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 Les paysans en colère

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Orwelle



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MessageSujet: Les paysans en colère   Lun 21 Sep - 0:28



Distribution de lait à Paris le 22 septembre : paysans en colère, paysans solidaires

Les producteurs de lait sont « en grève » de livraison. Cette situation résulte des décisions prises par les pouvoirs publics et les industriels laitiers. Les paysans lassés de travailler sans revenu, sont contraints de ne pas commercialiser aux industriels le produit de leur travail pour espérer être entendus.

Cette situation de détresse est analogue à celle que vivent les ouvriers et les employés dans les entreprises qui ferment, dans les usines délocalisées, à la dégradation continue des conditions de vie des travailleurs de ce pays.

Pour sensibiliser les consommateurs, pour que leur geste soit aussi un geste de solidarité, pour que le produit de leur travail soit utile, les producteurs de la Confédération paysanne organisent une grande distribution de lait, le mardi 22 septembre à partir de midi, Place de la République à Paris.

La Confédération paysanne appelle les associations, les syndicats, les chômeurs les précaires et tous les citoyens de ce pays à se rendre

le mardi 22 septembre 2009
9-17 place de la République à Paris
à partir de 12h00


Pour une grande distribution de lait cru au cul du camion (amenez vos bouteilles et vos bidons)

Contacts :
* André BOUCHUT, secrétaire national 06 73 39 58 99
* Yves SAUVAGET, Confédération paysanne Manche : 06 61 87 89 25
* Dominique VEROT, animateur 01 43 62 04 04

De : Confédération paysanne
www.confederationpaysanne.fr

L'arnaque des négociations sur les marges des grandes surfaces
(Communiqué de presse du 16/06/2009)
Pour faire oublier le très mauvais accord sur le prix du lait signé il y a quelques jours avec le soutien des pouvoirs publics, par Henri Brichart, président de la Fnpl, seul représentant [...]
www.confederationpaysanne.fr/arnaque_negociations_marges_grandes_surfaces_21.php&actualite_id=1447
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Ven 9 Oct - 8:52


Weapon of Mass Lactation (Arme de Lactation Massive) à Bruxelles
Photo Georges Gobet, AFP/Getty Images


Lait : désastre européen

Sans nourrir d’espoirs démesurés, les paysans attendaient une annonce porteuse d’avenir au sortir de la réunion des ministres du 5 octobre à Bruxelles.

Les mois d’actions intenses en France et en Europe ont trouvé, comme seul écho, la création d’un groupe d’experts ! Il est plus honnête de déclarer, que les réponses aux attentes légitimes des producteurs laitiers, sont reportées à une date lointaine voire simplement abandonnées.

Pire, à écouter certains propos, la contractualisation combattue en France pourrait revenir par la fenêtre européenne.

Ces réponses relèvent du mépris envers les producteurs de lait dont le désespoir croît en même temps que la pile de factures impayées.

Les responsables politiques français et européens doivent se ressaisir. Ils doivent apporter des réponses immédiates et durables au désarroi des paysans.

Pour obtenir un revenu et les conditions indispensables pour qu’il soit pérenne, la Confédération paysanne demande aux paysans de poursuivre la lutte.

6 oct 2009
www.confederationpaysanne.fr/lait_desastre_europeen_20.php&actualite_id=1514
http://gawker.com/5375313/weapon-of-mass-lactation
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Dim 18 Oct - 22:07



Lait : comment on a créé la crise actuelle et la prochaine

C'est un plan social qui dure depuis quarante ans et se mesure en dizaines de milliers d'emplois détruits chaque année. En France, une exploitation agricole disparaît toutes les vingt minutes. La routine. La « disparition des paysans », maintes fois énoncée, n'est même plus digne d'attention.

La « modernisation » est à ce prix : on dégraisse ! La gestion des crises agricoles consiste donc pour l'essentiel à organiser la sortie du métier d'un nombre toujours plus grand d'agriculteurs, en attendant la prochaine crise et une nouvelle vague de départs.

On a donc modernisé, sous l'égide conjointe de la Politique agricole commune (PAC), de l'Etat et la puissante FNSEA. On a choisi de « monter dans le train du progrès » et d'en débarquer sans ménagement ceux qui ne tenaient pas la cadence, ces « célébrants niais de la convivialité villageoise » (Gauchet, toujours), réactionnaires patentés et probables handicapés de la compétition globale.

Produire, produire toujours plus

Il fallait produire, produire toujours plus et dans des fermes toujours plus grandes. Le mot d'ordre est toujours d'actualité. Tant pis -tant mieux, même- si les fermes sont moins nombreuses ; tant pis si cette course insensée provoque la chute des cours : on compensera les pertes par l'augmentation des volumes ! Et si les pertes sont trop lourdes, les entrepreneurs dynamiques peuvent espérer le secours de la puissance publique, qui épongera les pertes.

Toujours plus de volumes, sur des marchés toujours plus saturés. Lorsque les marchés intérieurs n'en peuvent plus, les aides publiques soutiennent l'écoulement à bas prix sur des marchés étrangers, quel qu'en soit le coût pour les producteurs locaux.

Et lorsque cela ne suffit plus, la crise. Colère. Mouvements. Mine contrite du ministre du moment, qui s'affiche compréhensif. Déblocage des « réponses d'urgence » puis aides, forcément, à la « cessation d'activité ». Moins d'exploitations, solution récurrente des règlements de crise, au bénéfice des toujours plus gros, qui rêvent leur ferme en usine, et de l'aval de la filière, transformateurs et distributeurs, dont le chiffre d'affaires monte à mesure que baisse le nombre de producteurs.

La modernisation s'est retournée contre les fermiers
(...)

F. Dufour et Y. Jadot et M. Marie | Ecologistes
http://eco.rue89.com/2009/09/26/lait-comment-on-a-cree-la-crise-actuelle-et-la-prochaine
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Sam 27 Fév - 15:37



Travail

Erreur de citadin, erreur de Neuilléen : en évoquant, dans son dernier discours sur l’agriculture, la phrase écrite en 1940 par Emmanuel Berl pour le maréchal Pétain : «La terre, elle, ne ment pas», Nicolas Sarkozy a rendu un bien mauvais service à la cause paysanne.

Ce cliché réactionnaire renvoie le monde paysan à un passé immobile et dévalorisant. Il est vrai qu’on en trouve aussi les traces dans la culture progressiste et bobo, qui range les agriculteurs dans la catégorie des métiers passéistes au parfum plus ou moins vichyste. Or, les paysans ont depuis longtemps réfuté ces préjugés. Les progrès de l’agriculture ont été si spectaculaires que les paysans nourrissent aujourd’hui la France entière avec seulement 4% de la population active du pays. Les innovations techniques, la formation, l’imagination commerciale et la sensibilité écologique ont transformé le travail des campagnes. Entrepreneurs de pointe, les paysans français vivent de plain-pied dans la mondialisation et l’Europe. Ils en éprouvent aussi les cruautés. Quelle profession pourrait subir avec autant de constance un nivellement de 30% de ses revenus d’une année sur l’autre ? Pour cette raison, ils ne sauraient être abandonnés.

La politique agricole commune doit être aménagée en leur faveur. Leurs efforts d’investissement doivent être secondés. Ils se sont beaucoup aidés eux-mêmes ; ils méritent d’être aidés par les autres.

Laurent Joffrin
www.liberation.fr/terre/0101621747-travail

Un commentaire

Sur le fond je suis d'accord
Maintenant il faut replacer les choses dans leur contexte.

L'agriculture intensive date de l'après guerre, lorsqu'il a fallu reconstruire le pays et que priorité a été donnée à l'indépendance alimentaire du pays. Les grands organismes de recherche (INRA, ITCF...) ont développé une culture productiviste que les écoles d'agriculture et les organismes para agricoles se sont chargés de relayer auprès du monde agricole.
Les syndicats reconnus par les gouvernements successifs (FNSEA et CNJA) ont également contribué très fortement à cette marche forcée.
Il ne faut pas oublier que les syndicats de petits producteurs comme le MODEF ou les Paysans Travailleurs, à l'origine de la Conf', n'ont été reconnus que sous Mitterrand, et qu'avant ils n'avaient pas droit de cité.

Les liaisons dangereuses entre FNSEA, chambres d'agriculture, Crédit Agricole, Groupama (ces deux derniers ayant conservé longtemps une position monopolistique dans leurs secteurs respectifs), contrôle laitier, grands semenciers et ministère de l'agriculture qui gère l'ensemble des écoles agricoles font que l'intensification a été de plus en plus forte, accompagnée d'une désertification des campagne du fait de l'augmentation des surfaces des exploitations et de la disparition des 9 dixièmes des paysans.

De l'autosuffisance on est vite passés à l'exportation massive.

Les coopératives sont devenues gloutonnes et ont intégré progressivement les productions hors sol, volailles, porcs, veaux de boucherie, taurillons avec les excès que l'on connaît : veau aux hormones, volailles poussées aux antibiotiques... Les éleveurs intégrés sont pieds et mains liés, ils ne décident plus de rien sur leur exploitation, produisent les animaux qu'on décide de leur faire produire au prix et aux coûts décidés en amont, et doivent se démerder pour payer les charges liées à leurs installations. Aujourd'hui la filière laitière essaie d'intégrer les producteurs laitiers selon le même schéma.

Et on note encore une fois que les syndicats majoritaires, dont le rôle est de défendre la profession, tournent leur regard ailleurs.

Revenir à une agriculture d'autosuffisance, respectueuse de l'environnement et de la qualité de ses produits, mais aussi de ses acteurs, suppose que l'on accepte enfin de payer le prix d'une alimentation de qualité.
Cela suppose aussi que l'on donne une chance aux agriculteurs qui choisissent de produire selon des critères de qualité.
Et que les intermédiaires entre le producteur et le consommateur arrêtent de se sucrer.
Les AMP, la vente directe, les petits marchés sont déjà des moyens de les contourner.

funambule
Samedi 27 février à 12h38


Sarkozy a maintenant peur des agriculteurs
http://sarkostique.over-blog.com/article-sarkozy-a-maintenant-peur-des-agriculteurs-45758764.html

1er mars : manifestation des producteurs de lait au salon de l'agriculture.
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Ven 17 Sep - 17:27


Bruno Le Maire, le 19 octobre 2009 à Luxembourg

Bruno Lemaire et la FNSEA écrasent le pluralisme syndical

Alors que les agriculteurs français sont de plus en plus pris à la gorge, le monde syndical de l'agriculture ne se porte guère mieux. Pour préserver son monopole, la FNSEA n'hésite pas à écraser ses concurrents syndicaux tout en restant sourde aux exigences de sa base. Une attitude peu démocratique qui a pourtant reçu l'aval du ministère de l'Agriculture.

Alors que la production laitière française traverse l’une des crises les plus graves de son histoire, l’UMP et la FNSEA continuent de se comporter comme si l’agriculture française était leur propriété ou leur domaine réservé. Alors qu’en août, une nouvelle mascarade était orchestrée pour fixer le prix du lait et faire croire aux citoyens que les problèmes étaient résolus, les instances officielles humiliaient une fois de plus les producteurs en leur imposant des tarifs bien insuffisants et des contraintes supplémentaires de compétitivité sur la base de contrats obligatoires décidés par la Loi de Modernisation Agricole votée cet été.
Sourde à l’indignation de sa base, non contente de tout contrôler (sans avoir l’air d’y toucher), de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) aux chambres d’agriculture, en passant par le Crédit Agricole, la FNSEA entend perpétuer son monopole représentatif comme si elle était la seule à exister dans le paysage syndical.

Aussi, chaque fois qu’elle le peut, la centrale aux ordres des lobbies s’oppose-t-elle à ce que les deux autres syndicats agricoles représentatifs, à savoir la Confédération paysanne et la Coordination rurale, puissent intégrer les instances de décisions qu’elle domine depuis leur création. [..]
www.marianne2.fr/Bruno-Lemaire-et-la-FNSEA-ecrasent-le-pluralisme-syndical_a197444.html

Prix du lait
Confédération paysanne et Coordination rurale pour un combat commun

www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/prix-du-lait-pays-de-la-loire-confederation-paysanne-et-coordination-rurale-pour-un-combat-commun-1207.html
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Sam 18 Sep - 3:36


Manifestants devant la maison du lait, le 15 09 2010 à Paris/ Photo DDM, Ph. D.

Occupation de la Maison du Lait

Les producteurs de lait affiliés la Confédération Paysanne revendiquent leur place au sein du collège de l'interprofession laitière où seule et depuis toujours la FNSEA est représentée.
Ne parvenant pas à se faire entendre et souhaitant faire partie de ces instances de négociations pour lesquelles ils cotisent avec prélèvement obligatoire à la source, les producteurs affiliés à la Confédération Paysanne occupent depuis une semaine la Maison du Lait, rue de Châteaudun, à Paris. Les éleveurs se relaient région par région. Hier c'était autour de ceux de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon. Aujourd'hui, le Confédération est convoquée au palais de Justice de Paris en référé. Elle risque d'être sommée d'évacuer la Maison du Lait sous peine d'une astreinte de 50 000 euros par jour.
www.ladepeche.fr/article/2010/09/16/907893-Occupation-de-la-Maison-du-Lait.html

La Confédération paysanne cherche à exister parmi les producteurs laitiers
Le tribunal de Paris, qui devait se prononcer sur l'occupation de la Maison du lait, jeudi 16 septembre, par une trentaine de membres de la Confédération paysanne, n'a pas ordonné l'expulsion, confortant les agriculteurs de ce syndicat qui dénoncent leur mise à l'écart de l'interprofession qui fixe les prix du lait.
www.mediapart.fr/journal/france/150910/la-confederation-paysanne-cherche-exister-parmi-les-producteurs-laitiers

La Confédération paysanne revendique son droit à figurer dans l'interprofessionnelle laitière
Revendication : obtenir le droit de siéger dans les instances qui négocient, entre autres, le prix de lait. Aujourd’hui, seul le syndicat majoritaire, la FNSEA et sa branche laitière, la FNPL (Fédération nationale des producteurs laitiers) discutent avec les industriels et les coopératives de l’avenir du métier.

web reportage cyclops
www.france-info.com/technologies-web-reportages-2010-09-13-la-confederation-paysanne-bloque-la-maison-du-lait-484967-34-432.html

Occupation de la Maison du lait (CNIEL)
Vendredi 17 septembre : 10è jour d'occupation


Vidéo :
www.dailymotion.com/video/xet787_occupation-cniel-a-bouchut-fait-un_news

L'assignation de la Conf' en référé par le CNIEL qui se déroulait jeudi, laissait planer la menace imminente d'une expulsion par la force assortie d'une astreinte financière de 50 000 euros par jour. La magistrate n'a pas été dans ce sens : En effet, elle a ordonné une médiation entre les parties (qui a débuté dès vendredi) et la date du 29 septembre pour qu'une solution amiable soit trouvée, sans expulsion ni astreinte !

Après un grand ouf de soulagement, les militants et leurs soutiens ont arrosé la nouvelle !

Hier, Xavier Compain est venu assurer la Conf' du soutien du Parti Communiste Français puis Ségolène Royal Présidente du Conseil régional Poitou-Charentes et son vice-Président, Benoît Biteau, lui-même paysan.

Du baume au coeur, les militant-e-s en ont encore eu aujourd'hui par la venue de François Dufour, paysan, Vice-président du Conseil régional de Basse-Normandie et ancien porte-parole emblématique de la Confédération paysanne. Accompagné par Mickaël Marie, lui aussi conseiller régional de la région, ils ont encouragé les paysans à tenir bon pour faire « éclater cette bulle » en soulignant la responsabilité du gouvernement pour sortir de cette situation par le haut.

Les soutiens par mail continuent d'arriver : le Parti de Gauche et tous ses élus ; Le MODEF - Confédération nationale des syndicats des exploitants familiaux (Syndicat agricole) ; sans oublier ceux des premiers jours : l'Union syndicale Solidaires (venue soutenir lors de notre premier apéritif sur place), Le Parti socialiste, Le Parti Communiste Français, Les Verts-EUROPE ECOLOGIE ; Nouveau Parti Anticapitaliste...

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, s'est rendue jeudi après-midi à la Maison du lait pour affirmer son soutien aux militants de la Confédération paysanne. « Ici, à la Maison du lait les éleveurs sont chez eux et il n'y a chapitre que pour le syndicat majoritaire, proche du pouvoir, proche de l'UMP. Ce n'est pas acceptable », a-t-elle déclaré.

Mais le combat continue et le bras de fer engagé contre la FNSEA a besoin du soutien de tous les citoyens.

www.confederationpaysanne.fr/j_9_occupatio_maison_lait_nouvelle_victoire_c_20.php&actualite_id=1707
www.pcf.fr/spip.php?article5045
www.confederationpaysanne.fr/nos_soutiens_1.php&actualite_id=1709
www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/pluralisme-interprofession-lait-le-juge-ordonne-une-mediation-entre-la-confederation-paysanne-et-le-cniel-video-32162.html



Henri Brichart refuse l'entrée de l'ensemble des syndicats représentatifs au prétexte que le collège producteur serait affaibli par la diversité des paroles des producteurs.

Aujourd'hui tout impose l'entrée de l'ensemble des syndicats représentatifs au CNIEL. Seule la volonté de vassalisation des autres syndicats portée par H. Brichart et J-M. Lemétayer s'oppose à cette avancée démocratique nécessaire et indispensable pour que tous les producteurs de lait soient défendus.
On peut légitimement s'interroger sur les raisons de ce refus. Si les éléments du débat étaient connus de tous les paysans, le rapport de force en serait d'autant plus important.
Dans sa mission régalienne de faire respecter la démocratie dans les différentes institutions, l'État français et le ministère de l'agriculture doivent imposer cette évolution.
Face aux difficultés actuelles que vivent les paysans, le syndicalisme agricole a besoin d'associer toutes ces forces et non d'en museler certaines.
www.newspress.fr/Communique_FR_232408_235.aspx
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Jeu 9 Déc - 2:31


Dans l'Avesnois, on peut acheter son lait cru comme une canette de cola

[Extraits]
La crise du lait qui a touché les producteurs de lait n'est pas près d'être derrière eux et l'hiver sera sans doute décisif pour de nombreux agriculteurs de l'Avesnois. À Cartignies, Sophie Déjardin tente une parade avec un projet innovant. À Avesnelles et au Quesnoy, la jeune femme vient d'implanter deux distributeurs de lait cru.

Auparavant coiffeuse, et mère de deux petits garçons, elle décide de se lancer, noue des contacts avec une société qui propose les machines à la location, et peaufine son projet de création d'entreprise, épaulée par Mme Fréhaut, de la Chambre de commerce et d'industrie. Elle reçoit aussi un coup de pouce de la communauté de communes rurales des Deux Helpes, à hauteur de 15 % de l'investissement.

Le pari est osé, mais bien réfléchi. Les tendances montrent un engouement du consommateur pour les produits authentiques qui ont du goût et pour la vente directe. Mais, à moins d'habiter près d'une ferme, le produit est inaccessible pour le consommateur... Il y a quelques semaines, Sophie Déjardin a installé deux distributeurs de lait cru près du supermarché Match d'Avesnelles et à l'entrée du centre commercial Les Portes de l'Avesnois (Intermarché) au Quesnoy

La jeune femme approvisionne les deux automates tous les jours après avoir empoché, à la ferme, dans des conditions sanitaires parfaites, le lait frais réfrigéré dans des poches en plastique, « 4 à 7 fois moins polluantes que les emballages traditionnels ».

Pratique et disponible
Ce lait crémeux à souhait, vendu au litre contre une pièce d'un euro, et ce, 24 h sur 24 h, peut se conserver 72 heures au réfrigérateur. Les premiers échos des clients sont favorables [...]

Florence DELSINNE
www.lavoixaufeminin.fr/actualites/cuisine/2010/12/08/article_dans-l-avesnois-on-peut-acheter-son-lait.shtml
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Ven 3 Juin - 17:31


Sécheresse : le casse-tête des éleveurs

Dans le Beaujolais comme partout en France, les éleveurs peinent à trouver du fourrage ; certains craquent et abattent leurs bêtes prématurément. […]

"On commence à voir les côtes de nos chèvres, elles ne sont pas très 'couvertes'. Or il faut absolument les nourrir correctement pour maintenir leur lactation et vendre nos fromages", explique Isabelle Douillon, installée depuis 1982 dans le Beaujolais, où elle élève 130 caprins.

Chez elle, comme dans la quasi-totalité du pays, "il n'y a plus d'herbe dans les prés et les animaux sont obligés de taper dans le stock de fourrage pour l'hiver", que les exploitants ont commencé à constituer. Un stock déjà amputé de 30 à 70%, selon la nature des sols.

"A la différence de 2003, la sécheresse frappe en pleine pousse de printemps, la principale pour les foins comme pour les pâtures. Elle nous prive de réserves, ce qui est dramatique", s'alarme Joseph Giroud, président de la chambre d'agriculture du Rhône.
Nombre d'éleveurs sont donc contraints d'acheter du foin, dès maintenant et pour toute l'année à venir, un surcoût variant de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros selon la taille des exploitations, d'après la préfecture du Rhône et les syndicats.

D'autant que l'argent n'est pas la seule difficulté : où trouver du fourrage, quand la sécheresse sévit dans toute la France et une bonne partie de l'Europe ? Dans les régions mêlant élevage et agriculture, notamment en Bourgogne, "la solidarité joue avec les céréaliers, qui mettent leurs foins à disposition à un prix raisonnable, mais le volume est loin de couvrir les besoins", selon David Bichet, des Jeunes Agriculteurs de Saône-et-Loire. […]

La situation est encore plus difficile dans les élevages isolés, comme le Cantal.

Cette quête d'un fourrage lointain pose de surcroît un gros problème de transport : les quelques entreprises spécialisées sont saturées et les transporteurs classiques n'ont pas les équipements adaptés, ce qui renchérit le coût du trajet.
Chez Bovi-Coop, importante coopérative de viande dans l'Ain et dans le Rhône, on signale "un doublement" de la demande d'enlèvement par rapport à la normale.

"Non seulement ça fait baisser le cours de la viande, mais on tue même des animaux reproducteurs faute de pouvoir les nourrir, ce qui compromet la pérennité des troupeaux" […]
www.libelyon.fr/info/2011/06/s%C3%A9cheresse-le-casse-t%C3%AAte-des-%C3%A9leveurs.html

Sécheresse. Recours à l'armée pour des convois de paille ?
www.letelegramme.com%2Fig%2Fgenerales%2Feconomie%2Fsecheresse-recours-a-l-armee-pour-des-convois-de-paille-03-06-2011-1323598.php

La FNSEA appelle à la solidarité, vraiment ?
www.lepost.fr%2Farticle%2F2011%2F06%2F01%2F2512625_la-paille-et-le-grain.html

Les éleveurs béarnais donnent leur fourrage
http%3A%2F%2Faquitaine.france3.fr%2Finfo%2Fles-eleveurs-bearnais-donnent-leur-fourrage-68991439.html
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Mer 8 Juin - 21:01


Lactalis : ces contrats laitiers qui asservissent les paysans

Le 1er juin, Lactalis, géant de l'industrie laitière, assigne au tribunal un paysan qui a osé s'opposer à l'entreprise. La domination des industriels du lait sur toute la filière risque encore de s'aggraver avec la signature obligatoire de « contrats » entre producteurs et industriels. Des contrats iniques, avec des clauses anti-grève, et qui entraînent une dépendance totale des agriculteurs. De véritables « contrats de servage », dénoncés par les syndicats et critiqués par le ministre de l'Agriculture. Enquête. [Extraits]

« Un contrat de servage »

En remplacement des quotas : la « contractualisation ». Un système validé par la Loi de modernisation agricole en 2010, sous l’impulsion du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire.
Un premier décret d’application oblige l’industrie laitière – coopérative et privée – à proposer un contrat aux paysans dont elle collecte le lait, avant le 1er avril 2011, sous peine d’une forte amende. Le 28 mars dernier, des milliers d’éleveurs reçoivent la proposition de contrat de Lactalis. Objectif affiché ? Contribuer à la sécurisation des revenus des paysans. En réalité, « un contrat de servage » affirme Philippe Marquet.

Privatiser les fermes

Lactalis assure s’être efforcé de préserver un équilibre « entre les droits et les obligations de chacun des cocontractants dans un contexte de marchés concurrentiel ». Pour les Jeunes Agriculteurs de Basse-Normandie, on en est loin : « Il apparaît que l’entreprise ne propose ni plus ni moins qu’un contrat à sens unique en sa faveur sans aucune contrepartie pour l’éleveur. » La proposition interdit notamment au producteur de « céder » son contrat à un jeune agriculteur qui s’installe sans accord explicite de l’acheteur.
En résumé, « un jeune qui s’installe pourrait très bien ne pas être collecté si l’entreprise le décide », dénoncent les Jeunes Agriculteurs. C’est « une privatisation totale de l’installation ».


Une clause « anti-grève »

La grève du lait de 2009 n’a visiblement pas plu aux industriels, et en particulier à Lactalis qui impose aux producteurs une livraison régulière et sans interruption.
« Au vu des motifs de rupture de contrat anticipée, ce contrat se transforme en outil de répression syndicale », dénonce Patrick Besnard de la Confédération Paysanne Bretagne. Les blocages de sites ou de camions font également l’objet d’une clause dans le contrat proposé.

Difficile de ne pas établir de lien avec l’assignation « à titre personnel » de Philippe Marquet par Lactalis pour son action de blocage. […]

Sophie Chapelle
www.bastamag.net/spip.php?article1577
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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Mar 14 Juin - 15:52


Le Président des riches se moque des paysans

[...] Le chef de l’État s’est déplacé pour tenter de faire croire qu’il venait en aide aux agriculteurs. Comme toujours on annonce des chiffres à la radio et à la télévision, faisant croire que les paysans touchent une grosse enveloppe. En fait, il ne leur a même pas lâché quelques miettes tant les sommes annoncées sont ridicules.

Concernant les plans de remboursement des prêts, qui seraient suspendus pendant une année. Certes, l’annonce correspond à une demande urgente. Mais c’est continuer de faire vivre un système qui de dettes en dettes, de prêts en prêts, asphyxie les paysans quand les banques se gavent avec les intérêts. D’ailleurs le Président prend bien garde de préciser qu’il ne s’agit pas de décaler d’un an le remboursement « de tous les prêts de l’agriculture française. Il faut être sérieux » dit-il. C’est que, selon lui, les banques sont tout de même plus importantes que ceux qui nous nourrissent. Ces banques, pour lesquelles M. Sarkozy n’a jamais hésité à débourser milliards et milliards. Ce sont elles qui aujourd’hui étranglent paysans, artisans, petits entrepreneurs, retraités et les consommateurs.

M. Sarkozy a argué du fait qu’il ne pourrait pas accorder de subventions directes parce que celles-ci pourraient être contestées par les autorités de Bruxelles. Faut-il avoir le cœur froid si pour invoquer une telle raison alors qu’il ne l’a jamais invoquée quand il s’était agi de sauver le secteur automobile ou les banques ? D’ailleurs il est indispensable d’en finir avec cette absurdité qui interdit de mobiliser des aides européennes.

Quant aux annonces concernant le Fonds national de garantie des calamités agricoles, le sommet du ridicule est atteint en ne le dotant que de 200 millions d’euros.

Ces discours vides et ces annonces aussi creuses que tapageuses ne permettent pas aux agriculteurs de faire face, d’acheter du fourrage lorsqu’ils en ont besoin, de semer des cultures intermédiaires sur des pâturages, d’empêcher la décapitalisation de leurs exploitations agricoles alors qu’au même moment, ce gouvernement s’apprête à faire un cadeau de près de 2 milliards d’euros de réduction aux plus riches sous couvert de la réforme de l’Impôt sur les grandes fortunes.

Les organisations professionnelles agricoles et les syndicats qui appellent à la mobilisation pour disposer des moyens de faire face aux échéances et pour éviter les décapitalisations mènent un combat d’intérêt général.
[...]
http://patricklehyaric.net/2011/06/14/le-president-des-riches-se-moque-des-paysans/


"Le fourrage ne manque pas ! Il est juste au mauvais endroit !"
www.atlantico.fr/decryptage/agriculteurs-paille-mesures-sarkozy-coordination-rurale-119792.html

En deux ans plus de 200 éleveurs se sont suicidés
a rappelé la présidente de la région Poitou-Charentes
Ségolène Royal a estimé que l'absence d'invitation à son égard était "une entorse au protocole républicain".
Pour elle "le sectarisme n'est pas de mise" concernant "des problèmes aussi graves", rappelant que depuis deux ans "plus de 200 éleveurs s'étaient suicidés". Pour la présidente de la Région Poitou-Charentes, il faut "bloquer le prix du fourrage " pour mettre un terme à une "spéculation inadmissible, qui double voire triple le prix du fourrage".
Sarkozy avait convié des militants UMP qui ont hué Ségolène Royal lors de la table ronde avec les agriculteurs.
www.sudouest.fr/2011/06/09/secheresse-segolene-royal-debarque-a-la-rochefoucault-16-sous-les-huees-421724-953.php

Depuis 2007, Sarkozy veut marginaliser Royal dans son fief
www.lepost.fr/article/2011/06/09/2518371_depuis-2007-sarkozy-veut-marginaliser-royal-dans-son-fief.html

Exemple : Pour les soins palliatifs, les Pays-de-la-Loire, le Poitou-Charentes ou la Bourgogne «apparaissent manifestement sous-dotés» en places dans les unités spécialisées.
www.liberation.fr/societe/01012341778-fin-de-vie-les-disparites-regionales-persistent
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Les paysans en colère   Mer 7 Mar - 21:15


Le Parlement Européen adopte une réforme laitière qui sert les intérêts de l’industrie

Comment faire confiance aux socialistes européens pour réorienter la politique agricole européenne quand on voit qu’ils ont voté « le paquet lait » qui entérine la dérégulation du secteur laitier ?

(Bruxelles, le 17 février 2012) La réforme, adoptée par 574 voix pour, 97 contre et 18 abstentions, renonce à créer une législation qui empêche des prix du lait ruinant les exploitations laitières européennes ou qui garantisse aux productrices et producteurs un cadre de stabilité pour le développement de l’activité laitière dans les différentes régions.

Des multinationales comme Lactalis ou des grands groupes coopératifs pourront imposer leurs intérêts, grâce à un modèle de contractualisation fait à leur mesure, et non en fonction de l’intérêt général des citoyens et des producteurs. Le Parlement Européen se fait ainsi le complice de la mise en danger d’un secteur fondamental pour l’alimentation en Europe.
L’unique moyen d’éviter des crises à l’avenir est de réguler publiquement la production et le marché ; c’est indispensable pour équilibrer la chaîne alimentaire et éviter la volatilité des prix. Cette réforme ne propose pas de solution aux problèmes à l’origine de la crise de 2009.

La production va continuer de se concentrer dans des exploitations de plus en plus grandes, de plus en plus industrialisées
De plus, avec cette réforme, le dumping de nos excédents laitiers vers les pays tiers va continuer, avec un impact important tant pour les producteurs européens que ceux des pays tiers.
http://mrc53.over-blog.com/article-l-europe-liberale-a-vote-le-paquet-lait-confirmant-la-deregulation-101041250.html

Et si on aidait les producteurs en buvant du lait équitable ?
L'Autriche et l'Allemagne ont décidé d'aider leurs producteurs de lait en créant une marque de lait équitable qui leur garantit une rémunération correcte. Pourquoi pas en France ?
www.rue89.com/passage-a-lacte/2010/03/06/et-si-on-aidait-les-producteurs-en-buvant-du-lait-equitable-141515


En France il y a l'association des producteurs de lait indépendants

Albi. "Les producteurs de lait travaillent à perte"
Que préconisez-vous pour sortir de cette crise chronique ?

Pierre Robert, président tarnais de l'association des producteurs de lait indépendants : « À l'Apli, nous sommes pour une grève totale du lait. On ne livre plus rien. Quand les industriels n'auront plus de matière première pour assurer la fabrication des produits laitiers alors ça bougera. Les distributeurs auront des rayons vides et les consommateurs n'auront plus rien à acheter. Les actions menées actuellement sont moles, pas assez radicales. Depuis plus d'un an tous les producteurs de lait travaillent à perte ce n'est pas tenable. Pour autant les prix des fromages, des yaourts, du beurre, etc., n'ont pas diminué. »

Qu'attendez-vous de la réunion d'aujourd'hui avec les industriels ?

« On n'en attend rien, malgré l'ultimatum de la FNSEA. Déjà, Bel a annoncé qu'il ne s'y rendrait pas. L'année dernière la FNSEA a signé un mauvais accord qui n'est même pas respecté. Elle nous a mis dans la m…, elle doit maintenant nous en sortir. »
www.ladepeche.fr/article/2010/08/12/887588-albi-les-producteurs-de-lait-travaillent-a-perte.html
www.apli-nationale.org/
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