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 Main basse sur les retraites

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Orwelle



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MessageSujet: Main basse sur les retraites   Ven 24 Juil - 20:56



Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), mis en place au début des années 2000, vise à couvrir, grâce à la gestion optimale des ressources que lui confie la collectivité nationale, à compter de 2020, une part significative des besoins de financement des régimes de base des salariés du secteur privé, des artisans et des commerçants.

En tant qu’investisseur public de long terme, le FRR se doit en outre de prendre en compte dans sa gestion des valeurs collectives au service d’un développement économique, social et environnemental équilibré.

Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 révélait que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.
La mise ne garde des salariés n'a pas été écoutée.



Le FRR vient d’annoncer une perte record de 7 milliards d’euros

En plein débat sur le financement des pensions et le recul de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, tous les médias devraient en parler. Pas un mot, juste quelques brèves par-ci, par là.

Et pourtant... Avec la crise financière et boursière, les sommes colossales de ce fameux Fond de Réserve des Retraites investies... en actions sont parties en fumée !

Le journal Marianne relève : « Or, une simple stratégie de bon père de famille, consistant à acheter des obligations de l’Etat français, celles d’EDF ou des autoroutes, aurait assuré au moins 33,5 milliards d’euros au FRR. Selon les économistes Thomas Piketty et Antoine Bozio, il aurait suffi que chaque année les pouvoirs publics garnissent ce coffre-fort républicain de seulement 7,5 milliards d’euros de recettes exceptionnelles pour que nos concitoyens n’aient plus à s’angoisser pour leur retraites à partir de 2020 . Mais cette stratégie hypersimple aurait privé l’ensemble de la chaine financière de généreuses commissions, évaluées à au moins 1,1 milliards d’euros en moins de 5 ans ! »

Et maintenant ce gouvernement, toujours plus cynique, vient nous parler du déficit des retraites, nous vanter l’avantage des fonds de pension, de reculer l’âge de départ à 67 ans comme seule et unique solution... sachant que la France a l’un des taux de chômage les plus élevés d’Europe pour les plus de 50 ans.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article89311

Les deux systèmes de retraites

La retraite par répartition est un système de retraite basé sur la solidarité, où les salariés payent des cotisations qui sont réparties entre les retraités. Cette répartition a pour résultat un transfert du pouvoir d'achat entre générations.

La retraite par capitalisation fonctionne sur le principe de l'accumulation d'un stock de capital, constitué par des prélèvements sur les revenus des travailleurs (cotisations), et placé en actions ou obligations par les Fonds de pension chargés de sa gestion.

Le FRR (Fonds de Réserve des Retraites) est un organisme public, créé en 1999 par la loi de financement de la sécurité sociale pour assurer avec une dose de capitalisation la pérennité du système français de retraite par répartition. Il a pour vocation de mettre de l’argent de côté pour couvrir à partir de 2020 les besoins de financement des retraites du privé.

L’essentiel du capital financier et des immenses réserves d’argent ayant été placés sur le marché actions en Bourse, le fonds est devenu spéculatif, ressemblant plus aux Hedge Funds qu’à un fonds d’investissement sur le long terme.

A ce rythme d’incompétence les pensions de retraites, déjà assez faibles, pourront-elles être payées ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Retraite_par_r%C3%A9partition
www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=501


Polémique sur l’abandon d’un système de retraite par capitalisation au profit du système par répartition

Le Fonds de réserve des retraites a perdu 20% de sa valeur en 2008 relançant ainsi le débat sur le choix le plus pertinent du système des retraites...
Depuis sa création, le Fonds est alimenté par un prélèvement social de 2% sur les revenus du patrimoine et de placement.
Pour la direction du FRR la seule obligation est de restituer au minimum entre 2020 et 2040 la valeur réelle des abondements reçus depuis l’origine.
www.cfo-news.com/Capitalisation-vs-Repartition_a11105.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Ven 24 Juil - 21:38


La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est une institution financière publique française créée en 1816. Placée sous le contrôle direct du Parlement, elle exerce des activités d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales, mais elle a aussi des activités concurrentielles.
Grâce à son statut d’autonomie, elle peut gérer des fonds privés indépendamment du budget de l’Etat et assurer ainsi la protection de l’épargne.

C'est la Caisse des dépôts et Consignations qui gère le Fonds de Réserve des Retraites (FRR).
Ses missions traditionnelles n’ont jamais empêché la CDC d'être l'actionnaire de référence de la Caisse Nationale de Prévoyance CNP (à hauteur de 40% du capital), qui est le champion français de l'assurance-vie.

Et voilà qu’arrive une alliance entre la CDC, la CNP et Médéric, une co-entreprise qui devrait voir le jour dès le 1 janvier 2010.



Malakoff Médéric, premier groupe paritaire de protection sociale
Retraite complémentaire, assurances collectives, assurances individuelles, assurances intermédiées, action sociale...

Médéric, organisme de retraites complémentaires transformé au fil des ans en un gigantesque ovni financier, a gardé quelques racines avec le monde mutualiste et coopératif, mais a muté à vive allure vers les marchés financiers et gère donc de gros intérêts privés. Médéric a pour patron (parachuté) Guillaume Sarkozy, homme d’affaire «brillant», plus ou moins viré du Medef.

Si Guillaume Sarkozy fait irruption dans cette histoire, c'est qu'il a en effet réalisé un «coup» formidable. En tout cas pour son entreprise. Il a scellé une alliance avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et sa filiale la CNP (assurances, épargne, assurance vie, retraites…), en vue de créer une «joint-venture», une co-entreprise si l'on préfère, dont l'ambition est de jouer un rôle majeur dans les années à venir sur le marché de la retraite complémentaire.



Et kékiladit not’bon président ? kékiladit ? Que la « réforme » des retraites sera faite au plus tard à la mi 2010…

Les conjurés de la CDC, de la CNP et de Médéric se frottent les mains : «Un complément d'épargne annuel de 40 milliards à 110 milliards d'euros en 2020 serait nécessaire pour maintenir le niveau de vie des futurs retraités.» Sous-entendu : les régimes de retraite par répartition vont à ce point être étranglés par les évolutions démographiques et par l'absence de nouvelles recettes que cela fera forcément les affaires d'autres opérateurs.

Conclusion : les trois alliés doivent nourrir «l'ambition de créer un leader dans le domaine de la retraite supplémentaire, collective et individuelle». Sur les décombres des régimes par répartition qui vont faire de plus en plus mal leur office.
www.mediapart.fr/club/blog/victorayoli/290609/ca-s-est-dit-dans-mon-bistrot-l-embrouille-des-retraites



La Caisse des dépôts et Consignations est déjà mêlée à l'affaire EADS.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Caisse_des_d%C3%A9p%C3%B4ts
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 1 Aoû - 10:25



Gérard Mestrallet, patron de GDF Suez,
préside aussi Paris Europlace, association de promotion de la place financière parisienne


Pour hisser la place de Paris "au rang des pôles d'excel­lence européen", Mestrallet et Paris Europlace ont constitué douze chantiers straté­giques, qui ont déjà présenté leurs premières priorités d'action au Haut Comité de place.

Leurs priorités immé­diates sont :
-restaurer la confiance dans les marchés financiers,
-améliorer les conditions d'accès des PME aux financements,
-développer les nouvelles sources de financement pour les grandes entreprises
-et enfin ­ac­célérer les développements de l'épargne financière de long ­terme. Ce dernier point est essentiel pour répondre aux besoins de la retraite et accélérer les ­activités d'intermédiation

Et ils préconisent l'exonération d'impôt sur le revenu des produits des contrats d'assurance-vie d'une durée supérieure ou égale à douze ans et le déve­loppement de l'épargne retraite collective via le Plan d'épargne pour la retraite collective (Perco).
lefigaro.fr

Aidé par la présidence de la République et la multinationale Suez, la société Médéric Malakoff de Guillaume Sarkozy devrait pouvoir imposer ses contrats d'épargne retraite et complémentaires santé à tous les Français !


Affaire Suez-GdF-Kuhn-Sarkozy

La plainte de Jean-Marie Kuhn attire l’attention de la justice sur un point essentiel qui peut être lourd de conséquences.
« Il appartiendra à l’enquête de préciser quels sont les réels tenants et aboutissants de ces opérations et notamment si elles entrent dans les très probables qualifications suivantes :

● Corruption passive et trafic d’influence commis par des personnes exerçant une fonction publique : faits prévus et réprimés par les dispositions de l’article 432-11 du Code pénal ;

● Corruption active et trafic d’influence commis par des particuliers : faits prévus et réprimés par les dispositions de l’article 433-1 du Code pénal. »

La plainte précise encore : « Le pacte de corruption - car c’est de cela qu’il s’agit probablement - mis en place est à la mesure de l’enjeu financier colossal que représente la fusion GDF-Suez, la plus grosse opération financière jamais réalisée en France de laquelle Albert Frère peut espérer tirer un profit de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

L’enquête déterminera et précisera les irrégularités de ces opérations et si les fonds que s’est fait remettre le groupe Albert Frère par la Caisse des dépôts fin 2006 lui ont servi à investir dans Suez en janvier 2007.

Si tel est le cas, il conviendra d’en tirer toutes les conséquences notamment la saisie des titres du groupe Albert Frère dans Suez et d’évaluer les qualifications de recel et de complicité qui s’imposeront. »
www.agoravox.fr/actualites/medias/article/suez-gdf-albert-frere-sarkozy-jean-39081
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 19 Sep - 1:11

Lu sur Plume de presse


Comment les libéraux font main basse sur vos retraites (Extraits)

Bernard Teper signe une remarquable contribution au débat sur l’avenir des retraites :

"L’ensemble de la protection sociale est impacté par le processus de marchandisation et de privatisation de celle-ci. Pour des actionnaires, cela est compréhensible : la protection sociale est le premier budget humain (environ 540 milliards d’euros soit près de 30% du PIB et bien plus que le budget de l’Etat tous ministère confondus) qui jusqu’aux années 70 était largement dégagée des pressions capitalistes. (...)

les attaques sont lancées sur toutes les composantes de la protection sociale (santé et assurance-maladie, famille, retraites, assurance-chômage, dépendance, etc.). L’attaque contre les retraites solidaires est donc une partie de l’ensemble du mouvement de prédation contre la protection sociale solidaire. L’attaque contre les retraites solidaires est donc une partie de l’ensemble du mouvement de prédation contre la protection sociale solidaire. 1995 a été la première année de l’accélération de ce processus.



Depuis, la loi Fillon de 2003 a prévu des rendez-vous quadriennaux pour ajuster les principaux paramètres de l’équilibre des régimes, essentiellement la durée de cotisation.
Cette loi s’appuie sur un premier dogme à savoir que tout gain d’espérance de vie devra se partager de la façon suivante : 2/3 pour l’allongement de la durée d’activité et 1/3 pour l’allongement de la période de retraite ! 2008 a confirmé le passage à 41 annuités et le Conseil d’orientation des retraites (COR) 2007 propose une future augmentation à 41,5 annuités à l’horizon 2020 !
Il est à noter que pour en arriver là, un deuxième dogme a fonctionné : il ne fallait pas, paraît-il, augmenter les cotisations patronales, par ce que cela rentrerait dans les prélèvements obligatoires !
Et puis le troisième dogme, implicite celui-là : on ne doit pas toucher à la répartition des richesses ! La déformation du partage de la valeur ajoutée des années 80 au profit des profits et donc au détriment des revenus du travail est considérée comme naturelle et donc ne doit pas être touchée ! Si on regarde le différentiel entre 1982 et 2007, le déport est de 9,3 points de PIB (environ 170 milliards d’euros) (...). Excusez du peu !

Et conformément à la ligne stratégique dévoilée par Denis Kessler dans la revue Challenges, cette attaque se fait par un patchwork de mesures qui semblent détachées l’une de l’autre mais qui, en fait, font partie d’un plan concerté bien que non explicité aux assurés sociaux."

La suite de l’article est à lire sur le site de l'Ufal.


Extrait de propos tenus en octobre 2007 dans Challenges par Denis Kessler, ancien vice-président exécutif du Medef, auquel Bernard Teper fait allusion :

"Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, [...] statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! [...]"

Voilà donc la grande idée des libéraux : au nom d’une soi-disant modernité, il faudrait jeter aux orties toute solidarité, censée être "dépassée" et "inefficace". Et ainsi faire place nette pour un monde idéal où les bénéfices des actionnaires ne connaîtraient pas de limite, sans se laisser embêter par les armées de prolétaires crevant de faim. Mais Kessler, PDG du groupe Scor (réassurance) et administrateur de BNP Paribas, Dexia, Bolloré, Dassault Aviation et INVESCO, prêche pour sa paroisse. Et l’on repense à la phrase citée dans La guerre des classes de François Ruffin (Fayard, 2008) : « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter. » Warren Buffett, première fortune mondiale.

Olivier Bonnet
www.plumedepresse.com/spip.php?article1226
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 19 Sep - 1:54



Le système de retraite, un choix de société (tribune publiée dans le Monde en 2008)

L’OCDE a publié la feuille de route de Nicolas Sarkozy pour la réforme des retraites

mardi 23 juin 2009
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), organisation qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète, a fixé la feuille de route de Nicolas Sarkozy pour le chantier d’une grande réforme des retraites, prévue pour "la mi-2010" et envoyé un communiqué de presse d’allégeance au dogme libéral en présentant la dernière édition du Panorama des pensions.

"il faudra rétablir la confiance dans l’épargne-retraite privée"
Dans la feuille de route de l’OCDE pour la France, la crise est donc l’occasion d’accélérer les réformes libérales, même si "les dispositifs de retraite privés ont eu aussi été durement touchés par l’effondrement des marchés d’actions".
www.politis.fr/article7449.html

C'est l'hypothèse développée dans "La statégie du choc" de Naomi Klein, que présente le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron :
www.dailymotion.com/video/x5kffc_naomi-klein-la-strategie-du-choc_news



L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres, principalement des pays développés, ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché.
En 2007, l’OCDE compte 30 pays membres.
Elle encourage le libre-échange et la concurrence, source d’innovation et de gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l’OCDE recommande entre autres la déréglementation du marché du travail.

Convention relative à l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques
du 14 décembre 1960

Article 1
L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (appelée ci-dessous l'"Organisation") a pour objectif de promouvoir des politiques visant :
a) à réaliser la plus forte expansion possible de l'économie et de l'emploi et une progression du niveau de vie dans les pays Membres, tout en maintenant la stabilité financière, et à contribuer ainsi au développement de l'économie mondiale ;
b) à contribuer à une saine expansion économique dans les pays Membres, ainsi que non membres, en voie de développement économique ;
c) à contribuer à l'expansion du commerce mondial sur une base multilatérale et non discriminatoire conformément aux obligations internationales.
www.oecd.org/document/44/0,3343,fr_2649_201185_1915884_1_1_1_1,00.html

Retraite : voilà ce que nous préparent Sarkozy et le Medef

L'OCDE a publié le mardi 23 juin, le lendemain du discours du président de la République devant le Congrès de Versailles, son édition 2009 de son "Panorama des pensions et des systèmes de retraite".

Dans ce document dont la version française est paraphée par Martine Durand on y prône une orientation très libérale vers des systèmes de retraite par capitalisation qui, pourtant, ont plongé pendant la crise mettant en danger le revenu des retraités de tous les pays du monde qui ne bébéficiaient du "modèle français". Mais l'OCDE s'en moque et lance même comme une sorte d'ultimatum : "faire machine arrière dans les réformes ou s'appuyer uniquement sur les régimes de retraites publiques par répartition, serait un pas dans la mauvaise direction".

En somme, l'OCDE préconise un remède pire que le mal. L'OCDE et la prochaine réforme sarkozienne partent du principe que la cause est entendue : l'actuel système des retraites ne permettra pas d'assurer un pouvoir d'achat conséquent. Et qu'à l'horizon 2020, les salariés du privé toucheront au mieux 50% de leur dernier salaire. Cette perte est destinée à pousser les retraités vers des fonds de pension et donc d'orienter le système vers les marchés financiers avec tous les risques et les drames qui en découlent. C'est carrément la fin de la retraite pour les travailleurs. Voilà, le plan contre lequel il va falloir se préparer à lutter et le plus tôt sera le mieux.
http://pcfbalaruc.over-blog.com/article-33126082.html


Réforme des retraites : la ronde des frères Sarkozy
Alors qu’elle est l’un des pivots du système français des retraites par répartition, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) prépare la création d’une société commune avec sa filiale, la CNP, et le groupe Mederic, dont le délégué général est Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat. Mediapart s’est procuré le document estampillé «confidentiel» qui détaille le projet. Celui-ci table sur un déclin de la couverture offerte par les systèmes par répartition au profit des systèmes par capitalisation, individuels ou d’entreprise.
www.mediapart.fr/journal/france/250609/reforme-des-retraites-la-ronde-desfreres-sarkozy
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MessageSujet: Un Mensonge de Plus, au sein de l'Union des Magouilleurs Pathologiques   Mer 14 Oct - 8:08


PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

[AUDIO] Guillaume Sarkozy : «Je n'ai jamais d'échanges professionnels avec mon frère»
mardi 06.10.2009

C'est le frère aîné du président de la République. Mais c'est aussi le délégué général du groupe de retraite et de prévoyance Malakoff Médéric. Guillaume Sarkozy était de passage à Lille ce mardi pour l'ouverture de la 4e boutique d'un réseau national en déploiement. Au micro de lavoixeco.com, Guillaume Sarkozy évoque la bonne santé de son entreprise, mais aussi ses relations avec son frère Nicolas Sarkozy. (...)
lavoixdunord

Le rêve de Guillaume Sarkozy

Il y a trois ans, dans La Tribune, Guillaume Sarkozy expliquait qu’il fallait s’attendre « à des bouleversements majeurs dans le domaine de la santé. La réforme Douste-Blazy n’a pas eu le succès escompté en ce qui concerne les équilibres financiers. D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important.»

Sans trahir de secrets de famille (qu’est-ce que Nicolas a promis à Guillaume en coupant le gigot dominical ?), on voudrait en savoir plus : quels sont les “bouleversements majeurs” auxquels il faut s’attendre en matière de financement de la santé ? La “petite” franchise que Nicolas Sarkozy a créée en début de mandat n’est-elle qu’un premier pas vers de gros déremboursements ?

Pour développer un business très profitable pour certains, le gouvernement va-t-il diminuer les remboursements et le niveau des retraites, et inciter ceux qui le peuvent à se tourner vers des assurances privées ? (...)

Pierre LARROUTUROU, économiste
02 juillet 2009
http://crise-europe.blog.lemonde.fr/2009/07/02/le-reve-de-guillaume-sarkozy/
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 20 Jan - 1:35



Retraites abaissées au niveau du secteur privé, après 60 ans, et par capitalisation :
c'est le programme de Chérèque, Aubry et Parisot !

Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, s'est déclaré mardi favorable à "un rapprochement" des régimes de retraite du secteur public et du secteur privé, prenant le contre-pied de FO.

Interrogé sur les propos de la présidente du Medef, Laurence Parisot, pour qui il faudrait "commencer à réfléchir à d'autres systèmes que la répartition", par exemple la capitalisation, M. Malys a estimé que le refus de la capitalisation était "une forme d'hypocrisie", car "l'épargne salariale existe déjà", le problème étant que "seuls certains salariés peuvent s'offrir de la capitalisation".

Jean-Marie Le Guen (PS) a proposé à Martine Aubry de "demander très officiellement" au gouvernement "à être associé aux discussions sur l'avenir des régimes de retraite". La première secrétaire du PS a admis dimanche qu'on devrait "aller très certainement" vers une retraite "à 61 ans ou 62 ans".

«Il faut être lucide, dit François Chérèque, de la CFDT, le système créé en 1945 n'est plus adapté.» Mais il accuse le gouvernement de ressortir la question des retraites pour "zapper la situation économique et sociale". ...
Chérèque s'est montré méfiant sur les intentions du gouvernement. "Un gouvernement qui annonce qu'on ne parlera des retraites qu'après la période électorale, ce n'est généralement pas une bonne nouvelle pour les salariés".

Santé, espérance de vie
À 59 ans en moyenne, tous les ouvriers hommes ont une incapacité sensorielle ou physique, mais sont en âge théorique de travailler. Pour les ouvriers, la durée de vie moyenne sans problèmes fonctionnels est inférieure à 65 ans. Près d'1 sur 3 meurt avant 65 ans et "profite" au plus de 5 ans de retraite, et près de 1 sur 2 meurt avant 70 ans.
actu chômage.org
Infodoc Inserm
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 28 Jan - 19:52



L'hypothèse d'une réforme complète du système de retraite
Des retraites plus faibles et plus tard


Les experts du Conseil d'orientation des retraites (COR) planchent sur le mode de calcul des pensions et rendront un rapport aux parlementaires juste avant le "rendez-vous" des retraites décidé par sarkozy.

Ils ont pour mission d'explorer "les modalités techniques de remplacement du calcul actuel des pensions (...) soit par un régime par points, soit par un régime de comptes notionnels".
Dans les deux cas de figure, le système français resterait par répartition, avec des pensions financées par les cotisations des actifs (par opposition à la capitalisation, où les fonds des assurés sont placés sur les marchés financiers pour leur retraite future).

Dans un régime en points, l'assuré accumule des points qu'il achète avec ses cotisations, en fonction d'une valeur d'achat. Quand il part à la retraite, le montant de sa pension se calcule en multipliant le nombre de points accumulés par la valeur du point (différente de la valeur d'achat).

Dans un régime "en comptes notionnels", proche du régime en points, l'assuré accumule tout au long de sa carrière un capital virtuel qui correspond à la somme des cotisations versées. Sa pension se calcule en appliquant à ce capital un "coefficient de conversion", qui fait toute l'originalité du système puisqu'il dépend à la fois de l'espérance de vie moyenne et d'un "taux de revalorisation des pensions", ajustable pour faire coïncider recettes et dépenses du système de retraite.

La Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) s'est livrée à des simulations pour le COR, afin d'évaluer les effets d'un changement du mode de calcul en France. Si la France passait aux comptes notionnels, le régime "verserait en moyenne des pensions plus faibles, notamment aux hommes", avec une redistribution" des pensions élevées vers les plus faibles et 13 milliards d'économies à la clé à l'horizon 2050.

Face aux déficits, "aucun système de calcul des pensions ne permet en lui-même d'assurer le retour à l'équilibre financier d'un régime de retraite déséquilibré"

Mais les régimes en comptes notionnels ou en points ont l'avantage pour les décideurs à la recherche d'équilibre financier d'évacuer en partie la question sensible de l'âge de la retraite, propice à d'épineux débats publics. Ils sont en effet basés sur l'accumulation de droits, l'idée étant que le salarié, bien informé à tout moment du montant de sa pension éventuelle, arbitre librement l'âge de son départ.
www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-11-25/conseil-d-orientation-des-retraites-l-hypothese-d-une-reforme-complete-du-systeme-de-retraite/920/0/398750



Parmi les membres du Conseil on trouve :
Raoul BRIET
Président du Conseil de surveillance du FRR
Jean-René BUISSON
Président de la Commission Protection sociale
au Mouvement des Entreprises de France (MEDEF)
Véronique CAZALS
Directeur de la Protection sociale
au Mouvement des Entreprises de France (MEDEF)
Jean-Michel CHARPIN
Inspecteur général des finances
Martine DURAND
Directrice adjointe de la Direction de l'Emploi,
du Travail et des Affaires sociales, OCDE
Christian GUICHARDON
Union nationale des professions libérales
Dominique LIBAULT
Directeur de la sécurité sociale
Philippe VIVIEN
DRH du Groupe AREVA
www.cor-retraites.fr/

l'alternative est de savoir s'il faut accroître progressivement les cotisations prélevées sur les actifs, en faisant tout pour développer l'emploi, ou s'il faut tenter de stabiliser le coût global des retraites. Le rapport Charpin tranche en faveur du second choix. Le débat social sur les retraites mérite pourtant de mettre sur la table l'ensemble des modes de redistribution existant, au lieu de raisonner toutes choses égales par ailleurs. Sans doute cela dépassait-il le champ de la mission confiée au commissaire au Plan...
www.alternatives-economiques.fr/l-avenir-de-nos-retraites-jean-michel-charpin_fr_art_126_12701.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 3 Fév - 3:59



La mise à la retraite d'office repoussée à 65 ans pour la SNCF et RATP

Voilà ce que discrètement le Premier ministre Fillon avec Jean-Louis Borloo, Eric Woerth et Dominique Bussereau ont publié au Journal officiel le samedi 30 janvier 2010.

Dans le secteur privé, l’âge auquel un employeur peut mettre d’office un salarié à la retraite a été reporté à 70 ans, en 2009 dans la plupart des branches, et en 2010 dans les autres.

Rappelons quand même qu'à ce jour, le seul régime spécial de retraite des élus (maires, conseils régionaux, députés, sénateurs, ministres...) et des militaires n'a toujours pas été réformé, comme promis par Sarkozy en 2007 !

http://anti-sarkomania.over-blog.com/article-la-mise-a-la-retraite-d-office-repousse-a-65-ans-pour-la-sncf-et-ratp-44156866.html

Les retraites des régimes spéciaux ne représenteront que 1,62 % du montant global des retraites dans 20 ans. Une goutte d’eau dans l’océan.

Mais le Medef veut en finir avec la réforme à 60 ans.

Il ne faut pas s’y tromper : c’est une véritable guerre contre le salariat que Sarkozy vient d’enclencher en s’attaquant aux régimes spéciaux de retraites. Une guerre car la bataille des régimes spéciaux ne s’arrêtera pas là. S’il gagne, Sarkozy s’attaquera non seulement, dès 2008, aux retraites de tous les salariés mais à tous les acquis sociaux.

13 novembre 2007
www.legrandsoir.info/Casse-regimes-speciaux-de-retraite-SNCF-RATP-EDF-debut-de-l.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Lun 15 Fév - 19:23



L'Etat détourne des milliards d'euros des caisses de retraite du privé

Cinq à six milliards d'euros vont être siphonnés de la caisse de retraite des salariés du privé pour être refourgués à l'Ircantec, le régime des fonctionnaires contractuels et des élus locaux. La raison ? Le changement de statut de La Poste. Un véritable hold-up d'Etat orchestré de main de maître par Christian Estrosi.

La Poste a changé de statut. Et ses employés contractuels, qui dépendaient jusqu'ici de l'Ircantec, relèveront désormais du régime commun des salariés du privé : l'Arrco-Agirc. Conséquence : les futurs embauchés de La Poste devront s'acquitter de cotisations plus élevées que celles de leurs collègues pour, plus tard à l'heure de la quille, toucher des pensions plus faibles. Un gros mensonge du gouvernement qui a toujours affirmé que le changement de statut ne changerait rien pour les employés de La Poste. Mais c'est presque un détail...

Cinq à six milliards d'euros

Car l'Ircantec, dont La Poste représente un tiers des adhérents, se plaint de la diminution attendue de ses recettes. Moins de nouveaux cotisants, plus d'anciens partant à la retraite... forcément. Le manque à gagner est estimé à cinq ou six milliards d'euros, calculé sur... cinquante ans, l'Ircantec réclamant une compensation pour les cotisations d'employés qui ne sont pas encore nés, relève l'association Sauvegarde Retraites qui a alerté la presse.



Ubuesque. Théoriquement, c'est l'Etat qui devrait mettre la main à la poche pour remédier au déséquilibre engendré par ses propres décisions. Mais Christian Estrosi a eu une idée détonante : que l'Arrco-Agirc s'acquitte de la douloureuse ! Et les cotisants du régime commun (les salariés du privé) devront donc signer un chèque d'environ cinq milliards d'euros à l'Ircantec (fonctionnaires contractuels et élus). Scandaleux ? Pas pour les sénateurs, qui ont fait passer l'amendement en question... comme une lettre à la Poste.

Spolier les pauvres pour offrir aux riches

L'Ircantec a pourtant une comptabilité équilibrée, le nombre d'élus et de contractuels (collectivités, enseignement, hôpitaux, sécurité...) ne cessant d'augmenter (au détriment des fonctionnaires titulaires). L'Arrco-Agirc, elle, est aux abois. Ses comptes sont dans le rouge. D'où la réforme des retraites annoncée pour cette année, d'ailleurs. Qu'à cela ne tienne, le pauvre devra payer pour le riche. Et puisque le pauvre devient trop pauvre, on lui demande de se serrer la ceinture... C'est devenu la loi, en Sarkozye.

En droit des affaires, cela s'appelle un "abus de bien social". Mais pourquoi ce casse monumental ne fait-il pas scandale ? Tout simplement parce que tout le monde y trouve son compte. L'Ircantec est la caisse des élus locaux, ceux qui élisent les sénateurs, et qui se présenteront devant les électeurs d'ici peu. Il aurait donc été de mauvais goût pour le Sénat de leur refuser cette petite douceur. Le gouvernement ? Il gagne cinq milliards d'euros dans l'affaire, pas de quoi se plaindre. Les syndicats ? Ils sont bien plus représentés dans le public que dans le privé. A part la CGC, le syndicat des cadres, qui assure actuellement la présidence de... l'Ircantec. Et l'opposition dans tout ça ? ... la quoi ?
www.lesmotsontunsens.com/scandale-ircantec-arrco-agirc-etat-5-milliards-euros-caisses-de-retraite-du-prive-la-poste-7020

www.retraite.net/ircantec.php
www.agirc-arrco.fr/
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 16 Fév - 22:12



Retraites, idées fausses et vrais enjeux

Après avoir annoncé que tout serait réglé à la fin juillet, le président Nicolas Sarkozy a décidé que la loi sur les retraites serait prête «début septembre». En attendant, on essaie d’affoler les foules en présentant des besoins de financement gigantesques (100 milliards d’euros !) sortis de nulle part. Les commentateurs ironisent sur le fait que cinq syndicats proposent une journée d’action le 23 mars qui inclut, outre les retraites, les questions du pouvoir d’achat et de l’emploi. Pourtant l’avenir des retraites dépend de ces deux variables — plus que de l’allongement du temps de travail.

Il est au moins un dirigeant en France pour lequel le droit à la retraite ne se discute pas : M. Henri Proglio. Ayant «cotisé pendant trente-huit ans dans l’entreprise, il est normal de bénéficier d’une retraite», a t-il expliqué pour justifier le million d’euros annuel de retraite chapeau (1) qu’il devrait recevoir à partir de cette année… à soixante ans et demi (il est né le 29 juin 1949). De son coté, Veolia — qui lui versera la coquette somme — précise que «l’ensemble des retraites perçues par Henri Proglio est limité à 50 % de sa rémunération brute au cours des trois derniers exercices» (Les Echos, 4 février 2010). Rappelons que, dans le privé, la loi commune — que M. Nicolas Sarkozy ambitionne d’appliquer à la fonction publique — fixe les pensions sur la base des vingt-cinq meilleures années.

Pendant ce temps-là, on explique au commun des mortels qu’il va falloir travailler plus longtemps pour toucher moins. En Grèce, le gouvernement de M. Georges Papandréou promet de reculer l’âge de départ à la retraite de 63 ans à 65 ans pour séduire les gouvernements de l’Union européenne et «les marchés». En Allemagne, Mme Angela Merckel parle de départ à… 69 ans. En Espagne, le président José Luis Rodriguez Zapatero a déjà décidé que ce serait à 67 ans au lieu de 65 ans. Argument de poids avancé par le président socialiste : «tout le monde le fait» en Europe. Il est pourtant bien placé pour savoir que les moutons de Panurge finissent mal en général, l’Espagne ayant appliqué «comme tout le monde» les principes des subprimes et de la déréglementation financière avec les dégâts que l’on sait.

En fait, les pouvoirs veulent enfermer le débat dans une alternative obligatoire : soit on augmente le temps de travail soit on baisse les pensions. En vérité, ils font les deux… sans que cela sauve les caisses de retraites. La France a connu trois vagues de réformes, en 1993, en 2003 et en 2007. L’âge légal de départ n’a pas été modifié (60 ans) mais la durée de cotisations a été allongé de 37,5 ans à 40 ans, puis à 41 ans, avant de grimper d’un trimestre tous les ans. La base de calcul a été modifiée, tenant compte des vingt-cinq meilleurs années au lieu des dix précédemment. Au total, en quinze ans, le taux de remplacement (niveau de la retraite par rapport à son salaire) a baissé de 10 points. Et le risque de voir exploser le nombre des retraités pauvres (déjà 11 % des plus de 65 ans), comme a précédemment flambé le nombre des travailleurs pauvres, n’apparaît plus improbable. Les caisses, elles, sont toujours en déficit : 10 milliards d’euros attendus en 2010. Preuve que ce type de potion aggrave le mal au lieu de le résoudre. Et qu’il faut se méfier des fausses évidences. (...)

Martine Bulard
mardi 16 février 2010
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-02-16-retraites

(1) Retraite complémentaire payée par les entreprises à leurs hauts cadres
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 18 Fév - 6:40



Les retraites sont finançables sans réforme

Cest la conclusion que l'on peut retirer sans crainte d'un rapport d'un groupe de travail mis en place par cet excellent organisme qu'est la Commission européenne.

Présentation sur le blog de Jean-François Couvrat, du Monde. En gros, au maximum il y aura, pour la France, un surcoût de 2,7 points de PIB à financer pour couvrir les besoins, pas plus que ce qui a déjà été absorbé entre 1980 et 1993.

On retient que la variable clé en matière de retraites (comme en matière de santé), c'est le taux de croissance. Seuls les mauvais esprits souligneront que la zone euro a justement le taux de croissance le plus bas de la planète...

www.lalettrevolee.net/article-les-retraites-sont-finan-ables-sans-reforme-45160750.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 23 Fév - 13:27



Retraites : le chemin de la reconquête

par Olivier Bonnet
dimanche 21 février 2010


[Extraits]
Continuons de fourbir nos arguments pour contrer la propagande libérale selon laquelle le financement des retraites imposerait de travailler plus pour gagner moins.

Martine Bulard (Le Monde diplomatique du 16 02 2010) :
Comment peut-on affirmer qu’il faut travailler plus longtemps alors que l’on est incapable d’interdire ces licenciements sans reclassement ?

Trois mesures à prendre pour combler une partie du trou :

> Inclure les revenus financiers et prélever des cotisations sur l’ensemble des éléments de rémunération actuellement exemptés

> Stopper les exonérations de charges, au moins pour la plus grand part d’entre elles. La Sécurité sociale signale plus de soixante cas d’exonérations (bas salaires, heures supplémentaires…), représentant un manque à gagner de 30,7 milliards d’euros, en 2008. Certes ces sommes sont largement compensées par l’Etat. Mais ce dernier verse cet argent avec retard, et le manque atteint quand même 6 à 8 milliards d’euros.

> Relever les cotisations et élargir leur assiette.
Selon l’Insee, la part des « charges sociales employeurs dans la valeur ajoutée des entreprises non financières » est passée de 19,8% en 1982 à 16,1% en 2007.

François Couvrat (Déchiffrages de février 2009)
abordait la "proposition" de Nicolas Sarkozy de partager les profits des entreprises en trois tiers, pour les investissements, les actionnaires et les salariés.
chiffres de 2006 : "132 milliards ont participé au financement des investissements ; 71 milliards ont été distribués aux actionnaires ; enfin 15 milliards ont été versés aux salariés sous forme de participation, d’intéressement et d’abondements aux plans d’épargne d’entreprises. Il s’agit d’ordres de grandeur. 132 + 71 + 15 : voilà les trois parts aujourd’hui très inégales dont le président prétend faire trois tiers. Cela reviendrait à transférer une soixantaine de milliards des investissements vers les salariés, les actionnaires ayant d’ores et déjà à peu près leur tiers. C’est peu crédible."
Ne s’agit-il pas d’augmenter la part des profits reversée aux salariés, au détriment des salaires ? Il est très avantageux, pour une entreprise, de reverser des profits aux salariés plutôt que d’augmenter leurs salaires, car les profits ainsi distribués n’acquittent pas les cotisations sociales. Les bénéficiaires ont ainsi l’illusion d’y gagner. Or le déficit de la Sécurité sociale se creuse. On le montre alors du doigt pour justifier une réduction des dépenses, c’est-à-dire une moindre protection sociale."

Un groupe de travail international, mis en place par la Commission européenne, a calculé les effets du vieillissement sur les finances publiques de chaque pays de l’Union, à l’horizon 2060.
Et tout compte fait, la situation de la France est plutôt enviable. (...) De 2007 à 2020, le vieillissement se traduirait en tout par un surcoût de dépenses publiques de 2,7 points de PIB, et se stabiliserait ensuite jusqu’en 2060.
financer une surcharge de 2,7 points de PIB en quinze ans est tout sauf un exploit. Ce fut d’ailleurs très exactement le cas entre 1980 et 1993 pour les seules pensions de retraites.


Martine Bulard
: d’ores et déjà, les deux actifs produisent une fois et demi plus que les quatre d’il y a soixante ans (en raison de la productivité du travail). A l’horizon 2020, un actif produira plus que les deux d’aujourd’hui. Donc il y aura autant de richesses disponibles pour les retraités. A condition que tous ceux qui devraient être «actifs» puissent l’être.

D’où l’imbécilité de la politique UMPiste, pointée du doigt par Guillaume Duval dans Alternatives économiques : "le gouvernement ne semble pas avoir pris la pleine mesure des conséquences de la dégradation du marché du travail. Nous vivons dans un pays qui consacre toujours 4 milliards d’euros d’argent public, 0,2% des richesses produites chaque année, à inciter salariés et entreprises à faire des heures supplémentaires au lieu d’embaucher des jeunes et des chômeurs.
on a enregistré 167 millions d’heures supplémentaires au troisième trimestre 2009, soit l’équivalent de 420 000 emplois à temps plein… Tout simplement aberrant.


En résumé, les sarkozystes font tout ce qu’ils peuvent pour... ne pas faire baisser le chômage !

Et les retraites pour revenir à notre sujet ? Pareil : nos gouvernants veulent à toute force obliger le peuple à travailler plus et gagner moins, refusant d’admettre qu’il s’agit évidemment d’un choix politique, camouflé par une puissante communication, complaisamment relayée dans les grands médias, qui prétend qu’on n’aurait pas le choix. Concluons ainsi avec
Martine Bulard, stigmatisant la politique visant à exonérer toujours davantage les entreprises*, option "obligatoire" selon nos adeptes libéraux de Tina (there is no alternative) : "Par parenthèse, cela n’a pas empêché le chômage de rester à un très haut niveau, les investissements de stagner et les exportations françaises d’être anémiques. La différence est allée dans la poche des actionnaires, pour l’essentiel. On pourrait donc sans dommage prendre le chemin de la reconquête."
www.plumedepresse.net/spip.php?article1352

*Sarkozy et Copé ont offert 20 milliards d'euros au CAC 40

Voir aussi
http://communistefeigniesunblogfr.unblog.fr/tag/retraites/
http://pascalvittori.com/?p=642
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 3 Mar - 20:14



Retraites : la réforme rêvée de Nicolas et Guillaume Sarkozy

[...] Chez les Sarkozy, on se partage le travail : Nicolas diminue le niveau des retraites et Guillaume propose des complémentaires aux salariés les mieux payés. Quelle équipe. Quel cynisme !

« Le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien »

Pour comprendre comment la réforme Sarkozy va amener à une baisse quasi-générale des retraites, il faut cesser les débats pseudo-théologiques sur la «retraite à 60 ans» et regarder la réalité des chiffres : aujourd'hui, quand un salarié solde sa retraite, à 61 ans en moyenne, il est au chômage ou au RMI-RSA depuis trois ans (en moyenne). Il n'y a que 22% des salariés qui sont encore au travail quand ils partent en retraite.

Dans ce contexte de chômage de masse, quel impact aurait l'allongement de la durée de cotisation que veut imposer le clan Sarkozy ? Une année de cotisation en plus pour bénéficier d'une retraite à taux plein ? Pour tous ceux et celles qui sont au chômage (presque 80 % des salariés), il ne sera pas possible de cotiser un an de plus. Il va leur manquer quatre trimestres. Ils subiront donc une décôte de 10% !

Allonger la durée de cotisation sans avoir fait radicalement reculer le chômage des 58-62 ans ne peut en aucun cas «sauver les retraites». Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE, écrivait dans Le Monde du 6 mars 2001 :

«S'il n'est pas porté remède au chômage, le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien. Cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. Le vrai problème, c'est le chômage.»

Comment fait-on pour vivre avec 900 euros par mois ?

Voilà comment, avec des arguments pleins de bon-sens («l'espérance de vie a augmenté, donc il faut cotiser plus longtemps»), on prépare une baisse généralisée du niveau de vie des retraites de la Sécurité sociale. Ceux qui veulent développer les systèmes d'assurance privés sont évidemment très favorables à cette réforme mais on comprend que tous les syndicats s'opposent à ce nivellement par le bas.

Baisser aussi fortement le niveau de vie de millions de retraités serait vraiment scandaleux : derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes qui veulent vivre -vivre pleinement et pas seulement survivre ou sousvivre- avec ce que la Sécu leur verse. Comment fait-on pour vivre avec 900 euros par mois ? Comment fait-on pour accueillir ses petits-enfants quand chaque sou est compté ? Un spécialiste du dossier explique :

«Soyons clairs : sans doute faudra-t-il un jour travailler plus longtemps. Mais tant que l'on ne s'est pas donné les moyens de lutter radicalement contre le chômage, travailler plus longtemps est contre-productif.

C'est comme quand on fait du vélo en montagne : bien sûr qu'après avoir passé le col, il faudra freiner. Mais si on freine dans la montée, on n'arrivera jamais au col ! La priorité, la seule, c'est de lutter contre le chômage et les petits boulots.»

Dans son dernier livre, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, affirme que, depuis deux ans, sous prétexte de «sauver les banques», on a consacré des centaines de milliards à sauver les actionnaires des banques. Une autre stratégie, totalement différente, était possible pour sauver les banques, mais Stiglitz montre que Obama et la plupart des chefs d'Etat ont plié devant les pressions des banquiers et du «big business».

De même, sous prétexte de vouloir «sauver les retraites» (qui peut s'opposer à cet objectif ? ), Nicolas Sarkozy veut imposer une réforme dont l'objectif n'est absolument pas de sauver les retraites, mais de favoriser ceux qui veulent développer des systèmes d'assurance privée : son frère et ses amis.

Augmenter le nombre de ceux qui cotisent

Pour sauver les retraites, l'essentiel aujourd'hui n'est pas d'augmenter le nombre de trimestres de cotisation mais d'augmenter le nombre de ceux et celles qui ont un emploi, augmenter le nombre de ceux qui touchent un vrai salaire et donc augmenter le nombre de ceux qui cotisent…

On ne pourra pas sauver les retraites si on ne parvient pas à lutter radicalement contre le chômage et la précarité. Hélas, presque trois ans après leur arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont engagé aucune réforme pour lutter contre le chômage et la précarité. Le total des inscrits à Pôle emploi a augmenté de 800 000 en dix-huit mois, mais le gouvernement semble se moquer totalement de cette question. Ce silence en dit long sur les priorités de l'équipe au pouvoir. (...)

Cécile Duflot et Pierre Larrouturou
www.rue89.com/2010/03/03/retraites-la-reforme-revee-de-nicolas-et-guillaume-sarkozy-141278
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 14 Avr - 23:02



Retraites : Mélenchon dénonce une "campagne d'affolement injustifiée"

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche, a dénoncé mercredi "la campagne d'affolement injustifié" à laquelle donne lieu la diffusion du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR).

"Cette panique est injustifiée sur la base même des projections du COR et alors même que celles-ci sont très discutables démographiquement et économiquement", juge-t-il dans un communiqué.

Selon lui, "le besoin de financement en 2050 avancé par le COR correspond à un prélèvement entre 1,7 à 3% du PIB (produit intérieur brut, NDLR) à cette date, c'est-à-dire entre 72 et 114 milliards sur un PIB qui se situerait autour de 3.800 milliards", une proportion qu'il juge "dérisoire face à l'enjeu humain et social des retraites".

De fait, poursuit-il, "ces proportions permettent de comprendre que la seule question posée est de savoir comment sera partagée la richesse produite".

Au yeux de M. Mélenchon, "le lever de rideau du débat sur les retraites commence par une grossière campagne d'affolement contre laquelle il est urgent de résister".
http://fr.news.yahoo.com/3/20100414/tpl-social-retraites-pg-melenchon-cfb2994.html

Même critique de la part de FO

Commentaire de Kamel Mouhoubi :
La peur est une arme, celle des riches qui vous disent "par ici la sortie", quand on panique on a pas le temps de se demander si c'est la bonne sortie, on suit le troupeau sans se poser de question.
Il ne faut pas se laisser paralyser par les scénarios apocalyptiques du COR ou du Medef, personne ne sait, à moins d'être Mme Soleil, comment sera le monde dans 40 ans, la seule chose dont on peut être sûr c'est qu'actuellement, au moment où je parle, des solutions existent pour régler le problème du financement des retraites.

Jean-Luc Mélenchon a cloué le bec d'Apathie hier sur RTL. Voir la vidéo

Rions un peu : comment Mélenchon a mis Aphatie K.O. sur les retraites

Invité de RTL, le patron du parti de gauche s'est démarqué du discours ambiant sur la question des retraites, refusant de relayer l'affolement de circonstances, assénant moult chiffres à l'appui de sa démonstration à un Jean-Michel Aphatie qui n'en demandait pas tant.

De façon argumentée, Jean-Luc Mélenchon s’est fait fort ce matin au micro de RTL de dépassionner la question des retraites, bien décidé à ne « pas se laisser clouer le bec par des pseudo-évidences qui ne sont que des préjugés ». Suivez mon regard... (...)

Aphatie évoquait une valse des milliards. Il n'avait pas fini de l'étonner puisque cet après-midi, se fondant sans doute sur des confidences des membres du COR, Le Monde indiquait que le coût de la retraite s'établirait à ... 30 milliards en 2010. Il faut vite acheter car à ce rythme, on dépassera les 100 milliards par an dès janvier 2011.

Taxer les revenus du travail et l'intéressement
Soucieux de ne pas affoler les Français, Mélenchon précise que 5 milliards c’est « 2,5% du budget total des retraites. Si vous avez 1000 euros de revenus, il y a des gens qui rêveraient de finir le mois avec seulement 25 euros de découvert ». Disons qu'à trente milliards, ce serait un découvert de 15%, plus conforme à la réalité des comptes bancaires des Français...

Côté solutions, l'ancien sénateur reprend les recommandations de la Cour des Comptes qui consisteraient tant à taxer les stock options au même niveau que sont taxés les revenus du travail : « ça vous donne 3 milliards. Si vous taxez l’intéressement, ça vous fait 2 milliards et on a eu besoin de toucher à rien sinon qu’établir une justice que tout revenu doit contribuer à la retraite ». (...)

Régis Soubrouillard
www.marianne2.fr/Rions-un-peu-comment-Melenchon-a-mis-Aphatie-K-O-sur-les-retraites_a191744.html

Raoul Marc Jennar :
'Dix contrevérités à propos des retraites'
Les dix mensonges véhiculés par le MEDEF, le gouvernement, la droite, des libéraux de gauche et la plupart des médias (presse écrite, radios, télés). Comme pour le TCE, un travail de décontamination s'impose.
www.jennar.fr/index.php/dix-contreverites-a-propos-des-retraites/

Arrow Pétition pour sauvegarder nos retraites
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 17 Avr - 3:25



Les agences de notation sont "à l'affût" de la réforme des retraites françaises.

La France, comme la Grèce, l'Espagne ou le Portugal, est-elle menacée de dégradation de sa note, en cas de réforme insuffisante ?
La précipitation gouvernementale à lancer le "chantier" est-elle liée à cette menace ?
www.arretsurimages.net/vite.php?id=7815

Agences de notation : le tour de vis de Barack Obama

La crise financière a mis en évidence la collusion entre ces agences de notation et leurs clients, les grandes banques d’affaires qui ont émis des «actifs toxiques» dont la notation AAA était largement défaillante.
Ce que les enquêtes du Sénat Américain ont fait apparaître, c’est que le mercantilisme avait envahi les agences de notation dont les rémunérations étaient devenues tellement dépendantes des banques émettrices de produits structurés, qu’elles avaient même communiqué leurs modèles de notation. Cela permettait en toute impunité et cynisme aux dites banques de «fabriquer» des produits qui rentraient dans le modèle AAA, tout en ayant négligé leur obligation d’analyse de crédit.

Mais la réforme des agences de notation ne précise pas les devoirs des banques d’analyser les risques qu’elles font prendre aux marchés. Elles ne tarderont pas à trouver des parades à ce que cette règlementation pourrait avoir de contraignant pour elles.

22 juillet 2009
http://finance.blog.lemonde.fr/2009/07/22/286/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_de_notation
www.retaill-and-co.com/article-18902140.html
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MessageSujet: Rappel   Sam 17 Avr - 3:30



Le système de retraite, un choix de société (tribune publiée dans le Monde en 2008)

L’OCDE a publié la feuille de route de Nicolas Sarkozy pour la réforme des retraites

mardi 23 juin 2009
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), organisation qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète, a fixé la feuille de route de Nicolas Sarkozy pour le chantier d’une grande réforme des retraites, prévue pour "la mi-2010" et envoyé un communiqué de presse d’allégeance au dogme libéral en présentant la dernière édition du Panorama des pensions.

"il faudra rétablir la confiance dans l’épargne-retraite privée"
Dans la feuille de route de l’OCDE pour la France, la crise est donc l’occasion d’accélérer les réformes libérales, même si "les dispositifs de retraite privés ont eu aussi été durement touchés par l’effondrement des marchés d’actions".
www.politis.fr/article7449.html

C'est l'hypothèse développée dans "La statégie du choc" de Naomi Klein, que présente le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron :
www.dailymotion.com/video/x5kffc_naomi-klein-la-strategie-du-choc_news



L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres, principalement des pays développés, ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché.
En 2007, l’OCDE compte 30 pays membres.
Elle encourage le libre-échange et la concurrence, source d’innovation et de gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l’OCDE recommande entre autres la déréglementation du marché du travail.

Convention relative à l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques
du 14 décembre 1960

Article 1
L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (appelée ci-dessous l'"Organisation") a pour objectif de promouvoir des politiques visant :
a) à réaliser la plus forte expansion possible de l'économie et de l'emploi et une progression du niveau de vie dans les pays Membres, tout en maintenant la stabilité financière, et à contribuer ainsi au développement de l'économie mondiale ;
b) à contribuer à une saine expansion économique dans les pays Membres, ainsi que non membres, en voie de développement économique ;
c) à contribuer à l'expansion du commerce mondial sur une base multilatérale et non discriminatoire conformément aux obligations internationales.
www.oecd.org/document/44/0,3343,fr_2649_201185_1915884_1_1_1_1,00.html

Retraite : voilà ce que nous préparent Sarkozy et le Medef

L'OCDE a publié le mardi 23 juin, le lendemain du discours du président de la République devant le Congrès de Versailles, son édition 2009 de son "Panorama des pensions et des systèmes de retraite".

Dans ce document, dont la version française est paraphée par Martine Durand, on prône une orientation très libérale vers des systèmes de retraite par capitalisation qui, pourtant, ont plongé pendant la crise mettant en danger le revenu des retraités de tous les pays du monde qui ne bébéficiaient du "modèle français". Mais l'OCDE s'en moque et lance même comme une sorte d'ultimatum : "faire machine arrière dans les réformes ou s'appuyer uniquement sur les régimes de retraites publiques par répartition, serait un pas dans la mauvaise direction".

En somme, l'OCDE préconise un remède pire que le mal. L'OCDE et la prochaine réforme sarkozienne partent du principe que la cause est entendue : l'actuel système des retraites ne permettra pas d'assurer un pouvoir d'achat conséquent. Et qu'à l'horizon 2020, les salariés du privé toucheront au mieux 50% de leur dernier salaire. Cette perte est destinée à pousser les retraités vers des fonds de pension et donc d'orienter le système vers les marchés financiers avec tous les risques et les drames qui en découlent. C'est carrément la fin de la retraite pour les travailleurs. Voilà, le plan contre lequel il va falloir se préparer à lutter et le plus tôt sera le mieux.
http://pcfbalaruc.over-blog.com/article-33126082.html


Réforme des retraites : la ronde des frères Sarkozy
Alors qu’elle est l’un des pivots du système français des retraites par répartition, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) prépare la création d’une société commune avec sa filiale, la CNP, et le groupe Mederic, dont le délégué général est Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat. Mediapart s’est procuré le document estampillé «confidentiel» qui détaille le projet. Celui-ci table sur un déclin de la couverture offerte par les systèmes par répartition au profit des systèmes par capitalisation, individuels ou d’entreprise.
www.mediapart.fr/journal/france/250609/reforme-des-retraites-la-ronde-desfreres-sarkozy
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 17 Avr - 4:43



Les députés s'accrochent à leur régime de retraite

Oui, les députés jouissent d'une retraite plutôt confortable. Mais non, leur système n'est pas indu. Du moins, c'est ce qu'ils affirment...
les députés touchent en moyenne une retraite de 2.700 euros nets par mois et ne cotisent au maximum que 22 ans et demi.

En s'appuyant sur un document interne à l'institution, René Dosière affirme que 50 % des anciens députés perçoivent une retraite inférieure à 2.000 euros, contre seulement 10 % qui reçoivent un chèque supérieur à 5.000 euros.

Mais des privilégiés subsistent, concède volontiers l'apparenté PS. Les fameux cumulards. Par exemple, les conseillers régionaux élus au Parlement peuvent empocher et leurs indemnités de fonction et leur droit à la retraite d'élus locaux, un avantage considérable.

Depuis 2007, ils peuvent réclamer leur droit de pension à 60 ans au lieu de 55 ans auparavant. À partir de 2012, les députés ne pourront plus continuer à cotiser à leur caisse de retraite professionnelle (publique ou privée) pendant leur(s) mandat(s). Une façon d'éviter les cumuls de retraite à taux pleins jusque-là possibles pour certaines professions.

Mais jusqu'où les élus du Palais-Bourbon sont-ils prêts à faire des concessions ? Surtout, qu'en est-il de leur avantage considérable de pouvoir fixer eux-mêmes les conditions de leur propre régime ? Les députés n'entendent, semble-t-il, pas céder sur cette règle. (...)
www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-04-16/les-deputes-s-accrochent-a-leur-regime-de-retraite/917/0/445200


La retraite de nos élus [VIDEO] cyclops
http://anti-sarkomania.over-blog.com/article-sarkozy-s-attaque-de-nouveau-aux-regimes-de-retraite-45073597-comments.html


Combien coûtent les campagnes de pub du gouvernement ?

Cette semaine, la presse quotidienne a vu fleurir de pleines pages de pub dont le message est : « Nous devons trouver des solutions pour sauver nos retraites. » Une campagne à 5 millions d'euros, justifiée, selon le Service d'information du gouvernement (SIG), par l'enjeu de la réforme.

Il y aura deux autres messages dans les semaines qui viennent, un sur le rapport entre le nombre d'actifs et le nombre de retraités, le dernier sur l'espérance de vie en France. Et des déclinaisons pour la télé et la radio. Suivra une seconde vague de pub une fois la réforme votée, « car il faudra bien l'expliquer ».

Cette double campagne « sans équivalent » depuis le début du quinquennat Sarkozy, s'insère dans un plan de communication dont le montant, qui n'est pas public, se situe entre 100 et 145 millions d'euros nets en 2009, pour 105 campagnes (contre une soixantaine l'année précédente). (...)
http://eco.rue89.com/2010/04/16/combien-coutent-les-campagnes-de-pub-du-gouvernement-147781
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 17 Avr - 20:41


Les agences de notation à l'affût

Rumeur mortifère sur les retraites

[VIDEO]
Interview de Jean-Luc Mélenchon par les blogueurs Seb Musset, Vogelsong, Mancioday et Bruno Roger-Petit le 14 avril 2010.

JL Mélenchon dénonce une intox sur le rapport du COR
On prend ces 100 pages et on les réduit en une dépêche l'AFP, qui devient une vérité établie, reprise par toute la presse.

Le Monde, relayé par les autres médias, instille la peur pour faciliter l'adoption des mesures sarkozy, en affirmant qu’il «faudrait 2600 milliards d’euros pour sauver les retraites d’ici 2050». Le quotidien a en effet choisi d’additionner, de cumuler «les déficits prévisibles» pendant quarante ans, sans tenir compte du fait que les besoins de financement sont annuels !
Jean-Luc Mélenchon souligne donc qu’il faut évidemment ramener ces prévisions au PIB de 2050, sinon l’analyse du rapport se révèle être incomplète. Et puis, peut-on croire que leur prévision sur 40 années est crédible, alors que ce sont les mêmes qui se contredisent quant à la date de sortie de la crise ?



Retraite des fonctionnaires : une réforme techniquement impossible.

L'Etat sait-il combien il a payé les fonctionnaires, les 25 dernières années ?

En tout cas, les données informatiques actuelles ne permettent pas de calculer une retraite basée sur les salaires des 25 dernières années. JL Mélenchon : «Les travailleurs du service public sont sauvés par le manque d’équipements informatiques des services publics et j’ai pas fini de rigoler». Eh oui, le comble des économies, c’est qu’elles ont un coût…

D’où Jean-Luc Mélenchon tient-il son information ? Du directeur du service des retraites de l’Etat en personne. Le 31 mars dernier, Jean-Yves Raude était venu expliquer à la commission des finances de l'Assemblée les limites techniques des différentes pistes de réforme (...)

Il a fallu 15 ans pour appliquer la réforme Balladur de 1993.
Elle a fait passer de 10 à 25 le nombre des meilleures années de carrière prises en compte pour le calcul de la pension et de 37,5 à 40 le nombre d'années d'assurance nécessaires pour avoir une retraite complète dans le privé.

Comme on peut le constater sur ce tableau récapitulatif mis en ligne sur le site de la BNP, la mesure a été progressive. En 1993, pour ceux qui sont nés avant 1934 (qui potentiellement pouvaient prendre leur retraite cette année-là), on a pris en compte les 10 dernières années. L'année suivante (pour ceux qui sont nés en 1935 donc), on prenait en compte les 11 dernières années. Et ainsi de suite. Il a fallu attendre la génération 1948 (qui a commencé à partir en retraite en 2008) pour que le revenu de référence soit pris sur les 25 dernières années. (...)

www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2924
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 24 Avr - 15:49


Alan Greenspan, George Soros et Dominique Strauss-Kahn

Réforme des retraites : la finance contre la société

La "réforme" des retraites engagée par Nicolas Sarkozy diffère profondément de celle menée à bien par François Fillon il y a sept ans. Cette affirmation peut surprendre à première vue: les arguments employés et les mesures envisagées aujourd'hui semblent un simple copier-coller de 2003. Il s'agit à nouveau de sanctuariser la part abusive que les revenus du capital se sont attribuée dans la richesse nationale depuis la fin des années 1980. Pourtant un déplacement de six points de PIB des profits vers la protection sociale d'ici 2050 permettrait de revenir sur les "réformes" régressives de 1993 et 2003, et d'inverser la tendance à la paupérisation des retraités. Ces six points correspondent exactement à la hausse de la part des dividendes dans la richesse nationale depuis 1982. Il faudrait taxer les revenus financiers, aujourd'hui indécents, et augmenter progressivement les cotisations sociales patronales.

La réforme Fillon de 2003 visait déjà à figer le partage inégal des richesses en organisant sur le long terme la baisse des pensions. Elle pariait aussi sur le prolongement de l'activité professionnelle des "seniors". Il fallait élargir la réserve de main-d'œuvre pour éviter des pressions à la hausse des salaires, à une époque où certains croyaient naïvement que l'arrivée de nouvelles générations moins nombreuses sur le marché du travail allait favoriser un retour rapide au plein-emploi.

Aujourd'hui, le chômage des jeunes explose ; plus d'un salarié sur deux se retrouve au chômage ou en inactivité plusieurs années avant de pouvoir liquider sa retraite. Il est donc cynique de prétendre que la réforme inciterait les salariés âgés à travailler plus longtemps. Mais le contexte de crise globale change encore plus profondément encore la signification politique et sociale de la réforme des retraites.

Le coût du sauvetage des banques et l'impact de la récession ont fait flamber les déficits publics, jusqu'à des niveaux inconnus en temps de paix. Le dégonflement de la bulle de l'endettement privé a fait exploser la bulle de la dette publique. Et les Etats de l'Union européenne se contraignent à financer leurs déficits en empruntant sur les marchés financiers internationaux, ceux-là mêmes qui ont provoqué les déficits par leur effondrement...

La finance mondiale a décrété la guerre aux dépenses publiques en Europe. Les autorités de régulation européennes ont diligenté une enquête pour identifier les fonds spéculatifs responsables de l'attaque contre la Grèce. Mais l'opacité de ces marchés est telle que l'enquête a échoué (Les Echos, 26/3/2010). George Soros, le spéculateur bien connu, et ses amis des hedge funds ne cachent pourtant pas qu'ils misent gros sur un effondrement de l'euro (Wall Street Journal, 26/2/2010). L'OCDE est explicite sur les motivations des réformes des retraites : "Il est impératif que les autorités conservent la confiance des marchés de capitaux. La mise en œuvre sans tarder des réformes trop longtemps différées des systèmes de pension et de santé pourrait témoigner d'une telle détermination" (Perspectives économiques, novembre 2009).

La "réforme" s'inscrit dans l'engrenage des politiques non coopératives en Europe, où chaque Etat cherche à attirer les capitaux au détriment des autres. Après le moins-disant fiscal (l'Irlande) et salarial (l'Allemagne) qui a marqué la décennie 2000, les pays de l'Union s'engagent tous dans le moins-disant social. Au lieu de renforcer leur solidarité en adoptant une politique économique coordonnée et un budget communautaire conséquent, les uns dénoncent les "PIGS" (Portugal, Italie, Grèce, Espagne, le fameux "Club Med" de la zone euro), les autres s'en prennent à "l'arrogance allemande", et tous remettent la clé de la prison au FMI, désormais chargé de surveiller la Grèce. La survie de l'euro, et à terme de l'Union, est gravement menacée.

La contrainte des marchés financiers et la dette publique sont donc les déterminants majeurs de la réforme des retraites de 2010. Cette réforme, dans la lignée du "travailler plus pour gagner plus", symbolise la volonté des élites de poursuivre, coûte que coûte, la course folle du néolibéralisme et du productivisme. Elle annonce une offensive générale contre les politiques et les dépenses publiques en matière d'éducation, de santé, de culture, d'environnement ; une offensive générale du capital financier contre la société, au risque d'une crise majeure de la construction européenne. Elle n'est pas seulement un enjeu pour le mouvement syndical et le salariat : elle concerne l'ensemble des mouvements sociaux, la société tout entière.

En effet comment imaginer un développement soutenable en demeurant otage des marchés financiers, en restant prisonnier du modèle de croissance consumériste, en bloquant toute réduction de la durée du travail, en refusant de dégager les ressources financières nécessaires pour investir au Nord et au Sud dans la reconversion écologique ? Comment prétendre lutter contre les inégalités et la pauvreté chez nous et partout dans le monde, en s'opposant avec un tel acharnement à toute redistribution des richesses ? Dans ce cadre la taxation des transactions financières, aujourd'hui exigée par un très vaste arc de forces syndicales et associatives au plan international, n'est pas – même si cela n'est pas à écarter – une simple source potentielle de recettes pour la protection sociale. Elle est surtout le symbole et l'outil de la riposte des mouvements sociaux contre l'offensive de la finance contre la société.

Thomas Coutrot, économiste et coprésident d'Attac France.
www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/23/reforme-des-retraites-la-finance-contre-la-societe-par-thomas-coutrot_1341831_3232.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Lun 26 Avr - 21:46



Les retraites au féminin : une solution cachée

Chacun sait à quel point les retraites et les carrières moyennes des femmes sont inférieures à celles de hommes. Christiane Marty, d'ATTAC, rappelle ici qu'une vraie politique d'égalité professionnelle est une partie non-négligeable de la solution au financement des retraites.

Jean Gadrey :
"On sait, si on lit Alternatives économiques et quelques autres, que le «boom» des services à la personne version Borloo-Lagarde est un flop si on évalue les créations d’emplois sur la base du temps plein, et que cela n’arrange ni les «carrières» ni les retraites des femmes, qui sont aux premières lignes.

Mais ce qu’on n’avait pas vu clairement avant ce texte, en tout cas pas moi qui suis plutôt branché sur ces inégalités, c’est qu’une vraie politique d’égalité professionnelle et d’égalité devant le bon emploi EST UNE PARTIE NON NEGLIGEABLE DE LA SOLUTION AU FINANCEMENT DES RETRAITES et qu’on peut même faire des estimations.

A lire absolument ! J’ai ici où là des points mineurs à discuter, c’est normal, mais c’est totalement secondaire.

Le débat sur les retraites version COR (j’attends avec impatience le livre d’Attac annoncé pour début mai) est marqué par au moins trois impensés. Vous pouvez en ajouter d’autres. D’abord l’impensé écologique, dont j’ai déjà parlé sur ce blog et dans un récent article du Monde. Ensuite l’impensé des ressources énormes que fournirait une forte réduction des inégalités et privilèges. Enfin, et ce n’est pas le moindre, l’impensé des inégalités entre les femmes et les hommes, ici analysé lucidement."

Cliquez sur le lien suivant pour découvrir le texte de Christiane Marty (format PDF).
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/files/martyretraites.pdf cyclops

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/04/25/les-retraites-au-feminin-une-solution-cachee/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christiane_Marty


Les évolutions familiales obligent à repenser le mode de calcul des retraites
Les pensions de retraite des femmes représentent 48 % de celles des hommes en France. Face à ces inégalités, une étude de l’Ined fait le point sur les instruments correctifs mis en place dans plusieurs pays européens.
27 02 2009
www.blogjump.eu/?p=2216


D'autres articles en rapport :
www.blogjump.eu/?p=2214
www.viefeminine.be/spip.php?article572
www.viefeminine.be/spip.php?rubrique247
http://desirs-seniors.over-blog.com/article-5415997-6.html
www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Services_aux_entreprises/2009/03/08/article_egalite-salariale-on-est-encore-loin-du.shtml
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Lun 26 Avr - 23:13



Retraite : l'astuce du gouvernement pour contourner l'âge légal

Pour maintenir le symbole des 60 ans tout en incitant à travailler plus longtemps, le gouvernement réfléchit à une «astuce» : une décote liée à l'âge.

Faut-il le faire sans le dire ? Le gouvernement se pose la question, à propos du relèvement de l'âge légal de la retraite. Instaurée en 1983, la possibilité de toucher une pension dès 60 ans est un «acquis» intangible pour les syndicats - y toucher gonflerait indéniablement les effectifs des manifestations déjà envisagées. Mais les travaux passés du Conseil d'orientation des retraites (COR) montrent aussi que cette solution serait financièrement bien plus efficace à court et moyen terme qu'un allongement de la durée de cotisation, cette deuxième option n'ayant d'effets significatifs qu'à partir de 2020 au mieux.

Dès lors, la tentation est grande de contourner le problème : laisser à chacun la possibilité de partir à 60 ans s'il le souhaite, mais l'en dissuader au maximum. Pour cela, la pension d'une personne choisissant de partir «tôt» (avant 62 ou 63 ans, par exemple) pourrait être amputée, même si elle possède «tous ses trimestres». La piste figurait il y a plus d'un mois dans des documents du COR, se référant aux exemples américain, japonais et allemand. Elle est passée quasi inaperçue, sauf aux yeux des responsables gouvernementaux qui planchent sur les retraites.

«L'exécutif cogite là-dessus», reconnaît un des principaux acteurs du dossier. «Cela fait partie de l'éventail des possibilités», confirme une source ministérielle, soulignant que rien n'est tranché. «On me cuisine autour de cette idée-là», confie un leader syndical. Qui évoque même des ordres de grandeur : «une décote de 1,25% ou 2,5% par trimestre en dessous de l'âge visé». Autrement dit, pour un nombre identique de trimestres validés, la personne qui liquiderait sa pension à 60 ans subirait une pénalité de 10% à 20% par rapport à celle qui prolongerait sa carrière jusqu'à 62 ans - si le gouvernement fixait par exemple cet âge comme objectif. (...)
www.lefigaro.fr/societes/2010/04/25/04015-20100425ARTFIG00207-retraite-contourner-la-question-de-l-age-legal-.php

Déclaration de guerre de Sarkozy/Fillon contre TOUTES les retraites
www.legrandsoir.info/article5434.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 27 Avr - 11:32



Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille

Depuis 1983, l’INSEE évalue à 9,3 % du PIB les richesses qui ont glissé de la poche des salariés à celle des actionnaires. Chaque année les salariés perdent 120 à 170 milliards d'euros.

«La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l'amplitude de cette évolution et l'éventail des pays concernés n'a pas de précédent dans les 45 dernières années.»
Ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour «coordonner les politiques monétaires» et «édicter des règles prudentielles».

Dans leur Working Papers N°231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share («Hausse tendancielle mondiale de la part des profits»), ils insistent sur les «hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd'hui», sur cette «marge d'une importance sans précédent», sur cette «preuve à la fois graphique et économétrique d'un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires» et ainsi de suite sur vingt-trois pages.

Ce sont donc les financiers eux-mêmes qui dressent ce constat, avec étonnement : jamais les bénéfices n’ont été aussi hauts, jamais les salaires n’ont été aussi bas, un déséquilibre inédit depuis au moins un demi-siècle, et vrai pour l’ensemble des pays industrialisés.
Et cette analyse ne souffre d’aucune contestation : d’après le Fonds Monétaire International, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le Produit Intérieur Brut a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, la part des salaires a chuté de 8,6 %. Et en France, de 9,3 %. Dans le même temps, la part des dividendes dans la valeur ajoutée passait de 3,2 % à 8,5 %. Un quasi-triplement.

Pour la France, même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé. Soit plus de dix fois le «trou» de la Sécurité sociale en 2007 (dix milliards, l’année d’avant la crise), cinq fois celui de 2009 (22 milliards d’euros, crise oblige). Une vingtaine de fois celui des retraites (7,7 milliards d’euros). Des «trous» amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés…

Quand Nicolas Sarkozy intervient, à la télévision, et déclare «si nous voulons sauver notre système de retraite, nous ne pouvons plus différer les décisions. Tous les chiffres sont sur la table», un chœur devrait s’élever dans le pays citant un chiffre qui n’est pas «sur la table» : 9,3 %. Quand le même revient à la télé, et déclare «Il faut plus d’argent contre Alzheimer, plus d’argent contre le cancer, plus d’argent pour les soins palliatifs, mais où est-ce qu’on les trouve ? où est-ce qu’on les trouve ?», on pourrait lui apporter la solution : qu’il retrouve ces 9,3 % dans les portefeuilles de ses amis du Fouquet’s.

Toute la contestation des «nécessaires réformes en cours» pourrait, inlassablement, s’appuyer sur ces 9,3 %. Or, c’est à l’inverse qu’on assiste : cette donnée majeure est quasiment effacée de la sphère publique, éclipsée dans les médias, à peine mentionnée par les politiques. Un point central de l’économie en devient le point aveugle. (...)
www.fakirpresse.info/articles/336/partage-de-la-valeur-ajoutee-le-hold-up-tranquille.html


www.lutopick.fr/blog/index.php/post/2010/04/18/Le-partage-des-richesses
www.plumedepresse.net/spip.php?article1401
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Lun 3 Mai - 12:13



Lagarde, et les petites lignes

[...] "A cause des agences de notation, la réforme française des retraites va-t-elle être encore plus dure ?" demande Elkabbach (Europe 1) à Christine Lagarde.
Et la ministre, sans rire, à propos de la réforme française des retraites : "ça n'a rien à voir avec les agences de notation". Ben voyons ! A croire qu'ils croient qu'on ne lit rien, qu'on ne surfe pas. A croire qu'ils croient qu'on ne voit pas le puzzle se constituer sous nos yeux : la panique artificielle suscitée par le récent rapport du COR, juste au moment où démarre, sur les retraites, la grrande réforme gesticulatoire et urgente, et où la crise grecque met en lumière la peur de la dégradation de la France par les agences de notation. Car les agences, les fameuses agences, ont toutes les raisons objectives de dégrader la note de la France si elles le souhaitaient. Elles ne s'en abstiennent que pour des raisons poiltico-psychologiques complexes, sans doute solides, mais nullement éternelles. A ceux qui en douteraient, et qui ne l'auraient pas encore regardé, je conseille chaleureusement le duel Mélenchon-Touati, de ce week-end, très éclairant sur le sujet. (...)

Daniel Schneidermann
le 03/05/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=7964
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 6 Mai - 2:43



Woerth commence à annoncer la couleur

[extraits] Une délégation du Parti de Gauche vient d'être reçue par le ministre du travail Eric Woerth sur le dossier des retraites. Cette rencontre de plus d'une heure a été utile. Elle nous a permis de comprendre clairement les intentions gouvernementales sans attendre le document d'orientation promis pour le 15 mai prochain.

Pour Eric Woerth, l'augmentation moyenne de l'espérance de vie oblige les salariés à travailler plus longtemps. En effet, il exclut toute augmentation des ressources correspondant aux besoins de financement des retraites. C'est là le cœur de son raisonnement.

Dès lors le ministre avance comme principale réponse au déficit des retraites un recul de l'âge légal de départ au-delà de 60 ans et un nouvel allongement de la durée de cotisation.

Eric Woerth laisse ouvert pour le moyen terme le passage aux «comptes notionnels» envisagé par le COR, alors même qu'il interdirait aux salariés de savoir quel sera le montant de leur pension au moment où ils partiront en retraite.

Le ministre promet également des mesures concernant la pénibilité. Sa vision rejoint celle du MEDEF. La pénibilité serait attachée à la personne et non au métier (...)

Face à notre argument sur le chômage élevé des seniors, le ministre parie que l'allongement de la durée de cotisation et le recul de l'âge de départ en retraite provoquerait un changement culturel dans les entreprises conduisant à conserver plus longtemps les salariés âgés. Rolling Eyes

Concernant le système de retraite des fonctionnaires, le ministre a indiqué qu'il étudiait la remise en cause de la règle des 6 mois. Mais il a précisé que dans cette hypothèse, il faudrait intégrer les primes dans le calcul des retraites. Cela pourrait coûter plus cher que le système actuel. Il a donc estimé que l'alignement souhaité par le gouvernement sur le privé devait plutôt concerner le taux de cotisation des fonctionnaires. Concrètement cela représenterait un prélèvement supplémentaire de 3 points de plus sur les traitements des fonctionnaires pour un gain de plus de 10 milliards d'euros pour l'Etat. Comme en Grèce, les fonctionnaires seraient donc saignés.

Le ministre a écarté toute suppression globale des exonérations de cotisations sociales patronales. La Cour des Comptes indique pourtant que ces dispositifs extrêmement coûteux (30 milliards d'euros chaque année) se sont montrés «inutiles» et «inefficaces».

Enfin, malgré nos questions insistantes, le ministre n'a avancé aucune proposition pour faire face à la hausse actuelle du chômage qui est la principale cause de l'augmentation du déficit des retraites. (...)

www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/2599-woerth-commence-a-annoncer-al-couleur

Retraites : CGT et CFDT, un solide mariage de raison

en repoussant a priori le report de l'âge légal de départ et en appelant à une réforme systémique qu'elle sait totalement exclue, la CFDT s'est mise, à dessein, dans une position qui devrait l'amener à rejeter la copie gouvernementale.
C'est pourquoi, déjà, les deux organisations commencent à se projeter vers la rentrée de septembre.
«On peut mobiliser pendant l'examen du texte par les parlementaires et l'emporter alors. C'est ce qui s'était passé avec le CPE», souligne-t-on au sein de la CGT. François Chérèque, sur la même longueur d'onde, a lui aussi souligné, vendredi, que, faute d'une réforme «juste», «il pourra y avoir, pour une fois, une rentrée sociale importante».
www.lesechos.fr/info/analyses/020490001166-retraites-cgt-et-cfdt-un-solide-mariage-de-raison.htm
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