sarkoverdose

Politique, culture, art, humour...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Jeu 4 Déc - 3:57


Photo lefigaro.fr

Des milliardaires réaménagent les hôtels particuliers parisiens

Au 14, rue de l'Université, dans le 7e arrondissement de Paris, l'immeuble emmailloté de bâche grise est une verrue bien disgracieuse aux côtés des hôtels particuliers de la même époque - le XVIIe siècle - aux porches cintrés et balcons à encorbellement, qui l'entourent.

Placardé sur l'échafaudage, le permis de construire date du 30 janvier 2004. Le toit a disparu. La façade aux fenêtres à chapiteau semble "tenir" en trompe-l'oeil. Le chantier est arrêté pour infraction : les travaux de démolition engagés outrepassent le permis octroyé. Le procès de l'Etat contre le propriétaire, qui doit débuter lundi 24 novembre, au Palais de justice de Paris, devrait servir de cas d'école, à l'heure où les transactions sur le patrimoine historique de Paris sont en plein boom.

Les hôtels particuliers en vente, pour la plupart construits entre cour et jardin aux XVIIe et XVIIIe siècles, souvent cédés par l'Etat pour faire rentrer de l'argent dans les caisses, font le miel, depuis 2006, des milliardaires du monde entier. "Des bâtiments à usage privé et extrêmement luxueux, dont les acquéreurs viennent des grandes familles princières du monde arabe, du Golfe, du Maghreb, de Russie ou des pays émergents. Ce ne sont ni les Anglais, ni les Américains, ni les Français, même s'ils pèsent des milliards", précise Charles-Marie Jottras, président du groupe immobilier Féau (Belles Demeures de France, Christie's Great Estates), dont une vente a dépassé, avant l'été, les 60 millions d'euros. Parmi les offres du jour chez Féau, l'hôtel du Grand-Veneur, d'époque Louis XIII, inscrit aux Monuments historiques, rue de Turenne (3e), est mis à prix 29 millions d'euros.

France Domaine, institution dépendant du ministère des finances, affiche sur son site Internet les offres immobilières de l'Etat, photos à l'appui. Le 21 novembre, à la rubrique "L'Etat vend à Paris", l'hôtel de Montesquiou, façade Louis XVI sur jardin, au 20, rue Monsieur (7e), anciennement occupé par le ministère de la coopération, portait la motion "vendu". Il serait cédé à un promoteur russe. Autre affaire à saisir : l'hôtel de Seignelay, 80, rue de Lille (7e), dépendant du ministère de l'économie et dont la date de dépôt des offres était fixée au 20 novembre... L'Etat, très discret, n'affiche pas les prix pour vendre au plus offrant.

Une fois le contrat signé commencent les difficultés. L'acquéreur veut bénéficier des dernières commodités et mettre au goût du jour sa propriété. La tendance est au gain d'espace. Puisque, à Paris, on ne peut construire en hauteur, creusons les sous-sols, pour installer piscines, garages, climatisation.

Les requêtes sont déposées à la direction de l'urbanisme de Paris qui transmet les dossiers aux Architectes de bâtiments de France (ABF), lesquels délivrent les autorisations et contrôlent les travaux. Les règles sont strictes lorsqu'il s'agit de bâtiments classés ou inscrits aux Monuments historiques, ou simplement situés dans le 7e arrondissement et le Marais, deux zones régies par le Plan de sauvegarde et de mise en valeur de la capitale (PSMV) établi en 1996 et en cours de révision. Ou encore, lorsque l'immeuble est préservé au titre du Plan local d'urbanisme (PLU) qui, depuis 2006, protège 5 000 immeubles intra-muros.

Les demandes de permis de construire sont révélatrices. Une dizaine de gros dossiers sont étudiés. Dont celui de l'hôtel de Bourbon-Condé, classé Monument historique, 12, rue Monsieur (7e), acheté par la famille royale du Bahrein, qui inclut la création en sous-sol de parking et salle de cinéma.

"TRAVAUX PHARAONIQUES"

Une demande similaire de construction d'un garage souterrain émane de l'hôtel Lambert (1639-1644), construit par Louis Le Vau, qui agrandira Versailles. Ancré à la pointe de l'île Saint-Louis, avec son jardin suspendu et sa rotonde sur la Seine, il a logé, un temps, l'actrice Michèle Morgan : c'était l'attraction des bateaux-mouches. Avec ses décors peints par Le Brun, ce joyau a été cédé, en 2007, par le baron Guy de Rothschild à la famille de l'émir du Qatar (autour de 80 millions d'euros), lequel, amateur de vieilles pierres, possède l'hôtel d'Evreux, place Vendôme, et l'hôtel de Coislin, place de la Concorde.

Le PSMV, établi en 1996 et en cours de révision, protège très mal les sous-sols de ces hôtels. "Pratiquement tous les bâtiments que je connais, repris récemment, envisagent des travaux pharaoniques dans les caves ou sous les cours pavées", précise Christine Fabre, de l'association SOS-Paris. Au 81, rue de Grenelle (7e), le chantier sur le petit hôtel d'Estrées est spectaculaire, comme l'état de la cour, trou béant garni d'échafaudages. Deux permis de construire ont été délivrés. Le premier autorisait, en octobre 2006, trois niveaux de sous-sol (avec piscine, sauna, parking), le second, de septembre 2008, accepte un ascenseur à voiture.

"Il faut stopper cet élan pour éviter les excès. Le petit hôtel d'Estrées fait partie des polémiques", indique Jean-Marc Blanchecotte, architecte en chef des bâtiments historiques, à Paris. Etudier au cas par cas, en hiérarchisant les hôtels particuliers, telle est l'actuelle démarche. Pour le spécialiste, "il ne faut pas tout bloquer, l'esprit de reconquête est l'occasion de restauration des bâtiments historiques".

Un point sensible pour les ensembles de grande valeur vendus par l'Etat, souvent mal protégés par la loi. La problématique des sous-sols est au coeur des discussions. Colombe Brossel, adjointe au maire chargée du patrimoine, parle des réunions qui s'enchaînent, entre Etat, mairie, experts et associations, afin d'établir une "doctrine" avant fin 2008.

Florence Evin
www.lemonde.fr/culture/article/2008/11/22/des-milliardaires-reamenagent-les-hotels-particuliers-parisiens_1121878_3246.html

Hôtel Lambert
http://marais.evous.fr/Hotel-Lambert.html

Grande photo de Hôtel Lambert
www.pbase.com/philway/image/63907307

Hôtel Lambert (détail), photo de Jacques Mossot (2006)
http://fr.structurae.de/photos/index.cfm?JS=71184

Hôtel Lambert (intérieur) cyclops
Détail de la voûte de la galerie d'Hercule à l'hôtel Lambert, par Charles le Brun
http://lesmenines.mabulle.com/index.php/L-hotel-lambert

Propriétaire d’une trentaine d’hôtels particuliers dans Paris, l’Etat se débarrasse petit à petit d’une partie de son patrimoine pour renflouer ses caisses. Derniers cas en date : deux édifices de la rue du Parc-Royal (hôtels de Vigny et de Croisilles, IIIe ) cédés en 2006, et un grand bloc situé rue de l’Université (VIIe ) vendu pour 163 millions d’euros à la société d’investissement américaine Carlyle* en 2007.
www.leparisien.fr/vigny-95450/ce-sont-les-joyaux-caches-de-la-capitale-11-11-2008-306536.php

Bizness
www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/04/05/01006-20080405ARTFIG00556-l-insolente-sante-du-haut-de-gamme.php

* Le fonds d’investissement Carlyle, qui gère 91,5 milliards de dollars, a recruté Olivier Sarkozy en mars 2008. Le métier de Carlyle (le capital investissement) est de prendre des participations au capital d’entreprises, généralement non cotées, en espérant en dégager de gros rendements et de grosses plus-values lors de la revente.

cyclops Le métier d’Olivier Sarkozy est donc extrêmement lucratif.
Le mois dernier, le tout New York se pressait ainsi dans son immense appartement (650 m2) aux murs immaculés du 407, East 75th street, célèbre pour avoir abrité le studio du photographe Richard Avedon. Olivier Sarkozy et son épouse française Charlotte, journaliste à ses heures perdues (elle a collaboré, en 2008, à l’édition du Louis Vuitton New York city guide, le guide des adresses les plus chères de la ville), ont prêté leurs murs à l’exposition des œuvres d’un artiste contemporain très controversé, Terence Koh.
www.bakchich.info/article6073.html

La stérilisation des vieux bâtiments par le mauvais goût et le fric s'observe partout à Paris. Il suffit de considérer les seules huisseries neuves des hôtels particuliers de l'île Saint-Louis pour s'en persuader : lisse, c'est lisse. Même les vitres n'ont plus rien du charme inimitable des verres anciens. On peut voir aussi qu'on a fait tomber des stucs du XVIIIème siècle des plafonds pour obtenir des « poutres apparentes » etc. Les gangsters parvenus, quelle indignité pour la nation !
Ph. Fritsch, Auch

Quelle honte, pourquoi la France n'adopte t-elle pas à l'instar d'autres pays européens une loi restreignant l'achat du patrimoine immobilier par les investisseurs étrangers ?
GC

On marche sur la tête. Dilapider le patrimoine ne rapporte que sur le moment.
nque

La vente par l'État de ces biens appartenant à la Nation est un pur et simple scandale. Elle a un sens politique: M. Sarkozy trouve scandaleux que des bâtiments historiques puissent être le lieu de travail d'un service du ministère des Finances, de la Culture ou de la Défense (même si "l'Amirauté" comme on dit à Londres y a son siège depuis 300 ans). Il est plus convenable d'en faire le logis parisien d'un prince saoudien ou d'un mafioso russe...
A.Z.

Comme en 1789, l'élite politico-économique au pouvoir aura bientôt des comptes à rendre. Elle devra justifier pourquoi elle s'est enrichi en bradant le patrimoine national. Les têtes doivent tomber !
ERIC
www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0@2-3246,36-1121878@45-1,0.html

Pour en savoir plus : «Les hôtels particuliers de Paris, du Moyen-Age à la Belle époque», d’Alexandre Gady. Edition Parigramme.
www.dessinoriginal.com/1961-hotels-particuliers-de-paris-du-moyen-age-a-la-belle-epoque-9782840962137.html#
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Sam 31 Jan - 6:50


Le port de La Rochelle et sa tour d'horloge

Le paysage urbain menacé par un projet de loi

Le paysage urbain français serait-il menacé par la disparition d'un simple adjectif ? Il s'agit de la suppression du mot "conforme" associé à l'avis de l'architecte des bâtiments de France (ABF), dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (Zppaup). Une décision prise au nom du plan de relance en discussion au Parlement. Précisément après le vote de l'amendement, par l'Assemblée puis le Sénat, lundi 26 janvier, au projet de loi pour "l'accélération des programmes de construction et d'investissements publics et privés", déposé par le rapporteur Laure de La Raudière, députée UMP d'Eure-et-Loire.

Selon l'article L642-3 du code du patrimoine : "Les travaux de construction, de démolition, de déboisement, de transformation et de modification de l'aspect des immeubles compris dans le périmètre de la zone de protection... (Zppaup) sont accordés après avis conforme de l'ABF." Cet avis de l'ABF deviendrait donc un simple avis... au risque de toutes les dérives.

D'où la levée de boucliers de la Fédération nationale des associations de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux (Fnassem, 400 associations) qui crie au scandale devant la menace pesant sur le paysage urbain des quelque 500 Zppaup, créées en 1983, dans des villes et de nombreux villages.

www.lemonde.fr/culture/article/2009/01/28/le-paysage-urbain-menace-par-un-projet-de-loi_1147646_3246.html


Auray

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_protection_du_patrimoine_architectural,_urbain_et_paysager

Exemple de ZPPAUP à La Rochelle
www.ville-larochelle.fr/decouvrir-la-ville/histoire-et-patrimoine/zone-de-protection-du-patrimoine-architectural-urbain-et-paysager-zppaup.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Dim 22 Nov - 8:32


Hôtel de la Marine, salon des Amiraux après restauration.
Photo D. Rykner


Atteintes au patrimoine de l'Etat pour un Pentagone à la Sarkozy

Pour financer le tranfert prévu du ministère de la Défense sur un site à Balard (Paris, XVème), le ministre de la Défense, Hervé Morin, a décidé de vendre ses biens immobiliers.

Dans les « joyaux » appartenant à l'Etat se trouve un immeuble objet de tous les soins depuis 3 ans...Par une convention de mécénat signée le 26 avril 2006, Bouygues assume la charge financière de la restauration de l'Hôtel de la Marine, à l’appel du ministère de la Défense (coût : 6,2 millions d’euros).

Construit entre 1757 et 1774, l'Hôtel de la Marine (ancien Garde-meuble de la Couronne) est un des monuments historiques les plus importants de la capitale, non seulement par sa façade de Jacques-Ange Gabriel, mais également par ses décors intérieurs et par le mobilierqu'il conserve. (...)
www.latribunedelart.com/Patrimoine/Patrimoine_2009/Restauration_Hotel_Marine_546.htm cyclops

"Polémique"
Le projet Balard prévoit la démolition d’un ensemble composé de bâtiments conçus par les frères Perret, principaux architectes des grands ensembles au XXe siècle avec Le Corbusier, ainsi que des bassins giratoires, dits “des carènes”, considérés par la Ville comme faisant partie du patrimoine de Paris.
www.metrofrance.com/x/metro/2009/03/26/rdE1RyEbWqPk/index.xml

La favoritisme non-intentionnel bientôt dépénalisé
La réforme des juridictions financières, que Rue89 a évoquée le 17 novembre 2009, avec la grève des magistrats, pourrait aussi donner lieu à une restriction du champ du délit de « favoritisme ».
http://eco.rue89.com/2009/11/18/la-favoritisme-non-intentionnel-bientot-depenalise-126485
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Union des Marchands Prévaricateurs   Lun 14 Déc - 10:33


Le Mont-Saint-Michel. Photo : Eric Pouhier

Le Sénat entérine la braderie des monuments historiques

Malgré le vote de deux amendements positifs à l’article 52 de la loi de finance 2010, le Sénat a entériné hier, avant passage devant la commission mixte paritaire, la possibilité pour l’Etat de céder n’importe quel monument historique lui appartenant à toute collectivité territoriale qui en ferait la demande [1].

Les deux amendements satisfaisants sont les suivants :

la décision d’autoriser la cession revient désormais au ministère de la Culture, pas au préfet ; il a fallu cette modification, venant des sénateurs communistes, pour que le ministre de la Culture conserve un rôle dans le dispositif, alors que celui-ci était tout prêt à y renoncer [2]... On saluera à cette occasion l’intervention admirable de Jack Ralite qui demandait la suppression pure et simple de l’article 52. Il était bien isolé dans l’hémicycle pour défendre le patrimoine national face à un ministre qui semble avoir renoncé à toute velléité dans ce domaine.

les monuments ne pourront être cédés qu’entièrement, et pas par partie comme cela était prévu initialement, ce qui ouvrait la voie à leur démantèlement.

Malheureusement, un autre amendement, une nouvelle fois présenté par Jack Ralite, a été repoussé, Frédéric Mitterrand et le gouvernement s’y étant d’ailleurs opposés [3]. Cet amendement demandait que les collectivités territoriales ne puissent pas vendre à un privé les monuments qui leur auraient été cédés.
Le gouvernement et le Sénat n’ont accepté qu’une concession : la création d’un délai de vingt ans pendant lequel toute vente d’un monument cédé devra être signalée au ministère de la Culture, qui pourra s’y opposer [4].

Jack Ralite a par ailleurs souligné que la mutualisation permettait aujourd’hui de faire vivre, grâce aux rares monuments rentables, tous les autres déficitaires. La conséquence logique de cet article de loi est la suivante : pour l’essentiel, seuls les monuments rentables seront, au moins dans un premier temps, transférés aux collectivités locales, ne laissant à l’Etat que les plus coûteux. Seuls six monuments, sur les 96 appartenant au Centre des Monuments Nationaux, sont rentables. Ce seront les premiers à quitter le giron de l’Etat.

Deux chiffres, disponibles sur le rapport d’activité 2008 du CMN, permettent de comprendre l’ampleur du problème. Le Mont-Saint-Michel et Carcassonne (les remparts et le château), deux sites appartenant à l’Etat et gérés par la CMN, rapportent respectivement 7 et 2,3 millions d’euros. On sait déjà qu’ils seront réclamés par des collectivités locales [5]. L’Etat perdra donc les recettes correspondantes. Face à cette situation, il n’aura que trois choix : soit dépenser davantage sur son budget pour l’entretien des monuments qui lui resteront, soit les laisser s’écrouler, soit élaborer une nouvelle loi lui permettant de les vendre directement au privé.

Dans sa rédaction actuelle, ce texte met pratiquement fin à l’inaliénabilité des biens du domaine public de l’Etat. Il permet de transférer n’importe quel monument et, pourquoi pas d’ailleurs, n’importe quel musée, puisque ceux-ci sont également concernés [6] , aux collectivités locales. Celles-ci pourront ensuite les brader, sous prétexte de finances défaillantes. Son adoption définitive porterait un coup gravissime, un de plus, au patrimoine français. Il n’est d’ailleurs pas indifférent que sur son blog, Jean-Jacques Aillagon se prononce fermement contre cet article de loi qui, selon lui, va beaucoup trop loin. Lorsqu’il était ministre, il avait pourtant initié ce mouvement de vente. Nouvelle illustration de la fable de la boîte de Pandore.

Didier Rykner
28 novembre 2009
www.latribunedelart.com/le-senat-enterine-la-braderie-des-monuments-historiques-article002360.html
www.latribunedelart.com/vente-du-patrimoine-de-l-etat-toujours-plus-article002335.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Sam 30 Jan - 11:10


L’escalier d’honneur de la Bibliothèque nationale

La mobilisation peut payer

Le règlement amiable du conflit autour de l'Hôtel Lambert (1) et le dialogue qui s'est renoué autour du Musée de Montmartre (2) sont autant de bonnes nouvelles qui prouvent que le pire n'est pas toujours sûr. Dans ces batailles, La Tribune de l'Art joue un rôle et c'est une grande satisfaction de voir que parfois le bon sens peut triompher grâce à une mobilisation importante de l'opinion.

Malheureusement, d'autres affaires dont nous avons parlé sont beaucoup moins bien engagées. Ainsi, il semble que les travaux commenceront bientôt au Palais de la Porte Dorée et que ce bâtiment classé Monument Historique sera bien vandalisé avec l'aval du Ministère de la Culture (3) ; même chose à la Bibliothèque Nationale où l'escalier devrait être démoli (4). Tout cela avec l'aval de la Commission nationale des Monuments Historiques, un comité aujourd'hui bien discrédité. Il est dommage qu'aucune réelle mobilisation n'ait lieu autour de ces affaires scandaleuses qui laissent la presse indifférente. Les historiens de l'art devraient se battre contre ce vandalisme officiel.

Didier Rykner
30 janvier 2010
www.latribunedelart.com/spip.php


(1) et (2) www.latribunedelart.com/breves/rubrique2.html
(3) www.latribunedelart.com/le-palais-de-la-porte-doree-menace-par-une-construction-de-tadashi-kawamata-article002275.html
(4) www.latribunedelart.com/la-destruction-planifiee-de-l-escalier-d-honneur-de-la-bibliotheque-nationale-article001518.html


Frédéric Mitterrand et Christine Albanel, le 24 juin 2009,
jour de la transmission de pouvoir. Photo : Didier Rykner


La Commission nationale des monuments historiques

Elle a été créée le 25 avril 2007.
Elle comprend des membres de droit et des membres nommés pour une durée de quatre ans.
La section "classement des immeubles " comprend 13 représentants de l'Etat, 2 titulaires d'un mandat électif national ou local nommés par arrêté du ministre chargé de la culture, 10 personnalités qualifiées nommées par arrêté du ministre chargé de la culture, au maximum 15 personnalités qualifiées choisies comme experts en raison de leur compétence dans un domaine spécifique.
legifrance.gouv.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_nationale_des_monuments_historiques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_historique_%28France%29
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Dim 11 Avr - 7:59


L'hôtel particulier Montesquiou de Fézensac à Paris,
vendu 142 millions d'euros à un milliardaire russe


Patrimoine de l’État : à vendre !
Un reportage de Jennifer Deschamps et Bruno Vignais

Il y a quelques semaines, le siège de Météo France sur les bords de Seine à Paris est devenu propriété de la Russie pour 60 millions d’euros. Bientôt, les fonctionnaires laisseront place à une église et à un séminaire destiné à former des prêtres. Ces trois dernières années, l’État a vendu pour près de 2 milliards d’euros. Monuments historiques, hôtels particuliers mais aussi des terrains vagues, des casernes ou des immeubles de bureaux. Des ventes qui aiguisent l’appétit des professionnels : le patrimoine de la France s’élève à plus de 55 milliards d’euros, l’un des plus importants au monde. Mais depuis quelques mois, chez les amoureux du patrimoine, des voix s’élèvent. Ils reprochent à l’État de solder les bijoux de famille.

1er avril 2010
Envoyé Spécial (vidéo France 2)

Patrimoine de l'État, quelques exemples de cessions (diaporama)
sur e24.fr


L'hôtel Montesquiou

La France, qui dispose dans ce domaine de grands atouts, est au premier rang des acteurs internationaux qui contribuent à protéger et mettre en valeur des richesses qui sont de plus en plus perçues, sous l’impulsion de l’Unesco, comme appartenant en commun à l’humanité toute entière. Exclamation
www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/evenements_11561/journees-du-patrimoine_17125/hotel-montesquiou_22563.html

Le gouvernement aurait pu exiger une participation au conseil d'administration des banques en contrepartie des centaines de milliards d'euros qui leur ont été prêtés. Sa revente aurait rapporté 20 milliards d'euros. Le taux de remboursement consenti aux banques a fait perdre 12 milliards d'euros à la France.
UMP : Union des Marchands Prévaricateurs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Mar 13 Juil - 2:20


Le château du Laber, à Roscoff

Hôpital vend château, dunes… prix à débattre

Bientôt sur le marché : un bureau de poste, des écoles et des lycées à Paris, le château du Laber dans le Finistère ou encore des dunes dans le Pas-de-Calais.

Le propriétaire, déficitaire, souhaite se débarrasser de ses biens qui n'ont pas vraiment de rapport avec son activité. Et pour cause, il s'agit… de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). L'institution est le quatrième propriétaire foncier d'Île de France, après Paris, l'État et la SNCF. [...]
Et si ce n'est pas la première fois que les hôpitaux de Paris vendent leurs biens, la cadence devrait s'accélérer. «Nous voudrons passer de 10 millions d'euros de cessions par an au double ou au triple», indique Benoît Leclercq, le directeur général.

Au final, les hôpitaux de Paris ont eu toutes sortes de biens. Parfois insolites, comme le théâtre Mogador, fleuron de la scène parisienne, cédé en 2006 pour 5 millions d'euros. Tout aussi étonnants, une mosquée à Bobigny, une station-service, des hôtels et des stades, dont un encore en pleine propriété.

Toujours présents dans l'inventaire, des centaines d'hectares de terres agricoles et de forêts, qui servaient, du temps où les hôpitaux vivaient en autarcie, à nourrir les indigents. «Les hôpitaux, y compris en province, ont longtemps reçu des legs de toutes sortes de la part des grandes fortunes, et à Paris, lieu de concentration de la richesse, l'AP-HP a reçu les plus prestigieux», explique Christian Chevandier, historien spécialiste de l'hôpital. (...)
www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Hopital-vend-chateau-dunes...-prix-a-debattre-_3636-1441011_actu.Htm

L'ancien manoir de la Digue ou château de Laber (1890) a été édifié par la famille Laurent d'après les plans de l'architecte Girault. On y trouve de nombreuses tours et de nombreuses ouvertures. Devenue veuve, Marie Laurent, qui mourut en 1902, épousa entre temps le colonel Geoffroy. Aujourd'hui, l'édifice est la propriété du centre hélio-marin de Perharidy.
www.infobretagne.com/roscoff.htm
www.scribd.com/doc/39761/Sanatorium-Marin-de-Perharidy-a-Roscoff-1928
www.roscoff-quotidien.eu/histoire-bulletin-paroissial-224.htm


Les ratés des ventes immobilières de l'État
www.lefigaro.fr/immobilier/2007/10/02/05002-20071002ARTFIG90285-les_rates_des_ventes_immobilieres_de_l_etat.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Jeu 7 Oct - 4:34


Le château de Bridoire, en Dordogne

Le gouvernement vend le parc immobilier de la France
Et l’État devient locataire


L'État espère engranger au moins 400 millions d'euros en 2011 grâce à des cessions immobilières, a déclaré mercredi le ministre du Budget François Baroin.
"Nous avons fixé dans le projet de loi de finances 2011 un objectif de 400 millions d'euros de gains grâce aux cessions", a-t-il affirmé à l'occasion de l'installation du nouveau président du Conseil de l'immobilier de l'État (CIE), le député UMP de l'Orne Yves Deniaud. [...]

François Baroin avait présenté en juin un plan pluriannuel 2010-2013 des cessions immobilières, prévoyant de vendre 1.700 bâtiments et terrains sur cette période.

Au total, les surfaces immobilières de l'Etat ont été réduites de 184.000 m2 au cours des trois dernières années et le programme pluriannuel table sur la réduction d'au moins 500.000 m2 entre 2010 et 2012.

Des loyers de 400 euros le mètre carré en région parisienne

Par ailleurs, le ministre du Budget s'est dit "déterminé à réduire les loyers que nous versons aux bailleurs privés".
Il a annoncé qu'il demanderait aux services de l'État de fixer une norme maximale de loyer que l'État peut payer dans chaque grande agglomération, à l'instar de ce qui a été fait récemment pour l'Ile-de-France.
Dans la région parisienne, "plus aucun bail ne doit être signé au-dessus" de la "norme de loyer" fixée à 400 euros par mètre carré et par an, a-t-il rappelé.
www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/afp_00287135.htm

20 septembre 2010 : vente du Château de Bridoire à RIBAGNAC (24)
Aux portes de Bergerac et proche de Monbazillac, ce château médiéval est occupé actuellement par des services du Ministère de la Culture et de la Communication.
www.budget.gouv.fr/cessions/

Les acquéreurs feraient-ils partie du Premier cercle de l'UMP ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Mar 9 Nov - 13:36


L'État, un locataire particulièrement généreux

Les loyers se révèlent une des sources majeures de dépense publique. Dans un rapport sur les 42 autorités administratives indépendantes (AAI) remis la semaine dernière au Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques de l'Assemblée, les députés René Dosière et Christian Vanneste calculent qu'au total ces instances coûtent près de 600 millions d'euros.

Ils proposent des regroupements pour réduire ces coûts. «Ces autorités se situent dans les quartiers les plus chers de la capitale. Les loyers sont très élevés d'une manière générale. Mais cela résulte de la politique immobilière de l'État en général, plus que des institutions elles-mêmes.» Car l'État est un locataire particulièrement prodigue. Presque négligent, si l'on en croit la sénatrice socialiste Nicole Bricq. «Faute d'avoir anticipé la fin d'un bail, il s'est vu souvent contraint de le prolonger à des tarifs prohibitifs, pour ne pas laisser ses agents à la rue», détaille-t-elle dans un rapport sur l'État locataire.
[...]
www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/07/01016-20101107ARTFIG00273-l-etat-un-locataire-particulierement-genereux.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Dim 21 Nov - 19:06

Edmond de Rothschild : « Le verrou qui doit sauter à présent, c’est la nation »


Maquette du château de Saint-Cloud

Comment l’État brade discrètement notre patrimoine national

Le projet de loi de finances 2010 dans son discret article 52 stipule que l’État va brader ses trésors historiques, jugés trop coûteux, et se débarrasser de ce que Pierre Nora appelle «les lieux de mémoire».

Désormais, tous les monuments nationaux pourront, sur simple demande du préfet, être transférés aux collectivités territoriales, lesquelles, si elles n’ont plus les moyens de les entretenir, seront libres de les revendre. Et c’est ainsi qu’un chef-d’œuvre appartenant au domaine public deviendra une propriété privée.

En appliquant le redoutable article 52 au livre dirigé par Adrien Goetz, «100 Monuments, 100 Ecrivains» (Ed. du Patrimoine, 80 euros), voici ce que cela donnerait : Kadhafi soudoie le département des Yvelines pour acquérir le château de Rambouillet (raconté ici par Isabelle Jarry) ; Disneyland rachète en sous-main l’abbaye du Mont-Saint-Michel (où Adrien Goetz tutoie l’archange) ; l’OM s’offre le château d’If (où accoste Marie Nimier) ; la ville de Saint-Denis se réapproprie la basilique (dont François Reynaert vante «le fouillis») pour en faire une annexe du Stade de France ; et TF1 s’ingénie à obtenir la Conciergerie (où frémit encore Robert Badinter) pour y tourner ses pitreries.

Le plus drôle est que cet ouvrage est préfacé par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, qui n’a pas son mot à dire dans cette affaire relevant du seul Budget. Pas plus que les Français n’ont été invités à débattre du sort d’un patrimoine qui leur appartient et dont le berlusconien Sarkozy croit disposer à sa guise.
http://bibliobs.nouvelobs.com/20091214/16454/comment-letat-brade-discretement-notre-patrimoine-national

À l’heure où Nicolas Sarkozy s’apprête à créer sa « Maison de l’Histoire », jamais, depuis Malraux, le statut des lieux de mémoire n’a été si malmené. L’État brade ses biens à tout-va. Et les établissements culturels publics, comme Versailles ou le Louvre, sont plus que jamais soumis aux lois de la rentabilité touristique. « Une dysneylandisation ! » tonnent les plus critiques.


Beaucoup affirment qu’il a été imposé à Frédéric Mitterrand de céder le domaine royal de Saint-Cloud au département des Hauts-de-Seine, fief de Jean Sarkozy et de Patrick Devedjian, qui lorgnent depuis longtemps sur cette propriété d’exception.

Comment l'État se désengage

Transferts aux régions
L’État, qui offre des centaines de milliards aux banquiers, n’aurait plus les moyens d’assumer seul l'entretien des monuments nationaux. Jacques Legendre, président de la commission culturelle du Sénat propose donc , le transfert de certains bâtiments aux « régions sont souvent plus aptes que l’État à gérer sur place les monuments. ».

L’avenir serait au partenariat public-privé
Pourtant il n’est pas certain que l’État fasse toujours une affaire en cédant gracieusement ses biens, comme l’explique Isabelle Lemesle, la présidente du Centre des monuments nationaux (CMN) : « Si nous perdons le Mont-Saint-Michel ou les remparts de Carcassonne, qui va compenser le manque à gagner ? » Car au CMN, les lieux rentables servent à financer l’entretien des autres.

Mais le meilleur filon resterait le portefeuille des Français
Ils n’ont jamais autant donné qu’en 2009″, se félicite Frédéric Néraud, directeur de la Fondation du patrimoine
On le voit sur le terrain : en période de crise, les gens sont en quête de racines, d’identité. Et contrairement à une idée reçue, le patrimoine est une question très moderne, qui transcende les clivages habituels. »
www.lexpress.fr/culture/art/l-etat-va-t-il-brader-le-patrimoine-historique-francais_846845.html

"Les politiciens contraindront les États à la banqueroute MAIS sauveront LA Banque"
Le partenariat public privé revient à transférer l’argent public vers les entreprises privées pour le seul bénéfice de l’entreprise privée.

Le dernier LIESI est un bon numéro qui reprend l’historique de la trahison de Valéry Giscard d'Estaing, de Pompidou et des Rothschild. À lire absolument.
www.scribd.com/doc/26449319/Lettre-LIESI-199

La France en faillite
Lors de la crise financière en octobre 2008, France 5 avait diffusé un doc et un débat, « la France en faillite », expliquant que pour honorer notre dette, nous vendions notre patrimoine.

Dans ce doc, il était expliqué que la France était considérée comme hyper solvable justement grâce à notre immense patrimoine, donc dans les années qui viennent, attendez-vous à voir notre patrimoine bradé pour rembourser cette dette illégitime.
http://fonzibrain.wordpress.com/2010/02/08/letat-va-t-il-brader-le-patrimoine-historique-francais/

Donjon présenté sur l’album photos, non exhaustif, du patrimoine de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l'Essonne (91)

http://patrimoine-de-france.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Saint-Cloud
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_de_Saint-Cloud
http://saint-cloud.monuments-nationaux.fr/
http://saintcloud.histoire.free.fr/histoir002.html
http://saintcloud.free.fr/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Sam 18 Déc - 0:54


© AFP

Versailles : l'hôtel du Grand Contrôle transformé en hôtel de luxe
Le château cède une partie de son domaine


Les subventions de l’État baissent en 2011, mais début 2012, le château ouvrira un « hôtel de charme ». Les 23 chambres de cet hôtel de luxe auront une vue royale sur le bassin des Suisses, l’orangerie ou le château. Lors de la présentation de la programmation culturelle pour 2011, Jean-Jacques Aillagon, le président de l’établissement public du château et du domaine national de Versailles, a annoncé la concession de l’Hôtel du Grand Contrôle à un opérateur privé. La démarche pionnière prévoit la prise en charge de la rénovation du bâtiment vétuste par l’exploitant hôtelier.

[Pour le céder au privé] l’État a laissé «Non entretenu depuis 6 ans et non chauffé, l'Hôtel du Grand Contrôle [qui] est aujourd'hui dans un état sanitaire très dégradé et menace de ruine. Le plafond du grand escalier s'est effondré en 2004».

l'établissement public s'inscrit également dans la politique de valorisation des espaces et d'implantation d'activités économiques dans les monuments historiques, instaurée en 2009 par le ministre de la Culture et le secrétaire d'État au Tourisme.

Quelque 5,5 millions d'euros* seront nécessaires pour restaurer ce bâtiment construit dans les années 1680 par Jules Hardouin-Mansart pour le duc de Beauvillier.
www.rfi.fr/france/20101214-le-chateau-versailles-ouvre-hotel-charme
http://fr.canoe.ca/voyages/nouvelles/archives/2010/12/20101216-094226.html


* Beaucoup moins qu'un avion de bateleur
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Sam 18 Déc - 20:23


Photo hadjalexiou

L’impérialisme américain à Paris

L’ambassadeur américain à Paris a reçu la bénédiction de la justice française pour outrepasser le plan local d’urbanisme qui l’empêchait de construire sur le parc de son hôtel particulier.

Charles Rivkin habite une résidence cossue du VIIIe arrondissement de Paris, l’hôtel de Pontalba, qui s’étend de la rue du Faubourg-Saint-Honoré à l’avenue Gabriel. Depuis l’année dernière, Son Excellence rêve de construire un parking et, pourquoi pas, un immeuble d’habitation dans son joli parc. Il souhaiterait même agrandir son ambassade.

Le hic ? Le parc de sa résidence a été classé, en 2006, espace vert protégé et espace à végétaliser dans le plan local d’urbanisme (PLU) de Paris. Il est donc inconstructible. Qu’à cela ne tienne, le diplomate, quand il ne tacle pas Sarko dans les câbles qu’il envoie à Washington, demande à Bertrand Delanoë d’abroger les dispositions d’urbanisme concernant sa résidence chérie. Mais comme la mairie refuse de saisir le conseil municipal de sa requête, Charles Rivkin porte l’affaire en justice.

Bien lui en prend ! Au nom de son pays, le diplomate obtient, le 8 juillet, gain de cause. Le juge a estimé que la Ville de Paris est obligée de prendre en compte la demande d’abrogation du PLU, et a condamné cette dernière à verser 1 500 euros aux États- Unis. Il y aurait eu « atteinte disproportionnée au droit de propriété » de l’Oncle Sam ! D’après les documents consultés par Bakchich, le service territorial de l’architecture et du patrimoine de Paris a jugé cette décision « assez étonnante »…

Pour le moment, aucun permis de construire n’a été enregistré. Selon Laurent Jeannin-Naltet, vice-président du comité d’aménagement et d’animation du VIIIe arrondissement, il n’y a « rien de nouveau, ce ne serait pas la première fois que le PLU » fait l’objet de petits aménagements pour les amis. Déjà l’année dernière, comme Bakchich l’avait narré*, des associations de riverains avaient dénoncé l'accord qui avait permis à LVMH d’enfreindre les règles du PLU pour la réhabilitation de la Samaritaine. Toujours en 2009, Charles Rivkin avait déposé une demande préalable pour l’abattage d’un marronnier dans le parc de sa résidence.

Histoire d’enraciner un projet de parking végétalisé ?

Chloé Demoulin
www.bakchich.info/L-imperialisme-americain-a-Paris,12668.html
*www.bakchich.info/LVMH-prend-la-Samaritaine-de-Haut,10395.html

L’adresse parisienne des Obama, le paradis dans Paris !
www.le-buzz-immobilier.com/2009/06/ladresse-parisienne-des-obama-le-paradis-dans-paris-0018546

Ambassdor’s Fourth of July Party
http://brooklynflaneur.wordpress.com/2010/07/02/ambassdors-fourth-of-july-party/#more-37
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Jeu 23 Déc - 12:30


© FOTOLIA/ Gérard Lemaire

Le permis de construire de la villa de Michel Drucker dans les Alpilles déclaré "nul et non avenu"

Le tribunal administratif de Marseille a déclaré "nul et non avenu" mercredi le permis de construire de la villa que l'animateur Michel Drucker possède à Eygalières (Bouches-du-Rhône), dans le massif des Alpilles, a-t-on appris jeudi 23 décembre auprès de la juridiction administrative, confirmant une information du quotidien "La Provence".

Les juges ont considéré que le document délivré par la mairie d'Eygalières le 18 janvier 2008 et portant sur la construction d'une bâtisse de 293 mètres carrés sur une surface de 10.000 mètres carrés, devait être considéré comme inexistant, car l'architecte des bâtiments de France n'a pas été consulté. Le tribunal met en outre en demeure le maire de la commune René Fontès (Divers Droite) de prendre un arrêté d'interdiction des travaux dans un délai d'un mois.

Le tribunal a suivi en cela les conclusions prononcées le 9 décembre dernier par le rapporteur public Renaud Thiele. Il avait estimé que l'animateur n'aurait jamais dû obtenir un tel permis. Sa villa se trouve en effet à moins de 500 mètres de la chapelle Saint-Sixte, du nom d'un pape qui figure au martyrologe chrétien, un monument du XIIe siècle inscrit à l'inventaire des monuments historiques, qui servira par la suite au cours de l'histoire de zone de quarantaine lors de la peste de 1720 et même de poste de garde.

Pour la Ligue de défense des Alpilles, qui lutte dans la région pour la protection de l'environnement, "Michel Drucker n'aurait jamais dû obtenir ce permis, car la construction se trouve sur un site exceptionnel " classé depuis 1978. La Ligue avait déposé le 16 juin 2009 une plainte pénale contre X pour " faux et usage de faux".

Le parquet de Tarascon (Bouches-du-Rhône) avait classé le dossier le 10 juin 2010 " pour absence d'infraction". L'enquête a exonéré Michel Drucker de toute responsabilité dans l'obtention de ce permis. L'avocat de l'animateur, Me Jean-Pierre Mignard, a déploré devant le tribunal administratif le "fanatisme justicier" visant un homme connu et apprécié dans la région.

Michel Drucker dispose désormais d'un délai de deux mois pour faire appel de la décision, mais celui-ci n'est pas suspensif du jugement du tribunal administratif de Marseille.

http://fr.news.yahoo.com/3/20101223/tfr-justice-villa-drucker-342d366.html
www.france-info.com/france-justice-police-2009-04-22-complaisant-le-permis-de-construire-accorde-a-michel-drucker-281968-9-11.html
http://liguedefensealpilles.free.fr/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Dim 2 Jan - 0:43


La propriété de Thonon-les-Bains

Et maintenant, on vend les bijoux de famille…

Petite annonce immobilière sérieuse, garanties exigées, candidats insolvables s’abstenir ! « État français vend, à Thonon-les-Bains, propriété d’exception sur le lac Léman, avec petit port privé, château début XIXème, surface habitable 400 m², et sa maison de gardiens, 150 m². Surface totale : 9370 m². S’adresser à la Trésorerie générale de Haute-Savoie »… Ou encore : « État français vend hôtel particulier à usage de bureaux, rue de Bourgogne dans le 7ème arr. de Paris, 470 m² environ. S’adresser au Service des missions domaniales de la recette générale des Finances ». Une autre ? « État français vend grande maison forestière dans la commune Le Haut-du-Them-Château-Lambert (Haute-Saône), 205 m² de surface habitable et 115 m² de locaux annexes. S’adresser à la Trésorerie générale de Haute-Saône ». Une petite dernière ? « État français vend, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), le pavillon et la maison forestière de La Muette, classé Monument historique, construit par Gabriel au 18ème siècle en forêt de Saint-Germain, 1116 m² au total. Informations : Trésorerie générale des Yvelines »

Allez jeter un coup d’œil sur le site du ministère du Budget, ça colle le vertige ! La France s’apprête à vendre aux enchères pas moins de 1700 propriétés immobilières d’ici 2013 pour faire entrer un peu d’argent frais dans les caisses de l’État qui, ces temps-ci, en manque singulièrement. En clair, on se sépare des bijoux de famille. Au nom de la rationalité financière - ce qui, a priori, est fort louable : la plupart de ces biens immobiliers sont devenus inutiles ; leur entretien coûte une fortune aux contribuables ; souvent inoccupés, ils se délabrent à vue d’œil et perdent de leur valeur. Un acte de bonne gestion, donc.

L’ennui, et n’importe quel propriétaire immobilier vous le dira, c’est que la période n’est guère propice à la vente. Le marché de l’immobilier est encore assez déprimé, les acheteurs ne se pressent pas au portillon. Pourquoi, dès lors, vendre maintenant ? Réponse : la crise ! Le remboursement de nos dettes abyssales. Le déficit public. Voilà la vraie raison cachée de cette grande braderie : il faut rassurer les marchés financiers auxquels on a déjà offert en vain des plans de sauvetage himalayens, mais dont chacun voit bien qu’ils n’ont pas eu l’effet anxiolytique escompté.
L’agence de notation Standard & Poor’s vient d’ailleurs de le confirmer : la note AAA de la France (la meilleure possible) est « tendue ». Hier, le responsable monde de la dette souveraine, au sein de l’agence, disait comprendre « pourquoi les décideurs politiques sont inquiets : les performances budgétaires de la France ont divergé de celles de l’Allemagne ». Même la note des Etats-Unis n’est plus intouchable, c’est dire…

Moralité : il n’y a pas de petites économies. Depuis 2005, l’État a cédé pour environ 3 milliards d’euros de biens immobiliers dont 15% ont été affectés au désendettement. Le gouvernement de François Fillon a choisi de passer à la vitesse supérieure. Pas moins de 500.000 m² sont aujourd’hui à vendre. Ce qui, évidemment, ne suffira pas à rassurer les fameux marchés.

Au passage, c’était bien la peine de faire la leçon aux Allemands ! Souvenez-vous : début mars, deux députés de la majorité au Bundestag suggéraient à la Grèce de combler son déficit public en vendant quelques-unes de ses milliers d’îles inhabitées. A la Une de l’hebdomadaire « Focus », la déesse grecque Aphrodite adressait un doigt d’honneur aux contribuables allemands et, comble de mépris, estimait la somme que l’État grec pourrait tirer de ses archipels un petit milliard d’euros à tout casser. Une goutte d’eau, comparé à ses 300 milliards d’euros de déficit. Scandale à Athènes et dans la diaspora grecque : « L’Allemagne aussi a des milliards de dettes, qu’elle vende donc la Bavière à la République tchèque pour les résorber ! », s’était alors emporté le président de la communauté grecque de Berlin.
Quand l’Allemagne le dit, on crie au scandale. Quand les marchés l’exigent, l’État français obtempère et les tenants de l’orthodoxie budgétaire crient au génie. Cherchez l’erreur !
En fait, un spectre hante la France et toute l’Europe : celui de la faillite. […]

Laurent Neumann
10 Juin 2010
www.marianne2.fr/Et-maintenant-on-vend-les-bijoux-de-famille_a193881.html


Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de l'Agence de notation Fitch Ratings, a été élevé au rang de grand'croix de la Légion d'honneur le 1er janvier 2011.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Mar 11 Jan - 15:00


La Concorde à Paris, avec l'Hôtel de la Marine à droite de la place (AFP Thomas Coex)

Des historiens lancent un appel pour sauver l’Hôtel de la Marine

Sauvons l'hôtel de la Marine à Paris !

Quiconque éprouve encore un minimum de respect pour le passé national, pour les pierres chargées de symboles et d'une histoire qui touche tous les Français ne peut qu'être révulsé à l'idée que l'hôtel de la Marine, place de la Concorde, soit alloué le 17 janvier - demain ! - sans protestation aucune, affermé, disons le mot : aliéné à un groupe financier international, Alexandre Allard, pour, derrière la façade inchangée, en faire un Barnum commercial assorti de suites de luxe.

Et que ce soit un ancien ministre de la culture, qui, devenu salarié d'un "rénovateur" d'hôtels, facilite auprès des politiques la réalisation juteuse d'un projet si évidemment contraire à l'intérêt général, cela lève le coeur.

Soyons nets et clairs : on peut comprendre que, grâce aux facilités juridiques qui, depuis juillet 2010, permettent la location par bail emphytéotique de trente, cinquante ou quatre-vingt-dix ans de domaines de l'Etat généralement classés, certaines rénovations puissent présenter des avantages, comme celle qui vient d'être annoncée à Versailles pour l'hôtel du Grand-Contrôle, à l'abandon depuis plusieurs années et qui va devenir, pour trente ans, un hôtel de charme de vingt-trois chambres. C'est du cas par cas.

Mais la place de la Concorde ! Mais l'hôtel de la Marine ! Indépendamment de sa situation sur la place la plus célèbre de France, en face de l'Assemblée nationale, indépendamment de la richesse de la décoration intérieure, de l'escalier de Soufflot et de la galerie des Amiraux, ce lieu est chargé des images historiques les plus lourdes qu'on puisse imaginer : au croisement de l'Ancien Régime et de la Révolution.

C'est là, dans cet hôtel construit par Gabriel et Soufflot pour Louis XV, et qui avait toujours appartenu à la Couronne, qu'ont eu lieu les premières émeutes populaires à la veille du 14 juillet 1789 ; là que s'était installé le secrétaire d'État à la Marine quand Louis XVI et le gouvernement avaient dû quitter Versailles à la fin de 1789, pour rejoindre les Tuileries.

C'est là que, devant cette façade aux magnifiques péristyles ironiquement dédiés à la magnificence et à la félicité publiques, Louis XVI et Marie-Antoinette, mais aussi tant d'autres acteurs célèbres ou anonymes de la Révolution, ont été guillotinés.

On veut faire une Maison de l'histoire de France parce que, paraît-il, la France perd sa mémoire. Mais on liquide en même temps une maison qui est, à sa manière, une leçon d'histoire de France. La France ne perd pas sa mémoire, elle la vend.

Les deux affaires sont, en réalité, plus étroitement liées qu'il n'y paraît. Car si Maison de l'histoire de France il doit y avoir, c'est là qu'elle devrait s'implanter, pas ailleurs. C'est pourquoi nous faisons appel à vous, Monsieur le Président, convaincus de n'être ici que les porte-parole d'une opinion silencieuse mais majoritaire.

Au nom même des principes supérieurs que vous invoquez souvent et dont vous êtes le garant, nous vous prions de prendre toutes les mesures d'urgence nécessaires pour arrêter ce qui ne peut apparaître que plus grave qu'un crime : une faute.

Régis Debray, écrivain ;
Alain Decaux ;
Jean-Noël Jeanneney ;
Jacques Le Goff ;
Pierre Nora (membre de l'Académie française) ;
Mona Ozouf et Michel Winock, historiens.
www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/10/sauvons-l-hotel-de-la-marine-a-paris_1463406_3232.html

L'hôtel de la Marine est sur le point d’être loué pour une très longue durée (60 à 80 ans). Il est actuellement occupé par l’Etat-major de la Marine qui doit le quitter fin 2014 pour rejoindre le quartier Balard, dans le XVème arrondissement de Paris. La date-limite pour recevoir les candidatures à l’appel à projets concernant «l’occupation, la mise en valeur et l’exploitation» de l’Hôtel de la Marine, est fixée au 17 janvier. Mais elle pourrait être reculée.
www.liberation.fr/culture/01012312815-des-historiens-appellent-a-sauver-l-hotel-de-la-marine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Mer 2 Fév - 18:43


Une anomalie constatée en mars 2001, lors de la procédure d'appel d'offres pour la rénovation de la cathédrale de Rouen, a déclenché l'affaire © Hémis.fr

Le racket de la rénovation des monuments historiques
Après dix ans d'enquête, les dix principales entreprises de BTP ont été condamnées à une amende de 10 millions d'euros.

Quatorze entreprises de travaux publics qui restaurent des monuments historiques viennent d'être condamnées à une amende globale de 10 millions d'euros pour s'être entendues depuis de longues années sur l'attribution de marchés publics. Dix des vingt premières sociétés françaises du secteur sont concernées par cette affaire aux ramifications multiples, pour laquelle la justice n'a pas lésiné, multipliant pendant plusieurs années les perquisitions dans les locaux des sociétés et aux domiciles des dirigeants, les auditions et les écoutes téléphoniques.

Tout a débuté en mars 2001 à la suite du signalement par la Drac (direction régionale des affaires culturelles) de Haute-Normandie d'une anomalie constatée lors de la procédure d'appel d'offres pour la rénovation de la cathédrale de Rouen. Affaire relancée par la plainte déposée auprès du conseil de la concurrence, en 2005, par la société Gar Rénovation Vieux Édifices, entreprise de maçonnerie et de taille de pierre, pour "exclusion des marchés de rénovation". Dans trois régions (Basse-Normandie, Haute-Normandie et Picardie), c'est la quasi-totalité du patrimoine - églises, cathédrales, abbayes, châteaux, patrimoine des villes - qui faisait l'objet de "mise en musique" lors de "tables rondes" au cours desquelles les sociétés se répartissaient les chantiers après consultation de la programmation annuelle établie par la Drac.

"Une tradition"

Des pratiques qui, non content d'exclure les entreprises refusant ce système, faisaient s'élever artificiellement le montant des offres. Des ententes ponctuelles étaient également réalisées dans les régions Aquitaine, Bourgogne, Nord-Pas-de-Calais et Ile-de-France. Premier souci des entreprises, tout faire pour travailler dans leur région afin de limiter les frais. Des offres de "couverture" étaient donc sollicitées auprès d'entreprises extérieures à la région visant notamment à "faire nombre" et donner l'apparence d'un degré de concurrence élevé auprès du maître d'ouvrage. En échange de ce "service", ces dernières étaient alors couvertes dans leur région d'intervention.

Selon le rapport de 163 pages de l'Autorité de la concurrence, ce sont des centaines de monuments historiques qui ont été l'objet de ce type d'entente, qu'un dirigeant d'entreprise, lors de son audition, a évoqué comme étant "une tradition" dans ce secteur. Parmi eux, le pavillon de la Lanterne, résidence de week-end traditionnelle du Premier ministre (mise à la disposition du président de la République depuis 2007), des chantiers au Mont-Saint-Michel, les cathédrales d'Amiens et de Reims, l'hôtel de Lassay à l'Assemblée nationale, le Palais royal, le château de Maisons-Laffitte, Château-Gaillard aux Andelys, l'abbaye de Jumièges, le palais national de Compiègne, la corniche des Grandes Écuries à Chantilly.

Dès le démantèlement de ces ententes, les prix ont miraculeusement baissé, de plus de 20 % en moyenne... L'affaire ne s'arrêtera sûrement pas là. L'Autorité de la concurrence rappelle en effet : "Les collectivités publiques et les particuliers victimes de ces ententes disposent du droit de demander par ailleurs réparation du préjudice qu'ils ont subi auprès des tribunaux compétents."

Les entreprises sanctionnées

Le groupe M. Lefevre, la société Coefficient, le groupe Eiffage, l'entreprise Quélin, le groupe Vinci, la société Terh Monuments historiques, l'entreprise Georges Lanfry, la société Faber SA, la société Payeux Invest, l'entreprise H Chevalier Nord, la société Charpentier PM, l'entreprise Pavy, société Nouvel Bodin, la société Cazenave.
[...]

François Malye et Jérôme Vincent
www.lepoint.fr/societe/le-racket-de-la-renovation-des-monuments-historiques-26-01-2011-132125_23.php


Vinci, encore et toujours Vinci !

Vinci Concessions est le premier opérateur européen de concessions d’infrastructures de transport– autoroutes, ouvrages routiers, parkings, aéroports.
Parmi les actionnaires de Vinci Concessions, on trouve la Financière Pinault, maison-mère du groupe Artémis, qui comprend Bouygues et Vinci. La DG de la financière Pinault, Patricia Barbizet, est une proche de Jean-Louis Borloo et de Christine Lagarde. Sarkozy lui a confié en novembre 2008 la présidence du comité d'investissement du Fonds stratégique d'investissement.

"À qui profite la construction de nouvelles autoroutes ?"
www.rue89.com/explicateur/2010/07/24/a-qui-profite-la-construction-de-nouvelles-autoroutes-159791

Après les 7 milliards de Villepin en 2005, le gouvernement a offert encore 2 milliards d'euros aux sociétés d'autoroutes en 2010.
www.marianne2.fr/2-milliards-d-euros-le-petit-cadeau-de-l-Etat-aux-societes-d-autoroutes_a184616.html

"Cartel des panneaux : 200 millions de préjudice, 53 millions d'amende"
Entre 1997 et 2006, les principales entreprises du secteur des panneaux de signalisation routière se sont entendues pour surfacturer leurs clients, c'est à dire l'État et les collectivités locales, c'est à dire nous. Parmi elles, une filiale du groupe Vinci, la société Signature, qui écope de l'amende la plus lourde : 18,5 millions d'euros. Une autre, Aximum, n'est autre qu'une filiale du groupe Bouygues. Elle a été condamnée à 17,6 millions d'euros. Bref, huit entreprises - fleurons de notre industrie - devront verser 52,7 millions d'euros d'amendes au total.
www.lesmotsontunsens.com/cartel-des-panneaux-200-millions-de-surfacturation-53-millions-d-amende-8746

Le cours boursier de Vinci a été catapulté vers le haut après la privatisation, ainsi que les salaires de PDG des sociétés qui ont profité des privatisations.
Antoine Zacharias, ancien PDG du groupe de BTP Vinci (1997-2006) poursuivi pour abus de biens sociaux, a été placé à la tête de l'entreprise en 1997 par Jean-Marie Messier.

Vinci fait partie du CAC 40, dont 25% des entreprises ne paient pas d'impôt sur leurs bénéfices.
www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201015855389.htm

Voir aussi 'Borloo, ministre des autoroutes'
http://sarko-verdose.bbactif.com/t371-jean-louis-borloo-ministre-des-autoroutes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Ven 4 Fév - 2:47


Le Sénat protège les ensembles mobiliers
et règlemente les cessions des monuments de l’État


La proposition de loi que vient de voter le Sénat en première lecture, et qui devait à l’origine porter essentiellement sur l’encadrement de la vente et de la cession des monuments historiques appartenant à l’État, s’est enrichie de plusieurs mesures qui, si elles devaient être définitivement adoptées, marqueraient un progrès décisif dans la protection du patrimoine mobilier.

Elle prévoit en effet :

- la possibilité de classer au titre des monuments historiques des ensembles historiques mobiliers, ce qui impliquera les effets du classement pour chacun des éléments pris séparément et l’interdiction de la division ou de la dispersion1

- la mise en place d’une servitude de maintien in situ, «lorsque des objets mobiliers classés ou un ensemble historique mobilier classé au titre des monuments historiques sont rattachés par des liens historiques ou artistiques à un immeuble classé au titre des monuments historiques et forment avec lui un ensemble cohérent de qualité dont la conservation dans son intégrité présente un intérêt public». Cette servitude pourrait être prononcée en même temps que le classement ou postérieurement.

Ces deux mesures, qui pourront également s’appliquer aux œuvres appartenant à des propriétaires privés avec leur consentement, sont réclamées depuis longtemps par les défenseurs du patrimoine et nous les avions nous-même appelées de nos vœux dans un éditorial paru sur ce site le 16 octobre dernier ! Nous ne pouvons donc que nous réjouir de voir le Sénat les adopter alors que beaucoup pensaient encore récemment que cette cause était depuis longtemps perdue.


L’autre volet de la nouvelle loi tente de mettre des garde-fous à la vente et à la cession des monuments historiques appartenant à l’État. Ce projet constitue à la fois une régression par rapport à la mise en place de la Commission Rémond, puisque celle-ci avait strictement limité le nombre de monuments pouvant être cédés en fonction de leur importance jugée moindre, mais aussi un progrès car il concerne cette fois tous les monuments appartenant à l’État, et pas seulement ceux dépendant du ministère de la Culture. Jusqu’à présent, seul France Domaines, c’est-à-dire le ministère des Finances, décidait de ces ventes sans jamais prendre en compte l’intérêt patrimonial et historique des bâtiments.

On se rappelle en outre comment le parlement, avec le soutien du gouvernement, avait voté en 2009 dans la loi de finance un article qui permettait de brader, sans aucun contrôle, les monuments historiques appartenant à l’État (voir la brève du 28/11/09), disposition qui avait été censurée par le Conseil constitutionnel (voir la brève du 30/12/09) pour une question de forme (il s’agissait d’un cavalier législatif). On peut donc considérer que cette proposition de loi, due aux sénateurs Jacques Legendre et Françoise Férat, va plutôt dans le bon sens en essayant de mettre fin au chaos actuel. Notons néanmoins que, dans les exposés des motifs, il est bien précisé que l’on ne s’interdira «rien a priori».

Il est donc proposé de mettre en place une nouvelle commission, le «Haut conseil du patrimoine», comparable dans son objectif à la commission Rémond, qui aura pour objectif de déterminer, en permanence (et non une fois pour toute) les monuments appartenant à l’État pouvant être «transférés». Cette commission possèdera des pouvoirs étendus puisqu’elle se prononcera aussi «sur l’opportunité des transferts à titre gratuit envisagés», qu’elle identifiera «les monuments ayant une vocation culturelle» et qu’elle formulera «les prescriptions relatives à leur utilisation culturelle».

Remarquons enfin qu’elle se prononcera sur «les projets de déclassement du domaine public, en vue d’une revente, des monuments transférés à titre gratuit». En d’autres termes, ces monuments cédés gratuitement aux collectivités territoriales pourront ensuite être vendus au privé mais seulement après avis conforme du Haut conseil. Le sort des monuments vendus par l’État à une collectivité territoriale n’est en revanche pas clair puisqu’il semble alors qu’il sera possible que la dite collectivité les revende à qui elle le veut sans aucune contrainte.

Le Haut conseil du patrimoine sera également informé de tout «projet de bail emphytéotique administratif d’une durée supérieure ou égale à trente ans qui concerne l’un de ses monuments historiques classés ou inscrits» et pourra décider de rendre un avis (dont on ne sait pas s’il est conforme ou non), si un tiers au moins de ses membres le demandent. On reconnaît là une disposition directement inspirée par l’affaire de l’Hôtel de la Marine. Sont par ailleurs exclus : «les transferts partiels, d’objets ou de parties d’immeubles, afin d’éviter le «dépeçage» des monuments historiques.» Ceci devrait donc interdire, on peut l’espérer, la vente des écuries du Palais du Rhin par le ministère de la Culture.

On ne pourra juger définitivement de ce second aspect de la nouvelle loi qu’à la manière dont sera constitué ce Haut conseil du patrimoine. Sa composition n’est pas clairement définie et un décret en Conseil d’État devrait la préciser. Il est très regrettable par ailleurs qu’aucun critère caractérisant les monuments majeurs qui ne devraient en aucun cas être transférés n’ait été défini.

Il faut espérer que le ministère de la Culture soutiendra sans ambiguïté cette proposition de loi qui, pour la première fois depuis longtemps, apporte de réels progrès dans la protection du patrimoine, au moins pour sa partie portant sur les ensembles mobiliers et que l’Assemblée Nationale, toujours moins concernée que le Sénat par ces questions, ne remettra pas tout en cause.


Didier Rykner
jeudi 27 janvier 2011
www.latribunedelart.com/le-senat-protege-les-ensembles-mobiliers-et-reglemente-les-cessions-des-monuments-de-l-etat-article002975.html


Comme les collectivités territoriales sont appauvries par les réformes du gouvernement sarkozy, on peut imaginer dans quelles mains va finir le patrimoine de la France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Mar 15 Fév - 18:31


Micmac au zoo de Vincennes

À l'ambition architecturale du projet initial de rénovation, la direction du parc animalier préfère finalement la maîtrise des coûts promise par un géant du BTP.

Décidé à lui refaire une beauté, le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), à Paris - dont dépend le parc zoologique - avait retenu, à la fin de 2005, le projet d'architecture de l'agence TN +, évalué à 170 millions d'euros. Coup de théâtre : après plus de deux ans d'études et 2 millions d'euros d'honoraires versés, Bertrand-Pierre Galey, directeur général du MNHN, décide de rebattre les cartes. Et s'adresse à un groupe de BTP [Bouygues] pour remodeler les lieux à moindre coût. Son idée : mettre sur pied un partenariat public-privé qui autorise l'État à engager une sorte de crédit-bail avec un opérateur privé, permettant de régler la facture sur vingt ou trente ans. En échange, l'opérateur choisi assure le financement, la réalisation et la maintenance du projet.

« L'idée n'est pas de s'offrir un geste architectural »

Ce dispositif, déjà en vigueur pour les hôpitaux et les prisons, pourrait s'élargir à l'ensemble des bâtiments publics, si le Sénat l'avalise. Toutefois, certains parlementaires s'alarment du risque de dérives entachant cette procédure, déjà testée ailleurs en Europe, qui fait la part belle aux majors du BTP et exclut des commandes publiques artisans, PME et architectes.

« Dans l'état actuel des finances nationales, l'idée n'est pas de s'offrir un geste architectural, rétorque Bertrand-Pierre Galey. Je ne concours pas pour l'équerre d'argent. Je veux un zoo qui marche. Et, si son architecture est anodine, cela me suffit. » Avalisé par la commission des sites et par l'Architecte des Bâtiments de France, le projet de TN + correspondait pourtant à l'ambition affichée alors par le muséum. Il prévoyait un remodelage du parc en six paysages grandioses, évoquant les principaux biotopes du globe. Le tout agrémenté de serres à structures gonflables, de promenades à hauteur de canopée et d'un restaurant panoramique dans le Grand Rocher.

Michèle Leloup
24/07/2008
www.lexpress.fr/culture/architecture-patrimoine/architecture/micmac-au-zoo-de-vincennes_536100.html


Le terrain appartient à la Ville de Paris qui donnera le permis de construire après avoir été consultée. Mais une partie de celui-ci est classé au titre des monuments historiques en raison de sa proximité avec le palais de la Porte Dorée.

Le privé sera propriétaire du zoo et le Muséum devra verser un loyer
http://sarko-verdose.bbactif.com/t416-la-vie-des-zoos#4589


Photo : Frédéric Robineau

Un ensemble architectural et paysager unique

Le zoo est l’œuvre d’un grand architecte parisien, Charles Letrosne (1868-1939), qui a beaucoup construit durant l’entre-deux-guerres, tant à Paris qu’à Reims, Noyon ou Vichy.
Figure marquante du mouvement régionaliste, attentif aux sites et aux paysages culturels, Letrosne a rompu à Vincennes avec l’ancien système qui, comme au Jardin des Plantes de Paris, utilisait pour enfermer les animaux sauvages une architecture raffinée de fabriques, nourrie de citations classiques. Pour la première fois à cette échelle, il a en effet imposé le procédé inventé en 1907 pour le zoo de Hambourg par Carl Hagenbeck : une série de rochers artificiels en béton, formant à la fois des loges et des refuges entourés de fossés, où les bêtes étaient vues sans barreaux, ni cages. Sculptant le paysage avec le béton comme un démiurge, Letrosne a ainsi créé un ensemble unique dans l’architecture parisienne…
http://sauv-derniere.over-blog.org/article-zoo-en-peril-58515080.html

Le zoo de Vincennes ne doit pas mourir !
[Photos] cyclops
www.latribunedelart.com/le-zoo-de-vincennes-ne-doit-pas-mourir-article002791.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Mar 15 Fév - 18:54


Menacées par des tournois de tennis
Les serres d'Auteuil et leur jardin : admirables et méconnus...

À l’origine, « Fleuriste municipal de la Muette », les installations créées en 1855 à l’initiative de Napoléon III, du Préfet Haussmann et d’Adolphe Alphand, se révèlent rapidement insuffisantes… Dès 1894, l’architecte Jean Camille Formigé conçoit un projet plus important qu’il établit à Auteuil. Ce lieu aura deux vocations : produire des plantes destinées aux jardins de Paris et conserver des végétaux de collection. Les Serres d’Auteuil sont les dernières construites en France au 19ème siècle. Elles sont un condensé de prouesses techniques pour l’époque. Tout y est alors matière à s’esclaffer : le palmarium, le système de chauffage, l’emploi du verre cathédrale, les innovations des artisans serruriers… J. C. Formigé voulait « édifier une oeuvre utile à l’horticulture tout en conservant au monument son caractère artistique« … Pari réussi.

Petite visite privée d’un lieu unique en son genre et, hélas, bien trop méconnu…
De graves menaces pèsent actuellement sur les Serres chaudes, qu’il est question de « déplacer » afin de libérer de l’espace pour le grand chelem de tennis à Roland Garros… [...]


Les serres doivent être continuellement modernisées et réhabilitées pour conserver leur pérennité. Depuis plus de 30 ans, de nombreux travaux ont été réalisés : alimentation au gaz des chaudières, nouvelle chaufferie, vitrages changés, charpentes métalliques repeintes… Par ailleurs, certains vantaux de faitage se déclenchent à présent automatiquement lorsqu’une température précise est atteinte, les toiles à ombrer se déploient lorsque l’ensoleillement est trop important, le chauffage est autogéré et mis sous contrôle antipollution…
www.jardinechassiere.com/2011/01/les-serres-dauteuil-et-leur-jardin-admirables-et-meconnus/ cyclops
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Camille_Formig%C3%A9


Arrow Sauvons les serres d'Auteuil
www.petitions24.net/serresdauteuil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Double discours, comme toujours   Jeu 24 Fév - 11:56


La publicité s'installe sur les monuments

Kate Moss, "top model", a vanté le parfum, Parisienne, d'Yves Saint Laurent, sur une bâche de 270 m2, barrant la façade du Musée d'Orsay à Paris, côté Seine. Dans la foulée, un flacon géant du N° 5, le "jus" mythique de Chanel, fait à son tour campagne pour la griffe de luxe. Désormais, les affiches publicitaires se déploient en toute légalité sur les monuments historiques de la capitale. Nos cousins d'Amérique le disent, à la "une" de l'International Herald Tribune, du lundi 24 janvier : "Les temps sont durs pour les institutions culturelles européennes qui cherchent de nouveaux moyens pour trouver de l'argent."

À Orsay, les bâches publicitaires accrochées par l'entreprise JCDecaux, le temps de la restauration du musée, participent au financement des travaux. Depuis 2007, une disposition du code du patrimoine (L.621-29-8, décret n° 2007-645 du 30/04/07) l'autorise. Moins de dix ans après l'opération des montres Swatch, en 1998-2000, au Centre Pompidou, qui avait déclenché une virulente polémique, l'affichage sur les monuments en rénovation est donc devenu la règle. L'horloger suisse avait déroulé une bâche de 3 920 m2 sur toute la façade du musée pendant les deux ans de rénovation. La loi de 2007 limite la surface publicitaire à 50 % de la totalité de l'échafaudage.

En 2008, sur 540 m2, côté Seine, c'est Air France qui s'affichait la première sur le Grand Palais, pour participer à la restauration de la rotonde Alexandre III. À l'Opéra Garnier, depuis mars 2010, les panneaux accrochés sur la façade ouest, confiés à la société Athem, changent chaque mois : Vitamin Water de Coca-Cola, H & M, Ralph Lauren...

Jean-Yves Kaced, directeur commercial et du développement de l'établissement, se dit "ravi d'en être là. Mon but est d'amener de l'argent à cette maison. On en cherche encore, il y a plein de choses à restaurer. C'est un moyen complémentaire et nécessaire de financer les travaux. Sur dix mois, déduction faite des frais, cela a rapporté 660 000 euros".

Le Louvre est aussi dans la course. "Une étude de faisabilité d'une bâche déroulée sur la galerie Apollon, côté Seine, est en cours", confie-t-on. Sa restauration, programmée, est chiffrée à 5,9 millions d'euros. "On attend les propositions", fait savoir le musée. Le long de la voie royale de la capitale, le rapport financier peut aller du simple au triple. Un annonceur serait prêt à verser 200 000 euros par mois pour afficher son produit en bord de Seine, zone protégée contre la publicité.

LA LOI S'IMPOSE

La municipalité a-t-elle les moyens de limiter le phénomène ? "Les bâches sur les bâtiments classés ne sont pas du ressort du règlement local de publicité de Paris, affirme Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris (PS) et présidente de la commission publicités et enseignes. L'État a décidé d'autoriser cet affichage publicitaire par décret. La loi s'impose. Nous ne pouvons rien faire."

Également membre de cette commission, Jacques Boutaut, maire (Verts) du 2e arrondissement, ajoute : "L'État s'affranchit des règlements locaux en autorisant par décret des bâches qui dénaturent le paysage. Elles agressent les Parisiens et les visiteurs. On peut admettre un logo sur une bâche pour une entreprise prête à financer une rénovation. Là, ce n'est pas du mécénat, simplement de la publicité. L'État organise son propre affaiblissement au profit du secteur privé."

Un nouveau règlement local de publicité à Paris est en cours de discussion. Un texte devrait être soumis aux votes d'élus parisiens et de représentants de l'État le 1er février. Non seulement, il n'évoquera pas le cas des bâches sur les monuments, mais il pourrait autoriser l'affichage de publicité de 16 m2 sur les immeubles privés en ravalement. Loin, donc, du discours officiel de la mairie sur la réduction de la publicité à Paris.


Florence Evin et Laurence Girard
www.lemonde.fr/culture/article/2011/01/26/la-publicite-s-installe-sur-les-monuments_1470786_3246.html

Façade du Musée d’Orsay, la nuit. 22 décembre 2010 Photo : Didier Rykner

Publicités géantes : Paris comme Venise…
“Il y a quatre ans, explique l’article de La Tribune de l’Art*, le Code du patrimoine était modifié par une loi (promulguée par Renaud Donnedieu de Vabres…) qui autorisait, dans certaines conditions bien définies, l’affichage publicitaire sur les bâches recouvrant des travaux menés sur des monuments historiques. Nous n’avions pas assez prêté attention à cette modification de la loi qui interdit en temps normal l’installation d’annonces publicitaires à proximité ou sur les bâtiments classés et inscrits”.
Cela m’a tout simplement rappelé que j’avais déjà traité le sujet dans le Monde du … 15 septembre 1999 ! …
Olivier Zilbertin
www.blogoz.fr/2011/01/04/de-la-publicite-sur-les-monuments-historiques/
*www.latribunedelart.com/publicites-geantes-paris-comme-venise-article002941.html cyclops

Vidéo
www.arte.tv/fr/3683312.html

Quelques exemples en images
www.lexpress.fr/styles/mode/faut-il-mettre-de-la-publicite-sur-les-monuments_950351.html

Les Français invités à se prononcer sur les "jungles" de panneaux publicitaires

Les Français sont invités à donner leur avis dès mercredi 23 février sur les mesures qu'entend prendre le gouvernement pour "réformer" l'affichage publicitaire.
Le texte a été mis en consultation publique jusqu'au 11 mars sur le site du ministère du développement durable*.

Pour Nicolas Hervé, membre du Collectif des déboulonneurs, il s'agit du vrai seul "point positif" de ce texte. Pour le reste, l'association juge que le décret est globalement "négatif" dans la mesure où, parallèlement aux mesures prises, il entérine des pratiques qui jusque-là n'étaient pas autorisées, comme la publicité sur les bâches qui recouvrent les bâtiments en rénovation. "Le gouvernement fait clairement le choix de ménager les professionnels", estime l'association dans un communiqué.
www.lemonde.fr/planete/article/2011/02/23/les-francais-invites-a-se-prononcer-sur-les-jungles-de-panneaux-publicitaires_1484365_3244.html

*www.developpement-durable.gouv.fr/La-reforme-de-l-affichage.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Sam 17 Sep - 15:07


Imiza, Canari, chapelle Ste-Catherine, côte occidentale du Cap Corse, site inscrit au titre de la loi de 1930

La protection des vieilles pierres se lézarde
Architectes et associations dénoncent une politique attentatoire de l’État.

Au moment où se célèbrent, ce week-end, les Journées du patrimoine (1), les associations crient à la trahison. En s’abstenant de conférence de presse pour lancer «l’événement culturel de la rentrée» (dixit son propre site, qui escompte 12 millions de visiteurs), Frédéric Mitterrand déroge à une tradition bien ancrée depuis vingt-sept ans.«Par le biais du code de l’urbanisme, il se joue un véritable détricotage de la protection du patrimoine comme jamais depuis Malraux», proteste Philippe Toussaint, président des Vieilles Maisons françaises (VMF). L’inquiétude a redoublé avec le dépôt, en juin, d’un rapport du sénateur Eric Doligé (UMP) à Nicolas Sarkozy, proposant de réviser les missions des architectes des bâtiments de France (ABF) et d’encadrer davantage les fouilles archéologiques. Mais c’est surtout l’étude de Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme, plaidant pour un «urbanisme de projet», qui a inquiété.

Chargés de contrôler les zones protégées, les ABF sont sur la sellette. «Leurs pouvoirs ont été considérablement rognés», fait observer Christian Pattyn, ancien directeur du Patrimoine et actuel président de la Ligue urbaine et rurale. L’avis conforme qu’ils délivraient sur les permis de construire et de démolir a été transféré au préfet, qui a entre deux semaines et un mois pour trancher. «Des délais inapplicables», soupire Jean de Lambertye, qui dirige l’association la Demeure historique. «La situation n’a jamais été aussi grave. On veut nous renvoyer à une France dont nous ne voulons pas : celle de la liberté des promoteurs d’avant les années 60», plaide le président des ABF, Frédéric Auclair. «Tout va de travers. La fiscalité est exclusivement orientée vers le logement neuf. L’Etat dépense vingt fois moins pour former un architecte qu’un ingénieur des Ponts et Chaussées. Dans la réforme des marchés publics, on parle de remplacer les appels d’offres par le "dialogue compétitif" : c’est un boulevard ouvert à la corruption

Fait rare, l’Ordre des architectes s’est joint aux ABF et aux associations pour «dénoncer les dérives d’une déréglementation désastreuse pour l’environnement et la qualité de vie des Français». Et, dans ce brouhaha, le mutisme de Frédéric Mitterrand, qui n’a jamais reçu les ABF, est perçu par Jean de Lambertye comme «le signe très inquiétant d’une déliquescence du ministère de la Culture».

Vincent NOCE
www.liberation.fr/culture/01012360185-la-protection-des-vieilles-pierres-se-lezarde

Les maires depuis longtemps revendiquent le droit absolu d'accorder ou non les permis de construire.
http://vivrelemarais.typepad.fr/blog/urbanisme_sauvegarde_et_mise_en_valeur_du_marais_de_paris/page/3/

Les architectes des Bâtiments de France exportent leur savoir-faire
de la Chine à Haïti, en passant par l’Inde, la Syrie et la Russie.
www.facebook.com/note.php?note_id=451640475835
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Sam 17 Sep - 15:33


Zoom

L'association Mémoire de pierres se bat pour la sauvegarde du monument aux Morts de Lodève
Les membres de l'association estiment qu'il faut réaliser un moulage de cette œuvre majeure du sculpteur lodévois, et placer l'original à l'abri.

« Nous avons fait établir- par une entreprise parfaitement compétente - un devis pour la rénovation du monument, que nous voulions présenter à la mairie, explique le président, Gaston Arnal. Mais nos demandes de rendez-vous sont restées sans réponse. Aussi avons-nous envoyé une lettre à Mme le Maire, accompagnée de ce devis. » L'association poursuit par ailleurs sa croisade en préparant un dossier qui sera présenté aux Monuments historiques et aux Bâtiments de France... Entre autres.

« Dans notre action, nous recevons pas mal de soutiens, poursuit Gaston Arnal. Dont le soutien de l'Académie de Montpellier, de la Fédération des anciens combattants et victimes de guerre, de l'Association du patrimoine de l'Aveyron, et celui des Vieilles maisons françaises, tant au niveau régional que national. » Un combat à suivre ...
http://mcb-dupainetdesjeux.skyrock.com/2838997900-Pour-la-Mairie-c-est-juste-un-bloc-de-pierre-ce-Monument.html


Détail de l’œuvre de Paul Dardé
Agrandi ici :
http://www.soubes-spes.fr/presence/pictures2/Dard%C3%A9_Lod%C3%A8ve.JPG
www.soubes-spes.fr/Page/22-Paul-Dard%C3%A9-sculpteur-%C3%A0-Soub&egraves.html

www.tourisme-france.info/herault/herault.html


«Un voyage dans le temps»
pour les 28e Journées du patrimoine des 17 et 18 septembre 2011
www.liberation.fr/culture/01012360083-un-voyage-dans-le-temps-pour-les-journees-du-patrimoine
www.paris.fr/accueil/Portal.lut?page_id=9652&document_type_id=4&document_id=104398&portlet_id=25168&multileveldocument_sheet_id=19202
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Sarkozy n'a pas attendu un plan imposé par la troïka pour vendre les biens des Français   Mer 29 Fév - 12:03



Les milliards des ventes immobilières de l’État
Casernes, terrains, anciennes prisons, bureaux, hôtels particuliers, maisons forestières, logements : l’État cède chaque année des centaines de propriétés dont il n’a plus l’usage. Ces ventes lui ont rapporté 590 millions l’an passé. Cette politique va se poursuivre. L’État compte vendre 1870 biens en 2012, 2013 et 2014, pour 2,2 milliards d’euros. Et ce partout en France...

[...] les investisseurs étrangers sont aussi de la partie. Ainsi, l’ancien siège de Météo France, situé près de la tour Eiffel, a été vendu pour une soixantaine de millions d’euros l’État russe, qui y bâtira une cathédrale orthodoxe. Yves Deniaud, le député UMP président du Conseil de l’immobilier de l’État, compte ouvertement sur les Qatariens, les Russes et les Chinois pour acheter les quatre hôtels particuliers à vendre dans le VIIe arrondissement.
[...]
http://actualitemonde.mtxserv.fr/actualit%C3%A9s/53768

Le réseau culturel français a été tué
Comme les mensonges d’Olivier Poivre parus dans Le Monde* le 13 septembre 2009 le laissaient craindre, l’AFAA, devenue Culturesfrance et aujourd’hui Institut français, n’est plus un service de l’État, mais un organisme privé.
L’Institut français, opérateur du Ministère des Affaires étrangères et européennes pour l’action extérieure de la France, se substitue à l’association Culturesfrance sous la forme d’un EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) ‘avec un périmètre d’action élargi et des moyens renforcés.’

www.institutfrancais.com/presentation.html
*http://francophonieenblog.20minutes-blogs.fr/archive/2009/02/14/la-politique-culturelle-francaise-est-illisible.html

Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Culture, affiche son soutien à François Hollande.
http://fr.news.yahoo.com/sarkozy-d%C3%A9nonce-soutien-do-poivre-darvor-%C3%A0-hollande-121700504.html

L'armée a privatisé ses satellites de communication
Fin 2008, le journal Les Echos révélait que le gouvernement étudiait la possibilité de vendre ses satellites de télécommunications sécurisées Syracuse. Et le Canard Enchainé, dans sa ponte du 1er juillet 2009, confirme et précise : Nicolas Sarkozy a pris sa décision à la mi-mai et l'a annoncé aux représentants des états-majors quinze jours plus tard, lors d'une réunion de la Commission exécutive permanente, un "machin" créé par De Gaulle en 1963 et chargé de contrôler les programmes d'armement. [...]

"La maîtrise de nos communications, c'était un principe gravé dans le marbre", s'étrangle un général trois étoiles [...]
Et l'affaire soulève un certain nombre de questions, même si la presse ne semble guère interrogative : Peut-on prendre une telle décision sans l'intervention du parlement ? Qui sera responsable, en cas de bug, lors d'opérations de guerre ? Comment le "secret-défense" peut-il être assuré... par un simple contrat commercial ?
www.lesmotsontunsens.com/etat-armee-vend-satellites-communication-syracuse-sarkozy-4986
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Mer 14 Mar - 0:20


Maison de Balzac

Honoré de Balzac vécut de 1840 à 1847 dans cette maison de Passy.
Sous le nom de « Madame de Breugnol », car il fuit ses créanciers, Balzac s’installe rue Basse à Passy (actuellement rue Raynouard) dans un logement à deux issues, où l’on ne pénètre qu’en donnant un mot de passe. Madame de Breugnol, de son vrai nom Louise Breugniol, existe réellement. Elle tient lieu de gouvernante à l’écrivain et introduit chez lui les visiteurs « sûrs » comme le directeur du journal l’Époque, auquel Balzac doit livrer un feuilleton.
L’écrivain vivra sept ans dans un appartement de cinq pièces situé en rez-de-jardin du bâtiment. L’emplacement est très commode pour rejoindre le centre de Paris en passant par la barrière de Passy via la rue Berton, en contrebas. Balzac apprécie le calme du lieu et le jardin fleuri. C’est ici que sa production littéraire est la plus abondante.


La Mairie de Paris sacrifie l’agrandissement de la Maison de Balzac

Les terrains attenants au 43-45 rue Raynouard ont été acquis par la Ville de Paris en 2002 afin d'étendre le musée, trop à l'étroit. Mais les difficultés de réalisation ont poussé la municipalité à renoncer au projet et à mettre en vente ces parcelles, ce qui provoque la critique du maire de l'arrondissement Claude Goasguen, qui regrette de voir la mairie « mettre en vente un patrimoine municipal exceptionnel au cœur de Passy », et des inquiétudes de la part de l'historien d'art Didier Rykner dans « la Tribune de l'art »3, les parcelles concernées n'étant pas protégées et pouvant potentiellement faire l'objet d'un projet immobilier détruisant le site.

www.latribunedelart.com/la-mairie-de-paris-sacrifie-l-agrandissement-de-la-maison-de-balzac-article003183.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Balzac
www.latribunedelart.com/une-petition-et-une-demande-de-classement-pour-la-maison-de-balzac-article003264.html
cyclops
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Sam 1 Déc - 15:52


Le château de Bellevue à Yvrac (33)

Un château détruit par «erreur» en Gironde
La chartreuse du XVIIIe siècle située à Yvrac devait être rénovée. Elle a été détruite par les ouvriers polonais engagés par le propriétaire russe.

Ce château figurait parmi les quatre ou cinq « fleurons » du patrimoine architectural de cette commune de 2.500 habitants à l'est de Bordeaux.
« Un permis de construire pour rénovation a bien été délivré en juin 2011 », explique le maire, Claude Carty. « Il autorisait simplement la destruction d'une infime partie des dépendances. » Le constat de non-conformité et l'infraction au Code de l'urbanisme sont chez le procureur.

« Je ne savais pas que le château avait été détruit, je suis sous le choc », s'exclame Dmitry Stroskin, propriétaire de ces 13.000 m² où ne subsiste aujourd'hui qu'une petite dépendance d'époque.
« Même si le bâtiment était en très mauvais état, je voulais le rénover. » L'homme est russe mais dirige à Varsovie une entreprise de logistique de produits d'exportation de France vers la Pologne et la Russie.
[...]
www.sudouest.fr/2012/11/30/belle-bevue-a-bellevue-894595-2780.php
www.domainedebellevue.info/


Des commentaires suggèrent que la destruction est volontaire et que le château va être reconstruit ailleurs (Pologne, Russie..).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés   Aujourd'hui à 12:35

Revenir en haut Aller en bas
 
Des joyaux de l'architecture parisienne galvaudés
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» La vie parisienne
» Vie traditionnelle et architecture en Normandie
» FLAN A LA PARISIENNE DE MA GRAND-MERE
» Un logiciel d’architecture ‘archifacile’ et gratuit !
» Vote pour "la plus belle brioche parisienne"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sarkoverdose :: Forum :: Art, culture, patrimoine-
Sauter vers: