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 Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mer 17 Fév - 17:00



LOPPSI : l'Assemblée adopte le filtrage et les mouchards

Alors que les «débats» sur la LOPPSI doivent se clôturer la semaine prochaine, une bonne partie du projet de loi a déjà été adoptée par l’Assemblée Nationale. Les fameux articles 2, 3, 4 et 23 ont notamment été acceptés, alors que les amendements visant à réduire certains risques ont tous été rejetés. A contrario, certains amendements UMP ont même aggravé la situation. Une sorte de répétition des débats Hadopi, en plus expéditif.

En bref, il suffira de faire circuler la photo d'une personne, ou une vidéo où cette personne apparaît, pour accuser l'auteur de cette mise en circulation de porter atteinte à la tranquillité de cette personne. Qu'on se rappelle la vidéo rapportant les fameux propos de Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, «concernant les Auvergnats» selon ses explications et on comprendra toute l'ampleur de cette nouvelle rédaction de l'article 2. (…)
www.pcinpact.com/actu/news/55394-loppsi-assemblee-nationale-filtrage-mouchards.htm



Filtrage du Net adopté, la Toile se rebiffe
www.20minutes.fr/article/384006/High-Tech-Le-filtrage-du-Net-adopte-la-Toile-se-rebiffe.php
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Jeu 18 Fév - 2:48



Pour le droit à troubler la tranquillité du gouvernement !

L’article 2 de la LOPPSI, projet de loi sur la sécurité intérieure, accentue encore les restrictions à la liberté d’expression. Nous, militant-e-s du Parti de Gauche et citoyen-ne-s engagé-e-s, voulons garder notre devoir d’alerte, notre droit de citoyen-ne-s à interpeller le gouvernement, en portant un masque à l’effigie de Sarkozy, une pancarte «casse-toi pauv’con» ou encore en criant «Sarkozy je te vois !»

Délinquants solidaires, nous revendiquons le droit à «troubler la tranquillité» de celles et ceux qui chaque jour «troublent la tranquillité» du peuple par leurs attaques incessantes contre l’intérêt général, les services publics et l’emploi. Nous publions donc aujourd’hui simultanément sur tous nos sites et blogs le même billet, assumant d’entrer ainsi en résistance à une loi qui muselle un peu plus les expressions de solidarité et de citoyenneté, afin que la voix de la population puisse se faire entendre haut et fort !

Art. 222-16-1. – Le fait de faire usage sur un réseau de communications électroniques, de l’identité d’un tiers ou de données de toute nature permettant de l’identifier, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d’autrui, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/1920-pour-le-droit-a-troubler-la-tranquilite-du-gouvernement
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Jeu 18 Fév - 14:48



Projet Odebian : un live CD Linux anti-LOPPSI

Adopté hier à l'Assemblée nationale (en première lecture), le projet de loi LOPPSI doit encore être examiné par le Sénat. Cependant, pour la Ligue, il n'est pas question d'attendre un hypothétique retournement de situation. Le projet Odebian vise à préserver la vie privée et la confidentialité des internautes.

www.numerama.com/magazine/15102-projet-odebian-un-live-cd-linux-anti-loppsi.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Dim 21 Fév - 13:23



Filtrage des sites internet à l’Assemblée nationale

Les députés sont les premiers à faire les frais de la loi sur la sécurité intérieure (LOPPSI) votée le 16 février.

«Mme et MM. les Questeurs ont décidé de mettre en place un mécanisme de filtrage des sites Internet illicites et controversés à compter du 20 janvier 2010», explique une missive de l’administration du Palais-Bourbon, adressée à nos bons députés. Mécanisme qui «vise à empêcher toute connexion aux sites pornographiques, pédophiles, ainsi qu’à des sites susceptibles de propager certains virus.»
Diable  ! Le ver de la perversion serait dans le fruit du Palais-Bourbon. Interdit donc aux députés de consulter des sites pornos avant les questions au gouvernement ou après une séance de nuit dans l’hémicycle. D’autant qu’«une trace de ces connexions est conservée pendant 24 heures», conclut la note.

Le site de la Semaine anticoloniale a été bloqué et classé dans la catégorie «malware» (malveillant en anglais), réservée aux pages Web susceptibles de contenir un virus informatique. Ou politique, à regarder de plus près son contenu, qui prône, entre autres, «la suppression du ministère de l’Identité nationale». En revanche, les députés peuvent surfer à loisir sur des sites fascisants, antisémites ou islamophobes…

«La black-list est gérée par un prestataire dans le cadre d’un marché», confie une source en interne. À la suite d’un appel d’offres, un audit du système d’information et du développement informatique de l’Assemblée avait été engagé en décembre 2008. Ernst & Young avait été choisi. (...)
www.bakchich.info/Assemblee-les-portes-du-penis,10068.html



Extraits de la Vidéo (www.dailymotion.com/video/xc9rt1_assemblée-les-portes-du-pénis-tancé_news) :
Lionel Luca (UMP) : «Je trouve étonnant que le reste des Français y ait droit aussi, moi. Alors comme ça, ça va.», «Ce serait que de moi, on interdirait tout ça, donc y a pas de souci.»
Georges Tron (UMP) : «Ca ne me choque pas du tout qu'il y ait un filtrage sur certains sites. Pourquoi ? Parce qu'en réalité, à un moment ou un autre, on sera obligés -me semble-t-il- de faire (ça a déjà commencé d'ailleurs) une police de l'utilisation d'internet.»



Filtrage, fichage et piratage à tous les étages
Le filtrage de la pornographie infantile comme cheval de Troie ?


Mais partout où il a été mis en place, le filtrage en vue de lutter contre la pornographie infantile sur le Net s’est révélé d’une redoutable inefficacité.

Mais... Tout filtrage apparemment sélectif crée un redoutable précédent. Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net, s’en inquiète sur le blog du NouvelObs.com («Geek c’est chic») : «Bientôt seront filtrés les sites de jeux interdits, les sites marchands ne payant pas la TVA, puis pourquoi pas les sites faisant offense au président de la République... Instaurer le filtrage, c’est ouvrir la boite de Pandore, ouvrir la porte à la censure du web.» Pour lui, le filtrage de la pédopornographie est «un cheval de Troie pour le filtrage des autres contenus» et la volonté de filtrer le web est «la prochaine grosse tendance législative». Quant à l’Asic (Association des services Internet communautaires) elle s’interroge sur la constitutionnalité d’une telle mesure, après la censure d’Hadopi première version par le Conseil Constitutionnel, soupçonnant que cette mesure, si elle était adoptée, serait elle aussi censurée pour les mêmes raisons.

Adopter le principe du filtrage ouvre la porte à tous les abus.

A terme, certains rêvent, sans rire, de prendre modèle sur la Chine, à l’instar l’image du député UMP Jacques Myard qui a livré fin décembre le fond de sa pensée sur la radio d’extrême-droite Radio Courtoisie : «La vérité est que le réseau internet aujourd’hui est totalement pourri. Et quand je dis pourri, c’est que peut-être nous avons tous dans notre réseau internet des chevaux de Troie qui vont se réveiller peut-être dans un an, peut-être dans 18 mois, peut-être demain matin. C’est un réel problème. J’espère que l’on va prendre conscience de la nécessité de nationaliser ce réseau, et d’avoir la capacité de mieux le maîtriser, les Chinois l’ont fait.» (...)

www.acrimed.org/article3289.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Jeu 25 Fév - 21:25



La France aurait exigé le secret sur l'ACTA et la riposte graduée

C'est un grave aveu qu'a fait Nathalie Kosciusko-Morizet ce matin en présentant le groupe d'experts appelés à travailler sur la neutralité du net.

En conférence de presse, NKM a avoué (ou prétendu) ne rien savoir sur l'ACTA, le traité international de lutte contre la contrefaçon que négocient actuellement près d'une quarantaine d'Etats. "Vous savez, l'ACTA c'est mystérieux pour tout le monde, y compris pour nous", s'est-elle défaussée.

Le chapitre Internet de l'ACTA que nous analysions cette semaine concerne pourtant directement la secrétaire d'état à l'économie numérique, puisqu'il met en cause l'équilibre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN). Dans un billet, le journaliste Guerric Poncet s'interroge : "Mais qui négocie quoi ?". Il rapporte que selon un négociateur européen en charge de l'ACTA, Bercy aurait envoyé des troupes négocier le traité en sus de la Commission Européenne, qui négocie au nom de l'Union et donc de tous les états membres. Mais en conférence de presse, NKM a assuré que la France n'avait pas missionné de négociateurs.

Le trouble est d'autant plus grand que selon Guerric Poncet, qui cite une source anonyme au sein de la Commission, "c'est la présidence française de l'UE, en 2008, qui a poussé pour l'extension de l'ACTA sur le terrain de la lutte anti-piratage, et pour la protection des négociations par le secret le plus absolu".

A cette époque, Nicolas Sarkozy luttait contre le Parlement Européen qui, via l'amendement 138 au Paquet Télécom, s'opposait à la riposte graduée à la française. Il a pu vouloir se servir de l'ACTA pour imposer par le haut au Parlement Européen la riposte graduée que les eurodéputés rejetaient. Ca n'est que lorsque le Conseil constitutionnel a rappelé l'évidente nécessité de recourir au juge avant toute suspension de l'accès à Internet que le Président français a lâché du leste au niveau européen, et peut-être aussi au niveau international.

Ce qui pourrait expliquer que la riposte graduée a finalement disparu de l'ACTA, reléguée au simple rang d'exemple de bonne pratique pour empêcher le téléchargement illégal.

Quant au secret, lui aussi pourrait enfin disparaître sous la pression du Parlement Européen. Quatre eurodéputés dont la française Françoise Castex ont soumis au Parlement une déclaration écrite dans laquelle ils exigent la plus grande transparence sur l'ACTA. Elle devra obtenir d'ici trois mois une majorité de signatures au Parlement pour être officiellement adoptée. "Il s'agit d'une occasion importante pour les citoyens d'agir contre l'ACTA et de protéger Internet. Chaque citoyen européen qui aime le Net doit contacter les eurodéputés de son pays et les inciter à signer cette déclaration écrite", harangue Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net.
www.numerama.com/magazine/15144-la-france-aurait-exige-le-secret-sur-l-acta-et-la-riposte-graduee.html

ACTA : les États-Unis veulent obliger les FAI à filtrer
ACTA : menace et incompatibilité avec la législation européenne

L’Europe s’insurge contre l’ACTA
www.logiciel.net/leurope-sinsurge-contre-lacta-5596.htm
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Sam 27 Fév - 16:57



Des policiers de l'UMP ont fouillé les fichiers informatiques de la police
pour tenter de discréditer Ali Soumaré et d’autres candidats


Le filet informatique se resserre autour de chacun de nous et menace nos libertés au nom de la sécurité prônée par Hortefeux et Sarkozy.
www.politis.fr/Des-policiers-de-l-UMP-ont-fouille,9717.html

Nous serions dans une démocratie digne de ce nom, le scandale serait énorme : si le parti majoritaire au pouvoir trempe effectivement dans de telles combines - et l’accusation est ici formulée très clairement -, une enquête devrait être diligentée pour savoir précisément lesquels de ses responsables ont initié ou couvert l’opération.
www.plumedepresse.net/spip.php?article1357
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Sam 17 Avr - 2:18



HADOPI mort dans l´œuf face à un code informatique ?

Seedfuck, un code informatique capable de générer de fausses adresses IP. Du torrent poisoning qui va rendre dingue HADOPI. Imaginez, des millions de fausses adresses IP aboutissent sur des fichiers surveillés par HADOPI. Des fichiers leurres, mais pas seulement, noyés sous de faux téléchargements orchestrés par de fausses immatriculations Internet. Bref, l'horreur pour la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet.

De la science fiction ? Plus du tout. Le premier code informatique, écrit en C par un hacker du nom de Burningmace, de Torrent poisoning vient d'être diffusé. Baptisé seedfuck, ce code permet de noyer les trackers P2P [Torrent] de fausses adresses IP. Le code génère de fausses IP créant ainsi du mouvement numérique sur un Hash, une identification dédiée à un fichier (Un film, un disque, ...). Bilan, les faux IP vont noyer le hash de fausses informations, soit autant de temps perdu à vérifier pour HADOPI.

La rumeur fait état qu'une version "exécutable" pour Windows [seedfuck.exe ] et Linux seraient déjà prêts à être diffusés. Ça va être intéressant de voir les IP du Ministère de la Culture exploités en masse par ce torrent poisoning.

www.zataz.com/news/20117/seedfuck--torrent-poisoning.html
http://packetstormsecurity.org/0911-exploits/torrent-poisoning.txt


SeedFuck : l'arme à dénonciations calomnieuses anti-HADOPI
www.numerama.com/magazine/15513-seedfuck-l-arme-a-denonciations-calomnieuses-anti-hadopi.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Sam 12 Juin - 23:02



Non au musellement des blogueurs !

Ce 3 mai 2010, la présidence du Sénat a reçu une proposition de loi émanant de Jean-Louis Masson, sénateur UMP de Moselle, «tendant à faciliter l'identification» des «blogueurs professionnels et non professionnels». Il réclame l'obligation pour les blogueurs de faire apparaître en clair sur leurs blogs leurs nom, adresse électronique et adresse physique. Il prétend vouloir ainsi protéger les individus contre les «propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile».

Après les lois DADVSI puis Hadopi, voilà une nouvelle attaque en règle contre les libertés sur internet. Sans parler du fichage en voie de généralisation et des attaques en tout genre contre les libertés publiques, le droit d'expression et le respect de la vie privée... La protection des individus contre des opinions les mettant en cause d'une façon qui leur déplaît ne doit pas l'emporter sur le droit à la liberté d'expression. Un blogueur n'a pas à choisir entre la liberté d'exercer son esprit critique et le risque de perdre son boulot ou de voir son blog fermé d'autorité. L'anonymat est souvent une condition essentielle pour certains blogueurs de pouvoir continuer à s'exprimer sur la toile.

Un cadre législatif est bien sûr nécessaire pour éviter les dérives, mais il existe déjà. En cas de «délit de presse» sur un blog, la plateforme a en effet l'obligation de fournir à la Justice les éléments permettant d'identifier l'auteur du texte délictueux.

Le Parti de Gauche demande donc aux sénateurs de rejeter vigoureusement ce texte dangereux, qui va à la fois dans le sens de la réduction de la liberté d'expression et dans celui de la construction d'une société de méfiance dans laquelle chacun se devrait d'épier son voisin.

Comme nous l'avons déjà fait contre la loi LOPPSI par une action coordonnée sur nos différents blogs, nous appelons les militant-e-s et sympathisant-e-s du PG à signer l'appel en ligne : pour le droit à l'anonymat sur Internet.
Arrow www.wikio.fr/article/appel-defense-droit-anonymat-internet-190719788 cyclops

www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/2843-non-au-musellement-des-blogueurs-


Et que compte-t-il faire pour protéger les individus contre les propos inexacts ou mensongers de l'UMP et de leur petit chef, Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle ?
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Lun 14 Juin - 23:09



Morin déclare les Droits Fondamentaux Numériques

Hervé Morin, ministre de la Défense (confirmé) de Nicolas Sarkozy, et chef de file des centristes ayant délaissé François Bayrou pour rallier l’UMP, vient de publier une “Déclaration des Droits Fondamentaux Numériques“.

Voici ce que deviendrait la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, si elle était ainsi réécrite et corrigée par Hervé Morin (c’est l'auteur qui souligne) :
    Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

    Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et aux droits d’autrui.

2 juillet 2009
www.betapolitique.fr/Si-Morin-reecrivait-les-droits-de-31426.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mar 27 Juil - 23:22


CC BY Antonin Moulart

Hadopi : un décret, une consultation, et des doutes

A deux doigts d’être annulés, les logiciels de sécurisation, futurs produits labellisés Hadopi, font à nouveau parler d’eux. Des logiciels qu’il sera nécessaire d’utiliser sous peine de se voir accusé. [...]

Les fournisseurs d’accès seront tenus de «communiquer les données à caractère personnel dans un délai de huit jours» une fois la saisine effectuée. En mars dernier, Xavier Niel le patron de Free était inflexible : «tant que l’État ne financera pas le coût de la loi pour les fournisseurs d’accès à Internet, à savoir 70 millions d’euros par an, nous ne bougerons pas».

D’un point de vue légal, ce décret n’est pas non plus sans poser questions. Selon Numerama, il viole le code de procédure pénale qui oblige à prévenir «sans délai» le procureur de la République lorsqu’une «autorité constituée» a eu «connaissance d’un crime ou d’un délit». L’autorité devant alors «transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs». Or en l’état, le procureur ne serait informé des téléchargements illégaux qu’après qu’Hadopi ait pris ou non la décision de poursuivre l’Internaute.

Une infraction qui avait jusque là été contournée par la Haute autorité, évoquant judicieusement une «infraction de négligence caractérisée» plutôt qu’une «contrefaçon». Mais ce n’est plus le cas dans ce décret, et si aucune sanction n’est prévue contre cette violation du code de procédure pénale, elle peut amener à une annulation de la procédure. Le décret lui même n’est d’ailleurs pas à l’abri d’une annulation. Il repose sur un autre texte attaqué par le French Data Network en mai dernier. Si le Conseil d’État va dans le sens de leur recours, les deux textes seront à réécrire. Le feuilleton Hadopi continue...

Et le nouvel épisode arrive plus vite que prévu. Selon la Tribune, Hadopi aurait reçu sa première saisine hier 26 juillet. Le premier mail d’avertissement pourrait donc être envoyé sous 15 jours. Même s’il est plus probable que la Haute autorité utilisera son délai de deux mois pour demander des comptes au fournisseur d’accès et profitera ainsi d’une plus grande couverture médiatique en septembre.

Virginie Malbos
www.ecrans.fr/Hadopi-un-decret-une-consultation,10487.html
www.numerama.com/magazine/16325-hadopi-le-dernier-decret-confirme-la-violation-du-code-de-procedure-penale.html
www.ecrans.fr/Un-decret-d-Hadopi-attaque-par-un,9828.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Ven 3 Sep - 22:43



Hadopi et le filtrage généralisé...
Le filtrage va bientôt être testé en France par l'Hadopi

La technique est simple : des FAI et des abonnés tous volontaires. Et pour inciter ces derniers à devenir de parfaits cobayes : l’arme de l’obligation de sécurisation.
[…]

Comment inciter, persuader l'abonné à s'auto-filtrer

Dernière étape : trouver des abonnés cobayes. Là, la recette est déjà fin prête, mitonnée, cuisinée. Comment faire pour inciter une personne à installer une caméra de surveillance dans chacune de ses pièces, sa salle de bain, ses toilettes, sa chambre... ? Simple : lui dire que sa sécurité en ressortira renforcée. Et c'est exactement ce qui se prépare.

Avec Hadopi, on sait que l'abonné a l'obligation de sécuriser son accès Internet contre les usages illicites qui pourraient être effectués sur son accès. Sans mise en oeuvre d'un moyen de sécurisation sérieux, il risque la suspension et 1500 euros d'amende. Ni la Hadopi ni le ministère n'ont jamais été très bavard sur l'exacte signification du moyen de sécurisation. Et pour cause.

Selon la SCPP, la technique Vedicis sera présentée aux abonnés « comme une mesure technique empêchant l'utilisation illicite de leur accès Internet ».

En clair ? Il suffira de manipuler en douceur l'abonné, lui dire que s’il accepte ces tests, il sera abrité derrière une mesure technique de protection validée par la HADOPI. Il évitera alors la réponse graduée si, par accident, son IP venait à être flashée. Dans le même temps tous ses contenus seront filtrés par une technologie qu'il ne maîtrise pas, avec la complicité bienveillante des FAI partenaires des ayants droit.

Et voilà comment l'autorité indépendante, via les FAI, va persuader l'abonné "bon père de famille" à autosurveiller ses faits et actes sur Internet, au profit des ayants-droit... Du moins en théorie.

Marc Rees
www.pcinpact.com/actu/news/59106-hadopi-dpi-vedicis-scpp-filtrage.htm
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mer 6 Oct - 11:26


C'est mercredi c'est Sarkozy : le Président fait son cinéma

Il fallait bien le 7e art pour venir à la rescousse d’un président de la République dont la popularité ces derniers temps n'a pas de quoi tenir le haut de l’affiche.
En visite au lycée Jean-Baptiste Corot de Savigny-sur-Orge (Essonne), le chef de l’Etat a donc soigné, hier, son image [...]
Pour l’une de ses (désormais) rares visites dans la banlieue parisienne, Nicolas Sarkozy s'est assis parmi les élèves et a profité de son jeune auditoire pour se lancer dans une défense et illustration de la loi Okapi — pardon : Hadopi — employant des phrases qui fleurent la novlangue sarkozienne. Florilège :
«Quand un créateur crée une chanson, une musique, un film un livre, il est protégé, ça lui appartient, il doit être respecté et on ne lui vole pas».
Et de poursuivre : «Sinon il n'y a plus un film qui se montera, sinon il n'y a plus une maison d'édition qui publiera un livre».
Hadopi ou la mort de la culture. C’est aussi simple que ça. Ça clive et ça vous pose un Président.
Okapi, Pom D'Api, Hadopi : même combat !
www.marianne2.fr/C-est-mercredi-c-est-Sarkozy-le-President-fait-son-cinema_a198224.html

Hadopi, Free, Sarkozy, et des otages...

[...] propos tenus par l’Hadopi à la Tribune, ce matin :

« Free revendique le respect de la loi. Or, il ne la respecte pas. L’envoi des mails est une disposition légale à laquelle il ne se soumet pas. Il est en pleine contradiction légale », répond la Haute Autorité à l’opérateur réfractaire, qui n’a toujours pas envoyé ses e-mails d’avertissement.
Free explique respecter une autre disposition légale, inscrite dans le décret du 5 mars 2010 et prévoyant une convention, à ce jour ni signée ni même rédigée, sur le traitement des données personnelles. Mais l’Hadopi ne veut pas le savoir : « Free, par son comportement, prend en otage ses abonnés ».

En otage, vraiment ? Tout à fait. L’Hadopi n’a pas envie d’être tendre avec l’opérateur rebelle et considèrera donc que tous les abonnés repérés jusqu’à aujourd’hui ont été prévenus. Qu’ils aient reçu l’avertissement ou non. Que cet avertissement ait été envoyé ou non. Au prochain téléchargement sur un réseau p2p, ils passeront directement à l’étape de la lettre recommandée.

Charmant vocabulaire, adopté ces derniers temps par la clique Hadopi... De l’Internet à «civiliser» évoqué d’abord par Franck Riester, rapporteur de la loi, puis par Frédéric Mitterrand, ministre la Culture, aux «otages» de la grève de Free... Un champ lexical au délicieux arôme de ce sarkozysme toujours fin et éclairé. Toujours pertinent et subtil. Toujours nuancé :

« Si on laisse le pillage que représente le piratage prospérer (...) il n’y aura plus de cinéma, il n’y aura plus de disques, il n’y aura plus de livres, il n’y aura plus de créations. (...) Si on autorise le vol, on détruit le processus de la création (...) je ne laisserai pas détruire le livre, je ne laisserai pas détruire le disque, je ne laisserai pas détruire le cinéma, c’est trop important pour notre pays. »

Camille Gévaudan
www.ecrans.fr/Hadopi-Free-Sarkozy-et-des-otages,10989.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Dim 10 Oct - 11:17


Sarkozy veut "réguler Internet pour en corriger les excès et les dérives"

Lors de son discours au Vatican, Nicolas Sarkozy a de nouveau soutenu le principe d'un Internet régulé. Par le passé, le président de la République a présenté à plusieurs reprises sa vision d'un contrôle plus important du réseau des réseaux. Comme si les lois actuelles ne s'y appliquaient pas déjà.

Ça en deviendrait presque une marotte. Hier, lors de sa seconde visite au Vatican, Nicolas Sarkozy a tenu son traditionnel discours à l'ambassade de France au Saint-Siège, après s'être entretenu avec Benoît XVI. […]

son discours a été l'occasion d'encourager à nouveau la régulation d'Internet "pour en corriger les excès et les dérives qui naissent de l'absence totale de règles". Une régulation qu'il voit comme "un impératif moral".

Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy prône une vision régulée, civilisée, policée du réseau des réseaux. Déjà en 2007, lors de son discours sur la signature d'un accord interprofessionnel sur la lutte contre le piratage "sur les nouveaux réseaux" (accords Olivennes), il avait tenu des propos particulièrement éloquents à ce sujet. À l'époque, nous avions relevé quelques extraits donnant une idée assez claire de l'image "far west" que se fait le président sur Internet.

Plus récemment, Nicolas Sarkozy avait expliqué savoir "parfaitement qu'Internet c'est la liberté, mais la liberté sans règles, c'est une oppression. C'est la règle qui protège la liberté. C'est l'absence de règles qui détruit la liberté", lors d'un déplacement en Essonne pour l'opération Ciné-Lycée. Des propos qui furent salués lors de la conférence de presse de la Hadopi cette semaine.

L'an dernier, nous avions publié une longue analyse de la politique menée par Nicolas Sarkozy en matière d'Internet. Entre la loi DADVSI en 2006, lorsqu'il était président de l'UMP et ministre de l'intérieur, aux textes de loi Hadopi et Loppsi, apparus sous sa présidence, Nicolas Sarkozy semble avoir un véritable projet dans ce domaine. Projet qui pourrait être finalisé en partie par un accord international, l'ACTA. Même si des aménagements ont été faits.

www.numerama.com/magazine/17015-nicolas-sarkozy-veut-reguler-internet-pour-en-corriger-les-exces-et-les-derives.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mer 13 Oct - 13:32


Un décret pour obliger Free à envoyer les e-mails de l'Hadopi

Le gouvernement vient au secours de l'Hadopi. Devant le refus de Free d'envoyer à ses abonnés les e-mails d'avertissement de l'autorité antipiratage, un décret paru ce mercredi matin en fait une obligation légale, sous peine d'amende. […]

Le décret de la ministre de la Justice vient de paraître au Journal officiel :
« Les opérateurs sont tenus d'adresser par voie électronique à l'abonné chacune des recommandations mentionnées [les e-mails d'avertissement de l'Hadopi, ndlr], dans un délai de vingt-quatre heures suivant sa transmission par la commission de protection des droits [chargée, au sein de l'Hadopi, des internautes pratiquant le téléchargement illégal, ndlr]. »


Une amende de 1 500 euros par refus

Chaque refus de Free ou de tout autre fournisseur d'accès à Internet (FAI) sera passible d'une amende de 1 500 euros. Celle déjà prévue en cas de manquement à l'autre obligation des FAI : répondre aux demandes d'identification de l'Hadopi dans les huit jours. En clair, fournir le nom et les coordonnées des propriétaires des adresses IP repérées sur les réseaux de téléchargement illégal.

Dans ses décrets, le gouvernement avait oublié d'obliger aussi les FAI à transmettre aux abonnés identifiés les e-mails d'avertissement de l'Hadopi, premières étapes avant d'éventuelles sanctions. La semaine dernière, lorsque l'Hadopi a décidé d'envoyer ses premiers messages, Free avait exploité cet oubli.

Free continuera-t-il à faire de la résistance ? Contacté par Eco89, le fournisseur d'accès ne souhaitait pas s'exprimer sur la question ce mercredi matin. Et au cabinet du ministre de la Culture, personne n'était encore joignable pour apporter des précisions sur la suite des événements. Celle-ci pourrait se révéler plus compliqué que ne le pensait le gouvernement.
geek
Une directive européenne qui complique les choses

Le site PCInpact a en effet exhumé une directive européenne de 1998, obligeant les États membres à notifier à la Commission européenne toute mesure pénale touchant un « service de la société de l'information », comme un FAI. La Commission a ensuite trois mois pour étudier ce mesure, ce qui pourrait bloquer son application, au moins provisoirement. […]

François Krug
http://eco.rue89.com/2010/10/13/free-oblige-denvoyer-les-e-mails-de-lhadopi-170879
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Jeu 9 Déc - 10:32



«Je n’ai jamais vu un tel acharnement»
INTERVIEW

Attaque d’Eric Besson, expulsion d’Amazon, coupure de Paypal… Cédric Manara, professeur de droit, décrypte les offensives contre WikiLeaks.
Recueilli par Erwan Cario

Cédric Manara est professeur de droit à l’Edhec et membre du comité scientifique de Juriscom.net. Depuis 1995, il travaille sur les questions liées à Internet.

La démarche d’Éric Besson, qui a demandé l’arrêt de l’hébergement de WikiLeaks en France, est-elle légitime ?
La communication du ministre, c’est surtout une façon d’attendrir la viande. Il sait très bien que seule une décision de justice peut aboutir à ce résultat. Mais le juge ne peut statuer qu’en fonction d’un texte de loi, et il n’en existe pas qui protège les télégrammes diplomatiques américains. Et quand il n’y a pas de texte, la seule solution, c’est de faire appel au trouble à l’ordre public, qui permet d’interdire un acte contraire aux valeurs portées par la nation. Éric Besson veut donc convaincre l’éventuel futur juge chargé de l’affaire que WikiLeaks entre précisément dans ce cadre. Et il y a des chances pour que ça passe.

C’était aussi une manière de faire pression sur l’hébergeur OVH, qui aurait pu céder et fermer son serveur avant même l’intervention d’un juge…
Oui, ce qui aurait sans doute beaucoup nui à son image. La réaction d’OVH a été très intelligente. Ils savent que selon la loi, ils doivent retirer tout contenu «manifestement illicite» dès qu’ils ont connaissance de son existence. Ils ont appris la présence de WikiLeaks chez eux, mais ils ne pouvaient pas décider du caractère «manifestement illicite», et ils ont donc saisi la justice, qui a finalement refusé de se prononcer, car il faut un débat contradictoire.

Le service de paiement Paypal, qui a clôturé brutalement le compte de WikiLeaks, Amazon, qui a refusé de continuer à les héberger, et EveryDNS qui s’occupait du nom de domaine Wikileaks.org, ont eu moins d’états d’âme…
Ils dépendent du droit américain, qui est très libéral sur le sujet. Dans tous les contrats de ce genre d’entreprises, dans la partie CGU (conditions générales d’utilisation), il y a toujours une clause qui explique, en gros, «on arrête quand on veut, et vous êtes d’accord». Et c’est un des problèmes : Internet, aujourd’hui, est devenu très dépendant de ce droit-là, qui ne garantit pas les droits élémentaires des internautes. Dans le cas présent, il a sans doute suffi d’une pression insistante, directe ou indirecte, du gouvernement des États-Unis, et les prestataires se sont très vite exécutés.

Que pensez-vous de l’emballement des derniers jours dans les mesures contre WikiLeaks ?
Ça fait quinze ans que je travaille sur le sujet d’Internet, et je n’ai jamais vu un tel acharnement ! Que ce soit pour des affaires de contrefaçon, pour des ventes aux enchères d’objets nazis, pour le cybersquatting ou pour des sites illégaux de jeux d’argent, les affaires prenaient du temps. On passait soit par l’hébergeur, soit par le fournisseur d’accès, et la justice finissait par se prononcer. Mais pour Assange et WikiLeaks, c’est invraisemblable : on a utilisé en quelques jours tous les leviers possibles. Il ne manque plus que le filtrage, et qu’on interdise l’accès de WikiLeaks aux internautes, et on pourra comparer le tout au modèle chinois. Je trouve cette accélération très inquiétante.

Jusqu’à quel point ?
Jusqu’ici, les problématiques liées à Internet, c’était de la pacotille. Elles répondaient presque exclusivement à une logique économique, comme dans le cas de la contrefaçon. Aujourd’hui, on a l’impression que les États viennent de se rendre compte qu’ils ne contrôlent pas vraiment Internet et qu’ils exercent leur pouvoir grâce à des dispositifs techniques qu’ils ne maîtrisent pas totalement. À l’époque des pneumatiques, c’était gérable. Plus maintenant. Quelques jours après le 11 Septembre, les États-Unis publiaient un texte d’exception, le Patriot Act, qui mettait en place des mesures liberticides pour, soi-disant, lutter contre le terrorisme. J’ai peur qu’on ait à faire face rapidement à un Patriot Act version Internet pour reprendre la main sur ce qui circule sur le réseau. Et s’affranchir des délais et des contraintes de la justice. Il va sans dire que tous ceux qui réclament plus de contrôle depuis des années, comme les ayants droit, profiteront de cette nouvelle donne.

Les répercussions risquent donc de dépasser le cadre de l’affaire WikiLeaks…
Oui, et finalement on peut penser ce qu’on veut des révélations et du fonctionnement de WikiLeaks. On peut même ne pas avoir d’avis. Mais je crois qu’il faut être plus vigilant que jamais. Ce qui est en train de se passer peut mettre en péril l’Internet que nous connaissons. Et ça peut aller très vite.
www.liberation.fr/medias/01012306800-je-n-ai-jamais-vu-un-tel-acharnement

Liste de sites miroirs de Wikileaks.org
http://bluetouff.com/2010/12/03/acceder-a-wikileaks/


Julian Assange
Un «Tom Sawyer» du Net obsédé par la vérité
www.liberation.fr/monde/01012306799-un-tom-sawyer-du-net-obsede-par-la-verite

Le 18 octobre 2010 les autorités suédoises rejettent sa demande de permis de travail et de résidence, alors qu'il avait spécifiquement opté pour la Suède, afin de bénéficier de la protection des sources des journalistes, à propos desquelles la législation de ce pays est particulièrement stricte. Ce rejet intervient au moment où WikiLeaks s'apprêtait à publier des documents sur la guerre d'Irak.

Lors d’un entretien télévisé, accordé à la RTS, en date du 4 novembre 2010, Assange avait déjà évoqué l'hypothèse vraisemblable de solliciter l’asile politique en Suisse.
Le 5 décembre 2010, Donald S. Beyer, ambassadeur des États-Unis à Berne, met en garde le gouvernement helvétique contre les possibles conséquences qui pourraient découler d'un octroi d'asile politique en Suisse au bénéfice de Julian Assange.

Le même jour, le porte-parole de l'établissement financier suisse (dans lequel Julian Assange a domicilié ledit compte bancaire) fait part de la nécessité de procéder à des investigations complémentaires, visant à vérifier l’authenticité de l'adresse légale (helvétique) communiquée par le souscripteur, en raison des doutes qui entoureraient sa légitimité, voire sa réelle existence factuelle.

Le 6 décembre 2010, l'établissement financier suisse décide de clôturer le compte de Julian Assange, pour cause de renseignements erronés, ce qui a eu pour conséquence une attaque massive de pirates informatiques sur différentes institutions bancaires comme Paypal ou Mastercard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange

Pour venger WikiLeaks, des pirates attaquent Mastercard
www.liberation.fr/monde/01012306868-des-pirates-attaquent-mastercard-pour-venger-wikileaks

Pourquoi «Libé» abrite WikiLeaks
S’en prendre illégalement à WikiLeaks, comme le font nombre d'États, c’est une menace que tous les journaux libres doivent dénoncer.

Libération, anarchiste du Net ? En abritant le site Wikileaks, pourchassé à l’échelle mondiale, sacrifions-nous à l’idéologie de la transparence absolue, dans laquelle Michel Foucault voyait une forme insidieuse de totalitarisme ? En aucune manière. Les États démocratiques ont le droit de garder des secrets et d’agir, dans les formes légales, à l’abri de règles reconnues de confidentialité. Mais les organes d’information, sur le Net ou ailleurs, ne sont pas et ne doivent pas être des prolongements des États. Ils sont des contre-pouvoirs. Ils ont pour fonction d’informer le citoyen et s’efforcent, pour ce faire, de comprendre ce qui se passe dans les coulisses des organisations, publiques ou privées. Sous une forme radicale, c’est ce que fait WikiLeaks, qui a pris soin, il faut le souligner, de s’arrimer à des titres respectés de la presse mondiale pour rendre publiques les informations qu’il s’est procurées. Les attaques menées contre ces imprécateurs utiles n’ont à ce jour aucune base légale.

Et pour cause : en démocratie, le droit à l’information l’emporte sur la logique des pouvoirs ; s’en prendre illégalement à WikiLeaks, c’est, toutes proportions gardées, mettre en place une sorte de Guantánamo virtuel. Une menace que tous les journaux libres doivent dénoncer.

Laurent JOFFRIN, Directeur de «Libération»
13/12/2010
www.liberation.fr/medias/01012307729-pourquoi-libe-abrite-wikileaks
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Sam 18 Déc - 10:19


Les députés français ont adopté les premiers articles d'une nouvelle loi répressive sur la sécurité qui instaurent une censure consistant à filtrer des sites internet -- une attaque dangereuse contre notre libertés démocratiques fondamentales.

LOPPSI : Censure administrative du Net adoptée,
les pédophiles sont tranquilles


Paris, 15 décembre 2010 -- L'Assemblée nationale a adopté l'article 4 de la LOPPSI mettant en place le filtrage administratif d'Internet, via le cheval de Troie de la protection de l'enfance. Un tel dispositif permettra de généraliser la censure des contenus sur Internet, tout en laissant les pédophiles et la pédopornographie prospérer. Le rejet de la supervision par le juge illustre clairement la volonté de l'exécutif de contrôler Internet.
www.laquadrature.net/fr/loppsi-censure-administrative-du-net-adoptee-les-pedophiles-sont-tranquilles

La porte ouverte à la censure politique du Net

La semaine dernière, Éric Besson, secrétaire d'État à l'Économie numérique, demandait à ses services de trouver un moyen d'interdire l'hébergement de WikiLeaks en France, sans passer par la procédure judiciaire classique prévue pour la loi, ni même expliquer de quelle infraction WikiLeaks serait passible. Cette manœuvre choquante est une nouvelle démonstration de la volonté du gouvernement de contourner l'autorité judiciaire pour faire la police sur Internet au mépris des droits fondamentaux.
www.laquadrature.net/fr/wikileaks-et-la-censure-politique-de-linternet-nous-voila-prevenus
www.laquadrature.net/fr/le-filtrage-dinternet-viole-letat-de-droit


La loi LOPPSI fera la fortune des réseaux de pornographie infantile :
http://eco.rue89.com/2010/02/01/la-loppsi-fera-la-fortune-des-reseaux-de-pornographie-infantile-136399

L’Ange bleu, association de lutte contre la pédopornographie, dénonce le filtrage du net :
http://hightech.nouvelobs.com/actualites/depeche/20101118.ZDN3343/filtrage-des-contenus-pedopornographiques-son-efficacite-de-nouveau-contestee.html

Les membres du Parlement européen doutent de l’efficacité des mesures de filtrage :
www.europarl.europa.eu/fr/pressroom/content/20101115IPR94729/html/P%C3%A9dopornographie-doute-sur-l'efficacit%C3%A9-d'un-blocage-des-sites-Internet

Le texte complet de la loi LOPPSI :
www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/lopsi_performance.asp

L’argument de la rapidité est répété en boucle depuis 2008, période durant laquelle la LOPSSI devait être adoptée.

Hortefeux a tenu à mettre en exergue cette exigence de rapidité en soulignant que le décret d’application de l’article 4 sur le blocage était déjà rédigé. Alors même que le Parlement n’a pas encore validé ou finalisé totalement le dispositif.

Ni juge, ni CNIL, ni rapport, ni contrôle

Hortefeux et Ciotti ont, au passage, refusé qu’un rapport soit rédigé pour faire le bilan de ces mesures de blocage après une année ou deux d’activité. A été également refusée toute entrée de la CNIL dans la boucle du filtrage. De même, la liste des sites bloqués sera tenue secrète (contrairement à la liste des revues bloquées en France) et les éventuels tests de filtrage préalables ont été repoussés.

Du coup, le système sera clos, muré dans le secret des murs de l'OCLCTIC, organisme rattaché au ministère de l’Intérieur, chargé de décider qui sera ou non bloqué.
www.pcinpact.com/actu/news/60884-hadopi-loppsi-blocage-site-ciotti.htm

Commentaires sur marianne2 :
Sa Petitesse craint le Web, quatrième pouvoir. Raffarin, Copé, Bertrand, ces petits mandarins de l'UMP, reviennent de Chine où ils ont fait le plein de "bonnes" idées dont la censure politique du web. Sa Petitesse, le fourbe, prépare place Net pour une campagne sans opposition. On le voit venir avec ses gros talons.

J'aimerais adresser un bonjour particulier aux députés qui hier soir ont adopté l'article 4 de la Loppsi permettant le blocage de sites aux niveau des FAI sans intervention d'un juge.
Dans la mesure où vous ne représentez donc plus rien au regard de la République, de la Démocratie, de ses valeurs cardinales, de ses principes supérieurs, il est de mon devoir de citoyen de vous dire :

Vous êtes une bande de raclures qui en d'autres temps auraient voté les pleins pouvoirs à Pétain, et en tant que tels, je vous adresse mon mépris le plus profond ainsi qu'un ''bande d'immondes saloperies irresponsables'' le plus sainement populaire.

www.marianne2.fr/Quand-Nicolas-Sarkozy-veut-devenir-ami-avec-le-Web-francais_a200830.html?com#com_1100437
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Lun 20 Déc - 4:00


Photo : Jean-Michel Rubio (zoom)

Le carnaval des «toits de fortune» tourne mal

Ambiance de carnaval pour commencer: pétards, charivari, manifestants déguisés. Et des lacrymogènes pour finir. La manifestation contre la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite loi LOPPSI 2 s'est achevée sous un méchant feu d'artifice.

Ils étaient 2000 selon les organisateurs, 600 selon la police dans les rues de Toulouse, hier samedi 18 décembre. Pour protester contre l’article 32 de ladite loi examinée cette semaine à l'Assemblée qui prévoit l'évacuation des campements illicites.

Loi rédigée au nom de la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique. Mais qui prévoit l'incrimination des squatters, alors passibles d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende. «On n'a plus le droit de vivre comme on, veut», proteste une manifestante:

Un char encadré par une escouade de miliciens à tête de porcs vêtus de redingote donne le départ de la manifestation, place Saint-Cyprien. «C’est pour montrer le côté fasciste de cette loi, tonne Jean-Michel. Au nom de la lutte contre l’insécurité, L’Etat renforce son arsenal répressif en stigmatisant les plus mal lotis».

Le cortège traverse le pont des Catalans sous la surveillance d'un important dispositif policier. Une file de camions aménagés ferme la marche. Thomas, 32 ans, vit dans un de ces bus aménagé avec sa femme et ses deux enfants sur un terrain agricole : «Il n'y a pas d'insalubrité chez moi, j'ai des toilettes sèches, je vends mes légumes cultivés sans engrais chimique».

«L’article 32 de la loi LOPPSI criminalise tous ceux qui vivent dans des habitations de fortune, tonne Corentin. Le préfet a désormais le droit de les expulser dans un délai de 48 heures. En dehors des SDF, cela concerne aussi les habitants de roulottes, caravanes, tipis, yourtes. Bref, tous ceux qui sont hors normes».

Plus loin, boulevard de Strasbourg, la foule des achats de Noël lève à peine les yeux au passage de la manifestation. La plupart des passants interrogés ignorent le texte de loi. «Pourtant, il n’y pas que ceux qui vivent dans des yourtes qui sont concernés», déplore Olivier, militant de Droit au Logement (DAL).
Renforcement du filtrage Internet, vidéo surveillance, perquisitions informatiques, couvre-feu pour les mineurs, période de sûreté : le tract du DAL, distribué en marge de la manifestation énumère et décrie les principales dispositions de la loi LOPPSI 2.

C'est un automobiliste excité tentant un passage en force au milieu du cortège qui déclenche les embrouilles. Des manifestants s'en prennent à son véhicule et la police s'en prend aux manifestants. Brève échauffourée. Les fonctionnaires nerveux lâchent alors une rafale de lacrymos sur le cortège qui se disperse néanmoins dans le calme autour de la place Wilson.

J-M.E
www.libetoulouse.fr/2007/2010/12/libre-choix-de-son-toit-le-carnaval-tourne-mal.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mer 19 Jan - 16:36


«Je suis toujours inquiet pour le Web»
Interview

Inventeur du World Wide Web à la fin des années 80, Tim Berners-Lee évoque Hadopi, la neutralité du Net et les menaces pesant sur un réseau ouvert.

Tim Berners-Lee est un personnage aussi discret que volubile lorsqu’on l’interroge sur sa création. Légende vivante, ce Britannique de 55 ans est l’inventeur du Web qu’il a mis au point à la toute fin des années 80 afin de permettre aux chercheurs du Cern, le laboratoire international de recherches nucléaires de Genève, en Suisse, de mieux faire circuler leurs travaux.

Le Web est basé sur trois piliers : les liens hypertextes sur lesquels on peut cliquer et leur protocole (HTTP), le système d’adresses (URL) et le langage de construction des pages (HTML). Par extension, il englobe les sites qui peuvent être consultés dans un navigateur, et n’est que l’une des briques d’Internet. Parmi les autres, le courrier électronique ou encore les applications mobiles.

Tim Berners-Lee, diplômé d’Oxford, désormais basé au célèbre MIT de Boston (Massachusetts Institute of Technology), ingénieur aussi fulgurant dans ses développements que passionné par sa matière, continue de présider aux destinées du Web. Il ne cesse de le faire évoluer à la tête du W3C, le consortium qu’il a créé en 1994 pour permettre à son bébé de grandir de la manière la plus harmonieuse possible. Annobli par la reine d’Angleterre en 2004, l’homme est plutôt rare dans les médias. Il a croisé la route de Libération, à la fin 2010, lors d’une conférence du W3C à Lyon. Entretien tous azimuts et tout terrain avec Papa WWW.
[...]
www.ecrans.fr/Je-suis-toujours-inquiet-pour-le,11792.html

Loppsi : filtrage et usurpation d'identité, le Sénat serre les vis
L'article 4 du projet de loi a été adopté hier au Sénat, permettant ainsi le blocage de sites illicites sans l'intervention préalable du juge.
www.ecrans.fr/Loppsi-filtrage-et-usurpation-d,11796.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mer 16 Fév - 11:20


Le gouvernement veut sacrifier la neutralité du Net

Le Secrétaire d'État à l'Économie numérique, Éric Besson, a appelé à la fin de la neutralité du Net, qui jusqu'ici semblait pourtant faire l'objet d'un consensus au sein des décideurs publics français et européens.

En donnant aux opérateurs télécoms la possibilité de vendre des accès prioritaires au réseau, le gouvernement mettrait fin à l'égalité dont jouissent les participants à Internet. Annonce après annonce, l'« Internet civilisé » défendu par Nicolas Sarkozy se dévoile : un Internet contrôlé par l'État et les industries des télécoms et du divertissement, au détriment des libertés fondamentales des citoyens. […]

En effet, une telle évolution de la gestion du trafic Internet irait à l'encontre du principe originel de neutralité du Net qui garantit que les données transitent de manière non discriminée sur le réseau, quels que soient leur nature, émetteur ou destinataire. Les vrais perdants seront les citoyens, puisque l'apparition d'offres premium, fondées sur la discrimination et plus chères, mettra fin à l'égalité des participants sur le réseau.

« Après l'appel à l'interdiction de l'hébergement de WikiLeaks5, cette nouvelle annonce d'Éric Besson fournit une nouvelle illustration de la détermination d'un gouvernement souhaitant à tout prix contrôler Internet et l'information qui y circule », conclut Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature.
www.laquadrature.net/fr/le-gouvernement-veut-sacrifier-la-neutralite-du-net

L’Élysée amorce une stratégie de pré-campagne pour « contrôler Internet » avant l’échéance de 2012.
www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14993

www.dazibaoueb.fr/tag.php?tag=ORANGE
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Jeu 24 Fév - 15:10


Julian Assange à son arrivée au tribunal, le 11 janvier 2011 (AFP/LEON NEAL)

La justice britannique autorise l'extradition de Julian Assange
Assange fait appel de son extradition
L'extradition de Julian Assange vers la Suède a été validée jeudi par la justice britannique. Le fondateur de Wikileaks a immédiatement annoncé son intention de faire appel. "Je dois ordonner l'extradition de M. Assange vers la Suède", a déclaré le juge Howard Riddle. La justice suédoise a émis un mandat d'arrêt européen contre Julian Assange afin de l'entendre dans le cadre d'une affaire de "violences sexuelles" présumées contre deux jeunes Suédoises.
www.europe1.fr/International/Assange-fait-appel-de-son-extradition-427701/
www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/24/julian-assange-sera-fixe-aujourd-hui-sur-son-extradition_1484461_651865.html


D'autres soutiens de WikiLeaks arrêtés
Cinq jeunes hommes ont été arrêtés le 27 janvier en Angleterre pour leur action de soutien au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

Les autorités britanniques ont procédé hier matin à l'interpellation de cinq jeunes hommes, âgés de 15 à 26 ans, soupçonnés d'appartenir au réseau "Anonymous". Les membres de ce groupe, qui s'est juré de défendre le site WikiLeaks -dont le fondateur Julian Assange est toujours assigné à résidence en Angleterre-, sont soupçonnés d'avoir mené des attaques informatiques par déni de service distribué (DDoS) au nom de cette cause. Depuis octobre dernier, ils ont en effet lancé l'opération Payback, qui consiste en la paralysie de sites tels que PayPal, Mastercard et Visa ou encore Amazon, qui avaient boycotté WikiLeaks.

Ces arrestations font suite à celle d'un jeune auvergnat de 15 ans, également membre présumé du réseau "Anonymous". Par ailleurs, le FBI participe également à cette enquête et a procédé à une quarantaine de perquisitions. S'ils sont reconnus coupables d'abus dans le domaine informatique, les cinq hackers anglais pourraient écoper d'une peine de 10 ans de prison et de 5.000 livres d'amende (5.786 euros).
www.maxisciences.com/wikileaks/d-039-autres-soutiens-de-wikileaks-arretes_art12148.html

Le documentaire WikiLeaks, enquête sur un contre-pouvoir, ce soir à 20 h 40 sur LCP
www.20minutes.fr/article/675607/culture-investigateur-investigue-deux-journalistes-francais
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mar 8 Mar - 18:57


La LOPPSI 2, un Patriot Act français

Le Parlement français vient d’adopter une nouvelle loi fourre-tout qui transcrit en droit français diverses mesures du Patriot Act états-unien. Pour le sociologue Jean-Claude Paye, l’inefficacité* du vaste système de surveillance progressivement mis en place atteste que sa finalité réelle est autre que le but annoncé. Les sociétés occidentales évoluent vers un modèle infantilisant où seul le fait de se placer sous le regard enveloppant du pouvoir génère un sentiment de sécurité. [Extraits]

La loi française « LOPPSI 2 », Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure, a été définitivement adoptée ce 8 février 2011 [1]. Ce texte présente de fortes similitudes avec le Patriot Act états-unien, voté immédiatement après les attentats du 11 septembre 2001. Ces deux législations se présentent toutes deux comme un fourre-tout sécuritaire, une collection de mesures disparates, visant à réduire les libertés fondamentales, et contiennent des réformes importantes destinées à assurer un contrôle du Net.

La référence principale de cette loi n’est plus l’image de la guerre contre le terrorisme, mais directement celle d’un état d’urgence, exhibé par l’Etat, afin de se défendre contre ses propres populations.

Les « chevaux de Troie »
Sous le couvert de la lutte contre la « criminalité organisée », la LOPPSI 2 prévoit la possibilité, avec l’autorisation d’un juge d’instruction, de mettre en place, à l’insu de l’utilisateur, un dispositif technique enregistrant les frappes au clavier ou des captures d’écran. Cependant, ce système permettra de retenir toutes les infractions constatées à l’occasion de cette surveillance, même si cela ne concerne pas des faits relevant de la criminalité organisée. Ces dispositifs pourront être installés, sur place ou en s’infiltrant à distance, durant une période renouvelable de huit mois. Afin de mettre en place ce « mouchard », les enquêteurs ont ainsi le droit de s’introduire dans le domicile ou le véhicule de la personne mise en cause, à son insu et, si nécessaire, de nuit. A cet effet, la loi annule les protections constitutionnelles de la vie privée.

Le filtrage du Net
La loi permet d’étendre le filtrage à un contenu qui manifestement n’est pas pédophile. Tel est bien l’enjeu de cet article. Une fois le principe du blocage adopté, il suffit d’étendre progressivement le champ des sites filtrables La loi introduit ainsi une brèche qui annonce d’autres motifs de blocage.

La « cybercriminalité »
La création du délit d’usurpation d’identité devrait favoriser une nette augmentation de l’activité de la « plateforme PHAROS » (Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements) qui permet, depuis janvier 2009, dans le cadre du plan d’action du gouvernement contre « la criminalité sur Internet », la dénonciation en ligne aux services de police, de contenus de sites constitutifs d’infractions. Ces signalements, plus de 1 000 par mois actuellement, sont ensuite traités par l’OCLCTIC.

L’interconnexion des fichiers
Le texte prévoit que les décisions d’acquittement ou de relaxe conduisent à un effacement des données personnelles, « sauf si le procureur de la République en prescrit le maintien pour des raisons liées à la finalité du fichier ». Il lui donne aussi le pouvoir d’effacer les données personnelles ou de les maintenir dans le fichier, en cas de non-lieu ou de classement sans suite.

Quant aux fichiers dits « de rapprochement », ils vont permettre de croiser les données nominatives, recueillies dans différentes enquêtes et cela sans aucune limite en termes de gravité des infractions concernées.

Big Mother
À première vue, la loi est illisible. Il y a cependant une forte cohérence entre les différentes dispositions […] en ce qui concerne l’intention du pouvoir.
La criminalisation des squatters, des gens du voyage, des étrangers en situation irrégulière ou simplement des jeunes, sous entend que toute forme d’existence, qui n’est pas étroitement contrôlée, est dangereuse.

en remplaçant « vidéosurveillance » par « vidéoprotection ». Cette permutation n’est pas destinée à nous tromper.
Une enquête de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés nous avait appris que, en 2008, les fichiers policiers français comprenaient 83% d’erreurs. L’objectif est tout autre, il s’agit de nous intimer que notre protection consiste à nous abandonner au pouvoir et ainsi à renoncer à tout droit à une vie privée.

L’enfermement dans le « regard » du pouvoir
La loi enregistre l’absence de limites à l’exercice du pouvoir exécutif, renversant ainsi le rôle traditionnel de celle-ci.
La LOPPSI 2 est éclairante pour saisir cette mutation, plus particulièrement la constitution des « fichiers d’antécédents ». Cette procédure nous indique que la finalité de ces fichiers n’est pas la surveillance des populations. Elle nous confirme ce que nous apprend une enquête de la CNIL [5] : sur ces trois dernières années, plus d’un million de personnes sont toujours marquées comme « suspectes », alors même qu’elles ont été blanchies par la Justice [6].
Ici aussi, il ne s’agit pas de surveiller les populations, mais d’installer chez elles, le sentiment qu’elles n’ont aucune marge de manœuvre face à l’arbitraire du pouvoir, face à la manière dont on les désigne.

La LOPPSI n’est pas, comme on l’a souvent écrit, la manifestation d’une société de surveillance, mais bien celle d’une « société scopique », d’une société qui nous enferme dans le regard du pouvoir, auquel l’individu doit s’identifier afin d’assurer sa protection. L’insécurité résulte alors d’être en dehors de ce regard comme, par exemple se placer en dehors de l’oeil des caméras. L’enjeu n’est pas d’identifier les criminels ou même les « personnes à risques ». Il s’agit de faire accepter par les citoyens que le pouvoir a la capacité de les nommer, de disposer de leur existence et qu’ils n’ont aucun recours contre cet état de fait.

Jean-Claude Paye
www.voltairenet.org/article168694.html
*http://sarko-verdose.bbactif.com/t297-bientot-60000-cameras-de-videosurveillance-de-plus-dans-quel-but
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mar 8 Mar - 19:06


Cyber-attaque de l’Élysée, de Bercy, du Quai d’Orsay : une aubaine pour les censeurs et liberticides.
En témoigne l’éditorial de Libération :

« Sans limite »

L’histoire d’Internet s’accélère à grande vitesse. En quelques semaines, chacun aura pu voir quatre visages successifs de la Toile.

Celui de Julian Assange d’abord et des rebelles globalisés de WikiLeaks, jusqu’au-boutistes de la transparence et pionniers d’un nouveau contre-pouvoir à la toute-puissance américaine. Celui des deux blogueurs emblématiques des soulèvements arabes, le Tunisien Slim Amamou et l’Egyptien Wael Ghoneim, inventeurs géniaux d’une mobilisation sociale et numérique qui continue d’électriser les peuples via Facebook et Twitter.

Celui des dictateurs, on l’oublie trop souvent, qui, de Téhéran à Pékin, en passant par Moscou, ont investi massivement la Toile pour l’inonder de leur propagande, contrôler, surveiller, et identifier tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Enfin, les activistes masqués de la cyberguerre viennent de faire irruption en conduisant une attaque sans précédent contre les ordinateurs de l’Elysée et du ministère des Finances. Si les mobiles sont vieux comme le monde - espionner, affaiblir, déstabiliser ses ennemis -, les armes changent.

Des experts sérieux affirment que la France, pas plus que l’Europe, n’y est préparée et ils s’inquiètent de la vulnérabilité de nos systèmes d’information. Sur la Toile, les régimes autoritaires ont souvent un temps d’avance. Russes et Chinois, par exemple, ont intégré dans leurs services secrets d’anciens hackers dont ils utilisent le savoir-faire. Les États, comme les peuples, utilisent désormais la puissance du Web. Et elle est sans limite.
www.liberation.fr/societe/01012324315-sans-limite
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mar 8 Mar - 19:15


Bradley Manning le 24 octobre 2010 (MAXPPP)

"La taupe de Wikileaks" obligée de dormir nu : "un traitement dégradant"

L'avocat du soldat Manning dénonce les conditions d'incarcération du G.I accusé d'avoir livré des informations à Wikileaks.

À force de braquer les projecteurs sur Julian Assange, on avait oublié Bradley Manning. Soupçonné par la justice américaine d'avoir livré des informations à Wikileaks, ce soldat américain croupit dans la prison militaire de Quantico (Virginie), en attendant d'être jugé. Son avocat dénonce ses conditions de détention.

L'avocat de Bradley Manning a révélé sur son blog le "traitement dégradant et inexcusable" dont fait l'objet son client. Il est en effet obligé de dormir nu. Il doit rendre chaque soir ses vêtements. Et assiste à l'appel matinal dans le plus simple appareil, au milieu de ses codétenus. C'est ensuite seulement que ses affaires lui sont rendues.

Pourquoi une telle mesure ? Elle a été décidée après un commentaire sarcastique de Manning sur la possibilité d'utiliser ses sous-vêtements pour se pendre. C’est une "mesure de précaution" pour l’empêcher de se mutiler, a expliqué au New York Times le porte-parole de la prison.

"Ce traitement est d'autant plus dégradant que Bradley Manning est observé tout le temps", s'insurge son avocat. Le jeune homme de 23 ans est sous la surveillance constante de caméras et des gardiens l'inspectent toutes les cinq minutes pour vérifier qu'il ne se blesse pas.

Fin janvier déjà, ses partisans avaient protesté contre ses conditions de détention. Manning avait été classifié comme un prisonnier potentiellement suicidaire. C'était dans le but de lui imposer des conditions de détention plus dures, avait lui-même reconnu le commandant James Averhart, responsable de sa détention.

Bradley Manning risque la prison à vie. Il est accusé d'être à l'origine de la divulgation de la vidéo secrète de l'attaque menée en 2007 à Bagdad par un hélicoptère de l'armée américaine contre des civils. Il est également soupçonné d'avoir livré à Wikileaks des centaines de milliers de rapports militaires sur la guerre en Irak et en Afghanistan, ainsi que des milliers de câbles diplomatiques du département d'État.

www.lepost.fr/article/2011/03/07/2426815_la-taupe-de-wikileaks-obligee-de-dormir-nu-un-traitement-degradant.html
www.nytimes.com/2011/03/05/world/05manning.html?scp=1&sq=Denise%20Barnes&st=cse
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Mar 24 Mai - 15:03

Sarkozy ne veut pas "civiliser" l'Internet, il veut le "coloniser". Non content d'avoir fait des cyberdissidents des persona non grata, son projet s'inspire directement du programme de censure et de filtrage de l'internet chinois.


De l’internet des “pédo-nazis” à l’”Internet civilisé”
[Extraits]

La révélation, par Frédéric Martel sur Marianne2.fr, que Nicolas Sarkozy avait empêché Bernard Kouchner d’organiser une conférence internationale sur la liberté d’expression sur Internet, montre bien à quel point le président de la République cherche moins à “civiliser” l’Internet qu’à le “coloniser“, avec tout ce que cela peut signifier en terme d’atteintes aux libertés, de discriminations, et de violences institutionnelles :
    Alors que Kouchner évoquait les « cyberdissidents », Nicolas Sarkozy répond en termes de « cybercriminalité ». Kouchner met en avant la « liberté de la presse », le président craint, lui, les « zones de non-droit », propose de « bâtir un Internet civilisé, respectueux des droits de tous ». Le ministre militait pour défendre les « droits de l’homme » et un Internet « ouvert », Sarkozy lui répond que cette conférence doit être « l’occasion de promouvoir les initiatives de régulation, en particulier la loi Hadopi ». Sarkozy choisit un Internet fermé !
De fait, “l’Élysée ne veut pas entendre parler de cyberdissidence, ni de liberté d’expression, il veut du « contrôle »“, ce pour quoi “les cyberdissidents deviennent définitivement persona non grata au e-G8“.

Il suffit également de regarder la carte des Internets européens qu’OWNI publiera à l’occasion de l’e-G8 pour mesurer à quel point la France a bien mérité d’être placée, cette année, “sous surveillance” dans le listing des “ennemis de l’Internet” établi par Reporters sans frontières (RSF).

Sarkozy a donc repris à son compte la notion d’”internet civilisé” introduite par la République populaire de Chine en 2006 afin de justifier sa Grande e-muraille de Chine, créée pour surveiller, filtrer et censurer l’Internet chinois.

l’utilisation même de l’expression “Internet civilisé” souligne bien à quel point, pour ceux qui l’exploitent, le Net tel qu’il existe depuis au moins 15 ans maintenant, relèverait, sinon de la barbarie, tout du moins d’un espace qu’il conviendrait de “coloniser“.

70 CEO vs 10 ONG

Sarkozy vante également la “dynamique multipartite et le rôle moteur joué par le secteur privé et la société civile” sur l’Internet, ce qui l’a “convaincu de convier à Paris les principales parties prenantes de l’écosystème“.

Plusieurs campagnes et pétitions ont ainsi été lancées, ces dernières semaines, pour déplorer cette conception toute particulière de l’”écosystème” du numérique, le peu de cas fait de la société civile (70 entreprises privées d’un côté, 10 ONG de l’autre).

La Coalition pour la Gouvernance d’Internet, qui réunit de nombreux pionniers de la gouvernance de l’internet, a ainsi publié une lettre ouverte (en français) où elle se dit “très inquiète de la façon dont le e-G8 Forum est organisé car il ne tient pas compte des bonnes pratiques actuelles en matière de politique publique (et) jette aussi par-dessus bord le principe de participation multipartite qui s’est développé à l’échelle mondiale, particulièrement dans le secteur de la gouvernance d’Internet”

De son côté, Access, une ONG internationale de défense des libertés sur le Net, vient de lancer une pétition* pour appeler le G8 à protéger le Net

Enfin, la Quadrature du Net a, avec d’autres ONG de défense des libertés, lancé g8internet.com afin d’y lancer un “Appel à la résistance créative”**

Dans l’article qu’ils avaient consacré à l’”Internet civilisé“, Laurent Checola et Damien Leloup, du Monde.fr, avaient ainsi relevé cette phrase pleine de sous-entendus :
    Nous allons mettre sur la table une question centrale, celle de l’Internet civilisé, je ne dis pas de l’internet régulé, je dis de l’internet civilisé.
Juste après avoir détruit le FDI [Forum des droits sur l’internet], Nicolas Sarkozy a inauguré un “Conseil National du Numérique” (CNN), afin de draguer le numérique et où ne figure, là non plus, aucun représentant de la société civile, mais que des chefs ou représentants d’entreprises privées… Nicolas Voisin (Ndlr, fondateur d’OWNI), pense qu’il est possible de hacker le CNN de l’intérieur, et d’y faire valoir les libertés des internautes.

On attend avec impatience ce qu’en diront les participants à cet e-G8. Le modérateur de l’atelier consacré aux “nouveaux outils pour la liberté“, Olivier Fleurot, le seul Français à avoir dirigé le Financial Times (où il avait brillé en évinçant le directeur de la rédaction qu’il accusait d’être “gratuitement agressif à l’égard de la City“), est le président de l’association européenne des agences de communication (EACA), et a été choisi par Maurice Lévy*** (le PDG de Publicis, organisateur de l’e-G8), pour faire passer l’agence de pub au mode 2.0, et “accompagner les transferts de budget des médias traditionnels vers le Net et le téléphone mobile“. Tout un programme.
http://owni.fr/2011/05/23/de-l%E2%80%99internet-des-%E2%80%9Cpedo-nazis%E2%80%9D-a-l%E2%80%99%E2%80%9Dinternet-civilise%E2%80%9D/

* www.accessnow.org/page/s/g8-protect-the-net cyclops
** http://g8internet.com/?lang=fr cyclops

***Maurice Lévy est le président de l'Afep, puissant lobby patronal.
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Ven 27 Mai - 17:38


« Sarkozy a tenté de planter le drapeau français sur Internet »

Retour sur le e-G8 avec un entretien vidéo de l’expert Jeff Jarvis, et d’autres interventions de défenseurs du Net libre.

Mardi dernier, dans notre compte-rendu du discours de Nicolas Sarkozy en ouverture du forum e-G8, on s’était fait l’écho de l’échange entre le président de la République et le journaliste américain Jeff Jarvis. Ce dernier, spécialiste du Net et auteur de la Machine Google, parue en 2009, avait brièvement tenté d’expliquer au président son souhait de le voir prêter le serment d’Hippocrate adapté au Net, qu’on pourrait résumer à : ne lui faites pas de mal. Cette notion avait été expliquée la veille dans un billet paru sur le blog de Jarvis, et la réponse du président, moqueuse, montrait bien le décalage entre l’actuel locataire de l’Elysée et les représentants de l’Internet libre.

Au cours de la journée, nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à Jeff Jarvis :
http://video.liberation.fr/video/iLyROoafziEk.html cyclops

Parmi ses propos, on notera le regret de ne pas avoir vu une initiative comparable au e-G8 organisée par les habituels défenseurs d’un Internet libre et ouvert. Le lendemain, soit le deuxième et dernier jour du e-G8, une contre-conférence de la « société civile » était improvisée dans la salle de presse. Jeff Jarvis y était présent, aux côtés de Jérémie Zimmermann (porte-parole de La Quadrature du Net), Jean-François Julliard (directeur de Reporter Sans Frontières), Yochai Benkler (co-directeur du Berkman Center for the Internet), Susan P. Crawford (une ancienne membre de l’ICANN) et Lawrence Lessig (le fondateur des Creative Commons, professeur à l’Université de droit de Harvard). Nous en avions proposé un résumé ; l’intervention est visible en intégralité (à 3 minutes près !) grâce à une vidéo d’Owni, principalement en anglais [...]

Alexandre Hervaud
www.ecrans.fr/Sarkozy-a-tente-de-planter-le,12840.html
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MessageSujet: Re: Hadopi - Menace sur internet - Instrumentalisation du piratage   Aujourd'hui à 12:33

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