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 Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Lun 1 Fév - 1:18



Le Monde propage une rumeur anti-Chavez

Hugo Chávez, selon Le Monde, «soupçonnerait» Washington d’être directement à l’origine du séisme à Haïti. Il l’aurait même affirmé devant des militaires, selon Le JDD. Une vidéo diffusée par Russia Today en serait, entre autres, la preuve.
Information vérifiée et recoupée ou nouveau cas de circulation circulaire de la désinformation ? Devinez…
www.acrimed.org/article3299.html

Sorcha Faal [...] a extrait des passages du texte de ViveTV, et les a placés entre guillemets dans la bouche du président Chavez. Ce qui était une hypothèse de travail devenait alors une position gouvernementale. Certains de ces journaux sont allés plus loin encore en inventant de toutes pièces le contexte dans lequel le président vénézuélien se serait exprimé, de manière à conclure que le le président et son auditoire sont atteints de délire anti-américain aigu, et que le Réseau Voltaire participe de la même pathologie.
Ne nous laissons pas intimider par cette manipulation et approfondissons cette hypothèse.
Que savons-nous de l’arme sismique aujourd’hui ?
www.voltairenet.org/article163692.html
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BA



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 3 Fév - 17:26

Je lis ceci sur un site sarkoziste :

Sondage : Sarkozy au plus bas depuis 2007.
Nicolas Sarkozy voit sa cote de confiance baisser d'un point à 31 %, son plus bas niveau depuis son élection à la présidence de la République en mai 2007, selon un sondage TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine.
Le sondage a été réalisé du 29 janvier au 1er février auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.

http://www.europe1.fr/Politique/Sondage-Sarkozy-au-plus-bas-depuis-2007-132384/

Chose étonnante :
Sarkozy bat tous ses records d'impopularité alors qu'il n'a pas encore annoncé aux Français le plan de rigueur draconien préparé par Lagarde et Woerth.
Sarkozy nous a prévenus : il attend que les élections régionales soient passées, et ensuite, au mois d'avril, il nous détaillera son plan de rigueur.
Je vous laisse imaginer les records d'impopularité de Sarkozy en avril 2010.
Peut-être que les Français se laisseront faire.
Peut-être pas.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 5 Fév - 1:24



Pourquoi Xavier Bertrand écrabouille-t-il ce journaliste ? [VIDEO]

La hargne de Bertrand contre un journaliste du Courrier Picard illustre les rapports complexes entre médias locaux et politiques.

Une descente en flammes, et en direct. Le 19 janvier, les télespectateurs de Public Sénat ont pu voir le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand croquer tout cru Nicolas Totet, journaliste au Courrier Picard. La violence de l'élu s'explique par un agacement certain vis-à-vis de ce journal, l'un des trois diffusés dans sa ville, Saint-Quentin (Aisne).

Le rédacteur en chef du Courrier Picard, qui constate que Xavier Bertrand «ne s'est jamais plaint de quoi que ce soit» auprès de lui, s'est fendu d'un éditorial, le 23 janvier, pour corriger quelques mensonges de l'élu (...)
Rue89.com
courrierpicard.fr

Le Courrier Picard avait osé écrire qu'un proche de chouchou était nommé rédacteur en chef de l'Aisne Nouvelle. Quelle irrévérence !
lepost.fr


Bertrand, le 2e pit-bull de l'UMP, en visite en Bourgogne, a rassuré ses hôtes de la confrérie des Chevaliers du Tastevin, à propos de la diminution du budget «vins» de l’Élysée : «Cela ne concerne que le bordeaux et les champagnes !»
Ah, la démagogie, c’est un métier !
www.paperblog.fr/808990/xavier-bertrand-a-l-elysee-on-continuera-a-boire-du-bourgogne/


Xavier Bertrand, l'ami des enfants
www.dailymotion.com/video/xan6jz_xavier-bertrand-lami-des-enfants_fun
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 10 Fév - 12:59



Le Monde a mal lu le rapport de la Cour des Comptes

Ce ne sont pas 70, mais 140 milliards de niches fiscales qui ont été débusqués par la Cour des comptes, comme le souligne marianne2, dans un article posté ici.

Autre déformation des faits relevée aujourd'hui :
Egalité à l'école : le Monde idéalise les USA
www.marianne2.fr/Egalite-a-l-ecole-le-Monde-idealise-les-USA_a185039.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 11 Fév - 21:59


Une de l'été 2008

Paris Match s'attaque encore à la candidate socialiste

Sur son site internet, Ségolène Royal, candidate socialiste dans la région Poitou-Charentes dénonce la "mise en scène" de cinq pages de reportage laissant penser qu'elle a "posé complaisamment" pour l'hebdomadaire, daté du 11 février.

"Il faut savoir que depuis que Paris Match a violé, me concernant, la loi sur la protection de la vie privée, je refuse toute photo et toute interview. J'ai refusé à l'hebdomadaire l'interview qu'il me proposait", écrit-elle.

Pour l'ex-candidate à l'élection présidentielle, Paris Match se venge "avec un titre accrocheur et faux concernant 'un nouvel amour', occultant un sondage et ignorant tout" de son action régionale, avec des photos non autorisées.

Le magazine montre Ségolène Royal en compagnie d'un éditeur de jeux de société qui est son compagnon depuis un an et demi.

Sous le titre "celle qui ne renonce jamais", l'hebdomadaire fait un portrait plutôt flatteur de la présidente sortante de la région Poitou-Charentes, évoquant cependant un "animal politique qui fascine son camp" mais est perçu par ses adversaires locaux comme "la fée carabosse."

Ségolène Royal souligne que Paris Match, qu'elle a déjà fait condamner pour violation de la vie privée, est propriété du groupe Lagardère, qu'elle qualifie "d'ami du pouvoir."

"Ce n'est donc pas un hasard si, en pleine campagne électorale, Match récidive avec des photos volées et des propos crapoteux me concernant ou concernant mes proches" (...)

http://fr.news.yahoo.com/4/20100211/tts-france-regionales-royal-ca02f96.html
http://lci.tf1.fr/france/justice/2009-03/photos-volees-de-royal-paris-match-condamne-4868134.html


Mais, si on en croit l'AFP, L'Express, le JDD, les Echos, le Nouvel Obs..., c'est Ségolène Royal qui agresse l'hebdomadaire du "frère" de sarkozy.

57 % d'intentions de vote au second tour
Une mise au point de Ségolène Royal que vous ne lirez pas dans Paris Match
www.mediapart.fr/club/blog/jean-marie-padovani/110210/une-mise-au-point-de-segolene-royal-que-vous-ne-lirez-pas-dans-
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 12 Fév - 18:25



«Effroyables imposteurs» sur Arte : le roi est nu
par Mona Chollet
[extraits]

Rarement le désarroi des caciques des médias devant le discrédit qui les frappe aura été aussi évident que lors de cette soirée sur Arte, mardi 9 février, intitulée «Main basse sur l’info» (et encore visible une semaine sur le site Arte+7). Le premier documentaire diffusé, «Les effroyables imposteurs» de Ted Anspach, consacré aux complotistes qui pullulent sur Internet, dépeint la Toile comme une boîte de Pandore moderne d’où s’échapperaient, au premier clic de souris, tous les fléaux de l’univers – histoire de ramener les téléspectateurs, ces brebis égarées, vers les bons bergers dont ils n’auraient jamais dû s’éloigner.

On a ensuite droit à une réalisation de Denis Jeambar, ancien directeur de L’Express, où interviennent «huit journalistes en colère» (Franz-Olivier Giesbert, Arlette Chabot, David Pujadas, Philippe Val, Jean-Pierre Elkabbach, Edwy Plenel, Eric Fottorino, Axel Ganz)

Et on n’est pas déçu. Mieux vaut s’accrocher, en effet, pour ne pas tomber de son fauteuil lorsqu’on entend David Pujadas déclarer que le journalisme «souffre d’abord de conformisme et de mimétisme». On retrouve cependant vite un discours plus familier lorsqu’il explicite ce qu’il veut dire par «conformisme» : «L’idée que par définition le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’Etat, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective.»

Dans cet insupportable penchant gauchisant, libertaire et tiers-mondiste qui suinte des reportages des grandes chaînes françaises et des pages des journaux, il voit «une dérive mal digérée [sic] de la défense de la veuve et de l’orphelin, une posture qui valorise le journaliste et qui a l’apparence – l’apparence ! – du courage et de la révolte». Où se situent, alors, le véritable courage, la véritable révolte ? C’est drôle : on a l’impression de deviner.

«Il faut cesser de faire croire, assène Elkabbach, que le citoyen journaliste va se substituer bientôt au journaliste citoyen : toutes les expériences citoyennes ont besoin de vrais journalistes pour sélectionner, vérifier et écrire. Alors, chacun à sa place !»

Arlette Chabot, presque racinienne, supplie : «Méfiez-vous des théories du complot selon lesquelles la vérité, les vérités de l’information seraient sur la Toile tandis que les médias traditionnels vous cacheraient la vérité. C’est vrai : grâce à Internet, plus aucune information ne pourra être enterrée ou dissimulée. Mais je vous demande d’être prudents, car un jour vous apprendrez que vous avez été manipulés, trompés. Sur Internet, la traçabilité des images n’est pas garantie.»

« Partenariats » médiatico-idéologiques

Passons sur les viriles amitiés qui nous valent régulièrement ce genre de grandes opérations médiatico-idéologiques : cette soirée d’Arte était produite par Doc en Stock, la société de Daniel Leconte, en partenariat avec France Inter. Daniel Leconte et Philippe Val sont de grands amis : le premier a réalisé un film sur l’affaire du procès de Charlie Hebdo pour les caricatures de Mahomet, le «coup» publicitaire qui a définitivement lancé la carrière du second ; bien souvent, lors de précédents «débats» sur Arte, ils ont fustigé de concert la chienlit gauchiste [2].

Tous deux partagent avec Denis Jeambar, réalisateur de «Huit journalistes en colère» et instigateur en son temps du virage néoconservateur de L’Express, de solides convictions atlantistes. Les incessantes professions de neutralité journalistique et politique, les invocations d’une information «ni de droite ni de gauche», qui auront émaillé cette soirée – y compris lors du débat animé ensuite par Daniel Leconte –, sont franchement désopilantes, tant les obsessions propagandistes de ses initiateurs ont la discrétion d’un éléphant au milieu d’un couloir. Leur cible principale : les contempteurs de la politique israélienne, qui seraient tous, de même que ceux qui trouvent à redire à la politique américaine, de fieffés antisémites. (...)
http://blog.mondediplo.net/2010-02-10-Effroyables-imposteurs-sur-Arte-le-roi-est-nu

Arte : l'effroyable caricature
www.agitateur.org/spip.php?article1339
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 26 Mar - 5:07

Le chef du Parti de gauche (PG) se dit "indigné".
France 2 et France 3 ont décidé de l'éliminer au dernier moment de leurs plateaux.


France 2 a des "méthodes de voyous"

Nouveau rebondissement dans le feuilleton Mélenchon/France 2. Pendant la campagne des régionales, le leader du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, s'est plaint d'un boycott de France 2, lié à son altercation avec Arlette Chabot un an plus tôt lors d'un débat pour les Européennes. La semaine dernière, son invitation à l'émission "Les 4 vérités" avait été annulée à la dernière minute, pour la cinquième fois consécutive.

Finalement, pour la soirée électorale du second tour des régionales, Mélenchon a été invité par France Télévisions. Dans des conditions mouvementées : sur le blog "Reversus", il raconte les coulisses de son intervention et dénonce les "méthodes de voyous" de France 2.

"J’étais invité à m’exprimer à 20 heures sur France 2 et à partir de 20h30 sur France 3. A partir du moment où j’avais accepté, j’ai été obligé de refuser toutes les autres invitations des autres Médias. Aujourd’hui, en raison de la grève d’une partie du personnel de France Télévisions, on me demande si je peux venir dans les studios situés en banlieue parisienne, à Boulogne-Billancourt. J’accepte.

A 17 heures, France 3 m’appelle pour me dire que le dispositif est complètement modifié et qu’il est désormais impossible que je puisse m’exprimer. Dès lors, je me retrouve devant le fait accompli, n’ayant aucune possibilité de me retourner vers d’autres Médias vu l’horaire avancé.

Je me rends donc à Boulogne-Billancourt comme convenu à 20 heures pour le plateau de France 2. On commence par m’indiquer que je suis «trop en avance» et que je ne pourrai passer qu’à 20h30. En vérité, on me fait patienter durant plus de 45 minutes dans un petit duplex alors que sur le plateau, on pouvait observer la présence de 4 invités (2 PS et 2 UMP) mais également 2 chaises vides. Daniel Cohn-Bendit et moi-même ne sommes considérés que comme des agréments de la soirée et nous ne pouvons intervenir que de manière ponctuelle lorsque les débats sont clos. Au final, je n’aurai pu m’exprimer que 3 minutes.

Au bout d’un moment à force de me faire patienter, j’ai fini par partir. Ce qui est marquant, c’est la méthode, à aucun moment, ils ne m’ont averti que je ne pourrais pas reprendre la parole. Au final, ils m’ont bloqué durant une heure pour rien et sans m’avertir. Personnellement, je trouve que ce sont des méthodes de voyous".

Dans cette interview, il raconte également qu'il a essayé de se réconcilier avec Arlette Chabot au cours d'un déjeuner qui s'est mal passé : "Elle s’était comportée de manière très vulgaire en me lançant de but en blanc : «Vous êtes mal élevé». Je lui avais alors répondu : « Si vous le voulez bien, laissons les parents en dehors de cela, j’ai 58 ans. »"


Sébastien Rochat
le 22/03/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=7552



J.L Mélenchon : «France Télévisions piétine le pluralisme politique»

Lors de votre dernier entretien avec des blogueurs, vous aviez indiqué que le «système médiatique était perverti, qu’il produisait un métadicours qui n’était in fine qu’une subversion de la sphère publique». Dès lors, votre intérêt n’est-il pas d’adopter la tactique de Mitterrand en 81, à savoir délégitimer au maximum le média télévision que vous jugez biaisé et orienté ?

C’est précisément ce que je suis en train de faire avec vous, en dénonçant ces pratiques. Le problème, c’est que je suis le seul qui proteste, les autres préfèrent le silence. D.Cohn-Bendit était furieux lui aussi de la tournure des évènements mais il ne dira rien.

Aujourd’hui, je veux que ça se dise, que ça se sache. Ce sont des manipulateurs d’opinions, ils m’ont en quelque sorte privés de paroles, non seulement chez eux mais sur les autres médias. Ce n’est pas acceptable. Au final, un homme politique est capturé, on le garde au chaud durant une heure pour qu’il ne puisse aller nulle part ailleurs.

Ils entretiennent le bipartisme et piétine le pluralisme politique. (...)
http://reversus.fr/2010/03/22/j-l-melenchon-france-televisions-pietine-le-pluralisme-politique/

En 2006, à l’issue de l’émission, en toute complicité, la dame s’était levée pendant le générique de fin pour claquer une bise sur la joue droite et même une autre sur la joue gauche de Jean-François Copé.
Avec toute l’impartialité qu’on lui connaît, elle avait choisi le sémillant Ministre de l’intérieur, pour inaugurer la nouvelle formule de son émission politique, la veille du jour où le CSA allait décompter les temps de passage à la télé et à la radio des candidats à la présidentielle. Un pur hasard !

Et, à l’issue du débat du second tour des présidentielles, après que Ségolène Royal s'est déplacée pour lui serrer la main, elle alla faire la bise à Nicolas Sarkozy.
www.lepost.fr/article/2010/01/15/1889503_arlette-chabot-a-t-elle-fait-la-bise-a-eric-besson.html

Le 14 janvier 2010, prévu pour intervenir en 2ème partie de l'émission "A vous de juger" après le débat entre Eric Besson et Marine Le Pen, l'eurodéputé Vincent Peillon a décliné l'invitation au dernier moment.
Les modalités d'organisation de l'émission ne lui convenaient pas, et il a demandé la démission d'Arlette Chabot et des dirigeants de France2.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 26 Mar - 5:21



Rumeur sur le couple Sarkozy : 2 départs dans le groupe Lagardère

Selon Presse News, deux salariés de Lagardère Active ont "fait les frais des prétendus déboires du couple Sarkozy".
Michael Amand, directeur des opérations de Newsweb, filiale de Lagardère Active qui gère notamment les sites du JDD et de Parismatch, et le salarié de Newsweb qui alimentait le blog, auraient "démissionné" le 22 mars.

Presse News ajoute que cette affaire rappelle celle de 2006. En juin 2006, Alain Genestar, directeur de la rédaction de Paris Match "avait été écarté suite à la parution à l'été 2005, d'une photo révélant la liaison entre Cécilia Ciganer Sarkozy et le publicitaire Richard Attias."
http://fr.news.yahoo.com/63/20100325/ten-rumeur-sur-le-couple-sarkozy-2-dpart-2207d37.html
ww.newsweb.fr/fr/marques/index.html



Sarko told Carla to end hol with lover

Jealous Nicolas Sarkozy ordered Carla Bruni to end a holiday with her alleged lover and chartered a plane to guarantee she came home, it is claimed.
He is said to have hit the roof after model Carla, 42, jetted to Thailand with handsome singer Benjamin Biolay, 37, several weeks ago. The pair are old friends but Sarkozy reportedly rumbled it was a ROMANTIC break.

Respected Swiss newspaper Tribune de Geneve wrote yesterday it "was cut short by Nicolas Sarkozy himself".
It added : "The president chartered a plane to bring his wife back to Paris."
www.thesun.co.uk/sol/homepage/news/2887755/Nicolas-Sarkozy-told-Carla-Bruni-to-end-holiday-with-lover.html

D'autres images de la rumeur
Chimulus
http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/media/02/01/1368215920.jpg

vidéos
www.youtube.com/watch?v=MK4_1ZmuHz0
www.youtube.com/watch?v=tYgIQudm2jQ



Carla aurait eu une aventure avec Carl, le collègue d'Homer Simpson
http://groupieblog.wordpress.com/2010/03/14/carla-bruni-and-carl-carlson-in-the-simpsons/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Lun 12 Avr - 23:34



Aux Glières, "l’homme qui rit dans les cimetières" se la joue preux pèlerin
(extraits)

Dans les mots des médias, toujours chercher trace des grossiers traquenards qu’on te tend, le vocabulaire comme miroir inversé de la réalité.

Et ne jamais t’étonner que les ficelles lexicales soient si grosses qu’elles feraient passer un câble d’amarrage pour le plus léger des fils de pêche.

Ainsi d’un président, pourtant plongé dans le plus ridicule des scandaillons d’État, qui se trouve, par la grâce d’un déplacement sur un haut lieu de la résistance (c’était hier, aux Glières), transformé en rien de moins qu’un pèlerin.

C’est-à-dire en être plutôt digne et respectable, cœur pur et intentions louables, homme souhaitant mettre à l’épreuve d’une longue et difficile route son désir d’absolu.

Il y a d’abord ce que l’usage du mot "pèlerinage" ne dit pas.

Mais il y a aussi ce que ce recours au terme "pèlerinage" met en pleine lumière. Soit le défaut de mémoire et l’absence de mise en perspective. Logique : s’ils ne questionnent pas les mots qu’ils utilisent, les médias vont encore moins se plonger sur les controverses - historiques et politiques - entourant un tel déplacement.

Pas un mot, donc, sur l’opposition manifestée par une partie des anciens résistants à la visite présidentielle : la grande majorité des médias (à l’exception notable de France3 Rhone-Alpes) ne mentionne pas la critique de l’instrumentalisation de la Résistance portée par l’association Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, ni son appel à boycotter la visite d’un président qui « se sert de la résistance pour exister médiatiquement ». Aucun média non plus ne relaye les prises de parole sur le sujet de Walter Bassan ou Henri Bouvier, figures historiques de la résistance et opposants résolus au sarkozysme.



Il y a - enfin - ce passé très récent que le mot "pèlerinage" camoufle volontairement. Rappelle-toi : une précédente visite aux Glières avait valu au président le surnom d’homme qui rit dans les cimetières. Façon de souligner son comportement indigne lors du « pèlerinage » de mars 2008 : après quelques minutes de recueillement, Sarkozy avait, en présence d’anciens résistants, multiplié les commentaires malvenus et les blagues vaseuses, scandalisant une bonne partie de l’assistance. (...)

Cette scène incroyable, les médias n’en ont à peu près pas parlé. Une seule caméra l’a saisie, celle de Gilles Perret, réalisateur ne s’étant pas contenté de conditions de prise de vue balisées et encadrées par l’Élysée. Lui a enregistré le manque de respect présidentiel, alors que ses "collègues" journalistes avaient déjà regagné la buvette. Le réalisateur de Walter, retour en résistance dressait d’ailleurs ce constat, en un entretien donné à A.11 : « Les journalistes télés ne sont plus que des communicants, qui débarquent sur les sujets avec un timing très serré. Comme en sus, on leur mâche le travail et qu’on leur met tout à disposition… Le résultat est là : tous les journaux télés n’ont évoqué que le recueillement de Sarkozy devant le monument. Des images parfaites… » « Images parfaites » ou mots mensongers, mise en scène pour les caméras ou par le vocabulaire, il y a sans doute là les manifestations d’un même phénomène : la paresse médiatique sert la propagande politique.
www.article11.info/spip/spip.php?article763

www.citoyens-resistants.fr/
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 13 Avr - 11:26


(Reuters)
Sarkozy pourrait nommer Alexandre Bompard, PDG d’Europe 1, 37 ans, à la tête des télés publiques.

Qui possède les médias ?

1. Droit à l’information

L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

De plus, Victor Hugo, cité par Médiapart [1], a dit : « Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre ».

On reconnaît un régime totalitaire par le fait que les médias sont contrôlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et populaires comme celle d’Oaxaca au Mexique en 2006 passent systématiquement par la prise de contrôle d’un média audio-visuel. Cela illustre à quel point la maîtrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, a fortiori à l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une éventuelle tentative de désinformation. Ne dit-on pas également que le premier perdant d’une guerre est la vérité ? Les médias sont donc essentiels à la démocratie, peut-être plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont également le baromètre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus puissantes qui soient.

2. Qui possède les médias ?

Les médias sont très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en moins.

Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef d’État, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède* les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.

Martin Bouygues (ami intime de l’actuel chef d’État, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

Serge Dassault, proche de l’actuel chef d’État, et sa famille possèdent* Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à vérifier).

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).

Ajoutons encore Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de l’État et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de l’État au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

En voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de surcroît, autour de l’actuel chef de l’État !

Rarement autant de pouvoir n’a été concentré entre les mains d’agents économiques aussi restreints. Car le biais du capitalisme est qu’après la phase de concurrence, vient le temps du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachète ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la même occasion à interdire l’accès au marché à d’éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un modèle qui, sans garde-fous, tend vers la suprématie, donc l’abus, puisque l’équilibre pluriel de départ est rompu. Depuis les années 90, ce contrôle capitaliste des médias se double d’une dynamique de concentration.

Que reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du point de vue déontologique, ce secteur doit s’efforcer d’être neutre. Donc il va s’interdire les méthodes très commerciales de ses concurrents cités plus haut, ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas rattraper son écart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la publicité.

Sondages

Si par définition, le média est le moyen de communication et de diffusion d’informations, alors sans aucun doute le sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ? Parce qu’ils servent d’auxiliaires très puissants à l’homme politique. Et soyons clair, derrière les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vérifier – que vous êtes minoritaires.

Qui possède les instituts ?

CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus haut.

IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs présidente du Medef, organisation dont le frère de NS** fut vice-président jusqu’à fin août 2006, et invitée à la petite fête de la victoire de mai 2007 au Fouquet’s.

IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier mariage. Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France, lui aussi invité du Fouquet’s.

Opinionway, a été fondé par Hugues de Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de proximité politique.

Ne manquons pas d’impartialité en étant partiels, existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Sans préjuger d’une orientation politique systématique, on peut bien imaginer que, même s’il s’agit d’une minorité de sujets, les plus sensibles seront traités d’une certaine façon … ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les réponses c’est tellement évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les journalistes des médias de masse n’apporteront pas la précision sur les propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de professionnalisme confine à la désinformation.

L’information libre étant consubstantielle (i.e. inséparable) à la démocratie, il est incroyable qu’une telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d’un gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.

3. Problème de la concentration (réunion de toute l’autorité dans les mains d’un seul)

Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui n’a sans doute pas prospéré sans talent. Mais plutôt de montrer en quoi la situation ne convient pas.

Aucun des établissements financiers qui possèdent les médias n’a ce métier comme activité unique. Et à l’exception de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociétés. Il s’agit même de groupes qui ont comme particularité d’avoir pour client l’État : le bâtiment, les travaux publics et les activités d’armement. Pour le dire de façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problèmes politiques sérieux.

Ces groupes qui contrôlent la télévision ont la capacité d’utiliser le pouvoir conféré par cet outil puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.

De plus on constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si le groupe a besoin de l’État, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien nécessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra être servi par des commandes, qui à ces échelles sont très importantes.

Malheureusement on a l’impression de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme ont-elles investi dans le secteur chroniquement déficitaire de la presse à l’aube du XXIème siècle ?

De surcroît ce secteur se voit maintenant financé par l’État (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribués sur 3 ans [4] à l’initiative de NS. Ne s’agit-il pas avant tout d’un cadeau à ceux qui l’ont « fait » ? Ou le genre d’opération séduction / siphonnage qu’il maîtrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel Observateur ou Libération, avec sa technique d’ouverture, NS** est capable de les dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc… influencé dans son travail ? Cf ce très bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris l’importance de ce IVème pouvoir et continue à y étendre son emprise déjà quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à l’inexistence en toute occasion.

À titre personnel je suis frappé de constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’État est légitime dès lors qu’il est élu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possède les chaînes de télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de celles-ci comme en France (amitié expliquée ou doublée d’une convergence d’intérêts), comment peut-on croire sérieusement que cela ne pèse pas sur l’issue du scrutin, et ce de manière illégitime, hors de l’esprit démocratique ? On peut sans conteste dire que NS a été « fait » par et pour les possesseurs de groupes de diffusion.

Comment les médias servent la politique

Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les éloigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos de Paul Valéry : « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. ».

D’où l’information mièvre, vidée de sa substance, l’écran de fumée de l’actualité mondaine, l’opinion saturée avec du bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties de la presse de caniveau. « Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à côté de chez vous. » Ce qui est recherché, c’est le consentement au système économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales, qui ont le pouvoir réel, contrôlent les médias qui œuvrent à créer les « illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des médias consiste à borner le champ de réflexion politique.

Quant à la presse gratuite, la partialité est invisible derrière des dépêches aseptisées. Et le lecteur ne va pas se plaindre d’un journal qu’il n’a pas payé – directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet particulier. [5]

Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle. Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de renoncer à leur tâche d’élaboration d’un espace public de discussion et de réflexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de propagande.

Conclusion

Bien sûr il y a des personnes qui remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne sont pas consommatrices passives de prêt-à-penser très orienté. Mais ces personnes-là sont en nombre réduit face à l’énorme part de la population qui se préoccupe moins de ces sujets.

La question des médias est donc une question très sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés pensent à leur place. Ne nous taisons pas face à la “majorité silencieuse” et tonitruante des “télés-réalités”, sachons voir que souvent le « diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un droit. Les groupes multimédias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en cause, que les issues d’élections sont biaisées et sans doute pire encore, la réflexion personnelle qui permet l’engagement citoyen combattue.

Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique actuel soit gêné par l’Internet libre. Les campagnes de dénigrement de ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela très inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au pouvoir se pratique déjà. Les vidéos sur Jean S. et l’ EPAD ont été supprimées de Youtube soi-disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation de l’État dans le portail vidéo Dailymotion [6], en toute discrétion, va faciliter encore ce contrôle. Et c’est là que la déjà forte concentration se poursuit, en commençant par le contrôle d’un générateur de « buzz ».

Auteur : Mychkine

Pour : Sentinelles de la République
* Précision : au moins en tant qu’actionnaire majoritaire.
** Initiales de l’actuel chef de l’État dont le nom se voit suffisamment souvent.
www.agoravox.fr/actualites/medias/article/la-concentration-des-medias-n-est-72443
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 18 Avr - 11:53



Le Monde sur le banc des accusés

Venant de qui passait autrefois, il y a bien longtemps, pour le "quotidien de référence", la désinformation du Monde est emblématique.
"Il faut prendre la mesure du trucage que représente le chiffre du titre du Monde.fr qui proclame : « sans réforme il faudrait 2600 milliards d’euros pour sauver les retraites en 2050 », assène Mélenchon. (...) il faudrait mettre alors en toute logique mettre en regard les PIB cumulés. En supposant qu’il n’y ait aucune augmentation de celui-ci (ce que le rapport du Cor contredit lui-même), le déficit de 2600 milliards serait à comparer aux 80 000 milliards de PIB cumulés sur 40 ans !"
@rrêt sur images précise : "Non seulement le quotidien a choisi d’additionner et de cumuler "les déficits prévisibles" pendant quarante ans sans tenir compte du fait que les besoins de financement sont annuels, mais il ne dit pas, par exemple, que le PIB aura lui aussi doublé en 2050 selon le Cor."

"Tout cela est ridicule !, assène Mélenchon. Comment les commentateurs font-ils pour ne pas le voir ? LeMonde.fr peut-il faire le calcul et constater que ses 2600 milliards rapportés au 80 000 milliards représentent bien seulement 3% du total !"
Notons que le leader du Parti de gauche n’a pas utilisé de point d’interrogation alors même qu’il posait une question. Davantage qu’une erreur de ponctuation, nous nous plaisons à y lire le signe que la réponse est connue de tous : si Le Monde faisait le calcul pour annoncer en Une : Retraites : un déficit de 3% du PIB en 2050, qui cela effraierait-il ? Volonté de faire du sensationnel pour vendre du papier ou manipulation politique pour façonner l’opinion à la doxa libérale et l’amener à la serviture volontaire ? (...)

www.plumedepresse.net/spip.php?article1396
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 5 Mai - 16:27



Frégates de Taiwan : l'art de ne pas dire

Il y a, certains matins, des silences assourdissants. La France vient d'être condamnée par un tribunal arbitral à payer plusieurs centaines de millions de dollars à Taiwan, pour avoir exigé des commissions illégales lors de la vente de frégates en 1991. Je dis "la France", même si c'est l'entreprise Thalès (ex Thomson-CSF) qui est formellement condamnée, parce que c'est le Trésor public qui paiera (si quelqu'un paie un jour). On ne sait si ces commissions ont donné lieu à des rétro-commissions, bénéficiant à des hommes politiques français, mais la Justice taiwannaise continue de les chercher. C'est un événement important.

La nouvelle, tombée mardi, n'a pas donné lieu à un seul commentaire d'un seul responsable politique, de droite ou de gauche. C'est le premier silence. Ce silence lui-même n'a éveillé aucune curiosité dans la presse. Tiens, ces responsables politiques d'habitude si prompts à la réaction sur le plus petit fait-divers, sur le moindre micro-événement. Une nouvelle charge de plusieurs centaines de millions, en pleine crise, pour le contribuable, et pas un mot ? Bizarre, vraiment.

Bien des journalistes incurieux sur sur le sujet répondront : mais que pourrions-nous dire, alors que les politiques se taisent ? Mais si ! Il y a bien des manières, de rendre assourdissant un silence. Exemple, cette remarquable dépêche de l'agence Reuters qui, hier, commençait par ces mots : "PARIS (Reuters) - L'Elysée, le gouvernement de droite et son opposition de gauche ont gardé le silence mardi sur la pénalité record frappant la France pour corruption lors d'une vente de frégates à Taiwan en 1991.

L'affaire concerne la vente par Thomson-CSF de six frégates Lafayette pour 16,4 milliards de francs (2,5 milliards d'euros). Les bénéficiaires de commissions frauduleuses versées en Chine et à Taiwan, dont une partie aurait été reversée en France, sont demeurés inconnus du fait du secret-défense.

Cette pénalité qui pourrait atteindre un milliard d'euros, la plus forte imposée au pays en pareil cas, sera principalement à la charge des contribuables, puisque la Direction des constructions navales (DCN), publique, était à l'époque majoritaire à 73% aux côtés de Thomson devenu Thales.
Et Reuters de poursuivre : "En visite mardi en Bretagne aux chantiers de la DCNS à Lorient (Morbihan), Nicolas Sarkozy n'a pas fait mention de l'affaire. Lors de ce déplacement, Luc Vigneron, patron de Thales, s'est refusé aussi à tout commentaire.

Patrick Boissier, patron de DCNS (entité juridique ayant succédé à DCN) a déclaré aux journalistes : "Je n'ai pas de commentaires à faire, ça concerne Thomson CSF, cela remonte à vingt ans et DCNS n'est absolument pas concernée".

Le sujet n'a pas été abordé lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Il n'y a eu aucun communiqué officiel"
. Dans l'art de dire l'art de ne pas dire, on ne saurait mieux dire.

Mise à jour, 11 heures 30 : seule réaction politique, nous fait remarquer Amaury Guibert (France 2), celles de Guy Teissier, président de la commission de la défense de l'Assemblée Nationale, et de Nicolas Dupont-Aignan, qui ont accepté de lui répondre, pour le 20 Heures de mardi soir.

Daniel Schneidermann
le 05/05/2010
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MessageSujet: Décrypter les blancs de la censure dans la presse collaborationniste   Mar 25 Mai - 20:38


Les musiciens du Titanic

Tabou : dangers de l'austérité, bienfaits de l'euro faible

C'est une sorte de nouveau volcan, l'Austérikjüll, dont les cendres recouvrent spectaculairement le continent européen. En Italie, au Portugal, en France, partout se déploie la "vague" des plans d'austérité, tambourinent les médias audiovisuels, le nez collé sur les cendres, les lunettes encrassées. Les ministres britanniques sont fermement invités à emprunter le métro. Pour un peu, Estrosi sacrifierait devant les caméras une de ses deux soupentes. Qui s'agit-il de convaincre ? Les électeurs allemands ? Les agences de notation ? Lémarchés ? Ou encore, tiens, le FMI ? Mais il semble lui-même faire demi-tour, en redoutant...les conséquences des plans d'austérité, qu'il préconisait voici encore quelques semaines.

Plus que jamais, dans la crise monétaire que traverse l'Europe, se fait sentir l'absence assourdissante d'une information économique indépendante, et...distanciée. Nous retrouvons les réflexes de nos grand-parents, qui décryptaient les blancs de la censure dans la presse collaborationniste, et écoutaient à la nuit les crachotements de la BBC. Un seul minuscule exemple : "la bourse de Tokyo a cloturé en baisse de 3 %, en raison des problèmes de la zone euro" mentionne, en cinq secondes, le journal de 8 heures de France Inter. Pourtant, à y regarder de plus près, ce ne sont pas "les problèmes de la zone euro", qui semblent inquiéter les boursiers japonais, mais bien plus précisément, comme le reconnaissait le patronat japonais, la chute de l'euro, et la perspective d'un euro faible. Et pourquoi l'euro faible affecte-t-il les Japonais ? Parce qu'il dope les exportations européennes, pardi, comme l'explique par exemple l'excellent blogueur Jean-François Couvrat, ou comme le tambourine Mélenchon. Mais alors, si cet euro faible est une si bonne nouvelle, pourquoi ne nous le dit-on pas ?

L'austérité est dangereuse, l'euro faible est une bénédiction : entendez-vous, dans les jités, aux radios du matin, défendre ces propositions, au moins à égalité avec les propositions contraires ? Certes, Mélenchon est invité partout, et la barbe de Jorion devient familière à des lecteurs et télespectateurs de plus en plus nombreux. Mais tous restent cantonnés au rôle du repoussoir de service, ou du prophète dont on ne célèbre la lucidité passée que pour éviter de lui demander ses solutions pour le présent. Quant à l'immense orchestre des petits instrumentistes de l'info, rédacteurs de dépêches, présentateurs de flashes et de chaînes d'info continue, éditorialistes de la presse économique, qui composent le bruit de fond, il continue pendant le naufrage d'annonner, imperturbable, sa vieille partition.

Daniel Schneidermann
25 mai 2010
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 25 Mai - 23:38



Retraites : toutes les radios sont pour la rigueur... ou presque

Pas moins de trois responsables de la majorité sur les radios ce matin pour parler «retraites», c’est beaucoup. Surtout quand les interviewers prennent soin de lier la réforme des retraites à la question de la rigueur…

Le journal Le Plan B vient de suspendre sa parution. Mais on ne pouvait, ce matin, écouter les radios sans repenser au mythique PPA (le Parti de la Presse et de l'Argent) par lequel son équipe de rédaction qualifiait avec délectation les médias. Et pour cause. Ce matin, les trois premières radios du pays ­ont invité pas moins de trois membres de la majorité — Xavier Bertrand sur RTL, Jean-François Copé sur Europe 1 et Gérard Larcher sur France Inter — à parler d'un seul et même sujet : les retraites.

Il faut entendre nos amis des «matinales» jongler avec les quatre paramètres du sujet ! Un vrai bonneteau ! Et que je te mets 42 années de cotisations, et que je t'augmente de 0,1% par an les cotisations, et que je t'aligne les fonctionnaires au mur comme les autres. Un vrai bonheur qui doit, tour à tour, leur donner l'impression d'être les maîtres du monde et leur rappeler le Monopoly de leur enfance. De toute façon, sur toutes les radios, le sang et les larmes sont au programme, car les trois maîtres de cérémonie ont pris soin de lier la réforme des retraites à la réduction des dépenses publiques, à la rigueur.

Dans ce domaine, il faut bien reconnaître que Jean-Michel Aphatie est un orfèvre. La dette, c’est son cauchemar. Depuis toujours. Et encore ce matin face au patron de l’UMP :

- «Faut-il utiliser, Xavier Bertrand, dès à présent pour alléger le poids des déficits, les 33 milliards d’euros qui se trouvent aujourd’hui dans le fonds de réserves des retraites ?»
- «La “une” du Figaro ce matin : “Les plans de rigueur se multiplient en Europe”. On voit les drapeaux britannique, italien, espagnol, grec. Nous sommes les seuls à échapper à la rigueur Xavier Bertrand ?»
- «Si tous les pays autour de nous font la rigueur et si nous nous gelons les dépenses de l’Etat pendant trois ans, vous croyez, vous qui êtes parlementaire, que la France fera 2,5 % de croissance ?»


Jean-Pierre Elkabbach et Nicolas Demorand, à côté, sont presque décevants. Moins francs du collier, ils se «contenteront» chacun de conclure la partie de leur entretien consacrée à la réforme des retraites par une question sur la rigueur. Mais quelle que soit la méthode employée par l’interviewer, il restera, au final, à l’auditeur-contribuable-électeur un désagréable sentiment : il y a urgence «mon p’tit père» à réformer les retraites, sinon c’est le pays tout entier qui va sombrer ! Une sorte de conditionnement généralisé qui permettrait de fuir les vraies questions.

C’est en tout cas la thèse développée par Emmanuel Todd dans un entretien donné au Progrès : «Un économiste venu de Mars ne comprendrait pas que la planète France débatte de la manière d'augmenter la durée du travail dans l'avenir pour des personnes ayant déjà un certain âge, alors qu'on ne parvient pas à donner aujourd'hui du travail aux jeunes. En termes d'économie immédiate, la question des retraites n'a aucun sens. Le gouvernement veut donner l'impression qu'il affronte la réalité, la vérité est qu'il fuit la réalité. (…) Le vrai problème de la France, c'est la disparition de notre industrie, les délocalisations d'entreprises, la stagnation du niveau de vie.»

Philippe Cohen et Gérald Andrieu
www.marianne2.fr/Retraites-toutes-les-radios-sont-pour-la-rigueur-ou-presque_a193290.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 8 Juin - 15:58


Ministres des Finances de l'UE

L'art de masquer les questions cruciales par des questions sans intérêt

[...] A l'heure de la crise grecque, des décisions douloureuses, des sacrifices nécessaires, est-il vraiment acceptable de laisser un garde du corps à Danielle Mitterrand ? Le Parisien posait la question hier matin. TF1 la répétait hier soir. Les radios la reprennent en choeur ce matin.

De toutes parts, chaque matin, surgissent des sommations, à se prononcer sur des questions d'aucun intérêt, mais néanmoins savamment posées. Tiens, à propos de sommations, un nième sondage nous assure, dans Libé, que DSK, promis, juré, craché, téléphoné, est "le meilleur candidat de la gauche" en 2012. Notez qu'on n'a pas demandé aux sondés s'ils voteraient pour lui. On leur a seulement demandé s'il serait "le meilleur". Dix sondages précédents ayant déjà assuré qu'il serait "le meilleur", que font donc les sondés ? Ils répètent. DSK sera forcément le meilleur, puisque les sondages répètent qu'il sera le meilleur. Le meilleur, comme avant lui Barre, Delors, ou Balladur, furent forcément, eux aussi, les meilleurs, puisque les sondages le disaient. Vivent les bulles.

Pendant ce temps, du front de la crise, nous parviennent des nouvelles comme d'habitude a priori indéchiffrables
. Merkel a annulé au dernier moment un dîner avec Sarkozy, ce qui, dans la porcelaine des relations franco-allemandes, est l'équivalent d'un vase balancé contre le mur du salon. Mais qu'on se rassure : tout va bien. Pendant ce temps, Lagarde et ses homologues "finalisaient" définitivement, juré, craché, téléphoné (la photo en fait foi), les fameux 750 milliards du plan de stabilisation, qui dormaient "sur la table" depuis un mois. En échange, parait-il, l'Allemagne a obtenu que les budgets des Etats soient désormais soumis à la "validation" de Bruxelles. Tout ceci, bien entendu, est définitif, juré, craché, téléphoné.

www.arretsurimages.net/vite.php?id=8270
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 8 Juin - 16:14



La fabrication des maîtres

A deux ans (2012) d’une échéance électorale, qui n’a en vérité que peu de sens, (supprimez la fonction de Président de la République, vous verrez qu’il ne se passera... rien !), mais qui est présentée au «bon peuple» comme la quintessence de la démocratie, tout ce que le système dispose de moyens d’information, de faiseurs d’opinions, de piétaille politicienne,... se mobilise pour conditionner l’opinion publique.

Il faut qu’à l’échéance fatidique les «esprits» soient disponibles pour ingurgiter les discours où on leur promettra — comme d’habitude - des «lendemains qui chantent».

LE MAITRE ET LE NEANT

J’appelle — ici - néant, tout ce qui est en dehors de la quotidienneté, c’est-à-dire de ce qui fait l’essentiel de la vie de tout un chacun.

Les maîtres, comme la monnaie, se fabriquent ex nihilo, à partir de rien. Ce ne sont que de purs produits bureaucratiques qui n’ont qu’une seule fonction : assurer la pérennité du système.

Exemple : depuis des mois, on nous présente l’actuel Président du Fond Monétaire International, comme le «candidat alternatif» au pouvoir actuel en France, quasiment le futur président de la République. Mais qui «on» ?

Avez-vous entendu parler de lui dans les bureaux, les ateliers, les champs, les marchés,... ? Bref partout où les gens, comme vous et moi, vivent. Non certainement pas. En fait tout le monde s’en fout. Pourtant c’est cette question — comme beaucoup d’autres mineures, inessentielles et à mille lieues de nos préoccupations — qui défraient les chroniques radiophoniques, les chaînes de télé, les magazines «politico-pipeuls». Un véritable produit préfabriqué nous est imposé par de multiples canaux, interférents avec des questions, elles essentielles, qui sont passées à la trappe.

Cet exemple démontre deux choses :

- cette élection appartient à un cercle restreint qui échappe largement aux citoyens,... elle se conçoit dans des sphères étrangères à la «vraie vie» ;

- le «produit proposé», largement élaboré dans le cadre du système marchand, est totalement étranger aux préoccupations du citoyen Lambda - pur produit de l’alliance politique-finance, il est le vecteur idéal pour le système.

L’intérêt d’une telle méthode c’est qu’elle assure que les choses ne changeront pas. Le «produit proposé» appartient au sérail des décideurs, des nantis, des parasites — milieu qui n’hésite pas à se qualifier abusivement d’ «élite» ( ?) - milieu dans lequel ils/elles sont tous interchangeables.

Tout ce que ce système dégénéré a de parasites, profiteurs, courtisans,... concourt à capter notre attention, non pas sur ce qui est essentiel pour notre vie présente et future, mais ce qui est essentiel pour sa propre survie à lui.... Et comme nous sommes, en principe, dans un système dit «démocratique», il faut conditionner celles et ceux qui, croyant exercer un pouvoir, vont légitimer, celle ou celui qui va continuer à les exploiter.... Et ça marche depuis près de deux siècles.

Reste pourtant à «vendre» le produit.

L’OPERATION MARKETING

Vendre le produit est l’affaire des partis politiques et des médias.

Le conditionnement se poursuit depuis des mois,... il n’est pas près de se terminer.

Certes, cette nomination ne fait pas l’unanimité dans les milieux politico-financiers,... les loups s’entredévorent — les intérêts des clans, le partage du pouvoir - mais le cadre de leurs affrontements est strictement limité par la survie du système et la mise à l’écart de tout risque d’interférence inopportune. Cette lutte de clans, entre partis gestionnaires, ou au sein d’un même parti, donne l’illusion d’un débat de fond, de lignes de fractures irréductibles, ... présenté au « bon peuple » comme un choix de société. Il n’en est évidemment rien. L’Histoire nous a montré que l’alternance des uns et des autres au pouvoir, sur le moyen terme, ne change rien. Mais cette illusion il faut l’entretenir. C’est là qu’interviennent les médias.

Le matraquage, très en amont de l’élection, prépare le terrain. On ne parle que de untel ou untel,... dont on ne sait d’où sort ce choix. L’opinion publique versatile et malléable est manipulée, sondée, orientée, conditionnée, «intéressée», guidée dans son choix limité... Tout est mis en oeuvre pour la séduire : appel aux milieux sportifs, médiatico-pseudo-culturels, journalistiques,... toute une galaxie de courtisans qui gravite autour du pouvoir, s’y alimente et s’y reproduit.

Des noms ?

Le sommet de la manipulation médiatique est le «débat politique». Véritable spectacle avec une mise en scène particulièrement soignée, une annonce alléchante massivement répétée,... elle interpelle le quidam entre deux matchs de football. La comparaison sportive est d’ailleurs de rigueur pour donner plus de piquant à l’opération. Les «experts», politologues, faiseurs d’opinions et autres charlatans, qui gravitent dans les sphères des partis, du pouvoir, des médias et des salons parisiens viennent dans de multiples émissions causer, disséquer, analyser, prédire.

Les matchs, pardon, les débats sont préparés comme de véritables rencontres sportives. Les champions entraînés par une équipe de spécialistes en communication. Les mots utilisés disséqués, les répliques répétées, les attitudes étudiées, les mots soupesés, les petites phrases finement ciselées, les costumes testés...

Le combat, pardon, le débat, est annoncé comme un combat de gladiateurs. Les paris sont ouverts,...

Le «bon peuple» baigne littéralement dans une sauce savamment préparée dans laquelle on a ajouté des ingrédients conformes à ses goûts, le suspense est total, l’incertitude savamment maintenue.

On rajoute à cela une dose non négligeable de culpabilisation pour faire sauter les derniers doutes - «Songez à celles et ceux qui sont morts pour la démocratie. Amen !»... et le tour est joué.

AU BOUT, ... LE BIPARTISME

Toute cette comédie, cette manipulation grotesque n’a qu’un seul et unique objectif : légitimer le pouvoir qui garantira la pérennité du système marchand.

Faire entrer la masse des citoyens dans une logique, une mécanique de légitimation du pouvoir qu’il ne maîtrise pas, tel a été l’objectif du processus dit «démocratique»,... et il est en passe d’aboutir.

Aujourd’hui un candidat se promeut comme une marchandise. Le marketing politique a remplacé le dialogue et la réflexion. Le produit est pré-digéré et consommable immédiatement.

Le jeu politique est devenu une véritable escroquerie où le gagnant est toujours le même, le politicien et le perdant toujours le même, le citoyen.

Que ce soit A ou B, rien ne changera. Seules les apparences changeront.

Le lendemain des élections, tout est comme avant.

Toute cette manipulation n’a qu’un seul objectif politique : promouvoir le bipartisme qui assure la stabilité du système. Présenté au «bon peuple» comme une stabilité et l’expression même de la sagesse ( ?) il permet de tourner en rond, en donnant l’illusion du changement,... en fait en assurant simplement une alternance au pouvoir en vue de sauvegarder le système marchand. Les «réformes» que font les uns, sont immédiatement assumées par les autres qui leur succèdent.

Ainsi, dans une «grande démocratie» se construit le pouvoir. Les apparences sont sauves et celles et ceux qui dénoncent cette escroquerie sont traités d’anti-démocrates ( ?). Jouer ce jeu c’est se rendre complice, c’est consciemment accepter d’être trompé et refuser de le reconnaître au nom d’un civisme de courte vue.

Patrick MIGNARD
www.legrandsoir.info/La-fabrication-des-maitres.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 11 Juin - 1:44



Elkabbach invite un patron de Goldman Sachs à lire ses notes sur Europe 1

Invité de Jean-Pierre Elkabbach, le patron Europe de la banque d'affaires Goldman Sachs, le Français Yoel Zaoui s'est livré à un exercice de langue de bois, lisant ses notes de bout en bout de l'entretien
...pour finalement réduire la responsabilité des banques dans la crise financière à un vulgaire problème de communication.

Pour le patron Europe de Goldman Sachs, la crise n'est qu'un problème de com'

Déjà accusée de fraude par l’autorité boursière américaine, pour avoir trompé ses clients, Goldman Sachs est aujourd'hui soupçonnée par la FCIC de faire obstruction à son enquête sur les origines de la crise, en répondant volontairement de manière incomplète et insatisfaisante aux requêtes qui lui sont faites. Goldman Sachs a ainsi envoyé un volume «déraisonnable» de documents (2,5 milliards de pages !) qui ne répondaient pas aux questions posées.
Ne pas répondre aux questions posées, un vrai savoir-faire, chez Goldman Sachs.
www.marianne2.fr/Pour-le-patron-Europe-de-Goldman-Sachs,-la-crise-n-est-qu-un-probleme-de-com_a193858.html

Elkabbach accusé d'avoir "préparé" son interview...
"Yoel Zaoui est l'un des financiers les plus redoutés de la planète mais c'était sa première interview. Il était ému et impressionné. Crying or Very sad
Il est venu avec ses notes"
En réalité, le journaliste lui a signalé les thèmes qu'ils allaient aborder dans l'entretien.
http://fr.news.yahoo.com/51/20100610/ten-jean-pierre-elkabach-montr-du-doigt-0111c6b.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 11 Juin - 18:24



Silence médiatique sur la campagne nationale de toute la gauche

Alors que la propagande* mensongère du gouvernement contre la retraite à 60 ans déferle, le silence est organisé honteusement par les grands médias sur la campagne nationale unitaire de toute la gauche, au complet chaque soir, PS, PCF, Verts, NPA, FSU, SUD, Attac, Copernic, chaque soir, meeting après meeting, en dépit de son caractère exceptionnel, remarquable, et de son succès croissant.

Gérard Filoche
11 juin 2010
www.filoche.net/2010/05/07/gros-succes-du-meeting-unitaire-de-toute-la-gauche-conclusion-du-meeting-par-gerard-filoche-en-voici-le-texte/


* Exemple, ce texte de M. Soliveres :
http://fr.news.yahoo.com/63/20100611/tpl-rforme-des-retraites-les-bni-non-non-5cc6428.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 12 Juin - 17:59


AA

Le mini président maître chanteur
Comment Sarkozy fourre son nez dans les affaires du Monde

Un coup de fil présidentiel, puis un rendez-vous à l'Elysée… Pour barrer la route à des repreneurs trop à gauche selon lui, Nicolas Sarkozy aurait même agité la menace de suppression de certaines subventions allouées au quotidien Le Monde.

[...] depuis vendredi soir, deux candidatures sont officiellement confirmées, pour reprendre le journal menacé de cessation de paiement dès juillet :
    >>Le consortium «BNP» constitué de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse. Le fondateur d'Yves-Saint-Laurent, propriétaire de Têtu, et le dirigeant de la banque Lazard qui a racheté les Inrocks se sont associés au président de l'opérateur Free.
    >>Claude Perdriel, propriétaire du groupe Nouvel Observateur, est associé à des partenaires dont l'identité n'a pas été dévoilée, mais il pourrait bien s'agir de l'opérateur Orange. Stéphane Richard, directeur général du groupe -encore détenu à 27% par l'Etat-, a admis qu'il pourrait consacrer si nécessaire «quelques dizaines de millions d'euros» au redressement du Monde.

Le trio «BNP» est perçu comme trop susceptible de soutenir la candidature de Dominique Strauss-Kahn en 2012.

Le petit chef de l'UMP a peur

Gêné par l'intrusion de l'Elysée dans ses affaires, Eric Fottorino, le président du directoire du Monde, a tenté de minimiser la politisation du dossier : «Qu'il y ait un regard politique, cela a toujours été le cas. Depuis 1944, il y a toujours eu un regard du pouvoir et ça ne va pas changer.»

Lors d'un coup de fil en début de semaine, Nicolas Sarkozy aurait, selon LePoint.fr, moqué Xavier Niel, présenté comme «un homme du peep-show», peu digne d'entrer au capital du journal fondé par Hubert Beuve-Méry.

Mais il n'est pas le seul à avoir fait fortune dans le Minitel rose, comme le rappelle Electronlibre.info, «3615 Ulla c'est Claude Perdriel».

Le patron du Monde n'a pas voulu dévoiler le contenu de sa rencontre avec le Président, mais l'agence Reuters assure que «selon une source interne», Nicolas Sarkozy « a clairement affiché son opposition à l'offre de Pigasse, Niel, Bergé ».

Plus grave, le chef de l'Etat fait pression sur la direction du Monde concernant l'imprimerie, selon LePoint.fr. Sarkozy «a menacé de ne pas donner des aides d'Etat pour le sauvetage de l'imprimerie du Monde si le trio était choisi», ajoute la source de Reuters. L'Etat s'était engagé à financer les deux tiers des frais sociaux générés par la restructuration du Monde-Imprimerie, rappelle Marianne.

Gilles Van Kote, président de la société des rédacteurs du Monde (actionnaire de référence) a déclaré que «vouloir faire pression sur le directeur du Monde est tout à fait intolérable» (...)
www.rue89.com/2010/06/12/comment-sarkozy-fourre-son-nez-dans-les-affaires-du-monde-154578

Nombreux soutiens après la mise en examen d'Augustin Scalbert
Le petit teigneux de l'Elysée a utilisé le délit de "vol et recel" par crainte que le délit d'outrage donne de lui une représentation véridique, donc assez dévastatrice.
Les images de Sa Petitesse en off :
www.dailymotion.com/video/x5yyb9_sarkozy-en-off-sur-france-3_news#from=embed

www.rue89.com/making-of/2010/06/12/nombreux-soutiens-apres-la-mise-en-examen-daugustin-scalbert-154595
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 6 Juil - 19:50



David Pujadas malmené
France 2 vole au secours du journaliste à la laisse d'or


Le 30 juin, alors qu'il devait récupérer son scooter devant le siège de France Télévisions, David Pujadas a eu une mauvaise surprise. Très mauvaise. Un petit commando, salué par le site du journal le Plan B, lui a décerné une "laisse d'or" et a repeint son scooter en doré.
Le présentateur du JT de France 2 avait dû se réfugier dans le sas d'accès aux locaux de France Télévisions, sous protection des vigiles des chaînes du service public.

Aujourd'hui, la direction de l'information de France 2 réagit avec sévérité à ce qui a été qualifié d'"agression". Après la révélation de cette opération sur le site de Plan B, France 2 a décidé de publier un communiqué ce mardi : "La direction de l'information juge lamentable et méprisable l'opération menée contre David Pujadas par un soi-disant groupe critique des médias. En attribuant au présentateur du 20h00 le ridicule "prix de la laisse d'or" destiné au journaliste le plus +servile+, ce groupuscule porte atteinte non seulement à l'honneur de David Pujadas mais aussi au travail de l'ensemble de la rédaction de France 2", peut-on y lire.

La Direction de l'information ajoute que "l'action consistant à interpeller David Pujadas à la sortie du siège de France Télévisions dans des conditions contestables ne peut que renforcer notre sentiment d'indignation". Il est vrai que ce happening, qui plus est, filmé pour les besoins d'un docu-contestataire, avait déjà suscité l'indignation de plusieurs médias. Mais, pour l'instant, David Pujadas lui-même ne s'est pas exprimé sur cette désagréable affaire.
http://fr.news.yahoo.com/75/20100706/ten-david-pujadas-la-direction-vole-au-s-511feee.html

Les images de la scène figureront dans le prochain film de Pierre Carles
www.leplanb.org/Communique-David-Pujadas-recoit-sa.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 17 Juil - 15:06



L'effarante machine à mentir

Festival de contre-vérités proférées par le chef de l’Etat devant un Pujadas amorphe sur France 2 le 12 juillet.

Un tour d’horizon des sujets abordés, en forme de florilège de mensonges de la part du chef de l’Etat.
"Nicolas Sarkozy prétendait se livrer à un exercice de vérité ; nous dressons la liste de ses mensonges. Ils portent sur l’essentiel, le bilan de sa politique, la justice économique et sociale, l’avenir des pensions... Il ne se contente pas d’omissions, il travestit les réalités", synthétise ce matin L’Humanité.
Durant l’émission, Sarkozy a laissé passer un lapsus terrible : "J’essaie de dire la vérité, en tout cas la mienne". Une distinction comme un aveu : la vérité de l’UMPiste en chef n’est pas la vérité tout court.
www.plumedepresse.net/spip.php?article1458

120 millions d'euros pour faire sa com' pour 2012. Et c'est vous qui paierez

Lundi dernier, Nicolas Sarkozy niait avoir le temps de se préoccuper de sa réélection en 2012. Il «travaille.» Quand on apprend, quatre jours plus tard, qu'il s'apprête à dépenser 120 millions d'euros sur les deux prochaines années, aux frais des contribuables, pour moderniser sa communication gouvernementale, on manque de s'étrangler. Après le financement politique «modernisé», les conflits d'intérêts «institutionnalisés», la propagande politique serait-elle industrialisée ?

Dans son édition du 16 juillet, Libération révélait en effet l'existence d'un appel d'offre lancé le 19 avril dernier par le Service d'Information du Gouvernement : un contrat faramineux de 120 millions d'euros annuels pour la communication gouvernementale en 2011 et 2012.

Ce contrat a été attribué à AEGIS, détenu à 29,8% par le groupe Bolloré, le 30 juin dernier. Concrètement, AEGIS ferait produire sites Web, reportages video et campagnes publi-rédactionnelles en tous genres vantant les réformes sarkozyennes.
www.marianne2.fr/Sarkozy-120-millions-d-euros-pour-faire-sa-com-pour-2012-Et-c-est-vous-qui-paierez_a195366.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 5 Sep - 14:32



Plus de panique au maudit nain Palace

2012 approche mais grâce à France Inter le roitelet du Palais de l’Elysée peut faire la grasse matinée le dimanche : Panique au Mangin Palace, c’est terminé. Place à la non-critique politique du Journal 3D de Stéphane Paoli.
On y apprenait ce midi que comparer ce qui se passe actuellement en France xénophobe aux événements des années 30 est un «anachronisme»…
Panique est transférée dans la nouvelle émission de Philippe Collin, 5/7 Boulevard, de 17h à 19h en semaine.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/paniqueaumanginpalace/index.php
www.nelachezrien.org/panique-au-mangin-palace


Février 2009
PANIQUE AU MANGIN PALACE
Le grand détournement

Chaque week-end à 11h, "une bande de doux dingues" prend les manettes de France Inter pour 53 minutes de détournement d'archives sonores en résonance avec l'actualité. Leur seule mission : "chahuter les zygomatiques" des auditeurs. Rencontre avec l'équipe de 'Panique au Mangin Palace' pour une entrée au royaume de l'absurde.

Pour 'Mangin Palace', aux traditionnels Monique et Jean-Claude, personnages fictifs représentatifs de la famille française moyenne dont les dialogues sont exclusivement constitués d'archives sonores, s'ajoutent donc plusieurs rubriques. Une revue de presse de Xavier Mauduit ainsi qu'un reportage de Julien Dugast, intitulé en ces temps de crise 'La vie des riches'. "C'est une petite respiration dans l'émission. Ca a la fraîcheur de l'inédit, ce sont des sons que nous allons chercher nous-mêmes. L'idée, c'est d'être sur le même terrain que des journalistes plus classiques mais de traiter l'actu à notre façon. Le reportage est illustré avec un tapis sonore, un extrait de fiction. Ca prend une dimension tout à fait différente de ce qu'on pourrait trouver aux infos"
www.evene.fr/celebre/actualite/panique-au-mangin-palace-france-inter-philippe-collin-1830.php

Prix du meilleur programme radio au New York Festivals de juin 2007
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panique_au_Mangin_Palace
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 10 Sep - 1:18

Après le conflit d'intérêts, le mélange des genres

Retraites
Béatrice Schönberg-Borloo, et le "dinosaure" cheminot [vidéos]

[…] Béatrice Schönberg est certes salariée de France Télévisions, mais elle est aussi l’épouse de Jean-Louis Borloo, numéro deux du gouvernement, ministre d'État dont Le Monde indiquait le jour-même qu'il rêve du poste de Premier ministre.

Dans ce contexte, chaque mot prononcé par la journaliste peut être soupesé et analysé comme un soutien éventuel au gouvernement. Soyons clair : dans ce débat de 15 minutes, rien n'a été dit par Schönberg, qui n'aurait pu être dit par un de ses collègues, Carole Gaessler ou Yves Calvi par exemple. Mais dans ce cas particulier, difficile de ne pas dresser l'oreille lorsque la présentatrice s'en prend, courtoisement mais fermement, au statut "privilégié" d'un "dinosaure" de la SNCF, qui devrait peut-être être " le dernier à se plaindre".

D'autant qu'un des invités, Jean-Yves Ruault, rédacteur en chef de Seniorscopie (la lettre professionnelle dérivée de Notre temps, le magazine senior de Bayard presse)…
… tape à son tour sur les régimes spéciaux

Autres passages étonnants : Schönberg demandant à son invité-expert si toute réforme "se heurte au corporatisme" ou lorsqu'elle relaye le message du gouvernement, en indiquant "que le projet de loi n'est pas tout à fait verrouillé, c'est évolutif". […]
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9011
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 12 Sep - 22:26



Carla Bruni : une bio sympa pour chasser la méchante

Que peut faire une personnalité lorsqu'elle apprend qu'une biographie non autorisée se prépare sur et peut-être même contre elle ?

[…] Quatrième solution (éventuellement cumulable avec la précédente) : trouver - et payer - dare-dare un journaliste ou un nègre quelconque et le convaincre de faire fissa une autre biographie qui bénéficiera de surcroît de quelques scoops « de la bouche du cheval » comme on dit dans le métier, c'est-à-dire de la personnalité concernée.

Intérêts de l'opération :

1) Il y a deux bios qui sortent en même temps. Les médias sont obligés de parler des deux. Une pour et une contre, un partout balle au centre, tout va bien.
2) Le biographe hostile sera marqué à la culotte dans les médias par le biographe ami (surtout si lesdits amis sont deux, ça démultiplie le temps d'antenne).
3) Il suffit d'être un peu influent pour faire en sorte que l'on parle tout autant, voire plus, de la bio gentille que de la bio méchante. Ou même, ça s'est vu, que les médias n'invitent pas le biographe ennemi sous prétexte que le biographe ami ne veut pas débattre avec lui...

Or, on a appris hier matin dans le Parisien que deux biographies sur Carla Bruni étaient sur le gaz.

la première, une véritable investigation menée par Besma Lahouri, Carla, une vie secrète (à paraître le 15 septembre aux éditions Flammarion)

Le second livre s'intitule « Carla et les ambitieux » et parait aux Editions du Moment.
Ses deux auteurs - Yves Derai et Michaël Darmon - ne se sont pas faits connaître pour des enquêtes de grande qualité. Ils ont commis « Rupture » (3), un ouvrage « sucré » sur le divorce des Sarkozy, paru - un hasard ? - en même temps que le « Cécilia » d'Anna Bitton (4). En revanche, « Belle amie », leur biographie de Rachida Dati, était à charge. Elle a d'ailleurs été bien appréciée par Carla Bruni qui avait félicité les deux auteurs selon le Point.

Yves Derai avait obtenu en exclusivité pour son quotidien, l'Est républicain, deux interviews de Cécilia Sarkozy à un moment crucial. Il a aussi publié, cette fois avec Valérie Benaïm, « Nicolas et Carla, la véritable histoire » (5) peu après la parution d'un livre-enquête assez critique, « Sarkozy et ses femmes », par Éric Decouty et Bruno Jeudy (6).

Quant à Michaël Darmon, journaliste à France 2, il a à son actif une bio de Sarkozy (6) très affable avec le Président, à l'époque candidat. […]

ce n'est que la troisième fois que des auteurs critiques se voient concurrencés par des livres doucereux publiés par les Éditions du Moment, qui portent bien leur nom, même si on les surnomme parfois les éditions à l'eau de rose...
www.marianne2.fr/Carla-Bruni-une-bio-sympa-pour-chasser-la-mechante_a196933.html


Selon Le Parisien, l’ouvrage a été tiré à 25.000 exemplaires et reçoit déjà des coups de fil de la presse internationale. Les premiers échos ne sont pas flatteurs. Outre-Manche, le Telegraph et le Daily Mail ont notamment retenu que «Carla Bruni a humilié son mari en invitant trois de ses ex durant les vacances».
http://blog.lefigaro.fr/peopolitique/2010/09/carla-une-vie-secrete-la-bio-explosive-qui-agace-lelysee.html

www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/7996543/Carla-Bruni-humiliated-her-husband-Nicolas-Sarkozy-with-ex-boyfriends-author-claims.html
www.dailymail.co.uk/news/worldnews/article-1311059/Carla-unmasked-She-humiliates-Sarko-inviting-exes-holiday.html


Les Sarkozy, les relations infidèles

Faire de Carla Bruni une femme timide et réservée comme l’aurait souhaité un conseiller du chef de l’Etat était un job impossible, tant le fonctionnement du couple serait pousse au crime.

L’auteur du livre assure que les Sarkozy sont en permanence à la recherche de nouveaux amants, Carla Bruni se méfiant particulièrement de son mari au tableau de chasse passé bien rempli, écrit le quotidien britannique Daily Telegraph.
Elle décrit son mari comme n’aimant personne d’autre que lui-même, encore plus imprévisible qu’elle. Un fonctionnement qui n’empêche pas la jalousie : Carla Bruni se serait mise très en colère après qu’elle aurait surpris Nicolas Sarkozy flirtant avec l’actrice britannique Catherine Zeta-Jones au cours d’un dîner à New York.
www.slate.fr/lien/27185/carla-bruni-nicolas-sarkozy-les-relations-infideles

17 09 2010

De la Cour au Sarkozistan
Par Daniel Schneidermann
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9121
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 15 Sep - 13:00


Des nouvelles de France, État voyou

Ce "c'est une honte, trop c'est trop ! " de la commissaire européenne Viviane Reding, à propos de la fameuse circulaire du cabinet de Hortefeux sur les Roms : "un ton inhabituel, de la part de la commission" estime gravement le 20 Heures. Ce n'est pas "'un ton inhabituel", David Pujadas. C'est une claque. Une grosse claque brûlante, sur la joue de l'Etat-voyou qu'est devenue la France, en quelques jours, presque en quelques heures. Il serait temps de changer de disque, et d'en finir avec cette berceuse ordinaire des radios et des télés, qui se déroule imperturbable, comme si tout était normal : "les plus hautes autorités de l'Etat", "réponse musclée du ministre français", "ferme démenti du directeur général de la police nationale", etc. Il serait temps d'appeler un chat un chat, un raciste un raciste, un menteur un menteur.


Prenons la seule journée d'hier. Si elle s'était déroulée en Ouzbekistan, comment un Pujadas moyen, correspondant étranger en poste dans le pays, en aurait-il rendu compte ? "Paris, 14 septembre. Une féroce lutte de clans a éclaté à l'intérieur même du régime en France (Europe occidentale). Le ministre de la police, un faucon du régime, a réécrit en catastrophe une instruction raciste, envoyée aux préfets, et révélée par un site Internet indépendant, alors que l'agence officielle n'en avait pas soufflé mot. Un autre journal indépendant révèle que le ministre de l'Immigration, autre faucon, mais opposé au ministre de la police, a menti, en prétendant ne pas avoir été alerté de l'existence de cette instruction. Ce mensonge a mis en fureur l'Union Européenne, qui a fait référence aux déportations de l'Occupation, redoublant la colère du pouvoir français".


"Sur le front de la corruption, le procureur de Paris, soumis au pouvoir, vient de refuser à un juge indépendant d'enquêter sur une affaire de corruption liée à des ventes de sous-marins nucléaires au Pakistan, qui pourrait impliquer le clan présidentiel. Enfin le chef de la police, ami d'enfance du leader français, et membre de son clan, a été lui aussi pris en flagrant délit de mensonge, en prétendant avoir alerté une commission officielle au sujet d'une enquête sur des fuites de presse dans un scandale de conflit d'intérêt mettant en cause un trafic de décorations, entre ministre et l'entourage d'une milliardaire octogénaire du cosmétique. Rival potentiel du président, le Premier ministre, lui aussi un dur, mais aux manières plus modérées, a attaqué violemment ses propres ministres, devant les parlementaires du parti au pouvoir. Il a notamment attaqué la ministre de la Justice et rivale potentielle, dont un des proches collaborateurs alimentait la presse. Dans cette ambiance de décomposition, le ministre du Travail fait passer au forceps une réforme des retraites rejetée par la majorité de la population, en s'appuyant sur une récente réforme qui limite le temps de parole de l'opposition au Parlement". Ce ne serait pas plus juste comme ça ?
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