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 Main basse sur les retraites

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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 8 Mai - 18:50



Terra Nova : Il faut faire payer les retraités

Olivier Ferrand préside la fondation Terra Nova, le think tank proche du Parti socialiste, qui s'apprête à publier un rapport sur les retraites. Entre autres propositions, il en fait une qui peut être jugée iconoclaste : faire payer les retraités actuels. Olivier Ferrand s'en explique dans un entretien au Monde, dans lequel il défend également l'allongement, de 2020 à 2050, de la durée de cotisation. [extraits]

Terra Nova propose de mettre les retraités à contribution. C'est une provocation ?

A long terme, on le sait, les retraites vont baisser. Mais à court terme, nous sommes dans une situation historique particulière, bien repérée par le Conseil d'orientation des retraites (COR) : le niveau de vie des retraités d'aujourd'hui est supérieur à celui des actifs. Si la pension moyenne est inférieure de 9 % au salaire moyen, la retraite moyenne d'un homme est supérieure au salaire moyen d'un homme : 1 617 euros contre 1 613 euros.

Quelles conséquences en tirez-vous ?

Les retraités d'aujourd'hui doivent être mis à contribution à un niveau raisonnable. Nous proposons simplement d'aligner leur fiscalité sur celle des actifs. Les retraités bénéficient d'une CSG de 6,6 %, voire de 3,8 %, contre 7,5 % pour les actifs. Ils continuent d'avoir un abattement fiscal de 10 % pour frais professionnels, des majorations de retraite et toute une série d'avantages annexes.


Cette fiscalité dérogatoire n'est plus justifiée puisque les retraités sont aussi riches, voire plus, que les actifs. Elle représente un montant annuel de 10 milliards d'euros. Nous proposons aussi d'instituer une CRDS retraite provisoire, avec un point de plus sur dix ans, pour contribuer à apurer nos 85 milliards de dette sociale.

Il faudra, de 2020 à 2050, allonger la durée de cotisation.

Y a-t-il d'autres améliorations à apporter ?

Notre système a trois handicaps : il est illisible, inégalitaire et standardisé. Il faudrait rendre le système plus redistributif, et prendre un peu aux pensions les plus élevées pour redonner aux petites retraites.

Enfin, la diversité des demandes sociales (partir plus tôt, plus tard, cotiser davantage...) plaide pour une retraite individualisée à la carte.

Quelles sont, selon vous, les principales fragilités françaises ?

Notre pays - et cela renvoie au problème des retraites - engloutit ses ressources dans le présent. La montée en puissance des contraintes de finances publiques depuis 1974 a progressivement asphyxié les investissements publics.
Il nous faut, sous peine de syndrome grec, réduire de 70 milliards notre déficit structurel et trouver, pour investir, des marges à hauteur de 30 milliards. C'est donc 100 milliards par an qu'il faut redéployer, une véritable révolution budgétaire.

Y a-t-il une façon de gauche de conduire la rigueur ?

Il faut assumer deux choix difficiles. Le premier, c'est redéployer progressivement vers les emplois de demain une trentaine de milliards par an de baisses de charges sur les bas salaires. Le second consiste à s'attaquer aux quelque 400 milliards de dépenses sociales. (...)

Propos recueillis par Claire Guélaud et Philippe Le Coeur
lemonde.fr

PS : Olivier Ferrand, un parachuté qui a le bras long et la mémoire courte
www.marianne2.fr/PS-Olivier-Ferrand-a-le-bras-long-et-la-memoire-courte_a182336.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Ferrand




Parmi les personnalités connues participant à Terra Nova en 2008, on trouve (extrait)

Personnalités politiques
    Michel Rocard, président du conseil d'orientation scientifique ;
    Daniel Cohn-Bendit, député européen

Universitaires
    Dominique Méda, philosophe
    Philippe Aghion, économiste
    Élie Cohen, économiste
    Patrick Weil, sociologue
    Olivier Duhamel, constitutionnaliste

Personnalités issues de la société civile
    Alain Christnacht, ancien préfet
    Anousheh Karvar, secrétaire nationale de la CFDT
    Karim Zéribi, conseiller auprès de la SNCF, président d'APC recrutement

Dirigeants d'entreprise
    Jean-Noël Tronc, directeur d'Orange mobile
    Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit lyonnais, de l'UAP et de Suez
    Denis Olivennes, directeur du Nouvel Observateur

Personnalités internationales
    Amartya Sen, économiste
    Joaquin Almunia, commissaire européen
    Francesco Rutelli, vice-président du Parti démocrate italien et ancien maire de Rome.

Mécènes
En 2010, les entreprises suivantes financent à 80% Terra Nova :
    Microsoft
    Areva
    Total
    EADS
    BPI
    German Marshall Fund of the United States (GMF)
    Euro RSCG C&O
    La Caisse des Dépôts et Consignations
    RTE


http://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_Nova_(think_tank)
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Dim 9 Mai - 11:55



Parisot, condamnée aux prud'hommes, peut-elle mener les négociations sur les retraites ?

Le MEDEF de Laurence Parisot vient d’être condamné par le le conseil de prud’hommes de Paris pour licenciement «sans cause réelle et sérieuse» de son ancien directeur général Jacques Creyssel à l’été 2008. Le MEDEF devra verser au total 736.438 euros.

Le 10 mars Parisot a perdu le procès en diffamation contre Daniel Dewavrin. La Cour d’appel de Paris l'a déboutée, estimant que Daniel Dewavrin était «de bonne foi» lorsqu’il déclarait que la patronne du Medef était au courant du système des caisses noires de l’UIMM (...)

Voilà qui à priori ne la qualifie pas pour être l’interlocutrice la plus indiquée face aux pouvoirs publics et aux autres partenaires sociaux !

Car c’est Laurence Parisot qui va mener les négociations sur la réforme des retraites. Elle s'est déjà exprimée à ce sujet : «(...) Il faut repenser les mécanismes du système (...) et rappeler que le Medef voulait «sauver, maintenir, et plus que ça, renforcer le système par répartition» qui est «en danger», même si l’organisation patronale souhaite dans le même temps «encourager, développer et stimuler le système par capitalisation»

Capitalisation qui serait bien entendu organisée par les banques, alors qu'Ariane OBOLENSKY, membre du Comité financier du MEDEF, est aussi Directrice générale de la Fédération Bancaire Française et compagnies d’assurances membres du MEDEF.

Sans oublier que Laurence Parisot est elle-même membre du Conseil d’administration de BNP Paribas. [...]

Mais, après tout, peu de salariés seront surpris dans la mesure où il connaissent déjà les célèbres : «La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail» ou «La précarité est une loi de la condition humaine» et le très joli «Les Français ont compris que barrer la route à la mondialisation est impossible» ...
www.marianne2.fr/Parisot-condamnee-aux-prud-hommes-Pour-donner-l-exemple_a192546.html

Une adepte de la précarité qui s'accroche à son siège de patronne du Medef. Etonnant non ?
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Lun 17 Mai - 23:48



Mensonges, manipulations et mauvaise foi :
la réforme des retraites en trois dimensions


Analyse du «Document d’orientation sur la réforme des retraites»

Le gouvernement vient d’adresser aux syndicats et au patronat son «Document d’orientation sur la réforme des retraites».
Il persiste et signe dans son intention d’aggraver encore les conditions de travail des salariés et celles dans lesquelles ils pourront prendre leur retraite. Trois dimensions caractérisent ce projet : le gouvernement ment, il manipule l’opinion et il fait preuve d’une mauvaise foi sans pareille.

Mensonges
Le gouvernement affirme que «la véritable cause du déséquilibre de nos régimes de retraites est la démographie».
C’est doublement faux. Le Conseil d’orientation des retraites a indiqué dans son rapport d’avril 2010 que la principale raison de l’aggravation des déficits sociaux était la crise financière : en 2006, donc avant la crise, le déficit de l’ensemble du système de retraite était de 2,2 milliards d’euros ; en 2008, il atteignait 10,9 milliards et il devrait être de 32,2 milliards en 2010.
D’autre part, l’allongement de l’espérance de vie ne devient une catastrophe que si on refuse de mettre en débat la richesse produite, sa nature, son évolution et la manière dont elle est répartie.

Manipulations
Le gouvernement affirme s’engager à «écarter toute solution qui baisserait le niveau de vie des Français ou augmenterait le chômage».
Or, prétendre inciter les salariés à travailler plus longtemps, que ce soit en reculant l’âge légal de la retraite ou en augmentant la durée de cotisation, entraîne inéluctablement une baisse du niveau des pensions, malgré tous les serments qui prétendent le contraire. C’est déjà le résultat des contre-réformes de 1993 et de 2003, ce sera le cas avec celle de 2010 si elle est effective.

Alors que le chômage continue d’augmenter, le travail forcé des seniors se substituera à l’emploi des jeunes. Le «travailler plus» des uns se traduira par l’exclusion et la précarité des autres, jeunes, femmes, non diplômés. La reconnaissance de la pénibilité du travail semble se limiter pour le gouvernement aux salariés déjà «cassés» par leur travail, qu’on ne contraindra (peut-être) pas à travailler plus longtemps…

Toute alternative au «travailler plus» est a priori exclue sans possibilité de discussion : toute augmentation des cotisations est interdite. On nous dit que les déficits des régimes de retraite se chiffreront par dizaines de milliards d’euros, voire plus de 100 milliards en 2050 : mais on refuse d’accompagner l’évolution démographique par une augmentation des cotisations au fur et à mesure que la richesse s’accroît. Pourtant la seule application du taux de cotisation patronale aux dividendes distribués comblerait immédiatement tout le déficit actuel de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, le régime général de la Sécurité sociale.

Quant à la «contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital sans restitution au titre du bouclier fiscal», elle restera largement symbolique au regard des sommes nécessaires. Le flou règne sur ces nouveaux financements, mais le choix de reculer l’âge légal de la retraite et/ou de rallonger la durée de cotisation est présenté comme ferme et définitif.

Mauvaise foi
Le gouvernement réaffirme l’impératif de solidarité et sa confiance dans le système par répartition.
Mais il organise en même temps la baisse inéluctable du niveau des pensions parce que de moins en moins de salariés pourront satisfaire aux nouvelles obligations de travailler plus longtemps. Il ouvre ainsi la voie à tous ceux qui, comme le Medef ou les compagnies d’assurance, veulent élargir le champ des retraites complémentaires par capitalisation auxquelles pourront souscrire les titulaires de hauts revenus ou de hauts salaires. Les inégalités sociales en seront encore aggravées, dans la société et au sein même du salariat.

Loin de consolider la solidarité du système par répartition, le document gouvernemental met au programme des prochaines années une «réforme systémique» pour transformer notre système en un système «par points» ou «par comptes notionnels». Le Conseil d’orientation des retraites, dans son rapport de janvier, a montré comment une logique individualiste viderait alors de tout son sens le système par répartition. Les pensions seraient calquées sur les contributions personnelles de chaque salarié cotisant : adieu au principe de solidarité qui inspire les fondements de la Sécurité sociale. Alors même que – comme le reconnaît le Conseil d’orientation des retraites – cette réforme systémique n’aurait aucune efficacité face à un choc économique ou démographique.

La logique profonde de la réforme annoncée des retraites n’est donc pas de préserver la solidarité mais au contraire de rassurer les marchés financiers : à l’image de ce qui se passe en Grèce, en Espagne et maintenant partout en Europe, le gouvernement veut montrer sa détermination à faire payer la réduction des déficits publics aux salariés et à la population, en laissant intacts les revenus et le pouvoir de la finance. (...)

www.jennar.fr/index.php/mensonges-manipulations-et-mauvaise-foi-la-reforme-des-retraites-en-trois-dimensions/
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 19 Mai - 20:06


Derrière la réforme de la retraite, les fonds de pension...

Selon un sondage commandé par le «cercle des épargnants», les Français seraient prêts à épargner pour s'assurer une retraite convenable. Décryptage du blogueur Slovar : il s'agit d'une offensive des assureurs dont serait très proche le «cercle des épargnants».

[...] dans la mesure où le Président de la République refuse toute augmentation des cotisations ou impôts ... On commence à rêver tout éveillé chez les assureurs !

C’est justement le moment que vient de choisir «Le cercle des Epargnants» pour sortir son sondage : «Les Français et la Retraite (CSA-CECOP)» Avec Generali, le Cercle des Epargnants a présenté sa huitième étude, les Français et la Retraite «réalisée par CSA et le CECOP dans le cadre d’une conférence de presse le 18 mai 2010»

sondage repris par Le Monde Rolling Eyes

En clair : Les Français seraient prêts à accepter le principe d’un pilier de capitalisation pour s'assurer une retraite convenable !

Mais au fait, qui est «Le Cercle des Epargnants» ?

Domicilié 11, boulevard Haussmann à Paris (9e), «Le Cercle des Épargnants supervise plus de 210 contrats de groupe (essentiellement des contrats Madelin) et cinq plans d’épargne retraite populaire. A ce titre, le Cercle est enregistré auprès de l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles comme Groupement d’Épargne Retraite Populaire.»

«Agir pour ma retraite» est également le nom d’une «Lettre» et d’un blog édités par le Secrétaire général du même «Cercle des Epargnants», Philippe Crevel, qui indique habiter 7, Bd HAUSSMANN 75009 PARIS. Adresse qui correspond à celle de la compagnie d’assurances GENERALI «dont le siège social est situé au 7/9 Bd Haussmann 75009 Paris»

Sur le blog «Agir pour ma retraite», on peut lire un copier/coller d’un article du Figaro du lundi 10 mai 2010, sous le titre suivant : «Xavier Betrand ne condamne pas la capitalisation»
Et découvrir un lien vers la lettre «Génération Responsable» éditée par le «Cercle des Epargnants» (mai 2010), dont l’édito est signé Philippe Crevel, et le texte celui-ci (en page 2) :

«Halte à la désinformation» : Il est fréquemment écrit et dit que les bénéficiaires de retraite par capitalisation ont été les principales victimes de la chute des cours des actions et heureusement que la France a maintenu son régime par répartition. Or (...)

Si ça ne s’appelle pas de la propagande pour la capitalisation et les fonds de pension, que les assureurs sont tout prêts à mettre ne place, nous voyons pas comment ça s’appelle ![...]

Mais, il n’y aura probablement que des «malfaisants» et les spécialistes de la «théorie du complot» pour penser qu’un sondage commandé par une association «faux nez» d’un assureur ne soit pas impartial ...

www.marianne2.fr/Derriere-la-reforme-de-la-retraite,-les-fonds-de-pension_a193047.html
www.cercledesepargnants.com/spip.php?page=sondages&id_rubrique=5&id_article=1516


La propagande est diffusée aussi dans l'Express
En 2009, 59% des Français déclaraient épargner pour leur retraite contre 54% en 2008 et 49% en 2007, indique Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants
www.lexpress.fr/actualite/economie/ameliorer-sa-retraite_889324.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 25 Mai - 13:43


Estrosi, Bertrand, Lefebvre, France 24, le Parisien, le Point, le Figaro, les Echos, la Croix, Ouest France...

Retraites. Il faudra «cotiser plus longtemps et partir plus tard»

dixit Gérard Larcher, président UMP du Sénat, dont un rapport remis en 2008 a permis l'attaque contre l'hôpital public.



Il faudrait rendre la retraite par capitalisation obligatoire, selon Parisot

«Nous devons aujourd'hui nous demander comment mettre en place, en plus de ce que nous pourrions garder du système par répartition, un nouveau dispositif très incitatif, voire obligatoire, de système par capitalisation», a défendu Laurence Parisot hier [23 mai]. Lundi, en conseil exécutif du Medef, «beaucoup estimaient que c'était probablement la seule voie, pas simplement raisonnable, mais réaliste», a-t-elle poursuivi, allant ainsi un cran plus loin que lors de ses précédentes déclarations.

Slovar : «... après avoir semé la "panique" chez les salariés, il est maintenant nécessaire de leur vanter la formidable opportunité de ces futurs fonds de pension à la française !»

http://slovar.blogspot.com/2010/05/retraites-le-medef-propose-de-rendre.html
www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Retraites.-Il-faudra-cotiser-plus-longtemps-et-partir-plus-tard_39382-1386212_actu.Htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Larcher


sarkozy a visité les Champs-Elysées transformés en paysage de campagne. Il a transpiré et la first nunuche l'a essuyé.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 25 Mai - 17:52



La Dépêche, le Figaro, les Echos, Libération, Le Point... : "Strauss-Kahn s'oppose à Aubry sur le dossier des retraites"‎

Mensonges !

Retraites : «Strauss-Kahn n'a fait que dire ce que dit le PS»

«Dominique Strauss-Kahn est tout à fait dans le sens de ce que dit le Parti socialiste.»

«Il y a l'âge réel et l'âge légal. Ceux qui font croire que la position du Parti socialiste est de mettre l'âge réel de départ à la retraite à 60 ans mentent. Le Parti socialiste est pour un âge légal de départ à la retraite à 60 ans. C'est un droit individuel, pas une obligation collective.
On ne doit pas toucher à l'âge légal, mais l'âge réel a vocation à reculer en raison de l'évolution démographique. Le Parti socialiste prend aussi en compte dans son texte l'évolution démographique et compte d'ailleurs dessus pour financer son plan. Personne au Parti socialiste ne souhaite que l'âge réel soit le même que l'âge légal.»

Martine Aubry. La première secrétaire avait provoqué pareil tollé sur ce sujet le 17 janvier, en déclarant, lors du «Grand Jury» RTL-LCI-Le Figaro, qu'on devrait «aller très certainement» vers une retraite «à 61 ans ou 62 ans», à condition de «prendre en compte la pénibilité» et «l'emploi des seniors».

www.rue89.com/2010/05/22/retraites-strauss-kahn-na-fait-que-dire-ce-que-dit-le-ps-152218
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 25 Mai - 23:46



Emmanuel Todd : le débat sur les retraites n'a aucun sens

Le gouvernement veut donner l'impression qu'il affronte la réalité sur les retraites, la vérité est qu'il fuit la réalité.

Dans une interview au Progrès, Emmanuel Todd exprime de façon claire et rationnelle ce que beaucoup de gens ressentent : se soucier de la question de la retraite alors que la société française ne parvient pas à donner du travail à ses jeunes est une vraie bizarrerie.

Comme anthropologue et démographe, comment voyez-vous le débat des retraites ?

Ce n'est pas la priorité. Il est légitime de se poser la question de savoir s'il faut travailler plus longtemps en relation avec l'espérance de vie, et je suis évidemment pour défendre les retraites. Mais c'est un problème de long terme, alors que nous vivons une crise majeure de court terme. Un économiste venu de Mars ne comprendrait pas que la planète France débatte de la manière d'augmenter la durée du travail dans l'avenir pour des personnes ayant déjà un certain âge, alors qu'on ne parvient pas à donner aujourd'hui du travail aux jeunes. En termes d'économie immédiate, la question des retraites n'a aucun sens. Le gouvernement veut donner l'impression qu'il affronte la réalité, la vérité est qu'il fuit la réalité. [...]

Le vrai problème de la France, c'est la disparition de notre industrie, les délocalisations d'entreprises, la stagnation du niveau de vie. A terme, si nous ne faisons rien, notre société est menacée d'appauvrissement, ce qui remettrait complètement en question toutes les décisions qu'on prépare sur les retraites. Dans ce décalage temporel, ce qui me choque le plus, c'est la place épouvantable qui est faite aux jeunes : ils ont en général un niveau d'études beaucoup plus élevé que les générations précédentes, et ils sont maltraités en termes d'emploi et de salaire. [...]

La crise économique crée une tension très dure sur le marché du travail, et la vie professionnelle est vécue comme une jungle dont on n'a qu'une envie, c'est de sortir le plus vite possible. Le débat sur les retraites traduit cela : les gens s'intéressent plus à l'après-vie professionnelle, comme un refuge à atteindre, qu'à leur travail, qui leur est devenu insupportable.

Les premières victimes de la crise sont les ouvriers, qui sont en train de disparaître avec notre industrie, et l'on va d'ailleurs se rendre compte que ce sont les ouvriers qui étaient les véritables créateurs de la richesse du pays. [...]

nos gouvernants qui, après avoir bien réagi dans une première phase en comprenant que la crise était un problème de demande, sont en train de changer de pied et d'imposer l'austérité. Tout cela sous la houlette de l'Allemagne, dont la société est la plus âgée d'Europe, alors que la France conserve une bonne démographie.

L'euro est mort ?

Oui, si l'Europe n'est pas capable de sortir de la crise par le haut, par la mise en place d'un protectionnisme au niveau du continent. Mais comme c'est très difficile, le plus probable est la disparition de l'euro, de manière ordonnée ou dans la pagaille.

La première victime en serait l'Allemagne, mais on voit se reproduire l'attitude habituelle des dirigeants français : on se rebelle, car on voit bien que nos intérêts ne sont pas les mêmes, et puis on finit par se coucher. Ce qu'ils ne voient pas, c'est que nous sommes dans une crise sans fin, dont on ne sortira qu'en changeant de logiciel, en prenant la voie du protectionnisme européen. [...]

Francis Brochet
www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/3187674/Emmanuel-Todd-Le-debat-n-a-aucun-sens.html
www.marianne2.fr/Todd-le-debat-sur-les-retraites-n-a-aucun-sens_a193278.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 26 Mai - 15:16


Pour Sarkozy, c'est la faute à Mitterrand

Quand le menteur défendait la retraite à 60 ans...

Il a regretté hier soir que François Mitterrand ait abaissé l'âge de la retraite à 60 ans. Alors qu'il a lui-même voté la mesure !

Le 25 mai 2010 lors d'une réunion à huis clos à Beauvais (Oise) en présence de militants UMP, il s'en est pris à l'héritage Mitterrand. «Vous savez, quand on pense à ce qu'a fait François Mitterrand en ramenant l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problèmes s'il s'était abstenu», a-t-il lâché, selon Le Figaro. «Et ce serait beaucoup plus facile», a-t-il encore soupiré d'après Le Parisien.

Pourtant il disait au Monde en janvier 2007 : "Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d'être la durée hebdomadaire légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien"

Cet engagement figure dans le projet de l'actuel chef de l'Etat sur le site officiel de l'UMP.

En mai 2008, sur RTL, le président de la République n'envisageait pas davantage de repousser l'âge de départ à la retraite.
Prié de commenter la proposition du Medef de le fixer à 63,5 ans, il avait répondu : "Je ne le ferai pas. Pour un certain nombre de raisons, et la première c'est que je n'en ai pas parlé durant la campagne présidentielle". "Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les Français, je n'ai donc pas de mandat pour faire cela (...) Je n'ai pas parlé des 63 ans et demi, donc je ne le ferai pas."

www.rtl.fr/fiche/5941398895/nicolas-sarkozy-avait-pourtant-promis-de-ne-pas-toucher-a-l-age-legal-de-depart-a-la-retraite.html
www.laposte.net/thematique/actualites/politique/article.jsp?idArticle=20100526132215-quand-sarkozy-defendait-la-retraite-a-60-ans---&idAgg=actu_politique

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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 27 Mai - 21:58

Nicolas Sarkozy écrivait dans son programme en 2007 :

"Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail."

http://archives.u-m-p.org/propositions/index.php?id=05_retraites
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Ven 28 Mai - 11:53


Le "dogme" des 60 ans, une lecture simple

[...] Relever l'âge légal défavorise ceux qui ont commencé à travailler tôt, donc n'ont pas étudié longtemps, c'est à dire plutôt les ouvriers, dont nombre se trouveront avoir cotisé trop longtemps, avant d'avoir le droit de liquider leur retraite. Augmenter encore le nombre d'annuités, à l'inverse, défavoriserait plutôt les cadres, qui ont eu des vies professionnelles plus courtes. C'est un choix simple. Un choix de classe.

Les Echos [...] dans cette interview, Chérèque lève un fameux lièvre, en évoquant une des prochaines controverses à venir, sur le relèvement d'un autre âge légal, celui de 65 ans, pour liquider une retraite sans décote. Cet âge-là passerait de 65 à 68 ans. (...)

www.arretsurimages.net/vite.php?id=8177
www.lesechos.fr/info/france/300431670---le-gouvernement-est-en-train-de-faire-une-reforme-pour-cadres-superieurs--.htm
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 8 Juin - 13:29



Retraite : vers une hausse du taux de cotisation des fonctionnaires

Le relèvement de cette taxe salariale, actuellement de 7,85% contre 10,55% dans le privé, rapporterait trois milliards d’euros.
www.liberation.fr/politiques/0101640199-retraite-vers-une-hausse-du-taux-de-cotisation-des-fonctionnaires

Total, cédé au privé par Balladur, a fait un bénéfice de 8 milliards d'euros en 2009
www.lejdd.fr/Economie/Entreprises/Actualite/Total-ferme-son-site-de-Dunkerque-167384/

UMP : Union des Malfrats au Pouvoir, Union du Ménagement des Privilégiés, des Multimillionnaires et Possédants, Milliardaires et Puissants, Profiteurs, Pleins aux as et autres Parvenus.
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 9 Juin - 0:04



La fin de la retraite à 60 ans est imposée par l'Europe

Pourquoi, d’un seul coup, faut-il renoncer à la retraite à 60 ans ? Pourquoi faut-il travailler plus pour gagner moins ?

Comment expliquer que ceux qui gouvernent depuis des décennies n’auraient rien vu venir ? Pourquoi l’opposition est-elle si molle et complaisante ?

Simplement parce QU’AUCUNE DÉCISION NE RELÈVE PLUS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS :

L’allongement immédiat de la durée du travail à 64 ans (pour commencer) a été décidée à Bruxelles et la Commission a prévu de relever les copies des gouvernements en juin.

Que demain la France soit gouvernée par une coalition de partis de gauche, soumis au principe de la glorieuse "construction européenne" n’y changerait RIEN. Maintenant que les "opposants" ont accepté la dictature européenne, ils se contentent de donner le change par un simulacre de débat, suivi d’une soumission docile aux oukases de l’empire.

C’est ce qui ressort, en clair de l’accord des 25 et 26 mars [pdf] sur cette nouvelle stratégie, pompeusement baptisée "Europe 2020 - Une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive" dont voici quelques extraits :

Le Conseil européen a défini les grands objectifs suivants, qui constituent des objectifs communs guidant l’action des États membres et de l’Union :

> s’employer à porter à 75 % le taux d’emploi des femmes et des hommes âgés de 20 à 64 ans, notamment grâce à une plus grande participation des jeunes, des travailleurs âgés et des travailleurs peu qualifiés, ainsi qu’à une meilleure intégration des migrants légaux ;

(...) il convient de consentir des efforts au plus vite (...)

[Ces objectifs] constituent un but commun à atteindre par une combinaison d’actions entreprises à l’échelon national et à celui de l’UE. À la lumière de ces grands objectifs, les États membres définiront leurs objectifs nationaux, en tenant compte des positions de départ et des situations qui sont les leurs.

Ils suivront à cet effet leurs procédures nationales de décision, dans le cadre d’un dialogue avec la Commission, qui permettra de vérifier si leurs objectifs nationaux sont conformes aux grands objectifs de l’UE. Les résultats de ce dialogue seront examinés par le Conseil en juin 2010.


En préférant casser ce qu’il reste de l’économie plutôt que de régler la faillite de la finance mondialisatrice, les gouvernements trahissent les intérêts des États dont ils ont la charge. Ils trahissent les peuples qui les ont élus. Ils se soumettent tantôt à des intérêts privés qui détruisent l’économie réelle, tantôt à des institutions supranationales illégitimes (Union européenne, FMI, Banque mondiale, OMC, etc.) toutes livrées à des serviteurs zélés des banksters faillis, eux-mêmes prêts à tout pour échapper à la justice. Ces agressions faites aux peuples n’ont pour but que de générer le chaos, puis de détruire l’État de droit. De cette confusion, tous espèrent échapper aux jugements des peuples et de l’Histoire. (...)
www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=537
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Lun 14 Juin - 14:11


Morin fêtant le nouvel An avec des militaires, à Nijrab (AFP)

Le ministre de la défense veut préserver le système de retraite des militaires

Le système sera juste touché 'à la marge', ... peut-être.

Les officiers et militaires ayant accompli quinze ans de services civils et militaires effectifs acquièrent un droit à pension. Le système actuel, qui permet aux militaires de partir plus tôt que les autres actifs, 'n'est en rien scandaleux', estime Hervé Morin.
http://fr.news.yahoo.com/64/20100614/tfr-herv-morin-veut-prserver-le-systme-d-a2f96e4.html

LE RÉGIME TRÈS SPÉCIAL DES MILITAIRES…
(source : «Le Canard enchaîné» via la Cour des Comptes )

D’un côté, 5 milliards d’euros pour les 1.100.000 retraités «privilégiés» de la SNCF,RATP etc., de l’autre, 8,2 milliards pour les 513.000 pensionnés militaires.

Ainsi, les sous-officiers peuvent partir à la retraite après 15 ans de service et repiquer illico vers un autre métier. Un sergent aura immédiatement 619 euros+ 300 euros de bonification. Un adjudant percevra entre 850 et 1200 euros par mois.

Un certain nombre d’emplois civils sont réservés à ces catégories, sans examen ni concours. Pour les officiers, c’est la retraite après 25 ans de carrière, mais ils devront attendre l’âge de 50 ans pour toucher la retraite, ce qui revient à peu près au même ! Un capitaine aura entre 1200 et 1660 euros selon ses états de service. Quant aux généraux, ils partent avec 4000 euros en moyenne à 57 ans ou plus, mais le ministère de la Défense met chaque année sur la table 3 millions d’euros au titre de la reconversion….

Ainsi, la retraite moyenne des militaires représente 72% du salaire net des Français en activité dans les secteurs privé ou semi-public .Du coup, au bout de 26 ans de service, un militaire a la même retraite qu’un civil après 33 ans d’activité !! Explication dépouillée d’artifice de la part de la Cour des Comptes : «C’est parce que leur retraite est élevée que les militaires peuvent quitter l’armée de façon précoce». Fermez le ban !

Quand à la retraite des parlementaires et autres ministres (les années comptent double), il n’est pas question d’y toucher...
www.collectifdu29mai.org/La-retraite-des-militaires-source.html

Retraite des militaires : voici des cas concrets

La retraite des militaires est l'objet de beaucoup de fantasmes. Voici dix cas concrets permettant de mieux comprendre de quoi on parle. (Merci aux contributeurs, militaires du rang et sous-officiers)

- 15 ans et un jour de service, 24 annuités : 869 euros de pension.

- 16,5 ans dans la marine, parti à la suite d'un non renouvellement de contrat. 24 annuités : env. 900€ de pension.

- 23,8 ans de service, parti à 43 ans : 1200 euros de pension.

- Sous officier, 21 ans de service bonification pour un sejour à l'étranger : environ 950 euros mensuels net.

- Né en 1955, engagé à l'EAI en 1972, retraite, volontaire, en 2002, soit 30 ans de service avec le grade de major, sans pécule. 5 annuité statutaires et 2 annuités supplémentaires (campagnes, sauts, etc.), soit 37 annuités, donc 74% de ma dernière solde. Montant imposable 2009 : 20193.32 euros, soit 1682 per mois.

- Major indice EX, 39 années de service : 1822 euros.

- Adjudant-chef à l'échelon le plus haut, 53 ans, retraité depuis un an. 35 ans de service, plusieurs OPEX : 1629 € par mois.

- Premier maitre de carrière, 36 ans, quitte la marine l'été dernier aprés 17 ans de service dont 15 à la mer, 29 annuités : 953.26 €.

- Retraité militaire depuis l'âge de 24 ans, pour cause de blessure. 52 ans, donc 27 ans de retraite avec pension d'invalidité à 50% : 500 euros mensuels.

- 15 ans de service grade caporal chef dans les troupes de marine. Poex et séjours outre-mer. Fin de service en 2006 : 848,10€

06/04/2010
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/04/retraite-des-militaires-voici-des-cas-concrets-.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 16 Juin - 12:00


Florence et Eric Woerth arrivant à Longchamp
pour le déjeuner VIP du prix de l'Arc-de-Triomphe (Agathe Azzis)


Retraites : le gouvernement démine avant le jour J
Fillon interdit à ses ministres de cumuler salaire et retraite de parlementaire
www.liberation.fr/politiques/0101641508-fillon-interdit-a-ses-ministres-de-cumuler-leur-salaire-avec-une-retraite-de-parlementaire

Martine Aubry prône le plafonnement des rémunérations des élus
www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-06-13/affaire-boutin-aubry-veut-plafonner-les-remunerations-des-elus/917/0/466263

Poudre aux yeux
Des mesures insignifiantes destinées à faire accepter l'austérité aux non-privilégiés

"Ces rémunérations - abusives - des ministres sont d'un montant insignifiant en regard des revenus du capital. Ces ministres de la grande bourgeoisie sont disposés à voir leur traitement de ministre (qui est leur argent de poche) écorné, si cela aide l'opinion à oublier les dividendes des actionnaires et autres grosses successions qui sont la véritable source de richesse desdits ministres.

Ces polémiques font oublier que la plus grande gabegie, c'est celle de l'argent privé et non point de l'argent public.

Cet exemple a pour objet de faire accepter une perte de pouvoir d'achat aux autres catégories de salariés. Les ministres y sont disposés car ces sacrifices mineurs qui justifieront la baisse du pouvoir d'achat de tous les salariés, leur permettra indirectement, de préserver la part - autrement plus importante - des revenus du capital et de l'héritage. (...)

Baisse des revenus du TRAVAIL des ministres , mais pas diminution de leurs revenus du CAPITAL. Donner l'exemple des premiers qui peuvent décroître au profit des seconds, tel est le message subliminal qu'on nous envoie."
F. Lescure


La double vie des hommes politiques

Pour assurer leurs arrières, ou par passion, les hommes politiques ont des activités parallèles, qu'ils mènent en toute discrétion. Coup de projecteur sur la face cachée de quelques uns d'entre eux.

Sarkozy détient 34% d'un cabinet d'affaires.
Jean-Louis Borloo, classé parmi les avocats parisiens les plus fortunés dans les années 1980, a revendu les parts de son cabinet et injecté 6 millions d'euros de sa fortune personnelle dans le club de foot de Valenciennes.
Hervé Morin est propriétaire de chevaux de course. Cette passion s'est concrétisée en août 2005 quand, avec 3 amis, il a acheté aux ventes de yearlings de Deauville un cheval pour 40.000€. Or ce canasson, Literato, est devenu un crack du galop, et en décembre 2007, ses 4 copropriétaires l'ont revendu à un émir du golfe Persique pour une somme estimée à 5 millions d'euros !
François Bayrou, également propriétaire de chevaux de course, est un paysan. Il élève des poulinières qui mettent au monde des pur-sang dont le commerce est très lucratif. Cette activité lui permet d'avoir le statut d'exploitant agricole. Du coup, sa propriété de Bordères, dans le Béarn, est considérée par le fisc comme un «bien professionnel», un outil de travail, qui n'entre pas dans son patrimoine personnel et lui permet d'échapper à l'impôt sur la fortune.
Bernard Laporte se contente de casinos, campings et restaurants.
www.reponseatout.com/double-vie-hommes-politiques-a-8969,80.html


Morin et Tamazirte, achetée 40 000 €
Hervé Morin, chef d'écurie accompli
Hervé Morin est issu d'une famille où beaucoup étaient chefs d'entreprises. Son père dirigeait une entreprise de maçonnerie en Normandie. Il est marié à l'avocate Catherine Broussot
www.liberation.fr/sports/0101103848-herve-morin-chef-d-ecurie-accompli
http://consciencepolitique.blogspot.com/2008/10/les-talons-du-centre.html



La banquière Florence Woerth aime aussi les chevaux

L'épouse du ministre du budget s'occupe du portefeuille de l'héritère de la société L'Oréal, Liliane Bettencourt, au sein de la mystérieuse société familiale Clymene, qui gère la première fortune de France. Elle travaillait auparavant pour la banque Palatine et pour Rothschild & Cie.
Florence Woerth reste évasive sur la date de son entrée dans le clan Bettencourt.
Elle fréquentait déjà les hippodromes, lorsqu'Edouard de Rothschild, élu président de France Galop en 2003, lui demanda d'intégrer la commission des propriétaires de chevaux. Depuis, Florence Woerth a créé sa propre écurie, Dam's, en avril 2008 avec quatre autres femmes d'affaires et "épouses de" rencontrées dans les loges des champs de courses : Nathalie Bélinguier, présidente de la Fédération Internationale des Gentlemen-Riders (FEGENTRI) et épouse de Bertrand, président du PMU ; Nicole Seroul, épouse de Jean-Claude, président du Groupe Direct Presse spécialisé dans les chevaux ; Dominique Hazan, directrice (et épouse du PDG) des marques de prêt-à-porter George Rech et Apostrophe ; et enfin Rejane Lacoste, épouse de Michel, l'héritier de l'empire au crocodile dont elle a été la dircom. L'écurie compte aujourd'hui 27 membres qui ont acheté leurs actions 15 000 € l'unité.
http://entourages.lalettrea.fr/2009/01/les-chevaux-de-mme-woerth.html
www.linternaute.com/femmes/people/magazine/photo/le-prix-de-l-arc-de-triomphe-des-people/eric-woerth-et-sa-femme.shtml


L'entrée de Florence Woerth au conseil de surveillance d'Hermès a été défendue bec et ongles par son mari, Eric.
www.liberation.fr/.../0101631508-florence-woerth-femme-de-tete-a-hermes
http://eco.rue89.com/2010/04/23/bernadette-chirac-chez-lvmh-florence-woerth-chez-hermes-quy-voir-148732


Les liens entre Liliane Bettencourt et le couple Woerth révélés par des enregistrements pirates
www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3090
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 17 Juin - 1:32



Décryptage du projet de réforme des retraites du gouvernement

Travailler plus pour gagner moins !

La réforme des retraites présentée par le gouvernement est un véritable rouleau compresseur contre le travail :
- âge légal de départ repoussé de 60 à 62 ans,
- durée de cotisations relevée à 41,5 annuités,
- droit à la retraite à taux plein repoussé à 67 ans.
Et les contreparties en terme de prise en compte de la pénibilité et de taxation du capital sont dérisoires.

􀂄 Relèvement de l’âge légal et de la durée de cotisations : double peine pour les salariés

En combinant recul de l’âge légal et hausse de la durée de cotisations, le gouvernement applique la double peine aux salariés : travailler plus pour gagner moins.La poursuite du relèvement de la durée de cotisations de 40,5 annuités jusqu’à 41,5 annuités en 2020 va faire encore baisser le niveau moyen des pensions. Alors que celles-ci ont déjà baissé entre 15 et 20 % depuis les réformes Balladur-Fillon. Le gouvernement s’assied donc allégrement sur son engagement de « ne pas baisser les pensions » pourtant formulé dans son document d’orientation du 14 mai.

Ce relèvement de la durée de cotisations va amplifier l’application de la «décote» sur les pensions instaurée par la loi Fillon. Et même dans l’hypothèse où ils travailleraient jusqu’à 65 ou 66 ans, les salariés ayant des durées insuffisantes de cotisations, comme les femmes aux carrières fractionnées, verront quand même baisser leur pension. En effet le gouvernement a décidé de relever de 65 à 67 ans l’âge à partir duquel la décôte cessera de s’appliquer aux salariés n’ayant pas atteint une durée suffisante de cotisations.

Le relèvement de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans va pénaliser en premier lieu ceux qui ont commencé à travailler tôt. Et en choisissant une application rapprochée à 2018 (à raison de + 4 mois par an de juillet 2011 à 2018) plutôt qu’à 2020 ou 2030 comme envisagé initialement, cette mesure sera encore plus brutale. C’est donc principalement sur le dos des ouvriers et des employés que seront faites des économies. D’autant que cette mesure est présentée par le gouvernement comme le pivot de sa réforme, dont il sera l’élément le plus «rentable».

Alors même que Nicolas Sarkozy s’était engagé en 2007 et en 2008 à ne pas relever l’âge légal de la retraite :
- «Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer.» (interview de Nicolas Sarkozy au Monde le 27 janvier 2007)
- interrogé sur RTL le 27 mai 2008 sur la perspective de relèvement de l’âge légal, Sarkozy avait aussi répondu très clairement : «j’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela»

Ce mensonge montre que le gouvernement et Sarkozy profitent de la crise pour aller encore plus loin dans la casse du système de retraite que ce qu’ils avaient pu espérer faire il y à 2 ou 3 ans.

􀂄 Une machine à produire du chômage et des déficits

L’explosion du nombre de chômeurs âgés sera l’autre effet dramatique du relèvement de l’âge légal.
Aujourd’hui les deux tiers des travailleurs sont déjà hors emploi quand ils atteignent 60 ans. Alors que les entreprises se débarrassent déjà en masse des salariés à partir de 55 ans, on voit mal pourquoi elles les garderaient de surcroît jusqu’à 62 ans. Les 2/3 des actifs contraints d’attendre de 60 à 62 ans pour partir en retraite risquent donc d’être chômage ! Concrètement cela représente environ 750 000 actifs et donc une hausse potentielle du chômage de 465 000 personnes à partir de 2020. Avec une allocation moyenne de 13 000 euros par an versée aux chômeurs indemnisés, ces 465 000 nouveaux chômeurs représenteraient un coût
supplémentaire de 6 milliards d’euros par an pour les Assedic. Cela conduirait donc àaugmenter de 60 % le déficit actuel de l’assurance chômage (10 milliards en 2010).

Non seulement le gouvernement ignore ce risque d’augmentation du chômage, mais il prétend même contre toute vraisemblance récupérer des « excédents » virtuels de l’assurance chômage pour financer les retraites à horizon de 2018. Pour cela il table sur une baisse du chômage sans proposer pourtant la moindre mesure pour l’emploi. Et alors qu’au contraire sa réforme va augmenter le chômage !

D’autant que l’emploi des seniors est justement le parent pauvre des annonces du gouvernement. Il vante des mesures qui existent déjà et dont l’efficacité est nulle. Le cumul emploi-retraite ne concerne par exemple que 2 % des retraités. Et l’obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés de signer un accord sur l’emploi des seniors est la plupart du temps piétinée par les entreprises. Et quand elles le signent, cela ne garantit pas véritablement l’emploi des seniors et se contente d’améliorer l’information ou le tutorat des salariés (parfois
pour mieux les préparer à leur licenciement avant la retraite !).

La seule mesure nouvelle avancée par le gouvernement est une aide supplémentaire pour les entreprises. Il s’agit d’une aide à l’embauche de chômeurs de plus de 55 ans qui représenterait 14 % du salaire brut. Plutôt que de pénaliser financièrement les entreprises qui se débarrassent de leurs salariés après 55 ans (comme le faisait la contribution Delalande supprimée par la droite), le gouvernement préfère donc verser une nouvelle aide aux employeurs. Une mesure qui est totalement contradictoire avec l’objectif de rééquilibrage des comptes. Car si cette aide marchait, son coût amputerait d’autant les économies faites pour les retraites grâce au maintien au travail de salariés jusqu’à 62 ans.

􀂄 Carrières longues et pénibilité : des annonces bidons

Pour faire passer la pilule du recul de l’âge légal, le gouvernement a prévu quelques mesures de pur affichage, dont l’application ne concernera qu’une infime partie des salariés.
Les annonces sur la pénibilité relèvent d’une grossière aumône. Choisis «individuellement» parmi les invalides, malades professionnels et victimes d’accidents du travail, à peine 10 000 salariés par an pourront bénéficier de ce dispositif et ainsi espérer partir avant 62 ans. Il n’existera donc aucun droit collectif lié à la pénibilité du travail.
Les annonces sur les carrières longues sont tout aussi illusoires. Le gouvernement prétend «pérenniser et élargir» ce dispositif de la loi Fillon de 2003 qui a permis à 600 000 personnes de partir avant l’âge légal en ayant commencé à travailler très jeunes.

Or le gouvernement oublie de préciser qu’il a considérablement réduit ce dispositif depuis 2 ans. Alors qu’il bénéficiait à plus de 100 000 bénéficiaires par an jusqu’en 2008, les critères ont été fortement resserrés et le nombre de bénéficiaires est tombé à 30 000 en 2009. Or le gouvernement propose aujourd’hui d’en faire bénéficier 90 000 personnes à horizon 2015. Présentée comme une avancée (« élargir le dispositif carrières longues »), cette annonce sera donc en fait un recul puisque le nombre de bénéficiaires sera moins important en 2015 qu’il ne l’était en 2008 ! Cette annonce ne constitue donc nullement une contrepartie de masse à l’allongement de la durée légale qui frappera de plein fouet les ouvriers et employés ayant commencé à travailler jeunes.

􀂄 Baisse du salaire des fonctionnaires et retraite à 62 ans pour les infirmières

Les fonctionnaires sont aussi touchés de plein fouet. L’augmentation de près de 3 points de leurs cotisations retraites diminuera leur salaire net. Et cela ne rapportera rien au régime de retraites par répartition et ne contribuera donc pas à rééquilibrer les comptes de la sécurité sociale comme on l’entend parfois dans les médias.

Cette hausse de cotisations des fonctionnaires est particulièrement injuste car :

- les fonctionnaires cotisent certes moins (7,85 % contre 10,55 % dans le privé) mais ils bénéficient d’un taux de remplacement plus faible : 77 % contre 84 % pour les salariés du privé pour une carrière complète. Et leurs primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de leur retraite à la différence du privé.

- les salaires des fonctionnaires sont plus bas que dans le privé à niveau de diplôme égal ; ils reculeront donc encore !

- les salaires des fonctionnaires ont déjà reculé depuis plusieurs années, faute de revalorisation à la hauteur de l’inflation (rien que sur 2008 les salaires des fonctionnaires ont été revalorisés de 0,8 % alors que l’inflation était de 1,9 %, soit une baisse de 1,1 % du salaire net !)

Avec cette baisse de salaire des fonctionnaires, le gouvernement s’aligne sur les plans d’austérité élaborés par le FMI dans plusieurs pays d’Europe.

Les fonctionnaires vont aussi subir le relèvement de l’âge légal et de la durée de cotisations. Y compris pour les métiers dits d’ «active», dont la dangerosité ou la difficulté justifiait jusque là des départs à 50 ou à 55 ans. Pompiers, policiers, douaniers, gardiens de prison, contrôleurs aériens et égoutiers devront ainsi travailler 2 ans de plus alors que leurs conditions de travail se sont lourdement dégradées sous l’effet de la RGPP et de la politique du gouvernement.
Pire, les infirmières ont non seulement perdu depuis quelques mois l’acquis de leur départ en retraite à 55 ans en vertu du nouveau statut infirmier, mais les infirmières nouvellement recrutées devront désormais travailler jusqu’à 62 ans ! Une véritable provocation compte tenu des conditions de travail dans les hôpitaux notamment.

􀂄 Les riches et le capital passent entre les gouttes

A eux seuls fonctionnaires seront plus mis à contribution que l’ensemble du capital et des hauts revenus. A l'horizon 2020, ils seront ponctionnés de 4,9 milliards par an contre 4,6 milliards pour le capital et les hauts revenus.

Si l’on regarde au niveau de l’ensemble de la réforme, l’injustice du projet du gouvernement est résumée par un chiffre : 90 % des efforts seront supportés par les travailleurs et 10 % seulement par le capital et les hauts revenus. Ces derniers ne paieront que 4 milliards d’euros sur les 42 milliards de besoin à couvrir à l’horizon 2018. Ces 4 milliards sont dérisoires comparés aux 30 milliards d’euros par an de baisses d’impôts distribuées par la droite aux plus riches depuis 2002.

Le relèvement de 1 point de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu (passage de 40 à 41 %) est particulièrement dérisoire quand on sait que ce taux supérieur est passé de 52,75 % à 40 % depuis que la droite est arrivée au pouvoir en 2002. Cette mise à contribution est donc purement symbolique et sans commune mesure par rapport aux avantages engrangés par les hauts revenus depuis 2002.

􀂄 Aucune garantie pour l’équilibre des comptes

Comme la réforme Fillon de 2003, qui devait garantir l’équilibre jusqu’en 2020, cette réforme sera aussi inefficace. D’emblée, le gouvernement a ramené ses engagements sur 2018, alors qu’il avait d’abord affiché des prétentions à «2020 ou 2030» et qu’il avait même préparé le débat sur les retraites en agitant des chiffres à 2050.

Cela suffit à démontrer la malhonnête du procédé. Cette réforme ne rétablira de toute façon pas l'équilibre des comptes en 2018 comme elle le prétend. Comme on l’a vu, elle ne propose aucune mesure pour créer les emplois nécessaires à son financement. Et elle va même contribuer à augmenter le chômage.

Faute de dégager des ressources nouvelles en partageant les richesses, le gouvernement a trouvé une grossière astuce. Il veut éponger les déficits qui vont s’accumuler jusqu’en 2018 en dispersant les actifs du Fonds de Réserve des Retraites. Doté de 33 milliards d’euros, principalement grâce aux marges de manoeuvre dégagées sous le gouvernement Jospin, ce fonds n’était pourtant destiné qu’à équilibrer les régimes entre 2020 et 2050. Le gouvernement continue ainsi le dépeçage des ressources publiques sans le moindre scrupule pour l’appauvrissement durable de l’Etat que cela induit. Il prépare ainsi la faillite générale du système par répartition. Et son remplacement par la capitalisation.

Face à un tel rouleau compresseur, un double mot d’ordre s’impose à nous.
- Exiger le retrait du projet de réforme du gouvernement dans les mobilisations du 24 juin puis celles qui suivront notamment à la rentrée.
- S’engager à abroger ces mesures si un gouvernement du Front de Gauche arrive au pouvoir en 2012.


Fin de la retraite à 60 ans
Aujourd'hui est jour de tristesse et de colère. La fin de la retraite à 60 ans c'est la fin d'un monde. Avec Nicolas Sarkozy l'injustice sociale est consacrée reine. L'âge de départ a la retraite est reporté, les pensions vont baisser, les salaires des fonctionnaires aussi, les petites paies vont être pressionnées. Et tout cela pour rien car cette réforme est inutile. Elle ne rétablira pas l'équilibre des comptes. Mais elle va augmenter la durée du chômage des seniors et aggraver ainsi les déficits des autres régimes sociaux.
Le moment venu, au pouvoir, la gauche devra annuler toutes ces mesures injustes et rétablir la retraite à 60 ans.
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti De Gauche
16 juin 2010
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 17 Juin - 15:16

Terreur devant ceux qui gouvernent à la place des élus : les marchés



Le cri du coeur anonyme de Bercy

[...] Le chroniqueur économique de France Inter, Philippe Lefébure, vendait la mèche ce matin : à peine la conférence de presse de Woerth terminée, à peine éteints les projecteurs, les journalistes économiques étaient conviés à Bercy, sans caméras, sans projecteurs pour qu' "on" leur explique comment le plan Woerth allait servir d'argument de vente aux acheteurs de dette française. Lefébure, qui est discipliné, et veut garder son job à France Inter, ne le disait pas, mais laissait clairement comprendre que c'était Lagarde elle-même, qui poussait ce grand "cri du coeur" anonyme. Lequel cri du coeur n'a d'ailleurs pas forcément convaincu ses destinataires : Libé nous apprend ce matin que lesprède n'a pas bronché. (mais il est vrai que d'autres disent le contraire). Comment ? Vous ne connaissez pas encore lesprède ? Vous allez faire connaissance. C'est l'écart de rémunération des obligations d'Etat à dix ans, entre la France et l'Allemagne. Autrement dit le thermomètre comparatif de notre sérieux et de celui de nos amis allemands. Le thermomètre des connaisseurs, le vrai, pas la courbe du CAC 40, qui ne sert qu'à en mettre plein les yeux aux ploucs qui regardent TF1 (j'espère au moins que vous avez compris ça, depuis qu'on vous fait donner des cours particuliers par Lordon, Jorion, Mélenchon, et les autres). La cavalcade vers les 62 ans par paquets de quatre mois, au lieu de trois, par exemple, c'est pour impressionner lesprède.

A quelque chose, malheur est bon : la crise aura au moins eu ce mérite de braquer les projecteurs sur le second public de tous les tours de vis gesticulatoires gouvernementaux : investisseurs, spéculateurs, prêteurs, quelle que soit la manière dont on les appelle, et agences de notation. Elle aura eu le mérite de faire voler en éclats la fiction démocratique, et de faire apparaître les gouvernants nationaux comme ce qu'ils sont devenus : des débiteurs terrorisés, qui tentent de se rendre présentables avant le rendez-vous les chez le banquier. (...)

Daniel Schneidermann
17 juin 2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8358
http://fr.wikipedia.org/wiki/Spread



Les marchés risquent de ne pas se laisser convaincre par l'astuce de Woerth qui, transformant les jeunes retraités en vieux chômeurs, fait passer leur prise en charge des caisses de retraites aux caisses de l'Unedic.
http://emotions.20minutes-blogs.fr/archive/2010/06/17/une-reforme-qui-fera-payer-les-plus-ragiles.html
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Ven 18 Juin - 15:27



Les "Contribuables Associés" volent au secours de Fillon

Haro sur les syndicats ! Tel est le message d'Alain Mathieu, président de l'association Contribuables Associés.

Est-ce un hasard ? Au moment où le président de l'UMP et Fillon lancent leur plan de réforme des retraites, voici que l'association Contribuables Associés envoie sa propagande anti-syndicats par la Poste. Qui peut bien financer une opération aussi onéreuse ?

Le président de cette association poujadiste, né vers 1942, a travaillé pour Giscard d'Estaing et redressé des entreprises à coups de licenciements de personnels. Cet anti-social ne raisonne qu'en termes de chiffres mais apparemment, question gaspillages, il contemple l'arbre qui cache la forêt. Obnubilé par les fonctionnaires, grands responsables de la ruine de l'Etat (!), il ne semble pas apercevoir le rôle néfaste joué par les banques et multinationales dans les finances publiques.

Présentation de l'association par Wikipédia : Contribuables associés est une association loi 1901 créée le 7 mars 1990 qui se donne pour but la défense des contribuables français et la suppression de l'ISF. Rolling Eyes

L'association a pour président depuis 2005 Alain Mathieu, qui a fréquenté l'école Sainte-Geneviève de Versailles, et pour porte-parole Benoîte Taffin, ancienne élève de l'Institution Notre-Dame et Saint-Joseph de Cusset. albino

Le 16 avril Alain Mathieu était invité sur Paris Première pour discuter de la Réformes des retraites :
www.contribuables.org/la-vie-de-ca/ca-en-action/reformes-des-retraites-alain-mathieu-president-de-contribuables-associes-sur-paris-premiere/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Ven 18 Juin - 16:33



Retraites : la révolte brouillée

Sous les flonflons glorieux de la commémoration gaullienne, sous les sanglots de rage de la déroute de lébleus, il arrive que les radios reviennent sur la réforme des retraites, dont le contenu a été dévoilé au siècle dernier, pardon, avant-hier. C'est en général pour faire entendre des interviews désolées, résignées, recueillies à la porte d'une usine. Par ailleurs, parviennent des sondages qui répètent tous la même chose : les Français, dans leur majorité, sont opposés à cette réforme. [...]

Et sous le brouillage ? Eh bien, loin, très loin des micros, il paraît que ça bouge. Gérard Filoche, inspecteur du travail et dirigeant socialiste, qui multiplie en ce moment les meetings d'information en province contre la réforme des retraites, me racontait, lors du plateau que nous avons exceptionnellement enregistré hier soir (l'émission sera en ligne ce soir, comme d'habitude) que ces meetings font le plein, souvent au-delà des cercles militants habituels. Seulement maintenant ? Oui. Le démarrage a été tardif.
Sans doute a-t-il fallu le temps que cela parvienne au cerveau, à travers la ouate des apparentes évidences démographiques : oui, pour complaire en hâte aux agences de notation, on a retiré deux ans de retraite aux ouvriers, aux salariés, dans une réforme qui par ailleurs ne réglera rien. Ces meetings se multiplient. Vous n'en entendez pas parler à la radio ? Normal. Il en va toujours ainsi des grands mouvements sociaux, qui ont une étonnante capacité à voler sous les écrans radar. Mais vient toujours un moment où le brouillage se dissipe.

Daniel Schneidermann
le 18/06/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8367
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Ven 25 Juin - 11:41


Retraites : «les déficits sont fabriqués politiquement»

vidéo
L'économiste et membre du Parti de Gauche, Jacques Généreux, est l'invité de Libé pour l'émission politique hebdo «Partis Pris». Extraits en vidéo.
www.liberation.fr/politiques/06012123-retraites-les-deficits-sont-fabriques-politiquement

Après les retraites, la France condamnée à la rigueur ?
à écouter
Manifestation du jour, fiscalité et dette publique: l'économiste et membre du Parti de Gauche Jacques Généreux est l'invité de «Partis Pris», l'émission politique hebdo de Libé.
www.liberation.fr/politiques/06012121-apres-les-retraites-la-france-condamnee-a-la-rigueur
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mar 20 Juil - 3:46



Retraites : un travail parlementaire sans transparence

Ce mardi 20 juillet, la commission des affaires sociales examinera, à huis clos, les amendements concernant le texte du projet de loi sur la réforme des retraites. Le président de la commission des Affaires sociales justifie sa décision en déclarant que «les députés sont plus directs et plus naturels si les débats ont lieu à huis clos». Cette décision est scandaleuse et antidémocratique.

L'examen des amendements en commission fait partie du processus officiel d'élaboration de la loi, et depuis la réforme du règlement, c'est même devenu une étape essentielle puisque c'est le texte de la commission qui est examiné dans l'hémicycle. Des décisions importantes y sont prises : la preuve, c'est que dorénavant les ministres sont présents en commission, alors qu'ils ne l'étaient pas auparavant.

Il est absolument anormal que cela se fasse à huis clos, surtout sur un texte aussi important que celui de la réforme des retraites (et ce d'autant plus que le compte-rendu intégral des débat sera en ligne dans deux jours sur le site de l'Assemblée nationale). Pourquoi ne pas étendre ce raisonnement à la séance publique et interdire désormais l'accès du public aux séances publiques, afin que les députés soient plus directs et plus naturels. [...]

alors qu'il est très simple de retransmettre EN DIRECT la vidéo des débats en commission sur le site de l'Assemblée nationale. [...]

Twitter m'a permis de soulever dans les médias ce problème de transparence des travaux parlementaires, lors de l'audition Escalettes/Domenech : c'était le but. Malheureusement, on revient à la case départ...

Nous ne sommes que des représentants, nous devons des comptes à nos concitoyens qui doivent pouvoir contrôler nos prises de positions, quand nous intervenons en tant que députés.

Les règles en vigueur, concernant le huis clos en commission, sont à mes yeux illégitimes. C'est pourquoi je déposerai à la rentrée une proposition de résolution modifiant le règlement de l'Assemblée nationale, afin de rendre publiques de plein droit les réunions de commission. Le huis clos ne serait possible que pour des raisons précises (comme certaines auditions sans lien avec un projet de loi), et à la suite d'un vote de la commission, et non pas comme c'est le cas actuellement, selon le bon vouloir du président de commission.

Lionel Tardy, Député de Haute-Savoie
www.rue89.com/2010/07/19/reforme-des-retraites-quid-de-la-transparence-du-travail-parlementaire-159279

Twitter bientôt banni de l'Assemblée nationale ?
www.numerama.com/magazine/16144-l-assemblee-devrait-reguler-l-utilisation-de-twitter-par-les-deputes.html


On ne connait pas assez Pierre Méhaignerie, qui vient de se distinguer en imposant le huis-clos, sur les débats de la commission des affaires sociales de l'Assemblée sur la réforme des retraites. "Les députés sont plus directs et plus naturels, si les débats ont lieu à huis-clos" a expliqué le président de ladite commission. Seuls les mauvais esprits y verront une crainte de la médiatisation de quolibets ou d'allusions anti-Woerth. Rien à voir. Le député est un être par essence timide, qu'inhibe la présence des caméras. On se demande même pourquoi les séances de l'hémicycle ne se déroulent pas, elles aussi, à huis-clos. Les députés y seraient tellement plus "directs", tellement plus "naturels" ! Que la presse, et les syndicats, aient abandonné à un député UMP, Lionel Tardy, la protestation contre cette décision, en dit long sur l'apathie générale. Mais peut-être se trouvera-t-il un majordome, ou un huissier, pour abandonner un dictaphone sur la table de la commission. On verra bien.

Daniel Schneidermann
le 20/07/2010
www.arretsurimages.net/vite.php?id=8728
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_M%C3%A9haignerie
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 21 Juil - 22:40



Retraites à huis-clos et pression sur la justice : comment ils nous trompent.
www.marianne2.fr/sarkofrance/Retraites-a-huis-clos-et-pression-sur-la-justice-comment-ils-nous-trompent_a135.html

Retraites : que veut-on nous cacher ?
www.marianne2.fr/Retraites-que-veut-on-nous-cacher_a195563.html

L'Assemblée acte la fin de la retraite à 60 ans
Pierre angulaire de la réforme, cette mesure adoptée en commission est la plus contestée par les syndicats et la gauche.
www.liberation.fr/politiques/0101648180-retraites-la-commission-des-affaires-sociales-approuve-le-report-a-62-ans-de-l-age-legal

Retraite à taux plein pour les mères : la majorité UMP mise en minorité en commission

Chez les députés la majorité UMP a été mise en minorité mardi sur la réforme des retraites avec l'adoption par la commission des Finances, saisie seulement pour avis, d'un amendement de Chantal Brunel (UMP), responsable de l'Observatoire de la parité hommes-femmes. Amendement maintenant à 65 ans l'âge pour une retraite à taux plein pour les mères d'au moins deux enfants.

Alors que le projet de loi sur la réforme des retraites prévoit le passage de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour une retraite sans décote, cet amendement maintient à 65 ans l'âge permettant de bénéficier d'une pension à taux plein pour les femmes ayant deux enfants ou plus.

Le gouvernement, qui n'était pas présent à la réunion de la commission, est lui aussi défavorable à cet amendement. "Il crée une inégalité flagrante et de nombreux problèmes juridiques", indique-t-on dans l'entourage du ministre du Travail, Eric Woerth.

Le rapporteur UMP de la commission des Finances, Laurent Hénart, s'est opposé à l'amendement Brunel, en soulignant, à l'unisson du gouvernement, que "le recul des âges constitue la philosophie même de la réforme".

Selon l'exposé des motifs de l'amendement de Mme Brunel, "de nombreuses études montrent que la retraite des femmes qui ont un seul enfant ou pas d'enfant du tout est de 25% supérieure en moyenne à celle des femmes qui ont deux enfants ou plus".

La carrière professionnelle de ces dernières "souffre d'une certaine discontinuité ainsi que d'un moindre accès aux promotions", ce qui constitue "une discrimination indirecte".

L'amendement de Mme Brunel, qui a "vocation à être limité dans le temps, tant que durent les inégalités", vise donc à "introduire, pour le cas spécifique de ces mères, une action positive et non discriminatoire afin de rétablir l'égalité".

Selon une source UMP, l'amendement ne sera pas être adopté par la commission des Affaires sociales, qui est elle saisie sur le fond.
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j1hJZvKkYLHELxHZcySu2RlZZYew
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 22 Juil - 4:03



Retraites : La Grande Tricherie

[extraits] Le quotidien Les Échos du 10 juillet, peu suspect de critiquer cette réforme des retraites, la présente aussi selon sa propre vue.

Se plaçant en 2020, il détaille en effet «l’effort de redressement» de 30 Md€ prévu. Cet «effort» est supporté par les salariés, les entreprises, et des recettes nouvelles ne touchant pas les entreprises. Les salariés, du fait du report de l’âge légal de la retraite, participent pour 20,2 Md€, et, du fait de la hausse des cotisations salariales des fonctionnaires, pour 4,9 Md€.

Les entreprises, notamment du fait de minorations d’allégements de charges, participeront pour 2,2Md€. Le solde est constitué de diverses recettes nouvelles, hors entreprises, dont 1 Md € de taxes supplémentaires sur les revenus du capital.

L’effort supporté par les salariés est donc de près de 84%, celui supporté par les entreprises de 7%.

Le gouvernement triche

Que disait le gouvernement, repris et martelé par les médias : «le problème est démographique, la solution doit être démographique»
Mais le problème est-il réellement démographique ?

Le titre des Échos du 16 juin 2010 : «Les besoins de financement du système de retraite ont triplé avec la crise» résume bien la situation. Que les besoins de financement triplent avec la crise signifie que la crise représente 66% des besoins de financement et la démographie 33%.
Or les salariés à eux seuls supportent 84% ! Les salariés supportent donc à plein l’impact de la crise sur les retraites. Ce serait plutôt aux financiers et aux banques de supporter le poids de leurs erreurs.

Revenons à la «démographie».

les effets du «papy-boom» sont encore plus importants. Or, ce «papy boom» vient directement du «baby boom» des années 1946 à 1970. Il y aurait eu largement le temps d’anticiper ses effets !

Justement l’ARRCO (2), qui avant la crise ne présentait pas de déficit notable à l’horizon 2020/2030 avait en partie intégré depuis longtemps ses effets. L’ARRCO, du fait de la réforme, va donc devenir excédentaire… et déjà le patronat réclame une baisse de ses cotisations...

Le gouvernement Jospin, constatant que rien ou presque n’avait été fait pour ce papyboom a alors créé le Fonds de Réserves des Retraites (FRR) pour alléger une partie de la charge des régimes. Les gouvernements de droite qui ont suivi se sont empressés de mettre fin à la grande majorité du financement de ce FRR. Sans le remplacer par quoi que ce soit.

Mais les «réformes» de 1993 et de 2003 (Fillon) parlent explicitement de cet allongement. Sans succès apparemment !

Il reste l’augmentation de l’espérance de vie entre 2003 et 2010. Et sur cet aspect il serait effectivement légitime que les employeurs et, sous conditions, les salariés, financent ce coût supplémentaire.

Les salariés et les employeurs. Car au nom de quoi les salariés devraient-ils toujours supporter – seuls - toutes les augmentations de coûts ?

En 1993, comme en 2003. Il n’y a pas eu de majoration de cotisations patronales. Pourquoi ? Pour ne pas obérer la compétitivité des entreprises ?

Là aussi il y a arnaque

Selon, le rapport de Jean-Philippe Cotis sur le partage salaire/profit de la «valeur ajoutée» (VA) des entreprises françaises, «depuis 20 ans le partage de la valeur ajoutée entre les salaires et les profits n’a pas varié».

Mais avant ces 20 dernières années, la part des salaires dans la valeur ajoutée était largement plus élevée. Beaucoup plus dans les années 80, mais aussi bien plus auparavant, et de façon relativement stable. Et le «point» de valeur ajoutée représente approximativement 16 Md€ !

si la part des salaires a baissé, où est donc passée la différence ? Est-elle passée en investissements qui auraient eu le mérite de conforter ou de créer des emplois et de la richesse réelle ? Non, un coup d’œil sur le partage des profits, après impôts, suffit. Les investissements ont stagné, mais les profits distribués aux actionnaires ont, eux, largement augmenté.

Si l’espérance de vie à partir de 60 ans est passée entre 1981 et 2010 de 20 ans à plus de 24 ans, les dividendes sont passés de 3,2% à 8,4% du PIB !

Il y a donc de quoi, entre taxes sur les fauteurs de la crise financière et cotisations des entreprises, et voire - sous conditions - des salariés, financer largement les retraites.

La «réforme» du gouvernement n’est ni juste ni équilibrée

Les salariés supportent 84% d’un coût global dû pour 66% à la crise et à 33% à la démographie. Les entreprises en supportent 7% et les fauteurs de la crise : rien ! Les petits salariés sont les plus touchés, à la différence des cadres du secteur privé ayant fait quelques études supérieures qui ne le sont pratiquement pas. Alors ?

Au-delà du fait que rien ne figure quant à «l’emploi», élément essentiel pour les retraites, et l’économie en général, il y a plus grave encore. Le gouvernement et le Medef vont maintenant essayer de faire baisser les salaires, comme cela a déjà commencé en Allemagne. Cela creusera encore plus les déficits publics et nécessitera une nouvelle «réforme» des retraites.

Les retraites générales seront ainsi progressivement réduites au niveau anglo-saxon. Un espace sera enfin ouvert pour des systèmes facultatifs privés en capitalisation, pour le plus grand profit des Assurances et Banques capitalistes, deux secteurs parmi les plus grands pourvoyeurs de fonds du Medef et soutiens actifs, et pour cause, de la réforme !

Pierre Mascomère
actuaire consultant
www.m-pep.org/spip.php?article1727

(2) Arrco : régime de retraite obligatoire pour les salariés du secteur privé complémentaire au Régime général de la Sécurité sociale.
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Sam 24 Juil - 8:26



Comment Sarkozy aggrave sciemment le chômage

"Je crois en la politique que nous menons" dit Sarkozy, mais quelle est-elle en l’occurrence ?

"Surtout ne pas lever le petit doigt contre le chômage, si les patrons et les actionnaires des grandes entreprises y trouvent leur compte". Quand on prétend vouloir "moraliser le capitalisme", on commence par interdire les licenciement boursiers, comme ceux que s’est récemment accordée la doublette Total - Sanofi Aventis.

La France d’avant 1988 était-elle soviétique ? Il y existait pourtant l’autorisation administrative de licenciement, obligatoire dès lors que les suppressions de poste se fondaient sur une cause économique. Mais la droite l’a joyeusement supprimée, en criant "vive la liberté !" (de faire des profits et de jeter les gens à la rue). On imagine bien que jamais l’UMP n’y reviendra - ni le PS d’ailleurs, il faudra donc leur passer sur le corps. Mais il y a (encore) plus grave que ce laisser-faire qui libère les entreprises de toute obligation sociale : il y a le fait d’aggraver sciemment l’augmentation du chômage.

Le scandale des heures sup

Loi Tepa, loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. "Une de ses mesures phares était l’exonération de charges sociales et d’impôt sur les heures supplémentaires. Il s’agissait de tuer les 35 heures sans les supprimer officiellement. Et cela avait très bien marché. En 2008, l’Acoss avait enregistré 727 millions d’heures supplémentaires, soit l’équivalent de 466 000 emplois à temps plein. Un sacré succès.

Mais cela s’est fait aux dépens de l’emploi, si on dit que la moitié de ces heures, soit l’équivalent de 233 000 emplois, auraient pu être effectuées par des jeunes qui arrivaient sur le marché du travail ou par des chômeurs.
En 2008, cela n’était pas trop grave, entre le papy-boom et la croissance qui était encore là. Ceci dit, entre décembre 2007 et décembre 2008, le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi avait quand même déjà augmenté de 151 000 personnes. Sans les subventions aux heures supplémentaires, on aurait probablement pu éviter cette remontée du chômage.
En 2009, avec la crise, qu’est-ce que cela a donné ? Comme on pouvait s’y attendre, le nombre des heures supplémentaires déclarées a reculé. Mais finalement, pas tant que cela. L’Acoss en a encore enregistré 676 millions, soit l’équivalent de 434 000 emplois. Mais cette fois, le nombre des inscrits à Pôle emploi s’est accru dans le même temps de 588 000 personnes.

Ces heures supplémentaires ont coûté à la protection sociale 2,7 milliards d’euros d’exonérations, à quoi il faut encore ajouter à peu près 1,3 milliard du fait des exonérations d’impôts sur le revenu. Quand on sait qu’un emploi salarié coûte en moyenne 41 000 euros en France, y compris les cotisations sociales, cela veut dire qu’avec ces 4 milliards d’euros, l’Etat aurait pu financer entièrement 98 000 emplois supplémentaires. En 2007, on pouvait peut-être se dire qu’avec le papy-boom, de toutes façons, la question du chômage allait se régler toute seule, mais aujourd’hui, ce n’est plus possible et cette histoire d’heures supplémentaires relève désormais de l’aveuglement idéologique pur et simple." dénonce Guillaume Duval dans Alternatives Economiques.

C’est pire que de l’aveuglement : il s’agit d’acharnement idéologique. On aggrave le chômage mais tant pis : surtout ne jamais renier le slogan "Travailler plus pour gagner plus", la seule idée de la droite en matière économique et sociale. Qu’elle continue de défendre en prétendant toujours, alors même que le mensonge est éventé depuis belle lurette, que les Français ne travaillent pas assez.

Duval tord du reste une nouvelle fois le cou à cette idée : "Chaque trimestre, Eurostat interroge des milliers de salariés dans chaque pays d’Europe et leur demande combien de temps ils ont travaillé telle semaine. Au dernier trimestre 2008, les Français avaient répondu en moyenne 36,5 heures. Et vous savez combien les Allemands travaillaient ? 36 heures. Et les Britanniques ? 35,5 heures. Les vrais champions de la RTT en Europe, ce sont les Néerlandais : ils ne bossent en moyenne que 31,9 heures par semaine.

Si on s’intéresse à la richesse produite par ceux qui occupent un emploi, il n’y a pas photo non plus : en 2009 un Français a produit 77 000 euros de richesses, tandis qu’un Allemand n’en a craché que 60 000 et un Britannique 54 000, selon les chiffres de la Commission européenne. Notre problème, ce qui fait que nous avons plutôt plus de chômage que les autres, ce n’est pas du tout que ceux qui ont un emploi ne travaillent pas assez, mais que, malgré les 35 heures, ils travaillent encore trop. C’est pour cela que cette histoire d’heures supplémentaires lourdement subventionnées est, aujourd’hui encore, beaucoup plus qu’en 2007, une histoire de fous et qu’il y a urgence à arrêter les frais." (...)

Olivier Bonnet
www.plumedepresse.net/spip.php?article1360&var_recherche=Jean%20Sarkozy

Le chômage plombe le financement des retraites
Un million d’emplois, c’est 5 milliards de cotisations supplémentaires dans les caisses de retraite.
www.cgt.fr/spip.php?article37540
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Mer 8 Sep - 13:21


Plus de 350 000 manifestants dans l'Ouest. Photo : Joël Le Gall

Sarkozy et Woerth préparent le passage de la réforme en force

Quel moment surréaliste ! La France a connu une journée de manifestations massives contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement, mais pour convaincre les Français, celui-ci envoie sur le front le plus discrédité de ses représentants, Eric Woerth.

À l'Assemblée nationale comme le soir sur le plateau de TF1, lorsqu'Eric Woerth prenait la parole, on ne pouvait s'empêcher d'entendre en écho les délicieuses conversations de Mme Bettencourt, l'univers de combines, de fraudes et de privilèges de son entourage, et les petits mensonges entre amis dans lesquels le ministre du Travail est empêtré. Il a beau se plaindre, comme il l'a fait mardi, d'une « campagne », d'être « dénigré » et « jeté en pâture » : il n'est plus audible.

« Je n'ai jamais menti »

Le ministre que Nicolas Sarkozy lance en première ligne parle de la nécessaire réforme des retraites ou de la « pénibilité au travail », mais on voit surtout un homme qui a perdu toute sa crédibilité, obligé de jurer, devant les téléspectateurs et une Laurence Ferrari –disons-le- pugnace, que jamais il n'a menti. Mais cette Légion d'honneur, ce Patrice de Maistre qu'il « connaissait à peine », ces lettres aux mains de la justice ?

La situation est tellement irréelle qu'à l'Assemblée, c'est à François Fillon que s'adresse l'opposition, pas au ministre concerné, et que sur TF1, le patron de la CGT, Bernard Thibault, a préféré venir enregistrer son interview d'après-manif avant 20 heures plutôt que de risquer de croiser le ministre pestiféré, pourtant son interlocuteur théorique sur la réforme.

Cela serait anecdotique si l'enjeu n'était si grave. Car Nicolas Sarkozy s'apprête à faire passer en force une réforme qu'il est incapable de « vendre » aux Français.

Le paradoxe est énorme. Les Français sont convaincus, dans leur grande majorité, qu'une réforme des retraites est indispensable. Mais ils sont plus nombreux aujourd'hui qu'il y a trois mois à penser que celle que propose le gouvernement est inéquitable. Ce n'est pas Eric Woerth qui les aura fait changer d'avis mardi soir.

Le passage en force

Nicolas Sarkozy a aujourd'hui les moyens institutionnels de faire passer sa réforme -il dispose d'une majorité parlementaire-, mais il est incapable de convaincre les Français de son bien-fondé. Et ce ne sont pas les concessions qui seront annoncées mercredi en Conseil des ministres -des mesures prévues d'avance et gardées sous le coude pour avoir l'air d'entendre les « préoccupations » des manifestants de mardi- qui changeront quelque chose à l'affaire.

Un ministre discrédité, un Président dans les affres de l'impopularité… Quel contexte catastrophique pour faire LA réforme du quinquennat. Et comme Nicolas Sarkozy a de la vie politique une conception proche du ring de boxe, il veut remporter une victoire totale pour préparer le rebond nécessaire pour 2012, pour montrer à ses électeurs qu'il « en a ».

À un moment aussi crucial, au moment où chacun en France s'interroge sur son avenir, individuel et collectif, dans un pays en crise, le gouvernement envoie le plus mauvais des signaux : celui du mépris.

Pierre HASKI
www.rue89.com/2010/09/07/avec-un-ministre-use-en-premiere-ligne-sarkozy-prepare-le-passage-en-force-165661

Retraites : Woerth annonce des « avancées »... déjà connues
Le ministre du Travail, invité sur TF1, fait semblant d'entendre les 2,5 millions de manifestants. Récit d'une journée de protestation
www.rue89.com/2010/09/07/transports-greves-manifs-la-protestation-heure-par-heure-165565

7 septembre 2010
Plus de 2,5 millions de manifestants contre la réforme Sarkozy-Wœrth des retraites

www.humanite.fr/07_09_2010-plus-de-25-millions-de-manifestants-mardi-453026
www.alencon.maville.com/actu/actudet_-Retraites.-Plus-de-350-000-manifestants-dans-l-Ouest_-1502272--BKN_actu.Htm




Copé-Bertrand : On vous a entendus, maintenant fermez-la !

En ce lendemain de mobilisation, l'Élysée a envoyé les duettistes de l'UMP, Copé et Bertrand, «faire de la pédagogie» sur la réforme des retraites. Pour les deux rivaux, l'heure était au consensus. Discours rodé et tirs nourris contre le PS, le secrétaire général de l'UMP et la patron des députés UMP ont servi la même soupe tiède concoctée par une majorité étonnamment unie dans l'adversité.

Invité de RTL, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a évoqué un «besoin de pédagogie très important» pendant que son sempiternel adversaire, signataire trois jours plus tôt d'une tribune dans Le Monde, expliquait calmement sur France Inter la nécessité de «relever l'âge légal» de départ à la retraite. Oubliées les querelles de clocher et les appels à une «UMP redynamisée», place à l'unité.

Écouter... Et réformer quand même !

Soucieux de paraître à l'écoute des citoyens français, Xavier Bertrand a manifesté son respect total pour la mobilisation de la veille : «Il y avait du monde, c'était une mobilisation importante à laquelle on s'attendait.
Il faut respecter ceux qui ont manifesté».

Copé, quant à lui, a tenu à rassurer les manifestants sur le bien-fondé et l'utilité de leur mouvement. «Les gens n'ont pas manifesté pour rien, des messages sont adressés et un certain nombre d'aménagements peuvent être faits.»

A entendre les deux envoyés de l'Élysée, il semble que la loi soit déjà passée. Sous leurs airs de responsables politiques compréhensifs, Copé et Bertrand ont balayé d'un revers de main la mobilisation comme si cette dernière n'était finalement qu'une réaction épidermique et éphémère au projet de réforme. Après avoir laissé les manifestants exorciser leur révolte en descendant dans la rue, le gouvernement peut passer aux choses sérieuses. […]

Laureline Dupont
www.marianne2.fr/Cope-Bertrand,-on-vous-a-entendus,-maintenant-fermez-la!_a197189.html

Toujours bien lourde, l’Union des Méprisants Perroquets.
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MessageSujet: Re: Main basse sur les retraites   Jeu 9 Sep - 1:04



Polémique autour des indemnités de Tapie
De nombreuses personnalités s'insurgent du montant...

La polémique sur l'affaire Bernard Tapie est relancée par plusieurs éléments indiquant que l'État lui versera au final un montant «nettement plus élevé» qu'annoncé par le gouvernement après l'arbitrage rendu en 2008 en faveur de l'homme d'affaires dans le cadre du dossier Adidas.

Tapie pourrait recevoir 210 millions d'euros du Trésor public.

«On s'est moqué des Français, de la représentation nationale, des lois, tout ça pour donner à M. Tapie une fortune qui le place parmi les plus grandes fortunes françaises», s'est insurgé le président du Modem François Bayrou, dénonçant un «scandale».
«C'est franchement triste, quand on pense aux difficultés que traverse le pays», au moment où le gouvernement boucle un budget de rigueur, a-t-il poursuivi.

Sans confirmer ce chiffre, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le socialiste Jérôme Cahuzac, a assuré de son côté être parvenu, après enquête, à une estimation «de ce que les époux Tapie peuvent conserver nettement plus élevée que ce que Christine Lagarde avait bien voulu nous indiquer» en 2008.

«Un scandale d’État»

Le député UMP villepiniste François Goulard a jugé que la somme que devrait empocher par Bernard Tapie était «révoltante» et qu'il s'agissait d'un «scandale d'État».
«C'est révoltant de voir une somme pareille attribuée à un individu peu recommandable», a réagi le maire de Vannes. «J'appelle cela un scandale d'État !», a-t-il lancé. «Apparemment, il y a un traitement fiscal très généreux, il faut dire qu'actuellement il y a des traitements fiscaux très généreux...», a-t-il ironisé.

Un «cadeau» du gouvernement ?

Selon le député apparenté communiste Jean-Pierre Brard, les documents en possession de la commission permettent d'aboutir à une estimation similaire à celle du Canard enchaîné.
Jean-Pierre Brard s'interroge sur un «cadeau» du gouvernement à Bernard Tapie.

Quant à François Bayrou, il demande à Christine Lagarde de s'expliquer devant les députés.
www.20minutes.fr/article/594782/politique-polemique-autour-des-indemnites-de-bernard-tapie


Nouvelle grève le 23 septembre
Les syndicats estiment que les annonces de Nicolas Sarkozy «ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme» proposée...
www.20minutes.fr/article/594746/economie-reforme-des-retraites-une-nouvelle-greve-le-23-septembre
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Main basse sur les retraites
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