences volontaires commises par personnes dépositaires de l'autorité publique, en réunion, avec usage ou menace d'une arme, et sous l'emprise manifeste de produits stupéfiants (puisqu'un des policiers « sentait le cannabis », selon la victime); subornation de témoin (en raison de la deuxième déposition, jugée litigieuse) ; menaces de mort (émanant d'un policier, toujours selon la victime).

Concernant Mme Fofana, même plainte pour violences volontaires et mêmes circonstances, sauf les stupéfiants.

Concernant le neveu d'Abdoulaye, un bébé qui s'est blessé à la lèvre en courant parce qu'il avait peur, choc émotif pour un mineur de moins de quinze ans.

Enfin, dégradation d'un bien appartenant à autrui (l'appartement), avec effraction.

A voir aussi : le témoignage vidéo de la famille Fofana.
www.rue89.com/2008/10/19/montfermeil-une-bavure-filmee-ligs-enquete

Violences policières courantes
par Patrick Mohr
21 juillet 2008
http://reveilcitoyen.org/spip.php?article170
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Orwelle



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MessageSujet: Je n'ai rien à déclarer !   Mer 12 Nov - 14:45



Désobéir aux policiers, ça s'apprend

Les Désobéissants enseignent comment gêner la police et gérer les médias. Ils veulent essaimer partout en France.
Parmi les participants, des militants anti-pub, des faucheurs volontaires, des membres du Réseau éducation sans frontière, etc. Les Désobéissants ont même assuré des formations express pour les étudiants de Nantes, lorsqu’ils ont bloqué leur université en novembre 2007.

Appliquant une stricte discipline face aux forces de l’ordre et les techniques de Greenpeace quant aux rapports avec les médias, les Désobéissants entendent aussi faire école dans les grandes régions françaises, pour que ces savoirs se diffusent dans tous les collectifs en lutte.

Présentation de la formation en désobéissance civile
www.dailymotion.com/video/x7d15v_interview-xavier-renou-des-desobeis_news

Arrow Entraînement
www.dailymotion.com/video/x7cnos_les-desobeissants-forment-des-milit_news

www.rue89.com/2008/11/11/desobeir-aux-policiers-ca-sapprend
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Orwelle



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MessageSujet: sarkozy, flouze, fantasmes, business, fanatisme, pèze, terrorisme d'Etat   Mar 20 Jan - 8:22



Un milliard d'euros pour moderniser la police

Plus d'un milliard d'euros seront consacrés sur cinq ans aux nouvelles technologies, en particulier liées à la vidéo, ainsi qu'à la police scientifique et technique, a annoncé la ministre de l'Intérieur lundi lors d'une conférence de presse.

Pour Pierre Willem, porte-parole de l'Unsa-police, la hausse des violences aux personnes est un facteur préoccupant qui devrait inciter les pouvoirs publics à renoncer aux 4.800 suppressions d'emplois prévues d'ici 2011.

Alain Bauer, le président de l'Observatoire national de la délinquance chargé d'établir le bilan annuel de la délinquance, a mis en garde contre la tentation de "confondre" ces chiffres, reflet de l'activité des forces de l'ordre, avec "la délinquance réelle", toutes les victimes ne se signalant pas. What a Face

Par ailleurs, la ministre de l'Intérieur a déclaré qu'elle souhaitait faire interdire la commercialisation pour le public des pistolets à impulsion électrique de type Taser, une arme classée en sixième catégorie comme les bombes lacrymogènes.
Le Stoper C2, qui fonctionne comme le pistolet à impulsion électrique (Taser X26), est destiné au grand public
http://fr.news.yahoo.com/4/20090119/tts-france-delinquance-bilan-ca02f96.html

Laurent Mucchielli : « La violence surgit là où il n’y a pas d’autres recours »
http://oumma.com/Laurent-Mucchielli-La-violence

La vraie question n'est pas « comment faire baisser la délinquance ? », mais « pourquoi existe-t-elle ? ».
Définir les causes avant de trouver les solutions.
www.marianne2.fr/Laurent-Mucchielli,-l-Amelie-Poulain-de-la-delinquance-_a132923.html

« La répression n’est que la gestion du présent » cyclops
www.unicef.fr/accueil/s-informer/l-enfance-en-france/justice-des-mineurs/var/lang/FR/rub/1246/articles/6493.html

Derrière ce discours dominant sur la sécurité se dissimulent des enjeux de pouvoir et d’argent qui trouvent en eux-mêmes leurs raisons d’être (et ne sont pas fondamentalement produits par la recherche du meilleur service des citoyens), et se prennent des décisions qui ne résolvent pas fondamentalement les problèmes sociaux que vivent les citoyens (ni ceux qui sont censés être les bons, ni ceux qui sont censés être les mauvais).
http://idt.uab.es/erytheis/texte-integral.php3?id_article=66&lang=fr

Au lieu de hurler avec les loups, médias et politiques feraient mieux de réfléchir aux raisons de la violence .
Libération, le mercredi 30 janvier 2002
http://pagesperso-orange.fr/felina/doc/secur_lib/claris.htm



Violences et insécurité, fantasmes et réalités...

A partir de 1997 et du « tournant sécuritaire » socialiste, la parole d’ « experts » en sécurité se voit libérée, et Mucchielli étudie deux « cas », ceux d’Alain Bauer et d’Alex Raufer, co-auteurs du « Que sais-je ? » sur les « violences et insécurités urbaines ». What a Face

Ainsi, on apprend qu’Alain Bauer, présenté partout comme un universitaire, est en réalité PDG d'une société privée de sécurité, AB Associates, proposant ses services dans de nombreuses villes. Ces auteurs, qui présentent un discours catastrophiste sur l’insécurité et la croissance fantastique de la délinquance ont en réalité tout intérêt à dramatiser les « menaces » en cultivant le discours de l'ennemi intérieur, pour appeler à des actions de l'Etat en lien avec des experts privés, c’est-à-dire eux et leurs amis. En clair, « attiser le sentiment d’insécurité pour mieux vendre son expertise » et alimenter un véritable business de la peur organisé autour d’une soixantaine de sociétés privées proposant du « conseil en sécurité ».

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=561

Alain Bauer et Xavier Raufer, marchands de peur What a Face
Lecture critique d’un étrange "Que sais-je ?" consacré aux "Violences et insécurités urbaines"
par Laurent Mucchielli (octobre 2003)
http://lmsi.net/article.php3?id_article=177

Voilà pourquoi sarkozy veut que le CNAM crée une Chaire de criminologie pour son ami franc-maçon Alain Bauer.
www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2317
http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/2009/01/18/contre-une-chaire-de-criminologie-au-conservatoire-national-des-arts-et-metiers-petition/

http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/lru-universites-recherche-cnrs-t28-15.htm
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/sarkozy-machiavel-et-la-strategie-politique-t159.htm
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/la-dictature-en-marche-t164.htm


Quand la bande des Bauer Raufer faisait des siennes au pays basque

Xavier Raufer, alias Christian de Bongain, depuis sa militance dans les groupes d’extrême droite, a écrit de nombreux ouvrages sur "la menace terroriste" et sur celle "issue des banlieues". Ancien fondateur du groupuscule d’extrême droite Occident chrétien, il est aussi responsable d’une collection aux Presses universitaires de France : " Criminalité internationale ". Il fait partie de ces "experts" qu'on voit si souvent dans les médias et qui diffusent des thèses ultra sécuritaires.

On peut trouver des interviews de Xavier Raufer sur le site de polémia.net, dont le président n’est autre que Jean Yves Le Gallou, dirigeant du MNR de Bruno Mégret.

Les ouvrages de Xavier Raufer sont souvent cosignés avec Alain Bauer, dirigeant une société sécuritaire acquis aux mêmes thèses. Celles-ci lui ramènent de juteux marchés dans la vidéo surveillance et autres " contrats de sécurité ". Ils sont de grands promoteurs de la tolérance zéro.
http://ekaitza.free.fr/990/serbielle.html

Plus
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74373
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Achtung, Polizei !   Jeu 12 Fév - 20:15



Le gouvernement envoie les gendarmes à l’école pour effectuer de force ses évaluations bidon

par Olivier Bonnet

Pour justifier leurs contre-réformes scélérates de l’Éducation nationale, les fourbes qui nous gouvernent ont imaginé de faire passer aux élèves de CM2 des évaluations qualifiées par le ministre Xavier Darcos de "objectives, régulières, transparentes", afin de "disposer d’indicateurs fiables des acquis des élèves pour mieux piloter le système éducatif". L’astuce est de les interroger en janvier, du 19 au 23, sur des contenus qui ne seront acquis qu’au terme de l’année scolaire, soit en juin ! Les résultats vont forcément en pâtir et ces mauvaises évaluations serviront de commode prétexte à poursuivre la casse du système éducatif français, qui sera à leur aune jugé comme insuffisamment performant.

Dans l’Hérault, particulièrement mobilisé contre l’entourloupe, sont intervenus des invités surprise : les gendarmes !

"Lors d’une réunion tenue vendredi 16 janvier à Gignac, l’inspectrice de la circonscription avait convié maîtres du CM2 et directeurs d’école à récupérer les livrets d’évaluation. Parents d’élèves et élus s’étaient invités. La réponse de l’inspecteur d’académie : l’envoi de huit gendarmes", raconte L’Humanité. (...)

www.plumedepresse.com/spip.php?article1071

Témoignage de Mélusine, professeur des écoles

Là, c’est un témoignage personnel que je vous livre d’un après-midi de travail pas comme les autres. Je suis professeur des écoles d’une classe de CM2 et j’ai décidé de ne pas rentrer dans le jeu débile de noter les enfants sur des notions qu’ils n’avaient pas encore vues. J’ai donc opté pour rentrer dans la base de donnée Absent pour tous les items concernés.

Ce mardi-là, il y avait une ambiance étrange que je n’avais encore jamais connue. Une ambiance presque de temps de guerre, lourde et angoissante. L’inspection avait déjà appelé la veille à domicile des enseignants pour s’assurer du fait qu’ils n’allaient pas faire de rétention d’informations le moment venu. Durant cette journée, l’inspection n’appela pas moins de 10 fois !!!!!

Mais le clou fut quand l’Inspecteur en personne voulut me parler. Il me mit une pression incroyable par son ton, ses propos et surtout....ses menaces. Sincèrement je ne m’y attendais pas. Il me dit tout simplement que si je ne rentrais pas de chiffres à la place des A, il se verrait dans l’obligation de faire remonter l’information à l’inspection académique où je serais fichée comme élément perturbateur avec toutes les sanctions et les mesures en conséquence....

Il me parla aussi de blâme. Lorsque je demandai un peu de temps, arguant du délai supplémentaire accordé jusqu’au 7, il m’intima l’ordre de donner ma réponse sur le champ. C’était là et maintenant... Face à mon refus de répondre, il s'énerva et me dit qu’il n’avait pas de temps à perdre avec des gens comme moi et qu’il ne comptait pas discuter. Les élèves étaient rentrés pendant la discussion. Je lui dis donc qu’il me fallait retourner en classe. Il rétorqua que je devais sur le champ laisser la classe et répartir les enfants chez les collègues afin d’aller accomplir mon devoir : rentrer les données dans l’ordinateur. J’ai campé sur ma volonté de ne pas lui répondre dans l’instant et notre échange s’est clos ainsi.

Ma directrice, tenta de tout faire pour me convaincre du bien-fondé du fichage des résultats des élèves, qu’il était si simple de taper 1 à la place de A, que ça ne coûtait rien, que ça soulagerait tout le monde et qu’il n’y aurait pas d’histoires. Plus de tracas. Vous connaissez Kaâ dans le livre de la jungle ?
Ne voulant pas céder je me suis alors tournée vers les syndicats qui m’ont dit en gros et à travers les lignes que c’était grillé à cause de mon isolement. Je suis en effet dans une école panurgique et dans une circonscription bêlante... Quelques appels à des collègues engagés ont fini de me dissuader de jouer le bras de fer toute seule car ils sont en train de couper les têtes qui dépassent. Je suis jeune, engagée, trop visible apparemment. Bref. Monsieur voulait des chiffres et visiblement se foutait desquels puisqu’il dit à ma directrice que je n’avais qu’à mettre 1, si je ne voulais pas mettre 0... Quelle cohérence !

J’ai donc mis 1 en lieu et place des A initiaux. Voilà. Et pour un de mes élèves qui était réellement absent ? Eh bien, même tarif. Ben oui, le serveur de l’académie bloquait l’envoi du fichier dès lors qu’il comportait un A... Cet élève, dont les résultats habituels sont plutôt mauvais, sera donc un de mes meilleurs puisqu’il avait été absent plusieurs jours.

Depuis, on m’a dit que lors de l’audience du SNUipp national au ministère de l’Education Nationale, du 4 février, le ministre a indiqué qu’il n’y aurait pas de sanctions vis-à-vis des collègues qui n’utilisent pas le logiciel fourni par l’administration.... Mon IEN était donc en porte-à-faux avec le discours officiel. Bon, en même temps, je sais que l’inspecteur est lui aussi sous pression.

L’IA du Rhône a été un des rares de France à réunir les IEN (mercredi) pour leur demander de mettre la pression afin d’obtenir les résultats avant la date limite. Il n’a donc, certes, été qu’un vecteur de pression, mais un vecteur qui a sacrément donné de sa personne ! Le petit monsieur a pour le moins mouillé la chemise... Il a reporté toutes les inspections prévues (sans même d’ailleurs prendre la peine de décommander... j’ai une collègue qui l’a attendu toute la journée) pour sillonner les écoles afin de "convaincre" les enseignants réfractaires de rentrer dans le rang.

Le zèle dont témoigne ses paroles et ses actes dépasse l’obéissance passive. Pour moi, c’est un choix idéologique plus qu’une servilité intéressée. Dans tous les cas, pour l’IA plus aucun doute ne subsiste. C’est un suppôt de Sarkozy dévoué corps et âme à sa cause. Parmi tous les IA de France, il est un de ceux qui va le plus loin...plus royaliste que le roi Il ne respecte pas même les consignes du ministère.

Le statu quo pour la prise en charge des 2 ans a été affirmé et réaffirmé. Or l’administration n’a pas voulu respecter les règles de prise en compte des 2 ans de l’année dernière dans les écoles ordinaires. Une vingtaine d’écoles voient une classe fermée ou une ouverture refusée à cause de la désobéissance de l’Inspecteur d’Académie. Ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres.



Nouvelle opération anti-drogue dans un collège du Sud-Ouest

Deux mois après des opérations de gendarmerie dans des collèges du Gers, on apprend ce mercredi qu’un établissement des Pyrénées-Atlantiques a fait l’objet d’une nouvelle intervention musclée.

Comme en décembre 2008, les parents des élèves du collège Corisande-d’Andoins à Arthez de Béarn ont été profondément choqués par la méthode. Le syndicat national des enseignants du second degré a de son côté dénoncé des procédés inadmissibles. D’autant que, comme lors des précédentes interventions, aucune substance illicite n’a été trouvée. (...)

www.20minutes.fr/article/299818/France-Nouvelle-operation-anti-drogue-dans-un-college-du-Sud-Ouest.php

VIDEO
www.youtube.com/watch?v=31VDfp4pjeA&eurl=http://bellaciao.org/fr/spip.php?article80177&feature=player_embedded

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article80177
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MessageSujet: Re: Achtung, Polizei !   Ven 27 Fév - 3:03



Elle rechargeait les portables de migrants : garde à vue

Monique Pouille, 59 ans, épouse d'artisan peintre, parle très vite au téléphone, comme essoufflée par ce qui vient de lui arriver. Elle a fait neuf heures de garde à vue, hier. Cette mère au foyer, membre de la paroisse de Norrent-Fontes, près de Béthune, bénévole aux restos du coeur et bénévole de l'association Terre d'errance, organise les dons de nourriture, d'habits pour les migrants sans-abri depuis deux ans et demi. Hier, à 7h45 du matin, on sonne à sa porte. La Police de l'air et des frontières.

Ils m'ont dit "on vient vous chercher pour vous mettre en garde à vue, pour flagrant délit d'aide aux personnes en situation irrégulière"». Elle ajoute : «Quand j'ai ouvert la porte ils sont tout suite entrés dans le couloir. Je pense qu'ils croyaient trouver des réfugiés chez moi». Les policiers tombent sur trois portables, en charge sur la table du salon. Ils prennent les portables, fouillent la maison, le garage, la voiture, «et même le pigeonnier de mon mari, il est colombophile».

A Coquelles, la garde à vue commence. «Ils ont dit que j'avais eu de la chance de ne pas être menottée». La police aurait ajouté qu'elle devait «coopérer». «Ils m'ont dit qu'ils étaient courant de tout. Une femme policier m'a demandé "Alors, ça s'est bien passé le concours de colombophilie de votre mari ?" C'était une conversation que j'avais eu avec des bénévoles de l'association quelques jours plus tôt au téléphone. Je suis tombée des nues».

Ils posent des questions sur les migrants, un par un. Comment s'appelle-t-il ? Depuis combien de temps est-il là ? (...)

A la Police de l'air et des frontières de Coquelles, on indique que la garde à vue a eu lieu dans le cadre d'une commission rogatoire ordonnée par le juge d'instruction Vignau à Béthune, «pour aide au séjour irrégulier en bande organisée». Au cabinet de l'instruction, on n'a «aucune information à donner à ce sujet». On risque en théorie jusqu'à 10 ans de prison pour aide au séjour irrégulier en bande organisée.

Dans un communiqué, le curé de la paroisse, le père Delannoy s'indigne : «C’est la politique du chiffre qui prime , M. Besson a demandé qu’on intensifie la lutte contre les réseaux mafieux, qui arrête t-on ? Une simple habitante qui a un cœur d’or et qui n'en peut plus de voir des jeunes qui ont l’âge de ses fils passer devant sa maison bravant le froid. Il est certainement plus facile de rester au chaud dans sa maison bien installé devant son écran que d’agir. Heureusement que dans notre monde il y a encore des Monique.» (...)

Haydée Sabéran
www.libelille.fr/saberan/2009/02/elle-rechargeai.html


Allez voir le film de Philippe Lioret qui va sortir en mars : "Welcome", il montre la réalité de la vie de ces migrants et la vie des bénévoles que l'on traque désormais ! Philippe Bocquet



QUE FAIT LA POLICE ?
Bulletin d’information anti-autoritaire – Nouvelle série - numéro 27 – février 2009
sur l'Observatoire des Libertés Publiques' de Maurice Rajsfus
http://quefaitlapolice.samizdat.net/?page_id=90

Comment le flic de base utilise l’outrage pour couvrir ses accès de violences
http://codedo.blogspot.com/

www.lemonde.fr/societe/article/2007/07/18/un-avion-prive-pour-assurer-les-expulsions-d-etrangers_936764_3224.html
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MessageSujet: Re: Achtung, Polizei !   Ven 26 Juin - 21:49



A Paris, frappé dans la rue et au commissariat

Un jeune Colombien de 27 ans, marié à une Française et vivant en France depuis cinq ans (il est étudiant en esthétique de la photographie, lauréat d'un prix Paris Match), a été passé à tabac par un policier au commissariat de la Goutte-d'Or, où il venait porter plainte après une agression. Il a perdu 40 décibels d'audition.

www.liberation.fr/societe/0101576304-a-paris-frappe-dans-la-rue-et-au-commissariat
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MessageSujet: Re: Achtung, Polizei !   Lun 13 Juil - 12:38



Un tir de flash-ball crève l’œil d’un manifestant à Montreuil

«Il avait trois fractures au visage, le globe oculaire fendu en deux, la paupière arrachée…»
Mercredi 8 juillet, Joachim Gatti, un jeune cameraman de 34 ans, a été touché à l’œil par un tir de flash-ball à Montreuil, près de Paris, pendant «qu’il manifestait pour soutenir des squatters expulsés», a dénoncé son père, le documentariste Stéphane Gatti, dans une lettre ouverte. «Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière».
Alors que la police avait évacué au matin le squat culturel de la Clinique, un dîner festif était organisé en signe de protestation dans une rue piétonne. «Il n’y a pas eu d’affrontement, explique Stéphane Gatti. Cinq personnes ont été touchées par ces tirs de flash-ball, tous au-dessus de la taille. Il ne peut être question de bavures. Ils étaient une trentaine et n’étaient une menace pour personne.» Egalement acteur, Joachim Gatti a joué le rôle de Joachim Rivière, dans le film La Commune de Paris de Peter Watkins. Il est le petit-fils du dramaturge et écrivain Armand Gatti. L’IGS a ouvert une enquête. Une manifestation est prévue aujourd’hui à 19 heures, place de la Croix-de-Chavaux, à Montreuil.
www.liberation.fr/societe/0101579396-un-tir-de-flash-ball-creve-l-il-d-un-manifestant-a-montreuil

"A quoi il faut ajouter que la disparition des services chirurgicaux d’urgence en dehors des heures ouvrables a conduit le patient à ne pouvoir être opéré que le lendemain matin où il est encore, à l’Hôtel Dieu, après avoir été refusé aux Quinze Vingt "faute de place", depuis l’hôpital de Montreuil. [...] "

Lettre ouverte à Brice Hortefeux
par Olivier Bonnet
www.plumedepresse.com/spip.php?article1174


Médecins du monde : « Des records de violence policière »
L'ONG dénonce les abus de la police sur ses représentants et des teuffeurs en marge de la Fête de la musique.

« Fracture de la base du nez liée à un tir de flashball en plein visage sur un jeune homme âgé d'environ 25 ans », « plaies cutanées du cuir chevelus et du front avec saignement important lies à un matraquage prononcé d'un jeune homme âgé d'une vingtaine d'année », « matraquage d'un bénévole de 27 ans en fauteuil roulant », « traumatisme du coude et de la hanche chez une jeune femme de plus de 20 ans qui prenait des images avec sa caméra, laquelle fut détruite par les policiers »… Roberto Bianco-Levrin soutient, c'est qu'il n'a « jamais vu une telle violence » envers des teuffeurs... Le coordonateur de la mission raves est pourtant permanent de Médecins du Monde depuis 2001.

« Vers une heure du matin, une première charge policière très violente a eu lieu, massacrant les sound systems avec des coups de matraque sur les consoles, les enceintes. C'était la BAC75 [Brigade anticriminalité de Paris, ndlr] et des policiers anti-émeutes. Puis ils ont balancé des gaz lacrymoègnes, qui ont conduit un certain nombre de teufeurs à s'éparpiller dans les bois, où de petits groupes de policiers isolés les interceptaient.

La réplique était très violente, avec usage de grenades, matraquage au sol et tirs de flashball tendus. [...]

Roberto Bianco-Levrin rapporte ainsi avoir entendu plusieurs de ses bénévoles « se faire traiter de fils de pute alors qu'ils étaient bien estampillés MDM, avec des chasubles, des brassards et des autocollants un peu partout. »
www.rue89.com/2009/07/06/medecins-du-monde-des-records-de-violence-policiere



1er Mai : un procès pour avoir dénoncé des policiers déguisés

Il est autour de 19 h 30 quand Jean-Paul, sa femme et une amie quittent le défilé. Quelques pas plus loin, au début du boulevard Richard-Lenoir, ils remarquent un curieux manège : une dizaine d’hommes en civil sort d’un car de CRS. Crânes rasés, foulards, capuches, autocollants CGT ou «Rêve générale» - la panoplie complète du manifestant.

La femme de Jean-Paul prend des photos. Escortés discrètement par les CRS, les hommes se dispersent par groupe de deux ou trois et déboulent place de la Bastille. Au même moment, des gendarmes mobiles sont en train de déloger un groupe de jeunes, «un peu punks» selon Jean-Paul, assis sur les marches de l’opéra. Des slogans éclatent - «Police partout, justice nulle part» ; «Casse-toi pauv’ con» -, des projectiles volent. Ce sont les étranges manifestants, ceux qui s’étaient changés dans un car de CRS, qui invectivent les gendarmes. Les jeunes entrent dans leur jeu. Les CRS s’en mêlent. Jean-Paul comprend : ces manifestants sont, selon ses mots pendant l’audience, des «policiers déguisés en manifestants». «Là, on a compris qu’ils voulaient piéger les jeunes en les chauffant, raconte-t-il. On était purement et simplement devant une provocation policière.»

Jean-Paul tente d’empêcher l’affrontement, hurle qu’il s’agit d’un coup monté. «Les faux manifestants ont été déstabilisés. Mais, en même temps, comme on a crié, ils nous ont repérés.» Selon le quinquagénaire, quelques-uns des «jeunes punks» se font embarquer. «Quand je suis arrivé au métro, j’étais dégoûté, très en colère, se souvient l’élu syndical. De rage, j’ai balancé par terre un gobelet en carton qui était sur la rambarde.»

Quelques secondes plus tard, on le pousse violemment dans la bouche de métro. Puis trois hommes l’attrapent. «Tu bouges pas, sinon on te fait très mal.» Ce sont des policiers. Ils l’accusent d’avoir jeté une canette de bière à la tête d’un de leurs collègues. Ils lui passent les menottes et l’embarquent dans un fourgon, direction le commissariat du XIIe. Ils prennent sa carte d’identité, essayent de lui faire signer une déposition préremplie. Il refuse. Demande qu’on lui desserre les menottes. Ils répondent qu’ils ont perdu la clé. Ils démontent son téléphone portable, espérant y trouver des photos de l’incident. Mais c’est sa femme qui les a prises. Il n’est relâché que vingt-quatre heures plus tard, après cinq fouilles au corps, une garde à vue et un placement au dépôt - «une humiliation totale».
www.liberation.fr/societe/0101577634-1er-mai-un-proces-pour-avoir-denonce-des-policiers-deguises


Sarkubu prix Nobel de la Paix

D'après la Préfecture de police de Paris, qui ne nie pas les faits, il s'agit de la "compagnie de sécurisation", inventée par Sarkozy -ministre de l'intérieur en titre en 2003 (et non 2005, comme l'indique Le Monde)- pour protéger les manifestants contre les casseurs.

La seule explication rationnelle qui me vient à l'esprit, c'est que ces flics ont confondu les gendarmes mobiles casqués et prêts à taper sur les manifestants avec des casseurs cagoulés. Heureusement pour nous, la Police veille.
www.pierka.net/article-31082456.html

Le metteur en scène Patrick Mohr tabassé par deux CRS au festival d'Avignon

En juillet 2008 le directeur du théâtre Spirale a été insulté, jeté à terre, menotté puis traîné sur 300 m par deux CRS, pour avoir osé demander aux CRS pourquoi ils contrôlaient un musicien noir plus que tout autre. Il témoigne de son agression dans la Tribune de Genève du samedi 28 mars 2009.
www.avignews.com/article.jspz?article=10784
www.tdg.ch/actu/culture/proces-mohr-police-2009-03-03



Laplote

Violences policières: le diagnostic accablant d'Amnesty
Amnesty International dénonce dans un rapport publié jeudi «l'impunité» dont bénéficient en France, selon elle, des membres des forces de l'ordre accusés de graves violations des droits de l'homme.

«La situation est telle en France que les forces de l’ordre se sentent au-dessus des lois.»
www.liberation.fr/societe/0101559772-les-policiers-francais-au-dessus-des-lois-selon-amnesty

Au-dessus des lois, comme les délinquants en col blanc.
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MessageSujet: Re: Achtung, Polizei !   Mar 14 Juil - 15:37


14 juillet, sarkozy met le feu

317 voitures brûlées dans la nuit du 13 au 14 juillet,
en augmentation de 6,73%.


Flash-scandale

On a fini par lui donner le nom de sa marque : le Flash-Ball, ou lanceur de balle de défense, est une arme - expérimentée par les forces de police depuis 1995 - dite de pacification. L'usage de balles en caoutchouc peut aider à restaurer l'ordre sans risquer de provoquer de morts. Son but, expliquait Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, au Monde du 30 mai 2002, est d'"impressionner". Ni plus ni moins.

Mais il arrive trop souvent - beaucoup trop souvent - que le Flash-Ball ne se borne pas à "impressionner". Mercredi 8 juillet, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), une trentaine de personnes se réunissent pacifiquement pour un dîner festif dans une rue piétonne. L'objet est de protester contre la fermeture d'un squat culturel et l'expulsion de ses occupants. Le squat est vide. La police intervient. Pourquoi ? Il y a tirs de Flash-Ball. Selon des témoins, cinq personnes sont touchées au-dessus de la taille. Joachim Gatti, un jeune réalisateur-cameraman de 34 ans, petit-fils de l'écrivain Armand Gatti, est touché à l'oeil. Selon son père, le documentariste Stéphane Gatti, "il a perdu un oeil du fait de la brutalité policière". Impressionner ?

L'Inspection générale des services (IGS), la police des polices, a été saisie sur ce qui est plus qu'une bavure - un scandale. Car, depuis quelques années, le Flash-Ball a déjà fait plusieurs victimes, jeunes pour la plupart. A chaque fois, cibles de tirs tendus, à hauteur du visage. Aux Mureaux, en juillet 2005, un adolescent de 14 ans perd un oeil. Il en a été de même en octobre 2006 à Clichy-sous-Bois, pour un jeune de 16 ans. Et de même encore en novembre 2007, à Nantes, lors d'une manifestation étudiante, pour un jeune de 17 ans - l'oeil crevé au Flash-Ball, là aussi. Cette année, des drames de même nature ont frappé un étudiant de 25 ans à Toulouse, en mars, et un jeune à Neuilly-sur-Marne, en mai. Le Flash-Ball ne tue pas : il mutile - à vie. Bilan : six vies brisées, et qui n'auraient jamais dû l'être.

Autorité administrative indépendante, créée en 2000, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a déjà attiré l'attention des pouvoirs publics sur ces drames. Elle a appelé à "plus de discernement dans le choix des moyens d'appui lors de l'évacuation de manifestants mineurs" et dans l'usage des Flash-Ball. Cette arme ne saurait servir d'alibi à des violences policières qui ont tendance à se banaliser. Les pouvoirs publics tardent à en encadrer sérieusement l'emploi. Par indifférence ou pour "impressionner" ?
www.lemonde.fr/opinions/article/2009/07/13/flash-scandale_1218212_3232.html
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MessageSujet: Sarkozy, Hollande, Macron : même combat   Ven 18 Mai - 11:04


Coup de pied à une étudiante* parisienne, le 16 avril 2016 (Jan Schmidt-Withley)

"Tu vas payer pour les étudiants" : un enseignant de l'EHESS tabassé par des policiers

Le 1er mai, à l'issue des manifestations qui ont eu lieu à Paris, un enseignant-chercheur de l'EHESS (École des hautes études en sciences sociales) dit avoir été tabassé par cinq policiers. Il a porté plainte auprès de l'IGPN

"Tu ne pourras jamais te relever", "tu vas payer pour les étudiants". Ce sont les mots qu'auraient asséné cinq policiers à Nicolas Jaoul, enseignant-chercheur au CNRS, devant les portes de l'EHESS. Alors que ce dernier, venu voir ce qu'il se passait dans le cadre du blocage de l'école, sortait du bâtiment pour rentrer chez lui, il affirme avoir été tabassé par cinq policiers. L'enseignant a déposé plainte ce mercredi 16 mai à l'IGPN, et dénonce le comportement des policiers, d'une rare brutalité [...]

"Cinq policiers me tombent alors dessus", nous raconte-t-il. "Je leur ai dit que j'étais un enseignant de l'école, j'ai gardé mes mains en l'air, mais ils m'ont roué de coups".

Aux coups qui pleuvent, se sont ajoutées des invectives d'une violence rare : "On n'en a rien à foutre que tu sois enseignant", "tu ne pourras pas te relever avec ce qu'on va faire". "J'étais abasourdi", se souvient l'anthropologue. [...]

"Au passage, j'ai reçu des coups de pieds dans la tête, alors que j'étais à terre", s'indigne Nicolas Jaoul. Une passante a filmé la scène [...]

Nicolas Jaoul a, à ce moment-là, été relevé et collé contre le mur. Il dit avoir alors été menacé par un policier : "Tu vas payer pour les étudiants (...) c'est à cause de toutes les merdes que vous leur apprenez que vos élèves sont comme ça".
L'enseignant évoque un "état de fébrilité généralisée de cette quinzaine de policiers, qui ont fait preuve de panique et d'une absence ahurissante de professionnalisme et de sang-froid". Et d'ajouter : "C'était une meute inconsciente, ivre de vengeance et par ailleurs très maladroite dans ses gestes". Un témoignage corroboré par plusieurs spectateurs de la scène, dont l'un des accompagnateurs de Nicolas Jaoul, qui évoque une "rage folle" de la part des policiers et aurait versé ce témoignage au dossier de l'IGPN.

Absence de réaction publique de l'école

[...] Le 2 mai 2018, la présidence de l'École a bien transmis un communiqué à l'AFP mais évoquant un blocage "pacifique, sans dégradation ni violence". Le message transmis uniquement aux étudiants et au personnel le jour-même était plus franc. Se plaignant de l'intrusion des forces de l'ordre qui n'ont pas le droit de pénétrer dans un établissement public sans autorisation, l'EHESS écrivait : "Cette intervention s'est faite en dehors de toute demande de la présidence de l'École, dans des circonstances qu'il faudra prendre le temps d'éclaircir", rappelant son attachement aux "franchises universitaires".

Nicolas Jaoud, qui a versé au dossier le compte-rendu de la médecine judiciaire, affirme avoir eu une dent cassée, quelques hématomes, et toujours souffrir de "douleurs crâniennes", "d'anxiété" et "d'insomnies".

17/05/2018
https://www.marianne.net/societe/tu-vas-payer-pour-les-etudiants-un-enseignant-de-l-ehess-affirme-avoir-ete-tabasse-par-des


https://relrac2016.sciencesconf.org/resource/page/id/8
https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspection_g%C3%A9n%C3%A9rale_de_la_Police_nationale


*https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/je-suis-encore-choquee-la-jeune-femme-frappee-par-un-crs-a-paris-temoigne_1406569.html



Dossier spécial #violencespolicières

18 mai 2016. Ce jour, là, notamment à l’appel de syndicats de polices proches de l’extrême droite recevant en grande pompe sur la place de la République les représentants du FN, une manifestation de quelques centaines de policiers avait lieu, tandis que les militants de Nuit Debout avaient été expulsés violemment de la place.
Des gendarmes chassant les citoyens venus débattre démocratiquement pour les remplacer par des flics se prenant en photo avec les Le Pen. Tout un symbole de la nature du gouvernement actuel. De concert avec la droite extrême et l’extrême droite et avec le plein soutien du gouvernement Valls UE MEDEF, ces officines entendaient ainsi dénoncer une soit disant haine de la police et légitimer les violences policières qui se multiplient et s’aggravent contre le mouvement social pour le retrait de la Loi Travail.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/violences-policieres-parmi-casseurs-police-manipulation-autour-de-lincident-de-voiture-de-police-incendie-18-mai/
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MessageSujet: Re: Achtung, Polizei !   Ven 25 Mai - 7:03



NDDL : le jeune homme amputé de la main nie avoir voulu lancer la grenade

Maxime Peugeot, 21 ans, n'est pas un zadiste mais un étudiant en 3e année de sciences politiques à Lille. Amputé de la main droite, il est toujours hospitalisé au CHU de Nantes.

Mardi 22 mai, alors qu'il était en train de "rebrousser chemin lors d'une charge" des gendarmes, il "va ramasser cette grenade, avec l'idée simple et bête que ce sera une munition que n'auront pas les forces de l'ordre", a rapporté son avocat.
Cet étudiant présente des blessures "incompatibles avec un geste d'armement pour lancer une grenade. Vous lancez une grenade, vous êtes blessé au visage".

"Compte tenu de l'éloignement de la version proposée par les autorités, de la réalité présentée par Maxime, nous allons déposer plainte dans les jours qui viennent, pour des faits de violences volontaires par personne chargée d'une mission de service public, ayant entraîné une incapacité permanente", a-t-il annoncé.

"Ce qui nous intéresse, c'est pourquoi aux alentours de 11H00 cette grenade se retrouve aux pieds de Maxime, alors qu'ils ne sont que deux dans un périmètre assez large, c'est-à-dire sans menacer directement les forces de l'ordre", a expliqué l'avocat.

Il a contesté la version du ministère de l'Intérieur et du parquet général de Rennes, selon laquelle son client s'était emparé du projectile pour le lancer sur les gendarmes, tout comme celle des zadistes selon laquelle il n'avait pas pu ramasser la grenade volontairement.

"Eh bien si, il l'a ramassée, parce qu'il ne savait pas" que cette grenade GLI-F4 pouvait exploser, selon Me Gerbi. "C'est un jeune homme très idéaliste. Dans cette ZAD, il y a des zadistes professionnels et il y a des gens comme Maxime", a-t-il insisté.

Le jeune homme était arrivé "il y a quinze jours, trois semaines" avec cinq autres étudiants lillois, "pour voir". "La seule chose qui l'intéressait, c'était reconstruire les potagers, désherber et faire la cuisine", selon Me Gerbi.

Une enquête a été confiée à la section de recherches d'Angers et l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été saisie.

Dix squats ont été détruits ou évacués jeudi et vendredi derniers, après la destruction de 29 habitats début avril, sur les 97 recensés sur la ZAD. Les affrontements continuent, de façon sporadique, entre quelques dizaines militants radicaux et les gendarmes toujours déployés sur le site.
http://www.lepoint.fr/societe/nddl-le-jeune-homme-ampute-de-la-main-nie-avoir-voulu-lancer-la-grenade-24-05-2018-2221176_23.php

VIDÉO. Main arrachée sur la Zad : le récit de l'étudiant blessé
https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/video-main-arrachee-sur-la-zad-le-recit-de-maxime-peugeot-5779537

Maître Gerbi est avocat au barreau de Grenoble, spécialiste des questions juridiques liées aux interventions policières. Il représente Maud Caretta, gravement blessée en marge d’une manifestation de l’extrême gauche, après l’élection de Nicolas Sarkozy, en mai 2007, à Grenoble. La jeune femme, alors âgée de 23 ans, a perdu un œil et l’odorat par un tir de d’une grenade de désencerclement. Aujourd’hui psychiatre, elle était alors étudiante en médecine à Grenoble. L’affaire, qui implique quatre policiers, vient d’être renvoyée en correctionnelle à Grenoble.
https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/le-blesse-de-la-zad-est-un-etudiant-en-sciences-politiques-lille-5777400
http://www.lepoint.fr/societe/etudiante-eborgnee-4-policiers-renvoyes-en-correctionnelle-a-grenoble-05-01-2018-2184330_23.php
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MessageSujet: Re: Achtung, Polizei !   Mar 13 Nov - 4:00


Contrôle au faciès dans le métro parisien (Francois Guillot/AFP)

Police, illégitime violence
Documentaire de Marc Ball (2018)

Pour la première fois en France, des adolescents ont porté plainte collectivement pour violences volontaires contre une brigade de police
'Entre 2013 et 2015, c’est au cœur du XIIeme arrondissement de Paris, dans le quartier de Rozanoff, que Rayan et ses amis vont subir le harcèlement d’une brigade de policiers pour le moins peu commodes, "surtout celui aux yeux bleus, ce méchant sorcier" confie l’ado dans une vidéo datant de 2014. Contrôles intempestifs, palpations systématiques, insultes racistes et parfois même coups…'

'Et si l’affaire est emblématique du clivage grandissant entre forces de l’ordre et ce ceux qu’on appelle les "jeunes de quartiers", c’est bien parce qu’elle est la première à se frayer un chemin dans les couloirs des tribunaux - lors du procès en février 2018, le juge, faute de preuves, ne reconnaîtra que trois faits sur les 44 dénoncés.'

'C’est également aux policiers qui n’en peuvent plus de cette situation que le film donne la parole, ces invisibles, comme les qualifie avec justesse Erik Blondin, ancien flic fortement engagé, dont le combat acharné contre les abus de pouvoir de certains collègues l’aura mené de l’hôpital au tribunal avant de finir gardien de la paix "sans un grade, sans rien".'

'[...] la discorde entre flics et jeunes est intimement liée à la dégradation des conditions de travail des policiers :  "On préfère mettre dix consommateurs en garde à vue plutôt que prendre le temps interpeller un vendeur. C’est plus rentable en terme de statistiques, en terme de politique du chiffre. Plus il y a de gardes à vue, mieux c’est"
[...]'
https://www.lesinrocks.com/2018/11/12/actualite/medias-actualite/police-et-quartiers-populaires-comment-la-confiance-sest-rompue-111142943/
https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/emissions/la-france-en-docs/police-illegitime-violence-1572254.html

Les pratiques policières à l’épreuve de la rue
https://www.la-croix.com/France/Securite/Les-pratiques-policieres-lepreuve-2017-02-13-1200824496

Violences illégitimes et publicité de l’action policière
'Face à l’absence de certitudes, les enquêteurs n’ont d’autre choix que de prononcer la non-culpabilité policière. La conjugaison de ce principe procédural et des contraintes liées à l’enquête favorise alors la relative impunité des violences illégitimes.
D’autant qu’une deuxième présomption s’articule à cette première. Les policiers bénéficient auprès des juges d’une présomption de surcroît de crédibilité'
https://www.cairn.info/revue-politix-2009-3-page-119.html
http://sarko-verdose.bbactif.com/t86-la-justice-en-robe-d-hermine-et-bonnet-d-or
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