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 Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique

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Orwelle



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MessageSujet: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Sam 6 Déc - 8:07



Dépénaliser la diffamation, du "sur-mesure pour condamner la presse"

Après la vague de protestations qui a suivi l'interpellation de Vittorio de Filippis, journaliste de Libération poursuivi pour diffamation, Nicolas Sarkozy a appelé, lundi 1er décembre, à dépénaliser ce délit dans les plus brefs délais. La réaction du chef de l'Etat est apparue aussi rapide que salutaire. Sauf que cette idée n'était pas si nouvelle*, et qu'elle est dénoncée par le principal syndicat de journalistes, le Syndicat national des journalistes (SNJ), comme dangereuse pour la liberté de la presse.

L'émoi suscité par l'affaire Filippis a donc, semble-t-il, fourni l'occasion à Nicolas Sarkozy de lancer cette réforme. Il a ainsi promis un projet de loi qui sera examiné par le Parlement "dès le début de l'année 2009".

UNE RÉFORME "SUR MESURE"

Sitôt annoncé, le projet a été critiqué par le SNJ. Dans un article intitulé "Dépénalisation de la diffamation : attention danger !", le syndicat accuse la commission Guinchard de faire du "sur-mesure pour condamner à coup sûr la presse, dès lors que les puissants du moment le voudront". Le SNJ estime que la procédure pénale, qui s'appuie sur la loi de 1881 sur la liberté de la presse, protège davantage les journalistes qu'un jugement au civil.

"Au pénal, il y a une instruction, le journaliste peut prouver sa bonne foi. Il y a un cadre légal, une jurisprudence qui permet de juger dans le respect des libertés publiques fondamentales. Le juge civil, lui, n'a aucun cadre. S'il constate un préjudice, il condamne. Point barre. Il ne se préoccupe pas de savoir si son jugement porte atteinte aux libertés publiques. Dépénaliser la diffamation revient donc à ramener le droit de la presse à un simple conflit entre particuliers, sans égard pour le rôle d'une presse indépendante", explique Dominique Pradalié, secrétaire générale du SNJ. (...)

"Cette réforme me semble avoir un double objet : tout d'abord, permettre aux seuls puissants de mettre en oeuvre ce type de procédures civiles, car en l'absence de juge d'instruction, il faut pouvoir payer des avocats pour faire l'enquête. Et ensuite, condamner plus facilement les journalistes, puisqu'ils ne seront plus protégés par la liberté de la presse"

Soren Seelow

* Cf. Propositions Guinchard du 30 juin 2008 cyclops
www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/05/depenaliser-la-diffamation-du-sur-mesure-pour-condamner-la-presse_1127244_3224.html

Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique

La bande des 7 de l'Elysée ( Hortefeux, Bertrand, Morano, Chatel, Wauquiez, Darcos et Woerth qui tiennent réunion stratégique avec Sarkozy tous les jeudis matins) a sa bible, comme d'autres ont eu leur petit livre rouge... La politique du gouvernement est entièrement basée sur la méthode suivante : La Faisabilité politique de l'ajustement par Christian Morrisson

Vous trouverez ci-dessous en ligne ce rapport de l'OCDE, qui donne les recettes pour passer LA réforme libérale.

Quelques bribes prises dans ce rapport….

Page 17 : « Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l'opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d'une partie de l'opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes ( c'est-à-dire qu'il serait neutre du point de vue social ) serait plus difficile à appliquer qu'un programme discriminatoire, faisant supporter l'ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu'ils soutiennent le gouvernement. »

Page 30 : « Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que laqualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »

Page 11 : « …Pourtant, d'autres mesures, comme la coupure des investissements publics ou des dépenses de fonctionnement ( salaires exclus ), n'entraînent aucun trouble. »
D'autres exemples....

Page 17 : « Les coupures dans les budgets d'investissement ne suscitent habituellement aucune réaction, même lorsqu'elles sont sévères…./….Dans la réalité, les entreprises du bâtiment souffrent beaucoup de telles coupures qui multiplient les faillites et les licenciements. Mais ce secteur, composé surtout de petites et moyennes entreprises, n'a quasiment aucun poids politique. »

Page 30 : « …ou bien l'on peut supprimer des primes dans certaines administrations, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Evidemment, il est déconseillé de supprimer les prime versées aux forces de l'ordre dans une conjoncture politique difficile où l'on peut en avoir besoin.

Comme on le voit, pourvu qu'il fasse des concessions stratégiques, un gouvernement peut, en procédant de manière graduelle et par mesures sectorielles ( et non globales ), réduire les charges salariales de manière considérable. L'essentiel est d'éviter un mouvement de grève générale dans le secteur public qui remettrait en question un objectif essentiel du programme de stabilisation : la réduction du déficit budgétaire. » (...)

http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf
http://jean-excoffier.over-blog.org/article-21106169.html

Le Nouvel Ordre Mondial
menacé par les Triades et Yakusa

http://cozop.com/le_blog_eva_sistons_intolerable/sarkozy_machiavel_les_samourais_assaut_du_nom
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Mar 9 Déc - 17:46



Qu’est-ce que la RGPP ?
Les méthodes du privé : à la cravache !

La RGPP, Révision Générale des Politiques Publiques, politique de révision du rôle de l’Etat et de ses services publics est le projet phare présidentiel. Dès l’été 2007 Sarkozy en prend l’initiative et confie sa mise en œuvre à Eric Woerth ministre des Comptes publics et de la Fonction publique dans le cadre du Conseil de Modernisation des Politiques Publiques. Réuni deux fois, le 12 décembre pour définir les grands axes et le 4 avril dernier pour établir les mesures à engager dans chaque ministère, il se réunira une troisième fois mi mai. La RGPP ne passe pas devant les parlementaires. Les ministres ont des consignes de l’Elysée, ils les appliquent sinon ils dégagent.

Un seul but : réduire les moyens du service public à coup de restructurations et de licenciements soit la suppression de 180 000 emplois publics d’ici à 2011 !

La RGPP a deux objectifs :

- accroître massivement le champ des activités privées et lucratives « occupé » aujourd’hui par les services publics ,

- réduire drastiquement le nombre d’emplois dépendant du budget de l’Etat


Ainsi, l’Education Nationale devrait, à elle seule, voire disparaître 100 000 emplois en tout, soit 30 000 postes par an ! C’est bien au-delà du non remplacement d’un agent sur deux partant à la retraite. C’est donc qu’il est question de licenciements secs de fonctionnaires. Pour ce faire, un arsenal de mesures parfaitement cohérent est à l’ordre du jour touchant tous les ministères. Par contre, toutes ne prennent pas le même chemin, ni les mêmes formes.

La RGPP est donc un vaste plan de restructuration.

Comme on les connaît dans la production industrielle, les méthodes sont :

1) concentration / fusion

Des directions, des services administratifs, des établissements sont fusionnés : ex. 10 directions centrales du ministère de la Culture fusionneraient en 3 avec 20 % d’effectif en moins. Dans la Recherche publique, des mutualisation vont conduire à des suppressions d’emplois. Elles concernent :

- la fonction support des universités avec la gestion des UMR (unités mixtes de recherche),

- la fusion des branches d’activités professionnelles des administratifs des organismes publics de recherche et des universités.

2) déclassement / éclatement

Des services à compétence nationale (SCN) seraient transformés en Etablissement Public Administratif (EPA) accélérant par exemple l’éparpillement des établissements et la dislocation du réseau des musées nationaux (Picasso, Fontainebleau, Sèvres) ou encore permettrait de faire des chefs d’établissements et des directeurs d’école des « managers » responsables du recrutement local sur profil et non plus sur concours dans l’Education Nationale.

3) externalisation / privatisation

Recourir à des Partenariats Publics Privés (PPP) en confiant des missions publiques à des entreprises privées, comme l’accueil et les visites du Château de Versailles ou encore « le plan campus » qui permettra à Bouygues d’encaisser des loyers pendant 25 ans.

Introduire massivement dans les Conseils d’Administration les représentants du patronat sous forme de personnalités extérieures : ex. dans les CA des universités et des Réseau Thématique de Recherche Avancée (RTRA), le patronat va directement piloter la recherche et les choix pédagogiques.

Filialiser des activités de service public sous forme de société anonyme : l’activité commerciale de la Réunion des Musées Nationaux ou les opérations scientifiques archéologiques de l’Institut National en Recherche Archéologique Préventive du ministère de la Culture. Privatiser directement des établissements comme l’Institut du Sport et de l’Education Physique (INSEP) bradé à Lagardère, Vinci, Casino…, au ministère « Jeunesse et Sport »

4) précarisation de l’emploi

La création de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) a permis de multiplier les CDD. Les recrutements de salariés en dehors du statut de fonctionnaire dans les RTRA et les fondations sont déjà à l’œuvre. Le ministère de l’Enseignement Supérieur a déjà prévu que les recrutements des enseignants-chercheurs pour 2009 puissent se faire sur CDD ou CDI.

« Recadrage » des services publics par l’Etat.

A cela s’ajoute « l’étatisation » des services publics de proximité dans le cadre de la réforme de l’administration territoriale. Des services déconcentrés en région ou département passent de missions au service de la population avec l’indépendance politique que cela exige à l’exécution des politiques gouvernementales, missions purement de pilotage et de contrôle. Ainsi l’intégration des services déconcentrés des Directions Départementales et Régionales du ministère « Jeunesse et Sport » dans les pôles préfectoraux menace directement leurs compétences spécifiques exactement comme l’intégration dans les même pôles des Service Départementaux de l’Architecture et du Patrimoine (SDAP) du ministère de la Culture.

Loi dite de « Mobilité » : enfin la liberté de licencier à tour de bras !

Mais il ne suffit pas de supprimer des postes, faut-il encore « sortir » les agents sans poste . Alors le gouvernement avance ce qu’il appelle lui-même la « boîte à outil de la RGPP » : la loi dite de « Mobilité », loi de révision générale du statut de la fonction publique.

Quatre articles sont particulièrement redoutables :

- l’Art 7 des licenciements ou des mises en disponibilité d’office sans solde.

Il permettrait par exemple le licenciement d’un enseignant ayant vu son poste supprimé par restructuration, suit aux mesures de la carte scolaire. Au bout de 2 ans, s’il n’est pas réaffecté, si sa reconversion n’est pas validée et s’il refuse trois postes proposés, y compris non adaptés à sa qualification sur les 3 versants de la Fonction Publique (Etat–Collectivité–Santé) il est mis d’office en disponibilité sans solde !

- l’Art 8 des postes non complet (temps partiel) cumulés sur les trois versants de la Fonction Publique.

Il permettrait à l’Etat de « proposer » aux agents des postes multiples à temps non complet comme par exemple de recruter des enseignants titulaires à temps partiel imposé et de les affecter en complément de service, dans les collectivités locales sur d’autres types d’emploi. Tout refus de ce type de postes renvoie à l’Art. 7

- l’Art 9 du recours aux boîtes d’intérim.

Il permettrait à l’Etat de faire appel à des entreprises privées d’intérim (L1251-1 du Code du Travail) pour assurer les vacances temporaires de postes publics, par exemple des heures supplémentaires dans l’enseignement, assurées avant par des agents publics sous CDD protégés par le statut.

- l’Art 6 de l’intégration directe d’un agent sur un poste.

Il permettrait par exemple d’entraver le droit à mutation d’un enseignant affecté en collège difficile sur un autre poste ouvert sans que l’affectation d’un autre agent sur ce poste ouvert passe par les Commissions Administratives Paritaires (CAP) qui statuent selon les critères d’ancienneté et sociaux et sur les recours.

Il est aussi question de mettre à la retraite d’office les agents surnuméraires , quelque soit leur droit à pension !



Il y a urgence à se mobiliser tous ensemble !

Vouloir tout réduire au modèle de l’entreprise privée, à ses pratiques managériales et à ses valeurs ne peut aboutir qu’à priver pour longtemps la population des services publics et collectifs destinés à lui assurer de bonnes conditions d’existence.

La RGPP doit être « bouclée » avant la fin de l’été, pour que les mesures prises soient inscrites dans la Loi de Finance 2009 voté en automne 2008. La loi dite de « Mobilité » est déjà inscrite aux débats du Sénat pour la rentrée parlementaire (29 ou 30 mai) et mi-mai à l’Assemblée Nationale. Le gouvernement veut l’expédier d’ici avant fin juin alors qu’elle a fait l’objet d’un vote négatif des organisations syndicales au Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’Etat et d’un rejet majoritaire à celui de la Fonction Publique Territoriale.

Bernard GENSANE
8 décembre 2008
www.legrandsoir.info/spip.php?article7554
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Orwelle



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MessageSujet: Argent, entreprise, industrie, commerce, consommation... sarkoland   Mer 10 Déc - 4:30



L'industrie de la punition
La " dérive sécuritaire " signe peut-être un changement de civilisation

Nils Christie est un criminologue norvégien, mais son livre prend pour objet l’ensemble des pays dits occidentaux, dans une perspective comparatiste. Son livre constitue, de ce point de vue, un utile complément aux analyses de Loïc Wacquant sur le lien entre le désengagement de l’État social et le sur-développement de l’État pénal. Des analyses qu’il confirme largement.

L'explosion du nombre de prisonniers est dû à un choix de société et n'est en rien lié à l'augmentation de la délinquance.

La logique privée industrielle dans le secteur de l'incarcération par sa nature expansionniste doit développer ses marchés. Elle a donc un besoin croissant de prisonniers travailleurs.
http://lmsi.net/spip.php?article126

Lectures
www.droit.univ-nantes.fr/m2dp/docu.php

Séparer les populations utiles des populations inutiles

Les récents textes sécuritaires s’articulent donc par une vision cohérente de l’organisation sociale, dont l’objet est de séparer les populations utiles (électeurs, salariés), des populations inutiles (chômeurs , délinquants). Toutes les lois récentes illustrent le traitement pénal des questions sociales.

Car la disparition des emplois industriels, le déséquilibre des relations salariés/employeurs, laissent sans activité et sans espoir, d’immenses réservoirs de main d’oeuvre, jusqu’ici utilisés dans l’essor économique. Un traitement social de ces populations nécessiterait une autre politique de services publics, une autre distribution des richesses, que le MEDEF ne peut accepter.

La seule alternative qui s’offre à l’actuel gouvernement est d’appliquer un traitement pénal de masse à ces populations désormais au chômage pour lesquelles il n’est plus possible de monter dans l’ascenseur social, et qui ne peuvent même plus prétendre à la condition ouvrière de leurs parents.

La crise du libéralisme détermine cette régression conservatrice, et ces lois sécuritaires. Celles-ci permettent à la fois d’alimenter la peur, l’individualisme, donc d’empêcher les mobilisations sociales, mais aussi de créer des emplois dans « l’industrie de la "punition" » et de la surveillance.
www.journal-la-mee-2.info/article2186.html

Marché de la sécurité

L’ensemble du secteur de la sécurité publique et privée (policiers, vigiles, surveillants, gendarmes...) représente presque 400 000 emplois en France ; il est en croissance constante, puisque 14 000 policiers et gendarmes vont encore être recrutés d’ici 2007. La 13e édition de "MILIPOL Paris 2003", salon entièrement dédié aux technologies de la « sécurité intérieure des états et de la lutte anticriminelle », témoigne de la prospérité de ce secteur économique qui génère de nouveaux métiers et crée des emplois autour de la biométrie (identification humaine), des caméras intelligentes, des entreprises d’intelligence économique (stratégie du risque)...

Bourdieu remarquait déjà en 1993, dans "la misère du monde", que le chiffre d’affaires de la sécurité privée représentait le tiers du budget de la police nationale .

www.journal-la-mee-2.info/article2186.html

Nouvel équipement policier [video]
www.dailymotion.com/video/x47uu0_une-nouvelle-arme-pour-la-police_news
www.paperblog.fr/568059/new-tazer-police-villiers-le-bel-et-le-nouvel-equipement/





Rachida Dati charge Bouygues de trois prisons "privées"

Malgré la saisie du Conseil d'État par les membres de l'association Pas de prison à Annoeullin, Rachida Dati, Garde des Sceaux, a signé le 19 février 2008 un contrat de partenariat d'un nouveau genre avec Bouygues pour la réalisation, mais aussi l'exploitation, de trois prisons en France d'ici 2011, dont celle d'Annoeullin.
www.lavoixeco.com/actualite/Bassins_d_emploi/Lille_Metropole/2008/02/20/article_le-groupe-bouygues-construira-la-prison.shtml

Pour la première fois, l'Etat a signé un contrat déléguant la construction et la gestion matérielle de trois prison. Le groupe de BTP Bouygues devra ainsi bâtir ces nouveaux établissements pénitentiaires d'ici 2010 à Nantes et 2011 à Lille et Réau (Seine-et-Marne). L'Etat délègue ainsi à une entreprise privée à la fois la conception, le financement, la construction, la maintenance et la gestion des services dans ces prisons. Aux termes de ce contrat, l'Etat deviendra propriétaire des prisons dans 27 ans. Il payera entre temps un loyer de 48 millions d'euros annuels pour les trois établissements au leader mondial du BTP.

Le ministère de la Justice précise que le groupe Bouygues, dont le dirigeant Martin Bouygues est le témoin du deuxième mariage de Nicolas Sarkozy et le parrain de son fils cadet Louis, a été choisi après une mise en concurrence avec Eiffage, Spie Batignolles, et Vinci Construction. Cool
www.lejdd.fr/cmc/scanner/societe/20088/bouygues-en-charge-de-trois-prisons-privees_96425.html




ESCLAVAGE DANS LES PRISONS FRANCAISES

"Au moment où les centres d’appels liquident des emplois salariés, on recrute en prison pour de faibles coûts salariaux", s’insurge l’Ufap.

Le Syndicat des professionnels des centres de contact (SP2C), regroupant la quasi-totalité des centres d’appels externes, a annoncé, dans un communiqué diffusé vendredi 21 novembre, sa ferme opposition au projet du ministère de la Justice de créer deux centres d’appels en prison, l’un à Rennes (Ille-et-Vilaine) et l’autre à Bapaume (Pas-de-Calais).

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74850

Carte des activités de sous-traitance industrielle dans les centres pénitentiaires
www.sep.justice.gouv.fr/HTML/frame_sous_traitance_carte.htm

http://mange-ta-soupe.over-blog.com/article-17638552.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Jeu 11 Déc - 19:30



Fichiers : le rapport Bauer maintient le signalement ethno-racial

Le groupe de contrôle des fichiers de police et de gendarmerie, piloté par le criminologue Alain Bauer a remis son rapport, jeudi 11 décembre, à la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie. Ce document, intitulé "Mieux contrôler la mise en œuvre des dispositifs pour mieux protéger les libertés", émet 26 recommandations et recense toutes les bases de données aujourd'hui utilisées : près de 45, contre 34 en 2006, sachant qu'une douzaine de fichiers sont, de plus, "en cours de préparation".

Onze types figurent ainsi pour le signalement de personnes recherchées : caucasien, méditerranéen, moyen-oriental, maghrébin, asiatique/eurasien, amérindien, indo-pakistanais, métis-mulâtre, africain/antillais, polynésien et mélanésien (dont canaque). [seul, le type gitan a été supprimé]

www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/11/fichiers-le-rapport-bauer-maintient-le-signalement-ethno-racial_1129531_3224.html

Présenté comme "criminologue " et "spécialiste du terrorisme " et invité régulier de chaînes publiques, Alain BAUER n’est pourtant ni criminologue ni spécialiste ès-terrorisme, mais simple dirigeant de sociétés dont l’objet social est de vendre aux collectivités publiques des systèmes de sécurité.
www.acrimed.org/article2164.html

Franc-maçon, Alain Bauer est président-directeur général de AB Associates, société de conseil en sécurité et gestion des crises. Soutenant la création d'un Conseil national de sécurité, sur le modèle du Conseil de sécurité nationale américain, il a été mentionné comme « inspirateur » possible de Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

Critiqué par les sociologues, pour sa façon de biaiser la présentation des données, Alain Bauer a reçu en 2003 un « Big Brother Award» récompensant le mépris du droit fondamental à la vie privée ou la promotion de la surveillance et du contrôle des individus.

À la fin de l'été 2007, il a acheté une quarantaine d'exemplaires de l'ouvrage anonyme L'Insurrection qui vient (La Fabrique, 2007), et en a donné un au directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, accompagné d'une note. L'ouvrage a par la suite été attribué par la police, sans preuves, à Julien Coupat, l'un des inculpés de Tarnac à l'automne 2008.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Bauer

Alain Bauer, l’as de la franche-machinerie

Il ne faut pas oublier qu’il cherchait jusqu’à présent à piloter une sorte de conseil de sécurité intérieure pour Sarkozy. Le projet a été abandonné. Il cherche donc un autre poste. Comme il connaît très bien la franc-maçonnerie, il pense pouvoir organiser tout ça autour de lui et devenir l’interlocuteur privilégié du pouvoir politique »

Un ami de l’auguste personnage souligne que Bauer « a toujours voulu montrer qu’il était au centre des événements. Il a besoin de montrer aux autres qu’il peut tout organiser. Si on le laissait parler, il nous expliquerait qu’il a déclenché mai 68 à lui tout seul... »

www.bakchich.info/article4405.html

Eric Hazan : « Regardez ce qui se passe en Grèce : c’est ça dont ils ont peur. »

Dans un entretien à Article11, l’éditeur de La Fabrique, maison honnie d’Alliot-Marie pour avoir publié « L’insurrection qui vient », revient sur le sens à donner à l’affaire dite de Tarnac, avant d’évoquer une Palestine dont il rentre tout juste. Entretien.
www.article11.info/spip/spip.php?article226
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Sam 24 Jan - 23:06



Rachida Dati congédiée sans merci

Comment Sarkozy a déstabilisé son ex-favorite, avant de lui signifier son prochain départ du gouvernement.

On va changer de ministre de la Justice et personne ne semble se dire qu'on va changer de politique de la justice. Son départ pour le purgatoire des Européennes (deuxième sur la liste d’Ile-de-France) ne remet pas en cause les peines planchers, la politique pénitentiaire ou le recours à des procédures d’exception comme dans le cas de Tarnac.

Comme si Rachida Dati était virée du gouvernement, non pas pour incompétence, mais pour avoir continué à porter des robes Dior quand la période bling-bling de Nicolas Sarkozy était officiellement terminée. Petit seigneur, il a offert à son ex-favorite une porte de sortie à peine honorable.

L’Elysée gère habilement la communication de sa déchéance. Tout filtre soudain des irritations au sommet. Qu’elle agace le président, qu’elle ne fait plus partie de son premier cercle. Emergent plein de petits détails pathétiques : un petit-déjeuner avec Albert de Monaco préféré à une rencontre avec des syndicats de surveillants de prison, l’irritation du quai d’Orsay face à ses exigences de traitement lors de ses déplacements à l’étranger, l’exaspération de son entourage quand elle cherche à récupérer la première les coordonnées d’Obama pour lui envoyer un message de félicitation le 4 novembre, le chargé de communication protégé de Pierre Charron que l’Elysée a dû lui flanquer.

Et au regard des humiliations et des désaveux que Matignon et l’Elysée lui ont infligé ces derniers mois, la garde des Sceaux, alors enceinte, a fait preuve d’une capacité de résistance hors norme.

Pour faire céder Dati, Nicolas Sarkozy mais surtout ses amis chargés des basses besognes ont utilisé tous les stratagèmes : manipulation de la presse pour distiller les rumeurs hostiles, déstabilisation interne via des collaborateurs amis au sein du ministère de la Justice, travail de sape et humiliations pour dénigrer le travail de la ministre.

L’ensemble donne l’impression que Nicolas Sarkozy n’avait pas d’autres choix que de se débarrasser d’elle...

www.liberation.fr/politiques/0101314331-dati-congediee-sans-merci
www.rue89.com/2009/01/24/dati-debarquee-sarkozy-a-reussi-la-com-de-sa-decheance
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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Jeu 9 Juil - 0:20



Sarkozy veut « la mort du Front national »

Après être revenue sur l'Etat catastrophique des finances (8 millions d'euros de dette) du FN, dont elle brigue le leadership, Marine Le Pen y confirme ses accusations contre l'Elysée, qui aurait selon elle « fait directement pression sur deux acheteurs éventuels » du Paquebot, ancien siège du FN. Ces deux sociétés seraient « deux grosses sociétés françaises qui vivent en partie des contrats de l'Etat ».

Marine Le Pen accuse Nicolas Sarkozy de vouloir « la mort du Front national et de ne pas y arriver par les urnes ». (Voir la vidéo)

www.rue89.com/2009/07/08/marine-le-pen-la-victoire-a-ete-volee-a-henin-beaumont
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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Ven 24 Juil - 23:01


Jean-Claude Marin

Nouvelle publication d'un rapport sur Julien Dray, la défense indignée

Ce document, publié par Le Monde et le site internet Médiapart, récapitule les soupçons ayant motivé l'ouverture de l'enquête fin 2008 dans ce dossier qui est censé préfigurer la réforme de la procédure pénale.

Me Léon-Lef Forster, avocat de Julien Dray, s'est dit scandalisé par cette publication et a déclaré que l'élu refuserait désormais de collaborer à l'enquête. Il a déposé plainte.

"Cette volonté de manipulation inacceptable nous conduit à persévérer dans nos plaintes et à ne pas collaborer", a-t-il dit à Reuters. Sur le fond, Julien Dray maintient qu'il n'a commis aucune malversation, ajoute-t-il.

"On privilégie une interprétation fallacieuse avant même que les personnes s'expliquent", a dit l'avocat.

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a innové en transmettant jeudi ce rapport de police à la défense de Julien Dray et de plusieurs autres personnes en leur proposant de présenter des arguments écrits.

La procédure est censée préfigurer les futures méthodes de poursuites pénales. L'Elysée veut en effet supprimer le juge d'instruction, magistrat indépendant qui mène des enquêtes contradictoires avec accès au dossier pour la défense, au profit du procureur, nommé sur décret présidentiel.

Le procureur prendra sa décision sur les suites à donner à l'enquête à la rentrée.

Cette manière de procéder a été critiquée par les syndicats de magistrats. Ils jugent que l'innovation du procureur risque d'être irrégulière. Julien Dray et les autres personnes interrogées, qui ont le statut de témoins, n'ont normalement pas de droit d'accès à l'enquête, soulignent-il.

L'enquête préliminaire n'a en outre pas vocation à amener des investigations complètes mais sert à voir s'il y a matière à poursuite, ajoutent-ils. Les syndicats disent enfin ne pas comprendre la nécessité d'anticiper une réforme politique par des expérimentations procédurales.
ttp://fr.news.yahoo.com/4/20090724/tts-france-justice-dray-ca02f96.html

Cette prise de position de Jean-Claude Marin est critiquée par Philippe Bilger. Le jugement de ce dernier est lapidaire : "Plus jeune, je me souviens avoir été du même avis que Jean-Claude Marin. Parce que probablement l'orgueil est satisfait, voire un peu la vanité, à l'idée qu'on serait le seul responsable, par l'affirmation de soi, de son émancipation. En réalité, aujourd'hui, je crois au contraire qu'il faut commencer par l'instauration de structures dont l'une des finalités essentielles devrait être de protéger n'importe quel professionnel contre les risques prévisibles de sa médiocrité et de sa dépendance."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Marin
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Sam 22 Aoû - 6:20

NS ou New Speech, ou Nouvelle Salade, de l'Union du Mensonge et de la Propagande.



Selon Le Point, Sarkozy serait de gauche

De Villiers et Nihous rallient la majorité : drôle de semaine pour faire sa Une sur Sarko homme de gauche. C’est pourtant ce qu’a osé faire le Point

Pour le prouver : les photos de 11 visages de « gens de gauche » qui sont devenus sarkozystes, ou qui se trouvent mêlés aux discours sarkozyens. On remarquera la présence inattendue de Manuel Valls, et l’absence surprise de Jean-Marie Bockel, Bernard Kouchner, Eric Besson, Frédéric Mitterrand... Sur cette page, pas de ministres. L’idée est-elle de montrer que Nicolas séduit par-delà les rangs du gouvernement ? Sans doute. Même les morts se trouvent happés. Mais alors, pourquoi Léon Blum et Mitterrand sont-ils dans le trombinoscope, et pas Jaurès, ou Guy Môquet ? Les choix des photos semblent donc un peu aléatoires. Mais l’article, lui, est solide : un modèle de brosse à reluire.

Sarkozy, « homme incasable », qui « comme toujours, se dit « libre ». A tel point que « jamais (…) il n’a voulu de club politique à son nom ou de groupe de soutien. C’eût été déjà une prison ».
Et cette première phrase, bientôt culte : « On parle si peu de Nicolas Sarkozy ». clown
(...)

Jessica Thomas
www.marianne2.fr/Scoop-du-Point-Sarkozy-est-de-gauche!-Par-rapport-a-de-Villiers_a181835.html



Blablala, baratin, boniments .... de la com' pour préparer 2012, et qu'on n'oublie pas le plombier du Cap Nègre.

Sarkozy est un imposteur, un usurpateur, un voleur d'hommes politiques, d'héritage national, d'Histoire, de patrimoine.

Ni de gauche ni gaulliste, ni écolo ni chiraquien, ni laïc ni catholique ou juif, ni noble ni prolétaire, ni Hongrois, Corse ou Français, ni amateur de Princesse de Clèves ou lecteur de BD, ni honnête, ni fidèle, sarkozy n'est rien. C'est le néant qui croit pouvoir combler son vide intérieur en accumulant les richesses matérielles.

Son projet pour lui-même : "faire de l'argent". Son projet pour la France et l'Europe : la compétition généralisée, le libre marché, au service des banquiers et des multinationales.

Les moyens d'y parvenir : précariser, abolir la solidarité, dissoudre la Sécurité sociale, liquider le code du travail, supprimer les lois anti-corruption, détruire le service public, neutraliser l'opposition, enterrer l'humanisme, vider les mots de leur sens, dissoudre la mémoire, balayer le sens de l'histoire, étouffer la liberté d'expression, tuer le dialogue, abolir la démocratie ...
Sarkozy est le vide, le néant, la mort.

Sarkozy n'existe pas. La preuve ? Quand on crie : «Sarkozy, je te vois !», on écope d'une amende de 100 euros.

study Sur quoi ouvre l’ « ouverture »
Le sarkozysme est un ant-humanisme

Le Point se révèle être un magasin de brosses à reluire !
Exemple, le 10 janvier 2008 :
Sarkozy l'acrobate
Le président a l’art de jongler avec les difficultés.


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Orwelle



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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Mar 8 Sep - 21:09



Clearstream : Sarkozy a-t-il laissé la « machination » s'emballer ?

Le Parisien publie ce mardi un extrait du procès-verbal de Charles Pasqua, qui remonte au 25 septembre 2006.
Au cours de son audition, il évoque le cas de Nicolas Sarkozy, qui apparaît également à deux reprises dans ces listes :

    « Il m'avait indiqué qu'il savait qu'une machination était montée contre lui. (…) A cette époque-là, je n'avais pas entendu parler de Clearstream et lui n'a pas prononcé ce nom. Mais il avait l'air très sûr de lui quant à la fiabilité de l'information qu'il avait eue selon laquelle il faisait l'objet d'une machination. (….)

    Ce devait être lors du premier trimestre de l'année 2004, puisque je me souviens que lors de cet entretien, j'exerçais encore les fonctions de conseiller général des Hauts-de-Seine, où Nicolas Sarkozy m'a succédé fin mars ou début avril 2004. »

Le JDD a écrit ce dimanche que l'informaticien Imad Lahoud avait confié aux juges le 9 décembre dernier, dans une procédure parallèle à l'affaire Clearstream, avoir lui-même procédé à cette falsification « en février ou mars 2004 », « à la demande de Jean-Louis Gergorin », ex-dirigeant d'EADS, et « sous la connaissance de Dominique de Villepin », ministre des Affaires étrangères puis ministre de l'Intérieur

Le procès devra donc répondre aussi à cette question : Nicolas Sarkozy a-t-il laissé sciemment prospérer ce qu'il appellait alors une « machination » pour ensuite mieux contre-attaquer, se sachant innocent ? Ce qui réduirait considérablement la portée du préjudice qu'il dit avoir subi.

Julien MARTIN
www.rue89.com/2009/09/08/clearstream-sarkozy-a-t-il-laisse-la-machination-semballer

Les témoignages qui embarrassent Sarkozy

Imad Lahoud nous révèle qu'il était en contact avec les Renseignements généraux depuis mars 2003. Un an et demi avant que l'affaire Clearstream commence à sortir dans la presse ! La manipulation secrète qui entoure les faux listings, pourrait donc bien se révéler être un secret de Polichinelle, tout au moins pour un bon nombre de personnages apparaissant dans ce dossier…

L'informaticien de EADS affirme en effet que son agent traitant aux ordres de la place Beauvau, était un "homme" de Bernard Squarcini, à l'époque directeur-adjoint des RG. Précision importante : Bernard Squarcini est aussi très proche de Nicolas Sarkozy.

Si un tel fait devait être prouvé, comment imaginer que le candidat de la droite musclée à l'Elysée ait pu ignorer un quelconque détail de l'affaire Clearstream, et ceci depuis sa genèse ? Et par conséquence, comment imaginer que Nicolas Sarkozy n'ait pas menti, face aux juges, tout comme face à la presse, face aux citoyens ?

Imad Lahoud raconte aussi que le juge "Van Ruymbeke avait déjà contacté un juge en Suisse, un autre en Italie et que quelques jours après, ceux-ci lui avaient indiqué, après vérification, que les comptes de Clearstream n'existaient pas". Si tel devait être le cas, comment imaginer que le ministre des Finances ait pu tout ignorer des conclusions de l'enquête internationale lancée en juillet 2003 ?

Une enquête financière internationale, mêlant différentes instances judiciaires européennes, dont les conclusions sont officieusement communiquées immédiatement, pourrait-elle échapper à la vigilance de la puissante administration qu'abrite Bercy… Difficile à admettre…

février 2007
http://amnistia.info/news/articles/argsal/clearstream/clearstream_840.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Ven 25 Sep - 6:00



Sarkozy s'envole aux Etats-Unis et laisse Fillon sur le bas côté

Sarkozy étant toute la semaine aux Etats-Unis, à New-York pour l'assemblée générale des Nations unies puis à Pittsburgh pour le G20, il ne s'est cette fois même pas embarrassé à tenter d'aménager son agenda. Et encore moins à confier les rênes du Conseil des ministres à François Fillon.
    « On est loin du général de Gaulle qui, parti trois semaines en Amérique latine en 1964, avait laissé son Premier ministre Georges Pompidou diriger le Conseil. Ou de Dominique de Villepin assurant en 2005 l'intérim du Conseil à Matignon (assis face à son rival, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy), après l'accident vasculaire de Chirac. », écrit Le Parisien.

Nouvelle preuve, si cela était encore nécessaire, de l'affaiblissement du poste de Premier ministre.

Sarkozy s'est envolé avec le « gouvernement bis » de la France, cette armada de puissants conseillers de l'Elysée. Parfois plus puissants même que les ministres de plein exercice, à l'image du diplomate Jean-Daniel Levitte ou encore du spécialiste de la finance Xavier Musca. (...)
Rue89

Sarkozy s'est aussi chargé de recevoir députés et sénateurs la semaine dernière pour leur donner une feuille de route.

Le terrain parlementaire est pour François Fillon un enjeu de taille, alors qu'au sein de l'exécutif sa fonction a beaucoup perdu face à la prééminence de l'Élysée, qui se réserve toutes les grandes annonces. L'affaire de la taxe carbone, où il a été désavoué par le président avant d'être conforté, l'a passablement « énervé », explique un membre du gouvernement. [...]

«Il ne faut pas qu'il sorte essoré de Matignon», commente un ministre, pour qui le changement est autant dans son intérêt que celui du chef de l'État.
«Il garde auprès des parlementaires une audience très forte. Mais c'est clair qu'après les régionales, va se poser la question de son remplacement», avance un ministre. (...)
Nord éclair
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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Mer 18 Nov - 12:23



‎16 nov. 2009‎
Une avocate mise en examen pour "violation du secret de l'instruction"
Me Caroline Wassermann, avocate du barreau de Paris, placée en garde à vue lundi à Meaux, a été mise en examen lundi soir pour "violation du secret de l’instruction" dans une affaire de stupéfiants et placée sous contrôle judiciaire.
Après "huit heures de garde à vue dans des conditions lamentables", dit-elle.
www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Une-avocate-mise-en-examen-pour-violation-du-secret-de-l-instruction_-1156600_actu.Htm

17 nov. 2009
Polémique après la garde à vue d'une avocate parisienne à Meaux
Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris, Me Christian Charrière-Bournazel dénonce un traitement dégradant de sa consoeur, mise en examen pour «violation du secret professionnel».
www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/polemique-apres-la-garde-a-vue-d-une-avocate-parisienne-a-meaux-17-11-2009-714864.php

15 nov 2009
Secret de l'instruction : Plus besoin, dit Michèle Alliot Marie
La Garde des Sceaux a déclaré dimanche sur RTL que le secret de l'instruction disparaîtrait avec la réforme de la procédure pénale. "Si vous avez une procédure où les différentes parties sont mises sur un pied d'égalité, il n'y a plus le besoin de ce secret", a-t-elle dit. Quant au délit de violation du secret de l'instruction, sa disparition "logique".
www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Secret-de-l-instruction-Plus-besoin-dit-MAM-150727/

L'avocate en garde à vue a été « piégée » par la police
La police a menti sur le motif de la convocation de Caroline Wassermann, qui dénonce des conditions de garde à vue inhumaines.
www.rue89.com/2009/11/17/lavocate-en-garde-a-vue-piegee-par-la-police-126325

18 nov
Le projet de réforme de la garde à vue très contesté
Le dispositif proposé par la commission Léger est insuffisant aux yeux de l'avocat et ancien garde des Sceaux Robert Badinter. « La réforme aggrave même les choses en introduisant la retenue judiciaire », a renchéri Serge Portelli, vice-président du tribunal de grande instance de Paris et du syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche).

14 nov 2009
Michèle Alliot Marie envisage la fin du secret de l'instruction
[...] La loi prévoit que les journalistes ne sont pas tenus au secret de l'instruction et ne peuvent être poursuivis que pour recel de violation du secret de l'instruction. [...] La ministre a inscrit l'évolution du secret de l'instruction dans le cadre, plus large, de la réforme en préparation de la procédure pénale, qui prévoit en particulier le remplacement du juge d'instruction par un juge de l'enquête et des libertés.
www.liberation.fr/societe/0101603198-mam-envisage-la-fin-du-secret-de-l-instruction

11 mai 2007
Clearstream : les juges au Canard et chez l'avocat de Sarkozy
les journalistes ne sont pas tenus au secret de l'instruction car ils ne sont pas considérés comme prenant part à la procédure. [...] Ils ne peuvent être poursuivis que pour recel de violation du secret de l'instruction lorsqu'ils détiennent des pièces issues des dossiers. [...]
www.liberation.fr/societe/010118448-clearstream-les-juges-au-canard-et-chez-l-avocat-de-sarkozy

La question de l'évolution des droits de la défense au cours de l'instruction a volé la vedette au débat sur la suppression du juge d'instruction.
www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/2202991,192/Le-projet-de-reforme-de-la-garde-a-vue-tres-conteste.html



Stratégie de l'enfumage

Le secret de l'instruction est considéré comme essentiel au bon fonctionnement de la justice :

- il protège la présomption d'innocence des personnes interrogées ou mises en cause
- surtout il protège l'enquête

Son respect permet en théorie d'éviter de retrouver dans les journaux ou sur les blogs la liste des personnes mises sur écoute dans une affaire financière ou bien tous les procès-verbaux des interrogatoires menés par des policiers.

Mais en conservant le secret professionnel, la justice s'assure de perpétuer la pratique ancestrale, et indispensable, du secret. Et les défenseurs du droit à l'information continueront de se heurter aux informations non diffusables.

« On remarque une stratégie de l'enfumage »

Mais dans un contexte tendu, cette annonce a tout de même réussi à raviver les inquiétudes quant à la transformation de l'instruction elle-même. A l'Union syndicale des magistrats, pourtant réputée proche de la droite, on en deviendrait presque méfiant :

« On remarque surtout une stratégie de l'enfumage car le véritable débat, c'est la suppression du juge d'instruction. Le reste, ce sont des effets d'annonce. »

Dans la réforme envisagée, le parquet (qui représente l'Etat) assure le travail d'enquête. Le risque dénoncé par beaucoup d'observateurs, c'est que les procureurs en profitent pour renforcer le secret sur les affaires en cours… au point de les enterrer si besoin. On est donc bien loin d'une justice qui serait trop bavarde.
www.rue89.com/2009/11/17/secret-de-linstruction-le-projet-dalliot-marie-ne-change-rien-126149

07 01 2009

«Une remise en cause fondamentale de la séparation des pouvoirs»

Interview
Après l'annonce par Nicolas Sarkozy de la suppression du juge d'instruction,
David De Pas, du Syndicat de la magistrature, dénonce un renforcement de la mainmise du politique sur l'instruction.

Nicolas Sarkozy a confirmé vouloir remplacer le juge d'instruction par un juge qui «contrôlera l'enquête mais ne la dirigera pas». Quelles vont-être les conséquences ?


Cette décision est très préoccupante car elle remet fondamentalement en cause la séparation des pouvoirs. Le juge d'instruction a certes des défauts mais une qualité majeure, celle d'être vraiment indépendant. Le transfert de ses compétences au parquet pose un vrai problème car cela ne s'accompagnera pas d'une rupture du cordon ombilical entre le parquet et le ministère de la Justice. Cette dépendance vis-à-vis de la Chancellerie va donc être maintenue dans toutes les affaires politico-judiciaires. Le parquet ou la police décideront seuls de l'ouverture d'une enquête.
En outre, sur la forme, il y a un vrai problème de cohérence: des pôles de l'instruction viennent d'être créés, la commission Léger a été mise en place justement pour réformer la procédure pénale, et Nicolas Sarkozy casse tout cela en annonçant des conclusions avant même que la commission n'ait rendu son rapport. C'est n'importe quoi.

Mais êtes-vous d'accord avec le constat du chef de l'Etat pour qui le juge d'instruction, aujourd'hui, «ne peut plus assurer sa fonction d'arbitre» ?

On ne peut pas dire cela. Le juge d'instruction conserve une égale distance entre les intérêts de chacun, c'est l'essence même de sa mission. Et ce n'est pas une mission impossible. Le problème est plutôt de faire en sorte que ses décisions ne soient pas prises dans la solitude. J'en parle d'autant mieux qu'étant moi-même juge d'instruction, j'ai pu être confronté à cette difficulté, tout comme il m'est arrivé d'être en désaccord avec le parquet. Il faut donc maintenir le juge d'instruction mais renforcer la collégialité.

Comment ?

En multipliant les formules de co-saisine, en faisant en sorte que les décisions les plus importantes soient prises à plusieurs, en dressant un bilan régulier de l'enquête.

«Le secret de l'instruction est une fable à laquelle plus personne ne croit», a encore dit Nicolas Sarkozy...

Dans les affaires les plus emblématiques, le secret de l'instruction est parfois un secret de polichinelle. Mais dans les affaires du quotidien, les affaires d'homicide, de mœurs entre un père et sa fille, il est important que tout ne soit pas déballé. Le secret de l'instruction est un principe essentiel.
www.liberation.fr/societe/0101310174-une-remise-en-cause-fondamentale-de-la-separation-des-pouvoirs


Jean-Marie Bockel propose la création d'un «collège de l'instruction»
www.marianne2.fr/Bockel-quitte-la-tribu-des-beni-oui-oui-du-sarkozysme_a182807.html

Michèle Alliot Marie recadre Bockel
La ministre de la Justice prendra "ses responsabilités" sur la réforme de la procédure pénale et le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, "se pliera aux arbitrages", a-t-elle déclaré dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/15/01011-20091115FILWWW00155-juge-d-instructionmam-recadre-bockel.php

Juge-Instruction : Bockel rétropédale
www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Juge-Instruction-Bockel-retropedale-150429/
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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Jeu 11 Fév - 14:22



"La carpe et le lapin" d'Alix Bouilhaguet

Réaction de Fillon en janvier dernier : «Aujourd'hui même, je lis dans des livres ou dans des journaux des propos qui me sont attribués et que je n'ai pas prononcés. On me fait prédire l'avenir, à commencer par le mien. Et on me prête des intentions qui ne m'ont jamais traversé l'esprit.»

Malheureusement pour lui, ces propos ont été tenus lors d'un entretien qui était enregistré, et Le Parisien a publié un extrait de cet enregistrement.

Si l'extrait gêne autant François Fillon, c'est qu'il trahit sa stratégie. Pour durer, il a lui-même théorisé un président de la République au premier plan et un Premier ministre relégué au simple rang de coordinateur de la vie gouvernementale. Autrement dit, le rôle de fusible a changé de tête au sein de l'exécutif.

François Fillon ne disait pas autre chose dès le 1er avril 2006, à la tribune d'une convention UMP sur les institutions durant la campagne présidentielle :

«Pour moi, le chef de l'Etat doit être un acteur engagé. Il doit non seulement décider mais aussi s'expliquer de façon constante sur ses choix. Il doit être dans l'arène. Bref, il doit gouverner.»

François Fillon savait qu'il serait concerné par la situation. Toujours dans «La Carpe et le lapin», la journaliste rapporte un déjeuner fin février 2004 entre ceux qui étaient alors ministre de l'Intérieur et ministre des Affaires sociales :

«Au cours du repas, Nicolas Sarkozy met un marché entre les mains de François Fillon : “Tu me soutiens à la présidentielle et tu deviens mon Premier ministre.” Fillon se rue sur l'offre et paraphe l'accord. Le pacte scellé est gardé secret. “On a décidé de faire alliance. A partir de là, les choses étaient cadrées”
www.rue89.com/2010/01/18/francois-fillon-est-bien-parti-pour-rester-a-matignon-134363

Quelques extraits
www.lexpress.fr/actualite/politique/fillon-et-sarkozy-la-carpe-et-le-lapin_841522.html

www.politique-digitale.fr/la-carpe-et-le-lapin-de-alix-bouilhaguet-article00258.html


13 février 2010
«C'est Poulidor ! Il est populaire comme homme parce qu'on le traite mal»
Le Premier ministre se fait traiter dans la même journée d'«exécuteur de basses œuvres» (Aubry) et de «Fidel Castré» (Le Pen).
Lors d'un déplacement à Toulon, Fillon avait appelé les électeurs à «se mobiliser dès le premier tour», affirmant que «voter pour les partis extrémistes» revenait au final à «voter pour les socialistes».
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MessageSujet: Re: Sarkozy, Machiavel, et la stratégie politique   Ven 12 Mar - 23:07

Encore deux ans de bouclier fiscal et de cadeaux aux plus riches, deux ans de casse des services publics et de l'économie !



Attention, piège : la « pause » de Sarkozy n'est qu'une pose

Qu'est-ce que Nicolas Sarkozy a voulu dire avec cette histoire de «pause» dans les réformes programmée en 2011 ?
(...)

Estrosi : «La pause, c'est avoir de l'action comme jamais»

Le mot «pause» n'est pas innocent : c'est celui que Jacques Delors avait utilisé en 1982, après quelques mois de réformes très importantes (nationalisations, lois Auroux sur les relations sociales, suppression de la peine de mort, décentralisation, retraite à 60 ans…).

Ce vendredi matin, sur Europe1, le ministre Christian Estrosi a ainsi affirmé, sans craindre la novlangue orwellienne : «La pause, c'est de l'action.» (Dans «1984», «la guerre, c'est la paix», «la liberté, c'est l'esclavage», «l'ignorance, c'est la force».)

Vidéo : www.dailymotion.com/video/xcjpr5_estrosi-quot-on-ne-va-pas-s-arrêter_news

Résultat, on prend pour argent comptant, à la veille du scrutin, le fait que la France fait actuellement l'objet de profondes «réformes». Même Martine Aubry tombe dans le panneau : «C'est maintenant qu'il faut faire une pause dans les réformes», dit-elle.

Evidemment, par ce beau mot de «réforme», ce que la première secrétaire du PS désigne, elle, c'est le fait de «casser» l'Education nationale, les crèches ou l'hôpital public. Mais cette précision n'apparait pas dans le titre des articles qui évoquent sa réaction…

En se déclarant favorable à une pause immédiate, elle endosse le triste costume de l'immobilisme. Précisément le message que veut faire passer l'Elysée.

www.rue89.com/mon-oeil/2010/03/12/attention-piege-la-pause-de-sarkozy-nest-quune-pose-142560
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