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 SARKOZYGATE ?

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BA



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 0:42

Affaire Karachi : Edouard Balladur est directement impliqué.

Abdulrahman El-Assir a été l'un des principaux intermédiaires payés par la France dans le cadre de plusieurs grands contrats d'armement internationaux, dont celui de la vente de sous-marins au Pakistan. Il est suspecté de longue date par les services secrets français de s'être livré à des activités illégales (blanchiment, trafic de drogue et d'armes...), mais aussi d'entretenir des « relations financières » avec l'ancien premier ministre Edouard Balladur, selon des informations recueillies par Mediapart.

Ces éléments sont confortés par des notes de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), un rapport secret d'un ancien agent de la DST, Claude Thévenet, et par le témoignage de l'ancien directeur financier de la Direction des constructions navales (DCN). Ce dernier, Gérard-Philippe Menayas, a confirmé devant la justice la proximité du réseau El-Assir avec l'ancien chef du gouvernement français, et a évoqué le rôle qu'aurait joué Renaud Donnedieu de Vabres.

http://www.mediapart.fr/journal/france/020709/xxxx-ne-pas-prendre
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 0:44



Télézapping
Attentat à Karachi, une affaire d'Etats

www.lemonde.fr/tele-zapping/video/2009/06/19/attentat-a-karachi-une-affaire-d-etats_1209102_811987.html
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BA



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 1:14

Sur leur blog, les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont mis en ligne un article de Mediapart. Voici cet article de Mediapart, publié le jeudi 2 juillet 2009 :

Affaire Karachi : Edouard Balladur est directement impliqué.

Par Fabrice Alfi et Fabrice Lhomme.

Il a été l’un des principaux intermédiaires payés par la France dans le cadre de plusieurs grands contrats d’armement internationaux, dont le contrat avec le Pakistan susceptible d’être à l’origine de l’attentat de Karachi. Abdulrahman El-Assir est suspecté de longue date par les services secrets français de se livrer à des activités illégales (blanchiment, trafic de drogue et d’armes…), mais aussi d’entretenir des « relations financières » avec l’ancien premier ministre Edouard Balladur, selon des informations recueillies par Mediapart.
Ces éléments sont notamment confortés par des notes de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), un rapport secret d’un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, et par le témoignage de l’ancien directeur financier de la Direction des constructions navales (DCN). Ce dernier, Gérard-Philippe Menayas, a confirmé devant la justice la proximité du réseau El-Assir avec l’ancien chef du gouvernement français.
Le libanais Abdulrahman Salaheddine El-Assir, né le 26 avril 1950, se trouve aujourd’hui au cœur de l’instruction du juge antiterroriste Marc Trévidic, en charge de l’enquête sur l’attentat de Karachi qui a tué onze Français employés de la DCN le 8 mai 2002. Selon le magistrat, le mobile de l’attentat, longtemps attribué à la mouvance Al-Qaida, serait lié, en réalité, à un règlement de comptes entre l’Etat pakistanais et la France, sur fond de non-versement de commissions en marge de la vente de trois sous-marins Agosta en 1994.
Le juge considère désormais cette piste « cruellement logique », comme il l’a confié le 18 juin dernier aux familles des victimes réunies à Cherbourg.
La vente des sous-marins de la DCN au Pakistan avait été conclue en septembre 1994 par le gouvernement d’Edouard Balladur pour un montant de 850 millions d’euros. Abdulrahman El-Assir fut, avec un autre homme d’affaires libanais Ziad Takieddine, l’un des intermédiaires chargés par l’Etat français de mener à bien le contrat avec les autorités pakistanaises de l’époque, dont ils étaient très proches.
MM.Takieddine et El-Assir avaient également été missionnés par la France, à la même période, pour conclure un contrat de vente de deux frégates de la DCN avec l’Arabie saoudite. L’opération, estimée à 2,9 milliards d’euros, avait été baptisée Sawari II.
Dans les deux cas, les commissions qui devaient être versées aux intermédiaires (120 millions d’euros au total) ont été suspendues, dans les années 1995-1996, par le nouveau président de la République française, Jacques Chirac. Ce dernier aurait été persuadé qu’une partie des fonds versés par l’Etat français avaient été destinés à financer en retour Edouard Balladur, son rival dans la course présidentielle, via les fameuses “rétro-commissions”. Le directeur de campagne d’Edouard Balladur était alors son ministre du budget de 1993 à 1995 : Nicolas Sarkozy.
Abdulrahman El-Assir attire l’attention de la Direction générale des services extérieurs (DGSE, les services secrets) depuis plusieurs années, selon des informations recueillies ces dernières semaines par Mediapart, mais aussi d’après un ancien agent secret travaillant pour la DCN au moment de l’attentat de Karachi.
Cet homme, Claude Thévenet, ex-policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), fut chargé par la DCN de mener une mission de renseignements baptisée “Nautilus” et vouée à mettre au jour les mobiles cachés de l’attentat de Karachi, comme il l’a déjà raconté à Mediapart. Selon lui, M. El-Assir « était en relations avec des réseaux criminels » et « les services de sécurité français le savaient depuis le courant de l’année 1991 », comme il l’a écrit dans un rapport du 7 novembre 2002 adressé à la direction de la DCN dont Mediapart a pu prendre connaissance.
Pour appuyer ses dires, l’ex-espion, dont les révélations sont aujourd’hui prises très au sérieux par la justice, malgré sa mise en cause dans un dossier financier, évoque dans sa note de novembre 2002 « une fiche de personnalité émanant de la DGSE datée du 21 octobre 1996 [qui présente] l’essentiel des activités » de M. El-Assir. « Outre les éléments d’identité et de biographie (noter l’existence d’un passeport marocain, libanais, et surtout d’un passeport diplomatique somalien), cette source [la fiche de la DGSE] mentionne diverses interventions de l’intéressé pour le compte de Dassault (l’industriel historiquement le mieux placé au Pakistan, au moment des négociations pour l’Agosta 90B) », rapporte Claude Thévenet.
Il poursuit : « Nous relevons qu’en 1987, El-Assir, administrateur d’une société dénommée Commerce extérieur, est suspecté d’abriter des activités criminelles, en particulier des ventes d’armes et de drogue. Il agirait dans ce cadre en relation avec son frère, Mohamed Rabih El-Assir. Nous relevons qu’en 1991, le poste de la CIA de Rabat l’a soupçonné de se livrer à des blanchiments de capitaux. »
Son rapport, qui suit un précédent de septembre 2002 à l’origine du revirement de l’instruction du juge Marc Trévidic, évoque également « une fiche de la DGSE portant le chiffre 1 en sous impression et rédigée à la même période (ce marquage signifie que la fiche était seulement destinée au directeur général du service). Celle-ci porte sur les relations financières développées entre El-Assir et Balladur », précise M. Thévenet, qui ajoute : « Il ne nous a pas été possible de prendre connaissance du contenu complet de ce document. » Peut-être le juge Trévidic le pourra-t-il s’il obtient la déclassification de ces notes pour les besoins de son instruction?
Car l’existence d’une telle documentation des services secrets français sur les activités d’Abdulrahman El-Assir et de ses liens étroits avec l’ancien premier ministre français Edouard Balladur ont été confirmés à Mediapart par plusieurs sources, dont un ancien membre de la DGSE.
A en croire le rapport de Claude Thévenet de novembre 2002, un homme d’affaires pakistanais, Amir Lodhi, a par ailleurs été identifié comme étant le « coordinateur des opérations de rétro-commissions entre la France et le Pakistan ». Amir Lodhi travaillait notamment avec l’amiral pakistanais Mansurul Haq, condamné pour corruption dans le cadre de la vente des sous-marins Agosta par la France…

« Le schéma sommaire de distribution qui a prévalu semblait le suivant: Amir Lodhi était responsable des rémunérations occultes des décideurs politiques, tandis que l’amiral Mansurul Haq prenait en charge les versements pour l’armée et les services de soutien aux guérillas islamistes de l’ISI (les services secrets pakistanais) », poursuit l’enquêteur.
Toujours selon Claude Thévenet, « les distributions opérées par Amir Lodhi s’effectuaient selon un ordre établi par Asif Ali Zardari », mari de Benazir Bhutto, premier ministre du Pakistan à l’époque de la vente des sous-marins de la DCN. M. Zardari est aujourd’hui président du Pakistan. C’est aussi un intime d’Abdulrahman El-Assir.
Un ancien haut dirigeant de la DCN, le directeur financier Gérard-Philippe Menayas, a pour sa part confirmé, le 14 mai dernier, dans le bureau du juge Trévidic, l’étroitesse des liens unissant ce même El-Assir et le gouvernement Balladur : « Il est parfaitement exact que Ziad Takieddine a été imposé à la DCNI [société de commercialisation de la DCN, ndlr] par le pouvoir politique ainsi qu’Abdulrahman El-Assir. Quand je parle de pouvoir politique, c’est le ministre de la défense [François Léotard] ou son cabinet. Je sais que El-Assir et Ziad voulaient intervenir dans les contrats saoudiens mais, en 1996, ils ont été écartés par le nouveau gouvernement, étant donné leur proximité avec l’ancien. »
Gérard-Philippe Menayas a évoqué par ailleurs dans le cabinet du magistrat le rôle qu’aurait joué l’ancien ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, qui était entre 1993 et 1995 chargé de mission auprès de François Léotard au ministère de la Défense. « C’est Donnedieu de Vabres qui a présenté El-Assir à Emmanuel Aris et Dominique Castellan » (deux dirigeants de DCN), a indiqué M. Menayas sur procès-verbal. Il a présenté M. Aris comme « responsable de la gestion des agents d’influence » (à la DCN), celui qui « négociait avec les agents, préparait les contrats ».
C’est ce qu’avançait Claude Thévenet dans un rapport du 11 septembre 2002, rédigé dans le cadre de sa mission “Nautilus” : « En France, le réseau El-Assir a eu pour principale fonction d’assurer le financement de la campagne d’Edouard Balladur (c’est Renaud Donnedieu de Vabres qui a présenté Abdul Raham El-Assir à Emmanuel Aris) », écrivait ainsi M. Thévenet.
Fruit d’un travail de renseignement aux sources multiples (contacts diplomatiques au Pakistan, enquêteurs des Nations unies, agents des services secrets britanniques et français, membres du Foreign Office…), “Nautilus” arrivait in fine à la conclusion que « l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée [pakistanaise] et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes de l’ISI ».
Selon son auteur, « les personnalités militaires ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action poursuivaient un but financier [...] Il s’agissait d’obtenir le versement de commissions non honorées ».
Une piste jusqu’alors ignorée par la justice, qui en avait pourtant été informée dès le début, comme l’a révélé Libération le 25 juin.
Sollicités par Mediapart jeudi matin, ni M. Balladur ni M. Donnedieu de Vabres n’ont pu être joints.

http://www.verite-attentat-karachi.org/?p=162
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 2:15


Karachi, une fille de victime critique Sarkozy

Magali Drouet, victime de deuxième zone

Dans n'importe quel pays, le visage de Magali Drouet vous serait familier. Vous auriez suivi dans les journaux télévisés, au jour le jour, son combat pour connaître la vérité sur la mort de son père, Claude Drouet, chef d'équipe, mort en 2002 dans l'attentat de Karachi. Mais nous sommes en France, et depuis 2002, les médias, pourtant si friands de victimes de toutes sortes, se sont soigneusement tenus à l'écart de ces hommes et de ces femmes-là. Comme si les victimes de Karachi n'étaient que des victimes de deuxième zone.

Pourtant, je crois vraiment que le témoignage de Magali Drouet vous intéressera.


Capture d'écran par gaullisme.biz

Ecoutez-la ici raconter comment les conseillers de l'Eysée sont devenus "blancs", quand elle leur a annoncé que les familles des victimes de Karachi avaient décidé de changer d'avocat.
cyclops www.dailymotion.com/video/x9qebv_attentat-karachi-les-familles-des-v_news

Et puis, écoutez-la aussi réagir à l'indécente plaisanterie de Nicolas Sarkozy, interrogé la semaine dernière, lors d'une conférence de presse, sur les rebondissements de l'enquête.
cyclops www.dailymotion.com/video/x9q1hr_karachi-une-fille-de-victime-critiq_news

Il est rare, n'est-ce pas, qu'un témoin s'exprime ainsi à la télévision.
Pas étonnant : quand elle est interrogée par TF1, ses passages les plus percutants sont coupés au montage.
Et elle nous le raconte ici.
cyclops www.dailymotion.com/video/x9qekp_attentat-karachi-tf1-ne-critiquera_news

Retrouvez toute l'émission Ligne j@une, avec Magali Drouet, animée par Guy Birenbaum. Par ailleurs dans l'émission, deux autres invités, Fabrice Arfi (Mediapart) et Nicolas Beau (Bakchich.info) confrontent de manière vigoureuse leurs analyses, divergentes, de l'attentat de Karachi.

Daniel Schneidermann
le 30/06/2009
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2102
www.arretsurimages.net/forum/read.php?4,100275,100423
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 6:32


Edouard Balladur avec l'ancienne première ministre du Pakistan Benazir Bhutto et son mari en 1994 (AFP/GERARD FOUET)

Attentat de Karachi : le rôle d'Edouard Balladur en question

[...] Mediapart appuie sa révélation sur le témoignage d'un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, qui avait été chargé par la DCN de mener une enquête sur les attentats de Karachi. C'est notamment sur la foi de son témoignage que la piste islamiste a été petit à petit abandonnée. Aujourd'hui, il dit avoir eu partiellement accès à une fiche de la DGSE portant sur les relations financières entre Abdul Rahman El-Assir et Edouard Balladur.

Mais le site Bakchich.info remet en cause la qualité du témoignage de Claude Thévenet, rappelant qu'il a été mis en examen dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption au sein de la DCN. Le site estime que l'arrêt du versement des commissions ne constitue pas un mobile suffisant pour l'attentat puisque, selon ses sources, "88 % des commissions avaient déjà été réglées" lorsque Jacques Chirac en a suspendu le paiement.

Selon Mediapart, ces liens auraient aussi été confirmés devant le juge d'instruction par l'ancien directeur financier de la DCN, Gérard-Philippe Menayas. Car selon lui, c'est le pouvoir politique qui, en 1994, a imposé à la DCN les deux intermédiaires qui devaient négocier auprès du Pakistan les contrats de vente de sous-marins, Abdul Rahman El-Assir et Ziad Takieddine. Selon le rapport Nautilus écrit par Claude Thévenet et cité par Médiapart, "en France, le réseau El-Assir a eu pour principale fonction d'assurer le financement de la campagne d'Edouard Balladur".

www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/02/attentat-de-karachi-le-role-d-edouard-balladur-en-question_1214580_3216.html
www.bakchich.info/When-Chirac-and-Balladur-fight,04515.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_du_8_mai_2002_%C3%A0_Karachi
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 6:40


Ziad Takieddine

Quand Chirac et Balladur se disputaient les caisses noires (IVè partie)

Côté intermédiaires, ça valse sec. DCNI, la filiale commerciale de la Direction des constructions navales, chargée de commercialiser les bateaux et de régler quelques jolies commissions, mandate une société de sécurité privée pour secouer Ziad Takieddine, l’intermédiaire fort en cour chez les balladuriens. Ce dernier avait signé en juillet 1994 un contrat de consultant avec DCNI, via sa petite structure panaméenne, Mercor Finance.

Il faut l’empêcher de toucher le reste de la commission sur les sous-marins pakistanais. Control Risk Management, alors dirigée par Frédéric Bauer, facturera 120 600 francs, soit 18400 euros. L’objectif est d’exiger - gentiment, bien sûr - que Takieddine accepte de signer immédiatement un avenant, l’engageant à renoncer à partir de la fin août 1996 à son contrat de consultant. On le vire, mais il aura finalement perçu 88% des sommes dues, ce qui fait quand même un joli pactole…

Un autre homme d’affaires mêlé aux négociations, Omar Zaidan, un personnage haut en couleur qui fut longtemps installé dans des bureaux au-dessus du Fouquet’s, sur les Champs-Elysées, est lui aussi écarté. Pas pour avoir fréquenté le général Jacques Mitterrand, le frère de l’autre, dont il était proche, mais plutôt l’équipe liée à François Léotard.

De même pour l’associé de Takieddine, Ali Bin Mussalam. Son contrat, déposé dans le coffre d’une banque suisse, le liant à la Sofresa pour la vente des frégates à Riad, est déchiré, « en dépit des nombreux coups de fil de pression, d’amis haut placés, pour essayer d’arranger les choses », a raconté Mazens dans un livre. Le solde de la commission que Bin Mussalam n’a pas touché va être réorienté. On parle de proches du Premier ministre Rafic Hariri, grand copain de Chirac…

Ça se passe comme ça en Chiraquie.
www.bakchich.info/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=4283

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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 6:56

Karachi : Un ancien flic accuse

Un ancien policier, Frédéric Bauer, affirme dans Mediapart vendredi avoir été mandaté en 1996 par l'Etat français pour signifier à des intermédiaires étrangers que la France ne paierait pas les commissions prévues en marge d'un contrat de livraisons de sous-marins au Pakistan. Or, selon une enquête judiciaire, ce retrait français serait le mobile de l'attentat de Karachi en mai 2002.
www.lejdd.fr/cmc/international/200926/karachi-un-ancien-flic-accuse_223153.html



Frédéric BAUER : Sécurité sans frontières (2002)

"Sécurité sans frontières" est d'une part le souci permanent du Quai d'Orsay, mais également la réalisation d'un groupe connu sur le plan international, le groupe "Rothschild", par sa filiale "Mobility Benefits".
Monsieur BAUER nous informe que la présence des Français à l'étranger est quelque chose de considérable...

Institut Européen des Sciences Avancées de la Sécurité (ESAS)
Maison de l'Europe de Paris
35, rue des Francs Bourgeois
75004 Paris

ww.esas-institute.com/newfr/index.php?2006/06/12/73-alban-dirler-et-frederic-bauer-securite-sans-frontieres

L’agent d’influence chiraquien Frédéric Bauer a tiré sa révérence

Au plus fort de la guerre des intermédiaires, sur fond de contrats saoudiens et libyens entre 2004 et 2006, Bauer cherche à faire plier Ziad Takkiedine, réputé proche des balladuriens, donc de Sarkozy… pour faire place nette aux intermédiaires chiraquiens, dont Alexandre Djouhri.

Une sorte de ritournelle. Déjà l’ami Ziad et l’agent Bauer avaient eu maille à partir. C’était en 1996, Balladur disparaissait lentement des écrans politiques, Sarkozy entrait dans le désert, et il fallait bien récupérer les commissions versées sous leurs règnes. Et pour ce boulot, Chirac a un homme de confiance, Bauer évidemment !
www.bakchich.info/L-agent-d-influence-chiraquien,04298.html?var_recherche=squelettes%2Farticle4283
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 7:09



Brice Hortefeux, Jean-François Copé, François Léotard, Edouard Balladur, Sarkozy...
Le Nautilus est un grand bateau

Le nom de l'ex-ministre de l’immigration, Brice Hortefeux, apparaît formellement à au moins une reprise dans le dossier. A la fin de l’été 2005, l’ancien agent de la DST, Claude Thevenet, qui travaillait en sous-main pour la DCN, écrit au ministre délégué pour lui réclamer un coup de main dans le cadre d’un contrôle fiscal.

Claude Thevenet écrit notamment : «S’il est vrai que des fonds ont transité vers des sociétés au Luxembourg et en Belgique [...] ceux-ci ont servi pour l’essentiel à la rétribution de sources et au paiement de documents confidentiels à la défense des intérêts de nos clients.»

Interrogé par les policiers, M.Thevenet, mis en examen en juin dernier pour «corruption active», «recel de violation du secret professionnel» et «recel d’abus de biens sociaux», a confirmé être le rédacteur de cette note, remontant selon lui à «fin août, début septembre 2005». Et de préciser : «Ce document très confidentiel n’a été communiqué qu’à M. Hortefeux, puis à M. Copé [alors ministre du budget] par ce dernier.»

Reste à savoir à quel titre Brice Hortefeux, qui était depuis le 2 juin 2005 ministre délégué aux collectivités territoriales auprès du ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, dans le gouvernement de Dominique de Villepin, a été destinataire de la note de Claude Thévenet. Questionné par Mediapart, Claude Thevenet n’a pas souhaité indiquer si sa demande avait été suivie d’effet.

www.verite-attentat-karachi.org/?p=120
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 3 Juil - 13:26

Le 8 mai 2002, un attentat-suicide contre un bus tue quatorze personnes, dont onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN), à Karachi au Pakistan.

Le juge Jean-Louis Bruguière privilégie très rapidement la thèse d'un attentat d'Al Qaida.

Mais, récemment, une nouvelle piste surgit. Celle d'un affrontement politique franco-français, entre chiraquiens et balladuriens, sur fond de commissions et de rétro-commissions.

En effet, à la mi-octobre 2008, le parquet a transmis au juge Marc Trevidic, désormais chargé du dossier de Karachi, un document saisi par la police dans le bureau d’un dirigeant de la DCN, Gérard Menayas.

Selon cette note, l’attentat de Karachi trouverait son origine dans une affaire de commissions impayées sur le marché des sous-marins, sur fond de règlements de comptes entre partisans de Jacques Chirac et d’Edouard Balladur, au lendemain de l’élection présidentielle de 1995...
Une hypothèse qu'évoquait, dès 2002, un rapport - Nautilus -, resté secret et, surtout, ignoré par la Justice...

Pour débatttre de cette affaire sensible, j'ai reçu, sur le plateau de Ligne J@une, Fabrice Arfi qui suit le dossier pour Mediapart, Nicolas Beau, rédacteur en chef de Bakchich, et Magali Drouet, fille d'une victime de l'attentat et porte-parole du collectif des familles des victimes.

Une émission produite par Daniel Schneidermann pour @si...

Guy Birenbaum.

L’émission sur l’attentat de Karachi dure 77 minutes. Elle est visible en intégralité à cette adresse :

www.lepost.fr/article/2009/07/02/1604562_attentat-de-karachi-nous-a-t-on-cache-une-affaire-d-etat.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 4 Juil - 16:20

Attentat de Karachi : les juges demandent la levée du secret défense à Hervé Morin.

Les juges antiterroristes chargés de l'enquête sur la mort de salariés de la DCN à Karachi en 2002 ont demandé au ministre de la Défense Hervé Morin de lever le secret-défense sur des documents relatifs à cet attentat, a-t-on appris samedi de source proche du dossier, confirmant une information du Point.

www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=e68f3c8e7e65bc076925ecf0ce26129e

Rappel : Hervé Morin faisait partie du clan Balladur-Sarkozy de 1993 à 1995. Hervé Morin était le conseiller du ministre de la Défense François Léotard.

Sarkozy a nommé Hervé Morin ministre de la Défense en 2007. Sarkozy a reconduit Hervé Morin comme ministre de la Défense en juin 2009 : le clan Balladur tient le couvercle de la cocotte-minute parfaitement verrouillé.
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MessageSujet: NOVLANGUE   Lun 6 Juil - 0:16



La disparition du juge d'instruction est "une sorte d'évolution naturelle"

C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie sur Europe-1, rappelant qu'une "réflexion" en ce sens était actuellement menée.

"Il y a une réflexion aujourd'hui" à travers le rapport Léger sur la réforme de la justice pénale, menée "dans le sens d'une clarification du rôle de ceux qui sont chargés des poursuites et du rôle de ceux qui sont chargés des protections, en quelque sorte, des libertés et du jugement", a ajouté Mme Alliot-Marie, qui a exclu toute collusion entre le pouvoir exécutif et le parquet en cas de réforme de l'instruction.
"Enterrer des affaires, je ne vois pas pourquoi et je ne vois pas surtout comment" clown
http://fr.news.yahoo.com/3/20090705/tfr-justice-instruction-alliot-marie-342d366.html

Et le "juge de l'instruction" serait apparu par génération spontanée à sarkoko ? alien
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Olive



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 6 Juil - 22:37

Sarkozygate ou Karachite à garder précieusement, car le roi va essayer de faire disparaître les preuves.
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 7 Juil - 0:11


Expert en terrorisme © G.

Affaire Karachi : «Je suis pris dans une affaire d’Etat», nous déclare Claude Thévenet

Par Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme

En exclusivité pour Mediapart, l’un des hommes-clés de «l’affaire de Karachi» s’exprime pour la première fois. Ancien agent de la DST, Claude Thévenet est l’auteur des fameux rapports «Nautilus» révélant que l’attentat de mai 2002 contre des employés de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi, qui coûta la vie à onze Français, pourrait avoir eu pour cause le blocage de commissions, sur fond de guerre Chirac/Balladur.

Quel a été votre parcours au sein des services de renseignements français ?

Mon premier contact avec ce monde date de mon service national, comme officier de renseignement de l’Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen. Je souhaitais intégrer l’armée de l’air comme pilote. A la suite d’un accident, j’ai été jugé inapte “chasse” et j’ai opté pour une carrière à la Direction de la surveillance du territoire, où un ancien camarade de faculté m’avait dit pouvoir me coopter. Après l’Ecole de police, en 1976, j’ai été affecté à une division de la DST chargée de lutter contre l’ingérence et le terrorisme.

Pourquoi avez-vous quitté la DST en 1991 ?

Pour des raisons personnelles. Je pensais avoir fait le tour de cette institution, certes estimable, et qui m’a beaucoup appris et apporté. Mais c’est un petit monde, un microcosme, qui a tendance à vivre de façon autistique. De plus, à l’époque, on ressentait une nette politisation de nos activités. Un ami, ancien numéro 2 du SDECE [Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, ancêtre de la DGSE], m’a offert de travailler pour un grand groupe et m’a encouragé à créer mon cabinet d’intelligence économique.

Comment en êtes-vous venu à travailler pour le compte de la Direction des constructions navales (DCN) sur l’attentat de Karachi, commis le 8 mai 2002 ?

Je travaillais déjà pour la DCNI, filiale commerciale de la DCN, depuis 1994/95. Mon contact régulier au sein de la DCNI, le directeur administratif et financier, m’a demandé, peu après l’attentat, s’il était possible de vérifier où en était l’enquête au Pakistan. Il souhaitait juste un aperçu, pas quelque chose de fouillé. Ce qui explique que je ne me sois pas rendu dans ce pays, que je connais bien par ailleurs.

Pourquoi la DCN vous a-t-elle confié des investigations «parallèles» alors que des services officiels comme la DST, la DGSE, mais aussi les justices française et pakistanaise, enquêtaient déjà sur l’attentat ?

Avec mon commanditaire, les choses n’étaient jamais très claires, mais j’ai cru comprendre que sa hiérarchie avait des doutes quant aux informations qu’elle recevait des services officiels. Elle craignait que, pour des raisons que j’ignore, elles ne soient déformées ou tronquées. A la réflexion, aujourd’hui, je me demande si mon interlocuteur, ou sa hiérarchie, n’était pas conscient des véritables causes du drame.

Combien de temps a duré votre enquête et quelle a été votre rémunération ?

De mémoire, elle a dû s’étaler de la mi-mai 2002 jusqu’au mois de septembre ou octobre, mais pas de façon continue. Concernant ma rémunération, je ne m’en souviens plus.

Etiez-vous habilité «secret défense» lorsque vous travailliez pour la DCN ?

J’étais habilité au «secret défense» ainsi que mon cabinet, TPM International, par le haut fonctionnaire de défense du ministère de la recherche, dans le cadre de mes activités pour le Centre national d’études spatiales (CNES). Je n’avais pas d’habilitation spécifique pour la DCNI, mais c’était rassurant pour elle de savoir que j’avais tous les «sacrements».

Etes-vous allé au Pakistan pour mener à bien votre mission baptisée «Nautilus», et si oui, combien de temps, et quelles ont été vos sources ?

Non, je ne m’y suis pas rendu. Comme je l’ai dit, cela n’a pas été nécessaire. Par contre, j’ai eu, grâce à des amis journalistes libanais, des connexions au Pakistan, que je n’ai d’ailleurs pas toutes utilisées.

Avez-vous enquêté pour «Nautilus» comme vous l’auriez fait pour la DST – où vous avez travaillé de 1976 à 1991 –, ou était-ce différent ?

C’est difficile de comparer. Dans mon ancien service, tout était morcelé. Nous travaillions généralement sur une partie seulement d’un dossier. Mais, globalement, les techniques d’investigation, le modus operandi, sont les mêmes.

Quelles ont été vos sources, à l’origine de vos différents rapports «Nautilus» ?

Sur Nautilus, il a fallu d’abord trouver une (ou plusieurs) source(s) capable(s) de répondre à ces deux questions : qui est derrière l’attentat, que savent les autorités pakistanaises ? J’ai approché un ami, ancien officier du SAS (Special Air Service, unité antiterroriste britannique) qui avait fait ses classes avec le président pakistanais (de 1999 à 2008) Pervez Musharraf. Mais nous ne nous sommes pas entendus sur le règlement de ses prestations, notamment parce qu’il souhaitait se rendre à Karachi et à Islamabad et qu’il avait de grosses prétentions budgétaires. Je me suis rabattu sur un ex-agent du MI6 [l'équivalent anglais de la DGSE] que m’avait présenté, bien longtemps avant, un ancien du cabinet d’investigation anglo-saxon Kroll.

Que s’est-il passé alors ?

Je l’ai rencontré une première fois à Paris, fin mai ou début juin 2002, dans les salons d’un hôtel, pour lui soumettre ma problématique et lui remettre une avance. Je l’ai revu peu après, en Belgique cette fois, pour qu’il me remette ses premières conclusions. Ce sont celles qui figurent dans le premier rapport «Nautilus», de septembre 2002. J’ai été troublé, et c’est là que j’ai contacté un journaliste pakistanais, que je savais proche de l’ISI [les services secrets pakistanais], qui m’a confirmé que la piste d’un règlement de comptes anti-français, non imputable à la mouvance islamiste, était la piste la plus vraisemblable. Requestionné, l’ex-agent britannique du MI6 m’a affirmé qu’un membre du service de sécurité de l’ONU, qu’il avait rencontré, lui avait tenu les mêmes propos. Restait à savoir le pourquoi de cette attaque contre les intérêts français.

D’après nos informations, vous avez indiqué au juge Marc Trévidic qu’un journaliste français, Guillaume Dasquié, avait aussi fait partie de vos sources. Pourquoi un ancien agent de la DST comme vous a-t-il eu recours aux services d’un journaliste ?

D’abord, c’est un ami. Ensuite, c’est un excellent connaisseur de la mouvance terroriste, notamment d’Al-Qaida et de ses circuits de financement. Depuis mon départ de la DST, en 1991, je n’avais plus eu à m’occuper de ce genre d’enquête touchant au terrorisme : c’était plus la déstabilisation de groupes ou de produits à l’étranger, la concurrence déloyale ou les problèmes propres à la DCNI – dossiers pour lesquels je suis mis en examen. L’univers du terrorisme, Guillaume Dasquié semblait baigner dedans et y être à l’aise. C’est tout naturellement que je lui ai parlé du dossier. Il a pris connaissance de mes notes et nous avons beaucoup échangé à leur sujet.

Concernant Guillaume Dasquié, à quelle période exactement avez-vous eu recours à ses services ?

Je le connais depuis 1994 ou 1995. Nous avons souvent collaboré. Nous avons même été, lui et moi, récupérer, bénévolement, une jeune fille tombée dans un réseau de prostitution à Amsterdam. En ce qui concerne «Nautilus», j’ai dû le solliciter dès que j’ai eu les conclusions de l’ex-agent du MI6. Je serais incapable de donner une date exacte.

A-t-il été rémunéré pour ce travail ?

Non. Guillaume et moi avons eu une relation commerciale, via ma société TPM International, en 2003/2004, essentiellement pour des études à caractère financier. A cette époque, je vous rappelle que Guillaume n’était plus journaliste. Il était notamment directeur de recherche sur le terrorisme à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Est-il l’inspirateur principal des rapports «Nautilus» ?

Non, pas du tout. A partir de l’hypothèse de base (ce n’est pas Al-Qaida), il fallait chercher qui et pourquoi. C’est là que nous avons commencé à collaborer et à chercher des pistes.

Hormis celui de Guillaume Dasquié, avez-vous livré le nom d’autres sources à la justice ?

M’attendant au battage médiatique qui allait suivre ma déposition devant le juge antiterroriste, je n’ai pas souhaité citer de nom sur procès-verbal.

En quoi les hypothèses que vous avancez dans «Nautilus» sont-elles crédibles, selon vous ?

Quant à l’attentat lui-même et à ses instigateurs, j’ai toujours été sûr de moi car tout se recoupait avec beaucoup d’autres informations allant dans ce sens, en particulier les prises de position de Randall Bennett [alors responsable du service de sécurité diplomatique de l'ambassade des Etats-Unis à Islamabad], la tentative d’attentat contre la femme d’un diplomate, l’affaire Pearl, etc. Enfin et surtout, ce qui m’a totalement convaincu, c’est le fait que la DGSE ait envoyé au Pakistan une équipe du SA [Service action] pour faire savoir de façon musclée à des responsables militaires pakistanais qu’on ne faisait pas chanter la France… Cette information m’a été rapportée par un ancien du Service action, rencontré fortuitement, et qui m’a fait part de cette mission, réalisée à une date non précisée. Pour ce qui est des circuits financiers, mes sources sont essentiellement des hommes d’affaires libanais et des journalistes du Moyen-Orient ainsi que, pour une petite partie, Guillaume Dasquié.

Pourquoi êtes-vous aussi affirmatif dans les différents rapports «Nautilus» ?

En ce qui concerne l’attentat, ce n’est pas la peine d’y revenir. Mais pour ce qui est des circuits financiers, si j’étais d’accord dans les grandes lignes avec ce que me disaient mes différentes sources, j’étais cependant sceptique sur les détails. J’en ai fait part à M. Trévidic, qui m’a laissé entendre que je ne me trompais probablement pas lorsque j’évoquais la piste des rétro-commissions, et qu’il détenait d’autres éléments allant dans ce sens…

Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la DCN, a indiqué lors de son audition devant le juge antiterroriste Marc Trévidic, à propos d’une note «Nautilus» dans laquelle vous concluiez qu’« après de nombreux contacts, tant en Europe qu’au Pakistan, nous parvenons à la conclusion que l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée et au sein des bureaux de soutien à la guérilla islamiste de l’ISI » : « S’il a écrit cela, il devait être certain de ce qu’il avançait. Il n’était pas du genre à écrire cela s’il avait des doutes. S’il avait des doutes, il aurait dit qu’il avait des doutes. » Est-ce exact ?

Avoir eu pour client pendant dix ans (1994/2004) la DCNI, institution qui n’est pas connue pour son philanthropisme, prouve que ses dirigeants appréciaient mon travail et le jugeaient de qualité. Je n’ai sûrement pas réussi tout ce qui m’a été demandé à 100%, mais j’ai toujours fait mon travail honnêtement, consciencieusement, en n’hésitant pas à faire part de mes doutes quand j’en avais.

Dans l’un de vos rapports, daté du 7 novembre 2002, vous évoquez des notes de la DGSE concernant les activités d’un intermédiaire libanais, Abdulrahman El-Assir, et de ses «relations financières» supposées avec l’ancien premier ministre Edouard Balladur. Vous rappelez-vous dans quelles circonstances vous avez pu consulter ces notes ?

Très sincèrement, je n’en ai aucun souvenir. Mais il ne fait pas de doute que si je l’ai écrit, c’est que je tenais ces informations de sources que je jugeais fiables.

Avez-vous le sentiment que l’affaire de Karachi touche aujourd’hui à la raison d’Etat ?

J’en ai bien peur, hélas. Je suis pris, à mon corps défendant, dans une affaire d’Etat. Et c’est d’autant plus triste que ces notes, qui n’étaient pas destinées à être publiées, font du tort à ma mouvance politique. Ce n’est un secret pour personne que je suis un ancien “jeune RPR”, et aujourd’hui adhérent à l’UMP.

Et en 1995, vous étiez pro-Balladur ou pro-Chirac ?

Si vous voulez le savoir, j’ai voté Chirac…

Personnellement, avez-vous aujourd’hui toujours la conviction que l’attentat de Karachi, loin d’être l’œuvre d’islamistes fanatiques, fut en fait la vengeance de militaires pakistanais furieux que Jacques Chirac ait stoppé le versement de commissions, dont il soupçonnait qu’une partie était destinée à son rival de 1995 Edouard Balladur ?

Vous savez, je ne suis pas un brillant intellectuel capable de pondre des théories sur tout. Je me suis borné à lister un certain nombre de faits et à laisser mon client faire de mes notes ce que bon lui semblait. Ce que je crois, c’est que la vérité est plus complexe qu’on l’imagine. Je ne suis pas en mesure, aujourd’hui, de dire s’il y avait des avenants ou des clauses cachées dans les différents contrats de la DCNI. Laissons la justice faire son travail. Je crois que l’arrivée de M. Trévidic est une très bonne chose pour faire avancer la vérité, quelle qu’elle soit.

Posons la question autrement : la thèse d’un règlement de comptes politico-financier sur fond de guerre Chirac/Balladur que vous présentiez dans vos rapports «Nautilus» voilà sept ans vous semble-t-elle aujourd’hui moins, davantage, ou autant crédible ?

Je vous l’ai dit, je me suis borné à relater ce que j’ai trouvé et j’en assume l’entière responsabilité. Je ne recherche pas le scoop et la lumière, bien au contraire. Aujourd’hui, la tentative de déstabilisation dont je suis l’objet et le fait que M. Trévidic m’ait fait comprendre qu’il avait dans son dossier d’autres éléments allant dans le même sens confortent mon hypothèse de travail de base.

Est-il exact que vous êtes proche d’Yves Bertrand, l’ancien directeur central des renseignements généraux ?

Déjà, quand on connaît la rivalité qui existait entre la DST et les RG, on a dû mal à l’imaginer ! Mais je peux vous affirmer que je ne connais pas personnellement M. Yves Bertrand et que je n’ai jamais eu le moindre contact, sous quelque forme que ce soit, avec lui. Je ne comprends pas l’intérêt de propager une telle rumeur.

Le but paraît clair : laisser croire que vous êtes manipulé par les chiraquiens, dont M. Bertrand était proche, pour nuire à Nicolas Sarkozy, qui était directeur de la campagne d’Edouard Balladur en 1995…

Si c’est le cas, c’est mal me connaître car j’ai toujours refusé de travailler pour des hommes politiques, même si c’était bien payé. J’ai toujours œuvré pour des entreprises franco-françaises ou pour la défense d’intérêts nationaux. Je ne suis manipulé par personne, je trouve cela insultant de laisser entendre le contraire.

Pourquoi sortez-vous du silence aujourd’hui ?

Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais je souhaite mettre fin à une campagne de rumeurs et de calomnies qui me fait beaucoup de mal. Après cette mise au point, je désire retourner là où j’aurais aimé rester : dans l’ombre, et me consacrer définitivement à l’écriture.

6 Juillet 2009
www.verite-attentat-karachi.org/?p=169


Pakistan, l’ex barbouze Claude Thévenet dans le rôle de l’informateur
www.bakchich.info/Pakistan-Thevenet-pris-qui-croyait,08104.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 7 Juil - 7:06



France-Pakistan : Affaires sous marines

Cette obscure affaire, dont un des effets pourrait bien être -c’est au moins un hypothèse sur laquelle travaillent les juges d’instruction-, l’attentat mortel dont furent victimes à Karachi des ouvriers et techniciens français travaillant sur le chantier de construction des sous-marins, en cache une autre, dont voici quelques éléments accessibles sur divers sites Internet pakistanais :

- La marine pakistanaise a lancé récemment une consultation pour acheter trois nouveaux sous-marins

- La France en la personne de la DCNS, entreprise nationalisée qui a construit les trois précédents, s’est portée candidate mais elle s’est trouvée en concurrence avec l’Allemagne qui a été choisie par les militaires pakistanais.

- Le Président pakistanais ZARDIRI, veuf de BENAZIR BHUTTO était Ministre des investissements dans le gouvernement de son épouse au moment de l’affaire des trois premiers sous-marins. Il est couramment surnommé au Pakistan « Monsieur 10% ».

- Le président français actuel était à la même époque Ministre du Budget et donc en capacité de virer des fonds d’Etat à l’étranger et son collègue ZARDIRI était en position de les recevoir

- Le président ZARDIRI a été reçu par l’actuel Président Français au mois de mai 2009 et à l’issue de cette rencontre officielle l’Elysée a publié un communiqué surprenant faisant état, dans des termes vagues, d’une future aide de la France à l’industrie nucléaire pakistanaise


Ces éléments conduisent actuellement des journalistes pakistanais et des militaires de haut rang pakistanais qui s’expriment sur des forums Internet à analyser ainsi la situation :

1 – La France tente par tous moyens de récupérer le contrat des sous-marins et veut pousser ZARDIRI à remettre en cause le choix de la marine pakistanaise en faveur des sous-marins allemands. Les pots de vin et les rétro-commissions font partie de ces moyens et sur ce terrain les deux présidents pourraient s’entendre comme larrons en foire.

2- Pour obtenir les faveurs - et la commande des sous-marins - de son visiteur pakistanais, le chef de l’Etat français a joué sur une corde très sensible : la corde nucléaire. En effet, le face à face nucléaire indo-pakistanais est un souci permanent des dirigeants d’Islamabad et ils sont tous très inquiets du nouvel
accord de coopération nucléaire entre l’Inde et les Etats-Unis initié par G.W. BUSH qui semble faire pencher la balance en faveur de l’adversaire historique. En soulignant qu’une future coopération nucléaire avec le Pakistan ne viendrait finalement que restaurer l’équilibre entre Inde et Pakistan rompu par les Etats-Unis, le chef de l’Etat français mettait donc du baume au cœur des dirigeants pakistanais et jetait une pierre dans le jardin de « l’ami américain », concurrence inter-impérialiste oblige !

3- L’industrie nucléaire pakistanaise, qui s’est développée toute seule malgré l’embargo international, a-t-elle vraiment besoin de l’aide technique et scientifique de la France ? Cette question est débattue par les militaires pakistanais. Elle l’est d’autant plus qu’il est question dans les très laconiques communiqués français publiés après la visite de ZARDIRI à Paris de coopération en matière de « sécurité nucléaire ». La formule les inquiète.


En effet, au moment où la campagne de déstabilisation du régime pakistanais orchestrée par Washington et Tel Aviv fait grand tapage sur le risque de voir les « TALIBANS » s’emparer des armes ou des combustibles nucléaires pakistanais, les militaires pakistanais imaginent volontiers, et ils l’écrivent , des experts français visitant les sites nucléaires pakistanais, vérifiant les mesures de sécurité, testant les consignes et revendant, sitôt rentrés au pays, leurs rapports de visite directement au MOSSAD.

Pourquoi au MOSSAD ? Tout simplement parce que les services de renseignement pakistanais sont compétents et n’ignorent rien des rapports particuliers et très étroits qu’entretient l’actuel chef de l’Etat français avec le gouvernement israélien pas plus qu’ils n’ignorent la volonté d’Israël de faire disparaitre la « bombe nucléaire islamique » comme les stratèges sionistes appellent la bombe pakistanaise, ni les multiples coopérations indo-israéliennes en matière d’armement et de renseignement.

Voici donc une partie de poker international à haut risque dont les éventuelles retombées sous forme de commissions et de rétro-commissions sont des arbrisseaux cachant une forêt épaisse et pleine de dangers.


COMAGUER
www.legrandsoir.info/France-Pakistan-Affaires-sous-marines.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 7 Juil - 7:34



Accord Obama-Medvedev sur les armes et le transit militaire

La première journée d'entretiens de Barack Obama avec son homologue russe Dmitri Medvedev au Kremlin s'est soldée par des accords importants, notamment sur le contrôle des armes nucléaires et le transit par la Russie des forces américaines combattant en Afghanistan.

Lors d'une conférence de presse conjointe, les deux hommes ont exprimé la volonté de dépasser les divergences de vues bilatérales et de s'employer à coopérer au règlement de problèmes mondiaux comme la propagation des armes nucléaires.

L'un et l'autre ont mentionné les points qui les séparent encore - l'opposition de Moscou au projet américain de bouclier antimissile en Europe centrale et la volonté de Washington de voir respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie -, mais ils ont insisté en public sur les points positifs.

Après avoir salué en Medvedev un dirigeant "direct et professionnel" comprenant les intérêts du peuple russe et cherchant à comprendre ceux des Etats-Unis, Barack Obama a ajouté: "Nous avons décidé de remettre à zéro les relations américano-russes de façon à pouvoir coopérer plus efficacement."

Au cours d'une cérémonie de signature, Barak Obama et Dmitri Medvedev, vêtus à l'identique de costumes sombres, de chemises blanches et de cravates rouges, se sont engagés à mettre au point d'ici à la fin de l'année un traité réduisant les ogives nucléaires déployées dans chaque pays à 1.500-1.675 exemplaires, contre plus de 2.200 actuellement.

TRANSIT DE PERSONNELS ET DE MATÉRIELS MILITAIRES

Le nouveau traité est appelé à remplacer l'accord START, qui expire en décembre. Russes et Américains se sont déjà engagés à réduire leurs arsenaux à 1.700 et 2.200 ogives nucléaires en vertu du traité SORT qui court jusqu'en 2012. Mais SORT ne prévoit pas de mesures de vérifications détaillées comme START, contrairement au nouveau traité prévu avant la fin de l'année.

Dmitri Medvedev a qualifié les entretiens de "conversations très utiles, ouvertes et franches", ajoutant qu'elles visaient à établir des relations bilatérales dignes du XXIe siècle.

La Russie autorisera par ailleurs jusqu'à 4.500 vols pour le transit par son territoire de personnels militaires, d'armements et de matériel de guerre américains devant gagner l'Afghanistan. La partie américaine y voit une promesse de participation de Moscou à la guerre contre les taliban.

D'autres accords couvrent la reprise de la coopération militaire russo-américaine, la création d'une nouvelle commission gouvernementale mixte et un échange de prisonniers de guerre, selon des documents diffusés par des responsables.

Avant la venue d'Obama, des responsables russes avaient prévenu que Moscou ne signerait pas de traité sur les armements en fin d'année sans concessions de Washington sur son projet de bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque.

Le chef de la Maison blanche a demandé un réexamen du projet et les deux dirigeants ont minimisé ce différend au Kremlin en déclarant s'être entendus pour continuer à évaluer conjointement les menaces internationales découlant des missiles balistiques.

Notant qu'Obama avait attentivement écouté les objections russes en matière de défense antimissile, Medvedev a évoqué cette question en termes nettement plus modérés que ceux qu'employaient jusqu'ici les dirigeants russes.

RENCONTRE AVEC POUTINE MARDI

[...] Durant la conférence de presse, Barack Obama n'a pas évité une bévue courante chez les visiteurs du Kremlin déroutés par ce pouvoir à deux têtes : il a parlé de son entrevue à venir avec le "président" Vladimir Poutine, mais il s'est vite repris.

Poutine ne se trouvait pas à Moscou lundi. Il visitait une usine de moissonneuses-batteuses dans le sud de la Russie.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov avait accueilli Barack Obama, son épouse Michelle et leurs deux filles à leur descente d'Air Force One à l'aéroport de Moscou-Vnoukovo par un temps plutôt froid et nuageux.

Le convoi du président américain a quitté l'aéroport pour la Tombe du Soldat inconnu, où a eu lieu un dépôt de gerbe. Dans la banlieue de Moscou, quelques curieux agitaient les mains en souriant, mais la plupart des badauds regardaient sans réagir. La Russie n'a pas connu l'"Obamania" observée ailleurs.

Mardi, Barack Obama prêtera aussi l'oreille à l'opposition démocrate en lutte avec le pouvoir, rencontrera l'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et prononcera un discours devant des étudiants russes.

Jeff Mason, Guy Faulconbridge et Amie Ferris-Rotman ;
version française Marc Delteil et Philippe Bas-Rabérin
http://fr.news.yahoo.com/4/20090706/tts-russie-usa-obama-ca02f96.html

Obama soutient un rival potentiel de Poutine

II a qualifié de "bizarres" les nouvelles accusations contre l'ex-patron de la compagnie pétrolière Ioukos et son associé, "des années après l'emprisonnement de ces deux personnes et au moment où elles pourraient être graciées".

L'ex-chef du groupe pétrolier russe Ioukos, déjà condamné en 2005 à huit ans de prison pour escroquerie à grande échelle et évasion fiscale, comparaît de nouveau depuis le 3 mars 2009 devant un tribunal à Moscou pour détournement et revente illégale de pétrole.

Ses partisans estiment que ce procès est motivé par des considérations politiques, visant à éloigner indéfiniment Mikhaïl Khodorkovski, âgé de 46 ans et féroce opposant au Premier ministre Vladimir Poutine, de la scène politique russe.

6 juillet 2009
http://fr.rian.ru/world/20090706/122224725.html
www.liberation.fr/monde/0101578059-une-visite-en-plein-proces-khodorkovski
www.lemonde.fr/europe/article/2009/07/06/obama-et-medvedev-signent-un-accord-sur-le-desarmement-nucleaire_1215954_3214.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 7 Juil - 7:41



Pakistan : Baitullah Mehsud travaillerait pour le Mossad et la CIA

Baitullah Mehsud, militant pashtoun pakistanais désigné par la CIA comme organisateur de l’assassinat de Benazir Bhutto et d’une série d’attentats manqués sur le sol européen, était présenté l'an dernier par Thierry Meyssan comme l' épouvantail public numéro un d’ « al-CIA » servant d’alibi aux frappes aériennes US en territoire pakistanais.

Baitullah Mehsud a récemment revendiqué une série d’attaques meurtrières contre des civils, des centres religieux et les forces de sécurité pakistanaises dans la région du Waziristan, suscitant un fort ressentiment contre les Talibans parmi la population.

Considérant que Baitullah Mehsud et ses hommes « travaillent contre l’Islam », Turkistan Bittani et Qari Zainuddin, qui combattaient à ses côtés, viennent de faire défection. Ces derniers ne mâchent pas leurs mots : ils le qualifient d‘ « agent états-unien » embrigadant de jeunes kamikazes pour le compte de la CIA et du Mossad afin de déstabiliser le seul pays musulman doté de l’arme nucléaire. Ils affirment en outre que les nombreuses frappes US réalisées par des drones ont soigneusement évité de le prendre pour cible.
www.voltairenet.org/article160665.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 8 Juil - 15:09



Le roman d’espionnage qui éclabousse Sarkozy

[...] En 1994, la corruption de fonctionnaires étrangers était légale, et les entreprises d’armement déduisaient les commissions de leurs impôts. [...]

Selon Olivier Morice, avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi, «il y a des comptes en Suisse, c’est très clair», et les commissions destinées au Pakistan sont passées par eux. Des documents publiés par le site Bakchich.info livrent le nom d’un intermédiaire, Ziad Takieddine, et de sa société Mercor, à qui ont été promis 4% du montant du contrat.

Mercor était gérée par un avocat genevois, Hans-Ulrich Ming. «Je suis tout à fait lié par le secret professionnel, explique-t-il au Temps. Il me faudrait l’autorisation du bâtonnier pour aller regarder mes archives. C’est une affaire tellement vieille...» Interrogé par L’Express, Ziad Takieddine affirme n’être «pas intervenu dans cette affaire» et n’avoir perçu «aucune commission».

L’autre intermédiaire présumé, Abdul Rahman Salaheddine Al-Assir, présente un profil fascinant. Résident de Gstaad, marié à la fille d’un ambassadeur d’Espagne, il avait épousé en premières noces la sœur de l’homme d’affaires saoudien Adnan Kashoggi. «Il a fait le même métier, les armes, confie une connaissance, mais alors que Kashoggi a plongé, lui a continué. Il mène un très grand train de vie...» Ainsi, une société d’aviation bernoise, Skywork SA, lui a réclamé 759 500 francs [500 000 €] de factures impayées pour des vols privés. Et l’un de ses chalets de Gstaad a été estimé à plus de 14 millions de francs [9,23 millions d'euros].

Diverses légendes entourent le contrat des sous-marins. L’une d’elles prétend qu’en 1996, les services français ont lancé une opération d’intimidation pour que les intermédiaires renoncent à leurs commissions. Deux balles auraient été tirées dans le miroir d’El-Assir à Gstaad, alors qu’il se rasait. Une histoire jugée peu crédible par un ancien agent français : «Depuis le Rainbow-Warrior [en 1985], c’est pas des choses qu’on fait, surtout pas en Suisse. Et on avait instruction de ne pas bouger sur les dossiers politico-financiers.»

L’affaire risque donc de garder son mystère. Selon l’Office fédéral de la justice, son volet suisse n’a jamais fait l’objet de demandes d’entraide judiciaire de la part de la France ou du Pakistan. Pour Olivier Morice, l’avocat des familles, entendre les responsables politiques de l’époque est le dernier moyen de sortir de l’impasse l’enquête sur l’attentat de Karachi.

Sylvain Besson
02 07 2009
www.letemps.ch/Page/Uuid/5f75acf0-667e-11de-8df7-50c9a452a9c7/Le_roman_despionnage_qui_%C3%A9clabousse_Sarkozy
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 10 Juil - 23:59

Aujourd’hui, vendredi 10 juillet, le journal Libération fait sa une et son dossier sur le scandale de Karachi et sur le scandale de Taïwan.

Ventes d’armes : tout est deal.

Par RENAUD LECADRE

http://www.liberation.fr/societe/0101578931-ventes-d-armes-tout-est-deal

Secret défense, interdit de savoir.

Par FABRICE TASSEL

http://www.liberation.fr/societe/0101578927-secret-defense-interdit-de-savoir
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 11 Juil - 1:59



La vengeance clandestine de la DGSE
La France aurait tué un de ses maîtres chanteurs et en aurait blessé trois autres à titre de représailles.


Au printemps 2002, au moment où les relations avec des militaires pakistanais s’envenimaient sur fonds de commission non perçues, l’Etat français aurait appliqué la loi du talion par l’entremise du Service Action de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), une unité militaire spécialisée dans les opérations clandestines, une information d'abord rapportée par le site d'information Mediapart.

«Rétorsion». Au regard d’éléments figurant dans le dossier d’instruction, une équipe du Service Action aurait été dépêchée au Pakistan au moment de l’attentat de Karachi pour «appliquer des mesures de rétorsion», au motif qu’«on ne fait pas chanter la France». Les juges responsables de l’enquête, Marc Trévidic et Yves Jannier, ont confirmé l’existence de cette hypothèse lors de leur rencontre de jeudi à Cherbourg avec les familles des victimes. Selon des confidences recueillies par Libération, cette expédition punitive aurait consisté à casser les jambes de trois amiraux pakistanais et à liquider un militaire d’un rang inférieur.

L’épisode, méconnu jusqu’à une période récente, a provoqué des discussions entre familles de victimes et magistrats, jeudi à Cherbourg. Un témoin de cet échange a indiqué que les juges semblaient s’interroger encore sur la date de l’opération.

Bombe. Celle-ci aurait pu avoir lieu entre les mois de mars et d’avril, après que l’ambassade de France à Islamabad a reçu un avertissement sous la forme d’une bombe désamorcée, pour stopper ledit chantage - mais en vain. Ou bien après l’attentat du 8 mai 2002, pour punir les responsables.Outre que la vengeance ne saurait se substituer à la justice, l’affaire montre aux magistrats qu’au sein de l’appareil sécuritaire français des décideurs connaissaient les maîtres chanteurs.

GUILLAUME DASQUIE
www.liberation.fr/societe/0101575137-la-vengeance-clandestine-de-la-dgse
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 12 Juil - 23:42

Le ministère de la Défense a bien reçu les demandes de levée du secret-défense des juges chargés de l'attentat de Karachi. Le cabinet d'Hervé Morin s'est engagé à répondre dès septembre. La procédure agace les militaires car ils ont le sentiment de jouer les boucs-émissaires de l'hyperprésident. Un jeu de dupes où la première victime risque bien d'être la vérité judiciaire. Enquête.

1- Une demande traitée par le cabinet du ministre.

Les juges Marc Trévidic et Yves Janier n'ont pas perdu de temps. Les deux magistrats antiterroristes ont adressé en fin de semaine dernière au ministère de la Défense, une demande de levée du secret-défense sur les documents qui pourraient les aider à y voir clair dans l'attentat qui a fait 14 morts en mai 2002 au Pakistan.

Le délai était trop court pour faire l'objet d'un examen immédiat, la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) se réunissant une dernière fois avant les vacances le 10 juillet. Mais la demande, traitée par le cabinet d'Hervé Morin, va faire l'objet d'un traitement accéléré. Dès septembre, le ministre de la Défense pourra renvoyer aux juges les documents identifiés et déclassifiés, après avis de la CCSDN.

2- Opérations « grand ménage » dans les archives de la République.

Comme à chaque fois qu'une affaire remet au goût du jour l'intérêt des archives, les cabinets ministériels sont saisis d'une frénésie de rangement. D'après nos informations, consigne a été passée dans les administrations concernées de faire un ménage de printemps. En clair, il s'agit d'isoler et de trier les documents relatifs à cette affaire.

Pourquoi ? Essentiellement, parce que les fonctionnaires s'attendent à une cascade de demandes. Or, ces demandes sont souvent très vagues. Exemple :

• Je voudrais avoir accès aux rapports envoyés par M. X, attaché militaire de l'ambassade Y. dans la capitale Z., sur la période 1995-1998.

• Pourriez-vous vérifier qu'il existe bien un compte-rendu signé Toto, qui se rapporte aux faits sur lesquels nous enquêtons ?

• Dans la production du chef de poste de la DGSE, dans la ville A, est-il possible de consulter les rapports qui évoquent monsieur B ou madame C ?

Dans certains cas, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Surtout dans les armoires des services de renseignements, où, pour des raisons de sécurité, les archives sont éparpillées en différents lieux géographiques.

3- Une miraculeuse pochette-prise aux secrets d'Etat ?

Si l'on s'en tient aux déclarations de Nicolas Sarkozy, interrogé dès le 19 juin à Bruxelles, rien de tout cela ne serait crédible. Pas plus les commissions, que les rétrocommissions versées pour financer la campagne présidentielle de 1995 d'un Edouard Balladur en rupture de ban du RPR. D'ailleurs, souligne alors le chef de l'Etat :
« On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus. »

Un journaliste de l'AFP, Philippe Alfroy, a osé la question suivante :
« Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d'une réunion entre les parties civiles dans l'attentat de Karachi et les juges d'instruction, il semblerait que l'origine de l'attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l'Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétrocommissions qui auraient pu alimenter la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Est-ce que, en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ? »

Réponse agacée de l'intéressé. (Voir la vidéo)

Bien sûr, l'ancien ministre du Budget Nicolas Sarkozy oublie (ou fait semblant) de préciser qu'il a donné son aval aux commissions versées à des intermédiaires sur ce marché des sous-marins :
• 6 %, soit 49,5 millions d'euros, pour Ali Asif Zardari, mari de feu Benazir Bhutto, et son réseau, composé d'officiels pakistanais ;
• 4 %, soit 33 millions d'euros, pour le Syrien Abdul Rahman El-Assir, présenté comme l'un des financiers occultes du clan Bhutto, associé au Libanais Ziad Takkieddine.

D'après Le Point, 85 % de ces commissions ont été payées dans les 18 mois suivant la signature du contrat.

Le solde de 15 % n'a jamais été réglé par la DCN, sur insistance du président Chirac, flairant des retours vers les réseaux balladuriens.

Cet aspect du dossier sera-t-il un jour documenté ? Pour l'instant, les juges n'ont adressé aucune demande de levée du secret-défense au ministère de l'Intérieur (la DST a pourtant dû suivre ce dossier de près), ni au ministère du Budget, afin d'avoir accès aux fameux DAS 2 (Déclaration annuelle de salaires) où figurent noir sur blanc les commissions avalisées par Nicolas Sarkozy.

Au ministère des Affaires étrangères, pas plus de demande des juges en vue. Le porte-parole de Bernard Kouchner, Jacques Baudoin, a ce commentaire laconique :
« Le Président a dit que toute la lumière doit être faite sur cette affaire, non ? »

http://www.rue89.com/2009/07/11/attentat-de-karachi-le-secret-defense-leve-en-septembre
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 13 Juil - 22:45

Attentat de Karachi : le site SARKOFRANCE fait le point.

Karachigate : ce que l'on sait, et ce que l'on aimerait savoir.

Finalement, cette affaire occupe ici ou là encore quelques journalistes. Les autorités françaises n'apportent aucune réponse, depuis les dénégations de Nicolas Sarkozy et d'Edouard Balladur il y a bientôt trois semaines. Peut-être faut-il rappeler quelques éléments, nouveaux ou pas.

1. Les ventes d'armes françaises à l'étranger s'accompagnent de versements de commissions occultes.

On soupçonne régulièrement le pouvoir en place au moment de ces juteux contrats de récupérer une fraction significative de ces commissions en retour. Dans l'affaire de l'attentat de Karachi en mai 2002, les enquêteurs ont mis la main, selon Libération, sur un mémo interne de la Direction des Constructions Navales qui portait la mention suivante : « Pour payer campagne BAL, AGO refuse de payer 2ème réseau. »

2. Nicolas Sarkozy est au courant des commissions versées.

D'abord parce qu'il est président. Ensuite parce qu'en 1994, alors ministre du Budget, il avait donné son accord au versement par la Direction des Constructions Navales de commissions à des intermédiaires dans le cadre de la vente des 3 sous-marins français au Pakistan. Selon Rue89, ces commissions se décomposent comme suit :
- 6 %, soit 49,5 millions d'euros, pour Ali Asif Zardari, mari de feu Benazir Bhutto, et son réseau, composé d'officiels pakistanais ;
- 4 %, soit 33 millions d'euros, pour le Syrien Abdul Rahman El-Assir, présenté comme l'un des financiers occultes du clan Bhutto, associé au Libanais Ziad Takkieddine.

3. Ces commissions n'ont pas été intégralement versées.

Selon le Point, il restait, en mai 1995, encore 15 % des sommes à payer. Impayées à cause de Jacques Chirac, ces sommes sont-elles suffisantes pour déclencher un attentat en représailles contre la France ?

4. Le secret-défense serait levé en septembre.

C'est une information de Rue89 : « Le ministère de la Défense a bien reçu les demandes de levée du secret-défense des juges chargés de l'attentat de Karachi. Le cabinet d'Hervé Morin s'est engagé à répondre dès septembre. La procédure agace les militaires car ils ont le sentiment de jouer les boucs-émissaires de l'hyperprésident ». Le cabinet d'Hervé Morin s'occupe directement de cette levée du secret-défense, demandée il y a quelques jours par les deux juges en charge de l'enquête sur l'attentat.

5. On fait le ménage dans les archives de la Défense.

Toujours d'après Rue89, les cabinets ministériels sont pris d'une frénésie de rangement : « Consigne a été passée dans les administrations concernées de faire un ménage de printemps. En clair, il s'agit d'isoler et de trier les documents relatifs à cette affaire. »

On ne voudrait pas, au Ministère de la Défense, que les juges tombent sur des documents "par hasard". Ce ménage est la raison pour laquelle les juges n'auront accès aux archives ... qu'en septembre.
http://sarkofrance.blogspot.com/2009/07/karachigate-ce-que-lon-sait-et-ce-que.html
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MessageSujet: Pas de déclassifications totales ?   Mer 15 Juil - 2:06



Karachi : comment le secret-défense va être levé

Les conditions de levée du secret-défense vont être modifiées. Aujourd'hui, le processus que doivent suivre les juges d'instruction pour obtenir la déclassification de documents est connu. Ils présentent leur demande au ministre concerné qui se tourne, à son tour, vers la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).

Cette semaine, le ministère de la Défense doit ainsi transmettre de façon imminente à la CCSDN les dossiers relatifs à l'attentat de mai 2002 à Karachi (Pakistan) que les juges ont réclamés. Selon nos informations, la commission doit se réunir ce jeudi pour prendre connaissance de ces dossiers qu'elle examinera durant deux mois. Elle rendra donc son avis au ministre le 16 septembre prochain. En avril 2002, déjà, cette même CCSDN avait dû se prononcer sur les sous-marins français au Pakistan. Elle agissait alors à la demande de la Cour des comptes qui enquêtait sur le contrat. Le secret-défense sur les comptes rendus de quatre réunions qui s'étaient déroulées en 1993 et 1994 à Matignon à ce sujet avait été levé. L'avocat des familles, Me Olivier Morice, devrait à son tour réclamer ces pièces qui ne figurent pas dans la demande des juges.

Formellement, la décision est prise par le ministre qui avait classé les documents (Élysée, Défense, Finances, Affaires étrangères…).

Loi de programmation militaire : lieux « classifiés » et juges accompagnés

Les avis de la CCSDN sont consultatifs mais l'usage veut déjà que les ministres suivent les avis de la commission. En 2008, 16 avis sur 17 ont été suivis. Les avis peuvent être des « déclassifications partielles » : seuls des extraits des documents transmis à la justice sont alors lisibles. La commission peut aussi signifier purement et simplement des refus de déclassification. Ce fut notamment le cas - à plusieurs reprises et sous trois gouvernements différents - face aux demandes du juge Van Ruymbeke dans le dossier des frégates de Taïwan. Le secret peut porter sur des aspects militaires des documents mais aussi sur les volets commerciaux.

Moines de Tibéhirine, attentat de Karachi… la médiatisation de ces affaires intervient précisément au moment où le Parlement doit réformer les contours du secret-défense. La loi de programmation militaire, qui devrait être adoptée demain soir au Sénat, prévoit en effet la création de « lieux classifiés » où les magistrats ne pourront plus pénétrer. Cette liste comporterait 19 sites parmi lesquels l'Ile Longue, près de Brest, base des sous-marins lanceurs d'engins. Le texte prévoit par ailleurs que les juges, s'ils décident de perquisitionner dans des lieux contenant des documents classés secret-défense, devront être accompagnés d'un membre de la CCSDN. Selon plusieurs magistrats, ainsi que pour leurs syndicats, cette mesure vise à encadrer les perquisitions sensibles comme celle qui avait été tentée sans succès à l'Élysée dans l'affaire du juge Borrel ou celle menée au siège de la DGSE dans l'affaire Clearstream.

Source : Le Figaro
http://fr.news.yahoo.com/80/20090713/tfr-tibhirine-karachi-comment-le-secret-a7ee481.html


Ce procédé, s'il est adopté, supprimerait cet effet de surprise dont les juges bénéficient aujourd'hui lorsqu'ils se déplacent pour mener les perquisitions de leur propre initiative, seuls, dans des lieux classifiés. Ils placent ensuite les documents litigieux sous scellés, avant de soumettre une demande de levée de secret-défense à la CCSDN.

Une méthode utilisée par les magistrats lors de l'affaire Clearstream, ou encore dans l'affaire Borrel (du nom du juge Bernard Borrel retrouvé mort à Djibouti en 1995), à l'occasion de perquisitions opérées à la DGSE, au ministère de la défense, ou au quai d'Orsay.

www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=10082

RAPPORT de LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES
SUR LE PROJET DE LOI (n° 1216) relatif à la programmation militaire
pour les années 2009 à 2014
et portant diverses dispositions concernant la défense
www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r1615-t1.asp


Un grand dessin pour mieux comprendre

Qu'est-ce que la commission consultative du secret de la défense nationale ?

Installée 35 rue Saint-Dominique dans le 7e arrondissement, la CCSDN est constituée de cinq membres :
-un membre du conseil d'État
-un magistrat de la Cour de Cassation
-un magistrat de la Cour des Comptes
-un député
et un sénateur.

Gage d'indépendance, les magistrats et le conseiller d'État sont nommés par le président de la République pour une durée de 6 ans non renouvelable. clown

Actuellement, la CCSDN a pour Président Jacques BELLE (conseiller d'Etat, magistrat à la Cour des comptes), pour Vice-président Hubert BLANC, conseiller d'Etat honoraire, et pour Secrétaire général, Joël TIXIER, préfet (âgé de 64 ans).

Hubert BLANC, 74 ans, a été consulté lors de l’élaboration du livre blanc de la défense publié en juin. Un livre blanc qui avait notamment mis en exergue la disparition du risque d’« invasion de notre territoire », le « développement considérable » du terrorisme et avait mené aux réformes actuelles. study
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_consultative_du_secret_de_la_d%C3%A9fense_nationale
http://lannuaire.service-public.fr/services_nationaux/autorite-administrative-independante_172100.html



Jacques BELLE

Sénat
Mercredi 10 juin 2009

Loi de programmation militaire pour les années 2009-2014

Lors d'une seconde séance tenue dans l'après-midi, la commission a procédé à l'audition de M. Jacques Belle, président de la commission consultative du secret de la défense nationale, sur les dispositions du projet de loi de programmation militaire 2009-2014 relatives au secret de la défense nationale. [extraits]

M. Jacques Belle a tout d'abord estimé que l'Assemblée nationale avait amélioré le dispositif prévu relatif à l'hypothèse de la découverte fortuite d'éléments classifiés dans un lieu « neutre », non répertorié comme abritant ordinairement des éléments classifiés.

M. Jacques Belle a indiqué que l'Assemblée nationale s'était montrée soucieuse de préserver l'effet de surprise propre à toute perquisition et qu'elle avait souhaité à cet égard que le président de la CCSDN ou son représentant puisse répondre « sans délai » à une demande de perquisition formulée par les magistrats.

Il s'est interrogé sur l'intérêt de retarder le moment auquel le président de la CCSDN accède au secret de l'instruction alors que la bonne marche des phases ultérieures de la procédure implique une étroite coopération entre celui-ci et le magistrat.
www.senat.fr/bulletin/20090608/etr.html

ça promet... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 15 Juil - 15:45

Attentat de Karachi : en juillet 2009, les juges antiterroristes chargés de l'enquête ont demandé au ministre de la Défense Hervé Morin de lever le secret-défense sur des documents relatifs à cet attentat.

Dans ce cas précis, la Commission Consultative du Secret de la Défense Nationale (la CCSDN) doit donner son avis sur la levée du secret-défense.
En septembre 2009, la CCSDN donnera au ministre de la Défense son avis sur la levée du secret-défense.

Qui nomme les 5 membres de la CCSDN ?
- Les magistrats et le conseiller d'État sont nommés par le Président de la République.
- Le député est nommé par le président de l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire par l’UMP Bernard Accoyer.
- Le sénateur est nommé par le président du Sénat, c’est-à-dire par l’UMP Gérard Larcher.

Conclusion : les 5 membres de la CCSDN sont tous nommés par l’UMP. Leur impartialité, leur objectivité, leur indépendance seront donc totales !!!
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Jeu 30 Juil - 3:49



La moralisation politique peut bien attendre

Il est loin le temps où les “affaires” empoisonnaient le climat politique. Nous vivons désormais dans un climat tempéré, où la fraude électorale, le détournement d’argent, les boîtes à chaussures et les rétrocommissions rythment l’actualité française sans émouvoir outre mesure. Nos politiques ont même de jolies formules pour botter en touche avec légèreté. Le financement occulte du RPR était “abracadabrantesque”. Celle de Karachi serait “grotesque”.

Dans certains pays, de telles révélations tétaniseraient. En France, un bon mot, un revers de main affligé, et nous sommes censés changer de sujet. Il n’existe qu’un seul contre-pouvoir capable de s’obstiner : le juge d’instruction. Le voilà bientôt épinglé, tel un joli papillon, sur le tableau de chasse de nos taxidermistes. On le convoquera bientôt pour se souvenir avec nostalgie qu’il fut un temps, en France, où les hommes politiques tremblaient… Le rapport Léger vient de tomber. Il est sans surprise. C’est-à-dire conforme à ce que le pouvoir exécutif souhaitait. La suppression du juge d’instruction est programmée.

La réforme met en avant les dysfonctionnements de l’affaire d’Outreau. Pourtant, les contre-pouvoirs existent et les leçons ont été tirées. La chambre d’instruction peut à tout moment intervenir en cas de dysfonctionnement, annuler une décision voire démettre un juge d’instruction. En prime, comme le souhaitait Robert Badinter depuis des années, le juge d’instruction n’est plus seul à enquêter. Il est encadré de confrères, sur un mode collégial, ce qui permet d’éviter l’entêtement irrationnel d’un seul homme comme Fabrice Burgaud. Ces pôles d’instructions viennent d’entrer en vigueur. Pourquoi ne pas leur laisser une chance de faire leur preuve au lieu de s’entêter à supprimer le juge d’instruction ? La commission Léger invoque un argument étonnant. Instauré sous Napoléon, le juge d’instruction serait une fonction dépassée et archaïque, dans la mesure où elle ne traite plus que 5 % des affaires en cours. Sauf que les 5 % en question sont des affaires politiques, sensibles. Elles ont toutes les chances de finir au panier avec la réforme proposée. Puisque le ministère public – dépendant de l’exécutif – devient l’unique inquisiteur. Et la police, sous pression du ministère de l’intérieur, sa seule boussole.

La mesure est censée améliorer les droits des victimes et de la défense ? Pour le coup, c’est une fable. Les parties civiles ne pourront plus demander une instruction ni traiter avec un magistrat indépendant. Elles dépendront entièrement du bon vouloir du parquet… Oubliées les perquisitions au ministère de la justice comme dans l’affaire Borrel. Terminée l’instruction dans l’affaire des “bien mal acquis” par les amis de la “Françafrique”. Aujourd’hui, le parquet doit intervenir pour empêcher la saisie d’un tribunal. Demain, il n’aura qu’à refuser d’instruire.

Seul le fait de couper le cordon entre le parquet et le pouvoir exécutif pourrait éviter une telle régression. Mais bizarrement, le président y est hostile. Pour Olivier Morice, qui défend les familles dans l’affaire de Karachi, le doute n’est pas permis : “Il s’agit d’une reprise en main politique pour éviter la mise en cause de puissants dans des dossiers délicats.”

L’affaire de Karachi est tout particulièrement délicate. La piste d’Al-Qaida se dégonfle. D’après le juge d’instruction chargé de l’enquête, les onze ingénieurs français pourraient avoir été victimes de représailles. En raison de rétrocommissions non versées, dans le cadre d’un marché suspecté d’avoir servi à financer la campagne de 1995. Le ministre du budget ayant pu donner le feu vert à cette transaction s’appelait Nicolas Sarkozy. La ministre chargée de la défense au moment de l’attentat de 2002 s’appelle Michèle Alliot-Marie. Elle vient d’être nommée garde des sceaux. Le premier dossier qu’il l’attend concerne la suppression du juge d’instruction.

Caroline Fourest
www.lemonde.fr/opinions/article/2009/07/03/la-moralisation-politique-peut-bien-attendre-par-caroline-fourest_1214804_3232.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 17 Oct - 15:08


Extrait d'une note de la DCN

Affaire de Karachi : la DCN confirme la piste de rétrocommissions en France

Les juges d’instruction Marc Trévidic et Yves Jannier, chargés de l’enquête sur l’attentat de Karachi, disposent de deux documents explosifs issus de la Direction des constructions navales (DCN). Ils confirment la piste du versement de rétrocommissions en 1994-1995 à des responsables politiques français en marge d’un important contrat d’armement avec le Pakistan, selon des témoignages et documents exclusifs recueillis par Mediapart. Une note affirme que le versement de certaines commissions dues à des intermédiaires a été bloqué «sur instructions des autorités françaises faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France». Sont aussi évoqués des «faits de corruption en France». L’attentat de Karachi a causé la mort, le 8 mai 2002, de quinze personnes dont onze employés français de la DCN.

Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme
www.mediapart.fr/journal/france/161009/affaire-de-karachi-la-dcn-confirme-la-piste-de-retrocommissions-en-france
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Aujourd'hui à 12:36

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