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 En route vers la dictature et/ou la barbarie

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Orwelle



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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Lun 26 Oct - 21:24

Après l'Europe, la France : les députés sont priés de revoter


Banques : les députés votent une surtaxe "par erreur"

Les députés ont adopté, par 44 voix contre 40, une taxe additionnelle de 10% sur les bénéfices des banques en 2010, un amendement dont ne voulait surtout pas le gouvernement. Simplement, parce que l’UMP Jean-François Lamour se serait trompé de bouton...
Mais, mal voté ne veut pas dire adopté : il devrait y avoir un nouveau vote.

Jean-François Lamour se serait trompé de bouton...

Incapable de réussir une opération aussi simple que choisir entre oui et non : de quoi, déjà, passer pour un crétin. Mais là où ça touche au sublime, c’est quand on se penche sur les propos de Lamour durant le débat parlementaire : "On peut le dire, les banques se sortent très bien de cette affaire, à tel point qu’on entend deux choses : elles reviennent vers leurs profits et, excusez-moi Madame la ministre, elles font des provisions pour payer des bonus à leurs traders. (...) Et je ne vous cache pas, Madame, que c’est particulièrement irritant."

personne [dans les médias] n’en tire donc l’hypothèse logique de pressions gouvernementales pour le pousser à se renier et, ainsi, faire procéder à un nouvelle délibération. En violation de l’article 68 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, alinéa 4 : "Aucune rectification de vote n’est admise après la clôture du scrutin". En invoquant une "erreur technique", le Pouvoir réalise en fait un coup de force. Il va faire revoter, cette fois dans le sens voulu : un véritable déni de démocratie.
www.plumedepresse.com/spip.php?article1259

Commentaires :
1 : Avec un tel taux de participation comment coulez-vous que les citoyens se sentent d’aller voter ?
2 : Et les députés socialistes ? Ils sont pas capable de venir à 50 sur 204 pour faire passer une loi ?
Même les électeurs et lecteurs de droite s'indignent.
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Orwelle



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MessageSujet: Les malhonnêtes au pouvoir traquent leurs pairs plébéiens   Lun 2 Nov - 12:11



Woerth crée sa propre police et ouvre ses fichiers à l'Intérieur
[extraits]

Le protocole a été signé le 23 septembre 2009.

les textes levant définitivement le secret professionnel entre le fisc et la police arriveront dans les deux prochains mois.

les limiers de Bercy ont des pouvoirs d'enquête très étendus, bien plus puissants que ceux des policiers. Il y a les informations personnelles que leur envoie le contribuable dans sa déclaration, et puis il y a les fichiers… Des fichiers sur les comptes bancaires, le patrimoine, les droits de succession, les caisses de retraite, les hypothèques, les entreprises, la taxe d'habitation, le train de vie.

Les agents du fisc ont aussi le droit de croiser avec les bases de données d'autres administrations comme la sécu par exemple. Condition de ces pouvoirs hallucinants qui entrent parfois en contradiction avec la Cnil ou avec la convention européenne des droits de l'homme : les agents du fisc sont astreints au secret professionnel.

Un croisement des fichiers du fisc et de la police

C'est ce secret professionnel que Woerth et Hortefeux sont en train de faire sauter en douce :
    « Les règles du secret professionnel seront aménagées. Les forces de sécurité disposeront, ainsi, d'informations de nature fiscale et les agents de l'administration fiscale auront communication par les agents et les officiers de polices d'informations leur permettant de mener des actions de lutte contre la fraude. »

Objectif avoué : pouvoir croiser les fichiers du fisc et de la police. En clair ça risque assez rapidement de donner ça :
    Nous avons un individu « d'origine géographique » nord-africaine (nouveau fichier PASP du ministère de l'intérieur)
    On va aller vérifier son compte en banque (fichiers du fisc)
    Conclusion du ministre de l'Intérieur : un euro dans la poche d'un arabe ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes…

Hortefeux s'approprie les fichiers et les pouvoirs d'investigation des agents du fisc.

C'est un beau cadeau que fait Woerth à Hortefeux. Evidemment pas gratuit. La contrepartie c'est qu'Hortefeux va laisser Bercy créer sa propre police. Woerth est en train de mettre sur pied un service spécial du budget, les Officiers Fiscaux Judiciaire (OFJ).

Ce seront des agents du fisc mais avec des supers pouvoirs de police judiciaire (perquisitions, gardes à vue, commission rogatoire internationale et même écoutes et infiltration). Les textes doivent passer en Conseil des ministres le 14 novembre selon la Tribune.

Evidemment, tous les services nécessaires existent déjà aux douanes, à l'Intérieur, à la Justice et les organes de liaison avec Bercy existent aussi. Une nouvelle police spéciale de Bercy, c'est pour que Woerth puisse récupérer les grosses affaires prestigieuses et internationales pendant qu'Hortefeux va s'amuser avec du petit caïd de banlieue. Un nouveau service, c'est aussi toujours utile pour garder le contrôle sur ce qu'on va contrôler (et éviter qu'on aille ennuyer certaines personnes par exemple).

N'importe quel autre ministre de l'Intérieur, avec moins d'humour mais deux sous d'instinct politique, eut bataillé bec et ongle pour éviter de voir un tel monstre de service lui échapper. Alliot-Marie avait réussi, un temps, à bloquer la folie mégalomaniaque du ministre du Budget.

Hortefeux, lui, cède à Woerth en échange d'un accès indirect aux fichiers de Bercy pour lutter contre la petite frappe de banlieue. C'est un peu se couper le bras pour avoir du chocolat. Hortefeux n'est pas le premier sarkozyste à s'asseoir sur la démocratie et rogner les droits du citoyen. Mais le faire pour en plus se tirer une balle dans le pied, voila une véritable innovation.

Antonin Grégoire
www.rue89.com/securi-terre/2009/10/31/woerth-cree-sa-propre-police-et-ouvre-ses-fichiers-a-linterieur

Et voilà pourquoi le gouvernement gaspille l'argent des contribuables en pub anti fraude sur France Inter ! Rolling Eyes
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Orwelle



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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Mar 17 Nov - 1:13



Le bâtonnier de Paris dénonce la garde à vue d'une avocate

Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris Christian Charrière-Bournazel s'est indigné lundi 16 novembre soir du placement en garde à vue d'une avocate dont il juge les conditions dégradantes. Une source judiciaire a confirmé cette garde à vue en précisant que l'avocate était mise en cause car elle aurait prévenu de démarches policières le complice d'un trafiquant de drogue présumé.

Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier, a raconté sur France Info que Caroline Wassermann, connue notamment pour avoir défendu un temps l'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel, avait été convoquée au commissariat de Meaux (Seine-et-Marne) sous le prétexte d'un problème personnel. 'Elle a été menottée, elle a été mise nue, on lui a mis un doigt dans l'anus. On la traite comme la dernière des dernières des dernières au mépris du respect de la personne humaine le plus élémentaire', a-t-il déclaré. (...)

www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/16/le-batonnier-de-paris-denonce-la-garde-a-vue-d-une-avocate_1268067_3224.html
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Mer 27 Jan - 17:54



Vers des pouvoirs renforcés pour les polices municipales

Le directeur de police municipale bientôt au niveau du gendarme ou du gardien de la paix ? Un amendement visant à lui conférer la qualité d'agent de police judiciaire (APJ) doit être défendu par Éric Ciotti, le député UMP rapporteur du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite Lopsi 2, qui arrive ce mercredi en commission des lois à l'Assemblée.

Cette disposition, si elle devait être votée, demeure circonscrite aux seuls directeurs en titre, c'est-à-dire des fonctionnaires de catégorie A, qui assurent la direction fonctionnelle et opérationnelle de services d'au moins quarante agents. Autant dire les chefs des polices municipales des grandes villes telles que Nice, Lyon ou Mulhouse. Ce qui représente, pour l'heure, une centaine de personnes en France. La grande majorité des chefs de police municipale conserveraient donc leurs prérogatives de simples agents de police judiciaire adjoints (APJA). En clair : un fonctionnaire cantonné au devoir de rendre compte au maire, mais aussi à tout officier de police judiciaire (OPJ), des crimes, délits et contraventions dont il a connaissance. Sans pouvoir lui-même effectuer aucun acte d'enquête, en dehors du rapport qu'il doit adresser «sans délai» au procureur, via les OPJ.

Avec l'amendement Ciotti, tout change pour les directeurs, qui vont pouvoir «seconder» les OPJ des services d'État, dresser des procès-verbaux, mais aussi enquêter, en auditionnant et en confrontant éventuellement des témoins, c'est-à-dire, «toutes personnes susceptibles de leur fournir des indices, preuves et renseignements sur les auteurs et complices» d'infractions. Ils auraient le droit d'effectuer des contrôles d'identité, sous la houlette des OPJ, et des contrôles d'alcoolémie à l'aide d'un éthylomètre, ce qui leur est interdit actuellement. Ils pourraient également auditionner des personnes dans le cadre d'une enquête sur un trouble de voisinage, par exemple. (...)
http://fr.news.yahoo.com/80/20100127/tfr-vers-des-pouvoirs-renforcs-pour-les-a7ee481.html

Vers la police corrompue du vrai cow boy, de l'authentique Texan ?
http://taomugaia.canalblog.com/archives/2007/04/21/7669941.html
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Mer 27 Jan - 18:10

Installer la peur. Comme Bush

La garde à vue "GAV" doit être théoriquement "nécessaire" à l'enquête
© REUTERS/Eric Gaillard


900.000 gardés à vue par an !

Evalué à 300.000 en 2001, le nombre de gardes à vue aurait quasiment triplé pendant la décennie.

le ministère de l’Intérieur publie chaque mois, sur son site internet, l’inventaire de toutes les gardes à vue pratiquées par les services de police et de gendarmerie, "à l’unité près", précise Matthieu Aron, qui sort demain un ouvrage intitulé Gardés à vue [1].

La rubrique, sur le site de la place Beauvau, s’appelle "index 107" et, en novembre 2009, répertorie 581.000 gardes à vue sur douze mois. Presque deux fois plus qu’en 2001...

Pourtant, dans cet inventaire détaillé, aucune trace des "gardes à vue routières" ! Oubli d’autant plus stupéfiant que "les délinquants routiers sont aujourd’hui les premiers -quantitativement- à fréquenter les cellules des commissariats et des gendarmeries (...) devant les auteurs de vols, de viols ou de coups et blessures", écrit Matthieu Aron.
L’automobiliste devient délinquant dès lors qu’il roule sans permis ou avec plus de 0,8 gramme d’alcool par litre dans le sang. Et qui dit délit, dit GAV (la garde à vue dans le jargon policier) possible...

Après recoupements entre les jugements -publics- des tribunaux correctionnels, les témoignages de policiers et de gendarmes, il apparaît que le chiffre oublié des seules gardes à vue routières atteindrait les 250.000 par an. Ces cinq dernières années, entre 500.000 et un million d’automobilistes auraient été jetés en cellule, fouillés, menottés...
www.france-info.com/france-justice-police-2010-01-26-pres-de-250-000-gardes-a-vue-oublies-des-statistiques-396980-9-11.html

'Pourquoi vous ne prenez pas mes collants ?'
http://fr.news.yahoo.com/64/20100127/tfr-pourquoi-vous-ne-prenez-pas-mes-coll-a2f96e4.html
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Sam 13 Nov - 11:13


Photo Lionel Charrier. Myop

Joachim et Noé, deux jours en garde à vue et interdits de manif

Arrêtés en octobre, ces deux jeunes contestent leur singulier contrôle judiciaire.

«C’est une affaire originale, amorce le président du tribunal. Et d’une actualité brûlante…» Devant lui, deux hommes de 20 ans, un peu impressionnés. Noé et Joachim sont accusés d’avoir jeté des bouteilles sur des policiers à l’issue d’une manifestation contre la réforme des retraites. Ils le contestent. Ils seront jugés le 16 décembre. Jusqu’au procès, ils ont été soumis à un contrôle judiciaire peu commun, qui leur interdit de participer à une manifestation. «J’ai défendu beaucoup de manifestants, je n’avais encore jamais vu cela», témoigne Me Irène Terrel, leur avocate. Hier, au Palais de justice de Paris, ils faisaient appel de cet imaginatif contrôle judiciaire.

Noé Chambon est paysagiste à Paris. Joachim Devillers, étudiant en musicologie à la Sorbonne. Le 16 octobre, ils ont défilé contre le projet du gouvernement sur les retraites. La manifestation dispersée, ils s’attardent place de la Nation. Des jeunes (que Noé et Joachim assurent ne pas connaître) jettent des bouteilles sur les forces de l’ordre qui encerclent progressivement le groupe. «On a fini par rentrer dans une bouche de métro, raconte Joachim. Arrivé sur le quai, j’entends derrière moi quelqu’un qui crie : "Ils arrivent !" Je me retourne, je vois un militant CGT qui court, du coup je cours aussi. Et je me retrouve par terre, menotté dans le dos : le militant était en fait un policier avec un autocollant CGT.» Contactée hier, la préfecture de police de Paris n’a ni infirmé ni confirmé cette information.

Noé et Joachim sont emmenés en garde à vue au commissariat du XIe arrondissement. Ils en sortiront une cinquantaine d’heures plus tard, pour gagner les cellules du dépôt du Palais de justice, où ils passent encore près de dix heures. Convocation chez le procureur, puis direction le juge des libertés et de la détention (JLD), qui leur notifie le contrôle judiciaire : obligation de pointer chaque semaine au commissariat et interdiction de paraître dans une manifestation. Noé et Joachim retrouvent leur famille trois jours après leur interpellation.

«Démesurée». Hier, les voilà devant les magistrats. A leur côté, leur avocate : «Un contrôle judiciaire peut interdire de se livrer à certaines "activités de nature professionnelle ou sociale". Aller au cinéma est une activité sociale, mais la manifestation n’en est pas une ! Manifester, c’est l’exercice d’un droit politique reconnu et protégé par la Constitution ! On a voulu faire un exemple, intimider. Je vous demande un contre-exemple pour ces jeunes qui commencent leur vie citoyenne.» Pour Irène Terrel, le contrôle judiciaire «ne peut être ordonné qu’à titre de sûreté». Pour éviter, notamment, que les prévenus prennent la fuite avant la date de leur procès. Mais Joachim et Noé sont «parfaitement insérés», répète-t-elle, vivent chez leurs parents. «Cette mesure est inadaptée, démesurée.»

Sur ce point, la représentante du parquet à l’audience lui apporte son soutien - et contredit ses confrères parquetiers et JLD : «C’est vrai, nous assistons à une évolution des contrôles judiciaires qui sont autant d’atteintes à la liberté, plutôt que l’alternative à la détention qu’ils devraient être. Pour ces deux jeunes, l’obligation de pointer au commissariat ne doit pas être maintenue.» Quant à l’interdiction de paraître dans une manifestation, la procureur tourne autour du pot, fait une brève leçon de morale aux jeunes : «Vous dites que vous n’avez pas jeté vos canettes sur les policiers, mais on ne balance pas non plus ses canettes de bière par terre !» Et déclare : «Les conclusions écrites du parquet demandent le maintien de cette décision. Quant à moi, je m’en remets à la sagesse de la cour.» Traduction de Me Terrel : «Elle s’est désolidarisée du parquet, ce qui n’est pas si courant… Visiblement, le parquet est très mal à l’aise. Je m’en réjouis.»

«Sévérité». Dans les prochaines semaines, l’avocate assistera une quinzaine de personnes interpellées lors des dernières manifestations, pour jets de projectile ou outrage. «La grande majorité démentent, et des témoins peuvent confirmer qu’ils n’ont rien fait, assure-t-elle. Tous ont été envoyés chez le procureur alors qu’un officier de police judiciaire peut très bien donner lui-même une convocation à un procès. La plupart ont eu un contrôle judiciaire, quand ils n’ont pas été envoyés en comparution immédiate.»

L’un d’entre eux, âgé de 30 ans et vivant à Paris, a eu pour obligation d’habiter chez sa mère, en banlieue, et de ne pas retourner dans la capitale avant son procès. «Il s’agit surtout de l’empêcher de participer au mouvement social, estime Irène Terrel. Lors des manifestations contre le CPE, il y a également eu beaucoup de poursuites, mais on ne rencontrait pas une telle sévérité du parquet ni ces contrôles judiciaires quasi systématiques. Les débordements avaient pourtant été beaucoup plus fréquents.» Sollicité par Libération, le parquet de Paris n’avait pas commenté cette analyse hier soir.

Il y a aussi l’histoire de Franck Breuil, 47 ans. Scénographe et décorateur télé, il a été interpellé «sur les marches de l’opéra de la Bastille», pour jet de bouteille. Lui aussi conteste. Après une vingtaine d’heures de garde à vue, il a été convoqué par le procureur et transféré au dépôt. «Là, vous n’êtes plus rien», dit-il. Il a dénoncé les conditions de sa détention dans une lettre à la presse et à plusieurs parlementaires : séropositif, il n’a pu obtenir de médicaments lors de son séjour au dépôt. «C’est toujours la même chose : "jet de bouteille", prétendus "rébellions ou outrages". En réalité, on attrape ceux qui courent moins vite que les autres», conclut Irène Terrel.

Noé et Joachim sauront le 24 novembre, lorsque la cour d’appel rendra sa décision, s’ils peuvent cesser de se rendre chaque semaine au commissariat et à nouveau manifester.

SONYA FAURE
www.liberation.fr/societe/01012301637-joachim-et-noe-deux-jours-en-garde-a-vue-et-interdits-de-manif

Manifestations : 651 interpellations dans la semaine
www.lepoint.fr/societe/manifestations-651-interpellations-dans-la-semaine-17-10-2010-1250720_23.php

Affrontements entre forces de l'ordre et manifestants à Saint-Nazaire : 18 interpellations
http://fr.news.yahoo.com/63/20101017/tfr-affrontements-entre-forces-de-l-ordr-019dcf9.html

Deux peines de prison ferme après les manifestations contre la réforme des retraites à Saint-Nazaire
un Nantais de 32 ans, archiviste, qui a refusé la comparution immédiate, a été maintenu en détention et sera jugé le 16 novembre.
Douze personnes avaient été placées en garde à vue, mardi soir, à Saint-Nazaire, dont deux qui n'avaient pas de lien avec la manifestation.
www.lepoint.fr/societe/deux-peines-de-prison-ferme-apres-les-manifestations-contre-la-reforme-des-retraites-13-10-2010-1248951_23.php
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Sam 13 Nov - 17:33


Bréviaire du parfait petit facho
Le kit anti-grèves de Sarko

"Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit." Pour faire de sa sentence un adage, Sarkozy a dû cravacher. Bakchich décortique les dix commandements du casseur de mouvements sociaux.

Nicolas Sarkozy a promulgué la loi sur la réforme des retraites, mettant fin à la "séquence" législative, et en attendant peut-être d’autres mobilisations. Contre lesquelles tout un système anti-contestation a fait ses preuves cet automne. Voici le kit du parfait petit briseur de grèves.

Choisir le bon tempo

Un mouvement social contrôlé, c’est d’abord un agenda politique maîtrisé. Et la meilleure saison pour légiférer à couteaux tirés, c’est l’été. Pour la précédente réforme des retraites, en 2003, l’affaire était bouclée en un mois : d’un passage à la mi-juin en Conseil des ministres au vote des sénateurs à la mi-juillet. Vite fait bien fait. Grâce à une ruse législative, dite « procédure d’urgence » qui limite la loi à un seul passage entre l’Assemblée et le Sénat, au lieu de deux. Et, nouveauté depuis la réforme constitutionnelle de 2008, la limitation du temps des débats. Fixé à soixante-quinze heures pour la réforme des retraites, histoire de ne pas s’éterniser. Une subtilité de forme qui avait manqué à Juppé en 1995 et Villepin pour son CPE en 2006. Son bazooka, c’était l’article 49.3, qui permettait de faire passer le texte sans vote. Cher payé à l’arrivée.

Imposer le service minimum

Depuis le blocage du pays lors des grèves de 1995, tous les gouvernements se sont interrogés sur la façon de contourner cette puissante arme syndicale. Pourtant, à droite, l’idée du service minimum n’est pas nouvelle. Quand Philippe de Villiers propose, en 1992, un projet de loi, il n’est que le onzième en dix ans ! Chirac en fera une promesse de campagne. Mais le sujet, très sensible, sera reporté. Après le conflit de 2003 sur les retraites, rebelote, l’idée redevient une priorité gouvernementale. Là encore, pas de concrétisation. Finalement, ce sera la loi d’août 2007 qui va, sans instaurer un vrai service minimum, rendre beaucoup plus difficile la paralysie des réseaux. En obligeant les grévistes à se déclarer au moins quarante-huit heures à l’avance ou à négocier lors de tout dépôt de préavis, elle permet aux transporteurs de s’organiser pour assurer une continuité du service.

Affaiblir les syndicats

Adoptée en 2008, la réforme de la représentativité a bouleversé le paysage syndical en favorisant, indirectement, la mouvance la plus réformiste. En revenant sur le vieux principe de la présomption de représentativité qui faisait que seuls cinq syndicats étaient considérés comme représentatifs (CGT, CFDT, CFTC, FO et CGC), la réforme oblige désormais à dépasser le seuil des 10 % aux élections professionnelles. Au grand dam des « petites » organisations ou de celles moins promptes au compromis. Un peu de zizanie dans une grande famille syndicale morcelée, voilà qui ne peut pas faire de mal…

Bloquer les routiers

Contre les bourricots de l’opération escargot, Sarko flingue au silencieux. Grâce à un article du code de la route qu’il avait déjà exhumé dans son habit de ministre de l’Intérieur, en 2002. Et qui prévoit deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende en cas d’entrave ou de gêne à la circulation. Voire une « suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire ». Circulez !

Pas de fric aux grévistes

De manière générale, les jours de grève ne sont pas payés. Reste que, bien souvent lors de longs conflits, s’engagent des négociations pour amoindrir le choc. En 1995, à la SNCF, les jours de grèves furent convertis en congés et les retenues sur salaire, longuement étalées. À l’Éducation nationale, en 2000, les grèves contre Claude Allègre se soldèrent par trois à cinq jours de retenue sur salaire. Des pratiques de conciliation dénoncées de longue date à droite et qui ont fait dire à un Nicolas Sarkozy, à peine arrivé à l’Élysée, qu’avec lui, « les jours de grève ne seraient plus payés ». Une déclaration excessive puisque telle était déjà la règle, mais qui entendait mettre fin à tous ces arrangements. En effet, cette année, après deux semaines de conflit, Total a indiqué qu’aucun jour de grève ne serait payé.

Réquisitionner

Réquisitionner les grévistes est un moyen somme toute assez radical pour mettre fin à un mouvement. Dans le cas des raffineries bloquées, même s’il a dû s’y reprendre à deux fois, le préfet a bien obtenu la remise au turbin des salariés. Politiquement, l’exercice est délicat. En 1963, De Gaulle avait tenté de réquisitionner les mineurs grévistes. Échec total pour le général. Légalement, la réquisition de salariés grévistes est ardue et, jusqu’à récemment, était pratiquement impossible dans la majorité des conflits. Depuis 2003, elle est un peu plus aisée. La loi pour la sécurité intérieure de 2003, dite « loi Sarkozy II », autorise les préfets à réquisitionner « en cas d’urgence, lorsque l’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l’exige ». Bon ordre, tranquillité, des notions assez floues qui laissent une vraie marge aux préfets.

Réprimer

Interpeller beaucoup, condamner itou. Telle est la réponse donnée aux débordements en marge des grandes manifestations. Une réponse qui a l’avantage de criminaliser à bon compte le mouvement social et qui peut, dans le même temps, dissuader quelques candidats aux cortèges. Si le bilan des interpellations lors du conflit contre la réforme des retraites n’est pas encore connu, il devrait être du même tonneau que lors des manifs anti- CPE. À l’époque, près de 1 500 interpellations et des charretées de condamnations avaient suivi les manifs. Les comparutions immédiates, systématiques pour les casseurs, assurent une justice express rarement en faveur des prévenus. Jet de caillou, dégradation du mobilier urbain coûtent de plus en plus cher. Montrer ses fesses à un CRS : trois mois ferme !

Dénigrer…

Triptyque classique de communication de crise pour enrayer un mouvement social : dénoncer le coût d’une journée de grève, noter la baisse du nombre de manifestants et signaler la présence d’éléments perturbateurs. Pour la facture, Dame Lagarde a assuré le boulot : la grève coûte « entre 200 et 400 millions d’euros par jour ». Les enragés du bitume ? Sarko avait préparé le terrain en 2008 : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit. » Éric Woerth de reprendre le flambeau : « Ça ne sert à rien de faire grève aujourd’hui. » Côté matraque, Hortefeux s’amuse à titiller le patriote qui sommeille en nous d’une « France [qui] n’appartient pas aux casseurs ». Allez hop, au boulot !

… sans en rajouter

Soufflez sur les braises de la contestation, et c’est l’effet papillon. En cela, Sarko a retenu les leçons du passé. D’un Juppé, qui, en 1995, se vantait d’être « droit dans ses bottes » contre ces « fonctionnaires qui font de la mauvaise graisse ». Ou d’un Raffarin qui clamait, en 2003, que « ce n’est pas la rue qui gouverne ». Le conseiller social de l’Élysée, Raymond Soubie, a fait répéter l’angélus aux ministres dans les médias : « Le Président écoute les gens, écoute l’opinion. » Quand bien même la loi sur les retraites recueille 65 % d’opinions défavorables.

Compter sur l’opposition

Si, en plus de tout cela, vous avez la chance de pouvoir compter sur une opposition qui ne sait pas ce qu’elle veut, c’est gagné ! Car sans ciment politique à l’expression du sentiment d’injustice, point de cocktail explosif. Sur les retraites, le PS a bien du mal à allumer la mèche. Jusqu’à s’en brûler les doigts. Le 17 janvier, Aubry jetait les 60 ans aux oubliettes : « On doit aller très certainement, on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans. » Dans les contre-propositions socialistes, on peut lire : « Jusqu’à 2020, des dispositions sont prévues concernant la durée de cotisation. » Lesquelles ? Mystère ! Déjà en 1995 puis en 2003, la question de l’allongement de la durée de cotisation avait été le clivage majeur au sein du PS. Leur constance, elle est là.

Louis Cabanes, Lucie Delaporte
www.bakchich.info/Le-kit-anti-greves-de-Sarko,12366.html


Vigilance antifasciste : les liens entre policiers et vlaams huis se confirment
Le 23 Mai 2009, la maison flamande de Lambersart diffusait les noms et prénoms ainsi que lieux de résidence de 26 gardés à vue du commissariat central de Lille. Cette fuite provenait de policiers travaillant dans ce même commissariat. [...]
la maison flamande est devenue une véritable passoire et bon nombre d’information nous ont été transmises sur les liens entre le commissariat central de Lille et les néo nazis de la vlaams huis.
http://luttennord.wordpress.com/2010/10/31/vigilance-antifasciste-les-liens-entre-bac-et-vlaams-huis-se-confirment/
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Sam 13 Nov - 19:04


Les quatorze caractéristiques du fascisme

Le Docteur Lawrence Britt, chercheur en science politique, est l’auteur d’un article sur le fascisme, paru dans Free Inquiry, un journal humaniste. Lawrence Britt a étudié les régimes fascistes d’Hitler (Allemagne), Mussolini (Italie), Franco (Espagne), Suharto (Indonésie) et Pinochet (Chili). Il observe que ces régimes ont 14 points communs, qu'il qualifie de caractéristiques permettant d'identifier le fascisme.

1) Nationalisme puissant et persistant
Les régimes fascistes ont tendance à utiliser les slogans patriotiques, des symboles, des chants et autres panoplies. Les drapeaux sont brandis partout et les symboles de ces drapeaux sont arborés sur les vêtements et dans les lieux publics.

2) Mépris de la reconnaissance des droits humains
En raison de la hantise d'ennemis et du besoin de sécurité, le peuple sous le joug fasciste est persuadé que les droits humains peuvent être ignorés dans certains cas "nécessaires". Les gens tendent à détourner le regard, voire approuver la torture, les exécutions sommaires, les assassinats, l'incarcération de longue durée, etc.

3) Identification d'ennemis/boucs-émissaires comme outil de rassemblement
Le peuple s’unit dans une frénésie patriotique autour du besoin d'éliminer une menace ou un ennemi ; une minorité raciale, ethnique ou religieuse ; les communistes ; les socialistes ; les terroristes, etc.

4) Suprématie du militaire
Même lors de problèmes intérieurs importants, le militaire reçoit un financement disproportionné, et l'agenda domestique est relégué au second rang. Les soldats et les militaires sont mis en avant socialement.

5) Sexisme rampant
Les gouvernements fascistes ont tendance à être presque exclusivement dirigés par des hommes. Sous un régime fasciste, les rôles traditionnels de l'homme et de la femme sont plus stricts. Forte opposition à l'avortement, homophobie, législation contre les homosexuels, et politique nationale sont renforcés.

6) Contrôle des médias
Parfois les médias sont directement contrôlés par le gouvernement, mais dans d’autres cas le gouvernement a la mainmise sur ceux-ci à travers des réglementations, ou bien au moyen d'interlocuteurs et de cadres acquis. La censure, particulièrement en temps de guerre, est répandue.

7) Obsession de la sécurité nationale
La peur est utilisée comme outil de contrôle des masses par le gouvernement.

8 ) Collusion religion-gouvernement
Les gouvernements des nations fascistes ont tendance à utiliser la religion dominante comme outil de manipulation de l'opinion. La rhétorique religieuse et ses terminologies sont courantes chez les dirigeants, même lorsque la doctrine de cette religion est diamétralement opposée aux politiques et aux actions du gouvernement.

9) Protection du pouvoir des entreprises
L'oligarchie d'entreprise et des affaires est typiquement celle qui met en place les dirigeants des nations fascistes, un bénéfice mutuel est donc assuré entre les élites.

10) Atteinte au pouvoir des travailleurs
Les mouvements des travailleurs étant la seule menace réelle sur les gouvernements fascistes, les syndicats sont soit entièrement éliminés, soit sévèrement réprimés.

11) Mépris pour les intellectuels et la culture
Les nations fascistes tendent à tolérer et promouvoir l'hostilité envers l'éducation et l'érudition. Il n'est pas rare que des professeurs et des figures intellectuelles soient censurées ou arrêtées. L'expression libre dans les arts est ouvertement attaquée, et le gouvernement en refuse le financement.

12) Obsession du crime et de la punition
Sous un régime fasciste, la police obtient un pouvoir presque illimité afin d'appliquer la loi. Le peuple ferme les yeux sur les abus policiers et les atteintes aux droits civils au nom du patriotisme.

13) Népotisme et corruption
Les régimes fascistes sont presque toujours gouvernés par des groupes de copains et de complices qui se désignent les uns les autres aux postes de gouvernement et utilisent leurs pouvoirs et leur autorité pour protéger leurs amis des actes dont ils pourraient être tenus responsables.

14) Fraude électorale
Les élections des nations fascistes sont parfois de complets simulacres. D'autres fois les scrutins sont faussés par des campagnes de dénigrement (voire des assassinats) de candidats de l’opposition, des changements de réglementation destinés à contrôler les résultats des votes ou les délimitations administratives, et la manipulation des médias. Les nations fascistes utilisent volontiers les pouvoirs judiciaires pour assurer la manipulation et l'emprise sur les élections.

L'article, titré "Fascism Anyone ?" [Quelqu'un veut du fascisme ?], a été publié dans le numéro du printemps 2003, page 20.
http://my.opera.com/resistance-republicaine/blog/14-caracterisitques-du-fascisme
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Lun 15 Nov - 1:36


Les stratégies de manipulation de l'opinion publique

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix stratégies de manipulation » utilisées de par le monde, à travers les médias. Depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation, l’objectif est toujours le même pour les ‘élites’ politiques : maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans l’avenir. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les 'élites' dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

Pour écouter :
www.dailymotion.com/video/x104zd_strategies-de-manipulation-de-l-opi_news

Pour lire :
www.syti.net/Topics.html

Illustration des stratégies 1 et 2 : le remaniement ministériel du 14 novembre 2010.
Les candidats :

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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Jeu 18 Nov - 16:34


© PLACIDE

«Le remaniement passe, le piétinement du Parlement continue»
Le budget voté après un bras de fer entre Baroin et les députés

Le ministre du Budget a suscité la colère des députés, y compris de sa majorité, en demandant une seconde délibération sur 39 amendements adoptés contre son avis.

Après une longue suspension de séance, Baroin a fait quelques concessions et sa majorité a entériné la seconde délibération puis l’ensemble du projet de budget pour 2011. Pour amadouer ses troupes, il a, par exemple, promis que le gouvernement ne reviendrait pas sur l’exonération de cotisations sociales bénéficiant à certains emplois dans les zones de revitalisation rurale (ZRR).

«Le remaniement passe, le piétinement du Parlement continue», dénoncent les députés PS et apparentés. «La manière dont le gouvernement a fait passer la loi de finances à l’Assemblée est une honte. Il a fait disparaître, au détour de la nuit, les 40 amendements que les députés avaient eu le front d’adopter contre sa volonté. Ces amendements étaient souvent le fruit d’un consensus transpartisan et visaient même pour certains à faire des économies budgétaires

En dépit de débats parfois passionnants et passionnels (comme sur le prêt logement à taux zéro renforcé ou le maintien de l’avantage fiscal jeune marié), le projet de budget 2011 a un caractère provisoire puisqu’il sera remanié en profondeur avec la réforme fiscale du printemps, confirmée mardi par le chef de l’État qui a annoncé devant les députés UMP : «Je supprimerai le bouclier fiscal. Je vais supprimer l’impôt sur la fortune.» Dans un scénario institutionnel bien rôdé, Michel Piron (UMP) s’est réjoui par avance de cette réforme. Et pour cause : c’est lui qui avait lancé le débat par voie d’amendement.

A l’heure du vote, la gauche a réitéré ses critiques contre un budget de rigueur qui n’ose pas dire son nom, avec des mesures d’austérité à la charge des classes moyennes.
www.liberation.fr/politiques/01012303001-le-budget-vote-apres-un-bras-de-fer-entre-baroin-et-les-deputes

15 novembre 2010
Le gouvernement Fillon nouveau est arrivé
www.leplacide.com/dossier-Le-gouvernement-Fillon-nouveau-est-arriv%C3%A9-7460-1-24.html
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Jeu 2 Déc - 1:37



Le domicile de Ségolène Royal une nouvelle fois «visité»

L’appartement de l’ex candidate socialiste à l’Élysée Ségolène Royal à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été «visité» par effraction mercredi, pour la troisième fois en quatre ans, a-t-on appris de sources concordantes.

Deux chambres et le bureau de l’appartement ont été «mis à sac», les tiroirs vidés et les objets personnels éparpillés, mais rien n’a été volé, a indiqué l’entourage de Mme Royal.

Le ou les visiteurs sont entrés par la porte de la cuisine, qui a été fracturée, et ont également tenté de s’introduire sans succès dans la chambre de Mme Royal qu’elle verrouillait depuis le précédent cambriolage, a-t-on précisé de même source.

L’effraction a été confirmée de source policière.

La police judiciaire a été chargée de l’enquête.

Cette intrusion intervient deux jours après l’annonce de la candidature de Mme Royal aux primaires socialistes.

Le domicile à Boulogne de la présidente de Poitou-Charentes avait été mis à sac une première fois le 17 août 2006, alors qu’elle s’apprêtait à déclarer sa candidature aux primaires socialistes, puis le 27 juin 2008 (bien: 27 juin), à la veille d’un discours de présentation de sa contribution avant le congrès du PS de Reims.

À l’époque, Mme Royal avait estimé que ce cambriolage était «une affaire politique», relevant «la coïncidence très étrange» de l’effraction avec des déclarations dans lesquelles elle avait dénoncé «la mainmise sur la France du clan Sarkozy».

La majorité présidentielle avait réagi avec virulence, le Premier ministre François Fillon accusant Mme Royal «de perdre le contrôle d’elle-même».
[...]
www.liberation.fr/politiques/01012305638-le-domicile-de-segolene-royal-une-nouvelle-fois-visite
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Jeu 9 Déc - 22:44



Un syndicaliste détenu « préventivement » lors d'une visite de Sarkozy

Le 25 novembre, Nicolas Sarkozy est dans l'Allier, au chevet du monde agricole. Depuis la défaite de la majorité aux élections régionales, huit mois plus tôt, le chef de l'État multiplie les déplacements en milieu rural. La visite d'une exploitation agricole d'Isserpent, suivie d'une table-ronde organisée avec des agriculteurs au Mayet-de-Montagne, se déroule sans accroc. Le président passe en revue une troupe de charolaises impassibles, serre quelques mains et conclut en promettant de « protéger la ruralité ».
www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/08/un-syndicaliste-detenu-preventivement-lors-d-une-visite-de-sarkozy-dans-l-allier_1450759_823448.html


Quand sa Majesté se pointe dans l'Allier, le préfet fait embastiller sans motif le temps de la visite

Comment Nicolas Sarkozy peut-il aller faire le beau lors de ses voyages en France sans rencontrer l’opposition quasi unanime de la population que reflètent tous les sondages ? C’est bien simple, il convoque des moyens démentiels, dignes d’un État policier, pour ne pas rencontrer de manifestants – sur l’argent des contribuables évidemment. […]

L’arrogance des sarkozystes n’a décidément pas de limite. Dire qu’un préfet est censé servir l’Etat… L’hypothèse que Le Marrec se serait volontairement « attardé » à la gendarmerie relève du foutage de gueule pur et simple : comment un militant aussi engagé aurait-il pu renoncer à aller manifester à l’occasion de la venue de ce chef de l’État honni dans son propre village ? Du reste, son récit « est confirmé par des sources proches de la gendarmerie, qui ont souhaité rester anonymes mais entendent dénoncer « des méthodes d’un autre âge », précise Benoît Vitkine, l’auteur de l’article du Monde.fr, professionnel reconnu puisqu’il n’est autre que le lauréat du « Prix international de l’enquête » 2008 dans la catégorie Presse écrite. On peut par conséquent accorder le plus grand crédit à cette histoire, emblématique de la drôle de démocratie qu’est celle de la Sarkozie.

L’affaire n’est pas entièrement terminée, puisque le procureur de la République a été saisi de la plainte de Le Marrec. On parie qu’ « en toute indépendance », il classera sans suite ?
www.plumedepresse.net/quand-sa-majeste-se-pointe-le-prefet-fait-embastiller-sans-motif-le-temps-de-la-visite/

« Pour que la France reste elle-même, il faut qu'elle accepte de changer […] » a dit le bateleur président de l’UMP, qui entame en catimini la campagne électorale de 2012. Une campagne prématurée et financée par les impôts des Français.
http://actu.orangecaraibe.com/article.php?p=50263
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Jeu 6 Jan - 4:05


L'oligarchie ça suffit : vive la démocratie !

Présentation du livre d'Hervé Kempf

Sommes-nous en dictature ? Non. Sommes-nous en démocratie ? Non plus. Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs anciens et qu’ont oubliée les politologues : la domination d’une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l’ensemble des citoyens.

Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.

Car la crise écologique et la mondialisation rebattent les cartes de notre culture politique : l’Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Il n’y parviendra qu’en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l’équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l’autoritarisme.

Au terme de ce récit précisément documenté mais toujours vivant, le lecteur ne verra plus la politique de la même façon.

Comment les riches détruisent la planète et Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, les précédents ouvrages d’Hervé Kempf, ont rencontré un réjouissant succès. Ils ont été traduits dans de nombreuses langues. L’intérêt soutenu qu’ils continuent de susciter en fait désormais des références de l’écologie politique.
www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782021028881

« Même si les formes extérieures de la démocratie représentative sont toujours là, de très nombreux faits attestent que l’esprit de la démocratie est fortement altéré »

Selon Hervé Kempf, auteur de l’ouvrage intitulé L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie (à paraître en janvier 2010 aux éditions du Seuil), un certain nombre de symptômes concernant la structuration des pouvoirs politiques, médiatiques et financiers attesteraient, en France, d’un changement de régime politique.

« Cela veut dire qu’à mon sens, nous sommes dans un état de dégénérescence de la démocratie qui nous fait entrer - à moins que nous y soyons déjà pleinement entréEs – dans le régime oligarchique ».

Il s’agit, pour Hervé Kempf, de donner les moyens de penser « une critique forte » et argumentée, du fait qu’un cercle restreint de puissants discuteraient, en conclave, de décisions qu’ils imposeraient par la suite à l’ensemble des citoyens, comme par exemple dans le cas du Traité de Lisbonne imposé aux Européens. Une critique d’autant plus nécessaire qu’une telle dégradation de l’égalité des droits politiques (isonomia), de l’égalité par la naissance (isogonia) de l’égalité de pouvoir (isokratia), véritables privilèges des citoyens détournés par les oligarques, ne permet pas d’envisager la mise en œuvre de politiques structurelles pour faire face à la l’urgence sociale et écologique actuelle.

Conférence en Mp3 cyclops
www.passerellesud.org/Herve-Kempf-L-oligarchie-ca-suffit.html

Conférence le mercredi 12 janvier à 20h Idea
3, rue d'Aligre, Paris XIIe
www.mediapart.fr/club/blog/velveth/040111/debat-avec-herve-kempf-sur-son-nouveau-livre-loligarchie-ca-suffit-vive-la-


Trilatérale, Bilderberg, Le Siècle, think tanks... pourquoi il faut en parler

Le 31 mai 2010, un « silence exemplaire » règne toujours dans les grands médias français autour de la réunion du cercle de Bilderberg qui doit avoir lieu à Sitges (Catalogne). Pourtant, la situation n'est pas pareille dans tous les pays, à commencer par l'Espagne. (...) Dans l'ensemble, on constate qu'un certain nombre d'informations ont circulé en Espagne permettant aux citoyens de connaître l'existence du cercle de Bilderberg. Il en est de même en Roumaine, pays très durement touché par des mesures « d'austérité ». (...) En revanche, à l'instar de leurs homologues français, les « principaux » médias des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Russie restent pour l'essentiel silencieux à propos de la conférence de Bilderberg de cette semaine.
Quels en sont les enjeux ?
www.mediapart.fr/club/blog/scientia/310510/trilaterale-bilderberg-pourquoi-il-faut-en-parler
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Jeu 6 Jan - 4:09


Pouvoirs oligarchiques et démocratie de façade

L’histoire de l’humanité est en grande partie l’histoire de ses classes dirigeantes. Dans toutes les sociétés sauf les sociétés très primitives, des classes dirigeantes sont apparues (Spencer) et ont cherché à justifier leur domination, en général avec succès. Ce succès reposait principalement sur leurs prestations, protéger la société du désordre intérieur et des ennemis extérieurs, notamment.

Très tôt, les anciens philosophes grecs perçurent que les dirigeants pouvaient rechercher leur intérêt propre et trahir le bien commun. La classification classique des régimes politiques d’Aristote vient de là : la monarchie vise le bien commun à l’inverse de la tyrannie. L’aristocratie vise le bien commun à l’inverse de l’oligarchie. Dans le langage actuel, la démocratie (Aristote disait : politeia que l’on traduit par république) vise le bien commun, ce qui n’est pas le cas du gouvernement démagogique.

Elites dévouées au bien commun ou élites courtermistes

Plusieurs critères permettent de distinguer les élites dévouées au bien commun et celles qui ne le sont pas :

Les propriétaires, rois ou aristocrates, ont une vision à long terme de la gestion de leurs biens, ce qui est beaucoup moins le cas des gérants salariés nommés pour une période courte. A l’heure actuelle, ce sont les gérants salariés, les « managers » qui gouvernent non seulement l’État mais aussi la plupart des grandes entreprises et les médias. C’est le règne de l’intérêt à court terme.

Un deuxième critère peut être le caractère plus ou moins « héroïque » des gouvernants, c'est-à-dire leur capacité à se sacrifier eux-mêmes pour autrui. Cette capacité est plus grande, par vocation même, chez les religieux ou les militaires, ou encore chez les savants ou professeurs amoureux de la vérité ou les juges et policiers amoureux de la justice.

Autrefois, l’aristocratie occupait les postes supérieurs de l’État. Elle n’avait pas que des mérites mais elle avait celui d’être d’essence militaire : le soldat est prêt à mourir, à donner sa vie pour son roi ou son pays. L’éthique du sacrifice ne lui était pas étrangère. Les gouvernants actuels ont une éthique de carrière bien différente.

« Les démocraties représentatives » ne sont que des oligarchies

Au vingtième siècle, on peut dire que les aristocraties ont été remplacées par des oligarchies. Ce n’est pas la version de l’histoire officielle car les oligarchies ont prétendu se battre pour la démocratie. On fait croire aux foules occidentales qu’elles vivent en démocratie, laquelle aurait remplacé les monarchies d’autrefois et leurs aristocraties nobiliaires. En réalité, nous vivons en oligarchies sous le nom de démocraties dites « représentatives ».

Essayez donc d’être candidat à une élection sans être membre d’un parti politique puissant : votre chance de vous faire élire est nulle ! Essayez donc de proposer une loi sur un sujet qui vous est cher. Il n’y a aucune procédure pour cela sauf dans les rares pays qui pratiquent la démocratie directe : la Suisse et l’Italie, au niveau national et local, l’Allemagne et l’ouest des États-Unis, au niveau local seulement.

Les vraies démocraties sont aujourd’hui celles qui combinent démocratie directe et démocratie représentative.

Seule la démocratie directe permet de contrôler les « gérants »

Pour les démocraties purement représentatives, le bilan n’est pas bon. Des études économiques très poussées, notamment du professeur suisse Kirchgässner, ont montré que les pays à démocratie directe ont des impôts 30% plus faibles, des dépenses publiques 30% plus réduites et une dette publique 50% plus faibles que les démocraties représentatives. Le PNB est plus élevé en moyenne.

De plus, du point de vue politique, les démocraties directes satisfont leurs citoyens (80% des Suisses sont satisfaits de leurs institutions. Dans les démocraties purement représentatives comme la France, les citoyens n’ont absolument pas le sentiment d’avoir une influence sur la politique de leur pays. Ils ne peuvent pas initier de référendums. Ils peuvent élire les députés présentés et sélectionnés par les grands partis politiques et c’est tout. Les programmes des partis se ressemblent de plus en plus. Le citoyen n’a plus guère de choix. D’après une enquête lourde menée par les politologues Bréchon et Tchernia, 40% des Français font encore confiance au parlement, autant pour les syndicats et 18% seulement font confiance aux partis politiques. Les Français n’ont pas l’impression que l’on gouverne en fonction des préoccupations et des intérêts du peuple.

Pour redonner du sens à la démocratie, il faut prendre conscience du caractère oligarchique du pouvoir actuel, qui est le pouvoir de gérants à court terme (rien à voir avec la gestion de vrais propriétaires). Il faut contrôler ces gérants : une seule voie pour cela : la démocratie directe.

Yvan BLOT
24/08/2009
www.polemia.com/article.php?id=2354
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Mer 12 Jan - 13:12

Les idées du FN gagnent du terrain... surtout à l'UMP.

22 % des Français se disent d'accord avec les idées défendues par le Front national, un chiffre en hausse de 4 points par rapport à l'an dernier, mais qui reste minoritaire et stable sur le long terme, révèle mercredi 12 janvier un baromètre TNS-Sofres pour Le Monde/Canal+/France Inter, qui note une forte progression de l'image du FN chez les sympathisants UMP.

S'agissant de la question délicate politiquement des alliances électorales avec le FN, ce baromètre montre une forte évolution des sympathisants UMP en leur faveur.

Ils sont ainsi 35 % (+16) à estimer que leur parti devrait en faire "selon les circonstances" et 8 % (+4) à penser qu'il devrait passer une "alliance électorale globale", soit au total 43 % (+20 points) favorables à des accords.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110112.OBS6083/les-idees-du-fn-gagnent-du-terrain-surtout-a-l-ump.html
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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Lun 17 Jan - 10:42

De 2008 à 2010, Denis Kessler était président du club très secret et très fermé, "Le Siècle".

Depuis novembre 2010, le nouveau président du club "Le Siècle" est une certaine ... Nicole Notat, l'ancienne présidente de la CFDT !

Nicole Notat, novembre 2010 ; vice-présidents : le politologue Olivier Duhamel et Henri Loyrette, président du musée du Louvre ; trésorier : Marc Tessier, ancien président de France Télévisions ; secrétaire général Étienne Lacour, directeur de la rédaction de la Société générale de presse].

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Siecle#Pr.C3.A9sidents_du_club

La CFDT mène à tout !

Pour rappel, Denis Kessler est l'ancien numéro 2 du MEDEF. Denis Kessler a publié un texte ahurissant le 4 octobre 2007 :

Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie.

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd''hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

A l'époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d'obtenir des avancées - toujours qualifiées d'«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.

Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l'importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d'être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.

Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l'histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s'adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.

Le problème de notre pays est qu'il sanctifie ses institutions, qu'il leur donne une vocation éternelle, qu'il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu'elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d'une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s'érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s'attaquent à ces institutions d'après guerre apparaissent sacrilèges.

Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l'essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l'on puisse envisager l'aggiornamento qui s'annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d'entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n'est pas un problème qu'en psychanalyse.

Denis Kessler, 4 octobre 2007.

http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0094-005304/adieu-1945-raccrochons-notre-pays-au-monde.html
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BA



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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Mar 1 Fév - 11:18

Egypte : Netanyahu brandit la menace d'un régime à l'iranienne.

"Dans une situation de chaos, un mouvement islamiste organisé peut prendre le contrôle de l'Etat. C'est arrivé en Iran et ailleurs", a déclaré lundi le Premier ministre israélien à propose de la crise egyptienne.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a agité lundi le spectre d'un régime à l'iranienne en Egypte.

"Il est exact que l'islam extrémiste n'est pas à l'origine de l'instabilité. Ce n'était certainement pas le cas en Tunisie, et je ne pense pas que cela le soit en Egypte", a reconnu Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui a débuté lundi une visite de 48 heures en Israël. "Mais il est aussi vrai que dans une situation de chaos, un mouvement islamiste organisé peut prendre le contrôle de l'Etat. C'est arrivé en Iran et ailleurs", a-t-il ajouté.

http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/egypte-netanyahu-brandit-la-menace-d-un-regime-a-l-iranienne-6250511.html

- Le 11 février 1979, une révolution chassait le dictateur iranien. Les Islamistes arrivaient au pouvoir en Iran.

- En février 2011, une révolution est en train de chasser le dictateur égyptien.

- Qui va arriver au pouvoir en Egypte ?
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Orwelle



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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Mar 1 Fév - 14:57

Deux poids, deux mesures…
Le danger islamiste est brandi par tous ceux qui se moquent que les pays du sud vivent en démocratie. Comme s’ils avaient moins de droits que ceux du nord.
Dans le cas d’Israël, il s’agit surtout de défendre des dictatures pour que ses intérêts soient protégés.
Israël, qui voudrait faire main basse sur des gisements de gaz, vient de violer le territoire du Liban.

Mais faire trembler est aussi une manie de médias français, comme le note Article11 dans un article en lien ici.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: En route vers la dictature et/ou la barbarie   Mar 24 Mai - 21:02


Sexe, politique et police des mœurs

L'Élysée, bien plus que les médias, n'ignorait rien de la vie privée de Dominique Strauss-Kahn. Le pouvoir, alimenté par ses relais dans la police, sait tout des secrets les plus intimes des hommes politiques, jusqu'à user des informations graveleuses dont il dispose.

Ainsi, des proches de Nicolas Sarkozy avaient pris soin de laisser "fuiter" auprès du Monde, ces derniers mois, l'existence d'une note, rédigée peu avant la présidentielle de 2007, par un policier de la base. Quelques lignes signalant la présence de M. Strauss-Kahn, surpris en fâcheuse posture dans une voiture, à l'ouest de Paris, dans un haut lieu des rencontres tarifées, à l'occasion d'un banal contrôle. [...]

À l'époque des faits, il fut décidé, en haut lieu, de ne pas donner de suites à cette affaire sur le plan pénal – ou médiatique. Candidat malheureux à la primaire du PS fin 2006, DSK ne présentait pas alors le même enjeu pour le pouvoir. Et c'est en parfaite connaissance de cause que M. Sarkozy, une fois élu, le propulsa à la tête du Fonds monétaire international (FMI).

Mais ces derniers mois, au fur et à mesure de la progression de DSK dans les sondages, des hommes de confiance de M.Sarkozy se sont vantés devant des journalistes de "tenir" le patron du FMI, dont ils menaçaient de révéler les frasques. [...]


Squarcini et Guéant

ÉQUIPE LA MIEUX RENSEIGNÉE DE FRANCE

C'est un fait : M.Sarkozy, depuis 2002, connaît certains aspects de la vie privée des personnalités susceptibles de présenter un jour un danger électoral. A son arrivée au ministère de l'intérieur, il a constitué une équipe de fidèles qui lui doivent tout. De Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à Claude Guéant, ministre de l'intérieur, en passant par Alain Gardère, directeur adjoint du cabinet de ce dernier, ou Michel Gaudin, préfet de police de Paris, cette équipe est la mieux renseignée de France.

Fin avril, DSK avait d'ailleurs identifié le danger, comme l'a rapporté Libération : son appétence pour les femmes, certes, mais surtout les méthodes supposées de M. Guéant, à l'origine selon lui de la propagation des rumeurs sur sa vie intime.

De tout temps, la police a été l'instrument du pouvoir. Avant d'accéder à la présidence de la République, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy sont tous passés par la Place Beauvau. Lors de son retour à l'intérieur, en juin 2005, M.Sarkozy avait confié : "Je serai mieux protégé."

De fait, il en profita pour retourner l'affaire Clearstream en sa faveur, et surtout placer ses hommes aux postes clés. L'une de ses premières mesures fut de renvoyer Gérard Dubois, un conseiller du préfet de police – chiraquien – Philippe Massoni, accusé de s'être répandu sur la liaison de son épouse de l'époque, Cécilia Ciganer, avec Richard Attias.

Il est vrai que les policiers, qu'ils appartiennent aux renseignements généraux (RG, désormais fondus dans la DCRI), à la sécurité publique, voire à la brigade de répression du proxénétisme, reçoivent des renseignements ultrasensibles. Ainsi, les patrons de boîtes échangistes ont pour coutume de signaler à la police – avec qui ils soignent leurs relations – la présence de personnalités politiques dans leurs soirées.

Établissement connu du centre de Paris où le libertinage se célèbre au quotidien, Les Chandelles ont ainsi inspiré plus d'un "blanc" (note sans en-tête ni signature) aux RG. Les services sont aussi capables d'aller creuser des détails incongrus : durant la campagne présidentielle de 2007, les RG planchèrent ainsi sur le coût de la garde-robe de Ségolène Royal…

MÉCANIQUE EXTRÊMEMENT EFFICACE

Les renseignements les plus "utiles" remontent naturellement à l’Élysée. C'était déjà le cas sous d'autres présidences. [...]

Étiqueté chiraquien, Yves Bertrand, patron des RG de 1992 à 2004, joua un rôle central dans ce dispositif. [...]

L'un de ses principaux interlocuteurs était Claude Guéant. "Lorsqu'il était directeur de la police (1994-1998) puis du cabinet du ministre (2002-2004), je lui rendais compte de tout. Il notait ce que je lui rapportais, y compris les éléments privés, dans des petits cahiers", affirme-t-il.

M. Guéant avait pourtant assuré en 2008 à Mediapart : "Concernant des éléments de vie privée relatifs à des personnalités, il n'en a jamais été question dans nos discussions." Arme de déstabilisation – ou de dissuasion – contre un adversaire menaçant, la "police des mœurs" sert, parfois, à défendre le président.

La DCRI a ainsi mobilisé ses forces en 2010 pour savoir d'où provenaient les ragots sur le couple présidentiel. Suspectée, Rachida Dati fut mise sous surveillance. Même les plus fidèles des sarkozystes ne sont pas à l'abri de cette mécanique extrêmement efficace.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme
www.lemonde.fr/dsk/article/2011/05/24/sexe-politique-et-police-des-m-urs_1526508_1522571.html
http://www.mylittlebuzz.com/?post/Rachida-Dati-et-Nicolas-Sarkozy-en-voyage-en-Chine-441

En 2006 Frédéric Lefebvre laissait planer la menace de divulgation de photos compromettantes de DSK, si ce dernier venait à se présenter à la présidentielle.
www.lexpress.fr/actualite/politique/lefebvre-a-t-il-des-photos-compromettantes-de-dsk_789723.html

Le Canard enchaîné affirmait l'an dernier que Nicolas Sarkozy supervisait lui-même la surveillance des journalistes, via la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). La police examine sans autorisation les factures détaillées de téléphone des journalistes.
www.europe1.fr/Politique/Ecoutes-Matignon-confirmerait-a-demi-mot-306882/
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