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 La corruption, gangrène de la démocratie

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Orwelle



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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Lun 19 Oct - 13:42


Lucien Barrière, groupe comprenant le Fouquet's,
propriété de Dominique Desseigne


Loi sur les jeux en ligne : un cadeau aux « amis du Fouquet’s »

L’Assemblée nationale a voté le 13 octobre la loi légalisant le poker en ligne ainsi que les paris sportifs et hippiques sur Internet. Facteur d’addiction pour les plus vulnérables, menace pour la santé publique, les jeux d’argent en ligne toucheraient 5% de la population française dans sa forme illégale, soit cinq fois plus qu’il y a cinq ans.

La loi, votée le 13 octobre à l’Assemblée nationale par 302 voix contre 206, a été approuvée par l’UMP et le Nouveau centre, mais n’en reste pas moins très critiquée à gauche qui espère qu’une prise de conscience de ses effets pervers finira par gagner les rangs du Sénat, lors de l’examen du texte en novembre. Qualifiée au Parti socialiste de « promesse faite par le président de la République à ses amis du Fouquet’s », elle voit se dresser aujourd’hui devant elle nombre de points d’achoppement qui sont susceptibles d’en faire un véritable scandale républicain.


C’était le 6 mai 2007, au Fouquet’s.
Pour célébrer la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, Bernard Arnault, Stéphane Courbit, Martin Bouygues, François Pinault, Patrick Le Lay et bien sûr Dominique Desseigne, le président du groupe de casinos Lucien Barrière et propriétaire du Fouquet’s, sont réunis au restaurant de l’avenue des Champs Elysées.

Face à l’addiction naissante, le joueur risque ainsi de trouver autour de lui, dans un espace médiatique ludique et désinvolte, une légitimation constante de son risque, fut-il destructeur. De surcroît, les nouvelles technologies comme la télévision interactive, qui permettra de parier tout en suivant les compétitions sportives ou les parties de poker, se prêtent bien à une connexion permanente sur les jeux d’argent.

Injonction européenne ?

Le gouvernement affirme, comme à son habitude, qu’il répond à une injonction bruxelloise de libéralisation de ce marché et d’ouverture à la concurrence. Pourtant, la Cour de justice des communautés européennes a reconnu à l’Etat portugais, le 8 septembre, le droit de conserver son monopole sur les jeux au nom d’impératifs de santé public. Et comme dit le député PS Olivier Dussopt, « il n’y a ni obligation ni empressement de la Commission européenne à libéraliser ce secteur », dans la mesure où la préservation des monopoles publics pouvait très bien se justifier par des motifs d’ordre social comme la lutte contre les addictions et la protection des publics vulnérables

Marie Bénilde
http://blog.mondediplo.net/2009-10-16-Loi-sur-les-jeux-en-ligne-un-cadeau-aux-amis-du
www.monde-diplomatique.fr


Discours de Jean-Marc Ayrault et réactions à l'Assemblée
www.dailymotion.com/video/xaq0nl_conference-de-presse-jeux-en-ligne_news
www.lematin.ch/flash-info/monde/jeux-ligne-gauche-fustige-cadeau-amis-fouquet-sarkozy



Photo Kasia Wandycz

La vie de palace de Dominique Desseigne
Avec ses deux enfants déjà grands, qui habitent encore chez lui, dans sa belle maison parisienne avec piscine décorée par Jacques Garcia, Dominique Desseigne partage les passions du ski et du tennis. Avec eux, il dit : «Je détiens deux cartouches pour assurer la pérennité du groupe familial. Les deux continueront peut-être. Au pire, un seul.» L’autre cartouche, moins visible, c’est son amitié avec Nicolas Sarkozy, qu’il a reçu au Fouquet’s le soir de l’élection présidentielle, et qu’il a accompagné depuis au Maroc, en Tunisie ou en Israël.

Le numéro un des casinos français, qui attend toujours le feu vert pour l’ouverture des jeux sur Internet...
14 Janvier 2009
www.parismatch.com/Actu-Match/Economie/Actu/La-vie-de-palace-de-Dominique-Desseigne-70554/


Les 55 convives
www.francesoir.fr/politique/2007/11/03/sarkozy-la-nuit-du-fouquet-s.html
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Orwelle



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MessageSujet: Extraits   Ven 20 Nov - 9:18



Règles des marchés publics
Article 432-14 du code pénal

Vers la dépénalisation du délit de favoritisme ?

Institué en 1991, Le délit de favoritisme[1] dans les marchés et les conventions de délégation de service public, est né du mouvement législatif de moralisation de la vie économique et financière de la fin des années 1980, qui a vu le jour à la suite des affaires de financement des partis politiques. La création d’une infraction nouvelle, spécifique à l’achat public, aisée à mettre en œuvre a été voulue pour jouer un rôle préventif contre la corruption.

Le gouvernement en a déjà affaibli la portée, en préconisant un recours à des appels d’offres allégés dans le cadre du plan de relance et surtout en assouplissant les règles des partenariats publics-privés.

En janvier, M. Warsmann (le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale) avait tenté en vain de modifier l’article 432-14 du code pénal en limitant l’infraction aux cas où une personne publique aurait accordé « en connaissance de cause » et avec « une intention délibérée » un avantage injustifié à un candidat à un marché public

Une autre tentative vaine a été faite par M. Béteille, sénateur, pour alléger le délit de favoritisme afin de ne plus sanctionner des personnes pour des erreurs de procédure qui ne visaient pas à favoriser un candidat à un marché.

Et voilà que ce projet de réforme des juridictions financières adopté par le conseil des ministres le 28/10/2009 va bientôt être débattu par les députés.

la réforme propose de remplacer la responsabilité pénale des personnes fautives par une responsabilité financière (Sauf que les ministres ne seraient pas concernés alors que les élus locaux le seraient), que les élus mis en cause aient été « dûment informés de l’affaire », et qu’ils aient « donné un ordre écrit » imposant de commettre l’infraction à un de leurs subordonnés. Autant dire que ces preuves sont impossibles à réunir, les auteurs de tels actes en matière de marché truqué, évitant de laisser des traces écrites de leur forfait.

le nouvel article 131-20 de la réforme des juridictions financières n’a pas été voté. Mais une simple proposition d’amendement pendant le débat parlementaire où il serait suggéré de modifier l’article 432-14 réprimant le délit de favoritisme, permettrait d’atteindre cet objectif…

Par une savante opération de passe-passe, il se pourrait ainsi que le délit de favoritisme « non intentionnel » ne soit plus du tout sanctionnable Exclamation (...)

Louis de l’Estocade

[1] Le délit de favoritisme (art. L. 432-14 du code pénal) sanctionne tout acte ayant pour objet de procurer à autrui un avantage injustifié par une violation des règles applicables aux marchés publics et délégations de service public (la liberté d’accès et l’égalité des candidats).
http://anticor.org/2009/11/17/vers-la-depenalisation-du-delit-de-favoritisme/

Pour en savoir plus sur la révolte des magistrats financiers, en grève le 17 novembre 2009 :
http://eco.rue89.com/2009/11/16/la-revolte-des-magistrats-financiers-deterreurs-daffaires-126190
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Dim 22 Nov - 8:04

Balard-gone : un petit Pentagone pour le lider megalo

Photo © SGA-DMPA

La Cour des comptes critique le projet de "Pentagone" à Balard

La Cour des comptes dénonce les conditions dans lesquelles est mené le projet de tranfert du ministère de la Défense sur un nouveau site à Balard (Paris, XVème).

Intitulé "la gestion des problèmes immobiliers de l'adminstration centrale du ministère de la défense", daté du 1er juillet 2009, son rapport est un "relevé d'observations provisoires" qui n'a pas encore reçu "les remarques des organismes contrôlés", en l'occurence le ministère de la Défense. Il éclaire toutefois d'un jour très critique la manière dont l'affaire est menée, décrivant, entre les lignes, ce qui ressemble au fait du Prince.

Les critiques des magistrats de la Cour des comptes portent sur cinq points :

1) "Le projet ne présente aucune continuité avec la planification immobilière du ministère telle qu'elle avait été ébauchée antérieurement".

2) "Le processus de décision a été mené avec une particulière rapidité, ce qui explique l'actuel avancement du projet, mais aussi certaines anomalies de processus".

3) "La cible de l'effectif à intégrer au futur ministère et son périmètre administratif ont été fixés a priori, alors que l'état-major et le ministère n'avaient pas encore achevé leur réflexion sur leur réorganisation.

4) "Le choix du site s'est fait en début de procédure sans examen approfondi des solutions alternatives".

5) "Le mode de financement a été également décidé très en amont dans la procédure sans que son impact futur sur les dépenses de l'Etat ait été exactement mesuré". [...]

Rappelons que les trois groupes candidats sont Bouygues, Vinci et Eiffage. Ce chantier fait l'objet d'un partenariat public-privé (PPP) qui porte sur le financement, la conception, la construction, la rénovation de la Cité de l'Air mais aussi la maintenance des 300.000 m2 de bâtiment et la prestation de services comme la restauration, avec un contrat d'une durée de 30 ans, l'Etat devenant propriétaire des lieux après avoir payé un loyer pendant 27 ans et demi. Le coût total du projet est estimé aujourd'hui à 2 milliards d'euros, dont 600 millions pour la seule construction.
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/11/exclusif-la-cour-des-comptes-critique-le-projet-de-pentagone-%C3%A0-balard.html
http://apprendrelageopolitique.wordpress.com/2007/12/13/en-2012-larmee-francaise-aurait-son-pentagone/


Patrimoine
Le projet prévoit la démolition d’un ensemble composé de bâtiments conçus par les frères Perret, principaux architectes des grands ensembles au XXe siècle avec Le Corbusier, ainsi que des bassins giratoires, dits “des carènes”, considérés par la Ville comme faisant partie du patrimoine de Paris.
www.metrofrance.com/x/metro/2009/03/26/rdE1RyEbWqPk/index.xml

Danger
les terrains retenus à « Balard » sont en zone inondable Rolling Eyes
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2007/12/pentagone-la-fr.html

Patrimoine
Hervé Morin a prévenu que ce bâtiment devait être autofinancé.
C’est-à-dire que le ministère de la Défense revendra ses biens immobiliers pour se payer son nouvel édifice


Hôtel de la Marine, salon des Amiraux

Dans les « joyaux » appartenant à l'Etat se trouve un immeuble objet de tous les soins depuis 3 ans... Par une convention de mécénat signée le 26 avril 2006, Bouygues assume la charge financière de la restauration de l'Hôtel de la Marine, à l’appel du ministère de la Défense (coût : 6,2 millions d’euros).
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Dim 22 Nov - 8:08



Niveau de corruption dans le monde

L’organisation Transparency International vient de publier les chiffres sur la perception du niveau de corruption de 180 pays à travers le monde.
La France est au 24e rang.
Après la Suisse, Hong Kong, le Luxembourg, les Etats-Unis, la Barbade, le Qatar et Sainte-Lucie...
www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/cpi/2009/cpi_2009_table
http://www.betapolitique.fr/Le-bac-Jean-Sarkozy-et-le-sujet-de-07432.html


Un cabinet de l'ombre dirigé par Bouygues ?
17 12 2008
www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=381520052
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Lun 21 Déc - 4:27


Michel Prada, durant l'inauguration de l'AMF

Délits d'inités. Forgeard "blanchi" dans le dossier EADS

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a mis "hors de cause" les dix-sept protagonistes dans l'affaire des délits d'initiés d'EADS ainsi que les trois sociétés - EADS, Daimler et Lagardère - Noël Forgeard, ancien président d'EADS et principale personne visée dans cette affaire, a ainsi été blanchi.

Ces personnes étaient soupçonnées de s'être enrichies indûment en 2005 et 2006 en vendant leurs actions, alors qu'elles avaient connaissance du retard du très gros porteur d'Airbus, l'A380, de la révision du projet de long-courrier A350 et de perspectives financières d'EADS plus mauvaises que prévu.

Le gendarme français de la Bourse a "écarté" ces trois griefs, a-t-il précisé dans un communiqué.

La commission des sanctions de l'AMF n'a pas suivi les recommandations du rapporteur, qui avait préconisé en juillet dernier de sanctionner sept anciens ou actuels dirigeants d'EADS ou d'Airbus pour manquement d'initié.

Il avait aussi préconisé une amende de 700.000 euros pour EADS, auquel il reprochait sa mauvaise communication financière.
lechos.be



Forgeard : blanchiment, mode d'emploi

Forgeard blanchi ! claironnent les radios du matin, attirant évidemment l'attention du matinaute. Poursuivi pour "manquement d'initié" (le terme précédent de "délit d'initié" a dû être jugé trop grossier), pour avoir vendu des actions alors que sa connaissance du retard pris par le programme de construction de l'Airbus A 380 lui permettait de savoir que le cours allait plonger, l'ancien co-président d'EADS est donc "blanchi", avec tous ses co-poursuivis. C'est donc par erreur, qu'une partie de la presse l'a "jeté en pâture", depuis trois ans. [...]

Tentons d'examiner les pièces.

Faites le test : tentez, ce matin, de connaître exactement le texte de la décision de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF, anciennement la COB, c'est à dire une autorité administrive, et nullement judiciaire, c'est dire si le terme "blanchi" est excessif. Peut-on être "blanchi" par un gendarme, tant que le juge n'a pas jugé ?) Toujours la même technique : demandez "Forgeard" à Google News, et observez ce qui tombe. Un fatras de réactions, soulagées ou outragées. La mention d'un "texte de 25 pages". Mais de texte, point.

Ah si, pourtant. Dans le court laps de temps imparti au matinaute, voici, sur le site du Monde, une dépêche de Reuters, donnant un bref extrait de la décision. Que dit donc le "gendarme" ? Surprise : il ne dit nullement que Forgeard ne connaissait pas les retards de l'A 380, ni même qu'il avait décidé de vendre avant de les connaître. A en croire Reuters, l'AMF assure que cette connaissance "ne constituait pas une information privilégiée".

Forgeard connaissait donc à l'avance la débâcle du planning de l'A 380, le bel avion dont les câbles électriques étaient trop courts, à la suite d'un malencontreux problème de transmission entre la France et l'Allemagne. Mais cette information n'était pas "privilégiée". Sans doute chacun, vous et moi, au prix d'une enquête de terrain rigoureuse, pouvait-il avoir accès aux mêmes informations. A lire Le Monde le mois dernier, on avait pourtant eu l'impression que la controverse ne portait pas sur le caractère "privilégié" des informations détenues par Forgeard (caractère alors contesté par personne) mais sur les obligations ou les interdictions d'acheter ou de vendre plus ou moins larges, qui découlaient de cette détention. Admettons que Le Monde n'ait rien compris en novembre. Admettons que le problème se soit déplacé en un mois (...)
www.arretsurimages.net/vite.php?id=6507

Forgeard salue le "courage" de l'AMF clown
challenges.fr
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Lun 21 Déc - 6:05


Arnaud Lagardère : le soulagé

L'Autorité des marchés financiers (AMF)

L'AMF est née de la fusion de la Commission des opérations de Bourse (COB), du Conseil des marchés financiers (CMF) et du Conseil de discipline de la gestion financière (CDGF).
L'Autorité des marchés financiers est une autorité publique indépendante au service de la protection de l'épargne. I love you
La création de l'AMF symbolise la volonté du gouvernement de rétablir la confiance dans la bourse après plusieurs années noires et alors que le scepticisme des petits porteurs sur les comptes des entreprises ou la solidité de la reprise économique est toujours palpable.
"L'AMF devra montrer dès le départ qu'elle est au service de la protection des actionnaires, institutionnels et individuels", a affirmé M. Rameix vendredi au Salon Actionaria. (nov 2003)

Présidée depuis un an par Jean-Pierre JOUYET, l'AMF comprend donc une Commission des sanctions.

Quelle est la composition de la Commission des sanctions ?.

La Commission des Sanctions est composée de deux sections de 6 membres.
Les 12 membres de la Commission sont nommés selon des critères voisins du collège :
- 2 membres nommés parmi le Conseil d’État
- 2 membres nommés parmi la Cour de Cassation
- 6 membres nommés parmi la société civile à raison de leur compétence juridique et financière
- 2 membres nommés parmi les représentants des salariés.
Pour les affaires importantes, les sections peuvent se réunir en séance plénière.

Les membres actuels de la Commission des sanctions sont :
Mme Marielle Cohen-Branche, MM. Guillaume Jalenques de Labeau, Jean-Claude Hanus, Pierre Lasserre et Joseph Thouvenel, pour ce qui est de la 1ère section présidée par Daniel Labetoulle.

MM. Jean-Claude Hassan, Alain Ferri, Antoine Courteault, Jean-Pierre Morin et Jean-Jacques Surzur, pour la 2ème section, présidée par Mme Claude NOCQUET.


Antoine Courteault, le rapporteur de l'Autorité, avait estimé dans ses préconisations formulées en juillet 2009 que les dirigeants d'Airbus et d'EADS n'avaient pas bénéficié d'informations privilégiées sur la base des prévisions internes.
Ex-Attaché à la Direction des Opérations Financières et des Affaires de la banque Indosuez, il a rejoint Sequana en mai 2005 au poste de Secrétaire Général.


Jean-Claude HASSAN, ex-directeur général de la banque Worms, est aussi membre du Comité de règlement des différends et des sanctions de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE).

Alain FERRI dirige ING Ferri.

Jean-Pierre MORIN est directeur général de NATEXIS-Assurances.


Au vu des son parcours, Joseph Thouvenel fait figure de Martien dans cet organisme. D'abord parce qu'il se livre. Dans un entretien au Nouvel Obs. Ensuite, parce que c'est un syndicaliste opposé à l'ouverture des magasins le dimanche !
Mais son syndicat est la CFTC, il se dit apolitique et a commencé sa vie professionnelle à la Bourse.
Que lit-on de lui dans le Nouvel Obs du 22 août 2006 ?

Ce catholique «moyennement pratiquant» vient de remporter sa seconde grande victoire syndicale.

Le 30 mai, il avait obtenu la fermeture dominicale du magasin Vuitton sur les Champs-Elysées. La semaine passée, la cour d'appel de Versailles a condamné l'ouverture, le dimanche, des 64 commerces d'Usines Center de Villacoublay dans les Yvelines. Voilà plus d'un an que Joseph Thouvenel, 48 ans, secrétaire général adjoint de la CFTC-Commerce, mène ses combats, avec l'appui des fédérations patronales de la chaussure et de l'habillement.

Une question de principe : «C'est un choix de société : l'homme n'est pas qu'un consommateur. Le dimanche, la vie économique doit être mise entre parenthèses, affirme ce fils de l'un des premiers médecins du travail français. L'ouverturede ce type de magasins le dimanche est totalement illégale.»
Vrai. La loi, compliquée, prévoit des dérogations pour cinq dimanches par an à l'initiative des maires, et des dérogations temporaires et individuelles dans les zones touristiques pour les commerces de produits culturels, à la demande des préfets.

Cet adhérent de la centrale chrétienne depuis 1981 - le jour où, agent de change, il a été élu, on lui a enlevé bureau et téléphone - fait-il une croix sur les 600 emplois qui, selon le patronat, devraient être supprimés ?
«Pas du tout. Ces entreprises sont des délinquants économiques. Elles doivent financer la reconversion de leurs salariés. A cause d'elles, les petits commerces ont fermé boutique dans les centres-villes.»
Ne serait-il pas un tantinet idéaliste ?
«Non. Ilfaut que les politiques prennent ce problème à bras-le-corps.»

Pourquoi Joseph Thouvenel a-t-il pris, un jour, une carte syndicale ?
«Avant d'être agent de change, j'ai été grouillot à la Bourse, manoeuvre chez un horticulteur, gardien de nuit, homme de ménage. Dans l'une de ces entreprises, j'ai eu affaire à un chef des services généraux très compétent. Sa vie, c'était le travail. Un jour, il a reçu sa lettre de licenciement pour raison économique. Personne ne lui en avait parlé. Il est décédé très peu de temps après.»
Pourquoi a-t-il choisi la CFTC ?
«C'est une organisation apolitique, avec une dimension spirituelle.»

Le dimanche, Thouvenel, devenu permanent syndical, conseiller de l'Autorité des Marchés financiers, ne va pas à la messe, sauf obligation. Il s'occupe de ses deux enfants, fait du sport, bouquine, et, avec des copains, s'occupe des sans-abri. «Je manque de temps pour ma vie personnelle», dit-il en souriant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_des_march%C3%A9s_financiers_%28France%29

EADS : chronologie d'une affaire délicate
20 11 2009
www.lesechos.fr/info/aero/300391214.htm
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Mar 22 Déc - 12:09

Affaire EADS (suite)


Arnaud Lagardère devant la Commission d’enquête parlementaire d'octobre 2008.

Jérôme Cahuzac, député socialiste, l'interroge ainsi :
"puisque vous avez parlé de l’aide que vous a apportée le ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, M. Sarkozy, quelle fut cette aide ?"
Réponse de Lagardère :
"Alors, on a droit à un joker ici, hein, non ? un seul ? eh bien, je veux bien appeler le public, appeler un ami, demander un 50/50, moi je sais pas... Je fais ce que vous voulez mais, très franchement, je préfère ne pas répondre à cette question."
Eclat de rire général. (...)


"Ajoutons la circonstance aggravante que la lucrative opération de Lagardère a en partie été réalisée sur des fonds publics, la Caisse des dépôts et consignations y étant allée de 126 millions d’euros de perte après impôt. L’affaire est donc tout sauf anecdotique."
www.plumedepresse.net/spip.php?article1307

Les salariés d'Airbus écoeurés par le blanchiment de leurs dirigeants

"Partout, des bureaux aux ateliers, tous se disent écoeurés par la décision de l'AMF, affirme Pierre Henry Coat, délégué CFDT d'Airbus. Ils espéraient un autre traitement de cette affaire. C'est raté".

Pire. Le blanchiment décrété par l'AMF fait chuter un peu plus le moral des troupes déjà plombé par une baisse de motivation générale révélée dans une récente enquête interne. "La confiance des salariés envers le management ne va pas aller en s'améliorant aprés ça, reprend Pierre Henry Coat. Au contraire !".

"C'est dur à avaler, ajoute Thomas, ingénieur au bureau d'études d'Airbus. Tandis que la direction nous demande d'être de plus en plus rentables et performants, les responsables des retards de l'A380 tirent des bénéfices de leurs erreurs".

"On s'en doutait, reprend Hubert Prévaud, syndicaliste CGT. Depuis la privatisation d'Airbus, l'intérêt personnel des dirigeants passe avant tout. Leur objectif est de faire des profits, que cela soit sanctionné ou pas".
www.libetoulouse.fr/2007/2009/12/les-salari%C3%A9s-dairbus-%C3%A9coeur%C3%A9s-par-le-blanchiment-de-leur-dirigeants.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 14 Jan - 11:41



3 millions pour Jean-Marie Messier

Le banquier d'affaires recevra cette somme pour avoir conseillé Icade, la filiale de la Caisse des dépôts, lors de la vente de ses 24.700 logements.

Les conseils de Jean-Marie Messier valent de l'or. L'ancien patron déchu de Vivendi, désormais banquier d'affaires, recevra 3 millions d'euros de commission pour avoir pris part, en tant que conseil, à la plus grosse vente immobilière jamais réalisée en France. BNP Paribas, qui a aussi joué un rôle de conseil dans l'opération, recevra la même somme.

La société foncière Icade, filiale cotée de la Caisse des dépôts (CDC), a annoncé lundi qu'elle vendait son pôle logement (environ 24.700 habitations) à un consortium mené par une autre filiale de la CDC.

Icade, qui ne souhaite pas révéler le montant de la transaction conclue avec la Société nationale immobilière (SNI), précise dans son communiqué avoir vendu, en 2009 et 2010, 29.452 logements pour plus 2 milliards d'euros.

A l'origine Icade, dont la CDC détient près de 62% et un fonds d'investissement irlandais City North environ 5%, avait indiqué qu'elle vendait 26.034 logements, principalement dans la première couronne de la banlieue parisienne, pour près de 2 milliards d'euros.

lundi 16 novembre 2009
www.e24.fr/finance/banque/article153838.ece/3-millions-pour-Jean-Marie-Messier.html
www.cawa.fr/icade-et-la-cdc-ont-demande-l-aide-de-jean-marie-messier...-article003080.html
cyclops
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/il-etait-une-fois-la-caisse-des-depots-et-consignations-cdc-t310.htm
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 14 Jan - 22:34



348 millions d'euros dépensés pour 29 000 expulsions de sans-papiers : un sacré pactole

Les expulsions de sans-papiers sont-elles bénéfiques à la France ? Éric Besson s'est-il posé la question ?
Sans aucun doute. Toujours est-il que le ministre de l'Immigration avance fièrement son résultat : 29 000 expulsions du territoire durant l'année 2009.
www.saphirnews.com/348-millions-d-euros-depenses-pour-29-000-expulsions-de-sans-papiers-un-sacre-pactole_a11027.html

"Bordeaux contre les Vautours qui se font du fric avec la machine à expulser"
Centres de Rétention Administrative.
L'Etat donne à manger aux Vautours...


L'enfermement offre un marché juteux que se partagent les grandes firmes. Ces entreprises utilisent leurs nombreuses filiales pour s'engraisser sans mauvaise publicité.

Quelques spécimens de vautours :
- Bouygues construit et participe à la construction des CRA.
- GDF-Suez, par sa filiale GEPSA, tout comme Bouygues, sont fournisseurs de services (repas, blanchisserie, nettoyage)
- Sodexho distribue les repas
- Les agences d'Interim (Adecco en tête) fournissent des personnes sans papiers maléables ; notamment pour construire de nouveaux CRA
– Carlsons Wagon Lits Travel fournit des billets pour les expulsions
– La SNCF se prête volontiers au transport des détenus, jusqu'à intégrer un dispositif physique dans un compartiment pour attacher les menottes
– Air France met à disposition ses vols pour les expulsions
– Le groupe Accor, propriétaire de nombreux hôtels, fournit des chambres aux préfectures pour la mise en place de LRA et de zones d'attente
– La BNP s'est rendue célèbre en balançant des clients sans-papiers. Idem pour pour la Société Générale, la Poste, le Crédit Lyonnais...

Les administrations ne sont pas en reste :
Assedic, Pôle Emploi, CAF (circulaires et décrets appellent à la délation)...
et pourtant l'Etat ne rechigne pas à renflouer ses caisses grâce aux cotisations et impôts des travailleurs sans-papiers.

Politicards, médias (fabricants d'un imaginaire collectif raciste), lois sécuritaires, truands économiques sont des rouages permettant à la machine à expulser de fonctionner.
Mais le système n'est pas infaillible...
http://anticrabdx.blogspot.com/

L'Assemblée nationale rénovée... par des travailleurs sans-papiers

Mercredi, quatre sans-papiers ont eu les «honneurs» de l'Assemblée Nationale.

Accueillis par des députés verts, communistes, socialistes, Modem, et même quelques UMP, ils sont venus témoigner, sous les ors de la République, qu'ils avaient travaillé sur un chantier du Palais-Bourbon, selon Le Parisien.
Un chantier qui s'est déroulé entre 2005 et 2007, et qui a concerné la démolition et la rénovation du bâtiment Jacques-Chaban-Delmas, au 101, rue de l'Université, dans le VIIème arrondissement de Paris.

Ousmane a ainsi témoigné avoir travaillé sur ce chantier dans «des conditions très dures, avec le bruit du marteau-piqueur, du matin au soir», dit-il à RTL.
Ousmane affirme avoir été engagé «directement par Bouygues». (...)
http://fr.news.yahoo.com/63/20100114/tfr-l-assemble-nationale-rnove-par-des-t-019dcf9.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Mar 16 Fév - 9:00


Quand un politologue est assigné par un conseiller de Sarkozy

Alain Garrigou, professeur de sciences politiques à l’université Paris-X-Nanterre, socio-historien du suffrage universel, vient de se voir assigner pour diffamation publique par l’un des conseillers politiques de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. Ce dernier, qui est par ailleurs le dirigeant du cabinet d’études Publifact, lui reproche d’avoir tenu des propos diffamatoires dans une interview accordée à un journaliste de Libération le 6 novembre 2009.

Cette interview était intégrée à un dossier consacré à la consommation et aux usages que l’Elysée fait des sondages. Une phrase aurait particulièrement provoqué l’ire du conseiller du président de la République. Répondant à des questions du journaliste qui demandait ce que cela disait des listings de l’Elysée et du monde des sondages, Alain Garrigou répondait : «Pourquoi l’Elysée paie-t-il beaucoup plus cher en passant par lui (Patrick Buisson et Publifact) au lieu de les acheter (les sondages) à moindre prix directement ? Et pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy.»

Ainsi, Alain Garrigou s’est-il permis de répondre à un journaliste qui enquêtait sur les pratiques sondagières de l’Elysée et sur le niveau de crédibilité des études réalisées par l’entreprise OpinionWay. On notera que le ton employé par notre collègue était celui de l’oralité, et qu’il en aurait été tout autrement s’il s’était agi pour lui de s’exprimer dans une revue scientifique.

Cette plainte n’aurait pas attiré notre attention ni provoqué notre indignation si ce qu’elle révèle en creux ne portait pas atteinte à ce qui nous est le plus cher en tant que scientifiques et universitaires, à savoir la volonté de savoir et la démarche critique ; ce mauvais coup porté à l’un des nôtres, plus généralement, ne vaudrait pas non plus une heure de peine s’il n’illustrait et ne présageait pas en France de sérieuses menaces sur les sciences humaines et sociales.

D’une part, cette plainte entend sanctionner un spécialiste de la fabrique de l’opinion qu’un exégète des sondages, de toute évidence, ne veut pas entendre. Etonnant, au passage, quand on sait que les promoteurs de l’opinion par sondages, comme George Gallup (lire The Pulse of Democracy, 1940), avaient érigé cet outil en instrument de régénérescence de la démocratie. Le sondage, disait-on dès l’origine, est censé inoculer une plus grande transparence dans le débat public.

Par un curieux retour des choses, il semblerait que cet impératif de transparence ne puisse s’appliquer aux conditions d’élaboration, d’usage et de circulation desdits sondages. Aussi, par son dépôt de plainte, le conseiller à l’Elysée intime en fait à notre collègue l’ordre de se taire et, à l’avenir, de ne plus répondre aux sollicitations des journalistes d’investigation. Notons que le moyen de dissuasion est aussi efficace que sordide. Patrick Buisson ne réclame pas moins de 100 000 euros de dommages et intérêts, ce qui correspond à plusieurs années de salaires universitaires ! Il faut dorénavant redouter que la moindre plainte dissuade les politistes d’émettre des hypothèses sur les rapports éventuellement douteux entre responsables politiques et sondeurs. (...)
www.liberation.fr/politiques/0101619338-quand-un-politologue-est-assigne-par-un-conseiller-de-sarkozy


La légion d’honneur [...] Patrick Buisson, conseiller politique, ancien de l’extrême droite (ancien journaliste aussi, à Minute notamment), qui lui fut si utile pour siphonner les voix du Front national : "Le président évoque les temps forts de la campagne, quand l’avis de Patrick lui fut si précieux : les incidents gare du Nord, le ministère de l’Identité nationale, la pédophilie «innée», l’invocation de Jean-Paul II…", raconte Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de L’Express témoin de la cérémonie.
www.plumedepresse.net/spip.php?article1189
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Mar 9 Mar - 6:32



L'affaire de corruption qui inquiète l'UMP

Il y avait les bonnes affaires Monoprix. Il y a désormais «l'affaire Monoprix», qui menace l'état-major de l'UMP. Le juge d'instruction du pôle financier parisien Jean-Marie d'Huy a interrogé le 28 mai 2008 dans son cabinet un homme d'affaires de la région parisienne, Edouard Meldonian.

Selon nos informations, ce dernier a ouvertement mis en cause dans une affaire de corruption l'une des trois porte-parole du parti présidentiel (elle a été nommée le 28 mars), Chantal Brunel, par ailleurs députée de Seine-et-Marne. (...)

Les faits dénoncés remontent à 2000. A l'époque, Edouard Meldonian était directeur commercial d'une société informatique – Facile Info – qui avait notamment comme client le groupe Monoprix, dont le directeur général était, depuis 1993, Denys Brunel – l'époux de Chantal Brunel.

Dans sa lettre, M. Meldonian expliquait avoir été l'objet de la part de Denys Brunel d'un chantage consistant à obtenir de sa société qu'elle dégage de l'argent liquide en contrepartie de quoi il pourrait continuer à travailler pour le compte de Monoprix. « Lors d'un déjeuner avec M. Brunel et mon associé et gérant de l'entreprise, M. Alain Vigneron, M. Brunel nous a demandé s'il nous était possible de lui sortir de l'argent en espèces. Nous avons fini par accepter avec l'engagement de M. Brunel de faire augmenter notre activité chez Monoprix.»

Comme il le rapporte aujourd'hui à Mediapart, Denys Brunel lui aurait dit que «sa femme avait besoin d'argent pour ses activités politiques, notamment en vue des municipales de 2001 à Ozoir-la-Ferrière et des législatives de 2002. "Il faut aider Chantal, votre société n'aura pas à le regretter", m'a-t-il dit». (...)

Fabrice Arfi
Fabrice Lhomme
www.mediapart.fr/journal/france/240608/l-affaire-de-corruption-qui-inquiete-l-ump
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Sam 27 Mar - 5:56

Chantal Brunel fait à nouveau parler d'elle.

Quand une député UMP promeut son bouquin aux frais de la princesse...

Chantal Brunel, député UMP de Seine-et-Marne, fait la promotion de son dernier livre auprès de ses administrés... en leur envoyant des courriers promotionnels estampillés "Assemblée Nationale"...
Etonnant, pour une député membre de la Commission spéciale de l'Assemblée Nationale chargée de vérifier et d'apurer les comptes...
www.lesmotsontunsens.com/chantal-brunel-depute-ump-livre-assemblee-nationale-7362
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Sam 27 Mar - 5:58



Zacharias, l'ex-PDG de Vinci, relaxé

L'ancien PDG du groupe de BTP Vinci (1997-2006) Antoine Zacharias, qui était poursuivi par le parquet de Nanterre pour abus de biens sociaux, a été relaxé vendredi par la 15e chambre du tribunal. Une surprise au vu de la sévérité des réquisitions : deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende.

L'ancien patron le mieux payé de France, aujourd'hui âgé de 70 ans et retiré en Suisse, était poursuivi pour abus de biens sociaux pour ses avantages financiers entre 2004 et 2006.

Le salaire annuel était passé de 2,9 M EUR en 2003 à 3,3 M EUR en 2004, puis 4,2 M EUR en 2005. Mais le changement a aussi eu des répercussions en cascade sur l'indemnité de départ (12,8 M EUR) et sur la retraite complémentaire annuelle (2,1 M EUR), calculées à partir du dernier salaire annuel, lequel venait justement de flamber.

Le parquet de Nanterre, qui a mené l'enquête, reprochait à l'ancien PDG d'avoir procédé au renouvellement complet du comité de rémunération du groupe en 2004, écartant au passage trois membres de premier plan, pour que son salaire soit totalement indexé sur les résultats.

Le parquet de Nanterre reprochait également à l'ancien PDG de s'être fait attribuer 290 000 stock-options en 2004, puis 894 000 en 2005 et 700 000 en 2006.

C'est la première fois qu'un «grand patron» du CAC 40 se retrouvait au tribunal sous l'accusation d'abus de biens sociaux pour les conditions dans lesquelles il a obtenu ses rémunérations et ses avantages financiers.
www.leparisien.fr/faits-divers/zacharias-l-ex-pdg-de-vinci-relaxe-26-03-2010-864246.php

Le parquet a fait appel.
Zacharias avait été placé à la tête de l'entreprise en 1997 par Jean-Marie Messier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Zacharias

Commentaire
Nous constatons à l'occasion de cette affaire que la communauté nationale et surtout les automobilistes ont été spoliés par la privatisation des autoroutes françaises. La gestion d'autoroutes n'est pas une affaire complexe qui nécessite l'expertise d'une société privée comme pour la construction d'un grand viaduc. Elle peut être assurée à coût bien moindre par une administration spécialisée, comme le prouve la forte hausse déguisée des péages depuis les privatisations, alors que les autoroutes sont souvent déjà amorties.

Et comme le prouve le cours boursier de Vinci qui a été catapulté vers le haut après la privatisation, ainsi que les salaires de PDG des société qui ont profité des privatisations. Le responsable de Vinci, M. Zacharias, a d'ailleurs demandé à Vinci une prime de 8 millions d'euros pour lui avoir fait faire une si bonne affaire. En revanche les privatisations en ont été une très mauvaise pour les contribuables : des milliards d'euros de pertes sur la durée des concessions.
Les automobilistes sont aussi des victimes indirectes de ces privatisations qui se traduisent par des blessés et morts supplémentaires, car l'augmentation des péages fait que beaucoup plus de voitures et poids lourds, au lieu de passer sur les autoroutes, circulent sur les routes et rues normales où la mortalité par accidents est 5 fois plus forte.
www.leparisien.fr/reactions/faits-divers.php?article=zacharias-l-ex-pdg-de-vinci-relaxe-26-03-2010-864246&page=2
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Lun 19 Avr - 12:43



Les affaires judiciaires de Pasqua

Charles Pasqua, jugé à partir de lundi 19 avril devant la Cour de justice de la République (CJR), a vu se multiplier ses démêlés judiciaires au cours de la dernière décennie, même si plusieurs dossiers ont débouché sur une relaxe ou un non-lieu.

Les affaires pour lesquelles il a été condamné
- Financement de la campagne européenne en 1999 : l'ancien ministre a été condamné en mars 2008 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour le financement illégal de sa campagne des européennes de 1999, peine confirmée en appel en septembre 2009. Il avait bénéficié de 7,5 millions de francs (1,143million d'euros) pour sa campagne, issus de la vente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie) dont il avait autorisé, en tant que ministre, l'exploitation en mars 1994. Le rejet de son pourvoi en cassation, le 8 avril, fait de cette peine la première condamnation définitive au casier de l'élu.

- Angolagate : il a été condamné en octobre 2009 pour trafic d'influence à trois ans de prison, dont un an ferme et une amende de 100.000 euros. Il a fait appel. L'ancien député européen est accusé d'avoir touché 450.000 dollars de la part de Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak qui auraient escompté en échange un "lobbying" au Parlement de Strasbourg en faveur des intérêts angolais. L'association France-Afrique Orient (FAO), dont Pasqua était vice-président, aurait par ailleurs touché 1,5 million de francs (228.700 euros) pour financer ses activités politiques.

Celles pour lesquelles il a été relaxé ou a bénéficié d'un non-lieu
- Iskandar Safa : L'ancien ministre avait été mis en examen en 2005 pour des largesses présumées concédées à ses proches par l'homme d'affaires libanais Iskandar Safa. L'affaire s'est finalement conclue par un non-lieu général en octobre 2009.

- Affaire Elf : Mis en examen en 2001, il avait finalement bénéficié d'un non-lieu.

Les affaires pour lesquelles il est poursuivi
- «Pétrole contre nourriture » en Irak : Pasqua est mis en examen depuis avril 2006 pour trafic d'influence aggravé et corruption d'agent public étranger. Le parquet de Paris a requis un non-lieu le concernant.

- Fondation Hamon : il a été mis en examen en mai 2006 pour prise illégale d'intérêt comme ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, dans une affaire de malversations liée à la fondation d'art contemporain Hamon.

www.liberation.fr/politiques/0101630926-les-affaires-judiciaires-de-pasqua

Charles Pasqua condamné au banc de l’infamie
Cette fois, et sur la base de dossiers accablants, Charles Pasqua risque dix années de prison. Sauf si, entre truculence et menaces, il arrive, une fois encore, à mettre les rieurs de son côté. Il lui faudra bien du talent.
www.bakchich.info/Charles-Pasqua-condamne-au-banc-de,10579.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Sam 24 Avr - 15:04



Florence Woerth chez Hermès, Bernadette Chirac chez LVMH...

LVMH a annoncé l'arrivée de Bernadette Chirac dans son conseil d'administration. Chez Hermès, c'est Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail, qui fait son entrée. Montée des réseaux politiques dans les conseils d'administration ?

http://eco.rue89.com/2010/04/23/bernadette-chirac-chez-lvmh-florence-woerth-chez-hermes-quy-voir-148732
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Mer 28 Avr - 2:00


AFP/GEORGES BENDRIHEM

Le sénateur UMP René Vestri mis en examen pour blanchiment et trafic d'influence

Le sénateur et maire UMP de Saint-Jean-Cap-Ferrat, René Vestri, a été mis en examen mardi 27 avril pour "blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d'influence et association de malfaiteurs", dans le cadre d'une affaire de corruption présumée sur la Côte d'Azur, selon une source judiciaire. [...]

La mise en examen du sénateur des Alpes-Maritimes par le juge d'instruction marseillais Charles Duchaine, de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS), n'a pas été assortie d'un contrôle judiciaire [...]

Le magistrat enquête depuis plusieurs mois sur une affaire de corruption présumée liée à la construction de la tour Odéon à Monaco. Le maire de Beausoleil, dans les Alpes-Maritimes, Gérard Spinelli, est soupçonné d'avoir perçu des pots-de-vin pour ne pas s'opposer à la construction par Vinci du bâtiment de 170 mètres de hauteur à la lisière de sa commune.
Un entrepreneur, Lino Alberti, qui aurait versé des fonds à M. Spinelli, aurait aussi des liens financiers avec les filles de M. Vestri.

L'accusation de trafic d'influence serait quant à elle liée, selon l'avocat, à un marché public où le maire de Berre-les-Alpes et entrepreneur en bâtiment à la retraite Maurice Lavagna aurait été favorisé, en échange du non-paiement par une fille de M. Vestri du solde du coût de la construction de sa villa. Mais là encore, le marché n'avait en réalité rien de suspect, selon Me Versini-Campinchi.

L'épouse de M. Vestri et ses deux filles, qui gèrent un restaurant sur la plage de Passable, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, ont été placées en garde à vue dans cette affaire puis libérées sans être mises en examen.
www.lemonde.fr/politique/article/2010/04/27/le-senateur-ump-rene-vestri-mis-en-examen-pour-blanchiment-et-trafic-d-influence_1343678_823448.html
http://mediterranee.france3.fr/info/cote-d-azur/Apr%C3%A8s-G.Spinelli,-de-nouveaux-%C3%A9lus-interpell%C3%A9s-59190170.html


Voir 2 milliards d’euros : le cadeau de l'Etat aux sociétés d'autoroutes Eiffage et Vinci
Mer 3 Fév - 20:59

Zacharias, l'ex-PDG de Vinci, poursuivi pour abus de biens sociaux
Sam 27 Mar - 4:58

Affaire Interreg
Né le 25 octobre 1938, René Vestri, autrefois entrepreneur du BTP, a comparu le 16 octobre 2009 devant le tribunal correctionnel de Nice, accusé d'avoir détourné des subventions destinées à un échange culturel avec une commune italienne, Bovese. Le 26 novembre 2009, il a été relaxé des chefs d'inculpation de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêt. Seule une amende de 3 000 euros a été prononcée contre lui et trois autres personnes pour travail dissimulé dans ce dossier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Vestri

Le 4 mars 2010 trois personnes, dont le fondateur du groupe Facebook "Non à la fermeture du zoo de Saint-Jean-Cap-Ferrat", avaient rendez-vous avec la justice. Le maire de la ville, René Vestri, s'est en effet senti diffamé par des propos tenus sur le site.
http://mediterranee.france3.fr/info/cote-d-azur/un-groupe-d-internautes-devant-la-justice-61548224.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Mer 5 Mai - 7:37



Sursis pour Pasqua : toujours pas de prison ferme à la CJR

Justice d'exception créée en 1993 pour les ministres en exercice et les anciens ministres, la Cour de justice de la République (CJR) a siégé pour la quatrième fois en jugeant Charles Pasqua. Ce vendredi, le verdict est tombé : un an de prison avec sursis. La CJR n'aura donc toujours pas condamné d'hommes politiques à de la prison ferme. Décryptage du fonctionnement d'une institution méconnue.

Une peine de quatre années de prison, dont deux fermes, et une amende de 200 000 euros avec privation des droits électifs avaient pourtant été requises par l'avocat général.

Siègent actuellement en tant que juges titulaires :
    Membres élus par la Cour de cassation

    1. Henri-Claude Le Gall, président,
    2. Jean-Pierre Feydeau,
    3. Dominique Loriferne.

    Membres élus par l'Assemblée nationale

    1. Marie-Anne Montchamp, UMP,
    2. Jean-Luc Warsmann, UMP, cyclops
    3. Philippe Houillon, UMP,
    4. Francis Hillmeyer, Nouveau centre,
    5. André Vallini, PS,
    6. Tony Dreyfus, PS.

    Membres élus par le Sénat

    1. Laurent Béteille, UMP,
    2. François-Noël Buffet, UMP,
    3. Josette Durrieu, PS,
    4. Bernard Saugey, UMP,
    5. Bernard Frimat, PS,
    6. Pierre Fauchon, Nouveau centre.
www.rue89.com/2010/04/30/sursis-pour-pasqua-toujours-pas-de-prison-ferme-a-la-cjr-149655
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Mer 5 Mai - 7:46


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Affaire des frégates de Taïwan
Les Français vont payer à la place des bénéficiaires couverts par le secret défense. Evil or Very Mad

La France condamnée à une amende de 630 millions d'euros pour corruption

La Cour d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC) a jugé que la France devait payer 630 millions d'euros de dédommagements à Taiwan dans l'affaire de la vente de frégates en 1991.

En octobre 2008, un non-lieu avait été prononcé dans le volet pénal de corruption présumée en marge de la vente de frégates militaires par Thomson-CSF, devenu Thales, à Taiwan en 1991.

Conformément à l'avis du parquet, deux juges d'instruction avaient renoncé à retrouver les bénéficiaires éventuels de probables commissions et d'opérations de corruption après s'être heurtés au "secret-défense".

Le gouvernement de Taiwan était dès lors habilité à demander le remboursement des commissions qui auraient été versées en marge de la vente par Thomson de six frégates Lafayette pour 16,4 milliards de francs (2,5 milliards d'euros), après un long ballet diplomatique. Le contrat Bravo interdisait en effet les commissions, sous peine de remboursement.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100503/tts-france-justice-frgates-ca02f96.html

Au cours des années 2000, le secret-défense a été opposé aux juges d'instruction français Renaud Van Ruymbeke et Xavière Simeoni par le ministère des Finances sous la gauche (Laurent Fabius) comme sous la droite (Francis Mer et Thierry Breton).

Ils ont tous refusé de remettre les listes des bénéficiaires de commissions commerciales déclarées en 1991 par Thomson et la DCN, déposées en vertu d'une procédure alors obligatoire.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100504/tts-taiwan-france-thales-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Jeu 13 Mai - 19:36



Michelle Alliot-Marie a tenté d'intervenir dans une enquête en 2008

Selon le Parisien, Michelle Alliot-Marie a tenté d'intervenir en 2008, à l'époque où elle était ministre de l'Intérieur, dans une enquête en cours sur des présomptions de jeux d'argent clandestins.

Dans les extraits reproduits par le journal, la ministre de l'Intérieur expose à la garde des Sceaux de l'époque des «éléments (qui) paraissent concourir à la preuve de la bonne foi» du suspect. Elle conclut en «remerciant» Rachida Dati «de l'attention qu'(elle) portera à ce dossier dans la limite de (ses) attributions».

«Sur le fond du dossier, la ministre n'intervient pas», a précisé la Chancellerie. Mais un autre extrait du courrier, cité par le Parisien, mentionne que l'attention de Michèle Alliot-Marie sur cette affaire a été «appelée par monsieur Albin Chalandon», ancien garde des Sceaux.

Selon le journal, le fils d'Albin Chalandon, Fabien Chalandon est «banquier-conseil» de la société nantaise Visionex dont le Pdg Olivier Sigoignet est soupçonné d'avoir détourné en jeux de hasard les bornes internet commercialisées par son entreprise et proposées notamment aux débits de boisson.
http://fr.news.yahoo.com/82/20100513/tfr-michelle-alliot-marie-dment-toute-te-4abdc0f.html



Christine Lagarde bloque le rapport sur le Karachigate

Ce 13 mai le site d'informations Mediapart a diffusé un courrier écrit de la ministre des Finances Christine Lagarde (article payant) obstruant le travail de la mission parlementaire.

Les députés souhaitaient auditionner des hauts fonctionnaires ayant travaillé sur les ventes de sous-marins au Pakistan dans les années 90. Mais les députés n'ont pas pu y voir plus clair.

Dans la lettre dévoilée par Mediapart, Christine Lagarde refuse l'audition des fonctionnaires concernés par les ventes d'armes. "Il ne m'est pas possible de donner une suite favorable" à la requête des députés, écrit-elle.
Elle oppose le fait qu'une enquête judiciaire est en cours et que ces contrats sont protégés par le secret défense. Mediapart réfute ses arguments : plusieurs autres hauts fonctionnaires du ministère de la Défense ont été entendus sur le sujet.

"L'amnésie" des ministres

Ce n'est pas la première fois qu'il est fait état de blocages subis par les députés dans ce dossier.
Le 12 mai lors de la présentation du rapport, le président UMP de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale Guy Tessier a fustigé "l'amnésie" de certains ex-ministres de la Défense.

Interrogé mercredi par France 2, le socialiste Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission, est allé dans le même sens et a affirmé que le gouvernement avait "entravé" le travail des députés.
http://fr.news.yahoo.com/63/20100513/tpl-quand-christine-lagarde-bloque-le-ra-5cc6428.html

Christine Lagarde
Pascal Lamy, le haut fonctionnaire tricolore à la tête de l’Organisation mondiale du commerce, prend sa défense régulièrement. Tout comme plusieurs grands patrons, dont Didier Lombard (France Télécom), Christophe de Margerie (Total) ou Anne Lauvergeon (Areva), une amie personnelle.
«Depuis septembre et la faillite de Lehman Brothers, elle a enchaîné une quinzaine de déplacements outre-Atlantique, sans compter une kyrielle en province et en Europe. Elle n’a pas eu un seul week-end et a enchaîné jusqu’à quatre nuits blanches d’affilée lors des sauvetages des banques Dexia et Fortis» [...] faillite de Lehman, que cette américanophile sera la seule de ses pairs à dénoncer comme «une horrible erreur».
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Ven 18 Juin - 2:36



Les liens entre Liliane Bettencourt et le couple Woerth révélés par des enregistrements pirates
Nombreux détails dans Mediapart. Beaucoup moins dans Le Point. [extraits]

Mediapart raconte comment Florence Woerth, a été embauchée pour gérer la fortune de Liliane Bettencourt, au sein de la société Clymène. "Le 23 avril 2010, Patrice de Maistre confie à la milliardaire : «Je me suis trompé quand je l'ai engagée. (...) J'avoue que quand je l'ai fait, son mari était ministre des finances (du budget, NDLR), il m'a demandé de le faire. (...) Et donc si vous voulez, aujourd'hui, sans faire de bruit, je pense qu'il faut que j'aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès et avec Nestlé, il faut qu'on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l'argent** et puis voilà. Parce que c'est trop dangereux.»"

L'Elysée "connaît très très bien le procureur"

Et apparemment, [Patrick] Ouart s'intéresse de près à la procédure judiciaire lancée par Françoise Bettencourt contre sa mère et Banier. Selon le site d'info, le conseiller de Bettencourt affirme ainsi avoir été informé par avance que "le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l'affaire." Ce qui a effectivement eu lieu, mais n'a finalement pas empêché la fille de Bettencourt de lancer le procès, par une autre procédure. Et justement, le 23 avril 2010, alors que Ouart a déjà quitté l'Elysée, de Maistre indique qu'il lui a pourtant affirmé que "le président continue de suivre ça de très près...". Ouart lui aurait même confié que si Françoise Bettencourt gagne en première instance, "on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu'en cour d'appel, si vous perdez, on connaît très, très bien le procureur."

en décembre 2008 comment Liliane Bettencourt aurait rencontré Nicolas Sarkozy en privé pour lui demander de faire classer l'enquête préliminaire ouverte à Nanterre. Ce qui a finalement été fait. A noter : lorsqu'il était maire de Neuilly, entre 1983 et 2002, Sarkozy avait été reçu plusieurs fois à déjeuner à l'hôtel particulier de la milliardaire, situé dans sa commune.

Une femme "cernée par des profiteurs"

En mars 2010, la milliardaire signe des autorisations de paiement : une première "à l'intention de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, afin de l'aider à financer semble-t-il sa campagne pour les élections régionales (elle était tête de la liste UMP en Ile-de-France) puis, à en croire les enregistrements, un deuxième à l'ordre d'Eric Woerth et enfin un troisième, manifestement pour... Nicolas Sarkozy !". Le site retranscrit un dialogue, qui incrimine donc le chef de l'Etat, mais sans être vraiment capable d'expliquer de quoi il retourne exactement.

"- Ça, c'est Valérie Pécresse. Ça, c'est Eric Woerth, le ministre du budget. Je pense que c'est bien, c'est pas cher et ils apprécient.
- Et Nicolas Sarkozy ?
- C'est fait, c'est dedans."


Mediapart et le Point se rejoignent sur l'argent caché de Bettencourt. Les deux publications signalent qu'elle détient plusieurs comptes cachés, d'abord en Suisse, mais qui seront déplacés courant 2009 vers Hong-Kong, Singapour ou l'Uruguay, pour échapper au fisc, qui peut désormais mettre son nez dans les comptes en Suisses des contribuables français. Et les sommes ne sont pas minces : ces comptes pèsent aux alentours de 80 millions d'euros, au moins !

Interrogés par Mediapart pour savoir si le ministre connaissait l'existence de ces comptes, les services d'Eric Woerth se sont contentés de répondre : "Qu'elle soit sur la liste ou pas, ceci n'a rien changé à l'action d'Eric Woerth en matière de lutte contre l'évasion fiscale et d'utilisation de cette liste: il est allé jusqu'au bout des choses dans ce domaine." (...)

Dan Israel
le 16/06/2010
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3090


**A l'époque, Eric Woerth cumulait ses fonctions de ministre du budget avec celles de trésorier de l'UMP. Un autre enregistrement, réalisé en octobre 2009, pose la question d'un éventuel mélange des genres entre les deux postes.

Le 27 octobre 2009, le même Patrice de Maistre explique à Liliane Bettencourt que son défunt mari André, ancien ministre, aura un amphithéâtre à son nom à l'hôtel de la Monnaie de Paris. "Ils ont obtenu un bâtiment de l'hôtel de la Monnaie, qui est derrière l'Institut. Et ça, c'est mon ami Eric Woerth, dont la femme travaille pour nous, qui s'en est occupé." De quoi relativiser les dénégations d'Eric Woerth.
www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/17/les-liens-troubles-des-epoux-woerth-avec-liliane-bettencourt_1374679_823448.html

Démission !
L'affaire Eric Woerth, dans n'importe quel pays démocratique, ferait couler des tonnes d'encre. Mais en France, personne n'a idée de demander sa démission… (Jean-François Kahn)
www.rue89.com/2010/06/18/la-grosse-affaire-woerth-155375
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Ven 25 Juin - 17:06



L'affaire Pérol entre les mains d'un juge contre l'avis du parquet

Contestée par l'opposition et les syndicats, la nomination en 2009 de l'ancien conseiller de l'Elysée François Pérol à la tête de Banque populaire-Caisse d'épargne (BPCE) doit faire l'objet d'une enquête d'un juge d'instruction, que le parquet a tenté de bloquer jeudi.

Depuis sa nomination en février 2009 à la tête de la Caisse d'Epargne pour mettre en place la fusion avec la Banque populaire, M. Pérol, 46 ans, est la cible de multiples plaintes déposées par les syndicats CGT et Sud du groupe bancaire qui semblent en passe de parvenir à leurs fins.

Le juge d'instruction du pôle financier de Paris, Roger Le Loire, a en effet estimé dans une ordonnance transmise aux plaignants que les conditions pour l'ouverture d'une information judiciaire pour prise illégale d'intérêt étaient réunies.

Les syndicats estiment que M. Pérol, ancienne figure incontournable de la présidence sur les dossiers économiques et industriels, a à ce titre joué un rôle essentiel dans la fusion des deux établissements bancaires dont il a pris la tête juste après son départ de l'Elysée.

Or, la loi du 2 février 2007 interdit à tout fonctionnaire de travailler pour une entreprise qu'il a surveillée, avec laquelle il a conclu un contrat ou qu'il a conseillée dans ses opérations, durant les trois années précédant son départ de la fonction publique.

La prise illégale d'intérêt est passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Le parquet a annoncé jeudi qu'il faisait appel de l'ouverture de cette information judiciaire. Il reviendra ainsi à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de se prononcer, sans doute après l'été. (...)

www.la-croix.com/afp.static/pages/100624140658.cz76xrkk.htm
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Lun 28 Juin - 3:22



En catimini, le Sénat allège le délit de prise illégale d'intérêt !

Jeudi 24 juin, en pleine grève générale, sans tambour ni trompette, le Sénat a allégé drastiquement le délit de prise illégale d'intérêt. Quelques mécréants irrespectueux évoquent une légalisation du financement occulte des partis politiques...

Eolas l'évoquait mercredi. Jeudi matin, en pleine grève générale, et au moment où Sarkozy accueillait Thierry Henry à l'Elysée (annulant au passage une rencontre avec les ONG), le Sénat analysait la proposition de loi n°268 du sénateur Bernard Saugey (UMP - Isère) "visant à réformer le champ des poursuites de la prise illégale d'intérêts des élus locaux".

Pour faire bref, le délit de prise illégale d'intérêt, régi par l'article 432-12 du Code pénal, est défini comme le fait, pour le responsable d'une collectivité publique, de "prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont [il] a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance". Ce délit est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende. Exemple : si un maire attribue un marché public à une entreprise, et s'il fait affaire à titre personnel avec cette même entreprise, il se rend coupable de "prise illégale d'intérêt". (Lire "Sarkozy, Pérol : Attrape-moi si tu peux").

Enrichissement personnel, ou pas

La prise illégale d'intérêt sanctionnant l'appauvrissement de la collectivité, le délit peut donc être constitué sans enrichissement personnel ! Si l'élu tire bénéfice de son acte, l'on parlera alors de corruption passive. Nuance de taille. Car la proposition de loi se propose de remplacer les mots "intérêt quelconque" par "intérêt personnel distinct de l'intérêt général". Et hop, ni vu ni connu, j't'embrouille...

"Financement occulte des partis politiques"

"L'effet de cette loi serait donc de dépénaliser les situations ou l'élu favorise un tiers avec qui il n'a pas de lien personnel. Favoriser son épouse, son fils ou son beau-frère resterait puni, mais plus, par exemple et au hasard, le fait de faire en sorte qu'une partie des fonds publics que l'on gère favorise son parti politique" affirme Maître Eolas. Il n'y a pas de petits profits...

Petits arrangements entre amis

L'on se permettra d'ajouter que cette nouvelle rédaction laisse aussi le champ libre à l'enrichissement personnel qui ne se ferait pas au détriment de l'intérêt général. Exemple : Si un maire bénéficie des largesses d'une entreprise privée concomitamment en affaire avec sa commune, l'élu pourra toujours arguer que sa collectivité n'y a rien perdu, voire qu'elle y a gagné, pourquoi pas. Aussi simple.

Le délit de prise illégale d'intérêt supprimé ?

D'autre part, et c'est un poil plus embêtant, politiquement parlant : il y a de fortes chances que le terme d'"intérêt personnel" soit interprété par les juges comme un profit sonnant et trébuchant, au contraire de l'"intérêt quelconque". Si c'est le cas - l'avenir nous le dira - le délit de prise illégale d'intérêt disparait en tant que tel, puisque la malversation en cause tomberait alors sous le coup de la législation sur la "corruption passive".

Ah, j'allais oublier, la proposition de loi a été adoptée à l'unanimité. Une "République irréprochable", puisqu'on vous le dit...

Napakatbra
www.lesmotsontunsens.com/en-catimini-le-senat-allege-le-delit-de-prise-illegale-d-interet-7537
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Sam 28 Aoû - 20:39


Selon le Canard, Sarkozy a proposé dès juillet l'aide de l'UMP à Chirac, au cours d'un déjeuner amical. Photo Abaca

Chirac-Delanoë-Sarkozy : les bons comptes font les bons amis mais pas la démocratie

Afin d’accroître ses chances de relaxe, dans l’affaire des emplois présumés fictifs de la Mairie de Paris qui sera jugée fin 2010 ou début 2011, Jacques Chirac est sur le point d’obtenir un protocole d’accord de la Ville de Paris en vertu duquel celle-ci retirera sa constitution de partie civile en échange du remboursement du préjudice subi. Pour être applicable l’accord d’indemnisation devra être adopté par le conseil de Paris, ce que refusent les élus Verts. Les modalités de remboursement font également polémique puisque Jacques Chirac ne rembourserait personnellement que 550 000 € sur 2,2 millions. Le complément (1,65 million €) serait apporté par l’UMP.

La manœuvre est cousue de fil blanc : s’assurer que l’ancien chef de l’État se retrouvera sans adversaire, ni accusation devant les juges. Et ce n’est pas du ministère public censé pourtant défendre l’ordre public et les intérêts de la société que risque de venir la menace. Dès la fin de l’instruction, le parquet a fait savoir qu’il requerrait la relaxe sans que cela suscite beaucoup d’émotion chez ceux qui jettent aujourd’hui la pierre à Bertrand Delanoë. (...)
www.mediapart.fr/club/blog/henry-moreigne/280810/chirac-delanoe-sarkozy-les-bons-comptes-font-les-bons-amis-mais-pas-1

25 août 2010
Emplois fictifs : Delanoë dément l’existence d’un accord entre l’UMP et la mairie de Paris
Les services du maire PS Bertrand Delanoë ont démenti ce mercredi toute tractation avec l’UMP, contrairement aux affirmations du Canard enchaîné. Le journal satirique affirme dans ses colonnes que l’UMP et Jacques Chirac se sont engagés à rembourser la facture des emplois fictifs dans un protocole d’accord avec la mairie de Paris qui va retirer en échange sa constitution en partie civile.
www.ouest-france.fr/

Emplois fictifs : Xavier Bertrand dément un accord
www.europe1.fr/Politique/Emplois-fictifs-Bertrand-dement-un-accord-257785/



Emplois fictifs : Montebourg "en désaccord" avec le protocole d'accord

Le député PS, Arnaud Montebourg, s'est dit samedi "en désaccord" avec le protocole d'accord convenu entre Jacques Chirac, l'UMP, et la Ville de Paris, en vue de l'indemnisation de la ville pour des emplois fictifs.
"Il ne faut jamais accepter l'idée qu'on puisse acheter une forme d'impunité", a dit M. Montebourg à l'AFP, en marge de l'université d'été du PS à La Rochelle.

"Qu'on soit puissant ou misérable, lorsqu'on est citoyen de la République il n'est pas possible qu'on puisse acheter son impunité", a déclaré M. Montebourg, qui avait fait campagne pour que la Cour de justice de la République se saisisse du cas de M. Chirac, durant son septennat.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a accepté le protocole qui doit être voté lors du Conseil de Paris de septembre ou octobre. M. Delanoë a estimé à La Rochelle qu'il avait une attitude de "vérité, reconnaissance des faits et réparation".

Selon un protocole d'accord qui doit encore être voté par le Conseil de Paris, la Ville - qui renoncera ainsi à être partie civile au procès - récupérera 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par l'UMP et 550.000 euros par l'ancien président Chirac, en guise de dédommagement pour les emplois de complaisance rétribués sur fonds publics du temps où ce dernier dirigeait la mairie.

"Ce protocole n'a pas été négocié car il n'était pas négociable. (...) La seule négociation a porté sur les modalités de remboursement", a rappelé dans Libération l'avocat de la ville, Me Jean-Pierre Mignard, qui assure n'avoir pris "aucune initiative" mais avoir "répondu à une demande".

Les Verts parisiens, hostiles au processus d'accord, l'ont qualifié de "faute politique" et de "déni de justice", jugeant que Bertrand Delanoë et l'UMP "semblent s'être mis d'accord en catimini".

L'ex-juge anticorruption Eva Joly (Europe Ecologie) leur a emboîté le pas jeudi, jugeant "très grave" ce protocole, assimilable, selon elle, à un "détournement de fonds" et à un "abus de confiance" à l'égard des donateurs de l'UMP, dont l'Etat. (…)

Le député UMP Lionnel Luca a évoqué des "arrangements entre amis" (…) face à un Georges Sarre (MRC, chevènementiste) ayant approuvé l'accord…
www.lepoint.fr/politique/emplois-fictifs-delanoe-justifie-pour-la-premiere-fois-le-projet-d-accord-28-08-2010-1229750_20.php
www.leparisien.fr/politique/emplois-fictifs-delanoe-revendique-une-attitude-de-verite-28-08-2010-1046064.php


Emplois fictifs : Chirac s’en tire à bon compte
Analyse
Financièrement, l’accord est positif pour la ville de Paris, mais profite avant tout à l’ancien maire.
www.liberation.fr/politiques/0101654569-emplois-fictifs-chirac-s-en-tire-a-bon-compte

Il profite surtout à Sarkozy qui, étant donné que l'UMP règle les 3/4 de la facture, va pouvoir demander le renvoi d'ascenseur au Conseil Constitutionnel.

Jacques Chirac : le scénario d’un procès fictif ?

L’accord entre la mairie de Paris et l’ancien président de la République, révélé par le «Canard enchaîné», alimente les doutes sur l’intérêt des audiences.

En dépit d’intenses tractations en coulisses, Jacques Chirac sera bien jugé début 2011 devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et abus de confiance. Il s’agit de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris : des dizaines de contrats de travail, rémunérés par la commune mais affectés au service personnel de Chirac, en tant que président du RPR, député de Corrèze et (ou) candidat à l’Elysée entre 1983 et 1995. (...)

Salmigondis. Une solution s’esquisse pour contourner l’inertie de Philippe Courroye. Le juge d’instruction de Nanterre, Jacques Gazeaux, renverrait Chirac en correctionnelle ; le tribunal de Nanterre se dessaisirait illico du dossier au profit de Paris - sa présidente, Isabelle Prévost-Desprez, se faisant un plaisir de flinguer au passage Philippe Courroye. Las, le parquet de Nanterre fait encore lanterner les choses et retarde son réquisitoire définitif, bloquant ainsi la suite des événements. Peut-être attend-il que Jacques Chirac soit décédé ou déclaré incapable ?

C’est de cela que s’agace le président Pauthe, à Paris. En prévision de la prochaine audience de procédure visant Jacques Chirac, prévue en octobre, il a déjà prévenu son monde : si ces salmigondis procéduraux n’ont pas été réglés d’ici là, il convoquera un procès au fond en novembre ou janvier. Et advienne que pourra.

Renaud Lecadre
www.liberation.fr/societe/0101654306-jacques-chirac-le-scenario-d-un-proces-fictif
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Ven 10 Sep - 0:31


11 juillet 2008
L'État doit verser à Bernard Tapie une indemnité dépassant les 400 millions d'euros

Les chiffres officiels annoncés vendredi ne reflètent pas totalement la vérité. Le communiqué du CDR indique, en effet, qu'il doit verser 240 millions d'euros aux liquidateurs des sociétés de M. Tapie au titre de manque à gagner lors de la cession, en 1993, du groupe Adidas, réalisée par l'intermédiaire d'une filiale du Lyonnais, et 45 millions d'euros au titre de dommages et intérêts.

En réalité, les 240 millions d'euros arrêtés par le tribunal arbitral doivent encore prendre en compte le calcul d'intérêts qui courent depuis... 1994, soit une somme qui pourrait donc en principe presque doubler. Les termes de la médiation ont d'ores et déjà fixé un plafond indemnitaire à 480 millions d'euros. Ces éléments, non négligeables, doivent être examinés, notamment, le 24 juillet par le tribunal. La facture de la liquidation se montant à près de 200 millions d'euros, Bernard Tapie pourrait empocher dans cette affaire bien plus que les 30 millions évoqués par son avocat.

Une telle issue à un combat juridique ancien mais qui avait donné, en dernier lieu, raison au CDR et à sa tutelle l'Etat, par le biais d'un arrêt de la Cour de cassation en octobre 2006, a de quoi surprendre et devrait susciter quelques remous. Le choix de la médiation a été fait au détriment de la voie judiciaire plus favorable à l'Etat.

"AUCUNE JUSTIFICATION"

Pis : imposé par le gouvernement au CDR, le recours à la médiation a été entériné alors que, selon un avocat du CDR, le parquet général près la cour d'appel de Paris qui devait rejuger l'affaire venait tout juste de faire savoir qu'il considérait comme indues les exigences de M. Tapie. [...]
www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/14/dossier-adidas-toujours-plus-pour-bernard-tapie_1073171_3224.html

Après déduction des taxes et créances
Tapie devait rafler au maximum 50 millions

Une fois pris en compte les intérêts, la fiscalité et les créances du CDR, l'ancien homme d'affaires aurait dû toucher entre 20 et 50 millions d'euros, indiquait en juillet 2008 le ministère de l'Économie.

Selon Le Canard Enchaîné, qui ne cite pas ses sources, c'est en fait 210 millions d'euros que le Trésor public va reverser à l'homme d'affaires : 45 millions d'euros pour les époux Tapie au titre du préjudice moral et 165 millions d'euros de dommages et intérêts pour sa société personnelle.

Septembre 2010
Nanard percevra quatre fois plus : 210 millions
Le cadeau total s’élèvera donc à au moins 560 millions d’euros

www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/France/Tapie-va-empocher-210-millions-d-euros-de-l-Etat-selon-Le-Canard-Enchaine

Affaire Tapie : "l'arbitrage était contestable"

"J'ai examiné tous les aspects juridiques du dossier et en conscience, je l'assume parfaitement, je pense que c'était la bonne décision dans l'intérêt de l'Etat", a déclaré la ministre Christine Lagarde. rabbit

Benoist Hurel est d'un autre avis. Selon lui, cela aurait pu être évité : "Il y avait des possibilités juridiques pour épargner au contribuable de payer une telle somme", estime-t-il.

certains observateurs attribuent le choix de l'Etat d'accepter un arbitrage privé à "l'immixtion du politique". Bernard Tapie, ancien ministre de la Ville sous François Mitterrand, a appelé à voter Nicolas Sarkozy en 2007.

Le gouvernement a ensuite choisi l'arbitrage plutôt que de suivre la décision des magistrats. Les deux parties se sont mises d'accord pour nommer un comité ad hoc, composés de "sages", parmi lesquels, selon Le Canard Enchaîné, Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin -"ex-camarade de parti de Tapie-, et Pierre Estoup, connu pour ses arbitrages acrobatiques dans l'affaire Elf". […]

"Un choix assez rare"

Le versement de 210 millions d'euros à Bernard Tapie n'est que "la conséquence d'une décision prise à l'époque", reconnait Christophe Régnard. "Mais le choix de l'arbitrage à ce niveau, 210 millions d'euros, est assez rare", précise Benoist Hurel. Christine Lagarde avait estimé en 2008 et 2009 qu'il resterait à Bernard Tapie 30 millions ou 50 millions d'euros, après diminution du passif fiscal et social de l'homme d'affaires.

"La ministre de l'Economie est-elle incapable de faire une addition-soustraction ? interroge Le Canard Enchaîné, qui a révélé le montant de 210 millions d'euros. Ou a-t-elle volontairement choisi de minimiser le pactole de Tapie ?" Quoi qu'il en soit, le contribuable va payer. [...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100909.OBS9623/affaire-tapie-l-arbitrage-etait-contestable.html


"Sarkozy dangereux ?" : un député UMP s'en prend au Nouvel Obs

"Après l'hebdomadaire Marianne, qui n'avait pas hésité à traiter le président de la République de voyou, c'est maintenant Le Nouvel Obs qui le suspecte d'être dangereux (...), gravissant une nouvelle marche dans la dérive constatée d'une partie de la presse."
http://fr.news.yahoo.com/63/20100909/tpl-sarkozy-dangereux-un-dput-ump-s-en-p-5cc6428.html

Un rapport remet en question le système d'aides à la presse
Aldo Cardoso propose de conditionner les subventions de l'Etat. L'objectif est de sortir le secteur du "système d'assistance respiratoire permanente".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/media/20100909.OBS9618/un-rapport-remet-en-question-le-systeme-d-aides-a-la-presse.html
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MessageSujet: Re: La corruption, gangrène de la démocratie   Lun 4 Oct - 21:34


Chirac : Encore un non-lieu requis

Le parquet de Nanterre a requis, lundi, un non-lieu pour Jacques Chirac dans l'affaire des sept emplois fictifs de la Mairie de Paris ayant bénéficié à des cadres du RPR. L'ancien président est mis en examen dans cette affaire pour "prise illégale d'intérêts" et il attend désormais la décision du juge. Ce dernier peut le renvoyer ou non devant un tribunal correctionnel.

Dans les affaires d'emplois fictifs de la Mairie de Paris, Jacques Chirac enchaine les non-lieu. Le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine), Philippe Courroye, a en effet requis, lundi, un nouveau non-lieu au profit de l'ancien président, a-t-on appris auprès de son avocat Georges Kiejman. Dans ce dossier, l'ancien maire de la capitale est mis en examen pour "prise illégale d'intérêts" pour avoir fait rémunérer par la Ville de Paris dans les années 1990 sept cadres du RPR, parti présidé par Jacques Chirac et ancêtre de l'UMP.

"C'est dans la logique de la position prise par le parquet de Paris dans une autre affaire similaire", a dit Me Kiejman, faisant référence aux 21 emplois de complaisance de la mairie de Paris pour lesquels la Ville et l'UMP ont signé un protocole d'accord d'indemnisation très décrié et pour lequel un non-lieu avait pourtant été requis. Le parquet de Nanterre devait rendre publiques ses motivations dans la soirée, a dit une porte-parole.

Jacques Chirac peut encore être poursuivi

La décision finale de Nanterre appartient désormais au juge d'instruction Jacques Gazeaux, qui a mis en examen Jacques Chirac fin 2009. Il a la possibilité de décider d'un renvoi en correctionnelle contre l'avis de Philippe Courroye. Dans le cas d'un renvoi en correctionnelle par le tribunal de Nanterre, le dossier serait joint à celui conduit à Paris, où Jacques Chirac a déjà été renvoyé devant le tribunal pour "détournement de fonds publics", contre l'avis du parquet.

La semaine dernière, le tribunal correctionnel de Paris, chargé de juger l'ancien chef d'Etat dans ce premier dossier a en effet accepté de renvoyer l'audience pour permettre une jonction de l'affaire de Nanterre. Les dates définitives du procès parisien de Jacques Chirac, 78 ans, ont été fixées du 7 mars au 8 avril 2011.
www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Chirac-Encore-un-non-lieu-requis-224718/


Jacques Chirac est mis en examen pour «détournement de fonds publics» depuis le 21 novembre 2007. Comme une vingtaine d'autres personne.
Entre 1983 et 1995, période où il était maire de Paris, la justice lui reproche d'avoir recruté trente-cinq personnes qui, en réalité, ne travaillaient pas à l'Hôtel de Ville.
Outre Jacques Chirac, 20 personnes ont été mises en examen dans ce dossier dont quatre de ses anciens directeur de cabinet à la mairie de Marie : Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin et Rémy Chardon, ainsi que Bernard Bled, directeur de cabinet de Jean Tibéri. Tous sont poursuivis pour avoir signé les contrats litigieux
www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-chirac-l-enquete-sur-les-charges-de-mission-est-close-24-04-2009-490863.php

Fin mars 2009, la Cour de cassation a refusé la jonction à ce dossier d'une autre affaire d'emplois fictifs présumés instruite à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il a le statut de témoin assisté.
http://fr.news.yahoo.com/4/20090424/tts-france-justice-chirac-ca02f96.html
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