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 Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 11 Oct - 13:07


Pujadas a reçu « la laisse d’or » le 30 juin 2010.

Venezuela : France 2 se plante et se corrige… un peu

C’est suffisamment rare pour être souligné : France 2, après avoir diffusé un « sujet » éclair et truffé d’erreurs factuelles - avant la tenue du scrutin présidentiel au Venezuela - a diffusé un correctif – au lendemain des élections - suite à de nombreuses plaintes de téléspectateurs auprès de son médiateur. Un correctif qui, malgré tout, reste incomplet.


I. Avant le scrutin

Quelques jours avant les élections au Venezuela, quelques médias - en général peu prolixes sur la question – se sont tout de même bien sentis obligés de s’y intéresser … ou de feindre de le faire. France 2, à la différence de ceux qui ont carrément préféré occulter la chose, s’y est risqué. Sauf que…

En ouverture des titres du journal télévisé du 3 octobre 2012 [1], David Pujadas, avec la grandiloquence qu’on lui connaît, annonce : « Dans l’actualité également : modèle ou contre modèle ? Le Venezuela, cité en référence par la gauche radicale du monde entier s’apprête à voter. Pour la première fois, Hugo Chávez, au pouvoir depuis 14 ans, n’est pas assuré d’être réélu [2] ». Grandiloquence : une « référence » planétaire ! Et une alternative sans nuance qui sera suivie de quelques autres : « modèle ou contre modèle ». Mais puisque Pujadas le dit : nous allons voir ce que nous allons voir !

« Despote ou visionnaire ? », « Ange ou démon ? »…

Il faut attendre plus de 20 minutes pour que le sujet annoncé en sommaire soit enfin traité à une place de choix : après le « mea culpa de Valérie Trierweiler » à propos de son « tweet » [3], suivi d’un insert aguicheur sur les reportages « à suivre » (les mesures destinées à favoriser le recours aux voitures électriques, la grande fatigue des élèves, et… la zumba). Pujadas relance alors : « Mais avant cela, l’élection qui suscite l’intérêt du monde entier ». Un intérêt qui est si fort à France 2 que la chaine y consacrera, en tout et pour tout… 2 minutes et 38 secondes tout compris : présentation et reportage, durée proportionnée à l’importance accordée à l’événement !

Le bouillonnant Pujadas est un connaisseur : « On vote au Venezuela dimanche, où le bouillonnant président Hugo Chávez, 58 ans, défenseur d’une révolution socialiste, brigue un nouveau mandat après 14 ans au pouvoir. On le voit ici en campagne. Et pour la première fois, il est bousculé dans les sondages par un jeune gouverneur de 40 ans, Henrique Capriles ». Et de poursuivre en ressassant : « Mais si ce scrutin passionne - poursuit Pujadas - c’est parce que le Venezuela incarne pour la gauche radicale européenne et mondiale , l’alternative au capitalisme ».

Suit alors une question prometteuse : « Alors, quelle est vraiment la nature du régime ? » Réponse à suivre… en 1’54 secondes ! Une première question sans rapport apparent avec la seconde, beaucoup plus … passionnante, puisqu’elle nous offre une nouvelle alternative dénuée de sens : « Chávez qui invoque Dieu et Marx, est-il un despote ou un visionnaire ? ». Or, Chávez qui d’ailleurs, invoque Dieu beaucoup plus souvent que Marx, n’est évidemment ni un despote ni un visionnaire.

Fin du suspense, puisque Pujadas livre alors « quelques points de repères », dit-il, d’une utile banalité : « Le pays, grand comme une fois et demie la France, est peuplé de 28 millions d’habitants, il vit en grande partie grâce à ses gisements de pétrole ». En somme, rien de nouveau !

Le « sujet » proprement dit est alors servi.

1 minute et 54 secondes… bourrées d’erreurs

En un temps record, il prétend donc « informer » sur la situation du Venezuela à la veille des élections… en 1 minute et 54 secondes dont on retrouvera la transcription en « Annexe ».

Son titre, racoleur à souhait, offre alors une troisième alternative. Nous avions déjà « modèle ou contre modèle », suivi de « Chávez, despote ou visionnaire ? ». Nous avons désormais, dure loi de l’objectivité du néant : « Venezuela : Chávez, ange ou démon ? ». Un titre « bouillonnant ». Pour répondre à l’intérêt planétaire que susciterait cette élection, n’aurait-il pas été plus simple et plus sobre de parler d’un chef d’État dont la politique économique et sociale donne matière à controverse et divise, souvent de manière virulente, les « pros » et les « antis » ?

Qu’importe. Tout bon reportage sur la « gauche radicale latino-américaine » qui se respecte, doit commencer par l’évocation des bruits de bottes, comme nous l’avions déjà mentionné ici même à propos du Nicaragua [4]. Cette fois encore, France 2 ne déroge pas à la règle : « L’ancien colonel des commandos parachutistes vénézuéliens, 58 ans, aime toujours porter l’uniforme . Il fut en 1992 l’auteur d’un coup d’État ». Une présentation qui serait anecdotique, si le commentaire prenait soin de préciser qu’il s’agissait d’un coup d’État raté qui a valu à son instigateur d’être incarcéré pendant deux ans. Mais la mention du port de l’uniforme est ponctuée par cette explication bouleversante : « Manière virile de rassurer, lui qui l’an dernier fut transfiguré par la chimiothérapie, frappé d’un violent cancer et soigné… à Cuba. » A-t-on bien compris ? Chávez porterait l’uniforme pour rassurer sur son état de santé ?

À moins qu’il ne s’agisse d’une transition mal fichue avec la phrase suivante : « Socialiste et nationaliste bolivarien, Hugo Chávez, élu pour la première fois président de la république en 1994 […] ». Première erreur, qui n’est peut être pas fortuite tant elle renforce l’impression de longévité au pouvoir : Chávez sort de prison en 1994 et n’accèdera au pouvoir qu’en 1998 !

Mais poursuivons : « […] ami de Fidel Castro, [Chávez] prétend aujourd’hui à un troisième mandat de 6 ans. Il est donné en tête dans les sondages. 10 points devant le candidat unique de l’opposition, ce jeune avocat et gouverneur de 40 ans, Henrique Capriles Radonski ». Deuxième erreur ou approximation : si Capriles est à la tête d’une coalition d’opposition, la « Mesa Unitaria Democrática » (MUD), la table unitaire démocratique, il n’est en revanche pas le seul à disputer la présidence, puisque quatre autres candidats n’ont rejoint ni l’une, ni l’autre des deux principales coalitions [5].

« Sur quoi repose le système Chávez ? », s’interroge ensuite le journaliste, qui ne trouve rien de mieux pour illustrer sa réponse qu’une troisième erreur (assortie d’une nouvelle approximation) : « 5ème pays producteur de pétrole au monde, le Venezuela tire toute sa richesse de l’or noir, devenu le nerf de la guerre de la politique sociale… du président. Exemple ? Voici l’unique train du pays : un train de banlieue, qui transporte les habitants des barrios, les bidonvilles, au cœur de la capitale ». Un seul train ? Comme s’il n’en existait pas d’autres au Venezuela, comme à Maracaibo, à Valencia, etc. ? Ajoutons que, s’il est vrai que le vocable « barrio » est souvent associé chez les vénézuéliens aux quartiers populaires, il désigne globalement les « quartiers ». Et donc pas uniquement les « bidonvilles ».

Après l’unique train, un autre exemple des effets bénéfiques de l’or noir : « Ou encore, ce jeune chef d’orchestre, Gustavo Dudamel, enfant des bidonvilles, un prodige du cru, qui dirige désormais l’orchestre philarmonique de Los Angeles ». Heureusement, comme on peut l’entendre (et le lire ici) peu après, ce ne seront pas les seuls effets des politiques sociales favorisées par le pétrole à être fugitivement mentionnées !

Le sujet s’achève en effet sur un « bilan » tenant en deux phrases qui, prononcées sur un fond sonore tonitruant, comportent une erreur tellement improbable que l’on se demande dans quel état d’inconscience ou d’épuisement se trouvait celui qui a cru l’avoir collectée : « Un bilan, après 14 années d’un pouvoir sans partage : 78 % des habitants du Venezuela vont à l’école, et la gale et la tuberculose ont été vaincues. En revanche, 80% de la population vit toujours sous le seuil… de pauvreté ». Alors que ces pauvres qui représentaient 43,7% de la population en 2005, n’en représentaient plus que 28,5% en 2009 selon les chiffres de la Banque Mondiale.

II. Après le scrutin

Au lendemain du scrutin, le JT du lundi 8 octobre, dont la transcription peut être également consultée en « Annexe » [6], informe… David Pujadas, fidèle à lui-même, rappelle la victoire de Chávez et nous gratifie d’une nouvelle présentation, à peine moins grandiloquente que la précédente : « L’actualité à l’étranger. Et d’abord la victoire de celui qui veut incarner la révolution socialiste en Amérique du sud : Hugo Chávez a été réélu avec un peu plus de 54% des voix au Venezuela ».

Un correctif qui ne corrige pas tout

Mais, comme ils ont été interpellés par de nombreux téléspectateurs, les journalistes de France 2 reviennent, pour les corriger, sur les erreurs factuelles les plus grossières de la semaine précédente. Au passage, le commentaire précise, sans dire qu’il s’agit d’une rectification que « Quatre autres petits candidats de l’opposition se sont partagé 0,6% des suffrages », et que Capriles constituait donc « le candidat unique de la droite », et non le « candidat unique de l’opposition », comme il avait été dit précédemment.

Mais explicitement :
« Par ailleurs, contrairement à ce que nous affirmions la semaine dernière par erreur, le taux de la population vivant sous le taux de pauvreté au Venezuela n’est pas de 80%. Selon l’organisation des Nations unies, il est passé de 49,04 % à l’arrivée de Chávez au pouvoir il y a 14 ans à 27,8% l’année dernière. Enfin, concernant le réseau ferroviaire du pays, il était faux de dire qu’il y a une unique ligne de train pour voyageurs au Venezuela, mais bel et bien plusieurs autour des grandes villes ».

Et Pujadas, puisque l’on est jamais si bien servi que par soi même, de se féliciter aussitôt de ce louable mea culpa : « Voilà qui est dit ».

Louable, mais incomplet, puisque l’erreur selon laquelle Hugo Chávez aurait été « élu pour la première fois président de la république en 1994 », comme cela avait également été avancé précédemment, n’est pas corrigée.

Louable, mais partiel, puisqu’il ne sera pas mentionné, au sujet des images illustrant le taux de population sous le seuil de pauvreté ou encore celle du train de banlieue [7], que celles-ci ne datent pas d’hier, puisqu’elles ont été tournées… en 2006, à l’occasion de la réalisation d’une autre émission du service public [8] !

D’ailleurs, la rectification des erreurs ne suffit pas à corriger la désinvolture repérable dans ces précisions savoureuses : « 54,66% des suffrages, cela valait bien un feu d’artifice, tant en raison d’une participation de 80%, que de la présence d’observateurs neutres et conquis. Le Venezuela serait-il en passe de se pacifier ? ». Des observateurs conquis par quoi ? On croit deviner – mais est-ce certain ? – qu’ils ont été conquis par le caractère démocratique du scrutin. Un Venezuela pacifié ? Comme si le pays souffrait de la même situation interne que le voisin colombien…

On attend la suite !

Nous l’avons dit, il est rare qu’une rédaction d’une chaîne de télévision accepte de reconnaître ses erreurs en direct. Des erreurs qui en disent peut-être long sur les difficultés des journalistes à informer sur un pays lointain : exigence de l’urgence, contraintes financières qui interdisent le déplacement, etc. On peut, par ailleurs, légitimement se demander si un tel mea culpa serait survenu sans la protestation de téléspectateurs attentifs.

Informer, de loin en loin, en moins de 2 minutes sur la situation d’un pays comme le Venezuela est une gageure quasiment intenable. De quoi méditer sur la composition des JT, qui se prétendent de service public ! Nul doute que la rédaction de France 2 prendra acte de cet épisode et ne tardera pas à nous proposer, prochainement, un reportage digne de ce nom sur la situation économique, sociale et politique au Venezuela, au lieu de simuler une impossible exhaustivité et de gaver les téléspectateurs d’informations sans importance.

Nils Solari, grâce à une correspondante française ayant vécu à Caracas (avec Henri Maler, ainsi que Benjamin Accardo pour l‘une des transcriptions)
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Annexes : Transcriptions
[...]

11 octobre 2012
www.acrimed.org/article3906.html
http://donnees.banquemondiale.org/pays/venezuela


Arrow www.comite-valmy.org/spip.php?article754
http://npamenton.unblog.fr/tag/humour/page/5/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 25 Oct - 14:42


L'Assemblée vote la taxe sur les retraites
Les députés français ont adopté jeudi 25 octobre 2012 le dispositif qui instaure une contribution additionnelle de solidarité sur les pensions de retraite et d'invalidité.
ttp://fr.news.yahoo.com/lassembl%C3%A9e-vote-la-taxe-sur-les-retraites-091625753.html

Mais Yahoo nous rassure : « Ces amendements allègent le dispositif prévu dans le texte initial afin que 2,5 millions de retraités modestes échappent à cette nouvelle taxe qui doit être affectée au Fonds de solidarité de vieillesse (FSV) et à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).
Le texte initial prévoyait un prélèvement, visant 10 millions de retraités, sur leurs revenus de 0,15% pour 2013 et de 0,3% à partir de 2014.
Le dispositif retenu limite l'assiette de cette nouvelle contribution aux retraités qui sont assujettis à la CSG au taux de 6,6% à l'exclusion de ceux qui bénéficient du taux réduit de 3,8% soit 2,5 millions de retraités modestes. »

Merci le PS, merci le gouvernement ! clown

Et Yahoo censure les commentaires indiquant que :
Le 12 octobre 2012, Pierre Moscovici, ministre des Finances, a offert 31,4 milliards d’euros au FMI, tandis que le Canada et les États-Unis ont refusé de participer à ce nouveau renforcement des moyens du FMI.
www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/12/20002-20121012ARTFIG00330-moscovici-signe-un-cheque-de-314-milliards-d-euros-au-fmi.php

Quel respect de la déontologie chez ces courageux « journalistes » !
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ontologie_du_journalisme
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 25 Oct - 16:56


Soutien au gouvernement français sur RFI

Les Roms en Europe, une population en quête d'intégration
La population rom est stigmatisée en Europe. Pour tenter d’endiguer le problème, le gouvernement français veut réinsérer des familles de migrants dans leur pays d’origine. Une politique qui réjouit l’Union européenne, comparée à celle, toujours d’actualité, d’expulsions massives.
www.rfi.fr/europe/20121025-roms-europe-une-population-quete-integration

Angela Merkel honore les Roms victimes de l'Holocauste et promet de les défendre
BERLIN (AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel a rendu hommage aux Roms victimes de l'Holocauste mercredi 24 octobre lors de l'inauguration d'un monument à leur mémoire à Berlin, en promettant de les défendre face aux discriminations actuelles en Europe.
Actuellement, 11 millions de Roms vivent sur le continent européen, dont sept millions dans l'UE, la plupart en Europe centrale et du sud-est.
La plus grande minorité ethnique d'Europe est aussi la plus pauvre, subissant toujours discriminations et racisme, particulièrement en Roumanie --où ils ont été affranchis de l'esclavage en 1856--, en Bulgarie, Hongrie et Slovaquie.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121024.AFP3007/merkel-honore-les-roms-victimes-de-l-holocauste-et-promet-de-les-defendre.html

À Ris-Orangis, la politique anti-Roms du PS
En bordure de N7, ce campement de Roms est emblématique de la gestion socialiste d'un lieu de ce type. Les habitants s'y sentent harcelés par les pouvoirs publics, des services de la mairie aux policiers. Tout est organisé pour les faire partir au plus vite. Des adolescentes ont été embarquées après être allées chercher de l'eau à une borne d'incendie. [...]
www.mediapart.fr/journal/france/241012/ris-orangis-la-politique-anti-roms-du-ps
https://www.facebook.com/serge.guichard.16/posts/10152233086950473
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 17 Jan - 3:33


Michel Naudy : mort du prisonnier politique de France Télévision

« Michel Naudy, journaliste et militant communiste, avait lancé en 1995 une éphémère émission de critique télé sur France 3 Île-de-France, Droit de regard, rappelle @rrêt sur images. Salarié par la chaîne mais placardisé depuis dix-sept ans, il a été retrouvé mort à son domicile le 2 décembre à l’âge de soixante ans. La gendarmerie privilégie l’hypothèse du suicide. » Moins neutre, le titre de l’article, tout en capitales : MICHEL NAUDY, MORT EMBARRASSANTE D’UN JOURNALISTE EMBARRASSANT.

Dix-sept ans de placard, mais comment est-ce possible ? Et pour quelle raison ? Parce qu’il était communiste ? Eh bien oui. Lisons un autre extrait de l’article signé Laure Daussy : « Naudy avait conservé le statut de rédacteur en chef national, sans affectation. Régulièrement, il demandait un poste à sa direction. La CGT envoyait aussi chaque année un courrier à la DRH, auquel on répondait qu’aucun poste ne correspondait à sa fonction de rédacteur en chef national. En 2008 ou 2009, alors qu’un poste de chef du service politique national de France 3 se libérait, il postula avec le soutien de la CGT devant la commission paritaire. « La commission a été très violente ». On lui aurait alors signifié qu’il ne pouvait avoir ce poste en raison de sa proximité avec le parti communiste, comme l’indique ce communiqué du SNJ-CGT publié sur Acrimed. « Il s’agit d’une discrimination professionnelle et politique », souligne notre source. » Alors, suicidé à cause du harcèlement moral permanent que représente une mise au placard ? Plausible.

Eh bien figurez-vous que le mot de « placard » n’est pas même mentionné dans l’article du Figaro annonçant le décès (ils sont vraiment très forts, au Figaro) [...]
On voit que le quotidien de droite évacue prestement le sujet de la discrimination politique, par une simple allusion dans la bouche – forcément suspecte – de ses camarades syndicaux.

Mais surprise sur Libération : le même papier ! Il est en fait signé par l’AFP. Pas la première fois que l’Agence France Propagande se distingue en partialité (de droite), ainsi que le condamnait déjà en septembre 2010 le SNJ-CGT. Lisons justement la conclusion de l’adieu à Michel Naudy signé par le SNJ-CGT, au titre poignant, Adieu Michel, ils ont pris ta voix… : « Durant toutes ces années, malgré sa grande honnêteté intellectuelle, sa rigueur, quelques-uns en interne et en externe ne lui pardonneront jamais ses engagements de journaliste-citoyen. Il sera débarqué de son poste, trouvera refuge à France 3 Île-de-France avant qu’une nouvelle fois son magazine Droit de regard ne soit censuré, en mai 1995, pour avoir exprimé une critique sur la couverture par France 2 du second tour de l’élection présidentielle. C’en était trop, Michel démissionnait de ses responsabilités. Depuis, voilà plus de quinze ans, il attendait que la direction de France 3, puis de France Télévisions, honore son contrat de travail. (…) Les nombreuses interpellations de notre syndicat pour que les directions successives lui donnent du travail s’étaient toutes avérées infructueuses. Aujourd’hui, certains devraient avoir honte de se regarder dans une glace… Adieu Michel, le monde du journalisme est en deuil. »

Bien triste fin de parcours en effet. Mais une stupéfiante thèse s’esquisse en chute de l’article d’@rrêt sur images, où est cité « un ancien proche » de Michel Naudy, Jean-Pierre Petitguillaume, avec qui il avait fondé un cercle pour traquer la corruption parmi les élus (« socialistes ») de leur région, l’Ariège. À raison semble-t-il : trois d’entre eux ont été mis en examen… Que dit-il ? « Petitguillaume refuse de croire à la thèse du suicide, privilégiée pour l’heure par la gendarmerie. Naudy lui aurait lancé : « Si un jour tu apprends que je me suis suicidé, demande une enquête. » Une autopsie devrait être effectuée dans les prochains jours. »

Hommage

Le web-magazine Le Bal cite une autre phrase du SNJ-CGT, qui nous rend le défunt confrère si proche (sans la moustache) : « On n’entendra plus la voix teintée d’accent de son Ariège natale ; on ne verra plus la moustache indignée de ses accès de fureur contre les adeptes du consensus mou dans la profession ou fustigeant les dérives de la gauche néo-libérale ». Hommage lui est rendu par Acrimed : « Avant son suicide, une des dernières interventions de notre ami Michel Naudy fut l’entretien qu’il a accordé aux réalisateurs des Nouveaux Chiens de garde ». La participation de Naudy à cet excellent film est donc l’ultime expression de son engagement.

Livrons-en la substance en sa mémoire, résumée par le blog chemins de traverse : « En 1997, Serge Halimi (aujourd’hui directeur du Monde diplomatique), publie Les nouveaux chiens de garde, essai préfacé par Pierre Bourdieu, qui présente une analyse sur la collusion existante entre pouvoirs médiatiques, politiques et économiques, les journalistes étant selon lui les porte-paroles d’une pensée unique puisqu’au service uniquement de la classe dominante. » Du livre est tiré ce film, dans lequel Naudy livre son testament, compilé par Acrimed [...]
www.plumedepresse.net/michel-naudy-mort-du-prisonnier-politique-de-france-television/

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5431
http://www.acrimed.org/article3951.html
http://toutelaculture.com/2012/12/lex-redacteur-en-chef-de-france-3-michel-naudy-retrouve-mort/
http://www.chemins-de-traverses.com/article-les-nouveaux-chiens-de-garde-film-corealise-par-gilles-balbastre-et-yannick-kergoat-96981834.html

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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 5 Fév - 22:14



Mediapart, Marsactu et Le Ravi vous invitent à une soirée exceptionnelle
Le lundi 11 février 2013 à la criée-théâtre national de Marseille,
à partir de 20h00

"Contre l'affairisme, pour la démocratie, libérons la presse !"

Bernard Tapie, avec le soutien de Philippe Hersant, exilé en Suisse, a donc mis la main sur les principaux quotidiens du sud-Est de la France : Nice-Matin, Corse-Matin, Var-Matin et le grand quotidien marseillais La Provence et fait ainsi son retour à Marseille, à quinze mois des élections municipales.

Dans cette ville, l’information, sa diversité, son pluralisme, sa rigueur constituent un enjeu particulier.
Bernard Tapie en « rédacteur en chef » de Marseille et en propriétaire de La Provence, c’est une menace pour ce droit intangible des citoyens à une information libre et indépendante.

Pour ces raisons, trois médias indépendants, Marsactu, Le Ravi et Mediapart, organisent une soirée exceptionnelle en défense de l’information indépendante et de la liberté du débat public à la criée-théâtre national de Marseille.

Pierre Boucaud, de Marsactu, Michel Gairaud, pour Le Ravi, et Edwy Plenel, de Mediapart, interviendront sur les enjeux d’une information locale et nationale indépendante.

Laurent Mauduit, qui a révélé le scandale Tapie et les conditions aujourd’hui contestées de l’indemnisation reçue, dressera l’état des lieux de cette affaire d’État qui vaut à Christine Lagarde d’être visée par la Cour de justice de la République. Plusieurs personnalités marseillaises interviendront ainsi que des représentants d’associations. Le détail du programme vous sera communiqué dans les jours qui viennent.

Soyez nombreux à participer à cette grande soirée citoyenne !
Le lundi 11 février 2013 à partir de 20h00

Théâtre de la Criée
30, quai de Rive Neuve 13007 Marseille
Entrée libre
http://www.mediapart.fr

Bernard Tapie et la famille Hersant reprennent les journaux du GHM
www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/12/19/bernard-tapie-et-la-famille-hersant-reprennent-les-journaux-du-ghm_1808675_3236.html

Hersant Médias : Bernard Tapie présidera le conseil de surveillance
www.lexpress.fr/actualite/medias/hersant-medias-bernard-tapie-presidera-le-conseil-de-surveillance_1201831.html

Bernard Tapie, prof de journalisme ?
L'homme d'affaire qui s'est offert les journaux du groupe Hersant veut mettre en place une “charte d'attitude” dans les rédactions. On croit rêver.
www.telerama.fr/medias/bernard-tapie-prof-de-journalisme,91459.php

Hersant Média dans le collimateur de la justice, Tapie dans celui du Parlement
Après la demande d'une commission d'enquête parlementaire sur le rachat de plusieurs journaux par le tandem Hersant-Tapie, c'est aujourd'hui la justice qui s'interroge et lance une enquête préliminaire sur d'éventuels abus de biens sociaux au sein du groupe de presse avant son changement de propriétaire.
www.lexpress.fr/actualites/1/economie/hersant-media-dans-le-collimateur-de-la-justice-tapie-dans-celui-du-parlement_1217024.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 10 Mar - 16:02



Propagande antisocialiste et pro-européiste sur France Inter

Chaque jour depuis le 5 mars France Inter laisse aboyer le chien de garde du capitalisme qui sévit dans Inter Treize, au mépris du code de déontologie des journalistes imposant une certaine neutralité.
Comme ce roquet a en plus l’esprit très lourd, il ne se renouvelle pas et nous reparle aujourd’hui du "culte de la personnalité", qui aurait pu empêcher une opposition à Hugo Chavez.
Il y a fort à parier que l’animal n’a jamais critiqué la dictature de l’UE ni la prison de Guantanamo !
http://www.franceinter.fr/emission-le-journal-de-13h-inter-treize-podcast-56

Quant à Stéphane Paoli, il garde son éternel air naïf lorsqu’il sous-entend qu’il faut une fédération pour que l’UE soit efficace : "Nous n’avons pas de structure politique" !
http://www.franceinter.fr/emission-3d-le-journal-europe-la-contagion-de-l-italie-et-le-souffle-des-poetes

Les États-Unis : le chien de garde du monde, impatient qu’entre en vigueur le grand marché transatlantique*
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-etats-unis-le-chien-de-garde-106041
*https://www.facebook.com/photo.php?fbid=550324311664808&set=a.207416932622216.54906.135258983171345&type=3&theater

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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 16 Mar - 20:16

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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 30 Mar - 20:33

La palme de la malhonnêteté intellectuelle à Marianne, qui depuis plusieurs années pratique l'amalgame Parti de Gauche/FN.

L’Éditocratie contre Mélenchon,
1 : Jacques Julliard prend de la hauteur


Jacques Julliard (2J), éditorialiste chez Marianne, est ce gars, tu sais, qui a posément écrit l’an dernier, avant l’élection présidentielle, quand de gros pans de la gauche française adhéraient au projet que portait Jean-Luc Mélenchon, qu'il se défiait, quant à lui, des «enthousiasmes collectifs, tels qu’on les pratiquait dans l’Allemagne nazie et la Russie soviétique».

Et ce matin, derechef, dans un nouveau billet qui devrait, lui aussi, marquer durablement l’histoire de la retenue journalistique: Jacques Julliard prend de la hauteur – pour se percher, (très) loin au dessus de la mêlée vulgaire où s’exprime le tout-venant du commentaire d(e l)’actualité, au promontoire où dignitas et gravitas peuvent librement s’épanouir.

Son intention, qu’il ne cèle point (car il est d’une délicatesse partageuse), est d’«oublier l’émotionnel» pour mieux «dégager» de réfléchies «conclusions politiques», après que «deux événements» se sont selon lui «télescopés dimanche» dernier : la «montée du Front national au second tour de l’élection législative partielle dans l’Oise», et «la montée de l’invective au congrès des Mélenchoniens (Parti de gauche) ».

Dès l’abord, donc, et par un procédé dont l’éditocratie ne cesse depuis des années d’abuser, mais qu’il protège quant à lui – c’est vachement rusé - sous le couvert d’une distanciation proclamée (où son lectorat doit, s’il vous plaît, mesurer son détachement, gage de vérisme) : 2J amalgame, dans une même proposition, le Front national et le Parti de gauche (PG).

Fort de quoi, il déplore ensuite que Mélenchon passe «la moitié de son temps à insulter la Terre entière» (et qu’il se montre si «populacier»), car, explique-t-il : «Les questions de vocabulaire ne sont jamais neutres».

Contre ces mauvaises manières, 2J préconise un retour à «l’honneur» de «la gauche» qu’il aime - «celle de Jean Jaurès, de Léon Blum, de Pierre Mendès-France» (1) -, et qui a, explique-t-il, «toujours respecté les personnes» (contrairement à ce pénible sagouin de Jean-Luc Mélenchon).

Fort de quoi, 2J (qui sait, lui, le sens des mots) fustige, depuis son élevé perchoir (et dans le respect, il va de soi, des personnes), les graves «dérives intellectuelles» de l’élève Mélenchon : «Germanophobie, mise au pilori des journalistes, exaltation de la France seule face à la finance internationale, idéologie du coup de balai».

Vu depuis 2J : «Tout cela est plus proche de Maurras et de Daudet, parfois même des “néos“ à la Déat, que de la tradition humaniste et même (2) marxiste».

C’est donc énoncé assez nettement, sous le sceau d’une pondération revendiquée où le lecteur est prié de trouver un antidote aux inacceptables outrances de «l’émotionnel» : Mélenchon le «populacier» a quelque chose en lui de Maurras et de Daudet – et de Marcel Déat, aussi, tiens, maintenant que j’y pense.

Mais bien sûr, il serait tout à fait déplacé de regarder cette insinuation comme injurieuse, puisque, rappelons-nous: c’est Jean-Luc Mélenchon, qui insulte la Terre entière - pendant que 2J, lui, continue de son côté de s’astreindre, nonobstant la difficulté d’un si noble exercice, à la défense d’une exquise urbanité.

Et d’ailleurs, après avoir ainsi proféré que Marcel Mélenchon lui rappelait Jean-Luc Déat: le raffinéditocrate précise – utilement – qu’il «ne doute pas un instant des sentiments républicains» du chef du PG, et qu’il «ne croit pas un instant» qu’icelui «soit antisémite» (3).

Mais juste après, 2J recopie, pour faire (en même temps que bonne mesure) une «conclusion» à son imprécation samedique, cette longue citation, datée du mois de juillet 1933, d’«un illustre éditorialiste» du nom de Léon Blum (4): « Je redoutais qu’en transformant ainsi le socialisme, parti de classe, en parti de déclassés, je redoutais qu’en procédant comme le fascisme par un rassemblement de masses confuses, en faisant appel comme lui à toutes les catégories d’impatiences, de souffrances, d’avidités, on ne noyât l’action de classe du Parti socialiste sous ce flot d’“aventuriers“ – aventuriers bien souvent par misère et par désespérance – qui a porté tour à tour toutes les dictatures de l’histoire» (5).

Et donc, si nous résumons : 2J ne doute pas un instant des sentiments républicains de Jean-Luc Mélenchon.

Mais tout de même : il voudrait bien que Jean-Luc Mélenchon cesse (un peu vitement) de procéder «comme le fascisme».

Alors maintenant que tu sais comment on fait : voudrais-tu pas essayer, toi aussi, d’oublier l’émotionnel ?

(1) Dans la vraie vie, bien sûr : Jaurès n’était pas (du tout) le retenu prosateur que prétend 2J. Mais il est vrai aussi qu’il doit être difficile, pour un ex-propagandiste de la «deuxième gauche», de se confronter au souvenir de ce que fut réellement la première.
(2) Hi, hi, hi.
(3) Si tu répètes un certain nombre de fois que tu ne crois pas du tout que Jean-Luc Mélenchon soit antisémite: tes interlocuteurs vont logiquement finir par se demander si Jean-Luc Mélenchon ne serait pas un peu antisémite – parce que bon, c’est pas un peu bizarre, qu’on doive passer tout ce temps à préciser qu’il ne l’est pas ?
(4) On aura compris, à cette invocation, que l’illustre éditorialiste 2J œuvre sous l’ombre tutélaire de prestigieux devanciers.
(5) «Breaking news: l’éditocrate français Jacques Julliard, revenu de plusieurs décennies de prédications capitalisto-compatibles, a considéré ce matin que le socialisme était un “parti de classe“» (CNN, 30 mars 2013).

Sébastien Fontenelle
Samedi 30 mars 2013
http://www.bakchich.info/blogs/sebastien-fontenelle/leditocratie-contre-melenchon-1-jacques-julliard-prend-de-la-hauteur


"Il sera bon d’évoquer les souvenirs douloureux du passé : 1914-1918 où, Jaurès à peine enterré, les responsables socialistes votent les crédits de la guerre, l’abandon des républicains espagnols par le gouvernement de Léon Blum, Munich, Pétain, à qui ils accordent les pleins pouvoirs, Jules Moch, qui fait tirer sur les grévistes en 1947, Guy Mollet et Mitterrand pendant la guerre d’Algérie… et de relier cette histoire à aujourd’hui. [...]"
http://www.humanite.fr/culture/le-jeu-du-pouvoir-et-de-la-trahison-au-parti-socia-518396

Vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_des_pleins_pouvoirs_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain_le_10_juillet_1940
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 30 Mar - 22:28


Patrick Cohen complaisant avec Le Pen, méprisant avec Mélenchon

On reproche souvent à Jean-Luc Mélenchon ses propos très critiques concernant les journalistes. Pour certains cette défiance s’apparente davantage à de la paranoïa qu’à de la clairvoyance. Pourtant, l’inégalité de traitement médiatique entre le co-président du Parti de gauche et la plupart des autres personnalités politiques est flagrante. Il suffit de comparer son dernier passage à la matinale de France Inter avec celui de la présidente du Front national, Marine Le Pen, pour s’en convaincre.


Deux poids, deux mesures

Ce mardi 26 mars, Patrick Cohen recevait Jean-Luc Mélenchon. Le lendemain c’est Marine Le Pen qui lui faisait face. On aurait pu penser qu’en professionnel, le journaliste de France Inter réserverait un traitement similaire à ses invités, tous deux députés européens et anciens candidats à la présidentielle. Il n’en fut rien, bien au contraire…

Dès l’entame des deux interviews, l’inégalité de traitement est flagrante. Mardi matin, le représentant du Front de gauche était ainsi reçu : « Bonjour, Jean-Luc Mélenchon, à quoi ça sert les invectives en politiques ? ». A peine installé, il devait faire face aux attaques et critiques sournoises de son interlocuteur.

Le lendemain l’accueil réservé à Marine Le Pen était tout autre. Plus question cette fois de blâmer l’invité, mais bien au contraire de le mettre en confiance voir même de le magnifier. « Bonjour Marine Le Pen, le Front national a connu deux événements marquants ces deniers jours, la partielle de l’Oise où pour la première fois vous avez fait presque jeu égal avec l’UMP dans un second tour et puis quelques jours plus tôt à l’Assemblée, une question d’actualité de Marion Maréchale Le Pen à propos des Roms qui a recueilli les applaudissements spontanée d’une vingtaine de députés UMP ».

Ces deux entrées en matière sont le reflet du traitement qui va ensuite être réservé à chacun des deux invités. Avec Jean-Luc Mélenchon, Patrick Cohen va adopter un ton très offensif et méprisant. La majeure partie de ses questions vont concerner les absurdes polémiques du weekend, laissant ainsi peu de place pour les sujets politiques. Le but recherché est clair, déstabiliser l’invité, l’agacer, le provoquer, et surtout le laisser le moins possible s’exprimer sur des sujets de fond.

Avec Marine Le Pen au contraire, le présentateur de la matinale va aborder des sujets purement politiques, qui intéressent les auditeurs, comme le chômage ou les retraites. Effacé, il ne va que très rarement tenter de lui apporter la contradiction, lui permettant ainsi de pouvoir s’exprimer très clairement sans qu’elle ne soit interrompue ou déstabilisée.



Un Cohen méprisant et offensif face à Jean-Luc Mélenchon

La question introductive passée, Patrick Cohen va tout d’abord tenter à travers une démonstration fallacieuse de renvoyer dos à dos le Parti de gauche et le Front national. Après avoir cité Martine Billard, « on ne veut pas laisser le Front national être le seul à parler fort », il ajoute, « donc c’est votre intention, de concurrencer le Front national dans la rhétorique ? ». Deux jours, après le congrès du PG, un parti totalement engagé dans la lutte contre l’extrême droite, le journaliste de France Inter ne trouve rien de mieux à faire que de démarrer son échange avec Jean-Luc Mélenchon par ces grotesques allusions…

Il enchaine ensuite avec l’absurde polémique du weekend concernant les propos tenus par l’ancien sénateur. « Vous n’avez pas créé Jean-Luc Melenchon, ces derniers jours et ces dernières semaines un climat de violence verbale contre des ministres et contre des dirigeants du Parti socialiste ? ».

Sans lien avec le sujet précédent et dans l’unique but d’agacer son interlocuteur, Patrick Cohen décide ensuite de ramener de nouveau la question du Front national au centre du débat. « Vous vouliez terrasser le Front national, il ne s’est jamais aussi bien porté ». Une affirmation à l’emporte-pièce, sans aucun fondement, qui vient une nouvelle fois démontrer le manque totale de professionnalisme et de sérieux du présentateur de la matinale.

Mécontentent très certainement de ne pas avoir fait sortir de ses gonds son invité, l’interviewer décide d’en rajouter une couche en revenant de nouveau sur la polémique du weekend : « Figurez-vous Jean-Luc Mélenchon qu’il y a des auditeurs de France Inter qui s’étonnent aussi de votre vocabulaire et de la violence de votre langage et pas seulement des journalistes ».

http://www.dailymotion.com/video/xyhji3_j-l-melenchon-a-l-invite-du-7-9-de-france-inter-le-26-03-2013_news?start=8

Plus de la moitié de l’entretien est alors passé et toujours aucune question de politique n’a été posée. Tandis que le co-président du Parti de gauche tente d’aborder des sujets sérieux comme l’écosocialisme ou la politique d’austérité, Patrick Cohen se contente de limiter le débat autour de questions secondaires sans importances.

Après avoir réduit Jean-Luc Mélenchon en insulteur public et tenu des propos somme toute très favorables concernant le Front national, le journaliste décide de s’en prendre à l’unité du Front de gauche. D’un ton très offensif, il laisse ainsi entendre, sans aucune justification, que le Parti communiste est de plus en plus critique vis à vis de l’ancien candidat à la présidentielle…

Après plus de sept minutes de débat, la première et la seule question politique est posée, au sujet de Chypre. Mais là encore, plutôt que d’écouter la démonstration faite par son interlocuteur, Patrick Cohen va caricaturer et déformer ses propos. Aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon concernant le financement des États par la Banque centrale, le journaliste va sournoisement rétorquer, « la banque centrale dans le cas de Chypre doit continuer à financer un paradis fiscal ? »…

Récapitulons. En dix minutes, le présentateur de la matinale n’a pas posé une question sur la crise, l’emploi, le chômage ou la précarité. Pas une seule fois, il n’a essayé de comprendre quelles étaient les propositions de son invité. Il a au contraire passé son temps à hacher le débat et à attaquer son interlocuteur sans vergogne. Il a transformé Jean-Luc Mélenchon en insulteur public, en diviseur de la gauche, en défenseur des paradis fiscaux et a insinué que son parti voulait copier le Front national, Est-ce être paranoïaque que d’en conclure que Patrick Cohen a clairement voulu se faire le co-président du Parti de gauche ?



Un Cohen docile avec Le Pen

Le lendemain, Marine Le Pen a pris la place de Jean-Luc Mélenchon. Patrick Cohen mène toujours le débat, cependant le présentateur ne semble pas armé des mêmes intentions que la veille. L’ambiance est toute autre sur le plateau.

Dès la première minute il interpelle son interlocutrice concernant l’emploi : « Quelles sont les solutions du Front national pour relancer l’emploi et la croissance dans notre pays ? ». Il enchaine ensuite avec une question sur l’accord de compétitivité signé chez Renault.

Il faut attendre la quatrième minute pour le voir attaquer la présidente du Front national concernant la position de son parti sur les privatisations. Mais contrairement à la veille, il n’insiste pas. Ensuite, les questions s’enchainent concernant les retraites, les allocations familiales ou la suppression du jour de carence dans la fonction publique. Pas une seule fois Marine Le Pen n’est coupée…

http://www.dailymotion.com/video/xyild4_marine-le-pen_news?start=12

La comparaison est édifiante, par le ton employé comme par les sujets abordés, le présentateur de la matinale de France Inter a démontré toute sa volonté de traiter différemment la présidente du Front national et le représentant du Front de gauche. Il a décidé de suivre la ligne du « plutôt Le Pen que Mélenchon » et ne s’en cache visiblement pas…

MATTHIEU LEPINE
30 mars 2013
http://blogs.mediapart.fr/blog/matthieu-lepine/300313/patrick-cohen-complaisant-avec-le-pen-meprisant-avec-melenchon
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 31 Mar - 3:11



Hugo Chavez, élu démocratiquement par le peuple.
Le seul crime que ce grand monsieur a fait : foutre les lobbys dehors et donner aux pauvres...

Les collabos disent qu'il était un dictateur... Forcément, il n'a pas baissé son froc devant les lobbys comme certains polifrics...

François 1er, formé chez les jésuites sous le régime Pinochet et ensuite sous le régime de Franco.
A soutenu la junte militaire fasciste en Argentine et était membre d'un parti nazi...

Et les merdias l'aiment...

Sérieux, il y a un gros problème !!!

Mutien
29 mars 2013
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=492056520860194&set=a.353319841400530.86175.151281098271073&type=1&theater
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 31 Mar - 12:31



La bannière qui regroupe Jacques Julliard, Patrick Cohen et autres chiens de garde du capitalisme :

Plutôt Hitler que le Front populaire !

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1961

"Salir un individu, casser son image pour minimiser l'impact de ses prises de position"
http://chantaldupille.over-blog.com/article-comment-on-salit-un-dissident-pour-minimiser-l-impact-de-ses-prises-de-position-108701011.html

Richard Bohringer à Henri Guaino, lors de l’émission “On n’est pas couchés” sur France 2, le 30 mars 2013 :
« D’ailleurs je pense que [...] le politique, qu’il soit femme ou homme, aujourd’hui en tous cas (peut-être que demain j’aurai changé d’avis), il ne sert plus à rien. C’est un prestataire de service. La preuve, c’est que ces putains de dettes, qui emmerdent tout le monde, qui mettent les peuples à plat, qui les mettent à genoux, on n’arrive pas à les éliminer.

Moi, républicain, payant mes impôts, etc., je voudrais que toutes les dettes de ces pays soient annulées. Et je peux vous dire que là, le problème du chômage, le problème des constructions, le problème de l’avenir pour nos enfants et ainsi de suite, il aurait une grande chance d’éclater et vraiment de revenir vers la vie.

Tant qu’il y aura ces histoires de dettes qui mettent à plat les peuples, et comme vous les politiques vous n’arrivez pas à les éliminer parce que la banque est plus forte que vous, c’est elle qui vous imprime la destinée de notre peuple et pas vous. »
http://www.youtube.com/watch?v=y-Dy4_VIZYA

Commentaire de la journaliste de Rue89 : « Cette diatribe très applaudie est très révélatrice du climat politique. Richard Bohringer n’est évidemment pas un supporter du FN, et pourtant, il y a en creux la même critique de l’“UMPS”, c’est-à-dire gauche et droite responsables de la crise actuelle, et une classe politique irresponsable. »
www.rue89.com/2013/03/31/diatribe-richard-bohringer-contre-limpuissance-politique-241038

Autrement dit, le Front de Gauche n’existe pas, ou, quand on critique les partis pro-capitalisme, on est forcément proche du FN ! Le Parti de Gauche et le PC seraient à amalgamer au FN, comme le sous-entendent Marianne et France Inter...
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 3 Avr - 9:00


Patrick Cohen, le toutou du néolibéralisme dans un montage vidéo
http://www.dailymotion.com/video/xymosh_deux-poids-deux-mesures-sur-france-inter_news

Tout oppose Mélenchon à Le Pen. La preuve par quatre
http://agauchepourdevrai.fr/post/46940374228/tout-oppose-melenchon-a-lepen-la-preuve-par-quatre

Un cabot est-il redevable de sa niche fiscale ?
http://www.rue89.com/2012/10/03/parlez-nous-de-la-niche-fiscale-des-journalistes-monsieur-cohen-235874
http://www.manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/pour-daniel-schneidermann-patrick-cohen-commet-une-faute-professionnelle/

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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 4 Avr - 12:10



Une vague de racisme déferle sur France 2

'Tous les jours, le même refrain. Entonné par un chœur œcuménique où vocalisent aussi bien l’historien Pascal Blanchard que David Pujadas, le sondologue Pascal Perrineau que la philosophe Chantal Delsol – sans compter Le zapping de Canal+ en perroquet. De plateau en plateau, tout ce petit monde s’en va répétant deux vérités chiffrées donc incontestées : « 70% des Français jugent qu’il y a trop d'étrangers en France » ; « 74 % des Français estiment que l’islam n’est pas compatible avec les valeurs de la France. » [...]
« Bonsoir Pascal Perrineau, vous êtes le directeur du Cevipof et donc le commanditaire de cette étude. C’est vraiment représentatif de la France, ce qu’on vient d'entendre ? » « Tout à fait », répond Pascal Perrineau. Quelle surprise ! Comme si le « commanditaire » allait dire : « Non, mon sondage, c’est de la merde, il n’est pas représentatif. Les résultats sont biaisés par d’infâmes méthodes de propagandiste. »'
http://television.telerama.fr/television/une-vague-de-racisme-deferle-sur-france-2,95115.php

David Pujadas, pourfendeur d’un « islam » imaginaire
David Pujadas, présentateur depuis 2001 du journal de 20 heures de France 2, a publié en février 2013 un nouveau livre : « Agissons avant qu’il ne soit trop tard. Islam et République ». Il s’agit d’un livre d’entretien avec l’« imam » Hassan Chalghoumi, particulièrement choyé par les élites françaises
http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1804

Une employée de crèche privée licenciée à cause de son voile
La Justice avait confirmé ce licenciement mais l’employée s'est pourvue en appel et a réussi à inverser la décision des juges en Cour de cassation*.
Aujourd’hui 84% des Français se déclareraient contre le voile dans les lieux privés accueillant du public.
Il se trouve même des militants ou sympathisants de partis de gauche pour soutenir la crèche Baby-Loup de Chanteloup-les-Vignes, et faire circuler une pétition en ligne.
*Malgré ce jugement, l’association a maintenu son règlement intérieur.

N’est-ce pas le signe que « L’idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d’idées qui composent le champ politique français. » ?
http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/23/les-francais-a-84-contre-_n_2938147.html
http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=6


La laïcité française n’a jamais impliqué une neutralité religieuse des personnes qui ne représentent pas l’État laïc.
http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberot/210313/la-porte-et-la-laicite


Une pétition à partager
"Contre une loi stigmatisante / Pour une commission sur l'islamophobie"
La tribune, intitulée "Pas de laïcité sans liberté", a été rédigée par une quarantaine de personnes : intellectuels, universitaires ou simples citoyens, publiée dans le Monde du 28 mars, sous le titre "Ne stigmatisons pas les musulmans".
Arrow http://www.change.org/petitions/contre-une-loi-stigmatisante-pour-une-commission-sur-l-islamophobie

Ne stigmatisons pas les musulmans !

À l'heure où nous traversons une crise économique et sociale de grande ampleur, la haine et le rejet s'expriment de plus en plus ouvertement à travers l'Europe ; force est de constater que la classe politique française ne prend pas suffisamment la mesure d'une forme de racisme qui se manifeste désormais librement dès lors qu'elle se dissimule sous les atours d'une laïcité dévoyée de son sens historique, pour en faire, entre autres, un outil de stigmatisation et d'exclusion des musulmanes et des musulmans.

La laïcité par laquelle, selon l'article 1 de la loi de 1905, la République "assure la liberté de conscience" et "garantit le libre exercice des cultes", dans le respect mutuel des appartenances et l'égalité de toutes les croyances devant l’État, se retrouve détournée au profit d'une vision clivante, légitimant le rejet de l'Autre en prétendant participer à l'émancipation des personnes.

Il semble plus que jamais nécessaire de rappeler une vérité élémentaire : il n'existe pas de laïcité réelle sans liberté. Or cette liberté ne peut exister sans respect de la différence. Il s'agit ici de droits fondamentaux, établis par la loi de 1905, la Déclaration universelle des droits de l'Homme ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits humains et des libertés fondamentales.

Le devoir de neutralité, tel qu'invoqué par les tenants d'une laïcité d'exclusion, est la négation de toute forme de diversité. Il n'est ni plus ni moins qu'une censure de l'expression d'un choix, en l'occurrence religieux.

Dès lors, nous voulons réaffirmer notre volonté de vivre et d'évoluer dans une société où la différence est reconnue comme une richesse et où le respect de chacun, dans tout ce qui fait sa singularité, est une valeur centrale, en accord avec les droits humains tels qu'y souscrit notre pays.

Nous attendons de nos maires, de nos députés, de nos ministres et du président de la République, qu'ils soient les garants de ces droits, sans jamais céder à la tentation autoritaire de ceux qui voudraient, aujourd'hui comme hier, mettre à l'index des individus ou une communauté.

SURENCHÈRE LÉGISLATIVE

Plutôt que de se lancer dans une surenchère législative qui viendra, une fois de plus, restreindre les libertés fondamentales au mépris des dispositions du droit positif, national et international, nous proposons de faire un état des lieux du développement de l'islamophobie en France.

Une commission parlementaire réunie sur ce sujet pourra étudier les dérives auxquelles a donné lieu l'instrumentalisation de l'identité nationale, des luttes féministes et de la laïcité, et prendre la mesure du racisme, voire de la haine, qui visent aujourd'hui nos concitoyens musulmans, ou perçus comme tels. Une telle commission devra également être pluraliste, indépendante, ouverte sur la société civile et capable de dresser un bilan objectif de la politique menée durant les dernières années.

Intellectuels, universitaires, élu(e)s, cadres associatifs, journalistes, artistes ou simples citoyen(ne)s, nous voulons croire que dans la France de 2013 il existe encore des responsables politiques capables d'être à la hauteur de ces enjeux, de se prononcer et d'agir clairement et efficacement contre le racisme et les discriminations.
www.lemonde.fr/idees/article/2013/03/28/ne-stigmatisons-pas-les-musulmans_3149730_3232.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 4 Avr - 21:52



« Années 30 » avaient-ils osé dire contre nous.
Parlons en à nouveau après les aveux de Cahuzac
[Extraits]

Les aveux de Jérome Cahuzac claquent comme un coup de tonnerre. C'est le nouveau visage repoussant d'une crise de régime qui va s'amplifier. Cela ne peut plus durer ainsi. Un coup de balai s'impose. Après la mise en examen la semaine dernière de l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy, ils accélèrent la décomposition d’un régime politique. En six mois ce gouvernement est déjà plombé par un énorme scandale judiciaire, encore plus rapidement que le précédent. Sur le fond toutefois, ces aveux n’étonneront que les naïfs.
Sincèrement, qui pouvaient croire que l’on peut faire fortune en quelques années en conseillant le lobby des laboratoires pharmaceutiques en toute honnêteté en menant par la suite une brillante carrière politique ? D’où viennent ces sommes importantes qui ont garni ce compte en Suisse ? Il s’agit sans doute d’une forme de corruption. Ce lien entre argent et politique est une signature du mal qui ronge notre société. Ceux qui ont trop longtemps fermé les yeux devant ce qui était une évidence, sont également coupables. François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne peuvent s’en sortir désormais avec des condamnations faciles et des larmes de crocodiles. L’affaire a duré quatre longs mois au moins et qu’ont-ils fait pour que toute la lumière soit faite ? Qu’a fait M. Pierre Moscovici, Ministre de l’économie, pour permettre à l’administration fiscale de travailler sereinement sur ce dossier ?

Aussi, il n’est pas sain que seul un journal comme Médiapart dirigé par Edwy Plenel ait eu le courage, sous les quolibets de quelques médiacrates en vue (je pense notamment aux insultes de Jean-Michel Aphatie et tweets honteux), de mener un travail d’enquête rigoureux alors qu’il apparaît que cette affaire était une rumeur persistante, basée sur des faits, qui circulait déjà depuis plus de dix ans dans les plus hautes sphères des gouvernements successifs. Et si la trajectoire politique de Cahuzac, qui faisait l’admiration de tant d’observateurs et de médias, était due à ce fil de corruption par lequel beaucoup de gens le tenaient ? Et si cela expliquait sa complaisance envers Eric Woerth, quand il était encore président de la commission des finances à l’Assemblée nationale ou tout nouveau ministre du budget ?

Et dire que c’est à cet homme que François Hollande avait confié la lutte contre la fraude fiscale. C'est lui qui fut un de ses plus proches conseillers durant la campagne présidentielle. Quelle honte. Un tel aveuglement est une faute politique. Le président de la République doit rendre des comptes. On comprend mieux pourquoi rien de réel, aucune loi ni action, n’a été engagé contre cette évasion et fraude fiscale qui coûte pourtant chaque année au moins 60 milliards d’euros aux finances publiques. C’est grave. Si complaisant et si mou envers les riches qui trichent et dissimulent, à l’inverse ce gouvernement ne tremble pas pour annoncer qu’il faut allonger la durée de cotisation pour avoir droit à la retraite, pour dynamiter le code du travail avec le honteux ANI, pour s’en prendre aux retraites, pour bloquer les salaires, pour réduire les dépenses publiques, etc…



Le dégoût que je ressens fait écho aux inacceptables attaques que nous ont lancées quelques bureaucrates solfériniens la semaine dernière lors du congrès du Parti de Gauche. Certains ont considéré que nos indignations, alors dirigées contre le ministre Pierre Moscovici sur l’affaire de Chypre, étaient dignes « des années 30 ». Quelques minables nous ont même comparés aux ligues fascistes qui prospéraient ces années-là. Nous concernant, ces attaques étaient indignes et blessantes et elles ont déshonoré ceux qui les ont portées. Mais précisément ce soir je repense aux années 30 et au climat détestable qui régnait alors. Qui rappellera que ce sont des scandales judiciaires comme « l’affaire Alexandre Stavisky » qui accéléreront la crise politique qui secoua la France des années 30 et qui fit le miel de l’extrême droite ? Déjà le Canard Enchaîné détailla ce scandale. En ce temps-là aussi le « beau Sacha », comme on appelait Stavisky, avait berné beaucoup de monde par ses mensonges. Cette affaire fit éclater au grand jour les liens entre les milieux financiers et des politiques peu scrupuleux. Elle ébranla le régime. C’est en réaction à cette affaire que des ligues fascistes, mais pas seulement, manifesteront violemment vers l’Assemblée nationale le 6 février 1934. Aujourd’hui, c’est le « beau Jérome », qui fit l’objet de tant de portraits flatteurs, qui déclenche une crise dont les conséquences seront profondes.

Il y a encore quelques mois, Jérome Cahuzac, sur ordres de François Hollande et Jean-Marc Ayrault, était le zélé maître d’œuvre de la rigueur stupide qui fait actuellement tant de mal à notre pays. C’est à cela qu’il faut s’opposer aussi avec fermeté. Les justifications de sa politique sont jetées à terre par ses mensonges sur ses comptes personnels. Si l’exigence citoyenne d’un passage à une VIe république sortait renforcée de ce scandale, un bien sortirait d’un mal.

Aujourd’hui, ceux qui entretiennent un climat digne des années 30 doivent laisser la place. Par leur incapacité à affronter ce lien avec milieu financier et politique, ils font le jeu des adversaires de la République. Ceux qui, comme nous, dénoncent ce climat de haute corruption morale doivent être soutenus et non calomniés. La pourriture de la Ve République est à son comble. L’intimidation ne nous fera pas taire. Pourquoi nous reprocher de crier notre indignation face à ces comportements digne d’authentiques « salopards » ? Dans un tel climat, nous brisons les convenances pour nous faire entendre. Vous avez dit « années 30 » … ? Hélas, oui.

Alexis Corbiere, Secrétaire national du Parti de Gauche
3 avril 2013
http://www.alexis-corbiere.com/index.php/post/2013/04/03/%C2%AB-Ann%C3%A9es-30-%C2%BB-avaient-ils-os%C3%A9-dire-contre-nous.-Parlons-en-%C3%A0-nouveau-apr%C3%A8s-les-aveux-de-Cahuzac


Jean-Michel Aphatie, ou le syndrome journalistique du mea culpa honteux
http://www.erwanngaucher.com/article/03/04/2013/jean-michel-apathie--ou-le-syndrome-journalistique-du-mea-culpa-honteux/1086
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 5 Avr - 18:14


Cyril Hanouna, l’intelligence faite homme, sur D8

« Le fusil en bandoulière et le cerveau dans la bétaillère : Hanouna et Bidochon font de la télé en meute »
[...] Mes amis lecteurs, achetez donc « Les Bidochon téléspectateurs ». Vous y rencontrerez Hanouna (pp 22 et 24, je l’ai déjà signalé), sa bande et son public dans tout l’album.

« À mort l’intelligence ! », lança un militaire espagnol en octobre 1936 contre un philosophe de l’université de Salamanque. Hermann Göring (ou Joseph Goebbels, la source est controversée) s’est écrié : « Quand j’entends le mot “culture”, je sors mon revolver ». Cyril Bidochon et sa troupe sont dans le ton : « À mort « Ce soir où jamais ! » et « Quand j’entends le mot culture (ou sociologue), j’ouvre la grille de la cellule (« une autre « case » dit Hanouna), celle du fond de la nuit. Taddéï, les intellectuels : arrêtez !, arrêtez !, arrêtez ! Ces lignes étant écrites, à chaud, sur le coup de l’indignation, un mystère demeure que je n’ai pas élucidé : pourquoi cette tentative d’assassinat contre une émission, peu suivie, et sur une autre chaîne ? Quel est le mobile ? La connerie pure ? Hum !

Patrick Cohen avait déjà attaqué Frédéric Taddéï (de quoi il se mêle ?). Est-ce le début d’une offensive qui s’arrêtera quand les derniers lambeaux d’intelligence et de liberté auront été éradiqués, pour que, comme l’aurait dit Desproges, le QI moyen de la télé ne dépasse plus le chiffre de la température anale ? Et que la bien-pensance soit unanime sur tous les sujets ?

Vladimir Marciac
21 mars 2013
http://www.partisansfdg83.fr/?p=7837#more-7837
http://www.izneo.com/bidochon-telespectateurs-tome12-A7483 Like a Star @ heaven
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyril_Hanouna

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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 5 Avr - 20:11


« Le traité [européen], quoi qu'on en dise, loin de trahir l'opinion majoritaire des peuples concernés, la reflète plutôt fidèlement. »
Philippe Val, le 24 novembre 2004, dans Charlie Hebdo.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=589638067714819&set=a.579638495381443.1073741825.500114793333814&type=1&ref=nf

Philippe Val bientôt nommé à la tête de France Inter
Le voila remercié pour ces 10 dernières années où il a défendu et relayé assidûment la propagande du "nouvel ordre mondial" et en particulier la cause sioniste et anti-islam, ou encore en faveur de la constitution européenne.
11.04.2009
http://blog.syti.net/index.php?article=149


Philippe Val ou le “malentendu”
La nomination de Philippe Val, ex-directeur de “Charlie Hebdo”, à Radio France (à la tête de France Inter ?) provoque des remous, et c’est un euphémisme. Enquête sur un humoriste devenu moraliste, qui assume ses reniements.
30 mai 2009
http://www.telerama.fr/radio/val-ou-le-malentendu,43128.php

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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 5 Avr - 20:19



Pas touche au gouvernement, il ne faut critiquer que Cahuzac !
« Englober tout le monde revient aux extrêmes », assure l'apôtre Jean-Marie Colombani, qui n'hésite pourtant pas, comme ses honnêtes confrères, à mettre dans le même panier Parti de Gauche et Front national, ce vendredi 5 avril.
Éthique, quand tu nous tiens...
http://www.franceinter.fr/emission-questions-critiques

Colombani est l'un des fondateurs, avec le néolibéral Eric Le Boucher, de Slate.fr, et auteur de 'Nicolas Sarkozy, Un Américain à Paris'. Sarkozy qui l'avait chargé d'une mission la même année.
À l'occasion de son départ du Monde, Colombani devait percevoir une indemnité de 950.000 €, alors que son journal était en difficulté.

Désastre de Colombani
http://www.bakchich.info/france/2007/05/31/desastre-de-colombani-50531

Plus sur ce journaleux
http://www.bakchich.info/medias/2009/01/08/les-victimes-de-madoff-ne-pourront-pas-compter-sur-colombani-54455


Cahuzac : la débâcle de l'élite néolibérale
Et si l’affaire Cahuzac ne révélait non pas la faillite morale d’un homme, non pas la crise d’une République, mais la déconfiture d’une classe sociale ?
http://ragemag.fr/cahuzac-la-debacle-de-lelite-neoliberale/
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 6 Avr - 11:59



Libération a pété les plombs

Titre provocateur, allusion à l’idéologie nazie… Regard méchant et sournois (puisqu’il regarde par en dessous) de Mélenchon… Cet appareil plus propagandiste que journalistique va trop loin. Libération a franchement pété les plombs.
Si j’étais Mélenchon, je porterais plainte pour apologie de crime contre l’humanité et diffamation portant gravement atteinte à notre honneur et à notre probité politique. Car ça commence à bien faire, ces amalgames nauséabonds. Surtout quand on s’est consacrés comme nous autres toute une vie à la lutte contre le fascisme, la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie ou le sexisme, d’où qu’ils viennent.

Ce torchon qui fait de l’anti-mélenchonisme primaire son obsession identitaire ne mérite plus le titre de journalisme. Qu’il soit durement châtié me semblerait pure justice.
http://gauchedecombat.com/2013/04/06/liberation-a-pete-les-plombs/
w.liberation.fr/politiques/2013/04/05/affaire-cahuzac-melenchon-pour-la-purification-ethique_894111


Le torchon tente de briser l'élan formidable de la Marche pour la 6è République ! C'est peine perdue : l'évènement Facebook continue à attirer de nombreuses personnes.
Rejoignez-le ici > http://www.facebook.com/events/175223862630582/ cyclops


L’ancêtre de Libération ?
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 6 Avr - 13:03


Imposture, mensonge, supercherie, tromperie...
« En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » George Orwell, 1984.


La démocratie malade du mensonge

Selon l'écrivain Alain Etchegoyen, agrégé de philosophie et avant-dernier commissaire au Plan, "tout l'art de la politique devient celui de se faire élire, ce qui conduit à bafouer l'intérêt général, à perdre le sens de l’État et à privilégier l'ambition et la carrière personnelle (y compris les phénomènes de corruption)."

Pour sortir des impasses actuelles, Alain Etchegoyen recommande des changements profonds et décisifs des comportements et des pratiques :
- interdire le cumul des mandats électifs
- stage de chaque ministre dans sa propre administration
- limitation drastique des cabinets ministériels
- définition d'une instance judiciaire apte à évaluer la responsabilité des ministres et des élus (suppression de tous les mécanismes d'immunité)
- suppression de toute dépendance entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire
- interdiction de toute publicité politique
- publicité du patrimoine de tous les élus
- introduction du référendum d'initiative populaire
- inscription des modes de scrutin dans la constitution
- refus de participer à des émissions politiques dont on sait qu'elles annulent tout débat possible
- inciter les grands médias à innover dans le débat démocratique
- développer au Parlement des discussions de qualité
- assainir les relations avec les médias
- doter d'une réelle identité les formations politiques
- faire passer la vertu républicaine avant les amitiés personnelles
- proscrire les leurres de l'action politique
- préserver l’État et respecter la fonction publique
- considérer les citoyens comme des êtres raisonnables.
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/23539

Vidéo
www.dailymotion.com/video/xfak3n_alain-etchegoyen-la-democratie-mala_news#.UVxeAldNFUE


Mentir à l'Assemblée n'est pas encore un crime
Mentir dans l'hémicycle du Sénat ou de l'Assemblée nationale, comme l'a fait Jérôme Cahuzac en décembre 2012, n'est pas pénalement condamnable.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/04/mentir-a-l-assemblee-n-est-pas-encore-un-crime_3153232_823448.html
http://www.franceinfo.fr/politique/Cahuzac-Mediapart-quand-la-droite-soutient-un-ministre-socialiste-824715-2012-12-06


Audrey Pulvar sur l'affaire Cahuzac : "Depuis trente ans, la gauche n'a cessé de nous cocufier"
"J'ai cru que les socialistes allaient 'changer la vie'. C'est ce qu'ils avaient promis. Or, depuis trente ans, ils n'ont cessé de nous décevoir, ils n'ont cessé de nous cocufier, ils n'ont cessé de nous mentir", a-t-elle déploré sur D8, mercredi 3 avril
http://www.francetvinfo.fr/audrey-pulvar-sur-l-affaire-cahuzac-depuis-trente-ans-le-ps-n-a-cesse-de-nous-cocufier_294819.html

Jacques Attali, sur Europe 1, le 24 janvier 2008 : « Le rôle d’un ministre, c’est d’être rassurant. Un ministre doit mentir »
L'éditrice Odile Jacob affirme que quarante-trois passages de ce qui devait devenir un livre de conversations entre le président Mitterrand et le prix Nobel Elie Wiesel ont été reproduits dans l'ouvrage «Verbatim» de Jacques Attali, alors conseiller du président.
«Il a gardé le texte, mais il a changé les lieux et les dates, commente Elie Wiesel dans «Libération», et, surtout, il fait croire que ce sont des propos tenus pour lui et recueillis par lui, ce qui est doublement inexact.»
http://www.philomag.com/lepoque/le-role-dun-ministre-cest-detre-rassurant-un-ministre-doit-mentir-5494
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Attali
http://www.humanite.fr/node/250341

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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 7 Avr - 0:35



Libération dévisse

[...] L’enjeu : faire passer Mélenchon pour un agent rouge-brun de la guerre civile et discréditer toute alternative politique à la gouvernementalité oligarchique actuelle. Libé a ses raisons que la raison ignore : le «journal de gauche» de Nicolas Demorand, après avoir fait activement campagne pour DSK, s’était livré à une sublime campagne pour son remplaçant néolibéral au PS : François Hollande. Comment faire autrement ? Comment Libération pourrait-il cautionner une remise en cause de l’oligarchie (i. e. un système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d’individus ou de familles, à une classe sociale restreinte et privilégiée) alors que le journal appartient lui-même à un oligarque* ?
[...]

Decouty continue : « Si la référence au peuple (…) est indispensable, elle ne doit pas se résumer à une marche de colère dont on voit bien ce qu’elle apportera d’antiparlementarisme et de rejet de la démocratie » (?!) Assimiler la tenue d’une Assemblée constituante à une procédure antidémocratique, c’est amusant, pour un redchef. Mais ce n’est qu’un amuse-gueule. Plus loin: « La VIe République, que le leader du Front de gauche appelle de ses vœux, est inéluctable, mais cette refondation de la vie politique ne lui appartient pas (…) En pleine crise politique et sociale, et à la veille d’une crise morale, c’est de République et pas de guerre civile dont la France a besoin.» Guerre civile. Le mot est lâché. La menace brandie. Voilà Jean-Luc Mélenchon associé au phénomène politique le plus violent connu dans l’histoire. Accusé d’en préparer l’explosion.

Voilà donc comment Libé traite l’affaire Cahuzac, après avoir soigneusement évité de prêter main forte à Mediapart dans ses enquêtes : non pas le signe d’un écroulement du système politique, non pas le point de passage de toutes les corruptions qui minent les élites du pays ou la crise d’une classe sociale, mais le moment où le Front de gauche aura dérapé dans l’ignoble et franchit des seuils de radicalité inacceptables. Plutôt que de dénoncer les déficits démocratiques de nos institutions, Libé préfère dénoncer ceux qui les dénoncent. Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt, dit le proverbe.
[...]
http://lesions.ragemag.fr/liberation-devisse/

*E. de Rothschild

Pour une VIème République française
http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_une_VI_eme_republique_francaise/?fRwbZdb&pv=5
http://www.humanite.fr/citoyennete/faut-il-passer-la-vie-republique-519590
https://www.facebook.com/events/175223862630582/?ref=3
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 7 Avr - 10:39



Commentant l'affaire Cahuzac ce 7 avril 2013, Ivan Levaï adopte son habituel petit air supérieur et ironique pour faire le rapprochement Mélenchon/Marine Le Pen. Rapprochement si cher aux chiens de garde léchant les bottes des puissants.
Il ferait mieux de faire preuve d'honnêteté et de courage. C'est lui le « populiste » qui caresse le beauf dans le sens du poil, pas le représentant de la vraie gauche.
À 76 ans, n'est-il d'ailleurs pas temps que l'ami de DSK* prenne sa retraite ?
http://www.franceinter.fr/emission-le-79-du-week-end-jerome-garcin-gilles-lipovetsky-et-patrick-pelloux

*"Les menottes, la prison, le non-traitement de faveur, c’est quelque chose de trop dur pour un homme blanc appartenant à l’élite, et pour la fonction : quand on est monté si haut, on devrait pouvoir ne pas redescendre.", analyse Christine Delphy.
http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/tag/ivan+leva%C3%AF
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 7 Avr - 12:28


"Le journalisme politique, c'est avant tout une lutte contre la communication politique, un contre-pouvoir institutionnel." Surprised

À quoi sert Thomas Legrand ?
Thomas Legrand parle d’Acrimed... et Acrimed répond à Thomas Legrand.

Rémunéré (en partie) par la redevance audiovisuelle, Thomas Legrand, chroniqueur politique dans les matinales de France Inter, s’amuse chaque matin avec la cuisine politicienne. Comme ses confrères Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie, avec lesquels il pérore régulièrement le vendredi sur Canal +, il raisonne par raccourcis et adore remplir des cases, commenter ces remplissages et commenter les commentaires sur ces remplissages… même si c’est lui-même qui a garni les cases.

Exemple le jeudi 19 janvier 2012, sur France Inter, où il déclare ceci : « Jean-Luc Mélenchon a fédéré toutes les sensibilités de la gauche de la gauche sans pour autant opérer de synthèse lénifiante ou aplanissante (sic). Des syndicalistes de Solidaires à Attac en passant par la petite poignée de bourdieusiens de l’Acrimed… Ils y sont tous. » Diantre. Acrimed (et non « l’Acrimed »…) citée par un éditorialiste multicarte ? Nous ne pouvions rester sans réaction…

Commençons par la formule de Thomas Legrand : « une petite poignée de bourdieusiens », donc. Signalons à l’illustre éditorialiste qu’il y a probablement dix fois plus d’adhérents à l’association Acrimed que de journalistes à France Inter, et remarquons que si nous n’avons pas autant de lecteurs que la matinale de France Inter a d’auditeurs, Thomas Legrand fait, lui, partie de la « petite poignée » d’éditorialistes multimédias qui squattent sans relâche les plateaux de télévision, radios, sites Internet et colonnes de la presse, et revendiquent, explicitement ou implicitement, le monopole de la parole journalistique.

« Bourdieusiens » ? Il est vrai qu’Acrimed, comme nous l’avions écrit lors de la mort du sociologue, « a trouvé dans l’œuvre de Pierre Bourdieu une de ses sources d’inspiration ». Cette référence n’est pas exclusive, mais elle nous semble néanmoins essentielle pour comprendre le milieu des médias et la sociologie du journalisme. Et nous ne nous en sommes jamais cachés. Mais, dans la bouche de Thomas Legrand, le qualificatif de « bourdieusien » semble sonner comme un reproche. On peut en effet supposer que cet ardent défenseur des instituts de sondage, qui affirmait, contre toutes les évidences [1], peu après le premier tour de la primaire socialiste, que « les sondages ne [s’étaient] pas trompés » et « [qu’]ils [avaient] donné la bonne participation », ne goûte guère les travaux de Pierre Bourdieu. Tout comme on peut imaginer qu’il n’apprécie pas la dénonciation des connivences et des copinages au sein du petit monde des grands médias, comme lorsque des journalistes de France Inter invitent d’autres journalistes de France Inter à faire la promotion de leurs livres (toute ressemblance avec l’invitation de Thomas Legrand dans l’émission « Downtown » du 28 novembre 2011 serait purement fortuite).

Il est vrai que Thomas Legrand a le sens de la formule. C’était déjà lui qui, le 2 décembre 2008 sur France Inter, en présence de Jean-Luc Mélenchon, qualifiait Nicolas Dupont-Aignan de « Mélenchon de droite » [2]. C’est également lui qui, déboussolé par l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York, déclarait sur France Inter, le 15 mai : « C’est une violence faite à l’image et au prestige de la France ». Avant d’enfoncer le clou : « Si jamais DSK s’en remet et, finalement, arrive à la présidence […] Là on serait... la quintessence de l’histoire tragique française » [3]. Tragique, effectivement...

Mais revenons aux propos du 19 janvier. La « petite poignée de bourdieusiens » soutiendrait Jean-Luc Mélenchon ? L’Union syndicale Solidaires et l’association Attac le soutiendraient également ? Mais de quel chapeau le décidément très informé Thomas Legrand a-t-il sorti cette information ?

Concernant Acrimed (et nous ne pouvons parler qu’en notre nom), jamais une ligne ni même un mot publié dans nos articles n’a laissé entendre que nous soutiendrions un candidat plutôt qu’un autre. Acrimed est une association (Thomas Legrand ne connaît peut-être pas le sens de ce mot) de critique des médias. C’est-à-dire que nous observons collectivement les médias, portons collectivement une critique et (c’est là que ça devient compliqué) formulons collectivement des propositions afin de politiser la question des médias. À la différence, par exemple, du site d’Arrêt sur images, qui se propose seulement de décrypter (souvent avec efficacité) l’univers des médias, nous nous efforçons de faire de la question des médias une question politique… parce que c’est une question politique !

Alors oui, nous sommes attentifs aux prises de position des porte-paroles politiques sur la question des médias. Lors de la campagne présidentielle de 2007, nous avions fait état des propos de François Bayrou sur les médias. Et quand Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou, Olivier Besancenot, Vincent Peillon, Dominique Voynet, Frédéric Nihous ou Gérard Schivardi [4] sont confrontés à des journalistes de mauvaise foi, quand ils sont victimes de reportages qui déforment la réalité, ou encore lorsqu’ils font face à un raz-de-marée de critiques injustifiées, nous l’écrivons (dans la mesure de nos forces) et nous le dénonçons… mais sans jamais sortir du cadre que nous nous sommes fixé : celui de l’observation critique des médias.

Thomas Legrand, éditorialiste multicarte (France Inter, Les Inrockuptibles, Slate.fr, Canal+…), jusque-là connu pour son courage incertain, notamment lorsque Didier Porte a été limogé de France Inter [5], ne semble pas vouloir comprendre qu’un collectif n’est pas un individu. Si cela ne fait guère de doute que Legrand va voter pour François Hollande (à notre tour de jouer !), Acrimed, collectivement, n’a pas d’avis sur la question… Le seul élément que nous pourrions prendre en compte est la partie concernant les médias dans le programme des candidats à l’élection présidentielle. Et à propos de celui du Front de gauche, nous soulignions qu’il était « offensif » mais parfois « incomplet » [6].

Jean-Luc Mélenchon entretient souvent un rapport conflictuel avec des journalistes. Encore heureux !, pourrions-nous ajouter. Que peut-on (que doit-on) attendre a minima d’un candidat de gauche si ce n’est qu’il donne un coup de pied – de temps en temps – dans la niche des chiens de garde ? Nous l’avons toujours dit : la transformation des médias passe par une transformation de la société, qui elle-même passe… par une transformation des médias. La question des médias est une question politique. Que les politiques s’en saisissent, tel est notre objectif. Point. Et ce ne sont pas les quelques jappements de Thomas Legrand et de ses semblables qui nous en feront dévier.

Mathias Reymond et Julien Salingue
20 janvier 2012
http://www.acrimed.org/article3754.html


Pour Thomas Legrand, une femme journaliste est incapable d'avoir des idées personnelles, différentes de celles de son compagnon, une femme est incapable de faire preuve de neutralité et d'éthique dans son travail.
À moins qu'il ne supporte pas de travailler sous les ordres d'une femme, qui en plus aurait décroché le poste qu'il convoitait, peut-être.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=14247

La neutralité à la Thomas Legrand : "on s'aperçoit que pour remédier à la crise qui nous submerge, les solutions sont européennes. "
http://www.franceinter.fr/emission-l-edito-politique-le-retour-des-patriotismes

Ben se propose de remplacer l'équipe du 7/9 si jamais Patrick Cohen, Bernard Ghetta ou Thomas Legrand ont un petit coup de fatigue.
http://www.dailymotion.com/video/xpx2hu_la-gifle-republicaine_fun?start=4#.UWEy1spNFUF
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 7 Avr - 17:20



Libé, le coup de balai et la panique d’un grain de poussière

Le journal “Libération” préfère un bon mot à l’info. On les imagine, en salle de rédaction, phosphorer à en suer, pour trouver la formule choc, la formule qui tue. Libé un journal d’informations dans le monde des news ? Plutôt une agence de com dans le monde du show ! Une agence chargée d’assurer le SAV du social libéralisme. Alors, lorsque de vrais journalistes sortent des infos, la rédaction de Libération se retrouve face à son vide abyssal. Alors, lorsque la faillite économique, sociale, politique et morale du social libéralisme explose à la lumière, on réplique en panique, on crie à “la purification éthique”. Encore un jeu de mot, toujours pas un début d’info.

Libé, labo à calembours, mais grain de poussière dans le journalisme indépendant d’investigation, panique forcément devant les poils d’un balai. D’autant que le balai se rapproche. Que faire pour ne pas être pris dans ses poils, puis ramassé dans la pelle direction le vide à ordures ? Devenir plus gros que le balai lui même ! Le concours à insanités commence en pleine salle de rédaction. Pas si difficile de faire le tour du champ lexical du mot latin “détritus”. Libé excelle, c’est son domaine.

Tout à coup il y en a un qui lâche : “Mélenchon pour la purification éthique” ! Trop bien, trop fort dans l’ordurier. Proposition retenue ! Voilà comment Mélenchon se radicalise à l’extrême et devient le Milosevic français. Énorme n’est-ce pas ? Mais dans le monde de la com, ce qui compte, ce n’est pas l’info. C’est le spectaculaire, l’exagération et le mensonge. Si vous connaissez une agence de com qui raconte la vérité sur le produit qu’elle décrit, faites nous signe. A gauche pour de vrai! on est preneur. Car la vérité, c’est un homme et sa formation politique qui défilaient, il y a déjà plus d’un an, pour revendiquer une VIe République. La vérité est celle d’un livre, écrit en 2010 et qui avait pour titre “qu’ils s’en aillent tous”. Le coup de balai, une radicalisation ? Non, une constante ! La marche en avant pour une VIe République le 5 mai prochain une première ? Non, une constante !

Maintenant faut trouver la “Une”. Mélenchon est national socialiste. Alors les graphistes sont sur le pont. Brainstorming à fond. Résultat, la silhouette d’un Mélenchon menaçant, bien noire, sur fond rouge, bien rouge, une typo blanche, bien blanche. Le code couleur du national socialisme est mis en scène. Le grain de poussière est sur le point de gagner son pari.

Faudrait quand même penser à donner un début de commencement de légitimité au grain de poussière devenu gros. Alors on sort une vieille info sur une UMP au courant de l’affaire Cahuzac histoire de courir derrière Médiapart. On convoque à l’arrache un “expert” du langage, Christian Salmon. Et que dit-il cet expert ? “Son vocabulaire, à Mélenchon, est devenu inquisiteur, négatif et culpabilisateur”. ZUT, A gauche pour de vrai! on croyait que le linguiste faisait l’analyse critique du papier de Libé. Alors les militants du Front de Gauche, désireux d’une VIe République et de la fin d’une oligarchie dévastatrice sont transformés par Libé en militant pro Milosevic. Ils sont animés par un désir de purification et sympathisants des thèses nationales socialistes… Du coup, les écolos et les socialos qui auraient bien envie de rejoindre la marche du 5 mai, les voilà bien refroidis, bien culpabilisés à l’idée de manifester pour une République socialiste et écologiste.

Soudain l’expert s’insurge, dément et dénonce la dérive politique et déontologique de la poussière Libé. Ils ont instrumentalisé les propos du linguiste, ils ont manipulé, ils ont truqué, au point que l’expert le crie sur la toile !


Libé en panique, le balai l’affole… Eh bien, apprentis sorciers que vous êtes devenus, enfourchez-le, avant que les purificateurs ne viennent mettre de l’éthique dans votre salle de rédaction !
Sydne93

6 avril 2013
http://agauchepourdevrai.fr/post/47265618715/libe-le-coup-de-balai-et-la-panique-dun-grain-de
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Lun 20 Mai - 18:09


Comment les collabos du capitalisme manipulent l'opinion et flattent Marine Le Pen

Diabolisation visuelle de Mélenchon dans les médias
Deux analyses très complémentaires sont réunies ici. D’abord, une analyse iconographique d’André Gunthert, historien, enseignant-chercheur en culture visuelle et maître de conférences à l’EHESS. Puis quelques montages réalisés par la presse, et des variations à l’infini sur le thème de la diabolisation visuelle (trouvés sur le forum "Sans entraves")
http://opiam2012.wordpress.com/2013/05/12/diabolisation-visuelle-de-melenchon-dans-les-medias/

Mélenchon malpoli, Mélenchon nazi
Depuis que Jean-Luc Mélenchon s'est imposé comme le leader à gauche de la gauche, la presse des catégories socio-professionnelles favorisées (CSP+) a développé une allergie viscérale à son encontre. Un processus sournois de diabolisation fait de Méluche le nouveau Le Pen.

Qu'est-ce que la démocratie ? La courtoisie et le respect des bonnes manières. C'est du moins l'impression que peut donner la lecture des articles consacrés à Mélenchon qui, du Point à Libération en passant par Le Monde, dénoncent unanimement, non les positions politiques de l'élu, mais ses "colères", ses "insultes" et ses "intimidations". La Constitution garantissant en principe le droit de professer des opinions qui s'écartent du consensus bruxellois, la critique ne porte jamais sur le fond. Mais comme chacun sait que la violence des totalitarismes se traduisait aussi par des brutalités ou des excès de langage, les mauvaises manières de Mélenchon sont dénoncées comme le signe le plus évident d'une "dérive fascisante". CQFD.

Malpoli = nazi ? Les journalistes sont plus ou moins conscients de l'outrance de l'amalgame et de la perfidie de l'argument. La preuve en est qu'à quelques exceptions près, ils recourent à des méthodes détournées, sur le mode de l'allusion ou de la caricature, pour suggérer ce message. Dans le texte, cela donne : "La résistible ascension de Jean-Luc Mélenchon" (Alain Duhamel, Libération du 9 mai 2013, allusion à la pièce de Brecht "La résistible ascension d'Arturo Ui", lui-même substitut d'Adolf Hitler). Dans l'image, les iconographes cherchent des photos correspondant au stéréotype tribunicien, poing levé, gueule ouverte, face grimaçante, où l'orateur prend les traits du Führer ou du Duce.

Le dernier dossier en date, publié par M, le magazine du Monde, la veille de la manifestation du Front de gauche (édition du 4 mai 2013), fait carton plein dans l'art de la caricature qui ne dit pas son nom. Sous le titre "Le grand méchant Mélenchon", un festival d'allusions tribuniciennes renvoie directement à l'imagerie hitlérienne : la célèbre série des poses par Heinrich Hoffmann ou les extraits des discours du Triomphe de la Volonté de Leni Riefensthal.

Dès les années 1930, les dangers que fait peser le régime nazi sur la paix et la démocratie lui valent de violentes caricatures. Dans l'éventail des figures satiriques, la harangue tribunicienne, associée à l'usage d'une langue incompréhensible, telle que la restitue par exemple Chaplin dans Le Dictateur, paraît une arme de choix pour dénoncer la folie hitlérienne.

À l'exception des néo-nazis et des historiens spécialisés, il est rare aujourd'hui de rencontrer quelqu'un ayant visionné un discours d'Adolf Hitler en entier. Ceux qui tenteront l'exercice auront la surprise de découvrir que, tout monstre qu'il fut, le Führer ne hurle pas deux heures d'affilée la bave aux lèvres. Comme la moyenne des orateurs de son époque, qui ont appris à parler en public avant l'amplification électronique, il recourt volontiers à des accents théâtraux, qui ne prennent un tour exalté qu'au moment de la péroraison finale. En d'autres termes, l'iconographie tribunicienne correspond à une forme de caricature par sélection d'images auquel s'expose n'importe quel acteur politique.

Au-delà de comparaisons ponctuelles de divers responsables avec Hitler, la figure de diabolisation par amalgame s'est tout particulièrement épanouie avec la critique de Jean-Marie Le Pen, au cours des années 1980. Outre les sympathies du fondateur du Front national pour le précédent nazi, la généalogie politique de son parti et ses nombreux dérapages ou allusions racistes ont encouragé un rapprochement ayant valeur de condamnation morale.

Le cas Mélenchon ne comporte aucun de ces facteurs. Pourtant, en discutant avec plusieurs journalistes, j'ai constaté que ceux-ci, auto-convaincus de la caricature qu'ils alimentent, s'étonnent qu'on puisse trouver à redire à l'iconographie négative qui lui est volontiers associée. Mélenchon n'est-il pas effectivement "vociférant et agressif" ? Pourquoi s'offusquer dès lors que la photographie le représente tel qu'en lui-même ?

Mais la photographie, quand elle a fait l'objet d'une sélection par un directeur artistique, n'a plus rien d'une description objective. À preuve, la vision au contraire souriante et charismatique du dirigeant du Front de gauche que l'on rencontre dans le quotidien L'Humanité, qui partage ses options politiques.

L'exclusion de toute image positive dans le dossier du Monde, qui ne retient que des portraits soucieux ou grimaçants, et dont la dimension sinistre est encore accentuée par l'usage inhabituel du noir et blanc, témoigne d'un biais opposé. Si l'on doutait de son caractère systématique, un trucage délibéré – autre élément exceptionnel dans le traitement d'une actualité politique par le Monde – vient en apporter la preuve. La série des portraits* "à la Heinrich Hoffmann" de la couverture est réalisée à partir de plusieurs inversions gauche/droite de photos de Mélenchon diversement retouchées.

De quel côté est l'excès ? En voulant donner une leçon de bonnes manières au leader gauchiste, Le Monde recourt à des procédés qu'aucun manuel de journalisme ne pourrait justifier. De même que la caricature d’Hitler était revendiquée par la presse des démocraties alliées, la diabolisation de Jean-Marie Le Pen a été une stratégie ouvertement assumée par la gauche. Mais l'usage caricatural de la photographie est une satire cachée et déloyale, comme prête à être niée par ceux qui l'utilisent.

À la différence du rapprochement avec Marine Le Pen, autre classique de la dénonciation du populisme mélenchonien, la mobilisation de l'imagerie tribunicienne fonctionne à la manière de l’allusion : comparaison elliptique parce qu'excessive, elle omet le comparant, qui reste implicite et doit être restitué par le destinataire. Comme le délit de sale gueule, l’attaque iconographique ne fait pas appel à des arguments rationnels, mais construit sur le mode de la médisance un document accusatoire qui s’appuie sur l’aspect physique et sur des jeux associatifs inavoués.

On peut être en désaccord avec les choix politiques de Jean-Luc Mélenchon. Mais qui osera sans ridicule affirmer que le dirigeant du Front de gauche est aussi dangereux qu'Hitler, ou que ses critiques de la politique gouvernementale sont aussi condamnables que les sorties racistes d'un Le Pen ? L’arme de la caricature ne se justifie qu’à la condition d’être proportionnée. En plus de tomber à plat, une caricature hypocrite et gratuite justifie les protestations de Mélenchon contre la partialité du traitement journalistique.

André Gunthert
http://blogs.mediapart.fr/blog/andre-gunthert/190513/melenchon-malpoli-melenchon-nazi
* http://static.mediapart.fr/files/Andr%C3%A9%20Gunthert/7melenchon_montage.jpg


Article pitoyable du militant anti-politique de Libération
Même titre, même méthode de la citation anonyme, même médiocrité. Deux jours après l'article paru dans Le Monde, intitulé « Jean-Luc Mélenchon, combien de divisions ? », Libération publie...
http://opiam2012.wordpress.com/2012/10/03/le-militant-anti-politique-de-liberation-a-encore-eructe/

"Mélenchon = Le Pen" dans la presse étrangère
Un "best-of" des articles publiés par Courrier international
Qui va gagner le Plantu d’or ?
http://opiam2012.wordpress.com/2012/09/02/melenchon-le-pen-dans-la-presse-etrangere/
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 22 Mai - 4:31


À droite, Christophe Barbier, journaliste à L’Express.

Ces journalistes et ces solfériniens qui disent comme Le Pen

Les médiacrates, leurs laquais et les solfériniens assimilent tous les jours Mélenchon à Le Pen. Mais qu'en est-il des journalistes qui ont des points communs avec Le Pen ? Treize exemples... [sans les liens donnés dans l'article]

1. Quand Mélenchon a dit qu’il fallait faire une "grande opération nettoyage" à Hénin-Beaumont, Le Pen a répondu que ça lui rappelait "führieusement les nettoyages ethniques". Tiens, tiens… Mais c’est exactement la même conclusion qu’ont récemment tirée le parti solférinien, ainsi qu’une meute de journalistes !
En effet, quand Mélenchon a parlé de "purifier cette atmosphère politique", Lilian Alemagna (Libération)¹, Arnaud Montebourg ainsi que de nombreux autres journalistes et solfériniens ont tout de suite assimilé J.-L. Mélenchon, par le jeu de mots "purification éthique", à un homme qui veut faire de la purification ethnique. Comme Marine Le Pen, donc, un an auparavant. Illustrons donc ce fait imparable qui prouve des points communs entre la dirigeante du Front National et ces journalistes, à l’aide du même type de petits photo-montages tout innocents qu’ils chérissent tant :

À gauche, Lilian Alemagna de Libération

2. Le journaliste de Libération Lilian Alemagna emploie les mêmes arguments que Le Pen :
"Jean-Luc Mélenchon ne veut pas laisser le champ de l’antisystème à la seule Marine Le Pen. Et compte bien faire oublier qu’il a été trente-deux ans au Parti socialiste, ancien sénateur puis ministre de Lionel Jospin."
Il s’agit précisément d’un des arguments favoris de l’extrême droite : qui a passé plus de trente ans au PS n’a pas le droit de changer, n’a pas le droit de critiquer. Le fait que Mélenchon a longtemps lutté à l’intérieur du PS pour essayer de contrer sa dérive droitière n’est pas mentionné. Le fait qu’il reconnaisse son erreur de diagnostic non plus. Il a pourtant déjà dit qu’il aurait pu – dû ? – partir avant.
"Mieux vaut jamais que tard" : telle est la maxime des sectaires et des lepénistes qui se répètent les uns les autres tels des perroquets : "Mélenchon-30-ans-au-PS !", "Mélenchon-30-ans-au-PS !", "Mélenchon-a-été-sénateur !". [...]

Mais il y a pire : les journalistes qui valident les thèses de Le Pen :

3. Laurent Joffrin, journaliste et directeur du Nouvel Observateur, donnait en juin 2012 une leçon de lepéno-réalisme à Jean-Luc Mélenchon, lui expliquant la raison de son échec à Hénin-Beaumont : avoir répété tout au long de la campagne électorale que non, l’immigration n’est pas un problème.


4. Joffrin à nouveau, l’anti-populiste, répondant au populiste Mélenchon, considérait l’an dernier, comme Le Pen, que l’immigration est un problème :
« Il y a un sous-titre dans son programme, qui à mon avis est d’une maladresse totale, c’est : « L’immigration n’est pas un problème ». Alors on peut se battre pour les droits de l’Homme et se battre pour une politique d’immigration humaine, mais dire que c’est pas un problème, alors là les gens y r’gardent ça, y comprennent plus où y z’habitent, là. »

5. Les journalistes Maël Thierry et Sylvain Courage du Nouvel Observateur répondant eux aussi à Mélenchon, que l’immigration est un problème. Comme Le Pen :
"Le candidat du Front de Gauche veut régulariser les sans-papiers et permettre à tous les étrangers qui le souhaitent d’acquérir la nationalité française après cinq ans de résidence. Une telle disposition, unique en Europe, risque de provoquer, à terme, un afflux de migrants difficile à maîtriser. Eva Joly prône la régularisation des sans-papiers sur des critères "objectifs" comme la présence sur le territoire depuis plus de cinq ans."


À gauche, Maël Thierry ; a droite, Sylvain Courage, journalistes au Nouvel Observateur

6. Et c’est encore dans un entretien paru dans Le Nouvel Observateur – "Hollande condamné au courage" – qu’on trouve des traces de lepeno-compatibilité. Le soi-disant "philosophe" et historien Marcel Gauchet dit de Mélenchon :
"Il est devenu le candidat des médias, en se faisant le champion de l’antiracisme et en poussant la surenchère jusqu’au déni pur et simple du fait que l’immigration pose problème. C’est ce qu’il a voulu aller vendre contre Marine Le Pen et c’est là-dessus notamment qu’il s’est planté." (28/06/12)

7. Le journaliste Thierry Guillemot, comme Le Pen, défend la "liberté d’expression" de l’antisémite Dieudonné, le 23 janvier 2013 à la télévision.

8. Le Figaro fait la promotion de militants antisémites et négationnistes [6].


9. Le Figaro à nouveau, après avoir été alerté à propos de l’article promouvant des militants antisémites et négationnistes, a persisté à faire leur promotion [7].

10. Marianne – "journal républicain et engagé" –, a établi un lien entre les problèmes socio-économiques du pays et l’immigration, comme Le Pen :
« [Mélenchon] réagissait à l’entretien paru dans les colonnes du Monde daté de jeudi dans lequel le premier flic de France [Valls] déclarait : « Aujourd’hui la situation économique et sociale ne permet pas d’accueillir et de régulariser autant [de sans-papiers] que certains le voudraient. » Est-ce à dire que Mélenchon est favorable à la régularisation de tous les sans-papiers ? Dans un contexte où les élus locaux reconnaissent la difficulté à intégrer ceux qui sont présents sur le sol français en toute légalité, cette position est délicate à tenir. » [8]


11. Marianne, encore une fois, a publié un encadré intitulé « Le tabou de l’immigration » [9], dans lequel le journaliste écrit que « le ministre de l’Intérieur a raison » de cautionner « un éventuel retour des contrôles aux frontières de l’espace Schengen, pour mieux contrôler les flux migratoires » et prétend que « la non-régularisation de l’immigration ouvre un boulevard à Marine Le Pen ».
Pour ne pas lui ouvrir un boulevard, il faut donc valider une de ses thèses, c’est-à-dire… lui « ouvrir un boulevard » !


12. Le journal Le Monde, comme l’extrême droite, traîne la Révolution dans la boue [10]

13. Et le meilleur pour la fin : Christophe Barbier qui, comme Le Pen, vomit le parlementarisme et emploie un vocabulaire typiquement lepéniste contre Mélenchon (titre de son article : "Pour en finir avec Mélenchon" [11]) :
« un candidat du système nourri au fromage de tous les mandats et au gâteau du carriérisme politicard »

Notes :

1. "Mélenchon = purificateur ethnique" dans Libération ?" (voir Libération du 06/04/13)

2. "Mélenchon = purificateur ethnique" dans Libération ?" (voir Libération du 06/04/13)

3. "Pourquoi Mélenchon a échoué", Le Nouvel Observateur, 10 juin 2012

4. Dans un « duel des éditorialistes » à France Info, "Jean-Luc Mélenchon a-t-il réussi sa mobilisation ?", le 19/03/12.

5. "Présidentielle : les mesures les plus irréalistes, les plus dangereuses", Le Nouvel Observateur, 06/04/12, par Sylvain Courage, Maël Thierry, Julien Martin et Donald Hebert.

6. Voir "Le Figaro fait la promotion de militants antisémites" ("Agression de La Fouine : «C’est un coup monté»")

7. Voir "Le Figaro persiste à promouvoir des militants antisémites"

8. "Sans stratégie claire, Mélenchon tape sur Hollande », Marianne, 29/06/12,

9. Marianne, n° 791, semaine du 16 au 22 juin 2012

10. "Jean-Luc Mélenchon, combien de divisions ?", Le Monde, 29.09.2012

11. "Pour en finir avec Mélenchon", par Christophe Barbier, L’Express, 14/03/2012.
http://opiam2012.wordpress.com/2013/04/22/des-journalistes-et-des-solferiniens-qui-disent-comme-le-pen/
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