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 SARKOZYGATE ?

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BA



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Sam 17 Oct - 15:46

Dans les années 1993-1995, la guerre fait rage à l’intérieur de la droite française. Quels sont les deux clans qui s’affrontent ?

1- Le clan du Premier ministre Edouard Balladur, son directeur de cabinet : Nicolas Bazire, le ministre du Budget Nicolas Sarkozy, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, le ministre de la Défense François Léotard, le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres, le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.

2- Le clan du patron du RPR Jacques Chirac.

Edouard Balladur et Jacques Chirac sont tous les deux candidats à l’élection présidentielle de mai 1995.

Quel a été le budget de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 ?

Réponse :

Le compte de campagne de M. Edouard Balladur est arrêté comme suit (en francs) :

- Dépenses : Mandataire : 83 846 491 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 89 776 119 francs.

- Recettes : Mandataire : 85 676 060 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 91 605 688 francs.

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1995/compte-balladur-1995/decision-compte-balladur-1995-du-11-octobre-1995.10707.html

Edouard Balladur ne pouvait pas compter sur l’aide financière de son propre parti politique, le RPR. En effet, pendant la campagne présidentielle de 1995, le RPR finançait le candidat Jacques Chirac.

Questions : en 1995, où le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 90 millions de francs ? Comment le clan Balladur-Sarkozy a-t-il pu financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur ?

Hypothèse : le clan Balladur-Sarkozy a signé un contrat de vente de trois sous-marins au Pakistan. Le clan Balladur-Sarkozy a versé 10 % de commissions occultes à des militaires pakistanais et à des personnalités politiques pakistanaises (la famille Bhutto).

En échange, les Pakistanais reversaient des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy.

Samedi 17 octobre 2009, le journal Libération publie un dossier explosif à la une : « Révélations sur les pots-de-vin ».

Gérard Menayas est l’ancien directeur financier de la Direction des Constructions Navales (DCN). Je recopie la page 4 du journal Libération :

Gérard Menayas ne peut attester que de cet élément factuel : « Il est parfaitement exact que Ziad Takieddinne et Abdulrahman El Assir (les deux intermédiaires) ont été imposés à la DCN par le pouvoir politique, le ministre de la Défense ou son directeur de cabinet. »
Il n’en faut guère plus pour semer la panique dans les palais nationaux. Jean-Claude Marin, procureur très en cour (chiraquien, puis sarkozyste), résume à sa hiérarchie l’embrouille à la manière d’un chanoine :
« Un document non daté et non signé laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques, en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur en 1995. Le contentieux a été l’occasion de menaces proférées par les dirigeants des sociétés écrans de révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées. »
Dans ses carnets, Gérard Menayas qualifie Jean-Claude Marin de « petit frère »…

http://www.liberation.fr/societe/0101597665-l-argent-au-c-ur-de-l-attentat-de-karachi
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BA



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 19 Oct - 0:27

Karachi : la piste des rétrocommissions confortée.

De nouveaux éléments relayés par le quotidien Libération et le site Mediapart confortent la piste des versements occultes et invalident celle d'un attentat islamiste. Ces révélations pourraient s'avérer dangereuses pour Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget.

La piste de l'attentat islamiste a du plomb dans l'aile. Le quotidien Libération, dans son édition du samedi 17 octobre, et Mediapart le 16 octobre, dévoilent de nouveaux éléments, qui confortent l'hypothèse de versements occultes entre la France et le Pakistan, versements qui pourraient être liés à l'attentat de Karachi en 2002.

La piste islamiste, montée de toutes pièces?

Libération s'est procuré les conclusions écrites par les magistrats chargés d'examiner cette affaire en appel, le 5 mai 2009.

Celles-ci affirment qu'"aucune preuve n'a été produite par l'accusation pour montrer que les deux justiciables sont à l'origine de l'explosion" qui a tué 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi le 8 mai 2002.

Les deux militants, Mohammad Rizwan et Asif Zaheer, soupçonnés d'appartenir à l'internationale islamiste, tenus pour coupable et condamnés à mort, doivent être relâchés. Selon ce rapport, le seul témoignage est "le résultat d'une construction" des policiers pakistanais : l'unique témoin est un vendeur de pain ambulant, présenté tardivement par la police pakistanaise et qui affirme avoir vu les deux hommes ensembles quelques mois avant l'attentat.

D'autre part, les aveux d'Asif Zaheer lui auraient été arrachés, au bout de 23 jours de détentions dans des conditions qui ne sauraient les rendre crédibles.

Le quotidien pointe également une autre incohérence : l'explosif mentionné dans le rapport de police ne correspondrait pas à celui identifié par un laboratoire d'experts parisiens chargé d'analyser les débris recueillis le jour de l'attentat. Selon ce laboratoire, c'est un explosif militaire à base de RDX qui aurait été utilisé, alors que les rapports pakistanais parlaient de nitrate d'ammonium.

Des documents de la DCN compromettants.

Pourquoi la police pakistanaise aurait inventé de fausses preuves, de faux témoignages, de faux coupables ? Les documents que se sont procurés les juges d’instruction Marc Trévidic et Yves Jannier, chargés de l’enquête sur l’attentat, peuvent constituer un début de réponse.

Le site d'information Mediapart révèle que les deux juges disposent de plusieurs notes de la DCN, qui confirment noir sur blanc la piste des versements de rétrocommissions en France entre 1994 et 1995, en marge du contrat d'armement passé en 1994 entre la France et le Pakistan.

Ces documents évoquent les moyens pour la DCN de récupérer les sommes qui n’ont pas été versées aux intermédiaires du contrat Agosta, le contrat d'armement passé entre la France et le Pakistan. Ces intermédiaires devaient toucher, au total, 4 % du montant global du contrat, soit 825 millions d’euros, jusqu’à ce que le versement de 15 % des commissions – soit environ 5 millions d’euros – ait été stoppé net en 1996.

L'un des documents indique que l'intermédiaire missionné par la DCN a agi en "violation de la clause prohibant les retours des commissions en France». Comme le souligne Mediapart, c'est la première fois que la piste des rétrocommissions est évoquée de façon aussi frontale dans un document émanant de la DCN.

Dans une autre note, on peut lire que «la DCNI a décidé en 1996 d’interrompre le versement dû au Consultant après avoir été informé par les autorités françaises du fait qu’une partie des commissions était susceptible de bénéficier à des intérêts français».
C'est en fait Jacques Chirac qui a demandé l'arrêt de ces versements en 1996. Il aurait en effet suspecté Edouard Balladur d'avoir financé sa campagne de 1995 en partie avec ces rétrocommissions.

Un lien entre l'arrêt des commissions et l'attentat ?

Nous pouvons lire sur le site de Mediapart que "selon une enquête interne à la DCN, menée en 2002 sous le nom de code «Nautilus» par un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire, Claude Thévenet, les causes véritables de l’attentat (…) seraient en réalité liées au non-versement de commissions occultes dues par la France à des officiels pakistanais. Il n'existe pour le moment pas de preuve matérielle de lien entre l'arrêt des versements et l'attentat de Karachi, mais ces documents confirment en tout cas les pratiques financières obscures qui entourent ces contrats.

Nicolas Sarkozy dans la ligne de mire ?

Nicolas Sarkozy était à l'époque le directeur de campagne d'Edouard Balladur, en même temps que son ministre du budget pendant la cohabitation de 1993-1995.
La révélation de notes issues de la DCN et mentionnant le possible versement de rétrocommissions à des balladuriens ne rassure donc pas l'Elysée.

Mediapart fait ainsi mention d'un rapport de synthèse, datant de mars 2007. Les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) y font allusion à une note découverte lors d'une perquisition à la DCN. Celle-ci «retrace les agissements du représentant de la DCNI au Luxembourg, Jean-Marie Boivin, d'août 1994 à 2004, avec notamment la création des sociétés Heine et Eurolux. Elle fait ainsi apparaître que la création de la société Heine au second semestre 1994 s'est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur, et du ministre du budget Nicolas Sarkozy, et fait un lien avec le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995».

Par ailleurs, les familles des victimes de l'attentat ont souligné le 15 septembre dernier le "soutien inexistant" du président Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur l'attentat de Karachi, alors qu'il fait preuve de beaucoup d'activisme dans les autres affaires internationales, prises d'otages ou prises en charge des familles de victimes d'accidents aériens.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20091017.OBS4905/karachi__la_piste_des_retrocommissions_confortee.html

Résumé des épisodes précédents :

Dans les années 1993-1995, la guerre fait rage à l’intérieur de la droite française. Quels sont les deux clans qui s’affrontent ?

1- Le clan du Premier ministre Edouard Balladur, son directeur de cabinet : Nicolas Bazire, le ministre du Budget Nicolas Sarkozy, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, le ministre de la Défense François Léotard, le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres, le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.

2- Le clan du patron du RPR Jacques Chirac.

Edouard Balladur et Jacques Chirac sont tous les deux candidats à l’élection présidentielle de mai 1995.

Quel a été le budget de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 ?

Réponse :

Le compte de campagne de M. Edouard Balladur est arrêté comme suit (en francs) :

- Dépenses : Mandataire : 83 846 491 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 89 776 119 francs.

- Recettes : Mandataire : 85 676 060 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 91 605 688 francs.

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1995/compte-balladur-1995/decision-compte-balladur-1995-du-11-octobre-1995.10707.html

Edouard Balladur ne pouvait pas compter sur l’aide financière de son propre parti politique, le RPR. En effet, pendant la campagne présidentielle de 1995, le RPR finançait le candidat Jacques Chirac.

Questions : en 1995, où le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 90 millions de francs ? Comment le clan Balladur-Sarkozy a-t-il pu financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur ?

Hypothèse : le clan Balladur-Sarkozy a signé un contrat de vente de trois sous-marins au Pakistan. Montant total du contrat : 825 millions d’euros. Le clan Balladur-Sarkozy a ordonné que 10 % du contrat soient versés à des Pakistanais sous forme de commissions occultes.

Comment ces 10 % de commissions occultes devaient-ils être versés ?

- La Société Française d’Exportation de Matériel Militaire et Aéronautique (SOFEMA) devait verser 6 % à des militaires pakistanais.

- La Direction des Constructions Navales (DCN) devait verser 4 % du montant total à des décideurs politiques pakistanais (notamment la famille Bhutto).

En échange, les Pakistanais ont reversé des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy.

(Lire la page 4 du journal Libération du samedi 17 octobre 2009).

La France versait donc des commissions occultes aux Pakistanais. En échange, les Pakistanais reversaient des rétrocommissions aux Français.

C’est grâce à ces rétrocommissions que le clan Balladur-Sarkozy a pu financer la campagne présidentielle de 1995.

Résultat de cette guerre à l’intérieur de la droite française : Edouard Balladur est battu par Jacques Chirac à l’élection présidentielle de mai 1995.

Aussitôt élu, Chirac décide de supprimer les financements du clan Balladur-Sarkozy pour ne pas devoir affronter une deuxième fois un candidat balladurien en 2002 lors de l’élection présidentielle suivante. Chirac décide d’asphyxier financièrement le clan Balladur-Sarkozy.

A propos des commissions, lisez cet article du site Le Monde.fr :

« Ces commissions étaient de deux types, selon l'ancien directeur administratif et financier de DCN International, Gérard-Philippe Ménayas, qui a été entendu par les magistrats le 14 mai 2009.

- D'une part des commissions d'un montant de 6,25 % de la valeur du contrat étaient destinées aux militaires pakistanais et transitaient par la Sofema, un office d'exportation d'armement dont l'Etat est actionnaire. Entendu par les juges Yves Jannier et Marc Trévidic le 2 octobre, Alex Fabarez, ancien directeur général délégué de DCN, a affirmé que ces commissions transitant par la Sofema s'étaient poursuivies jusqu'en 2008, selon Libération du samedi 17 octobre.

- D'autre part, le reliquat de 4 % de commissions était destiné aux décideurs politiques et versé par la DCN à un intermédiaire libanais, Ziad Takieddine. Ces commissions ont-elles été stoppées en 1996 après l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence "afin que des rétrocommissions" destinées à financer la campagne d'Edouard Balladur, candidat malheureux à la présidentielle, "ne soient pas versées" ? C'est l'hypothèse avancée par l'avocat des parties civiles, démentie par M. Balladur.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/17/attentats-de-karachi-des-commissions-auraient-ete-versees-jusqu-en-2008_1255377_823448.html

Après son élection, Chirac a bien donné l’ordre à son ministre de la Défense, Charles Millon, d’arrêter de verser des commissions aux Pakistanais. Lisez cet article du site Paris-Match.com :

« Paris Match : Est-il exact que la France ait bloqué le versement de commissions destinées à des intermédiaires pour la vente des trois sous-marins de la DCN au Pakistan ?

Charles Million : Ce qui est certain, c’est que peu après ma nomination au ministère de la Défense, en 1995, Jacques Chirac m’a demandé de passer en revue les différents contrats de ventes d’armes en cours et de stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions. C’est ce qui a été effectué : chacun d’entre eux a fait l’objet d’une expertise particulière. »

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Charles-Millon-Chirac-m-a-demande-de-bloquer-des-commissions-illicites-106677/

A partir de 1996, la France trahit sa parole. La France stoppe le versement des commissions aux décideurs politiques pakistanais (la famille Bhutto). Les Pakistanais sont fous de rage. Les Pakistanais arrêtent de reverser des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy.

Conséquence concrète très positive pour Jacques Chirac : le clan Balladur-Sarkozy ne pourra pas financer une candidature contre Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2002.

De 1996 à 2002, les décideurs politiques pakistanais négocient pour que la France reprenne les versements des commissions. Chirac refuse catégoriquement. Les Pakistanais ont un seul espoir : si Chirac est battu en mai 2002, son successeur reprendra peut-être le versement des commissions.

Le 5 mai 2002, malheureusement pour les Pakistanais, Chirac est ré-élu. Les Pakistanais comprennent qu’ils ne toucheront jamais le reste des commissions. Trois jours plus tard, le 8 mai 2002, ils font exploser un bus à Karachi : 14 morts, dont 11 employés français de la Direction des Constructions Navales.
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 19 Oct - 14:39

L’argent au cœur de l’attentat de Karachi.

De nouveaux éléments, dévoilés par «Libération», enterrent la piste islamiste et confortent l’hypothèse d’un différend politique autour du versement de commissions occultes entre la France et le Pakistan.

Dans les affaires de terrorisme, la vérité se manifeste souvent avec la lenteur de l’érosion. Parfois brusquement interrompue. C’est un mouvement saccadé. L’attentat de Karachi du 8 mai 2002 contre un bus transportant des salariés de la Direction des constructions navales (DCN) n’échappe pas au phénomène. Avantage du processus : il diminue les hypothèses et restreint progressivement le champ de l’enquête. En témoignent les derniers progrès de l’instruction sur ce dossier, que Libération est en mesure de révéler.

D’abord sur les recherches effectuées depuis 2002 par les policiers pakistanais et privilégiant une cellule islamiste. C’est une enquête viciée, articulée autour de preuves corrompues, comme le démontre un document que nous nous sommes procuré.

Ensuite sur ce contrat d’armement au terme duquel les onze Français tués à Karachi participaient à la construction de trois sous-marins au profit de la marine pakistanaise. Un partenariat militaire débuté avec la signature du contrat le 21 septembre 1994, et achevé avec la mise à flot du troisième sous-marin, le 26 septembre 2008.

Des éléments nouveaux dont nous avons pris connaissance justifient que le juge Marc Trévidic cherche à déterminer, une fois pour toutes, s’il existe un lien de causalité entre l’attentat et ce contrat. Avec son cortège de commissions occultes versées à des décideurs publics et militaires d’Islamabad, suivies d’éventuelles rétrocommissions illégales en France. Des tractations mises en évidence, pour les besoins de l’enquête criminelle, en particulier lors des auditions de deux responsables de la DCN, les 1er et 2 octobre dernier, comme Libération le dévoile aujourd’hui.

1- Des islamistes boucs émissaires.

Ce qu’on savait.

Longtemps, les enquêteurs pakistanais ont cru tenir leurs coupables : deux militants, Mohammad Rizwan et Asif Zaheer, accusés d’appartenir à l’internationale islamiste. Un arrêt de la Cour antiterroriste de Karachi du 30 juin 2003 les a condamnés à mort pour avoir organisé l’attentat contre le bus de la DCN. Asif Zaheer aurait fabriqué l’engin explosif et Mohammad Rizwan aurait conduit le véhicule ayant servi à l’attentat.

Ce que révèle «Libé».

Libération a obtenu auprès de la Haute Cour du Sindh (province pakistanaise) les conclusions écrites par les magistrats chargés d’examiner cette affaire en appel, le 5 mai 2009. Elles sont saignantes. Rizwan et Zaheer doivent être remis en liberté, tranchent les juges au terme d’un exposé de 31 pages. De manière générale, la Haute Cour estime qu’«aucune preuve n’a été produite par l’accusation pour montrer que les deux justiciables sont à l’origine de l’explosion.» Les détails qu’ils relèvent sont féroces. «Toute la procédure se fonde sur une seule preuve, un témoignage qui est le résultat d’une construction [un vendeur de pain ambulant présenté tardivement par les policiers pakistanais et qui affirme avoir vu un jour les deux hommes se déplacer ensemble, huit mois avant l’attentat, ndlr].»

Ou encore : «Les aveux d’Asif Zaheer [accusé d’avoir conçu la bombe] n’ont pas été volontaires et ont été obtenus après plus de vingt-trois jours de détention», allusion à peine voilée aux méthodes d’interrogatoires à l’origine de sa confession. De telles dérives suffiront aux magistrats pour prononcer l’acquittement général… sans qu’ils examinent une autre incohérence matérielle du dossier d’accusation. En effet, l’explosif mentionné ne correspond pas à celui identifié par un laboratoire d’experts parisiens chargé d’analyser des débris recueillis le jour de l’attentat : c’est un explosif militaire à base de RDX qui a été utilisé, alors que les rapports pakistanais parlent de nitrate d’ammonium.

La lecture du jugement de la Haute Cour inquiète. Les policiers pakistanais semblent s’être acharnés sur deux innocents. Un sentiment confirmé par le cabinet d’avocats de Karachi chargé de les défendre et que nous avons contacté. «Mohammad Rizwan est issu d’une famille très modeste et, dès le début, il n’était pas en mesure de prendre en charge sa défense», confie-t-il. Lors de son arrestation, le 15 janvier 2003, sa fortune personnelle se limitait à une montre Casio et à 150 roupies. La décision du 5 mai 2009 a amené le juge Marc Trévidic (lire ci-contre) à une remise à plat complète du dossier. En particulier en reconstituant les aspects financiers de cette coopération franco-pakistanaise menée de 1994 à 2008.

2- Les commissions.

Ce qu’on savait.

A l’occasion du contrat pakistanais, 85 % des commissions occultes, destinées aux intermédiaires et décideurs, ont été versées dès la signature, fin 1994, à l’approche de la campagne présidentielle en France. C’est parfaitement dérogatoire aux usages en matière de grands contrats internationaux : l’habitude consiste à étaler les versements au fur et à mesure de la commande - en l’espèce, le troisième et dernier sous-marin n’a été livré qu’en 2008…

Le reliquat de 15 % avait été gelé en 1996, sitôt les chiraquiens revenus au pouvoir, soupçonnant les balladuriens de s’être sucrés au passage. Comme en témoigne cette note interne de la DCN (Libération du 20 juin) : «Les commissions ont été bloquées sur instruction des autorités françaises, faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France.» Serait-ce l’explication de l’attentat de Karachi ?

Ce que révèle «Libé».

La nouveauté, c’est cette confession de Gérard Menayas, ancien directeur financier de la DCN. A l’entendre, il y avait deux types de commissions : les unes (4 % du contrat) visaient le «political level», le gouvernement pakistanais, la famille Bhutto ; les autres (6 %) sont destinées au «working level», les militaires pakistanais. Les premières étaient à la charge de la DCN, les secondes étaient versées par la Sofema, société d’exportation de matériel militaire et aéronautique, mi-privée, mi-publique. Si la DCN a bien suspendu les versements, la Sofema les a poursuivis jusqu’au terme du contrat.

C’est ce qu’a affirmé aux enquêteurs Alex Fabregas, ancien dirigeant de la DCN devenu administrateur de la Sofema : «Les règlements ont continué selon l’avancement du contrat, jusqu’en mai 2008 […]. Il y avait un échéancier de paiement.» En théorie, les hiérarques de l’armée pakistanaise n’auraient donc pas à se plaindre même si des luttes internes pourraient avoir compliqué la situation. Un document initial de la Sofema, daté de 1994, insistait lourdement : «La finalisation du contrat de sous-marins étant proche, les accords écrits ou oraux passés avec nos amis ont besoin d’être validés, confirmés ou ajustés.»

Résumons : la DCN a versé à l’instant T 85 % des commissions politiques promises, le reliquat de 15 % étant gelé jusqu’en 2000, date de l’adoption en droit français de la convention anticorruption de l’OCDE (avec trois ans de retard…), qui l’enterre définitivement.

Quant aux commissions destinées aux militaires, elles auraient été intégralement versées. Si l’attentat est lié à une embrouille d’argent, serait-elle plutôt pakistano-pakistanaise que franco-pakistanaise ? Pour les parties civiles qui ont perdu un proche, la différence judiciaire est de taille si la France est impliquée.

3- Les rétrocommissions.

Ce qu’on savait.

Aucune trace bancaire ne permet d’affirmer que les commissions occultes auraient bénéficié en retour à des décideurs français. De multiples notes internes de la DCN en font état, comme une évidence, mais sans preuve.

Ce que révèle «Libé».

La récente audition de Guy Robin, responsable du «département litige» de la DCN, est un festival de non-dits : «C’est peut-être une explication mais je n’en sais rien», «c’est possible mais je n’ai pas d’information sur ce point», «je ne connais pas les us et coutumes mais ça me paraît beaucoup», «les gens parlent, ils disent des choses, ça a peut-être été évoqué» Nous voila bien avancés.

Menayas ne peut attester que de cet élément factuel : «Il est parfaitement exact que Ziad Takieddinne et Abdulrahman El Assir [les deux intermédiaires, ndlr] ont été imposés à la DCN par le pouvoir politique, le ministre de la Défense [François Léotard] ou son directeur de cabinet [Renaud Donnedieu de Vabres].»

Il n’en faut guère plus pour semer la panique dans les palais nationaux. Jean-Claude Marin, procureur très en cours (chiraquien puis sarkozyste), résume à sa hiérarchie l’embrouille à la manière d’un chanoine : «Un document non daté et non signé laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur en 1995 […]. Le contentieux a été l’occasion de menaces proférées par les dirigeants des sociétés écrans de révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées.» Dans ses carnets, Menayas qualifie Marin de «petit frère»

http://www.liberation.fr/societe/0101597665-l-argent-au-c-ur-de-l-attentat-de-karachi
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 20 Oct - 17:28

Affaire de Karachi : la Direction des Constructions Navales confirme la piste de rétrocommissions en France.

Les juges d’instruction Marc Trévidic et Yves Jannier, chargés de l’enquête sur l’attentat de Karachi, disposent désormais au dossier de deux documents explosifs issus de la Direction des constructions navales (DCN). Ils confirment, noir sur blanc, la piste du versement de rétrocommissions en 1994-1995 à des responsables politiques français en marge d’un important contrat d’armement avec le Pakistan, selon des témoignages et documents exclusifs recueillis par Mediapart.

L’attentat de Karachi a causé la mort, le 8 mai 2002, de quinze personnes dont onze employés français de la DCN qui travaillaient à la livraison de sous-marins Agosta vendus, en 1994, au Pakistan, par le gouvernement de l’ancien premier ministre Edouard Balladur.

Selon une enquête interne à la DCN, menée en 2002 sous le nom de code «Nautilus» par un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, les causes véritables de l’attentat, initialement imputé à la mouvance Al-Qaida, seraient en réalité liées au non-versement de commissions occultes dues par la France à des officiels pakistanais (politiques et/ou militaires), comme l’avait révélé Mediapart en septembre 2008.

L’arrêt de ces paiements fut le fait, en juillet 1996, du nouveau président de la République, Jacques Chirac. Celui-ci aurait alors suspecté son rival de l’époque, Edouard Balladur, d’avoir financé illégalement sa campagne présidentielle de 1995 à la faveur de deux gros contrats d’armement signés sous son gouvernement. L’un avec l’Arabie saoudite (contrat Sawari 2) ; l’autre avec le Pakistan (contrat Agosta).

Le mécanisme mis en place aurait alors consisté à récupérer, par le biais de rétrocommissions, une partie de l’argent initialement versé dans le cadre de ces contrats à deux intermédiaires libanais, Ziad Takieddine et Abdulrahman El-Assir.

Le directeur de la campagne électorale de M. Balladur était aussi son ministre du budget pendant la cohabitation de 1993-1995 : Nicolas Sarkozy.

S’il n’existe, pour l’heure, aucune preuve matérielle d’un lien entre l’arrêt du versement des commissions et l’origine de l’attentat, l’affaire de Karachi permet aujourd’hui de mettre en lumière les obscures pratiques financières qui entourent certains grands contrats d’armement internationaux. Elle réveille le spectre de la corruption et du financement illégal de la vie politique française qui en découle.

Dans le cas du Pakistan, les juges Trévidic et Jannier ont récupéré ces derniers mois deux documents saisis lors d’une perquisition au siège de la DCN dans le cadre d’une affaire financière annexe, mais dont certains éléments ont été versés au dossier antiterroriste. Ces documents, non signés et non datés, mais extrêmement circonstanciés, font partie d’un lot de notes dont la première d’entre elles est à en-tête de la DCNI, une filiale de la DCN chargée de la commercialisation de son matériel de guerre.

Ils évoquent les moyens pour la DCN et sa filiale DCNI de récupérer les sommes qui n’ont pas été versées aux intermédiaires du contrat Agosta. Ceux-ci devaient toucher, au total, 4 % du montant global du contrat (825 millions d’euros) jusqu’à ce que le versement de 15 % des commissions – soit environ 5 millions d’euros – ait été stoppé net en 1996 par Jacques Chirac, le reste ayant été déjà payé dans un délai inhabituellement court pour ce type de contrat.

Des commissions bénéficiant à « des intérêts français »...

Dans l’un de ces documents, titré «Concultancy agreement 12 juillet 1994 – Reprise de provision», il est clairement indiqué que l’intermédiaire missionné par la DCN a agi en «violation de la clause prohibant les retours des commissions en France». C’est la première fois que l’hypothèse des rétrocommissions est évoquée aussi frontalement dans un document émanant de la DCN. Il est également indiqué, sous la rubrique «Discussion», que la DCN serait en droit de réclamer «le remboursement des commissions déjà réglées».

«Bien entendu, la violation de cette disposition [interdisant le versement de rétro-commissions] devra être établie, preuve à l’appui. Nous partons du principe que cette preuve pourra être apportée bien que DCNI ne dispose à notre connaissance d’aucun élément à cet égard, en dehors des déclarations et instructions en provenance des autorités françaises.» Il n’est pas inutile de relever la certitude avec laquelle il semblerait que la «preuve» de ces rétrocommissions, qui ont toujours été prohibées par le droit français, «pourra être apportée»…

Le document en question date, selon toute vraisemblance, de l’été 2000 puisqu’il évoque l’entrée en vigueur «d’ici deux ou trois mois» de la convention OCDE contre la corruption d’agents étrangers dans le cadre des marchés d’armement. Or, celle-ci date de septembre 2000.

Dans une autre note, similaire dans sa forme, mais également non datée et non signée – ce que l’on peut comprendre vu l’extrême sensibilité du sujet –, on peut lire que «la DCNI a décidé en 1996 d’interrompre le versement dû au Consultant après avoir été informé par les autorités françaises du fait qu’une partie des commissions était susceptible de bénéficier à des intérêts français».

Le document, qui fait expressément référence au contrat du 21 septembre 1994 (date de la signature du contrat Agosta avec le Pakistan), indique par ailleurs que «les commissions ont été versées jusqu’au 15 juillet 1996 avec quelques retards en 1995 ayant fait l’objet d’une relance du consultant en octobre 1995». Puis que les paiements ont été «bloqués» en juillet 1996 «sur instructions des autorités françaises faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France».

L’interdiction de se livrer à tout versement de rétrocommissions était, d’après la DCN, mentionnée dans l’article 9 du contrat signé avec les intermédiaires.

L'auteur de la note va plus loin. «Compte tenu des sanctions pénales frappant les faits de corruption commis en France, écrit-il, cette disposition contractuelle est fondamentale et sa violation constitue une rupture contractuelle justifiant la résiliation du contrat.»

L'Elysée suit l'affaire de près.

On lit encore, comme une confirmation, que «la DCNI a décidé en 1996 d’interrompre le versement dû au Consultant après avoir été informée par les autorités françaises du fait qu’une partie des commissions était susceptible de bénéficier à des intérêts français […] L’arrêt des paiements n’a, de manière surprenante, entraîné aucune réaction de la part du Consultant, resté silencieux jusqu’ici». Ce silence est interprété par les juristes de la DCN comme une «forte présomption d'acquiescement».

Mais en cas de «réclamation» de la part du «consultant», il est envisagé par l'entreprise de se rapprocher des «autorités compétentes afin d'établir les faits constitutifs de la violation de l'article 9», dont «il n'existe pas de preuves matérielles à notre dossier», souligne l'auteur anonyme du document.

Selon la même note, l’original du contrat liant la DCN à ses intermédiaires n’aurait pas été détruit et serait jalousement conservé dans le coffre d’un notaire suisse, comme l’avait déjà souligné l’ancien directeur financier de la DCN, Gérard-Philippe Menayas, dans un mémo datant d’avril 2008.

M. Menayas avait pour sa part confirmé, le 14 mai 2009, dans le bureau du juge Trévidic, l'étroitesse des liens unissant les intermédiaires El-Assir et Takieddine et le gouvernement Balladur : « Il est parfaitement exact que Ziad Takieddine a été imposé à la DCNI par le pouvoir politique ainsi qu'Abdulrahman El-Assir. Quand je parle de pouvoir politique, c'est le ministre de la défense [François Léotard] ou son cabinet. Je sais que El-Assir et Ziad voulaient intervenir dans les contrats saoudiens mais, en 1996, ils ont été écartés par le nouveau gouvernement, étant donné leur proximité avec l'ancien. »

La révélation de l’existence de notes issues de la DCN mentionnant le possible versement de rétrocommissions à destinations des balladuriens, à l’époque où Nicolas Sarkozy était l’un de ses ministres les plus influents et son directeur de campagne, n’est pas pour rassurer l’Elysée, qui suit de très près les développements des affaires impliquant la DCN.

Déjà, dans un rapport de synthèse du 5 mars 2007, les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) ont fait ainsi allusion à une note découverte lors d'une perquisition à la DCN.

D'après les enquêteurs, celle-ci « retrace les agissements du représentant de la DCNI au Luxembourg, Jean-Marie Boivin, d'août 1994 à 2004, avec notamment la création des sociétés Heine et Eurolux. Elle fait ainsi apparaître que la création de la société Heine au second semestre 1994 s'est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur, et du ministre du budget Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre le financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995 ».

Confinée jusqu'ici à quelques témoignages épars, la piste des rétrocommissions et du financement politique occulte est donc en train de prendre une nouvelle ampleur avec, pour la première fois, des documents émanant de la DCN qui lui donnent corps. Même si aucune preuve formelle n'est encore à la disposition de la justice.

http://www.mediapart.fr/article/offert/cf9dde56c3421bc95c3186b4e77456e2
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 21 Oct - 1:47

L’affaire que Nicolas Sarkozy surveille de très, très près.

Il n’y a pas que Clearstream qui mobilise en ce moment l’attention du chef de l’Etat. Le journal Bakchich Hebdo daté du 7 octobre avait révélé le contenu des cahiers de Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la Direction des Constructions Navales (DCN).

La DCN est bien connue pour avoir fabriqué les frégates de Taïwan. Les carnets sont placés sous scellés au pôle financier. Et que disent ces fameux cahiers ? Ils évoquent des noms de personnalités politiques, de gauche comme de droite. D’Edouard Balladur à Elisabeth Guigou en passant par… Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. Ceux-ci auraient perçu des commissions pour l’exécution des grands contrats de la DCN internationale, et notamment au moment de la vente de frégates à Taïwan et de sous-marins au Pakistan.

Mediapart , le 16 octobre, indiquait que “selon une enquête interne à la DCN, menée en 2002 sous le nom de code « Nautilus » par un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, les causes véritables de l’attentat de Karachi, initialement imputé à la mouvance Al-Qaida, seraient en réalité liées au non-versement de commissions occultes dues par la France à des officiels pakistanais. L’arrêt de ces paiements fut le fait, en juillet 1996, du nouveau président de la République, Jacques Chirac. Celui-ci aurait alors suspecté son rival de l’époque, Edouard Balladur, d’avoir financé illégalement sa campagne présidentielle de 1995 à la faveur de deux gros contrats d’armement signés sous son gouvernement.”

L’ancien directeur général délégué de la DCN Alex Fabarez, entendu le 2 octobre par les magistrats, affirme qu’une partie de ces commissions a continué d’être versée jusqu’en 2008, selon des sources proches du dossier, confirmant une information de Libération.

Dans un document interne de DCN non daté, que l’AFP a consulté et révélé par Médiapart, l’entreprise évoque les soupçons de rétrocommissions, illégales mais non prouvées à ce stade. ”En juillet 1996, les paiements sont bloqués sur instruction des autorités françaises faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France”, est-il noté dans ce document intitulé “Concultancy agreement 12 juillet 1994 - Note sur le dossier”.

Nicolas Beau et Xavier Monnier, dans Bakchich, précisaient que “à la manœuvre de tout le système servant à alimenter les caisses noires des partis politiques, se trouvait un personnage forcément discret, Jean-Marie Boivin, alias Bacchus. Un monsieur au mieux avec l’ensemble du personnel politique tricolore. Sous Chirac, Bacchus avait ses entrées à l’Élysée. Et ce sont les confidences de cet homme de l’ombre, consignées par le scrupuleux Menayas, qui tourmentent un président de la République qui l’est déjà trop. L’encombrant « verbatim » signé Gérard Menayas est aujourd’hui dans les scellés d’une discrète instruction menée par les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin.”

Samedi 17 octobre, Libération consacrait trois pages à cette affaire. Avec un article sur Bacchus : “C’est le fantôme de l’affaire DCN. Jean-Marie Boivin, en charge des commissions offshore, était convoqué jeudi [15 octobre] par les juges d’instruction. Il n’est pas venu : partie remise… Boivin, dit «Bacchus», a longtemps été membre de l’état-major du fabriquant de sous-marins avant de s’installer au Luxembourg pour prendre directement en main la structure chargée de répartir les flux financiers : Eurolux. Toujours inconnu de la justice française, Bacchus ne l’est pas de Sarkozy, qui surveille l’affaire DCN comme le lait sur le feu.”

Renaud Lecadre concluait cet article avec cette précision : “ Heureusement pour Sarkozy, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, veille au grain. Dans une note au parquet général, remontant illico à la chancellerie et à l’Elysée, il écrivait en 2007 que «le périmètre le plus pertinent d’une éventuelle information exclut en l’état les faits relatifs à des structures écran». Hélas pour lui, les juges antiterroristes sont en train de faire exploser le périmètre. ”

Dans l’article principal de Libération, Guillaume Dasquié et Renaud Lecadre constatent la “panique dans les palais nationaux” et citent Jean-Claude Marin :
«Un document non daté et non signé laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur en 1995 […]. Le contentieux a été l’occasion de menaces proférées par les dirigeants des sociétés écrans de révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées..».”

Le Nouvelobs.com notait que “quelques lignes du cahier de Gérard-Philippe Menayas à propos du patron du parquet de Paris Jean-Claude Marin, sèment le trouble quant à l’avenir de l’information judiciaire : “JC Marin, petit frère, pilote l’instruction, dont il a sérieusement réduit le périmètre”. Et le site de se demander : “Bref, les éléments embarrassants vont-ils finir aux oubliettes ?”

Jean-Claude Marin… oui, c’est bien le même qui, aujourd’hui, livre ses réquisitions au tribunal correctionnel dans le procès Clearstream.

http://veilleur.blog.lemonde.fr/2009/10/20/laffaire-que-nicolas-sarkozy-surveille-de-tres-tres-pres/
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 21 Oct - 23:11

Les familles des victimes de l'attentat de Karachi écrivent sur leur blog :

" Les dernières révélations de Libération et de Mediapart (cf. articles du 17 Octobre 2009) vont dans le sens de l’intérêt du juge d’instruction concernant la piste d’un attentat en lien avec le contrat Agosta, contrat sur lequel nos proches étaient missionnés.

Bien que ne possédant pas (encore ?) de preuve matérielle liant l’attentat à l’arrêt du versement de commissions, un certain nombre de vérités s’imposent dans ce dossier :

1- La Haute Cour du Sindh (province pakistanaise) a ordonné la relaxe de Rizwann et Zaheer, condamnés à mort en 2003, pour manque de preuve, voire aveux contraints et forcés …

La piste islamiste s’éloigne donc de plus en plus !

2- Selon un ancien dirigeant de la Direction des Constructions Navales (DCN), M. Menayas, auditionné en mai par le juge Trévidic, une part des commissions (celle destinée au « political level ») a été stoppée par Jacques Chirac en 1996 en raison de soupçons de rétrocommissions – illégales même avant 2000.

Ces révélations de M. Menayas ont été accréditées par l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, et par des documents internes de DCNS…

Donc l’arrêt du versement des commissions ne semble pas être une légende !

3- Deux documents ont été perquisitionnés au siège de la DCN ces derniers mois : l’un évoque les moyens pour la DCN et sa filiale DCNI de récupérer les sommes qui n’ont pas été versées aux intermédiaires du contrat Agosta (4 % de 825 millions d’euros tout de même !) ;

l’autre indique que l’intermédiaire missionné par la DCN a agi en « violation de la clause prohibant les retours des commissions en France »…

La DCN aurait donc été « au parfum » des rétrocommissions illégales.

Pendant ce temps, Monsieur Sarkozy refuse toujours de nous recevoir, faisant de nous des parias … des indésirables au pays des non dits et des tabous !!

Il n’est apparemment pas de bon ton, en France, de chercher la vérité à tout prix …

Pour nous soutenir, signez la pétition :

« NON AU MEPRIS DU CHEF DE L’ETAT A L’EGARD DES FAMILLES DES VICTIMES DE L’ATTENTAT DE KARACHI ! »

http://www.verite-attentat-karachi.org/
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 28 Oct - 1:23

Charles Pasqua vient d’être condamné à un an de prison ferme. Charles Pasqua n’a pas été sauvé par Nicolas Sarkozy. Du coup, Charles Pasqua veut entraîner dans sa chute tout le clan Balladur-Sarkozy !

Sur France 2, mardi 27 octobre dans le journal de 20 heures, Charles Pasqua balance en direct tout le clan Balladur-Sarkozy :

- Charles Pasqua : Je demande au président de la République de lever le secret-défense sur TOUTES les ventes d'armes, sur toutes ces opérations qui ont été réalisées à l'étranger afin que l'on sache s'il y a eu DES RETOURS DE COMMISSIONS en France et qui en a bénéficié.

- Marie Drucker : Vous pensez auxquels par ailleurs ?

- Charles Pasqua : Moi, je ne pense à personne, moi. Moi, je suis très serein. »

http://jt.france2.fr/player/20h/index-fr.php?jt=20091027&timeStamp=186


1- Alors que Marie Drucker l’interroge seulement sur la vente d’armes à l’Angola, Charles Pasqua prononce soudain l’expression : « TOUTES les ventes d’armes ».

Charles Pasqua élargit brutalement le sujet : il commence à parler de TOUTES les ventes d’armes, c’est-à-dire des ventes d’armes à d’autres pays que l’Angola : Charles Pasqua fait allusion à la vente des sous-marins au Pakistan en 1994.

2- Charles Pasqua parle ensuite de « retours de commissions en France ». C’est un coup de tonnerre !

Là encore, Marie Drucker ne l’a pas du tout interrogé une seule seconde sur cette possibilité de « retours de commissions en France ».

C’est Charles Pasqua lui-même qui aborde brutalement ce nouveau sujet : il commence soudain à parler de rétro-commissions !

Charles Pasqua fait allusion aux rétro-commissions liées à la vente des sous-marins au Pakistan.

En 1994-1995, quand le clan Balladur-Sarkozy vendait des sous-marins au Pakistan, des commissions occultes partaient de France et elles étaient versées à des Pakistanais. En échange, les Pakistanais reversaient des rétro-commissions au clan Balladur-Sarkozy.

3- Sur France 2, devant des millions de téléspectateurs, Charles Pasqua vient d’envoyer un message à Balladur et à Sarkozy. Ce message est le suivant : « Bon, d’accord, je viens d’être condamné à un an de prison ferme. Vous ne m’avez pas sauvé. Alors écoutez-moi bien : si je tombe, vous tomberez avec moi. »
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 28 Oct - 2:22



Pasqua demande la levée du secret-défense sur les ventes d'armes

L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a demandé mardi la levée du secret-défense sur les opérations de ventes d'armes à l'étranger effectuées par la France.

Condamné ce jour à trois ans de prison dont deux avec sursis lors du procès dit de l'Angolagate, Charles Pasqua a estimé sur France 2 qu'il fallait profiter de cette affaire pour lever l'opacité entourant ces transactions. [...]

"Le président de la République était au courant de l'affaire des ventes d'armes en Angola, le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi - moi, je n'étais pas compétent dans ce domaine", a-t-il dit plus tôt.

Les ventes d'armes vers l'Angola, qui ont eu lieu entre 1993 et 1998, ont eu lieu durant les septennats des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac.

L'actuel président de la République, Nicolas Sarkozy, a servi successivement à cette époque comme ministre du Budget, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication dans les gouvernements d'Edouard Balladur.

Dans l'affaire des frégates de Taiwan visant une corruption présumée en marge d'une vente par la France de six frégates à cette île, le juge Renaud van Ruymbeke s'était heurté au secret-défense opposé à ses demandes d'investigation.

L'affaire avait débouché sur un non-lieu en octobre 2008, conformément à l'avis du parquet.

Une disposition visant à restreindre l'accès des juges à des lieux "sensibles" en vertu du secret-défense figure dans la loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui a été votée par le Parlement français
.

Ce texte avait été critiqué par le Syndicat de la magistrature, classé à gauche.
AFP


Ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, actuel sénateur des Hauts-de-Seine, est condamné à trois ans de prison dont deux ans avec sursis pour "trafic d'influence".
Son ancien bras droit Jean-Charles Marchiani est sanctionné de trois ans de prison dont 21 mois avec sursis.

Le dossier porte sur une vente sans autorisation d'armes en provenance d'Europe de l'Est pour 793 millions de dollars, avec un bénéfice évalué à 397 millions de dollars par l'enquête.

Le tribunal reconnaît que le "commerce illicite d'armes" est juridiquement constitué, même si les armes n'ont pas transité par la France et même si le gouvernement d'Alain Juppé a été informé en 1995.
Dans ce procès unique dans l'histoire judiciaire française, la tribunal correctionnel de Paris a condamné Pierre Falcone, le principal acteur des ventes d'armes, à six ans de prison ferme, l'a fait arrêter à l'audience et écrouer, une mesure rare.
Son associé, le milliardaire israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak, en fuite, est frappé de la même peine.
http://fr.news.yahoo.com/4/20091027/tts-france-justice-angola-ca02f96.html

"Les Hauts-de-Seine forment l'un des départements les plus riches de France. Il y a un affairisme immobilier avec des intérêts, des territoires et beaucoup d'argent qui permet d'entretenir des cours, des clans. Il y a un système mafieux qui s'est développé qui n'a rien à voir avec la démocratie. Je suis entré en politique car mes valeurs se situent à l'opposé de ce système que j'ai sous les yeux...".

Christophe Grébert

Les tontons flingueurs des Hauts-de-Seine
www.lexpress.fr/region/chat_473432.html
www.lexpress.fr/region/le-rastignac-des-hauts-de-seine_480387.html


Pasqua et Chirac sont probablement mêlés aussi à l'affaire Robert Boulin. cyclops
UMP : Union des Mafiosi au Pouvoir
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 28 Oct - 23:58

Sur le site internet du Figaro, mercredi 28 octobre, Charles Pasqua jette quelques bombes. En tout, Charles Pasqua balance huit hommes politiques :

- Pour la période 1993-1995 : François Mitterrand, Edouard Balladur (Balladur est littéralement flingué par Pasqua dans cet interview), Edmond Alphandéry, François Léotard.

- Pour la période 1995-1998 : Jacques Chirac, Alain Juppé, Jean Arthuis, Charles Millon.

Dans cet interview extraordinaire, Charles Pasqua ne prend plus de gants, il flingue, il balance, il dénonce, il donne les noms, il ne correctionne plus, il dynamite, il disperse, il ventile.

LE FIGARO. - Vous n'étiez pas mardi à l'audience pour la lecture du verdict sur l'Angolagate. Aviez-vous peur d'un mandat de dépôt à l'audience ?

Charles PASQUA. - Pas du tout. Je n'ai pas eu peur de la prison. Je vous rappelle que je suis parlementaire et que l'immunité ça existe. Personne ne savait d'ailleurs ce que le tribunal allait dire. Mes avocats, qui m'avaient conseillé de m'y rendre, étaient plutôt optimistes : ils pensaient même à une relaxe ! Lorsqu'on est venu m'annoncer la décision, dans l'après-midi, je me suis dit qu'il s'agissait d'un jugement aberrant.

LE FIGARO. - Le porte-parole du gouvernement laisse entendre que votre demande de levée du secret-défense pourrait être examinée. Qu'en attendez-vous ?

Charles PASQUA. - Je vois que cela progresse… Tant mieux ! Dans l'affaire de l'Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret-défense, et le tribunal n'a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d'armes à l'Angola.

LE FIGARO. - Tout le monde ? Qui visez-vous ?

Charles PASQUA. - Le président de la République, le premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant.

LE FIGARO. - De quelle période parlez-vous ?

Charles PASQUA. - Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé.

LE FIGARO. - Édouard Balladur a pourtant affirmé hier « ne pas avoir eu d'information » au sujet de ce trafic d'armes…

Charles PASQUA. - Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/29/01002-20091029ARTFIG00007-charles-pasqua-que-chirac-prenne-ses-responsabilites-.php
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MessageSujet: Extraits   Ven 30 Oct - 12:41


Cela «fera trembler un certain nombre de personnages de la République»

Angolagate : Pasqua met en cause Chirac, Balladur et Juppé

Condamné dans l’affaire de l’Angolagate, le sénateur Charles Pasqua a contre-attaqué en mettant en cause Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé et en réclamant la levée du secret défense dans ce dossier mais aussi dans d’autres affaires politiques sensibles.

L’ancien ministre de l’Intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi en première instance à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l’Angolagate, une affaire de trafic d’armes remontant aux années 1990.

Cette condamnation vise notamment le versement par la société de ventes d’armes Brenco de quelque 230.000 euros en juillet 1996 à l’association France-Afrique-Orient, dont M. Pasqua fut un temps le vice-président.

Le sénateur des Hauts-de-Seine a immédiatement réagi en expliquant que plusieurs personnalités dont le président Chirac étaient au courant de ces ventes d’armes.

Relevant des «coïncidences» entre son ambition présidentielle déclarée en 2000 et le début de ses «ennuis» judiciaires, Charles Pasqua a demandé «la levée du secret défense sur toutes les ventes d’armes afin que l’on sache s’il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié».

Le juge Renaud van Ruymbeke a rendu un non-lieu dans l’affaire des frégates de Taïwan, où l’on soupçonne le versement de rétrocommissions à des politiques, après avoir essuyé des refus de déclassification de documents.

L’affaire Clearstream, qui a vu l’affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, avait pour origine des documents falsifiés prétendant révéler le nom de bénéficiaires de rétrocommissions. L’hypothèse d’une implication des services secrets a été évoquée.

Dans l’affaire de l’attentat de Karachi, des juges étudient la piste d’un contentieux franco-pakistanais qui pourrait être lié au non-versement de commissions liées à la vente de sous-marins. Les noms d’Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy ont été cités par les enquêteurs à propos d’éventuelles rétrocommissions.

Dans la foulée de Pasqua, les parlementaires socialistes ont lancé mercredi une pétition pour une levée «immédiate» du secret défense, également réclamée par le président du MoDem.

www.liberation.fr/politiques/0101600044-angolagate-pasqua-met-en-cause-chirac-balladur-et-juppe
www.cambadelis.net/2009/10/28/pour-la-levee-du-secret-defense/
www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-28/ps-petition-pour-la-levee-immediate-du-secret-defense/920/0/389665


Luc Chatel, porte-parole du gourvernment, a affirmé mercredi que le ministre de la Défense, Hervé Morin, "pourrait examiner" une telle demande, sans pour autant préciser de délais.
iphone.france24.com

Seule l'autorité qui a classé peut demander la levée du secret

Une éventuelle levée du secret défense « sur toutes les ventes d'armes », réclamée mardi par Charles Pasqua après sa condamnation dans l'affaire du trafic d'armes de l'Angolagate, ne sera pas si facile à obtenir. Les ventes d'armements à des pays étrangers par des sociétés françaises sont soumises à l'autorisation de l'État. Dans ce cadre, des ministères comme ceux de la Défense, de l'Économie, des Affaires étrangères, l'Élysée et Matignon sont fréquemment amenés à classifier de nombreux documents relatifs à ces contrats. Or, seule l'autorité qui a ordonné de classer un document secret défense peut en ordonner la déclassification.

Dans le cadre d'une information judiciaire, pour faire progresser son enquête, le juge d'instruction peut être amené à solliciter un ministère pour lui demander de lever le secret défense sur certains documents. Le ministère concerné saisit alors pour avis la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), créée en 1998. Celle-ci propose une déclassification totale ou partielle ou un maintien de la classification. Il revient ensuite au ministre concerné de décider de déclassifier ou non. Sur quelque 140 avis de la CCSDN, la quasi-totalité a été suivie par les autorités concernées.

L'affaire de l'Angolagate est un cas différent : des armes en provenance de l'ancien bloc soviétique ont été vendues à l'Angola par la société de Pierre Falcone sans avoir reçu d'autorisation de l'État français. Les services de renseignements français (DGSE, DRM, DCRI) peuvent toutefois avoir connaissance de ce type de marché. Ils rédigent alors des notes elles-mêmes classifiées. L'une d'elles, datée du 6 décembre 1995 et émanant de la DGSE, a ainsi été déclassifiée dans le cadre de l'enquête sur l'Angolagate et figure dans le jugement de l'Angolagate.
www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/752638/mil/5294632.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Dim 15 Nov - 22:07


Photo du 30 juin 2009/REUTERS/François Mori/Pool

Pourquoi Pasqua ne va pas en prison

Un an ferme, deux ans avec sursis - et l’ancien ministre est libre comme l’air. Il se fend même d’une conférence de presse tonitruante. Certains (mauvais esprits) peuvent s’étonner que dans le même temps, au tribunal de Bobigny par exemple, les condamnés ressortent systématiquement entre deux gendarmes… Suivez-moi dans les dédales de la justice.

Lorsqu’un individu est reconnu coupable d’un délit, il est la plupart du temps condamné à une peine privative de liberté - de 2 mois à 10 ans. Mais cette peine ne mène pas forcément en prison. Elle peut être assortie d’un sursis. C’est même devenu la règle depuis la refonte du Code pénal. Tout est parti de l’idée qu’il serait de bon ton que le juge motive spécialement le prononcé des peines inférieures à quatre mois. Mais les sénateurs, en planchant sur ce texte, ont trouvé paradoxal de motiver les peines de 2 mois de prison et pas celles de 10 ans… Alors, il a été décidé que toutes les peines de prison ferme devraient être spécialement motivées. On est donc aujourd’hui dans cette situation où le juge prononce une peine qui n’est pas exécutable, sauf à expliquer les raisons pour lesquelles le condamné doit aller en prison. (...)
http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/11/15/pourquoi-pasqua-ne-va-pas-en-prison/

Pasqua demande la levée du secret-défense sur les ventes d'armes

Condamné ce jour à trois ans de prison dont deux avec sursis lors du procès dit de l'Angolagate, Charles Pasqua a estimé sur France 2 qu'il fallait profiter de cette affaire pour lever l'opacité entourant ces transactions.

"Je crois que le moment est venu de mettre les choses au clair", a-t-il dit.

"Je demande au président de la République de lever le secret-défense sur toutes les ventes d'armes, sur toutes les opérations réalisées à l'étranger afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et que l'on sache qui en a bénéficié", a-t-il ajouté.

Prié de dire s'il visait une personne en particulier, il a répondu : "Je ne pense à personne. Je suis très serein en ce qui me concerne."

Les ventes d'armes vers l'Angola, qui ont eu lieu entre 1993 et 1998, ont eu lieu durant les septennats des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac.

L'actuel président de la République, Nicolas Sarkozy, a servi successivement à cette époque comme ministre du Budget, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication dans les gouvernements d'Edouard Balladur. (...)
www.capital.fr/a-la-une/actualites/pasqua-demande-la-levee-du-secret-defense-sur-les-ventes-d-armes-446092
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 16 Nov - 1:04



Probst : Sarkozy est « entouré d'une bande de lèche-culs »

Comme toujours, il y avait « du bon et du grotesque » dans les propos de Charles Pasqua, jeudi lors de sa conférence de presse. Le commentaire est de Jean-François Probst, son conseiller politique pendant dix ans, qui était vendredi l'invité de « Parlons Net », le club de la presse Internet de France Info, dont Rue89 et Marianne2.fr sont partenaires. [...]

Jean-François Probst va même plus loin que son ex-mentor, en demandant également que soit entendu par la justice Jean-Daniel Levitte, actuel conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy et ancien directeur de cabinet d'Alain Juppé. Hors du jeu politique depuis l'an 2000 pour avoir soutenu Jean Tibéri, alors candidat dissident du RPR à la mairie de Paris, Probst veut impliquer l'entourage de l'actuel président de la République. [...]

Une des [VIDEOS].

Après le conseiller politique, c'est le consultant en communication internationale, qu'il est désormais, qui se met en branle. Une fois encore, l'Elysée n'est pas épargné. Et de dénoncer « la cacophonie de l'orchestre Sarkozy ». [...]

« Internet, ce qui pouvait arriver de plus beau »

Jean-François Probst s'est enfin prêté au jeu des questions des internautes. Au passage, le collaborateur occasionnel de Bakchich estime qu'Internet, « c'est ce qui pouvait arriver de plus beau sur cette planète ».

Il s'est prononcé pour la réouverture du dossier de l'affaire Boulin, ce ministre du travail de VGE retrouvé en 1979 gisant dans une marre d'eau. Officiellement un suicide, mais plus certainement un homicide.

Avant de conclure l'émission en faisant son mea culpa pour avoir anciennement soutenu, Denis Sassou-Nguesso à la tête du Congo, « qui est un voyou ».
www.rue89.com/2009/11/14/probst-sarkozy-est-entoure-dune-bande-de-leche-culs-125938
www.denistouret.net/textes/Probst_Jean-Francois.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 17 Nov - 3:07

Affaire de Karachi : un témoin pointe le rôle particulier de Sarkozy.

Interrogé dans l'affaire de Karachi, un témoin important, l'ex-directeur financier et administratif de la Direction des constructions navales (DCN), a pointé le rôle particulier joué par Nicolas Sarkozy, en sa qualité de ministre du budget dans le gouvernement Balladur, dans le cadre de la signature du contrat Agosta – la vente par la France de trois sous-marins au Pakistan en 1994.

Selon le juge Marc Trévidic, qui a interrogé Gérard-Philippe Menayas le 9 novembre 2009, ce contrat pourrait avoir un lien, direct ou indirect, avec l'attentat de Karachi, qui a coûté la vie à onze employés français de la DCN en mai 2002.

M. Menayas a également évoqué le versement de rétrocommissions en marge du contrat Agosta, notamment au profit de l'un des frères de Benazir Bhutto.

http://www.mediapart.fr/journal/france/161109/affaire-de-karachi-un-temoin-pointe-le-role-particulier-de-sarkozy
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 18 Nov - 2:10


L'attentat du 8 mai 2002 à Karachi (AFP/AAMIR QURESHI)

Mardi 17 novembre 2009, les familles des victimes de l'attentat de Karachi mettent en ligne sur leur site un article dévastateur pour le clan Balladur-Sarkozy-Léotard.
Cet article est le résultat d'une enquête de deux journalistes de Mediapart, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme.
Cet article confirme la piste des deux corruptions :
1- Des commissions occultes partaient de France vers des personnalités pakistanaises.
2- Ensuite, des rétro-commissions occultes revenaient en France pour financer la campagne électorale d'Edouard Balladur fin 1994, début 1995. C'est un certain Ziad Takieddine qui renvoyait vers la France ces rétro-commissions.
Lisez :



Affaire de Karachi : un témoin pointe le rôle particulier de Sarkozy
16 Novembre 2009

Le juge Marc Trévidic, en charge de l’enquête sur les causes de l’attentat de Karachi, qui a coûté la vie à onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN) en mai 2002, vient de recueillir un témoignage important. Le 9 novembre 2009, l’ancien directeur financier et administratif de la DCN, Gérard-Philippe Menayas, a pointé le rôle particulier joué par Nicolas Sarkozy dans le cadre de la signature du contrat Agosta – la vente par la France de trois sous-marins au Pakistan en 1994. Ce contrat pourrait avoir un lien, direct ou indirect, avec l’attentat, selon plusieurs éléments de la procédure judiciaire.

Nicolas Sarkozy était alors le ministre du budget d’Edouard Balladur (1993-1995), dont le gouvernement est à l’origine de ce marché d’armement de 838 millions d’euros. 4% du montant devaient être versés en commissions à des agents d’influence au rôle pour le moins trouble. Devant le juge, M. Menayas a évoqué, sans le citer nommément, M. Sarkozy à qui «le plan de financement» du contrat Agosta (y compris la rémunération des intermédiaires) aurait été nécessairement «soumis» en sa qualité de ministre du budget.

M. Menayas a également fait état du versement, en marge du même contrat, de rétrocommissions au bénéfice de destinataires français et pakistanais. Car s’il n’existe pour l’heure aucune preuve matérielle d’un lien entre les dessous financiers du contrat Agosta (et les soupçons de corruption qui en découlent) et l’attentat, l’enquête a d’ores et déjà permis de mettre en lumière les pratiques qui sont au cœur de certains grands marchés d’armement internationaux. Avec, en l’occurrence, le spectre du financement illégal de la vie politique française en toile de fond.

Ancien haut fonctionnaire de la direction du Trésor, Gérard-Philippe Menayas a d’abord expliqué au juge Trévidic dans quelles conditions les dirigeants de la DCN, via sa filiale commerciale DCN International (DCNI), lui avaient imposé deux intermédiaires libanais, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir. Il fallait manifestement les rémunérer, rapidement et en conséquence, dans le cadre du contrat pakistanais, a expliqué en substance M. Menayas. Dans une précédente audition, l’ancien dirigeant de la DCN avait déjà affirmé que MM. Takieddine et El-Assir avaient «été imposés à la DCNI par le pouvoir politique [français]».

A nouveau convoqué par le juge, il s’est fait plus précis le 9 novembre : «Avant que le contrat ne soit signé, M. Takieddine m’a été présenté par M. Castellan et M. Aris [respectivement président et vice-président de DCNI]. M. Castellan m’a emmené dans un appartement avenue Henri-Martin où se trouvaient M. Takieddine et M. El-Assir. » Cette première rencontre aurait eu lieu «au moment de la signature du contrat, aux alentours de septembre 1994».

Leur apparition in extremis – le contrat a été signé le 21 septembre 1994 – est pour le moins surprenante. «Takieddine et El-Assir sont apparus assez tard dans le panorama. D’habitude, les agents sont identifiés beaucoup plus en amont. S’agissant du contrat pakistanais, les négociations avaient débuté en mars 1994. Cela s’est donc fait assez vite», a expliqué M. Menayas.

Le témoin a souligné une autre anomalie de taille portant sur les prétentions financières exorbitantes et les modalités de paiement des deux intermédiaires. M. Menayas est allé jusqu’à les qualifier de «hors normes». «Habituellement, les paiements des consultants se font au prorata des paiements du client», a-t-il précisé. C’est-à-dire que les versements sont échelonnés.

«Mais, en l’espèce, a précisé M. Menayas, M. Takieddine et M. El-Assir voulaient 100% à l’entrée en vigueur du contrat de consultant, ce qui était très inhabituel. Pour tout dire, je n’avais jamais vu ça [...] Avec l’accord du président, j’ai réussi à négocier le paiement de 85% à l’entrée en vigueur et 15% échelonnés au prorata des paiements directs.»

Un montage financier complexe.

Question du juge Trévidic :
— «MM. Takieddine et El-Assir vous ont-ils dit pour quelle raison ils voulaient 100% tout de suite ?»

Réponse de Gérard-Philippe Menayas :
— «Ils m’ont dit que c’étaient les exigences de leurs donneurs d’ordres.»

Le magistrat pousse le raisonnement :
— «Cela semble démontrer que quelqu’un avait besoin d’argent rapidement : qu’en pensez-vous ?»

Le témoin abonde :
— «C’est probable. Je précise que le plan de financement d’un contrat comme le contrat Agosta comportait toutes les données, y compris les frais commerciaux. Or, ce plan de financement était soumis aux autorités de tutelle, c’est-à-dire au ministre de la défense [François Léotard, NDLR] lui-même, au ministre du budget [Nicolas Sarkozy, NDLR] et à la Coface qui garantissait. De ce fait, des exigences hors normes avaient toutes les chances d’être refusées.»


Or, cela n’a pas été cas. «Il y a eu quelques remarques dont je ne me souviens plus exactement, mais c’est passé», a affirmé M. Menayas. Selon ce dernier, M. Takieddine «a reçu 85% [de sa commission] en janvier 1995».

Gérard-Philippe Menayas a ensuite livré des détails édifiants sur les circuits financiers utilisés afin que Ziad Takieddine, via l’une de ses sociétés, Mercor Finance, puisse récupérer les fonds sans laisser de trace. «L’argent partait de DCNI en utilisant des petites banques régionales pour des raisons de discrétion. Cela permettait qu’une seule personne de la banque soit au courant. Je me souviens de la banque Veuve Morin Pons par exemple. L’argent était donc viré vers la société Heine

Heine est une société de droit luxembourgeois, créée en 1994 par la DCN pour favoriser le paiement en toute discrétion d’agents d’influence employés pour mener à terme certains gros contrats d’armement des arsenaux français. Selon un rapport de police de mars 2007, qui fait état d’une note saisie à la DCN lors d’une perquisition dans le cadre d’une procédure financière annexe, la société Heine a été créée avec l’aval du ministre du budget de l’époque. Nicolas Sarkozy, toujours.

Les policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF) avaient été jusqu’à écrire : «Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine au deuxième semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Edouard Balladur, et du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de Monsieur Balladur pour l’élection présidentielle de 1995.»

Devant le juge Trévidic, M. Menayas a décrit avec une précision d’orfèvre le parcours des fonds destinés à l’un des deux intermédiaires : «Dans le cas de M. Takieddine, l’argent était viré de Heine vers une société de l’île de Man. C’était un nom gaélique, quelque chose comme Gailmer [il s'agit de Formoyle & Gailmer, NDLR]. Cette société a été créée juste pour les commissions de M. Takieddine. Elle a été dissoute après. C’est la Royal Bank of Scotland qui recevait l’argent sur l’île de Man et qui l’envoyait ensuite sur un compte de M. Takieddine au Liechtenstein. L’idée était d’avoir un système à deux étages avec un coupe-circuit en amont et un coupe-circuit en aval.»

Mais les ennuis ont commencé à la suite de l’élection de Jacques Chirac. Ainsi que l’ancien ministre de la défense Charles Millon l’a reconnu dans un entretien à Paris Match, le nouveau président de la République aurait exigé l’arrêt du versement des reliquats de commissions dus aux intermédiaires. M. Chirac les soupçonnait d’avoir financé son rival Edouard Balladur dans sa course à l’Elysée. A l’époque, le directeur de la campagne de M. Balladur n’était autre que Nicolas Sarkozy.

«Il y avait effectivement une clause anti-rétrocommissions».

«Début 1996, a confirmé M. Menayas, M. Castellan m’a indiqué qu’il fallait arrêter les paiements à M. Takieddine en raison d’un ordre donné par le cabinet du ministre de la défense. Il ne m’a pas dit pourquoi, mais il y avait eu un changement politique et il arrive que les agents soient remis en cause en cas de changement politique.» Qu’en termes pudiques ces choses-là sont dites…

Selon M. Menayas, les 15% dus (plus de 5 millions d’euros) à Ziad Takieddine «sont restés chez DCNI, comme un profit exceptionnel». Ces sommes «n’ont jamais été payées», d’après lui.

L’ancien dirigeant de la DCN, qui a été évincé du groupe après sa mise en cause dans une affaire financière, a également confié au juge se demander «pour quelle raison M. Takieddine n’a pas fait valoir ses droits». Il a lui-même apporté des réponses possibles à ses interrogations : «Peut-être n’avait-il aucun espoir d’obtenir satisfaction en raison du refus clair et net des autorités françaises.» Ou encore : «Peut-être a-t-il été désintéressé [dédommagé, NDLR] d’une façon». A moins qu’il ait constaté que «sa position n’était pas très solide».

Manifestement intéressé par cette dernière proposition, le juge Marc Trévidic a alors demandé à M. Menayas si Ziad Takieddine ne se serait pas mis «en tort» dans l’exécution du contrat qui le liait à la DCN. Pour M. Menayas, la réponse ne semble faire aucun doute : «Il y avait effectivement une clause anti-rétrocommissions dans ce contrat comme dans les autres contrats de consultants.» Le style indirect est admirable, mais ne doit pas faire oublier l’information que recèle cette phrase. L’ancien directeur financier de la DCN laisse ainsi entendre très fortement qu’il y aurait bien eu des rétrocommissions.

Mediapart a déjà fait état de la découverte au siège de la DCN de documents juridiques datant a priori de 2000 qui confirmaient, eux aussi, l’hypothèse de rétrocommissions en faveur de bénéficiaires français en marge du contrat Agosta. Le «silence» de Ziad Takieddine face à ses accusations avait d’ailleurs été interprété en interne comme une «forte présomption d’acquiescement», soulignaient les deux notes en question.

D’autre part, selon des éléments bancaires récupérés par des juges genevois à la fin des années 1990, dans le cadre d’une vaste affaire de blanchiment mettant en cause l’ancien premier ministre du Pakistan (Benazir Bhutto) et son mari (Azif Ali Zardari), il est apparu que certains mouvements financiers suspects impliquant des intermédiaires du contrat Agosta ont eu pour destination finale la France. Ces mouvements bancaires pourraient concerner des flux de corruption destinés, in fine, à des décideurs politiques français, selon des sources concordantes citées par Mediapart dans une précédente enquête.

Du clan Bhutto, il fut d’ailleurs aussi question dans le cabinet du juge lors de l’audition de Gérard-Philippe Menayas. Interrogé sur un document interne à la DCN évoquant un versement, en marge du contrat Agosta, à un certain «M. Frère», M. Menayas a décrypté ainsi cette mention : «Il s’agit de l’un des frères de Benazir Bhutto [...] Je sais que c’est lui par une information que j’ai reçue. Lors d’une réunion de DCN, M. Hervé Cheneau [inspecteur général de l'armement, NDLR] a précisé qu’il s’agissait de l’un des frères de Benazir Bhutto.»

Premier ministre du Pakistan de 1988 à 1990 puis de 1993 à 1996 (donc au moment de la signature du contrat Agosta), Mme Bhutto a été assassinée en 2007. Son mari, Azif Ali Zardari, qui a passé de nombreuses années en prison pour corruption et qui est accusé d’avoir touché des pots-de-vin dans le cadre du contrat Agosta, comme l’a révélé récemment Libération, est depuis septembre 2008 à la tête de l’Etat pakistanais.

www.verite-attentat-karachi.org/?p=262
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 16 Déc - 16:54

Mercredi 16 décembre 2009 : l'étau se resserre autour du clan Balladur-Sarkozy.

Lisez cet article :

Attentat de Karachi : plainte des familles.

Six familles de victimes de l'attentat de Karachi contre des salariés de la Direction des constructions navales (DCN) en 2002 ont déposé plainte à Paris pour "corruption", contre le club politique créé en 1995 par Edouard Balladur, ont annoncé ce matin ces parties civiles.

Cette plainte est liée à une piste suivie par les juges antiterroristes dans l'enquête sur l'attentat du 8 mai 2002 qui a fait 14 morts, dont 11 salariés de la DCN en poste à Karachi pour la construction de sous-marins vendus par la France en 1994.

Cette piste s'oriente vers l'hypothèse de représailles pakistanaises après l'arrêt des versements de commissions sur ce contrat soupçonné d'avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon plusieurs témoignages et rapports versés au dossier.

La plainte, déposée ce matin par six familles de victimes auprès du procureur de Paris, pour "corruption active et passive" vise nommément l'Association pour la réforme, club politique créé en 1995 par Edouard Balladur.

Une note intitulée "Nautilus", commandée par la DCN après l'attentat et versée au dossier, relève que "l'annulation de ces commissions avait été décrétée en 1995, à la suite de l'alternance politique en France, et visait à assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la réforme d'Edouard Balladur".

L'auteur du rapport Nautilus devait notamment "rechercher sur qui rejaillit la responsabilité de l'attentat", observent les plaignants.

Sont également visées du chef de corruption plusieurs sociétés off-shore (Heine, Eurolux, Mercor Finance) ainsi que la Sofema - un office d'exportation d'armement dont l'Etat est actionnaire - par lesquelles transitaient les commissions.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/16/01011-20091216FILWWW00466-attentat-de-karachi-plainte-des-familles.php

Rappel :

Pendant les années 1993-2002, la guerre à l'intérieur de la droite française a commencé à opposer deux clans :

1- Le clan du Premier ministre Edouard Balladur, son directeur de cabinet : Nicolas Bazire, le ministre du Budget Nicolas Sarkozy, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, le ministre de la Défense François Léotard, le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres, le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.

2- Le clan du patron du RPR Jacques Chirac : le ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé. Le directeur de cabinet d’Alain Juppé : Dominique de Villepin.

Cette guerre a fait des victimes : onze employés français de la Direction des Constructions Navales en mai 2002.
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Jeu 17 Déc - 2:05

Attentat de Karachi : plainte pour corruption contre l'association de Balladur.

Six familles de victimes de l'attentat de Karachi contre des salariés de la Direction des constructions navales (DCN) en 2002 ont déposé plainte à Paris pour "corruption" contre le club politique créé en 1995 par Edouard Balladur, ont annoncé ces parties civiles mercredi à l'AFP.

Les parties civiles considèrent qu'elles ont "été trompées par l'Etat français et par plusieurs dirigeants politiques français et pakistanais de premier plan, que leurs proches ont été exposés et tués à la suite d'une sordide affaire de financement politique illicite".

Leur plainte est liée à une piste suivie par les juges antiterroristes dans l'enquête sur l'attentat du 8 mai 2002 qui a fait 14 morts, dont 11 salariés de la DCN en poste à Karachi pour la construction de sous-marins vendus par la France en 1994.

Cette piste s'oriente vers l'hypothèse de représailles pakistanaises après l'arrêt des versements de commissions sur ce contrat soupçonné d'avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer l'activité politique d'Edouard Balladur, et notamment sa campagne présidentielle en 1995, selon plusieurs témoignages et rapports versés au dossier.

La plainte, déposée lundi par six familles de victimes auprès du procureur de Paris, pour "corruption active et passive" vise nommément l'Association pour la réforme, club politique créé en 1995 par Edouard Balladur.

Une note intitulée "Nautilus", commandée par la DCN après l'attentat et versée au dossier, relève que "l'annulation de ces commissions avait été décrétée en 1995, à la suite de l'alternance politique en France, et visait à assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la réforme d'Edouard Balladur".

L'auteur du rapport Nautilus devait notamment "rechercher sur qui rejaillit la responsabilité de l'attentat", observent les plaignants.

Sont également visées du chef de corruption plusieurs sociétés off-shore (Heine, Eurolux, Mercor Finance) ainsi que la Sofema - un office d'exportation d'armement dont l'Etat est actionnaire - par lesquelles transitaient les commissions.

La plainte vise également les dirigeants de l'entreprise publique DCN (aujourd'hui DCNS), de sa branche export DCNI "et tous autres" pour "entrave à la justice".

Les parties civiles leur reprochent de n'avoir pas communiqué aux enquêteurs antiterroristes le rapport Nautilus, dont DCN était en possession depuis fin 2002, selon les six familles défendues par Me Olivier Morice.

Ce rapport a été saisi début 2008 dans le cadre d'une autre enquête, instruite au pôle financier de Paris visant la DCN. Or, c'est par la presse que les juges antiterroristes en ont appris l'existence et non par une "communication spontanée du parquet", regrettent les plaignants.

La plainte vise également nommément le dirigeant d'une des sociétés off-shore, Jean-Marie Boivin, pour "faux témoignage" devant les juges antiterroristes et dénonce une "tentative d'extorsion en bande organisée" de la part des dirigeants des sociétés off-shore.

"On demandait simplement la vérité sur l'assassinat de nos proches. Ca fait près de huit ans qu'on nous prend pour des imbéciles", a expliqué à l'AFP Magali Drouet, fille de l'une des victimes de l'attentat.

Il revient dorénavant au parquet d'ouvrir une enquête ou de classer cette plainte sans suite.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h6MEP4UrJtFet85zeHRqwOORc6rA
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Jeu 17 Déc - 23:33

Jeudi 17 décembre 2009 :

Karachi : les familles de victimes accusent Sarkozy.

Les familles de victimes de l'attentat de Karachi ont nommément accusé jeudi Nicolas Sarkozy. Elles affirment que le chef de l'Etat est "au coeur de la corruption" présumée qui serait, selon elles, le mobile de cet attentat. Lequel avait tué 11 Français dans la cité pakistanaise en 2002.

Selon l'Elysée, ces propos "relèvent de la diffamation". M.Sarkozy "se réserve la possibilité d'y donner les suites de droit", ajoute cette source.

Ces propos "ne sauraient être excusés par l'expression de la légitime douleur des victimes ou de leurs ayants droit", ajoute le communiqué de l'Elysée.

Six familles de victimes de l'attentat de Karachi ont porté plainte à Paris pour corruption contre le club politique créé en 1995 par Edouard Balladur. Elles dénoncent un "financement politique illicite" à l'origine de l'attentat le 8 mai 2002 qui fit 14 morts, dont 11 ingénieurs et techniciens de la direction des Chantiers navals (DCN). Un kamikaze avait précipité une voiture bourrée d'explosifs contre un bus dans lequel circulaient ces salariés. Ceux-ci travaillaient sur place à la construction de sous-marins français de type Agosta.

L'enquête envisage l'hypothèse que des commissions versées sur la vente de sous-marins par la France au Pakistan en 1994 pourraient avoir donné lieu à des rétrocommissions illégales. Le but aurait été de financer l'activité politique d'Edouard Balladur, et notamment sa campagne présidentielle en 1995.

Après son élection en 1995, Jacques Chirac avait ordonné l'arrêt du versement de ces commissions.

"La difficulté qu'il y a dans ce dossier, c'est que M. Sarkozy est au coeur de la corruption parce qu'elle a été validée non seulement lorsqu'il était ministre du Budget mais aussi lorsque c'est lui qui menait la campagne présidentielle de M. Balladur", a relevé devant la presse l'avocat de ces six familles, Me Olivier Morice. Cette piste suivie par les juges antiterroristes avait été qualifiée de "fable" par M. Sarkozy en juin 2009.

La fille d'une des victimes, Magali Drouet, a déploré que le chef de l'Etat n'ait pas tenu sa promesse de recevoir les parties civiles chaque année. Il avait reçu les familles en 2008

"Les investigations montrent que ce qui apparaît pour certains, notamment le président Sarkozy, comme étant une 'fable' est malheureusement de plus en plus au vu des investigations une réalité insoutenable pour les parties civiles", a estimé jeudi Me Morice.

Jusqu'à l'année dernière, la piste islamiste était privilégiée. Mais deux islamistes condamnés à mort initialement ont été acquittés en appel au Pakistan.

Par ailleurs, le juge français, Marc Trévidic, a mis au jour une nouvelle piste. L'hypothèse désormais privilégiée est qu'une fraction de l'armée pakistanaise a commandité l'action pour punir la France de l'arrêt du paiement des commissions en marge de la vente des sous-marins.

L'arrêt du paiement des commissions a été confirmé publiquement par Charles Millon, ministre de la Défense en 1995.

Les plaignants s'appuient notamment sur deux rapports d'enquête privée commandés par la DCN et appelés "Nautilus", et divers documents et auditions du juge d'instruction. Les commissions sur le marché des sous-marins versées à des intermédiaires et des sociétés-écrans et destinées à des décideurs pakistanais étaient d'environ 80 millions d'euros, selon les éléments de l'enquête auxquels Reuters a eu accès.

L'enquête envisage l'hypothèse qu'une partie de l'argent soit revenu en France pour financer la campagne Balladur. Le juge d'instruction Trévidic a recueilli des dépositions prêtant notamment un rôle à ce titre à Renaud Donnedieu de Vabres, qui travaillait alors au ministère de la Défense lorsqu'il était dirigé par François Léotard (entre 1993 et 1995).

Les policiers avaient trouvé à la DCN une note mentionnant l'aval pour la création d'une société off-shore du directeur de cabinet de M. Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy.

Créée en 1994 par la DCN au Luxembourg, cette société, baptisée Heine, aurait servi à véhiculer une partie des fameuses commissions.

http://info.france2.fr/monde/Karachi:-les-familles-de-victimes-accusent-Sarkozy-59741694.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 10 Fév - 15:59

Mercredi 10 février 2010 :

Le Canard enchaîné, page 3, un article sur cinq colonnes :

"Attentat de Karachi. Ces enquêtes qui visent la Sarkozye."

A lire absolument.
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Lun 26 Avr - 10:11

Lundi 26 avril 2010 :

Vente d'armes au Pakistan : la piste Balladur.

RÉVÉLATION

Selon des documents obtenus par «Libération», des intermédiaires proches des balladuriens ont perçu des commissions en 1995 lors d'un contrat de vente de sous-marins français au Pakistan.

La campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995 aurait reçu 10 millions de francs pouvant provenir de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan auquel s’intéresse un juge antiterroriste enquêtant sur l’attentat de Karachi en 2002. C'est la révélation à lire aujourd'hui dans «Libération» (disponible dans sa version intégrale en kiosque ou sur notre zone payante).

L’enquête sur cet attentat qui fit 14 morts, dont 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002 à Karachi, a longtemps privilégié la piste Al-Qaïda, mais le juge Marc Trévidic l’a réorientée vers l’hypothèse de représailles pakistanaises après l’arrêt des versements de commissions attachées à ce contrat - signé en 1994 et baptisé Agosta - décidé par Jacques Chirac après son élection en 1995. Selon plusieurs rapports et témoignages versés au dossier, ces commissions, à l’époque légales, pourraient avoir donné lieu à des rétro-commissions illégales mais non prouvées à ce stade. M. Balladur a ces derniers mois jugé «parfaitement infondées» les allégations d’un financement occulte, son ancien directeur de campagne, Nicolas Sarkozy, trouvant pour sa part «grotesque» cette «fable».

Selon notre enquête, le 26 avril 1995, l’Association pour le financement de la campagne d’Edouard Balladur (Aficeb) a encaissé dans une agence du Crédit du Nord à Paris 10 millions de francs en espèces (1,5 million d’euros), soit près de 20 % de l’ensemble des recettes mentionnées dans le compte de campagne d’Edouard Balladur. «Sur le bordereau bancaire, il a été mentionné que l’argent provenait de collectes effectuées lors des meetings électoraux (...) la moitié de ces 10 millions a été apportée en grosses coupures de 500 francs».

Ce versement est intervenu alors qu’entre janvier et juin 1995, deux intermédiaires du contrat Agosta pour le versement de ces commissions ont perçu 184 millions de francs, affirme «Libération» qui s’est procuré le contrat Agosta et l’accord entre DCN et Mercor Finance, société off-shore représentant les deux intermédiaires. Or, selon des témoignages d’anciens de la branche internationale de DCN versés au dossier, ces deux hommes - Ziad Takieddine et Abdulrahman El Assir - ont été imposés en 1994 comme intermédiaires dans le contrat par «le pouvoir politique», en l’occurence Renaud Donnedieu de Vabres.

Renaud Donnedieu de Vabres était à l’époque chargé de mission auprès du ministre de la Défense, François Léotard. Tous deux avaient pris parti pour Edouard Balladur face à Jacques Chirac pour la présidentielle.

Le parquet de Paris a ouvert début février une enquête préliminaire à la suite d’une plainte des familles des victimes de l’attentat pour entrave à la justice et pour corruption, notamment contre le club politique présidé par M. Balladur. Les familles considèrent qu’elles ont «été trompées par l’Etat français et par plusieurs dirigeants politiques français et pakistanais de premier plan, que leurs proches ont été exposés et tués à la suite d’une sordide affaire de financement politique illicite», avait alors expliqué leur avocat Me Olivier Morice, pour qui Nicolas Sarkozy est «au coeur de la corruption».

Les policiers avaient trouvé en 2007 à la DCN une note mentionnant l’aval pour la création d’une société off-shore - baptisée Heine et par laquelle transitait les commissions du contrat Agosta - du directeur de cabinet de M. Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d’alors, Nicolas Sarkozy.

http://www.liberation.fr/politiques/0101632141-vente-d-armes-a-pakistan-la-piste-balladur
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 27 Avr - 13:14



Du Karachigate au Sarkogate

C'était donc vrai. Ce n'était pas une fable. L'affaire du Karachigate rebondit. Nicolas Sarkozy n'était pas là pour commenter. Il s'envolait pour la Chine.

Balladur mis en cause...

Le quotidien Libération a relancé l'affaire, ce lundi 26 avril. [...]

... et Sarkozy aussi

Du côté de l'Elysée, on a visiblement agi en coulisses : en juin 2009, le ministre de la Défense avait promis une déclassification du secret défense sur les documents de l'affaire stockés dans divers placards de la Grande Muette. Plusieurs mois plus tard, le juge Marc Trévidic ne reçut qu'un gros rapport de 137 pages ... dont seuls 6 paragraphes ont été laissés visibles. Le reste a été expurgé, effacé, détruit.

Mis en cause par Libération, l'ancien Premier ministre s'est empressé de répondre aux accusations, dans une tribune publiée par le Figaro. Alors qu'il refusait d'être auditionné par la commission d'enquête parlementaire constituée sur l'attentat de Karachi, voici qu'il en fait maintenant la demande expresse. Balladur semble aussi impliquer Nicolas Sarkozy : «la décision d'autoriser l'octroi de commissions n'était pas de la responsabilité du Premier ministre ou de ses services. J'ignore si, en l'espèce, il a été décidé d'y avoir recours.» A l'époque, la décision de verser des commissions à des intermédiaires lors de contrats d'armements était du ressort du ministre du Budget. En effet, seul ce dernier pouvait valider la déductibilité de telles commissions.

En 1995, le ministre du Budget s'appelait Nicolas Sarkozy.

Sur l'origine des 10 millions de francs de dons versés en espèces, dont la moitié en coupures de 500 francs, Edouard Balladur reste étrangement distant, discret, flou. Il précise simplement que «les comptes de ma campagne ont été audités puis remis au Conseil constitutionnel et validés par lui dans une décision publiée au Journal Officiel du 12 octobre 1995.»

L'ancien mentor de Nicolas Sarkozy n'a qu'une défense : pourquoi l'attentat est-il intervenu si tardivement (en 2002) après l'interruption supposée des versements de commissions ? Quelle bonne question ...

L'avocat des familles des victimes n'est pas dupe : «Les parties civiles considèrent que Monsieur Balladur ment d'une façon absolument éhontée par rapport aux éléments qui sont dans le dossier. (...) Il est bien évident que dans les prochains jours nous allons demander l'audition de M. Balladur qui n'est couvert par aucune immunité.» L'avocat ne s'arrête pas là. Il attaque directement Nicolas Sarkozy. Il a reçu anonymement des documents relatifs aux versements en espèces sur le compte de campagne de Balladur.

Il sait de quoi il parle...
www.marianne2.fr/sarkofrance/Du-Karachigate-au-Sarkogate_a45.html
www.lefigaro.fr/politique/2010/04/26/01002-20100426ARTFIG00429-karachi-les-explications-d-edouard-balladur-.php
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 11 Mai - 22:33



Les auteurs du livre sur l'attentat de Karachi attaqués en justice

L'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine attaque en justice les éditions Stock et les auteurs du livre Le Contrat, dont la publication est actuellement programmée pour le 19 mai. Cet ouvrage des deux journalistes de Mediapart Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme revient sur l'attentat de Karachi (15 morts, dont 11 Français, en 2002) et sur les circonstances de la signature de deux contrats d'armement à destination du Pakistan (Agosta, trois sous-marin) et de l'Arabie saoudite (Sawari II, des frégates).

Dans cet ouvrage, dont L'Express a publié des extraits en exclusivité, Ziad Takieddine est présenté comme l'un des intermédiaires de ces contrats qui, par un système complexe de rétro-commissions, auraient alimenté en argent la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. (...)
www.lexpress.fr/actualite/politique/les-auteurs-du-livre-sur-l-attentat-de-karachi-attaques-en-justice_891506.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Jeu 13 Mai - 19:41



Christine Lagarde bloque le rapport sur le Karachigate

Ce 13 mai le site d'informations Mediapart a diffusé un courrier écrit de la ministre des Finances Christine Lagarde (article payant) obstruant le travail de la mission parlementaire.

Les députés souhaitaient auditionner des hauts fonctionnaires ayant travaillé sur les ventes de sous-marins au Pakistan dans les années 90. Mais les députés n'ont pas pu y voir plus clair.

Dans la lettre dévoilée par Mediapart, Christine Lagarde refuse l'audition des fonctionnaires concernés par les ventes d'armes. "Il ne m'est pas possible de donner une suite favorable" à la requête des députés, écrit-elle.
Elle oppose le fait qu'une enquête judiciaire est en cours et que ces contrats sont protégés par le secret défense. Mediapart réfute ses arguments : plusieurs autres hauts fonctionnaires du ministère de la Défense ont été entendus sur le sujet.

"L'amnésie" des ministres

Ce n'est pas la première fois qu'il est fait état de blocages subis par les députés dans ce dossier.
Le 12 mai lors de la présentation du rapport, le président UMP de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale Guy Tessier a fustigé "l'amnésie" de certains ex-ministres de la Défense.

Interrogé mercredi par France 2, le socialiste Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission, est allé dans le même sens et a affirmé que le gouvernement avait "entravé" le travail des députés.
http://fr.news.yahoo.com/63/20100513/tpl-quand-christine-lagarde-bloque-le-ra-5cc6428.html

Christine Lagarde
Pascal Lamy, le haut fonctionnaire tricolore à la tête de l’Organisation mondiale du commerce, prend sa défense régulièrement. Tout comme plusieurs grands patrons, dont Didier Lombard (France Télécom), Christophe de Margerie (Total) ou Anne Lauvergeon (Areva), une amie personnelle.
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Ven 4 Juin - 23:34

L'attentat de Karachi est lié à la vente de 3 sous-marins français au Pakistan le 21 septembre 1994.

21 Septembre 1994 : Signature du contrat par François Léotard, ministre de la Défense du Gouvernement Balladur, pour la vente de 3 sous–marins type Agosta pour un montant total de 825 millions d’euros.

http://www.verite-attentat-karachi.org/?page_id=66

Le 21 septembre 1994, au moment de la signature du contrat par François Léotard, qui gouvernait la France ? Qui était au pouvoir ?

Réponse :

- le Premier ministre Edouard Balladur,

- son directeur de cabinet : Nicolas Bazire,

- le ministre du Budget Nicolas Sarkozy,

- le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux,

- le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua,

- le ministre de la Défense François Léotard,

- le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres,

- le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.

Et aujourd'hui, que dit le menteur Luc Chatel ?

Le menteur Luc Chatel dit :

"Je ne confirme absolument rien, je rappelle qu'il s'agit d'évènements qui sont situés au début des années 1990, à une époque qui suit la signature des contrats concernant ce marché puisque ces contrats avaient eu lieu au tout début des années 90", a déclaré M. Chatel sur LCI.

Il a souligné que "le gouvernement d'Edouard Balladur n'était pas aux responsabilités" à ce moment-là et que "le président de la République a eu l'occasion de s'exprimer sur ce sujet pour dire qu'il s'agissait d'une farce totale". "Là on est plutôt dans une fable à épisodes", a-t-il dit.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/03/97001-20100603FILWWW00444-karachi-une-fable-a-episode-chatel.php

Les mensonges de Luc Chatel commencent à partir de 1 minute 25 :

http://videos.tf1.fr/infos/invite-politique-barbier/lci-luc-chatel-est-l-invite-politique-de-christophe-barbier-5868739.html
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mar 8 Juin - 22:35

Attentat de Karachi : François Léotard a signé le contrat de vente de trois sous-marins au Pakistan le 21 septembre 1994. A l'époque, il était ministre de la Défense.

Le 24 novembre 2009, devant la commission d'enquête parlementaire, François Léotard a donné des noms : il a balancé Renaud Donnedieu de Vabres et Hervé Morin.

Lisez cet article :

L'ancien ministre a toutefois minimisé sa connaissance du dossier, assurant que "c'étaient principalement les membres de son cabinet qui recevaient les négociateurs" et citant à ce propos ses directeurs de cabinet (civil et militaire) d'alors, son conseiller spécial Renaud Donnedieu de Vabres et... l'actuel ministre de la Défense Hervé Morin, qui n'était pourtant qu'un simple collaborateur.

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-06-08/info-lepoint-fr-karachi-leotard-croit-a-une-vengeance-liee-aux-commissions/917/0/464301

En 2009, Hervé Morin n'a pas donné au juge tous les documents classés secret-défense que le juge lui demandait. On comprend pourquoi.

L'actuel ministre de la Défense Hervé Morin faisait partie du clan Balladur-Sarkozy à l'époque (1993-1995).

Le clan Balladur-Sarkozy (1993-1995) :

- le Premier ministre Edouard Balladur,
- son directeur de cabinet : Nicolas Bazire,
- le ministre du Budget Nicolas Sarkozy,
- le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux,
- le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua,
- le ministre de la Défense François Léotard,
- le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres,
- le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.
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MessageSujet: Re: SARKOZYGATE ?   Mer 9 Juin - 4:04



L’étau se ressert autour de Sarkozy

Directement mis en cause dans le financement illégal de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, le président (de la République ?) pourrait devoir démissionner (...)

Révélé par Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme de Mediapart.fr, le rapport de la police luxembourgeoise transmis à la justice française dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Karachi évoque les malversations auxquelles se serait livré Nicolas Sarkozy. Alors ministre du Budget et directeur de campagne de Balladur, il aurait validé la création d’une société off-shore destinée à financer cette campagne avec les rétro-commissions émanant de la vente de sous-marins français au Pakistan. Pour l’avocat des six familles de victimes de l’attentat, Me Olivier Morice, interrogé par France Info, «ce rapport montre que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption et qu’il a menti aux familles. Nous ne sommes pas en présence d’une fable mais d’un mensonge d’Etat», a estimé l’avocat, ajoutant que «les familles sont indignées et demandent sa démission».

Dans l’autre scandale d’Etat qui menace de remettre à plat le système politique français, l’affaire Boulin, le parquet vient de refuser la réouverture de l’enquête parce qu’« une partie des scellés judiciaires a été perdue ». Quel malencontreux hasard ! Mais cela ne suffit pourtant pas à motiver un refus et l’on s’étonne que le Président ne soit pas intervenu pour que la vérité soit faite sur la mort de ce ministre qui appartenait aux rangs du RPR.

L’étau se ressert autour de Nicolas Sarkozy. A l’autre extrémité de cette dynamique irréversible, il devrait se méfier de la réaction du peuple subissant l’austérité sournoise décrétée par un gouvernement qui a décidé de se mettre du côté des puissances d’argent. Sauver leurs dettes de jeux au détriment des peuples est un jeu dangereux qui, contrairement aux jeux en ligne que le gouvernement vient de légaliser (au grand bonheur des familles Desseigne et Balkany), n’a rien de virtuel.

www.solidariteetprogres.org/article6712.html
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