 | sarkoverdose Politique, culture, art, humour... |
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| | En route vers la dictature et/ou la barbarie | |
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| Auteur | Message |
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Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mer 21 Jan - 3:15 | |
| Dessin Philippe Tastet Manifestation sans précédent des députés PS dans l'hémicyle de l'Assemblée Plusieurs dizaines de députés PS ont mené mardi soir un mouvement de protestation sans précédent dans l'hémicycle de l'Assemblée en scandant " démocratie, démocratie" rassemblés au pied du perchoir où siège le président, lors de l'examen sur la réforme du Parlement. Les députés PS ont ensuite entonné la " Marseillaise", tandis que le président UMP de l'Assemblée Bernard Accoyer poursuivait la séance en faisant fi des protestations. "Accoyer démission", ont du même coup crié les élus PS, tandis que leurs collègues UMP restaient assis sur leur banc. Plusieurs fonctionnaires de l'Assemblée ont indiqué qu'ils n'avaient jamais vu une telle manifestation. "C'est sans précédent", a confirmé un responsable du service de presse, en poste depuis 15 ans à l'Assemblée nationale. Les députés PS avaient refusé de reprendre la séance tant que le président de l'Assemblée n'avait pas convoqué une conférence des présidents (réunion qui fixe l'ordre du jour de l'Assemblée). A 21h30, l'Assemblée avait commencé l'examen de l' article 13, le plus controversé du projet de loi organique sur la réforme du Parlement. Il prévoit une durée maximale de débat pour tout projet de loi et stipule que "les amendements déposés par les membres du Parlement peuvent être mis aux voix sans discussion". La colère des députés PS, déjà très remontés contre cette disposition, a explosé quand la majorité UMP a voté la fin prématurée de la discussion sur l'article, à la demande du président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann, alors que tous les élus PS inscrits n'avaient pas parlé. "Vous vous êtes foutus de ma gueule et je ne suis pas prêt de l'oublier", a lancé dans les couloirs le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, au secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. M. Ayrault estimait que le gouvernement et la majorité UMP faisaient la sourde oreille à une solution de compromis qu'il proposait: "Je tends la main, vous la mordez". Certains députés de la majorité ont aussi protesté après la décision d'abréger la discussion sur l'article 13 : "Que chacun ne puisse pas s'exprimer sur l'article principal, cela me choque", a déclaré François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre (NC, partenaire de l'UMP). M. Ayrault a annoncé que son groupe ne siègerait pas à la séance des questions d'actualité au gouvernement mercredi, évoquant une "crise politique". http://fr.news.yahoo.com/2/20090120/tpl-manifestation-sans-precedent-des-dep-ee974b3.html Des images extraites d'une vidéo du groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) : http://www.dailymotion.com/video/x83js2_crise-politique-lassemble_news [Vidéo] Quand la caméra surprend un dialogue tout à fait naturel et improvisé entre le fidèle sarkozyste Lefebvre et des députés socialistes remontés : www.wat.tv/video/quand-lefebvre-prend-lecon-17o06_ovzl_.html http://sarkostique.over-blog.com/ Les changements constitutionnels qui renforcent la position du président visent à faciliter ces attaques contre les acquis sociaux et à accroître la capacité de l’Etat à supprimer toute opposition populaire. Le but n’est pas de rééquilibrer le pouvoir politique entre les différents pouvoirs du gouvernement mais de donner une nouvelle assise à l’appareil d’Etat dans le but d’affirmer ces intérêts de classe plus fondamentaux. www.wsws.org/francais/News/2008/aou08/refo-a15.shtml |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mer 21 Jan - 15:10 | |
| Menace sur les libertés publiques Gardes à vue en augmentation vertigineuse, création des peines planchers, judiciarisation à gogo des mineurs, multiplication des expulsions et des atteintes à la présomption d’innocence… Nombre de Français s’inquiètent de ces coups répétés contre leurs libertés. Pour accompagner ce thème, le site de Télérama propose, ci-dessous, une liste d’articles (entretien, enquête, témoignages…). Menace sur les libertés publiques Entretien audio Robert Badinter : “On passe d’une justice de liberté à une justice de sûreté. C’est inquiétant” Un très long entretien, découpé par thèmes, à écouter. www.telerama.fr/idees/robert-badinter-on-passe-d-une-justice-de-liberte-a-une-justice-de-surete-c-est-inquietant,38335.php Menace sur les libertés publiques Enquête Total contrôle La frénésie répressive de Nicolas Sarkozy est-elle efficace ? Philosophes, juristes, psychiatres, ex-policier, simple citoyen... tous en doutent. Et sont persuadés qu'elle est dangereuse pour la liberté de chacun. En complément de l’enquête, trois citoyens mobilisés offrent leur témoignage. www.telerama.fr/idees/total-controle,38300.php Menace sur les libertés publiques décryptage vidéo “Liberté” ? C’est-à-dire ? Décorticage de mot express et souriant www.telerama.fr/idees/mot-de-passe-12-liberte,37848.php |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Lun 26 Jan - 3:11 | |
| Alain Badiou : « il y a une barbarie sarkozienne » [...] Alain Badiou est, après Jacques Derrida, l'un des philosophes français les plus connus au monde. Très estimé par ses collègues, il a bâti un univers conceptuel cohérent, mélange néo-platonicien et marxiste pur et dur. Il est réputé pour sa capacité à synthétiser l'histoire des idées. Aujourd'hui, il se définit encore comme "ultragauchiste". En publiant ce quatrième volume de la série "Circonstances", cet ami de Louis Althusser entend faire acte de militance. Et s'il défend bec et ongles "l'hypothèse communiste", c'est parce qu'il n'y en a "pas d'autres", juge-t-il. Le communisme est une idée, au sens platonicien, indestructible. Le fait même de renoncer à l'utopie d'une société égalitaire, collective, débarrassée de l'Etat, est impensable, sauf à se faire complice des violences inégalitaires du système capitalisme. Quelle forme prendra le communisme ? Certainement pas celle d'un parti discipliné, modèle qui a échoué. La réponse est à chercher, selon lui, dans les initiatives "expérimentales" actuelles. (Voir la vidéo)La politique ? A 70 ans, l'ancien militant de l'UCMLF, scission du PC-MLF (le Parti communiste marxiste-léniniste de France, groupe maoïste), fait mine de ne pas s'intéresser au jeu politique classique. Besancenot et sa tentative de créer un parti anticapitaliste ? Son approche est trop traditionnelle à ses yeux. Le débat sur la "politique de civilisation" ? Foutaise sans intérêt, selon lui : "Sarkozy peut se réclamer de tout finalement, sauf de la civilisation. A mes yeux, c'est un barbare..." (Voir la vidéo)[...] Pascal Riché et David Servenay ► " De quoi Sarkozy est-il le nom ? , Circonstances 4" d'Alain Badiou - Nouvelles Editions Lignes - 155 pages - 14 euros. www.rue89.com/2008/01/26/alain-badiou-il-y-a-une-barbarie-sarkozienne www.monde-diplomatique.fr/2008/01/LAPEYROUX/15544 Extrait : Sarkozy est le nom d’une société qui a peur et qui demande qu’on la protège. Je sens dans cette société la demande d’un maître protecteur qui sera capable d’user de violence contre ceux qui sont à l’origine de la peur. Cette peur provient de ce que la France, après une longue histoire glorieuse, est aujourd’hui une puissance moyenne, dotée de privilèges et de richesses considérables, dans un monde dominé par des colosses émergents, comme la Chine ou l’Inde, ou des puissances considérablement plus fortes comme les Etats-Unis. Et par conséquent l’avenir de la France est incertain. Le peuple français ne sait pas où va ce pays. Il sait qu’il a un grand passé, il doute qu’il a un grand avenir… Le vote pour Sarkozy est une demande de protection. Il y a une double guerre, l’une menée à l’extérieur - Sarkozy, c’est aussi le ralliement progressif aux guerres qui sont menées dans le monde, l’engagement dans l’Afghanistan, la soumission progressive aux Américains dans les guerres qu’ils ont entreprises notamment en Irak-, l’autre menée à l’intérieur, de manière renforcée, contre les plus faibles -ceux qui n’ont pas de papiers, ceux qui n’ont pas d’argent, ceux dont le travail est dur et ingrat, ceux qui viennent d’ailleurs parce qu’ils ne peuvent vivre là où ils sont. Tous ceux-là, on les fiche, on leur demande des règlements nouveaux, on les soumet à des lois oppressives. La loi CESEDA sur la condition du séjour des étrangers est une loi que je n’hésite pas à qualifier de scélérate ; c’est une loi de ségrégation, c’est une loi de persécution : il faut en demander l’abrogation. Sarkozy est le nom de tout cela. Avant d’être le candidat à l’élection présidentielle, il a été longuement le chef général de la police. Or, la peur et la guerre, c’est le pétainisme (...) http://www.betapolitique.fr/+De-quoi-Sarkozy-est-il-le-nom-01570+.html Les Français ont-ils encore une longue histoire, un grand passé ?  Sarkozy, maudit-soit-son-nom, jette le discrédit sur mai 68, fait passer sa troupe pour révolutionnaire, s'approprie Jean Jaurès, Guy Môquet, la Résistance ; il falsifie l'histoire, dénature la mémoire, vide les mots de leur sens. S'il continue avec Darcos à appauvrir les programmes de l'enseignement, atrophier les épreuves des concours, la France sera peuplée de béotiens obéissant sans broncher à n'importe quel ordre, étudiant dans des universités Dassault, adaptés aux entreprises Bouygues. Sans Histoire, sans passé, les Français désorientés seront encore plus apeurés et prêts à suivre n'importe quel petit chef.
Voici ce qu'on apprend sur le site du collectif Sauver les lettres :"en 50 ans, on a considérablement allégé, de manière continue, les programmes (et nous n'avons pas abordé tous les domaines où cette réduction est encore plus drastique : suppression de la majorité des problèmes de "proportionnalité" directe et de toute la "proportionnalité inverse", suppression du calcul fractionnaire : la multiplication des fractions disparaît en 69… )." "La commission Joutard justifie la possibilité d'un apprentissage réel de "programmes en gruyère", c'est-à-dire comme le dit l'appel, un programme dans lequel "on est censé comprendre la division sans la pratiquer, écrire un récit sans connaître les temps du passé, étudier la densité de population sans la calculer ". Ce faisant, elle prépare les meilleurs à pratiquer la "langue de bois" et, chez tous, détruit toute possibilité de construction d’une pensée cohérente. On en connaît quelques-uns des effets désastreux présents dans de larges couches de la population : voir, par exemple, le dernier livre de Colette Ouzilou, signataire de l'Appel, "Dyslexie: une vraie fausse épidémie" (Presses de la Renaissance, Paris, 2001, 212 p.)." www.sauv.net/prim_dp1.php "Pendant un siècle environ les classes dominantes ont dû accepter, à contrecoeur, que le peuple s'instruise. Désormais elles voient avec plaisir le retour de l'obscurantisme généralisé. Les ouvriers de 1860, qui avaient des horaires exténuants, se cotisaient pour acheter Les Misérables de Victor Hugo, car les livres étaient chers. La bourgeoisie actuelle est tout à fait contente que ce temps-là soit révolu. Bon courage à tout le monde pour la suite, qui sera pire encore." J. C. Bilheran, 09/11/2001 www.sauv.net/prim.php www.rue89.com/2007/09/24/lettre-ouverte-a-sarkozy-qui-prone-la-revolution-culturelle http://lampe-tempete.blog.lemonde.fr/ete-2007-sur-quoi-ouvre-louverture |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mar 27 Jan - 16:32 | |
| Comment l’UMP veut museler les citoyens Mal-logés : la police blesse 5 manifestants du DAL Cinq manifestants, quatre femmes et le porte-parole de l'association Droit au logement (Dal), Jean-Baptiste Eyraud, ont été blessés dimanche après-midi pendant une manifestation à Paris, près du pont des Arts, lors d'une bousculade avec la police, a annoncé le Dal. M. Eyraud a déclaré à l'AFP : "Trois femmes ont été évacuées par les pompiers, une autre par le SAMU, et moi, qui vais sans doute avoir le poignet plâtré à cause de coups de matraque et bouclier, les secours ont refusé de m'embarquer expliquant : on n'est pas un taxi. J'irai donc à l'hôpital par mes propres moyens". Les manifestants avaient déployé une banderole "Un toit, un droit" sur le pont, et ont voulu échapper à un encerclement par les gardes mobiles. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article77373 Au tribunal pour avoir vendu l'Humanité-dimanche dans la rue ! Il devra se présenter au tribunal le 18 février pour avoir vendu « l’Humanité Dimanche » au marché Dejean, dans le 18e arrondissement de Paris, où il est présent depuis vingt ans. Nous mettons en place un comité de soutien pour dénoncer ce déni de démocratie. Pétition en ligne www.humanite.fr/Au-tribunal-pour-avoir-vendu-l-Humanite-dimanche-dans-la-rue-Signez-la-petition-en Sud Rail propose des grèves par la gratuité, indolore pour les usagers Le 15 janvier Sarkozy avait violemment attaqué Sud Rail, qualifié de syndicat «irresponsable», coupable d'avoir "fermé la gare Saint Lazare, la deuxième gare de France". Le syndicat n'a pas tardé à riposter. Accusé de pratiques "irresponsables" après le conflit de la gare Saint-Lazare, le syndicat demande, en partenariat avec la Fédération des usagers des transports et des services public, la légalisation des grèves de la gratuité. 22 janvier 2009 www.liberation.fr/economie/0101313967-sud-rail-propose-des-greves-de-la-gratuite-indolore-pour-les-usagers L’UMP préconise des «sanctions financières» face à «l’abus du droit de grève» A trois jours d’un appel à la mobilisation des syndicats, l’UMP attaque les grévistes tout en disant les comprendre… 26 janvier www.liberation.fr/politiques/0101314842-l-ump-preconise-des-sanctions-financieres-face-a-l-abus-du-droit-de-greve L’UMP souhaite que le gouvernement sévisse contre les "abus de grève" jusqu’à interdire l’exercice de responsabilités syndicales par ceux qui s’en rendraient coupables, a déclaré Frédéric Lefebvre, lundi 26 janvier. " Pour les élus, dans l’échelle des sanctions quand il y a abus de droit ou faute grave, ça peut aller jusqu’a l’inégibilité", a-t-il rappelé. "Regardez la réaction des Français à la gare Saint-Lazare : s’il y n’avait pas eu abus, il n’y aurait pas eu réaction violente" http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/libertes_sous_pression/20090126.OBS1523/lump_souhaite_sanctionner_les_abus_de_greves.html Mais pas de réponse du tzarkoko à la proposition du droit de grève par la gratuité... Le gouvernement ne s'intéresserait donc pas aux usagers ?!   Licio Gelli, néo-fasciste italien impliqué dans le scandale de la banque Ambrosiano, militait pour un retour à l'autorité avec des mesures comme le rétablissement de la peine de mort et la limitation du droit de grève dans la fonction publique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loge_P2 Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social Selon Olivier Besancenot, "Pendant trois semaines, la direction (de la SNCF) a refusé de négocier. Je comprends la colère des usagers. Mais ça ne retire rien à ma solidarité avec les grévistes", affirme le porte-parole de la LCR dans un entretien publié dimanche dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Les cheminots ne luttent pas pour des droits corporatistes mais pour que les services publics fonctionnent bien". Selon Olivier Besancenot, les responsables de la situation sont le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement, qui "passent leur temps à démanteler le service public, que ce soit les transports ferroviaires, la santé, la Poste". "Nicolas Sarkozy a une volonté : taper fort sur tous ceux qui contestent" et "essaie de criminaliser le mouvement social", ajoute-t-il, jugeant que le chef de l'Etat "n'agit que pour les riches". Ainsi, "son plan de sauvegarde, c'est pour les banques, pour les capitalistes", et le président "est anachronique quand il dit qu'on pourrait revenir à un gentil capitalisme industriel contre un méchant capitalisme financier". Car "la crise actuelle, c'est la crise du capitalisme tout court. C'est d'ailleurs pour ça que Sarkozy est complètement à l'ouest". http://fr.news.yahoo.com/3/20090117/tpl-social-sncf-sarkozy-besancenot-cfb2994.html http://www.dailymotion.com/video/x81pr7_grve-sncf-sarkozy-sen-mle_news Barnier à Montpellier : gazage lacrymo sur les lycéens d’Agropolis... Lors de la venue du ministre de l’agriculture, Barnier, pour l’inauguration du nouveau campus de L’IAMM (Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier), nous, lycéens d’ Agropolis, avons voulu interpeller notre ministre sur les problèmes que rencontre l’éducation agricole. En effet nous étions déjà rassemblés avec les profs mercredi devant la préfecture, où une rencontre avec le préfet nous a apprit que sur les 38 millions alloués aux lycées agricoles de la région, la plupart de cette somme serait destinée aux lycées agricoles privés. A cela s’ajoute naturellement la fermeture de nombreuses classes dans l’enseignement agricole dont une classe de BTS Technologies végétales dans notre lycée, accompagné des suppressions de postes d’enseignants, très en vogue en ce moment... www.youtube.com/watch?v=r8HBo9LTTVg&eurl=http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78829&feature=player_embedded http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78829 Deux lycéens jugés pour avoir parlé logement dans un conseil municipal Baptiste et Vincent, 17 ans, sont poursuivis l’un pour « résistance avec violence », l’autre pour « résistance et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique », après avoir subi 49 heures de garde-à-vue. Leur crime ? lors du Conseil municipal du 17 novembre 2008, ils ont interpellé Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, au nom du Mouvement Solidaire pour le Logement. L'ami de sarkozy n'aime pas les pauvres et préfère s'occuper du logement d'Henri Lecomte, par exemple. Le 22 janvier le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 19 février.  Une pétition de soutien aux lycéens circule, signée par plus de 7000 personnes, dont de nombreuses personnalités politico-syndicales. http://baptistevincent.org/cgi-bin/petition.cgi http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78711 www.dailymotion.com/video/xkfts_balkany-piege-par-les-yes-men Patrick Balkanybalise les jeunes [...] depuis que le Mouvement solidaire pour le logement s’est associé à des partis politiques comme le NPA, le PCF et le PS, la crainte d’un débordement grandit chez Balkany. D’où la précaution, logique, de placer une cinquantaine (c’est un minimum !) de policiers à l’entrée et dans l’enceinte de la salle du conseil, ce 17 novembre. D’où aussi la précaution de faire taire les adolescents quand ils le questionnent, de faire évacuer la salle, puis d’en envoyer 17 en garde à vue. Baptiste et Vincent, y resteront 48 heures, dans « des conditions déplorables, pires qu’une prison », témoignait hier à Bakchich la mère de Vincent. www.bakchich.info/article6533.html Antiterrorisme : une centaine de manifestants interpellés à Paris Rassemblées boulevard de la Chapelle, à Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de Paris pour manifester leur soutien à de jeunes détenus dans le cadre des lois antiterroristes, une centaine de personnes ont été arrêtées. La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine "Sabotons l'antiterrorisme", présentée ainsi par le collectif "Soutien aux inculpés du 11 novembre" Ce samedi après-midi, les participants à la manifestations ont réclamé la libération d'Isa, Juan et Damien, tous trois incarcérés après la tentative d'incendie d'une voiture de police à Paris pendant l'élection présidentielle de 2007. Selon la police, l'ADN d'Isa correspondrait à des traces prélevées sur des engins incendiaires. Arrêtée il y a un ans, son procès n'a toujours pas été fixé. La semaine dernière, une manifestation de soutien à la jeune femme, devant la prison de Versailles, s'était déroulée dans le calme. Arrivés à Barbès vers 15h30, les manifestants ont été rapidement encerclés par la police. Un important dispositif de sécurité a été déployé. Hélène, qui réside boulevard de la Chapelle, a filmé avec son téléphone portable l'opération policière : www.dailymotion.com/video/x84vlc_manifestation-et-interpellations-ba_news  [...] Pour disperser la manifestation, la police a utilisé des gaz lacrymogènes. Un témoin présent à Barbès ce samedi après-midi, rapporte "s'être pris une bouffée de gaz lacrymogènes quand [sa] rame de métro s'est ouverte à la station, sans comprendre pourquoi." Plusieurs passagers du métro ont du s'enfuir, selon le Nouvel Obs. Le samedi 31 janvier, les comités de soutien aux inculpés pour terrorisme appellent à une grande manifestation contre l’antiterrorisme à Paris. Zineb Dryef 24 janvier 2009 www.rue89.com/2009/01/24/antiterrorisme-une-centaine-de-manifestants-interpelles-a-paris http://soutien11novembre.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=1&tri=date http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090118.OBS0203/manifestation_en_soutien_a_une_inculpee_de_lantiterrori.html Quand on en vient à manifester pour le droit de manifester... La liberté de manifester est-elle menacée ? Depuis le début de l'année, on assiste à plusieurs initiatives pour alerter l'opinion: mouvements de protestation, pétitions... Les pouvoirs publics sont accusés de prendre des mesures disproportionnées face à des jeunes militants en colère. www.rue89.com/2009/01/25/quand-on-en-vient-a-manifester-pour-le-droit-de-manifester Photos et vidéos http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78845 "les pouvoirs publics sont dans leur rôle quand ils veulent protéger le droit de grève en luttant contre les abus" Frédéric Lefebvre  UMP ou Union des Méprisants le Peuple |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mer 28 Jan - 4:29 | |
| Nouvel Ordre Mondial : "Personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer" Ce vendredi 16 janvier 2009, le président a présenté ses voeux aux corps diplomatiques étrangers. Une fois de plus il parla de ce nouvel ordre mondial, mais cette fois, en des termes très durs, presque menaçants : "nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer". Nous sommes à la fin de la première guerre du Golfe, George Bush vient de "délivrer" le Koweit en tuant des centaines de milliers de soldats irakiens, et indirectement des centaine de milliers de civils, qu’il abandonna à Saddam le sanguinaire, après les avoir appelés à se révolter. Il fait alors un discours où il utilise une expression, "New World Order", qu’il qualifie de cette manière : "We have before us the opportunity to forge for ourselves and for future generations a new world order, a world where the rule of law, not the law of the jungle, governs the conduct of nations. When we are successful, and we will be, we have a real chance at this new world order, an order in which a credible United Nations can use its peace-keeping role, to fulfil the promise and vision of the U.N.’s founders."On y apprend que ce projet est vieux, qu’il date au minimum des fondateurs de l’ONU. Il est curieux que Bush précise que la loi qui gouvernera le nouvel ordre ne sera pas la loi de la jungle, ce qui est somme toute logique venant d’un régime démocratique. On remarque aussi une totale confiance dans la réussite de ce projet. Mais c’est surtout une expression totalement vide de sens, qui est maintenant utilisée par des politiques, des journalistes, des penseurs. Depuis la crise financière, j’ai pu me rendre compte de l’augmentation de l’utilisation de cette expression, tout simplement grâce aux alertes Google, qui sortent bien plus souvent qu’auparavant. Je ne vais pas critiquer ce NWO, vu que je ne sais pas ce que c’est ! Le plus incroyable dans cette histoire de New World Order, qui nous est destiné à nous les habitants de la terre, c’est que personne n’a pris la peine de nous expliquer ce qu’il en est vraiment. Parce que pour l’instant c’est juste un terme fourre-tout, et c’est ça le problème : on ne sait pas ce que c’est. En revanche le mouvement vers ce nouvel ordre est bien réel et nos dirigeants nous le rappellent assez souvent. Je veux juste vous faire part de mon inquiétude, quand les plus puissants sur terre nous promettent un système mondial, sans que nous n’ayons le choix. Je me fais du souci, et c’est être sain d’esprit que de réagir de la sorte ! Inquiétude, parce que depuis hier, et les voeux de Sarkozy aux ambassadeurs, nous avons appris, presque à nos dépens et menacés du doigt, que "nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra l’empêcher." ( vidéo). Au moins cela a le mérite d’être clair ! et le site officiel avec le discours intégral, à écouter. Je ne peux m’empêcher de penser, que, vu le ton employé, la gestuelle, et le public -des ambassadeurs-, il ne fait aucun doute que ce n’est pas de gaieté de coeur que les nations du monde entier vont accepter ce nouvel ordre. Sinon pourquoi les menacer ? La manière dont Sarkozy nous présente le NWO me fait penser au texte de l’éditorialiste du Financial Time, Gideon Rachman, qui a créé la polémique avec son article " and now, for a world government", qui, comme son titre l’indique, se fait l’apôtre d’un gouvernement mondial, mais -tenez vous bien-, non démocratique, parce que sinon ça ne fonctionne pas : "La gouvernance internationale ne tend à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique", dit-il avant de conclure : "Tant que personne ne cassera ce problème, ce plan de gouvernement mondial restera sous clé aux Nations Unies". On apprend donc, une fois de plus, que ce projet, celui d’un système fasciste à l’échelle planétaire, existe ; les plans sont là ! Sarkozy a dit aux ambassadeurs ce que Gideon Rachman a dit à ses lecteurs : vous n’aurez pas le choix ! Quid de la démocratie ? le choix, c’est quand même la base d’un système démocratique. En même temps, quand on voit que deux nations ont rejeté, démocratiquement, le traité constitutionnel, et l’Irlande, le traité de Lisbonne (qui, par référendum aurait été rejeté dans de nombreux pays), mais que le processus continue comme si de rien n’était, on est en droit de se poser des questions sur l’avenir de notre système démocratique. Je pense que le fait de virer des journalistes, des directeurs de rédaction, réorganiser le pôle audiovisuel public extérieur, avant la fusion de TV5, France 24 et RFI, nommer le directeur de l’audiovisuel public et donc contrôler l’information publique, signifier la fin des juges d’instruction (la chose la plus grave), devrait nous alerter sur l’orientation générale de la politique en France. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Le Nouvel Observateur, Mediapart, Marianne, Les Inrockuptibles et Rue 89 lancent un appel commun pour la défense de la liberté et du pluralisme de l’information face aux projets du gouvernement. Cette suppression de nombreux contre-pouvoirs, de manière réfléchie et organisée, ne peut avoir qu’un but : la préparation médiatique, juridique, politique à un agenda spécifique. Sinon pourquoi camisoler les médias, ou rompre l’indépendance de la justice ? On ne peut pas nier ces phrases, elles existent ; ceux qui les prononcent existent et leur sens aussi. Quand on lit dans les mémoire de Rockefeller : "Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, qualifiant ma famille et moi d’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être." (David Rockefeller, MEMOIRES, page 405), on ne peut pas détourner la tête et oublier. Il faut faire des liens et prendre la mesure des changements en devenir. Quand on lit cette phrase, quand on pense à l’éditorial de Gideon Rachman, quand on entend Bush, Brown, Obama, Merkel, Zapatero, Berlusconi, utiliser ce terme et maintenant Sarkozy dire que "personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer", eh bien, j’ai peur. Pas une peur irrationnelle, mais une peur provenant d’analyse, de comparaison et de prospective. Ce n’est pas un complot imaginaire, c’est une réalité tangible et aisément vérifiable. Une oligarchie occidentale veut, depuis longtemps, créer un monde unifié, globalisé à tous les niveaux et incontournable. Je dis que ce n’est pas un complot, car c’est public, tout est public : les citations, le passage en force du traité de Lisbonne. Le Patriot Act et autre arsenal législatif d’exception existent également, comme la concentration de médias et leurs connivences avec le pouvoir. Tout est là, devant nous. Quelques citations d’hommes politiques [VIDEOS] : Gary Hart, directeur du CFRBill Clinton Barack Obamasarkozy (à l'ONU) Gordon Brown Villepin Angela MerkelJosé Luis Zapatero : "Le futur de l’OIT et son rôle dans le nouvel ordre mondial qui donne du poids à la dimension sociale de la mondialisation est un élément-clé dans ma vision politique des affaires internationales". Silvio Berlusconi : "Nous avons la charge morale du Nouvel ordre mondial". Est-il déjà trop tard ? fonzibrain samedi 24 janvier 2009 www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50561 Pour Jack Ralite, Sarkozy est un dictateur www.dailymotion.com/video/x80k16_pour-jack-ralite-sarkozy-est-un-dic_news La CNIL dénonce les dangers du plus gros fichier de police www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/19/la-cnil-denonce-les-dangers-du-plus-gros-fichier-de-police_1143633_3224.html |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Lun 18 Mai - 15:28 | |
| Démocratie. Le projet de loi sur la gendarmerie entré en application le 1er janvier 2009 sera débattu à partir du 20 mai. La Commission des lois, qui n'est saisie que pour avis, va débattre mercredi prochain du projet de loi sur la gendarmerie. On admirera une fois de plus la célérité du gouvernement : le texte a été déposé le 21 août 2008, la ministre proclamant "l'urgence" (ce qui revient à limiter son examen à une seule lecture par Chambre), il n'a pourtant été inscrit au Sénat que le 17 décembre et il arrive péniblement à l'Assemblée à la mi-juin... Avant de sourire, il faut encore préciser que la réorganisation qu'il met en œuvre est effective depuis le 1er janvier 2009 !!! Si vous voulez y voir une preuve supplémentaire de la piètre estime dans laquelle le gouvernement et le Président de la République tiennent le parlement, je le comprendrais ! Sur le fond, la seule vraie question qui mérite d'être posée est la suivante : peut-on rester militaire en ne dépendant pas du ministère de la Défense ? Mme Alliot-Marie répond par l'affirmative et garantit que la gendarmerie sera gagnante. Admettons-le. Il lui reste alors à le démontrer. Par exemple, pourquoi ne trouve-t-on pas parmi tous les préfets délégués pour la sécurité et la défense un seul gendarme ? Pourquoi aucune des huit sous-directions de la nouvelle direction centrale du renseignement intérieur n'est-elle dirigée par un gendarme ? Comment interpréter le fait que le GIGN n'ait pas été associé à l'opération du 4 avril sur le sauvetage du Tanit à la différence de celle menée il y a un an, le 12 avril 2008 sur le Ponant ? Pourquoi le Service de Protection des Hautes Personnalités est-il uniquement composé de policiers ? De même, est-il juste qu'en 2013, l'effectif "budgétaire" de la gendarmerie se montera à 96 626 soit le volume des effectifs de l'année 2000, ce qui revient à effacer les créations qu'avait permis la Loi d'Orientation et de Programme pour la sécurité Intérieure adoptée par le Parlement le 31 juillet 2002 ? Il faut en effet se souvenir que cette loi prévoyait la création de 1 400 emplois de gendarmes par an sur la période 2003 -2007, portant ainsi l'effectif à 101 134 en 2008. Je ne doute pas que la ministre aura l'occasion dans le prochain débat de me répondre... Jean-Jacques Urvoas (PS) http://assemblee.blogs.liberation.fr/urvoas/2009/05/gendarmes-en-d%C3%A9bat.html www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl1336.asp Alors que l’on taille dans les effectifs tant du côté de la police que de la gendarmerie, ce rapprochement ne vise qu’une chose : supprimer les doublons et faire des économies. Or, c’est tout l’inverse dont on aurait besoin ». En témoigne cet article paru récemment dans Ouest France où, par manque de présence policière, l’office HLM des cités de Lanester, près de Lorient, a fait appel à une boîte de sécurité privée… www.humanite.fr/2009-05-15_Societe_Non-au-mariage-force-police-gendarmerie Gendarmerie et policeLa raison la plus couramment évoquée pour conserver deux corps différents est de garantir la sécurité du pays, quelles que soient les circonstances. En clair pour éviter les coups d'Etat. Est-ce un hasard que Sarkozy veuille unifier les deux grandes forces de sécurité du pays en un corps unique ? Qu'est-ce que la gendarmerie ?La loi du 16 février 1791, dans son article 1er, annonce : « La maréchaussée portera désormais le nom de gendarmerie nationale. » On distingue - > La blanche, ou gendarmerie départementale, qui est de loin la plus importante et qui assure principalement des missions de police judiciaire ou de police administrative. La brigade de gendarmerie, telle qu’on la connaît, est la base de son organisation. Il en existe environ 3.600. - > La jaune, ou gendarmerie mobile, créée en 1921, qui assure essentiellement des missions de maintien de l’ordre. Dans les manifs, ils sont la plupart du temps confondus avec les CRS. Et la police nationale ?La police nationale résulte de la loi du 9 juillet 1966 qui réunit les personnels de la sûreté nationale et de la préfecture de police de Paris. L’installation de ces deux corps datait du début du XIX° siècle (cf. Napoléon Bonaparte). En 1947, après les grands mouvements de grève, c’est la naissance des CRS. Et en 1995, les policiers trustent les galons militaires et enfilent l’uniforme. A défaut de gagnants, le mariage de la gendarmerie et de la police fera des perdants : les magistrats. Car la cheville ouvrière du magistrat, qu’il soit flic ou gendarme, c’est l’ OPJ. Les juges vont y perdre encore un peu de leurs pouvoirs - et un peu de leur indépendance. Et l’on subodore que cela ne doit pas être pour déplaire à Nicolas Sarkozy. Pourtant, en temps de paix, il y a un certain paradoxe à utiliser des militaires comme auxiliaires de la justice civile. On peut penser que c’est l’apanage des pays faibles d’avoir une armée trop présente dans la vie de tous les jours. Cette volonté de changement du président de la République écrit peut-être le préambule d’une nouvelle époque. Une époque où l’État va devenir de plus en plus fort - et le citoyen de plus en plus assujetti. D’autant que la demande existe pour nombre de nos concitoyens. La question est de savoir si l’objectif est notre sécurité, notre bien-être, notre bonheur, ou si l’on cherche à nous endormir. Georges Moréas 26 octobre 2007 http://moreas.blog.lemonde.fr/2007/10/26/police-gendarmerie-x/  Voir la page précédente et ces liens : www.rue89.com/2008/12/30/la-gendarmerie-enterree-a-tort-dans-lindifference-generale http://rh19.revues.org/index954.html http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,4213325,00-police-gendarmerie-le-mariage-force-.html www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48193 |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mar 30 Juin - 22:37 | |
| Police-gendarmerie : la fondation Terra Nova dénonce une "fusion"Présenté le 21 août 2008 au Sénat, remisé puis de nouveau exhumé, le projet de loi de rapprochement police-gendarmerie devrait être examiné à l'Assemblée nationale mercredi 1er juillet, avant son adoption définitive, en présence du nouveau ministre, Brice Hortefeux, qui veut afficher son souci d'un 'équilibre' entre les deux forces de sécurité, police et gendarmerie, réunies sous une même tutelle mais chacune avec son identité. Dans un long texte publié vendredi 26 juin sur le site Terra Nova, un cercle de réflexion présidé par Michel Rocard, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas met les pieds dans le plat en évoquant, sous le titre ' La revanche de Fouché ?', le mot banni du vocabulaire du gouvernement : ' Fusion'. 'Personne ne le dit, mais c'est bien de cela qu'il s'agit, assure l'élu, et c'est d'autant plus machiavélique que les gendarmes y arriveront d'eux-mêmes, par la force des choses.' L'équipement, la formation sont de plus en plus communs. Des offices centraux, des équipes deviennent mixtes. Or, pour M. Urvoas, cette 'mutualisation amène l' absence d'autonomie. Demain, police et gendarmerie seront intrinsèquement liées et la question de la fusion viendra d'elle-même comme un fruit mûr'. Pourquoi en effet garder des doublons, dans le maintien de l'ordre ou les unités d'intervention ? Les gendarmes ont été ulcérés qu'un syndicat de gardiens de la paix, Alliance, réputé proche du pouvoir, lance dans la rue, mi-mai, une pétition pour réclamer un "rapprochement réel et effectif". Beaucoup y ont vu le signe d'une offensive agréée par l'Elysée. www.tnova.fr/ www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/30/police-gendarmerie-la-fondation-terra-nova-proche-du-ps-denonce-une-fusion_1213446_3224.html HENRY D. : je ne serai pas rassuré lorsque des moyens lourds (blindés avec canons de 90 mm) seront sous la tutelle du ministère de l’intérieur. |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mar 14 Juil - 8:01 | |
| Un officier de gendarmerie et chercheur en sociologie au CNRS sanctionné pour avoir critiqué le projet de loi sur la gendarmerie...La direction de la gendarmerie le confirme: il s’agit d’une première historique. L’affaire commence a être connue : un officier de ce corps d'armée, le chef d’escadron Jean-Hugues Matelly, vient de recevoir un ordre d'envoi devant un conseil d'enquête pour avoir co-signé en tant que chercheur au CNRS, un texte critique à l’encontre du projet de loi sur la gendarmerie. Deux thèses s’affrontent ainsi. D’une part, celle du ministère, assumée par Brice Hortefeux, lequel a été interrogé par ma collègue Françoise Olivier-Coupeau lors des questions d’actualité de mercredi dernier. Elle se résume aisément: l’expression publique des gendarmes est encadrée par des dispositions légales particulières et comme tout agent public, un gendarme est astreint à une obligation de réserve. D’ailleurs, par le passé, Jean-Hugues Matelly a déjà fait l’objet de plusieurs sanctions disciplinaires. D’autre part, celle de son équipe de chercheurs que dirige Laurent Mucchielli, le CESDIP: certes le statut militaire impose quelques contraintes mais l’intéressé ne s’est pas exprimé comme militaire mais bien comme chercheur associé à ce centre de recherches où il travaille avec d’autres scientifiques depuis des années. De fait, Jean-Hugues Matelly est titulaire d’un doctorat en science politique et auteur de plusieurs ouvrages reconnus par la communauté universitaire. Des activités qui s’exercent en dehors de ses fonctions au sein de son corps d’origine. Mais au-delà de cette différence d’approche, ce qui importe c’est l’objet de la procédure. L’Armée reproche à Monsieur Matelly, par son article, d’avoir exprimé «une désapprobation de la politique conduite par le gouvernement». Et c’est là qu’à mes yeux le bât blesse. En effet, depuis la présentation du texte de loi, les ministres successifs Michèle Alliot-Marie, Hervé Morin et maintenant Brice Hortefeux ne cessent d’indiquer que les gendarmes approuvent les modalités du rapprochement avec la police. Ils interprètent ainsi à leur avantage le silence dans lequel sont confinés les militaires. Un silence qui contraste fortement avec les inquiétudes voire les oppositions que ne cessent de proclamer les associations de retraité de la gendarmerie ou les généraux en deuxième section. [...] http://assemblee.blogs.liberation.fr/urvoas/2009/07/gendarmerie-toujours-muette-.html www.marianne2.fr/Faut-il-punir-le-soldat-Matelly_a81531.html La fin de la gendarmerie et ses conséquencesComment les gendarmes ne pourraient-ils pas réclamer les mêmes temps de travail, les mêmes droits d'expression, de faire valoir leurs doléances et de les négocier que les policiers (...) ? Bref, par un légitime souci d'égalité, tous voudront un seul et même statut. Ce sera la fin de la gendarmerie. La fin d'une force qui permettait de garantir une présence à faible coût sur 95% du territoire. «Cela conduira à créer un désert français dans le domaine de la sécurité, avertit le député finistérien Jean-Jacques Urvoas (PS), spécialiste des questions de sécurité. A moins de vouloir et pouvoir tripler les effectifs de la police pour obtenir un niveau équivalent à celui d'aujourd'hui, ou bien de faire appel à des sociétés privées financées par le contribuable local, lesquelles seront plus ou moins efficaces selon la richesse de votre commune...» ll y a tout cela derrière «l'affaire» Matelly ! www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/police-gendarmerie-l-affaire-matelly-en-embuscade-13-07-2009-466499.php
http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2009/07/il-faut-sauver-le-gendarme-matelly.html Fusion police-gendarmerie : le retour de PétainLe rêve, auquel Fouché lui-même n'a pu accéder -réunir l'ensemble des polices et la gendarmerie sous une seule autorité-, n'a été réalisé que par Pétain, sous le régime de Vichy, lorsque René Bousquet, secrétaire général à la police, puis Joseph Darnand, fondateur de la milice et secrétaire au Maintien de l'Ordre, ont dirigé l'ensemble des forces de l'ordre. http://arsenaux.fr/page.php?id=8 |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mar 14 Juil - 8:47 | |
| Hortefeux veut augmenter la vidéo surveillance"Les chiffres (de la délinquance) seront connus mi-juillet mais il est très possible que si l'on compare juin 2009 à juin 2008, on constate une légère augmentation des faits constatés". "Il faut que l'on encourage le développement de la vidéoprotection" et "il faut renforcer la lutte contre les bandes", a-t-il assuré, qualifiant les "bandes" de "phénomène nouveau" , ce que démentent régulièrement des sociologues travaillant sur ce sujet. www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gij8uGdc_SWsoVW090OzvHVgZ38A AFP/BERTRAND GUAYLe petit négoce de la sécurité d'Alain BauerIl affectionne par-dessus tout les montres, les bandes dessinées, les décorations et les lettres de mission. Dans la dernière, du 25 février 2008, le ministre du budget, Eric Woerth, le charge d’un rapport sur les "conséquences" de la libéralisation des jeux sur Internet. Une de plus, agrafée dans la collection où figurent déjà celles confiées par Nicolas Sarkozy ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy président, et plus récemment Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur. Joli tableau pour ce criminologue qui a élevé la sécurité au rang d’un business florissant. La rumeur, qui exagère toujours, le donne futur secrétaire d’Etat à la sécurité ; ou bien grand vizir du Conseil national de sécurité voulu par Nicolas Sarkozy - il a remis un rapport au président, jeudi 20 mars, sur la réorganisation de la réflexion stratégique. "Chef du machin ? Sous-ministre ?" Non, non, très peu pour Alain Bauer, qui soupçonne des fuites organisées par ses ennemis - il en a beaucoup - dans l’espoir de le "déstabiliser". Mais enfin, à bientôt 46 ans, il ne dédaignerait pas un poste stratégique, comme celui de responsable du ""décèlement" précoce" des problèmes de sécurité de demain. Manière d’avoir la haute main sur les études, la recherche et le renseignement. D’être aux avant-postes tout en restant dans l’ombre. Et sans gâcher le business. "Il a fait de la sécurité de quoi vivre et manger, et il mange beaucoup", glousse son ami le commissaire Emile Perez, directeur de la formation au ministère de l’intérieur. "Je n’ai pas de voiture, pas de résidence secondaire, pas de bateau. Je ne suis pas assujetti à l’ISF. Je possède un appartement de 90 m2 à Paris, et j’en ai encore pour quatorze ans à le rembourser", proteste Alain Bauer. Bien sûr, les missions pour le compte du gouvernement sont bénévoles. Dans ses locaux fouillis du 10e arrondissement, où des maquettes d’avions, souvenirs d’une mission sur la protection de l’A380 contre les missiles, cohabitent avec des piles de livres vacillantes, l’ancien grand maître du Grand Orient de France se targue de ne "jamais avoir touché 1 euro de l’Etat". Il se rétribue en termes d’influence, se paye d’informations précieuses, ce qui lui permet de faire prospérer sa société spécialisée dans le conseil en sécurité, AB Associates, 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006, 9 consultants réguliers, jusqu’à 30 occasionnels. "Il a construit une carrière à la limite du politico-public, de l’élu et du fonctionnaire, sans jamais avoir été ni l’un ni l’autre, c’est une figure unique, assez curieuse", relève Christophe Caresche, député socialiste et adjoint à la sécurité de Paris. Il n’est ni tout à fait à gauche ni franchement à droite. Encarté au PS jusqu’en 1994, rocardien toujours revendiqué, Alain Bauer a beaucoup travaillé pour les collectivités de gauche sur les contrats locaux de sécurité, lancés en 1997 sur le thème de la prévention de la délinquance. Un tas de mairies, moyennant 15 000 à 25 000 euros pour les petites, et jusqu’à 100 000 euros pour les plus grosses, ont fait appel à ses services. "C’est un bon pro, ceux qui travaillent avec lui ne sont pas rackettés", affirme l’ex-maire de Tourcoing, Jean-Pierre Balduyck. Depuis 2002, Alain Bauer a plutôt ses entrées à droite, auprès de Nicolas Sarkozy. Ils se sont rencontrés juste avant la présidentielle de 2002. Deux semaines après avoir été nommé ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy le rappelle. Dans le rôle du conseiller officieux, Alain Bauer viendra le voir, à titre gracieux, tous les quinze jours. A titre officiel, il sera nommé dès 2003 président de l’Observatoire national de la délinquance. "Je n’ai pas voté Ségolène Royal", confie Alain Bauer. L’ex-candidate n’a jamais trouvé le temps de le recevoir. Dès les années 1990, le compagnonnage avec le PS avait commencé à mal tourner, en raison d’un manque total d’atomes crochus avec Lionel Jospin. "Le facteur humain", dit Bauer. Le même qui le pousse à être très proche d’un autre criminologue, Xavier Raufer, venu des rangs de l’extrême droite. Peu importe les étiquettes. Son entregent est légendaire, sa réputation parfois sulfureuse. On le redoute pour ses informations sur tout et tout le monde. En pleine campagne présidentielle, il a appelé le patron des RG, Joël Bouchité, pour lui expliquer comment, sur l’affaire Bruno Rebelle - l’ancien président de Greenpeace France devenu conseiller de Ségolène Royal - il suffisait de relire les textes de loi pour justifier la rédaction d’une fiche RG plutôt que de "s’empêtrer dans des excuses". On lui prête des pouvoirs de nuisance. Ne murmure-t-on pas, à tort argue-t-il, qu’il serait à l’origine de l’affaire des montres de Julien Dray ? Le député socialiste avait été inquiété après l’achat, pour une bonne part en liquide, d’une montre de luxe d’une valeur de 250 000 francs - une "affaire" que la justice a fini par classer sans suite en 2000. Ne l’a-t-on pas vu aussi, au début des années 1990, en pleine affaire de la tour BP de La Défense, apporter un complet à celui dont il était le conseiller, le promoteur Christian Pellerin, patron de la SARI, alors en garde à vue ? Parler de lui suscite toujours la même réaction : à l’afflux de compliments - "brillant, généreux, fidèle" - succède, dans un filet de voix, "je m’en suis toujours méfié". "Il adore tirer les ficelles", souligne Michel Marcus, délégué général du Forum français pour la sécurité urbaine. Cet ancien magistrat l’a bien connu avant une brouille définitive. "Son seul truc, affirme-t-il, c’est de voir beaucoup de gens, de disposer d’énormément de sources d’information et de bagout. Mais il n’est spécialiste de rien." Alain Bauer est un cumular né. A même pas 26 ans, il était déjà vice-président étudiant de l’université Paris-I, conseil pour une entreprise britannique, chargé de mission par-ci, membre d’une organisation par-là. Plus tard, il additionne les postes d’administrateur d’entreprises, l’écriture de livres (une bonne cinquantaine, en duo de préférence, y compris un guide annuel... de gastronomie), les conférences de New York à Pékin, sans oublier les décorations : chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, des palmes académiques, des Arts et des Lettres, chevalier du Mérite agricole, grand-croix de l’ordre de La Fayette... Ouf ! Né à Paris, ce fils unique d’un couple de commerçants spécialisés dans le textile et les fermetures Eclair fait état d’un DESS de politique publique et de gestion des organisations. Il serait venu à la sécurité, formé par les Américains, et plus précisément la CIA, selon ses détracteurs. Ceux-ci invoquent son séjour de six mois en 1993 à San Diego, en Californie, au siège de la SAIC (Science Applications International Corporation), considérée comme la "vitrine" des services spéciaux américains. "J’avais une mission qui servait les intérêts du gouvernement français", plaide Alain Bauer, qui aurait, selon ses propres dires, joué le rôle d’intermédiaire pour un "problème technologique lié au nucléaire". En 1999, sa candidature comme auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) sera refusée. Une note des RG-DST faisait mention de "nombreux déplacements" à l’étranger, et s’attardait sur le fait qu’il était "membre d’une organisation maçonnique à ramifications internationales". Le système Bauer - "il n’y a pas de système Bauer", contre-attaque le criminologue* - repose sur un réseau de relations aussi hétéroclites que précieuses. Les premières remontent aux années 1980 lorsqu’il militait à l’UNEF-ID, où il a "tout appris". "Il faisait partie des rares socialistes à avoir rencontré Lambert (alias Pierre Boussel, figure du trotskisme en France), ça ne le gênait pas de prendre des pots avec lui", s’amuse Jean-Christophe Cambadélis, l’ex-président de l’UNEF-ID, député socialiste de Paris. En 1986, lors des manifestations étudiantes, il contrôle le service d’ordre, devient l’interlocuteur de la police, négocie avec le ministre Alain Devaquet, franc-maçon comme lui. Le commissaire de l’époque, Jean-Marc Berlioz, se souvient : "On a fait toutes les manifs ensemble, il avait une intelligence lumineuse. Lorsque tout a été fini, il m’a appelé pour me proposer de déjeuner." Depuis, le commissaire est de tous les anniversaires d’Alain Bauer. "C’est un garçon fidèle, très généreux, qui adore l’opéra, les cigares et, en même temps, qui a une vie mystérieuse", dit le député PS de l’Essonne Manuel Valls, lié par une "amitié indéfectible" à celui qui est devenu le parrain d’un de ses enfants. A 38 ans, il dirigeait le Grand Orient de France. Un marchepied utile : la police compte dans ses rangs pas mal de "frères". "C’était vrai autrefois, maintenant s’il y a un policier franc-maçon sur dix, c’est bien le bout du monde", tempère Alain Bauer. Il y a du chaud et du froid dans ses relations avec la police. L’homme n’est pas du sérail, il fâche. Mais il a su, ici aussi, entretenir d’excellentes relations : avec l’ ancien directeur général de la police, Claude Guéant, aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée, avec les dirigeants du syndicat d’officiers Synergie, comme il le faisait avec le "Schtroumpf", le syndicat des commissaires qu’a dirigé son ami Emile Perez... En 1988, "colonel Bauer", comme on l’appelait à l’époque, était conseiller à la sécurité à Matignon dans le cabinet de Michel Rocard, sous la tutelle de l’ancien directeur de la DST Rémy Pautrat, futur spécialiste de l’intelligence économique. Des liens solides s’étaient tissés. Comme l’ami Raufer, comme l’ami Berlioz, le préfet Pautrat fait partie de la commission qui a rédigé le rapport sur la sécurité stratégique remis à Nicolas Sarkozy. Isabelle Mandraud www.lemonde.fr/societe/article/2008/03/27/le-petit-negoce-de-la-securite-d-alain-bauer_1028023_3224.html *Alain Bauer n'est pas criminologue. www.marianne2.fr/Bauer-nomme-au-Cnam-par-decret-sarkozyste_a173756.html Du cheval de M. Nicolas Sarkozy www.monde-diplomatique.fr/2009/02/BONELLI/16787 Expertise ou supercherie sur les violences urbaines ? www.amnistia.net/news/articles/insecur/expertis.htm |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mar 1 Sep - 19:36 | |
| Et le Pouvoir pourra étouffer toutes les affaires gênantesExtraitL’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, incluse dans le préambule de la Constitution de 1958, précise : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Cette séparation s’organise de la façon suivante : « le législateur (l’Assemblée nationale et le Sénat) vote les lois, l’exécutif est chargé de leur exécution, l’institution judiciaire veille à leur application ». Aujourd’hui, l’exécutif contrôle déjà dans les faits le législatif : il est impossible qu’une loi passe sans avoir l’assentiment du gouvernement. Elle le pourrait en théorie, mais l’attitude des parlementaires de la majorité, aux ordres, l’interdit en pratique. Avec la suppression du juge d’instruction, voilà que l’exécutif aura également à sa botte le troisième pouvoir, celui de l’institution judiciaire. Tous les pouvoirs concentrés entre les mêmes mains : un grand pas vers la dictature. www.plumedepresse.com/spip.php?article1213 Rappel *3 Décembre 2002 : une loi organique crée les juges de proximité. *2004 : Nicolas Sarkozy édicte une trentaine de règles tendant à « protéger » les contribuables, en fait à compliquer les contrôles, et à réduire les amendes des entreprises. *Août 2007 : Sarkozy déclare devant le Medef vouloir « mettre un terme » à la pénalisation du droit des affaires. *Septembre 2007 : Sarkozy demande l'interdiction des dénonciations anonymes dans les domaines fiscal et pénal. *Novembre 2007 : suppression de 63 prudhommes sur 271. *Février 2008 : le Parquet de Paris est accusé de réduire le champ d'investigation du pôle financier (cf. Société générale et UIMM) par la juge d'instruction Dominique de Talancé. *19 juin 2008 : en matière mobilière et personnelle, le délai de prescription extinctive de droit commun passe à cinq ans, contre trente ans auparavant. *Octobre 2008 : programmation de l'extension du secret-défense. *Décembre 2008 : allègement de l'encadrement réglementaire des marchés publics : -Relèvement de 4.000 euros à 20.000 euros du seuil de passation d'un marché public « sans aucune procédure ». -Allègement de l'obligation de publication nationale pour les marchés « déjà soumis à des obligations européennes ». -Relèvement à 206.000 euros du seuil au-delà duquel s'applique obligatoirement la procédure d'appel d'offres pour les marchés de travaux. *Janvier 2009 : la suppression du juge d'instruction est prévue. Le règne du favortisme et de la corruption fait partie, avec la protection du pouvoir des entreprises et la suppression du pouvoir des travailleurs, des 14 caractéristiques du fascisme. Exemple de favoritismeLa Chambre de l'instruction a autorisé le 26 juin 2009 l'ouverture d'une information judiciaire pour favoritisme, visant le ministère de l'Intérieur en général et l'un des anciens locataires en particulier : Nicolas Sarkozy. Une plainte avait été déposée en mars 2007 par le casino de Gujan-Mestras (Gironde), sa gérante, Frédérique Ruggieri, étant victime de l'ostracisme de la place Beauvau, délivrant à tout va les autorisations de machines à sous aux cadors du secteur (Partouche et Barrière), mégotant ses délivrances aux casinotiers indépendants. En Gironde, la différence de traitement est caricaturale. Le casino de Bordeaux (Barrière), dont le patron, Dominique Desseigne, est partenaire de jogging de Nicolas Sarkozy, a obtenu peu à peu 300 machines à sous. Avec le casino d'Arcachon, présidé par le chanteur Enrico Macias, barde de la sarkozie, et celui d'Andernos, le groupe Partouche culmine à 200 bécanes. Pendant ce temps, celui de Gujan-Mestras plafonne à 50 machines, au nom d'une prétendue « offre excessive de jeux »… La plainte souligne que « ces faits du prince, fut-il républicain, ne peuvent s'expliquer que par la volonté de nuire à un casino indépendant pour le seul bénéfice de groupes puissants ». (…) blog.francetv.frDominique Desseigne dirige actuellement le Groupe Lucien Barrière, spécialisé dans la gestion des casinos et des hôtels de luxe. En 2006 il partageait la vie de Sophie Desmarais, fille du milliardaire québecois Paul Desmarais Il refuse de parler de sa relation avec Rachida Dati. Il est veuf de Diane Barrière dont il a eu deux enfants. Avec eux, il dit : « Je détiens deux cartouches pour assurer la pérennité du groupe familial. Les deux continueront peut-être. Au pire, un seul. » L'autre cartouche, moins visible, c'est son amitié avec Nicolas Sarkozy, qu'il a reçu au Fouquet's le soir de l'élection présidentielle, et qu'il a accompagné depuis au Maroc, en Tunisie ou en Israël. ( Paris Match) |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Lun 26 Oct - 19:24 | |
| Après l'Europe, la France : les députés sont priés de revoter Banques : les députés votent une surtaxe "par erreur"Les députés ont adopté, par 44 voix contre 40, une taxe additionnelle de 10% sur les bénéfices des banques en 2010, un amendement dont ne voulait surtout pas le gouvernement. Simplement, parce que l’UMP Jean-François Lamour se serait trompé de bouton... Mais, mal voté ne veut pas dire adopté : il devrait y avoir un nouveau vote. Jean-François Lamour se serait trompé de bouton...Incapable de réussir une opération aussi simple que choisir entre oui et non : de quoi, déjà, passer pour un crétin. Mais là où ça touche au sublime, c’est quand on se penche sur les propos de Lamour durant le débat parlementaire : "On peut le dire, les banques se sortent très bien de cette affaire, à tel point qu’on entend deux choses : elles reviennent vers leurs profits et, excusez-moi Madame la ministre, elles font des provisions pour payer des bonus à leurs traders. (...) Et je ne vous cache pas, Madame, que c’est particulièrement irritant."personne [dans les médias] n’en tire donc l’hypothèse logique de pressions gouvernementales pour le pousser à se renier et, ainsi, faire procéder à un nouvelle délibération. En violation de l’ article 68 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, alinéa 4 : "Aucune rectification de vote n’est admise après la clôture du scrutin". En invoquant une "erreur technique", le Pouvoir réalise en fait un coup de force. Il va faire revoter, cette fois dans le sens voulu : un véritable déni de démocratie. www.plumedepresse.com/spip.php?article1259 Commentaires :1 : Avec un tel taux de participation comment coulez-vous que les citoyens se sentent d’aller voter ? 2 : Et les députés socialistes ? Ils sont pas capable de venir à 50 sur 204 pour faire passer une loi ? Même les électeurs et lecteurs de droite s'indignent. |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Les malhonnêtes au pouvoir traquent leurs pairs plébéiens Lun 2 Nov - 10:11 | |
| Woerth crée sa propre police et ouvre ses fichiers à l'Intérieur[extraits] Le protocole a été signé le 23 septembre 2009. les textes levant définitivement le secret professionnel entre le fisc et la police arriveront dans les deux prochains mois. les limiers de Bercy ont des pouvoirs d'enquête très étendus, bien plus puissants que ceux des policiers. Il y a les informations personnelles que leur envoie le contribuable dans sa déclaration, et puis il y a les fichiers… Des fichiers sur les comptes bancaires, le patrimoine, les droits de succession, les caisses de retraite, les hypothèques, les entreprises, la taxe d'habitation, le train de vie. Les agents du fisc ont aussi le droit de croiser avec les bases de données d'autres administrations comme la sécu par exemple. Condition de ces pouvoirs hallucinants qui entrent parfois en contradiction avec la Cnil ou avec la convention européenne des droits de l'homme : les agents du fisc sont astreints au secret professionnel. Un croisement des fichiers du fisc et de la policeC'est ce secret professionnel que Woerth et Hortefeux sont en train de faire sauter en douce : « Les règles du secret professionnel seront aménagées. Les forces de sécurité disposeront, ainsi, d'informations de nature fiscale et les agents de l'administration fiscale auront communication par les agents et les officiers de polices d'informations leur permettant de mener des actions de lutte contre la fraude. » Objectif avoué : pouvoir croiser les fichiers du fisc et de la police. En clair ça risque assez rapidement de donner ça : Nous avons un individu « d'origine géographique » nord-africaine (nouveau fichier PASP du ministère de l'intérieur) On va aller vérifier son compte en banque (fichiers du fisc) Conclusion du ministre de l'Intérieur : un euro dans la poche d'un arabe ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes… Hortefeux s'approprie les fichiers et les pouvoirs d'investigation des agents du fisc. C'est un beau cadeau que fait Woerth à Hortefeux. Evidemment pas gratuit. La contrepartie c'est qu'Hortefeux va laisser Bercy créer sa propre police. Woerth est en train de mettre sur pied un service spécial du budget, les Officiers Fiscaux Judiciaire (OFJ). Ce seront des agents du fisc mais avec des supers pouvoirs de police judiciaire (perquisitions, gardes à vue, commission rogatoire internationale et même écoutes et infiltration). Les textes doivent passer en Conseil des ministres le 14 novembre selon la Tribune. Evidemment, tous les services nécessaires existent déjà aux douanes, à l'Intérieur, à la Justice et les organes de liaison avec Bercy existent aussi. Une nouvelle police spéciale de Bercy, c'est pour que Woerth puisse récupérer les grosses affaires prestigieuses et internationales pendant qu'Hortefeux va s'amuser avec du petit caïd de banlieue. Un nouveau service, c'est aussi toujours utile pour garder le contrôle sur ce qu'on va contrôler (et éviter qu'on aille ennuyer certaines personnes par exemple). N'importe quel autre ministre de l'Intérieur, avec moins d'humour mais deux sous d'instinct politique, eut bataillé bec et ongle pour éviter de voir un tel monstre de service lui échapper. Alliot-Marie avait réussi, un temps, à bloquer la folie mégalomaniaque du ministre du Budget. Hortefeux, lui, cède à Woerth en échange d'un accès indirect aux fichiers de Bercy pour lutter contre la petite frappe de banlieue. C'est un peu se couper le bras pour avoir du chocolat. Hortefeux n'est pas le premier sarkozyste à s'asseoir sur la démocratie et rogner les droits du citoyen. Mais le faire pour en plus se tirer une balle dans le pied, voila une véritable innovation. Antonin Grégoire www.rue89.com/securi-terre/2009/10/31/woerth-cree-sa-propre-police-et-ouvre-ses-fichiers-a-linterieur Et voilà pourquoi le gouvernement gaspille l'argent des contribuables en pub anti fraude sur France Inter !  |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Lun 16 Nov - 23:13 | |
| Le bâtonnier de Paris dénonce la garde à vue d'une avocateLe bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris Christian Charrière-Bournazel s'est indigné lundi 16 novembre soir du placement en garde à vue d'une avocate dont il juge les conditions dégradantes. Une source judiciaire a confirmé cette garde à vue en précisant que l'avocate était mise en cause car elle aurait prévenu de démarches policières le complice d'un trafiquant de drogue présumé. Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier, a raconté sur France Info que Caroline Wassermann, connue notamment pour avoir défendu un temps l'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel, avait été convoquée au commissariat de Meaux (Seine-et-Marne) sous le prétexte d'un problème personnel. 'Elle a été menottée, elle a été mise nue, on lui a mis un doigt dans l'anus. On la traite comme la dernière des dernières des dernières au mépris du respect de la personne humaine le plus élémentaire', a-t-il déclaré. (...) www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/16/le-batonnier-de-paris-denonce-la-garde-a-vue-d-une-avocate_1268067_3224.html |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mer 27 Jan - 15:54 | |
| Vers des pouvoirs renforcés pour les polices municipalesLe directeur de police municipale bientôt au niveau du gendarme ou du gardien de la paix ? Un amendement visant à lui conférer la qualité d'agent de police judiciaire (APJ) doit être défendu par Éric Ciotti, le député UMP rapporteur du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite Lopsi 2, qui arrive ce mercredi en commission des lois à l'Assemblée. Cette disposition, si elle devait être votée, demeure circonscrite aux seuls directeurs en titre, c'est-à-dire des fonctionnaires de catégorie A, qui assurent la direction fonctionnelle et opérationnelle de services d'au moins quarante agents. Autant dire les chefs des polices municipales des grandes villes telles que Nice, Lyon ou Mulhouse. Ce qui représente, pour l'heure, une centaine de personnes en France. La grande majorité des chefs de police municipale conserveraient donc leurs prérogatives de simples agents de police judiciaire adjoints (APJA). En clair : un fonctionnaire cantonné au devoir de rendre compte au maire, mais aussi à tout officier de police judiciaire (OPJ), des crimes, délits et contraventions dont il a connaissance. Sans pouvoir lui-même effectuer aucun acte d'enquête, en dehors du rapport qu'il doit adresser «sans délai» au procureur, via les OPJ. Avec l'amendement Ciotti, tout change pour les directeurs, qui vont pouvoir «seconder» les OPJ des services d'État, dresser des procès-verbaux, mais aussi enquêter, en auditionnant et en confrontant éventuellement des témoins, c'est-à-dire, «toutes personnes susceptibles de leur fournir des indices, preuves et renseignements sur les auteurs et complices» d'infractions. Ils auraient le droit d'effectuer des contrôles d'identité, sous la houlette des OPJ, et des contrôles d'alcoolémie à l'aide d'un éthylomètre, ce qui leur est interdit actuellement. Ils pourraient également auditionner des personnes dans le cadre d'une enquête sur un trouble de voisinage, par exemple. (...) http://fr.news.yahoo.com/80/20100127/tfr-vers-des-pouvoirs-renforcs-pour-les-a7ee481.htmlVers la police corrompue du vrai cow boy, de l'authentique Texan ?http://taomugaia.canalblog.com/archives/2007/04/21/7669941.html |
|  | | Orwelle
Messages: 5120 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie Mer 27 Jan - 16:10 | |
| Installer la peur. Comme Bush La garde à vue "GAV" doit être théoriquement "nécessaire" à l'enquête © REUTERS/Eric Gaillard900.000 gardés à vue par an !Evalué à 300.000 en 2001, le nombre de gardes à vue aurait quasiment triplé pendant la décennie. le ministère de l’Intérieur publie chaque mois, sur son site internet, l’inventaire de toutes les gardes à vue pratiquées par les services de police et de gendarmerie, "à l’unité près", précise Matthieu Aron, qui sort demain un ouvrage intitulé Gardés à vue [1]. La rubrique, sur le site de la place Beauvau, s’appelle "index 107" et, en novembre 2009, répertorie 581.000 gardes à vue sur douze mois. Presque deux fois plus qu’en 2001... Pourtant, dans cet inventaire détaillé, aucune trace des "gardes à vue routières" ! Oubli d’autant plus stupéfiant que "les délinquants routiers sont aujourd’hui les premiers -quantitativement- à fréquenter les cellules des commissariats et des gendarmeries (...) devant les auteurs de vols, de viols ou de coups et blessures", écrit Matthieu Aron. L’automobiliste devient délinquant dès lors qu’il roule sans permis ou avec plus de 0,8 gramme d’alcool par litre dans le sang. Et qui dit délit, dit GAV (la garde à vue dans le jargon policier) possible... Après recoupements entre les jugements -publics- des tribunaux correctionnels, les témoignages de policiers et de gendarmes, il apparaît que le chiffre oublié des seules gardes à vue routières atteindrait les 250.000 par an. Ces cinq dernières années, entre 500.000 et un million d’automobilistes auraient été jetés en cellule, fouillés, menottés... www.france-info.com/france-justice-police-2010-01-26-pres-de-250-000-gardes-a-vue-oublies-des-statistiques-396980-9-11.html'Pourquoi vous ne prenez pas mes collants ?'http://fr.news.yahoo.com/64/20100127/tfr-pourquoi-vous-ne-prenez-pas-mes-coll-a2f96e4.html |
|  | | | | En route vers la dictature et/ou la barbarie | |
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