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 Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques

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BA



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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Jeu 13 Aoû - 11:31

La complicité entre le monde politique français et les banquiers éclate chaque jour davantage.

Dernier épisode de cette complicité : le trio Eric Woerth-Florence Woerth-Daniel Bouton.

Dans la France d’en-haut, la complicité entre les ministres et les banquiers confirme que la politique actuelle n’est qu’une politique destinée à enrichir les riches, et à laisser les pauvres se démerder.

Lisez cet article :

Lors d’une partie de golf, jouée avec Madame Woerth au bas des cimes enneigées du Mont-Blanc, à Chamonix, Daniel Bouton, ancien PDG de la Société Générale, a oublié de ranger son comportement princier dans son caddie.

http://www.bakchich.info/Daniel-Bouton-le-guere-du-golf,08429.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Jeu 13 Aoû - 23:29



BA, ça me rappelle une anecdote sur un autre rat, Ernest Seillière.
Le soi-disant baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, préside aux destinées du groupe Marine-Wendel et de la CGIP (compagnie générale d'industrie et de participation) qui regroupent les fortunes des quelques quatre cent cinquante héritiers de la famille Wendel, pour une valeur patrimoniale de près de sept cents millions d'euros en 2002. Françoise de Panafieu est de la famille.

A Senlis le 27 septembre 2003, Seillière refuse de payer les 5 euros de droits d'entrée aux Rendez-vous. "Vous ne me reconnaissez pas ?", dit-il au cerbère de garde, qui lui répond : "Si, si, mais le règlement est le même pour tout le monde".
Ernest tourne les talons. Cinq euros, c'est vrai que ça fait cher pour un baron. (Le Canard enchaîné du 15 10 2003)
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BA



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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Ven 14 Aoû - 11:56

J'éclate de rire !

D'un autre côté, c'est justement parce que ce sont des avares qu'ils sont devenus riches !

Cinq euros grappillés par ici, cinq euros par là, et on finit par devenir riche !

Euh ... en fait, non : le baron était déjà riche à la naissance !
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Sam 15 Aoû - 18:36

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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Mar 25 Aoû - 7:11



L’industrie pharmaceutique et ses valets
par Pierre Cornillot, médecin, professeur de médecine

Par l’intermédiaire de ses nombreux relais au sein du monde politique, du corps médical, de l’administration hospitalière, de l’administration centrale, de la Haute Autorité de Santé et des agences qui en dépendent, de la recherche et des facultés de pharmacie et de médecine, de la presse professionnelle et des médias, cette industrie pharmaceutique s’est placée au cœur de l’organisation du système de santé.
Qu’il s’agisse de l’expérimentation des nouvelles molécules, des autorisations de mise sur le marché des nouveaux médicaments, du déremboursement des médicaments peu onéreux (mais dont les prix ont vertigineusement augmenté sans le moindre contrôle), de la guerre contre les pratiques médicales peu ou non prescrivantes, cette industrie fait, par personnes interposées, la pluie et beau temps dans le système de santé.

Pierre Cornillot, né en octobre 1931, est médecin, professeur de médecine et biologiste hospitalier. Il a fondé la faculté de santé, médecine et biologie humaine de Bobigny, dont il a été le doyen de 1968 à 1987. Il a présidé l’université Paris-Nord (1987-1992), puis a créé et dirigé l’IUP Ville et Santé sur le campus de Bobigny (1993-2001). Il est président de l’association Santé internationale. Après s’être investi parallèlement dans des actions d’aide au développement des pays du Sud, il se préoccupe aujourd’hui de la rédaction d’ouvrages sur la santé et la formation médicale, le système de santé et la recherche.
www.votre-sante.net/Cornillot.html
www.amavie.org/?page_id=301
www.onnouscachetout.com/themes/medecine/vaccins-mensonges.php
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Mar 25 Aoû - 17:04


Chimulus

Banquiers, attention, ou je vous invite encore à prendre le thé !

Vis-à-vis des banques, la politique de Nicolas Sarkozy tient en deux mots : donner et tonner. Donner pour leur survie, tonner pour la galerie. D'une main, il déverse des milliards dans leurs comptes fragilisés par les errements du système financier ; de l'autre, il convoque leurs dirigeants depuis ses sommets élyséens. Ce mardi après-midi, on en est à la septième convocation-gesticulation. (...)

Pascal Riché
www.rue89.com/2009/08/25/banquiers-attention-ou-je-vous-invite-encore-a-prendre-le-the

Bonus bancaires : Sarkozy
veut saisir le G20

lefigaro.fr

Réaction de SL : C'est ça oui, qu'il saisisse donc le G 20, ça mange pas de pain ! Et s'il veut aussi pisser dans un violon ou peigner une girafe, qu'il ne se gène surtout pas non plus ! Encore que le problème, avec la girafe, c'est qu'il n'a pas non plus la taille...

dessin de Numerosix
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Sam 29 Aoû - 12:15



Etats-Unis : liberté de se soigner contre « liberté de choix »

Les lobbies de l’industrie pharmaceutique, soutenus par les Républicains, s'opposent farouchement à une sécurité sociale (Single-payer healthcare) dans une bataille de communication, où la « liberté de choix » est opposée à une intervention de l’État, assimilée au socialisme, voire au communisme.

Aux Etats-Unis l’espérance de vie arrive au 24e rang des pays développés dans le classement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et la mortalité infantile au 8e rang derrière Cuba. Alors que, en moyenne, les Américains dépensent énormément d'argent pour leur santé (18% du PIB contre 11,5% en France).

Mais, sous le déluge de pub télé des républicains, 42 % des Américains ont peur de voir leurs impôts augmenter et se prononcent contre la réforme (sondage du Wall Street Journal, du jeudi 30 juillet). Depuis toujours ces disciples ont tiré à boulets rouges sur les velléités de réforme du système de sécurité sociale par les présidents Kennedy, Johnson, Carter, Clinton. À l’époque de celui-ci, Hillary Clinton avait dû capituler sans condition avec un projet légèrement plus avancé que celui d’Obama.

Le système de santé actuel laisse 47 millions d’Américains sans les moyens de se soigner, faute de pouvoir payer un contrat d’assurance.

Obama veut trouver un compromis acceptable par une majorité d’élus des deux partis.

La réforme n’a pas pourtant l’intention d’instaurer une sécurité sociale pour tous comme on la connaît en France et en Europe
. Sa réforme apporterait une couverture médicale à 22 des 47 millions qui n’en ont pas.

Barack Obama a déjà fait voter une loi qui prend en charge gratuitement les plus démunis. Mais il existe des moins démunis, non pris en compte par les statistiques officielles, qui sont au-dessus du seuil de pauvreté tout en n'ayant pas de quoi payer les contrats d’assurance.
Ce n’est pas d’eux qu’il est question au Capitole, dans le débat sur la réforme, mais de ce que Jim De Mint appelle « la liberté de choix »

Ce ne sont pas des bureaucrates, dit Jim De Mint , qui vont dire aux personnes âgées quelles pilules elles doivent prendre. Chacun doit avoir le choix. Le choix de son assurance et donc de son médecin, de son hôpital, de son traitement, selon les règles de la libre entreprise.

Un choix en réalité imposé par les compagnies d’assurances privées, selon leurs multiples cautions, les consignes et les protocoles imposés au personnel médical de l’industrie hospitalière, selon une industrie pharmaceutique qui vend les médicaments au prix fort (les mêmes sont moins chers au Canada), selon les exigences de l’Association des médecins (l’AMA)… en fait selon des réseaux de soins plus préoccupés par l’augmentation des dividendes des actionnaires de leurs sociétés cotées à Wall Street que par le serment d’Hippocrate. Le système ignore la prévention pour le traitement curatif, lui préfère le soin à l’acte, d’un meilleur rapport.



MATSON

Les dépenses creusent d’année en année un déficit dans un budget fédéral contraint par le Medicare (pour les plus de 65 ans) et le Medicaid (pour les plus pauvres) de voler au secours de malades et d’hôpitaux publics, qui sous le règne du marché s’alignent de plus en plus sur les privés.

Cinq millions de personnes ont perdu leur assurance depuis septembre, selon l’Institut Gallup. Soit parce qu’elles ne peuvent plus payer les primes qui augmentent plus vite que l’inflation et les salaires, soit parce qu’elles ont été licenciées, soit parce qu’elles sont victimes de la baisse de la valeur de leur maison, valeur repère qui servait à la banque pour fixer leurs emprunts, soit parce que leurs cartes de crédit ont épuisé les possibilités de se procurer des fonds (ce pourrait être la prochaine bulle après les subprimes)...

Résultat, les inscriptions aux services d’aide aux plus pauvres ont augmenté cette année de 23 %, selon le Wall Street Journal. La demande de bons alimentaires, les foods stamps nés de la grande dépression, pour ceux qui n’ont plus de quoi se nourrir a augmenté de 19 %, toujours en un an. Derrière ces chiffres, le drame de familles entières, de 3,5 millions d’enfants de moins de 5 ans sous-alimentés (soit plus de 17 %). Ce sont des millions d’Américains qui tombent au-dessous du seuil de pauvreté fédéral, 21 910 dollars par an (15 700 euros) pour quatre personnes.

Des dizaines d’associations, des syndicalistes, des féministes (les femmes, les Noirs et les Hispaniques sont les plus touchés) sont mobilisés. Des rassemblements ont été prévus dans 53 villes pour commémorer la naissance , il y a 44 ans, des premières institutions d’aide.

Le combat est serré. L’armée du sénateur De Mint avait rassemblé, dès le premier jour du débat, un millier de représentants des maîtres des réseaux de santé dans les couloirs du Capitole. Les lobbyistes dont les carnets de chèques arbitrent le champ de bataille... La troupe des Blue Dogs, un groupe d’une quarantaine d’élus démocrates, est passée à l’ennemi pour s’opposer à la réforme, habillés en combattants du déficit et respectueux de la liberté du choix chère à Jim De Mintt.

www.humanite.fr/2009-08-03_International_-Sante-l-apre-bataille-d-Obama
http://fr.wikipedia.org/wiki/Blue_Dog_Coalition


La réforme du système de santé américain expliquée aux nuls



"Obama perd de son assurance sur la couverture maladie"
La campagne républicaine semble relayée en France par le journal Libération.

Il est vrai que l'actionnaire principal du quotidien est Edouard de Rothschild, titulaire d'un MBA finance à l'université de New York, qui a participé à d'importantes opérations de fusions-acquisitions, notamment le rachat de Pathé par Jérôme Seydoux et de la banque Rivaud par Vincent Bolloré, et qui a succédé à Jean-Luc Lagardère à la présidence de France Galop.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_de_Rothschild

"Health care is a defining right in a democratic society"
www.hr676.org/
www.northernsun.com/n/s/0869.html
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Lun 31 Aoû - 15:53

Partout dans le monde, les Etats ont injecté 5,3 % du PIB mondial pour éviter l’effondrement du système. Coût de cette injection d’argent public : 2 900 milliards de dollars !

Lisez cet article :

Les Etats ont investi 2.900 milliards de dollars, soit 5,3 % du PIB mondial, pour soutenir l’activité. Peu d’économistes critiquent cette injection massive d’argent, tant elle était indispensable pour empêcher l’effondrement du système. Au moins ce scénario catastrophe a-t-il été évité et c’est là « la véritable bonne nouvelle », estime Sylvain Broyer.

Mais son résultat est l’envolée de l’endettement public. Si certains pays, comme la Chine, ont de la marge en la matière, ce n’est le cas d’aucun des grands pays développés. Plus dur sera l’ajustement. Pour Pierre Cailleteau, « cela va rendre encore plus indispensables les réformes que les pays développés repoussent depuis vingt ans, comme celle des retraites ».

http://www.lesechos.fr/info/inter/020117857518-les-doutes-grandissent-sur-la-solidite-de-la-reprise-economique-mondiale.htm

Conclusion : les banquiers ont ruiné la planète, les contribuables ont payé 2 900 milliards de dollars pour éviter l’effondrement du système, et donc les retraites vont être baissées car il n’y a plus d’argent pour les payer.

Conclusion numéro 2 : les banquiers, à la guillotine.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Lun 31 Aoû - 17:56

Cette information, et la bataille contre une sécu qui priverait les Américains de leur liberté de choix, confirment ce qu'Alain Bihr dit à propos de la novlangue néo-libérale. Adorons le dieu Capital quitte à lui sacrifier tous les humains qu'il voudra ! Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Jeu 3 Sep - 23:46

Jean-Pierre Jouyet a prévenu jeudi 3 septembre qu'à moins de modifier la régulation des marchés, le système financier pourrait imploser.

Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a précisé qu'il pouvait retracer à la Bourse de Paris moins de la moitié de l'ensemble des transactions portant sur les actions du CAC 40.

Actuellement, moins de la moitié des transactions réalisées sur le marché parisien passent par une place boursière traditionnelle, les autres étant réalisées sur les marchés non réglementés, a-t-il déclaré aux entrepreneurs français participant à l'Université d'été du Medef. A Londres et New York, le nombre d'échanges que les régulateurs peuvent surveiller est encore plus faible, a-t-il ajouté.

"Il y a un risque d'implosion - on n'est pas sûr que le marché soit accessible à tout le monde, que le marché crée de la richesse, qu'il soit au service du financement de l'économie", a indiqué Jean-Pierre Jouyet.

http://www.easybourse.com/bourse/actualite/amfsans-reforme-regl-marches-fin-risquent-d-imploser-jouyet-725935
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Mar 13 Oct - 12:22



7 millions d’euros pour Total :
le scandale des agrocarburants continue...


L’Etat vient d’accorder 30 millions d’euros à plusieurs industriels, dont 7 à Total pour exploiter un projet de production d’agrocarburants de 2ème génération alors que l’on ne dispose pas du recul nécessaire sur l’impact environnemental de cette technologie. Réaction de FNE.

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Il n’est pas acceptable que l’Etat accorde des millions d’euros à une société ultra bénéficiaire qui a démontré son peu de respect pour l’environnement pour produire des agrocarburants. Il n’est pas acceptable de foncer tête baissée dans la production d’agrocarburants de 2ème génération sans évaluation environnementale complète et sans aucun débat public. Nous demandons au Gouvernement de revenir sur cette décision. Ne pas le faire serait un scandale ».

France Nature Environnement
10 octobre 2009

lesmotsontunsens.com

L'Etat suventionne les pollueurs

Reporterre l'a révélé cet été
Le secteur pétrolier français a reçu 400 millions d'euros de subventions de l'Etat entre 2004 et 2008
C’est un nouveau principe : "pollueur payé".
L’industrie pétrolière française et européenne reçoit de généreuses subventions. Dont Total, dont les profits sont énormes.

Les Amis de la Terre
28 août 2009
www.reporterre.net/spip.php?article528
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Jeu 15 Oct - 10:40

La faim touche aujourd’hui 1,02 milliard de personnes, selon un rapport publié mercredi 14 octobre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde augmente constamment depuis dix ans, a fait valoir Tamara Kummer, porte-parole du PAM

http://mondeactu.com/a-la-une/plus-dun-milliard-detres-humains-ont-faim-affirme-lonu-3189.html

En 1998, Alain Minc publiait un livre intitulé « La mondialisation heureuse ».

Onze ans plus tard, qui osera dire que la mondialisation est heureuse ?

En réalité, la mondialisation n’est heureuse que pour une très petite minorité de la population mondiale.

En réalité, la mondialisation n’est heureuse que pour la caste d’Alain Minc.
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Jeu 15 Oct - 12:04


On doit à Michel Camdessus moultes crises financières et alimentaires
(Galerie de YeahjaleaH - flickr - cc)


Camdessus sacré à Paris. Au nom du père du fils et du FMI...

Le 24 novembre prochain, à la Catho de Paris, Michel Camdessus deviendra Docteur honoris causa et Jean-Claude Trichet, toujours patron de la Banque centrale européenne, sera chargé de trousser un éloge bien senti. En oubliant que l'ancien patron du FMI a provoqué une bonne dizaine de crises. Camdessus, Trichet, sa sainte mère l'Eglise, quel tableau !

Ce jour-là, le cardinal archevêque de Tegucigalpa, Oscar Rodriguez Maradiaga, qui a légitimé le putsch militaire au Honduras, recevra aussi les insignes de docteur honoris causa de l’Institut catholique de Paris.

Il faut vraiment croire que les puissances invitantes, à savoir le cardinal André Vingt-Trois, et le recteur de l’Institut, Pierre Cahné, vivent sur une autre planète pour oser mettre en scène publiquement cette nouvelle alliance du sabre, du goupillon… et de la salle de marchés.

www.marianne2.fr/Camdessus-sacre-a-Paris-Au-nom-du-pere-du-fils-et-du-FMI_a182443.html
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Lun 26 Oct - 17:43

La ville de Saint-Etienne avait emprunté 20 millions d’euros à une banque allemande, la Deutsche Bank. L’emprunt devait durer jusqu’en 2022.

Au début, tout allait bien. La banque avait une très bonne réputation. Le taux d’intérêt n’était que de 4,3 %.

Patatra ! La ville de Saint-Etienne vient d’apprendre qu’il s’agissait en réalité d’un emprunt toxique ! A partir du mois d’avril 2010, la ville de Saint-Etienne devra payer un taux d’intérêt de 24 % !

Le taux d’intérêt passe brutalement de 4,3 % à 24 % !

Joyeux Noël, Saint-Etienne !

Autres villes concernées : Rouen, Laval, Conflans-Sainte-Honorine, et même le département de Seine-Saint-Denis.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=60ba576721857d6a4c73ebc7f8e0c5a3
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Lun 26 Oct - 21:20

Après l'Europe, la France : les députés sont priés de revoter


Banques : les députés votent une surtaxe "par erreur"

Les députés ont adopté, par 44 voix contre 40, une taxe additionnelle de 10% sur les bénéfices des banques en 2010, un amendement dont ne voulait surtout pas le gouvernement. Simplement, parce que l’UMP Jean-François Lamour se serait trompé de bouton...
Mais, mal voté ne veut pas dire adopté : il devrait y avoir un nouveau vote.

Jean-François Lamour se serait trompé de bouton...

Incapable de réussir une opération aussi simple que choisir entre oui et non : de quoi, déjà, passer pour un crétin. Mais là où ça touche au sublime, c’est quand on se penche sur les propos de Lamour durant le débat parlementaire : "On peut le dire, les banques se sortent très bien de cette affaire, à tel point qu’on entend deux choses : elles reviennent vers leurs profits et, excusez-moi Madame la ministre, elles font des provisions pour payer des bonus à leurs traders. (...) Et je ne vous cache pas, Madame, que c’est particulièrement irritant."

personne [dans les médias] n’en tire donc l’hypothèse logique de pressions gouvernementales pour le pousser à se renier et, ainsi, faire procéder à un nouvelle délibération. En violation de l’article 68 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, alinéa 4 : "Aucune rectification de vote n’est admise après la clôture du scrutin". En invoquant une "erreur technique", le Pouvoir réalise en fait un coup de force. Il va faire revoter, cette fois dans le sens voulu : un véritable déni de démocratie.
www.plumedepresse.com/spip.php?article1259

Commentaires :
1 : Avec un tel taux de participation comment coulez-vous que les citoyens se sentent d’aller voter ?
2 : Et les députés socialistes ? Ils sont pas capable de venir à 50 sur 204 pour faire passer une loi ?
Même les électeurs et lecteurs de droite s'indignent.
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Ven 30 Oct - 14:51


Cotation du titre Société Générale. Graphique edubourse.com

Banques : où sont passés les milliards de l'Etat ?

L'Etat détient 15,19% de BNP Paribas, 7,2% de la Société Générale et 5,7% de Dexia. Avec les deux premières, qui viennent d'annoncer de bons résultats, l'Etat semble avoir fait une bonne affaire.

Les prêts : ils ont déjà rapporté 1,16 milliard d'euros à l'Etat, affirmait Christine Lagarde fin juillet devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Les banques avaient en effet accepté un système de paiement par avance des intérêts.

L'opération oblige tout de même l'Etat à s'endetter sur les marchés financiers, en empruntant à des taux compris entre 2% et 3,5%. Mais les banques lui reversent des intérêts de 4%. Selon la Cour des comptes :

« D'un point de vue budgétaire, le refinancement des banques (par ces prêts) ne coûte donc directement rien à l'Etat et procure même des recettes. »

Selon ses prévisions, ce volet du plan d'aide aux banques aura rapporté au total 1,28 milliard fin 2009.

Les fonds propres : le gain est plus difficile à estimer. Selon la Cour des comptes, l'Etat touchera à la fin de l'année 730 millions d'euros d'intérêts sur les « titres super-subordonnés ». Mais il faudra en déduire le manque-à-gagner subi par le fisc, ces intérêts étant déductibles de l'impôt sur les sociétés. Dans l'hypothèse très optimiste où ces titres seraient tous remboursés fin 2009, le gain final serait de 1,81 milliard d'euros.
eco.Rue89.com le 10 août 2009

Après la BNP et le Crédit Mutuel, la Société Générale annonce qu'elle va rembourser les aides apportées par l'Etat français

Cours d'émission (38,16) contre valeur de marché (52,20)

Dans un communiqué, la Société générale précise qu'elle remboursera les actions de préférence et les titres de dette supersurbordonnée à durée indéterminée souscrits par l 'Etat français dans le cadre du dispositif de sauvetage des banques décidé par le gouvernement à l'automne 2008.
Ils avaient été souscrits par la Société de prises de participations de l'Etat (SPPE) pour un prix global de 3,4 milliards d'euros (1,7 milliard d'euros d'actions de préférence et 1,7 milliard d'euros pour chacun des deux instruments financiers).
Le prix de souscription fait apparaître une décote de 26,9% par rapport au cours de clôture de SocGen lundi (52,2 euros).

12 milliards d’euros perdus

BNP-Paribas et la Société Générale se pressent au portillon pour rembourser les aides publiques.

Certes, les intérêts paraissaient élevés : de 8 à 14% sur un montant de 20 milliards d’euros, ce n’est pas rien ! Mais en juin, la Cour des Comptes critiquait le dispositif, précisant qu’en réalité ce pourcentage était trompeur, et que finalement, l’Etat pourrait même en être de sa poche.

Hier, BNP-Paribas et la Société Générale ont annoncé leur intention de rembourser l’Etat. Les deux banques vont donc lui racheter les actions préférentielles au prix d’émission (5,1 milliards d’euros pour la première et 3,4 milliards pour la seconde), augmenté des intérêts, pour un peu moins de 400 millions d’euros. Bravo ! Sauf qu’entre la date d’achat des actions - le 31 mars 2009 - et aujourd’hui, le cours de bourse a augmenté de 113% pour BNP et 175% pour la Société Générale. Une perte évaluée à 12 milliards d’euros. (...)
www.millebabords.org/spip.php?article12223

La Société Générale augmente son capital pour rembourser l'Etat
Voir les commentaires
http://eco.rue89.com/2009/10/06/la-societe-generale-augmente-son-capital-pour-rembourser-letat
cyclops
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Sam 31 Oct - 23:47

Le livre de l'année 2009 :

" LA FACE CACHEE DES BANQUES ", de Eric Laurent, édition Plon.

Un livre exceptionnel, qui vient juste de sortir.
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Jeu 26 Nov - 17:31



Jacques Delors : l’homme des firmes

Les « lobbies », on croirait qu’ils se cachent sous les tapis. Pour mesurer leur influence, il suffit pourtant d’écouter Jacques Delors, l’ancien président (socialiste) de la Commission Européenne. Très fier d’avoir bâti l’Europe main dans la main avec les patrons…

« Les dirigeants de l’ERT ont été à l’avant garde du soutien de mon idée. » C’est Jacques Delors qui l’explique tranquillement. Pour bâtir l’Europe, voilà avec qui le président de la Commission s’est allié : avec l’ERT, la European Round Table, qui rassemble 45 « capitaines d’industrie », les PDG de Total, Nestlé, Renault, Siemens, etc.
www.fakirpresse.info/articles/313/jacques-delors-l-homme-des-firmes.html

L'Europe des firmes : les lobbies chez eux à la Commission

Le lien unissant le Parlement européen et les lobbies industriels et commerciaux prend la forme d'une plaque apposée au pied d'un arbre à l'entrée de l'Assemblée. On y lit :
« C'est par le discours, les débats et les votes que doivent se résoudre les grandes questions, avec détermination, patience et dévouement. »

Rien à dire jusque là, mais examinons ce qui suit : « Inaugurée le 6 décembre 2001, par Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen » avec le nom du donateur : « EAP, Society of european affairs professionals. Incorporating Felpa, fédération européenne du lobbying et public affairs. »

« Derrière ce sigle se cache le lobby des lobbies monté par McDonald's, Unilever, Carrefour and Co » (...)
www.rue89.com/crochet-gauche/2009/05/21/leurope-des-firmes-les-lobbies-chez-eux-a-la-commission
http://fr.euronews.net/2008/05/08/lobbies-europeens-volonte-de-transparence-sur-fond-de-rivalite-entre-institutions/


Lobbies et Union Européenne

Nul ne peut plus ignorer la prégnance du lobbying auprès de l'Union européenne : l'importance numérique du phénomène, sa diversité, son adaptation permanente au cadre européen en font un sujet d'étude central en sciences politiques aujourd'hui. La question des rapports entre lobbies, démocratie et contrôle politique dans le système décisionnel fluctuant qu'est l'UE, les principes organisateurs de la médiation d'intérêts, la réglementation du lobbying, la question du contrôle politique pour contrer la corruption ou encore le rôle des groupes de promotion pour l'Europe dans le cadre des processus décisionnels de l'Union européenne figurent au nombre des problématiques abordées.

Groupe d'étude du lobbying européen (LEGILE)
Institut d'études européennes - 1050 Bruxelles
www.ulb.ac.be/rech/inventaire/unites/ULB572.html
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Jeu 26 Nov - 18:42

« Banques : le grand mensonge. »

Peu à peu, les langues se délient.

Peu à peu, nous apprenons l’étendue des mensonges que les banquiers continuent à raconter.

Mercredi 25 novembre 2009, Dominique Strauss-Kahn révèle que les banques mentent sur l’état réel de leurs soi-disant « actifs ».

« Le Figaro : Quel est aujourd'hui le niveau des pertes non reconnues des banques ?

Dominique Strauss-Kahn : Il reste d'importantes pertes non dévoilées : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu'aux États-Unis. Je le redis : l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/24/04016-20091124ARTFIG00576-strauss-kahn-il-faut-revoir-notre-modele-de-croissance-.php

Les banquiers présentent des bilans truqués.

Les banquiers affirment détenir des centaines de milliards d’euros d’« actifs », mais en réalité la moitié de ces soi-disant « actifs » sont des actifs pourris. Leur valeur réelle est égale à zéro.

En clair : les banques sont en faillite, mais les banquiers préfèrent donner des chiffres truqués pour ne pas déclencher de panique.

Les banques centrales elles-mêmes mentent sur leur propre bilan. Les gouvernements eux-mêmes mentent aux citoyens sur l’état réel des banques et des banques centrales.

Tous ces mensonges n’ont qu’un but : éviter une panique type 1929.

Samedi 11 avril 2009, le journal économique La Tribune a publié un éditorial explosif en page 7 : « Banques : le grand mensonge ».

Cet éditorial du journaliste Philippe Mabille était tellement compromettant pour les banques qu’il n’apparaît pas sur le site internet de La Tribune.

Les autres éditoriaux de Philippe Mabille sont en ligne sur le site de La Tribune, mais l’éditorial du 11 avril 2009 a été censuré.

Je recopie donc la fin de cet éditorial censuré :

« Banques : le grand mensonge.

Par un curieux retournement du destin, le climat boursier est, dans le même temps, redevenu favorable pour les banques. Un exemple frappera les esprits : le cours de la Société Générale s’est apprécié de 45 % par rapport au cours de 24,5 euros qui avait été proposé pour le plan de stock-options qui a tant scandalisé l’opinion. En déduire que la crise financière est derrière nous serait toutefois une grave erreur. Bien au contraire, le pire est encore à venir.

Le calcul est assez simple à faire : en janvier 2009, le Fonds Monétaire International prévoyait 2 200 milliards de dollars de pertes mondiales pour les bilans bancaires. Ce chiffre a été réévalué à 4 000 milliards de dollars, dont un tiers seulement a été comptabilisé. La conclusion coule de source : les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation. Et les autorités financières sont complices de ce grand mensonge, pour éviter de créer la panique.

On le voit avec la forte tension qui règne aux Etats-Unis à propos des « stress tests » réalisés sur la solidité des banques américaines. Mentir pour la bonne cause, on retrouve là un peu le même scénario que celui du Crédit Lyonnais, où la Commission Bancaire et le Trésor avaient été accusés d’avoir fermé les yeux sur les comptes truqués de la banque publique.

Mais, cette fois, ce n’est pas une seule banque qui est en cause, mais toutes les banques mondiales en même temps. De sorte que celle qui saura masquer ses pertes le plus longtemps sortira grande gagnante du jeu de poker menteur qui va maintenant succéder au théâtre du G20. »

http://ged.latribune.fr/zetasearch/hweb/index.html?DN_SEARCH=philippe+mabille&posted=1
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Mer 2 Déc - 0:48

Un article exceptionnel :

Le financement de la dette souveraine des USA : du Bernard Madoff ?

http://criseusa.blog.lemonde.fr/2009/11/30/le-financement-de-la-dette-souveraine-des-usa-du-bernard-madoff/
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Ven 4 Déc - 1:20

7 décembre 2007 : Sarkozy disait que les modèles à imiter étaient le Royaume-Uni et l’Irlande.

1er décembre 2009 : comme 99 % des économistes français, comme 99 % des journalistes français, Sarkozy retourne sa veste.

Une video très révélatrice :

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/comment-sarkozy-a-retourne-sa-66054?debut_forums=0#forum2337042
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Lun 28 Déc - 19:08

BNP Paribas : deux dirigeants cèdent des titres.

Michel Pébereau, le président du conseil d'administration de BNP Paribas, a déclaré à l'AMF avoir cédé, le 15 décembre dernier, pour près de 3,4 millions d'euros d'action du groupe bancaire, soit 62.000 titres au prix unitaire de 54,6 euros.

Idem pour Baudouin Prot, le directeur général, qui déclare de son côté s'être allégé pour plus de deux millions d'euros d'actions du groupe bancaire français, soit 37.000 titres au prix de 54,6 euros chacun.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=713d98183302a0b8cd9f62c26327a36f

Quand le bateau BNP Paribas coule, les rats quittent le navire.

Michel Pébereau et Baudouin Prot ont un avantage énorme sur 99 % des citoyens français : Michel Pébereau et Baudouin Prot connaissent l'état réel de la banque BNP Paribas.

Je dis bien : l'état réel.
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Mer 30 Déc - 12:53



La dette de la France atteint 1.457 milliards d'euros au 3e trimestre

La dette publique de la France a augmenté de 29,4 milliards d'euros au troisième trimestre 2009 pour atteindre 1.457,4 milliards, soit environ 75,8% du PIB, selon les données publiées mercredi par l'Insee.

Sous l'effet de la hausse de l'endettement, la dette de l'Etat a augmenté de 23,4 milliards d'euros au troisième trimestre pour s'élever à 1.158,8 milliards, précise l'Insee dans un communiqué.

Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (47,6 milliards), des administrations publiques locales (141,6 milliards) et des organismes divers d'administrations centrales (Odac, 109,4 milliards).

Dans la loi de finances 2010, le gouvernement prévoit que la dette publique passera de 67,4% du PIB en 2008 à 77,1% en 2009, 84,0% en 2010, 88% en 2011, 90% en 2012 et 91% en 2013.

Le seul déficit public, lui, devrait représenter 116 milliards d'euros en 2009 ou 8,2% du PIB.

Le traité de Maastricht, mis en veilleuse par la crise, plafonne le déficit public à 3% du PIB et la dette à 60%.

[Pour ne pas affaiblir sarkozy en 2012] La Commission européenne a donné à la France jusqu'à 2013 pour ramener son déficit sous les 3% mais Paris ne juge cet objectif réalisable que si la croissance revient à un niveau de 2,5% ou 3% à partir de 2011, bien au-dessus de la prévision de +0,75% retenue pour 2010.
http://fr.news.yahoo.com/4/20091230/tts-france-dette-ca02f96.html

Selon Alain Minc, "l'écart des compétences s'est accru depuis 2007 entre sarkozy et Ségolène Royal : lui est dans un séminaire de doctorants de Harvard et elle dans un centre d'apprentissage à Niort".
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Mer 30 Déc - 23:38

D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

En 2014, la dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

C’est à la page 30 :

http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf
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MessageSujet: Re: Maîtres du monde économique - Le règne des multinationales et des banques   Lun 4 Jan - 9:47



CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS
par Maurice Allais
[extraits]

Le point de vue que j'exprime est celui d'un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m'apparaît fausse, artificielle. L'idéal socialiste consiste à s'intéresser à l'équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l'efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d'une même doctrine. Et c'est précisément à ce titre de libéral que je m'autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d'un libre-échangisme appliqué aveuglément.

Le fondement de la crise : l'organisation du commerce mondial

La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du « protectionnisme » , dénonciation absurde à chaque fois qu'elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d'être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j'ai par le passé nommé "des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l'actuelle crise : l'organisation du commerce mondial, qu'il faut réformer profondément, et prioritairement à l'autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.

Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l'économie qui les conduit à confondre deux sortes de protectionnismes : il en existe certains de néfastes, tandis que d'autres sont entièrement justifiés. Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n'est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C'est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d'avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c'est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l'Europe. Il suffit au lecteur de s'interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres - si ce n'est des écarts plus importants encore - pour constater que la concurrence n'est pas viable dans la grande majorité des cas. Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d'œuvre, sont extrêmement compétents et entreprenants.

Il faut délocaliser Pascal Lamy !

Mon analyse étant que le chômage actuel est dû à cette libéralisation totale du commerce, la voie prise par le G20 m'apparaît par conséquent nuisible. Elle va se révéler un facteur d'aggravation de la situation sociale. À ce titre, elle constitue une sottise majeure, à partir d'un contresens incroyable. Tout comme le fait d'attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l'ont précédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l'arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler. Comme je l'ai précédemment indiqué, nous faisons face à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré : « Aujourd'hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu'ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 » et qu'il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m'apparaît une méprise monumentale, je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu'un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage ! (...)

Un protectionnisme raisonné et raisonnable

Ma position et le système que je préconise ne constitueraient pas une atteinte aux pays en développement. Actuellement, les grandes entreprises les utilisent pour leurs bas coûts, mais elles partiraient si les salaires y augmentaient trop. Ces pays ont intérêt à adopter mon principe et à s'unir à leurs voisins dotés de niveaux de vie semblables, pour développer à leur tour ensemble un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production, mais suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien de salaires bas. Cela pourrait concerner par exemple plusieurs pays de l'est de l'Union européenne, qui ont été intégrés sans réflexion ni délais préalables suffisants, mais aussi ceux d'Afrique ou d'Amérique latine.

L'absence d'une telle protection apportera la destruction de toute l'activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c'est-à-dire de toutes les industries de l'Europe de l'Ouest et celles des pays développés. Car il est évident qu'avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l'industrie française finira par partir à l'extérieur.

Crise et mondialisation sont liées

Les grands dirigeants mondiaux préfèrent, quant à eux, tout ramener à la monnaie, or elle ne représente qu'une partie des causes du problème. Crise et mondialisation : les deux sont liées. Régler seulement le problème monétaire ne suffirait pas, ne réglerait pas le point essentiel qu'est la libéralisation nocive des échanges internationaux, Le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires, c'est une erreur folle.

Pour ma part, j'ai combattu les délocalisations dans mes dernières publications (2). On connaît donc un peu mon message. Alors que les fondateurs du marché commun européen à six avaient prévu des délais de plusieurs années avant de libéraliser les échanges avec les nouveaux membres accueillis en 1986, nous avons ensuite, ouvert l'Europe sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure face à la concurrence de pays dotés de coûts salariaux si faibles que s'en défendre devenait illusoire. Certains de nos dirigeants, après cela, viennent s'étonner des conséquences !
Si le lecteur voulait bien reprendre mes analyses du chômage, telles que je les ai publiées dans les deux dernières décennies, il constaterait que les événements que nous vivons y ont été non seulement annoncés mais décrits en détail. Pourtant, ils n'ont bénéficié que d'un écho de plus en plus limité dans la grande presse. Ce silence conduit à s'interroger.

Un prix Nobel... téléspectateur

Les commentateurs économiques que je vois s'exprimer régulièrement à la télévision pour analyser les causes de l'actuelle crise sont fréquemment les mêmes qui y venaient auparavant pour analyser la bonne conjoncture avec une parfaite sérénité. Ils n'avaient pas annoncé l'arrivée de la crise, et ils ne proposent pour la plupart d'entre eux rien de sérieux pour en sortir. Mais on les invite encore.

Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante : je suis un téléspectateur. Un prix Nobel... téléspectateur

Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l'intelligence, par le fait d'intérêts particuliers souvent liés à l'argent. Des intérêts qui souhaitent que l'ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu'il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d'un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu'il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale.

Question clé : quelle est la liberté véritable des grands médias ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu'aux sphères de la politique. (...)

Ceux qui détiennent ce pouvoir de décision nous laissent le choix entre écouter des ignorants ou des trompeurs.•

Maurice Allais, né le 31 mai 1911, a reçu le prix Nobel d'économie en 1988.
Marianne n°659, 5 décembre 2009
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php
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