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Orwelle



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MessageSujet: Planète commerce   Jeu 20 Nov - 22:27



Grève des enseignants le 20 novembre
Stigmatisons ceux qui doivent être stigmatisés

Pour ce qui est de ceux du supérieur, il leur faut impérativement refuser une université financiarisée, des établissements où la concurrence entre les personnels est pensée comme le seul principe d’organisation et de fonctionnement, où le statut de fonctionnaire national aura disparu, un univers d’opacité, sans démocratie représentative, soumis au bon vouloir de l’autocratie des présidents.
Pour ce qui est de l’enseignement en crèche et en maternelle, où les personnels semblent très motivés, je me contenterai d’un témoignage personnel, ayant deux enfants dans ce type d’établissement.

Les « réformateurs » qui nous gouvernent ont à la fois institué le flicage des bambins, et diminué le nombre d’heures de cours. Cette diminution a été compensée par des heures de soutien pour les enfants un peu lents. Des heures de soutien pour des enfants de quatre ans ! Ma fille qui est en cours préparatoire est parfaitement consciente de ce qui se passe : elle a ainsi observé que deux ou trois élèves qui ne savaient pas lire au premier novembre (peut-on me montrer les tables de la Loi stipulant qu’il faut savoir lire à ce moment de l’année ?) allaient en soutien car, dit-on, « elles risquent de retarder la classe. » Âgés d’à peine six ans, ces pauvres gosses sont donc déjà stigmatisés par rapport au groupe.

Ce sur l’ordre d’un Président de la République qui fut, sa scolarité durant, un cancre, et d’un ministre de l’Éducation nationale qui fut inculpé, puis relaxé* pour avoir fait travailler ses élèves, quelques jours avant le bac, sur un sujet très voisin de l’un des trois proposés aux candidats. (...)

Une Christine Lagarde, un Éric Woerth ne sont rien d’autre, à leur niveau, que les représentants, en Europe, des intérêts du big business étatsunien.

Et pendant ce temps-là, quantité de salariés, de travailleurs, font la fine bouche devant les actions nécessaires, se disent horrifiés lorsqu’une ligne de métro est interrompue vingt-quatre heures ou qu’un amphi d’université est bloqué par des étudiants.

La guerre de classes engagée par l’hyperbourgeoisie n’épargnera personne tant que les classes moyennes se cantonneront dans le déni de la réalité. (...)

Détruire la fonction publique est chose simple. La Suède social-démocrate et libérale l’a superbement réalisé. Dans ce pays, la spécificité des emplois publics d’État, des collectivités territoriales a disparu en 1986. Depuis, la fonction publique a été pour partie privatisée. (...)

La RGPP (révision générale des politiques publiques) qui vise, au premier chef, comme cela a été réalisé ailleurs en Europe, à faire disparaître le statut de fonctionnaire, fera également disparaître le statut de pensionné de l’État. La « réforme » de juillet 2008 va renforcer les inégalités entre régions riches et régions pauvres (...) Les franchises médicales seront augmentées, les aides ménagères à domicile seront supprimées. Le “ coût ” de la vieillesse sera évalué en temps réel. Les pensions de réversion seront assorties aux ressources du conjoint vivant. Aujourd’hui, les pensions[/b] ne sont plus indexées sur les salaires des actifs. La création annoncée d’une caisse de retraite pour les fonctionnaires de l’État séparera le budget de l’État et les pensions.

Le ministre Santini voit dans le régime de retraite des fonctionnaires « une sorte de régime spécial ». Sa politique est de le rapprocher du régime du privé, au nom de « l’équité » (c’est-à-dire du nivellement par le bas) des régimes. Retraités, actifs, même combat !

Bernard Gensane
* http://www.20minutes.fr/article/237670/France-Xavier-Darcos-inculpe-de-fraude-au-bac-en-1982-puis-relaxe.php
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74703
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74727
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 20 Nov - 22:44



Les données personnelles de 65 millions de personnes vendues par la Sécu

Les mutuelles et les assureurs ont payé un milliard d’euros pour accéder aux données de santé de la Sécurité sociale. Un premier pas vers la sélection du risque, dénoncent les syndicats.D’autres redoutent une privatisation de la santé.

L’hypermarché des données de santé vient d’ouvrir ses portes. Les premiers clients trépignent déjà. Son nom, c’est le Sniiram (système national d’information interrégime de l’assurance maladie).

Depuis 2006 la Cnam stocke les données concernant les remboursements de 65 millions de personnes, soit l’ensemble des assurés et de leurs ayants droit, tous régimes confondus. Le Sniiram contient aussi les données sur les professionnels de santé et les établissements prescripteurs. On sait donc qui a prescrit quoi.

L’arrêté autorisant les organismes complémentaires à accéder à cette base de données est paru le 28 octobre 2008. (...)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74708
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Dim 14 Déc - 6:16



L'Insee mis aux enchères sur eBay
Sa Saigneurie n'aime pas les statistiques et le "pessimisme" de leurs prévisions

L’annonce était en ligne hier sur eBay : «A saisir avant délocalisation à Metz : Insee, Institut national de la statistique, avec ses 6 000 agents fournis avec leur matériel de travail.» Mise à prix : 375 000 euros, soit «un peu plus de 50 euros par agent» précise l’annonce. C’est là une des initiatives trouvées par le comité de défense de la statistique publique et l’intersyndicale de l’institut pour protester contre le projet de transfert en Moselle de 1 000 emplois. Cette décision avait été annoncée le 2 septembre par Nicolas Sarkozy. Sa majesté n'aime pas le "pessimisme" de leurs prévisions

Les quelque 6 000 agents de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui est une des grandes directions du ministère de l'économie, et les 2 500 personnes employées dans les services statistiques ministériels (SSM), ont appris par une dépêche de l'AFP le sort qui leur était promis. Ni le président de la République ni le premier ministre qui, dans une circulaire du 25 juillet, prévoyaient de transférer 10 % des effectifs parisiens des administrations centrales, soit "5 000 emplois environ", vers les communes les plus touchées, n'avaient jugé utile d'organiser une concertation préalable avec les représentants du personnel ou de prévenir la direction générale de l'Insee.

www.dailymotion.com/video/x7ed5z_insee-sarko-fch-avec-les-chiffres_news
http://urpix.fr/files/bv1wrep126e7qg4gb5nb.jpg


Dans 1984, George Orwell décrit comment chaque jour les employés du ministère de la vérité (miniver) reçoivent des ’corrections’ à effectuer sur des articles faussés.
www.visionhumaine.org/Georges-Orwell-1984

Arrow Pétition "Sauvons la statistique publique !"
www.sauvonslastatistiquepublique.org/

Pour la démission de Sarkozy
Pour ceux et celles qui souhaitent la démission de l'Usurpateur qui a fait croire aux Citoyens qu'il était en capacité d'assurer la fonction de Président de la République et qui n'y arrive pas et de plus bafoue sans vergogne cette République
www.over-blog.com/com-1042751881/Pour_la_demission_de_Sarkozy.html

Blog pour l'éviction du Tsar Kozy en mai 2012 ou avant si possible !
http://resistance2012.canalblog.com/archives/2008/05/06/9081533.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 5 Jan - 20:52



Metz : plainte après le décès d'une octogénaire dont les urgences auraient refusé l'admission

Le fils d'une personne âgée décédée ce week-end a porté plainte lundi 5 janvier à Metz (Moselle) pour non-assistance à personne en danger, a-t-on appris auprès de Me Nadia Weiler-Strasser, qui a également déposé la plainte au nom de la branche mosellane de l'Union des familles laïques (UFAL) qu'elle préside. Selon les plaignants, l'octogénaire aurait patienté plusieurs heures aux urgences de l'hôpital Bon-Secours avant d'être renvoyée dans sa maison de retraite.

Yvette Kremer, 82 ans, séjournait en maison de retraite à Metz-Queuleu. Selon Me Weiler-Strasser, la maison de retraite "a appelé samedi à midi une ambulance pour qu'elle soit admise à l'hôpital Bon-Secours" de Metz.

"A 20h, elle était toujours sur son brancard alors qu'elle souffrait de déshydratation, d'insuffisance cardiaque, rénale et respiratoire", a-t-elle déclaré à l'Associated Press. "Elle a été ramenée ensuite à sa pension. Selon son fils, Jean-Yves, "le standard de l'hôpital lui a signifié qu'il y avait trop de monde aux urgences, trop de demandes", a ajouté l'avocate.

La vieille dame est décédée dimanche après-midi dans la maison de retraite. Yvette Kremer avait déjà connu de lourds problèmes récemment et avait été hospitalisée à Marange-Silvange.

"C'est la politique de santé actuelle", dénonce l'avocate. "Nous envisageons la possibilité d'engager la responsabilité de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot" et "nous n'écartons pas non plus d'engager la responsabilité du président de la République, car la santé est un droit constitutionnel. cyclops Il faut tirer les conséquences de cette affaire", assure-t-elle.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090105/tfr-justice-hopital-deces-moselle-342d366.html

04 janv 2009
Louis-Joseph, 6 mois, est décédé à la suite d'une perfusion mal réglée à l'hôpital de Bullion (Yvelines).
http://fr.news.yahoo.com/63/20090104/tfr-mort-d-un-bb-l-hpital-les-parents-po-019dcf9.html

28 déc 2008
Un homme de 57 ans, cardiaque, meurt faute de lit en réanimation, dans la région parisienne.
www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/29/01016-20081229ARTFIG00213-decede-faute-d-avoir-pu-etre-accueilli-en-reanimation-.php

24 déc 2008
Yliès, un petit garçon de 3 ans, décède à la suite d'une erreur l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe).
http://fr.news.yahoo.com/2/20090103/tfr-deces-d-ylies-le-probleme-s-est-situ-4000a2c.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 12 Jan - 2:14


Juvin, propagandiste

Des drames "exceptionnels" selon Sarkozy

A quelques semaines de la présentation au Parlement de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires", qui suscite l'hostilité de nombreux syndicats (...) Insistant sur les défauts d'organisation (quand de nombreux professionnels mettent en cause un manque de moyens), le président de la République a, pour l'heure, laissé de côté la gestion du risque hospitalier.
www.lejdd.fr/cmc//societe/200902/erreurs-medicales-un-professeur-accuse-_178277.html

Hôpital : une association d'urgentistes "atterrée" par le discours de Sarkozy

L'Association des médecins urgentistes de France (AMUF), présidée par le Dr Patrick Pelloux, s'est déclarée samedi "atterrée par le discours", la veille à Strasbourg, du Président Nicolas Sarkozy sur l'hôpital public.

Dans un communiqué intitulé "l'aveuglement de Mme Bachelot et de M. Sarkozy", l'association se dit "atterrée par le discours" présidentiel. "Une telle négation de la réalité des faits est inacceptable. La méthode Coué face à une crise de cette ampleur est une grave faute politique", ajoute l'AMUF.

Elle rappelle que "depuis de nombreuses années", elle "alerte régulièrement sur le manque de moyens des hôpitaux et plus particulièrement des services d'urgence".

Selon l'AMUF, "ces appels ont été méprisés et balayés d'un revers de main par les gens qui sont censés nous gouverner (...) Ils n'ont rien fait et l'hôpital est en situation de rupture". "Comment accepter cet aveuglement, identique à celui du gouvernement de 2003 qui, en pleine catastrophe, niait les morts liés à la canicule ?", s'indignent encore ces médecins urgentistes.

Inaugurant le nouvel hôpital civil de Strasbourg, M.Sarkozy avait salué "l'engagement exemplaire" des personnels de santé mais exclu de débloquer de nouveaux fonds, mettant les difficultés de l'hôpital public au compte d'un déficit d'organisation.

Pour l'association, "l'argument de la nécessité d'une réorganisation ne tient pas". "La précédente réforme, dite Hôpital 2007, était une réforme organisationnelle" mais "est un lamentable échec".
http://fr.news.yahoo.com/2/20090110/tfr-hopital-une-association-d-urgentiste-4019c1e.html

Sarkozy sur l'hôpital : «Insultant et faux»

Nicolas Sarkozy a affirmé, vendredi à Strasbourg, que l'hôpital ne manquait pas de moyens, juste d'organisation.
Réactions parmi les syndicats.


«Insultant parce que dire à tous les chefs de service que depuis des années ils ne savent pas s'organiser, ça revient à les traiter d'incapables. Et faux parce qu'il y a un réel manque de moyens à l'hôpital. Il n'y a plus de financement, nous sommes en déficit, on continue à supprimer des emplois. A Strasbourg par exemple, on nous avait promis trois unités de réanimations dans le nouvel hôpital civil. L'une n'a pas pu ouvrir faute de recrutements.», dénonce Michel Lacher, secrétaire adjoint CGT des hôpitaux universitaires de Strasbourg (...).

le chef de l'Etat «nage en pleine hypocrisie. Il parle de réorganisation pour ne pas dire qu'en 2009 il faudra couper 20.000 à 30.000 postes si l'on veut arriver à l'équilibre».

Michel Lacher souligne aussi que «l'erreur est humaine quelles que soient les conditions, mais quand on est constamment sur le fil du rasoir en termes d'effectifs, c'est là que l'erreur arrive, de manière presque inévitable».
www.liberation.fr/societe/0101310737-sarkozy-sur-l-hopital-insultant-et-faux


Juvin en service commandé sarkozien...
Les erreurs médicales font «10.000 morts» par an

Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP chargé de la Santé, et accessoirement chef des urgences de l'hôpital Beaujon, affirme que les erreurs médicales font «10.000 morts annuels» en France.

Sur quoi vous basez-vous pour arriver à cette estimation ?
"[...] Principalement sur les chiffres américains. [...]"

Quelle est l'ampleur exacte du phénomène ?
Impossible de le dire avec certitude en l'absence d'une base de données nationale. Rolling Eyes
www.lejdd.fr/cmc//societe/200902/erreurs-medicales-un-professeur-accuse-_178277.html

Mystification
L'hopital ferait 10 000 morts par an. C'est un chiffre probablement difficile à évaluer, mais acceptons.
Si c'est le cas, il suffit de faire le calcul : ça fait environ 30 morts par jour en france.
Donc, depuis le début de l'année, 30 personnes meurent chaque jour à l'hôpital du fait d'une erreur médicale.
Mais c'est justement au moment où on essaie d'étouffer l'hôpital de réformes sans aucun financement que l'on se met à parler de ça, que les médias relaient ces morts.
Peut être essaie-t-on d'organiser une campagne de dénigrement de l'hopital public en vue de sa réforme (à la baisse, cela va de soit).

La France est un des rares pays occidentaux où l'espérance de vie sans incapacité évolue plus rapidement que l'espérance de vie brute. Autrement dit, l'accès aux soins est mieux garanti en France qu'ailleux en Occident.

Les erreurs médicales sont intolérables. Mais utiliser ce sujet pour faire passer une réforme est malhonnête. Les erreurs seraient évitables bien souvent grâce à de meilleures conditions de travail : beaucoup d'internes ne peuvent pas prendre leur repos de lendemain de garde (pourtant inscrit dans la loi) parce qu'il n'y a pas de relève (pas de poste, pas de financement) et que l'obligation de continuité des soins est une réalité, en revanche.

Politique de l'autruche ? Boucs émissaires ? démagogie ?

Chiffres
[...] C'est surtout un écran de fumée UMPiste pour camoufler le démantélement du public vers le privé embrayé par Sarkozy; on réduit les crédits de fonctionnement et les effectifs pour cela... Et les medias se laissent bercer par ces dénigrements d'un comparse UMPiste. Où est le contre-pouvoir des journalistes ? Même Libé a rejoint le cercle des amis du pouvoir; c'est décevant... Serge revient !
www.liberation.fr/societe/0102310985-reaction-sur-les-erreurs-medicales-font-10-000-morts-par-an

Le président de la république française et son gouvernement n’ont qu’un seul but : appauvrir les pauvres pour enrichir les riches. Ils ont été élus pour ça. Mais trop c’est trop. Un homme est mort à cause de cette politique de destruction massive des acquis sociaux. Les services publics sont démantelés les uns après les autres. Il faut arrêter ça. Français, réveillez-vous ! Tous à la manif du 29 janvier pour faire comprendre à ce gouvernement qu’il a dépassé honteusement les bornes.

bazire
30 décembre 2008
www.philippejuvin.fr/index.php/2008/09/19/juvin-france-television-depot-de-plainte/


http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Juvin#Activit.C3.A9s_professionnelles
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Orwelle



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MessageSujet: sécurité à la sarkozy   Ven 14 Aoû - 1:00

1er avril 2009


Alerte sur les plages : les CRS pourraient être moins nombreux cet été

En 2007, 643 fonctionnaires CRS avaient été affectés à la surveillance des plages, qui constitue sans doute la plus populaire de leur mission. Ces policiers, formés au maintien de l'ordre, sont détachés pendant deux mois et mis à la disposition des municipalités en qualité de nageurs sauveteurs (NS), reconnaissables à leur tee-shirt blanc à écusson rouge.

"La différence avec des sauveteurs, c'est qu'ils peuvent assurer la police des plages"

Les CRS ont, par ailleurs, d'autres préoccupations. Avec la création de compagnies de sécurisation, annoncées en début d'année par la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour lutter contre les violences urbaines, et surtout le rapprochement de la police avec la gendarmerie, les CRS, qui comptent aujourd'hui 61 compagnies, redoutent des coupes claires dans leurs effectifs.
Le Monde

13 août
217 morts par noyade depuis le 1er juin, selon l'InVS

PARIS (Reuters) - Plus de 200 personnes sont mortes par noyade entre le 1er juin et le 9 août en France, soit trois décès par jour en moyenne, selon les chiffres publiés par l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Au total, 657 noyades accidentelles ont été recensées, dont 217 ont été mortelles, précise l'InVS dans un communiqué.

Parmi ces 657 cas, 51% ont eu lieu en mer, 21% en piscine, 12% en cours d'eau, 11% en plan d'eau et 4% dans d'autres lieux.

Depuis le 1er juin, 61 jeunes de moins de 20 ans sont décédés et parmi ceux-ci 21 enfants de moins de six ans, dont 13 en piscine privée familiale.
http://fr.news.yahoo.com/4/20090813/tts-france-noyade-deces-ca02f96.html
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MessageSujet: modernité à la sarkozy   Ven 14 Aoû - 3:02


Office de Tourisme de Commercy

Quand une petite ville de Lorraine se bat pour garder son TGV
www.lemonde.fr/societe/article/2009/08/13/quand-une-petite-ville-de-lorraine-se-bat-pour-garder-son-tgv_1228431_3224.html

Comment supprimer une gare ?

1. remplacer 5 allers-retours Corail par un aller-retour TGV.
2. réclamer 350 000 euros annuels pendant deux ans.
3. exiger 30 passagers par jour.
4. faire passer le train à 5h52.

Et voilà, le tour est joué ! Trains Corail disparus, TGV supprimé, il n'y aura plus de desserte, mais les manifs d'usagers auront été évitées et la direction de la SNCF pourra empocher 700 000 euros.
Il ne reste plus qu'à offrir aux trains privés "Veolia-Caisse des Dépôts" le rôle de sauveurs.

Grenelle de l'Environnement à la Sarkozy : arrêtez le train, achetez une voiture

Carte Militaire des fermetures de sites
Le 8e régiment d'artillerie de Commercy (Meuse, 849 personnes) sera supprimé après 2011.

Ou comment transformer la province en désert...
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 9 Nov - 2:20



Pôle-Emploi recrute des profs

Conséquence des suppressions de postes et de l'affectation des titulaires-remplaçants sur des postes à l'année pour pallier les carences de la rentrée, les petits annonces se multiplient dans les agences pôle-emploi. Voici par exemple ce que recherche le Rectorat de Lyon pour le seul département de l'Ain. Regardez-bien les dates où ont été déposées ces annonces (dès le 6 juillet !). Il ne s'agit pas de remédier dans l'urgence à des absences de profs pour cause de maladie, mais bien de recruter sur des postes non pourvus des personnels au rabais qui seront mis face aux élèves sans avoir reçu de formation et contre un salaire qui ferait rougir un enseignant roumain... le tout avec la complicité tacite des chefs d'établissements qui participent au processus de recrutement et se préparent ainsi à l'autonomie de gestion qu'on leur promet pour bientôt. Plusieurs matières sont concernées : les maths, la physique, l'anglais, la biologie, le français et l'E.P.S. Il n'est pas difficile non plus d'identifier les établissements concernés comme le collège de Brou par exemple. Nous tenons là une nouvelle preuve de la volonté politique du gouvernement de détruire à terme le service public d'enseignement en sacrifiant les élèves sur l'autel des économies budgétaires.

Pour Vonnas, on recherche un professeur d'anglais, certainement pour initier les élèves de primaire à la langue de Shakespeare. Mais dans le même temps l'Inspection d'Académie interdit à un de nos collègues anglicistes de le faire au motif que "la place d'un agrégé n'est pas à l'école primaire". Ne soyons pas dupes : la qualité a un prix que l'Education Nationale n'est pas prête à payer et l'argumentation est scandaleuse quand on sait qu'il y a deux ans ce même collègue, dont une partie des heures d'enseignement au collège a été supprimée sans raison - avec pour conséquence des cours à 26 par classe en 6e et 29 en 3e - a été envoyé faire un complément de service en SEGPA sans que personne ne lui fasse remarquer si c'était bien là la place d'un agrégé !

4 octobre 2009
http://collegedevonnas-enlutte.blogspot.com/2009/10/pole-emploi-recrute-des-profs.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 9 Nov - 2:31



Des pans entiers de l'état civil vont passer aux mains du privé


Grâce à Internet, les recherches généalogiques connaissent un essor spectaculaire. De quoi aiguiser les appétits pour l'accès aux archives publiques.

«Freinés par un flou juridique, les sites Internet se sont jusqu'à présent contentés d'exploiter des fonds privés, observe Pascal Even, à la Direction des archives de France et membre d'un groupe de travail sur la réutilisation des données culturelles, constitué au ministère de la Culture. Mais depuis quelques mois, le lobbying est devenu intense pour obtenir de l'État l'autorisation d'incorporer les archives publiques à leurs bases de données. Après avoir été démarchés, de nombreux départements et communes - les détenteurs de l'état civil français - attendent notre feu vert pour se lancer». Or, ce feu vert pourrait précisément leur être officiellement accordé, suscitant des questions inédites : qui peut s'approprier la mémoire généalogique des Français ? À quel prix ?

On estime que le nombre de Français qui fréquentent les sites de généalogie a augmenté de 45 % l'an dernier. Une famille sur deux dispose de son arbre et un Français sur quatre s'intéresse à cette activité. Cet engouement stimule l'appétit des éditeurs en ligne qui, convaincus d'avoir trouvé là un marché prometteur, proposent aujourd'hui à leurs abonnés des outils très perfectionnés.

«Plus le site est riche en données, plus il est attractif : d'où l'importance des accords de licence passés avec les collections», souligne Toussaint Roze, PDG de Notrefamille.com. (...)
lefigaro.fr
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 9 Nov - 2:34



L’armée privatise ses satellites de communication

Sarkozy offre ainsi 2 milliards 600 millions appartenant aux Français à Thales ou EADS.

"La maîtrise de nos communications, c’était un principe gravé dans le marbre", s’étrangle un général trois étoiles.

Et l’affaire soulève un certain nombre de questions, même si la presse ne semble guère interrogative : Peut-on prendre une telle décision sans l’intervention du parlement ? Qui sera responsable, en cas de bug, lors d’opérations de guerre ? Comment le "secret-défense" peut-il être assuré... par un simple contrat commercial ?

www.lesmotsontunsens.com/etat-armee-vend-satellites-communication-syracuse-sarkozy-4986
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Sam 21 Nov - 22:59



L'Etat "détourne" les fonds de la Journée de solidarité, selon les maisons de retraite

L'association AD-PA accuse de nouveau l'Etat de détourner les crédits issus de la Journée de solidarité. 200 millions pour cette année, 300 millions pour les années à venir. Les vieux peuvent toujours courir... [...]

Le 17 novembre 2009 avait lieu le vote du budget de la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). L'Etat et le MEDEF ont voté en faveur d'un montage financier alambiqué, quand la quasi-totalité des associations de personnes âgées et handicapées, ainsi que les représentants des conseils généraux ont voté contre. La raison est simple : le gouvernement a décidé de taper dans la caisse. En juillet dernier, le directeur de l'AD-PA Pascal Champvert dénonçait déjà cette situation : depuis 2004, "plus d'1,2 milliard d'euros (soit 50.000 emplois) provenant du jour férié supprimé n'ont pas été dépensés comme prévu", dont "700 millions ont servi à diminuer l'engagement de l'Etat et de l'assurance maladie dans le secteur, au lieu d'améliorer les conditions de vie des personnes âgées". "C'est clairement du détournement" avait alors tonné Pascal Champvert (voir vidéo).

Solidarité... envers les caisses de l'Etat

Loin de s'améliorer, les choses continuent d'empirer, cette année. Les crédits que la CNSA affectait à la rénovation des maisons de retraite ont été réduits : de 310 millions par an, ils passeront à 120 millions en 2010. Car l'Etat a décidé de ne pas autoriser la Caisse à reporter les crédits non utilisés d'une année sur l'autre. Le différentiel sera donc affecté au renflouement de l'assurance maladie, autant que l'Etat n'aura pas à financer de sa poche. [...]

"Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air" [George Orwell]
www.lesmotsontunsens.com/journee-de-solidarite-detournement-maisons-de-retraite-6234
www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/18/l-etat-accuse-de-detourner-les-fonds-de-la-journee-de-solidarite_1268945_3234.html




Les facteurs désormais multitâches
seront chargés des personnes âgées, handicapées ou malades


La Poste a signé mardi une convention dans ce sens avec l'Association du service à domicile (ADMR).

Ainsi, après un test réussi en Lozère, les facteurs installeront, sur tout le territoire, des dizaines de milliers de boîtiers de téléassistance chez les personnes âgées, handicapées ou malades.

"Tout l’enjeu pour La Poste est de trouver de nouveaux relais de croissance pour nos facteurs. C’est évidemment d’apporter un service très importants aux personnes", a expliqué jeudi matin sur Europe 1 Marie Llobères, directrice générale des opérations courrier de La Poste. Et elle rappelle les valeurs de l’entreprise : "confiance, proximité et innovation".

Autre piste expérimentée en Charente, "Bonjour facteur", où ce dernier rend visite aux personnes isolées et fragilisées pour s'assurer de leur bien-être.

Et alors que, dans le nord Cotentin, 200.000 habitants testent dès jeudi le tout numérique, là aussi le facteur est mis à contribution: il installe, chez les personnes âgées ou invalides, les adaptateurs TNT. La Poste est candidate aux 24 appels d'offres régionaux pour y réaliser le même service.
www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Entreprises/Les-facteurs-desormais-multitaches/%28gid%29/255252
www.lepost.fr/article/2007/10/06/1032037_l-habit-fait-il-le-facteur.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 23 Déc - 3:03



Les préfets pistonnés arrivent

Dans les cinq prochaines années, la moitié des préfets de département vont partir à la retraite.

La voie royale de l'ENA s'efface donc peu à peu devant les exigences de la «diversité». Dans le corps des sous-préfets, vivier traditionnel de la fonction, les énarques ne représentent plus guère que 30 % des effectifs.

Le secrétariat général du ministère de l'Intérieur évoque, parmi les nouveaux profils, des magistrats, des directeurs de l'équipement, de la santé ou de l'agriculture, d'anciens militaires, policiers, enseignants, sapeurs-pompiers. Et même un guide de haute montagne. Le diplôme initial n'est plus la panacée.

Cette fois discret, Hortefeux [qui n'a pas été admis à l'ENA, de même que sarkozy] se contente de dire aujourd'hui que «les hauts fonctionnaires doivent ressembler à la société française».
http://fr.news.yahoo.com/80/20091222/tfr-les-prfets-prennent-un-coup-de-jeune-a7ee481.html

Déjà aux ordres du pouvoir, les préfets admis par favoritisme le seront encore plus. C'est la fin de l'égalité républicaine.
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 30 Déc - 10:04



Tribune
IUFM : pourquoi nous ne voulons toujours pas de la réforme

Il peut sembler surprenant que tous les enseignants rejettent une réforme des IUFM dont le ministre de l'Education affirme qu'elle vise à «améliorer la qualification des personnels en vue de renforcer la réussite des élèves…» Alors, en quoi consiste cette réforme, et pourquoi les enseignants et les étudiants des centres IUFM de Melun et de Torcy la refusent-ils massivement ?

Si la réforme est appliquée, les étudiants devront étudier cinq années après le bac et obtenir un diplôme de master pour pouvoir réussir un concours leur permettant de devenir enseignants. A la rentrée suivante, ils seront dans une classe, face à des élèves, sans avoir reçu de réelle formation professionnelle.

En effet, ces jeunes professeurs n'auront jamais appris à transmettre leur savoir. Le plus souvent, ils n'auront pas appris le contenu des programmes qu'ils auront à enseigner et ne sauront pas comment un élève apprend. Ils n'auront pas appris à s'adapter à la très grande diversité de leurs élèves (âge, niveau, milieu social et culturel, etc). De plus ils n'auront jamais appris à exercer leur autorité dans une classe et n'auront pas le sens du service public.

Et pourtant, s'ils enseignent par exemple à l'école maternelle ou élémentaire, ils devront enseigner dix matières différentes. Ils pourront avoir une classe de cours préparatoire et apprendre à lire, écrire, compter à de jeunes élèves. Ils pourront avoir à préparer des élèves de CM2 à entrer au collège ou bien devront donner envie d'apprendre aux enfants de la maternelle.

S'ils enseignent en collège ou en lycée, ils devront être capables, sans l'avoir appris, de s'imposer à des classes d'adolescents nombreux et parfois réticents.

Le risque de démissions précoces, faute de préparation suffisante

Sans l'avoir appris, ils devront aussi préparer leurs élèves à devenir des citoyens responsables. Très souvent, ils auront du mal à trouver les mots justes permettant de faire comprendre ce qu'ils ont appris à l'université. Devant ces difficultés, certains seront même tentés de démissionner précocement !

En bref ce que craignent les enseignants qui refusent cette réforme, c'est que l'amélioration prévue par le ministre ne soit qu'un effet d'annonce pour mieux faire mieux passer la poursuite des suppressions de postes d'enseignants (encore 16 000 en 2010) et qu'elle n'aboutisse, en réalité, qu'à une forte dégradation de la qualité de l'enseignement dispensé aux élèves.

En conséquence les enseignants de l'IUFM manifesteront leur opposition à cette réforme le mardi 15 décembre 2009 à l'appel de la quasi-totalité des syndicats d'enseignants.

(Ce texte a été rédigé par trois enseignants au nom de l'assemblée générale des formateurs d'Iufm de Seine-et-Marne)
www.rue89.com/2009/12/29/iufm-pourquoi-nous-ne-voulons-toujours-pas-de-la-reforme-des-enseignants-131601

Mobilisation du 15 décembre 2009 à Toulouse : une réussite !

Réforme Darcos : « Plus personne ne pilote rien »
www.libelyon.fr/info/2009/03/iufm-de-lyon-la.html

Darcos et les RASED : "je connais un peu le sujet" !!!
VIDEO
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 6 Jan - 10:55



Crèches "low cost" ou MAM : le Sénat débouté revient à la charge

La loi de Financement de la Sécurité sociale 2009 avait institué pour les regroupements d’assistantes maternelles, l’obligation de conventions tripartites entre les Regroupements AM, le Conseil général et la Caf. Or, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2010, la majorité sénatoriale ayant voté des amendements visant à supprimer ces garanties minimales a été déboutée lors du vote final du Parlement.

Qu’à cela ne tienne, les mêmes sénateurs ont déposé aussitôt une nouvelle proposition de loi réitérant leur volonté de développer des « crèches super light » que représentent en réalité les « Maisons d’assistantes maternelles », nouvelle appellation des regroupements. Cette proposition de loi sera soumise au vote parlementaire le 14 janvier prochain.
http://lerouetacoeurouvert.blogspot.com/2009_10_04_archive.html

"pas de bébés à la consigne !"
Pour les deux-trois ans, "68.000 places d'accueil ont disparu depuis neuf ans
du fait des suppression massives de postes d'enseignants"
http://ecolesdifferentes.free.fr/2ANSJARDINEVEIL.htm

Au moins 38.000 enfants handicapés en France
ne sont pas du tout scolarisés

Scolarisation des enfants autistes : la résistance des enseignants perdure
http://ecolesdifferentes.free.fr/art21abc.htm
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Sam 9 Jan - 15:34

Des nouvelles du service public de l'Education Nationale :

Nombre d’enfants scolarisés dans les écoles primaires :

Année scolaire 2002-2003 : 6 529 200 écoliers.
Année scolaire 2003-2004 : 6 552 000 écoliers.
Année scolaire 2004-2005 : 6 585 500 écoliers.
Année scolaire 2005-2006 : 6 624 600 écoliers.
Année scolaire 2006-2007 : 6 644 100 écoliers.
Année scolaire 2007-2008 : 6 645 116 écoliers.

http://media.education.gouv.fr/file/2008/67/1/chap3-2_33671.pdf

Conclusion : il y a de plus en plus d’enfants scolarisés dans les écoles primaires.

Nombre de postes au concours externe de professeur des écoles :

Session 2004 : recrutement de 12 012 professeurs des écoles.
Session 2005 : recrutement de 11 688 professeurs des écoles.
Session 2006 : recrutement de 10 320 professeurs des écoles.
Session 2007 : recrutement de 10 275 professeurs des écoles.
Session 2008 : recrutement de 9 359 professeurs des écoles.
Session 2009 : recrutement de 6 577 professeurs des écoles.

http://sgenmidipy.free.fr/IMG/doc/nb_places_CRPE_1996-2009.doc

Conclusion : il y a de moins en moins de recrutements de professeurs des écoles.

De 2004 à 2009, le nombre de postes au concours externe est passé de 12 012 à 6 577, soit presque 2 fois moins.

Suppressions de postes dans l’Education Nationale :

2008 : - 11 200 pour 2 600 élèves supplémentaires

2009 : - 13 500 pour 14 000 élèves supplémentaires attendus

2010 : - 16 000 pour 5 300 élèves supplémentaires attendus

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/Fsc-329Bdef2.pdf
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Sam 9 Jan - 15:35

Mort d'Hakim : Luc Chatel dénonce une terrible "banalisation de la violence".

"Ce qui s'est passé hier, ce n'est pas un affrontement entre bandes, une affaire de racket, c'est une affaire absolument terrible de banalisation d'une violence quotidienne, c'est un différend entre deux jeunes de 18 ans qui, il y a quelques années, aurait tourné en une petite bagarre à la récréation et là s'est terminé par un coup de couteau et un mort", a déclaré M. Chatel.

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-01-09/mort-d-hakim-luc-chatel-denonce-une-terrible-banalisation-de-la/920/0/411868

Rappel : depuis 2002, la droite a supprimé des dizaines de milliers de postes d'enseignants et de surveillants dans les collèges et les lycées.

Aujourd'hui, la droite récolte ce qu'elle a semé.

Et après ça, Luc Chatel vient se lamenter devant les caméras.

Luc Chatel est un tartuffe.
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Dim 10 Jan - 0:08

Cet article date de mars 2003 : il parle des surveillants de collèges et des surveillants de lycées.

" Le budget 2003 prévoit la suppression de 20 000 emplois d’aides éducateurs et 5 600 postes de surveillants, à la rentrée 2003.

Le dispositif des Maîtres d'Internat et Surveillants d'Externat MI-SE « ne répond plus complètement aux besoins qui s’expriment aujourd’hui, dans les établissements scolaires » selon une note ministérielle. Quant au dispositif des emplois-jeunes, créé en 1997, il arrive à son terme en 2003 : le gouvernement actuel ne se fait pas faute d’accabler le précédent pour son imprévoyance, rien n’ayant été prévu pour « sortir » du dispositif...

En contrepartie, le ministère a proposé dans un premier temps le recrutement de 11 000 assistants d’éducation permettant de couvrir les fonctions essentielles assurées par les MI-SE et les aides éducateurs (notamment la surveillance et la maintenance informatique).

Les manifestations et grèves qui ont marqué ces derniers mois ont fait passer le chiffre à 16 000. Ce qui ne fait toujours pas le compte : en terme de moyens pour l’école, cela fait 9 600 emplois de moins !

Ces mesures ont légitimement ému la communauté scolaire. Diminuer l’encadrement éducatif des élèves, alors que dans le même temps les sirènes de l’insécurité et de la violence scolaires ne cessent de hurler, cela relève de la provocation ou de l’inconscience. "

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article120

Je répète : cet article est de mars 2003.

Aujourd'hui, la droite est toujours au pouvoir.
Aujourd'hui, la droite récolte ce qu'elle a semé.
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 28 Jan - 21:40



Le 31 décembre,
200 tribunaux d'instance ont disparu.
Un vrai bouleversement pour la vie locale.
www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/12/08/01016-20091208ARTFIG00009-le-nouveau-visage-de-la-france-judiciaire-.php

500 avocats vont perdre leur tribunal
Ils se plaignent de contraintes nouvelles et redoutent de perdre une partie de leur clientèle.

Mais ce sont les «absorbés» qui souffrent évidemment le plus. Ils perdent la clientèle institutionnelle - banques, assurances, etc. - qui avait surtout besoin d'un avocat pour porter ses affaires devant le tribunal.
À Millau, deux cabinets, qui avaient déjà une antenne à Rodez, tiennent le coup, mais deux autres avocats ont déjà jeté l'éponge : l'un a pris sa retraite anticipée, l'autre s'apprête à devenir magistrat. Deux cas de figure qui devraient se multiplier d'ici janvier 2011, lorsque les 21 autres tribunaux de grande instance, regroupant 500 avocats, fermeront à leur tour leurs portes.

L'État a déjà prévu une aide forfaitaire de 10 000 euros par avocat touché. La commission d'aide à l'adaptation de l'exercice de la profession d'avocats aux conditions nouvelles résultant de la suppression de certains tribunaux de grande instance - une appellation à rallonge qui vise à délimiter soigneusement son périmètre d'intervention - étudie en outre les demandes d'aides, qui pourraient grimper jusqu'à 40 000 euros. Elle s'est réunie pour la première fois en octobre. «Nous avons validé le soutien à l'investissement immobilier pour ouvrir une antenne dans la ville d'accueil, ou encore l'achat d'une voiture adaptée à la route, explique Claude Duvernoy, avocat et membre de la commission. Mais malheureusement, la commission ne peut intervenir pour aider une retraite anticipée ou indemniser une perte de clientèle.»
www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/12/08/01016-20091208ARTFIG00022-cinq-cents-avocats-vont-perdre-leur-tribunal-.php
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 3 Fév - 2:58



Nouveau programme de SES en seconde : démission du sociologue François Dubet

Extrait de la lettre de démission de François Dubet de la commission des programmes de SES

"Mais il est vrai que si nous avons travaillé sérieusement et dans un climat apaisé, nous avons travaillé très vite, nous n’avons eu le temps de consulter personne et le Cabinet du ministère a sensiblement transformé notre projet. Peut-être aurait-il été raisonnable de travailler sur l’ensemble du programme des trois années de lycée pour que la cohérence du projet apparaisse plus clairement.

J’ai le sentiment que la perspective sociologique en ressort très appauvrie. Je ne peux évidemment pas cautionner ce rétrécissement, non par corporatisme disciplinaire, mais parce que je suis convaincu de ce que les sciences sociales participent à la formation d’un citoyen éclairé tout en préparant à des études supérieures et à des activités professionnelles. Je regrette que le projet de mêler les approches économiques et sociologiques sur les mêmes objets ait été très affaibli. "
http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2010/02/02/nouveau-programme-de-ses-en-seconde-demission-du-sociologue-francois-dubet/



Les fonctionnaires priés de ne pas participer aux réunions politiques !

Dans une note du 21 janvier 2010 l'Inspecteur d'Académie de l'Essonne écrit :
«Jusqu’au 1er mars, il est demandé d’éviter de participer aux manifestations publiques susceptibles de présenter un caractère pré-électoral, en raison des discussions ou des invités.
A compter du 1er mars jusqu’au 21 mars, il faudra s’abstenir de prendre part à toute cérémonie publique.
http://education.blog.lemonde.fr/2010/01/29/devoir-de-reserve-le-soutien-de-xavier-darcos-aux-fonctionnaires-rebelles/

Les droits et obligations des fonctionnaires d’État sont gérés par la Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 dans laquelle la notion de «devoir de réserve» n’existe pas.
http://64.snuipp.fr/spip.php?article1100
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 3 Fév - 3:26



Woerth prévoit mutations forcées ou licenciements pour les fonctionnaires

Des agents de l'Etat qui prennent la porte après une « réorganisation » ou une « évolution de l'activité du service », ce devrait bientôt être possible. C'est en tout cas ce que prévoit le décret présenté lundi 1er février aux syndicats et défendu par le ministre du Budget Eric Woerth, qui a déjà levé une vague de protestations.

Dans leur statut actuel, les fonctionnaires ne risquent le licenciement qu'en cas de faute ou d'insuffisance. Les textes d'application de la loi d'août 2009 sur la mobilité dans la fonction publique prévoient d'introduire une nouvelle procédure.

Dans un premier temps, le fonctionnaire sera simplement déclaré en « réorientation », et conservera son emploi. Mais s'il refuse trois réaffectations, il sera alors placé en « disponibilité d'office ». Le chômage partiel, en pire, sans compensation financière. Si l'employé refuse trois nouvelles offres, il sera licencié et touchera une indemnité.

En soi, ce statut de disponibilité n'est pas nouveau. Mais jusqu'alors, il était adopté à la demande de l'intéressé, ou imposé en cas de maladie. Et dans ce nouveau dispositif, sa durée n'est pas clairement définie.

Des zones d'ombres qui inquiètent les syndicats

Le projet de décret sera soumis au conseil supérieur de la fonction publique le 11 février. Les syndicats s'y opposent tous. [...]

Les syndicats, de leur côté, s'inquiètent des imprécisions du projet.

« Que signifie “l'évolution d'un service” ? C'est vague, on peut y mettre tout ce qu'on veut », s'interroge ainsi Brigitte Jumel, secrétaire général des fonctionnaires CFDT. Comme ses collègues des autres centrales, elle voit dans la nouvelle procédure un refus du dialogue :

« Jusque-là, les changements d'affectation imposés par l'administration étaient négociés. Ce nouveau “projet d'orientation personnalisé”, c'est une belle déclaration d'intention…

Sauf que les trois offres, il faut déjà les trouver. Aux dernières nouvelles, la fonction publique ne crée pas d'emplois, elle en supprime. Alors dire qu'on va adapter des propositions aux demandes des fonctionnaires, ça me paraît vraiment optimiste. »

De même, la ville d'affectation n'est pas garantie par le texte de loi. Une fois placé en disponibilité, « si vous refusez un transfert à Marseille alors que votre conjoint travaille à Lille », rien ne pourra empêcher un licenciement, selon l'Union des fonctionnaires CGT.

La fonction publique se dit menacée

Son secrétaire national Vincent Blouet considère que le sort des fonctionnaires sera désormais pire que dans le privé, la disponibilité forcée n'étant pas compensée financièrement, et sa durée n'étant pas définie précisément :

« La procédure ne respecte même pas le minimum [de dialogue et d'indemnisations] prévu par le code du travail en cas de restructuration dans le privé. »

Quant au timing de ce projet, il ne laisse pas le moindre doute au secrétaire général des fonctionnaires CGT, Jean Marc Canon :

« Ce texte débarque alors que des restructurations massives sont prévues. Ce n'est pas innocent, un gouvernement qui veut effectuer des coupes à la hache dans les effectifs de la fonction publique ne peut pas essayer de nous faire croire que cette réforme est bonne pour les fonctionnaires. Il ne s'agit pas de mobilité, mais d'un nouvel outil pour supprimer des emplois. »

Nicolas Gauduin
www.rue89.com/2010/02/02/virer-un-fonctionnaire-refusant-detre-mute-normal-136622
www.lesechos.fr/medias/2010/0201//300406958.pdf



La France «est le seul pays d'Europe où le ministre du Budget est en même temps officiellement collecteur de fonds pour le parti qui détient la majorité»
www.lesechos.fr/info/france/020295493530-double-casquette-bartolone-et-woerth-croisent-le-fer.htm
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 3 Fév - 13:04



Fermeture de centres d'IVG

Le Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) installé à l’hôpital d’Orléans dans le centre-ville pourrait fermer ses portes le 5 février 2010.

Plusieurs centres d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) ferment en Ile-de-France : Jean Rostand à Ivry-sur-Seine, Tenon dans le 20e arrondissement de Paris et Broussais dans le 14e. Ces fermetures interviennent "dans le cadre de restructurations hospitalières de l'Assistance-publique-Hôpitaux de Paris" (AP-HP).

Après le communiqué lancé par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France prévoyait d'aller ce matin dans un centre du Planning familial "pour dénoncer les difficultés d'accès à l'IVG". Bien qu'il s'agisse de "'transferts' d'activité vers les groupes hospitaliers", et non de "fermetures" selon l'AP-HP, la méfiance demeure au sein des "mouvements de défense des droits des femmes".

Certains s'inquiètent d'un éventuel "désengagement des hôpitaux publics, une évolution déjà perceptible dans le privé, l'avortement 'n'étant pas un acte rentable pour les cliniques'" selon Maya Surduts de la coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception. L'AP-HP dément et affirme que rien ne permet de dire que l'avortement recule dans les hôpitaux.

www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Sante/Les-fermetures-de-centres-d-IVG-inquietent/(gid)/263118
www.larep.com/temps_forts-15042.html
http://kamizole.blog.lemonde.fr/2009/01/30/le-planning-familial-dans-le-sarkollimateur/


Le Planning familial réclame la publication rapide d'un rapport
www.romandie.com/infos/news2/100125175442.hz73felc.asp

Pilule : Ségolène Royal accuse le gouvernement de sabotage

Ségolène Royal a demandé que soit annulés "les ordres d'interdiction du Ministère de l'Éducation Nationale des chèques de contraception" distribués dans les établissements scolaires.
"Ce n'est pas parce que cette solution est proposée par une élue de gauche [...] qu'il faut que le gouvernement UMP la sabote."
Ségolène Royal avait eu l'idée de faire distribuer -par le biais d'infirmières scolaires- des "chèques de contraception" gratuits proposant quatre tickets : un pour une consultation médicale gratuite, un pour accéder à l'achat de contraceptifs, un pour faire des analyses médicales et un dernier pour faire une visite de contrôle. Mais le ministère de l'Éducation n'avait pas donné son accord.
http://fr.news.yahoo.com/77/20100202/tfr-pilule-sgolne-royal-accuse-le-gouver-37c756d.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 9 Juin - 2:00

Les bébés à la consigne !


Crèches : le décret contesté est paru au Journal officiel

Le décret gouvernemental assouplissant les conditions d'accueil en crèche, contesté par un collectif d'associations et de syndicats, est paru mardi au Journal officiel, malgré plusieurs journées de forte mobilisation des personnels de la petite enfance ces derniers mois.

Les deux articles les plus contestés (9 et 19) sont parus sans avoir été modifiés. Le premier prévoit de limiter les 10% d'accueil en surnombre autorisé depuis 2007 "certains jours de la semaine", aux seuls "établissements ou services d'une capacité égale ou inférieure à vingt places". Il l'augmente à 15% pour les crèches comportant jusqu'à 40 places et à 20% pour celles supérieures ou égales à 40 places, sans pour autant augmenter le nombre d'adultes présents.

L'article 19 permet de baisser de 10 points (passant de 50% à 40% au moins de l'effectif total d'encadrement) le nombre de "puéricultrices diplômées d'Etat, des éducateurs de jeunes enfants diplômés d'Etat, des auxiliaires de puériculture diplômés, des infirmiers diplômés d'Etat ou des psychomotriciens diplômés d'Etat", présents dans les établissements.

Le collectif, intitulé "Pas de bébés à la consigne", réclamait depuis le mois de mars l'abandon de ce projet de décret et qu'il ne soit pas publié. Le collectif estime que ce décret va dégrader les conditions d'accueil et d'encadrement des enfants, dans une logique "purement comptable", et "d'optimisation des taux d'occupation".

Après deux journées de grève et de manifestations très fortement suivies les 11 mars et 8 avril -avec des centaines de crèches fermées dans toute la France et des milliers de manifestants, notamment à Paris- le mouvement des personnels de la petite enfance avait montré des signes d'essoufflement le 6 mai. La journée suivante, le 29 mai, avait été un échec.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100608/tfr-social-creches-decret-56633fe.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 9 Juin - 2:08



Le statut des fonctionnaires et les principes du bien commun

Le gouvernement poursuit son combat contre la fonction publique, ses principes et ses missions.

[...] Au-delà des services publics eux-mêmes, c'est bien le statut de fonctionnaire, le sens et la légitimité républicaine qui sont régulièrement mis en cause : projet de décret permettant le licenciement de fonctionnaires ; amendement visant à assermenter les agents de Pôle emploi afin qu'il puissent dresser eux-mêmes des procès verbaux dans les cas de fraudes et devenir ainsi des auxiliaires des forces de l'ordre ; suppression pure et simple de cent mille emplois depuis 2007 ; reprise en main sous l'autorité des préfets et dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) de nombreuses directions départementales et régionales… Anicet Le Pors déclarait le 17 décembre dernier lors du lancement des états généraux du service public dans la salle de la Mutualité, que le projet de Nicolas Sarkozy c'est de "banaliser la France", sans nul doute que la "banalisation" de la fonction publique en est le principal allié.

Il est alors utile de se rappeler les trois principes qui fondent le statut des fonctionnaires et que ne régissent aucun autre contrat de travail d'ordre privé : le principe d'égalité dans le recrutement, dont découle le recrutement sous forme de concours, le principe d'indépendance et le principe de responsabilité.

Le principe d'indépendance est particulièrement important. Il doit garantir la neutralité des fonctionnaires et l'absence de pressions du pouvoir politique. Or ce principe dérange la droite. Au nom d'une prétendue efficacité, elle tente d'accroître le contrôle politique des agents publics. Et, cela, de deux manières principalement : en contournant le statut de fonctionnaire par l'augmentation des recrutements de personnels contractuels, et en transformant le statut pour imposer une prise plus directe du pouvoir politique sur les fonctionnaires par le biais de leur carrière ou de réorganisations décidées à la hussarde en concertation avec les cabinets de conseil privés qui orchestrent la RGPP. Et pour les récalcitrants, ce sont les intimidations ou la radiation.

TRANSFORMATION DES BASES DE NOTRE RÉPUBLIQUE

Contourner le statut de fonctionnaire est finalement relativement aisé. En décidant de supprimer un emploi de fonctionnaire sur deux parmi les départs en retraite, le gouvernement a fragilisé les services publics, qui n'ont plus les moyens de remplir correctement leurs missions. La crise qui traverse le monde de l'éducation et le personnel hospitalier est de ce point de vue éloquent.

Mais ces suppressions s'accompagnent souvent d'une augmentation du nombre de personnels contractuels, car les suppressions sèches ne seraient pas tenables. Cette politique ne se limite donc pas à des baisses d'effectifs, c'est aussi une transformation des statuts qui est à l'œuvre. Un des aspects les plus contestés de la loi "libertés et responsabilités des universités" (LRU) était d'ailleurs la possibilité, nouvelle, de recruter des enseignants-chercheurs sur statut de contractuel. Et de déroger ainsi au principe d'égalité devant le recrutement.

Les transformations du statut, elles, sont multiformes. Alors que le principe d'indépendance repose en grande partie sur le fait que les fonctionnaires ont une carrière où l'avancement acquis ne peut être remis en cause par leur hiérarchie (sauf faute grave), le gouvernement fait reposer de plus en plus les revenus des fonctionnaires sur des primes. Là encore, la politique de Valérie Pécresse est très claire : lorsqu'elle promet des améliorations de carrière, elle propose en réalité des primes, comme la prime d'excellence scientifique (PES). Cette politique des primes est dangereuse : adossée sur des mécanismes d'évaluation où domine la mise en place d'indicateurs chiffrés très contestés, elle peut conduire à une inégalité de traitement des citoyens, et à un investissement des agents sur des tâches qui ne sont pas toujours les plus pertinentes. C'est ainsi que les policiers protestent de plus en plus ouvertement contre cette politique du chiffre qui les conduit à délaisser souvent ce qui donne sens à leur métier – l'investigation – le suivi des enquêtes et la prévention pour privilégier les actes "scorisables". Le gendarme Matelly est d'ailleurs le coauteur d'un livre intitulé Police, des chiffres et des doutes (Michalon, 2004) dans lequel il dénonce ce type de politique.

Le dernier exemple en date de modification de statut est évidemment celui permettant de mener à des licenciements de fonctionnaires. Ici, l'objectif est double : tenter de tailler dans les effectifs mais aussi, et peut-être surtout, d'instaurer un climat de crainte qui augmentera la dépendance des fonctionnaires. Ce que nous voyons avec le gendarme Matelly, qui est aujourd'hui l'exception, peut devenir demain la règle. En bafouant les fondements de leur carrière, le gouvernement s'attaque délibérément aux principes fondateurs permettant la neutralité de la fonction publique, pour mettre les fonctionnaires à sa botte, au détriment de l'intérêt des citoyens. Ce n'est pas à une régression sectorielle que nous sommes confrontés, c'est à la transformation des bases de notre République.

Razzy Hammadi, secrétaire national du Parti socialiste et Bertrand Monthubert, secrétaire national du Parti socialiste
www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/07/le-statut-des-fonctionnaires-et-les-principes-du-bien-commun-par-razzy-hammadi-et-bertrand-monthubert_1368689_3232.html
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MessageSujet: Sens des priorités   Mer 9 Juin - 10:29



Les écoles rurales dans le viseur de Luc Chatel

Pour réduire le nombre de postes d'enseignants, le ministère de l'Education souhaite multiplier les fermetures de classes dans les écoles à faible effectif.
www.liberation.fr/societe/0101640254-les-ecoles-rurales-dans-le-viseur-de-luc-chatel

Fiche sur l'augmentation de la taille des classes du 1er degré
http://q.liberation.fr/pdf/20100602/25992_.pdf

Le ministre de l'Education explique aux recteurs comment supprimer des postes
www.liberation.fr/societe/0101638703-le-ministre-de-l-education-explique-aux-recteurs-comment-supprimer-des-postes

25 députés UMP indignés
25 députés, tous de la majorité présidentielle, ont adressé une lettre ouverte au directeur de la rédaction de L’Express, Christophe Barbier
«Nous, parlementaires français, souhaitons vous faire part de notre indignation»
Pas touche à Johnny Hallyday... ni à son dossier médical.
www.liberation.fr/medias/0101640218-25-deputes-ump-volent-au-secours-de-johnny-hallyday
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MessageSujet: OMC, AGCS, RGPP   Ven 11 Juin - 17:16



Objectifs du ministère de l'Éducation nationale
pour le primaire et le secondaire
:

- suppression progressive des maîtres spécialisés E sous couvert de sédentarisation.
- suppression des RASED.
- disparition des psychologues scolaires.
- abandon de la scolarisation des «2 ans».
- généralisation du recours à des personnels non titulaires pour assurer les remplacements.
- augmentation du nombre d'intervenants extérieurs à l'Éducation nationale dans le second degré (à la place de profs), mais suppression dans le premier degré (langue vivante).
- augmentation du nombre moyen d'élèves par classe dans les premier et second degrés.
- suppression des établissements de petite taille (écoles -EPLE) avec regroupements sous prétexte de rationaliser les moyens.
- transformation de postes en HSA et d'HSA en HSE.
- suppression des heures d'IDD.
- «rationalisation» de l'offre de formation pour les élèves du second degré.
- mutualisation des secrétariats et des conseillers.
- réduction des postes administratifs…
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lire-article-252147-1796212-les_inspecteurs_et_les_personnels_de_direction_ne_.html

Les inspecteurs de l'Éducation Nationale entrent en résistance
http://resistancepedagogique.org/site/blog.php?lng=fr&sel=pg&pg=262

Privatisation de la formation des maîtres

Réforme de la formation des maîtres : laborieuse, dangereuse et … juteuse
La réforme irresponsable de la formation des maîtres, menée à marche forcée par le gouvernement, aboutit aujourd’hui à sa privatisation.

Etre enseignant est un métier qui s’apprend. Si l’Etat n’assure pas cet apprentissage, alors d’autres s’en chargeront. D’autres, ce sont les entreprises de formation privées, qui ont bien compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de l’angoisse suscitée par la disparition de la formation professionnelle.

Les lauréats du concours de Professeur des Ecoles de juin 2010 se retrouveront dès septembre face à une classe sans avoir reçu de formation pratique. Conséquence logique : des entreprises privées se pressent pour fournir aux professeurs débutants des stages de «prise en main et de gestion de la première classe». (...)
http://bertrand.monthubert.net/?p=460

Du processus de Bologne à la loi LRU

Conférence de Geneviève AZAM, enseignante-chercheure en Sciences économiques. Université de Toulouse Le Mirail (Toulouse 2), le 23 mars 2009. Conférence filmée, durée : 63 minutes.

Pour en savoir plus sur le "processus de Bologne" : la marchandisation de l'enseignement supérieur à l'échelle européenne et mondiale au travers de ses principaux acteurs (ERT, OCDE...) et les principales conventions (Magna Charta, accords OMC et AGCS, convention de Bologne, stratégie de Lisbonne...) qui forment le cadre de la loi LRU.
www.auboutduweb.com/poolp/index.php?post/2009/03/26/Du-processus-de-Bologne-a-la-LRU-Conference-de-Genevieve-AZAM-video
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