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 SARKOZYGATE ?

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Orwelle



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 11 Déc - 12:04


Un sous-marin français Agosta en août 2002 à Karachi. AFP/AAMIR QURESHI

Karachi : un haut fonctionnaire confirme les rétrocommissions

Contrôleur général des armées, Jean-Louis Porchier s'est longuement confié à la mission parlementaire d'enquête sur l'attentat de Karachi, qui a fait onze victimes françaises, en 2002. Son témoignage, que Le Monde a pu consulter, est resté confidentiel depuis le 15 décembre 2009, date de son audition. Il est essentiel.

Car M. Porchier sait tout du contrat Agosta, signé le 21 septembre 1994 par le gouvernement d'Edouard Balladur, prévoyant la livraison de trois sous-marins au Pakistan. Or, le juge antiterroriste Marc Trévidic estime que l'arrêt du versement des commissions promises pour ce contrat à divers intermédiaires, imposé par Jacques Chirac en 1995, a pu déclencher un mécanisme conduisant à l'attentat de Karachi.

Le juge financier Renaud Van Ruymbeke postule, quant à lui, que le contrat Agosta a pu générer des rétrocommissions venues gonfler les caisses de M. Balladur pour sa campagne présidentielle, en 1995. En mars 1999, M. Porchier avait rendu un rapport d'enquête au ministère de la défense, détaillant de nombreuses irrégularités dans l'éxécution du contrat.

Les commissions ? "On arrivait ainsi à un total de 800 millions de francs de commissions [122 millions d'euros] ce qui est totalement excessif et injustifié", explique le contrôleur général. Lors de son enquête, il va donc se rapprocher d'un personnage clef de l'industrie de l'armement français, Michel Ferrier, ex-directeur des transferts sensibles au secrétariat général de la défense nationale (SGDN).

"UNE PARTIE POUR LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DE M. BALLADUR"

Aux membres de la mission, M. Porchier relate dans le détail sa conversation avec ce haut fonctionnaire : "M. Ferrier m'a dit : 'ce contrat ne sert à rien. Ce contrat permet le recyclage d'argent pas très net du côté du Pakistan et, du côté français, il permet de verser des rétrocomissions. Il y a 10% de rétrocomissions sur l'ensemble des FCE. Sur ces 10%, il y en avait une partie pour la campagne électorale de M. Balladur, et une autre pour M. Léotard'. Je n'avais pas les moyens de vérifier cela et j'ai écrit dans mon rapport que je ne connaissais pas la destination finale de ces fonds. Je n'ai pas mentionné de noms".

Les parlementaires ont souhaité entendre Michel Ferrier, quelques semaines après M. Porchier. A-t-il bien tenu les propos qu'on lui prête, interrogent les membres de la mission ? "Il est possible que je les ai tenus, déclare M. Ferrier, cela était vraisemblable. Je tirais ce raisonnement d'un contrat antérieur, où j'avais bloqué un taux de 10% de commissions financières [qui] était manifestement un acte de corruption. Je précise que la corruption ne touchait pas le ministre de la défense, mais un autre membre du gouvernement".

Par ailleurs, Le Monde a pu consulter la déposition du préfet Jacques Dewatre, patron de la DGSE de 1993 à 2000. Ce dernier infirme les propos de Charles Millon, ancien ministre de la défense de Jacques Chirac, et de Dominique de Villepin, ancien premier ministre. Ces derniers avaient déclaré au juge Renaud Van Ruymbeke que la DGSE avait effectué une enquête, en 1995, pour déterminer si le contrat Agosta avait pu donner lieu à des rétrocommissions versées au camp Balladur. Le mystère reste entier : quel service a bien pu enquêter sur le contrat Agosta, en 1995 ?

Gérard Davet
www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/10/karachi-un-haut-fonctionnaire-confirme-les-retrocommissions_1451582_3224.html
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BA



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 14 Déc - 11:14

Nouvelle enquête judiciaire sur un marché d'armement.

Le parquet de Paris va ouvrir une information judiciaire sur un marché d'armement conclu dans les années 1990 en Arabie saoudite, appelé "Sawari II", et qui aurait pu donner lieu à une corruption en France, a-t-on appris de source judiciaire.

Le procureur Jean-Claude Marin a expliqué à Reuters qu'il entendait répondre ainsi au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke qui a demandé à être saisi de ces faits pour compléter la procédure portant sur un autre marché, celui d'une vente de sous-marins au Pakistan en 1994.

"Il s'agit d'une affaire distincte", a dit le procureur. Le contrat portait sur la vente de frégates par la Direction des constructions navales (DCN).

Le site d'information Mediapart précise mardi 14 décembre que la procédure sur "Sawari II" serait ouverte pour "abus de biens sociaux et recel".

En toile de fond de ces affaires, se trouve l'attentat de Karachi, au Pakistan, dans lequel ont péri en 2002 onze Français qui travaillaient à la construction de sous-marins.

Les juges examinent l'hypothèse selon laquelle cet attentat aurait été commis en raison de l'arrêt des paiements de commissions en marge de ces marchés d'armement, décidé par Jacques Chirac après son élection à l'Elysée en 1995.

Selon cette hypothèse, le chef de l'Etat soupçonnait un retour frauduleux de l'argent en France pour son rival de la présidentielle Edouard Balladur, opération illégale de corruption appelée "rétrocommissions".

"SAUCISSONNAGE"

L'enquête a établi que deux intermédiaires libanais, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El Assir, étaient intervenus dans les deux marchés, pakistanais et saoudien.

Ces intermédiaires libanais devaient toucher 33 millions d'euros dans le contrat des sous-marins et 200 millions d'euros en marge du contrat saoudien, ont déclaré des dirigeants de la DCN aux juges.

L'argent passait par deux sociétés créées au Luxembourg par la DCN avec, selon un rapport de police luxembourgeois, l'aval d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, ministre du Budget à l'époque. Ce dernier conteste le rôle qui lui est prêté.

Les intermédiaires en question ont été privés, selon les auditions des dirigeants de la DCN, d'environ neuf millions d'euros sur le Pakistan et de la majeure partie des 200 millions prévus dans le cadre du contrat sur l'Arabie saoudite.

Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, déclare à Mediapart, que la séparation des enquêtes sur les deux marchés est un "saucissonnage judiciaire du parquet qui a pour principal objectif de rendre moins efficace l'avancée d'une justice indépendante".

Le juge Van Ruymbeke n'est saisi actuellement que des délits "d'entrave à la justice" et de "faux témoignage".

Il s'est déclaré compétent pour enquêter sur les faits présumés de "corruption et abus de biens sociaux" sur le marché pakistanais, mais le parquet a fait appel et la chambre de l'instruction devra donc trancher. Une audience est programmée le 10 janvier.

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE6BD04Q20101214
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 15 Déc - 22:28


Karachi : l’ONG anticorruption Anticor porte plainte

L’ONG Anticor, dédiée à l’étude des phénomènes de corruption, a déposé plainte ce mercredi dans le volet financier du dossier Karachi. Cet après-midi, l’avocat d’Anticor, Jérôme Karsenti, s’est constitué partie civile entre les mains du juge Renaud Van Ruymbeke.

Dans un courriel transmis à «Libération», l’avocat estime que «les révélations de ce dossier mettent en évidence l’importance structurelle de la corruption dans le fonctionnement de l’Etat et ce jusqu’à son plus haut niveau. La gravité des faits dénoncés ne peut échapper à personne, tant elle démontre, que les plus hautes autorités de l’Etat ont utilisé les prérogatives du pouvoir qui leur étaient démocratiquement confiées par les citoyens, pour satisfaire contre l’intérêt général, contre l’intérêt économique, des intérêts partisans et personnels».

Une audience de la chambre de l’instruction consacrée au volet financier du dossier Karachi se déroulera le 10 janvier. Cette chambre chargée d’examiner le bien-fondé des procédures judiciaires devra se prononcera sur la recevabilité de l’instruction de Renaud Van Ruymbeke sur les soupçons de corruption entourant la vente de sous-marins Agosta, en 1994, au Pakistan. L’enquête menée pour l’heure par le magistrat est la conséquence d’une plainte des familles de victime de l’attentat de Karachi, pour entrave et pour corruption.

Le délit d’entrave vise la Direction des constructions navales (DCN), soupçonnée de ne pas avoir transmis à la justice tous les éléments permettant d’élucider l’affaire de l’attentat terroriste du 8 mai 2002 à Karachi, au cours duquel onze salariés ont péri.

Plainte irrecevable ?

Le délit de corruption vise les décideurs politiques Français, soupçonnés d’avoir mis en place un système de corruption lors de la signature de ce contrat par le gouvernement Balladurien.

Selon l’analyse du parquet, la plainte des familles de victimes pour ce deuxième délit ne serait pas recevable, car il n’existerait pas de lien juridique entre leur préjudice (la perte d’un proche dans l’attentat de 2002) et les faits de corruption politique entachant le contrat (signé en 1994). C’est ce désaccord d’interprétation juridique qui devra être tranché le 10 janvier prochain par la chambre de l’instruction.

En outre, et contrairement aux déclarations d’hier de l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, les dernières réquisitions du parquet sur les contrats Agosta et Sawari II ne consisteraient pas à les disjoindre. Elles demanderaient davantage de les confier, ensemble, à un magistrat investi de ces dossiers.

Guillaume DASQUIÉ
www.liberation.fr/politiques/01012308296-karachi-une-ong-anticorruption-porte-plainte

Le bureau de l'Assemblée nationale (UMP) a refusé mercredi de transmettre au juge Marc Trévidic les documents et enregistrements internes à la mission d'information sur les circonstances entourant l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101215.FAP2443/karachi-le-bureau-de-l-assemblee-refuse-de-transmettre-les-documents-au-juge.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 24 Déc - 0:27


Affaire Karachi : un témoin affirme être intervenu sur demande de l'Élysée

L'Elysée s'intéresse de très près à l'affaire Karachi, à en croire le témoignage d'un ancien membre de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), révélé par Mediapart (accès payant), jeudi 23 décembre. Devant le juge Renaud Van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'enquête sur les raisons de l'attentat qui a fait quinze morts en 2002, Alain Juillet a affirmé avoir été mandaté par l'Elysée en 2008 pour prendre contact avec un témoin-clé dans l'affaire, Jean-Marie Boivin.

Ce dernier était le mandataire de Heine et Eurolux, sociétés basées au Luxembourg par lesquelles transitaient depuis 1994 des commissions sur des contrats d'armement. Selon plusieurs témoignages, il aurait depuis fait du chantage auprès des autorités françaises pour au final obtenir en janvier 2009 8 millions d'euros d'indemnités.

Alain Juillet a affirmé le 17 décembre au juge Van Ruymbeke avoir été mandaté en 2008 par l'Elysée pour "voir ce qu'il y a derrière tout ça", selon son procès-verbal d'audition. Alain Juillet affirme avoir été contacté en juin 2008 par Bernard Delpit, à l'époque collaborateur de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint à l'Elysée, pour qu'il approche M. Boivin.

Alain Juillet, qui exerçait alors les fonctions de haut responsable à l'intelligence économique auprès de Matignon, a ainsi rencontré M. Boivin à trois reprises à Londres entre septembre 2008 et mai 2009. "J'étais convaincu qu'il [M. Boivin] avait des archives et qu'il valait mieux les récupérer et négocier avec lui une indemnité de départ raisonnable", a expliqué M. Juillet, en évoquant un montant de 2,5 à 3 millions d'euros.

UNE MÉDIATION PARALLÈLE

Lors de leurs différentes rencontres à Londres, M. Boivin "a surtout parlé de Karachi", a assuré l'émissaire de l'Elysée. "C'est le premier que j'ai entendu dire que l'attentat était lié à l'arrêt du versement des commissions. Pour lui, c'était une évidence", a ajouté M. Juillet, 68 ans. [...]

Alain Juillet affirme que sa médiation n'a pas abouti, la direction de la Direction des constructions navales (DCN) refusant de verser une indemnisation supplémentaire. Il assure avoir appris par la presse qu'un accord serait finalement intervenu.
[...]
www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/23/affaire-karachi-un-temoin-affirme-etre-intervenu-sur-demande-de-l-elysee_1457193_3224.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 10 Jan - 20:55


François Falletti, procureur général de Paris

Le parquet s'oppose à une enquête pour corruption sur Karachi

Le parquet général de Paris s'est opposé lundi à une enquête sur une affaire de corruption présumée lors de la présidentielle de 1995, qui serait la cause indirecte de la mort de 11 Français dans l'attentat à Karachi.

Lors de la première audience publique sur ce dossier où le nom de Nicolas Sarkozy est cité, les deux avocats des familles de victimes de cet attentat de 2002 ont exhorté la chambre de l'instruction à prendre une décision contraire.

La chambre a mis son arrêt en délibéré au 31 janvier, après avoir décidé, fait rare dans ces audiences techniques, d'ouvrir ses portes au public, notamment aux familles des victimes.

Le parquet, lié en France au pouvoir exécutif, a provoqué ce litige en faisant appel d'une décision rendue en octobre par le juge d'instruction indépendant Renaud Van Ruymbeke.

Statuant sur une plainte des victimes de l'attentat, ce dernier a jugé possible juridiquement d'enquêter pour corruption et abus de biens sociaux car il existe un soupçon de lien entre l'attentat et des malversations en France.

Le représentant du parquet général, Louis Wallon, a demandé que cette décision soit annulée. Il soutient que les faits de corruption sont prescrits et que, de toute manière, les victimes ne peuvent provoquer l'enquête. […]

Le nom de Nicolas Sarkozy apparaît dans un rapport de la police luxembourgeoise, qui lui impute un rôle, en qualité de ministre du Budget (1993-1995), dans la création de structures financières destinées à recevoir l'argent de la corruption. Nicolas Sarkozy a contesté avoir eu ce rôle.

Si la chambre de l'instruction refuse l'enquête, les victimes peuvent se pourvoir en cassation et le juge Van Ruymbeke pourra continuer son travail sur des faits périphériques et plus limités d'entrave à la justice.

Par ailleurs, il pourra aussi enquêter dans le cadre d'une autre procédure ouverte en décembre sur un autre marché d'armement en Arabie Saoudite conclu aussi sous le gouvernement Balladur, où il est question de 200 millions d'euros de commissions douteuses.
http://fr.news.yahoo.com/4/20110110/tts-france-justice-karachi-ca02f96.html

www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/21/01016-20100121ARTFIG00512-francois-falletti-est-nomme-procureur-general-de-paris-.php

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Orwelle



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 14 Fév - 15:35


Nouvel élément sur la piste financière dans l'affaire Karachi

Une note adressée en 1997 au ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine, transmise au juge d'instruction Marc Trévidic et publiée lundi par Le Monde et Mediapart, montre que les autorités s'inquiétaient des conséquences de l'ouverture d'une enquête pour corruption au Pakistan.

"Le gouvernement pakistanais aurait décidé de lancer une offensive politique 'mains propres' qui pourrait avoir des conséquences délicates pour nous. L'affaire de la vente de sous-marins Agosta qui ferait l'objet d'une enquête pourrait en effet impliquer d'anciens ministres de la défense (MM. Pierre Joxe et François Léotard) et M. Nicolas Bazire", lit-on dans ce document.

Nicolas Bazire était directeur de cabinet d'Édouard Balladur, Premier ministre en 1993-1995, quand le contrat des sous-marins appelé "Agosta" a été signé avec le Pakistan. Pierre Joxe a été ministre de la Défense entre 1991 et 1993, François Léotard entre 1993 et 1995.

"Il faut se préparer à évoquer l'affaire à un niveau élevé avec les Pakistanais pour obtenir de leur part une certaine retenue", ajoute la note.

On remarque une annotation manuscrite, figurant sous une flèche pointant la phrase où sont cités Pierre Joxe, François Léotard et Nicolas Bazire, où l'on peut lire : "Si cela progresse, il faudra les prévenir".

Sans que cela y figure explicitement, l'hypothèse de l'existence de "rétrocommissions", un retour frauduleux de l'argent des commissions des sous-marins en France, est donc sous-entendu dans cette note.

Cette hypothèse a été largement explorée dans l'enquête sur le crime, et il est déjà démontré que Jacques Chirac, une fois élu en 1995, a arrêté certains paiements sur ce fondement.

Cette décision pourrait être, selon certaines dépositions non confirmées par des preuves, être au moins en partie à l'origine de l'attentat de Karachi. Une information judiciaire séparée sur la corruption présumée est ouverte à Paris.

Thierry Lévêque
http://fr.news.yahoo.com/4/20110214/tts-france-justice-karachi-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 1 Mar - 21:21


Karachi : le mystère du versement des 7 millions de francs dans la campagne de Balladur

Et l'audition de Gérard Longuet, le nouveau ministre de la Défense, est réclamée par les parties civiles...

Le trésorier de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, René Galy-Dejean, a assuré devant le juge Renaud van Ruymbeke être incapable d'expliquer un versement en espèces de 7 millions de francs en faveur du candidat battu en 1995.

René Galy-Dejean a été entendu le 15 février comme témoin assisté, statut intermédiaire entre celui de témoin et de mis en examen, par le juge van Ruymbeke, chargé d'enquêter sur un volet financier de l'affaire Karachi.

Au printemps 2010, le quotidien Libération avait révélé l'existence d'un document récapitulant un versement de 10 millions de francs (1,5 million d'euros) au Crédit du Nord le 26 avril 1995.

«Ma surprise est totale»

«Je n'avais jamais vu ce document et ma surprise est totale parce que je n'ai jamais déposé 10 millions de francs au Crédit du Nord», a dit René Galy-Dejean au juge, selon son PV d'audition cité par Mediapart et Le Monde. L'ex-trésorier a précisé se souvenir uniquement d'un versement de 3 millions de francs.

Le trésorier explique être allé le 26 avril 1995 déposer 3 millions de francs en espèces au siège du Crédit du Nord à Paris. «C'est la seule fois où je suis allé déposer de l'argent au Crédit du Nord», explique t-il, selon son PV d'audition.

Dans les mois qui suivent, René Galy-Dejean s'inquiète de ne pas voir d'arrêté des comptes du candidat Balladur, qu'il est censé signer en vue d'un dépôt au Conseil constitutionnel au plus tard le 13 juillet.

Il n'a pas vu l'arrêté des comptes

«Le 7 ou 8 juillet, je suis allé aux nouvelles auprès de M. Bienaimé (expert-comptable, ndlr) que j'ai trouvé embarrassé puisqu'il m'a indiqué que les comptes avaient été déposés le 5 juillet. Je réalise à ce moment-là que je n'avais pas vu l'arrêté des comptes, que je ne l'avais pas signé et que je ne l'avais pas déposé», dit-il.

Il découvre alors qu'il n'a pas été désigné comme représentant d'Édouard Balladur devant le Conseil constitutionnel.

Interrogé sur la provenance de 7 millions de francs déposés en coupures de 500 francs, il répond : «Je l'ignore. Je suis incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé».

Accusations «parfaitement infondées» pour Balladur

L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a jugé ces derniers mois «parfaitement infondées» les allégations d'un financement politique occulte. Libération avait suggéré qu'ils pourraient provenir de commissions versées sur le contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1995.

Parallèlement, l'avocat de parties civiles, Me Olivier Morice, a annoncé qu'il allait demander l'audition de Gérard Longuet, en tant que président du Parti républicain de 1990 à 1995, par le juge en charge de l'enquête sur l'attentat de Karachi, Marc Trévidic.

Gérard Longuet, nouveau ministre de la Défense, avait succédé à la tête du Parti républicain à François Léotard, qui a récemment été entendu par le juge.
www.20minutes.fr/article/678881/societe-affaire-karachi-mystere-versement-7-millions-francs-campagne-balladur

À peine nommé, Longuet est déjà inquiété par la justice

le juge Van Ruymbeke, qui enquête depuis le 14 décembre 2010, en marge des investigations liées directement à l'attentat de Karachi, sur des faits d'abus de biens sociaux apparus lors de la passation en 1994 des contrats d'armement Agosta et Sawari II, a obtenu, à la mi-février, que soit versée au dossier d'instruction la procédure dite du "Fondo", une affaire mettant en cause, en 1996, le financement du Parti républicain (PR), proche soutien de M. Balladur.

Les enquêteurs avaient cherché la provenance d'une somme de 5 millions de francs versée pour l'achat du siège du parti présidé, jusqu'en 1995, par Gérard Longuet, aujourd'hui ministre de la défense, sans jamais trouver de réponse satisfaisante.
www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/01/les-sept-millions-mysterieux-de-la-campagne-d-edouard-balladur-en-1995_1486550_3224.html

Pour l’ancien facho d’Occident, homosexualité est synonyme de pédophilie (et une femme ne peut pas être appelée ‘Madame’ quand elle n’est pas mariée).
www.dailymotion.com/video/xha5hw_longuet-ministre-deja-condamne-a-se-tairey_news cyclops
http://labatailledepoitiers.blogspot.com/2011/02/le-sculpteur-sacha-sosno-avait-prevu.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 6 Mar - 14:33


Karachi : le récit d'un porteur de «mallettes de billets» de la campagne Balladur

«Tous les trois jours environ, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord», raconte, ce dimanche 6 mars, au Parisien un ancien membre de l'association de financement de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995, entendu comme témoin dans l'enquête sur l'affaire Karachi.

«En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...) cela pouvait aller de 100.000 à 500.000 F maximum (15.000 à 75.000 euros environ) car la mallette ne pouvait pas contenir plus», se souvient Alexandre Galdin, 43 ans, entendu le 25 février par le juge Renaud van Ruymbeke.

«Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait», dit-il. «Même si nous n'en parlions pas à l'époque, la thèse selon laquelle cet argent liquide pourrait provenir de rétro-commissions liées aux contrats d'armement me paraît également plausible. En tout cas, elle doit être explorée», poursuit Alexandre Galdin.

Le 26 avril 1995, «le volume d'argent (déposé à la banque) était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j'ai apportée à la banque», enfonce Galdin, évaluant à «peut-être 3 millions de francs, soit l'équivalent de six mallettes», le montant de ce dépôt. Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait, dit-il.
[…]
www.liberation.fr/societe/01012323904-karachi-le-recit-d-un-porteur-de-mallettes-de-billets-de-la-campagne-balladur

À part René Galy-Dejean, qui fréquentait le 84, rue de Grenelle ?
Tous les ministres du gouvernement Balladur y disposaient d’un bureau, le plus souvent occupé par un homme de confiance. On croisait Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre, Michel Barnier, François Fillon, François Léotard, Michel Giraud…
www.leparisien.fr/faits-divers/l-incroyable-confession-d-un-tresorier-politique-06-03-2011-1345003.php
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 27 Mai - 17:55


Attentat de Karachi : La critique du secret-défense portée en cassation

Des critiques contre une loi élargissant le secret-défense formulées dans l'enquête sur l'attentat anti-français de Karachi en mai 2002 vont être examinées par la Cour de cassation, plus haute juridiction française, a-t-on appris ce vendredi de source judiciaire.

La cour d'appel de Paris a accepté, contre l'avis du parquet général, de transmettre à cette Cour une «question prioritaire de constitutionnalité» soulevée par Olivier Morice, l'avocat des victimes. Derrière l'attentat se profile une affaire de corruption en France pour financer des partis politiques.
[...]
www.20minutes.fr/ledirect/731884/attentat-karachi-critique-secret-defense-portee-cassation-
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 11 Juin - 10:16


Vous allez payer l'amende de corrompus en liberté. Normal ?

Une affaire de corruption massive, avec deux morts suspectes (par défenestration), et tous les coupables en liberté… L'affaire des frégates de Taïwan, jamais élucidée, pollue le paysage politico-financier depuis des années, mais vous savez quoi ? C'est vous qui allez payer pour les corrupteurs et les corrompus.

Eh oui, jeudi 9 juin 2011, en appel, l'amende de 630 millions d'euros a été confirmée. Elle devra être payée à l'État de Taïwan par la société Thalès, mais surtout par l'État français. C'est à dire par le contribuable, qui paiera les deux tiers de la somme. Étant donné l'importance de celle-ci, un amendement à la loi de finance rectificative est prévu pour la faire supporter au budget…

Cette amende doit être payée, la question n'est pas là. Il y a eu corruption dans un pays étranger, impliquant des responsables français, et il est parfaitement légitime que la justice sanctionne la France. Mais ce qui est hallucinant, c'est que ceux qui en 1991 se sont arrosés sur ce contrat continuent à avoir la belle vie.

La justice n'a pas pu faire son travail pour découvrir ces heureux bénéficiaires de la corruption : on lui a opposé le secret-défense. Une enquête avait été ouverte en 2001, elle s'est terminée par un non-lieu.

Les juges Xavière Simeoni et Renaud Van Ruymbeke n'ont pas pu avancer : que ce soit sous les gouvernements de gauche et de droite, le même secret-défense leur a été opposé. Impossible de mettre la main sur la liste de ceux que les frégates ont gâtés.

À Fillon de lever le secret-défense

Ces derniers sont libres et probablement puissants. L'amende qui tombe sur les citoyens ne fait l'objet d'aucune réaction politique. A par quelques exceptions, personne, à gauche comme à droite, ne semble s'offusquer de la situation.

Le Premier ministre François Fillon s'est borné à critiquer la « lourde décision » prise sous Mitterrand de verser ces commissions. Il pourrait faire bien mieux : lever le secret-défense, permettre de faire enfin la lumière sur ce scandale d'Etat, l'un des plus gros qui aient éclaboussé la Ve République.

Pascal Riché
www.rue89.com/2011/06/10/vous-allez-payer-lamende-de-corrompus-en-liberte-normal-208771

L'affaire ultra résumée
En 1991, Thomson CSF et la DCN signent un contrat de vente de six frégates destinées à la marine taïwanaise.
Plus de 500 millions de dollars sont versés sous forme de pots-de-vin aux autorités taïwanaises mais aussi chinoises.
Une partie est revenue sous forme de rétrocommissions.
Cette affaire fut également récupérée dans le cadre de dénonciations calomnieuses dans l’affaire dite « Clearstream ».
www.rue89.com/2011/06/10/vous-allez-payer-lamende-de-corrompus-en-liberte-normal-208771

Frégates, le rapport du parquet de Paris qui inquiète Nicolas Sarkozy
Le procureur a adressé fin 2007 un rapport à la Chancellerie - que « Bakchich » publie - faisant état de scellés judiciaires mettant en cause le financement de la campagne de Balladur en 1995.
www.bakchich.info/Fregates-le-rapport-du-parquet-de,06545.html

L'enquête française
Le secret de la défense nationale a été opposé successivement par Laurent Fabius en 2001, Francis Mer en 2002 et Thierry Breton en juillet et octobre 2006. À cause de cette difficulté, Renaud Van Ruymbeke rend une ordonnance de clôture de l’instruction en octobre 2006.
Pour retarder la procédure entre Taïwan et Thales, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a attendu deux ans avant de requérir un non-lieu général le 24 juillet 2008.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_fr%C3%A9gates_de_Ta%C3%AFwan


Des arsenaux à la DCNS
Entreprise d’État née en 1631 (les arsenaux, sous Richelieu), le Direction des Constructions navales (DCN) est devenue une entreprise publique en 2001, avec le transfert des droits, biens et obligations de l'État à son profit en 2003. DCN, société de droit privé à capitaux publics, devient DCNS en 2007 par le regroupement de la DCN, des activités navales de Thales, d'Armaris et MOPA2.
À plus long terme, TKMS (allemand), BAe Systems (britannique), Fincantieri (italien) ou Navantia (espagnol à capitaux britanniques) pourraient devenir des partenaires.
http://encyclo.voila.fr/wiki/Direction_des_constructions_navales

Sarko chasse le Teuton et Papy Serge sort les pépètes cyclops
http://sobiz.over-blog.com/article-31463123.html

http://sarko-verdose.bbactif.com/t198p75-maitres-du-monde-economique-le-regne-des-multinationales-et-des-banques


L'UMP veut mettre au boulot les bénéficiaires du RSA
Laurent Wauquiez a dénoncé les « dérives de l’assistanat »
www.francesoir.fr/actualite/economie/l-ump-veut-mettre-au-boulot-beneficiaires-du-rsa-108097.html

RSA : Les parents d'un bénéficiaire vont devoir banquer
«Le Conseil général a décidé de rendre OBLIGATOIRE le paiement d'une pension alimentaire au bénéficiaire RSA si le revenu imposable de ses parents est supérieur à 30.000 € par an».
www.actuchomage.org/2010020110521/Mobilisations-luttes-et-solidarites/flicage-social-et-rsa-les-parents-dun-beneficiaire-vont-devoir-banquer.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 15 Juin - 14:01


Karachi : les familles de victimes portent plainte contre l'ex-juge Bruguière

Les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont déposé plainte pour faux témoignage contre l’ex-juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, chargé de l’enquête de 2002 à 2007, a-t-on appris auprès de l’avocat des familles Me Olivier Morice.

Dans leur plainte, déposée le 10 juin, les familles accusent Bruguière de faux témoignage et d’entrave à la justice.

Entendu le 16 mai par son successeur Marc Trévidic, Jean-Louis Bruguière avait été interrogé sur l’absence au dossier d’un rapport d’autopsie du poseur de bombe présumé, réalisé par des médecins légistes dans les jours suivant l’attentat. Cette autopsie avait été pratiquée par une Française, Dominique Lecomte, qui s’était rendue en urgence sur les lieux de l’attentat. «Je n’ai pas obtenu le rapport de Mme Lecomte», a répondu l’ex-juge lors de son audition.

Or Dominique Lecomte, elle aussi entendue par le juge Trévidic, a affirmé avoir remis l’original de ce rapport à Jean-Louis Bruguière, qui le lui avait réclamé «avec insistance».

Selon le rapport, l’autopsie montre que «le sujet se trouvant près du foyer de l’explosion se trouvait en position debout». Pour Me Morice, cet élément «exclut qu’il y ait pu avoir quelqu’un conduisant le véhicule» qui a explosé contre le car transportant les employés de la Direction des constructions navales (DCN) victimes de l’attentat.

Or, selon la version officielle, l’attentat a été perpétré par «un terroriste kamikaze au volant d’une Toyota». Ainsi, explique Me Morice, «durant toutes ces années, une véritable désinformation a été orchestrée aux fins de faire croire que cet attentat avait été réalisé sous forme d’attentat suicide».

Après avoir longtemps privilégié la thèse islamiste, les enquêteurs sont lancés depuis 2009 sur la piste d’un mobile financier pour expliquer l’attentat qui a tué 15 personnes le 8 mai 2002, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN).
www.liberation.fr/societe/01012343427-karachi-les-familles-de-victimes-portent-plainte-contre-l-ex-juge-bruguiere
http://tempsreel.nouvelobs.com/article/20070514.OBS7170/ump-la-candidature-du-juge-bruguiere-contestee.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 2 Juil - 22:14


Balladur 1995 : le juge recherche les «petits cartons» d'Hortefeux

Qui a enrichi le compte de campagne d'Edouard Balladur à son insu ?

C'est la question que la justice est réduite à poser au staff de l'ancien premier ministre, candidat à l'élection présidentielle de 1995.

L'argent liquide déposé sur son compte de campagne s'élève à 15.006.064 francs, selon le dernier décompte effectué par les enquêteurs.

Ce qui laisse ouverte l'hypothèse d'un financement par des rétrocommissions des marchés d'armement signés à l'époque, avec le Pakistan et l'Arabie saoudite.

Entendu le 10 mai et 14 juin par le juge Renaud Van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'affaire Karachi, René Galy Dejean, l'ancien trésorier de campagne de M. Balladur, pointe désormais avec insistance la responsabilité de la «cellule meetings» de la campagne concernant ces fonds litigieux.

«C'est M. Hortefeux qui dirigeait la cellule meetings», a souligné René Galy Dejean, le 10 mai, après avoir précisé avoir reçu les fonds en liquide de cette même cellule, fonds qui lui étaient livrés dans des «petits cartons».

Brice Hortefeux, alors proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly-sur-Seine, puis au ministère du budget, aurait donc pu jouer un rôle dans l'épisode le plus controversé de la campagne de Balladur.

La «cellule meetings» qu'il animait est d'ailleurs soupçonnée d'avoir eu recours à des sociétés de sécurité partiellement rétribuées au noir, pour encadrer rassemblements publics et conférences de presse du candidat. Olivier Michaud, le patron d'une de ces sociétés, a récemment indiqué avoir reçu 3,2 millions de francs par chèques et 5,2 millions de francs en espèces des animateurs de la campagne.

«Il s'agit du poste le plus litigieux et le plus opaque» des comptes de campagne, selon un rapport de la police judiciaire daté du 10 mars dernier et cité par Le Monde.

En cause, selon la police : «l'origine des fonds», «le versement de certains montants» et «la façon de les déposer».

«Nous n'avons retrouvé aucun bordereau de dépôt concernant les collectes en espèces dans les archives du compte de campagne de M. Balladur, relèvent les policiers.
[...]
www.mediapart.fr/journal/france/010711/balladur-1995-le-juge-recherche-les-petits-cartons-dhortefeux
www.vaucluse-socialiste.com/article-balladur-1995-le-juge-recherche-les-petits-cartons-d-hortefeux-78413469.html


Le père de Brice Hortefeux était banquier à Neuilly-sur-Seine.
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 8 Juil - 9:20


Pierre Mongin, témoin-clé dans l'utilisation de fonds secrets pour financer la campagne de Balladur en 1995

Le juge Renaud Van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'affaire Karachi, a aujourd'hui une conviction, étayée par de nouveaux éléments judiciaires : les 20 millions de francs (3 millions d'euros) en espèces qui ont alimenté de manière suspecte la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, proviendraient bien de rétrocommissions versées à l'occasion de marchés d'armement.

Il peut désormais s'appuyer, pour conforter son raisonnement, sur le témoignage de Pierre Mongin, actuel PDG de la RATP et ex-chef de cabinet de M. Balladur de 1993 à 1995.


Entendu lundi 4 juillet par le juge Van Ruymbeke M. Mongin a assuré au magistrat que les fonds secrets de Matignon n'avaient pas été mis à contribution pendant la campagne de 1995. "Je n'ai pas personnellement, dans la gestion de ces fonds, attribué de l'argent à la campagne de M. Balladur, déclare M. Mongin sur procès-verbal (...) Je n'ai pas remis d'espèces directement à M. Balladur "

Or, le juge Van Ruymbeke a déjà pu établir que ces sommes, apportées à la banque par liasses épaisses, en grosses coupures, ne pouvaient être le fruit de collectes organisées dans les meetings, contrairement à la version présentée par l'ancien premier ministre et ses proches (Le Monde du 1er juillet).

Il ne reste donc au magistrat qu'une seule hypothèse de travail : les 20 millions de francs suspects auraient été obtenus via des intermédaires imposés par le cabinet de François Léotard lors des négociations finales des contrats de livraison d'armes Agosta et Sawari II signés en 1994. Les faramineuses commissions promises aux intermédiaires se seraient ensuite transformées en rétrocommissions.

Le juge Van Ruymbeke a fait procéder, en début de semaine, à l'interrogatoire de Nicolas Bazire, ami de toujours de Nicolas Sarkozy et directeur de campagne de M. Balladur en 1995. Les enquêteurs s'interrogent sur son rôle exact dans le dispositif, lui dont les liens avec certains intermédiaires imposés dans les contrats d'armement ont été mis en exergue pendant l'enquête. Bon nombre de témoins ont également narré aux enquêteurs sa présence dans la campagne, et mentionné avec force détails le coffre-fort de son bureau, souvent empli de liasses de billets.

Francis Lamy, homme de confiance de M. Balladur, poussé mercredi 6 juillet dans ses retranchements par le juge Van Ruymbeke, a pointé le rôle de M. Bazire, actuel bras droit de Bernard Arnault. M. Lamy avait expliqué aux rapporteurs du Conseil constitutionnel, en 1995, qu'une somme de plus de 13 millions de francs versée en liquide sur les comptes de campagne provenait de la vente d'objets divers, pendant les meetings. Une version jugée fantaisiste par les enquêteurs.

"Je suis pratiquement certain que c'est M. Bazire qui m'a donné ces explications", assure aujourd'hui M. Lamy au juge Van Ruymbeke, et ce à plusieurs reprises.

NOUVEAUX SOUPÇONS DE RÉTROCOMMISSIONS POUR UN TROISIÈME CONTRAT D'ARMEMENT.

Parallèlement à ce versant politique, le magistrat tente de pénétrer les arcanes des marchés d'armement. Un haut fonctionnaire, Philippe Bros, commissaire du gouvernement pour les exportations d'armes de 1988 à 1993, lui a confié ses doutes, le 30 juin, sur la licéité des marchés. "Je soupçonnais fortement l'existence de retours [les rétrocommissions](...) parce qu'on avait mis en place deux personnalités politiques, fidèles de M. Léotard, à des postes pour lesquels ils n'étaient pas compétents..."

Deux autres hauts fonctionnaires, Jean-Louis Porchier et Michel Ferrier, avaient déjà tenu le même discours au juge. M. Ferrier, a par ailleurs livré une nouvelle piste au magistrat, qui l'a interrogé le 30 juin. L'ex-responsable des transferts sensibles au secrétariat général de la défense nationale, a fait allusion au marché "Miksa" , portant sur la surveillance des frontières du royaume wahhabite, qui fit l'objet d'un protocole d'accord, signé le 12 novembre 1994, entre Charles Pasqua, alors ministre de l'intérieur — et soutien politique d'Edouard Balladur — et son homologue saoudien, le prince Naïef Ben Abdelaziz al-Saoud. Thomson-CSF (devenu Thalès) était chef de file de la candidature française.

À en croire le témoin, la Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), aurait mis son veto, en 1994, à la signature de ce contrat. "Avez-vous soupçonné le ministre de l'intérieur d'avoir cherché à financer la campagne présidentielle du premier ministre ?", a demandé le juge. "J'ai forcément étudié cette question et j'ai transmis aux autorités tous les éléments sûrs dont je disposais et qui auraient pu faire penser à des malversations", a répondu M. Ferrier.

Il a affirmé avoir transmis à l'époque ses informations à la présidence de la République, à Matignon et au ministère de la défense : "Je leur ai adressé un courrier secret défense donnant tous les éléments précis dont je disposais et qui m'avaient amené à avoir clairement une position négative en raison de mes soupçons de rétrocommissions ".

Pour Maître Olivier Morice, l'un des conseils des parties civiles, "les familles des victimes demandent maintenant que tous ceux qui font partie de la chaîne de responsabilité soient mis en cause par la justice : d'Edouard Balladur à François Léotard, sans oublier Nicolas Sarkozy, du fait de ses responsabilités à l'époque, puisqu'il était au coeur du système de corruption permettant le retour de commissions illicites".

Lire l'intégralité de cette enquête dans l'édition Abonnés du site et dans Le Monde daté du 9 juillet et disponible dans les kiosques ce vendredi à partir de 13 heures.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme.
www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/08/affaire-karachi-pas-de-fonds-secrets-de-matignon-dans-les-comptes-de-campagne-de-balladur-en-1995-selon-un-temoin-clef_1546273_823448.html

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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 8 Juil - 22:02


Karachi : perquisition chez un proche de Sarkozy

Les enquêteurs s'intéressent aux liens éventuels d'un ex-collaborateur de Sarkozy, Thierry Gaubert, avec un homme d'affaires libanais, Ziad Takkiedine, présenté comme intermédiaire dans deux contrats d'armement.

Une perquisition a été conduite mardi au domicile d'un ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, dans le cadre de l'enquête sur le volet financier de l'attentat de Karachi.

Les policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF) ont perquisitionné son domicile dans le cadre de l'enquête sur d'éventuelles malversations financières en marge de contrats d'armement, a-t-on précisé, confirmant une information de lexpress.fr.

Les enquêteurs s'intéressent aux liens éventuels de M. Gaubert avec un homme d'affaires libanais, Ziad Takkiedine, présenté comme intermédiaire dans deux contrats d'armement sur lesquels enquêtent les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire.

Ziad Takieddine est présenté par plusieurs anciens responsables de la Direction des constructions navales (DCN) comme un intermédiaire imposé par le cabinet de l'ancien ministre balladurien de la Défense, François Léotard, peu de temps avant la conclusion de la vente au Pakistan de sous-marins Agosta en 1994.

Takieddine dément être intervenu dans le contrat pakistanais mais reconnaît avoir joué un rôle dans le contrat Sawari II de vente de frégates à l'Arabie Saoudite en 1994.

Gaubert, qui fut chargé de la communication de Nicolas Sarkozy jusqu'au milieu des années 90, a travaillé pour lui à la mairie de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), puis sous le gouvernement Balladur, au ministère du Budget et au porte-parolat du gouvernement. Il doit être jugé prochainement pour escroquerie et prise illégale d'intérêt dans une affaire de détournement de fonds issus du 1% logement.
www.liberation.fr/societe/01012347953-karachi-perquisition-chez-un-proche-de-sarkozy
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 8 Juil - 23:21

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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 27 Juil - 14:28


Montage LePost

Les documents Takieddine. Les négociations secrètes de l'Elysée pour blanchir le bras droit de Kadhafi

Le marchand d'armes Ziad Takieddine, principal suspect dans le volet financier de l'affaire Karachi, a été l'émissaire secret de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant en Libye, de 2005 jusqu'en 2009, à une époque où, loin de la fureur de la guerre, l'heure était à la lune de miel avec le dictateur libyen. Dans l'ombre, c'est Ziad Takieddine qui a transmis les conditions posées par Mouhamar Kadhafi, négocié plusieurs contrats d'armement et de pétrole, tout en posant, en 2007, les bases de la libération des infirmières bulgares et de la très controversée visite du leader libyen en France.

Surtout, selon des documents recueillis par Mediapart, l'équipe de Nicolas Sarkozy a tout fait, par l'intermédiaire du même Takieddine, pour répondre favorablement à l'une des premières exigences du régime : sauver la mise judiciaire d'Abdallah Senoussi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné le 10 mars 1999 à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international.

Une note «confidentielle» de Ziad Takieddine fait même état d'une réunion le 16 mai 2009 avec Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, durant laquelle a été évoqué le fait de «demander au procureur général de mettre le mandat d'arrêt “de côté”».

Depuis le début, ces démarches sont restées ultra-secrètes. Soumises à Claude Guéant, elles ont donné lieu à des consultations de Me Thierry Herzog, l'avocat personnel de Nicolas Sarkozy. L'enjeu était crucial : Abdallah Senoussi allait être l'homme clé des négociations de la libération des infirmières bulgares, premier «succès» diplomatique de la présidence Sarkozy.

Questionné au sujet de Senoussi, en décembre 2007, par la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières, Claude Guéant avait commenté, pince-sans-rire : « Pour tout vous dire, nous n'avons pas demandé à M. Kadhafi que son beau-frère vienne se constituer prisonnier...» Sous serment, le secrétaire général de l'Elysée a en réalité caché le rôle de M. Senoussi dans le processus de rapprochement entre la France et la Libye.

Et pour cause : Abdallah Senoussi, marié à la sœur de la seconde épouse de Kadhafi, est connu en Libye pour être l'exécutant des desseins criminels du dictateur auquel la France fait aujourd'hui la guerre. Il n'existe que très peu de photos de lui. Sa date de naissance varie selon les documents: 1949, 1951, 1952...

Outre l'attentat du DC10 d'UTA, qui a coûté à la vie à 170 personnes, Abdallah Senoussi est tenu pour responsable du massacre de 1.200 détenus de la prison d'Abo Sleem, en 1996, de la mort de treize manifestants anti-Kadhafi, à Benghazi, le 17 février 2006, et de la sanglante répression des insurgés de Benghazi l'hiver dernier.

Cette répression vaut aujourd'hui à Abdallah Senoussi, tout comme Mouhamar Kadhafi et son fils Saïf al-Islam, une inculpation et un mandat d'arrêt émis par la cour pénale internationale pour «meurtre et crimes contre l'humanité». Devenu l'une des incarnations des raisons pour lesquelles la France a engagé un conflit armé avec la Libye, Abdallah Senoussi n'a pourtant pas toujours été infréquentable aux yeux du clan Sarkozy.
[...]
www.mediapart.fr/journal/international/220711/les-documents-takieddine-les-negociations-secretes-de-lelysee-pour-blan
www.cguittard.com/article-les-documents-takieddine-les-negociations-secretes-de-l-elysee-pour-blanchir-le-bras-droit-de-kadha-80026307.html



Jean-François Copé dans la piscine de Ziad Takieddine

14 juillet : la polémique du défilé qui cache la forêt Sarkozy Takieddine Karachi
www.lepost.fr/article/2011/07/16/2549995_14-juillet-la-polemique-du-defile-qui-cache-la-foret-sarkozy-takieddine-karachi.html

Copé, Hortefeux, Thierry Gaubert, Dominique Desseigne…
Arrow Les documents Takieddine : le financier secret qui met en danger le clan Sarkozy
www.gaullisme.fr/2011/07/15/les-documents-takieddine-le-financier-secret-qui-met-en-danger-le-clan-sarkozy/

On croit reconnaître des femmes célèbres autour d’un ambassadeur, sur cette grande photo :
www.mediapart.fr/files/media_50004/DSC00087.jpg
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Jeu 4 Aoû - 18:31


Les documents Takieddine ou la sale vérité du sarkozysme
Par Edwy PLENEL

Les documents Takieddine, dont Mediapart a commencé la publication le 10 juillet, dévoilent la vérité de la présidence de Nicolas Sarkozy. Et cette vérité est sale. Ayant pour fil conducteur l'argent noir des ventes d'armes, cette documentation sans précédent dans l'histoire de la République met à nu un système dont l'intérêt financier est le seul mobile, au détriment des lois en vigueur et de la morale publique.

Ces pratiques ou ces tentations ont toujours existé, et les affaires politico-financières qui ont terni les présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac en témoignent abondamment. Mais jamais elles n'avaient été installées avec tant d'ampleur au cœur du pouvoir comme le démontrent nos révélations qui attestent la place centrale occupée par Ziad Takieddine dans le dispositif sarkozyste. Jamais elles ne s'étaient étendues à ce point jusqu'à contaminer le sommet de l'Etat, ses règles fonctionnelles et ses usages administratifs. Telle est la révélation des documents Takieddine : la promotion de la corruption au cœur du pouvoir exécutif.

N'ayant d'autres compétences que son rôle d'intermédiaire auprès de régimes autoritaires ou dictatoriaux qui échangent des marchés juteux contre une reconnaissance diplomatique, M. Takieddine n'a jamais cessé d'appartenir au premier cercle qui entoure Nicolas Sarkozy depuis qu'il fit ses premières armes, en 1994-1995, sur les contrats pakistanais qui sont au cœur de l'affaire Karachi. [...]

Depuis le retour, en 2002, de Nicolas Sarkozy sur la scène politique nationale, cet activisme militant d'un intermédiaire en vente d'armes ne s'est jamais démenti. Via le principal collaborateur administratif de M. Sarkozy, le préfet Claude Guéant – aujourd'hui devenu ministre de l'intérieur après avoir été son irremplaçable directeur de cabinet comme ministre puis le secrétaire général de l'Elysée –, M. Takieddine n'a cessé d'occuper ce rôle clé dans la sarkozie, aussi bien auprès du ministre de l'intérieur avant 2007 qu'auprès du président de la République depuis 2007. Après le Pakistan de ses débuts, son champ d'action a notamment concerné l'Arabie saoudite – mais aussi la Syrie et le Liban, son pays d'origine – ce que nous allons bientôt révéler.

Dans chaque cas, il s'est agi de promouvoir une politique extérieure de la France complaisante sinon complice avec des régimes non-démocratiques, aujourd'hui ébranlés par le vent de liberté du 89 arabe, et notamment les pires d'entre eux, les dictatures libyenne et syrienne. Mais surtout, dans chaque cas, il s'est agi d'en profiter pour obtenir ou tenter d'obtenir des contrats sur des ventes d'armes ou sur des achats de pétrole – ce que démontreront nos prochains épisodes syrien et libyen – au détour desquels l'enrichissement notable de M. Takieddine était garanti par des commissions dont les destinations finales se perdent dans des paradis fiscaux.

Contrairement à ce qu'on avait pu croire avec les révélations constantes de Mediapart, depuis 2008, sur l'affaire Karachi qui ont amené la justice à enquêter sur son volet financier, M. Takieddine n'est donc pas l'homme d'une seule affaire : cette vente de sous-marins au Pakistan dans laquelle il fut imposé en 1994 comme intermédiaire par le gouvernement Balladur dans la perspective du financement de sa campagne électorale de 1995, avec un circuit de commissions passant par une société écran dont la création fut supervisée par le ministre du budget de l'époque, Nicolas Sarkozy. Il fut en vérité l'homme de toutes les opérations similaires tentées depuis 2002 par le premier cercle de l'actuel chef de l'Etat dont les documents en notre possession prouvent qu'elles avaient la même finalité : assurer des financements occultes en vue d'une conquête durable du pouvoir suprême qui serait la garantie d'une protection et d'une poursuite de ces pratiques illicites.

Le fil noir de l'aventure Sarkozy

Les documents déjà révélés par Mediapart à propos de l'Arabie saoudite et de la Libye le confirment. En 2003, alors que Nicolas Sarkozy est ministre de l'intérieur, Ziad Takieddine a failli toucher 350 millions d'euros de commissions occultes dans le cadre d'un marché d'armement avec l'Arabie saoudite. Interrompue sur intervention de Jacques Chirac, alors président de la République, cette négociation était secrètement conçue par celui que Ziad Takieddine nomme alors « le patron » et dont il n'était que l'exécutant : Nicolas Sarkozy. Le montage prévu afin de cacher les circuits financiers occultes passait par les décisions suivantes du patron, écrit M. Takieddine : la création d'une nouvelle structure complètement dépendante de son ministère qui, en assurant le rôle de Conseil du Projet sera capable de couvrir le sujet “sensible” par le biais de ses honoraires.

Ce sujet sensible n'est autre que le versement de commissions pour lesquelles un échéancier avait été prévu par Ziad Takieddine sur le même modèle que celui déjà utilisé en 1994 pour un contrat de ventes de frégates militaires à l'Arabie saoudite. Ce précédent contrat avait été validé par le ministre du budget de l'époque qui n'était autre que Nicolas Sarkozy. M. Takieddine finira par toucher 91 millions d'euros de commissions sur ce marché. S'agissant de la tentative avortée de 2003, on retrouve donc les mêmes personnages, le même ministre, passé du budget à l'intérieur, et le même intermédiaire professionnel, sinon personnel.

Les notes Takieddine qui détaillent le montage financier prévu sont destinées à l'entourage direct de Nicolas Sarkozy, essentiellement son conseiller Brice Hortefeux, devenu ensuite ministre délégué aux collectivités locales, et son directeur de cabinet, le préfet Claude Guéant. Elles évoquent, dans un euphémisme transparent, lettre capitale comprise, « le Système voulu ». Elles mentionnent une « couverture/parapluie sur place » qui serait « indispensable pour permettre une “assurance” de résultat ». Enfin et surtout, elles mentionnent « Banque d'Affaires du P. » dont le rôle financier paraît décisif : « Il sera utile lors de la prochaine visite de préparation ultime de confirmer la signature avec la Société, représentée par la Banque d'Affaires du P., du contrat en votre possession suivant le schéma approuvé », écrit ainsi M. Takieddine aux collaborateurs directs de M. Sarkozy, le 23 octobre 2003.

Les mêmes enjeux financiers occultes sont présents dans le dossier libyen, tel que le dévoilent les documents Takieddine. Ce dernier fut l'instrument direct du rapprochement privilégié avec Mouammar Kadhafi, entrepris dès 2005 par Nicolas Sarkozy via son bras droit, Claude Guéant. L'incongruité de la réception fastueuse du dictateur à Paris fin 2007, à l'invitation personnelle du président de la République nouvellement élu, trouve ici son fin mot : après la libération des infirmières bulgares, marché symbolique qui masquait les marchés financiers, c'était en quelque sorte une bonne manière faite à un partenaire en affaires.

Entravée de nouveau par la cohabitation conflictuelle avec Jacques Chirac, cette offensive libyenne aboutira à au moins un contrat d'armement : la livraison au régime libyen de matériel de guerre électronique offrant « une solution inviolable au système d'espionnage anglo-américain ». M. Takieddine touchera 4,5 millions d'euros de commissions sur ce marché. Auparavant, il aura cornaqué, dans leurs déplacements discrets en Libye, MM. Hortefeux et Guéant, préparant leurs voyages et leur donnant des recommandations précises. Des guillemets aussi symboliques qu'énigmatiques accompagnent la mention dans ses notes de l'enjeu « commercial » de ces visites de deux représentants personnels de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur : « Le “contenu”, ainsi formulé, prendra en compte les sensibilités du pays, créant ainsi un “partenariat” qui permettra la réalisation de l'objectif commercial. (...) Il est indispensable que le volet “commercial” de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels. Seulement comme un point important dans le cadre des “échanges” entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. »

Ainsi donc la valse des millions qui, pour Ziad Takieddine, avait commencé, en 1994, avec les commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan – il est soupçonné d'avoir touché sur ce contrat l'équivalent de 33 millions d'euros – n'a cessé de continuer après le retour au gouvernement en 2002 de Nicolas Sarkozy, ce « patron » du marchand d'armes qui allait devenir, en 2007, président de la République française.

Plus de 5000 documents incontestables

L'affaire Karachi est au cœur d'une histoire passée : le financement occulte en 1995 de la campagne d'Edouard Balladur dont Nicolas Sarkozy était le plus ferme soutien et qui fut finalement vaincu par son rival à droite, Jacques Chirac. En revanche, les documents Takieddine sont au centre d'une histoire actuelle : l'élection en 2007 de l'actuel président de la République qui, jusqu'à preuve du contraire, entend bien être de nouveau candidat en 2012 pour se succéder à lui-même. La première est aux mains de la justice, deux juges d'instruction étant chargés d'enquêter sur son volet financier, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. Mais on serait étonné que les seconds ne suscitent pas leur curiosité, M. Takieddine faisant office de trait d'union financier entre les campagnes présidentielles de 1995 et de 2007.

La situation créée par nos révélations est totalement inédite. En général, les investigations des journalistes accompagnent des curiosités judiciaires, avec plus ou moins de distance ou de bonheur. Mediapart, de l'affaire Karachi jusqu'à l'affaire Tapie, en passant par celle des Caisses d'épargne, sans compter bien d'autres révélations ponctuelles, a déjà prouvé qu'il n'entendait pas s'y limiter. Comme celle de la presse, l'indépendance de la justice est une bataille quotidienne qui suppose le renfort de médias libres, capables de dévoiler des réalités insoupçonnées par les juges eux-mêmes. Dans le cas qui nous occupe, Mediapart est en possession de plus de 5000 documents incontestables qui, pour l'heure, ne sont entre les mains d'aucun magistrat et ne font donc partie d'aucune procédure judiciaire. [...]

La richesse exceptionnelle de ce matériau explique sans doute la lenteur de son cheminement dans l'espace public. Il faut du temps pour en prendre connaissance, l'assimiler et l'analyser, tout comme il nous faut du temps pour le trier et le traiter. Mais, à mesure que se poursuivront nos révélations, nul doute que les questions d'ores et déjà posées, notamment par le Parti socialiste et par le Parti de gauche, seront de plus en plus relayées par une opposition qui prendra la mesure de l'extrême gravité des faits révélés. Pour aider à cette prise de conscience, nous mettrons progressivement ces documents en ligne, dans les semaines à venir, sur notre site documentaire FrenchLeaks* où ils seront en accès libre.

Quant aux très faibles ou trop rares reprises de ces informations d'intérêt public par une grande part des médias français, nos lecteurs savent que l'entêtement finit toujours par payer, comme ce fut le cas, certes plus rapidement, avec nos révélations l'été dernier sur l'affaire Bettencourt qui furent d'abord boudées ou ignorées. S'il fallait une nouvelle preuve de l'état inquiétant de notre univers médiatique, en termes d'audace éditoriale et d'indépendance politique, ces lenteurs suffiraient à l'apporter. La place occupée par l'actuel patron éditorial du Figaro, Etienne Mougeotte, dans le dispositif relationnel de Ziad Takieddine ne fait que souligner une réalité qui les dépasse tous deux : le fait sans précédent dans une démocratie digne de ce nom qu'un grand quotidien soit non seulement la propriété d'un élu notable du parti au pouvoir, mais surtout celle d'un marchand d'armes vivant de la commande publique. Le sénateur UMP Serge Dassault n'est rien sans l'Etat français, son principal client auquel il vend sans concurrence ni transparence ses avions de combat, voire ses drones comme l'illustre un contrat** récent imposé par le pouvoir à nos armées malgré leurs réticences. [...]

S'il est honnête et rigoureux, le travail est toujours récompensé : de même qu'en juillet 2010, nombre de médias n'avaient pas fait état des décisions de justice nous donnant raison dans la diffusion des enregistrements Bettencourt, le désistement soudain de Claude Guéant dans l'action judiciaire qu'il avait spectaculairement engagée à notre encontre en novembre 2010 est presque passé inaperçu, tout comme la mise en examen de Xavier Bertrand à notre demande pour ses propos diffamatoires qualifiant nos méthodes de « fascistes ». Il en ira de même avec les documents Takieddine : tôt ou tard, ils seront au cœur du débat public, tout simplement parce qu'ils dévoilent la corruption aujourd'hui installée au cœur du pouvoir. Une corruption qui ronge la République, mine ses valeurs et discrédite ses principes.

La corruption au cœur du pouvoir

En 1992, dans un ouvrage qui fit date, l'universitaire Yves Mény définissait en termes forts parce que simples et clairs la corruption : « Par définition, la corruption est un échange occulte, secret qui permet d'accéder à des ressources que le respect des règles et procédures n'aurait pas permis d'obtenir ou aurait rendu aléatoires. » Nous y sommes, évidemment. La Corruption de la République, sujet et titre de l'ouvrage de M. Mény, paru chez Fayard, n'est évidemment pas nouvelle, facilitée et aggravée, soulignait-il déjà, par l'absence de transparence et la concentration du pouvoir. Mais la corruption au cœur de la République, comme installée à demeure et avec tant d'impudeur, c'est de l'inédit.

Ici, la corruption générale des règles administratives entraîne une corruption insidieuse des mœurs politiques. À l'argent sale obtenu de dictatures opprimant et réprimant leurs peuples s'ajoute le mépris total de la loi et des règlements, comme de ceux qui en sont les gardiens ou les instruments. Témoignant d'une diplomatie parallèle qui piétine allègrement les fonctionnaires du Quai d'Orsay, les documents Takieddine prouvent que le pouvoir était prêt à négocier au mépris du droit le sort judiciaire du bras droit de Kadhafi, Abdallah Senoussi, responsable, entre autres massacres, de l'attentat contre le DC10 d'UTA qui fit 170 victimes.

Ils prouvent aussi, de façon incontestable, que Ziad Takieddine, résident fiscal français et personnalité connue du sommet de l'Etat, ne paye pas d'impôts. Malgré une fortune évaluée à 97,2 millions d'euros dont plus de 40 millions sont localisés en France, il ne verse rien pour l'intérêt général, zéro centime, défiant avec constance la loi fiscale sans laquelle il n'y aurait pas de budget de la Nation, et donc pas d'Etat. Et il le fait alors même que c'est grâce à cet Etat qu'il s'est enrichi, en touchant les commissions que sa place auprès de Nicolas Sarkozy, ministre puis président de la République, lui a permis d'obtenir.



Sommes-nous toujours en République ? On en douterait sincèrement au constat que cette information aussi stupéfiante qu'indiscutable n'a, jusqu'à aujourd'hui, suscité aucun commentaire des ministres directement concernés, ceux des finances et du budget, François Baroin et Valérie Pécresse. On en doute assurément quand l'on constate que Ziad Takieddine n'a cessé de fréquenter des ministres du budget, de Nicolas Sarkozy lui-même à Jean-François Copé qui est non seulement son ami mais aussi son débiteur, comme l'atteste la comptabilité du marchand d'armes. On en doute définitivement quand l'on découvre, parmi d'autres hauts fonctionnaires, un ancien directeur du budget sous les gouvernements de droite parmi les invités très choisis du dîner festif organisé par Ziad Takieddine quatre jours après la victoire de la droite aux législatives de 2002.

S'efforçant de classer la corruption par catégories de dangerosité, le politologue Yves Mény mettait en haut de l'échelle cette « situation beaucoup plus grave où quelques décideurs publics, par l'importance des décisions financières et économiques qu'ils prennent, sont à même de déterminer le mode et le type de rapports qu'entretient l'administration avec le secteur privé ». Dès lors, poursuivait-il, « au sein de l'Etat de droit se crée ainsi un club, une “société mafieuse” avec ses codes et ses règles de conduite, ses rétributions et ses sanctions ». Il faut donc croire que, là aussi, nous y sommes.

La mafia comme métaphore politique

Car ce qui frappe dans la masse des documents Takieddine, albums photos compris, c'est la présence constante d'un cercle très fermé de proches de Nicolas Sarkozy. On y trouve d'abord le conseiller de toujours, l'ami et serviteur indéfectible, Brice Hortefeux, dont on sait qu'il se prépare à organiser la future campagne présidentielle. Puis deux autres proches issus du terrain de jeu initial, la ville de Neuilly-sur-Seine et le département des Hauts-de-Seine : Thierry Gaubert, qui, comme Mediapart l'a raconté dès 2008, est impliqué dans un scandale immobilier lui valant aujourd'hui d'être en instance de jugement à Nanterre, notamment pour escroquerie, et Dominique Desseigne, qui n'est pas seulement le patron du Fouquet's mais surtout celui du groupe Barrière dont les casinos règnent sur presque tout le territoire national.

Enfin, deux autres personnages complètent ce tableau presque intime. Le premier est Jean-François Copé, dont on comprend mieux en découvrant les documents Takieddine la confiance présidentielle qui lui vaut d'être aujourd'hui à la tête de l'UMP. Le second est Claude Guéant qui, avant de devenir ministre de l'intérieur fin 2010, fut considéré comme le numéro deux de la République, secrétaire général de l'Elysée prenant le pas sur le premier ministre et son gouvernement au mépris de tous les usages. Ziad Takieddine est donc éminemment proche de ces cinq personnalités essentielles dans le dispositif politique de Nicolas Sarkozy. Et quand il n'invite pas ou ne régale pas les uns, il abreuve de notes ou de conseils les autres. Autrement dit, il fait lui aussi partie du clan, ou pour reprendre M. Mény. De ce premier cercle qui entoure le patron.

L'Italie, qu'ont beaucoup fréquentée les politologues qui, comme Yves Mény, ont étudié la corruption de nos républiques, a eu la chance d'avoir, avec Leonardo Sciascia, un écrivain sicilien qui n'avait pas peur de la mafia au point d'en faire le matériau de son œuvre. Dans une note qui clôt Le Contexte, un roman de 1971 porté à l'écran par Francesco Rosi sous le titre Cadavres exquis, il confie avoir imaginé un pays où n'avaient plus cours les idées, où les principes encore proclamés et célébrés – étaient quotidiennement tournés en dérision, un pays où le pouvoir seul comptait, pouvoir, ajoutait-il, qui, de plus en plus et graduellement, prend la forme obscure d'une chaîne de connivences, approximativement la forme de la mafia

Aussi provocante soit-elle, cette métaphore politique de la mafia ne s'en impose pas moins à la lecture des documents Takieddine. Tant ils offrent clairement le tableau d'une chaîne de connivences dont le pouvoir est le seul enjeu, et l'argent le seul ressort. D'un monde d'intérêts aussi féroces qu'égoïstes où la loi est bafouée, et la République déshonorée. S'interrogeant en 1979, dans La Sicile comme métaphore, sur la persistance culturelle de la mafia dans sa Sicile natale, Leonardo Sciascia reprochait aux partis de gauche d'avoir trop déserté « l'exercice de l'opposition, et donc de la dénonciation, une fonction salutaire et capitale dans une démocratie ». « Une vraie révolution culturelle en Sicile ne sera pas possible tant qu'il n'y aura pas une bonne opposition », concluait l'écrivain.

Il en va aujourd'hui pour notre France sous Sarkozy comme de la Sicile de Sciascia. Devenu une île sous cette présidence, car de plus en plus coupé du monde et des autres, offrant le spectacle d'une déchéance morale en son sommet, où la xénophobie officielle sert de diversion aux corruptions essentielles, notre pays a en effet urgemment besoin d'une bonne opposition. D'une opposition qui n'ait pas peur d'affronter cette chaîne de connivences qui, désormais, s'étend à l'abri des institutions de la République.

www.mediapart.fr/journal/france/040811/les-documents-takieddine-ou-la-sale-verite-du-sarkozysme
www.da-esterel.fr/article-les-documents-takieddine-ou-la-sale-verite-du-sarkozysme-80839327.html

*www.frenchleaks.fr

Un résumé
Affaire Takieddine, une liaison dangereuse en Sarkozie [article + infographie]
Rôle trouble dans les négociations de contrats d'armements, situation fiscale peu claire, relations privilégiées avec le pouvoir... Les révélations se multiplient autour du marchand d'armes franco-libanais. Une chronologie pour y voir plus clair.
www.liberation.fr/monde/01012352302-takieddine-chronologie-d-une-liaison-dangereuse-avec-la-sarkozie

Affaire Takieddine : le Parti de Gauche demande la création d'une commission d'enquête parlementaire
www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/3991-affaire-takieddine-le-parti-de-gauche-demande-la-creation-dune-commission-denquete-parlementaire

**Drones : les étonnants choix de Nicolas Sarkozy
www.humanite.fr/02_08_2011-drones-les-%C3%A9tonnants-choix-de-nicolas-sarkozy-477298
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 21 Aoû - 10:38


Takieddine a reçu 7 millions d'euros de Total
D'après le site Mediapart, l'homme d'affaires et marchand d'armes franco-libanais Ziad Takieddine, dont le nom a déjà été cité à plusieurs reprises par des témoins dans le cadre du dossier Karachi, a reçu près de 7 millions d’euros du groupe pétrolier français Total « en marge d’un contrat gazier conclu avec le régime libyen », et -précision importante-, avec « l’appui de l'Élysée ».

C'est Christophe de Margerie en personne qui aurait supervisé ce versement qui remonte à l'automne 2009. Mediapart ajoute que l’argent a été versé sur un compte bancaire d’une société offshore*, la North Global Oil & Gas Company domiciliée dans les Iles Vierges britanniques, dont le bénéficiaire est Ziad Takieddine.

C'est le ministre de l’Intérieur actuel en personne, Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée à l'époque, qui aurait donné un coup de pouce à Total lors de ce contrat gazier avec la Libye .
[...]
www.lepost.fr/article/2011/08/19/2571728_total-se-montre-tres-genereux-avec-ziad-takieddine.html

L'émissaire du clan Sarkozy en Libye rétribué secrètement par Total
Extraits : 'l’homme d’affaires franco-libanais a déjà obtenu, entre décembre 2007 et octobre 2008, des commissions occultes sur un marché de matériel de guerre électronique livré à la Libye, grâce à l’appui du futur président de la République alors qu’il était ministre de l’intérieur, et celui de son directeur de cabinet, Claude Guéant.

Sur ce contrat, destiné à crypter les communications du régime et à contrer la surveillance des services secrets occidentaux, une commission occulte de 4,5 millions d’euros lui a été versée par I2e, une filiale du groupe Bull, sous le contrôle de son actuel PDG, Philippe Vannier.

Cette fois, c’est de gaz et de pétrole qu’il est question. Et c’est le patron du groupe Total, Christophe de Margerie, qui s’est trouvé personnellement à la manœuvre. Récemment renvoyé au tribunal correctionnel pour « complicité d’abus de biens sociaux » dans l’affaire Pétrole contre nourriture – les dotations de barils distribués par le régime irakien –, M. de Margerie a aussi été poursuivi en 2007 en sa qualité d’ancien dirigeant Moyen-Orient du groupe pour « corruption d’agent publics étrangers » après la découverte de paiements effectués par Total au profit du fils de l’ancien président iranien Akbar Hachemi Rafsandjani. [...]

Dans un document confidentiel, M. Takieddine précise que la compagnie nationale libyenne NOC n’a pas à connaître, officiellement, les accords passés par Total et North Global Oil. L’agrément visant à l’achat de l’option devra même être « détruit ». Dans un mail, l’homme d’affaires explique que ce montage vise à « éviter toute connotation » de contrats de consultants basés sur des commissions.'
www.mediapart.fr/journal/international/180811/les-documents-takieddine-lemissaire-du-clan-sarkozy-en-libye-retribue-s
http://mediabenews.wordpress.com/2011/08/19/les-documents-takieddine-lemissaire-du-clan-sarkozy-en-libye-retribue-secretement-par-total/
cyclops

Total confirme avoir versé 7 millions à Takieddine, dans le cadre d'une opération "courante"
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5grldEx5f9dVYfc3dmETOP0JWmrNA?docId=CNG.84b16276499a53e7b0420370e27d2423.461

*Les sociétés offshore sont associées aux paradis fiscaux
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_offshore
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 21 Sep - 22:18

Thierry Gaubert mis en examen, Nicolas Bazire en garde à vue.

L'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, placé en garde à vue lundi dans le volet financier de l'affaire Karachi, a été mis en examen ce mercredi soir par le juge Renaud van Ruymbeke.

De son côté, Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur a été placé en garde à vue dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995. C'est aussi un proche de Nicolas Sarkozy : il était le témoin de mariage avec Carla Bruni.

"Le domicile et les locaux professionnels de Nicolas Bazire font l'objet d'une perquisition", a indiqué une source proche du dossier.

Parallèlement, Thierry Gaubert, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, ce soir, après avoir été présenté dans la journée au juge Renaud Van Ruymbeke. Il était en garde à vue depuis lundi, a-t-on précisé. Et son domicile avait été perquisitionné début juillet. Son avocat, qui annonçait cette mise en examen, n'a pas précisé le chef de mise en examen.

Thierry Gaubert est ressorti sans faire de commentaire des locaux du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.

Les enquêteurs s'intéressent aux liens éventuels de Thierry Gaubert avec l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, présenté comme intermédiaire dans deux contrats d'armement sur lesquels enquêtent les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire.

Plusieurs témoins, auditionnés par le premier dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Karachi, ont mis en cause, pour son rôle dans le financement de la campagne, Nicolas Bazire, directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon (1993-1995).

L'homme est resté proche de Nicolas Sarkozy : Nicolas Bazire était le témoin de mariage du chef de l'Etat avec Carla Bruni, le 2 février 2008.

Selon Mediapart, un témoin entendu le 8 septembre 2011 par la police a affirmé que Ziad Takieddine s'était rendu à plusieurs reprises, dans le milieu des années 90, en Suisse, afin d'y retirer des fonds remis à Paris à Nicolas Bazire, qui fut directeur de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.

"Ziad Takieddine était accompagné de Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly et au ministère du Budget", précise Mediapart.

Thierry Gaubert fut chargé de la communication de Nicolas Sarkozy jusqu'au milieu des années 90. Il a travaillé pour lui à la mairie de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), puis, sous le gouvernement Balladur, au ministère du Budget et au porte-parolat du gouvernement.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/affaire-karachi-thierry-gaubert-mis-en-examen-21-09-2011-1438211.php

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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 25 Sep - 11:30


« Mon mari allait chercher des espèces en Suisse »
Hélène de Yougoslavie, épouse de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, a donné un entretien au Monde. Elle raconte que son mari s'est rendu à de nombreuses reprises au début des années 1990 chercher de l'argent à Genève pour le remettre ensuite à Nicolas Bazire, alors directeur du cabinet et de la campagne présidentielle du premier ministre Edouard Balladur. Extraits
www.rue89.com/court-sans-sucre/2011/09/24/mon-mari-allait-chercher-des-especes-en-suisse-223482

Karachi. Hélène de Yougoslavie "confirme"
L’étau se resserre clairement autour du proche de Nicolas Sarkozy, puisque d’après les informations de la radio [Europe1], les policiers chargés de l’enquête ont découvert lors d’une perquisition au domicile de Thierry Gaubert des documents bancaires compromettants. Ils auraient notamment retrouvé le relevé d’un transfert de fonds effectué entre un compte bancaire en Suisse et un paradis fiscal. Un transfert de 10 millions de francs, qui pourrait correspondre à l’argent en espèces considéré comme litigieux dans les comptes de campagne d’Edouard Balladur.
www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Karachi.-Helene-de-Yougoslavie-confirme-l-implication-de-thierry-Gaubert-336349/



Karachi : controverse sur le secret de l'instruction
Entre Hortefeux qui a prévenu Gaubert et l'Elysée qui déclare que Nicolas Sarkozy n'apparaît jamais dans la dossier, le secret de l'instruction ne semble plus très bien gardé.

Vendredi [23 septembre], transcription d'écoutes téléphoniques à l'appui, le Monde.fr a fait état d'une conversation téléphonique entre l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, le 14 septembre, peu de temps avant le placement en garde à vue de ce dernier. Un coup de fil pour le prévenir que sa femme, Hélène de Yougoslavie, interrogée quatre jours auparavant par le juge van Ruymbeke "balançait beaucoup".
"Je n'ai jamais eu accès au moindre élément sur cette enquête. Si j'avais eu accès au procès-verbal" d'Hélène de Yougoslavie, "j'aurais donné des éléments précis dans la conversation" avec Thierry Gaubert, le 14 septembre, a ajouté Brice Hortefeux,

Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, a affirmé que l'hebdomadaire n'avait pas encore fait état du témoignage d'Hélène de Yougoslavie à cette date
Jeudi, les deux principaux syndicats de magistrats avaient déjà dénoncé une atteinte au secret de l'instruction. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard, a jugé "assez incroyable que l'Elysée reconnaisse aussi benoîtement qu'il a eu accès à des pièces".

"Un tel dérapage est proprement irréaliste", a estimé le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), en sommant l'Elysée de s'expliquer.
"Comment la présidence a-t-elle pu obtenir des informations sur un dossier en cours d'instruction? Est-ce le parquet qui a fait remonter des informations? Le Garde des sceaux doit répondre à ces questions", s'est interrogé l'avocat et député PS André Vallini.
www.liberation.fr/politiques/01012361586-karachi-controverse-sur-le-secret-de-l-instruction
www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/23/affaire-karachi-des-interceptions-telephoniques-mettent-en-cause-l-ex-ministre-de-l-interieur-brice-hortefeux_1576559_823448.html


Brice Hortefeux menacé par une enquête préliminaire
Le parquet de Paris a ordonné, vendredi 23 septembre, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "violation du secret professionnel et recel", à la suite des révélations du Monde sur les écoutes téléphoniques impliquant deux proches du chef de l'Etat.

Hélène de Yougoslavie, malgré son patronyme prestigieux, dépend toujours financièrement de son mari, dont elle est séparée. Déjà, en juillet, Thierry Gaubert lui avait demandé, après la perquisition réalisée à leur domicile, de ne rien dire aux policiers, si elle devait être auditionnée. Il l'avait menacée, indique Hélène de Yougoslavie, qui va alors le piéger. " Je lui ai dit que si je coulais, elle coulait avec moi (...). Je lui ai dit : "Ne raconte pas de conneries"", admet M. Gaubert devant les policiers.

Son épouse enregistre la discussion orageuse sur un dictaphone, puis transfère le contenu sur une clé USB qu'elle transmet, le 8 septembre, aux policiers. Ces derniers la retranscrivent et en donnent lecture à M. Gaubert, le 20 septembre. "Je constate qu'il n'y a pas de menace", relève l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui assure aussi que son épouse "confond tout" et "fait des amalgames".

Les avocats d'Hélène de Yougoslavie, Mes William Bourdon et Léa Forestier, ont indiqué qu'ils saisiraient la justice si leur cliente faisait à nouveau l'objet de menaces ou de pressions.
www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/24/brice-hortefeux-menace-par-une-enquete-preliminaire_1577215_823448.html

«Si Sarko passe pas en 2012, ils sont morts»
Quelques mois avant son interpellation et sa mise en examen, Thierry Gaubert avait été placé sous écoute par la justice. D'après le Monde.fr, les enquêteurs ont relevé le 19 juillet, une bien étrange conversation entre la fille de Thierry Gaubert, Nastasia, et un ami, un certain David. C.
La fille de Gaubert est visiblement en grande détresse. Elle fait part de ses craintes à propos de comptes bancaires aux Bahamas et de sa mère, Hélène de Yougoslavie, celle par qui le scandale des mallettes est arrivé.
Apparemment, Thierry Gaubert semblait déjà craindre que son épouse ne parle trop et «ne craque» devant le juge
www.leparisien.fr/affaire-karachi/en-direct-karachi-le-nom-de-sarkozy-cite-dans-une-ecoute-telephonique-23-09-2011-1621848.php
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 25 Sep - 11:50


Photomontage de SB le Sniper

Karachi : Sarkozy jusqu’au cou

« La « République irréprochable » promise par Nicolas Sarkozy en 2007 « se porte mal » et le président est « directement touché » par les nouvelles révélations sur l’affaire de Karachi mettant en cause un fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux, estime la presse régionale samedi.

« De rebonds en rebondissements, de révélations en allégations, de dénégations en semi-aveux, l’affaire de Karachi poursuit sa course folle », constate Patrice Chabanet dans son éditorial du Journal de la Haute-Marne. » Notons l’usage du verbe constater, tout sauf neutre. Mais poursuivons : »Au train où vont les choses, dire que l’affaire Karachi est en train de semer la panique à l’Elysée va finir par relever de l’euphémisme », assure Jacques Guyon dans les colonnes de La Charente libre. « Chaque jour, chaque heure amène son petit lot de révélations, sa rumeur qui est déjà une certitude, la liste ne cessant de s’allonger des copains et des coquins qui se goinfrent sur le ventre de Marianne. L’atmosphère devient irrespirable », s’exaspère L’Union/L’Ardennais sous la plume d’Hervé Chabaud.
Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l’enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c’est Brice Hortefeux, homme de confiance du chef de l’Etat, qui se retrouve dans la tourmente après la révélation d’une conversation téléphonique avec un protagoniste de l’affaire dans laquelle l’ex-ministre de l’Intérieur s’inquiète de l’enquête du juge. Pour Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre Ouest, il ne fait aucun doute que « lorsque c’est Brice Hortefeux qui se fait rattraper par l’affaire Karachi, c’est le président de la République qui par ricochet est directement touché ».
« C’est un jeu de massacre autour de Nicolas Sarkozy. Un à un, ceux qui l’ont accompagné tout au long de sa carrière, sont en passe de tomber au champ de déshonneur », commente Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées. « La « République irréprochable » que promettait Nicolas Sarkozy se porte mal », juge Patrick Fluckiger dans L’Alsace.
Alors que le parquet de Paris a décidé « d’enquêter sur les fuites qui ont permis à la presse de remonter, par Hortefeux interposé, jusqu’au sommet de l’Etat, où la fébrilité est patente », l’éditorialiste alsacien note amèrement que « cela devient une habitude : ce n’est pas le scandale qui inquiète, c’est sa révélation ». « Désormais, le chantre de la République irréprochable se retrouve disqualifié dans son opération main propre », renchérit Yann Marec dans le Midi libre. » Tout est dit, non ?
[...]
www.plumedepresse.net/karachi-sarkozy-jusquau-cou/
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 25 Sep - 11:59


Gaubert, Desseigne et Takieddine

Les documents Takieddine : les pièces qui accablent les hommes du Président
Par Fabrice Arfi et Karl Laske, Journalistes d'investigation

Depuis plus de deux mois déjà, Mediapart révèle des documents inédits consacrés au conseiller occulte du clan Sarkozy, Ziad Takieddine, mis en examen par le juge Van Ruymbeke et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire.
L'enquête se rapproche désormais des proches du Président après la mise en examen de Thierry Gaubert et Nicolas Bazire hier.

Réagissant à la publication de nos documents, des responsables de la majorité (Brice Hortefeux, Claude Guéant, Jean-François Copé) ont admis des relations amicales avec le marchand d'armes, mais sans jamais expliquer les faveurs, ou la mansuétude de l’État français à son égard.L'Elysée va même jusqu'à dénoncer une "calomnie et une manipulation politicienne". Lecteurs et amis de Mediapart, il est urgent de vous informer sur la réalité de cette enquête dont Mediapart a révélé en exclusivité les principales pièces.

Les principales pièces au dossier :

- Le financier secret qui met en danger le clan Sarkozy (10 juillet 2011)
- Le marchand d'armes de la Sarkozie ne paie pas d'impôts (12 juillet 2011)
- Sarkozy-Takieddine : un secret à 350 millions d'euros (15 juillet 2011)
- Sarkozy-Guéant : le grand soupçon libyen (28 juillet 2011)
- Les documents Takieddine ou la sale vérité du sarkozysme (4 août 2011)
- L'émissaire du clan Sarkozy en Libye rétribué secrètement par Total (18 août 2011)
- Gouvernement Balladur : le dossier de la corruption (6 septembre 2011)
- Livré par le clan Sarkozy, le 4×4 français qui protège Kadhafi (18 septembre 2011)

Arrow www.mediapart.fr/
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 25 Sep - 23:14

Mercredi 8 décembre 2010 :

En octobre 1995, les rapporteurs du Conseil Constitutionnel avaient proposé à Roland Dumas de rejeter les comptes de campagne du candidat Edouard Balladur, qui venait de perdre l'élection présidentielle de 1995.

A la surprise générale, Roland Dumas avait refusé de suivre les rapporteurs du Conseil Constitutionnel.

Roland Dumas était passé outre cette proposition et il avait fait valider les comptes d'Edouard Balladur par le Conseil Constitutionnel.

Lisez cet article :

Election présidentielle de 1995 : les comptes de Balladur truqués ?

C'est sans doute un nouveau rebondissement dans l'affaire Karachi. Selon le site Mediapart, les comptes de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995 auraient été manipulés afin de rester dans le cadre de la loi. La police a saisi en mai dernier des documents dont un précieux rapport du Conseil constitutionnel qui se serait aperçu de cette sous-évaluation. Celui-ci a été placé sous scellé avec d'autres pièces comptables dans le cadre de l'enquête sur un financement de la campagne par corruption.

Selon les rapporteurs du Conseil constitutionnel, les dépenses totales de l'ancien Premier ministre auraient été de 97,2 millions de francs (14,8 M d'euros) et non de 83,8 millions (12,7 M d'euros) comme l'avait indiqué le trésorier du candidat. Une erreur de 13 millions de francs qui aurait dû donner lieu à de lourdes amendes. Car Balladur dépassait ainsi de 7,2 millions de francs (1,09 M d'euros) le plafond et aurait dû les rembourser au Trésor public, selon le code électoral. Par ailleurs, n'étant plus éligible aux aides publiques pour ses dépenses, il aurait aussi dû rembourser beaucoup d'argent.

Les rapporteurs faisaient par ailleurs mention de versements en espèces de 13 millions de FF aux caisses de campagne, non justifiés, car l'explication d'Édouard Balladur parlant de vente de T-shirts et de gadgets était jugée peu crédible, selon des éléments déjà publiés dont Reuters a eu connaissance.

Mediapart évoque des dépenses "oubliées" par le trésorier de Balladur comme celles pour les permanences électorales (4,2MF), les sondages (1,5M), les affiches (2,2M), les réunions publiques (2,4M) ou les factures d'hôtels.

Au vu de tous ces éléments, les rapporteurs ont proposé au Conseil constitutionnel de rejeter les comptes, mais l'institution, sous la présidence du socialiste Roland Dumas, l'a refusé après une réunion à huis clos le 3 octobre 1995, selon la décision finale officielle.

Selon un récit de la réunion publié par plusieurs médias et que Roland Dumas ne conteste pas, il a été retenu qu'un rejet était impossible car les comptes de campagne du candidat élu, Jacques Chirac, présentaient des irrégularités similaires. Il ne pouvait selon Roland Dumas être question de faire annuler sa victoire, et le président a fait adopter ce point de vue.

Le Conseil n'a donc réintégré dans les comptes officiels de la campagne Balladur qu'une partie des dépenses "oubliées", pour rester en dessous de la limite légale des 90 millions.

L'affaire est aux mains du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, qui a demandé une extension de sa saisine visant le marché pakistanais à un autre marché d'armement en Arabie saoudite, qui a aussi donné lieu à versement de commissions.

http://info.france2.fr/politique/les-comptes-de-balladur-truques-66284738.html

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Orwelle



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Jeu 29 Sep - 10:51


Karachi : plainte contre Hortefeux pour subornation de témoin

Les familles des victimes attaquent le proche du chef de l’État. Qui porte plainte à son tour pour diffamation.

Les familles des victimes de l'attentat de Karachi en 2002 ont déposé plainte contre Brice Hortefeux, qui a porté plainte de son côté contre leur avocat Me Olivier Morice.

La plainte des familles des victimes contre l'ex-ministre de l'Intérieur a été déposée lundi pour "entrave au déroulement des investigations", "complicité de subornation de témoins" et "violation du secret de l'enquête", a-t-on indiqué de source judiciaire, confirmant une information du point.fr.

Cette plainte, qui vise aussi des "conseillers" du président de la République, intervient après la révélation d'une conversation téléphonique entre l'ex-ministre de l'Intérieur et un proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, qui a été mis en examen mercredi dans le volet financier de l'affaire Karachi. [...]

La plainte déposée par les familles, que l'AFP a pu consulter, vise aussi "les conseillers du président de la République" après la publication d'un communiqué de l’Élysée indiquant que le nom de Nicolas Sarkozy ne figurait pas dans le dossier, les familles estimant qu'il y a eu "violation du secret de l'enquête et de l'instruction, violation du secret professionnel, recel et complicité".

La plainte vise aussi Thierry Gaubert pour "subornation de témoin".

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire pour "violation du secret professionnel" et "recel" après des révélations sur la conversation téléphonique du 14 septembre, entre MM. Hortefeux et Gaubert, dans laquelle l'ex-ministre de l'Intérieur prévient M. Gaubert que son épouse "balance beaucoup" aux enquêteurs.
www.liberation.fr/politiques/01012362353-karachi-plainte-contre-hortefeux-pour-subornation-de-temoin
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 1 Oct - 15:55

Affaire Karachi : "Nicolas Sarkozy nous a abandonnés et menti".

Sandrine Leclerc, qui vit à Perpignan, est la fille d’une des victimes de l’attentat de Karachi en 2002. Elle réagit aux derniers événements.

Midi Libre : Quelle est votre réaction à la mise en examen de Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, proches du chef de l’État ?

Sandrine Leclerc : Nous n’avons pas été surprises. Cela fait longtemps que nous, les familles des victimes, avons la conviction que l’attentat est lié au financement de la campagne de Balladur. Vu les entraves et les manipulations auxquelles on a eu droit, nous sommes heureuses que la justice puisse avancer. Et on enrage que des hommes aient préféré privilégier des affaires de fric et leurs carrières. On ne s’arrêtera pas tant que les auteurs de l’attentat, les commanditaires et ceux qui leur ont fourni le mobile, ne seront pas traduits au tribunal. On doit bien cela à nos pères...

Midi Libre : Votre avocat a demandé une enquête, suite aux conversations téléphoniques entre Thierry Gaubert et Brice Hortefeux...

Sandrine Leclerc : On observe un troupeau aux abois. Quand un ancien ministre de l’Intérieur a l’imprudence de parler ainsi au téléphone, on se dit vraiment qu’ils sont dans la panique et qu’ils se serrent les coudes pour ne pas couler. Si tous ces gens n’ont rien à se reprocher, qu’ils s’expriment ! Malheureusement, les obstructions auxquelles nous avons fait face nous forcent à croire qu’il y a une volonté d’étouffer l’affaire. Nous sommes face à des gens de pouvoir et d’argent qui sont prêts à tout, même à violer le secret de l’instruction et à entraver la marche de la justice. On ne peut que rendre hommage à la volonté et au travail des juges Trévidic et Van Ruymbeke.

Que demandez-vous aujourd’hui ?

On demande que Brice Hortefeux et Renaud Donnedieu de Vabres soient entendus par le juge. Et nous estimons que Nicolas Sarkozy devrait s’exprimer de lui-même sur ce dossier, puisque son immunité l’empêche d’être entendu comme témoin. Il doit bien cela aux citoyens français. Car au-delà des 11 morts, l’affaire Karachi les concerne tous. Si la piste qui se dessine est exacte, c’est le citoyen français qui a mis la main à la poche pour financer des buts partisans.

Vous reprochez à Nicolas Sarkozy de vous avoir abandonnés…

Et surtout il nous a menti. Lors de notre unique rendez-vous avec lui, à notre demande en avril 2008, il s’était engagé à trois choses. D’abord, nous informer de l’avancée de l’enquête. Promesse non tenue ! Ensuite nous recevoir chaque année pour faire le point. Quand on l’a sollicité dans ce sens, suite aux nouveaux éléments, il a refusé en évoquant la séparation des pouvoirs. Enfin, il nous avait promis son soutien total pour connaître la vérité. On ne veut pas de la compassion, on veut du soutien. On veut la levée totale du secret défense.

Le communiqué émis par l’Élysée indique que le nom du chef de l’État n’apparaît pas dans le dossier…

Comment connaît-il le dossier ? Il y a là une violation manifeste du secret de l’instruction. En outre, c’est complètement faux. Nicolas Sarkozy est cité au moins deux fois en tant que ministre du Budget pour avoir validé la création de la société offshore Heine en vue de régler des commissions à des intermédiaires dans le cadre de ventes d’armes. Pourquoi monter une société offshore alors que les commissions étaient légales ? Par ailleurs, le dossier fait état de lettres de chantage adressées à Nicolas Sarkozy par un certain M. Boivin, patron de Heine, qui demandait de l’argent pour son silence.

La vérité éclatera-t-elle un jour ?

Oui, on a de l’espoir, même si on reste prudents. Mais aujourd’hui, on a moins peur que cette affaire soit classée ou qu’un des juges soit dessaisi du dossier. Mme Gaubert et Mme Takkiedine ne sont pas venues voir le juge les mains vides. Et Renaud Van Ruymbeke n’aurait pas procédé à ces mises en examen sans biscuits. Il y a des éléments et on est en droit d’attendre de nouvelles auditions et de nouvelles mises en examen dans les semaines à venir.

http://www.midilibre.fr/2011/09/27/nicolas-sarkozy-nous-a-abandonnes-et-menti,394409.php
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