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 Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée

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Orwelle



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MessageSujet: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Sam 24 Jan - 2:10


Le Centre Culturel Français d'Izmir

La présence culturelle française à l'étranger étranglée par la baisse des crédits

La France a-t-elle renoncé à sa politique culturelle à l'étranger ? Devant l'ampleur des contraintes budgétaires, a-t-elle tiré un trait sur ce moyen d'influence ? Le vote, en décembre 2008, de la loi de finances 2009 avait alarmé les diplomates et directeurs de centres culturels ou instituts français. Ils sont à présent fixés : derrière une baisse moyenne affichée de près de 20 %, les postes culturels enregistrent des chutes qui peuvent atteindre les 30 %.

Les crédits culturels, scientifiques et techniques du Quai d'Orsay sont séparés en deux lignes budgétaires. L'une censée assurer le 'rayonnement' de la France dans les pays membres de l'OCDE : elle diminue de 13 %. L'autre destinée à la 'solidarité' avec les pays pauvres ou en voie de développement : elle perd 20 %. Au total, les deux programmes passent de 360 à 297 millions d'euros.

'Dans un contexte de contrainte budgétaire forte, nous avons dégagé des priorités', indique Victoire Bidegain di Rosa, conseillère chargée du dossier au cabinet de Bernard Kouchner. L'enveloppe de 100 millions d'euros destinée aux 18 000 étudiants étrangers boursiers a été intégralement maintenue. Tout comme celle destinée aux alliances françaises (enseignement linguistique) et à l'agence CultureFrance (promotion des artistes français à l'étranger). Les programmes de fouilles archéologiques sont aussi préservés.

Mais d'autres domaines souffrent. Les programmes de séjour d'artistes français à l'étranger sont arrêtés, comme les invitations d'artistes étrangers en France. Les aides aux salles ou festivals spécialisés - Francophonies du Limousin, Tarmac de La Villette... - s'étiolent.

Surtout les 148 centres et instituts, disséminés à travers le monde, écopent. Les 'pays en crise' (Irak, l'Afghanistan, Palestine) ont été épargnés. Un nouveau centre ouvrira même à Erbil, au Kurdistan, à la demande de Bernard Kouchner. Ailleurs, on pleure. Moins 12 % à - 14 % au Maghreb, 'une zone pourtant protégée', soupire un membre du réseau ; - 15 % en Chine, en Allemagne ou en Ukraine ; - 23 % au Chili, en Ethiopie, aux Philippines ou au Kenya ; - 30 % à Cuba ou dans plusieurs républiques d'Asie centrale.

2009 S'ANNONCE TERRIBLE

Le tableau peut encore être assombri. Car ces baisses concernent l'ensemble du budget des centres. "En Inde, nous affichons - 15 %, admet-on au ministère. Mais les loyers explosent et les salaires des employés locaux augmentent. La baisse réelle pour les programmes culturels est de 30 %."

Fermeture d'établissements, réduction de personnel, annulation de programmes : 2009 s'annonce terrible. Le centre culturel d'Izmir n'a pas renoncé à son projet de resserrer les liens distendus entre l'ancienne Phocée et Marseille. La réplique d'un navire de guerre de 600 av. J.-C. prendra la mer afin de relier les deux villes. Mais elle sera seule : la coupe de 25 % dans l'enveloppe turque a eu raison du navire de commerce censé l'accompagner.

Pour faire face à ce trou d'air, les centres et instituts sont invités à trouver de l'argent sur place. Ce qu'ils faisaient du reste déjà. Les quelque 100 millions de subventions venues de Paris - "l'équivalent de l'enveloppe de l'Opéra de Paris", rappelle un diplomate - sont plus que triplées par des ressources propres (cours de français, expertise) ou du cofinancement (aide aux programmes culturels).

"Les centres culturels ont multiplié les cofinancements, rappelle Anne Gazeau-Secret, directrice générale de la coopération et du développement au Quai d'Orsay. Mais la crise ne touche pas que la France. Localement aussi les ressources se tarissent." Situation d'autant plus difficile à vivre que les autres pays européens s'agitent. Le British Council affiche une augmentation de 5,5 %. Le Goethe Institut allemand, qui avait réduit la voilure entre 2005 et 2007, a relancé son budget de 12,4 % en 2008 et prévoit + 7,5 % en 2009. Quant aux Espagnols, ils pratiquent une politique volontariste : depuis 2004, les budgets des centres Cervantes ont cru de 66 %.

ARME DOUCE DE LA DIPLOMATIE

Face à cette situation, le ministère a confié une mission d'expertise à Bernard Faivre d'Arcier. L'ancien directeur du Festival d'Avignon doit faire des propositions pour réaménager le paysage. D'ores et déjà, le Quai expérimente dans dix pays une nouvelle organisation des centres et instituts, afin de mutualiser les ressources. Doit-on aller plus loin, transformer la structure juridique des établissements et créer une agence indépendante qui coiffera l'ensemble ? Mais comment dès lors garder la main sur la culture, cette arme douce de la diplomatie française ? M. Kouchner hésite.

A son cabinet, Mme Bidegain di Rosa est plus prosaïque : "Dans l'avenir, le vrai défi va être de préserver les budgets et de nous réorganiser afin d'être plus visibles. En France, tout le monde est convaincu que la culture c'est très important, que ça sert la politique, que ça sert nos entreprises, ou même "la culture pour la culture", comme dit le président de la République. Mais quand il s'agit de monter au créneau pour défendre les budgets, il n'y a plus personne."

Nathaniel Herzberg et Marie-Aude Roux
www.lemonde.fr/culture/article/2009/01/23/la-presence-culturelle-francaise-a-l-etranger-etranglee-par-la-baisse-des-credits_1145607_3246.html

christophe r.
23.01.09 | 21h23
Comment faire des économies à court terme sans que cela ne se voie trop ? Il faudrait peut être rappeler que les investissements culturels à l'étranger sont du travail dont les fruits portent 20 ou 30 ans après. Les alliances françaises ont permis l'apparition d'élites francophiles qui sont des partenaires culturels et économiques privilégiés. Mais peut-être que planifier une politique française sur plus de 5 ans se révèle être une science inconnue de nos dirigeants...
http://fr.news.yahoo.com/64/20090123/twl-la-prsence-culturelle-franaise-l-tra-acb1c83.html

Le Centre Culturel Français d'Izmir
www.frkultur.com/indexfr.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Sam 24 Jan - 2:15



RFI sabordée

La direction de Radio France Internationale a présenté le 15 janvier un "plan de modernisation" qui prévoit la suppression de 206 postes, dont une centaine de journalistes, sur un total d'un millier.

Créée en 1975, RFI est la première radio française d'information internationale en continu. Basée à Paris, elle émet dans 74 pays, atteignant 45 millions d'auditeurs dans le monde. 400 journalistes et producteurs sont basés à Paris et 600 correspondants sont sur le terrain.

RFI, dont le budget 2008 s'élève à 137 millions d'euros, est financée à 95% par la redevance et les subventions de l'Etat. (Elle a annoncé un déficit de 9 millions d'euros pour 2008)

Les élus FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT du comité d'entreprise de RFI préviennent qu'ils s'opposeront à "tout licenciement dans un contexte de crise économique sans précédent".

"Le Parti socialiste réaffirme son attachement à la première radio française d'information internationale en continu qu'est RFI, grande richesse de l'audiovisuel national, dont la spécificité repose notamment sur ses émission réalisées par des journalistes de langue étrangère", a déclaré Patrick Bloche, secrétaire national PS.

http://info.france3.fr/medias/50495295-fr.php

Les salariés de Radio France internationale (RFI) ont manifesté, jeudi 22 janvier, pour protester contre le "plan global de modernisation" annoncé par la direction, qui prévoit notamment la suppression de 206 emplois. Sur les 800 employés parisiens de la radio, ils étaient près de 400 à défiler

la direction avait annoncé, le 15 janvier, son intention de cesser la diffusion de six canaux en langues étrangères et de fermer les rédactions qui travaillent en albanais, allemand, laotien, polonais, serbo-croate et turc.

Depuis cette annonce, les syndicats CGT-SNJ et FO ont lancé un mouvement de grève. Ils souhaitent négocier le nombre de postes supprimés, et renvoient à la direction la responsabilité de la mauvaise santé financière de la radio. Pour Maria Afonso, délégué syndicale FO et secrétaire du comité d'entreprise de RFI, ce plan social ne peut se justifier par la faible audience des canaux mis en cause, car RFI "ne répond pas à une logique d'audience"

Maria Alfonso dénonce par ailleurs de nombreuses irrégularités dans la procédure lancée par la direction (docs audio)

Les salariés grévistes ont récemment ouvert un blog : RFI Riposte. Un moyen de communiquer entre salariés, mais aussi de récolter le soutien des auditeurs.
Arrow http://rfiriposte.wordpress.com/

www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/01/22/rfi-ne-repond-pas-a-une-logique-d-audience_1145320_3236.html

grece.blog.lemonde.fr @.
23.01.09 | 08h08
RFI n'a plus d'audience, non pas à cause de la qualité de ses programmes, mais parce que le français est en train de mourir hors les pays francophones. Francophones, dans le cas présent, signifiant pays où les habitants parlent le français de naissance. Ca veut dire que même en Flandre, en Suisse alémanique, en Pologne ou Roumanie le français se meurt. Travaillant dans le tourisme, je peux vous dire qu'on trouvera bientôt plus de gens parlant correctement l'espéranto que le français. Amen.

François I.
23.01.09 | 00h37
Les personnels de RFI ne se désintéressent pas de l'audience et laissez la "contribuable attitude" à Mr Delarue père. Ecoutez et jugez la qualité des émissions. La France veut garder ou retrouver sa place dans le monde; RFI est une excellente "voix de la France" et pas une voix officielle béni-oui-oui, une vraie voix intelligente pour les francophones du monde entier (c'est peut-être ce qui gêne...). Malheureusement mal diffusée en France même. RFI doit avoir les moyens de rayonner plus encore.

liffran f.
23.01.09 | 00h33
Avant de réagir sans savoir, il peut être utile de lire les arguments de salariés : on y apprend que cette radio destinée à l'étranger "a largement plus d’auditeurs, et de loin, que RTL, Europe1, France Inter et France Info réunies". (N° 1 dans la plus grande ville francophone dans le monde, Kinshasa, avec 900 000 auditeurs), que les nouveaux dirigeants se sont octroyés des salaires faramineux etc. Il y a des pays où RFI est le seul moyen d'avoir des infos internationales de bon niveau.
www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0@2-3236,36-1145320,0.html

http://itinerairesud.unblog.fr/2008/06/02/mali-femmes-contre-la-guerre/
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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Mer 25 Fév - 10:48



Alain Pouzilhac, Christine Ockrent et le million

La refonte de l’audiovisuel extérieur français, si subtilement baptisée AEF, n’inquiète pas que les salariés de RFI, France 24 ou TV5 et autres. Elle fait aussi grimper aux rideaux la très institutionnelle et d’habitude peu expressive Direction de développement des médias (DDM). Non que l’office gouvernemental s’inquiétât de la ligne éditoriale du futur ensemble ou du sort des salariés éjectés. La DDM est tout simplement tombée sur la fiche de paie de l’hydre à deux têtes de l’ensemble, la directrice générale Christine Ockrent et le président Alain de Pouzilhac : un million d’euros brut annuel avec les charges sociales pour les deux compères. Bon, dit comme ça, cela paraît gros.

Cela ne représente après tout qu’un salaire mensuel de 40 000 euros pour chacun d’eux. Mais le chiffre est toujours trop imposant pour ces gagne-petits fonctionnaires de la Direction de développement des médias, officine dépendant de Matignon, qui ont découvert le pot aux roses. Et ont été un peu éblouis. Diable ! Ignorent-ils que la voix et l’image de la France ont un prix ?

Dans l’administration qui gère désormais l’Audiovisuel extérieur de la France – Matignon et le ministère de la Culture, puisque le Quai d’Orsay se méfie du dossier et a oublié sa tutelle un soir au fond des bois sans témoins pour éviter le conflit d’intérêt entre Madame et Monsieur Kouchner/Ockrent – les petites mains ont été saisies du syndrome de la feuille d’impôt de Chaban. Et se sont mis à fuiter grave, les malheureux.



Initialement, décrivent doctement ces égarés de la fonction publique, la Reine Christine avait réclamé 60 000 euros mensuels nets pour consentir à diriger l’éditorial du nouveau pôle de l’Audiovisuel extérieur de la France. Un bel effort. Comme l’avaient révélés Le Point et Bakchich , pour 40 émissions annuelles de trois minutes sur France 24, dame Ockrent avait joliment négocié une obole de 120 000 euros nets. La prise de fonction dirigeante l’aura ainsi responsabilisée…

Publicitaire éjecté d’Havas par les soins de l’ami Yachtman du président Sarkozy, Vincent Bolloré (cf. Poupou et Bollo, une guerre de patron de presse ), Alain de Pouzilhac ne pouvait pas faire moins. L’inventeur du slogan « un constructeur sort ses griffes », s’est gentiment ajusté sur les louables efforts budgétaires de la femme du ministre des Affaires étrangères.

Poupou et Titine un joli couple

Tant d’efforts peu récompensés. Aux courageux serrages de ceinture de « Poupou » et « Titine », fonctionnaires, députés et sénateurs récalcitrants opposent les dernières études tombées entre leurs mains. Au choix une somme de la Cour des comptes sur l’audiovisuel extérieur, révélé par les Échos le 18 août dernier ou un rapport de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, daté du 22 juillet. Un monceau de 400 pages agrémenté de mots doux. « Conditions d’indexation généreuses » et « financement baroque » pour France 24. « une déficience stratégique d’ensemble, un pilotage défaillant, une dispersion des moyens, et un budget d’une obscure clarté », pour l’ensemble de l’audiovisuel public français. Au feu, les caisses sont déjà vides ! (...)



… qui s’attaque au scandale des trop hauts salaires

[...] Dans le cadre du rapprochement et, à terme, de la fusion entre France 24 et RFI, un plan social concernant quelque 400 personnes est, d’ores et déjà, prévu. Sont notamment dans le collimateur, les rédactions de langues qui font la richesse, l’expertise et l’intérêt de la Radio du monde. En attendant, quatre procédures de licenciements secs pour motifs disciplinaires sont en cours à RFI. Même chose à France 24, où le couple-couple veut s’attaquer « au scandale des trop gros salaires ». (...)

Xavier Monnier
08 02 2009
http://cozop.com/bakchich/alain_pouzilhac_christine_ockrent_et_le_million
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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Mer 25 Fév - 10:54



L'histoire secrète de la nomination de Christine Ockrent à France Monde

avec Ockrent dans le panier garni, France Monde ne pourra pas dépendre du Quai d'Orsay de Bernard Kouchner. Christine Albanel se dit que c'est une manière de récupérer tout l'audiovisuel extérieur sous son ombrelle. À l'heure où ces lignes sont écrites, France Monde devrait être sous la tutelle de la direction des médias (DDM), dépendante de Matignon. Mais, dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), il est question que la DDM soit rattachée au ministère de la Culture. Et le tour est joué !

Sarkozy saute sur l'idée

L'histoire commence à la fin de l'année dernière par une scène digne d'un Feydeau. Christine Albanel, ministre de la Culture, a rendez-vous au Quai d'Orsay avec Bernard Kouchner. Nous sommes le 3 décembre, en fin de matinée. La réunion prend un peu de retard car Bernard Kouchner, par une maladresse quelconque, a réussi à s'enfermer lui-même dans son bureau. study
(...)

21/02/2008
www.lepoint.fr/actualites-medias/l-histoire-secrete-de-la-nomination-de-christine-ockrent-a-france/1253/0/224823
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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Dim 11 Avr - 8:23



Il ne faut pas tuer le réseau culturel français

Par Bernard de Montferrand, Ambassadeur de France en Allemagne

Les agents du ministère des Affaires étrangères se réjouissent que la politique culturelle extérieure de la France fasse l’objet d’un débat. La culture est l’un des ingrédients les plus bonifiants des relations internationales et de notre politique étrangère ; elle a partie liée avec la France comme avec nul autre pays. [...]

La vérité est aussi qu’il est illusoire et naïf de séparer l’action d’une ambassade de celle d’un réseau culturel. Tous nos concurrents le savent qui, comme l’Allemagne, pour des raisons historiques, avaient voulu séparer le culturel et le politique et qui aujourd’hui rapprochent systématiquement le Goethe Institut de l’action des ambassades allemandes. L’un et l’autre sont inséparables. Le dialogue culturel se nourrit de tous les grands débats de société qui sont le quotidien des ambassades.

Efforçons-nous de répondre aux bonnes questions. La première est le niveau d’effort que notre pays doit consacrer à son réseau culturel à l’étranger. On l’a vu, au total, il est minime. [...]
si nous voulons laisser à nos successeurs un réseau «durable», les économies devront être limitées, car il n’y a pas d’action sans moyens. (...)
www.liberation.fr/culture/0101629194-il-ne-faut-pas-tuer-le-reseau-culturel-francais

Les centres culturels français à l'étranger bientôt baptisés "Instituts Victor Hugo"
Les centres et instituts français vont prendre le nom d'"Instituts Victor Hugo" et seront coiffés par un établissement public à caractère industriel et commercial, selon l'article 6 d'un projet de loi actuellement en débat devant le Parlement.
leparisien.fr

Le réseau à l'étranger
Alliances françaises, Centres culturels et instituts français, Instituts de recherche, Services de coopération et d'action culturelle en chiffres :
161 services de coopération et d’action culturelle
16 services pour la science et la technologie
209 centres et instituts culturels dans 130 pays
459 alliances françaises subventionnées
5 centres franco-nationaux
27 Instituts français de recherche à l’étranger
Près de 1 000 assistants techniques
En tout, près de 10 000 personnes, expatriées et agents de droit local.
À cela s’ajoute le réseau formé par 164 espaces Campusfrance et 461 établissements scolaires français à l’étranger.
Le réseau des enjeux globaux comprend également 98 correspondants environnement.

Une réforme qui fait un flop
C’est donc le Ministère des Affaires Etrangères qui gardera la responsabilité du rayonnement de la culture française à l’étranger. Pourtant, on ne peut pas dire que ce dernier maîtrise forcément le sujet, pour preuve la fermeture récente de l’ensemble des instituts français en Italie au profit d’une simple délégation culturelle, alors que tout l’intérêt de ces établissements repose sur le contact avec le public local.
26 juin 2009
http://le-monde-de-gaia.blogspot.com/2009_06_01_archive.html



Le Centre culturel binational de Windhoek, capitale des Himbas
Le Centre culturel franco-namibien a organisé à Windhoek, du 8 octobre au 7 novembre derniers, une exposition sur le peuple Himba qui a été largement saluée par la presse. Cette exposition a été conçue sur place par la géographe française Solenn Bardet, aidée par la tribu des Himbas, qui l’a accueillie pendant dix ans.
http://lalettre.reseau-culturel.org/spip.php?article124

Le patrimoine de la France bradé
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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Lun 1 Nov - 12:48


L’ambassade de France en Irlande : à vendre

La vie cachée des ambassades
Des services relevant de l'État sont privatisés

La France dispose du deuxième réseau diplomatique du monde, juste derrière les États-Unis et elle a décidé de conserver cette universalité. Le problème, c'est que les moyens ne suivent pas. Ils déclinent d'année en année.

Le journaliste Franck Renaud le fait découvrir dans "Les Diplomates". Ses chapitres consacrés aux difficultés financières du "Département", à son mode de recrutement, à ses méthodes de travail et à sa politique culturelle et de coopération reflètent une situation dégradée. Le passage dédié au 14 Juillet la résume bien. Comment faire comprendre à nos compatriotes et aux personnalités locales, dans les pays où l'influence de la France reste significative (il en existe encore !), qu'ils ne seront plus conviés à la réception offerte par l'ambassadeur à l'occasion de notre fête nationale pour des raisons bassement financières ? À Abidjan, par exemple, le 14 Juillet constitue une date prestigieuse du calendrier mondain. Être effacé ce jour-là des listes de l'ambassade équivaut à une quasi-déchéance sociale. Les invités ne comprennent pas davantage que "la grande France" doive faire appel à des annonceurs, comme à la foire ou à la kermesse, pour financer l'achat du champagne et des canapés.

Des conditions de travail de plus en plus précaires

Au-delà de l'anecdote, ces difficultés amènent les fonctionnaires du Quai à oeuvrer dans des conditions de plus en plus précaires, dans l'inconfort, l'improvisation, la précipitation et le stress. Ils en sont réduits à gérer le quotidien, sans prendre le temps de la réflexion et de la prospective.

Le tour de vis budgétaire à venir ne va pas améliorer la situation. Ça touche par exemple tout ce qui relève de la coopération, mais aussi les consulats qui sont les interlocuteurs des Français vivant à l'étranger.

Cette misère budgétaire conduit également à la privatisation de fait de services relevant de l'État, pour les visas par exemple. L'administration appelle pudiquement cela « l'externalisation des demandes de visa » en les confiant à des sociétés privées.

On ne pourra pas rogner indéfiniment le budget du Quai, sans risquer de nuire à son efficacité et d'assombrir le rayonnement de la France.

www.lexpress.fr/actualite/monde/les-diplomates_897616.html
http://francaisdumonde.aujourdhuilemonde.com/les-diplomates-un-livre-de-franck-renaud


Alliances françaises et autres instruments d’influence culturels
agonisent d’asphyxie financière
.

http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/l-europe-impopulaire-t77-285.htm#4010
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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Jeu 18 Nov - 1:19


En Acadie des drapeaux tricolores dans les jardins ou des maisons aux couleurs françaises. Photo A.L.B.

Consulat de Moncton
La France se désengage


La diminution des services au consulat français de Moncton pourrait avoir un impact important sur l'immigration française, croit l'Association française du Nouveau-Brunswick. Le groupe, qui reçoit l'appui de la Société nationale de l'Acadie et de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, demande aux Acadiens de faire pression sur le gouvernement français pour qu'il revienne sur sa décision.

Depuis juin, le bureau de Moncton du consulat français ne reçoit plus les demandes de passeports, une conséquence directe de la décision du gouvernement français de réduire de 25 % ses effectifs et de supprimer plusieurs services en Acadie. Les ressortissants français de l'Atlantique sont inquiets par l'impact que pourrait avoir une telle décision.

www.capacadie.com/actualites-regionales/2010/8/30/la-france-se-desengage
http://www.tourismenouveaubrunswick.fr/les-infos-pratiques.html
www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/nbrunswick.htm


Acadie. Un petit air breton par-delà l'Atlantique

Chaque année, le jour de l'Assomption, la fête nationale acadienne, voit des milliers de personnes descendre dans les rues de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, pour faire le plus de bruit possible.
Batteries, tambours, casseroles ou cymbales de fortune, tout est bon pour signifier aux Anglais que les Acadiens sont toujours là, deux siècles et demi après le «Grand Dérangement». Lors de cette terrible déportation de 1755, l'armée anglaise avait fait place nette de la population francophone catholique pour confisquer ses terres et les distribuer aux colons britanniques. Les Acadiens, dont la grande majorité était issue de l'émigration de paysans du Poitou, du Maine, d'Anjou et de Bretagne (qui leur a aussi donné de nombreux prêtres), avaient alors été dispersés dans le monde, à pied ou en bateau.
www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/acadie-un-petit-air-breton-par-dela-l-atlantique-12-08-2009-505391.php
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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Mer 23 Fév - 19:58


Des diplomates français se rebiffent
"La voix de la France a disparu dans le monde"

Un groupe de diplomates français de générations différentes, certains actifs, d'autres à la retraite, et d'obédiences politiques variées, a décidé de livrer son analyse critique de la politique extérieure de la France sous Nicolas Sarkozy. En choisissant l'anonymat, ils ont imité le groupe Surcouf émanant des milieux militaires, dénonçant lui aussi certains choix du chef de l'État. Le pseudonyme collectif qu'ils ont choisi est "Marly" – du nom du café où ils se sont réunis la première fois.

À l'encontre des annonces claironnées depuis trois ans, l'Europe est impuissante, l'Afrique nous échappe, la Méditerranée nous boude, la Chine nous a domptés et Washington nous ignore ! Dans le même temps, nos avions Rafale et notre industrie nucléaire, loin des triomphes annoncés, restent sur l'étagère.

Aujourd'hui, ralliés aux États-Unis comme l'a manifesté notre retour dans l'OTAN, nous n'intéressons plus grand monde car nous avons perdu notre visibilité et notre capacité de manœuvre diplomatique. Cette perte d'influence n'est pas imputable aux diplomates mais aux options choisies par les politiques.

Il est clair que le président n'apprécie guère les administrations de l'État qu'il accable d'un mépris ostensible et qu'il cherche à rendre responsables des déboires de sa politique. C'est ainsi que les diplomates sont désignés comme responsables des déconvenues de notre politique extérieure. Ils récusent le procès qui leur est fait. La politique suivie à l'égard de la Tunisie ou de l'Égypte a été définie à la présidence de la République sans tenir compte des analyses de nos ambassades. C'est elle qui a choisi MM. Ben Ali et Moubarak comme "piliers sud" de la Méditerranée.

Un WikiLeaks à la française permettrait de vérifier que les diplomates français ont rédigé, comme leurs collègues américains, des textes aussi critiques que sans concessions. Or, à l'écoute des diplomates, bien des erreurs auraient pu être évitées, imputables à l'amateurisme, à l'impulsivité et aux préoccupations médiatiques à court terme.
[…]
www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/22/on-ne-s-improvise-pas-diplomate_1483517_3232.html

Ancien directeur de la DGSE, Claude Silberzahn tire à boulets rouges sur le gouvernement français

Huit otages éparpillés entre le Moyen-Orient et l'Afrique, quatre morts en trois tentatives d'évasion, l'échec des services est patent.
Sous le titre cruel Les fiascos du renseignement français, l'ancien "DG" tire le "bilan exécrable" de la réorganisation de 2007 (création de la DCRI et du Conseil national du renseignement). Et d'évoquer "une conduite de la France en aveugle en Tunisie et en Égypte, huit otages éparpillés quelque part entre le Moyen-Orient et l'Afrique, quatre otages morts en trois tentatives de récupération en Somalie, en Mauritanie et au Niger"
www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/ancien-directeur-de-la-dgse-claude-silberzahn-tire-a-boulets-rouges-sur-le-gouvernement-francais-22-02-2011-1298246_53.php

C'est le résultat d'une politique concertée
La casse de la diplomatie française, de ses services de renseignements et du reste, ne sont pas le fruit du hasard.
Sarkozy continue son travail de destruction interne selon la feuille de route que lui ont donnée ses maîtres.

V
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MessageSujet: Re: Diplomatie. La présence culturelle française à l'étranger étranglée   Mer 2 Mar - 17:13


Le Quai d'Orsay

Des groupes naissent et nous dévoilent les dessous de la diplomatie française
Le groupe Marly irrite le pouvoir. Henri Guaino dénonce un « tract politique » avant de recevoir le soutien d’un mystérieux groupe « Rostand », défendant la politique étrangère de Sarkozy.

Arrive le groupe « Albert Camus » qui parle de la France comme d’un pays qui est « paralysé par la peur du changement, obsédé par le statu quo. La chute du mur de Berlin, que nous n’avons pas su accompagner, avait déjà illustré, de façon dramatique, cette singulière difficulté ».
Pour le groupe, le deuxième problème à l'origine de la crise actuelle de la diplomatie français est une trop grande timidité de Paris dans le soutien à la démocratie et aux droits de l'homme.

Aujourd’hui c'est le groupe « Chez Jeannot » qui s'exprime.

Un nouvel appel de fonctionnaires du quai d'Orsay

Sur le modèle des « Marly », ce groupe de diplomates français qui s’était livré à une analyse critique féroce de la politique extérieure de la France, un groupe de fonctionnaires du quai d’Orsay, pas à proprement parler affectés à des fonctions diplomatiques, mais plus proches de fonctions consulaires propose son point de vue sur la crise et l’ambiance qui règne au quai d’Orsay. « Vu d’en bas », ils dénoncent l’absence de ministre depuis 7 ans, une idéologie anti-fonctionnaires, mais plus prosaïquement, des ambassades à la sécurité défaillante, des retards de paiements de salaires etc.

Le pseudonyme qu’ils ont choisi : « Chez Jeannot » du nom du bistrot de Nantes où ils se retrouvent lors de leurs affectations en France. Un quart du Ministère des affaires étrangères se trouve, en effet, à Nantes notamment en matière consulaire et de gestion.


Fonctionnaires des Affaires étrangères de catégories B & C, considérant encore que le service de l’État a un sens et que nous av(i)ons une mission, la tribune publiée dans le Monde par « un groupe de diplomates » ne peut nous laisser insensibles et sans voix. Nous ne relevons pourtant pas de l’élite de notre ministère mais d’une base qui, au quotidien, gère nos ambassades et/ou accompagne nos communautés françaises à l’étranger.

Plutôt qu’au Marly, c’est à la Brasserie la Charmille, « Chez Jeannot », à l’angle de l’avenue des Plantes et de la route de Vannes à Nantes, que nous nos retrouvons. Moins glamour, mais l’express trois fois moins cher. Nous ne sommes pas du même monde, mais le constat, lui, est similaire : dans nos secteurs de compétence le Ministère des Affaires étrangères n’existe (presque) plus. Tel un poisson sorti de l’eau, il palpite encore, parfois, de manière désordonnée, profite d’une injection artificielle d’oxygène puis reprend son lent mais inexorable processus d’agonie la gueule ouverte.

Dans le quotidien du soir, nos illustres aînés évoquent, en matière politique, les « impulsions » et « l’amateurisme » qui caractérisent les consignes qui leurs sont données ou les pots cassés qu’il leur faut recoller sous les quolibets ; nous y ajouterions volontiers, peut-être n’ont-ils pas osé, l’absence absolue de ministre depuis… bientôt 7 ans et l’intériorisation progressive et masochiste de pseudo-contraintes budgétaires nées purement et simplement d’une idéologie ultralibérale, résolument anti-fonctionnaires, surfant sur l’air du temps et mise en musique par la haine de soi qui anime certains de nos propres collègues. Enfin, des leurs.

Cela étant, vu d’en bas, des sections consulaires ou des services communs de gestion que nous faisons tourner au quotidien, c’est le même sentiment de nausée qui s’installe. S’immisce. Devient notre décor quotidien.

Face aux dépenses somptuaires des à-côtés de certains voyages d’État, face aux jets privés nord-africains, face aux projets culturels délirants visant faire passer la pilule de l’amputation du « Département » au profit des rêves audiovisuels de l’épouse de l’ex, comment ne pas perdre pied ? Et perdre foi.

La litanie pourrait être longue, mais, nos camarades gestionnaires de crédits en administration centrale le voient bien : nos ambassades, au quotidien, lavent et repassent le même complet usagé. Et l’on se sent presque gêné de devoir, parfois, s’en justifier par rapport à l’extérieur : Plusieurs bâtiments, aux sas de sécurité défaillants jamais réparés, sont directement exposés aux intrusions. Pour la première fois depuis longtemps, les crédits d’aide sociale ne seront donnés qu’en tranches, empêchant une saine gestion des allocations (théoriquement annuelles) au bénéfice de nos compatriotes les plus démunis.

Les crédits « 151 » (« consulaires ») sont en ce moment saupoudrés entre pays et postes diplomatiques… obligeant nos collègues à argumenter l’un contre l’autre pour obtenir un minimum des « secrétariats de programme » parisiens, monstres impuissants nés d’une Lolf castratrice. Les incohérences nées de l’asservissement de notre politique des visas aux oukases et aux a priori de l’ex-ministère de l’Immigration nous coûte les yeux de la tête, tant au propre qu’au figuré. Le passage, à grands frais, à un système comptable commun à l’ensemble de l’administration a généré des retards de paiement des salaires de nos agents recrutés locaux et oblige nos comptables à ne pas décrocher lorsque nos fournisseurs appellent.

Le silence radio des services centraux est alors éloquent. Abonnés absents. Même eux n’ont plus de ligne. Ni de carte d’ailleurs ; la navigation se fait à vue et la nuit est sans lune. Pas de cap ; juste du bricolage. Pas de projet ; juste du creux. Rien ne sert d’argumenter, de raisonnablement expliquer (ce qui est, pourtant, notre rôle clef) : tout est verrouillé. Il n’y a rien à dire. Juste à constater et gérer le délitement. Tout vient « d’ailleurs ». Est-ce « d’en haut » ? … de « Bercy » ? de « l’Élysée » ? ou d’une partie malsaine d’entre nous ? Ce n’est, en tous cas, clairement pas du bon endroit, sauf à vouloir concourir à la « casse » évoquée en juillet dernier par MM. Védrine et Juppé.

« Chez Jeannot », comme au Marly, nous « appelons de nos vœux une réflexion de fond ». Notre loyauté et notre expertise sont acquises, pour peu que l’on veuille bien aborder l’exercice avec honnêteté et reconnaître que si la maison brille par les salons des étages, elle tient aussi par les rez-de-chaussée du quotidien… Mais est-il encore temps ?

www.marianne2.fr/Exclusif-un-nouvel-appel-de-fonctionnaires-du-quai-d-Orsay_a203383.html
www.culturefemme.com/article8047.html
www.lepoint.fr/fil-info-reuters/apres-marly-et-rostand-le-groupe-de-diplomates-albert-camus-27-02-2011-1300215_240.php
www.leprogres.fr/politique/2011/02/28/la-politique-etrangere-un-nouvel-enjeu-de-la-politique-interieure


Portrait de Guaino
www.politique.net/2009040102-portrait-henri-guaino.htm
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