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 La corruption, gangrène de la démocratie

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Orwelle



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MessageSujet: La corruption, gangrène de la démocratie   Ven 14 Mar - 10:31



Dans le sillage des troublantes amitiés patronales de Sarkozy
Suez-GDF. La justice ne donne pas suite à une accusation de corruption lors de la fusion.

Voyage sur le jet de Vincent Bolloré, Martin Bouygues comme parrain de son fils… Nicolas Sarkozy est - qui ne le sait pas ? - un ami des grands patrons. Et n’hésite pas à discuter business avec eux. Cette proximité, dont l’intéressé se vante, pourrait finir par lui causer quelques ennuis judiciaires. Le président de la République a ainsi été mis en cause dans une plainte qui évoque des faits de corruption concernant la fusion entre Suez et Gaz de France. Et qui dénonce le fait que l’un des principaux actionnaires de Suez, le baron et milliardaire belge Albert Frère - un proche de Sarkozy, présent, par exemple, à la fameuse soirée au Fouquet’s, après la victoire présidentielle - a été avantagé par les pouvoirs publics français au cours de plusieurs opérations financières récentes.

Célérité. Le dossier embarasse. Contactés, ses principaux acteurs ont fait les morts, ou refusé de s’exprimer officiellement. Heureusement pour le chef de l’Etat, il n’est aujourd’hui - provisoirement ? - plus inquiété. La plainte évoquait des faits relevant de «prise illégale d’intérêt», d’«escroquerie» et d’«abus de confiance» à l’encontre de X et d’Albert Frère. Mais déposée le 24 décembre dernier, elle a été classée sans suite dès le 15 janvier. Une célérité inhabituelle, surtout que l’auteur de la plainte n’a même pas été entendu. «La procédure n’a pas permis de caractériser suffisamment l’infraction», écrit le parquet de Paris.

Une attitude qui contraste avec celle du ministère de l’Economie, qui avait examiné avec beaucoup d’attention ce dossier. Alertée, la direction des affaires juridiques de Bercy avait mené une enquête en toute discrétion, mais sans prévenir l’Elysée, et Christine Lagarde avait été informée de son état d’avancement.
A l’origine de cette plainte, il y a un homme d’affaires. Il s’appelle Jean-Marie Kuhn et est lorrain. Il y a dix ans, il rachète une entreprise de distribution de vêtement auprès du groupe GIB, aujourd’hui propriété d’Albert Frère. Mais l’opération se passe mal, une partie de la marchandise disparaît. Et il dépose une plainte. Après plusieurs mois, les deux parties finissent par s’entendre et signent une convention prévoyant un dédommagement pour Kuhn. Sauf que GIB ne l’honorera jamais. Pour se venger, l’homme d’affaires lorrain se lance dans une enquête sur Albert Frère. Et ce qu’il découvre est révélateur des mœurs assez particulières du capitalisme français. Où il est finalement assez courant de voir l’Etat faire des mauvaises affaires pour le plus grand profit d’acteurs privés.

Principale opération mise en cause par Kuhn, la vente en 2006 à la Caisse des dépôts de la chaîne de hamburgers Quick, alors propriété de GIB, à un prix démesuré. La transaction s’était alors faite pour un montant de 850 millions d’euros. Soit deux fois le chiffre d’affaires officiel de Quick. Celui-ci, en plus, aurait été «artificiellement gonflé», selon Kuhn, qui a refait les calculs. La CNP, l’un des holdings d’Albert Frère, avait retiré de l’opération une plus-value de 150 millions d’euros. Somme qui lui aurait permis ensuite de se renforcer dans le capital du groupe Suez. Et d’être en position de peser sur le destin du groupe alors qu’il s’apprêtait à fusionner avec Gaz de France. En août dernier, alors que les négociations sur la fusion bloquaient, Frère avait convaincu Gérard Mestrallet, le PDG de Suez, de se séparer de sa filiale Suez Environnement. Il était allé directement à l’Elysée pour négocier avec Sarkozy. Selon Kuhn, «seuls les décisionnaires politiques au plus haut niveau pouvaient autoriser ou avaliser l’engagement de la Caisse des dépôts dans ces opérations menées au profit d’Albert Frère». Et de poursuivre, dans sa plainte : «L’enquête précisera les responsabilité et déterminera le profit que les décideurs ont pu tirer en contrepartie de leur soutien.» Mais d’ores et déjà, il met en cause «un pacte de corruption à la mesure de l’enjeu financier colossal que représente la fusion Suez-GDF, dans laquelle Albert Frère peut espérer tirer un profit de plusieurs dizaines de milliards d’euros» et dénonce une «complicité» de l’Etat.

Décoration. Fort de cette conviction, Kuhn écrit à partir du début 2007 de nombreuses lettres aux différents responsables de la majorité, dont Nicolas Sarkozy. Il veut être reçu et expliquer à la fois son affaire privée, et les avantages qui auraient été consentis à Frère. Tous lui répondent par le silence ou par des fins de non-recevoir. Sauf Bercy. A partir d’août 2007, un conseiller de Christine Lagarde s’entretient à plusieurs reprises avec Kuhn. Et ordonne une enquête. En décembre, la sous-directrice aux affaires juridiques du ministère reçoit l’homme d’affaires, et lui conseille de porter plainte «eu égard à l’extrême gravité des faits», dixit Kuhn. Ce qu’il fait quelques jours plus tard. Sans succès. Mais cela ne le désespère pas. Il contacte alors les syndicats de GDF, opposés à la fusion avec Suez. La CGT qui juge les faits «suffisamment troublants» fait alors circuler en interne un document, rédigé par l’homme d’affaires, intitulé «GDF/Suez : la face cachée». A l’intérieur, Kuhn y détaille le «pacte de corruption», en relevant un événement récent : la remise en février dernier par Sarkozy de la grand-croix de la Légion d’honneur, récompense réservée à quelques dizaines de personnes, à Albert Frère et à son associé en affaires, le canadien Paul Desmarais (les deux hommes sont co-actionnaires de Suez au travers d’un holding).

A cette occasion, Sarkozy avait fait un aveu : «Si je suis aujourd’hui président de la République, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais.» Et de détailler comment, en 1995, alors qu’il était au creux de la vague, le financier canadien l’avait invité dans sa famille et s’était engagé à «bâtir» une «stratégie» pour lui. Dans cette optique, tous les avantages accordés à Frère et Desmarais seraient une façon, pour le Président, de renvoyer l’ascenseur. Plutôt gênant comme théorie. Pourtant, personne n’a porté plainte pour diffamation contre Jean-Marie Kuhn. Pour l’instant.

NICOLAS CORI
http://www.liberation.fr/actualite/societe/315543.FR.php

Les Hauts-de-Seine (le « 9-2 »), c’est le fief de Sarkozy et le royaume de ses fidèles.
Dans un livre, « 9-2, le clan du président » (Fayard, sortie le 6 février), dont Bakchich publie des extraits exclusifs, les journalistes Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou nous plongent dans les dessous de ce département « bling-bling », où se mêlent l’argent, le clientélisme, les scandales et les guérillas politiques en tous genres. Cela vaut le détour !

http://www.bakchich.info/article2502.html

http://anticor.files.wordpress.com/2008/02/9-2-couleur.pdf

http://anticor.wordpress.com/

http://www.transparence-france.org/

http://www.monputeaux.com/2008/01/livre-9-2-le-cl.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Sam 15 Mar - 1:04



L’eau des multinationales, les vérités inavouables (2006)

Que cache notre facture d’eau ? Ce livre révèle les méthodes des grandes compagnies de l’eau pour transformer les usagers en "vaches à lait" et neutraliser les élus. Témoignages à l’appui, il montre comment, grâce à la connivence avec des hommes politiques et des syndicalistes, à des comptes opaques, à des financements discrets, à des sociétés aux apparences trompeuses, ces firmes s’emparent de marchés et les conservent dans des conditions économiques douteuses. L’enquête évoque au passage les dessous d’un des plus gros scandales financiers de ces dernières années : le transfert sur des comptes irlandais de milliards d’euros initialement destinés à la réfections des réseaux de distribution. Les pratiques abusives des multinationales de l’eau sont lourdes de conséquences pour les usagers et représentent un réel danger pour ma démocratie. Plus dramatique, en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, c’est parfois la population qui se retrouve privée d’eau potable. Toutefois, les choses commencent à bouger. Dans de nombreux pays, les firmes ont dû changer d’attitude ou se retirer. En France, de Toulouse à Lille, en passant par Paris, Lyon, Marseille, Cherbourg, Castres, Neufchâteau, Varages et bien d’autres, des associations se sont mobilisées pour imposer une gestion plus transparente et moins coûteuse. Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui ne veulent plus être des payeurs aveugles et souhaitent apprendre à lutter contre le commerce d’un patrimoine vital.

Préface de Danielle Mitterrand

Roger Lenglet est philosophe, journaliste d’investigation et directeur de collection.
Jean-Luc Touly est salarié de la CGE depuis 1976. Il est aussi président de l’Association pour le contrat mondial de l’eau France, membre d’Anticor (association de lutte contre la corruption) et du conseil scientifique d’Attac.

http://www.france-libertes.fr/article.php3?id_article=165
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MessageSujet: Diffusé sur Arte la nuit dernère   Sam 15 Mar - 1:17

Du côté des "anges"

Documentaire de Mathieu Verboud

D'Enron à Airbus en passant par Veolia, ces justiciers modernes ont choisi de révéler secrets frauduleux ou négligences graves, en interne ou au public, à leurs risques et périls.

Dire la vérité a toujours un prix. Un prix pour qui l'entend, pour qui la dit et... pour qui la cache. Plus on gravit l'échelle du pouvoir, plus le prix du silence augmente. Un jour, quelqu'un décide qu'il ne peut plus se taire et sa vie bascule. Aux États-Unis, ce quelqu'un s'appelle un whistleblower, celui qui donne l'alerte. Mathieu Verboud est allé à la rencontre de justiciers modernes qui ont tout tenté pour prévenir leur hiérarchie des dysfonctionnements dont ils étaient témoins, avant de décider de passer à l'attaque. Avec plus ou moins de succès.

INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

L'instinct, c'est de mentir
Sherron Watkins est la plus célèbre des whistleblowers. Ancienne vice-présidente d'Enron, c'est elle qui, en 2001, a dénoncé les colossales manipulations comptables dont s'était rendue coupable la direction du géant de l'énergie : "50 % des revenus avant impôts étaient bidons ! Chez Enron et Arthur Andersen, son cabinet d'audit, des centaines de personnes savaient. Personne n'a donné l'alerte..."

Ancien cadre chez Veolia (trente ans de maison dont quatorze au placard), Jean-Luc Touly dénonce les dérives du système de gestion de l'eau en France : "80 % du marché est contrôlé par le privé ; c'est un monde opaque. Les compagnies des eaux dictent leur loi aux collectivités locales et imposent des prix totalement injustifiés." Depuis son licenciement, il multiplie les réunions publiques et conseille les municipalités qui souhaitent réclamer aux compagnies des eaux le remboursement du "trop-perçu".

Christopher Steele et Glenn Walp étaient respectivement responsable de la sécurité nucléaire et shérif du site de Los Alamos, au Nouveau-Mexique. Le premier a dénoncé les dangers que la décharge de la base faisait courir à la population ; le second a révélé que trois millions de dollars de matériel avaient été volés sans que personne proteste. Une intégrité pas vraiment récompensée par leur hiérarchie : Glenn Walp a été remercié et Christopher Steele s'attend à être licencié à tout moment.

Joseph Mangan, lui, a failli tout perdre. En 2002, cet Américain intègre une société autrichienne sous-traitante d'Airbus et devient responsable des tests de sécurité sur l'A380. Très vite, il se rend compte que le système de pressurisation de la cabine n'a jamais été testé. Il alerte sa hiérarchie, mais aussi EADS et l'Agence européenne de sécurité aérienne. En vain : "S'il y a une faute, si un tort est causé, l'instinct naturel de l'être humain est de cacher, de mentir..." Licencié, ruiné, réduit à la soupe populaire, Joseph Mangan a finalement vu ses efforts récompensés en 2006, EADS admettant enfin qu'il lui fallait tester son système de pressurisation.

http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=827297,day=7,week=11,year=2008.html
http://www.dailymotion.com/ccambour/video/x4mwb2_du-cote-des-anges-1sur3_politics
http://histoirevivante.rsr.ch/index.html?siteSect=1005&sid=8318520&related=8330377&type=ecouter
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Sam 15 Mar - 1:58



Sibel Edmonds, surnommée « la femme la plus explosive du 11 Septembre »

« C’est en travaillant sur le phénomène des « Whistle Blowers », ces employés qui dénoncent les agissements illégaux de leurs patrons et des histoires incroyables (Enron, labos pharmaceutiques…), que nous avons pu entrer en contact avec elle », raconte Mathieu Verboud.

Au lendemain du 11 Septembre, cette Américaine née en Iran et ayant grandi en Turquie, qui parle persan, azeri et turc, est recrutée par le FBI pour traduire des kilomètres d’écoutes téléphoniques. Corruption, drogue, blanchiment d’argent, sociétés écrans, marché noir nucléaire… ce qu’elle va découvrir est stupéfiant. Mais quand des espions infiltrés au sein du département de traduction tentent de l’enrôler, elle décide d’en informer sa hiérarchie. C’est là que sa vie bascule…

Tentative d’intimidation, représailles, Sibel Edmonds est finalement licenciée… Elle se tourne vers le Congrès, puis vers le ministère de la Justice, mais l’Administration Bush choisit de bâillonner ce témoin trop gênant, de « tuer le messager » comme on dit au FBI, en exhumant un texte de loi : le « State Secret’s privilege ». En clair : Le silence ou la prison. Pourquoi ? Pour couvrir qui ?

L’impitoyable microcosme washingtonien

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais commence alors pour la petite traductrice, porte-drapeau des « whistle blowers », un long combat que les réalisateurs se sont attachés à retracer. Une croisade pour le droit à la vérité. Et pour le public, une plongée haletante dans les arcanes du pouvoir et les coulisses de l’espionnage. « Quand une femme part en guerre, ce n’est jamais innocent, poursuit Mathieu Verboud. Si un whistle blower peut déclencher un séisme, imaginez quand il s’agit du 11 Septembre. On a pensé qu’elle devait détenir un énorme secret. Mais l’objectif était également de montrer comment le monde du renseignement avait géré les attaques terroristes, les pressions politiques et l’incompétence de la bureaucratie. »

Un travail de fins limiers qui nécessitera quatre-vingt-dix jours de tournage et qui a embarqué les réalisateurs durant six mois dans la vie de cette « femme à abattre » : « Elle nous a autorisés à la suivre d’autant plus facilement que la presse ne l’a pas soutenue. Elle utilise l’image comme une stratégie. Mais elle nous a laissé une totale liberté à la condition de ne pas parler de son secret. »

Leur film pointe donc les ratés des enquêtes internes du FBI, les méthodes hasardeuses, volte-face, mensonges de l’impitoyable microcosme washingtonien, à grands renforts de témoignages, discours officiels ou archives filmées. Ainsi se succèdent hauts fonctionnaires, employés fédéraux, agents de renseignements (FBI, CIA, NSA) qui n’ont pas hésité à passer de l’ombre à la lumière : « Ils avaient besoin de parler. Dans le renseignement aussi, il y a des gens honnêtes. Je voulais montrer que le pouvoir politique certes les instrumentalise, mais jamais l’Etat ne les avait autant manipulés », insiste-t-il.

La caméra traque les visages, les expressions, les malaises. Le résultat est à la hauteur de l’ambition. Leurs récits, purs et durs, sont si riches en révélations et le téléspectateur, incrédule, estomaqué ou révolté, aura la sensation de suivre un thriller psychologique qui mêle suspense et réflexion. Tout juste reprochera-t-on quelques longueurs. La complexité de l’affaire sans doute.

Ce documentaire qui n’aurait pu être qu’une enquête de plus sur l’Administration Bush défiée sur le terrain de la sécurité nationale, va bien au-delà.

Mettant en perspective les liens étranges entre les hommes politiques américains, la Turquie, Israël, le Pakistan, diplomates, services secrets, multinationales de l’armement, programme nucléaire, ce film donne un éclairage inattendu à l’actualité interna tionale et à la crise au Moyen-Orient.

Véronique Boulinguez
Le Figaro, no. 19324, mardi 19 septembre 2006
http://acturca.wordpress.com/2006/09/14/a-la-fiche-sibel-edmonds/
http://www.justacitizen.com/KillTheMessenger/Trailer/KTM.avi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sibel_Edmonds
http://www.justacitizen.com/
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MessageSujet: gracieux, non ?   Sam 15 Mar - 3:14



L'ancien patron des RG interrogé sur les enveloppes de l'UIMM
Yves Betrand a écrit dans un livre que l'UIMM avait financé la campagne de Valéry Giscard d'Estaing en 1974.

L’ancien directeur central des Renseignements généraux (DCRG), Yves Bertrand est arrivé jeudi au pôle financier du palais de justice de Paris pour y être entendu comme témoin par le juge chargé de l’enquête sur les retraits suspects des caisses de l’UIMM, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Bertrand, qui a dirigé les Renseignements généraux de 1992 à 2004, est arrivé seul, à pied, peu avant 15H00.

«J’attends de voir quelles questions vont m’être posées. Je réserve au juge la primeur de mes réponses», a-t-il déclaré à la presse avant de rejoindre le bureau du juge Roger Le Loire.

L’ancien patron des RG doit s’expliquer sur des affirmations contenues dans son livre publié en octobre 2007, «Je ne sais rien… mais je dirai tout» (Plon).

Il y écrit notamment que des «enveloppes» de l’UIMM ont servi à la campagne de Valéry Giscard d’Estaing pour l’élection présidentielle de 1974.

«Seuls quelques naïfs croient encore que VGE a pu mener campagne en 1974 avec les maigres moyens humains des républicains indépendants (le mouvement de M. Giscard d’Estaing, ndlr)», écrit M. Bertrand qui affirme: «Sa logistique, son service d’ordre, ce sont les +petits gars+ d’Ordre nouveau», un groupuscule d’extrême droite, «qui les ont assurés grâce aux enveloppes en liquide» de l’UIMM.

Le juge Le Loire est chargé d’enquêter sur les bénéficiaires des quelque 19 millions d’euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 des caisses de l’organisation patronale de la métallurgie.

Les enquêteurs soupçonnent que ces fonds aient servi au financement de syndicats mais n’excluent pas qu’une partie ait pu servir à des financements politiques occultes.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/315443.FR.php
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Mer 19 Mar - 14:28

Le commissaire Moigne aurait vendu des informations sur Total

PARIS (Reuters) - Patrick Moigne, commissaire de la branche financière de la police parisienne mis en examen pour corruption, aurait vendu notamment des informations relatives à des poursuites judiciaires visant la société Total, apprend-on de source judiciaire.

"On a découvert la quasi-preuve que des personnes impliquées dans des officines ont pu avoir connaissance de futures opérations de police et de futures gardes à vue dans au moins une affaire sensible", a-t-on précisé.

Cette affaire concerne le groupe pétrolier Total, a-t-on ajouté. Les "officines" sont des sociétés dites "d'intelligence économique", c'est-à-dire de renseignement privé, qui revendaient les informations.

Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, est mis en examen dans deux dossiers de corruption, l'un visant le programme onusien pour l'Irak "pétrole contre nourriture", l'autre des opérations en marge d'un contrat d'exploitation du champ South Pars en Iran. Deux autres affaires visent des contrats au Cameroun et en Argentine et sont en cours.

Mis en examen pour "corruption et violation du secret professionnel", le commissaire Moigne, qui dirigeait depuis 2003 la Brigade des fraudes aux moyens de paiement, a été suspendu de ses fonctions vendredi dernier par le ministère de l'Intérieur.

Le parquet a fait appel de sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. La chambre de l'instruction examinera le dossier mardi prochain.

Patrick Moigne a reconnu lors de sa garde à vue avoir vendu des informations extraites notamment du fichier national de police STIC, de janvier 2006 à juillet 2007, pour des sommes se montant à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Il était en contact avec toutes les grandes unités de la police parisienne chargées des "affaires" politico-financières, qui enquêtent en particulier sur des allégations de corruption dans les partis politiques ou les grandes sociétés.

Thierry Lévêque
www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34757100@7-37,0.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Ven 28 Mar - 22:58

L'UIMM a-t-elle soudoyé certains sénateurs ?

C'est ce qu'affirme un ex-collaborateur du sénateur Jacques Pelletier dans «Marianne». Un des sénateurs mis en cause menace d'attaquer l'hebdomadaire.

Un ex-collaborateur de Jacques Pelletier, ancien ministre et sénateur récemment décédé, affirme que des amendements de l’UIMM (patronat métallurgie) ont été présentés au Sénat en 2004 en échange de contreparties financières, dans un entretien à Marianne à paraître demain samedi.

Un sénateur signataire des amendements interrogé par l’AFP, Pierre Laffitte, aujourd’hui président du groupe RDSE, a dénoncé «un libelle diffamatoire», menaçant d’«attaquer Marianne» en justice.

Les textes en question, signés par plusieurs sénateurs du RDSE (Rassemblement démocratique social européen - radicaux de gauche et de droite) proposaient une nouvelle «définition du licenciement économique». Ils ont finalement été retirés, précise l’hebomadaire.

Selon Roman Tanguy, ancien conseiller et attaché parlementaire de M. Pelletier, ces amendements prérédigés par l’Union des industries et métiers de la métallurgie auraient en réalité été signés par le secrétaire général du groupe, Pascal-Raphaël Ambrogi, qui disposait des délégations de signatures de plusieurs sénateurs.

Les parlementaires signataires, dont M. Pelletier, n’ont selon lui jamais vu les amendements dont ils étaient censés être les auteurs.

«Je n’ai jamais vu ces amendements. Une grosse connerie a été faite», lui aurait confié à l’époque Jacques Pelletier, selon son témoignage.

Interrogé par Marianne sur le versement par l’UIMM de contreparties financières en argent liquide, M. Tanguy est affirmatif: «oui, je n’ai aucun doute. Ces amendements se monnayaient. A l’époque tout le monde au RDSE savait et disait qu’il y avait du cash qui circulait derrière ces histoires d’amendements. C’était une évidence que tout le monde feignait officiellement d’ignorer». (...)

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080328/tfr-social-meteo-greve-fonctionnaires-pr-b7b6525.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Dim 30 Mar - 14:59



Georges Fenech perd son siège après l’invalidation par le Conseil constitutionnel de son élection de juin 2007 .

Après Jean-Pierre Gorges dans l’Eure-et-Loir, Philippe Pemezec dans les Hauts-de-Seine et Joël Sarlot en Vendée, le Conseil constitutionnel a annoncé jeudi l’annulation de l’élection d’un quatrième député UMP : Georges Fenech, élu dans le Rhône. Ce dernier fait de plus l’objet d’une inéligibilité d’un an.
Motif ? Ses comptes de campagne ont été invalidés par les Sages. Le député «a exposé des dépenses directes et non par l’intermédiaire de son mandataire financier», explique le Conseil constitutionnel. «Il ne s’agit pas de comptes non sincères» mais d’une «infraction» aux «articles 52-8 et LO136-1 du code électoral», ont précisé les Sages

Un député UMP de l’Isère a «déploré les difficultés liées aux règles relatives aux comptes de campagne» et suggère à Bernard Accoyer de penser à une simplification dans le projet de loi de réforme des institutions.

http://www.liberation.com/actualite/politiques/318107.FR.php
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/318263.FR.php
http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2001/20012593/doc.htm


La loi c'est la loi ...
... il est inquiétant qu'un député se plaigne de voir appliquer la loi, et ose même demander au chef de l'éxécutif d'intervenir dans le champ judiciaire. Cela traduit à quel point un certain personnel politique français se croit au-dessus des règles communes, et considère normal d'obtenir des passe-droits. Pauvre France.
BABOEUF

Heureusement, les députés avaient tout prévu
Il ne faut pas oublier de rappeler que les députés se sont tous entendus pour se voter des indemnités pendant les 5 ans suivantes à leur mandat. Il touchera donc son salaire sans rien faire jusqu'à la prochaine élection.
Xav

Samedi 29 Mars 2008 - 13:10
http://www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?


Qui est ce Georges Fenech rebuté par les complexités de la loi ?
Un ancien avocat !
Renseignements de wikipedia :
Georges Vincent Antoine Fenech, né le 26 octobre 1954. Ancien élève de l'École nationale de la magistrature (ENM).

Sur netmulot.net :
Après 17 ans d’instruction et six juges différents, Georges Fenech a prononcé un non lieu le 17 Septembre 1992 dans l’affaire de l’assassinat du juge Renaud, le 3 Juillet 1975.
"Ceci pourrait paraître anodin, sauf que le juge Renaud avait découvert peu de temps avant sa mort, que le casse de La Poste de Strasbourg le 30 Juin 1971 avait été coordonné par le responsable du SAC Lyonnais (Service d’Action Civique, que l’on pourrait qualifier gentiment de police parallèle) et que l’argent avait servi à alimenter les caisses d'un parti issu du gaullisme (ancêtre du RPR)."

http://www.netmulot.net/lecitoyen/breve.php3?id_breve=29

En juillet 2001, Georges Fenech est mis en examen dans le cadre de l'affaire Pierre Falcone. En 1997, l'APM (Association professionnelle des magistrats) qu'il préside, avait accepté le versement de 100 000 francs (15 200 euros) par la société de vente d'armes Brenco International dirigée par Pierre Falcone.
Par le biais de son Association internationale pour la démocratie (AID), a cautionné l'"élection" des dictateurs Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo).

http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2006/11/29/qui-est-georges-fenech.html
http://givors-municipales2008.leprogresblogs.fr/tag/fenech


La rétention de sécurité selon Georges Fenech

Le Canard Enchaîné nous apprend que le député Georges Fenech, rapporteur de la commission des lois du projet de loi relatif à la très controversée notion de « rétention de sûreté », a voulu décrire les dispositifs similaires dans d’autres pays européens. Voici ce qu’il écrit pour l’Allemagne : « La mesure de « détention-sûreté » (« Sicherungsverwahrung ») a été introduite dans le code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar. Elle permet de maintenir une personne en détention après l'exécution de sa peine, et vise principalement les délinquants récidivistes qui sont susceptibles de représenter un danger pour la société. ».

Une loi qui fit fureur. La loi en question date en réalité du 27 novembre 1933 et a été signée par le chancelier de l’époque, Adolf Hitler, arrivé au pouvoir en janvier de la même année. Les nazis n’ayant jamais dissous juridiquement la République de Weimar, elle subsista très très très très théoriquement jusqu’en 1945. Dans les principes, Weimar est morte le 30 janvier 1933 et il n’émanait pas des lois adoptées après cette date un humanisme particulièrement torride, chacun aura pu le constater. Enfin, il est toujours intéressant de savoir qu’un député français, rapporteur d’une loi de la République, réaffirme la continuité du régime de Weimar entre 1933 et 1945 malgré Adolf. Et surtout, qu’il utilise la législation sécrétée par le régime nazi à l’appui de sa démonstration. La Garde des Sceaux est tombée de son banc et Elisabeth Guigou n’en a pas cru ses oreilles. Et le Canard Enchaîné de conclure : « la question est désormais de savoir ce qui choque le plus : la loi française, la loi de l’oncle Adolf ou le mélange des deux ? »

22 02 2008
http://helyoncentrique.blog.20minutes.fr/archive/2008/02/22/retention-de-surete-georges-fenech-plus-ultra.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 3 Avr - 17:51



La voyoucratie et ses membres (1)

Gérard Longuet
L'affrontement s'est poursuivi, mardi 4 mai 2004, devant la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, qui instruit le procès pour recel d'abus de biens sociaux et recel de contrefaçon de Gérard Longuet [ex-beau-frère de Vincent Bolloré].
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=852526&clef=ARC-TRK-NC_01


Alain Juppé
Selon une information parue mercredi 9 juin 2004 dans le Canard enchaîné, Alain Juppé a proposé ­en vain ­à Bertrand Delanoë de rembourser grâce à son patrimoine personnel ­ et à un emprunt ­les 1 112 875 euros (près de huit millions de francs) qu'ont représentés les salaires de sept cadres payés par la mairie de Paris alors qu'ils travaillaient au RPR. En échange, la collectivité publique se serait désistée de sa constitution de partie civile pour le procès en appel.

Pierre Bédier
Des scellés de l'affaire visant l'ex-secrétaire d'Etat UMP Pierre Bédier, condamné en décembre 2006 pour corruption passive, ont disparu dans les locaux du pôle financier de Paris
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070207.OBS1106/des_scelles_de_laffaire_bedieront_disparu_du_pole_finan.html?idfx=RSS_notr

Condamnation requise en appel contre Pierre Bédier pour corruption
En décembre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé Pierre Bédier, maire de Mantes-la-Jolie entre 1995 et 2005 et actuellement président du conseil général des Yvelines, coupable de "corruption passive" et de "recel d'abus de biens sociaux" et l'avait condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et trois ans de privation des droits civiques.
Jeudi, l'avocat général a également requis la confirmation des peines de Jacques Masdeu-Arus, maire de Poissy depuis 1983, et de son ancien adjoint, Gilles Forray. En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à deux et trois ans de prison avec sursis, 150.000 euros d'amende, ainsi que cinq ans de privation des droits civiques.
Les trois élus sont soupçonnés d'avoir octroyé un certain nombre de marchés publics aux sociétés de nettoyage de Michel Delfau, aujourd'hui décédé, en échange de contreparties : enveloppes d'espèces et autres avantages comme les services d'une femme de ménage pour Masdeu-Arus de 1996 à 2002 ou un appartement à Marrakech pour Forray.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080403/tpl-proces-politique-partis-ump-corrupti-ee974b3.html


Laurence Parisot
Laurence Parisot devant les prud'hommes le 7 juillet 2005
Elle a fait salarier de mars 1998 à novembre 2000 une employée de maison par une filiale de l’Ifop (qu’elle dirige depuis 1990), dénommée Phone City. La patronne du MEDEF a fabriqué un faux contrat de travail, de fausses fiches de paie et rédigé une fausse lettre de licenciement. Et utilisé les fonds de l’Ifop à des fins personnelles.


Michel Drucker
La société de production de Michel Drucker, DMD, a touché 102 000 euros de subventions de la part de l'Assemblée de Corse pour l'émission Vivement dimanche du 26 juin 2005, révèle le Monde. L'émission s'était déplacée pour l'occasion à Calvi, ville dont le maire, Ange Santini, est également président (UMP) du Conseil exécutif corse. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a été saisi de cette affaire. Michel Drucker et Christopher Baldelli, directeur général de France 2, avaient déjà été convoqués par le CSA pour avoir touché une subvention de 131 560 euros de la communauté d'agglomération le Grand Toulouse, présidé par Philippe Douste-Blazy, à l'occasion d'une émission tournée à Toulouse. Mais le CSA n'avait pas sanctionné ce mode de financement contestable d'une émission de service public.
La veuve de son frère, Jean Drucker, a épousé Vincent Bolloré.

Jean-Bernard Mérimée
L'ex-ambassadeur de France au Conseil de sécurité de l'ONU de 1991 à 1995, a été mis en examen le mercredi 12 octobre 2005, dans l'enquête sur le programme de l'Onu "pétrole contre nourriture" destiné à l'Irak.

Thierry Breton
Avant l'été, le ministre de l'Economie avait dû faire face à l'affaire Rhodia, en tant qu'ex-administrateur du groupe chimique, et aux perquisitions des juges dans son bureau. Depuis hier et les révélations sur les ententes entre les opérateurs de télécoms (lire ci-dessous), c'est directement son rôle comme PDG de France Télécom qui est sous le feu des projecteurs. Car, selon le rapport de la Direction générale de la consommation de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), l'entente entre Orange, filiale de France Télécom, SFR et Bouygues, pourrait avoir duré jusque sous sa présidence.
25 août 2005

Charles Millon
Charles Millon, ancien ministre de la Défense, ambassadeur auprès de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) à Rome, est condamné le 28 juillet 2005 à verser à la région Rhône-Alpes 326.110 euros, une somme équivalent aux loyers d'un appartement de fonction et aux salaires du personnel d'entretien qu'il n'a jamais payés sous son mandat de président de région.

Alain Agostini
Le conseiller municipal UMP d'Orange (Vaucluse) et son épouse ont été mis en examen pour "proxénétisme en bande organisée"
3 fev 2007


Bernard Tapie

L'homme d'affaires
Vendeur de téléviseurs dans les années 60, Tapie fonde en 1979 le groupe Bernard Tapie spécialisé dans la prise de contrôle d'entreprises en difficulté. Il en reprend une cinquantaine dont La Vie Claire et Manufrance en 1980, Testut en 1983, Wonder en 1984. Et en 1990, l'allemand Adidas.
L'homme politique
A Marseille, il sera élu député des Bouches-du-Rhône (1989), conseiller régional de Paca (1992), conseiller général du canton de Marseille V et enfin député au Parlement européen (1994). En 1992, il entre au gouvernement Bérégovoy, où il se pose en anti-Le Pen.
L'affaire VA-OM
En mai 1993, l'OM remporte un match truqué contre Valenciennes (1-0). Tapie sera condamné en 1995 à deux ans d'emprisonnement et à trois ans d'inéligibilité pour «complicité de corruption et subornation de témoins». Déclaré inéligible en juillet 1996, il abandonne ses mandats, avant d'être emprisonné cinq mois en 1997.
Les autres affaires
Tapie sera condamné à trois reprises: en juillet 1996, dans l'affaire Testut ; en juin 1997, dans l'affaire du Yacht le Phocéa ; en juin 1998, dans l'affaire des comptes de l'OM (trois ans avec sursis et cinq ans de privation des droits civiques).
Le manager de sport
Passionné de foot, Tapie rachète l'OM en 1986. Il mène le club au sommet en 1993 avec la victoire historique contre Milan dans la Ligue des champions.
L'artiste et animateur
Après sa condamnation en 1996, Tapie se convertit au show-biz. Comédien dans Hommes-Femmes: mode d'emploi (Lelouch), il présente depuis août 2005 On refait le match sur RTL.

Tapie ose traiter le Lyonnais d'escroc dans un livre. La banque le poursuit, un tribunal le relaxe au bénéfice de la bonne foi. [...] le CDR en est réduit à pester contre son maintien dans son hôtel particulier, en vente depuis dix ans, dont les factures d'électricité, elles, seraient payées par le contribuable.
www.liberation.fr/page.php?Article=327942


Dernière édition par Orwelle le Jeu 3 Avr - 22:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 3 Avr - 17:58

La voyoucratie et ses membres (2)

Jacques Chirac
Le juge d'instruction Philippe Courroye en charge de l'enquête sur le fonctionnement de la questure de la mairie de Paris entre 1987 et 2000, qui réglait notamment les "frais de bouche" du couple Chirac à la mairie, a rendu lundi 15 mars 2004 une ordonnance de non-lieu.

Les poursuites avaient été engagées après un rapport de la Ville réalisé en 2002 et montrant que les époux Chirac avaient puisé, pour leur train de vie à l'Hôtel de ville, 14 millions de francs (2,13 millions d'euros), dont 9,330 millions de francs (1,42 million d'euros) en espèces, dans la questure, budget distinct de celui des réceptions.

Les dépenses auraient financé 4.000 francs de nourriture par jour en moyenne, le paiement de vacations de cuisiniers, de la redevance audiovisuelle, de deux abonnements à Canal+ ainsi que l'achat d'une télévision, d'ustensiles de cuisine, de matériel de camping et d'oreillers.

Après neuf mois d'auditions, le juge Courroye a établi que les sommes utilisées pour l'alimentation des Chirac étaient dépensées par un cuisinier qui bénéficiait de sommes en liquide sans aucun contrôle et aurait détourné des fonds.

Ces faits sont cependant prescrits, ainsi que ceux de "faux en écriture" concernant les factures relatives à ces dépenses et dont certaines semblent fausses, a estimé le magistrat.
17 nov 2004

Depuis quelque temps déjà, ses conseillers préparent l'après-2007. Nul ne sait si l'actuel président de la République sera candidat à sa propre succession. Au cas où il ne le serait pas, il faut lui préparer une porte de sortie. Judiciaire, s'entend. Cité dans plusieurs instructions en cours (emplois fictifs de la Ville de Paris, financement du RPR, fraude électorale, etc.), Chirac, s'il ne bénéficie plus de son statut pénal de chef de l'Etat, encourt des mises en examen.... L'idée : en faire un sénateur à vie. Presque intouchable.
14 jan 2005

Visé au procès des marchés publics d'Île-de-France
8 juin 2005
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-659592@51-629717,0.html


Compe bancaire japonais
PARIS (Reuters) - Un livre publie pour la première fois un document interne de la DGSE, les services secrets français, vieux de dix ans qui fait état de l'existence d'un compte bancaire détenu par Jacques Chirac au Japon, crédité de 300 millions de francs.
Il s'agit d'un message secret classé "urgent réservé" et envoyé par le chef de poste de la DGSE à Tokyo au siège des services à Paris, le 11 novembre 1996, écrivent les journalistes Laurent Valdiguié et Karl Laske dans le livre "Machinations", à paraître la semaine prochaine.
10 nov 2006


Tiberi Jean & Xavière
Sous Chirac et Tiberi, depuis une vingtaine d'années, des jardiniers municipaux ont entretenu des jardins privés sur les heures payées par les contribuables de la capitale.
01 04 2004

Le retour des coups tordus
L'article 64 de la Constitution est clair : «Le président de la République est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire. Il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature.» On ne peut faire plus limpide. Mais Jacques Chirac a choisi d'inventer un Ocni (objet de contrôle non identifié) sans règles, sans procédures, pour vérifier la réalité des pressions, inconvénients téléphoniques dont auraient été victimes les trois juges de Nanterre.

Sorte de pieds nickelés à répétition, les anciens du RPR ont, c'est vrai, souvent fait la preuve de leur talent.
Lorsque le parquet d'Evry a ouvert une information judiciaire qui visait l'épouse de Jean Tiberi, Jacques Toubon a envoyé un hélicoptère dans l'Himalaya ­ car il y avait le feu ­ pour retrouver un procureur de la République aux ordres.

L'Assemblée nationale, elle, opte pour une mission parlementaire sans pouvoir, puisqu'elle ne pourra empiéter sur le terrain judiciaire. Quant aux soutiens d'Alain Juppé, ils s'indignent tant qu'ils pourraient, à force, encourir des poursuites pénales.
3 fev 2004
http://www.liberation.com/page.php?Article=175875


Onze ans après son ouverture, l'enquête sur les marchés des HLM de Paris se referme sans révélations fracassantes ni prévenu vedette. Au terme de cette instruction à rebondissements, longtemps instruite par le juge de Créteil (Val-de-Marne) Eric Halphen et conclue par son collègue parisien Armand Riberolles, le seul élu important poursuivi dans cette affaire, Jean Tiberi, député (UMP) et ancien maire de la capitale (1995-2001), a bénéficié d'un non-lieu, le magistrat n'ayant établi aucune charge à son encontre.

Président du conseil d'administration de l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC), qui gère les HLM de la Ville de Paris, à partir de 1978 - date à laquelle il était le premier adjoint de Jacques Chirac -, M. Tiberi avait été mis en examen le 28 juin 1999 pour "complicité de trafic d'influence". Il lui était reproché d'avoir toléré, sinon favorisé, l'instauration d'un système de fraude organisée dans l'attribution des marchés de l'établissement public, en marge desquels d'importantes commissions ont été versées à des intermédiaires peu ou prou liés au RPR.
23 fév 2005
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-399055,0.html




Logement
A savoir

Le château de Chirac
En 1970, Jacques Chirac, secrétaire d'Etat aux Finances, acquiert le château de Bity et ses 11 hectares en Corrèze, inscrit après à l'inventaire des monuments historiques. En 1978, la Fondation Claude-Pompidou fait l'acquisition d'une parcelle sur le chemin menant au château pour un montant de 235 000 euros afin de préserver la tranquillité du couple.

Le loyer de Juppé
En 1995, le Canard enchaîné révèle que le Premier ministre, Alain Juppé, dispose depuis 1990 d'un logement de 181 m2, propriété de la Ville de Paris, rue Jacob (VIe) pour un loyer mensuel de 12 000 francs. Il aurait également contribué à réduire le montant du loyer de son fils, logé aussi par la Ville de Paris.

Les travaux de Tiberi
A la suite d'une plainte d'une association parisienne, en 1996, la justice s'intéresse de près au logement HLM de 134 m2 attribué à Dominique Tiberi, fils de Jean, maire de Paris et président de l'office HLM. Des travaux de rénovation y sont effectués pour environ 215 000 euros.

Les employés des Balkany
En mai 1996, Patrick, maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), et son épouse sont condamnés, pour prise illégale d'intérêt, à quinze mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité et 14 000 euros d'amende pour avoir eu recours au service de trois employés de la municipalité.

Le logement de Millon
En juillet 2004, la cour administrative d'appel de Lyon confirme un jugement contraignant Charles Millon, président de la région Rhône-Alpes, à rembourser à la région 244 000 euros au titre du logement de fonction, occupé de 1995 à 1998, ainsi que 107 000 euros au titre du personnel mis à sa disposition
24 fev 2005
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 3 Avr - 18:03

La voyoucratie et ses membres (3)

Jean-François Copé

Logé par l'Etat, il possède un logement «absolument vide» mais prêté à un «ami».
Le ministre délégué au Budget Jean-François Copé, comptable des deniers publics, est aussi propriétaire d'un logement parisien de 160 m2, sis dans le XVIe arrondissement de Paris. Cependant, l'Etat loue pour lui et sa famille 230 m2 près des Invalides (VIIe arrondissement) pour un loyer mensuel de 5 500 euros. Par deux fois, l'entourage du ministre a certifié hier de façon tout à fait péremptoire que l'appartement du XVIe est «absolument vide et sera bientôt en travaux».
Interphone. En fait, la visite des lieux par Libération dresse un tableau quelque peu différent : rue Raynouard, l'interphone affiche tous les noms des habitants. Sauf un. Bastien Millot....
Joint par Libération, l'ex-premier adjoint (UMP) au maire de Beauvais (Oise), condamné en 2003 pour détournement de fonds publics , livre une explication toute simple...
24 fev 2005
http://www.liberation.com/page.php?Article=277984


Copé a été embauché chez Gide Loyrette Nouel, cabinet d’avocats d’affaires parisien, qui a notamment conseillé l’Etat dans le projet de fusion entre GDF et Suez. [...]
Le président du groupe UMP va jusqu’à prétendre qu’en devenant avocat d’affaires, il rend en quelque sorte service à la République. A gauche, on met l’accent sur un mélange des genres. «Sur le plan éthique, c’est limite quand on a été ministre à Bercy d’émarger pour un cabinet d’affaires», estime André Vallini, député PS de l’Isère et avocat.
27 sep 2007
www.liberation.fr/actualite/politiques/281056.FR.php


Charles Pasqua
Soupçonné d'avoir perçu des rémunérations occultes en échange de décisions politiques quand il était place Beauvau, entre 1993 et 1995.
13 fev 2004

L'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été mis en examen mardi par le juge Philippe Courroye dans une enquête concernant des largesses concédées par l'homme d'affaires libanais Iskandar Safa à des proches de l'homme politique. Le juge lui reproche d'avoir bénéficié, en sa qualité de responsable de l'association France-Afrique-Orient (FAO), de la mise à disposition, entre 1989 et 1993, de locaux situés boulevard de La Tour-Maubourg à Paris, dans le 7e arrondissement, appartenant à Iskandar Safa. Jean-Charles Marchiani, ancien bras droit de Charles Pasqua place Beauvau, est aussi mis en examen pour "trafic d'influence". [...]

Trois autres mises en examen ont été prononcées contre lui en octobre 2004 par la Cour de justice de la République (CJR) pour "corruption" et "recel d'abus de biens sociaux". Ces dossiers visent notamment des pots-de-vin qui auraient été versés en échange de l'autorisation d'exploitation du casino d'Annemasse (Haute-Savoie) et du feu vert accordé en mai 1994 au déménagement du siège de la société Alstom.

Arrow Françafrique afro

Charles Pasqua est mis en examen dans deux autres dossiers, sur des ventes d'armes à l'Angola en 1993 et 1994 et sur le financement présumé illégal de son parti, le RPF.
Il est menacé par une autre enquête visant le programme de l'Onu "pétrole contre nourriture", où des documents officiels irakiens semblent montrer qu'il a bénéficié des largesses du régime de Saddam Hussein, ce que l'ancien ministre dément formellement.
5 oct 2005
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=507


Quatre proches de Charles Pasqua autorisés à rentrer libres en France
En moins d'une semaine, quatre proches de Charles Pasqua, dont son fils Pierre-Philippe Pasqua et Pierre Falcone, tous personnages clefs de plusieurs affaires politico-financières, ont obtenu de pouvoir revenir libres en France. Pierre Pasqua avait été relaxé en première instance, mais le parquet avait fait appel. Après celui-ci, les frères libanais Iskandar et Akram Safa ont été placés lundi sous contrôle judiciaire dans deux affaires où ils sont mis en cause, dont celle de la Sofremi.
Ainsi, l'ensemble des neuf personnes renvoyées devant la 12e chambre correctionnelle dans cette affaire, à partir du 8 octobre 2007, pourront assister à l'audience.
Ce revirement n'est pas sans susciter des grincements de dents parmi des responsables policiers d'enquêtes financières, y compris celles visant la "galaxie Pasqua", "surpris" des retours en France des intéressés alors "que certains n'ont pas répondu aux convocations et sollicitations de la police et de la justice".
"Cette histoire c'est un peu deux poids deux mesures", a déclaré un de ces responsables.
"Ce n'est plus la peine de délivrer des mandats d'arrêts en France", s'ils sont si inégalement appliqués, s'est insurgée une autre source proche du dossier.
3 oct 2007
http://fr.news.yahoo.com/afp/20071003/tfr-justice-armes-pasqua-angola-france-p-f56f567_1.html


http://www.liberation.com/page.php?Article=178608
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 3 Avr - 18:10

La voyoucratie et ses membres (4)

Dominati

Dominati père et fils, strapontins et prébendes en tout genre
(...) Jacques, un Corse élu dans la capitale à la fin des années 50. Brutal, ombrageux mais fin manoeuvrier, il a fait de la politique une affaire de famille. Un demi-siècle plus tard, le «vieux» (79 ans) s'est retiré, même s'il continue à exercer son influence sur certains affidés du Conseil de Paris qui lui seront toujours redevables. Mais ses fils, Philippe (54 ans) et Laurent (46 ans), tentent cahin-caha de faire prospérer la PME politique Dominati. [...]
Chirac laisse ses autres amis corses, les gaullistes Jean Tiberi et Roger Romani, traiter avec l'UDF de Dominati. Le gâteau parisien est énorme. (...) les élus municipaux résument ainsi : «Deux tiers pour le RPR, un tiers pour Dominati.»
Si Laurent Dominati échappe à une condamnation, il a toutes les chances de faire son entrée dans la diplomatie française d'ici le mois de mai [2007].
4 oct 2006
www.liberation.fr/actualite/societe/208415.FR.php



Balkany Patrick et Isabelle

Patrick et Isabelle Balkany, les amis du président.
Extraits
Evidemment, une réputation épouvantable. Le nom des Balkany s'inscrit en bonne place depuis dix ans dans les annales judiciaires. Plusieurs condamnations, deux ans d'inéligibilité pour lui, des peines d'emprisonnement avec sursis pour tous deux pour avoir notamment employé du personnel municipal dans leurs domiciles privés. On compte aussi un scandale ridicule lorsqu'une maîtresse porta plainte, en 1997, après que Patrick Balkany l'eut obligée à lui administrer une fellation sous la menace d'un 357 Magnum.
[...] leur parrain en politique, Charles Pasqua, avec lequel ils vont régulièrement boire un whisky et dont ils préservent l'influence dans les Hauts-de-Seine.
Lors de son premier meeting à Neuilly, le novice David Martinon, parachuté aux municipales, avait osé s'insurger : "Je ne vais tout de même pas inviter ces deux escrocs !"
Arrow Françafrique afro
Patrick Balkany, marchant sur les traces de Charles Pasqua, s'est mis à voyager en Afrique ou à recevoir des émissaires du Gabon, du Congo ou du Tchad.

"Patrick et Nicolas" se sont rencontrés au RPR, il y a trente ans. Leurs pères, tous deux Hongrois, se connaissaient déjà.
Le père de Patrick était le riche propriétaire des magasins de prêt-à-porter Rety. La famille d'Isabelle, les Smadja, a fait fortune dans l'import-export de caoutchouc.
C'est encore lui qui a aidé Sarkozy à doubler Pasqua, hospitalisé pour une hernie, et à se faire élire maire à la tête de Neuilly par le conseil municipal. C'est toujours lui qui a conseillé à son ami de rejoindre le cabinet d'avocats Claude et Associés, qui avait pour client Levallois. Sarkozy a installé leur fils, Alexandre, dans un HLM de Neuilly...

31 mars 2008
www.lemonde.fr/politique/article/2008/03/31/patrick-et-isabelle-balkany-les-amis-du-president_1029280_823448_100.html


Patrick Balkany
Le conseil municipal à majorité UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a décidé d'effacer la dette de son maire. Il a voté lundi 12 février au soir une "demande de remise gracieuse" pour un montant de 230.865,57 euros dus par Patrick Balkany à la commune, après sa condamnation pour avoir employé illégalement trois employés municipaux à son service personnel.
Le 28 juillet 1999, la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France a condamné M. Balkany pour avoir employé, pendant plusieurs années, trois agents municipaux de Levallois à son usage personnel. Au terme de ce jugement, le maire a été contraint de rembourser à la ville le montant des salaires : 523 897,96 euros.
13 fev 2007

L'ensemble de la somme détournée des comptes publics par les Balkany s'élève à environ 1 000 000 euros et selon le journal l'Humanité « 5 millions de francs, si on compte la période (1983-1992) couverte par la prescription ... Une goutte d’eau, on l’avouera, dans l’ardoise laissée aux contribuables par l’ancien « gestionnaire » qui voulait rendre sa commune aussi « attirante » que Neuilly : l’endettement a été évalué à 1,4 milliard de francs par les audits réalisés depuis les dernières municipales, 200.000 francs par foyer fiscal. »
ref> http://www.humanite.fr/journal/1996-03-20/1996-03-20-747963 L'humanité, 20 mars 1996
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Patrick_Balkany&diff=prev&oldid=18660584
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 3 Avr - 18:16

La voyoucratie et ses membres (5)

Christian Ciganer

Christian Ciganer, ex-beau-frère de Sarkozy, impliqué dans la vente de la Salle Pleyel

Rouverte le 1er septembre 2006, la Salle Pleyel, haut lieu de la musique parisienne, est un succès. Les mélomanes savent moins que son acquisition par l’Etat, en 2004, a laissé un souvenir très mitigé au ministère des finances, dirigé par Nicolas Sarkozy de mars à novembre 2004.

Le vendeur a réalisé une belle affaire. Hubert Martigny, cofondateur d’Altran, société de conseil en haute technologie, l’a acquise pour 9 millions d’euros en 1998. Quand il la cède, en 2004, à l’Etat, par le biais d’un bail assorti d’une cession à terme, il valorise son actif à près de 90 millions d’euros après avoir fait 33 millions d’euros de travaux.

“L’Etat a été pris en otage par un contrat qui a été modifié après mon départ du ministère de la culture”, assure, pour sa part, Jean-Jacques Aillagon, initiateur du projet Pleyel, mais absent de sa finalisation après avoir quitté le gouvernement en mars 2004.

Un membre du service des Domaines, à Bercy, chargé de l’immobilier de l’Etat, opposant à cette opération, relate aujourd’hui “un passage en force du cabinet Sarkozy”. Et la récente découverte de la présence du beau-frère de M. Sarkozy dans le montage de l’affaire alimente les interrogations.

“Je m’occupais de l’ingénierie financière du projet, affirme au Monde Christian Ciganer, frère de Cécilia Sarkozy. J’ai travaillé avec le ministère de la culture, mais je n’ai pas évoqué ce dossier avec M. Sarkozy, cela aurait été déplacé en termes de compétences.” “Je ne savais pas, jure Claude Guéant, alors directeur de cabinet de M. Sarkozy, que M. Ciganer travaillait sur ce dossier.”

Quand M. Martigny acquiert la Salle Pleyel en 1998, la gestion se révèle plus complexe que prévu : il faut rénover l’acoustique ; l’Orchestre de Paris, locataire, entre rapidement en conflit avec son épouse, nommée gérante de la salle ; des professionnels résidents ne paient pas leurs loyers. En 2002, M. Martigny jette l’éponge et veut céder Pleyel à l’Etat. M. Ciganer est embauché par Arnaud Marion, l’homme de confiance de M. Martigny.

En décembre 2003, un protocole d’accord est signé entre M. Aillagon et M. Martigny : l’Etat sera locataire pendant vingt ans pour un loyer annuel de 1,8 million d’euros et le vendeur doit réaliser 20 millions d’euros de travaux pour livrer une salle de niveau international. “A ce stade, avec un bail de vingt ans, assure Guillaume Cerruti, directeur de cabinet de M. Aillagon, passé à la tête de la direction de la concurrence à Bercy, l’Etat faisait une bonne affaire.”

Après quelques doutes, son successeur, Renaud Donnedieu de Vabres, reprend les négociations avec l’équipe Martigny. “La mise en examen de M. Martigny (le 19 juillet 2004, dans l’affaire des comptes d’Altran) a troublé les pouvoirs publics, mais (le ministère de) la culture devait trouver un lieu pour l’orchestre de Paris, en pleine ébullition”, rapporte le directeur général de la Cité de la musique, Laurent Bayle, dont dépend aujourd’hui la Salle Pleyel.

Bercy résiste. La mission interministérielle de valorisation du patrimoine immobilier de l’Etat (Mivpie) s’émeut, alors, “du problème de la valorisation du bien acquis par l’Etat”, note son délégué général, Jean-Pierre Lourdin.

Selon M. Guéant, les Domaines, la Mivpie, la direction du budget et les affaires juridiques s’inquiétaient des termes du contrat. Ils refusent d’entériner le fait que le loyer payé par l’Etat serve à réhabiliter la salle de concert mais aussi les bureaux qui y sont attachés.

Le loyer de ses bureaux de grand standing sera perçu par le seul bailleur. “Soit 1,5 million d’euros par an et des loyers non capés”, relève M. Ciganer. L’Etat ne touche pas un euro de loyer sur un immeuble dont il paye la rénovation : les travaux de la salle de concert sont donc de fait à la charge du locataire.

“Pour nous aussi, la pression était maximale, dit M. Marion. Nous avons signé, le 16 juillet, le contrat de promotion immobilière sans avoir signé avec l’Etat et, le 19, M. Martigny était en garde à vue.”

Le ministère de la culture tente de passer en force et adresse à M. Sarkozy une demande de “passer outre” l’avis des services des finances. Pour y répondre, M. Guéant convoque, le 17 septembre 2004, les services récalcitrants qui réitèrent leur opposition.

M. Sarkozy, arguant de l’urgence du déblocage, donne son feu vert, le 22 septembre, à la faveur d’un argument qui fait fléchir les Domaines. “Nous avons trouvé la solution, se félicite M. Ciganer, en cédant le tout pour 1 euro au terme d’un bail de cinquante ans, l’Etat devenait propriétaire et pouvait donc assumer les travaux.”

Jamais l’Etat n’a signé de bail aussi long et le prix payé sera encore plus lourd lorsque M. de Villepin annoncera, en 2006, la création d’une grande salle de concert à Paris ; Pleyel perdant, alors, de sa valeur marchande.

“Il était impératif que Pleyel rouvre ses portes, tranche M. Guéant, et que Paris retrouve son standing en matière de salle de concert, la modification des termes de la négociation a permis de débloquer la situation.”"

Jacques Follorou
30 mars 2007
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-889874,0.html/


Christian Ciganer est consultant (Framatome, Axa, Groupe Lagardère, Crédit Foncier de France, Accor, Aurel Conseil, etc.).
Christian Ciganer-Albeniz, a conseillé au cours de sa carrière les groupes industriels et financiers les plus prestigieux, de Framatome à AXA, en passant par Lagardère, Crédit Foncier ou Accor. Il a par ailleurs participé à la rédaction de plusieurs textes ou rapports de référence, dont récemment le Rapport d’information sur l’Epargne Retraite (mai 2003), la proposition « La cession du patrimoine public au service de la défense du système de retraite » (juin 2004), ou le rapport « Prévention des difficultés d’entreprises, sécurisation du financement des PME » (décembre 2004). Christian Ciganer-Albeniz est Senior Advisor d’ depuis mars 2005.
http://ww w.athema.eu/fr/?p=q&id=2

Le contrat de cession de Pleyel attaqué par l'épouse du vendeur
15 Avril 2007
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-896066,0.html?xtor=RSS-823353



Alexandre Djouhri

Les mystères de Djouhri, conseiller proche de l'Elysée
Un homme du milieu ayant ses entrées à l'Elysée ? La trajectoire singulière d'Alexandre Djouhri ne cesse d'intriguer. Natif de Seine-Saint-Denis, il fréquente aujourd'hui, après avoir encaissé quelques coups de feu dans les années 80, le gratin du patronat : Henri Proglio (Veolia), Arnaud Lagardère (EADS), après s'être glissé dans le sillage d'André Tarallo (Elf). Surtout, Alexandre Djouhri est proche de Maurice Gourdault-Montagne, conseiller diplomatique de Jacques Chirac, qui lui a confié la maîtrise des contrats d'armements dans les pays arabes.

Hasard ou règlement de comptes ? Au moment où Djouhri semble faire allégeance au clan Sarkozy (en apportant Veolia dans ses valises, dont le PDG Proglio était lui aussi estampillé chiraquien), son passé remonte à la surface.

Jusqu'à présent, la reconstitution de son parcours hors norme butait sur l'absence de traces judiciaires. Bien au contraire, Bernard Squarcini, ancien numéro 2 des RG aujourd'hui préfet de police à Marseille, lui avait rédigé en décembre 2005 une attestation de moralité sur papier à en-tête de la préfecture : «Je soussigné, Bernard Squarcini, déclare établir la présente en faveur de monsieur Alexandre Djouhri, inconnu au service de traitement des infractions constatées et ne faisant l'objet d'aucune inscription au casier judiciaire.» Et d'attester que «rien de défavorable n'a pu être démontré concernant l'intéressé, aucun élément lié au terrorisme, grand banditisme ou blanchiment n'a pu être mis en exergue.» Un proche de l'homme d'affaires l'atteste également : «Tout ce qu'on raconte sur son passé est faux.»

Fusillade. C'est un rapport de 18 pages, établi en août 1989 par la Brigade criminelle sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de Nanterre. Il recense, en marge de l'assassinat d'un gangster tout juste sorti de prison pour «vol à la fausse qualité» (déguisé en policier), une série de «représailles» entre bandes rivales. Alexandre Djouhri apparaît deux fois comme victime d'une «tentative d'homicide volontaire».

En avril 1985, un individu est mentionné comme ayant perçu 800 000 francs pour exécuter un «contrat» à son encontre : son arme s'étant enrayée, Djouhri réussira à prendre la fuite. Le contractuel sera assassiné neuf mois plus tard.

En avril 1986, une fusillade éclate place du colonel Fabien. Blessé, Alexandre Djouhri se réfugie à l'hôpital Saint-Louis. Contre toute évidence (on a retrouvé sur ses mains des traces de poudre), il affirme avoir été blessé en voiture. Djouhri n'a «jamais été mis en cause», souligne un policier, mais victime d'une série de règlements de comptes.

Homonymie. Selon les enquêteurs, ces coups de feu auraient été échangés sur fond de guerre commerciale entre Alain Delon et son fils Anthony, opposés sur la marque commerciale «Delon». Alexandre Djouhri faisait partie de l'équipe du fils, coactionnaires de la société de vêtements de cuir «Anthony Delon». Le Canard enchaîné a déjà évoqué la fusillade place du colonel Fabien, Djouhri faisant répondre qu'il s'agirait d'une homonymie. Dans le rapport de la Brigade criminelle, la date et le lieu de naissance coïncident : il s'agit bien du même Alexandre Djouhri, depuis, monté en grade.

Installé en Suisse depuis 1995, il a entretemps monté une société spécialisée dans le pétrole, puis l'eau et les déchets. «Il est ultrarelationné», dit de lui un ancien dirigeant de Vivendi. Le loustic fait désormais dans le big business. Cela se pratique théoriquement dans la discrétion. Le naturel revenant parfois au galop, Alexandre Djouhri vient d'être renvoyé devant le tribunal de police pour coups et blessures, à l'occasion d'une négociation ­ portant sur le Moyen-Orient ­ dans une suite de l'hôtel George-V, qui a viré au pugilat.

Malgré ce regrettable incident, on se l'arrache en haut lieu. En avril, Bernard Squarcini, grand flic d'obédience sarkozyste, a organisé un rendez-vous entre Alexandre Djouhri et Nicolas Sarkozy, en présence de son directeur de cabinet Claude Guéant. Selon Intelligence Online, qui avait révélé cet entretien «secret» dans un palace parisien, le «climat de la rencontre n'a pas été franchement détendu, malgré les efforts de Squarcini». Mais entre sanguins, il y a peut-être matière à entente.

Renaud LECADRE
1 novembre 2006
www.liberation.fr/actualite/societe/214256.FR.php?

www.liberation.fr/actualite/societe/225041.FR.php

Arrow Françafrique afro

Alexandre Djouhri fut en relation avec André Tarallo, 'Monsieur Afrique' d’Elf, Alfred Sirven, Pierre-Yves Gilleron (ancien de la DST), Michel Roussin, Monsieur Afrique du groupe Bolloré et Arnaud Lagardère, co-actionnaire d'EADS. Il posséderait un passeport diplomatique congolais et se rend souvent à Brazzaville.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Djouhri


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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 3 Avr - 18:40

La voyoucratie et ses membres (6)

Nicolas Sarkozy

L'Appartement de Neuilly-sur-Seine
Le parquet de Nanterre a classé sans suite l'enquête préliminaire ordonnée sur les conditions d'achat de son ancien appartement à Neuilly-sur-Seine par Nicolas Sarkozy.

Un particulier parisien, Marc Salomone, avait saisi la justice à la suite des révélations du Canard Enchaîné qui affirmait que M. Sarkozy avait acquis son duplex, en septembre 1997, avec un rabais d'"au moins 750 000 francs", et bénéficié de travaux gratuits.

Leur montant se serait élevé à plus de 1,8 million de francs (274 500 euros environ) : M. Sarkozy n'aurait réglé que 400 000 francs sur cette somme, laissant le reste à la charge du promoteur, la société Lasserre, client régulier de la ville à l'époque.

M. Sarkozy, qui a revendu le logement en 2006, avait alors démenti, évoquant "des conditions de régularité totale".

Une enquête préliminaire avait été ordonnée (Le Monde du 23 juin), les policiers réalisant plusieurs auditions, dont celle de M. Salomone, puis celle du vendeur de l'appartement.
12 oct 2007
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-966128,0.html


Vacances de luxe à Wolfeboro (44 000 €)
Les Français doivent savoir qui invite les Sarkozy, dit le PS
"Sarkozy s'étonne que le Parti socialiste n'ait rien d'autre à faire que de poser des questions. Mais dans une République parlementaire, c'est le devoir du Parlement que de contrôler l'exécutif", dit le député Jean Glavany dans un communiqué.

"M. Sarkozy aime les milliardaires, leur fréquentation et leur générosité [...] Mais le peuple français, dans une démocratie qui se veut transparente - ce que le président répète jour après jour - a le droit de savoir quel généreux donateur engage de tels frais pour notre président et auquel, d'une manière ou d'une autre, il devra être reconnaissant", ajoute-t-il.

Dans le Parisien, le député socialiste Pierre Moscovici souligne lundi que le chef de l'Etat, même s'il ne s'agit pas de jeter une "quelconque suspicion sur son honnêteté", n'est "pas une personne comme une autre" et "ne doit pas sembler le débiteur d'intérêts privés." (...)
3 août 2007
www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31962033@7-37,0.html


Deux riches familles ont payé les vacances des Sarkozy
www.liberation.fr/actualite/politiques/272953.FR.php
http://www.boston.com/news/local/new_hampshire/articles/2007/08/02/au_revoir_paris_hello_wolfeboro/?p1=MEWell_Pos1
http://www.youtube.com/watch?v=HNjBy8OeAB4

Article 432-11 du Code pénal
(Loi n° 2000-595 du 30 juin 2000 art. 1 Journal Officiel du 1er juillet 2000)
Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 1 000 000 F d'amende le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public, ou investie d'un mandat électif public, de solliciter ou d'agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques :
1° Soit pour accomplir ou s'abstenir d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ;
2° Soit pour abuser de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable.
http://droit.org/code/CPENALLL-432-11.html


Le Cercle Concorde
Plus rien ne va. Le Cercle Concorde, maison de jeux parisienne dédiée au poker et au black-jack, fermée en novembre 2007 pour cause de soupçons de blanchiment et autres délits en bande organisée, n’a pas fini de faire parler de lui. Le séisme est à la fois politique, policier et clanique. [...]

Début 2005, revoilà le Cercle Concorde, sous l’égide du fils, Jean-François Raffalli. A l’objet social d’origine, «promouvoir l’idéal républicain» clown, cet autre humoriste rajoute «œuvrer pour la réalisation des Etats-Unis d’Europe». Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, refuse la réouverture - un «dossier de routine, selon un ancien collaborateur, où nous avons suivi l’avis de la Commission supérieure des jeux», instance consultative. En juillet 2005, son successeur Place Beauvau, Nicolas Sarkozy, donne au contraire son feu vert. Par quel prodige ?
8 janvier 2008
www.liberation.fr/actualite/societe/302323.FR.php


Le nom de Sarkozy est cité dans un dossier de détournement de fonds

Une lettre signée par Nicolas Sarkozy a fait son apparition au cœur de l’affaire Hamon, un dossier judiciaire portant sur des détournements de fonds publics. En s’appuyant sur ce courrier, Me Philippe Gumery, le conseil du collectionneur d’art Jean Hamon, réclame que la juge d’instruction Nathalie Andreassian enquête sur les flux financiers autorisés par Sarkozy, quand il était président du conseil général des Hauts-de-Seine. André Santini, le secrétaire d’Etat à la fonction publique, est mis en examen dans cette affaire. Selon Me Gumery, les faits délictueux reprochés à Santini pourraient concerner également Sarkozy.
La cour d’appel de Versailles doit se prononcer, vendredi 28 mars, sur un complément d’information réclamé par Me Gumery. Ce dernier a produit à l’audience, le 14 mars, une lettre signée par le chef de l’Etat, le 13 octobre 2004, à l’époque où il présidait le conseil général des Hauts-de-Seine. Ce courrier, selon Me Gumery, atteste de sa connaissance du dossier Hamon. L’avocat souhaite aussi l’audition de la garde des sceaux, Rachida Dati, qui fut directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine.

Les faits remontent à décembre 2000. Le syndicat mixte de l’île Saint-Germain (SMISG) est créé, entre le conseil général des Hauts-de-Seine et la ville d’Issy-les-Moulineaux, pour recevoir du collectionneur Jean Hamon une donation de 192 œuvres d’art, estimée à 7,58 millions d’euros. Le projet finira par échouer, non sans que des flux financiers suspects aient été identifiés entre diverses sociétés, mais aussi entre le SMISG et le syndicat d’économie mixte des Hauts-de-Seine (SEM 92), piloté par le conseil général. L’enquête du juge Andreassian aboutit à la mise en examen de nombreuses personnalités, dont Jean Hamon, Charles Pasqua – poursuivi pour "détournements de fonds publics" –, et André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, suspecté de "détournements de fonds publics", mais aussi de "prise illégale d’intérêts".

Les infractions présumées auraient été commises entre 2001 et 2003. Or un rapport de la chambre régionale des comptes a été versé au dossier d’instruction, portant sur la gestion du SMISG. Ce document précise ainsi qu’au 31 décembre 2005 – et ce alors que, initialement, la saisine du juge ne dépassait pas 2003 –, la SEM 92 avait perçu du SMISG la somme de 3 833 000 euros, au titre d’une rémunération sur des travaux de construction qui n’ont jamais eu lieu.

Dès lors, une question se pose : le juge doit-il enquêter sur des faits postérieurs à 2003 et donc s’intéresser aux mouvements financiers autorisés par Nicolas Sarkozy, en tant que président du conseil général, mais aussi du SMISG ? Pour le parquet général de Versailles, dans un réquisitoire daté de décembre 2007, "la saisine du juge d’instruction s’étend au-delà de la période allant de 2001 à 2003". Le juge Andreassian répond, le 25 janvier, en estimant que le réquisitoire "n’engage que son auteur, pour autant qu’il ne soit pas sorti de son contexte".

L’argument invoqué par Me Gumery est simple : soit le rapport de la chambre régionale des comptes est hors saisine, et donc il faut l’annuler, soit le juge est autorisé à enquêter sur des faits postérieurs à 2003, et rien n’interdit donc à la justice de se pencher sur les flux financiers autorisés par Sarkozy. "On considère que les paiements effectués de 2001 à 2003 seraient délictuels, s’indigne Me Gumery dans son mémoire, alors que ceux effectués en 2004, 2005, 2006, 2007 par Nicolas Sarkozy, successeur de Charles Pasqua dans les fonctions de président du SMISG, ne le seraient pas !" Selon l’avocat, plus de 274 000 euros auraient été versés en sus, sans justification. Sarkozy demeure protégé par l’immunité liée à son statut présidentiel.

Gérard Davet
27 mars 2008
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/03/27/le-nom-de-m-sarkozy-est-cite-dans-un-dossier-de-detournement-de-fonds_1027820_823448.html


SEM 92 : quatre centimes le m2 sur l’île de la Jatte pour Sarkozy

Sarkozy a, avec ses voisins, squatté pendant plus de sept ans un terrain public de 230 m2 appartenant à la société d’économie mixte du conseil général du 92 (la SEM 92). Et quelques mois après avoir été investi président du conseil général en 2004, il a demandé à la SEM 92 de céder pour un euro symbolique le terrain de 230 m2 qui longe sa copropriété… ce qu’il a obtenu sans aucune difficulté évidemment !
02 mars 2007
http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/logement/2007/03/moins_cher_quun.html


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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 3 Avr - 19:40



La liste ci-dessus ne montre qu'un morceau de la part émergée de l'iceberg et elle n'est probablement pas terminée. A moins que Sarkozy soit touché par la grâce et devienne incorruptible. Un miracle !
Mais l'argent des contribuables n'est pas toujours mal employé : il a permis au chanoine de faire preuve de charité envers les Restos du coeur. Charité aussi discrète que celle de ses amis américains et people. Cool

La fin des dénonciations anonymes inquiète les milieux judiciaires

Interdire les dénonciations anonymes, dépénaliser le droit des affaires et les abus de biens sociaux. Même aux universités d'été du Medef, Nicolas Sarkozy a trouvé du travail supplémentaire pour la ministre de la justice, Rachida Dati. Les deux projets suscitent l'inquiétude des milieux judiciaires. [...]

"Je ne vois pas comment on pourrait se passer de ce type d'informations, dans des affaires comme les stupéfiants, les affaires sexuelles, les violences dans les cités, explique Patrice Ribero, secrétaire général adjoint du syndicat Synergie. On ne peut pas nous dire d'être impitoyables avec les délinquants sexuels et ne pas tenir compte d'une lettre anonyme qui les dénonce." [...]

Les affaires de grand banditisme et de terrorisme ont recours aux dénonciations ou aux témoins anonymes. C'est le cas aussi des affaires politico-financières. "Si le seul objectif, c'est d'éviter la délation, c'est louable, mais si c'est pour éviter que certaines affaires sortent, c'est plus embêtant, explique un procureur. J'ai en tête un dossier qui concernait un élu et qui ne serait pas sorti s'il n'y avait pas eu une dénonciation anonyme." [...]

La question de lettre anonyme a été au coeur de l'affaire Clearstream, dans laquelle un corbeau mettait en cause M. Sarkozy, qui s'est constitué partie civile dans une plainte pour dénonciation calomnieuse.

"CONTRE L'INTÉRÊT DES ENTREPRISES"

L'autre volet judiciaire du discours du chef de l'Etat, concerne le "risque pénal" des entreprises, quand "la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison". "Mais ces erreurs de gestion, ce sont souvent des délits qui s'appellent abus de biens sociaux, corruption, ententes illicites, s'indigne la présidente du Syndicat de la magistrature (gauche), Emmanuelle Perreux. Ce sont des comportements frauduleux qui sont contraires aux intérêts des entreprises."

La modification du régime des abus de biens sociaux est un souhait de nombreux dirigeants d'entreprise et élus de la majorité. Plusieurs tentatives parlementaires ont visé à restreindre la portée des abus de biens sociaux, qui a été amoindrie par un arrêt de la Cour de cassation en 1997.

Alain Salles
31 08 2007
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-949732@51-947101,0.html



Eva Joly compare Sarkozy à Berlusconi

L'ancienne magistrate devenue conseillère du gouvernement norvégien, critique les projets de l'Elysée pour «dépénaliser» la vie économique.

«Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi, c’est un extraordinaire et étrange choix que de choisir de soutenir les délinquants contre les victimes», a-t-elle dit dans un entretien diffusé mardi sur France Info.
www.liberation.fr/actualite/politiques/276130.FR.php


Le juge Halphen accuse Sarkozy de vouloir "enterrer les affaires"

Dans un entretien au Parisien, le vendredi 12 octobre 2007, le vice-président du tribunal de Paris dénonce la volonté du président de dépénaliser le droit des affaires.
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-966119,0.html




« Nicolas Sarkozy veut-il remercier les patrons ? »

Extraits
il y a les fameuses affaires politico-financières : là, on touche à des choses plus volumineuses, plus risquées. Il ne faudrait pas que le projet de réforme vise, au nom de ces intérêts-là, à empêcher les juges de faire leur travail.

Nicolas Sarkozy émet également des réserves sur la dénonciation anonyme
Les juges ne sont pas des idiots : ils n'accordent pas une foi aveugle à ces envois. Ils le vérifient. Ce qui m'étonne, c'est que la dénonciation anonyme est un outil privilégié dans les affaires de stupéfiants. Et là, curieusement, il ne semble pas question de la supprimer...

Des chefs d'entreprise se plaignent des contrôles dont ils font l'objet.
Très peu d'affaires financières viennent en jugement. Quatre mille par an, ce n'est rien ! La réalité est tout autre : la justice, en France, est plus clémente à l'égard des puissants. Aux comparutions immédiates, des petits prévenus prennent régulièrement des peines de prison ferme pour des simples vols. Quand un patron détourne des millions d'euros, en revanche, il écope généralement d'une peine de sursis. Le scandale, il est dans cette mansuétude des juges.

Que faire ?
Il n'est pas acceptable, par exemple, que les commissaires aux comptes soient rémunérés par les sociétés qu'ils contrôlent : mieux vaudrait fonctionnariser cette profession.

Propos recueillis par Elisabeth Fleury
www.leparisien.fr/home/info/faitjour/article.htm?articleid=291311778

Les pratiques de lobbying politique du syndicat des patrons français

Au CNPF (Conseil national du patronat français), l’ancêtre du Medef, on connaissait l’usage des valises. Ça finançait joyeusement au 31, avenue Pierre 1er de Serbie, l’adresse historique du patronat, aujourd’hui déménagé avenue Bosquet, près du Champ de Mars.

Le CNPF organisait le financement, en argent liquide, des hommes et des partis politiques.
Mais à l'entendre, Laurence Parisot ne savait rien des pratiques étranges en vogue dans l’une de ses fédérations affiliées – l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM)...

Interview vidéo d'Henri Weber, auteur du livre « Le Parti des patrons ».
27 mars 2008
http://www.bakchich.info/article3151.html
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MessageSujet: Décomplexé   Mar 8 Avr - 3:47


Denis Gautier-Sauvagnac

PSA a reçu 550 000 euros de la caisse de l'UIMM après une grève en 2007

PSA affirme que le versement de l’argent, réalisé à l’issue d’une grève de six semaines dans son usine d’Aulnay-sous-Bois, s’est fait «en toute transparence» .

PSA Peugeot-Citroën reconnaît aujourd’hui avoir reçu 550 000 euros de la «caisse de secours mutuel» de l'UIMM (patronat de la métallurgie) à l'issue d'une grève de six semaines en 2007 dans son usine d'Aulnay-sous-Bois* (Seine-Saint-Denis), confirmant une information de L'Express.
L'Union des industries et métiers de la métallurgie avait indiqué le 20 mars que sa «caisse de secours mutuel», baptisée Epim** et valorisée environ 600 millions d'euros, avait profité à «deux ou trois entreprises en 2007», à hauteur de 574 000 euros. La justice enquête sur la destination de 19 millions d'euros, retirés en liquide de la caisse Epim entre 2000 et 2007 et pour lesquels l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, refuse de donner le nom des bénéficiaires.

Un porte-parole du groupe automobile déclare qu'«il y a bien eu un versement de 550 000 euros, par chèque, en ligne avec l'action de notre syndicat professionnel et en toute transparence», puisque la somme figure dans les comptes 2007 de PSA. A la suite du mouvement à Aulnay, du 28 février au 10 avril 2007, «nous avons fait une demande écrite à l'UIMM pour obtenir une aide financière de solidarité compte tenu de l'impact économique de la grève, et l'UIMM y a répondu favorablement», a-t-il relaté.

Dans son édition du 27 mars, L'Express affirmait, sans citer sa source, que l'usine d'Aulnay «a perçu de l'Epim un dédommagement de 550.000 euros». Le directeur des relations humaines du site «a reconnu avoir versé sa cotisation de 50.000 euros pratiquement au même moment», poursuivait l'hebdomadaire. PSA a confirmé à l'AFP avoir versé une cotisation, sans en préciser le montant ni le moment.

Le principe de la caisse est prévu par le Code du Travail, selon lequel «les syndicats professionnels peuvent constituer entre leurs membres des caisses spéciales de secours mutuels et de retraites». Lundi dans un communiqué, la CGT de PSA a estimé que le groupe, «qui s’est longtemps illustré par les entraves au droit de grève, la discrimination syndicale et le soutien à un syndicalisme-maison, n’a pas renoncé à ses anciennes méthodes» pour «casser» les grèves. Pour la CGT, qui «exige la transparence et l’arrêt de ces méthodes antisyndicales d’un autre temps», «la coupe est pleine».

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/319853.FR.php
* http://www.liberation.fr/actualite/politiques/246792.FR.php
** http://www.liberation.fr/actualite/politiques/314712.FR.php


Merci , patrôôn... merci patrôôn..
A l'origine, l'affaire de l'UIMM a été révélée par le Figaro. On sentait la volonté d''embarrasser les syndicats, car c'est eux, insidieusement, qu'on mettait en cause. Je ne sais pas si des syndicats ont "touché", mais aujourd'hui, par contre, on est sûr que les patrons ont "touché". L'aveu de PSA confirme que le patronat utilise toutes sortes de méthodes, non pas pour se dédommager des pertes dues à la grève, mais bien pour la briser (grâce à des syndicats-maison, des sociétés privées de remplacement). Opération réussie à Aulnay, puisque les grévistes n'ont rien obtenu lors de leur dernier mouvement. Merci l'UIMM.
Gérard
Lundi 07 Avril 2008
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MessageSujet: Ce n'est plus un parti, c'est un gang !   Ven 11 Avr - 19:05


Christian Poncelet.

Un président du Sénat trop serviable ?

Christian Poncelet, sénateur UMP des Vosges et président du Sénat depuis 1998, devrait bientôt être entendu par la police judiciaire, à condition que le bureau du Sénat donne son autorisation. L'enquête préliminaire ouverte en juin 2007 pour soupçon de trafic d'influence, fondée sur des écoutes téléphoniques, redémarre donc.
[Selon Le Canard enchaîné du 6 juin 2007, le président du Sénat serait intervenu à plusieurs reprises afin que son ami Jean-Claude Bertoldi, qui travaillait pour la Sogea, une filiale de Vinci dans le secteur des travaux publics, obtienne des marchés publics en France et à l’étranger.]

Par ailleurs, le nom de M. Poncelet est cité dans une deuxième enquête, ordonnée en octobre 2007, toujours à Paris. [...] Un industriel, Didier Lorgeoux, a déposé une plainte pour tentative d'escroquerie, en juillet 2007.
Associé à l'acteur Christophe Lambert, il cherchait, en 2004, de nouveaux bâtiments pour loger sa société, DPDJ, spécialisée dans le secteur de l'hôtellerie-restauration. On le met en contact avec Roger Gonçalvès, alors sous-préfet, détaché au ministère de la défense. [...] les intéressés se retrouvent attablés autour de Christian Poncelet. "Il a été souligné qu'il serait de bon ton de s'installer dans son fief des Vosges, se rappelle Christophe Lambert, il y avait quelque chose d'extrêmement insistant, des avantages pour M. Poncelet qu'on ne connaissait pas. On nous a fait miroiter des choses, tout s'est révélé faux…" [...]

Gérard Davet
www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/11/le-parquet-va-demander-l-audition-du-president-du-senat_1033347_3224.html#ens_id=1033348

Emploi fictif. Le 5 avril 2006, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant Christian Poncelet. Le parquet s'est interrogé sur les conditions dans lesquelles l’ancienne assistante personnelle de M. Poncelet fut rémunérée par l’administration des Postes et Télécommunications, puis par la société France Télécom, alors qu’elle était en fait entièrement vouée au service de l’élu. Cette situation, pourrait être assimilée à « une forme d’emploi fictif » et pourrait susciter des poursuites du chef de « recel d’abus de biens sociaux ».
Le parquet de Paris a classé sans suite en novembre 2006 cette enquête préliminaire après sept mois.

Actionnaire masqué de la South Florida Bank.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Poncelet

Plus
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/06/08/5217125.html

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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Ven 11 Avr - 22:57



Plainte pour favoritisme d'une gérante de casino datant de 2007 et visant l'Intérieur

PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris a ordonné que soit instruite une plainte pour "favoritisme" déposée en mars 2007 par la direction du casino de Gujan-Mestras (Gironde), qui met en cause le ministère de l'Intérieur, notamment lorsqu'il était dirigé par Nicolas Sarkozy.

Contre l'avis du parquet, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a ainsi confirmé une ordonnance rendue en novembre dernier par Françoise Néher, juge d'instruction à Paris, a dit une source judiciaire.

Le parquet jugeait cette plainte irrégulière juridiquement, estimant que l'incrimination de "favoritisme" ne s'applique pas juridiquement aux faits. La chambre de l'instruction approuve cette analyse mais dit qu'elle n'empêche pas l'enquête sur les faits, que le juge d'instruction peut requalifier comme il l'entend.

Frédérique Ruggieri, gérante du casino du lac de la Magdeleine à Gujan-Mestras, se dit victime de décisions discriminatoires du ministère de l'Intérieur sous trois ministres, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie. Elle ne vise donc pas spécifiquement l'actuel chef de l'État, a-t-elle précisé à Reuters.

À l'arrivée, pour des raisons techniques, la chambre de l'instruction limite l'instruction dans le temps aux faits survenus après mai 2005, ce qui concerne donc surtout la période Sarkozy.

"J'ai espoir que la lumière soit faite sur le complot dont a été victime le casino de Gujan-Mestras. Il y a eu manifestement un acharnement", a-t-elle dit à Reuters vendredi.

La plaignante estime que le ministère a favorisé irrégulièrement des concurrents. Il s'agit notamment dans la région de casinos des groupes Partouche et Barrière, dont les dirigeants sont réputés proches de Nicolas Sarkozy. La plaignante ne soulève cependant pas explicitement l'argument de cette supposée proximité dans sa plainte.

Des décisions successives de l'Intérieur, à chaque fois annulées par le tribunal administratif, sont visées.

Le casino du lac de la Magdeleine a ouvert le 23 décembre 2005 mais en 2006, le ministère a par exemple refusé sa demande d'exploiter 100 machines à sous, ne donnant un feu vert que pour 50 avec exploitation différée en octobre 2006. Cette décision a été annulée par le tribunal administratif.

L'actuel secrétaire d'État aux Sports Bernard Laporte, qui avait des intérêts dans cet univers des casinos avant son arrivée fin octobre 2007 au gouvernement, a aussi été visé par cette affaire.

Le parquet de Paris a classé sans suite le 7 mars dernier une autre plainte de Frédérique Ruggieri pour "tentative d'extorsion de capital".

Lors d'une rencontre avec elle à l'été 2005, Bernard Laporte lui avait proposé la cession d'une participation dans son casino en échange d'un appui auprès de Nicolas Sarkozy.

L'ancien coach de l'équipe de France de rugby a confirmé l'existence de la rencontre et de l'échange dans la presse, mais a nié avoir fait pression, expliquant avoir formulé cette proposition sur le ton de la plaisanterie.

Ces faits peuvent par hypothèse être réexaminés par la juge d'instruction Françoise Néher, le classement du parquet n'ayant pas éteint toute possibilité de poursuite.

Thierry Lévêque avec Claude Canellas
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35045311@7-37,0.html

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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Dim 13 Avr - 16:48



Silvio Berlusconi en quête d'un troisième mandat
ROME (Reuters) 13 04 2008- Les électeurs italiens sont appelés à choisir, ce dimanche et lundi, entre le milliardaire Silvio Berlusconi et le studieux leader du centre gauche Walter Veltroni pour sortir le pays d'une crise morale et économique.

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080413/tts-italie-elections-ca02f96.html


Berlusconi, l'affaire Mondadori

Comment le chef du gouvernement italien a fait main basse sur la première maison d'édition du pays. Menée tambour battant, une enquête féroce et savoureuse au coeur de la haute finance, de la justice et de la politique.

Documentaire de Mosco Boucault

Tout l'art de la tangente ("pot-de-vin", en italien), et dix-sept années de procédures résumés en une heure de temps. La presse européenne, qui a régulièrement rendu compte des rebondissements de la succession Mondadori, a bien sûr aussi fait état des démêlés du président du Conseil italien avec les tribunaux - quatre-vingt-sept procédures ouvertes à son encontre entre 1988 et janvier 2006, ce que Berlusconi qualifie avec aplomb de "persécution judiciaire". Mais en décortiquant l'affaire avec une clarté et une précision féroces, Mosco Boucault réussit à en restituer l'explosive charge de scandale. Que le chef d'un gouvernement ait pu ainsi mobiliser à son profit médias et Parlement alors que de tels soupçons pesaient sur lui, qu'il demeure aujourd'hui rééligible, en dit long sur l'état de la démocratie européenne.

www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=843591,day=2,week=16,year=2008.html
www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/04/11/006-legislatives-italie.shtml
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mani_pulite


Eva Joly compare Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi

L’ancienne juge d’instruction Eva Joly a violemment incendié Nicolas Sarkozy et son projet de faire interdire l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes, en vue de "dépénaliser" la vie économique (une pleutrerie de mieux à mettre à son actif) présenté dans un discours vendredi dernier devant l’université d’été du syndicat patronal Medef.

"Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi, c’est un extraordinaire et étrange choix que de choisir de soutenir les délinquants contre les victimes", a-t-elle déclaré mardi sur France Info.

04 09 2007
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=52099


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MessageSujet: belle gueule d'honnête homme   Lun 14 Avr - 15:48



Raffarin accuse Royal de «délinquance sociale»
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/321111.FR.php

Et ils osent donner des leçons de moralité !
Le père de Raffarin : Jean, le ministre qui après avoir fait distribuer du lait à tous les écoliers de France et de Navarre, retrouva vite une fonction dans l'industrie laitière.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Raffarin

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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 24 Avr - 4:32



Richard Casanova, auteur présumé du 'casse du siècle', a été abattu à Porto-Vecchio

Richard Casanova a été accusé par un complice présumé d'avoir participé au hold-up du 25 mars 1990, au siège de l'Union des banques suisses (UBS) à Genève, où 31,4 millions de francs suisses, soit 220 kg de billets et l'équivalent de 20 millions d'euros avaient été dérobés. Cet argent n'a jamais été retrouvé. [...]

SON NOM RETIRÉ DU FICHIER DU GRAND BANDITISME

Cet homme était considéré comme l'un des piliers du groupe criminel de la Brise de mer, du nom d'un restaurant de Bastia où se réunissaient ses membres, au début des années 1970. Selon la police judiciaire d'Ajaccio, il aurait dirigé en sous-main le Fouquet's, restaurant des Champs-Elysées, sous une fausse identité. Il aurait échappé à plusieurs interpellations en Corse dans les années 1990, dont l'une aurait été bloquée, selon un membre des renseignements généraux, par le cabinet du ministre de l'intérieur Charles Pasqua.

En 1998, la Direction de la surveillance du territoire (DST) avait relevé l'existence, sur l'île Maurice, d'intérêts contrôlés par Richard Casanova, qui aurait également développé des activités dans les jeux en Afrique, en association avec un proche de M. Pasqua. Enfin, les policiers avaient eu vent de sa participation à une chasse, dans le Loiret, en compagnie de personnalités du monde des affaires et de la police. En 2000, son nom a été retiré, de façon inexpliquée, du fichier du grand banditisme. Il aura fallu attendre début 2005 et une série de règlements de comptes dans l'extrême sud de la Corse pour que la police judiciaire retrouve sa trace et finisse par l'arrêter.

www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/23/richard-casanova-auteur-presume-du-casse-du-siecle-a-ete-abattu_1037636_3224.html#ens_id=1037641

Fin de cavale pour Casanova

A l'époque, Richard Casanova prend la fuite, puis la plume pour tenter de convaincre la juge d'instruction de son innocence. La veille des faits, affirme-t-il, il se trouvait à Ajaccio pour assister à un championnat du monde de boxe. On vérifie. 11 personnes certifient l'avoir vu quitter la soirée à 3 heures du matin, dont l'ex-ministre (RPR) des anciens combattants, Pierre Pasquini.

A plusieurs reprises, au milieu des années 1990, des fuites venues du ministère de l'Intérieur diffèrent son arrestation.

« S'il se décidait à raconter ce qu'il sait, il aurait de quoi faire sauter dix fois la République.»

16/03/2006
www.lexpress.fr/info/france/dossier/corse/dossier.asp?ida=437362
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 24 Avr - 17:17


Christian Jacob

OGM : les députés UMP ont-ils obéi aux lobbies ?

Le Canard Enchaîné s'est procuré une lettre écrite par des semenciers. Elle ressemble fort aux propositions de députés UMP. Coïncidence ?

Que dit la lettre ?
Les semenciers proposent quelques ajustements au projet de loi. Le Canard Enchaîné a établi des parallèles entre le contenu de la lettre et les amendements proposés par les députés UMP concernés. La ressemblance est intéressante. Cette lettre suggère...

1) La création d'un "Haut Conseil sur les OGM" dont le président sera "nommé parmi les membres du comité scientifique en fonction de ses compétences".
Antoine Herth, député UMP rapporteur du projet, dépose un amendement le 26 mars prévoyant que "le président du Haut Conseil est choisi en fonction de ses compétences scientifiques".

2) La suppression de l'article 6 qui oblige l'exploitant, avant de semer des OGM, d'en informer les agriculteurs voisins.
Christian Jacob a défendu la suppression de ce même article.

3) "De rendre public le registre à l'échelle du département" concernant le recensement des cultures OGM.
Claude Gatignol, député UMP de la Manche, reprend mot pour mot une partie de la lettre, dixit le Canard Enchaîné. Il suggère de "fournir une information au niveau du département".

L'argument des semenciers pour cette proposition ? "La publication du registre parcellaire des cultures OGM met en danger la sécurité des agriculteurs, de leurs proches et de leurs biens."
L'argument de Gatignol : "L'information de chaque exploitant risque d'accroître les risques d'actions malveillantes contre les cultures OGM en plein champ."

Faut-il y voir une action de lobbying pro-OGM ? En tout cas, les députés et sénateurs Verts veulent y voir clair. Ils réclament une commission d'enquête.

(Sources : Le Canard Enchaîné, Lefigaro.fr, Compte-rendu n°40 de l'Assemblée nationale, Compte-rendu n°39 de l'Assemblée nationale)

www.lepost.fr/article/2008/04/23/1184944_ogm-les-deputes-ump-ont-ils-obei-aux-lobbies.html

Commentaires

Léon :
Une supercherie, une honte, un vrai scandale ce vote !
A l’image d’une anecdote :
Rappelez-vous le documentaire “Le monde selon Monsento”. On y voyait des épis de maïs mexicain traditionnels dégénérescents suite à leur contamination par le maïs OGM.
Il a meme été projeté à une partie des députés.
Cela n’a pas empeché Christian Jacob apres coup à l’Assemblée le 07/04/08 2ème seance 21h30 (voir compte rendu analytique site internet de l’assemblée pour le croire !), de déclamer “le maïs mexicain survit tres bien depuis 7000 ans” ou encore “l’opposition parle de contamination, il s’agit en fait de pollinisation”.
Une connotation minorante, pour faire passer la contamination comme naturelle.
Du pur négationisme ! Sans la moindre gêne, sans la moindre crainte.
http://blog.greenpeace.fr/news/vote-ogm-10-deputes-ump-ont-vote-contre

Bernard :
Dans les colonnes du Monde, du mercredi 2 avril, le sénateur Legrand dénonçait l'extraordinaire lobbying exercé par les semenciers, et tout particulièrement Monsanto, sur les élus de la nation. Il y disait notamment :
"Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... la force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale".

www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34905689@7-37,0.html

Sur France Info, en tout cas, Christian Jacob a proféré une information fausse, avec un aplomb sidérant.
Répondant à une question de la journaliste sur les risques de contamination que font courir les OGM aux cultures non transgéniques, il a affirmé :
"la preuve qu'il n'y a pas de danger, c'est ce qui se passe au Mexique, où le maïs transgénique est cultivé depuis des années, sans que cela ait mis en péril les variétés traditionnelles"....

C'est FAUX ! LES CULTURES OGM SONT INTERDITES AU MEXIQUE PRÉCISÉMENT POUR PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ DU MAÏS, DONT LE MEXIQUE CONSTITUE LE CENTRE D'ORIGINE !

Comme je l'explique dans mon livre et film, le Mexique n'a cependant pas pu empêcher l'importation de maïs américain, en raison de l'accord de "libre échange" qu'il a signé avec les Etats Unis et le Canada (ALENA); mais ce maïs est réservé exclusivement à la consommation animale et humaine...

Une absurdité : le maïs transgénique s'est bien évidemment retrouvé dans les champs, contaminant les variétés traditionnelles, et provoquant un vif émoi dans les communautés indiennes d'Oaxaca, où sont apparus des "maïs monstrueux", ainsi que le révèle mon enquête.

Christian Jacob ne ferait-il pas partie de ces parlementaires actionnés par les semenciers dénoncés par le Sénateur de la Manche dans l'article du Monde du 1er Avril, objet de mon post précédent ?
www.lepost.fr/article/2008/04/03/1176463_les-deputes-intoxiques-par-les-ogm-ou-les-semenciers.html

Kropotkine :
Petit rappel des faits : Monsieur Jacob fut un proche de la FNSEA.
Or, un commando de la FNSEA a saccagé le bureau de la ministre de l’environnement parce qu’elle voulait instaurer une véritable taxe pollueur payeur.
Ces mêmes commandos ont détruit de la marchandise et des frigos chez Vivendus pour une valeur de 10 millions d’euros.
Alors qui est le plus voyou des deux ?
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=197280924


Christian Jacob, né le 4 décembre 1959 à Rozay-en-Brie, est agriculteur-éleveur de profession.
15 06 2004
www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/acteurs/biographie_5/acteurs/gouvernement/ministere_fonction_publique_m216/index.html


Né le 14 février 1963 à Sélestat (Bas-Rhin) et titulaire d'un BTS agricole, Antoine Herth reprend l'exploitation familiale d'Artolsheim en 1984.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Herth

Claude Gatignol, né le 20 novembre 1938, est un ancien vétérinaire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Gatignol
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 8 Mai - 10:42


Albert Frère © Getty Images / DR

Nouvelle plainte contre Albert Frère concernant Sarkozy

La justice est à nouveau saisie d’une plainte contre Albert Frère, qui évoque des faits de corruption à propos de la fusion entre Suez et Gaz de France, et implique Nicolas Sarkozy (Libération du 14 mars).

La première plainte avait été classée sans suite en janvier, quelques jours après son dépôt, par le parquet de Paris. Une célérité inhabituelle, d’autant que l’auteur de la plainte, Jean-Marie Kuhn, n’avait même pas été entendu.

Ce dernier, un homme d’affaires en bisbille avec Albert Frère, n’a pas renoncé. Il a déposé de nouveau plainte, le 11 avril dernier, cette fois-ci avec constitution de partie civile. Ce qui implique que les faits dénoncés vont être examinés par un juge d’instruction. Dans sa plainte, Kuhn dénonce des faits relevant de la «prise illégale d’intérêt», de l’«escroquerie» et de l’«abus de confiance». Il accuse Albert Frère, un proche de Sarkozy, d’avoir été avantagé par les pouvoirs publics français au cours notamment du projet de fusion Suez-GDF (Frère est l’un des principaux actionnaires de Suez). A l’automne dernier, le dossier avait été jugé suffisamment sérieux par le ministère de l’Economie, qui avait mené une discrète enquête.

www.liberation.fr/actualite/societe/325250.FR.php

François FILLON, informé personnellement par courrier UPS le 18 mai 2007, a chargé un Conseiller de ce dossier : Antoine GOSSET-GRAINVILLE.
GOSSET-GRAINVILLE vient du privé et était avocat - associé et chef du bureau de Bruxelles du cabinet d'avocats GIDE. Il se trouve que Gide a été le conseil de Jean-Marie Kuhn au début du litige avec le Groupe Albert FRERE, qu'il est devenu depuis le Conseil habituel d'Albert FRERE, ce qui n'a pas du tout empêché Christine LAGARDE d'en faire le Conseil de l'Etat pour la fusion...

www.relatio.fr/archive/2008/02/16/les-revelations-sur-l-affaire-albert-frere-suez.html


Un Sarkozy chez Carlyle, un autre qui décore Albert Frère : y a-t-il un lien ?

Pierre-Olivier Sarkozy, éminent financier, rejoint le géant du private equity Carlyle à New York. Peu avant, son demi-frère Nicolas décorait Albert Frère et son associé Paul Desmarais de la Grand'Croix de la Légion d'honneur. Ce dernier fait partie du board de Carlyle...

Carlyle est un fond d'investissements lui-même des plus influents, puisque quelques grands noms sont passés par ses rangs : George Bush senior (de 1998 à 2003) et George W. Bush (1990-1992), John Major (2002-2005), etc.

www.lepost.fr/article/2008/03/15/1153861_un-sarkozy-chez-carlyle-l-autre-decore-albert-frere-y-a-t-il-un-lien.html


Carlyle

En 2003, le groupe Carlyle achète à l'État français les locaux de l'Imprimerie nationale, qui est démantelée, pour 85 millions d'euros. L'État lui rachète en 2007 ces mêmes bâtiments pour en faire le nouveau ministère des affaires étrangères, pour 376,5 millions d'euros, soit 4,5 fois le prix de départ après environ 120 millions d'euros de travaux.

La proximité de Carlyle avec la Maison Blanche, conjuguée au fait que le groupe possède des intérêts dans l'industrie de l'armement, provoque bon nombre de controverses : le Groupe Carlyle profite de manière directe des guerres en Irak et en Afghanistan.

Carlyle n’est pas coté en bourse, et n’est donc non tenu de divulguer à la Securities and Exchange Commission (la commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières) le nom des associés, des actionnaires, pas plus que leurs parts respectives.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carlyle


Albert Frère pèse près de 3 milliards de dollars

Albert Frère est le premier actionnaire privé des entreprises de plusieurs entreprises du CAC 40. Il est à la tête de deux sociétés de portefeuilles cotées en Bourse de Bruxelles, Groupe Bruxelles Lambert (GBL) et Compagnie nationale à portefeuille (CNP). Selon le magazine Forbes, sa fortune est estimée à 3,1 milliards d'euros, il est le plus riche des belges.

11/02/2008
www.journaldunet.com/economie/dirigeants/albert-frere/4-cnp.shtml


Sarkozy & Co au mariage "sobre" de la fille de Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH Arnault

Le gotha, la politique et le monde des affaires s'étaient donné rendez-vous samedi après-midi dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Bazas (Gironde), classée au Patrimoine de l'Unesco, où le père Benoist de Sinetry reçut le consentement des époux, devant un parterre de personnalités :
Bernadette Chirac, qui s'offrit en prime une acclamation populaire en allant saluer les autres mariés de l'après-midi, les ministres Thierry Breton, Jean-François Copé et Renaud Dutreil (Nicolas Sarkozy les rejoignit pour le dîner au château d'Yquem et Renaud Donnedieu de Vabres au brunch dominical), mais aussi Hubert Védrine aux côtés de l'Infante Elena d'Espagne et son époux don Jaime de Marichalar, les princesses Maria-Pia et Marie-Gabrielle de Savoie, le diadoque Pavlos de Grèce et son épouse Marie-Chantal, le prince Charles de Bourbon-Sicile, duc de Calabre (qui avait été choisi comme témoin par la mariée ainsi que son frère Antoine Arnault, Ségolène Gallienne [fille d'Albert Frère] ou Khashayar Madhavi) et son épouse Camilla, ainsi que la princesse Olga de Grèce avec son fiancé le prince Aymone d'Aoste.

Parmi les capitaines d'industrie avaient pris place Claude Bébéar, Jean-René Fourtou, Michel Pébereau, Ernest-Antoine Seillière, Henri Lachmann, Serge Dassault, le baron Albert Frère, mais aussi l'héritier Agnelli John Elkann et quelques célébrités internationales comme Liz Hurley, Eva Herzigova, Marisa Berenson, tandis que tous les créateurs du groupe faisaient chorus autour de Delphine Arnault, Hedi Slimane, Marc Jacobs, ou Karl Lagerfeld qui avait illustré le livret de messe. [...]

24 septembre 2005
www.leblogmariage.com/archive/2005/09/24/le-mariage-princier-de-delphine-arnault.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 15 Mai - 12:11


André Santini

Fronde d’élus sur le marché de l’eau francilienne

Des élus franciliens le répètent sur tous les tons : «C’est une occasion historique.» Demain, le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), regroupant 144 villes de banlieue parisienne, va renouveler son équipe dirigeante, celle qui devra négocier d’ici à 2010 la reconduction ou pas du contrat qui la lie depuis 1923 à la Générale des eaux (rebaptisée Veolia). [...]

Le Sedif, c’est quatre millions d’usagers consommant 300 milliards de litres par an. Le principal client - au monde ! - de Veolia. Contrairement à la vulgate libérale, les régies municipales affichent souvent des tarifs moins chers que les concessions privées - la différence pouvant atteindre 70 %. [...] à 1,69 euro le m3, l’eau du Sedif est parmi les plus chères de France.

«Au-delà des anciennes pratiques de corruption et quelles que soient les arguties, Veolia s’est suffisamment goinfré.» Mardi dernier, une trentaine de représentants ont décidé de présenter un candidat favorable à un retour en régie contre André Santini, président du Sedif depuis un quart de siècle.

Le communiste Jacques Perreux, conseiller général du Val-de-Marne, en vient à rappeler : «Quand on est de gauche, normalement, je dis bien normalement, on est pour une gestion publique de l’eau.» Mais les marchands de flotte - oubliés des nationalisations de 1981 - ont toujours su brouiller les cartes électorales. [...] Dominique Voynet se dit partisane de «nettoyer les écuries» du Sedif, mais redoute une «victoire à la Pyrrhus» : «Les majors de l’eau ont anticipé la nécessité d’afficher une baisse des prix. Mais le débat reste aux mains de techniciens formés par elles.»

Malin comme un singe, André Santini se dit ouvert à tout, observant de près la scène parisienne (lire ci-dessous).

Santini veut faire oublier sa proximité avec les distributeurs d’eau. Egalement président du Comité de bassin Seine-Normandie, il avait réussi l’exploit de faire nommer, au titre de représentant des usagers, un dirigeant de la Lyonnaise des eaux…[...]

RENAUD LECADRE
http://www.liberation.fr/actualite/societe/326197.FR.php



Paris songe à la remunicipalisation
http://www.liberation.fr/actualite/societe/326195.FR.php

Main basse sur l’eau des villes
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/03/LAIME/11972

La gestion de l'eau potable
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable

Faits d'armes de Santini
http://lexpressemploi.com/info/quotidien/actu.asp?id=14279

Le mis en examen a fait installer des caméras de surveillance dans les crèches d'Issy-les-Moulineaux.
http://bigbrotherawards.eu.org/2001/nomines/cg92.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Ven 16 Mai - 14:19


avec Devedjian (photo flickr.com)

L'ex-secrétaire d'Etat Pierre Bédier (UMP) condamné en appel pour corruption

PARIS (AFP) - La cour d'appel de Paris a confirmé vendredi la condamnation de l'ex-secrétaire d'Etat UMP, Pierre Bédier, à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et trois ans de privation des droits civiques pour "corruption passive" et "recel d'abus de biens sociaux".

La cour d'appel a en revanche réduit la peine d'amende infligée à l'actuel président du conseil général des Yvelines, la ramenant de 50.000 à 25.000 euros.

Jacques Masdeu-Arus, maire de Poissy de 1983 à 2008, et son ancien adjoint, Gilles Forray, qui avaient aussi fait appel, ont également vu leurs peines confirmées, à l'exception des peines d'amende qui de 150.000 euros ont été ramenées à 75.000 euros.

En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à deux et trois ans avec sursis et cinq ans de privation des droits civiques.

Les trois élus ont été reconnus coupables d'avoir octroyé des marchés publics aux sociétés de nettoyage de Michel Delfau, aujourd'hui décédé, en échange de contreparties: enveloppes d'espèces et autres avantages comme les services d'une femme de ménage pour Masdeu-Arus de 1996 à 2002 ou un appartement à Marrakech pour Forray.

A l'époque des faits, Pierre Bédier était maire de Mantes-la-Jolie (1995-2005).

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080516/tfr-proces-politique-partis-ump-corrupti-4019c1e.html
http://decil.lautre.net/spip.php?article124 [/size]

Outré, le Bédier !
www.lemonde.fr/societe/article/2006/10/24/pierre-bedier-outre-face-a-ses-juges_826985_3224.html

les Urnes Mènent au Paradis
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