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 Ach, gross Zabotage !

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Orwelle



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MessageSujet: Ach, gross Zabotage !   Mer 12 Nov - 15:24



Sabotages sur les voies SNCF : Communiqué de la Fédération anarchiste

Un grand battage médiatique accompagne l’annonce par le Ministère de l’Intérieur de l’arrestation d’une vingtaine de personnes appartenant à « la mouvance anarcho-autonome ». Elles auraient été identifiées comme les auteurs des récents sabotages survenus sur les voies de la SNCF.

Ces interpellations éclairent les propos du ministre des Transports le 3 novembre dernier, lorsqu’il déclarait que c’était "l’incident de trop". Il fallait être bien candide pour se prendre à espérer que Réseau Ferré de France, -société née de la volonté du gouvernement Jospin de démanteler la SNCF et portée sur les fonds baptismaux par un ministre PCF : Jean-Claude Gayssot-, il fallait être bien candide, donc, pour espérer que RFF disposerait de l’argent nécessaire à l’entretien des infrastructures qu’utilise la SNCF.

Ces paroles sonnaient plutôt comme un appel à la répression, et la répression s’est rapidement abattue sur des individus repérés lors de la lutte anti-CPE, promus pour le coup saboteurs-en-chef.

Pour la Fédération Anarchiste, il est à tout le moins surprenant d’attribuer la responsabilité de ces actes de sabotage à des individus dont la compétence technique n’a pas encore été établie et dont l’équipement adapté n’est à ce jour pas retrouvé : il faut rappeler que dans les caténaires d’une ligne TGV passent 25.000 volts, et qu’il n’est pas aisé sans risquer de créer un puissant arc électrique d’y nouer un câble.

Il est tout aussi surprenant que les auteurs des sabotages de novembre 2007, eux, n’aient pas été appréhendés aussi rapidement. En outre, cette opération de police, à l’heure où la direction de la SNCF fait du chantage à la fermeture de l’activité de fret et tente d’imposer à son personnel un volontariat visant à ne plus respecter les dispositions statutaires du travail des cheminots-es, codifiées dans le règlement RH0077, tombe à point pour faire passer la pilule. Dans cette affaire, pas plus que dans beaucoup d’autres, on ne cherche à qui profite le crime, et, pour la Fédération Anarchiste, aucune provocation n’est à exclure, jusqu’à plus ample informé.

Si le sabotage est une arme à laquelle peut légitimement recourir le mouvement social dans une situation où un rapport de forces s’est constitué, il n’est en revanche d’aucune utilité dans le cas contraire, les cheminots-es le savent. Même si la Fédération Anarchiste n’a jamais fait le choix de l’avant-gardisme, elle demande la libération immédiate de tous les personnes arrrêtées et appelle les cheminots-es à entrer en lutte pour gérer sans patron le service public ferroviaire.

Les véritables saboteurs, ce sont les capitalistes et l’Etat !

Fédération Anarchiste
mardi 11 novembre 2008
La suite : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74194


Deux solutions :

1/ Soit quand la justice veut réellement élucider une affaire, elle le peut et c’est pour cela que cette affaire TGV a été résolue si rapidement .

Ce qui prouverait que très souvent la volonté de justice n’y est pas ....

2/ Plus probable : c’est un montage "sous le sceau" du "secret défense", parce que c’est qualifié de terrorisme et cette qualification n’est pas innocente.

Rien n’est rendu public en pareil cas, uniquement ce que nos dirigeants veulent bien révéler, chut c’est "secret défense" ! (CQFD)

Il ne faut pas rigoler, nous aurions arrêté les types en flagrant délit, je ne dis pas, mais de là à les trouver à partir de leur ADN cela implique pas mal de paramètres :

Ils étaient fichés.

Leur ADN était connu, donc passé de délinquants sexuels.

Localisés ET attendaient sagement la police à leur domicile.

Les premiers arrêtés ont balancé les autres.

Tout cela fait un peu beaucoup d’éléments favorables en très peu de temps.

Une chose me semble suspecte plus que tout :

Pourquoi aller faire un travail de soudure sur la voie publique avec du fer à béton, là où il est possible d’accrocher très rapidement des mousquetons de montagne lestés de ferrailles diverses en 10 secondes ?

Il y a énormément de méthodes bien plus destructrices et bien plus aisées à mettre en place ...

La partie puissance (alimentation électrique) se répare bien plus rapidement que la partie commande (capteurs et contrôles à distance) . Pourquoi donc attaquer la partie puissance ???

Tout ça est très très très bizarre, d’autant que pour travailler sous haute tension il faut des compétences électrotechniques, donc ils connaissent les conséquences d’attaquer une partie ou l’autre ...

Liberty
11 novembre 2008
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/guantanamo-bush-democrature-occidentale-t52-30.htm#856
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Sam 15 Nov - 2:53



Qui sont les "anarcho-autonomes", mouvance dont est issu le groupe accusé d'avoir saboté des voies SNCF ?
Enquete

[...] Notre blogueur Jean-Yves Camus, chercheur en science-politique, fouille depuis longtemps dans cette prose militante. Il propose ses réponses de chercheur et une lecture historique de cette mouvance, qui a gagné en puissance depuis les manifs anti-CPE (contrat première embauche) en 2006 :

Quel terreau idéologique ?
"Il est disparate, mais les autonomes partagent la certitude que "tout doit disparaître". Ils veulent tout liquider, y compris l'Etat, fasciste par essence.

Pour eux, la logique ultra-sécuritaire de la société de surveillance a pour premières victimes les étrangers, les chômeurs et les précaires. Ils détestent le NPA de Besancenot, tombé dans le piège bourgeois par excellence.

Ils sont anticapitalistes, mais n'ont pas d'assise intellectuelle forte ou de culture politique d'extrême-gauche. Ce ne sont pas les héritiers de Mao et de la Gauche prolétarienne ! Plus spontanéistes, ils sont surtout idéologues du temps libre, du repli sur soi et de la décroissance."

Pourquoi les retrouve-t-on dans le combat pour les sans-papiers ?
"Les sans-papiers et le combat contre les centres de rétention ou les prisons ont remplacé l'internationalisme et le combat tiers-mondiste de l'extrême-gauche.

Même s'ils se déplacent pour les sommets internationaux type G8, leur action est d'ailleurs très peu internationalisée. Même le combat palestinien y a très peu de place."

Pourquoi la SNCF ?
"Ils sont très hostiles au travail salarié et à tous les symboles des Trente glorieuses ou de la technologie adossée à l'appareil d'Etat.

La SNCF incarne cela, mais aussi l'échec des luttes syndicales contre la privatisation rampante ou le service minimum. Sans compter la délation contre les sans-papiers ou le transport de déchets nucléaires."

Chloé Leprince
www.rue89.com/2008/11/12/comment-je-nai-jamais-pu-interviewer-un-autonome

Petit rappel des événements :

SNCF : sabotages sous haute tension
Quatre fers à béton pliés, qui ont servi à neutraliser des caténaires, ont été retrouvés samedi.
10 NOV. 6H51
www.liberation.fr/societe/0101221235-sncf-sabotages-sous-haute-tension


Sabotage SNCF : les informations données par la presse étaient fausses

De source policière, les informations fournies par la presse ont été démenties.
Lors des perquisitions, la police n’a pas retrouvé, ni horaires de train, ni cartes de réseaux SNCF, ni explosif, comme avancé par la presse.
La police déclare avoir retrouvé un manuel, détaillant le comportement à tenir en cas de garde à vue. D’autre part elle attend toujours le résultat des analyses.

12 novembre 2008 -14:11
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74232

Pas d’armistice pour les « anarcho-autonomes

Panique à la SNCF, retards en pagaille, des trains immobilisés, la machine s’enraye : il faut trouver des coupables, et vite. C’est l’occasion de ressortir le spectre des « anarcho-autonomes ».

D’ailleurs, c’est bien pratique pour prouver l’efficacité de la fusion entre la DST et les RG. Voyez braves gens, la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) fonctionne à merveille : pour preuve, la centralisation des données, tant exaltée par Alliot-Marie, a permis d’arrêter mardi 11 novembre vingt personnes, et d’en garder dix pour les placer sous le régime de l’anti-terrorisme (ce qui veut dire 96h de garde-à-vue, des interrogatoires sous pression, etc.)

Cet évènement permet de justifier après coup tous les procédés de fichage : Edvige, Base Elèves, ADN. On montre que la situation est sous contrôle, et on détourne l’attention des politiques dégueulasses en cours : crises financière, retraite à 70 ans, rafles et expulsions de sans-papiers.

mercredi 12 novembre 2008
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74224

Commentaire :

Légitimer toutes les atteintes aux libertés politiques
On pense plutôt à un remake de la stratégie de la tension dans l’Italie des années 70, destinée à légitimer toutes les atteintes aux libertés politiques. Cette enquête bouclée en 48 heures en divers points du territoire soulève en effet pas mal de questions. Quant aux médias, s’ils "marchent", c’est au pas et en toute connaissance de cause. Ils ne font que remplir leur rôle, celui d’instrument de propagande. Il faut s’attendre a assister à brêve échéance, sabotage ou non, à l’accélération de la criminalisation de toute action militante déja bien engagée par les gouvernements Raffarin et Villepin.
Brutus
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74224


L’insurrection qui vient
Une lecture indispensable, comme une baffe en travers la gueule...
(...)
mercredi 12 novembre 2008
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74265
http://www.lafabrique.fr/IMG/pdf_Insurrection.pdf




Terrorisme policier à grande vitesse
jeudi 13 novembre 2008 -12:52
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74304

Commentaire
En un temps les résistants furent des héros. Aujourd'hui ce seraient des terroristes. C'est bien ainsi que les Allemands les considéraient sauf erreur de ma part. Pauvre France, tu as bien mal vieilli.
geodel
Jeudi 13 novembre à 23h05
www.liberation.fr/societe/0101265817-sabotages-sncf-la-garde-a-vue-des-suspects-est-prolongee

Les journalistes terroristes à grande vitesse de la servitude
vendredi 14 novembre 2008 -00:31
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74344
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Dim 16 Nov - 17:58



Sur simple soupçon, on défère neuf personnes au parquet

Ces personnes étaient interrogées vendredi depuis plus de 72 heures dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à Levallois (Hauts-de-Seine) : il s’agit de quatre hommes et cinq femmes âgés de 22 à 34 ans.
Toutes avaient été interpellées dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 16 avril contre les agissements et intentions prêtés à un groupuscule de la mouvance anarcho-autonome, et non dans celui de l’enquête de flagrance ouverte sur les dégradations dont a été victime la SNCF.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74403


Michèle Alliot-Marie et Guillaume Pepy, directeur de la SNCF

Commentaires :
"Vu qu’ils ont déjà été condamnés par les journaux et la télé, on s’étonne même qu’il y ait un procès..."
"sections spéciales pétainistes de 40-44 !"
"En dépit du travail des policiers avant et après l’interpellation des neuf personnes, il n’y a aucune preuve matérielle les impliquant dans les sabotages des lignes de chemin de fer. Cependant on a trouvé un procureur de la république pour les inculper, ce soir, d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et les écrouer."

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74403



Création d’un Comité de soutien aux interpellés de Tarnac
Les habitant de Tarnac soutiennent les arrété-es

A l’initiative de l’ancien maire de Tarnac et du maire d’une commune voisine La Villedieu, un Comité de soutien vient d’être créé pour les interpellés de Tarnac.
Un comité de soutien aux cinq jeunes corréziens interpellés dans l’enquête sur les "sabotages" contre le réseau SNCF a été officiellement créé vendredi soir à Tarnac, le village dans lequel ils vivaient.
Thierry Letellier, maire de la commune voisine de La Villedieu dénonce la manière inacceptable dont les cinq personnes ont été interpellées, estimant que c’est "une affaire qui tombe à pic politiquement".
source :
http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/tulle/terroristes_n_importe_quoi_@CARGNjFdJSsEEhwFBxQ-.html
http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/tarnac-refuse-d-y-croire-13-11-2008-308420.php

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74419
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74396


Commentaire :
"Heureusement que aucun réseau échelon ne surveille Internet ... Personne n’oserait écrire sur un site comme celui ci autrement, sans craindre d’être arrêté le lendemain à l’aube..."
Vu le chemin que ça prend ça devrait pas tarder.
Faudrait se réveiller les gars. Y déja 25000 mecs dont la plupart ne savent même pas ce qu’on leur reproche dans les prisons clandestines de G.W. Bush, et bientôt d’Obama.
Et le nain ne pense qu’à l’imiter.
Y a des moments où faire de la politique ça consiste d’abord à alerter les gens sur les saloperies qui arrivent. Avant même de calculer le CAC 40 électoral. Ou de supputer le degré de moralité des en....és en puissance.
Au moins ça, pour pouvoir un jour se regarder dans une glace si on n’y est pas restés avec les autres.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74396
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Orwelle



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MessageSujet: Et c'est le Figaro qui le dit !   Dim 16 Nov - 21:35


Photo lesmurspeintsmurmurent.typepad.fr

Sabotage : «Sans coupables,
la police en fabrique»


INTERVIEW - Sébastien Schifres est doctorant en science politique et militant du mouvement des «autonomes», classé à l'ultra-gauche, auquel sont soupçonnées d'appartenir les dix personnes gardées à vue en lien avec les sabotages de caténaires à la SNCF. Il dénonce des arrestations sans «aucun élément matériel».

Connaissez-vous certains des interpellés ?


Pour le moment, la seule personne dont l'identité a été rendu publique c'est Julien Coupat (ancien de l'École des hautes études en sciences sociales et fondateur de la revue Tiqqun, ndlr). C'est un ami à moi qui a souvent été à mes côtés dans le mouvement étudiant. Je suis scandalisé des accusations que la police ose porter contre lui. Aujourd'hui, un intellectuel est en garde à vue pour ses idées. Il n'y a aucun élément matériel pour appuyer la thèse de la police. Et évidemment, quand la police ne trouve pas de coupables, elle les fabrique. En Julien Coupat elle a donc trouvé un faux coupable sous prétexte qu'il a écrit dans une revue révolutionnaire. Michèle Alliot-Marie prétend défendre la démocratie, mais le capitalisme n'a jamais été un régime démocratique.

Vous faites partie du mouvement des «autonomes», qu'est-ce que c'est ?

Il y a aujourd'hui en France des gens qui pensent que Mai 68 ce n'est pas fini et que ce n'est pas en votant pour Olivier Besancenot que l'on fera la révolution. Le mouvement autonome est une tendance du mouvement libertaire qui est apparu en France à la fin des années 70. A la différence des anarcho-syndicalistes qui considèrent que la lutte contre le capitalisme doit s'organiser dans les syndicats, les autonomes préfèrent s'organiser dans des collectifs informels, sans existence légale.

Vous avez vous-même participé à des actions, notamment l'occupation de l'EHESS en 2006. La violence est-elle inhérente au mouvement?

Les autonomes ne sont pas nécessairement violents. Généralement, la violence vient plutôt de la police comme on l'a vu à Gênes avec la mort de Carlo Giuliani, ce manifestant tué par balle par la police italienne. La plupart des actions des autonomes sont aujourd'hui des actions non-violentes du type manifestation, occupation, ou piquets de grève.

Pourquoi ne pas faire de la politique dans des mouvements légaux ?

Le fait de s'organiser en dehors des structures légales est une question de cohérence révolutionnaire : c'est l'idée que la révolution ne peut se faire à l'intérieur d'un cadre légal. Si un révolutionnaire authentique était élu Président de la république, en admettant qu'il veuille sincèrement mettre fin au système capitaliste, je pense qu'il serait renversé par un coup d'Etat militaire.

Etes-vous hostiles à la démocratie parlementaire ?

Les lois ne sont pas faites pour défendre l'intérêt général. Elles sont faites pour défendre les intérêts de la bourgeoisie. Comme ces lois ne peuvent être changées par un processus légal, on ne peut les changer que par un rapport de forces. Or, ce rapport de forces est nécessairement illégal. Il n'existe pas dans l'histoire d'exemple de révolution qui se soit faite en respectant un processus légal. Pour ces raisons, le mouvement autonome est contre la démocratie représentative car il la considère comme une dictature. De mon point de vue, la seule véritable démocratie c'est celle que pratique le mouvement social : c'est la démocratie directe des assemblées générales.

Historiquement, le mouvement autonome est l'expression de cette démocratie directe née en Italie dans les assemblées ouvrières. Pour ma part, c'est cet engagement pour la démocratie directe qui fonde ma participation au mouvement autonome, dans une perspective autogestionnaire à la fois communiste et libertaire.

Vous avez rédigé une thèse sur le mouvement autonome en France de 1976 à 1984. Le mouvement autonome actuel a-t-il des similitudes avec celui des années 1970 ?

D'une certaine manière, à travers le mouvement des squats et le mouvement étudiant, le mouvement autonome d'aujourd'hui est à mon avis assez similaire à celui des années 70. Cependant, il faut reconnaître que depuis les années 90 les autonomes ont abandonné le recours à la violence militaire. Les hold-up, les attentats à l'explosif, la violence systématique, tout ça c'est terminé ! C'est une question de génération. Entre-temps, la société française a été largement pacifiée. En particulier, on a aboli la peine de mort et le service militaire. Le contexte international a également profondément changé. Les années 70 c'était encore la guerre froide, l'époque de la RDA. La Grèce, l'Espagne, et le Portugal étaient encore des Etats fascistes. L'un des premiers groupes autonomes, le MIL (Mouvement Ibérique de Libération), avait d'ailleurs été fondé par Jean-Marc Rouillan pour lutter contre le régime de Franco en Espagne. Donc le contexte a profondément changé.

Le mouvement a-t-il jamais cessé d'exister ? Pourquoi refait-il parler de lui aujourd'hui ?

Le mouvement autonome n'a jamais disparu même s'il a eu tendance à s'effondrer dans les périodes de repli du mouvement social, lorsque la gauche était au pouvoir. Depuis cinq ans, il y a donc une résurgence du mouvement autonome qui correspond au retour de la droite au gouvernement et à la reprise de l'agitation sociale. Mais si on en reparle aujourd'hui, c'est surtout parce que le ministère de l'Intérieur a décidé d'en faire une campagne médiatique pour se faire valoir.

Propos recueillis par Aziz Zemouri
www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/11/13/01016-20081113ARTFIG00521-sabotage-sans-coupables-la-police-en-fabrique-.php

Sarkoland : comme un parfum d'Etat policier
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/03/30/4463186.html

État policier
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_policier
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mar 18 Nov - 4:07



DEMOCRATURE

En réalité, l’antiterrorisme n’a rien à voir avec le "terrorisme". Il s’agit d’une technique de gouvernement visant à éliminer par la force les cellules rebelles de l’organisme social. C’est pourquoi nous devons soutenir les subversifs récemment arrêtés : au moment où l’on s’attend à des troubles graves, leur incarcération préventive est une pure manœuvre d’intimidation menée par la police politique. Ne la laissons pas sans réponse.

Eric Hazan, éditeur, directeur de la maison d’édition La Fabrique.
www.lafabrique.fr/

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74529
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mer 19 Nov - 3:39



Fabrication d’épouvantails, mode d’emploi

Par DANIEL SCHNEIDERMANN

Stupeur et consternation ! Les terroristes «d’ultragauche» accusés par la ministre de l’Intérieur d’avoir saboté des caténaires de TGV, vivaient paisiblement à Tarnac, petit village de Corrèze. Ils y tenaient même l’épicerie-bar. Les habitants du village expriment tout le bien qu’ils pensaient de leurs commerçants uniques. Qu’à cela ne tienne. Les journaux télévisés unanimes brodent sur la clandestinité du groupe, «qui avait balancé ordinateurs et téléphones portables». Une épicerie, peut-être, mais «une épicerie tapie dans l’ombre», précisa fort sérieusement un journaliste de France 2.

Le journalisme policier est un art difficile. Il ne s’agit pas seulement de recueillir les confidences des enquêteurs, et de tenter tant bien que mal de séparer infos et intox. Il faut encore leur donner la forme d’un roman conforme à ce qu’attendent, selon les cas, les lecteurs, la hiérarchie du journal, ou le ministère. D’où la fabrication ultrarapide «d’épicerie tapie dans l’ombre», d’un «commando» composé d’un «cerveau» et de «lieutenants» réfugiés dans un «QG» ou de «nihilistes potentiellement très violents». (...)

Dans ce concours de fabrication d’épouvantails, notre confrère du Figaro, Christophe Cornevin, se classe hors catégorie. Les ultraépiciers de Tarnac, aux yeux du Figaro, étaient «en totale rupture de ban avec la société», «embarqués dans un mode de vie altermondialiste, vivotant pour certains du négoce de produits agricoles, fuyant le regard des rares riverains qui les entouraient, ces apprentis terroristes de la gauche ultra présentaient un profil bien particulier. Agés de 25 à 35 ans pour le plus âgé, ces nihilistes considérés comme «potentiellement très violents» étaient articulés autour d’un petit «noyau dur» d’activistes déjà fichés pour divers actes de violences et de dégradation. A priori, aucun d’entre eux ne travaillait. «Cela ne correspondait pas à leur philosophie», lâche un enquêteur. (...)

www.liberation.fr/medias/0101266655-fabrication-d-epouvantails-mode-d-emploi

ultra gauche c'est quoi ??

Commentaire

Nous aussi, nous avons manifesté dans notre vie,
Nous avons même manifesté contre la guerre et pour la paix dans le monde,
Certains d’entre nous ont même manifesté à l’étranger, et certains aux Etats-Unis,

Nous aussi, nous habitons ou aimerions habiter un village de 300 habitants,
Nous avons même imaginé vivre et habiter à la campagne et devenir épiciers,
Certains d’entre nous aimeraient reprendre une vieille ferme et planter des carottes,

Nous aussi avons des ordinateurs portables et des connexions Internets,
Nous avons même créé des blogs politiques et associatifs,
Certains d’entre nous connaissent même des sites libertaires ou anarchistes,

Nous aussi, nous possédons une carte des chemins de fer et destinations de la SNCF,
Nous avons, pour les plus jeunes, une carte 12-25 ans pour voyager moins cher,
Certains d’entre nous ont même été importunés par les voies ferrés dans leur promenade du dimanche,

Nous aussi, nous avons des livres à la maison,
Nous avons même des livres politiques qui expliquent comment renverser le système capitaliste,
Certains d’entre nous ont même écrit des livres subversifs expliquant comment organiser une action militante

Nous aussi, nous aimons la nature,
Nous avons même toutes et tous pensé faire de l’escalade pour profiter des paysages de montagne,
Certains d’entre nous ont même, dangereux qu’ils sont, des mousquetons et un casque d’escalade,

Nous aussi, nous sommes allés à l’école,
Nous avons même essayé de faire des études, voire beaucoup d’études,
Certains d’entre nous ont même obtenus leur diplôme BAC+5.
Nous sommes toutes et tous des terroristes de l’ultra-gauche : Arrêtez-nous !

Ecrit par : odg | 16 novembre 2008
http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/11/ultra-gauche-c-est-quoi.html

ultra-gauche, le blog d'olympe deux gouges cyclops
http://ultragauche.wordpress.com/
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Jeu 20 Nov - 6:10



Affaire des saboteurs d’ultra-gauche
Un renvoi d’ascenseur entre Washington et Paris

« le dossier est vide ». Et il est vrai que, pour placer les fameux étriers métalliques sur les caténaires des TGV à Pépy, il fallait emmancher l’étrier en question dans une perche d’au moins cinq mètres et que rien de semblable retrouvé par les enquêteurs. Par ailleurs, pour fabriquer le fameux piège, outre un savoir faire en métallurgie, il fallait une forge ou un chalumeau ainsi que du fer à béton et une disqueuse. Là encore, c’est le bide.

Selon un avocat appelé à défendre l’un des membres de la bande à Coupat : « l’accusation est nue. Rien ne démontre la culpabilité de mon client ni celle de ses amis dans cette histoire de TGV. Ces mises en examen ne sont rien de plus que la sanction du délit d’opinion, et du droit à manifester. Une forme de Patriot Act à la française »

Julien Coupat, présenté par le procureur Jean-Claude Marin et une partie de la presse, comme « le cerveau de la cellule invisible », est une cible du FBI.

Comme les flics de ce service « mythique » ont beaucoup œuvré pour collecter un maximum d’éléments sur Hassan Diab, un Palestinien qui a longtemps vécu aux Etats-Unis, il y a dans l’arrestation de Coupat et consort un synchronisme magique : on vous aide sur Coupat, aidez-nous sur Diab. Il s’agit de recueillir des traces, ADN, empreintes, adresses, écrits, relevés téléphoniques, listes des amis du palestinien aujourd’hui prof de socio lors de son séjour aux USA. Outre une éventuelle embuscade tendue à nos fiers TGV, les anars sont aussi victimes d’un renvoi d’ascenseur qui marche de mieux en mieux entre Washington et Paris.

Mais que fait donc Julien Coupat, diplômé de l’ESSEC, 34 ans dans un dossier du FBI ? Lui qui, après avoir renoncé à l’immense bonheur d’une vie bourgeoise vit discrètement entre une ferme en Corrèze et un appartement à Paris ? Si l’histoire de l’intello relève d’un épisode de New York Police Blues, c’est parce que le camarade Coupat, outre la Corrèze, aime voyager. Ainsi, avec sa fiancée Yldune, il a, à la fin 2007, effectué un voyage un aux Etats-Unis. Mais, incorrigible, Coupat a choisit de fréquenter des anars, ces ennemis de l’ordre qui existent encore au paradis de Bush. (...)

www.bakchich.info/article5835.html
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Lun 24 Nov - 2:36



Pétition d'Éric Hazan et La Fabrique pour les neuf prétendus «terroristes» du Comité Invisible.

Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. (...)

La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L’inculpation pour «association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste» est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce «en vue de» sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi — et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception. (...)

Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations — dernièrement, celle de Vichy, où s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain. (...)

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’antiterrorisme permette n’importe quand d’inculper n’importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont-elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.

Arrow Il est possible de signer cette pétition en renvoyant ses nom et qualité (profession ou absence de profession, statut ou absence de statut) à cette adresse : lafabrique @ lafabrique.fr

www.lafabrique.fr/
http://juralibertaire.over-blog.com/article-25065633.html


Le Figaro : "Les images exclusives de la caténaire de la peur" rabbit
www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/11/10/01006-20081110DIAWWW00547-le-catenaire-de-la-peur.php
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mar 25 Nov - 3:47


SNCF : itinéraires croisés des mis en examen

D’un café parisien à la Corrèze, comment les jeunes de Tarnac ont rêvé d’une autre société.

Mercredi 12 novembre, lendemain des interpellations dans l’affaire des sabotages de caténaires de la SNCF. Dix personnes sont en garde à vue dans le cadre d’une procédure antiterroriste. Le téléphone sonne à la rédaction de Libération. «Julien, ce n’est pas un illuminé, ce n’est pas un dingue», dit l’homme au bout du fil qui veut rester anonyme. Julien, 34 ans, ce serait, selon le ministère de l’Intérieur, la tête pensante d’une organisation terroriste d’«ultra gauche». Une accusation qui sidère son père : «C’est un gag. Julien n’est pas un chef, ça n’a jamais été un chef.» Pourtant, avec huit autres, il est mis en examen. Il risque 20 ans de prison.

Archéologie. Quatre de ses compagnons ont été relâchés sous contrôle judiciaire : Aria. (26 ans, ex-actrice d’une sitcom suisse), Mathieu. (27 ans, ancien étudiant de l’EHESS), Elsa. (22 ans, en master d’anglais) et Bertrand (23 ans, étudiant en socio). Elsa et Bertrand ont pu rentrer à Rouen. Ils y vivent dans des sortes de colocations où on met les économies en commun. Ils aiment le débat d’idées et participent à des manifs, mais ne savent pas forcément trop où ils se situent. Ils ont rencontré ponctuellement Julien. Cinq autres, dont Julien, n’ont pas eu la chance de retrouver leur lit. Ils ont été placés en détention provisoire. Julien, Yldune. (25 ans, étudiante en archéologie), Gabrielle. (29 ans, étudiante infirmière), Manon. (25 ans, musicienne, premier prix de clarinette du conservatoire) et Benjamin. (30 ans, ancien étudiant à Sciences Po Rennes, président un temps de la fédé des jeunes Verts européens) sont suspectés de «dégradation en réunion sur des lignes ferroviaires dans une perspective d’action terroriste». Parmi eux, des jeunes parents dont Gabrielle qui a également des soucis de santé.

Au téléphone, notre interlocuteur reprend : «J’ai connu Julien lorsqu’il était rédacteur de Tiqqun. Cette revue était une réflexion post-situationniste, post-adornienne, de facture étonnante.» A cette époque (fin des années 90), Julien vient d’abandonner son DEA à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), au département d’histoire et civilisation. Le jeune homme, brillant, a déjà un diplôme de l’Essec en poche. C’est un fou de lecture. Olivier Pascault. étudiant à l’époque à l’EHESS se souvient : «Il pouvait oublier de manger ou de dormir pour lire.»

Jeux d’échecs. Grâce au philosophe Giorgio Agamben, qui l’aide à trouver un imprimeur en Italie, deux numéros de Tiqqun sortent. A l’époque, les sympathisants de la revue se retrouvent au café le Vouvray, rue Saint-Ambroise, à Paris. Un lieu de débat, de projections. Mais le jeune homme «étouffe» à Paris. En 2003, il cherche une ferme. Il la trouve à Tarnac, au lieu-dit de la ferme du Goutailloux. La ferme est payée grâce à un pot commun. Une petite communauté s’installe. Benjamin, censé être le numéro 2 de la bande selon les enquêteurs, s’occupe de l’épicerie. Un travail «très dur», selon son père, qui lui prend tout son temps. Les jeunes de la ferme s’insèrent : ils organisent des repas gastronomiques, des tournois d’échecs, ravitaillent les anciens.

Sibérie. L’été une cinquantaine de personnes vivent à Tarnac. Certains ont des talents de mécano, d’autres de charpentier ou de maçon. Les gens passent. Gabrielle est partie l’été dernier en coopération dans le Nord de la Sibérie, un autre allait souvent voir son frère au Brésil, selon Jean Plazanet, l’ancien maire de Tarnac (PCF).

Ils militent pour les droits des sans-papiers, contre la guerre en Irak… Certains manifestent. C’est ainsi qu’ils se font repérer par les services de renseignement (...). Ainsi, Julien a été signalé aux Etats-Unis, en Grèce ou à Vichy. Pour son condisciple de l’EHESS, Olivier Pascault, «Tarnac, c’est tout simplement la mise en pratique» des idées du groupe : «vivre au plus près de la nature, fonder eux-mêmes leurs activités, échapper à la société spectaculaire marchande.»

Thierry Letellier, membre du comité de soutien connaît bien la communauté : «Sur le plateau de Millevaches, on veut créer une autre société. Ici, on se pose des questions sur comment mieux vivre au quotidien : mieux manger, se vêtir, se loger, se cultiver, faire en sorte que nos voisins soient plus heureux à côté de nous.»

En mars 2007 sort aux éditions La Fabrique l’Insurrection qui vient. Signé d’un mystérieux «comité invisible», les enquêteurs l’attribue entre autres à Julien Coupat. Pour eux, ce serait un bréviaire qui prône le bloquage des lignes de TGV.C’est parfois radical, mais pour Olivier Pascault, il ne faut pas tout confondre : «Ce ne sont pas des Mesrine politisés !»

GAËL COGNÉ et ANNICK FAUROT
www.liberation.fr/societe/0101268280-sncf-itineraires-croises-des-mis-en-examen

Arrow http://toulouse.indymedia.org/spip.php?article31970
www.betapolitique.fr/Julien-Coupat-n-est-pas-un-17398.html?debut_pardate=9250
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Jeu 27 Nov - 20:37


Photographie Natacha QS

Non à l'ordre nouveau

Une opération récente, largement médiatisée, a permis d'arrêter et d'inculper neuf personnes, en mettant en oeuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l'inconsistance de l'accusation de sabotage des caténaires, l'affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, "le but de leur entreprise est bien d'atteindre les institutions de l'Etat, et de parvenir par la violence - je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise - à troubler l'ordre politique, économique et social".

La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n'existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L'inculpation pour "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste" est plus que vague : qu'est-ce au juste qu'une association, et comment faut-il entendre ce "en vue de" sinon comme une criminalisation de l'intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu'il peut s'appliquer à pratiquement n'importe quoi - et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d'exception.

Les personnes inculpées n'ont pas été choisies au hasard, mais parce qu'elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations - dernièrement, celle de Vichy, où s'est tenu le peu honorable sommet européen sur l'immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain.

On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s'est organisé dès leur arrestation. Ce qu'ils cherchaient, ce n'est ni l'anonymat ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole.

Finalement, l'absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

LIBÉRATION IMMÉDIATE

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu'à quel point allons-nous accepter que l'antiterrorisme permette n'importe quand d'inculper n'importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d'expression ? Les lois d'exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont-elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c'est à nous de la donner, et d'abord en demandant l'arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l'exemple.

--------------------------------------------------------------------------------

Giorgio Agamben, philosophe ;
Alain Badiou, philosophe ;
Jean-Christophe Bailly, écrivain ;
Anne-Sophie Barthez, professeur de droit ;
Miguel Benasayag, écrivain ;
Daniel Bensaïd ;
Luc Boltanski, sociologue ;
Judith Butler ;
Pascale Casanova, critique littéraire ;
François Cusset ;
Christine Delphy ;
Isabelle Garo ;
François Gèze, éd. La Découverte ;
Jean-Marie Gleize, professeur de littérature ;
Eric Hazan, éd. La Fabrique ;
Rémy Hernu, professeur de droit ;
Hugues Jallon ;
Stathis Kouvelakis ;
Nicolas Klotz, réalisateur ;
Frédéric Lordon, économiste ;
Jean-Luc Nancy ;
Bernard Noël, poète ;
Dominique Noguez, écrivain ;
Yves Pagès, éd. Verticales ;
Karine Parrot ;
Jacques Rancière ;
Jean-Jacques Rosat ;
Carlo Santulli ;
Rémy Toulouse, éd. Les Prairies ordinaires ;
Enzo Traverso, historien ;
Jérôme Vidal, éd. Amsterdam ;
Slavoj Zizek, philosophe.

La liste complète des signataires peut être consultée sur www.soutien11novembre.org . Les signatures de soutien sont collectées sur le même site.
www.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/27/non-a-l-ordre-nouveau_1123915_3232.html

Vers une criminalisation du citoyen ordinaire
www.syti.net/Criminalisation.html
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mer 3 Déc - 3:31


Trois suspects remis en liberté dans le dossier SNCF

Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a ordonné mardi la remise en liberté de trois des cinq suspects écroués depuis le 15 novembre dans l'enquête sur un sabotage des lignes de TGV de la SNCF.

En revanche, la chambre de l'instruction a refusé la libération des deux autres personnes en détention, le chef présumé du groupe, Julien Coupat, et sa compagne Yildune.

Les trois personnes libérées, deux jeunes femmes et un jeune homme, devaient sortir de prison dans la soirée, ont dit leurs avocats. Elles ont interdiction de quitter le territoire et de communiquer entre elles. Le parquet général avait requis vendredi dernier le maintien en détention des cinq suspects.

De brèves échauffourées ont eu lieu, après la décision, entre les gendarmes et les proches des suspects qui scandaient "Libérez les prisonniers !" devant la cour.

Me Irène Terrel, avocate de Julien Coupat, a estimé que la décision constituait un premier pas positif. "C'est quand même un désaveu assez radical de toute cette procédure. Bien évidemment, vous imaginez que si ces personnes avaient été celles qu'on a désignées au départ dans les médias, on n'aurait pas trois remises en liberté", a-t-elle dit aux journalistes.

"La justice, sereinement, prend peut-être un peu de temps pour aller jusqu'au bout de cette logique de liberté mais j'ai tout à fait bon espoir", a-t-elle ajouté, se réjouissant "pour ceux qui sortent aujourd'hui, (qui) ont été traités de terroristes et salis dans toute une série de médias". (...)

http://fr.news.yahoo.com/4/20081202/tts-france-justice-sncf-ca02f96.html

Sarkozy voit des fous dangereux partout
www.liberation.fr/societe/0101284411-sarkozy-voit-des-fous-dangereux-partout
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mar 23 Déc - 21:40



Julien Coupat et Yldune Levy vont passer les fêtes en prison

Julien Coupat est maintenu en détention

Le jeune homme est incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur les sabotages des lignes SNCF.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris s'est prononcée aujourd'hui pour le maintien en détention de Julien Coupat, incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes SNCF.

La présidente Brigitte Bliecq a maintenu dans son arrêt les effets du référé-détention pris vendredi par le parquet de Paris pour bloquer la remise en liberté de Julien Coupat, estimant que la mise en œuvre de cette procédure d'urgence pouvait se justifier dans ce dossier.

Cette remise en liberté avait été ordonnée par un juge des libertés et de la détention (JLD) à la suite d'une demande déposée par l'avocate du mis en examen, Me Irène Terrel, à l'issue d'un interrogatoire devant le juge d'instruction chargé de l'enquête le 12 décembre.

Hier, Yldune Levy, également incarcérée dans cette affaire, a vu sa demande de remise en liberté rejetée, au motif qu'elle n'a pas encore été entendue par le juge d'instruction chargé du dossier.

www.liberation.fr/societe/0101307478-julien-coupat-est-maintenu-en-detention

De faux terroristes avaient déjà été arrêtés en juillet 2005
Sarko-show antiterroriste et manipulation de journalistes ont fait deux victimes dans le Nord

Deux habitants de Wervicq-Sud (près de Lille), un père et son fils, ont été soupçonnés à tort d’être liés aux attentats de Madrid de mars 2004. Arrêtés le 26 juillet 2005 comme de dangereux terroristes, ils ont été relâchés trois jours après, sans que rien ne soit retenu contre eux.

L’arrestation a eu lieu sous les objectifs d’une caméra de France 2 et d’un photographe de l’AFP.

Sarkozy (maudit soit son nom) alors ministre de l’Intérieur préparait une série de mesures pour lutter contre le terrorisme.

Dans les jours qui suivent, dans les différents sujets consacrés à l’affaire, il devient de plus en plus probable que la DST et le juge Bruguière ont commis une grossière erreur de casting en arrêtant les deux habitants de Wervicq-Sud.

Dans son édition de samedi 30 juillet, Libération, où le ton de parole est visiblement plus libre qu’en PQR, rapportera avec plus de détails les méthodes assez dures (intimidations, insultes, claques...) qu’auraient employées les policiers face aux deux hommes.

P.S. (18 août 2005). Au cours d’une conférence de presse organisée le 11 août, l’avocat Franck Berton et ses deux clients de Wervicq-Sud ont déclaré qu’ils portaient une double plainte, avec constitution de partie civile, contre le directeur de la DST et contre X, pour violation du secret professionnel et violation du secret de l’instruction. L’avocat a par ailleurs réaffirmé qu’il attendait toujours des excuses de la part de Nicolas Sarkozy [maudit soit son nom] envers ses clients.

www.acrimed.org/article2112.html

Un apprenti terroriste lâché par les services secrets

Kamel Bouchentouf, 35 ans, chauffeur routier originaire de Nancy, comparaissait le 18 décembre 2008 devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes.

Né en France, d'origine algérienne, ayant étudié en Algérie, ex-militaire français, doué en informatique, Bouchentouf est repéré en 2001 par les services de sécurité français qui lui demandent alors d'effectuer des voyages dans le monde arabe pour entrer en contact des groupes jihadistes.

La facture détaillée de ses communications montre, pour la période allant du 29 juin 2006 au 30 avril 2007, l'existence de 26 coups de fils échangés avec deux lignes fixes des services locaux de la DST. Mais de cela, apparemment, la présidente a moins envie de parler.

Lors de l'instruction, ses avocats ont réclamé une confrontation entre Bouchentouf et ses contacts de la DST. Au lieu d'ordonner cette rencontre, qui semblait indispensable au vu du dossier, le juge d'instruction Philippe Coirre a demandé la permission aux services secrets. Qui ont refusé. Rolling Eyes

"Trois des agents qui m'ont recruté intervenaient également dans mon enquête", enchaîne Kamel Bouchentouf, attirant ainsi l'attention sur ce qui semble une aberration. En vertu de la double casquette de la DST, à la fois police judiciaire et service de renseignement, ses agents peuvent mener des enquêtes accusatoires pour le compte du parquet sur les mêmes individus qu'ils ont auparavant recrutés.

Le procureur a requis huit ans avec deux tiers de sûreté.

http://libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2008/12/le-procs-dun-ap.html

Exclusif : la preuve de l’implication de l’ultra-gauche dans la tentative d’attentat du Printemps ! (C’est encore Julien Coupat…)
www.article11.info/spip/spip.php?article235
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Sam 27 Déc - 17:53

Terrorisme d'Etat, marketing de la peur



Liberté pour Julien et Yldune
Incarcérés sans aucune preuve

Vous qui avez passé Noël parmi vos proches et vous apprêtez à fêter le nouvel an, ayez une pensée pour ces deux victimes de l’acharnement d’État, qui s’applique à fabriquer l’épouvantail de "l’ultra-gauche anarcho-autonome".

"C’est clair, on veut casser mon fils ainsi que sa compagne Ylunde, il y a une volonté de les humilier", accuse Gérard Coupat, qui "a exprimé tout à la fois sa "consternation", sa "colère" et "sa grande peine" devant les "humiliations infligées" à son fils, notamment lors des fouilles à corps, "nu devant des policiers hilares", résume L’Obs.com.

Au chapitre du traitement inommable infligé aux deux mis en examen, appelons à la barre Le Canard enchaîné, qui expose les conditions de détention d’Yldune Levy à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis : la nuit, toutes les deux heures, la lumière s’allume dans sa cellule pour officiellement « la protéger d’elle-même » mais il s’agit selon l’hebdomadaire, qui cite les juges, d’« attendrir la viande » de cette « dangereuse terroriste ». Il s’agit du mode de surveillance des « détenus particulièrement surveillés », reporte Wikipédia.

Le leader présumé de la fantômatique "Cellule invisible" et sa compagne sont accusés d’avoir saboté des caténaires, hypothèse farfelue selon son père, comme il l’explique dans une interview accordée à L'Humanité : "C’est grâce à des syndicalistes que j’ai pu rencontrer des techniciens qui m’ont expliqué combien il est farfelu d’imaginer que Julien et Yldune puissent arriver à arrimer des fers à béton sur une caténaire. C’est une manipulation qui ne peut être faite que par des gens très bien entraînés et en aucun cas à deux personnes. Sans parler des problèmes d’électricité résiduelle dans des câbles où circule du 25 000 volts. D’où l’hypothèse que la police n’a jamais retenue - parce qu’elle contrecarre ses plans : celle, connue depuis le début, des écologistes allemands qui utilisent cette technique depuis vingt ans. (Une revendication venant d’Allemagne existe en effet, Nda) Autre hypothèse : tout cela n’est qu’une barbouzerie de plus. Cela ne me surprendrait guère car je ne vois pas d’où peuvent sortir les gilets pare-balles qui ont été retrouvés à la ferme de Tarnac. Une ferme qui, soit dit en passant, doit être la seule de Corrèze où il n’y a jamais eu d’armes à feu ! Heureusement que la personne à qui on a voulu faire signer les scellés a refusé de le faire."

Et quand bien même Julien et Yldune seraient coupables, la qualification d’entreprise terroriste est scandaleuse pour ce qui n’est qu’un acte de malveillance n’ayant jamais mis en danger la vie de quiconque. Alors comment interpréter l’attitude de la ministre de l’Intérieur et du procureur ?

Là encore, Gérard Coupat parle d’or : "Depuis le 11 septembre 2001, on a affaire au marketing de la peur, analyse-t-il, toujours dans l’Humanité. C’est un mode de gestion politique. Et si, autour de la jeunesse de banlieue, a été dressé une sorte de « cordon sanitaire », là, à travers les jeunes de Tarnac, le pouvoir vise essentiellement les jeunes politisés issus de la classe moyenne, celle qui est en train de s’en prendre plein la gueule en ce moment. La classe politique sait qu’en janvier et en février, ça va péter. Parce qu’on ne peut pas accepter 150 000 chômeurs en plus et, dans le même temps, des milliards pour sauver les banques, ni des suppressions de postes dans l’éducation nationale alors que cela fait deux générations que l’école est en panne. Il va donc y avoir des manifestations dans lesquelles on trouve cette jeunesse issue des classes moyennes, qui commence à remuer parce que, ayant fait quelques études, elle sait qu’on est en train de l’envoyer dans le mur, qu’on est en train de mettre en place une société inacceptable pour elle. Comme le pouvoir ne veut surtout pas que cette jeunesse puisse être l’élément déclencheur d’une révolte, il la met en taule." (...)

Olivier Bonnet
www.plumedepresse.com/spip.php?article1040

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76605


Comité de soutien aux inculpés
www.soutien11novembre.org/

Plus que le soutien aux neufs mis en examen, le comité de Paris vise à tout faire pour que la machine antiterroriste – qui s'était mise en marche bien avant ce jour-là – ne puisse pas continuer son travail d'écrasement dans l'assentiment général. Cela passe par l'attaque du montage politique et médiatique visant la création d'un nouvel ennemi de l'intérieur : la «mouvance anarcho-autonome».

Le comité affirme son soutien aux 6 personnes prises depuis, janvier 2008 dans le tourbillon judiciaire qui accompagne cette fabrication – tous sont mis en examen dans le cadre d'une instruction antiterroriste : Ivan et Bruno pour avoir transporté des fumigènes artisanaux, Isa et Farid pour avoir convoyé du chlorate et des plans d'établissement pénitentiaire ; Juan, Isa et Damien sont aussi soupçonnés d'une tentative d'incendie d'un véhicule de police, et sont pour cela incarcérés depuis plusieurs mois sous le coup des assises antiterroristes.

www.soutien11novembre.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=20&Itemid=33
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Jeu 16 Avr - 15:59



Coupat : la fabrique d’un présumé coupable

C’est la chronique d’un nouveau fiasco judiciaire. D’une enquête qu’on disait «fulgurante» et qui ne cesse de perdre pied.

Dernier suspect écroué dans l’affaire des sabotages des lignes de TGV, Julien Coupat, 34 ans, mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» est maintenu en détention après le rejet de trois demandes de remise en liberté, dont la dernière fin mars. Il termine son sixième mois de détention.

«Sa détention provisoire se prolonge en dehors des règles de droit, s’indigne Me Irène Terrel, son avocate. Il n’a pas de casier judiciaire, les faits qui lui sont reprochés sont des dégradations qui n’ont rien à voir avec du terrorisme. Non seulement aucun élément matériel n’a été retrouvé, pas de trace d’ADN, ni d’empreinte, mais les faits sont revendiqués par d’autres, en Allemagne !» Un collectif antinucléaire d’outre-Rhin a, en effet, revendiqué les actions de sabotage et ce dès le 10 novembre.

Le manque de preuves et la volonté de maintenir l’accusation de terrorisme provoquent lentement la dérive du dossier. Dernier exemple en date : le juge d’instruction a consacré ses derniers interrogatoires à l’analyse de L’insurrection qui vient, un petit livre publié sous la signature du Comité invisible en 2007, et dont Julien Coupat est soupçonné d’être l’auteur.

Jeudi dernier, Eric Hazan, l’éditeur à «la Fabrique» de L’insurrection qui vient a été interrogé durant trois heures par les policiers de la sous-direction de l’antiterrorisme (Sdat). [...]

les policiers ont aussi consigné les réponses d’Eric Hazan interviewé sur RMC sur le livre. «On l’a qualifié de bréviaire anarchiste… de manuel de terrorisme… En fait, c’est un livre de critique sociale et de philosophie, a expliqué l’éditeur. [...] »

Les policiers ont aussi réalisé la retranscription de Salut les terriens, l’émission de Thierry Ardisson, qui avait interviewé Gérard Coupat, le père de Julien. «Cela montre le vide du dossier et le manque de sérieux de cette instruction», s’insurge Eric Hazan.

Le Comité invisible, présenté dans le livre comme un «collectif imaginaire», est devenu l’appellation policière du groupe. Le procureur Jean-Claude Marin l’a transformé en «cellule invisible» lors de sa conférence de presse, en novembre. «Nous avons retrouvé des écrits qui légitiment les attaques contre l’Etat», avait dit la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, en décembre. Dans la foulée, le juge Fragnoli a estimé que le livre pourrait être «le support idéologique justifiant les actes de sabotages». «C’est un ouvrage public, légal, qu’on trouve à la Fnac, qui n’a jamais fait l’objet d’aucune poursuite», s’insurge Irène Terrel.
www.liberation.fr/societe/0101562266-la-fabrique-d-un-presume-coupable

L'enquête «sept mois de traque d'une cellule invisible», dans Libération en kiosque ou en version pdf :
http://liberation.newspaperdirect.com/epaper/viewer.aspx



Affaire Coupat : un éditeur entendu par l'antiterrorisme
Me Antoine Comte : « Du jamais vu depuis la guerre d'Algérie »
www.rue89.com/2009/04/09/affaire-coupat-un-editeur-entendu-par-lantiterrorisme
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mar 12 Mai - 15:38



Coupat, l'ultragauche et la politisation du renseignement
Comment la menace terroriste a été créée de toutes pièces pour répondre aux impératifs politiques d'Alliot-Marie et des ex-RG.


Il y a deux écoles :

Ecole Kennan. Le renseignement doit être totalement séparé du politique. Les services choisissent eux-mêmes ce qui doit être surveillé et
sont donc plus performant mais le politique les écoutera beaucoup moins.
Ecole Gates. Assumer à fond la politisation du renseignement : beaucoup plus de confiance, mais les services sont obligés de donner parfois
corps aux paranos des politiques. C'est le cas de l'affaire Coupat.


La ministre de l'Intérieur a fait une analyse toute seule ! Sa finesse politique lui a montré que le PCF perdait des électeurs et elle en a donc déduit que l'extrême-gauche allait mathématiquement se renforcer. Analyse auto-confirmée en voyant les manifestations anti-CPE au 20 heures de TF1. La ministre évoque alors une « radicalisation ressentie » ça ne s'invente pas.

Les RG vont bientôt disparaître, avalés par la DST dans la nouvelle DCRI. La menace ultragauche est donc leur seul moyen de survie dans la nouvelle organisation, et pour la ministre, un gros dossier terroriste lui permettant d'exister politiquement. [...]

Mais la ministre n’a aucune notion d’antiterrorisme. On ne fait pas de com » sur le terrorisme anarchiste car tous les groupuscules d’extrême gauche d’Europe vont se mobiliser pour « libérer nos camarades » avec plein de bonnes idées d’action fournies par la médiatisation de l’affaire et les références constantes au terrorisme. Autre problème de taille : ce qui se fantasme sur l’ultragauche ne se surveille plus sur les menaces réelles.

Non contente d’augmenter le risque terroriste en détournant les services, la ministre en crée un autre qui n’existait pas à l’origine. C’est la sécurité à la Sarkozy dirons-nous. Le conseil du jour : faites attention à vous. Pas parce que Sarkozy le dit mais précisément parce qu’il ne le fait pas.

Antonin Grégoire
www.rue89.com/2009/05/11/coupat-lultragauche-et-la-politisation-du-renseignement

Julien Coupat : "L’antiterrorisme est la forme moderne du procès en sorcellerie"
http://juralibertaire.over-blog.com/article-30632515.html
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mer 13 Mai - 16:52



Interrogations sur la garde à vue d’une photographe
www.lesmotsontunsens.com/affaire-tarnac-interrogations-garde-vue-photographe-4365
www.liberation.fr/societe/0101565085-interrogations-sur-la-garde-a-vue-d-une-photographe


"Les policiers ont fait 'Bingo !' comme s’ils avaient découvert une cache d’armes"

Tessa Polak a "la rage". Interpellée le 28 avril par la police antiterroriste (SDAT), placée en garde à vue 72 heures puis relâchée sans aucune charge, cette femme de 36 ans, photographe de profession, dénonce aujourd'hui une "manœuvre d'intimidation".

Membre active d'un comité de soutien aux neuf personnes mises en examen dans l'affaire des sabotages de voies SNCF, elle en connaît quelques-unes, en a croisé d'autres à Tarnac, en Corrèze, où elle s'est déjà rendue. Mais elle ne s'attendait pas, six mois après l'arrestation des neuf le 11 novembre 2008, a être, à son tour, interpellée de la sorte dans la rue. Depuis lors, elle collecte les témoignages.

Ce 28 avril, en début d'après-midi, Tessa Polak circule en voiture dans le 20e arrondissement à Paris avec Benjamin Rosoux, l'un des mis en examen de Tarnac, à ses côtés. "A l'angle de la rue des Pyrénées et de la rue du Jourdain, alors que je ralentissais, une nuée de types a surgi, dit-elle. Ma vitre était ouverte, je me suis retrouvée avec un pistolet sur la tempe tandis que deux autres me braquaient de face. J'ai cru à un car-jacking." Il s'agit en fait de policiers en civil. Eberluée, elle ne se souvient que de ces mots : "Terroriste ! Terroriste !" [...]
www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/11/les-policiers-ont-fait-bingo-comme-s-ils-avaient-decouvert-une-cache-d-armes_1191399_3224.html

Le dossier judiciaire des neuf de Tarnac est vide, ou presque...

Le Monde a pu consulter le volumineux dossier des accusés de Tarnac : près de mille pièces et procès-verbaux numérotés. Et concrètement ? Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, recueilli "sous X" le 14 novembre.
www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/ce-que-contient-le-dossier-d-instruction-de-l-affaire-tarnac_1172333_3224.html

12 mai 2009
La demande de remise en liberté de Julien Coupat de nouveau rejetée
C'était la quatrième demande de remise en liberté formulée par le jeune homme.
www.rue89.com/2009/05/12/la-demande-de-remise-en-liberte-de-julien-coupat-de-nouveau-rejetee
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mar 26 Mai - 8:48



Julien Coupat : « La prolongation de ma détention est une petite vengeance » (extraits)

Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous ?

Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au cœur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.

Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d'"ultragauche" ?

Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.

Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.

Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".

Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer ["criminologue"], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.



De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre [L'insurrection qui vient]. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution.

Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus.

La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine–, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier.

Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société.

Comment analysez-vous ce qui vous arrive ?

Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.

Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur.

La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.


BENCH

La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.



Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Surprised Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage.

Propos recueillis par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/25/julien-coupat-la-prolongation-de-ma-detention-est-une-petite-vengeance_1197456_3224.html

Membre du comité de soutien, sans plus de lien avec les inculpés de "Tarnac", je m’étonne que le secrétariat de rédaction du Monde n’ait pas trouvé à couper Coupat sur les quelques longueurs de son texte, qui recèle de beaux passages, mais que le plus beau, le plus incisif et le plus personnel (celui sur la prison) ait été caviardé dans la version papier. C’est dommage et suscite forcément une interrogation sur le choix de la rédaction.
Christoph h.
www.soutien11novembre.org/


Antonio Gramsci, "La crise, c'est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître"

Secrétaire général du Parti communiste italien dès sa création le 21 janvier 1921, Gramsci en devient rapidement la référence intellectuelle. Il est élu député de Turin de 1924 à 1926 et crée le quotidien l'Unità. Il est arrêté par les fascistes le 8 novembre 1926 et condamné pour conspiration. À cette occasion, le procureur fasciste déclara : « il faut empêcher ce cerveau de penser ».

Que disait Gramsci ? Que les sociétés complexes et diversifiées, comme celles d'Europe occidentale, ne se gouvernent pas par la force brute ou le coup d'Etat, mais par le consentement des populations. La bourgeoisie domine par la force mais aussi par le consentement, notamment par son hégémonie culturelle qui fait que le prolétariat adopte les intérêts de la bourgeoisie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Gramsci
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Jeu 28 Mai - 5:17



Julien Coupat libéré aujourd'hui ?

Le parquet a confirmé mercredi soir des informations de presse selon lesquelles il ne s'opposait plus à cette libération et demandait un placement sous contrôle judiciaire.
Dans Le Parisien, un surveillant de la maison d’arrêt de la Santé à Paris dit que « son paquetage est prêt. Sa fouille est prête. »

Julien Coupat a été entendu toute la journée en présence de Me Irène Terrel, son avocate, par le juge antiterroriste Thierry Fragnoli, chargé de l'enquête sur des sabotages de lignes TGV à l'automne 2008.

Le juge devrait rendre son ordonnance de remise en liberté de Julien Coupat « dans la foulée » selon Le Parisien.

Une source judiciaire indique que le dossier de Julien Coupat « n'est pas un dossier vide, les investigations vont se poursuivre, mais les nécessités de l'enquête ne justifient plus » son « maintien en détention ».

Julien Coupat est mis en examen avec huit autres personnes dans l'affaire des sabotages des caténaires SNCF de l'automne dernier.
http://fr.news.yahoo.com/4/20090527/tts-france-justice-sncf-coupat-ca02f96.html
http://fr.news.yahoo.com/63/20090527/tfr-julien-coupat-libr-demain-019dcf9.html



En juin 2005 (Patrick Kovarik/Reuters)

Y aura-t-il quelqu'un pour arrêter Alain Bauer ?
www.rue89.com/2009/04/08/y-a-t-il-quelquun-pour-arreter-alain-bauer
http://lesdessousdelapolicenationale.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/03/15/qui-est-alain-bauer.html
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Lun 6 Juil - 22:56



Deux ou trois choses que j’avais à vous dire

par Yildune Lévy

C’est un homme, dans un bureau, comme tant d’autres hommes dans tant d’autres bureaux C'est 'un homme, dans un bureau, comme tant d'autres hommes dans tant d'autres bureaux auxquels il ressemble sans ressembler à rien. Celui-là dispose d’un pouvoir spécial, certainement dû au fait que son bureau occupe le dernier étage d’une quelconque tour d’un palais de justice.

On dit qu’il instruit, qui ? quoi ? Il instruit. Il écroue. Il interroge. Il rend des ordonnances, de pâles ordonnances, où quelques articles de loi, une poignée de formules convenues et de considérations vagues se concluent par d’impénétrables mesures de contrôle judiciaire. Benjamin, certainement trop apprécié comme épicier à Tarnac, sera assigné à résidence chez sa mère en Normandie, où il n’a jamais vécu, à 30 ans.

Manon et moi, qui partagions tout à Fleury, n’avons plus le droit de nous voir maintenant que nous sommes "libres". Julien peut se mouvoir dans toute la couronne parisienne, non traverser Paris, au cas où lui viendrait la tentation de prendre d’assaut l’Hôtel de Ville, sans doute.

Tel ami qui le visitait au parloir de la Santé doit se garder de le croiser désormais, sous peine de réincarcération. L’homme au bureau construit un dédale de murs invisibles, un labyrinthe d’impossibilités factices où nous sommes censés nous perdre, et perdre la raison. Il y a un ordre dans cet écheveau d’absurdités, une politique de désorientation sous les accents neutres du judiciaire.

On nous libère en prétextant qu’il n’y a pas de "risque de concertation frauduleuse" pour ensuite nous interdire de nous voir et nous exiler ici ou là, loin de Tarnac. On autorise un mariage tout en en faisant savamment fuiter le lieu et la date. On fragnole (1), à coup sûr, mais pas seulement.

C’est par ses incohérences qu’un ordre révèle sa logique. Le but de cette procédure n’est pas de nous amener à la fin à un procès, mais, ici et maintenant, et pour le temps qu’il faudra, de tenir un certain nombre de vies sous contrôle. De pouvoir déployer contre nous, à tout instant, tous les moyens exorbitants de l’antiterrorisme pour nous détruire, chacun et tous ensemble, en nous séparant, en nous assignant, en starifiant l’un, en faisant parler l’autre, en tentant de pulvériser cette vie commune où gît toute puissance.

La procédure en cours ne produit qu’incidemment des actes judiciaires, elle autorise d’abord à briser des liens, des amitiés, à défaire, à piétiner, à supplicier non des corps, mais ce qui les fait tenir : l’ensemble des relations qui nous constituent, relations à des êtres chers, à un territoire, à une façon de vivre, d’oeuvrer, de chanter. C’est un massacre dans l’ordre de l’impalpable. Ce à quoi s’attaque la justice ne fera la "une" d’aucun journal télévisé : la douleur de la séparation engendre des cris, non des images. Avoir "désorganisé le groupe", comme dit le juge, ou "démantelé une structure anarcho-autonome clandestine", comme dit la sous-direction antiterroriste, c’est dans ces termes que se congratulent les tristes fonctionnaires de la répression, grises Pénélope qui défont le jour les entités qu’ils cauchemardent la nuit.

Poursuivis comme terroristes pour détention de fumigènes artisanaux au départ d’une manifestation, Ivan et Bruno ont préféré, après quatre mois de prison, la cavale à une existence sous contrôle judiciaire. Nous acculer à la clandestinité pour simplement pouvoir serrer dans nos bras ceux que nous aimons serait un effet non fortuit de la manoeuvre en cours.

Ladite "affaire de Tarnac", l’actuelle chasse à l’autonome ne méritent pas que l’on s’y attarde, sinon comme machine de vision. On s’indigne, en règle générale, de ce que l’on ne veut pas voir. Mais ici pas plus qu’ailleurs il n’y a lieu de s’indigner. Car c’est la logique d’un monde qui s’y révèle. A cette lumière, l’état de séparation scrupuleuse qui règne de nos jours, où le voisin ignore le voisin, où le collègue se défie du collègue, où chacun est affairé à tromper l’autre, à s’en croire le vainqueur, où nous échappe tant l’origine de ce que nous mangeons, que la fonction des faussetés, dont les médias pourvoient la conversation du jour, n’est pas le résultat d’une obscure décadence, mais l’objet d’une police constante.

Elle éclaire jusqu’à la rage d’occupation policière dont le pouvoir submerge les quartiers populaires. On envoie les unités territoriales de quartier (UTEQ) quadriller les cités ; depuis le 11 novembre 2008, les gendarmes se répandent en contrôles incessants sur le plateau de Millevaches. On escompte qu’avec le temps la population finira par rejeter ces "jeunes" comme s’ils étaient la cause de ce désagrément. L’appareil d’Etat dans tous ses organes se dévoile peu à peu comme une monstrueuse formation de ressentiment, d’un ressentiment tantôt brutal, tantôt ultrasophistiqué, contre toute existence collective, contre cette vitalité populaire qui, de toutes parts, le déborde, lui échappe et dans quoi il ne cesse de voir une menace caractérisée, là où elle ne voit en lui qu’un obstacle absurde, et absurdement mauvais.

Mais que peut-elle, cette formation ? Inventer des "associations de malfaiteurs", voter des "lois anti-bandes", greffer des incriminations collectives sur un droit qui prétend ne connaître de responsabilité qu’individuelle. Que peut-elle ? Rien, ou si peu. Abîmer à la marge, en neutraliser quelques-uns, en effrayer quelques autres. Cette politique de séparation se retourne même, par un effet de surprise : pour un neutralisé, cent se politisent ; de nouveaux liens fleurissent là où l’on s’y attendait le moins ; en prison, dans les comités de soutien se rencontrent ceux qui n’auraient jamais dû ; quelque chose se lève là où devaient régner à jamais l’impuissance et la dépression. Troublant spectacle que de voir la mécanique répressive se déglinguer devant la résistance infinie que lui opposent l’amour et l’amitié. C’est une infirmité constitutive du pouvoir que d’ignorer la joie d’avoir des camarades. Comment un homme dans l’Etat pourrait-il comprendre qu’il n’y a rien de moins désirable, pour moi, que d’être la femme d’un chef ?

Face à l’état démantelé du présent, face à la politique étatique, je n’arrive à songer, dans les quartiers, dans les usines, dans les écoles, les hôpitaux ou les campagnes, qu’à une politique qui reparte des liens, les densifie, les peuple et nous mène hors du cercle clos où nos vies se consument. Certains se retrouveront à la fontaine des Innocents à Paris, ce dimanche 21 juin, à 15 heures. Toutes les occasions sont bonnes pour reprendre la rue, même la Fête de la musique.
--------------------------------------------------------------------------------

Etudiante, Yildune Lévy est mise en examen dans l’"affaire de Tarnac".

(1) Il manque assurément au vocabulaire français un verbe pour désigner la passion que met un assis à rendre, par mille manœuvres minuscules, la vie impossible aux autres. Je propose d’ajouter pour combler cette lacune à l’édition 2011 du Petit Robert le verbe "fragnoler" d’où découlent probablement le substantif "fragnolage", l’adjectif "fragnolesque" et l’expression argotique "T’es fragno !" dont l’usage est attesté et ne cesse de se répandre.
www.lemonde.fr/opinions/article/2009/06/20/deux-ou-trois-choses-que-j-avais-a-vous-dire-par-yildune-levy_1209353_3232.html



http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article9270 cyclops
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?rubrique163
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mer 25 Nov - 23:12



La police accusée de montage dans l'affaire de Tarnac

Des parlementaires de gauche et les avocats de neuf suspects accusent la police d'avoir fabriqué des preuves dans l'enquête sur des sabotages de lignes de TGV il y a un an, l'affaire dite "de Tarnac".

Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, ils ont notamment mis en cause un témoignage "sous X" à charge, qu'ils soupçonnent d'avoir été fabriqué.

"Le gouvernement n'échappera pas à une demande de commission d'enquête parlementaire de la gauche sur ce dossier, qui ressemble de plus en plus à une affaire d'Etat", a résumé le député socialiste André Vallini. [...]

un agriculteur interrogé le 14 novembre 2008 "sous X", comme le permet la procédure, et qui disait le groupe de Tarnac violent et capable de tuer, s'est rétracté dans plusieurs médias.

Il a expliqué que les policiers lui avaient fait signer sous la pression des fausses déclarations. De plus, la défense estime que le procès-verbal pourrait avoir été antidaté.

"ILS ONT INVENTÉ"

"On est au-delà de la déloyauté, on est dans le soupçon de la falsification, de la fabrication de preuves", a dit Me William Bourdon, un des avocats.

Un autre grief de la défense concerne le procès-verbal de filature établi par la police le soir des sabotages et qui semble démontrer la présence près d'une ligne du TGV sabotée, en rase campagne et en pleine nuit, de Julien Coupat, supposé chef du groupe, et de son amie Yldune Lévy.

Me Jérémy Assous a relevé une incohérence dans le "timing" mentionné par les policiers, qui rend selon lui impossible un des déplacements relatés. Il estime que les policiers n'ont pas réalisé cette filature. "Ils n'y étaient pas et ils ont inventé", a-t-il dit lors de la conférence de presse.

La police suit toujours la piste du groupe de Tarnac, comme le montre l'arrestation mardi dans le village d'un nouveau suspect, compagnon d'une des femmes mises en examen. Il est soupçonné d'être impliqué dans la confection de faux documents d'identité retrouvés lors des perquisitions de 2008. (...)

http://fr.news.yahoo.com/4/20091125/tts-france-justice-tarnac-ca02f96.html

Sabotages SNCF : nouvelle arrestation à Tarnac
Un jeune homme, suspecté d’être un «proche du groupe de Tarnac» (Corrèze) auquel appartenait Julien Coupat, arrêté dans le cadre de l’enquête sur des sabotages au préjudice de la SNCF, a été interpellé mardi 24 novembre à 6h30 à son domicile à Tarnac.
Ni son âge ni son identité n’ont été précisés. Il a été arrêté par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la direction centrale de la police judiciaire et placé en garde à vue, tandis qu’une perquisition de son domicile a été aussitôt entamée.
http://veilleur.blog.lemonde.fr/2009/11/24/en-garde-a-vue-pour-avoir-traverse-au-mauvais-moment/

Sarkozy et l’exploitation méthodique du sentiment d’insécurité
http://cozop.com/redaction/sarkozy_et_exploitation_methodique_du_sentiment_insecurite
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Sam 5 Déc - 1:21

Les suspects de Tarnac refusent le contrôle judiciaire
lexpress.fr



"Pourquoi nous cessons de respecter les contrôles judiciaires"

L'arrestation de Christophe, le 27 novembre, marque un palier dans la bouffée délirante d'Etat que l'on nomme pudiquement "affaire de Tarnac". Sa mise en examen situe le point où une procédure ne se poursuit qu'afin de se sauver elle-même, où l'on inculpe une personne de plus dans le seul espoir de maintenir le reste des inculpations.

En fait de "premier cercle", Christophe appartient surtout au petit nombre de ceux avec qui nous discutons de notre défense. Le contrôle judiciaire qui voudrait, pour l'avenir, lui interdire de nous voir est l'aberration de trop ; c'est une mesure consciente de désorganisation de la défense, aussi. A ce point de torsion de toutes les notions du droit, qui pourrait encore exiger de nous que nous respections ces contrôles judiciaires et cette procédure démente ? A l'absurde nul n'est tenu. Il n'y a pas besoin de se croire au-dessus de la justice pour constater qu'elle est en dessous de tout. Au reste, une société qui se maintient par des moyens si évidemment criminels n'a de procès à intenter à personne.

La liberté sous contrôle judiciaire est le nom d'une sorte d'expérience mystique que chacun peut se figurer. Imaginez que vous ayez le droit de voir qui vous voulez, sauf ceux que vous aimez, que vous puissiez habiter n'importe où, sauf chez vous, que vous puissiez parler librement, au téléphone ou devant des inconnus, mais que tout ce que vous dites puisse être, un jour ou l'autre, retenu contre vous. Imaginez que vous puissiez faire tout ce que vous voulez, sauf ce qui vous tient à coeur. Un couteau sans manche auquel on a retiré la lame ressemble davantage à un couteau que la liberté sous contrôle judiciaire ne ressemble à la liberté.

Vous flânez sur un boulevard avec trois amis ; sous la plume des flics qui vous filochent, cela se dit : "Les quatre objectifs se déplacent en direction de..." Vous retrouvez après des mois de séparation un être qui vous est cher ; dans le jargon judiciaire, cela devient une "concertation frauduleuse". Vous ne renoncez pas, même dans l'adversité, à ce que toute amitié suppose de fidélité ; c'est évidemment une "association de malfaiteurs".

La police et sa justice n'ont pas leur pareil pour travestir ce qui tombe sous leur regard. Peut-être ne sont-elles finalement que cette entreprise de rendre monstrueux ce qui, aimable ou détestable, se comprend sans peine.

S'il suffit de ne se reconnaître dans aucune des organisations politiques existantes pour être "autonome", alors il faut bien admettre que nous sommes une majorité d'autonomes dans ce pays. S'il suffit de regarder les directions syndicales comme des traîtres avérés à la classe ouvrière pour être d'"ultragauche", alors la base de la CGT est présentement composée d'une série de dangereux noyaux d'ultragauchistes.

Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l'avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher. Simplement, nous désertons le juge Fragnoli et les cent petites rumeurs, les mille aigreurs misérables qu'il répand sur notre compte devant tel ou tel journaliste. Nous désertons la sorte de guerre privée dans laquelle la sous-direction antiterroriste voudrait nous engager à force de nous coller aux basques, de "sonoriser" nos appartements, d'épier nos conversations, de fouiller nos poubelles, de retranscrire tout ce que nous avons pu dire à notre famille durant nos parloirs en prison.

S'ils sont fascinés par nous, nous ne sommes pas fascinés par eux - eux que nos enfants appellent désormais, non sans humour, les "voleurs de brosses à dents" parce que, à chaque fois qu'ils déboulent avec leurs 9 mm, ils raflent au passage toutes les brosses à dents pour leurs précieuses expertises ADN. Ils ont besoin de nous pour justifier leur existence et leurs crédits, nous pas. Ils doivent nous constituer, par toutes sortes de surveillances et d'actes de procédure, en groupuscule paranoïaque, nous, nous aspirons à nous dissoudre dans un mouvement de masse, qui, parmi tant d'autres choses, les dissoudra, eux.

Mais ce que nous désertons d'abord, c'est le rôle d'ennemi public, c'est-à-dire, au fond, de victime, que l'on a voulu nous faire jouer. Et, si nous le désertons, c'est pour pouvoir reprendre la lutte. "Il faut substituer au sentiment du gibier traqué l'allant du combattant", disait, dans des circonstances somme toute assez semblables, Georges Guingouin (Résistant communiste).

Partout dans la machine sociale, cela explose à bas bruit, et parfois à si bas bruit que cela prend la forme d'un suicide. Il n'y a pas un secteur de cette machine qui ait été épargné dans les années passées par ce genre d'explosion : agriculture, énergie, transports, école, communications, recherche, université, hôpitaux, psychiatrie. Et chacun de ces craquements ne donne, hélas, rien, sinon un surplus de dépression ou de cynisme vital - choses qui se valent bien, en fin de compte.

Comme le plus grand nombre aujourd'hui, nous sommes déchirés par le paradoxe de la situation : d'un côté, nous ne pouvons pas continuer à vivre comme cela, ni laisser le monde courir à sa perte entre les mains d'une oligarchie d'imbéciles, de l'autre, toute forme de perspective plus désirable que le désastre présent, toute idée de chemin praticable pour échapper à ce désastre se sont dérobées. Et nul ne se révolte sans perspective d'une vie meilleure, hormis quelques âmes sympathiquement désespérées.

L'époque ne manque pas de richesse, c'est plutôt la longueur du souffle qui lui fait défaut. Il nous faut le temps, il nous faut la durée - des menées au long cours. Un des effets principaux de ce qu'on appelle répression, comme du travail salarié d'ailleurs, c'est de nous ôter le temps. Pas seulement en nous ôtant matériellement du temps - le temps passé en prison, le temps passé à chercher à faire sortir ceux qui y sont -, mais aussi et d'abord en imposant sa propre cadence. L'existence de ceux qui font face à la répression, pour eux-mêmes comme pour leur entourage, est perpétuellement obnubilée par des événements immédiats. Tout la ramène au temps court, et à l'actualité. Toute durée se morcelle. Les contrôles judiciaires sont de cette nature, les contrôles judiciaires ont ce genre d'effets. Cela va bien ainsi.

Ce qui nous est arrivé n'était pas centralement destiné à nous neutraliser nous, en tant que groupe, mais bien à impressionner le plus grand nombre ; notamment ceux, nombreux, qui ne parviennent plus à dissimuler tout le mal qu'ils pensent du monde tel qu'il va. On ne nous a pas neutralisés. Mieux, on n'a rien neutralisé du tout en nous utilisant de la sorte.

Et rien ne doit plus nous empêcher de reprendre, et plus largement sans doute, qu'auparavant, notre tâche : réélaborer une perspective capable de nous arracher à l'état d'impuissance collective qui nous frappe tous. Non pas exactement une perspective politique, non pas un programme, mais la possibilité technique, matérielle, d'un chemin praticable vers d'autres rapports au monde, vers d'autres rapports sociaux ; et ce en partant des contraintes existantes, de l'organisation effective de cette société, de ses subjectivités comme de ses infrastructures.

Car c'est seulement à partir d'une connaissance fine des obstacles au bouleversement que nous parviendrons à désencombrer l'horizon. Voilà bien une tâche de longue haleine, et qu'il n'y a pas de sens à mener seuls. Ceci est une invitation.

Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Mathieu et Yildune

www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/03/affaire-de-tarnac-pourquoi-nous-cessons-de-respecter-les-controles-judiciaires_1275570_3232.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Mar 23 Fév - 11:05



«L'insurrection qui vient» cartonne aux Etats-Unis

The coming insurrection se place ce lundi à la 34e place des ouvrages les plus commandés sur le site amazon.com. Il serait même entré, selon lexpress.fr, dans le top 100 depuis 2 semaines.
20minutes.fr

On a entendu ce matin sur France Inter Glenn Beck, qui appartient au parti républicain, présenter le 1er juillet 2009 The Coming Insurrection sur la chaîne Fox News. (Vidéo)

Extraits :
This is a call to arms for violent revolution, authored anonymously by a French group called the Invisible Committee who want to bring down capitalism.

This is a book of revolution.

The French government was so freaked out they arrested nine people believed to have written “The Coming Insurrection” on charges of “criminal association for the purposes of terrorist activity” for allegedly sabotaging train lines in France.

But this is a call for violence. Here is more :
“It’s a question of knowing how to fight, to pick locks, to set broken bones and treat sicknesses; how to build a pirate radio transmitter; how to set up street kitchens; how to aim straight.”

A few years ago I said that Europe is on the brink of destruction.

But people on the extreme left are calling people to arms. I am not calling to ban this book, but you should read it to know what is coming and be ready when it does.
résumé


Glenn Beck semble très apprécié outre Atlantique. Smile
www.youtube.com/watch?v=6HWKzobeya4 cyclops

http://media.photobucket.com/image/glenn+beck/BishopPlace/glenn_beck_piggy.jpg?o=289
http://dummidumbwit.wordpress.com/2009/10/14/it%E2%80%99s-time-for-a-reality-check-%E2%80%93-david-axelrod-the-white-house/


Au vu des méthodes utilisées par l'UMP pour les actuelles élections régionales, on peut se demander si dans dix ans la France n'aura pas droit aussi à cette propagande hystérique.
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Lun 5 Juil - 23:07



Bernard Squarcini, infatigable guetteur d’antichambre

Tu croyais que c’en était terminé avec l’agitation de la menace "anarcho-autonome" ? Que le fiasco de Tarnac avait définitivement convaincu les têtes de gondoles antiterroristes d’abandonner ce genre de crasseuse manipulation ? Erreur. En un entretien donné au Figaro, Bernard Squarcini, directeur de la DCRI, en remet une couche sur le sujet. Entre autres…
www.article11.info/spip/spip.php?article856
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Sam 28 Aoû - 1:05



Filature confirmée à Tarnac

L'un des mystères de l'"affaire de Tarnac" se dissipe. Julien Coupat et Yldune Lévy, deux des jeunes libertaires mis en examen pour une tentative de sabotage sur une ligne de TGV, en 2008, assurent être victimes d'une manipulation policière. Ils accusent notamment les enquêteurs d'avoir établi un faux procès-verbal (PV) de filature (voir l'article du 13 janvier 2010) contestant leur présence. Pour vérifier si les policiers étaient vraiment sur place à l'heure mentionnée dans un passage du PV en question, les juges d'instruction antiterroristes ont donc fait analyser le trafic téléphonique de la nuit du 8 au 9 novembre 2008, dans le secteur de Dhuisy (Seine-et-Marne), où un fer à béton a été déposé sur une caténaire. Deux appels, passés peu après 5 h 20, ont été isolés. Emis par un téléphone mobile attribué à un officier de police judiciaire, ils étaient à destination de numéros du ministère de l'Intérieur. Ce qui confirme la présence de la PJ, à l'aube.

www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/filature-confirmee-a-tarnac_914419.html
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MessageSujet: Re: Ach, gross Zabotage !   Dim 22 Jan - 9:30


Tarnac : la justice enquête sur des écoutes illégales menées avant l’affaire du sabotage

[...] La fragilité des éléments à charge de ce que la ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait qualifié d'"opération réussie" dans le "milieu de l'ultragauche" est assez vite apparue. Notamment les accusations d'un témoin sous X, rapidement démasqué par la presse et qui aurait subi des pressions des policiers.

ZONES D'OMBRE

L'affaire des écoutes, quant à elle, est antérieure aux sabotages. Tout débute en mars 2008, alors que le groupe vit tranquillement à Tarnac. Gaëtan Fussi, l'un des cogérants de l'épicerie, qui ne sera pas concerné par l'affaire des sabotages, remarque que les télédéclarations de carte bancaire, par l'une des deux lignes téléphoniques du magasin, ne sont plus effectuées. La petite équipe se tourne d'abord vers sa banque. Après une série de tests et un changement de machine, toujours rien. Le problème vient de la ligne téléphonique.

Un technicien de France Télécom se rend sur place, le 4 avril. Et là, dans le local technique, surprise : un boîtier d'origine inconnue est branché, en parallèle de la ligne. M. Fussi plaisante : et si c'était la police ? Le technicien répond, très sérieusement : "Ça se pourrait bien, je vais appeler mon chef, on verra bien." Après le coup de fil du technicien à son responsable, M. Fussi comprend qu'il s'agit bien d'un dispositif d'espionnage et le boîtier est débranché.

Le petit groupe a donc été écouté. Ce n'est pas forcément une surprise. En 2008, la mouvance de l'ultragauche fait l'objet de toutes les attentions du renseignement français. [...]

Pour autant, "aucun fondement juridique ne pouvait justifier une quelconque écoute", souligne Me Bourdon. L'enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs à visée terroriste" n'a été ouverte par le parquet de Paris que le 16 avril 2008. [...]

Sur quelles bases le groupe a-t-il été signalé à la justice, et donc surveillé de manière officielle, puis mis en cause dans l'affaire des sabotages de lignes SNCF ? Si des écoutes illégales étaient à l'origine de ces procédures en cascade, c'est tout le dossier qui pourrait être touché.

Car l'instruction de Brive vient s'ajouter à une autre information judiciaire* ouverte en novembre 2011 par le parquet de Nanterre pour "faux et usages de faux en écriture publique" concernant un procès-verbal policier. Le "PV 104" est une pièce majeure du dossier. Il s'agit du compte rendu de la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy la nuit des sabotages sur les lignes de la SNCF, les 7 et 8 novembre 2008. Pour la police, il prouve que le couple se trouvait à proximité d'une des lignes sabotées, en Seine-et-Marne. Selon la défense, il est truffé d'incohérences, peut-être destinées à masquer la pose illégale – là encore – d'une balise sous la voiture de Julien Coupat.

Autant de zones d'ombre qui pèsent sur l'instruction principale concernant les faits de sabotage que le juge d'instruction Thierry Fragnoli devrait boucler dans les prochains mois, après d'ultimes auditions.

Laurent Borredon
www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/09/tarnac-la-justice-enquete-sur-des-ecoutes-illegales-menees-avant-l-affaire-du-sabotage_1627308_3224.html
*http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111111.OBS4338/tarnac-la-justice-enquete-pour-faux-apres-une-plainte-contre-la-police.html

“Les terroristes de Tarnac s’adressent au père Noël” Exclamation
'L’offensive policière qui nous a frappés visait, entre autres choses, à détruire l’expérience qui commence à prendre racine ici, à trancher les liens qui nous unissent et nous unissent aux autres habitants du plateau : isoler pour mieux anéantir.
Non seulement l’opération n’a pas rencontré le succès escompté, mais elle a eu l’effet exactement inverse. [...]'
www.politis.fr/Les-terroristes-de-Tarnac,12442.html

« Les Amis de la Commune de Tarnac »
– Magasin général – 12, rue du Tilleul – 19170 TARNAC
www.centre-francais-fondations.org/annuaire-du-cff/2945
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