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 L'Afrique voit renaître les mangroves

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Orwelle



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Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: L'Afrique voit renaître les mangroves   Mer 7 Jan - 18:58


Le delta du Saloum, au Sénégal

Les Africains veulent faire renaître les mangroves

A Diakène, en Basse Casamance (Sénégal), tout le village est rassemblé pour danser et chanter le début de l'opération de reboisement de la mangrove. Car la Casamance souffre de la disparition progressive de la mangrove. Les témoignages des pêcheurs le prouvent : pour remplir leurs filets, ils doivent aller de plus en plus loin. Les terres cultivables sont également appauvries par le sel.

Haïdar El-Ali, président de l'Océanium, association de protection de l'environnement basée à Dakar, ne l'oublie pas (...)

PLUS DE 6 MILLIONS DE PALÉTUVIERS

Cette scène s'est reproduite des dizaines de fois pendant des semaines, en Casamance, jusqu'au début du mois de novembre 2008. Pendant l'hivernage, la saison des pluies, 6,3 millions de propagules de palétuviers (Rhizophora) ont été plantées sur quelque 1 260 hectares, à raison de 5 000 plants par hectare. En tout, 110 villages, du nord au sud et de l'ouest à l'est de la Casamance, soit 5 400 km2, ont participé bénévolement à cette campagne, représentant plus de 10 000 planteurs.

L'objectif initial des cinq millions de palétuviers a donc été largement dépassé. (...)

Pour Jean Goepp, coordinateur de l'ensemble du projet au sein de l'Océanium, "tout a commencé en 2006, lorsque nous avons planté 65 000 propagules dans un coin complètement sinistré, à Tobor. Et elles ont pris ! [...] En 2007, nous avons donc multiplié pratiquement par dix le nombre de plants pour atteindre les 500 000."

Au-delà des résultats obtenus en 2008 (80 % des propagules prennent racine), Haïdar El-Ali et Jean Goepp se projettent déjà sur la prochaine opération de l'hivernage 2009. Et comme, depuis 2007, l'objectif comptable consiste à multiplier sensiblement le nombre des plantations, ils espèrent atteindre - et qui sait dépasser - les 30 millions d'arbres plantés.

Pour atteindre un tel chiffre, trois deltas seraient concernés : le Saloum, le fleuve Gambie et la Casamance, bien sûr... En plus de la Gambie, la Guinée-Bissau pourrait participer à la prochaine campagne.

Les mangroves de l'Ouest africain, fragiles écosystèmes parmi les plus productifs en biomasse de la Terre et véritables nurseries naturelles pour la faune et la flore, entameraient alors une toute nouvelle jeunesse.

www.oceanium.org

Olivier Herviaux
www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/06/les-africains-veulent-faire-renaitre-les-mangroves_1138363_3244.html

Une perte de superficie de 20 % en un quart de siècle

Les mangroves ont perdu quelque 20 % de leur superficie dans le monde en un quart de siècle (entre 1980 et 2005), estime l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). De tous les continents, c'est l'Asie, avec plus de 1,9 million d'hectares perdus, qui a le plus souffert de la destruction de ces écosystèmes. Mais l'Amérique centrale et du Nord et l'Afrique n'ont pas été épargnées, où la conversion en zones d'aquaculture, l'agriculture, le tourisme et, bien sûr, la pression démographique ont contribué à la progressive disparition des mangroves. La conséquence de leur suppression aboutit non seulement à une diminution de la biodiversité mais aussi à une intrusion du sel dans les zones côtières, a alerté la FAO.

Palétuviers. L'arbre de la mangrove par excellence ; une des rares espèces capables de résister dans ces marécages côtiers que sont les mangroves.
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Orwelle



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MessageSujet: Extraits   Dim 23 Aoû - 13:19


Vue du fleuve Niger (Mathieu Rochier)

Reboiser le désert

[...] Au début des années 1980, le centre sud du Niger, qui avait été une savane arborée trente ans auparavant, était devenu une plaine désertique balayée par le vent en raison de l'intense défrichement et de la demande croissante de bois de feu. De plus, Etat et ONG encourageaient les paysans à enlever les souches d'arbres pour permettre l'utilisation des charrues et des semoirs. Agents du gouvernement et paysans croyaient, à tort, que les arbres indigènes poussaient extrêmement lentement. La dégradation s'est accentuée durant les sécheresses de 1973-1975, puis de 1984.

Mais dans plusieurs endroits, cette spirale du pire s'est inversée. Ainsi autour d'Aguié, une ville d'une dizaine de milliers d'habitants proche de Maradi, métropole située à 700 km à l'est de Niamey. Quand on prend la route, au début de la saison des pluies, on est frappé de voir exulter la végétation : elle a parfaitement profité de la grande pluie des derniers jours, les pousses de mil sortent grandes, parfaitement alignées sur des hectomètres de champs vallonnés et parsemés d'arbres touffus. Et partout, l'on observe des arbres au milieu des champs, pas très grands ni très branchus, mais bien présents.

Le village de Dan Saga, à 15 kilomètres d'Aguié, est un des lieux où la régénération naturelle assistée (RNA) - ou sasabe zamani, en langue haoussa - est pratiquée avec le plus d'assiduité. "Dan Saga veut dire "touffu, trop d'arbres"", raconte Ali Neino, paysan d'une trentaine d'années. Au début des années 1930, Dan Saga était presque une forêt, il y avait des lions, des animaux sauvages. Mais au fil du temps, la population a augmenté et elle a défriché pour faire des champs. De plus, les sécheresses ont ravagé les forêts et les animaux.

En 1982, presque tous les arbres avaient disparu. Dans ces années-là, on constatait que le vent emportait le sol. Mais certains ont observé que chez les paysans qui ne débroussaillaient pas leur champ, cela allait beaucoup mieux. Petit à petit, tout le monde a commencé à les imiter, et les arbres sont revenus.

Quelle est l'origine exacte du sasabe zamani ? Nul ne peut le dire. C'est une aventure collective à multiples héros. Ici, un vieux paysan sera reconnu comme ayant initié le procédé. Là, un agent technique particulièrement motivé aura lancé la pratique, découverte dans un journal à propos du Cameroun. Dans tel autre village, le sasabe zamani était pratiqué depuis quelques années, quand des envoyés d'un projet de développement sont venus aider à améliorer la technique. Dans diverses régions, suivant des voies diverses, la pratique s'est peu à peu généralisée. (...)

Hervé Kempf
www.lemonde.fr/societe/article/2009/08/21/reboiser-le-desert_1230560_3224_1.html

Recherches sur l'agroforesterie au Sahel
www.plg.ulaval.ca/giraf/sahel_agroforesterie.html

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Orwelle



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MessageSujet: Re: L'Afrique voit renaître les mangroves   Mer 29 Juin - 19:38


Afrique : une grande muraille verte pour enrayer la désertification

Depuis 2008 une Grande muraille verte (GMV) est érigée pour relier l'ouest à l'est du continent africain, sur quelque 7.600 kilomètres. Ses premiers impacts sont minutieusement étudiés par des chercheurs.

La partie sénégalaise s'étend sur 535 kilomètres. Les plantations sont essentiellement des acacias qui couvrent aujourd'hui environ 15.000 hectares. Ces arbres, considérés comme les meilleures armes contre la désertification, doivent relier l'ouest à l'est de l'Afrique, de Dakar à Djibouti. Le mur, large de quinze kilomètres, passera par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l'Érythrée et l'Éthiopie. Le gouvernement sénégalais finance le projet à hauteur de 1,4 million d'euros par an. […]

les premiers effets de cette muraille verte sont déjà étudiés par des scientifiques africains, à Tessékéré, dans le nord du Sénégal, et des chercheurs du CNRS. Un observatoire hommes-milieux (OHM) y a été créé. La Grande muraille verte "a un tas d'influences sur l'environnement, les activités humaines, la santé, les régimes alimentaires, le bétail". […]

les effets attendus de la muraille devraient globalement améliorer les conditions de vie des populations rurales. "Ici, nous mettons un contenu technique adapté à la gestion de chaque écosystème en parfaite harmonie avec les populations", assure le colonel Matar Cissé, directeur de l'Agence nationale de la GMV. "C'est un programme de lutte contre le changement climatique, la sécheresse, la pauvreté", surenchérit son adjoint, le colonel Pape Sarr.

Restructuration des sols dégradés, développement et diversification de l’agriculture et de l’élevage, conservation et valorisation de la biodiversité végétale et animale : les objectifs du projet sont à la fois économiques, sociaux et environnementaux.
www.botanic-place.com/news/2010/06/la-grande-muraille-verte-d%E2%80%99afrique/

www.grandemurailleverte.org/
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