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 La Résistance sort de l'ombre

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Orwelle



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MessageSujet: La Résistance sort de l'ombre   Mar 6 Jan - 3:52



La fille de Maurice Audin refuse la décoration de Sarkozy

Michèle Audin, la fille de Maurice Audin (son portrait ci-dessous), un moudjahid anticolonialiste torturé et assassiné par l'armée française, en juin 1957, vient d'écrire une lettre au président Sarkozy dans laquelle elle lui signifie qu'elle refusait le grade de chevalier de la Légion d'honneur qu'il propose de lui décerner.

Elle lui reproche de n'avoir toujours pas répondu à la lettre envoyée par sa mère, Josette Audin, qui demandait à Nicolas Sarkozy de contribuer à faire la vérité sur la disparition de Maurice Audin.

"Cette distinction décernée par vous est incompatible avec cette non-réponse de votre part. Vous me voyez donc au regret de vous informer que je ne souhaite pas recevoir cette décoration", écrit-elle.

Maurice Audin est ce jeune et brillant mathématicien qui, militant du Parti communiste algérien, engagé dans le combat anticolonialiste, fut arrêté, torturé et assassiné par l'armée de Massu, en juin 1957. En dehors de ses tortionnaires, le dernier à le voir vivant fut Henri Alleg, son camarade de parti, arrêté et torturé lui aussi, qui réussit à survivre pour témoigner en écrivant La Question, aux Editions de Minuit. (...)

www.lematindz.net/news/2306-la-fille-de-maurice-audin-refuse-la-decoration-de-sarkozy.html



Le tortionnaire et assassin de Maurice Audin, le parachutiste Charbonnier, qualifié d'archange par le général Massu, a pris sa retraite en 1981, comme colonel et Commandeur de la Légion d'Honneur.
http://audin.lautre.net/archive/zautre/971202.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Audin



Deux journalistes politiques refusent la Légion d'honneur

Les journalistes Françoise Fressoz et Marie-Eve Malouines, respectivement chefs du service Europe-France du Monde et du service politique de France Info, ont annoncé, lundi 5 janvier, qu'elles refusent la Légion d'honneur, après avoir découvert leur nom sur la promotion du Nouvel an.

"De retour de congés, j'ai découvert avec étonnement que je figurais sur la liste de la promotion du 1er janvier de la Légion d'honneur. Contrairement à l'usage, je n'ai été informée de rien avant la publication de cette liste", déclare dans un communiqué à l'AFP Françoise Fressoz.

Marie-Eve Malouines fait part, elle aussi, dans un communiqué à l'AFP, de son "grand étonnement" de trouver son nom parmi les promues. "Cette liste étant publique, je tiens à préciser que je n'ai jamais réclamé une telle distinction, ni même été sollicitée en vue d'une telle démarche", explique-t-elle.

Les deux journalistes figurent sur la liste présentée par Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. (...)

www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/01/05/deux-journalistes-politiques-refusent-la-legion-d-honneur_1138227_3236.html

Version chic de "Touche moi pas, tu me salis" ? Surprised
N_d_M

Richard Bohringer l'a également refusée
www.rmc.fr/edito/info/48006/bohringer-j-ai-refuse-la-legion-d-honneur-/
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Mer 7 Jan - 17:41



François Bayrou a décidé de ne pas se rendre aujourd’hui aux vœux du chef de l’Etat aux parlementaires
pour respecter «la séparation des pouvoirs»


Le leader du Modem s’en est également pris violemment à la pratique du pouvoir par Nicolas Sarkozy, qui, estime-t-il, «concentre les pouvoirs entre ses seules mains, vide la démocratie de ses contre-pouvoirs et distrait l’attention des citoyens en organisant la mise en scène de son action».
Seul motif de satisfaction en ce début d’année : le report du texte sur le travail du dimanche, dont il souhaite qu’il dure «le plus longtemps possible».

www.liberation.fr/politiques/0101309965-bayrou-champion-du-pessimisme-pour-2009
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Mer 28 Jan - 10:21



Tensions entre des juges d'instruction et le président du TGI de Paris

Le 10 décembre, ces onze juges d'instruction s'étaient rendu à prison de La Santé "dans l'exercice de leurs obligations légales", précisent les signataires de ce courrier transmis mardi au président de la chambre de l'instruction, Norbert Gurtner. La chambre de l'instruction est la juridiction qui contrôle le travail des juges d'instruction.

A l'issue de leur visite de La Santé, ils avaient indiqué à la presse vouloir notamment exercer les prérogatives que leur confère l'article D-177 du Code de procédure pénale qui prévoit qu'un juge d'instruction ou un juge des enfants peuvent visiter les maisons d'arrêt de leur ressort pour y voir les prévenus "aussi souvent qu'ils l'estiment utile".

Dans son courrier en date du 15 janvier, le président du TGI de Paris, Jacques Degrandi, ne partage pas leur lecture de cet article et qualifie leur démarche de "déloyale" avant de leur reprocher d'avoir évincé une partie de leurs collègues et "dénigré" les conditions de détention. Ce que démentent les intéressés.

"Il nous apparaît relever de notre devoir de nous préoccuper des questions relatives à la détention provisoire et de communiquer sur ce sujet afin d'expliquer à l'opinion publique notre souci de respecter notre obligation constitutionnelle de protection des libertés individuelles, dans un contexte de dénigrement permanent", écrivent les juges dans ce courrier que l'Associated Press a pu consulter.

Cette querelle entre la quasi totalité des juges d'instruction du service général (une trentaine) et le président du tribunal prend un relief d'autant plus important que ce dernier s'est prononcé le 13 janvier, lors de la traditionnelle audience de rentrée solennelle du tribunal, pour la suppression du juge d'instruction et son remplacement par un juge de l'instruction.

Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, s'est prononcé le 7 janvier en faveur de la suppression du juge d'instruction, estimant que ce magistrat ne garantit plus "le respect des libertés individuelles" au profit d'un juge de l'instruction qui contrôlerait les actes d'enquête effectués sous le contrôle du procureur de la République, hiérarchiquement dépendant du ministre de la Justice.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090127/tfr-justice-juges-paris-342d366.html
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Mer 8 Juil - 22:40



Alain Refalo, désobéisseur "combatif"

Alain Refalo, instituteur de 44 ans à Colomiers (Haute Garonne), est convoqué jeudi devant une commission disciplinaire de son académie. Il a été l'un des premiers enseignants "désobéisseurs", refusant d'appliquer les réformes du primaire engagées par Xavier Darcos. Malgré les risques de sanction, il reste déterminé.
www.lexpress.fr/actualite/societe/education/alain-refalo-desobeisseur-combatif_773353.html

Désobéissance civile dans l’Education Nationale
http://journal-letranger.com/spip.php?article104

A ce jour, quelque 3000 enseignants "désobéisseurs" ont signé une lettre individuelle ou collective où ils affirment ouvertement refuser de mettre en place l'aide individualisée telle qu'elle est prescrite par le ministère, de faire passer les évaluations de CE1 et CM2 ou encore - pour les directeurs d'écoles - à remplir le questionnaire Base élèves.
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/06/enseignants-d%C3%A9sob%C3%A9isseurs-au-rapport-.html

L'école est en danger et les ELEP vont l'achever !!! l'école maternelle va disparaître... c'est clair qu'il faudra plus qu'une pétition et il y en aura encore pour dire qu'ils ne savaient pas... lors de la campagne présidentielle nous collâmes des affiches qui disaient "il ne s'en prendra pas qu'aux autres". Force est de constater que nous avions raison ! mais raison n'est pas force et la gauche divisée peut se regarder dans le miroir et voir sa trahison à toutes ses valeurs... tout s'enchaîne, jusqu'où ???
vero



Les désobéisseurs pourraient s'inspirer des instructions du 1er oct 1945 (MEN-DG- EPS) signées CDG, autre désobéisseur.
Elles ont pour objet essentiel : ....

3° De reconnaître que, ces principes étant fermement respectés, tout enseignant peut, dansl'organisation et la conduite de ses leçons, laisser libre cours à sa personnalité et à son initiative, en vue d'obtenir les meilleurs résultats possibles, ceux-ci comptant plus, en définitive, pour le professeur et pour les élèves que l'observance impersonnelle, souvent inféconde, d'une quelconque orthodoxie doctrinale.
Gouvernement provisoire de la République Française.
Charles de Gaulle
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/06/enseignants-d%C3%A9sob%C3%A9isseurs-au-rapport-.html

Le Résistant Raymond Aubrac soutient l'instituteur de Colomiers au pilori de l'Inspection académique. cyclops
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Ven 10 Juil - 20:50



Recalés pour délit d’opinion… ici, en France !

Voilà que notre cher gouvernement plébiscité dernièrement aux élections européennes vient de se faire remarquer par sa capacité à accepter la critique et la divergence d’opinion…

30 stagiaires de l’IUFM de Toulouse viennent en effet de se faire recaler pour avoir osé poser un regard critique sur la réforme Darcos

A quand le retour des prisonniers politiques en France ?

(oh suis-je bête, j’avais oublié… qu’on peut être enfermé, en Sarkozie, pour avoir simplement lu un livre…. Remember, Julien Coupat).

http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/07/08/recales-pour-delit-dopinion-ici-en-france/
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Ven 10 Juil - 23:26



Chantage contre un lycéen

Un lycéen bloqueur menacé, la situation en Chine
Un proviseur débloque… ici, en France

Le Parti de gauche (PG) a souhaité jeudi que "l'école de la République cesse ses chantages contre les lycéens engagés" alors qu'un proviseur d'un lycée parisien a conditionné l'inscription en terminale d'un lycéen à un engagement écrit qu'il n'organiserait plus de blocages.

"Cette mesure est discriminatoire car le refus d'inscription est directement lié aux engagements syndicaux et politiques" contre les réformes Darcos de Tristan Sadeghi, "un des plus jeunes adhérents du Parti de gauche de Paris", affirme le parti de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.
vousnousils.fr

Le point de vue juridique de Maître Eolas

Pour la réinscription sans condition de Tristan Sadeghi, élève de 1ère ES du Lycée Maurice Ravel (Paris 20ème) qui vient d’obtenir son passage en Terminale ES, avec comme appréciation sur son bulletin scolaire « Très bon trimestre ».
www.soutien-tristan-sadeghi.org/?cat=1



La dérive totalitaire se mesure à l'accumulation des petites humiliations bureaucratiques

Poursuites disciplinaires contre un chercheur

Le cas de Tristan Sadeghi vient confirmer l'étendue du phénomène qui frappe Vincent Geisser
Vincent Geisser chercheur au CNRS, spécialiste de l'Islam, ayant critiqué une décision pour son caractère discriminatoire, fait l'objet d'une poursuite disciplinaire qui vise à couvrir cet acte illégal.

Le 9 avril dernier M. Geisser avait apporté son soutien à une étudiante doctorante de Toulouse licenciée pour avoir « persisté à porter un voile couvrant entièrement sa chevelure, destiné à marquer manifestement son appartenance à une religion ».

Un différend l'oppose à Joseph Illand, fonctionnaire de sécurité défense (FSD), lui "reprochant de mieux traiter l’islam que le christianisme", qui n'admet pas d'avoir été qualifié de "nazi" dans un imel du chercheur reproduit sur un blog.

www.mediapart.fr/club/blog/p-ohl-juchs/030709/vincent-geisser-du-negationnisme-au-cnrs-et-ailleurs-dans-l-administrat
www.betapolitique.fr/Controle-de-l-39-information-au-30605.html?var_recherche=Vincent%20Geisser
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Lun 4 Jan - 3:55

Tribune parue dans Le Monde le 29 novembre 2009


"Laissez Marc Bloch tranquille, M. Sarkozy"
par Suzette Bloch et Nicolas Offenstadt

Petite-fille de Marc Bloch et historien médiéviste, nous avons décidé de joindre nos voix pour dire stop à l'utilisation abusive de l'historien, de l'intellectuel, du résistant Marc Bloch par le président de la République, Nicolas Sarkozy - et ceux qui l'entourent - pour habiller leurs discours idéologiques.

Un jour, moi, Suzette Bloch, j'ai demandé à mon père : "Mais comment as-tu fait pour avoir le courage physique de résister à l'occupant ?" Il m'a répondu : "Tu sais, quand tu es agressé, tu ripostes, c'est comme un réflexe, tu ne te poses même pas la question." Mon père s'appelait Louis Bloch. Il était modeste. Ses hauts faits de résistant contre les nazis et leurs auxiliaires français, je les ai appris par le récit d'autres. J'aurais pu poser la question à mon grand-père. Mais je ne l'ai pas connu. Il a été fusillé. Le 16 juin 1944. Il est tombé sous les balles allemandes. Le soir, dans un champ. A Saint-Didier-de-Formans (Ain). Il était lui aussi dans la Résistance. Il s'appelait Marc Bloch. J'aurais pu poser la question à ma grand-mère. Mais je ne l'ai pas connue. Elle est morte le 2 juillet 1944. A Lyon. De douleur, de privations, sans nouvelles de son mari, de ses fils, Etienne, Louis et Daniel, tous engagés dans l'armée de l'ombre. Elle s'appelait Simonne.

Marc, Simonne, Louis m'ont laissé une mémoire, la mémoire d'une famille qui a érigé la liberté d'esprit au rang de première des valeurs humaines. Aujourd'hui, je suis indignée. Au point où j'en arrive à surmonter la timidité que j'ai aussi reçue en héritage. Pour dire "Assez !".

Le 12 novembre à La-Chapelle-en-Vercors, dans la Drôme, le président de la République a prononcé un discours destiné à apporter sa "contribution" au débat qu'il a lancé sur l'"identité nationale", une notion qui ne s'impose en rien et qui peut servir les pires desseins idéologiques. Il en a appelé à mon grand-père à l'appui de son hymne à la France repliée, chrétienne et éternelle. "Honneur", "patrie", "fierté d'être français", "identité nationale française", "héritier de la chrétienté" : ces termes sont légion dans ce discours où le chef de l'Etat prétend décrire ce que doit être sa France, cautionnée par le "plus grand historien".

A plusieurs reprises, pendant la campagne présidentielle, il avait cru bon de citer L'Etrange Défaite, ce retour réflexif sur 1940, écrit par l'historien, qui avait été aussi combattant. Mais là, trop, c'est trop. Je suis révulsée. Pourquoi ce besoin de recourir à Marc Bloch pour se vêtir de ses qualités d'homme irréprochable. Peut-être parce qu'il faut rendre noble et acceptable un débat qui sert à la fois de courtes visées électorales et un projet idéologique de retour au "national", sans rapport aucun avec les engagements et la vision du monde, savant et citoyen, de Marc Bloch.

Je refuse que mon grand-père soit utilisé pour célébrer la patrie selon Nicolas Sarkozy, qui joue de la peur de "l'Autre". "L'étranger" ? "L'immigré" ? Toujours sommé de se justifier, forcément marginalisé par un débat centré sur l'"identité nationale", pourchassé quant il n'est pas "en règle", obligé de se cacher, de cacher ses enfants ou de travailler aux sinistres conditions du travail au noir. Quels sont ces "renoncements" qui menacent la patrie ? Toute cette phraséologie n'a rien à voir avec Marc Bloch, qui s'est battu dans un tout autre contexte contre de vrais ennemis des libertés.

"Je suis, je m'en flatte, un bon citoyen du monde et le moins chauvin des hommes. Historien, je sais tout ce que contenait de vérité le cri fameux de Karl Marx : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"", écrivait aussi le médiéviste dans L'Etrange Défaite, soucieux d'articuler son intense patriotisme et de plus larges horizons.

Non, moi, sa petite-fille, je ne veux pas que Marc Bloch soit instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas approuvé cette idéologie nationaliste malsaine. Je demande au président de laisser la pensée de mon grand-père à l'étude, à la critique, aux historiens, ainsi qu'à tous les lecteurs de ses oeuvres.

L'historien coauteur de ces lignes doit dire, avec bien d'autres, que le fameux passage cité à plusieurs reprises par le président et ses proches, et encore à La Chapelle-en-Vercors, pour faire croire que l'histoire de France s'adopte comme un tout, comme un animal de compagnie, est un détournement bien abusif. Voici la phrase exacte : "Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération."

Lorsqu'on remet cette phrase dans son contexte, on comprend qu'elle sert avant tout à dénoncer l'étroitesse d'esprit du patronat des années 1930, incapable de saisir l'élan des luttes ouvrières, et en particulier de celles de 1936. "Dans le Front populaire", ajoute Bloch - le vrai, celui des foules, non des politiciens -, il revivait "quelque chose de l'atmosphère du Champ de Mars, au grand soleil du 14 juillet 1790." Surtout, Marc Bloch dénonce ici l'incapacité des élites à bâtir de grands moments de rassemblement autour des idéaux démocratiques, face à ceux des régimes fascistes. Les spécialistes de Marc Bloch invitent à la prudence dans l'usage de la phrase, déjà formulée pendant la Grande Guerre. Ils en ont proposé de multiples lectures, insistant sur ce double contexte de guerre. A l'évidence, ce genre de discours d'union sacrée est un lieu commun pendant un conflit et mérite d'être entendu dans ce contexte.

Comme d'habitude, le président sort des mots et des icônes de leurs contextes et de leurs engagements pour les peindre aux couleurs du jour, les plus nationales en l'occurrence, oubliant l'époque qui les a produits, empêchant toute compréhension des enjeux du temps. Comme le note l'historien Gérard Noiriel, "alors que Nicolas Sarkozy n'a cessé de stigmatiser la pensée critique comme une menace sur l'identité nationale, Marc Bloch l'a, au contraire, toujours encouragée".

° Suzette Bloch est Journaliste, petite-fille de Marc Bloch
° Nicolas Offenstadt est Maître de conférences en histoire à l'université Paris-I, auteur de "L'Histoire bling-bling", Stock
www.jlturbet.net/article-laissez-marc-bloch-tranquille-m-sarkozy-par-suzette-bloch-nicolas-et-offenstadt-40247517.html
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Mar 26 Jan - 2:41



Pourquoi j'ai rebranché un foyer mauvais payeur d'EDF

Par Dominique Liot | Syndicaliste | 25/01/2010
[extraits]

La sanction est tombée : 21 jours de mise à pied, conclusion de la procédure disciplinaire engagée contre moi. Mon tort ? Avoir publiquement revendiqué, au nom de la CGT Energie Midi Pyrénées, la remise de l'électricité à un couple de RMIstes avec une petite fille de 2 ans.

Cette opération «Robin des Bois» est avant tout un acte humain de résistance qui donne sens à une vision du service public à l'opposé de sa privatisation, sa logique essentiellement financière, son lot d'externalisations dont sont victimes l'ensemble des usagers devenus «clients».

Le but des collectifs Robin des Bois n'est pas seulement de rétablir le courant aux personnes démunies qui en sont privées, mais d'agir aussi en amont et en aval pour une solution pérenne. [...]

Dans le cadre de ce conflit, médiatiser la remise en service d'une installation au profit de ce jeune couple avait deux buts essentiels. Répondre à l'urgence de leur situation et illustrer le sens que nous donnons à la notion de service public. [...]

Les grands acquis sociaux sont nés d'actes de résistance

Des résistant-e-s au fascisme et ses serviteurs aux résistant-e-s aux OGM en passant par les militantes du Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et de la Contraception (MLAC), l'évolution du droit a toujours été précédée par des actes de résistance. Parfois illégales, toujours légitimes.

EdF-GdF est née du programme du Conseil National de la Résistance. Il est bon de le rappeler.

A l'heure où la privatisation en cours et les méthodes de «management» renouent avec les pires traditions du passé.

A l'heure où l'objectif essentiel est de verser des dividendes aux actionnaires d'EDF Société Anonyme et de GDF / Suez. Cette entreprise dans laquelle le public ne représente plus que 35% du capital… Merci au passage à M. Sarkozy d'avoir si bien vendu son mensonge de ne «jamais privatiser EDF et Gaz de France» ! (...)

Résister, c'est créer !
www.rue89.com/2010/01/25/pourquoi-jai-rebranche-un-foyer-mauvais-payeur-dedf-135277

Les nouvelles de Fredo
www.edf-gdf-loire-cgt.com/modules/news/article.php?storyid=996
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Ven 24 Sep - 2:49


Le biologiste Alain Trautmann refuse la prime attachée à la médaille d'argent du Cnrs

Cet été le biologiste Alain Trautmann a été récompensé par la médaille d'argent du Cnrs 2010. Une distinction qui honore un chercheur «pour l'originalité, la qualité et l'importance de ses travaux, reconnus sur le plan national et international». En théorie, cette médaille ne s'accompagne d'aucune prime financière. Mais la ministre Valérie Pécresse a ordonné aux directions des organismes de recherche d'accorder de manière automatique aux bénéficiaires une "prime d'excellence scientifique", qui peut aller jusqu'à 15 000 euros par an durant trois ans, dans le cadre de sa politique de rémunération plus individualisée des chercheurs.

Cette décision et cette politique ont soulevé des protestations au Cnrs, avec une pétition, mais qui ont parfois pris la forme assez originale du refus individuel de ces primes. Ce refus peut être de principe, comme cette liste de chercheurs, ou cette lettre de Didier Chatenay. Mais elle prend tout son sens lorsque des chercheurs décorés refusent la prime qui va avec la médaille. Alain Trautmann, tout juste élu au Conseil Scientifique du Cnrs - et qui vient d'accorder une interview à {Sciences2} sur le fonctionnement de l'Agence nationale de la recherche dont il dénonce l'opacité - a donc mis ses actes en accord avec ses principes. […]

Par ailleurs, un chimiste, Didier Dubois, a refusé la légion d'honneur accordée sur le quotas du ministère de la recherche lors de la promotion du 14 juillet. Il veut ainsi protester contre la politique de Valérie Pécresse.
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/09/alain-trautmann-refuse-la-prime-attach%C3%A9e-%C3%A0-la-m%C3%A9daille-dargent-du-cnrs.html

29 juillet 2010


Jacques Bouveresse refuse la Légion d'honneur

Il y a eu d’abord le physicien Didier Chatenay et le généticien moléculaire François Bonhomme, deux têtes du troupeau des chercheurs qui n’ont pas accepté la prime - renouvelable- de 15000 Euros pour «excellence scientifique» de leur bergère, parce qu’ils n’avaient pas envie que le métier d’enseignant chercheur se transforme en course à l’échalote comme le voudrait le gouvernement Sarkozy. Dans leur sillage, une quarantaine de salariés du CNRS avaient renoncé à des gratifications sonnantes et trébuchantes pour bien faire comprendre que la science est avant tout un travail d’équipe…

Il y a maintenant Jacques Bouveresse, un professeur du Collège de France qui appartient à une espèce en voie d’extinction de philosophes méprisant les distinctions en tous genres : pour cet ancien élève de l’Ecole Normale supérieure, premier à l’agrég de philo en 1965, elles n’ont pas plus de prix que des médailles en chocolat si ceux qui les décernent piétinent les vraies valeurs, l’Éducation nationale en particulier, les services publics en général et tout le reste.
Bouveresse a donc envoyé promener la blonde de l’UMP […]
www.marianne2.fr/Jacques-Bouveresse-pourquoi-je-refuse-la-Legion-d-honneur_a195800.html
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Ven 24 Sep - 2:52


J-Pierre Finance, Darcos, Pécresse et Patrick Baranger

Deux directeurs d'IUFM démissionnent

Masterisation. Deux directeurs d'Instituts universitaire de formation des maîtres (IUFM), dont l'ex-président de la Conférence des directeurs d'IUFM, ont démissionné début septembre en opposition à la réforme de la formation des enseignants, a-t-on appris aujourd'hui.

Patrick Baranger, ex-directeur de l'IUFM de Lorraine, a affirmé à avoir démissionné, confirmant une information diffusée aujourd'hui sur des sites consacrés à l'éducation. Selon lui, Paul Busuttil, ancien directeur de l'IUFM d'Auvergne, a également démissionné pour les mêmes raisons.

www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/10/97001-20100910FILWWW00556-masterisation-deux-demissions-en-iufm.php
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Sam 9 Oct - 16:32


Le diplôme d'ancien combattant, créé au mois de juin 2010

Ecœuré par le gouvernement,
il renvoie son diplôme d’ancien combattant


Résistant, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, Pierre Moriau a pris la plume pour renvoyer au président de l’Assemblée nationale son diplôme. Le vieil homme, âgé aujourd’hui de 88 ans, se dit écœuré par la politique anti-immigration du gouvernement...

Et il n’est pas le premier : le mois dernier déjà, un Brestois, Charles Paperon, avait lui refusé de recevoir son diplôme d’honneur, estimant que le gouvernement actuel avait démantelé les valeurs du Conseil national de la Résistance. [...]
www.france-info.com/france-societe-2010-10-08-ecoeure-par-le-gouvernement-il-renvoie-son-diplome-d-ancien-490025-9-12.html#

Ancien combattant et résistant, Pierre Moriau a renvoyé à Bernard Accoyer son diplôme d’ancien combattant qu’il avait reçu voici quelques mois. Considérant que le gouvernement a démantelé les valeurs du Conseil National de la Résistance.

Deuxième résistant à rendre son diplôme d’ancien combattant, Pierre Moriau, 88 ans, se dit "dégouté" par la politique de Nicolas Sarkozy. “La manière dont on traite les étrangers et notamment les Roms est insupportable. Ça me dégoûte”. Il rappelle que si la France a été libérée, c’est aussi grâce aux étrangers. Les troupes françaises étaient composées de « moitié par des étrangers… »

Sur France info, on peut lire ce matin « de sa retraite d’Abondance, en Haute-Savoie, Pierre Moriau a renvoyé, en recommandé, à Bernard Accoyer - président de l’Assemblée nationale et élu de Haute-Savoie - son beau diplôme d’ancien combattant qu’il avait reçu voici quelques mois. En signe de révolte. »

Ce nouvel évènement prolonge les critiques d’anciens résistants dont Bakchich s’est fait l’écho après la sortie du documentaire Walter, retour en résistance. Bakchich avait diffusé un extrait du film qui avait fait polémique montrant un Sarkozy blagueur au cimetière des Glières. Florilège de bon goût.
www.dailymotion.com/video/xarf89_sarkozy-lyhomme-qui-rit-dans-les-ci_news

D’anciens membres du CNR (Conseil National de la Résistance) comme Stéphane Hessel critiquent le démantèlement des valeurs défendues par les opposants au régime pétainiste et nazi.
www.dailymotion.com/video/xb0heh_resistance-passee-et-presente_news
www.bakchich.info/Ancien-resistant-le-gouvernement,12083.html
Arrow www.article11.info/spip/Aux-Glieres-l-homme-qui-rit-dans
www.article11.info/spip/Gilles-Perret-Ces-gens-la
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Dim 5 Déc - 1:26


«Face aux fossoyeurs de l'éducation, nous n'avons pas d'autre choix que de résister»

L'inspecteur d'académie de Toulouse maintient la sanction disciplinaire à l'encontre du prof désobéisseur Alain Refalo, contre l'avis du Conseil supérieur de la Fonction publique de l'État.

Malgré les recommandations du Conseil supérieur de la fonction publique de l'État (CSFPE), l'inspecteur d'Académie de Toulouse a décidé de maintenir l'abaissement d'échelon pris à l'encontre d'Alain Refalo, le professeur-désobéisseur aux réformes gouvernementales.

Pour mémoire, outre le fait d’avoir transformé les deux heures d’enseignement personnalisé aux élèves en difficulté en atelier de théâtre pour l’ensemble de sa classe, il était reproché à l'instituteur de Colomiers de l'avoir assumé dans un courrier rendu public.

Suite à l'audition d'Alain Refalo le 14 octobre à Paris, le CSFPE avait jugé «disproportionnée» la sanction disciplinaire prise par l'inspecteur d'Académie. Ladite commission de recours proposait de la remplacer par un simple blâme.

Le Réseau des enseignants désobéisseurs dénonce «une nouvelle injustice décidée au plus haut niveau par Luc Chatel, le Ministre de l'Education nationale. Une provocation contre tous les enseignants et les citoyens qui luttent pour défendre l'école publique». Entretien avec Alain Refalo.

Comment réagissez-vous à la décision de l'inspecteur d'académie de maintenir la sanction disciplinaire prise contre vous, pourtant jugée disproportionnée par la Commission de recours de la Fonction Publique ?

Je n'ai pas été surpris. Cela fait un mois que l'inspection académique tergiverse. C'est finalement le ministre qui a pris la décision, comme le révèle la lettre que j'ai reçue. Le ministère et l'inspection académique restent dans une logique répressive, méprisant même les instances de droit qui permettent de protéger les fonctionnaires contre les abus de l'administration. Ce qui est consternant, ce sont les arguments invoqués par l’inspecteur d'académie pour justifier le maintien de la sanction. Dans sa lettre, il s'appuie seulement sur l'avis préliminaire du rapporteur, avant mon audition, et occulte totalement les raisons qui ont amené le CSFPE à recommander, à l'unanimité des membres présents, l’abaissement de la sanction. Il avait la possibilité de dénouer les nœuds du conflit en s’appuyant sur cette recommandation du CSFPE. Par sa décision, il relance l’affrontement. C'est sa responsabilité.

Quelle est la position du ministère de l'Éducation vis-à-vis des enseignants désobéisseurs ?

Cette action collective de désobéissance pédagogique les inquiète au plus haut point. Ils savent qu'elle est soutenue par les parents d'élèves et de nombreux citoyens qui ont compris que c'est une démarche profondément éthique et responsable qui ne pénalise aucunement les élèves, bien au contraire. Face aux fossoyeurs de l'Education nationale, nous n'avons pas d'autre choix que de résister ouvertement. C'est ce défi de la désobéissance transparente qui est insupportable au pouvoir politique. C'est pourquoi nous allons poursuivre et amplifier ce mouvement. Malgré la répression.

Comment voyez-vous l'avenir ?

Le mouvement est maintenant bien organisé et implanté dans le paysage. Dès le mois de janvier, nous relançons notre campagne de «Lettre ouverte de résistance des enseignants du primaire et du secondaire» dans le cadre de la campagne «Le service public d’éducation est un droit, pas un privilège !» Nous commençons à avoir des contacts très intéressants avec les enseignants des collèges et des lycées. Samedi prochain, à Paris, nos organisons un grand forum des résistances dans les services publics qui permettra de mutualiser les expériences et d'organiser une convergence des résistances dans les services publics plus que jamais menacés. Stéphane Hessel sera présent. Il soutient depuis le début notre résistance avec un petit "r", car nous n'avons d'autre prétention que d'agir en conscience pour ne pas nous renier et ne pas trahir les missions du service public hérité des combats de la Résistance.

Recueilli par Jean-Manuel Escarnot
www.liberation.fr/societe/01012305547-face-aux-fossoyeurs-de-l-education-nous-n-avons-pas-d-autre-choix-que-de-resister

APPEL AUX CITOYENS et à LA SOCIÉTÉ CIVILE
pour défendre l’école publique ébranlée dans ses fondements par des « réformes » contraires à l’intérêt supérieur de l’enfant.
Soutien aux signataires de la Charte
http://resistancepedagogique.org/signatures/index.php?petition=4
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Jeu 13 Jan - 4:57


Stéphane Hessel insulté par les libéraux
[Extraits]

Tandis que l’époque nous convoque quotidiennement dans l’imposture des postures, dans la connivence du fric des copains et des coquins, dans la fabrique des répliques toutes faites et des fausses idoles télédiffusées, Stéphane Hessel nous rappelle tous à la citoyenneté et à l’honneur de notre pays : «L’actuelle dictature internationale des marchés financiers, écrit-il, menace la paix et la démocratie. (…) Nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Résistance et de ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous !»

Cet homme en colère, qui a connu la Résistance, les camps, le secrétariat général de l’ONU avant de devenir diplomate, lui qui fut associé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, se voit depuis quelques jours raillé, critiqué, vilipendé, caricaturé… insulté. Des chroniqueurs du Figaro aux blogs du Monde, en passant par Causeur.fr ou l’Express

Parce que Stéphane Hessel avoue que, aujourd’hui, sa «principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie», il se voit traîné dans la boue

Stéphane Hessel répond lui-même dans son livre : «Tout le socle des conquêtes sociales de la Résistance est remis en cause. Le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’État.» Par ces mots et tous les autres, le vieil homme montre à ceux qui n’en ont pas l’habitude la volonté de rendre possible ce qui est souhaitable – et résolument tourner le dos à tous ceux qui prônent l’indifférence et le renoncement. Alors merci à lui.

Jean-Emmanuel Ducoin
www.humanite.fr/09_01_2011-les-lib%C3%A9raux-insultent-st%C3%A9phane-hessel-par-jean-emmanuel-ducoin-461852
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Ven 21 Jan - 4:58


Un ancien proviseur renvoie ses Palmes académiques

"Scandalisé" par les primes au mérite attribuées aux recteurs (de 15 000 à 22 000 euros) et les suppressions de postes, Michel Ascher, proviseur de l'académie de Lille en retraite, a décidé de renvoyer sa distinction au ministère de l'Éducation.

Il avait été promu "chevalier" des Palmes en 1996, puis "officier" en 2004. "Avec tout ce qui se passe aujourd'hui dans l'Éducation nationale, je ne pouvais décemment pas les garder", explique Michel Ascher, proviseur honoraire de l'académie lilloise. Ce qu'il dénonce : une prime au mérite, instaurée par le gouvernement, qui "incite les recteurs à atteindre les objectifs". En l'occurrence, selon Michel Ascher, des suppressions de poste (865 dans l'académie à la rentrée 2011).

L'ancien proviseur, conseiller lillois et carté au Parti communiste français, a reçu le soutien de Michèle Demessine, sénatrice du Nord. D'anciens collègues ont également salué son geste. Certains pourraient, eux aussi, renvoyer leurs Palmes "par mécontentement et colère".
www.nordeclair.fr/Actualite/Depeches/2011/01/20/nef-1342377.shtml

Boycott des voeux de l’Élysée

Les syndicats boycottent aussi
Après le boycott de la CGT, du Parti de Gauche et du Parti communiste, c’est maintenant la FSU qui se manifeste.
Nicolas Sarkozy, pour les voeux de la nouvelle année, devait s’adresser mercredi 19 janvier au monde de la connaissance et de la culture. Le syndicat majoritaire d’enseignants de l’Education nationale a annoncé mardi 18 qu’il n’y assisterait pas. Même intention pour le SGEN-CFDT, Thierry Cadart a déclaré qu’il était “certain” que son syndicat ne s’y rendrait pas. Enfin l’UNSA-Education s’est exprimée sur Europe 1 pour annoncer que le syndicat ne serait pas non plus représenté mercredi.

Parmi les raisons de l’absence des principales fédérations de l’Éducation nationale, trois sujets sont pointés du doigt : la réforme des retraites, l’absence de dialogue social ainsi que la politique de suppression de postes. En 2010, 16 000 postes ont été supprimés dans l’Éducation nationale, et depuis le début du mandat du président, ce sont 60 000 postes qui ont été retirés.
http://blogs.lexpress.fr/mammouth-mon-amour/2011/01/18/les-syndicats-boycottent-les-voeux-du-president/
http://lesinfos.com/2011/01/18/les-voeux-de-sarkozy-encore-boycottes/


Boycott des voeux de Sarkozy : l'Éducation nationale a déjà trinqué
www.rue89.com/mouloud-akkouche/2011/01/19/boycott-des-voeux-de-sarkozy-leducation-nationale-a-deja-trinque-186287
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Mar 15 Fév - 15:18


47 titulaires des Palmes académiques contre les suppressions de postes

'Nous constatons aujourd'hui, avec une infinie tristesse, que l'éducation nationale souffre de plus en plus d'une politique où la logique comptable et la notion de rendement ont pris le pas sur toute réflexion pédagogique et sociale.' Dans une lettre au ministre de l'éducation nationale, qui doit être rendue publique mercredi 16 février par Charlie Hebdo, 47 titulaires des Palmes académiques annoncent qu'ils renvoient à Luc Chatel cette décoration pour protester contre les suppressions de postes et la politique d'éducation menée par le gouvernement. Parmi eux, des proviseurs, des enseignants, des inspecteurs, et d'autres personnels de l'éducation nationale, tous promus dans l'ordre des Palmes académiques pour leurs compétences et leur dévouement au service de l'éducation.

Les Palmes académiques, institution héritée d'une distinction créée par Napoléon Ier, remise au goût du jour en 1955, récompense les membres de la communauté éducative qui se sont distingués pour leur action en faveur de la jeunesse. Attribuées deux fois par an par décret du premier ministre, sur proposition du ministre de l'éducation, elles sont aussi appelées 'décorations violettes'.

'L'ÉCOLE QUE NOUS AVONS CONSTRUITE DISPARAÎT'

Dans l'appel 'Ras les palmes !', les signataires dénoncent 'la longue liste des mesures qui vont contre l'école' : 'la suppression, cette année encore, de 16 000 postes qui s'ajoutent aux 50 000 de ces trois dernières années ; la suppression de la formation des enseignants (IUFM) ; la suppression de la carte scolaire ; la remise en cause de la scolarisation des moins de trois ans ; les primes aux recteurs, etc.'

Les titulaires des Palmes estiment que 'l'école que nous avons aimée et construite est progressivement désorganisée, dégradée et disparaît'. 'Accepter les Palmes académiques, c'est aussi cautionner une orientation politique : nous récusons énergiquement celle que vous mettez en place', concluent les signataires.

"RENDEZ LES PALMES"

Parmi eux, Michel Ascher, proviseur honoraire, et Pierre Housez, enseignant en retraite dans le Nord. Tous deux avaient déjà annoncé, ces dernières semaines, qu'ils avaient renvoyé leurs Palmes. "Renoncer à mon titre d'officier des Palmes académiques, c'est un peu tirer un trait sur ma carrière", expliquait Michel Ascher dans sa lettre au ministre, en décembre, s'estimant "dégouté" de la politique du gouvernement en matière d'éducation. Une initiative qui avait inspiré Pierre Housez, officier de l'ordre, qui avait organisé une cérémonie de "renvoi des Palmes".

Un réseau "Rendez les Palmes" s'est alors créé, fédéré autour de Charlie Hebdo, pour rassembler toutes les initiatives de ce type.

Nabil Wakim
www.lemonde.fr/societe/article/2011/02/15/47-titulaires-des-palmes-academiques-contre-les-suppressions-de-postes_1480267_3224.html
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MessageSujet: Re: La Résistance sort de l'ombre   Mar 3 Jan - 18:36

Un ancien secrétaire d'État UMP refuse la Légion d'honneur

Pourquoi je refuse la légion d'honneur
Par Henri Torre, ex-sénateur de l'Ardèche

'J'ai refusé la légion d'honneur une première fois déjà, en décembre 2008. Je pensais que le débat était clos. Décider de me l’octroyer une seconde fois sans m’en avertir alors que je m’étais déjà expliqué sur les raisons de mon refus est à mes yeux un manque de respect.

Cette promotion, je l'ai apprise par hasard, lundi 2 janvier. Je n’ai été prévenu par personne. Quelle ne fut pas ma surprise quand je suis allé vérifier cette information dans le journal ! Naturellement, comme en 2008, je compte refuser une nouvelle fois clairement cette promotion.

Je persiste à rejeter cette distinction pour deux raisons principales :

-La légion d’honneur n’a selon moi plus la même valeur qu’autrefois. Beaucoup trop de gens sont décorés chaque année. Cette promotion se fait n’importe comment et est décernée souvent à n’importe qui. Des Français très méritants l’ont reçu mais quand je vois que des personnes en difficulté avec la justice l'ont également reçu, ce n’est pas ma conception de cette décoration.

Je ne nie pas que Napoléon ait pu instaurer cette pratique avec certaines arrière-pensées. Mais je préfère pour ma part m'inscrire dans l'héritage gaulliste. De Gaulle lui n'a jamais transigé avec ce symbole républicain. Je déplore aujourd'hui la dérive clientéliste de son mode d'attribution. Je déplore également que ce pouvoir de nomination soit réservé au pouvoir politique.

-La seconde raison qui me pousse à refuser cette distinction est politique. A quelques mois de l’élection présidentielle, je tiens à réaffirmer clairement que je n’approuve pas l’action du président actuel. Je n'apprécie pas la manière dont Nicolas Sarkozy s'est conduit à la tête de ce pays. Il n’a aujourd'hui plus mon soutien.'
www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/03/un-ancien-secretaire-d-etat-ump-refuse-la-legion-d-honneur_1625036_1471069.html

Le président des riches a offert la légion d’honneur à l’épouse du milliardaire François-Henri Pinault, PDG du groupe de luxe et de distribution Pinault-Printemps-Redoute (PPR).

Salma Hayek : promue chevalier de la légion d'honneur
'La belle actrice d'origine mexicaine Salma Hayek commence très bien l'année 2012. Elle vient en effet d'être promue chevalier de la légion d'honneur.'
http://fr.news.yahoo.com/salma-hayek-promue-chevalier-l%C3%A9gion-dhonneur-160100836.html

François-Henri est le fils de François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire "Le Point", commandeur de la Légion d'honneur depuis le 27 avril 2007, promu grand officier le 30 décembre 2011.

'Qui doute de l’importation de ce discours en France n’a qu’à se reporter au magazine sarkozyste Le Point, propriété de M. François Pinault, troisième fortune de France. Moins d’un an après avoir titré « Les tricheurs du chômage », il vient de faire sa couverture sur « La France assistée. Les scandales du “modèle français”. Les profiteurs d’allocations. Comment sortir du piège ».'
Extrait de "Identité nationale ou imitation américaine ?"
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-04-18-Identite-nationale#nb6
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