sarkoverdose

Politique, culture, art, humour...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mer 9 Déc - 8:27



La stratégie de Besancenot pour les régionales contestée

Ce 7 décembre 2009, les militants du NPA se sont exprimés sur la possibilité de former des alliances en vue des régionales. La ligne autonome d'Olivier Besancenot a été mise en péril par les partisans de l'unité de la gauche radicale.

Olivier Besancenot est sur la sellette. Sa stratégie pour les régionales est contestée au sein même de son parti. Hier soir, lors d'un scrutin interne, son texte défendant des listes autonomes au premier tour n'a recueilli que 36,3% des voix. Il est talonné par les 31,5% du texte défendant des "listes unitaires" au sein du Front de Gauche avec le PCF et le Parti de Gauche (PG). Une position défendue par Leïla Chaibi et Yann Cochin.

"Avoir 36% des voix, ce n'est pas bon pour la direction d'un parti, il y a un vrai désaveu", a reconnu à l'AFP Pierre-François Grond, membre de la direction du parti et proche d'Olivier Besancenot. "On a été un peu pris en tenaille" entre ceux pour qui l'unité est "vouée à l'échec", et "ceux qui nous reprochent de ne pas être allés jusqu'au bout" dans les discussions unitaires, explique-t-il.

"Un vrai désaveu"

Le différend entre les proches d'Olivier Besancenot et le Front de gauche porte sur la participation aux exécutifs régionaux. A l'inverse du PCF et du PG, le porte-parole du NPA refuse tout "accord de gestion" avec le PS. Les négociations entre NPA, PCF et PG ont pour l'instant échoué, chacun se rejetant la responsabilité des blocages. En Bretagne, en Languedoc-Roussillon ou en Basse-Normandie, des listes unitaires devraient toutefois voir le jour. [...]

Si elle se déclare elle aussi hostile à tout accord avec le PS, Leïla Chaibi estime qu'"il ne peut pas y avoir de blocage si le PCF entre de son côté au sein des exécutifs régionaux". Et ajoute : "Si le NPA part seul, je ne ferai pas campagne".

La lutte des gauches

La ligne d'Olivier Besancenot avait déjà été contestée au sein du NPA par Chrisitian Piquet. Ce dernier avec son mouvement "Gauche Unitaire" avait quitté le parti pour rejoindre le Front de gauche aux côtés du PCF et du Parti de Gauche. Pour Leïla Chaibi, la question d'un départ se pose aussi au sein de son courant : "une partie veut proposer une campagne unitaire avec le Front de Gauche, l'autre, majoritaire, s'y refuse". (...)

www.lexpress.fr/actualite/politique/la-strategie-de-besancenot-pour-les-regionales-contestee_834557.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Jeu 10 Déc - 2:06



Régionales : le PCF tente de confisquer le Front de gauche

La secrétaire nationale, Marie-George Buffet doit gérer les impatiences de son appareil. Voire même un certain esprit de revanche sur le congrès de décembre 2008 où la minorité dite des « transformateurs » avait contesté la direction. Dans deux régions, ses leaders viennent de se faire écarter.

Le premier, le plus emblématique, est Patrick Braouezec. Le député de Seine-Saint-Denis avait postulé pour conduire la liste en Ile-de-France et tenter d’élargir la coalition électorale à des personnalités comme Clémentine Autain, la conseillère régionale sortante Claire Villiers, ou encore des syndicalistes et des intellectuels. [...]

Lundi 8 décembre, Michel Laurent a obtenu par un vote une courte majorité au sein du groupe de travail en faveur de son frère. La tête de liste du « 93″ a été réservée à Marie-George Buffet. Et comme lot de consolation, il a été proposé à M. Braouezec d’animer le comité de soutien… de Pierre Laurent.

Marie-Pierre Vieu, chef de file des « tranformateurs » au dernier congrès, a aussi fait les frais de cette fermeture en Midi-Pyrénées.

il lui a été clairement indiqué qu’il n’était pas question de confier un tel poste à une « liquidatrice du parti ». Quant aux huit têtes de listes fédérales, la fédération régionale PCF propose huit communistes. Mme Vieu a donc jeté l’éponge.

LES PARTENAIRES DU FRONT DE GAUCHE SE REBIFFENT

Le Parti de Gauche revendique six têtes de listes régionales : outre l’Ile-de-France pour M. Mélenchon (« Ce sera l’Ile-de-France et rien d’autre », répère celui-ci), Rhône-Alpes, la Franche-Comté, le Languedoc-Roussillon et les Pays de Loire.

La Gauche Unitaire de Christian Picquet, plus modeste, aimerait conduire le Front de Gauche dans deux régions : Rhône-Alpes et Haute-Normandie. Et avoir une tête de liste pour son leader Christian Picquet dans un département d’Ile-de-France.

Toutes ces demandes ont pour le moment été refusées Place du Colonel Fabien.

« Le Front de gauche, ce n’est pas l’union autour du PCF. S’ils continuent comme ça, ils vont faire dérailler le train », grince un ami de M. Picquet.

Sylvia Zappi
www.jennar.fr/index.php/regionales-le-pcf-tente-de-confisquer-le-front-de-gauche/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Parti "socialiste"   Jeu 4 Mar - 19:06



Robert Badinter, sénateur PS des Hauts-de-Seine, est l'invité du 7/10 de France Inter le 22 juin 2009.
En réponse à une question de Nicolas Demorand (7mn 41), l'ancien président du Conseil Constitutionnel dit que si le PS revient un jour au pouvoir, il ne reviendra pas sur le tripatouillage de la Constitution orchestré par l'UMP.
Vidéo

Depuis le 1er mars 2010, la Poste est une société anonyme à capitaux publics.  Razzy Hammadi, secrétaire national du PS chargé des services publics, le dit «solennellement» : «Si le PS revient au pouvoir, les choses ne resteront pas en l'état.» Un retour en arrière ? Non, une autre façon d'aller de l'avant, selon lui (...)
www.liberation.fr/economie/0101622081-une-poignee-d-irreductibles-s-accrochent-a-leur-poste



Michel Sapin (PS) :
«Rétablir les 100.000 postes de fonctionnaires supprimés serait irresponsable»

www.mediapart.fr/journal/economie/250210/sapin-ps-retablir-les-100000-postes-de-fonctionnaires-supprimes-serait-irres
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Sapin




Pour Strauss-Kahn,
11€ de plus pour le smic ukrainien, c'est trop !

A l'annonce de l'augmentation de 20% du salaire minimum validée par le président ukrainien, Dominique Strauss-Kahn,  Directeur général du Fonds monétaire international, a hurlé au déficit ! Rapporté au revenus nationaux, l'augmentation représenterait un peu plus de 10€ par mois...
www.marianne2.fr/Pour-DSK,-11-de-plus-pour-le-smic-ukrainien,-c-est-trop-!_a182638.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Dim 29 Aoû - 23:25



Joly, Mélenchon : qu’en pensent les socialistes ?

A défaut de pouvoir librement s’exprimer sur les possibles candidats socialistes, les dirigeants PS réunis à La Rochelle se montrent un peu plus prolixes sur les candidats potentiels des formations «alliées».

[…] Antonio Duarte ? C’est cet ancien du MoDem qui, après avoir lancé en 2007 Planète verte pour soutenir François Bayrou, a eu la judicieuse idée, tout seul ou presque, de créer le Club DSK. Une trentaine de supporters se seraient retrouvés. A huis clos. Le rendez-vous aurait été fermé à la presse : une concession faite aux lieutenants de DSK, affirme Duarte...

Mais qu’en est-il des candidatures extérieures au Parti socialiste, des candidatures de leurs alliés potentiels à gauche ? Celle d’Eva Joly, par exemple, qui s’est précisée le week-end dernier lors des «Journées d’été» d’Europe écologie à Nantes ? Là, les cadres du parti se montrent un poil plus prolixes. «Eva Joly ? Quelle est sa ligne politique ?», s’interroge par exemple Guillaume Bachelay (…)

Il n’empêche, la Première secrétaire confie tout de même avoir du respect pour «le parcours d’Eva Joly». En revanche, sa sortie sur Dominique Strauss-Kahn («Je le connais bien, je l’ai mis en examen») bom, elle ne la digère pas. (...)

Reste Jean-Luc Mélenchon. A gauche, en dehors du PS, il est le seul avec Eva Joly à être sorti du bois. Et l’ex du Parti socialiste ne suscite pas vraiment d’animosité. Au contraire. «Il a souvent été méprisé au PS. Il faut s’en souvenir. Aujourd’hui, il fait ce qu’il veut, il dit ce qu’il veut. Il a peut-être pris la montgolfière, mais il faut le laisser faire», juge un proche de Strauss-Kahn. Et même s’il tape sans relâche sur le patron du FMI. Car tous prédisent, effet Sarkozy oblige, un report de voix massif des électeurs de la gauche de la gauche sur le candidat socialiste au second tour. Rolling Eyes
(…)

Gérald Andrieu
www.marianne2.fr/Joly-Melenchon-qu-en-pensent-les-socialistes_a196736.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mer 22 Sep - 18:54


Libre-échange ou protectionnisme ?
À Pau, Todd dénonce le vide du projet économique du PS

À Pau, à l’occasion de leurs Journées parlementaires, les responsables PS ont tous usé d’un même slogan : «la République est abîmée». Mais il aura suffi d'Emmanuel Todd pour rappeler que si l’unité règne, ça n’est vraiment pas parce que le Parti socialiste a su régler les questions les plus fondamentales. Comme son rapport au libre-échange…

[...] «Le Parti socialiste est en dessous», ajoute-il. Et Todd de décrire une «société atomisée» qui ne saura se réconcilier avec le PS qu’à la condition que ce dernier accepte de «balancer le concept complètement ringard de libre-échange» pour lui substituer un «protectionnisme européen». Si tel était le cas, explique-t-il, « les gens auraient autre chose sous les yeux que ce monde de rétrécissement». En attendant, par son positionnement — ou plutôt par son absence de positionnement — le PS nourrirait «le sarkozysme» plus qu’il ne le combattrait.

Emmanuelli : «Le protectionnisme, c'est le sujet numéro un !»

Pour le député des Landes, Henri Emmanuelli, le protectionnisme a beau être un « mot tabou », c’est pourtant bien «à ça qu’il faut réfléchir», assène-t-il à ses camarades, «C’est même le sujet numéro un».

Las, le protectionnisme n’a guère de partisans au-delà de l’aile gauche du PS à laquelle appartient Emmanuelli. À l’issue de la plénière, ce dernier le reconnaît aisément : «On les a intoxiqués pendant près de quinze ans. Ils sont tombés dans la vulgate libérale pour le plus grand bonheur des libéraux.». Mais «ça bouge», concède-t-il. Il est vrai que les parlementaires qui sont proches d’Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon s’enorgueillissent d’avoir fait entrer le protectionnisme dans les textes du parti. Au prix d’un petit virage sémantique. Adieu donc le mot «protectionnisme». Trop anxiogène sans doute. Bienvenue au «juste échange» et aux «écluses» sociales et écologistes.

Reste que si c’est à Dominique Strauss-Kahn que revient finalement la tâche de conduire le PS au combat élyséen, le «juste échange» et autres «écluses» risquent de finir aux oubliettes. Pour l'heure, ça ne semble pas d'actualité. L'aile gauche a misé sur la maire de Lille plus que sur l'exilé de Washington. «Le problème, c’est que Martine Aubry s’enfonce dans une stratégie d’attente» […]

Gérald Andrieu
www.marianne2.fr/A-Pau,-Todd-denonce-le-vide-du-projet-economique-du-PS_a197697.html

Le FMI de Strauss-Kahn pour "la modération du salaire minimum"

Dans son bulletin, l'instance internationale juge positivement la réforme des retraites et appelle à davantage de libéralisation.

Le Fonds Monétaire International, dans son bulletin en ligne du 30 juillet n'est pas avare de compliments pour la politique menée actuellement, comme l'a repéré Mediapart.

Des économies toutes trouvées pour réduire le déficit :
"Pour préserver la viabilité budgétaire sans compromettre la reprise, les efforts d’ajustement doivent être concentrés sur les mesures qui nuiront le moins à l'activité économique, à savoir la réforme des prestations des systèmes de retraite et de santé".

Une réforme des retraites for-mi-da-ble :
"Dans cette optique, la grande et difficile réforme des retraites annoncée récemment vise à réduire à terme le déficit du système des retraites; elle met à juste titre l'accent sur le relèvement de l'âge du départ effectif à la retraite, en faisant passer progressivement de 60 à 62 ans l’âge légal du départ en retraite et de 65 à 67 ans l’âge légal minium ouvrant droit à une pension complète."

Un jugement flatteur pour le gouvernement :
"Il est essentiel que les autorités mettent pleinement en oeuvre leur ambitieux programme de réformes structurelles pour combler les pertes de production essuyées pendant la récession et insuffler une nouvelle vigueur à la reprise "

Le salaire voilà l'ennemi :
"Pour accroître la compétitivité de l’économie française et mettre à profit l’expansion du commerce international, il faut de nouveau privilégier les mesures propres à modérer la croissance des coûts salariaux, intensifier la concurrence et promouvoir l’innovation."

Un SMIC vraiment minimum :
"Outre les politiques d’activation engagées sur le marché du travail et les mesures de formation, la modération du salaire minimum devrait être poursuivie afin d’établir progressivement une échelle des salaires incitative pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés.

Obliger les plus âgés à travailler :
"Pour soutenir l’emploi des travailleurs plus âgés, il convient d’améliorer les incitations à continuer de travailler, notamment par la mise en oeuvre effective d’exigences en matière de recherche d'emploi, parallèlement à la réforme du système de retraite."

Et tout ça, c'est pour notre bien :
"Une déréglementation plus poussée des marchés des produits serait de nature à accroître l’efficience économique et le bien-être. La directive services de l’UE doit être suivie pour assurer une plus grande libéralisation, y compris dans les services professionnels."
www.lepost.fr/article/2010/08/04/2174463_le-fmi-de-dominique-strass-kahn-pour-la-moderation-du-salaire-minimum.html

Dans son dernier rapport sur l'économie française, le FMI valide les grandes lignes de la rigueur prônée par le gouvernement. Au passage, l'institution de Dominique Strauss-Kahn défend sans détour la réforme des retraites d'Éric Woerth. Qu'en dit le PS ? «Sur les retraites, cela aura des conséquences politiques assez lourdes», assure le socialiste Michel Sapin.
www.mediapart.fr/journal/economie/020810/le-fmi-de-dsk-soutient-la-reforme-des-retraites

Libre-échange même dans l’intimité !
www.20minutes.fr/article/264190/Politique-Enquete-ouverte-sur-DSK-soupconne-d-abus-de-pouvoir.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mer 22 Sep - 20:15



Terra Nova s'éloignerait du néolibéralisme

[extraits] son président Olivier Ferrand, converti à la thèse de la paupérisation des classes moyennes, appelle à une expansion salariale qui tourne le dos aux politiques économiques menées par la droite et la gauche ces vingt dernières années. Le problème est qu'il n'en tire pas encore les conséquences.

Depuis la crise financière de 2008, deux thèses s'affrontent de façon feutrée :

- la première considère que la crise est due aux excès de la finance et des banques ; on en sortira donc par une régulation plus sévère des activités financières ainsi que par l'assainissement des finances publiques. La majeure partie des économistes en vue - Daniel Cohen, Jacques Attali, Christian de Boissieu - s'efforcent de diffuser cette analyse. Du côté du PS, Dominique Strauss-Kahn mais aussi François Hollande ou Manuel Vals sont sur cette ligne ;

- la seconde juge que les subprime ne sont pas seulement dues à la rapacité des banquiers mais sont la conséquence lointaine d'un phénomène qui dure depuis vingt ans : on a prêté de l'argent aux classes moyennes pour leur permettre de continuer à consommer au-delà de ce qu'elles gagnent. Autrement dit, le modèle néolibéral a affaibli considérablement la demande mondiale ; on en sortira donc en redonnant du pouvoir d'achat aux salariés pour faire repartir la croissance.

le patron de terra Nova a été impressionné par les chiffres de l'OIT : la crise a mis 30 millions de personnes au chômage (75% dans les pays développés !), ce qui porte à 210 millions le nombre de chômeurs officiels dans le monde, soit 7% de la population mondiale active. Parmi eux, 80% de jeunes.

Ferrand propose de refonder la politique économique autour d'un nouveau keynésianisme qui combinerait la soutien des finances publiques à l'économie (sans toutefois surendetter les États), la coordination des politiques économiques et l'instauration de politiques salariales.

constatant « la stagnation des salaires des classes moyennes », - qu'Emmanuel Todd, Jean-Luc Gréau et quelques autres s'échinent à dénoncer depuis des années - Olivier Ferrand prône une expansion salariale.

Comment provoquer une expansion salariale

Espérons que cette conversion pèsera sur l'élaboration du programme du PS pour 2012. Espérons surtout que Terra Nova nous expliquera comment parvenir à ces augmentations de salaires qu'appelle Ferrand de ses voeux dans un contexte de délocalisations continues vers le moins disant salarial, de libre-échange intégral sur le marché du travail, et de syndicalisme atrophié.

Mais comment provoquer une expansion salariale sans outil monétaire (l'euro ne protège pas l'industrie européenne) ni budgétaire (le risque de surendettement) et en restant dans le cadre de l'économie de marché ? Comment pousser les entreprises à augmenter les salaires sans les empêcher de délocaliser pour faire baisser le coût du travail ? Comment le faire sans réglementer plus fortement le marché du travail ni faire payer les rentiers, ni remettre en question le fonctionnement de l'euro ?

Philippe Cohen
www.marianne2.fr/Bonne-nouvelle-Terra-Nova-s-eloigne-du-neoliberalisme_a197704.html

Le cercle de réflexion Terra Nova (PS) compte parmi ses membres Michel Rocard, Daniel Cohn-Bendit, Henri Weber, Peter Mandelson, Yannos Papantoniou, et Maria Joao Rodrigues, conseillère spéciale de l’Union Européenne pour la stratégie de Lisbonne.
http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-les-nouvelles-terres-du-p-s-sont-marecageuses-50048265.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Sam 25 Sep - 19:31



La fabrique d’un candidat

L’après Sarkozy est ouvert : les médias l’ont lâché, même la droite n’y croit plus, la bourgeoisie lui cherche un remplaçant moins clinquant. Dans son numéro de rentrée, Fakir dévoile, entre autres, les manœuvres du patronat et de ses médias pour imposer DSK.
www.fakirpresse.info/articles/354/fakir-prepare-l-apres-sarkozy.html

Image André

Les radis d'or du parti socialiste
« Rouges à l'extérieur, blancs à l'intérieur, et toujours près de l'assiette au beurre. »

Qui a conçu et proposé l’Acte unique européen (sans lequel la directive Bolkestein était impossible) et le traité de Maastricht (qui interdit aux pouvoirs publics d’emprunter auprès de banques publiques ; qui programme la libéralisation notamment des services financiers, etc.) ?
Jacques Delors, soutenu par 13 gouvernements sociaux-démocrates sur quinze.

Qui a soutenu la stratégie de Lisbonne et les décisions de Barcelone sans lesquelles la privatisation de certains services publics n’aurait pas pu être décidée par la droite ?
Le gouvernement Jospin.

Qui a soutenu le TCE et qui soutient aujourd’hui son copié-collé le traité de Lisbonne où est prohibée toute restriction aux mouvements des capitaux ?
Le PS.

Qui soutient au Parlement européen une Commission européenne gardienne dogmatique de la dictature des marchés ?
Le Groupe socialiste.

Qui soutient au Parlement européen la création d’un marché commun transatlantique avec ce que cela signifie de dérégulations et d’adaptation aux règles américaines chez nous ?
Le Groupe socialiste.



Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn

Qui donc pilote les deux institutions internationales les plus nuisibles pour les peuples, l’OMC et le FMI ?
Deux membres éminents du PS.

www.france.attac.org/spip.php?article9188
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Ven 19 Nov - 15:20



Arnaud Montebourg candidat aux primaires du PS

Le président du conseil général de Saône-et-Loire officialisera sa candidature aux primaires du parti socialiste, ce samedi 20 novembre 2010, à Frangy-en-Bresse, lors d'un discours à 11h. Il sera entouré de militants et de plusieurs soutiens.
http://bourgogne-franche-comte.france3.fr/info/sud-bourgogne/montebourg-candidat-aux-primaires-du-ps-65904928.html

Montebourg présente ses idées et ses rêves

Des idées et des rêves, livre analytique de la situation politique, économique et sociale de la France et fort de cent propositions s’appuie notamment sur l’expérience de quatorze années de son mandat de député. La Saône-et-Loire a inévitablement servi de laboratoire de son trajet personnel et des orientations économiques et sociales qu’il veut « décapante pour le pays ».

En relatant les récits de Karine, Elise, Jeanine, travailleuses bressanes infatigables en proie à de dures conditions de travail, Arnaud Montebourg fait référence avec le dossier Kodak à ces « otages économiques » qualifiés de victimes selon lui de la mondialisation. Il cite aussi l’entreprise Manitowoc à La Clayette, actionnaire américain qui a fermé un grand nombre de ses lieux de production « alors qu’il distribuait dans le même temps des dividendes aux actionnaires ». «...Tout au long de ces années, j’ai vu ces hommes et ces femmes payer de leur personne pour gagner leur vie et nourrir leur famille. Ils sont les grands perdants de la mondialisation...»

L’apologie du capitalisme coopératif

L’auteur fait l’apologie du capitalisme coopératif où l’on apprend que la secrétaire du Groupe Chèque Déjeuner, par exemple, gagne 3500 euros et le PDG, 12 000 euros par mois, soit un écart de «1 à 3,5 seulement». Selon l’auteur qui écrit à la première personne, cette«force irrésistible du changement» se situe «au carrefour des grandes idéologies que sont le socialisme, le christianisme social et le solidarisme républicain».

La politique doit reprendre le contrôle de l’économie. Voilà l’idée suprême de l’élu socialiste, pourfendeur des paradis fiscaux, favorable à la fin des stocks-options comme moyen de rémunérer les dirigeants d’entreprises, initiateur d’un pacte de tranquillité publique pour la montée de la violence et porteur de la naissance de la VIe République «soumise à référendum, dans les six mois suivant l’élection présidentielle». Sa rencontre avec Al Gore il y a quatre ans l’a bouleversé et a profondément changé le « sens de son engagement public ». Pas de doute, l’écologie « doit entrer dans l’économie ».
www.lejsl.com/fr/accueil/article/4160562/Montebourg-presente-ses-idees-et-ses-reves.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mar 24 Mai - 19:43


Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste :
Avec Aubry et Hollande, pas de remise en cause du système, de la mondialisation.
Le socialisme de l’ajustement conduit au soutien de Christine Lagarde au FMI, c’est-à-dire que sur les orientations politiques, il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche européennes, qui sont favorables à sa candidature. Préférer les banques aux peuples est une faute politique majeure pour un socialiste.

Député et président du conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg analyse les conséquences pour le PS de «l’affaire DSK», défend sa candidature «définitive» à la primaire du PS contre les candidats du système Hollande et Aubry et détaille son projet de «démondialisation», auquel il consacre un livre (1) qui sort demain.

"Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il ne serait pas candidat si j’étais le candidat du PS (lire ci-dessous), Jean-Pierre Chevènement a dit qu’il voterait pour moi s’il votait aux primaires. Nicolas Hulot a déclaré que j’étais le meilleur candidat écologiste et Christiane Taubira est dans mon comité de soutien."
[…]
www.liberation.fr/politiques/01012339182-hollande-et-aubry-nous-ont-fait-perdre-en-2002

Jean-Luc Mélenchon : ‘Hollande est un «fromage pasteurisé»’

Jean-Luc Mélenchon vise désormais «le débat sur le fond [et veut] sortir du piège du vote utile. Notre but est de conquérir cinq marqueurs, explique-t-il. Un partage des richesses avec le salaire maximum, une Constituante et la VIe République, une planification écologique, la sortie du traité de Lisbonne et celle de l’Otan avec retrait des troupes françaises d’Afghanistan».
«Tous leurs candidats, à l’exception d’Arnaud Montebourg, se situent dans l’accompagnement du système.»
www.liberation.fr/politiques/01012339183-jean-luc-melenchon-en-embuscade
www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/11/melenchon-en-tete-des-ventes-de-livres-politiques_1438350_823448.html


La journée de Michel Machin, élu PS
http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2011/05/pourquoi-les-socialistes-ne-changeront.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Sam 28 Mai - 23:23

Les passe-droits bafouent un principe fondateur de la République, celui de l'égalité des citoyens devant l'impôt.


Pour une nouvelle nuit du 4 août
Par Laurent Mauduit

Plusieurs rapports publics viennent de mettre en évidence qu’une toute petite oligarchie profite d'invraisemblables privilèges fiscaux. Alors, la gauche, qui plaide en faveur d'une « révolution fiscale », aura-t-elle le courage non seulement de refonder un impôt général sur tous les revenus mais aussi d'y soumettre ces plus hautes fortunes ? Pour qui a entendu les appels récents à la prudence de François Hollande, c'est loin d'être acquis. [Extraits]

« Depuis 2004, les niveaux de vie des personnes les plus modestes cessent d'augmenter plus rapidement que les niveaux de vie intermédiaires alors que ceux des plus aisés continuent leur progression, si bien que le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20% les plus aisés et celle détenue par les 20% les plus modestes augmente de 4 à 4,3. »

l'Insee lâche ce chiffre qui risque d'être au cœur des controverses fiscales du débat présidentiel : « Ainsi, de 2004 à 2008, les revenus du patrimoine par unité de consommation (ici la définition - NDLR) du dernier décile (les 10% les plus riches) augmentent de 11% par an en moyenne, expliquant la quasi-totalité de l'accroissement spécifique de leur niveau de vie. »

Alors que « la médiane des revenus déclarés par unité de consommation progresse de 5,2% en euros constants entre 2004 et 2008 », la hausse des revenus atteint « +9,6% pour le dernier centile » (les 1% les plus riches), « +18,9% pour le dernier millime » (les 1‰ des plus riches), « +32,7% pour le dernier dix-millime ».

Ces chiffres sont d'autant plus impressionnants que, dans le même temps, les revenus globaux des Français sont très bas : pour 2008, le revenu médian des Français est évalué par l'Institut à seulement 1.582 euros par mois.

L'Insee a une formule pudique pour qualifier ce creusement des inégalités, au profit d'une toute petite caste d'ultra favorisés : il parle d'un creusement des inégalités « par le haut ».
Sous le Front populaire, on parlait des « 200 familles » ou du « mur de l'argent ».

Ce terrible constat est corroboré par un rapport publié le 11 mai par le Conseil des prélèvements obligatoires, qui est truffé de statistiques nouvelles et qu'il faut impérativement consulter, si l'on veut comprendre les formidables enjeux du débat public sur les inégalités et donc sur l'indispensable réforme fiscale à mettre en œuvre pour les corriger.

Quiconque veut comprendre pourquoi une « révolution fiscale » est indispensable doit impérativement se plonger dans cette étude qui se veut impartiale, sans attache partisane.
Ce rapport, qui a été mis en ligne sur le site Internet de la Cour des comptes, le voici :
www.vaucluse-socialiste.com/ext/http://www.ccomptes.fr/fr/JF/Accueil.html


À partir de 1982-1983, les plus riches accaparent une part croissante du gâteau.

Le rapport se garde de dire brutalement que les politiques libérales qui se mettent alors en place (désindexation des salaires ; allègement de la fiscalité de l'épargne...) sont à l'origine de ce renversement, mais c'est tout de même assez nettement suggéré […]

Mais le formidable intérêt de ce rapport, c'est qu'il vient prolonger ce diagnostic sur les revenus en mettant ensuite en évidence que loin de corriger ces évolutions, les réformes fiscales de ces dernières années, et même depuis deux décennies, conduites par la droite mais aussi très largement par la gauche, les ont encore creusées.

« Tout pour les plus riches !... »

Deuxième constat : la fiscalité indirecte (TVA, TIPP, etc.) vient gravement accentuer ces injustices, puisqu'elles pèsent énormément sur les Français les plus modestes et, en proportion, très peu sur les plus riches, comme l'établit le graphique ci-dessous. […]

Du même coup, le seul levier fiscal qui pourrait remettre un peu de progressivité dans ce système injuste, c'est l'impôt sur le revenu. Or, tout est là !
Dans le même temps, l'impôt sur le revenu, qui était l'impôt citoyen par excellence, parce qu'il était progressif, a été progressivement transformé en gruyère par la droite comme par la gauche.

« L'impôt sur le revenu représente une part de plus en plus faible, soit 6 % du total des prélèvements obligatoires en 2009, contre 9% en 1995 et 12,7% en 1988.

Résultat : figurant, avec l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), parmi les rares prélèvements progressifs du système fiscal français, l'impôt sur le revenu a été dynamité et ne joue plus sa fonction de redistribution.

D'abord, le barème de l'impôt sur le revenu, qui, au début des années 1980, comprenait onze tranches d'imposition et seulement cinq aujourd'hui, a été totalement écrasé, et le taux supérieur d'imposition a été fortement abaissé, comme le graphique ci-dessous le rappelle. […]

Sur les deux dernières décennies, tout donc a été fait, y compris par le gouvernement de Lionel Jospin qui a abaissé le taux supérieur de l'impôt sur le revenu, pour favoriser les plus hauts revenus.

Mais c'est même encore plus grave que cela.

Car il faut aussi ajouter les allègements et crédits d'impôts, dont les plus hauts revenus ont été, là encore, les principaux bénéficiaires, depuis plus de deux décennies. […]

La conclusion coule donc de source : « L'impôt sur le revenu est significativement moins progressif en 2009 qu'en 1998, ou en 1990 », écrit le Conseil des prélèvements obligatoires […]

La politique fiscale de ces deux décennies a suivi une priorité essentielle : « Tout pour les plus riches !... »
Non ! Ce n'est pas un expert d'extrême gauche qui fait ce constat.
Ce sont les spécialistes austères du Conseil des prélèvements obligatoires, placés sous l'autorité des magistrats financiers de la Cour des comptes.

En d'autres termes, l'impôt sur le revenu ne remplit plus sa fonction de redistribution.

Ou plutôt si, mais c'est désormais une redistribution à rebours, puisque dans les sommets de la hiérarchie des revenus, plus on gagne d'argent, moins on paie d'impôt sur le revenu. […]

Ces chiffres sont hallucinants et permettent de mettre le doigt sur la folie inégalitaire du système fiscal français : les 1% des Français les plus riches ont un taux moyen de prélèvement sur leur revenu (brut fiscal) de seulement 18,3% (très en deçà donc du taux marginal de 40%), mais les 1 pour 100.000 les plus riches ont un taux moyen de seulement... 15% !

Le cas révélateur de Liliane Bettencourt

Ces études valident donc totalement les travaux conduits par Thomas Piketty (lire Le Petit Livre rouge de la révolution fiscale)

À l'aune de cette étude, on comprend bien que Liliane Bettencourt n'est pas un cas extrême.
C'est un cas emblématique de ce système fiscal façonné pour une toute petite oligarchie : les 1% les plus riches, sinon même les 1 pour mille les plus riches...

La conclusion du rapport du Conseil des prélèvements obligatoires est donc radicale : il faut envisager non plus un toilettage de l'impôt sur le revenu, mais une refonte globale.
Il va même jusqu'à dire que le mieux serait sans doute de « faire disparaître » l'impôt sur le revenu et de « recréer un impôt à vocation progressive ».

En creux, ce rapport soumet donc les socialistes à une interpellation majeure : il faut certes refonder le système fiscal français, et pourquoi pas envisager cette fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG pour donner naissance à un impôt général et progressif sur tous les revenus ; mais cette réforme courageuse ne raterait-elle pas partiellement sa cible si d'emblée cette petite oligarchie profitait de nouveau d'un régime dérogatoire ?

Pourquoi soulever cette interrogation ?

dès à présent, on sent que certains dirigeants socialistes ne seraient pas partisans, en cas de victoire, que ce nouvel impôt soit fortement progressif, jusque dans les sommets du barème d'imposition, c'est-à-dire, jusque dans les tranches concernant les ultra riches.

La gauche rétablira-t-elle l'ISF ?

Pour mesurer ces réticences – ou cette prudence –, il suffit de réécouter le face-à-face enregistré en vidéo que Mediapart a mis en ligne le 28 janvier (Hollande-Piketty : confrontation sur la révolution fiscale), entre François Hollande et l'économiste de gauche Thomas Piketty.

Dans cet entretien, que retracent les deux vidéos ci-dessous, on sent ainsi que François Hollande, qui est l'un des concepteurs de ce projet, n'en est pas moins partisan d'une mise en œuvre prudente. […]
Réaction agacée de Thomas Piketty : « Je recommande à François Hollande de produire son barème, parce que tout se paye. Si on réduit à 50% le taux supérieur, alors on sera obligé d'augmenter les taux d'imposition des revenus moyens ou inférieurs »

Et cette prudence, d'autres candidats aux primaires socialistes ne la recommanderont-ils pas aussi ?

La seconde vidéo de Mediapart met d'ailleurs en évidence que ce débat sur les plus grandes fortunes, qui risque de prendre de l'ampleur à gauche, ne porte pas que sur la fiscalité sur les revenus.

On commence à sentir les mêmes prudences sur la fiscalité du patrimoine. […]

Ce projet fiscal visant à rendre l'ISF déductible des droits de succession s'inscrit donc dans la même logique, prudente, que défend François Hollande pour les revenus.
Il faut d'ailleurs noter que la paternité en revient à Dominique Strauss-Kahn, qui avait évoqué cette idée dès 2002.

Ce projet s'inscrit-il dans un véritable projet de redistribution, dans une logique ancrée à gauche ?
Ou bien n'est-ce pas un moyen habile tout à la fois de supprimer l'ISF et éventuellement de minorer les droits de succession ?

C'est peu dire, en tout cas, que la gauche devra encore clarifier son projet.

Car qui peut croire à une véritable « révolution fiscale » si son acte fondateur ne commence par une «nuit du 4 août», avec l'abolition des privilèges les plus scandaleux, ceux dont profitent les plus grandes fortunes ?

www.mediapart.fr/journal/france/140511/pour-une-nouvelle-nuit-du-4-aout
www.vaucluse-socialiste.com/article-pour-une-nouvelle-nuit-du-4-aout-74978752.html

http://lemondedissident.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/07/la-nuit-du-4-aout.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Dim 12 Juin - 8:18


Lors de la clôture de l'université citoyenne d'Attac à Arles, le 24 août 2010 (© AFP Gerard Julien)

Attac propose sa co-présidente comme candidate à la direction du FMI

Aurélie Trouvé, 31 ans, propose une réorientation fondamentale du FMI pour lutter contre la spéculation financière.

L'association altermondialiste Attac a proposé lundi sa propre coprésidente, Aurélie Trouvé, pour prendre la succession de Dominique Strauss-Kahn, à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI).

"Le FMI joue un rôle décisif dans la régulation, ou plutôt l’absence de régulation, de la finance internationale. C’est pourquoi l’association Attac a décidé de proposer une candidature", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Aurélie Trouvé, 31 ans, est une économiste, maître de conférences en sciences économiques, ingénieur agronome, spécialiste des marchés agricoles. Elle est coprésidente de l'association altermondialiste depuis quatre ans.

La candidate d'Attac propose une réorientation fondamentale du FMI pour lutter contre la spéculation financière qui "fait aujourd’hui rage sur les matières premières et les titres des dettes publiques".

«Fair play»

"Avec Dominique Strauss-Kahn, la politique du FMI a consisté, comme par le passé, à défendre inconditionnellement les intérêts des créanciers des États endettés, en imposant à ces derniers des plans d’austérité brutaux : Hongrie, Ukraine et Lettonie en 2008, Islande en 2009, Grèce, Espagne, Portugal, Irlande en 2010", selon Attac.

La ministre française de l’Économie, Christine Lagarde, actuellement en campagne pour la direction du FMI, est présentée comme la favorite pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, qui a démissionné après avoir été accusé de crimes sexuels contre une employée d'hôtel à New York.

Or, pour l'association altermondialiste, "tout indique que Christine Lagarde fera encore pire que Dominique Strauss-Kahn".

"Les banques et les fonds d’investissement sont les principaux bénéficiaires de politiques qui détruisent les solidarités sociales et mènent l’Union européenne au bord du gouffre", poursuit Attac.

L'association compte néanmoins sur le "fair play" de Christine Lagarde, actuel gouverneur du FMI pour la France, pour permettre à la coprésidente d'Attac de postuler car "toute candidature doit être présentée par un des gouverneurs et administrateurs du Fonds".

www.liberation.fr/economie/01012341757-attac-propose-sa-co-presidente-comme-candidate-a-la-direction-du-fmi
www.france.attac.org/


Ce vendredi 10 juin 2011, à minuit, se clôture la période de candidature pour le poste de directeur général du FMI. Sont candidats la ministre de l’Économie Christine Lagarde, le mexicain Agustin Carstens , le kazakh Grigori Marchenko, mais aussi la française et co-présidente du mouvement altermondialiste Attac, Aurélie Trouvé. Les explications de la candidate du mouvement altermondialiste.
www.20minutes.fr/article/739455/direction-fmi-l-election-christine-lagarde-regression-estime-aurelie-trouve-co-presidente-attac-

FMI : Opacité et gabegie

Piston et absence de vote pour le choix du directeur

1. Nomination par cooptation
Une candidature au poste de Directeur général doit être présentée par un Gouverneur ou un Administrateur.

2. Liste restreinte établie par consensus
À la fin de la période de nomination, le Secrétaire annoncera au Conseil d’administration le nom des personnes désignées qui auront confirmé leur souhait de faire acte de candidature. Si les candidats sont plus de trois, le Conseil d’administration maintiendra leur nom confidentiel jusqu’à ce qu’il ait établi une liste restreinte de trois candidats en tenant compte du profil décrit plus haut établie par consensus [pas par vote] à partir des indications des candidats qui ont recueilli le plus large soutien auprès des administrateurs, en tenant compte du système de vote pondéré du FMI. Cette liste restreinte sera publiée par le FMI.

3. Entretien et choix définitif par consensus
Le Conseil d’administration s’entretiendra avec les candidats figurant sur la liste restreinte à Washington. Par la suite, le Conseil se réunira pour examiner les atouts des candidats et procéder à une sélection. Bien que le Conseil d’administration puisse sélectionner un candidat à la majorité des voix exprimées, il s’est fixé pour objectif de sélectionner le Directeur général par consensus et d’achever le processus de sélection le 30 juin 2011 au plus tard.

DÉPARTEMENT DES RELATIONS EXTÉRIEURES DU FMI
Courriel : publicaffairs @imf.org
www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2011/pr11191f.htm



On ne connaît pas le coût total des frais de fonctionnement du FMI

On sait qu’il compte 2700 employés et on possède quelques chiffres concernant le président déchu.
Dominique Strauss-Kahn touchait 500.000 $ par an. Son indemnité de séparation se monte à 250.000 $. Sa retraite de patron de l’institution lui garantit environ 80.000 $ par an jusqu’à la fin de sa vie. Ces sommes, pour être comparées à d’autres, doivent être affectées d’un coefficient multiplicateur pour tenir compte d’une exonération totale ou partielle d’impôt, et du fait que c’est pour l’argent de poche, puisque que l’essentiel de la vie courante et bien au-delà fut assurée par l’institution.
www.revue-cantate.fr/Le-fonctionnement-du-FMI
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international#Fonctionnement_et_ressources
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Dim 26 Juin - 1:52


Mélenchon et la presse, qui mal s’entendent
Par Pierre MARCELLE

Ça, c’est fait. Jean-Luc Mélenchon a été investi dimanche par les militants du Parti communiste français candidat du Front de gauche à la présidence de la République, et ce n’est pas rien. Il l’a certes été à moindre bruit médiatique, au regard du barouf que suscita certaine blague corrézienne de Chirac prenant Hollande pour objet, ou certaine suspicion de Copé à l’endroit du PS et à propos de fichage d’électeurs (1), mais fallait-il s’en étonner ? Un peu tout de même, à l’heure où la crise monétaire est devenue telle que l’Union européenne ne perdure plus que parce que «sinon, ce serait pire». Un peu beaucoup, même, tandis que dans tous les Etats-nations de l’UE, la notion même d’Etat, dans le bien commun que constituent ses services de moins en moins publics et de plus en plus privatisés, est vendue à l’encan, et la démocratie aussi.

De la démocratie réelle exigée par les citoyens que l’Etat ne protège plus, une Internationale indignée aspire à devenir le crédible dépositaire. En Grèce et en Espagne aujourd’hui, demain à travers tout le continent, au rythme que dicteront les agences de notation, leur mouvement dit que contre les solutions radicales que les marchés prétendent imposer, une autre radicalité est possible, et une autre Europe, et un autre monde aussi. En constatant que, dans l’offre électorale, le discours du Front de gauche est celui qui épouse au plus près les revendications des Indignés, ne nous étonnons pas que lui soit réservé un sort particulier. Un sort d’autant plus particulier que Mélenchon, qui prétend opposer à la radicale crise économique et sociale une politique radicale, incarne cette radicalité.

Ah ! Mélenchon… En lui, nombre de médias et de gens de médias ont trouvé l’idéal ennemi, à la fois public et privé, puisque ses mots, non contents de s’en prendre à l’idéologie dominante - ce vieux concept, eh oui, toujours d’actualité - que la presse a peu ou prou vocation de mettre en musique, les blessa aussi personnellement. On se souvient de quelques sorties à l’encontre de quelques éminences d’une profession qui, dans un réflexe à la fois solidaire et démocratique, fit à peu près unanimement corps contre «Méchant loup». A les traiter alternativement de «belles personnes» et de «petites cervelles», le coprésident du Parti de gauche acquit le double statut de «bon client» et de tête de Turc, catégories d’une paradoxale gémellité, comme sont à leur façon l’amour et la haine, l’«orateur hors pair» et le «populiste», et la victime et le bourreau.

S’il faut donner acte à la presse civilisée que l’antienne Mélenchon = Le Pen ne perdure plus que dans les éditoriaux hystériques de quelques furieux ou le silence rancuneux de quelques aigris, il ne fait pas de doute non plus que des traces subsisteront de cette guerre larvée, tant il est clair qu’en toutes matières, ce candidat-là devra atteindre, plus que tout autre, à une adamantine intégrité. Attendons-nous à entendre parler encore, en vrac et plus ou moins caricaturalement, du salaire du «député européen antieuropéen», de son appartenance à la franc-maçonnerie ou de son affection pour «l’antidémocrate» président vénézuélien Chavez ; mais surtout, surtout, de son appétence pour les médias, que Le Parisien, par exemple, évoquait lundi dans ces termes exemplairement mesurés : «Spécialiste des attaques contre les médias et après avoir qualifié Laurence Ferrari de "perruche", il était dimanche soir sur le plateau de la chaîne.»

Il y était, en effet (incroyable, non ?), pour notamment déclarer : «Je suis le candidat du partage des richesses, de la VIe République et de la planification écologique. S’ils [les électeurs] en veulent, cela sera fait avec une main de fer.» En l’entendant, on se prit à rêver que de cette profession de foi, il soit un peu question lorsque serait évoquée la campagne du Front de gauche. Macache, oui ! Ce qu’il en fut retenu, c’est bien sûr cette «main de fer», propre à tout à la fois effrayer le bourgeois et faire ricaner ses thuriféraires. Que sera-ce donc, quand «le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas», leur dira qu’il a aussi mis à son programme l’éviscération des petits nenfants des abonnés au Figaro ! pirat

Mais si la «main de fer» n’était pas qu’un procédé rhétorique ? Mais si, contre la violence des marchés, les peuples s’autorisaient à en promouvoir une autre qui les amènerait à instaurer, par exemple, le salaire maximum - une mesure qui plaît beaucoup, paraît-il, dans le Pater d’Alain Cavalier ? Mais si ce n’était pas que du cinéma ? Envisager l’hypothèse serait d’une audace inouïe, et aussi folle que, disons, donner à une rue de Paris le nom de Robespierre. Ce à quoi, à l’instar du maire socialiste Bertrand Delanoë, mieux vaut ne pas songer. Pas assez «consensuel»…

(1) Le patron de l’UMP, héritière du RPR prébendier des HLM de la Ville de Paris, de Chirac à Tiberi, sait de quoi il parle. Il parle d’or.
www.liberation.fr/chroniques/01012345128-melenchon-et-la-presse-qui-mal-s-entendent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mar 5 Juil - 12:36


Mouvement politique d’éducation populaire

Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) a tenu son congrès fondateur le 24 mai 2008 en Seine-Saint-Denis. Au moment de sa création, le M’PEP était composé de militants ou anciens militants de partis de gauche, d’associations, de mouvements altermondialistes ou de syndicats, ayant mené la bataille victorieuse du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, et qui veulent donner un débouché politique à leur engagement.

Trois ans après cette victoire historique, le paysage politique français est un champ de ruines. L’incroyable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, il y a tout juste un an, fait honte à la France. Elle n’a été permise que par la faillite de la gauche : renoncements, calculs politiciens, sectarismes, jeux des egos, ont provoqué l’échec et ne semblent plus avoir de fin.

Toute la gauche française est à reconstruire. Elle est en haillons et n’a plus de fondements idéologiques solides. Une partie d’entre elle s’est même inscrite dans le cadre intellectuel du néolibéralisme, ne cherchant, timidement, qu’à freiner les conséquences de la mondialisation capitaliste. Elle s’est résignée. Elle a capitulé. Fascinée par le martèlement idéologique de la droite et du Medef, cette gauche a perdu l’initiative et se retrouve impuissante à s’engager sur la voie d’un projet de société libéré de l’emprise du capitalisme. Elle croit que c’est en tournant ses regards vers le « centre » qu’elle pourra se « moderniser ».

L’élection présidentielle de 2007 a marqué une rupture dans la vie politique française. Alors que la droite affiche ses convictions, souvent avec mépris et arrogance, la gauche rase les murs. Elle ne croit plus à ce qui lui a donné sa raison d’être : la lutte pour l’égalité et contre le capitalisme, pour la République sociale et laïque et le socialisme.

La création du M’PEP répond à une double finalité : contribuer aux débouchés politiques des activités d’éducation populaire et des luttes sociales ; participer à la création d’une grande force politique de gauche.

C’est pourquoi le M’PEP considère qu’il faut engager dès à présent une bataille de fond pour ouvrir un nouveau cycle idéologique, culturel, philosophique et politique : celui de l’épuisement de la pensée néolibérale et de l’avènement d’un socialisme du XXIe siècle. Il faut organiser le réarmement idéologique et culturel de la gauche. La gauche doit se décomplexer et renouer avec son ancrage populaire. Il faut faire grandir l’idée et construire une nouvelle force politique de gauche, à vocation majoritaire et internationaliste.

Après avoir mené un intense travail collectif pendant un an, disponible sur son site Internet (www.m-pep.org), le M’PEP s’est fixé six objectifs :

* agir pour repolitiser les citoyens
* démystifier la mondialisation qui vise à établir définitivement la domination du capitalisme
* contribuer à la construction d’une grande force politique de gauche
* placer la souveraineté des peuples au centre du débat politique
* sortir de l’eurolibéralisme
* lutter contre l’emprise du capitalisme et ouvrir la voie à un socialisme du XXIe siècle

Ses autres travaux portent notamment, pour l’instant, sur les questions suivantes qui sont mises au débat public :

* Mettre un terme à la financiarisation de l’économie.

* Stopper le vandalisme sur l’environnement et le pillage des ressources naturelles.

* Dynamiser les principes de la République qui lient les citoyen-ne-s entre eux : démocratie, intérêt général, laïcité, égalité, services publics…

* Remettre en cause l’existence du FMI, de la Banque mondiale, de l’OCDE et de l’OMC.

* Inciter la France à lancer une vaste offensive diplomatique pour un nouvel ordre politique, économique, social, démocratique et environnemental mondial, basé sur la Charte de La Havane, outil de lutte contre le libre-échange favorisant la coopération internationale.

* Prélever sur les flux et stocks de capital et les hauts revenus les moyens nécessaires aux politiques sociales.

* Baisser, à moyen terme, la TVA.

* Appliquer le droit constitutionnel à l’emploi en le rendant opposable à partir du financement de plusieurs millions d’emplois.

* Créer un service public national décentralisé de l’aide aux familles et aux personnes seules.

* Etablir un pôle public de l’énergie.

Le 28 juin, au cœur du département de la Haute-Savoie frappé par les délocalisations, le M’PEP organise une journée d’étude sur le thème « Face aux délocalisations, faut-il sortir de l’Union européenne ? ». Lors de son université d’été à Poitiers, le 23 août, il rendra publique sa plateforme politique. Après les élections européennes de 2009, le M’PEP diffusera son programme de gouvernement. Dans l’immédiat, dans la perspective des élections européennes de 2009, le M’PEP lance une campagne intitulée « Faire bouger l’Europe ou sortir de l’Union européenne ».

Le M’PEP est présent dans chaque département. Il est prêt à accueillir tous ceux et toutes celles qui souhaitent mettre de l’éducation populaire dans la politique et de la politique dans l’éducation populaire pour reconstruire une gauche courageuse, prête à affronter les intérêts du capitalisme et à ouvrir la voie à un socialisme du XXIe siècle.

Le 24 mai 2008.
Siège social : 168, rue Cardinet – 75017 Paris
www.m-pep.org/
www.facebook.com/profile.php?id=100001992723537



Analyse du projet de programme du Front de Gauche par le M’PEP :
www.m-pep.org/spip.php?article2083

http://programme.lepartidegauche.fr/programme
http://paris14.frontdegauche.eu/quisommesnous.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mar 12 Juil - 16:33



«Aucune politique de gauche n'est possible avec l'euro»

Entretien de Libération.fr avec Jacques Nikonoff, professeur associé à l'Université Paris VIII, porte-parole du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP), ex-président d'Attac et auteur de Sortons de l'euro ! [Extraits]

*Pourquoi faudrait-il, selon vous, sortir de l'euro ?

Parce qu'aucune politique de gauche n'est possible avec l'euro. Par exemple, sans être responsable du chômage, de la précarité et de la pression sur les salaires, l'euro a aggravé ces phénomènes et empêche de les résoudre. L'euro est surévalué, il est trop cher. Donc il réduit nos exportations, accélère les délocalisations, encourage les importations, fait pression sur les salaires. De plus, il a été conçu comme une monnaie de réserve concurrente du dollar pour attirer les capitaux ; la BCE a donc mené une politique de taux d'intérêt élevés qui a dissuadé l'emprunt et bloqué la croissance.

Enfin, la monnaie unique entraîne une politique monétaire unique pour des pays aux situations économiques très différentes: certains ont besoin de taux d'intérêt forts, d'autres faibles. Des pays comme l'Allemagne ont des conceptions monétaires héritées de leur histoire, qui interdisent aux banques centrales de prêter à l'État.

*Quel serait le scénario d'une sortie de l'euro ?

D'abord, il faut la victoire électorale d'un rassemblement qui comprenne que la sortie de l'euro est la condition pour résoudre le problème de l'emploi, des salaires et de la protection sociale. Le soir même de son élection, le nouveau président de la République devra annoncer qu'il convoquera un référendum le jour des législatives. Il posera la question : «Acceptez-vous que la France se retire de l'Union européenne, conformément à l'article 49A du Traité de Lisbonne ?». Avec pour conséquence la sortie de l'euro et la suppression du titre 15 de notre Constitution qui a intégré le traité de Lisbonne malgré le résultat négatif du référendum de 2005 !

*Ensuite ?

Ensuite les choses vont très vite : le nouveau président annonce la réquisition de la Banque de France, des banques et des compagnies d'assurance, le contrôle des mouvements de capitaux et des changes, la dévaluation du franc qui devient non convertible, l'annulation des plans d'austérité, la hausse du SMIC et des allocations chômage, l'échelle mobile des salaires et des prix, la fermeture provisoire de la Bourse et celle, définitive, du marché obligataire. Pour financer l’État, il impose aux banques et aux compagnies d'assurance l'achat régulier de bons du Trésor, et à la Banque de France de lui prêter sans intérêt.

*Pourquoi ne pas plaider d'abord pour une réforme de la gouvernance de l'euro, qui permette aux États de décider eux-mêmes de la politique à suivre ?

C'est impossible. La Banque centrale européenne est indépendante, elle ne peut pas être gérée par les États. De plus, les traités disent que la concurrence doit être libre et non faussée. Or, une politique économique implique justement de changer les conditions de la concurrence. Enfin, il faudrait l'accord unanime des 27 pays membres pour changer le traité de Lisbonne, ce qui n'est pas envisageable à court terme.

*Les partisans de l'euro prédisent une explosion de la dette en cas de sortie. Que répondez-vous ?

Partout, il faut faire défaut sur la dette, c'est à dire arrêter de rembourser les spéculateurs. La dette vient des politiques néolibérales qui ont encouragé la spéculation. A partir de 1973, une loi a interdit à la Banque de France de prêter à l’État sans intérêts. C'est à partir de cette époque que la dette a commencé à s'accumuler. Dubaï il y a deux ans, l'Argentine en 2002, ont fait défaut sur leur dette, avec succès. C'est un non-problème.

*La dévaluation du franc nouveau n'aboutirait-elle pas à une guerre des dévaluations en Europe ?

Ce n'est pas un argument sérieux, car si les autres pays restent dans l'euro, ils ne pourront dévaluer ! En France, il y a eu dix-sept dévaluations au XXe siècle. Certaines ont réussi, d'autres non. La démarche que je propose n'est pas agressive. Au contraire, la France devra négocier des accords bilatéraux sur la base de la Charte de la Havane, conçue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qui préconise un commerce fondé sur l'équilibre de la balance des paiements. En sortira un nouvel ordre commercial qui rejette le libre-échange et favorise la coopération. Les pays qui ne signeront pas ces accords visant à la construction de ce nouvel internationalisme se verront exposés, c'est vrai, à des mesures protectionnistes.

*Si le nouveau franc est dévalué, il faudra payer beaucoup plus cher pour certains produits importés, comme le pétrole ?

C'est un sujet tout à fait réel, d'autant que les importations d'énergie représentent les deux tiers du déficit français. Il faudra mettre en place un fonds de stabilisation des prix du pétrole. Nous sommes actuellement obligés d'avoir quatre-vingt-dix jours de réserves stratégiques. Portons ce stock à un an. Pour l'alimenter, pourquoi ne pas explorer des partenariats avec un producteur comme le Venezuela, avec qui on pourrait payer en échange de services et non de dollars, par exemple ? Par ailleurs la taxe sur les produits pétroliers (TIPP) doit être ajustable pour lisser les prix à la pompe.

*Il semble peu probable que le vainqueur de 2012 soit un anti-euro...

On ne sortira pas de l'euro en 2012 sous cette forme. Mais il est clair que tout ceci va exploser. On ne sait juste pas quand, ni comment.
www.liberation.fr/economie/01012348580-aucune-politique-de-gauche-n-est-possible-avec-l-euro

Vidéos
www.dailymotion.com/user/m-pep/4

Qui est Jacques Nikonoff ?
http://tpp1423.blogspot.com/2009/04/qui-est-jacques-nikonoff.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Ven 22 Juil - 6:07


Croquis réalisé par Francis Monthe

POUR SORTIR LES PEUPLES EUROPÉENS DE LA CRISE, FAUT-IL SORTIR DE L’EURO ?

Débat entre Jacques NIKONOFF, porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) et Denis DURAND, membre du Conseil national du Parti communiste français (PCF).

Propos recueillis par Dominique SICOT. Avec Jean-Pierre CHAMPlAT [Extraits]

J. NIKONOFF. Attention aux amalgames ! Il y a une sortie de gauche de l’euro et une de droite, comme il y avait un « non » de droite et un « non » de gauche lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht et de 2005 sur le projet de traité constitutionnel européen. La sortie de gauche de l’euro est la suite logique de ces « non » de gauche de 1992 et de 2005 à ces traités qui visaient à sanctuariser les politiques libérales. Certains objectent un « effet désastreux d’une forte dévaluation sur le niveau de vie des travailleurs en cas de sortie de l’euro. Il ne faut pas se laisser impressionner par la campagne d’affolement de la population menée par la droite, le patronat et le PS en reprenant leurs arguments ! Pourquoi faut-il sortir de l’euro et dévaluer le franc, la drachme, etc. ? Parce que, pour la plupart des pays de la zone euro – sauf l’Allemagne -, l’euro est surévalué.

Cet euro « fort » signifie qu’actuellement 1 euro vaut 1,40 à 1,45 dollar alors que le taux d’équilibre est de 1 euro = 1,15 dollar. Cela entraîne une baisse des exportations, l’aggravation du déficit commercial, les délocalisations (automobile, aéronautique…), la pression sur les salaires. Inversement, les prix des marchandises venant des pays hors zone euro sont moins élevés à qualité égale que les mêmes produits fabriqués en zone euro. Les consommateurs préfèrent alors acheter les produits importés, moins chers. Donc, là aussi, encouragement aux délocalisations et au chômage. Si on veut mettre un terme à la surévaluation de l’euro, au chômage et à l’écrasement des salaires, il faut donc sortir de l’euro.

D. DURAND. Face à cette question, il y a trois positions. Celle qui est majoritaire, soutenue par les forces les plus proches du pouvoir, est favorable à la poursuite de l’euro tel qu’il est et a été conçu et mis en place depuis maintenant 20 ans. Le choix de la monnaie unique était destiné à instaurer des politiques destinées à satisfaire les marchés financiers. Elles ont eu pour résultats une faible croissance dans la zone euro depuis les années 1990, la montée du chômage et de la précarité, l’aggravation de l’emprise du capital allemand sur l’ensemble de la zone, et actuellement, une crise extrêmement aiguë des finances publiques dans la zone euro. Face à cela, une partie de la gauche socialiste propose de continuer et estime que si l’on a cette crise, c’est parce qu’on n’est pas allé assez loin dans le fédéralisme européen. C’est une fuite en avant pour mieux satisfaire les marchés financiers et qui passe par des politiques d’austérité. Première voie manifestement à rejeter. […]

J. NIKONOFF. Je suis d’ accord sur le bilan mais j’en tire des conséquences différentes. Il existe des mesures connues et efficaces pour sortir de la crise. Les expliquer à la population permettra de dégager des perspectives de luttes. Pour la gauche et le PCF en particulier, il y a un problème d’articulation entre le court, le moyen et le long terme ; entre le niveau national, européen et international. Il faut mieux articuler tout cela. Agir dans un pays isolé serait-il une illusion ? Il est possible d’agir vite à l’échelle nationale, sans pour autant méconnaître le niveau européen. Il ne faut pas donner l’impression aux électeurs qu’on ne peut rien faire alors qu’ils ont voté pour nous. Ce serait alimenter le pessimisme. Il est évidemment souhaitable de parvenir à un nouveau système monétaire européen et international. Mais comment ? Il faudrait en effet mettre d’accord les 27 pays de l’UE sur une conception de gauche de la politique économique et monétaire. Ce n’est pas pour demain ! […] pour changer le traité de Lisbonne, il faut l’unanimité des 27. Il ne peut pas y avoir de consensus droite-gauche au niveau européen. […]

Il faut articuler la perspective de transformer le traité de Lisbonne mais dans le long terme - avec des politiques unilatérales de court terme sur le plan national, comme la sortie de l’euro. La surévaluation de l’euro est structurelle, elle est inhérente à l’euro lui-même. L’euro est surévalué par construction, notamment parce qu’il a été conçu pour concurrencer le dollar comme monnaie de réserve. […]
Le but de l’euro était de favoriser l’attractivité des capitaux. Pour cela, la BCE a proposé des taux d’intérêt supérieurs à ceux de la zone dollar, ce qui a fait monter l’euro et a déprimé la croissance économique. D’autre part, le soubassement théorique qui a servi à la fondation de l’euro, c’est la théorie ultralibérale dite des « marchés efficients ». Pour elle, la liberté totale de circulation des capitaux devait permettre aux marchés de choisir les projets les plus rentables. On a vu le résultat ! L’euro a été le vecteur de cette stratégie. Il a été créé pour accompagner la dérégulation financière et faciliter la circulation des capitaux.
La dernière raison de la surévaluation de l’euro est la politique des dirigeants allemands, qui ont besoin d’un euro fort. C’est Gerhard Schroeder qui a introduit une stratégie de confrontation, de guerre commerciale au sein même de l’Union européenne, contrairement à l’esprit supposé de la construction européenne. Il a dévalué les salaires des travailleurs allemands pour gagner en compétitivité et soutenir les exportations. Ces mêmes dirigeants ont délocalisé massivement dans les pays d’Europe centrale et orientale. D’où leur insistance pour l’élargissement de l’Union européenne. Le but était de se tailler une zone dans laquelle il y avait une main-d’œuvre qualifiée et une monnaie faible et dans laquelle il serait possible de faire produire à bas coût pour ensuite exporter dans la zone euro, à monnaie forte (43% des exportations allemandes !).

D. DURAND. […] on a besoin d’alliés dans le système bancaire : un pôle financier public avec des banques qui obéissent à d’autres critères que les banques privées. Un pôle financier public, c’est un réseau d’institutions financières qui utilisent leur pouvoir de création monétaire en fonction d’autres critères et en liaison avec les luttes des salariés. Ce pôle financier aurait pour but de peser sur le comportement de l’ensemble du système financier pour obtenir une réorientation des crédits à l’échelle nationale. Il faut créer une force composée de banques renationalisées, en liaison avec les puissantes banques mutualistes, avec la Caisse des dépôts, la Banque de France, Oseo, le Trésor public. Si on a un projet qui est soutenu au niveau local et au niveau national, on peut se tourner vers la Banque centrale européenne (BCE) pour lui dire : qu’est-ce que vous attendez pour favoriser ces projets-là et pour arrêter de refinancer les prêts que la Société générale ou Goldman Sachs font aux spéculateurs ? On construira ainsi petit à petit le rapport de forces qui fera que, dans l’ensemble de l’Europe, des majorités se constitueront dans les opinions pour exiger une modification des traités, une transformation du statut de la BCE, pour la mettre sous le contrôle des parlements nationaux, du Parlement européen, et faire en sorte qu’elle poursuive d’autres objectifs que ceux qui lui sont actuellement fixés par les traités.

J. NIKONOFF. Je suis d’accord mais ce sont des vœux pieux. Car c’est incompatible avec le traité de Lisbonne et avec l’euro. […] Dans ce cas-là, que fait-on ? On dit aux Français que l’on a essayé mais que les dirigeants allemands ne veulent pas ? C’est la raison pour laquelle il faut sortir de l’euro de manière unilatérale.

Il n’y aura pas d’atteinte au niveau de vie des travailleurs si on prend trois mesures. Première mesure : rétablir l’échelle mobile des salaires et des prix. Deuxième mesure : faire entrer la France dans le SUCRE (Système unitaire de compensation régionale de paiement), la monnaie commune de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Il y a là une formule alternative à l’ordre néolibéral mondial très intéressante. La France pourrait diversifier ses sources d’approvisionnement, notamment en pétrole, ce qui la protégerait des conséquences de la dévaluation pour l’importation de matières premières. Et troisième mesure : mettre en œuvre de manière unilatérale la charte de La Havane de 1948. Il faut mettre un terme au libre-échange : c’est la guerre commerciale de tous contre tous, c’est la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle planétaire. Pour mettre en place un autre système, on ne peut pas compter sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui est l’un des piliers de l’ordre néolibéral mondial, au même titre que l’OTAN, le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne. Il faut donc sortir de l’OMC.

Un gouvernement vraiment de gauche devrait proposer à tous les autres pays des accords bilatéraux de coopération commerciale. Et construire ainsi, progressivement, à côté de l’OMC, une autre alliance avec les pays qui veulent coopérer et non pas se faire la guerre commerciale.

La charte de La Havane repose sur la recherche de l’équilibre des échanges (balance des paiements). Des mesures protectionnistes n’interviendraient que pour rétablir l’équilibre. Beaucoup de pays accepteront. Il est probable que certains refuseront ces accords, les plus excédentaires comme la Chine et l’Allemagne. L’affrontement politique, idéologique et commercial semble inévitable avec ces pays, et il faudra instaurer des quotas et des droits de douane. C’est la condition pour réindustriaIiser, pour permettre de relocaliser en France, progressivement, un certain nombre d’industries : textile, ameublement, mécanique, machine-outil, chaussure...

D. DURAND. […] Il n’est pas utopique de dire qu’il faut développer des luttes sociales et politiques pour faire reculer le pouvoir des banques centrales et des marchés financiers. […] En 2003, par exemple, les salariés de la Banque de France avec les élus locaux ont mis en échec un projet de fermeture des succursales départementales. Jean-Claude Trichet, gouverneur à l’époque, a dû signer un contrat de service public avec le gouvernement. Quand la crise a frappé l’économie française, en particulier les PME, en 2008-2009, on s’est rendu compte que les interventions pour éviter l’effondrement du tissu industriel dans les régions passaient par le médiateur du crédit, qui obligeait les banques à adoucir leurs critères de prêts aux PME, à travers l’intervention des succursales de la Banque de France. […]

J. NIKONOFF. Je n’ai pas dit que nos amis de l’ALBA attendaient la France. C’est l’inverse ! La coopération avec l’ALBA, notamment avec le Venezuela pour le pétrole, est un moyen de diversifier les sources d’approvisionnement de la France, de manière à alimenter la dédollarisation, limiter l’augmentation des prix du pétrole, économiser des devises. Deuxièmement, il ne s’agit pas du tout d’opposer les peuples. L’UE, l’OMC, le FMI, la Banque mondiale, ce n’est pas l’union des peuples, c’est l’union des classes dirigeantes contre les peuples. Ce à quoi nous appelons, nous, au M’PEP, c’est à la solidarité des peuples contre leurs classes dirigeantes et contre l’ordre mondial néolibéral de domination et d’aliénation, incarné sur notre continent par l’Union européenne. Mais attention de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier en matière revendicative en considérant que la seule chose possible est un changement des statuts de la BCE. Je crois qu’il faut émettre l’hypothèse que ça prendra du temps, et qu’en attendant il faut avancer. Il faut donc envisager des mesures nationales unilatérales.

Sur quoi le PS a-t-il abdiqué en 1983 ? Sur la question monétaire, en refusant de sortir du Système monétaire européen, et sur le libre-échange en refusant de réfléchir à un système s’inspirant de la charte de La Havane, de coopération internationale. On en est au même point, 30 ans après. Si la gauche radicale ne bouge pas sur la question monétaire et sur la question du libre-échange, le résultat sera le même : l’échec. On l’a tous dit en 2005 : on ne peut pas mener de politique de gauche dans le cadre du traité de Lisbonne. Il faut en tirer toutes les conséquences : ça veut dire désobéir à l’Union européenne. Il faut donc sortir de l’euro et de l’Union européenne. La souveraineté sur la politique monétaire est primordiale. C’est pour cela que les classes dirigeantes ont toujours gardé la main sur cet instrument décisif. Il faut la restituer au peuple, par l’intermédiaire de ses représentants, le Parlement, et cela ne peut se faire qu’au niveau national.

D. DURAND. […] il faut aller bien au-delà de l’étatisme, qui a eu ses vicissitudes au XXe siècle, pour développer une prise de pouvoir partout où se prennent des décisions importantes : dans les entreprises, dans les banques, dans les territoires. […] jusqu’au niveau mondial pour conquérir de nouveaux pouvoirs. Et en ayant en tête une cohérence d’objectifs sociaux, d’efficacité économique et écologique. Et je crois que c’est cette cohérence qui peut donner au Front de gauche la capacité d’être écouté par des citoyens en attente d’une alternative.

LEXIQUE

ALBA
Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, lancée en avril 2005 par Cuba et le Venezuela pour contrer la zone de libre-échange des Amériques voulue par les États-Unis. S’y sont ensuite associés la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, le Honduras (sorti en 2010), Saint-Vincent-et-Les-Grenadines, Antigua-et-Barbuda et l’Équateur.

Banque centrale européenne (BCE)
Créée en 1998, elle est la banque centrale de l’Union européenne. Indépendante des politiques, elle a pour principale mission de contenir l’inflation de la zone euro dans la limite de 2% par an.

Charte de La Havane
Elle prévoyait une Organisation internationale du commerce intégrée à l’Organisation des Nations unies (ONU). Signée le 24 mars 1948, elle n’a pas été ratifiée par les États-Unis.
Fondée sur la coopération et non la concurrence, elle visait l’équilibre des balances de paiements entre pays, le plein-emploi et l’adoption de normes équitables.

Organisation mondiale du commerce (OMC)
Née le 1 er janvier 1995, elle remplace le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) de 1947. Son objectif : la libéralisation du commerce mondial.

SUCRE
Abréviation de Système unitaire de compensation régionale. C’est la monnaie commune de l’ALBA adoptée en avril 2009.

Traité constitutionnel européen
Projet de constitution pour l’Europe. Il a été adopté le 19 juin 2004 par les chefs d’État et de gouvernement des 25 pays alors membres de l’Union européenne, mais il n’a pas été ratifié. En France, il a été rejeté par référendum le 29 mai 2005 (54,68 de « non »).

Traité de Lisbonne*
Signé le 13 décembre 2007 par les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. Il modifie les traités de Rome (1957) et de Maastricht (1992) et entérine l’essentiel des dispositions du projet de traité constitutionnel qui avait été rejeté par référendum en France et aux Pays-Bas.

Traité de Maastricht
Signé en 1992, il lançait notamment l’Union économique et monétaire qui devait aboutir à la création de la monnaie unique, l’euro. En France, la ratification a été autorisée après un référendum (51,04 de « oui »).

16 juillet 2011
www.m-pep.org/spip.php?article2113
*http://europa.eu/lisbon_treaty/full_text/index_fr.htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mer 19 Oct - 22:42



Le décalage : Hollande, Hamon et même Le Pen

François Hollande a donc remporté la primaire PS.

Sa victoire confirme bien des choses qui ont été dites. Elle confirme que les sondages sont une formidable machine à broyer le débat pour faire triompher celui qu’ils ont choisi. Elle confirme que la primaire est une belle machine pour habiller de « modernité » le virage centriste des forces de gauche. L’exemple français rejoint ce soir l’exemple italien. La mutation était bien engagée et la victoire de Aubry aurait simplement retardé son affichage, pas sa réalité. Aujourd’hui, Hollande récolte ce qu’il a semé depuis plus de 10 ans : pas de luttes sociales (on se souvient des positions du PS sur les retraites en 2003 et 2010), pas de conflits (souvenez-vous des « synthèses »), pas d’opposition frontale (souvenez-vous de l’affiche de Paris Match avec Sarkozy pour le « oui » en 2005) etc.

La victoire de Hollande a un mérite. Elle clarifie le paysage politique. Aubry aurait proposé le même projet mais elle l’aurait sûrement habillé différemment. La victoire depuis dimanche dernier de la ligne de centre-gauche au PS est une mauvaise nouvelle pour ceux qui attendent le changement. Mais au sein de cette ligne, la victoire de Hollande est plutôt un bon point : le débat sera clair. Comme le dirait Aubry, la « gauche molle » s’assume et le PS se range du côté du « système ». On le savait mais au moins maintenant, c’est officiel.

Il est désormais clair que le PS n’est pas en mesure d’incarner un changement profond, radical, à la hauteur de la crise. Comme le dirait Montebourg, il est « un gestionnaire du moindre mal ». Espérons que d’autres à gauche porteront plus d’ambition et de combativité. Pour Mélenchon, ça paraît bien parti. Peut-être que Joly y arrivera, à moins qu’EELV ne sombre dans les marchandages de circonscriptions avec le PS.

Surtout, le résultat du soir marque l’échec total de ce qu’on appelait « la gauche du PS ». Hamon, Emmanuelli, Lienemann, Filoche et tous les autres ont lamentablement échoué. Et avec eux les centaines de militants sincères et dévoués du courant « Un monde d’avance ». En 2008, au congrès de Reims, ils ont choisi de « peser de l’intérieur » et dans cette primaire ils soutenaient Aubry. Pour quel bilan ? Sur le plan médiatique, ils ont disparu au profit de Montebourg dont l’inconstance n’est plus à démontrer depuis vendredi. Sur le plan politique, ils ont intégré le recul des idées de la gauche du PS, rangés au rang de courant qui fait une synthèse avec DSK derrière Aubry. Quelle tristesse. Que vont faire désormais ces militants ? Soutenir Hollande qu’ils décrivaient comme « le candidat de la rigueur » ? Rester chez eux pendant l’élection la plus importante de la 5ème République ? Rejoindre le Front de Gauche ? La réponse leur appartient mais ils doivent être bien tristes ce soir.

Pendant ce temps, à Paris, des rues sont occupées par des croyants qui prient troublant la circulation et l’ordre public. Et que font Marine Le Pen et Claude Guéant ? Rien. Ils n’en parlent même pas. Et pour cause, ses croyants ne sont pas musulmans. Il n’y a donc pas d’insultes à distribuer et de haine à répandre. Non, ces gens qui prient dans la rue sont même protégés par la Police ! Ca se passe à Paris, dans le 20e arrondissement. Ce sont des catholiques intégristes qui prient et manifestent contre la réouverture d’un centre IVG à l’hôpital Tenon. La réouverture de ce centre a été gagnée de haute lutte par les salariés, les habitants, les féministes et toutes les forces de gauche. Aujourd’hui, ces fous de dieux prient dans la rue et agissent contre la loi qui garantit le droit à l’IVG. L’air devient vraiment irrespirable dans ce pays. Et on aurait bien besoin d’une gauche combative. Au lieu de cela, nous aurons François Hollande.
http://socialistedegauche.wordpress.com/2011/10/16/le-decalage-hollande-hamon-et-meme-le-pen/

www.liberation.fr/politiques/01012358463-primaire-ps-la-haute-autorite-chargee-de-fixer-des-regles-aux-sondeurs
www.liberation.fr/politiques/01012357632-la-primaire-socialiste-cet-objet-insondable
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mer 30 Nov - 19:25


"La France en avant" ! Dessin de ïoO

De quoi Hollande est-il le candidat ?
Par Eric Dupin

Le candidat François Hollande sait-il où il habite ? Sa difficulté à s'installer dans un local de campagne – des bureaux provisoires se partageront avec le siège du PS avant le point de chute final – symbolise assez bien l'ambiguïté de sa démarche.
Le vainqueur des « primaires citoyennes » se libère de ses attaches politiques, des engagements de son parti comme de ses alliances, sans impulser encore sa propre dynamique.

1. Hollande n'est plus le candidat du projet socialiste

Pendant la campagne de la primaire, contrairement à Martine Aubry, François Hollande ne s'appesantissait guère sur le « projet socialiste ». Mais le président du conseil général de la Corrèze se gardait bien de le critiquer.

Ne s'en distinguant que par quelques propositions personnelles – comme le « contrat de génération » – il expliquait que tous les candidats étant d'accord avec ce projet, les électeurs devaient simplement choisir le plus capable de rassembler pour battre Nicolas Sarkozy. « Le projet socialiste m'engage », affirmait encore Hollande le 2 octobre.

Une fois élu, la chanson n'a plus été la même. Les proches du candidat vainqueur se sont chargés de porter la triste nouvelle. En raison de l'aggravation de la crise, le projet socialiste adopté en mai 2011 ne serait plus applicable. Dés le 31 octobre, Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, avertit les populations :

« François Hollande puisera dans ce programme mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme
car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas. »

Il laisse entendre que les 300.000 « emplois d'avenir » prévus par le PS seront sacrifiés au profit du « contrat générationnel » hollandais.

Autre exemple : le 20 novembre, François Rebsamen explique que l'embauche de 10.000 policiers supplémentaires, prévue par le projet, « ne pourra pas se faire comme cela, d'un coup de baguette magique » et qu'il s'agira surtout de « sanctuariser les effectifs » actuels.

Pierre Moscovici, directeur de campagne de Hollande, précise qu'il y aura « un projet présidentiel légèrement différent » du projet socialiste en raison de la conjoncture mais aussi parce que le vainqueur de la primaire ne s'appelle pas Aubry qui, observe-t-il, « aurait sans doute été la garantie sourcilleuse du projet ». Comprenez qu'avec Hollande, la différence ne sera pas négligeable.

2. Hollande n'est plus engagé par l'accord PS-EELV

Là encore, la prise de liberté de Hollande n'a pas été immédiate. Dans un premier temps, l'accord de mandature passé entre le PS et EELV semblait suffisamment engager le candidat pour qu'il reprenne en main, par l'intermédiaire de ses lieutenants, les négociations bien avancées entre socialistes et écologistes.

Sur les questions économiques, le texte final est d'ailleurs d'une tonalité nettement plus modérée que celui auquel avait abouti les groupes de travail, ce dont s'est ému Alain Lipietz. L'économiste écologiste déplore un recul par rapport au projet du PS sur des points importants comme les retraites. Le droit de partir à 60 ans est désormais limité à « ceux qui ont commencé à travailler tôt ou exercé des métiers pénibles ».

Les dispositions de l'accord PS-EELV semblaient d'autant plus contraignantes que les dirigeants socialistes se sont permis de caviarder le passage sur le MOX au prétexte qu'il aurait pu être interprété différemment par les deux parties.

Une deuxième polémique, relative à la suppression du droit de véto au conseil de sécurité de l'ONU, a cependant conduit Hollande à se distancier nettement de ce texte. Non seulement, il a clairement défendu le droit de véto de la France, mais il a affirmé vouloir faire le tri dans les propositions de l'accord, n'en retenant que « les mesures qui me paraissent les plus essentielles ».

Au passage, le candidat a ainsi confié qu'il n'était pas favorable à ce qu'un étranger puisse devenir maire alors que l'accord PS-EELV parle d'éligibilité des étrangers aux élections locales...

3. Hollande ne se limite plus au rassemblement de la gauche

Le refus de l'alliance au centre fait partie des principes identitaires du socialisme français depuis les années 70. François Mitterrand avait fortement déplu au PS avec sa politique d'ouverture de 1988 alors même qu'elle se limitait à débaucher des individualités de la droite modérée. Hollande n'a pourtant pas attendu que François Bayrou se déclare officiellement candidat pour envisager qu'il rejoigne sa propre majorité présidentielle :

« Si François Bayrou fait un choix – nous verrons lequel – au second tour,
eh bien il sera dans la majorité présidentielle qui se sera constituée autour du vainqueur du second tour,
s'il a appelé [à voter] pour le bon candidat, sous-entendu celui que je pourrais représenter. »

Ce n'est pas la première fois que Hollande s'adresse au leader centriste. Dés 2009, il lui proposait un dialogue pour clarifier convergences et divergences. La main tendue à Bayrou permet à Hollande d'espérer conserver la notable fraction de l'électorat centriste qui se porte aujourd'hui sur sa candidature. Au risque de faire vivement réagir sur la gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon ayant d'ores et déjà agité le spectre d'un « divorce ».

En panne d'enthousiasme

Toutes ces libertés que s'octroie Hollande visent, bien sûr, à lui donner une stature présidentielle, planant au-dessus des partis, des tractations et des camps. C'est la logique de la Ve République.

Mais le candidat socialiste se défait plus facilement de ses liens qu'il ne creuse son propre sillon. En cette drôle de campagne où il se bat contre un adversaire non déclaré, Hollande ne suscite guère l'enthousiasme. Seulement 30% (enquête BVA) ou 31% (enquête TNS-Sofres) des électeurs souhaitent sa victoire même si une majorité la pronostiquent.

Au fond, Hollande est d'abord et avant tout le candidat de l'anti-sarkozysme. Il n'y a pas de quoi rêver.
www.rue89.com/2011/11/30/de-quoi-hollande-est-il-le-candidat-227077
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mar 10 Avr - 13:49


Les patrons doivent voter pour le smic à 1.700 euros de Mélenchon
Par Emmanuel Chaumery

J’ai voulu apporter ma contribution au débat en expliquant pourquoi les arguments du candidat du Front de Gauche étaient en corrélation avec la gestion d’une TPE ou d’une PME. Je l’ai fait d’abord en publiant un appel sur AgoraVox puis un billet sur Mediapart repris par Le Yeti, blogueur émérite de Rue89.

Maintenant, il serait bon de synthétiser ces billets avec les commentaires apportés (plusieurs centaines) pour en faire une tribune cohérente. J’aborde donc, dans cet article, des thèmes de campagne adaptés au monde de l’entreprise en essayant d’être le plus clair possible.

Je rappelle pour info, mais aussi pour rester dans le témoignage à visage découvert, que je dirige une petite entreprise, Spin SAS, composée de trois magasins en Nord Isère, comptant actuellement huit salariés (dont je fais partie), deux femmes et six hommes. Il y a six CDI, un contrat de professionnalisation et un CDD sur une mission spécifique.

Smic à 1 700 € et autres mesures financières

Une remarque liminaire : la proposition du Front de Gauche est de passer le smic à 1 700 euros brut en début de mandat présidentiel puis de l’augmenter progressivement pour arriver à 1 700 euros net. La première augmentation est donc de 21% par rapport au smic actuel d’environ 1 500 euros brut (9,19 euros brut horaire). Rien d’exceptionnel ni d’insurmontable, cela a déjà été fait en 1936, en 1968 et en 1981 à des niveaux équivalents.

Donc ce salaire à 1 700 euros brut qui, rappelons le, laisse environ 1 200 euros net au salarié va entraîner, en première réaction, une hausse du coût du travail. D’où les cris d’orfraies de mes camarades patrons qui se voient d’ores et déjà perdre des commandes à cause de cette charge.

J’ai pu lire aussi des propositions pour reporter les charges patronales et les cotisations salariales sur la TVA ou la Contribution Sociale Généralisée (CSG). Outre que cela ressemble à la TVA sociale qui, elle, va générer une inflation et ne pénalisera ni les importations, ni les entreprises qui consomment elles aussi (et pour lesquelles la TVA se récupère), cette proposition n’engendre pas un cercle vertueux comme l’est l’augmentation du smic accouplée à d’autres mesures détaillées ci-après.

La consommation des smicards va générer de la croissance

Car si l’on augmente le smic, des millions de salariés vont disposer de centaines de millions d’euros supplémentaires à la fin du mois. Prenons un exemple simple :

Un couple qui gagne deux smic aujourd’hui soit environ 2 100 euros nets et qui, une fois le loyer payé, la nourriture et les frais de scolarité des enfants, se retrouve à la fin du mois avec un découvert de 100 euros alors qu’il doit changer de machine à laver. Et bien, il ne peut pas directement, fera un crédit qui lui augmentera son découvert mensuel d’autant : le cercle vicieux démarre avec les frais que cela engendre.

Si le même couple touche maintenant 2 400 euros par mois, il n’a plus de découvert à la fin du mois et peut se permettre d’acheter sa machine à laver en deux ou trois fois sans frais. Ce couple n’a plus d’agios ni d’intérêts à régler tous les mois, il peut envisager la vie plus sereinement.

Ce que je veux dire par là, c’est que ces smicards vont consommer l’argent qu’ils ont en plus, et cette consommation va générer la croissance dont nous avons besoin. Pour mon cas personnel, combien de machines à laver, de réfrigérateurs, de téléviseurs ou d’ordinateurs vais-je vendre en plus ? A mon avis, bien assez pour compenser l’augmentation de salaires que je vais donner à mes employés.

Et rappelons que Jean-Luc Mélenchon a aussi proposé de moduler les taux des charges patronales en fonction des entreprises. Une entreprise citoyenne respectueuse des règles financières et sociales sera moins chargée qu’une grosse multinationale qui met son siège social dans un paradis fiscal. Enfin, un pôle de financement des entreprises nous permettra de ne pas nous heurter à un mur bancaire lorsque nous traversons des difficultés passagères. Le principe de la Caisse de Solidarité Productive est aussi envisagé, permettant, en prélevant un peu sur la trésorerie des très grandes entreprises, de parer aux intempéries économiques subies par les petites entreprises.

Mon but n’est pas de gagner de l’argent

Oui mais, m’a-t-on dit, tes smicards vont acheter des produits chinois, ça va augmenter le déficit commercial et ne pas augmenter le PIB. Et bien, je rappelle que le programme du Front de Gauche propose plusieurs mesures de correction. Par exemple, une taxe kilométrique qui pénalisera les produits importés. Autre exemple : favoriser la réimplantation d’industries locales par la commande publique boostée par un plan de relance national. La possibilité offerte aux TPE et PME de répondre aux offres publiques contribuera aussi à cette relance.

Oui mais, comment on va payer ça ? Avec notre dette ? Tout le monde connaît la réponse : création d’un pôle bancaire central qui financera les dépenses de l’Etat par des prêts à taux nul ou quasi nul. Il n’y a aucune raison que le secteur bancaire privé continue à toucher des dizaines de milliards d’euros d’intérêts sur de la dette publique. Nous avons payé en trente ans plus de 1 300 milliards d’euros d’intérêts. Si nous avions emprunté à la Banque de France à 0% dans les années 70, nous n’aurions quasiment pas de dettes aujourd’hui.

En résumé, d’un point de vue financier pour mon entreprise, cette mesure va apporter du chiffre d’affaires, me permettre d’investir, de créer de nouveaux magasins et d’embaucher du monde qui va, à son tour, consommer. C’est un cercle vertueux.

Tu parles, tu vas gagner plein d’argent et Mélenchon va te le piquer par l’impôt. On ne s’est pas compris, mon but n’est pas de gagner de l’argent. Comme beaucoup de gens, je me sens bien quand je crée. Que ce soit en créant un programme informatique ou en créant un nouveau magasin, je me réalise quand je crée. L’argent n’est qu’un moyen dans notre société. Et je ne vois pas ce que je ferais si j’avais des millions. Limiter à vingt fois le salaire le plus bas et/ou à 30 000 euros par mois, me semble plus que raisonnable. Tout le monde n’a pas l’impression d’avoir réussi parce qu’il a acheté une grosse voiture, une montre en or ou une villa de trente pièces (surtout s’il vit seul).

Oui mais, tous ces gens dans ta boîte, ils vont avoir le pouvoir de te virer ! C’est le chapitre suivant…

La démocratie dans l’entreprise

Le programme du Front de Gauche prévoit de rétablir la démocratie dans l’entreprise. Aujourd’hui, le code du travail a été détricoté et permet aux instances dirigeantes de faire comme bon leur semble. Rétablir la démocratie dans l’entreprise, c’est permettre aux employés de participer activement à la vie de l’entreprise, pas seulement de demander des comptes à leur patron quand quelque chose semble incohérente dans sa gestion. Et rappelons-le, dans une TPE, il n’y a pas de CE.

Il y a deux axes à prendre en compte :

* La démocratie dans l’entreprise aide à évoluer

Dans ma société, je demande son avis à chacun des employés impliqués dans une décision. J’écoute leurs propositions et adapte mon projet en fonction de ces données. Etablir ces règles de bon sens par la loi permettra à chacun de se sentir mieux dans son entreprise, de se sentir écouté et valorisé par une direction qui ne sera plus opaque. C’est aussi être partie prenante de la vie de son entreprise.

* La démocratie dans l’entreprise aide à prévenir les injustices

Il me semble normal qu’un employé, quelque soit son niveau dans l’entreprise, puisse demander à son patron pourquoi telle décision a été prise ou connaître le niveau de l’endettement ou de la trésorerie. Rappelons-nous que le salarié peut perdre son travail si le patron confond la caisse de la société avec la sienne et qu’il entraîne la faillite de la société.

Oui mais, si tes employés votent pour te virer ? Je réponds que l’on n’est pas en URSS. Personne n’a parlé de créer des kolkhozes ! La démocratie prévient des excès. Si les employés ne peuvent obtenir des réponses de leur patron, ils auront des recours légaux pour vérifier qu’il n’y a pas d’abus.

Pour ma part, je n’ai aucune espèce de crainte quand à l’augmentation du niveau de démocratie dans l’entreprise. Seuls de mauvais patrons peuvent avoir peur que l’on mette le nez dans leurs affaires. Et les employés de mon entreprise doivent se sentir bien, être respectés et sentir que leur participation est prise en compte. Cela passe aussi par le respect de l’employé en le considérant comme un être humain, non comme un outil. Pour cela, il suffit que l’entreprise soit un exemple à suivre.

L’entreprise sociale : le CDI comme contrat standard

Pourquoi est-ce que les mesures sociales proposées par Jean-Luc Mélenchon ne font pas peur au chef d’entreprise que je suis ? Peut-être parce qu’elles sont déjà appliquées dans ma société mais aussi dans la majorité de celles des patrons qui ont soutenu les billets déjà postés !

Le CDI en tant que contrat standard, avec des limitations encadrant l’utilisation des contrats précaires ? Comment se sent un employé en intérim ou en CDD ? Il n’a pas confiance dans l’avenir, il ne peut pas s’engager dans sa vie car il ne sait pas ce qu’il fera le mois prochain. Un salarié en CDI, a contrario, a des projets et se sent bien mieux dans sa peau. Son travail s’en ressent d’autant.

Je vous invite à demander à mes employés comment ils se sentent dans la société. Je ne leur demande pas de pointer et j’ai confiance dans leurs relevés d’heures. Je n’ai aucun besoin de minuter le temps car dans un sens ou dans l’autre, on s’y retrouve. C’est comme ça que ça fonctionne quand une relation de confiance est établie. Et cette relation ne peut s’établir au travers d’un contrat précaire.

Et les employés des stations de ski ? On est coincé avec des CDI. Le projet du Front de Gauche laisse une latitude pour les cas particuliers. Il y aura toujours des cas particuliers, comme pour les retraites mais le cas général sera l’utilisation du CDI.

Concernant l’égalité de traitement femmes/hommes, je le redis : je ne connais aucun métier qu’une femme ne puisse faire au moins aussi bien qu’un homme et inversement, nous avons des hommes exerçant le métier de sage-femme, ou des femmes celui de chauffeur routier. Pour ma société, le plus gros salaire est versé à la responsable des ventes, elle est la seule à avoir une procuration à la banque et chez les fournisseurs, c’est uniquement question de confiance et de compétences.

Les patrons sont de plus en plus nombreux à en avoir marre

D’autres mesures améliorent encore la vie des patrons dans le programme du Front de Gauche. Par exemple, et j’en terminerai avec celle-ci : la régularisation des travailleurs sans-papiers qui fait hurler les patrons adeptes du Front national. Des milliers de travailleurs exploités sont dans la peur de se faire arrêter. En leur permettant de se sentir en sécurité, on élimine en même temps une concurrence déloyale dans certains secteurs d’activités et là encore, permettre à des humains de se sentir partie prenante de cette relance.

Lorsque j’ai publié les billets cités en introduction, je ne pensais pas que ceux-ci seraient autant lus et commentés. Mais ce qui m’a le plus marqué, en dehors du pourcentage énorme de commentateurs en phase avec mes écrits, c’est le nombre de patrons, comme moi, qui me remerciaient d’écrire la même chose que ce qu’ils pensaient ou appliquaient déjà chez eux. Ils sont bien plus nombreux que ce que l’on croit, patrons de TPE, de PME, dentistes ou médecins qui n’en peuvent plus des excès de cette société à laquelle aucun de nous ne croit plus.

Cette société où l’argent et le pouvoir comptent plus que l’Homme est appelée à disparaître car le bonheur ne peut passer que par l’Humain, d’abord !
www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/10/les-patrons-doivent-voter-pour-le-smic-1700-euros-de-melenchon

‘Avant il y avait encore le délit d'espionnage industriel, aujourd'hui avec la libre circulation des capitaux, n'importe quel groupe financier peut racheter une usine, la dépecer et faire des plus-values de folie en pratiquant la vente par appartement au mépris des salariés laissés sur le carreau.’
http://thegiao2001.typepad.fr/inzesentier/2009/04/il-etait-une-fois-pardies.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Mer 18 Avr - 11:48



Mélenchon n'est pas un gueulard populiste !

Chaque mercredi, Anna Cabana, grand reporter au "Point", livre une analyse politique pour le 6/7 de France Inter.
Ce matin, Anna, vous voulez nous parler de Jean-Luc Mélenchon, qui sait parler au peuple...

Et pas seulement en vociférant contre les riches et en insultant les puissants. Le candidat du Front de gauche n'est pas qu'un gueulard populiste. Ce serait trop simple. Or ses discours sont tout sauf simples. L'ancien prof de français s'adresse au "populo" avec des mots compliqués et une syntaxe sophistiquée. Depuis des années, les communicants expliquent aux politiques que, pour être compris du grand public, il faut faire des phrases simples - sujet verbe complément - en bannissant les mots trop recherchés et en évitant de parler trop longtemps, pour ne pas lasser. Eh bien Mélenchon fait strictement l'inverse.

Que voulez-vous dire ?

Il considère que la simplification de la langue est une forme de mépris de classe. Il pense que respecter le peuple, c'est le tirer vers le haut, y compris dans le choix du vocabulaire et le raffinement de la syntaxe. J'étais samedi sur la plage du Prado, à Marseille, pour son meeting géant. Sa harangue - qui a duré 1 heure 20 - était écrite dans un français plus que parfait. Il y avait de la poésie de bout en bout. Il a dit qu'il était venu - je le cite - "recevoir sur cette plage, au bord de ses lèvres fraiches, le baiser de la Méditerranée". Il a invité les quelque 100 000 personnes rassemblées à "écouter le murmure de l'histoire longue qui travaille en nous" et à ne pas "laisser la mer violette, comme disait Homère, devenir un cloaque". Il a expliqué que "l'obscurantisme jetait à terre l'esprit humain", il a apostrophé le résistant Aubrac à la deuxième personne du singulier.

Comment réagit son public ?

Ce qui était frappant, c'est qu'au lieu de tordre le nez, les gens le regardaient avec des yeux brillants. Mais pas comme on regarde une rock star ou un gourou. "C'est un éclaireur, m'a dit Sylvain, un employé de banque de 34 ans. Contrairement aux autres, il ne nous prend pas pour des imbéciles. Quand on l'écoute, on se sent plus intelligent." Une dame voilée qui n'a pas arrêté de lancer des youyous pendant le meeting me l'a confirmé : "Je ne comprends pas tous les mots, mais c'est généreux, c'est beau, et j'apprends tant de choses", m'a-t-elle dit. Pendant ce temps, sur la scène, Mélenchon grondait : "Quand on parle à l'esprit, à la conscience, alors toutes les consciences entendent."
www.lepoint.fr/politique/la-politique-par-anna-cabana/melenchon-n-est-pas-un-gueulard-populiste-18-04-2012-1452629_232.php

Mélenchon plutôt qu'Hollande : le vote utile, c'est le vote Front de gauche !

Par crainte d'une dispersion des voix au premier tour de la présidentielle qui favoriserait le camp du président sortant Nicolas Sarkozy, François Hollande a appelé au vote utile. En dix points, Thomas Maurice, doctorant en philosophie et militant du Front de gauche, explique pourquoi le vote utile de gauche n'est pas forcément aux couleurs socialistes.
[...]

7. Le PS a trahi le peuple

Puisqu'on en est à ce que le PS ne fait pas, voilà, par contre, ce qu'il a fait : trahir le peuple, par trois fois déjà ! Le oui au TCE en 2005 ; le vote scélérat du traité de Lisbonne en 2007, à Versailles (bonjour le symbole !), dans le dos du peuple qui avait voté non ; enfin, l'abstention coupable au Parlement, qui a permis de faire passer le Mécanisme européen de stabilité* qui n'est ni plus, ni moins qu'un putsch financier en Europe (voici ce qu'en a dit** Mélenchon dans "Libération").

Ce sont cette attitude et ces trahisons à répétition qui font perdre la gauche en lui retirant tout crédit auprès de la population. Le vote Front de gauche, lui, ouvre la voie à une véritable souveraineté du peuple par la vertu d'une VIe République, conquise contre les marchés qui veulent en finir avec la démocratie en Europe.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/525904-melenchon-plutot-qu-hollande-le-vote-utile-c-est-le-vote-front-de-gauche.html

*www.rue89.com/comment/2929668
**www.jean-luc-melenchon.fr/2012/02/20/tribune-parue-dans-liberation-sur-les-nouveaux-traites-europeens/


Un « socialisme gourmand » pour en finir avec la gauche triste
La gauche militante serait-elle encore trop austère, le socialisme trop grisâtre et l’écologie trop culpabilisante ? Pour contrecarrer la « mauvaise jouissance » et l’assouvissement immédiat du désir consumériste que véhicule le capitalisme, le politologue Paul Ariès prône un « socialisme gourmand ». Ou comment articuler plaisirs et revendications dans le cadre d’expérimentations alternatives, premières étapes vers une rupture avec le système prédateur actuel.

Extraits : ‘La gauche est devenue inauthentique à trop fréquenter le système.’

‘Parler de « socialisme », c’est continuer à dire que nous avons des ennemis à vaincre, autant le capitalisme que le fétichisme d’État. C’est rappeler que les socialismes n’ont été partisans de la croissance que de manière accidentelle et qu’il est donc possible de penser un socialisme sans croissance. Parler de « gourmandise » permet d’en finir avec l’idée d’un socialisme du nécessaire, d’un socialisme de la grisaille, avec ses générations sacrifiées, ses appareils de parti ou d’État gérant cette mal-jouissance.
C’est aussi mieux identifier le mal qui nous ronge, ce travail de mort qui caractérise le capitalisme.’

Nous [2] coorganisons cet été un grand forum mondial sur la pauvreté pour dire qu’il faut en finir avec le mensonge social d’une réinsertion dans la société des naufragés du système. Cette réinsertion n’est ni possible ni même souhaitable face à la barbarie qui vient.

‘[Les gauches] ont abandonné l’idée de faire contre-société. Elles ont pensé que la meilleure façon d’avancer vers le socialisme était de camper dans l’enceinte du capitalisme pour y travailler ses contradictions de l’intérieur.
Résultat : le peuple n’existe plus – ou si peu. Il n’a jamais été autant intégré corporellement (de par ses modes de vie) et mentalement (de par ses valeurs) dans le capitalisme et le productivisme. Conséquence : les gauches ont fini par y perdre leur âme.’

‘La gauche n’a rien vu venir : ni le féminisme, ni l’écologie, ni le racisme de gauche, ni la haine de l’islam, ni le mouvement « queer » et la question des genres, ni l’antispécisme et la nécessité de penser d’autres rapports aux non-humains, ni la montée en puissance de l’individu et celle des communautés, ni la désobéissance, ni la nécessité d’inventer d’autres rapports à la nature.’

'une des plus grandes victoires de la bourgeoisie est d’avoir rendu innommable sa propre classe.'

'Ce dont nous manquons pour nous insurger, comme le dit aussi Miguel Benasayag, ce n’est pas de motifs de mécontentement, c’est de la joie nécessaire pour pouvoir se rebeller.'
www.bastamag.net/article2273.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Ven 18 Mai - 12:43



Unité derrière le programme anti-austérité de Syriza !

Socialist Resistance se réjouit du résultat obtenu par Syriza lors des récentes élections grecques, où la coalition de la gauche radicale – sur la base d’un programme clairement anti-austérité – est devenue la deuxième force politique du pays. Ce vote a non seulement secoué les classes dirigeantes grecques et européennes, mais fait entrevoir dès maintenant la possibilité que Syriza se hisse au premier rang lors des nouvelles élections qui auront lieu le mois prochain.

Nous soutenons également de toutes nos forces les cinq exigences de Syriza, qui dessinent le programme d’action d’un combat unitaire contre l’austérité. Ce programme inclut le rejet de l’austérité et des conditions du renflouement, imposées en mars par la Troïka. Il appelle à un moratoire du paiement de la dette et à la constitution d’une commission internationale d’audit de la dette grecque, mais aussi à de vigoureuses initiatives de répudiation de créances. Il revendique également la taxation des plus riches, une radicale redistribution des richesses, la nationalisation des banques, et une nouvelle politique industrielle pour revitaliser le secteur manufacturier. Ces mesures excluent toute conciliation avec les partis pro-austérité et constituent la base de départ nécessaire pour engager la contre-offensive face aux ravages de l’austérité – bien qu’une insistance plus grande sur les solutions écologiques l’aurait renforcé.
[...]
Malgré la montée continue de Syriza dans les sondages, la victoire de la gauche est loin d’être certaine. Les élites de l’Union européenne ont d’ores et déjà clairement prévenu que, non seulement les prochaines élections constitueraient un référendum sur l’euro, mais qu’un second vote anti-austérité signifierait l’expulsion de la Grèce de la zone euro. Dès maintenant et jusqu’au jour du scrutin, une pression très forte va donc être mise sur le peuple grec pour renforcer cet ultimatum.

Il est crucial que cet ultimatum soit rejeté, et qu’une résistance à l’offensive « austéritaire » s’affirme. Bien qu’opposée à une sortie de l’euro, Syriza a clairement admis que, si cette sortie était imposée par les élites de l’Union européenne comme une conséquence d’une défaite de la campagne pro-austérité, elle en prendrait son parti. De même pour la dette, dont les travailleurs grecs ne sont aucunement responsables : sa répudiation implique de se préparer à sa conséquence probable, à savoir une expulsion de la zone euro. Cette approche doit être énergiquement mise en avant lors de la campagne électorale, afin d’armer l’électorat contre les menaces et les ultimatums qui vont lui être opposés.

La lutte des travailleurs grecs constitue une lutte pour l’ensemble du mouvement ouvrier européen. Vous pouvez ajouter votre signature à la déclaration de solidarité en faveur du peuple grec, d’ores et déjà signée par des leaders syndicaux, des députés et des candidats, déclaration qui se trouve sur le site de la Coalition of Resistance.
www.gauche-anticapitaliste.org/content/unite-derriere-le-programme-anti-austerite-de-syriza

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=144716242328419&set=o.11450328749&type=1

Le Front de gauche accueillera lundi 21 mai Alexis Tsipras (Syriza) en France
Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe. Après les résultats électoraux en France, en Grèce et en Allemagne, des millions d'européens attendent une ren...
www.pcf.fr/24000

Législatives : Des députés du Front de Gauche pour réussir à gauche
www.humanite.fr/fil-rouge/legislatives-des-deputes-du-front-de-gauche-pour-reussir-a-gauche-pcf-93
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Ven 18 Mai - 13:10



« Le plan de bataille des financiers »
Entretien avec Nicolas Doisy, économiste à Chevreux (Crédit Agricole)

‘l’hypothèse la plus optimiste, c’est celle où François Hollande prend ses fonctions et « revient sur ses promesses », mais il n’en a pas fait ! C’est ça, mon point : il n’en a pas fait, ou il en a fait si peu que, finalement, de toute façon c’est comme si ça comptait pas. Donc il a gardé les mauvaises nouvelles pour plus tard.’

‘admettons, y a un sommet à Bruxelles, François Hollande demande une partie sur la croissance, les autres européens ils vont faire comme si « bon ben d’accord, on t’accorde ça », il rentre ici en France en disant « regardez ce que j’ai obtenu », et du coup il peut dire derrière « eh ben, en échange nous on va libéraliser notre marché du travail ».
François Ruffin : C’est déjà un peu ce qu’il s’est passé en 1997 : en 1997, Lionel Jospin est élu avec la gauche plurielle en disant 'ce pacte de stabilité, je n’en veux pas', donc il va à Amsterdam, on lui fait rajouter Pacte de stabilité et de croissance, et il revient en disant « regardez y a le mot croissance dans le titre ».’
http://vimeo.com/40577072  cyclops

Transcription de l'entretien avec Nicolas Doisy le 12/04/2012
Autre extrait : ‘si la France veut rester dans la zone Euro, il faudra très vraisemblablement qu’elle se plie à un certain nombre de programmes de réformes qui sont maintenant imposés, ou sinon l’idée sera que la France devra quitter la zone euro. Autant en 83 il était peut-être moins compliqué de quitter le projet de construction européenne, autant aujourd’hui ça risque d’être beaucoup plus compliqué. On l’a vu : si l’idée même de la sortie d’un petit pays comme la Grèce a causé une crise comme nous l’avons connue l’an dernier, je vous laisse imaginer pour la France…’
www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html
www.la-bas.org/article.php3?id_article=2429
www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-les-financiers-au-coin-du-bois-2


La crise est essentiellement bancaire : que se passe-t-il dans Target II ?
Bientôt cinq ans. Commencée comme une crise bancaire, la crise financière mondiale, se déroule...comme une crise bancaire et ne prendra fin que lorsqu'aura été réglée...la crise bancaire. Ce n'est pas demain la veille. Démonstration à partir de TARGET, le système de compensation des banques centrales de la zone euro. Analyse.
http://dlvr.it/1Zgp9K

À propos de Target 2
On comprend mieux le dilemme cornélien de l’Allemagne aujourd’hui. Plusieurs articles sont parus récemment (par exemple : http://m.faz.net/aktuell/wirtschaft/wirtschaftspolitik/im-gespraech-oekonom-hans-werner-sinn-wir-sitzen-in-der-falle-11653095.html) alarmant sur le système dit Target 2, l’accusant d’une « facture cachée » de plus de 200 milliards d’euros pour notre voisin outre-Rhin au cas où les pays du Sud de la zone euro feraient faillite. Cette facture serait d’ailleurs la véritable raison de la volonté de la chancelière de trouver une solution financière à la crise grecque. Je crains qu’il n’y ait confusion entre le moyen technique… et la logique économique. Ce n’est pas à cause de Target 2 que l’Allemagne pourrait perdre de l’argent. C’est parce que, au sein de l’Union monétaire, elle a bénéficié pendant 10 ans de la garantie que son excédent commercial serait payé puisque ses partenaires n’avaient pas le droit (ni le pouvoir) de faire défaut via une dévaluation ou une nationalisation des avoirs.

[...] S’ils sortent ou s’ils font défaut, c’est tout le système gagnant-gagnant de la zone euro qui est remis en cause. La bonne nouvelle c’est que même si cela se fait dans la douleur, il faudra de toute façon organiser la solidarité avec les pays de la zone euro en difficulté financières. La mauvaise nouvelle, c’est que la survie de la zone euro découlera beaucoup plus de règlement de dettes accumulées que de confiance dans le choix politique d’union.’
http://alternatives-economiques.fr/blogs/berger/2012/02/26/10-ans-d%E2%80%99efforts-allemands-une-facture-trop-salee-ou-pourquoi-la-zone-euro-vivra/

L'UE est prête à imposer le fédéralisme, à instaurer une dictature pour sauver les intérêts de l'Allemagne...
Jean-Claude Trichet a un plan pour sauver l'euro

WASHINGTON (Reuters) 18 mai 2012- Jean-Claude Trichet a proposé jeudi que l'Union européenne soit habilitée à prendre en charge le budget d'un État membre s'il constate son incapacité à mettre de l'ordre dans ses finances, dans le cadre de mesures pour préserver l'euro des conséquences de la crise grecque.

L'ancien président de la Banque centrale européenne, dont le mandat s'est terminé en novembre, préconise, en l'absence d'une union fédérale politiquement difficile à appliquer, l'activation d'un mécanisme fédéral exceptionnel, quand la politique budgétaire d'un pays menace l'ensemble de l'union monétaire.

"Le fédéralisme d'exception me semble non seulement nécessaire pour garantir une solide union économique et monétaire, mais il pourrait aussi s'adapter à la véritable nature de l'Europe sur le long terme. Je ne crois pas que nous aurons un grand budget (centralisé) de l'UE", a-t-il déclaré dans un discours devant l'institut Peterson d'économie internationale à Washington.

Jean-Claude Trichet a noté que les éléments de ce mécanisme étaient déjà en place, les pays membres ayant accepté, dans le pacte budgétaire européen, de surveiller leurs budgets respectifs et de sanctionner les déficits excessifs.

La prochaine étape, selon l'ex-patron de la BCE, serait de placer un pays sous administration européenne quand son gouvernement ou son parlement ne sont pas en mesure d'appliquer des politiques budgétaires approuvées par l'UE.

La mesure devrait être approuvée par le conseil européen des chefs d’État et de gouvernement et par le Parlement européen, afin de maintenir un droit de regard des électeurs sur la décision.
www.challenges.fr/entreprise/20120518.REU6554/jean-claude-trichet-a-un-plan-pour-sauver-l-euro.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 6002
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   Lun 21 Aoû - 10:16



1973-2017 : l’effondrement idéologique de la “gauche” française
[Extraits]

Syrie, Vénézuéla : ces deux exemples illustrent les ravages causés par l’indigence de l’analyse conjuguée à la couardise politique. Tout se passe comme si les forces qui tenaient lieu de “forces vives” dans ce pays avaient été anesthésiées par on ne sait quel puissant sédatif. Parti des sphères de la “gauche de gouvernement”, le ralliement à la doxa diffusée par les médias dominants est général. Convertie au néo-libéralisme mondialisé, l’ancienne social-démocratie ne s’est pas contentée de tirer une balle dans le dos à ses ex-camarades des pays du Sud, elle s’est aussi tirée une balle dans le pied. Transformé en courant minoritaire - social-libéral - au sein d’une droite plus dévouée que jamais au capital, le PS s’est laissé cannibaliser par Macron, la savonnette à tout faire de l’oligarchie capitaliste euratlantique. Dans les années 70, même la droite française “libérale éclairée”, avec Giscard d’Estaing, était plus à gauche que le PS d’aujourd’hui, ce résidu vermoulu dont l’unique fonction est de distribuer les sinécures aux rescapés du hollandisme. [...]

Elle a beau vouloir rompre avec la social-démocratie, cette gauche adhère à la vision occidentale du monde et à son droit-de-l’hommisme à géométrie variable.

Ethnocentrique, elle regarde de haut l’anti-impérialisme légué par les nationalismes révolutionnaires du Tiers Monde et le mouvement communiste international. Au lieu de se mettre à l’école d’Ho Chi-Minh, Lumumba, Mandela, Castro, Nasser, Che Guevara, Chavez et Morales, elle lit Marianne et regarde France 24.

Elle refuse de voir que le respect de la souveraineté des Etats n’est pas une question accessoire, qu’elle est la revendication majeure des peuples face aux prétentions hégémoniques d’un Occident vassalisé par Washington, et que l’idéologie des droits de l’Homme et la défense des LGBT servent souvent de paravent à un interventionnisme occidental qui s’intéresse surtout aux hydrocarbures et aux richesses minières. [...]

Bruno GUIGUE
20 août 2017
https://www.legrandsoir.info/1973-2017-l-effondrement-ideologique-de-la-gauche-francaise.html

https://www.monde-diplomatique.fr/index/sujet/socialdemocratie
https://fr.wikipedia.org/wiki/There_is_no_alternative  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Partis de gauche et élections : quel rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» quel recours quand une future collaboratrice ne veut pas honorer son contrat?
» Sondage:Quel est votre petit truc pour lutter contre une fatigue passagère ?
» quelle pierre pour faire retomber le stress ...
» quel pierre contre les entités nefaste?
» Gauche ? Droite ? Kezako ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sarkoverdose :: Forum :: Politique / Social-
Sauter vers: