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 Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Lun 20 Sep - 14:08


Le leader sarkozistanais fuit New York

Paris, 20 septembre. Les medias locaux se montraient discrets, lundi matin, sur la visite écourtée de l'homme fort du Sarkozistan (Europe occidentale) à New York. Quelques rares informations expliquaient que le leader devait regagner sa capitale au terme d'un séjour officiel d'une seule journée, au lieu de deux, comme prévu initialement. Mais le pouvoir français mettait officieusement ce retour précipité sur le compte de la réforme des retraites, ou de l'enlèvement de cinq ressortissants sarkozistanais par un commando inconnu, dans une mine d'uranium de l'ex-possession française du Niger. Cette version n'est pas remise en cause par les médias locaux. Nul n'évoque par exemple la peur du leader du petit Etat voyou de se voir pressé de questions, par la presse internationale, sur les expulsions de Roms, et la crise larvée qu'il a provoquée avec son ancien ennemi héréditaire, l'Allemagne.

D'une manière générale, par accord tacite, les principaux médias évitent d'irriter le leader en insistant sur sa vie privée. Quelques sites Internet ont ainsi relaté sa visite privée de deux jours à New York. Mais il a fallu attendre un livre récent pour apprendre qu'une rotation de gendarmes français est effectuée avec New York, pour protéger le dernier fils du leader, qui vit avec sa mère dans la métropole américaine. Aucun media local n'a encore évoqué par exemple les vexations que fait subir le leader à son entourage. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères, qui prendra le relais du Numéro Un lors d'un sommet des Nations Unies, a été sommé de dormir à l'ambassade de France, alors que le leader, lui, séjourne dans un palace. Ces vexations sont aussi diplomatiques. Pour fuir New York plus vite encore après son week-end familial, le leader a rapté le deuxième tour de parole dans le débat des Nations Unies, qui avait été attribuée par tirage au sort au prince d'opérette d'un micro-Etat croupion, paradis fiscal contigu au Sarkozistan. Pas un mot non plus dans les médias officiels, tant ces procédés leurs semblent sans doute ordinaires.

Ces informations sont pourtant disponibles sur Internet. Ainsi, les médias officiels s'étaient étonnés, au retour de l'équipe de football sarkozistanaise de la coupe du monde, d'où elle avait été éliminée sous les risées de la planète entière, de la convocation au palais présidentiel d'un footballeur vedette. Un convoi de voitures officielles était venu le cueillir à sa descente d'avion. Cette entrevue, ajoutée au dernier moment à l'agenda, avait amené le leader à annuler une rencontre prévue avec des ONG de solidarité internationale. La présidence avait assuré que le footballeur était demandeur de cet entretien, ce que le footballeur avait mollement démenti. La véritable raison de cette convocation surréaliste, peu reprise par les principaux médias, était pourtant disponible sur le site d'un magazine people : le dernier fils du leader français, de passage à Paris, et âgé de douze ans, assistait à l'entretien. Sans doute son père avait-il voulu l'impressionner en convoquant le "meilleur buteur sarkozistanais." Toutes les informations sont disponibles au Sarkozistan. Il suffit d'attendre, ou de savoir bien les chercher.

Daniel Schneidermann
le 20/09/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9145


Nicolas Sarkozy et Cécilia Ciganer-Attias réconciliés
Le couple Nicolas Sarkozy-Carla Bruni a passé le week-end à New York pour une escapade amoureuse. Pour l'occasion, le couple présidentiel est descendu au légendaire Carlyle Hotel de Manhattan, à deux pas de Central Park.
www.parismatch.com/People-Match/Politique/Depeches/Sarkozy-Attias-la-reconciliation-213255/

Sarkozy à l'ONU sur la route du G20
Sommet des objectifs du millénaire pour le développement (OMD)


[...] en livrant devant l'ONU ses pistes pour le développement, le chef de l'État a en tête son prochain rôle de président du G20, même s'il ne peut encore apparaître officiellement comme tel. À New York, ses critiques récurrentes à l'encontre des carences et des inerties du forum onusien, entendues par exemple lors du fiasco de Copenhague sur le climat, en décembre dernier, sont plutôt mal passées. Une nouvelle fois, la mise au point de la déclaration finale du sommet des OMD a failli capoter et s'est finalement traduite par un texte fleuve de quarante pages…

Vaste Meccano
En août dernier, le chef de l'État avait indiqué son souhait de voir le G8 et le G20 s'intéresser au développement, ce qui n'a pas manqué de soulever des inquiétudes aux Nations unies, où l'on s'estime plus légitime pour traiter de cette question.
www.lefigaro.fr/international/2010/09/19/01003-20100919ARTFIG00230-sarkozy-a-l-onu-sur-la-route-du-g20.php

Voyage new-yorkais raccourci pour Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy ne restera qu'une journée au sommet onusien. Les priorités sont ailleurs...

Nicolas et Carla ont entamé leur visite new-yorkaise samedi par un déjeuner entre amis à Amaranth, le restaurant qu’ils fréquentent à chacune de leurs visites new-yorkaises, dans l’Upper East Side. Le célèbre photographe de mode français Gilles Bensimon était de la partie. Le photographe dont les muses s’appellent Naomi Campbell, Giselle Bundchen, Madonna et toutes les plus grandes stars est un ami de Carla Bruni. Elle avait écrit la préface de son album rétrospective publié en 2003.

Nicolas Sarkozy interviendra dès lundi matin au sommet des Nations Unies sur les Objectifs du millénaire pour le développement. Fixés en 2000, ces objectifs ambitieux visaient notamment à diviser par deux la pauvreté en 2015. On sait maintenant qu’aucun de ces objectifs ne sera tenu. La réunion, qui dure trois jours, a pour objectifs de rappeler à leurs devoirs les pays développés.

Le président français a préparé son dossier notamment en recevant vendredi à l’Elysée le chanteur Bono très actif sur le plan de l’humanitaire, un entretien auquel Carla Bruni a participé en partie.

Pour preuve de son intérêt pour la question, le président français s’est arrangé pour parler en deuxième, derrière le Honduras. L’ordre des chefs d’État et de gouvernement -ils seront plus de cent à se succéder en trois jours- a été déterminé par tirage au sort. La président aurait dû parler loin dans le programme, mais le Prince de Monaco, gagnant de la deuxième place au tirage au sort, a « de son plein gré » cédé sa place à Nicolas Sarkozy.

Sarkozy ne sera donc pas là lorsque Barack Obama arrivera à New York, mercredi et il ne participera pas non plus à l’ouverture de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

C’est le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui y représentera la France. Il passera lui dix jours à New York. Conformément aux consignes présidentielles d’économie, le ministre n’ira pas à l’hôtel mais il dormira à la résidence de l’ambassadeur. Le président, lui, dort comme à chacune de ses visites, au Carlyle, dans l’Upper East Side.
http://frenchmorning.com/ny/2010/09/19/voyage-new-yorkais-raccourci-pour-nicolas-sarkozy/

Hors-la-loi toujours...
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 22 Sep - 14:39


zoom
Sarkozistan : ne pas faire perdre la face au chef

Paris, 22 septembre. Le leader ne doit jamais perdre la face : tel pourrait être le premier article de la constitution non écrite du Sarkozistan, cet inclassable Etat voyou des confins de l'Europe occidentale, dont nous n'en finissons décidément pas d'explorer les subtilités, souvent héritées de pratiques culturelles ancestrales. L'affaire de la suppression de la publicité à la télévision d'Etat en offre, ces jours-ci, un excellent exemple. Voici deux ans, l'homme fort Sarkozy, devant la nomenklatura de la presse locale convoquée dans son palais, annonce brutalement la suppression totale de la publicité à la télévision d'Etat. C'est un pur caprice, dans un petit État aux caisses vides, qui n'a évidemment pas les moyens de subventionner les programmes de cette télévision. Mais au Sarkozistan, un caprice de l'homme fort prend force de loi. Plus d'une année durant, ce sont donc réunions, commissions, propositions, pour trouver des millions qui n'existent pas.

Après plus d'un an de bruyantes palabres, la classe dirigeante sarkozistanaise doit bien conclure que l'argent du caprice reste effrontément introuvable. Mais comment l'annoncer sans faire perdre la face au leader ? La palme de la trouvaille sémantique revient à l'un des turbulents dauphins du Numéro Un, le chef de la faction parlementaire Copé, qui vient d'annoncer "un moratoire" sur cette suppression de la publicité. "Un moratoire renouvelable éternellement" a ajouté Copé. Les plus fins analystes du Sarkozistan (qui n'en manque pas) n'ont pas fini de se déchirer pour savoir si Copé, ce faisant, sauve la face du chef, ou lui fait subir une forme d'humiliation particulièrement raffinée, en attendant le moment de faire rouler sa tête, pour de bon, dans la sciure.

Les rapports du pouvoir et de la télévision offrent une excellente illustration de la duplicité de la mécanique du pouvoir au Sarkozistan. Adhérant manifestement tous à la croyance ancestrale du "pouvoir de la télévision", les leaders successifs du petit État voyou se sont toujours arrangés pour nommer des fidèles à la tête de la télévision d'État (le leader actuel a d'ailleurs mis fin à une certaine hypocrisie en nommant directement le patron de la télé). Cependant, pour ne pas faire perdre la face aux journalistes qui y opèrent, chacun continue de proclamer officiellement que les chaînes d'État sont "parfaitement libres", et de mettre en valeur les marges de manoeuvre dont il dispose.

Ainsi, en limogeant brutalement, dès son arrivée, la patronne de l'information, une hiérarque tueuse ayant servi sans états d'âme toutes les factions successives, le nouveau patron de la télé a cru bon de répéter qu'il agissait en toute liberté, sans avoir reçu aucune consigne (alors que le Numéro Un, toujours par caprice, avait signifié quelques mois plus tôt sa disgrâce à la tueuse). Comme si, au Sarkozistan, il était nécessaire de recevoir des consignes écrites, pour exécuter les ordres du chef.

Daniel Schneidermann
le 22/09/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9171
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 24 Sep - 16:11


Plimlin, étoile montante

Paris, 24 septembre. On connaissait peu son visage, et encore moins ses pensées. Ses actes ont commencé à parler pour lui. Et il commence à parler lui-même. Les débuts de l'apparatchik Pflimlin, fraîchement nommé par l'homme fort à la tête de la télévision d'État, laissent présager d'une belle carrière au service des Vérités officielles du Sarkozistan. Non content d'avoir limogé, dès son arrivée, la précédente commissaire à l'information, il s'apprête, selon mille signes concordants, à nommer à un très haut poste un ancien reporter sportif, dont l'homme fort a chanté les louanges en public, à plusieurs reprises. L'homme avait trouvé refuge dans une petite chaîne appartenant au Parlement, qui sert de placard aux semi-disgraciés de la télévision d'État. Il vient d'en démissionner. Pour faire bonne mesure, son épouse vient d'être désignée pour remplacer au pied levé un animateur cocaïnomane, envoyé en cure pour quelques mois.

Mais Pflimlin ne se contente pas d'agir, il parle. Dans une déclaration largement diffusée sur Internet, il vient ainsi d'attaquer violemment un site indépendant, qui a réveillé brutalement de sa léthargie la presse du Sarkozistan cet été, en publiant des révélations sensationnelles sur la collusion des sarkozystes et d'une des plus grandes fortunes du petit État voyou. Les rares citoyens qui pouvaient espérer que la télévision d'État regagne quelques "marges de manoeuvre" face au pouvoir savent désormais à quoi s'en tenir : la télévision d'État s'en tiendra désormais à son rôle convenu de confirmation, avec quelques mois de retard, des révélations des sites indépendants. Rien ne viendra troubler, dans les années qui viennent, la gentille musique folklorique du conglomérat des grandes radios et télévisions du pays (ci-dessous, les principaux solistes, surpris lors de leur gala annuel).


Pour être pleinement efficace, cette ritournelle quotidienne de la propagande doit d'ailleurs présenter les apparences d'une information indépendante, et impertinente. Ce matin encore, Europe 1, station de radio appartenant à un oligarque vendeur d'armes, soulevait ainsi un "scandale" : il paraissait que le nouvel avion aménagé luxueusement sur mesure pour le dirigeant, était dépourvu des équipements nécessaires au rapatriement de soldats blessés (nul ne se souvient que les avions présidentiels aient jamais servi à rapatrier des soldats blessés, mais le symbole, parait-il, était néanmoins fâcheux). Horreur ! Scandale ! Heureusement, quelques instants plus tard, le chef des Armées, au même micro, démentait cette information. Les soldats blessés pourraient toujours être rapatriés dans le bel avion doté d'une chambre double, et d'une douche privée. L'espace de quelques minutes, le Sarkozistan avait tremblé sur ses bases. […]

Daniel Schneidermann
le 24/09/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=9197

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 3 Oct - 16:03


Face à TF1, Montebourg persiste et signe

Nonce Paolini, PDG de TF1, demandait des excuses à Montebourg, après ses propos contre la chaîne. Le député PS lui répond que «c’est plutôt TF1 qui devrait les présenter à la France».

Retour à l’envoyeur. Le député (PS) Arnaud Montebourg a répondu, jeudi 30 septembre, au PDG de TF1, Nonce Paolini, qui lui avait lui-même adressé un courrier, voilà dix jours, dans lequel il jugeait «inadmissibles» ses propos off tenus à Pierre Carles qui l’interrogeait pour un documentaire sur TF1, «Fin de concession» (pas encore diffusé).

Dans une lettre au vitriol (à lire ici en PDF), le socialiste, loin de faire profil bas, rétorque : «S’il est des excuses à présenter, je crois que c’est plutôt TF1 que devrait les présenter à la France.»

Petit rappel. Interviewé le 16 juin 2009, Montebourg, alors qu’on lui installe son micro-cravate, glisse cette boutade : «C’est le moment de taper sur TF1, c’est pour ça que je vais vous donner un coup de main.» Manifestement en off, il taxe aussi en off la chaîne de «télévision de la droite», «télévision des idées qui détruisent la France», «de l’individualisme», «du fric», «du matraquage sur l’insécurité». Souvenons-nous aussi que Montebourg, à l’époque où il était avocat, avait milité pour que la concession de TF1 ne soit pas automatiquement renouvelée.

«Piétinement systématique de nos lois»
Mais c’est avec le contenu de la grille proposée par la chaîne que Montebourg passe vraiment à table. Contenu politique d’abord. Il égratigne la persistance de TF1 à ne pas respecter les règles de temps de parole des politiques, parlant d’un «piétinement systématique de nos lois et règlements» en la matière : «Les rapports de proximité politique entre les orientations éditoriales de TF1 et le pouvoir actuel posent le problème, dans une démocratie comme la nôtre, du respect du pluralisme et de la séparation des intérêts publics et privés (...) TF1 dispose à ce sujet d’un long casier judiciaire.» Ne mouillant pas les journalistes «dont le professionnalisme est connu et louable», il convoque la responsabilité du PDG dans «ce fait condamnable».

Et d’enfoncer surtout la chaîne sur le niveau culturel de ses programmes. Forcément, le député cite avec gourmandise la fameuse formule du prédécesseur de Paolini, Patrick Le Lay sur «le temps de cerveau humain disponible» vendu à Coca-Cola. «Vous avez participé avec méthode et constance à l’appauvrissement de l’imaginaire collectif des Français», attaque-t-il.

Son plat de résistance : les émissions «dont l’appât du gain est le moteur» (téléshopping, «Une famille en or», «Secret story», etc.) mais aussi celles «où vous mettez en scène de façon artificielle la compétition acharnée et destructrice de la dignité, entre des êtres humains - jusqu’à leur faire manger des vers de terre». En clair, Koh-Lanta.

«Il n’est donc pas illégitime de penser que votre chaîne porte une responsabilité considérable dans la dégradation à la fois du niveau du débat démocratique français mais également de la représentation que les Français peuvent avoir d’eux-mêmes», poursuit Montebourg.
www.liberation.fr/medias/01012293653-face-a-tf1-montebourg-persiste-et-signe
www.ecrans.fr/Fin-de-Concession-Montebourg-dans,10917.html


«TF1, une chaîne qui a une tradition délinquante»
www.dailymotion.com/video/xf1uv6_quot-tf1-a-une-tradition-delinquan_news cyclops

Le député socialiste Arnaud Montebourg s’en est à nouveau pris à TF1 dimanche 3 octobre, l’accusant d’être une «chaîne à tradition délinquante par rapport à ses obligations» et de bénéficier de «privilèges injustifiés».

«Voilà une chaîne qui s’adresse à presque la moitié des Français, qui dispose d’un quasi-monopole et qui a réussi en quelque sorte à circonvenir toutes les autorités et les contre-pouvoirs qui pouvaient lui demander des comptes», a affirmé le dirigeant socialiste au «Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France».

Affirmant que le Conseil supérieur de l’audiovisuel «passe son temps depuis des années à la rappeler à l’ordre», il a lancé : «C’est une chaîne, j’allais dire, qui a une tradition délinquante par rapport à ses obligations réglementaires».

«Comme les routes, les routes hertziennes dans l’air appartiennent à tout le pays» et «nous sommes en droit de poser quelques questions à ceux qui utilisent de façon contestable ce domaine public», a encore fait valoir le député de Saône-et-Loire.

«Regardez le nombre de meurtres, de viols, de crimes qui sont mis en scène, scénarisés dans toutes les séries, les films qui sont choisis par cette chaîne !», a-t-il poursuivi.
Alors qu’elle a été «privatisée sur un contrat, le mieux disant culturel», «il y a une sorte d’escroquerie finalement», a-t-il jugé.

M. Montebourg a suggéré qu’on remette en concurrence la concession accordée à TF1. Le «renouvellement automatique» de cette concession a été décidé «par la droite comme beaucoup d’avantages et de privilèges», a-t-il accusé.
Pour lui, «ce sont des privilèges injustifiés de la part d’une chaîne qui ne fait pas son travail, ne respecte pas ses obligations».

«C’est comme si on confiait à une société d’autoroute privée le soin d’exploiter nos autoroutes et qu’elle ne bouchait pas les nids-de-poule», a-t-il encore dit.

Dans un documentaire de Pierre Carles, le député avait récemment qualifié TF1 de «télé de droite» et déclaré à l’équipe : «C’est le moment de taper sur TF1, c’est pour cela que je vais vous donner un coup de main». Nonce Paolini, PDG de la chaîne, avait jugé ces propos «consternants».
www.liberation.fr/medias/01012293945-tf1-une-chaine-qui-a-une-tradition-delinquante

Fin de concession
Un film de Pierre Carles
Sortie nationale 27 octobre 2010
131 min
www.shellac-altern.org/fiches-films/115-fin-de-concession

Entretien avec Annie Gonzalez & Pierre Carles, deux tricards du petit écran
www.article11.info/spip/Entretien-avec-Annie-Gonzalez
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 3 Oct - 16:07


Madame est servie
Après Sisi l'impératrice, voilà Carlita l'insoumise dans un documentaire, la Voie de Carla, diffusé ce soir sur France 3.

c’est une belle tradition du service public : on a droit sur la Trois aux bonnes œuvres de Bernadette Chirac et la Deux s’est déjà fendue d’un bien gentil portrait de Cécilia alors Sarkozy. Forcément, la nouvelle Première Dame, ça manquait.
www.ecrans.fr/Madame-est-servie,10967.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Lun 1 Nov - 22:30


Sarkozy et les médias : leurre de vérité

Fasciné par la télé et la presse, le chef de l’État ne cesse d’intervenir dans les rédactions qu’il voudrait à sa botte, y plaçant ses amis ou réclamant la peau de ses ennemis. Une histoire d’amour et de haine qui a commencé à se retourner contre lui.
Par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts

[Extraits] Paris, jeudi 29 mars 2007, au bout du long couloir gris qui, au rez-de-chaussée de France Télévisions, mène au plateau du 19/20. Un à un, il fixe ses interlocuteurs. Regard panoramique, il les dévisage. Silences. «Longs et glaçants», se souvient un témoin de cette scène de western spaghetti. Et puis il défouraille : «Décidément, il faut que les choses changent. Et croyez-moi, elles vont changer.»

Encore une fois, Nicolas Sarkozy vient de s’engueuler avec Patrick de Carolis et Patrice Duhamel. Là, c’était au sujet de l’Heure de vérité : alors candidat à l’élection présidentielle, il recommandait - fermement - aux deux dirigeants de la télé publique de reprogrammer le vieux débat politique des années 80 ; les deux bottaient en touche.

Plus de trois ans plus tard, croyez-le bien, les choses ont changé : c’est désormais le président de la République en personne qui nomme les patrons de l’audiovisuel public. Symbole ultime, effarant et inédit d’un Nicolas Sarkozy à la main constamment fourrée dans les affaires des médias, imposant son ami Pierre Sled sur France Télévisions (lire page VI), plaçant son ancien directeur de campagne à TF1, exigeant des excuses de RTL (et les obtenant), gourmandant, vitupérant, menaçant. En 1997, il énonçait sa stratégie médiatique : «Les médias ne sont ni alliés ni adversaires, ils n’ont ni cœur ni raison. Ils sont comme des chaudières. Si vous êtes celui qui met du combustible, vous existez.» (1)

Depuis, il l’a gavée jusqu’à la gueule et elle commence à se fissurer, la chaudière. Elle pourrait bien lui exploser à la figure : Nicolas Sarkozy n’est-il pas en train de payer son putsch médiatique ? Récit d’une OPA sur les médias. [...]

L’ami des médias

Deauville, avril 2005, à l’angle du boulevard Eugène-Cornuché et de l’avenue Lucien-Barrière. C’est là, au Centre international des congrès, que le groupe Lagardère tient séminaire. Ce jour-là, «Arnaud», comme on l’appelle chez Lagardère, fait entrer sur la scène un invité de choix, Nicolas Sarkozy : «Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère.» La République a déjà fourni son lot de présidents copains comme cochons avec des patrons de médias, mais là, c’est le pompon. Arnaud donc et ses nombreux porte-voix : Europe 1, Paris Match, le Journal du dimanche, etc. Et Vincent Bolloré qui prêtera son yacht au tout frais élu président de la République, fait aussi dans les médias (des gratuits et Direct 8 ) et la pub (Havas). Et Bernard Arnault, témoin de Nicolas pour son mariage avec Cécilia, petit artisan dans le luxe (LVMH) et proprio des Echos. Et Stéphane Courbit, richissime ancien patron d’Endemol. Et… et… et, en fait, à peu près tous les invités du Fouquet’s au soir glorieux du 6 mai 2007 (Arnaud était excusé). Pas de simples relations, non, des amis.

À commencer par le premier d’entre eux. «Je ne suis pas ami avec Martin, plastronnait Sarkozy en 1997 (1), je suis très ami.» Martin ? Bouygues, of course. L’autre témoin, en plus de Bernard Arnault, au mariage de Nicolas et Cécilia ; le parrain de son fils Louis. Un pote, quoi, un vrai. C’est pour son copain Nicolas, que Martin Bouygues engage TF1 au service d’Edouard Balladur en 1995. C’est pour son copain Martin que Nicolas Sarkozy vient en 1992 sur le plateau du 20 Heures de TF1 pour dire combien est «choquante et absurde», l’amende de 30 millions de francs infligée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à la Une pour n’avoir pas respecté ses quotas de production. Mais Sarkozy n’est alors qu’un second couteau de la politique, sans pouvoir : bientôt, il va devenir ministre de l’Intérieur, puis président de la République. Les choses vont changer, qu’il disait.

Tableau de chasse

Plateau du 20 Heures de TF1, 25 avril 2007. On n’est pas bien là ? Tranquilles, décontractés de la chaussette. Pourtant, au-dessus de la table à laquelle est installé Nicolas Sarkozy, en cet entre-deux tours de la présidentielle, l’heure est grave. Il faut se dépatouiller du problème Bayrou. Nicolas Sarkozy se montre ferme. Ce sera non à Bayrou, assène-t-il à PPDA et François Bachy. Dire si ça ne rigole pas. Mais sous la table, l’ambiance est tout autre ; sur les plans de coupe, on le voit, Sarkozy s’est déchaussé. Le pied à l’air. Peinard. Comme à la maison. Et pas seulement parce qu’il est sur la chaîne de Martin. Car, depuis qu’il est ministre de l’Intérieur du gouvernement Villepin, Sarkozy a commencé à mettre sérieusement la main dans les médias. À partir de 2005, les incidents se multiplient. [...]

Dès mai 2007, le mandat de Nicolas Sarkozy s’entame par deux épisodes marquant encore un peu plus sa mainmise sur les médias. Le 12 mai, un coup de fil à Jacques Espérandieu, directeur de la rédaction du Journal du dimanche, occasionne un gros trou dans l’édition du lendemain : Arnaud Lagardère, himself, ne veut pas de cet article révélant que Cécilia Sarkozy n’a pas voté au second tour. La bonne vieille censure, pure et simple. Et le 17 mai, c’est l’annonce ahurissante, et par l’Elysée dans Libération, s’il vous plaît : Laurent Solly - directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy et dépourvu de la moindre expérience dans l’audiovisuel - se retrouve bombardé dans le tout premier cercle de la direction de TF1. Le PDG de la Une, Nonce Paolini, aura beau regimber, que voulez-vous refuser à un ami ? On en oublierait presque que, ce même jour, est annoncée une autre reconversion : Catherine Pégard, du Point, qui a couvert la campagne de Sarkozy, est nommée conseillère du nouveau Président.


La guérilla contre France Télévisions

Loge de maquillage du 19/20 à France Télévisions, 30 juin 2008. Au pied du siège de la télé publique, Nicolas Sarkozy a été accueilli par des manifestants anti-suppression de la pub, dont certains portent un tee-shirt «Plus belle la vie sans Sarkozy». À Carolis qui le salue dans la loge, Sarkozy, le cou bordé de mouchoirs en papier pour que le fond de teint ne tache pas sa chemise, lance, furieux : «Cette maison n’est pas tenue.» Et c’est une nouvelle engueulade entre Carolis et Sarkozy lequel, à son habitude, fait mine de partir, arrachant les Kleenex de son col, qui volettent autour de lui. «On aurait dit Louis de Funès», raconte un témoin. Cet épisode, l’un des nombreux qui ont émaillé les difficiles relations entre Sarkozy et la paire Carolis-Duhamel, est le plus violent. Encore une fois, Sarkozy a dit que les programmes de France Télévisions «ressemblent encore trop à ceux d’une chaîne privée». Exaspéré, Carolis décide de démissionner. Avant de se raviser et de balancer à la place, sur RTL, qu’il trouve le jugement du Président «faux, injuste et stupide».

Alors, Nicolas Sarkozy va aller encore plus loin : il décrète tout bonnement la légalisation de son interventionnisme. À côté, les bourrelets au bide du Président gracieusement gommés en une du gentil Match, c’est de la peccadille. Nicolas Sarkozy s’arroge, en juillet 2008, le droit de nommer les présidents de l’audiovisuel public. Et de les défaire aussi, sinon, c’est pas drôle. «La fin de l’hypocrisie», justifie-t-il auprès de Patrick de Carolis, quelques instants avant d’annoncer publiquement la nouvelle.

La fin de sa propre hypocrisie, en fait. Car maintenant, Sarkozy n’aura plus à exiger en coulisses que la télé publique diffuse tel programme qui lui tient à cœur, il désigne lui-même à la tête de France Télévisions qui bon lui semble. C’est la conclusion de la guérilla menée contre Patrick de Carolis et Patrice Duhamel. A peine était-il installé à l’Élysée qu’il convoquait Duhamel au Château. Motif : il faut trouver une émission pour Pierre Sled, journaliste sportif et ami, encore un. Duhamel décline mais cinq ans après, le nouveau président de France Télévisions Rémy Pflimlin s’incline. Plus tard, Duhamel doit, exige Sarkozy, virer Laurent Ruquier (ben oui, il a soutenu Ségolène Royal) et Patrick Sébastien. Refus poli. Mais le retour en grâce et à l’antenne publique de vieilles stars de la télé des années 80, comme Patrick Sabatier ou les frères Bogdanov, tient à la nostalgie d’un seul homme : Nicolas Sarkozy qui les a imposés. [...]


Comme un boomerang

La presse - enfin, sauf le Figaro - ne prend plus de gants avec un Président qui ne se gêne pas : retour de boomerang en pleine tronche. «Voyou de la République», lui sert Marianne en une ; «Est-il si nul ?» s’interroge le Point qu’on a connu moins perfide tandis que l’Obs fait mine de poser la question : «Cet homme est-il dangereux ?» Hérissés, les journalistes auraient-ils découvert la liberté au contact rugueux de celui qui ne cesse de vouloir imposer ses vues, voire ses gens, aux rédactions ? Il y a surtout que le chef de l’État a entamé une descente infernale dans les sondages. «Contrairement à son début de mandat où il était dans une stratégie de séduction très efficace vis-à-vis des journalistes, analyse un patron de presse, il est aujourd’hui dans une stratégie d’autorité avec des effets pervers qu’il ne maîtrise pas et ça lui revient dans la tête.» Au début, séduction mais aussi occupation : Sarkozy est partout et tout le temps, et imprime son rythme infernal aux journalistes qui, en retour, moulinent papiers et sujets. C’est la fameuse stratégie sarkozyste de la chaudière.

Patrice Machuret, chef adjoint du service politique de France 3, a été l’un des «suiveurs», comme il dit, de Sarkozy : «Au bout de trois ans de Sarko, j’en ai eu marre. Certes, il y a eu le truc après mon livre l’Enfant terrible [le président de la République l’a, entre autres et en privé, traité de "crétin", ndlr] mais surtout j’en ai eu marre : mon départ arrangeait tout le monde, à commencer par Patrick de Carolis et Arlette Chabot, même si personne ne m’a jamais demandé d’arrêter.»

Cela signifie-t-il pour autant que Sarkozy, en s’arrogeant le droit de nommer les présidents de l’audiovisuel public, en a pris le contrôle ? «La réalité objective, c’est que c’est presque l’inverse», juge un patron de chaîne. Pour Hervé Brusini, ancien rédacteur en chef du 20 Heures de France 2, «on ne peut pas dire que les langues se sont tues, y compris à TF1 où, sur certains dossiers comme celui de Tarnac, les journalistes ont été assez offensifs». Machuret, lui, affirme aujourd’hui «travailler en toute liberté» mais l’effet de la mainmise sarkozienne est ailleurs : «A un certain niveau de responsabilités, Nicolas Sarkozy veut savoir. Ce n’est pas l’Élysée qui nomme tel chef de service ou tel directeur de la rédaction, mais on informe l’Élysée, que ce soit à France Télévisions ou à Radio France, et même ailleurs.»

Le nouveau grand patron de l’info de France Télévisions, Thierry Thuillier, a-t-il échappé à la règle ? Il n’est pas du sérail journalistique ni politique, n’a pas d’amitié connue à l’Élysée. Mais il a une solide amitié à France Télévisions : David Pujadas, qui aurait soufflé son nom à l’Elysée. Lui s’en défend. Mais contacté au printemps par un émissaire d’Alexandre Bompard du temps où il était favori dans la course à France Télévisions, Pujadas avait, déjà, fait de la retape pour son pote. Interrogé par Libération, Thuillier déclare : «Que David ait parlé de moi à Sarkozy, je ne sais pas, il parle à tout le monde.» Thuillier, en tout cas, a déjà rencontré longuement Nicolas Sarkozy : «C’était à sa demande, mais c’est normal, juge-t-il, j’ai aussi rencontré Aubry et je compte rencontrer Besancenot et Duflot.»


Le poids du soupçon

Sarkozy nomme, Sarkozy sermonne, mais avec quel effet ? Certes avec la nomination de Rémy Pflimlin, il a obtenu la tête de l’ex-patronne de l’info de France Télévisions, Arlette Chabot - pourtant toujours serviable - qu’il détestait. Mais l’effet produit est plus volatil et à la fois plus pesant : il distille du soupçon, il poisse ceux qu’il distingue. «Tout ce que Sarkozy touche se transforme en plomb», analyse un patron de chaîne. Suffit de voir la rocambolesque nomination du patron de France Télévisions et l’explosion en vol d’Alexandre Bompard, PDG d’Europe 1, ultra-archi-mégafavori de Sarkozy et refoulé in extremis parce que ultra-archi-mégafavori de Sarkozy, et que ça aurait fait mauvais genre en pleine affaire Woerth. [...]

En fait, si on veut être sûr de rater son coup dans les médias, rien de tel que d’avoir le soutien de ce chat noir de chef de l’État. Ainsi, au printemps, Nicolas Sarkozy convoque, le patron du Monde Éric Fottorino pour lui expliquer à quel point il est hostile au trio Bergé-Niel-Pigasse pour le rachat du quotidien du soir. Bam ! Les salariés votent comme un seul homme pour le trio honni. Et voilà que Serge Dassault, soupçonné de vouloir concocter grâce au rachat du Parisien, un tremplin présidentiel pour Sarkozy, vient de jeter l’éponge…

2012 dans le viseur

Pourtant, sans relâche, comme il le fait depuis 2005, le président de la République Nicolas Sarkozy - aidé de son entourage - continue de faire pression sur les médias. Souvent, c’est pour les engueuler. Le site du JDD lance-t-il la rumeur, en avril, d’une liaison extraconjugale de Carla Sarkozy que la DCRI, les ex-Renseignements généraux, carrément, déboule sur place pour sonder les ordinateurs et que la direction du Journal du dimanche, après intervention de Sarkozy, doit se fendre de plates excuses, virant le coupable au passage.

Cet été, un journaliste de RTL, qui avait repris une info erronée du Canard enchaîné sur la présence d’une baignoire dans l’avion présidentiel, a dû lui aussi présenter ses excuses, couchées sur papier et apportées en main propre à l’Élysée, après intervention du «monsieur com» de Sarkozy, Franck Louvrier. Récemment, après une interview plus mordante que d’ordinaire d’Éric Woerth, au 20 Heures de TF1, Laurence Ferrari s’est fait souffler dans les bronches par Claude Guéant, secrétaire général de la présidence. [...]

Côté chaînes privées, la taxe destinée à compenser la suppression de la réclame sur France Télévisions, vient d’être encore abaissée. Avoir un bon copain…

Et surtout ne pas relâcher la pression avant 2012 et la présidentielle. Pour François Malye, journaliste au Point et président du forum des Sociétés de journalistes (SDJ), c’est là qu’on verra les vraies conséquences de l’OPA de Sarkozy sur la presse, la radio et la télé. «Quand on met la main sur les médias, ce sont les élections qu’on a en tête», estime-t-il. En attendant, aujourd’hui, «tout lui pète à la figure, la situation en France en général, comme les médias». C’est l’histoire d’un président de la République qui aimait tellement fort les médias qu’il a voulu les étouffer.

(1) «TF1, un pouvoir», de Pierre Péan et Christophe Nick, Fayard.
www.liberation.fr/medias/01012299387-sarkozy-et-les-medias-leurre-de-verite
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 12 Nov - 16:05


Compter les manifestants, est-ce le rôle de Médiapart ?
Par Variae

Selon Mediapart, il n'y aurait pas eu 89 000 manifestants mardi comme l'indique la police… mais beaucoup moins. Variae conteste l'intérêt de participer à une polémique sur le nombre de manifestants qui fonctionne comme un écran par rapport à l'enjeu des retraites.

Alors que la gauche est tout entière arc-boutée contre le projet sarkozyste de réforme des retraites, alors que l’opinion la soutient largement et que des voix s’élèvent même au centre et à droite pour soutenir ce front de résistance quasi inédit, plus d’un internaute a probablement failli lâcher son iPad ou tomber de sa chaise en découvrant un article de Mediapart, paru entre les deux manifestations de la semaine dernière, et très sobrement intitulé : « le chiffre qui fâche ». Le chiffre – celui du nombre réel de manifestants à battre le pavé, chiffre qui serait, non pas égal à celui annoncé par les syndicalistes, non pas voisin d’une moyenne entre estimation syndicale et estimation préfectorale, pas même – non ! – approché par le seul comptage policier, mais bel et bien inférieur à ce dernier. Oui, vous avez bien lu : Mediapart, le fléau des Woerth et autres Bettencourt, a renvoyé dos à dos cégétistes et RG comme de vulgaires affabulateurs, tous coupables de sur-gonfler le nombre réel des manifestants.

« Nos chiffres? Ils vont en surprendre plus d’un. Mardi, Mediapart a comptabilisé à Paris environ 76 000 manifestants ». Contre, précisent les journalistes, « 89 000 côté police, 330 000 côté syndicats ». Que les syndicalistes magouillent les chiffres à la hausse, passe encore, mais que la préfecture leur donne un coup de main, qu’est-ce à dire ? Faut-il croire qu’un Nicolas Sarkozy magnanime a décidé, dans une réunion secrète, d’accorder aux organisations quelques milliers de mécontents en plus, histoire de ne pas trop les ridiculiser ? : « face à la radicalisation du mouvement, peut-être était-il de l’intérêt des pouvoirs publics de concéder aux syndicats une victoire symbolique… ». Faut-il remercier Mediapart d’avoir mis à jour un odieux complot de plus ?

Un esprit curieux, tenté d’ouvrir le capot de cette étude, y trouvera quelques indications méthodologiques instructives : « à l’aide de compteurs à main [...], nous avons compté les manifestants quasiment un par un. Dans l’équipe bleue (parcours sud), deux personnes comptaient en même temps, et nous faisions la moyenne des deux compteurs toutes les 10 minutes environ. Dans l’équipe rouge, une seule personne comptait mais une autre vérifiait en cas de besoin. Cette méthode est, grosso modo, celle qu’utilise la police ». On remarquera qu’au passage est discrètement légitimée la méthode de comptage de la police, et, un peu plus loin, décrédibilisée celle des syndicats : « il faut dire que la méthode syndicale exagère mécaniquement l’affluence ». Pourquoi pas – et de fait, les chiffres Mediapart sont assez proches de ceux de la préfecture – mais c’est un biais certain par rapport à la présentation générale de l’article, qui semblait de prime abord renvoyer dos à dos maréchaussée et organisations syndicales. Passons ; après tout, une expertise de terrain peut bien aboutir à la validation d’une méthode plutôt qu’une autre. Sauf que … les auteurs de l’article dénient tout caractère d’expertise, justement, à leur travail. « Disons-le tout de suite : notre résultat n’a rien de scientifique. Il s’agit d’une estimation, réalisée avec les moyens limités dont nous disposons à Mediapart, et qui ne saurait être comparée à aucune autre, puisque nous n’avions fait ce type de comptage auparavant. Il ne s’agit pas là de donner raison à un camp ou à un autre ». Et plus loin : Mediapart ne veut pas « jouer les arbitres », a travaillé « artisanalement », avec une méthode « loin d’être idéale ». A force de lire à la chaîne formulations hypothétiques, conditionnelles et précautions plus qu’oratoires, le lecteur finit par s’interroger : qu’y a-t-il d’indubitablement avéré dans ce papier, à part la présence de manifestants, et de journalistes-compteurs de Mediapart sur le parcours de ceux-ci ? Plus largement, pourquoi mener un travail de déconstruction – incertaine – des dires syndicaux, qualifiés d’exagérés et d’extrapolés, dans un contexte où le gouvernement a justement tout à gagner à revoir à la baisse le nombre de manifestants ?

Selon l’article, tout part du constat – banal – des écarts entre chiffres syndicaux et préfectoraux, qualifiés de « pantalonnade » ; mais là où le commun des mortels voit, au plus, un motif d’amusement et range ces combats de chiffres dans le folklore mouvementiste, juste à côté des batailles rangées entre étudiants et CRS, la rédaction du média participatif trouve un étonnant prétexte à indignation. « À Mediapart, cette guerre des chiffres récurrente a exaspéré une partie de la rédaction. Peut-on tolérer ces écarts immenses dans une grande démocratie ? Connaître le nombre de manifestants, n’est-ce pas une information cruciale? ». Albert Londres doit en frémir dans sa tombe. On insiste en conclusion : « [la principale leçon], c’est que la France, qui se veut un grand pays démocratique, aurait tout intérêt de se doter enfin de méthodes plus professionnelles de comptage. Cela n’éviterait certainement pas les polémiques. Mais éviterait que le débat social ne se focalise sur cette ridicule guerre des chiffres ». C’est bien connu, depuis des semaines et des mois, rien n’a été dit sur les retraites que les chiffres des manifestants, aucun argument n’a été échangé ; que l’on mette simplement en place une Haute autorité indépendante de comptage, et l’on sortira notre « démocratie sociale » de son « état déplorable ». Ah, mais réplique alors un lecteur attentif, tout ceci est bien étrange, puisque le même article affirme, quelques lignes plus haut, qu’il faut au contraire « se désintoxiquer de cette addiction aux chiffres des manifestants, qui n’ont qu’un intérêt très relatif » ! Étrange, effectivement. Résumons : premièrement, Mediapart a publié des chiffres-choc, censés démystifier affabulations syndicales et policières (« Syndicats, police, tout le monde ment »)… mais ces chiffres sont sans valeur objective et comparative ; deuxièmement, il est d’abord fondamental pour la « démocratie » de bien compter les manifestants, mais finalement, c’est inutile et « ridicule ».

Et si cet article « qui fâche » était guidé par autre chose que le seul souci de la vérité et de la sauvegarde de la démocratie ? En trois ans d’existence, Mediapart s’est taillé une solide réputation : celle d’un média participatif, de gauche, à l’avant-garde de l’antisarkozysme. Oui mais voilà, cela ne peut suffire au maître des lieux, le camarade Plenel, héraut français du journalisme d’investigation, du journalisme « apporteur de nouvelles qui dérangent », du journalisme dont « le travail n’est pas le commentaire, ni l’opinion, mais l’enquête », comme il l’expliquait doctement dans un numéro de l’émission Médiapolis où étaient abordées les limites, justement, de l’investigation auto-proclamée : « j’ai dérangé la gauche sous la gauche, je dérangerai la droite sous la droite ». En résumé, le journalisme comme un contre-pouvoir, voire comme un pouvoir parmi d’autres dans une démocratie bien réglée. Pour prétendre à ce rang, il faut nager dans d’autres eaux que celles de « l’opinion » ou du « commentaire » anti-sarkozyste ; comme l’écrivait le même Plenel dans un texte intitulé Le style du Monde en 2002, « être au service de l’information signifie que l’on ne saurait hiérarchiser l’actualité en fonction de nos propres préjugés : il nous faut accepter de traiter ce qui nous dérange, nous bouscule ou nous choque, ne pas déformer ou omettre des faits selon nos intimes convictions, (…) apprendre à penser contre soi- même ». Déranger pour asseoir son pouvoir, penser contre soi-même : même artificiellement s’il le faut, en prenant le risque de susciter une polémique aussi inutile que fortement préjudiciable à la gauche dans un moment politique et social crucial.

Parce que malgré toutes leurs circonvolutions, les auteurs du papier en question, et le rédacteur en chef qui en assume la publication, savent très bien ce qui en sera retenu ; que Mediapart a organisé une enquête de terrain, et, dans un sublime effort d’impartialité, a pensé contre son camp, sans tenir compte des intérêts de celui-ci. On dira, pour paraphraser La Rochefoucauld, que surjouer le désintéressement, c’est vouloir se faire louer deux fois ; et en l’occurrence, on notera que le journal en ligne a bien choisi sa cible, en s’attaquant (comme on l’a vu) à un élément folklorique et reconnu comme tel, sans assumer totalement d’ailleurs la portée de son attaque, qui se nie elle-même dans le texte. Sur le fond, l’article est d’autant moins légitime qu’il n’apporte rien de neuf ou de vraiment pertinent ; la vraie question n’a jamais été celle du nombre exact de manifestants, mais de l’ensemble des signaux du mécontentement populaire, qui sont d’ordres fort différents (l’avis de mes voisins, les idées les plus reprises sur les blogs, les sondages, la composition des cortèges, le nombre et la qualité des grévistes …). Personne ne doute plus de la réalité de ce mécontentement dans le contexte actuel, pas même les ministres ; le papier de Mediapart le sait bien, lui qui fait simplement mine d’ouvrir un débat méthodologique, tout en prenant en fait la forme et les attributs d’un scoop, en espérant créer un buzz. Pour mieux accréditer l’idée selon laquelle le journal de Plenel serait, naturellement, au-dessus de la mêlée, des attachements partisans et autres turpitudes humaines.

Revendiquer et feindre une mythique indépendance, sans vraiment informer, et sur le dos du mouvement social ? Chacun appréciera. Du style du Monde à celui de Mediapart, ah que les vieux réflexes ont la vie dure !

23 10 2010
www.marianne2.fr/Compter-les-manifestants-est-ce-le-role-de-Mediapart_a198765.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 9 Déc - 23:22



Pas de « morale politique » à l'AFP qui censure une enquête sur Renaud Muselier
09/12/2010

Le 9 juillet, la rédaction en chef de l'Agence France-Presse (AFP) examine le premier jet d'une enquête intitulée « Un député UMP finance un programme de défiscalisation à l'île Maurice », sur Renaud Muselier, vice-président de la Commission des affaires étrangères.

L'enquête, même remaniée, n'est « pas assez solide » pour être passée selon le directeur de l'Information, qui reproche au journaliste d'investir « le terrain de la morale politique ».

Acrimed est parvenu à se procurer le document controversé. À l’AFP, on jette cela à la poubelle, sans doute parce que ce n’est pas assez « exclusif »… Voici quelques extraits de ce document.

« Un député UMP finance un programme de défiscalisation à l’île Maurice »

« MARSEILLE, 1er août 2010 (AFP) - Le député UMP Renaud Muselier a fait bâtir à l’île Maurice des villas de luxe qui permettent à leurs acquéreurs d’y payer moins d’impôts, un investissement en porte-à-faux, selon des experts, avec la lutte menée par le gouvernement contre l’évasion fiscale. […]

Comme le stipule une note fiscale sur le site internet du projet, leurs acquéreurs obtiennent un permis de résident mauricien permanent et peuvent opter pour l’imposition locale : ils ne paieront alors ni impôt sur la fortune, ni taxe sur les dividendes ou les revenus du capital, ni droits de succession. Interrogé par l’AFP sur d’éventuelles contradictions avec la politique du gouvernement, qu’il soutient, contre l’évasion fiscale, M. Muselier a répondu que Maurice figure sur la liste blanche des paradis fiscaux de l’OCDE et que le projet Belle Rivière respecte la convention de non double imposition en vigueur avec la France, signée en 1980. »

Le projet de dépêche donne alors la parole à des « spécialistes de la transparence financière » et à divers acteurs qui tous mettent en cause l’opacité financière qui règne à l’île Maurice, certains affirmant que cette île est un véritable paradis fiscal.

Ce n’est pas tout. […]
www.acrimed.org/article3495.html
www.rue89.com/2010/12/09/pas-de-morale-politique-a-lafp-qui-censure-une-enquete-sur-renaud-muselier-180024
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 23 Déc - 16:30


Ce dont Wikileaks est le révélateur

Réponse de Raoul Marc Jennar, militant altermondialiste, à Jean-Christophe Rufin, académicien

Dans un très récente tribune (Le Monde, du 21 décembre, p.18), le romancier et ancien ambassadeur Jean-Christophe Rufin nous livre une analyse de l’évolution des mouvements citoyens depuis les années 1970. Il y voit trois âges d’une révolte : le premier est dominé par l’action humanitaire qui s’emploie à soigner partout les maux que les États infligent aux peuples; le deuxième est celui des altermondialistes qui, au-delà des effets, s’attaquent aux causes ; le troisième, « fortement marqué par l’influence croissante des réseaux virtuels » est celui de la subversion virtuelle et de la radicalité écologique.

Cette mise en perspective débouche sur une conclusion qui doit retenir l’attention. « Quand la révolte citoyenne s’applique à l’État totalitaire, sa légitimité est difficilement contestable » écrit notre académicien. Mais il ajoute « Il en va tout autrement dans les États démocratiques. » Et de questionner « Jusqu’où le citoyen est-il fondé à aller contre l’État dans un régime démocratique ? À partir de quel seuil passe-t-on de la mobilisation utile à la menace contre le contrat social ? »

Mais il renonce à s’interroger sur les raisons pour lesquelles « l’initiative citoyenne s’est constituée en cinquième pouvoir dans les démocraties » et préfère accuser « la dernière génération de mouvements citoyens que symbolise Wikileaks de présenter de ce cinquième pouvoir un visage extrême et inquiétant qui interroge sur ses limites. »

Pourquoi donc, en effet, depuis au moins quarante ans, des femmes et des hommes, pourvus du seul mandat que leur assigne leur conscience, se sont-ils d’abord substitués aux fautes des États, sur la scène internationale, mais aussi en interne (ex : les Restos du Coeur) ? Pourquoi se sont-ils ensuite mobilisés pour dénoncer la confiscation de la souveraineté populaire au profit d’institutions supranationales (FMI, Banque Mondiale, OMC, Union européenne) aux pouvoirs contraignants dont la fonction première est de livrer les peuples et la planète à la discrétion des firmes transnationales et des banquiers ? Pourquoi, aujourd’hui, se servent-ils des technologies de communication les plus performantes au moindre coût pour exprimer leur révolte contre les mensonges de ces institutions et des États qui les soutiennent, mensonges qui justifient guerres, invasions, occupations, privatisations, démantèlement des politiques publiques, atteintes aux libertés ?

N’est-ce pas plutôt la dilution des principes démocratiques, le recul de l’État de droit, la professionnalisation de la démocratie représentative, le mensonge érigé en méthode de gouvernement qui expliquent la formidable perte de confiance des citoyens dans les institutions dites démocratiques et qui constituent la principale menace contre le contrat social qu’invoque M. Rufin ? Une perte de confiance qui jusqu’ici s’est exprimée de deux manières : l’abstention lors des échéances électorales ou le soutien aux formations d’extrême-droite.

Ne convient-il pas dès lors de se réjouir de ce que les citoyens les plus attachés aux idéaux démocratiques privilégient des méthodes nouvelles de transgression de l’ordre établi et parviennent à montrer à la face du monde que le mensonge ça ne prend plus, que ce qui est présenté comme motivé par l’intérêt général ne sert en fait que des intérêts particuliers, que ceux qui ont la garde du contrat social ont renoncé ?

Ne convient-il pas dès lors de soutenir des vétérans en la matière comme le Monde diplomatique et le Canard enchaîné et leurs cadets que sont les animateurs de Fakir ? Ne convient-il pas de faire en sorte que les espaces devenus ténus d’une presse libre et indépendante comme Mediapart et Wikileaks soient défendus ?

Plus que jamais s’impose la formule de Montesquieu sur la nécessité d’opposer à tout pouvoir un contre-pouvoir. Et aujourd’hui face à la toute-puissance du monde des affaires et de la finance, face au dévoiement de la démocratie par ceux qui devaient en être les gardiens, face au pouvoir des groupes médiatiques chargés de propager le prêt-à-penser néolibéral, un cinquième pouvoir s’impose. Celui des citoyens conscients et agissants. Ce n’est pas leur détermination qui présente un « visage extrême et inquiétant », M. Rufin. C’est ce à quoi ils s’opposent.
www.jennar.fr/index.php/ce-dont-wikileaks-est-le-revelateur-reponse-de-raoul-marc-jennar-militant-altermondialiste-a-jean-christophe-rufin-academicien/
www.ledauphine.com/actualite/2010/11/29/faut-il-craindre-wikileaks



Image crise-economique.net

Un journal norvégien affirme avoir les 250.000 câbles de WikiLeaks
http://fr.news.yahoo.com/79/20101222/twl-un-journal-norvgien-affirme-avoir-le-fe7f0c9.html

Un ex-responsable de WikiLeaks annonce un livre de révélations
http://fr.news.yahoo.com/4/20101223/twl-wikileaks-livre-bd5ae06.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 26 Déc - 10:16


La Banque mondiale plus objective que Le Monde (Vous le saviez, ça ?)

D’après la Banque mondiale, on vit désormais un an de plus à Cuba qu’aux USA, alors qu’on y mourait environ 6 ans plus tôt quand le peuple insulaire expédia son dictateur chez l’Oncle Sam.

Au bout d’un demi-siècle de blocus pimenté d’attentats, de sabotages et d’une tentative d’invasion armée, l’île « du crocodile vert » offre à sa population de vivre 15 ans de plus qu’en 1960, et plus longtemps que les riches citoyens de son belliqueux voisin.

Le Monde du 15 décembre 2010 s’alarme : « Phénomène rarissime, l’espérance de vie a reculé en 2008 aux États-Unis ». Elle est de 77,8 ans, soit 1,2 mois de moins qu’en 2007. L’article compare l’espérance de vie aux USA à celle d’autres pays dont deux pays du continent américain (dirigés par la droite) : le Chili (où l’on vit un an de plus) et le Costa-Rica (deux ans de plus).

La règle d’airain à laquelle le « journal de référence » (sic) ne déroge JAMAIS est la suivante : écrire uniquement à charge sur Cuba.

Et votre serviteur de faire le clown en demandant : « Pourqouâââ ? »

Théophraste R.
www.legrandsoir.info/+La-Banque-mondiale-plus-objective-que-Le-Monde-Vous-le-saviez-ca+.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 9 Jan - 18:15


La propagande européiste de France Inter

Cette propagande sévit dans différentes émissions. Ouvertement dans

« Le fou du roi »
Elisabeth Guigou était l’invitée de Stéphane Bern le 5 janvier 2011 pour présenter son livre ‘Pour une Europe juste’.

« Transeuropéenne »
Chaque dimanche France Inter impose à 15h35 l’UE comme une évidence à travers l’émission de José-Manuel Lamarque et Emmanuel Moreau, qui donne les points de vues de journalistes, correspondants européens à Paris.

« 2000 ans d’histoire »
Le vendredi 7 janvier 2011, dans le bilan positif du règne de Mitterrand, l'invité rappelle la fin de l’indexation des salaires sur les prix, et l’Europe.

« 3D »
Le journal de Stéphane Paoli, le dimanche 9 janvier 2011, porte ce titre machiste :
‘Face à l'inacceptable : l'Union européenne en a-t-elle ou pas ?’

Invités
-Jacques Rupnik, président du Club Grande Europe, dont le séminaire d’octobre 2010 a eu lieu au bureau parisien du Parlement européen.
-Geneviève Bührer-Thierry, auteure de ‘L'Europe carolingienne (714-888)’, une réflexion sur les domaines qui font l'unité de l'Europe à l'époque carolingienne : christianisme, culture des élites et aristocratie.
-Anne Levade, auteure de ‘La Constitution européenne expliquée au citoyen’.

Et sur les 35 heures
-Jean Viard, qui a écrit ‘Éloge de la mobilité : essai sur le capital temps libre et la valeur travail'.
-Dominique Méda, sociologue et inspectrice générale des affaires sociales, auteure de ‘Travail, la révolution nécessaire’, ‘Trente-cinq heures : le temps du bilan’.

Une propagande capitaliste accompagnant logiquement la propagande européo oui-ouiste.

À la fin de l’émission une publicité est faite pour ‘La conférence’, un one-man-show théâtral anti-français, écrit par un Allemand et interprété par Stanislas Nordey, metteur en scène capable de faire pleurer avec du Feydeau.

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/journal-3D/
www.lesechos.fr/culture-loisirs/sorties/musique/0201050620327-le-feu-aux-planches.htm
http://balkans.courriers.info/article15955.html


‘Trente-cinq heures : le temps du bilan’
La réduction à 35 heures de la durée hebdomadaire du travail est l'une des réformes phares du gouvernement Jospin. A-t-elle réellement contribué à la diminution du chômage ? Travailler moins longtemps est-ce toujours synonyme de mieux vivre ?
www.librairiedialogues.fr/livre/473313-trente-cinq-heures-le-temps-du-bilan-bernard-brunhes-denis-clerc-dominique-meda-b--desclee-de-brouwer

‘Éloge de la mobilité’
Aujourd’hui, nous vivons 700 000 heures et travaillons seulement 67 000 heures (42 annuités de cotisations retraite à 35 heures par semaine), soit 9 % de notre existence et 16 % de notre temps de vie éveillé.
Depuis les années 1960, les pratiques culturelles et sportives connaissent une forte tendance à la hausse et le départ en vacances a cessé dans les années 1970 d’être un privilège pour devenir la règle commune.

www.strategie.gouv.fr/revue/article.php3?id_article=210

Autrement dit, les Français seraient plus heureux avec des semaines de plus de 35 heures, et devraient travailler pendant beaucoup plus d'années, surtout en comptabilisant les heures de sommeil.

Mais les écrits de Jean Viard sont battus en brèche par les faits : Conséquence de la crise, les Français seront plus nombreux à rester chez eux cet été. Plus d'un Français sur deux déclare qu'il ne partira pas en vacances en 2009.
http://voyages.liberation.fr/actualite/plus-d-039-un-francais-sur-deux-ne-partira-pas-en-vacances-cet-ete
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Ven 21 Jan - 4:01


Mélenchon - Le Pen, "l'odieux amalgame"

Voici le dessin publié par Plantu dans L’Express. Il suffit maintenant ! Comme l’ont déjà fait les « socialistes » Jean-Paul Huchon et Manuel Valls – la journaliste Ruth Elkrief aussi, ainsi que l’ancien ministre Luc Ferry* -, placer sur le même plan Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon procède de l’escroquerie intellectuelle et de la manipulation ou d’un manque total de conscience et culture politiques.

Le Front national coalise des nostalgiques de Vichy et de la Collaboration, des skinheads violents adeptes des ratonnades et tout un ramassis de Dupont-Lajoie aigris et racistes. Logique : il a bâti toute son ascension politique sur un seul slogan, décliné sous toutes les formes à l’infini, que nous synthétisons en termes clairs : « Dehors les noirs et les Arabes, ces voyous inassimilables qui viennent voler le pain des Français ! » Le FN prêche donc depuis toujours la haine, l’exclusion. Et le Parti de gauche ? Qu’on nous explique ce qui le rapprocherait de la formation d’extrême droite et de son idéologie mortifère, avec les idéaux de justice sociale par une meilleure répartition des richesses qui sont les siens, au lieu de s’en remettre à l’argument d’autorité qui prétend mettre en parallèle « les extrêmes ». Et voilà que Plantu à son tour se mêle d’enfoncer ce clou rouillé là. Jean-Luc Mélenchon se confesse « blessé », sur Marianne2 : « Plantu, dont j’achète les livres, efface la différence entre la gauche et la droite. C’est vulgaire, c’est grossier. J’espère qu’il admettra qu’il s’est trompé ».


Le fondateur du Parti de Gauche précise sa réaction dans un communiqué : « Je dénonce l’odieux amalgame auquel se livre le dessinateur Jean Plantu dans L’Express du 19 janvier 2011 (page 13), lorsqu’il me représente en uniforme et brassard lisant le même texte que Mme Le Pen et mettant dans ma bouche le slogan «Tous pourris !». Stupide politiquement, ce dessin amalgame deux programmes et traditions politiques diamétralement opposés. Blessant sur le plan humain puisqu’il nie mon identité et mes combats, il contribue à la confusion politique qui, sous prétexte de lutte contre le populisme, prêche le maintien de l’ordre établi. Mais cette image mensongère ne pourra effacer qu’à la même heure, le président du groupe PPE au Parlement européen, le député UMP Joseph Daul, embrasse devant tout l’hémicycle Viktor Orban, premier ministre hongrois d’extrême droite, ni que le président du groupe PSE [Parti socialiste européen, NdA] Martin Schultz vote avec la droite contre l’examen d’une résolution sur la révolution tunisienne et contre une résolution dénonçant la censure de la presse en Hongrie. Hélas Jean Plantu ne fait plus réfléchir, il aveugle. »

Revenons juste un instant sur cette expression de l’eurodéputé : « la confusion politique qui, sous prétexte de lutte contre le populisme, prêche le maintien de l’ordre établi ». Pourquoi « le maintien de l’ordre établi » ? Mais parce que diaboliser l’extrême gauche – on ne la nomme telle que parce que le PS est devenu une formation essentiellement centriste ! – en l’assimilant au FN, suggère qu’il n’est d’autre politique possible que celles qui sont défendue par l’UMP et le PS : le national-libéralisme sécuritaire au service de la finance et des privilégiés ou le social-libéralisme… perpétuant les mêmes inégalités ! Tracer un trait d’égalité entre Mélenchon et Le Pen nie donc de fait toute alternative antilibérale, tout possible changement des règles du jeu. Comme si les peuples d’Amérique du Sud n’avaient pas montré qu’une autre voie existe bel et bien ! C’est au sein de ce mouvement-là que Mélenchon inscrit son ambition politique, qui n’aura jamais rien à voir avec celle de l’extrême droite. Prétendre le contraire est à la fois une stupidité et une injure.

* Comme nous le signalions sur notre Kiosque, Luc Ferry a carrément avoué préférer la Le Pen, non pas à Mélenchon mais à Olivier Besancenot, celle-ci lui apparaissant plus « raisonnable »…

Olivier Bonnet
www.plumedepresse.net/melenchon-le-pen-lodieux-amalgame/


Plantu serrant la main de Miklos Haraszti*

Dans le registre de l’escroquerie intellectuelle, on a aussi des textes de marianne2 par Gérald Andrieu, Philippe Cohen, David Desgouilles, Régis Soubrouillard… (Marianne2, dont le patron soutenait la candidature de Bayrou en 2007).
Par exemple :
D'un congrès de Tours à l'autre, la bataille Méluche-Marine
www.marianne2.fr/D-un-congres-de-Tours-a-l-autre-la-bataille-Meluche-Marine_a201157.html

Mais il y a aussi Daniel Bernard qui propose « Mélenchon contre la pensée Plantu »
www.marianne2.fr/Melenchon-contre-la-pensee-Plantu_a201888.html

Plantu en rajoute une couche aujourd’hui
www.liberation.fr/medias/01012314900-plantu-repond-a-melenchon

* Jean Plantureux aka Plantu shakes hands with Representative on Freedom of the Media (FROM), Miklos Haraszti before a presentation at the Organization for Security and Co-operation in Europe (OSCE) February 29, 2008 in Vienna.
www.daylife.com/photo/07Up9LN8Y7gFB

Plantu travaille pour un journal qui aime tellement la liberté de la presse, qu'il sanctifie Robert Ménard, ancien président de RSF, défenseur de la peine de mort, proche de la CIA, et mouillé avec Reporters Sans Frontières, dans un scandale de corruption.
www.acrimed.org/article1895.html
http://imad.over-blog.net/article-18990101.html
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MessageSujet: C'est reparti comme en 2005 !   Mer 26 Jan - 18:39


Les tenants du libéralisme tremblent… Après le soutien forcené à DSK, voici le chantage FN :
La menace Mélenchon

'Deux ans après avoir quitté le PS, le «trublion médiatique» est parvenu à capter l’attention. Adoubé par le Parti de gauche pour 2012, il fait craindre à certains un nouveau 21 avril.
Jean-Luc Mélenchon a réussi un de ses paris : exister. Après sa sortie du PS en 2008 et plus de trente ans de militantisme socialiste, il était snobé par les médias et ses anciens camarades. Deux ans après, il tient sa revanche.'
www.liberation.fr/politiques/01012315956-la-menace-melenchon


Le marché c'est super, génial et grandiose
Thatcher a pris le pouvoir en Grande-Bretagne en 1975 et a rapidement expliqué que sa politique était la seule possible. Que seul le marché libre permettait de vivre en démocratie. À l'époque nous vivions la fin de guerre froide. Et elle se plaisait à comparer les idées de ses adversaires au système soviétique.

TINA, c'est There Is No Alternative : Il n'y a pas de politique alternative à ce que vous subissez. On l'entend dans la bouche de l'UMP et certains à gauche se sont fait intoxiquer dans les années 80 ou 90. Retour sur 30 ans de mensonges, d'intox toujours d'actualités. Tout cela sous un faux air de pragmatisme qui cache une idéologie ringarde.
www.intox2007.info/index.php?post/2008/06/24/Tina%3A-30-ans-et-toujours-aussi-pute

Avec l'arrivée de Demorand à la tête de Libération, les choses ne risquent pas de s'arranger.
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Jeu 27 Jan - 6:19


Serpillière et manche à balai

Nouveau dérapage d’Elkabbach

À la fin de la chronique de Thierry Guerrier qui portait sur Nicolas Dupont-Aignan, et sur Jean Arthuis, l'ami servile de sarkozy a évoqué le 26 janvier 2011 une liste de "n'importe qui" pour qualifier certains éventuels candidats à la présidentielle.
Vidéo : http://bcove.me/ngolnc1l cyclops

Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a rapidement réagi sur son blog.

"Mon premier réflexe a bien entendu été de considérer cette insulte comme une véritable Légion d'honneur venant de la serpillière des puissants que représente M. Elkabbach", a écrit le député de l'Essonne. bom

"Mais très vite, c'est le sentiment de malaise qui m'a saisi violemment", poursuit le président de DLR, voyant dans cette "saillie" un "crachat au visage" de ses électeurs et de ses soutiens.
"En fait, Jean-Pierre Elkabbach voit son petit monde s'écrouler, ne supporte pas l'émergence de nouvelles personnalités politiques qui refusent le bipartisme réducteur auquel il est tant attaché et qui protège si bien les intérêts d'une oligarchie complètement déconnectée du réel", ajoute le député, qui fait campagne sur des thématiques souverainistes comme la sortie de l'euro.
www.lexpress.fr/actualite/politique/dupont-aignan-repond-a-elkabbach-sur-les-n-importe-qui_956055.html

Février 2010. Jean-Jacques Bourdin tacle le menteur Elkabbach : "Attiré par le pouvoir, au service des pouvoirs depuis tant d'années, il a une conception du journalisme et de l'indépendance des journalistes que je ne partage pas."
www.lepouvoirmondial.com/archive/2010/02/16/independance-vis-a-vis-de-sarkozy-ca-chauffe-entre-elkabbach.html

Quand le servile menace et laisse entendre laisse entendre qu’il a les moyens de s’immiscer dans des affaires de politique locale.
www.bakchich.info/Elkabbach-menace-d-allumer-un,03574.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Sam 29 Jan - 8:37


Laurent Joffrin : « voter Mélenchon, ce sera bientôt voter Sarkozy »

Le vrai défaut de DSK, ce n'est pas son silence, c'est la politique qu'il mène au FMI !
Sacha Tognolli, responsable du Réseau Jeunes du Parti de Gauche, s'insurge contre l'éditorial de Laurent Joffrin, paru mercredi dans Libération. Le directeur chute son article en expliquant que « voter Mélenchon, ce sera bientôt voter Sarkozy ». Une petite phrase qui a eu le don d'agacer l'auteur de cette tribune, pour qui, au contraire, « voter Strauss-Kahn, ce sera bientôt enterrer la gauche ».
www.marianne2.fr/Le-vrai-defaut-de-DSK-ce-n-est-pas-son-silence-c-est-la-politique-qu-il-mene-au-FMI-_a202149.html

Fondation Saint-Simon
En Décembre 1999 la Fondation Saint-Simon, fondée en 1982 par l’historien François Furet et par Pierre Rosanvallon, pouvait être dissoute.
Elle avait effectivement "accompli sa mission", à savoir infiltrer la gauche française et la convertir progressivement au libéralisme économique et à la "globalisation". Le bilan de la Fondation Saint-Simon a été salué de tous côtés : "Elle a œuvré à une véritable mutation du débat socio-politique en France" déclarait Denis Segrestin, professeur de sociologie et directeur du Cristo.
La plupart des membres de la Fondation Saint-Simon se retrouvent aujourd'hui dans une autre organisation très similaire : Le Siècle.
http://laguerredesmoutons.blogspot.com/2010/04/la-fondation-saint-simon.html

Joffrin quitte Libération pour retourner au Nouvel Obs.
http://lemediascope.fr/?p=47578
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 20 Fév - 15:20


Au secours la gauche, DSK revient !

Dominique Strauss-Kahn, à Paris ce week-end pour l’ouverture du G20, interviendra dans le journal de France 2 dimanche soir et accordera deux autres interviews, à CNN et à huit lecteurs du Parisien. Le voilà donc à la Une des médias, qui publient un nouveau sondage le donnant largement vainqueur de la présidentielle. C’est le moment idéal pour dégonfler la baudruche et dénoncer l’imposture du futur éventuel candidat « socialiste ». Avec un détour par la Grèce […]

Se souvenant peut-être alors qu’il est « socialiste », le gouvernement grec, qui avait pourtant avalé toutes les couleuvres d’un plan indigne pour sa population, a semble-t-il cette fois décidé que trop, c’est trop. « Nous sommes dans le besoin, mais nous avons aussi des limites. Nous ne négocierons les limites de notre dignité avec personne, proteste son porte-parole, George Petalotis : la conduite des représentants de l’UE, du FMI, et de la banque centrale européenne a été inacceptable. » […]

2000 : il participe à la Conférence annuelle du Groupe de Bilderberg, un rassemblement des plus puissants hommes d’affaires, dirigeants et hommes de médias dans le monde ; 2003 : il co-fonde avec Michel Rocard le club de réflexion À gauche, en Europe qui soutient très tôt et de façon inconditionnelle le Traité constitutionnel européen. En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « oui » ; 2007 : il devient directeur général du FMI sur proposition de Jean-Claude Juncker (cet homme politique luxembourgeois est l’un des architectes du traité de Maastricht) et Romano Prodi (ancien président de la Commission européenne), avec le soutien actif de Nicolas Sarkozy et avec l’accord du président des États-Unis George W. Bush. » Un bilan factuel, indiscutable, qui ne laisse aucune place au doute, mais qu’il convient de rappeler sans relâche à l’heure où une candidature DSK, imposteur d’entre les imposteurs, pourrait bien torpiller la (vraie) gauche.
[…]
www.plumedepresse.net/au-secours-la-gauche-dsk-revient/#more-4215

Campagne « DSK : Pourquoi on n’en veut pas »

Anne Sinclair aimerait bien quitter Washington, il paraît, et du coup, toutes les radios, toutes les gazettes, tous les chroniqueurs susurrent que, donc, tiens, ah ah, si sa compagne veut revenir à Paris, c’est que DSK pré-postule à la présidentielle. Et d’avance, toute l’oligarchie réunie s’en réjouit.

Eux sont mobilisés, des instituts de sondages aux chaînes de télé. Alors, si on n’en veut pas de ce candidat-là, il faut le crier très fort et tout de suite. Afin que sa « bonne opinion », chez les gens de gauche, même modérée, soit minée. Non pas en l’injuriant, en le méprisant, mais simplement en rappelant ses actes, ses décisions – du ministère de l’Économie au FMI : privatisation de France Télécom, liquidation des banques publiques, défiscalisation des stock-options, etc. En éclairant, aussi, toutes les zones d’ombre – « Cercle de l’Industrie », « DSK consultant » – que les grands médias éclipsent. Pour que nous n’ayons pas le choix, à l’arrivée, qu’entre l’ami du patronat (Nicolas Sarkozy) et leur ancien lobbyiste (DSK)…
[…]

www.fakirpresse.info/articles/373/campagne-dsk-pourquoi-on-n-en-veut-pas.html

Voter DSK ?
http://sarko-verdose.bbactif.com/t355-voter-dominique-strauss-kahn
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 17 Avr - 12:12


La campagne de réhabilitation de Louis Renault par le service public de télévision
commentée par Annie LACROIX-RIZ

Le JT de France2 du 20 mars 2011 a présenté Louis Renault à la façon Pujadas

Commentaire journaliste
L’objet du scandale, le voici, cette photo prise à Berlin : Louis Renault juste à côté d’Hitler. […]
Commentaire Annie Lacroix-Riz
Outre que la photographie date de février 1939 (date à laquelle le Reich avait déjà démembré la Tchécoslovaquie et où les milieux informés savaient parfaitement qu’il s’apprêtait à avaler le reste), la remarque serait pertinente si cette rencontre relevait du hasard (or, elle a lieu au salon de l’auto de Berlin), et surtout si Louis Renault n’avait pas noué avec l’Allemagne hitlérienne une collaboration économique et politique sans réserves, dès le début du régime et avec un éclat particulier par une rencontre de deux heures avec Hitler en février 1935). Cette volonté maintes fois affirmée de collaboration avec les gens de bonne volonté (dont Hitler faisait partie, selon Louis Renault) passa notamment par la décision de paix à tout prix, le sabotage de la production de guerre et la guerre contre la classe ouvrière en général, celle de Renault en particulier. Louis Renault a joué un rôle décisif dans ce que l’ambassadeur de France François-Poncet, émissaire du Comité des Forges à Berlin de septembre 1931 à novembre 1938, appela explicitement devant un diplomate de l’Axe Rome-Berlin, à cette dernière date « la fascisation de la démocratie » française. Ce que j’appelle « la garde rapprochée » de Louis Renault, lui-même grand bailleur de fonds du fascisme français dans l’entre-deux-guerres, le trio synarcho-cagoulard dirigeant des usines Renault (toutes catégories), François Lehideux, René de Peyrecave et Charles Petiet, joue dans le putsch ouvrant sur le régime de Vichy un rôle déterminant, consacré depuis l’été 1940 par des fonctions ministérielles ou équivalentes, au cours des quatre années d’Occupation (tel Lehideux, ministre jusqu’en avril 1942, et directeur responsable du comité d’organisation de l’automobile du 30 septembre 1940 à son arrestation, le 28 août 1944.
[…]

Commentaire journaliste
Louis Renault est arrêté à la libération mais il n’y aura pas de procès. Il meurt en prison en octobre 1944. L’année suivante, un décret signé Charles de Gaulle décide de la nationalisation, car les usines Renault ont constitué un instrument entre les mains de l’ennemi. C’est la naissance de la régie que l’on connaît encore aujourd’hui. Mais Louis Renault, lui, n’a jamais été jugé, au regard de l’histoire.
Commentaire Annie Lacroix-Riz
Louis Renault peut être « au regard de l’histoire [,…] jugé » sur pièces, celles qu’on trouve dans les archives originales, françaises et allemandes, qui ont échappé à la tentative systématique des dirigeants de la SAUR (société anonyme des usines Renault) de liquider toutes les traces écrites de leur participation enthousiaste, de l’été 1940 à l’été 1944 (inclus) à l’économie de guerre allemande. Encore faut-il que la justice française n’empêche pas, avec l’entière complicité de la grande presse, la population d’accéder à ces sources, directement ou par l’intermédiaire des historiens qui font leur travail et des associations de résistance qui en diffusent le contenu. Et ne prenne pas la responsabilité politique de dissimuler les vraies pièces du dossier tout en écrivant, dans l’arrêté de juillet 2010, « que la liberté d’expression de l’historien n’est pas absolue et peut dégénérer en source de responsabilité civile, en présence d’une dénaturation ou falsification des faits voire d’une négligence dans la vérification des informations. » C’est une rigoureuse « vérification des informations » qui autorise à affirmer que Renault a pratiqué la collaboration avant et sous l’Occupation,

Comme l’exposition permanente d’Oradour le précisait la légende d’une photo désormais interdite d’affichage. »

Annie Lacroix-Riz
www.legrandsoir.info/Commentaires-sur-la-campagne-de-rehabilitation-de-Louis-Renault-entreprise-par-le-service-public-de-television.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 19 Avr - 3:44


« Nicolas Sarkozy, les secrets d’une ambition »

La présentation du film La Conquête au festival de Cannes ne suffisait pas. Alors, le mardi 26 avril à 22h50 sur France2, le magazine ‘Un jour, un destin’ sera consacré au bateleur, et présenté par Laurent Delahousse.
www.lepost.fr/article/2011/04/05/2456890_un-jour-un-destin-numero-special-nicolas-sarkozy-le-26-avril.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 19 Avr - 23:03


L’affaire Clearstream vue par « Le [grand] bal des menteurs » de Daniel Leconte sur Canal+

Le super plus grand bal des méga super plus grands menteurs
Par Denis Robert

[Extraits] Depuis une dizaine d'années, ce gars-là est un condensé de ce qui se fait de pire dans le PAF. Pensée facile, brossage dans le sens du poil, courbette devant le pouvoir, rabâchage de poncifs, ennui sidéral, tromperie et détournement de l'information.

J’étais dans un premier temps au générique avec la mention « avec Denis Robert dans son propre rôle ». Ma victoire judiciaire ­magnifique - contre Clearstream les a obligés in extremis à virer les passages me concernant et ma présence au générique.

Daniel Leconte n'est pas seul. Ils sont une petite bande avec Philippe Val, Richard Malka, un avocat qui est aussi celui de Clearstream et Elisabeth Levy (l'ex de Malka). Denis Jeambar vient compléter la bande.

Ni Florian Bourges qui m'a remis les premiers listings, ni moi n'avons voulu leur parler, nous avons disparu du film, le grand comme le petit. Et c’est tant mieux.
On se sert de moi. On joue sur mon côté taiseux. Je redeviens ce personnage de fiction que les médias et les communicants de Clearstream ont fabriqué.

Il existe un « bal des menteurs ». Un super mega grand bal des super gros menteurs. Imad Lahoud est un menteur. Jean Louis Gergorin a menti. Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy aussi. Je n'ai pas menti. Florian, non plus. Je m'en expliquerai au procès de mai où je suis ravi de refaire un petit tour, fort de ma relaxe, encore plus fort de ma victoire en cassation contre ces menteurs. Ces types qui, depuis dix ans, ont voulu gommer une réalité. Malka et ses amis Val, Leconte, Levy en tête de peloton.

Ils ont perdu. J'ai gagné. Ce sont eux les falsificateurs.

Le film de Leconte et Malka est une opération mensongère. Parce que Malka est l'avocat de Clearstream. Parce que ce n’est pas une enquête qui prend le temps de réfléchir et de creuser, parce qu’ils jouent à fond le jeu du spectacle judiciaire et pas de la justice. Parce qu'ils mettent en avant l'émotion et la facilité contre le recul et l'intelligence. Parce qu'ils sont partie prenante dans ce dossier. Parce que Val a été nommé à Inter par Carla Bruni et que je ne vois pas comment ni pourquoi ils n'auraient pas cherché à tout prix à faire plaisir à l'Elysée via son ami Leconte. Parce qu’ils choisissent délibérément le camp de Sarkozy contre celui de Villepin. Et je sais de quoi je parle, je suis le premier à avoir expliqué le rôle de Dominique de Villepin dans ce dossier.

Je vous conseille surtout de ne pas louper deux semaines plus tard, le 3 mai « Lundi Investigation ». Canal rediffuse « L'affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo ». C'est un bien meilleur film.
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-super-plus-grand-bal-des-mega-92505
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mar 12 Juil - 11:35


Faut-il en finir avec le CSA ?
Qui réprimande le gendarme lorsqu’il plonge sa main dans le pot de confiture ?

Le journaliste Guillaume Evin publie « Le Livre Noir du CSA »
Un peu plus de vingt ans après sa création, cette autorité administrative indépendante n’est plus que l’ombre d’elle-même. Piloté par un président omnipotent et huit autres sages intouchables, le CSA s’apparente de plus en plus à un authentique « fromage » français. Au sommet de la tour Mirabeau qui domine le front de Seine, les bureaux souvent déserts sont somptueux, les rémunérations des Sages très élevées, les parachutages fréquents, les avantages en nature considérables et les conflits d’intérêts n’y dérangent personne. Au service de ce succédané de gouvernement au fonctionnement opaque, trois cents fonctionnaires triment dans l’ombre pour lancer des projets mort-nés comme la Radio numérique terrestre.
www.franceculture.com/emission-en-toute-franchise-guillaume-evin-journaliste-et-auteur-publie-le-livre-noir-du-csa-2011-06

Le budget du CSA frôle les 40 millions d'euros

Créé en 1989 pour succéder à la Commission nationale de la communication et des libertés, le Conseil supérieur de l'audiovisuel est une autorité administrative indépendante chargée de réguler le secteur audiovisuel. Le Collège des conseillers, composé de 9 Sages, dirige l'instance.

Dans un livre disponible à la vente dès demain, l'auteur du "Livre noir du CSA" (éditions du Moment) entend dénoncer << les dérives et les gaspillages >> du Conseil. Le journaliste, aidé d'une source interne, dévoile ainsi la rémunération des Sages : près de 185.000 euros bruts par an (environ 12.000 euros nets mensuels) pour le président tandis que les huit autres perçoivent chaque année 133.000 euros (environ 8.500).

Alors que le mandat des Sages est de six ans, ils touchent cette rémunération pendant sept années, en raison d'une année sabbatique imposée aux conseillers après leur mandat au CSA.

Le CSA emploie 300 agents et dispose d'un budget de 40 millions d'euros, dont 17 uniquement pour les frais de personnel. En 2009, près de 290.000 euros de frais de bouche ont été dépensés. Surtout, les Sages disposeraient de congés généreux : une semaine à la Toussaint, une à Noël, une en février, une à Pâque ainsi que de mi-juillet à mi-septembre, soit environ 13 semaines de congés payés, contre les 5 légales...
www.ozap.com/actu/livre-denonce-derives-conseil-superieur-audiovisuel/424090

En 2003 le CSA s'est octroyé une augmentation de salaire de 70%.

Françoise Laborde vue à la télé, malade au CSA
Depuis qu'elle est tombée d'un prunier, "Françoise Laborde a un carnet mondain mieux rempli que son carnet de santé", ironise-t-on chez ses collègues.
www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/francoise-laborde-vue-a-la-tele-malade-au-csa-11-07-2011-1351530_52.php
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Dim 23 Oct - 14:52


Michel Boyon

Pluralisme d’opinion sur les chaînes de télévision et de radio

L’article 4 de notre Constitution indique que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ».

Comment le temps de parole a-t-il été réparti entre le Parti Socialiste, Europe-Ecologie-Les Verts et le Front de Gauche de janvier jusqu’en juin 2011?

Au premier trimestre, le Front de Gauche a eu le droit à 17 heures et 35 minutes d’expression sur les chaînes de télévision et 7 heures à la radio. Cela correspond à 3,15% du temps d’antenne politique des chaînes de télévision et 2,88% pour les radios. Pas davantage. En pleine cantonale ! En comparaison, Europe-Ecologie a eu plus de 5% de temps d’antenne avec un temps global d’expression de 41 heures et 50 minutes. Le Parti Socialiste a lui disposé de près de 25% du temps d’antenne politique avec 200 heures de présence audiovisuelle. Le Parti Socialiste a donc été 8 fois plus présent dans les médias audiovisuels que le Front de Gauche au premier trimestre 2011. Ce n’est pas la proportion entre son résultat électoral et le nôtre loin de là ! Nous faisons 10%, il fait 28 % !

Au deuxième trimestre la situation s’aggrave. Cela veut dire que l’écart se creuse. Le temps d’antenne du Front de Gauche reste stable. Pour être précis, il a même eu 5 minutes de moins. C’est le trimestre de l’investiture de notre candidat commun ! Sur la même période, Europe-Ecologie a vu son temps de parole augmenter de 25 heures et le Parti Socialiste de plus … 50 heures.

Cette répartition respecte-t-elle les rapports de force qui existent aujourd’hui au sein de la gauche ? Non. […]

Eric Coquerel [Parti de Gauche] a donc rencontré le groupe de travail sur le pluralisme [CSA]. Il a montré […] l’éviction médiatique dont nous avons été victimes. Que répond le CSA ? Même s’il partage globalement notre constat, celui-ci s’avoue impuissant juridiquement. « Même s'il y a des manquements manifestes pour les temps de parole politique, il n'y aura pas de compensation automatique » nous dit Michel Boyon.

Certains pays fonctionnent sur le mode du bipartisme. Mais la France n’est pas les États-Unis d’Amérique, même si nombre de nos élites sont gravement infestées d’américanisme primaire. Il n’y a pas chez nous un grand parti républicain face à un grand parti démocrate. Même si le PS et l’UMP en rêvent ! Le CSA a reconnu que l’opposition ne pouvait être résumée au Parti socialiste. Il faut donc maintenant que cela se voie sur nos écrans.
www.jean-luc-melenchon.fr/2011/10/21/antenne-et-consort/
www.csa.fr/infos/controle/television_pluralisme_accueil.php
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MessageSujet: Larbin Express   Ven 4 Nov - 23:52


Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express depuis 2005

« Douloureuses », Mais « Efficaces » :
Les Solutions De Christophe Barbier Pour Une « Rigueur » Réussie


L’obscénité peut des fois mettre du temps à bien apparaître pour ce qu’elle est.
Mais d’autres fois : non.
D’autres fois, on lit un « éditorial de Christophe Barbier », directeur de L’Express, et on sait tout de suite qu’on est dans quelque chose de véritablement incommodant.

Ce matin, par exemple : Christophe Barbier narre, dans son édito de la semaine, que « la rigueur », c’est « comme l’amour » : ça « n’existe pas », mais ça « se décrète », et ça « se démontre ».
Et là, ça doit se décréter fissa, explique Christophe Barbier, parce que « l’état des finances publiques l’exige ».

Par conséquent : « Le bon président est », d’après Christophe Barbier, « celui qui osera annoncer des mesures précises, douloureuses et efficaces ».
Et justement : Christophe Barbier a quelques propositions à lui faire.
Quelques idées à lui soumettre.

Par exemple, Christophe Barbier, constatant qu’il est « indispensable de travailler plus », dans ce pays de grosses feignasses, « mais » qu’il est cependant (et malheureusement) « impossible de supprimer les 35 heures » (tant « l’esprit RTT » s’est profondément « incrusté dans les mentalités »), fait, en toute simplicité, la suggestion suivante : « Supprimons la cinquième semaine de congés payés ».

Supprimons-la, car elle fait une « récompense » très « exagérée ».
Et si Toto le smicard tient absolument à s’offrir une cinquième semaine de congé par an, quand quatre lui suffiraient amplement ?
Il n’a qu’à se la payer.
Non mais sans déconner [1].

Autre proposition précise (et un peu douloureuse sans doute, mais à coup sûr efficace) de Christophe Barbier : « Indemnisons moins les premiers mois de chômage » (quittes à « mieux » le prendre en charge sur « la longue durée ») - et facilitons les licenciements.

Car en effet - et c’est trop peu dit : les employeurs doivent encore surmonter (beaucoup) trop d’obstacles, quand ils prennent la courageuse décision de se dégraisser l’effectif.
Et ça, n’est-ce pas ?
C’est mauvais pour l’emploi.

Si on empêche le patronat de licencier ?
Faudra pas s’étonner qu’il y ait tou(te)s ces chômistes.
En vérité, jure Christophe Barbier : « Si licencier ne devient pas plus facile, embaucher finira par être impossible ».
En vérité : « La flexibilité est un risque qui multiplie les chances ; la précarité est la fille de la rigidité. »

(Ne fais pas attention aux taches : c’est le MEDEF qui vient encore d’éjaculer sur le pantalon de Christophe Barbier.)

Autre proposition : « Les Français auront à changer leur consommation. »
Plus précisément : les Françai(se)s devront « consacrer moins d’argent aux loisirs et plus à la santé, à l’alimentation et aux vêtements ».
(Cela vaut en particulier pour les RMIstes, dont chacun(e) sait qu’ils claquent tout leur fric au ciné pour mieux venir se plaindre ensuite qu’ils n’ont plus de quoi s’acheter leurs pâtes.)

En clair : « Le nécessaire doit reprendre la main sur le superflu, après des années de culture de la distraction. »
Ajoute Christophe Barbier.
Faut que les prolétaires cessent immédiatement de s’acheter des illustrés, au lieu d’un nouveau bleu de travail - un peu de dignité, que diable, salauds de pauvres [2].

Puis - nouvelle suggestion de Christophe Barbier : « Nous devons retrouver les vertus de la solidarité familiale, et ne plus attendre de “l’État mamma” les soins et consolations que nous devons prodiguer à nos proches. »

Ne confondons pas tout, de grâce : « Les impôts financent les services publics importants et le désendettement, pas le maternage généralisé. »

Tu déprimes - rapport à ce licenciement que ton patron a finalement réussi à t’offrir, nonobstant qu’un législateur inique a tout fait pour l’en empêcher ?
Parles-en à ta grand-mère, au lieu de te payer des psys aux frais du contribuable - incurable égoïste.

Naturellement, précise modestement Christophe Barbier, « ce ne sont » là « que quelques exemples d’actions » qui « feront du bien à la France » : il y en a évidemment « beaucoup d’autres ».

Toutes, cependant, ne se valent pas - et tu te garderas, s’il te plaît, de suggérer de ton côté qu’on se purge l’environnement des obscènes (CENSURÉ) de l’éditocratie : cela serait, tu le comprends bien, d’un très inconvenant populisme.

Notes

[1] D’ailleurs : Toto le smicard trouvera cette semaine dans L’Express quelques suggestions pour des vacances un peu originales sur de « nouvelles plages au bout du monde » - du syle, un « séjour 6 jours/4nuits » sur les « rivages hippies-chic » du Brésil, à 2.990 euros, petits-déjeuners compris. Parce que bon : une chose est de réclamer la réduction des congés payés - mais faudrait pas non plus que ça nuise au business hebdomadaire de Christophe Barbier.

[2] Signalons cependant, pour qui aurait, nonobstant la feignasserie ambiante, les moyens de joindre l’agréable à l’utile, que Christophe Barbier vend chaque semaine, avec L’Express un supplément « Styles », véritable robinet à pub, qui propose, à chaque page ou presque, du « superflu » de qualité, comme par exemple, cette semaine, une très élégante « montre Élite Ultra Thin, boîtier en acier, bracelet en cuir, Zenith » à 3.400 euros, ou un chaud manteau Lanvin à 2.795 euros - liste non exhaustive. Parce que bon : une chose est de réclamer que la plèbe se limite enfin au nécessaire (comme si d’entiers pans de la population française n’étaient pas déjà en situation de survie) - mais faudrait pas non plus que ça empêche Christophe Barbier de se gaver chez ses annonceurs.

www.politis.fr/Douloureuses-Mais-Efficaces-Les,15837.html

Paru le 8 mars 2007, ‘La Saga Sarkozy’ de Christophe Barbier
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Lun 7 Nov - 2:09


Après la publication d'une tribune intitulée "De Mélenchon à Le Pen : la crise économique rapproche-t-elle les extrêmes ?", Alexis Corbière, responsable de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, souhaite répondre à l'auteur de l'article, Pierre Salmon.

Un peu de rigueur : Mélenchon, c’est l’anti Le Pen

Un article rédigé par l’un des contributeurs réguliers du Plus mérite une réponse. Le titre de ce billet pose une question : "De Mélenchon à Le Pen : la crise économique rapproche-t-elle les extrêmes ?" Question à laquelle, on l’a compris, une fois l’article lu, tout est fait pour que le lecteur se dise : oui, ces deux là disent la même chose.

Je voudrais dire combien je trouve ce type d’analyse affligeante et dangereuse. Affligeante d’abord. Aucune analyse sérieuse du discours du Front de Gauche confronté à celui du Front national n’est proposée dans cet article. Aucune.

L’auteur de ce billet qui se présente comme un "observateur politique" n’a manifestement pas pris le temps de lire le programme du Front de Gauche "L’Humain d’abord", déjà vendu à plus de 200.000 exemplaires, ni celui du FN. C’est regrettable. Si ce monsieur avait pris le temps de faire ce travail minimum avant d’écrire, il aurait pu constater combien les propositions du Front de Gauche sont à l’opposé de celles du FN. Voici quelques exemples.

Nous voulons fixer par la loi un écart maximum entre les salaires, le FN est contre. Nous voulons augmenter le SMIC à 1700 euros. Le FN est farouchement contre. Nous proposons, en France comme en Europe, de libérer l’économie et la société de la domination des actionnaires, des banques et des marchés. Le FN veut sortir de l’euro pour continuer à mener la même politique libérale. Nous défendons la laïcité. Le FN stigmatise nos concitoyens musulmans mais se tait sitôt qu’au profit d’autres confessions, certains bafouent la grande loi de 1905.

Une banalisation du discours

Enfin, le Front de Gauche pense qu’en 2012, il faut mettre au cœur de l’action politique le partage des richesses, alors que le FN n’en dit rien et montre encore les étrangers et l’immigration comme principaux responsables de la crise. J’arrête. Cette liste pourrait continuer longtemps. J’invite donc notre "observateur politique" à me citer une seule proposition programmatique qui serait commune entre le Front de Gauche et le FN.

Mais, ce type d’analyse n’est pas seulement affligeant par sa superficialité. Elle révèle un parti pris nuisible à la démocratie. Je m’explique. Si, sitôt qu’un responsable politique de gauche dénonce avec conviction les injustices flagrantes du monde dans lequel nous vivons et qu’il propose des mesures de rupture avec cet ordre injuste, une voix s’élève pour l’insulter, le traiter de démagogue, le comparer à l’extrême droite, alors il n’y a plus aucun débat politique possible.

Si sitôt qu’un homme de gauche reparle, pour les mettre au cœur de son action, "d’ouvriers" de "salariés", de "pauvres", et s’indigne du fait qu’il y ait des "riches" qui voient leur fortune augmenter en pleine crise, ou des "patrons" qui se comportent de façon scandaleuse avec leurs salariés, une voix s’élève pour dire que c’est le vocabulaire de l’extrême droite, alors nous avons perdu la bataille des mots. Et c’est grave.

Avec une telle logique, seule une poignée de responsables politiques, jugés, on ne sait pourquoi et par qui, "réalistes et raisonnables", seront pris au sérieux dans les médias et l’injure servira d’argument pour faire taire les autres.

Enfin, la petite musique jouée contre Jean-Luc Mélenchon sur l’air de "méfiez-vous de lui, même si ce qu’il vous dit vous plaît, il ne vaut pas mieux que Le Pen" est indigne et blessante. Elle est aussi une façon indirecte d’aider Mme Le Pen à banaliser son discours xénophobe.

Gare donc, être blogueur occasionnel a des exigences. La première d’entre elles est de se défaire de sa paresse en travaillant son sujet. La seconde est de ne pas se cacher derrière un nom pompeux "d’observateur politique" quand on cherche en fait à faire passer son opinion partisane. La troisième est le respect pour les personnes et leur combat.

04 11 2011
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210903;un-peu-de-rigueur-melenchon-c-est-l-anti-le-pen.html
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Mer 9 Nov - 19:44


L'auto-intoxication de la dinde médiatique

'Si vous avez suivi tous les épisodes, nos gallinacés médiatiques ou éditorialistes, alias éditocrates sont capables de travestir la réalité. Certains se mettent à twitter.
C’est le cas du modèle Apathie. Vous savez celui qui fait du LOL sur Canal+ avec le prix nobel Massenet. Il a donc twitté ça ce matin :
« On vit à crédit pendant trente-cinq ans et après, bon sang de bois, quelle amertume ce matin, on découvre que les banquiers font la loi ! »

Ce que ce Monsieur Apatie ignore ou fait semblant d’ignorer, c’est qu’en fait ça fait 35 ans, que les banquiers ont imposé la loi qui permet la progression automatique de la dette des États.'
[…]
9 novembre 2011
http://intox2007.info/?p=3701&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=lauto-intoxication-de-la-dinde-mediatique


Jean-Michel Apathie est surtout une chiffe molle qui répète la leçon de son maître Fillon.
Fillon a déclaré le 5 novembre 2011 : « L’heure de vérité a sonné, il n’est pas utile de s’en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire […] »

'François Fillon a raison sur un point : prendre comme bouc émissaire les agences de notation, les banquiers et les spéculateurs, c’est dissimuler l’essentiel. À savoir que tous les méfaits de ces acteurs ont été rendus possibles uniquement parce que des décideurs politiques ont permis, par 30 ans de dérégulation financière, que ces méfaits soient commis en toute légalité. Les premiers responsables sont donc ces décideurs politiques, ce que se garde bien de reconnaître celui qui est premier ministre depuis 5 ans.'
[...]
www.legrandsoir.info/oui-monsieur-fillon-l-heure-de-verite-pourrait-bientot-sonner.html

À carpette, carpette et demie.

Sa Suffisance Jean-Michel Apathie et le financement occulte de la campagne présidentielle de Sarkozy par Kadhafi :
www.gabale.fr/?p=6976
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MessageSujet: Re: Médias, Télévision d'Etat, Propaganda Staffel   Lun 12 Déc - 4:59


Les éditocrates sonnent le clairon de la rigueur
[Extraits]

« Il faut se serrer la ceinture », « diminuer les dépenses de l'État » et « faire confiance à l'Europe et au marché ».

Le débat public est orienté : à sens unique. Plutôt que de retenir que l’État ne s’enrichit pas, on dira qu’il dépense trop. Plutôt que de s’interroger sur l’Union monétaire et sur l’Europe des marchés, on se bornera à revendiquer « plus d’Europe ». L’actuelle crise de la dette est, pour les journalistes vedettes et les éditorialistes multicartes, une aubaine pour reprendre de concert le morceau qu’ils jouent depuis de longues années...

- 30 juillet 2011, Marianne fait état d’une « note qui plaide pour la rigueur » au sein du Parti socialiste (PS).

- Challenges (1er septembre 2011), c’est Jacques Attali qui explique sur quatre pages tout le bien qu’il pense de la rigueur

- Pour Serge July, dans Les Inrockuptibles, cela ne fait pas de doute : il faut une rigueur « de gauche » (16 novembre 2011)

- Même son de cloche dans Libération. Vincent Giret : « Ce pourrait être à la gauche d’inventer les conditions d’une relance crédible, tournée vers l’avenir. Une relance indispensable qui ne se ferait pas contre la rigueur mais avec elle. » (6 décembre 2011)

- Dans Le Figaro (16 août 2011) cette fois, c’est Yves de Kerdrel – véritable étalon de mesure de la droite dure – qui encourage le gouvernement à aller plus loin dans ses coupes budgétaires drastiques

- Christophe Barbier, dans L’Express (4 novembre 2011), fait lui aussi des propositions. L’omniprésent directeur de L’Express en est persuadé : « le bon président est celui qui osera annoncer des mesures précises, douloureuses et efficaces. » Et il décline alors un programme qui ferait pâlir de jalousie les libéraux les plus droitiers du monde.

- Dans Le Point, Claude Imbert va plus loin. Il trouve le gouvernement trop mou et sa politique d’austérité pas assez… austère. « … Cette peur du peuple altère encore le plan d’austérité qu’on lui soumet ces jours-ci. Il va dans la bonne direction, mais en boitant. » (17 novembre 2011)

- Nicolas Baverez, quant à lui, s’énerve contre la Grèce, « qui ne peut rembourser ses dettes et continue à tergiverser en matière de fiscalité et de privatisations. » (Le Point, 15 septembre 2011)

- Conclusion de Nicolas Beytout sur RTL : « Il reste un gros travail à faire sur la baisse de la dépense publique. » (8 novembre 2011)

Vive les marchés !

- Alain Minc sur RTL, le 16 août 2011
- Franz-Oliver Giesbert, dans Le Point (23 novembre 2011)
- Le Figaro (23 août 2011)
- Et Nicolas Demorand découvre en 2011 ce que les économistes hétérodoxes - qu’il n’a jamais invités sur France Inter - ont toujours dit : « Au schéma fondateur de la démocratie succède désormais une nouvelle organisation des forces, brutale : un nouveau pouvoir, économique, sans contre-pouvoir capable de le limiter ni même de le réguler, domine tous les autres et dicte sa loi. » (Libération, 7 décembre 2011) Il n’est jamais trop tard…

Es lebe Europa !

l’Europe est presque parfaite, il convient toutefois de corriger ses rares faiblesses
D’ailleurs, pour Nicolas Demorand, la crise des dettes publiques a du bon : « La bonne nouvelle, c’est que, pour une fois, l’Europe sera au cœur de la campagne présidentielle. Non pas, comme d’habitude, pour y faire souffler le vent vif de la démagogie anti-bruxelloise qui a toujours caractérisé la vie politique française, avec un plus ou moins grand raffinement selon les partis. » (Libération, 30 novembre 2011)

C’est vrai qu’une critique de la construction européenne, telle qu’elle se fait, est forcément et assurément « de la démagogie anti-bruxelloise ». N’est-ce pas un peu démagogue que de le penser ?
[…]
www.acrimed.org/article3729.html

LibéOrléans et les autres Libé-Villes victimes de la folie destructrice de Nicolas Demorand
http://kamizole.blog.lemonde.fr/2011/04/28/conte-a-rebours-sauver-libeorleans-et-les-autres-libe-villes-de-la-folie-destructrice-de-nicolas-demorand%e2%80%a6-jour-j-1/


Demorand ne parle pas de contenu éditorial aux étudiants en journalisme
www.lejpb.com/paperezkoa/20111210/308865/fr/N-Demorand-disserte-sur-l%E2%80%99avenir-presse-ecrite

La vraie histoire du recrutement de Demorand à la direction de Libération
Par Daniel Schneidermann
www.liberation.fr/medias/01012316908-la-vraie-histoire-du-recrutement-de-demorand

La Laisse d’Or à Nicolas Demorand
www.leplanb.org/La-laisse-d-or-Nicolas-Demorand.html
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