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 SERVICE [encore] PUBLIC

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Orwelle



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MessageSujet: OMC, FMI, AGCS, Bilderberg, Bolkestein, OCDE, RGPP, sarkozy, UMP...   Ven 11 Juin - 17:47



Réforme des politiques publiques
RGPP : les marchands contre la République


RGPP. Un sigle, 4 capitales pour 374 décisions et une vaste réforme de l'État qui ressemble fort à une peine à perpétuité pour les Français. La Révision générale des politiques publiques (RGPP) vise à réduire le périmètre de l’État et à opérer une réduction des dépenses d’au minimum 10 milliards d’euros en trois ans. Éducation, famille, assurance-maladie, ville, logement, politiques de solidarité, justice, aucun secteur n’est épargné. Ces mesures ont été retenues au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy par un «conseil de modernisation» à l’existence et au fonctionnement opaques pour le grand public, puis adoptées en juin 2008. Leur mise en œuvre a débuté en 2009 et doit se poursuivre jusqu’en 2012. La mesure phare de ce chantier a pour objectif le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Elle concerne la Fonction publique d’État et les agents territoriaux. C’est la partie émergée de l’iceberg.

Depuis deux ans, et outre le fait qu’ils soient fonctionnaires, le point commun entre les postiers, le personnel hospitalier, les enseignants, les travailleurs sociaux et bien d’autres est qu’ils sont concernés au premier chef par la mise en œuvre de la Révision générale des politiques publiques, la RGPP, méconnue du grand public. Comment assurer la qualité, la fiabilité, la renommée, l’intérêt des services d'État, comment galvaniser les fonctionnaires déjà pour l’immense majorité en souffrance (à la poste, dans les salles de classe, dans les hôpitaux, dans la police nationale…), comment rénover leur statut et leur redonner foi en l’État et en l’Avenir ?
La RGPP prend prétexte de la volonté louable d’optimiser le système public, pour mieux le brader aux capitaux privés et aux grandes entreprises, leur réservant le soin d’apporter les moyens que l’État ne peut (et ne veut) plus assurer à̀ la collectivité.

Quel était l’intérêt du système public ? Garantir la prise en compte des principes fondamentaux de notre société et de notre démocratie pour un certain nombre de services stratégiques pour la France. [...]



Au fond si l’on privatise la majeure partie des services publics, à quoi sert d’avoir un État ? Et à quoi sert d’avoir des gouvernants ?

Décidée pourtant en 2007 par Nicolas Sarkozy, cette réforme du modèle social, qui se met réellement en place depuis 2009, se traduit par une tentaculaire entreprise de réorganisation des administrations de l’État, des collectivités publiques et des services publics. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’on retrouve au cœur même de l’ambition de tout déréguler la transposition d’une directive de libéralisation des services publics et sociaux qui a fait couler beaucoup d’encre en 2005, lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen (l’actuel traité de Lisbonne).
Ah, Bolkenstein, que de crime l’on commet en ton nom ! [...]

Ce qui est ennuyeux, et particulièrement préoccupant -pour ne pas dire carrément angoissant-, c’est que cette entreprise de destruction et de libéralisation dans le sens le plus menaçant du terme, appartient à un plan d’ampleur au niveau européen [...]

la réduction des services de l’État et la directive européenne de libéralisation des services vont de pair. Traités européens et «stratégie de Lisbonne» ont pour mot d’ordre d’ouvrir à lla concurrence l’intégralité des services publics, sociaux et locaux. Cette volonté libérale (en fait, mercantile, n’oublions pas d’où vient l’idée : des lobbyists bruxellois à la solde des intérêts économiques d’entreprises ou d’États qui ne sont, bien souvent, même pas européens) de marchandiser l’État dans sa fonction sociale prend prétexte sur le choix politique européen proclamé de faire de l’Union européenne «l’économie fondée sur la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde». Comprenez, oubliez les acquis sociaux, et ouvrez grand les yeux, les États-Unis et leurs problèmes sociaux et sociétaux majeurs seront un modèle de prise en charge éthique des peuples à côté de nous quand nous aurons fini de nous occuper des Européens (voyez ce qui est en train de se passer dans le «bac à sable de l’Europe» que constitue actuellement la Grèce.

Dans la nouvelle phase de mise en œuvre de la RGPP, détaillée dans une communication d’Éric Woerth, ministre du Budget et rapporteur de la RGPP (et accessoirement ancien dirigeant du cabinet de consulting Arthur Andersen, tout comme la ministre de l’économie, Christine Lagarde), figurent ainsi en bonne place les mesures «imposées» par la transposition de la directive sur la libéralisation des services. Le lien entre la RGPP et la transposition de la directive apparaîtra aussi dans un débat parlementaire prévu le 21 janvier à l’Assemblée nationale.

Sauf que nombre de ces mesures ne sont pas imposables (ce qu’on oublie de nous dire) puisque relevant du principe de subsidiarité.

Lors de la présentation d’une proposition de loi sur la protection des missions d’intérêt général «imparties aux services sociaux et à la transposition de la directive services», on découvrira que les menaces contre les droits sociaux et les services publics, y compris les services sociaux locaux, s’inscrivent également dans la vaste réforme des politiques publiques.

Pour conclure : bienvenue en enfer. Ou si l’on est optimiste : trouvons nous un autre De Gaulle pour remettre l’intérêt des peuples au centre des préoccupations des dirigeants devant les impératifs de rentabilité. Nous n’avons pas besoin d’une politique showbiz qui humilie et spolie les peuples, nous avons besoin d’une politique virile qui trouve des solutions et bâtisse l’avenir.
http://sjbm.wordpress.com/2010/02/27/hopital-public-ca-va-mal-et-ca-ne-va-pas-sameliorer/

Destruction de l’État : 2ème phase imminente !

Dans une indifférence médiatique presque totale, Nicolas Sarkozy et le gouvernement s’apprêtent à lancer la deuxième phase de la "réforme de l’État", baptisée "RGPP 2", pour "révision générale des politiques publiques 2".

Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire, ou qui ne s’y retrouveraient pas dans ce jargon administratif, la "RGPP 1" avait été inaugurée en juillet 2007, déclinant largement les orientations libérales de l’Europe de Bruxelles.
Elle s’est traduite, à travers plus de 370 mesures, par la suppression d’administrations d’État et de services publics dans tous les domaines de la vie publique

La RGPP ne fut donc rien d’autre qu’une destruction organisée de l’appareil d’État et des services publics, dans l’unique objectif d’affaiblir l’État nation, seul à même de résister à l’offensive libérale mondialiste.

L’égalité entre les citoyens et la probité sont les autres grandes victimes de cette destruction de l’État nation. Il est évident en effet que seul l’État est en mesure de jouer le rôle de redistributeur efficace entre les territoires pauvres et les territoires riches. Quand il s’efface, les inégalités progressent. Quand il s’efface, il est par ailleurs souvent remplacé par les intérêts privés ou ceux des élus locaux, d’abord soucieux de maximiser les profits pour les premiers et de mener une politique clientéliste, pour les seconds.

Que nous réserve donc la "RGPP 2" ? Sans aucun doute l’accentuation de cette politique, engagée il y a une vingtaine d’années, inscrite dans les Traités européens, poursuivie par l’ensemble des gouvernements du système gauche/droite, et accélérée depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

Des rumeurs insistantes évoquent une RGPP 2 dans la Défense, elle qui fut très largement secouée par la première phase, après avoir déjà subi 15 000 pertes d’emplois sous Lionel Jospin de 1997 à 2002.

Ce mouvement va à l’encontre des enseignements de la crise que nous traversons et que nos gouvernants ne traitent pas à la racine. Cette crise du libéralisme mondialisé nous démontre que les appareils d’Etat, les protections qu’il peut seul assurer, et la solidité des services publics sont les garants essentiels de notre prospérité. Ils sont des remparts à la toute-puissance des marchés et des spéculateurs. Ils sont la condition de la justice et du développement réel du pays.
www.agoravox.fr/actualites/politique/article/destruction-de-l-etat-2eme-phase-62229
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 1 Juil - 17:19



Gel du salaire des fonctionnaires

Après une dernière augmentation de 0,5% intervenue le 30 juin 2010, le gouvernement a décidé de «geler» en 2011 le point d’indice, qui sert de base de calcul pour les salaires des 5 millions 200 000 fonctionnaires.

On entre là dans une "glaciation" qui pourrait durer plusieurs années, en tout cas se prolonger en 2012 et 2013.

Ce point d’indice est le socle pour calculer le salaire des fonctionnaires. Il conditionne 80% de la rémunération, et il y a les 20% restant : des primes. Mais avec la réforme des retraites les fonctionnaires vont cotiser plus.

Le gouvernement s’abrite derrière les contraintes de la crise des finances publiques pour faire passer une réforme qu’il défend depuis 2007 : privilégier les hausses individuelles de salaires sur les augmentations générales, pour développer la rémunération au mérite dans la fonction publique, pour individualiser davantage les carrières.

Il ne s’agit donc pas seulement d’une mesure budgétaire mais bien d’une rupture idéologique pour importer dans la fonction publique des modes de «management» inspirés du secteur privé.

Exemple : les primes distribuées aux préfets les plus méritants

Depuis la fin de l'année dernière, et dans la plus grande discrétion, ces hauts représentants de l'Etat en poste dans une région ou un département se voient verser des «superprimes» en fonction de leurs résultats. Le gouvernement a décidé que les sous-préfets et préfets pourront toucher chaque année jusqu'à 41 000 € et 66 000 € de bonus en fonction de leurs résultats.


Le système des primes allouées aux préfets sera étendu

Depuis 2009, des bonus de 14.000 à 66.000 euros "semblables à ceux des entreprises privées" sont accordés "dans le plus grand secret" aux représentants de l'Etat dans les départements, affirme Le Parisien-Aujourd'hui en France dans son édition de lundi. Le ministère de l'Intérieur rappelle qu'il s'agit de la mise en oeuvre de la politique du "mérite" voulue par Nicolas Sarkozy, non seulement dans la police ou le corps préfectoral mais dans toute la fonction publique.

"Triste vision"

Ces primes viennent s'ajouter au salaire, qui est d'environ 8.000 euros pour un préfet et de 3.600 à 7.000 euros pour un sous-préfet. Olivier Boisteaux, responsable du Syndicat indépendant des commissaires de police, déplore la mise en oeuvre d'un "système des bonus bancaires appliqué à la fonction publique". Il s'agit à ses yeux d'un "dispositif inégalitaire" qui "pourrait pousser les fonctionnaires à falsifier les statistiques", notamment en matière de délinquance, pour toucher leur prime. Olivier Boisteaux estime dans Le Parisien qu'il s'agit d'un moyen pour "maintenir la pression sur la haute fonction publique et tenir les troupes" policières. "Peu importe la manière, seul le résultat compte. C'est une triste vision de notre travail", dit-il.


http://eco.rue89.com/2010/06/30/gel-du-traitement-des-fonctionnaires-en-2011-157028
www.rue89.com/2010/06/28/des-primes-distribuees-aux-prefets-les-plus-meritants-156672
www.lesechos.fr/info/france/reuters_00263558-france-le-systeme-des-primes-allouees-aux-prefets-sera-etendu.htm


Voilà donc instaurée la rémunération à "la tête du client" !
Injustice, infantilisation... Sarkozy n'est qu'un bateleur méprisant à l'âme de comptable. Mais un comptable qui ne compte plus quand il s'agit de sa petite personne.

Un nouvel Airbus à 180 millions d'euros
pour celui qui s'adresse à ses ministres "comme un proviseur menaçant ses élèves avec une canne" (The Guardian)
www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/30/les-annonces-de-sarkozy-sur-le-train-de-vie-de-l-etat-ne-convainquent-pas-davantage-outre-manche_1380852_823448.html

http://sarkofrance.blogspot.com/2010/03/fonction-publique-la-logique-comptable.html
http://miltondassier.over-blog.com/article-29174572-6.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 6 Juil - 2:13

Union des Marchands au Pouvoir et Menteurs Patentés


Préfets
Des méthodes du privé pour mieux recruter et former


Hortefeux a dévoilé sa réforme du corps préfectoral lors de la dernière assemblée de l'Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur.

Le préfet nouveau fera des stages en entreprise, devra parfaire sa connaissance des mécanismes économiques.

Le recrutement des femmes va s'accentuer, sans que le ministère s'engage sur la parité à ce niveau de responsabilité.

La Place Beauvau vient d'attribuer un marché de 2 millions d'euros à cinq cabinets de conseil en management. Objectif : ouvrir les postes de sous-préfets à des profils plus divers. Ces experts aideront le ministère dans la gestion des carrières, en évaluant chaque profil.

Un cycle de conférences de haut niveau : la place des religions dans la société française, le renouveau des mouvements contestataires, le rôle imparti à l'État dans une économie mondialisée, le phénomène des black blocs (groupes violents d'ultragauche), le salafisme (tendance rigoriste de l'islam)...
www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/31/01016-20101231ARTFIG00003-des-methodes-du-prive-pour-mieux-recruter-et-former-.php


Les résultats de l'accompagnement par les services privés et par l'ANPE comparés
www.urpix.fr/files/bv43ia665k2rgk2kqkme.jpg cyclops

Les préfets pistonnés arrivent
Le secrétariat général du ministère de l'Intérieur évoque, parmi les nouveaux profils, des magistrats, des directeurs de l'équipement, de la santé ou de l'agriculture, d'anciens militaires, policiers, enseignants, sapeurs-pompiers. Et même un guide de haute montagne. Le diplôme initial n'est plus la panacée.
22 12 2009
http://fr.news.yahoo.com/80/20091222/tfr-les-prfets-prennent-un-coup-de-jeune-a7ee481.html


Pôle Emploi emprunte du personnel aux agences d'intérim
28 07 2009
www.lesechos.fr/info/france/4847851-pole-emploi-va-confier-320-000-chomeurs-aux-cabinets-prives.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 2 Aoû - 23:58


Le réseau des services publics

Les écoles : en 2008, on comptait 54 900 écoles maternelles et élémentaires (départements d’outre mer compris), contre un peu plus de 64 000 en 1990. Le nombre de collèges et lycées (11 413 en 2008) a peu varié depuis dix ans.

Les hôpitaux : il reste entre 550 et 560 maternités, publiques et privées, en activité début 2010, contre 682 en 2001. La publication du décret prévoyant la fermeture en 2012 des blocs opératoires réalisant moins de 1 050 interventions par an a été reportée.

Les impôts : «Il n’y a pas eu de suppression de centre des impôts, on est toujours autour de 700, mais certaines missions ont été regroupées au niveau départemental. En revanche, les trésoreries sont passées de 4 000 en 1998 à un peu plus de 3 000 aujourd’hui», indique le Snui, principal syndicat des impôts.

Les casernes : en 2008, Matignon a annoncé la fermeture de 83 sites militaires à partir de 2009, plus 33 déménagements. En compensation, l’État a promis 320 millions d’euros pour revitaliser les territoires.

Les tribunaux : la réforme de la carte judiciaire prévoit de supprimer 350 points d’accès au droit d’ici à 2011 (178 tribunaux d’instance, 23 tribunaux de grande instance, 55 tribunaux de commerce et 62 conseils des prud’hommes).

Les prisons : le «plan de modernisation» du parc pénitentiaire prévoit la fermeture de 9 000 places vétustes d’ici à 2017 et l’ouverture de 14 000 places pour lutter contre la surpopulation. Dans ce cadre, 45 prisons vont fermer d’ici à 2017 et 22 nouveaux établissements devraient ouvrir.

Les gares : le réseau SNCF compte 3 000 gares aujourd’hui contre 3 100 en 1999. Une centaine ont fermé, de nouvelles gares TGV ont été construites.

Les bureaux de poste : la loi votée en janvier 2010 a gravé dans le marbre le nombre de points de contacts actuels (17 000), mais sans dire si ce sont de vrais bureaux ou des guichets en mairie, voire des relais chez les commerçants. Entre 2004 et 2009, plus de 3 000 bureaux ont ainsi été transformés en points de contact.

02 08 2010
www.la-croix.com/Le-reseau-des-services-publics/article/2434252/55350
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 17 Sep - 12:08


Les mille démantèlements de l'État

Le mardi 7 septembre, à l'heure où des millions de manifestants battaient le pavé un peu partout en France, M. Éric Woerth, ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, martelait à la tribune de l'Assemblée nationale : « Notre réforme apporte des solutions raisonnables, efficaces et justes pour sauver le système de retraite par répartition de notre pays. » La réforme ou le chaos, en somme.

Pour les retraites comme pour un nombre croissant des missions des États-providence, cet impératif « réformateur » est devenu le point de ralliement d'élites politiques (de droite comme de gauche), de hauts fonctionnaires nationaux et internationaux, mais aussi des intellectuels les plus en vue, de journalistes, voire de certains syndicalistes.

Que recouvre cette « réforme de l'État » ? Comment a-t-elle été mise en oeuvre depuis vingt ans ? Quelles conséquences pour le service public et les usagers ?

C'est à l'ensemble de ces questions que s'efforce de répondre l'ouvrage L'État démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse (La Découverte / Le Monde diplomatique, septembre 2010), issu d'une réflexion collective dont Le Monde diplomatique a présenté une première synthèse (« Comment vendre à la découpe le service public », décembre 2009). L'échange d'analyses et d'expériences entre chercheurs, fonctionnaires et syndicalistes permet de dessiner les lignes de force de ce mouvement, tout en restant attentif aux singularités.

Révolution silencieuse ? Oui, parce que si les réformes néolibérales de l'État s'effectuent parfois à grand renfort de publicité (privatisation de la Poste, restriction des budgets de l'hôpital public ou de l'Éducation nationale), elles sont le plus souvent peu visibles, progressives, s'emboîtant « naturellement » les unes aux autres, faisant valoir qu'« il n'y a pas d'alternative ». Et elles ne rencontrent que des protestations sectorielles, peu coordonnées, encore moins médiatisées. Elles passent par un décret, une directive, une circulaire, voués à demeurer obscurs et confidentiels, dans certains cas élaborés par des cabinets d'audit privés. Souvent inaperçues, sauf pour ceux qui en affrontent directement les conséquences...

Voyager dans la « réforme de l'État », en relater les effets, conduit à mesurer que l'avenir même des services publics est en jeu. C'est-à-dire celui d'un modèle de société.

Laurent Bonelli et Willy Pelletier (dir.), L'Etat démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse, avant-propos de Serge Halimi, La Découverte / Le Monde diplomatique, septembre 2010, 324 pages, 20 euros.
Disponible sur la boutique du Monde diplomatique.

Lire le sommaire de l'ouvrage et l'introduction (fichiers PDF) :
www.monde-diplomatique.fr/IMG/pdf/Table_etat_demantele.pdf
www.monde-diplomatique.fr/IMG/pdf/Introduction_etat_demantele.pdf


À propos de Woerth, voir aussi les déremboursements de médicaments.

www.noslibertes.org/dotclear/index.php?post/2008/09/22/140/OMC-%3A-les-cartels-aux-commandes
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 23 Sep - 20:27



Sarkozy et la RGPP vont mettre le feu à nos forêts !

Des mesures strictes préviennent les incendies de forêt : entretien des massifs boisés, élimination des arbres en surnombre, tours d’observation, bassins de stockage d’eau, plans d’intervention et surtout création d’un vaste réseau d’allées pare-feu dont la largeur est supérieure à la hauteur de deux pins couchés, de façon à ne pas transmettre les flammes en cas d’incendie.

La Révision générale des politiques publiques (RGPP) décidée par le chef de l’État en 2007, risque, en imposant le dégraissage et à terme la privatisation de l’Office nationale des forêts (ONF), de mettre le feu à nos forêts !

En termes de personnel, notez que si l’ONF employait encore 15000 personnes il y a dix ans, il n’en reste que 9700. Cependant, ce qui peut surprendre, c’est que sur le terrain, l’ONF a de plus en plus souvent recours à des entreprises privées pour suppléer le manque de personnel et se voit régulièrement obligé d’imposer des déplacements autoritaires à ses employés.

L’ONF, un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé en 1964, gère toutes les forêts publiques reparties sur 11000 communes. Pour l’entretien des forêts domaniales, l’ONF tire ses recettes de leur exploitation. Pour les forêts communales, les communes reversent environ 10 % de leurs recettes forestières, le reste étant compensé par l’État afin d’assurer une même qualité de gestion quelle que soit la commune, sa forêt, ses ressources.

Bien qu’il s’agisse donc bien d’un vrai service public, l’État a commencé à se désengager dès les années 80 en rognant sur ce versement compensateur qui s’est trouvé amputé de près de 40 % en vingt-cinq ans. L’ONF a également été mis en demeure de supporter financièrement les retraites de ses agents et à terme, c’est sa privatisation qui s’annonce.

En attendant, l’ONF est sommé de trouver de quoi s’autofinancer. Du coup, tous les moyens sont devenus bons pour faire entrer du cash, de l’installation d’antennes de téléphonie mobile à la location de parcelles pour y planter des éoliennes.

les forestiers, jardiniers de la nature et amoureux de la biosphère, entrent eux en résistance et refusent régulièrement de marquer les arbres à abattre : « pas question de tirer sur le bois ou de les couper avant maturité (…) Rendez-vous compte, un chêne qui peut vivre cinq cents ans, jadis on le coupait à 240 ans, maintenant on nous dit : "Coupez-le à 120 ans !" »

Interrogé par l’hebdomadaire La Terre, Pascal Leclerc, secrétaire général de CGT-Forêts, dénonce cette politique suicidaire et à très courte vue […]
www.solidariteetprogres.org/article6934.html

La situation de la France résumée en quatre minutes cyclops
www.youtube.com/watch?v=UOadagqruHg

Sarkozy : l’anti Elzéard Bouffier, héros de «L’homme qui plantait des arbres» de Jean Giono, dont est tiré ce court métrage de Frédéric Back (1987) :
www.dailymotion.com/video/xuhkt_1-l-homme-plantait-des-arbres-giono_shortfilms
www.fotokino.org/spip.php?article248
http://ecolevernet.eklablog.fr/l-homme-qui-plantait-des-arbres-la-foret-naturelle-a2082978
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 28 Sep - 17:44


Le chèque éducation, machine de guerre contre l'école républicaine

Claire Mazeron, du SNALC s'insurge contre la création d'un «chèque éducation», qui privilégierait les établissements cotés aux dépens de ceux en difficulté. Une logique qui renforcerait le pouvoir des parents d'élèves au détriment du système éducatif lui-même.

Dans une récente brochure sur papier glacé, Anne Coffinier, directrice et co-fondatrice de la Fondation pour l’École, se félicite d’un sondage commandé par son organisation sur la perception du « chèque éducation » par les Français. 74% des personnes interrogées se déclarent favorable à « un système qui permette à chaque famille de financer la scolarité de ses enfants, quel que soit l’établissement choisi », et 85% chez les sympathisants de gauche.

Le « chèque-éducation », expérimenté dans quelques pays européens et outre-Atlantique, consiste à donner aux familles, en fonction de leurs revenus, un « bon », souvent sous forme de crédit d’impôt, permettant d’inscrire son enfant dans l’école de son choix. Une libéralisation totale du système scolaire, bien au-delà du démantèlement de la carte scolaire, qui engendre un financement des écoles selon une logique individuelle et non plus collective -les établissements les moins attractifs, financièrement asphyxiés par la pénurie d’élèves, étant appelés à disparaître-. « C’est une source importante d’économie budgétaire et d’amélioration de la qualité des écoles, se félicite Mme Coffinier, puisque ce système concentre les financements publics au profit des écoles choisies – et donc appréciées des parents – et conduit à la fermeture ou à la reprise en main des établissements en perdition ».

Des républicains las des turpitudes du Mammouth pourraient se laisser tenter par le système plébiscité par la Fondation pour l’École et tant d’autres associations pour lesquelles l’application stricte de la loi de l’offre et de la demande permettrait seule d’assurer un enseignement de qualité. Face à l’impossibilité de réformer l’École par la tête, le diable libéral susurre à nos oreilles que seule une concurrence sévère entre établissements est en mesure de faire émerger les « bonnes pratiques » pédagogiques, face au « toujours moins » (d’exigences, de contenus) implicitement prôné par le système actuel. Laissons les parents choisir librement l’école de leurs enfants : le grand soir éducatif n’est pas pour demain, et il serait injuste, ou criminel, de confiner les petits enfants du peuple dans les collèges ghettos quand, à l’ombre de marronniers centenaires, se dispensent dans le calme cours de Latin et de Maths à haute dose. Donnons tout pouvoir aux chefs d’établissements pour constituer des équipes animées d’un même « projet éducatif » et définir, sous la pression de familles plus pragmatiques que les chercheurs en sciences de l’éducation, des programmes et des pédagogies enfin cohérentes. Laissons les parents libres de juger sur pièces des résultats obtenus. Accordons aux établissements toute l’autonomie qu’ils réclament et que, dans les faits, tout « grand lycée » applique déjà, ignorant superbement les consignes mortifères venues du ministère. Dans cette jungle éducative, les meilleurs d’entre nous seront peut-être davantage reconnus qu’au sein d’un système qui traite et affecte ses personnels au gré de logiciels aussi bornés que ses administratifs.

N’est-ce pas tentant ? Chacun-pour-soi et sauve-qui-peut-l’être… Réactionnaires de tous bords, unissez-vous : créez des « boîtes » privées où vous enseignerez enfin en paix, en vendant chèrement vos prestations à l’État. D’anciens hauts responsables syndicaux « de gauche » l’ont fait sans scrupules et avec succès avant vous…

Utopie plaisante, réalité décevante. L’école déréglementée jaillissant de la faillite de l’École républicaine, c’est le néolibéralisme construit sur les ruines de la République. Rien d’autre. Et pour une efficacité pédagogique nulle.

Confier l’école aux parents, c’est la soumettre aux seuls intérêts individuels et immédiats, qui ne sont pas obligatoirement ceux des enfants, à long terme. C’est privilégier l’utilitarisme scolaire au détriment de la construction d’un projet éducatif commun et global. C’est prendre le risque de proposer aux élèves ce qui sera explicitement demandé par les familles — dérives communautaristes incluses. Dounya ou Zohra pourront-elles encore étudier Darwin ou apprendre à nager lorsque quelques parents zélés auront obtenu la suppression des enseignements non conformes à leur «projet de vie» ?

Donner tout pouvoir aux chefs d’établissements, ou aux collectivités locales, c’est réintroduire les féodalités légitimement abolies il y a deux siècles. Quel professeur exercera encore sa liberté pédagogique sous le regard d’une « communauté scolaire » aussi accueillante que coercitive, et face à la menace d’un licenciement pour non-conformité idéologique ?

Et ce système, où l’argent sera roi, ne permettra pas de relancer un ascenseur social résolument bloqué en sous-sol. Aucun véritable républicain ne saurait réduire l’École à un simple service assuré à des usagers-clients, parce qu’elle s’est explicitement donné pour rôle, dès ses origines, de forger une identité nationale sur la base des principes hérités des Lumières. Sauver l’École de la République, ce n’est pas sauver quelques-uns de ses enfants -toujours les mêmes, d’ailleurs-, mais proposer à tous les fondements d’une culture commune, autour de valeurs acceptées par chacun. Parce que, contrairement à d’autres États européens systématiquement érigés en modèles, la France ne saurait se réduire à un agrégat de « communautés », et son École ne peut être constituée d’une juxtaposition d’établissements plus ou moins performants.

Alors non, chère Mme Coffinier, nous n’aurons jamais les mêmes valeurs, même si nous partageons le même constat. Mais soyez sans crainte : l’avenir pédagogique que vous appelez de vos vœux est proche, tant l’action de gens qui se disent de gauche en précipite la venue. Entre tentations pédagogistes et pulsions libérales, il reste bien peu de place pour les derniers républicains.
www.marianne2.fr/Le-cheque-education,-machine-de-guerre-contre-l-ecole-republicaine_a197930.html

« Nicolas Sarkozy ne croit pas au "modèle républicain" d’intégration. De ses lacunes ou de ses échecs –malheureusement incontestables- il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démanteler. On verra plus loin, citations précises à l’appui, en dépit de ses dénégations récentes que le modèle que le patron de l’UMP a en tête est communautariste et confessionnel. »
Eric Besson
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/01/10/347/
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 29 Sep - 9:24


Neuf services publics vont faire guichet commun dans les campagnes

Le gouvernement et neuf entreprises et organismes de service public ont signé, mardi 28 septembre à Paris, un accord national visant à multiplier des points d'accueil communs du public dans les zones rurales. La Poste, EDF, la SNCF, GDF Suez, Pôle Emploi, l'Assurance-Maladie, la Caisse nationale d'allocations familiales, la Mutualité sociale agricole et la Caisse nationale d'assurance-vieillesse doivent "mutualiser" leurs moyens pour offrir des guichets communs dans les campagnes, sous l'égide de l'Etat. Ils bénéficieront du soutien de la Caisse des dépôts et Consignations et de l'Union nationale des points d'information et de médiation multi-services (Pimms).

L'objectif est d'ouvrir dans un premier temps 60 nouveaux lieux d'accueil, tandis que 300 autres sites verront leur offre de services complétée. Ils seront déployés dans vingt-deux départements métropolitains – un par région – et à la Réunion.

SNCF. La société [encore] nationale va ainsi installer des bornes de vente de billets de trains régionaux (TER) dans 100 relais-poste chez les commerçants, mais aussi dans des bureaux de poste ou des offices de tourisme.

D'autres services publics ont évoqué du "visio-accueil" et des "visio-guichets" permettant d'"offrir le service à distance par le biais de la technologie".
www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/28/neuf-services-publics-vont-faire-guichet-commun-dans-les-campagnes_1417310_3224.html


Mais qu’importe, si l’ami Tapie est riche !
Alors que le fisc et le Crédit Lyonnais lui réclamaient plus d’un milliard de francs.
www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/bernard_tapie_un_homme_tres_riche_209148
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MessageSujet: Les marchands contre la République   Jeu 30 Sep - 5:38


SOCIÉTÉS MILITAIRES PRIVÉES (SMP)
La France pourrait autoriser le mercenariat, interdit depuis 2003
Privatisation de l’armée

Des travaux sur les SMP sont menés par des partisans de l'évolution vers une privatisation partielle des forces armées, comparable à ce qu'elle est déjà aux États-Unis ou au Royaume-Uni.

Les tenants de l'autorisation en France des sociétés militaires privées se heurtent à un obstacle de taille : la loi du 14 avril 2003 relative à la répression de l'activité de mercenaire. Ils souhaitent donc la changer.

Selon nombre d'entre eux, que nous avons interrogés, aucune marque d'opposition à cette perspective n'a été ressentie ni à l'état-major des armées, ni à l'Élysée. C'est d'ailleurs avec la bénédiction de la présidence de la République que, dans le plus grand secret, un groupe de travail se réunit chaque semaine au SGDSN (Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale) depuis plusieurs mois pour étudier cette question, toujours taboue.

[...] le SGDSN a soutenu la mise sur pied de ce colloque le 30 septembre. Il sera "fermé", c'est-à-dire interdit à la presse, cette disposition saugrenue ayant été "imposée par les commanditaires", nous a indiqué son organisateur, la Fondation pour la recherche stratégique.

Mais sur cette question importante, les participants se retrouveront pour l'essentiel entre professionnels pour entendre un panel de praticiens ne comptant ni parlementaire, ni syndicaliste, ni politologue, ni surtout aucun homme ou femme politique de la majorité ou de l'opposition. [...] la représentation nationale est clairement tenue à l'écart. Avant d'être mise devant le fait accompli ? Ça promet !

D'aucuns dénoncent des "marchands de peur"

Le titre même du colloque, "La France et les entreprises militaires et de sécurité privées", associe deux types de sociétés qui ont peu à voir entre elles.
Les sociétés militaires privées (SMP), prises dans le sens anglo-saxon du terme, se voient attribuer contre rétribution des fonctions appartenant au strict domaine étatique dont le droit d'ouvrir le feu, voire de conduire des opérations militaires en territoire étranger. Elles sont [...] massivement utilisées par le Pentagone en Irak, en Afghanistan ou dans la lutte contre le narcotrafic en Amérique du Sud.

Les sociétés de sécurité assurent pour leur part - le plus souvent sans arme - la sécurité des personnels des entreprises expatriés. Elles sont légales en France et souhaitent pour certaines se reconvertir vers le statut de SMP. Nous avons récemment évoqué dans ces pages le rôle d'une entreprise de ce type, Épée, dans la protection des installations d'Areva, au Niger.

L'évolution qui se dessine déclenche un débat très vif, qui était jusqu'à présent resté feutré. L'un des intervenants annoncé au colloque, Bruno Delamotte, qui définit sa société Risk & Co comme fournisseur de "conseils en sûreté", et n'emploie donc pas de personnel armé, a décidé de porter le fer dans Le Monde contre les tenants des SMP qu'il qualifie de "marchands de peur" : "[...] Ces donneurs de leçons passent sans doute sous silence les quelques libertés prises avec l'éthique, la neutralité de la fonction publique ou, tout simplement, l'efficacité." [...]
www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/la-france-pourrait-autoriser-le-mercenariat-interdit-depuis-2003-29-09-2010-1242959_53.php
w ww.frstrategie.org/barreFRS/frs/frsDirection.php


Histoire d’Erik Prince et de sa société Blackwater
www.alterinfo.net/les-mercenaires-de-la-societe-Blackwater-suspendus-en-Irak-8206_a11373.html

Selon un rapport de la commission dirigée par le parlementaire démocrate américain Henry Waxman, les employés de la SMP Blackwater (devenue Xe) ont été impliqués dans 195 fusillades en Irak depuis 2005. Dans 84 % des cas, la SMP a ouvert le feu en premier.

SMP en France :
-Centre de formation à la sécurité
-Défense Conseil International (Société de droit privé mais dont l'État français est actionnaire à près de 50%).
-Geos
-Salamandre
-Secopex
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_militaire_priv%C3%A9e

La Privatisation de la violence
Mercenaires & sociétés militaires privées au service du marché
De Xavier Renou
Avec Philippe Chapleau, Wayne Madsen, François-Xavier Verschave


Arrow Vidéo :
www.dailymotion.com/playlist/x1evz8_CharlieBonhomme_la-privatisation-de-la-guerre#videoId=xck9up

Dans ce monde, où "nos vies valent moins que leurs profits", même la violence et la guerre se privatisent. Faire la guerre, espionner, tout se vend, tout s’achète dans la plus grande légalité. Une investigation passionnante menée par Xavier Renou, chercheur en sciences politiques et animateur du site desobeir.net.

Sous prétexte de dispenser la paix et la démocratie, les SMP proposent à leurs clients (États, firmes multinationales, mouvements armés divers) les habituelles prestations d’ordre militaire : opérations de déstabilisation, combat, conseil en stratégie, logistique, etc. C’est ainsi, par exemple, qu’une firme dont la mission officielle de « formation à la transition démocratique » conduit au bombardement de civils recevra la bénédiction aussi bien de son client que des instances de contrôle.

Parce qu’elles se mettent au service des multinationales qui exploitent les pays du Sud dotés en ressources minières, ces sociétés agissent comme les gardiens d’un ordre économique qui maintient dans la plus grande dépendance des pays en principe libérés depuis plusieurs décennies du joug colonial.
Les sociétés militaires privées seraient-elles l’instrument privilégié du retour de l’impérialisme ?

http://survielero.blogspot.com/2009/04/que-fait-nicolas-sarkozy-en-afrique.html

Au-delà des relations, c’est bien la façon de faire la guerre qui est en mutation, en faisant appel à des forces externes, que ce soit pour les compétences non militaires (la logistique…) ou militaires.
www.betapolitique.fr/La-privatisation-de-la-guerre-32817.html

Quelques éléments d'une bibliothèque stratégique
h ttp://athena-et-moi.blogspot.com/2007/06/welcome-to-sarajevo-my-friend.html

Cyclopes, de Jacamon et Matz.
http://bd.casterman.com/articles_detail.cfm?id=179
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 1 Oct - 10:15


31.638 suppressions de postes prévues dans la Fonction publique en 2011

Le projet de loi de Finances pour 2011 prévoit la suppression de 31.638 postes dans la Fonction publique d'État, en équivalent temps plein, soit un chiffre inférieur à celui de 2010 (33.749), selon le document présenté mercredi en Conseil des ministres.

Le ministère de l'Éducation nationale est, comme chaque année, le plus touché, avec 16.000 suppressions de postes, devant celui de la Défense, qui perdra 8.250 postes, et celui du Budget et des Comptes publics qui se voit amputer de 3.127 postes, toujours en équivalents temps plein (ETP).

Ces réductions d'effectifs sont liées à la poursuite de la politique du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (62.000 prévus pour 2011), qui doit conduire au final à plus de 97.000 suppressions de postes sur la durée du budget triennal 2011-2013, précise le document budgétaire.
Sont également concernés les ministères de l'Intérieur (-1.595), de l'Écologie (-1.287), de l'Agriculture (-650), et du Travail (-443).

À l'inverse, le ministère de la Justice verra ses effectifs augmenter de 400 ETP, et les services du Premier ministre de 55 postes.
Sont épargnés le ministère de l'Enseignement supérieur et le ministère de l'Immigration et de l'Intégration, qui ne perdent aucun poste, tout comme celui de l'Aménagement du territoire (-1).

Entre 2007 et 2010, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a déjà réduit de 100.000 postes les effectifs de l'État, selon le document budgétaire.
www.liberation.fr/economie/01012293139-31-638-suppressions-de-postes-prevues-dans-la-fonction-publique-en-2011

Ces mesures relèvent clairement d’un projet global de destruction systématique des services publics qu’on peut vérifier dans la santé, l’enseignement supérieur, l’emploi…

Ainsi, le même Georges Tron annonce que, pour l’ensemble de la fonction publique d’État, la ponction sera de 34.000 postes en 2011, et qu’elle touchera aussi cette fois les opérateurs de l’État (Météo France, musées, etc.).
Cela vient après les 33.749 postes supprimés en 2010, les 22.900 suppressions en 2008, 30.529 en 2009…

Or si la France résiste un peu mieux aux dégâts causés par la crise financière, elle le doit justement à la qualité de ses services publics, amortisseurs des difficultés individuelles.

Même à droite, ces mesures sont traitées d’absurde :
- Dominique de Villepin (qui avait pourtant amorcé la pompe à suppressions lorsqu’il était 1er ministre….) dit maintenant : « supprimer des emplois c’est de la mauvaise gestion. Depuis trois ans, nous n’avons pas cessé de dilapider l’argent public. La défiscalisation des heures supplémentaires, c’est 3 milliards gaspillés ; le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, 500 millions économisés. Il faut savoir faire des économies là où il faut en faire, et dépenser, vraiment dépenser en pariant sur l’avenir… »

- Luc Ferry (lui aussi ministre des restrictions lors de son passage à l’Éducation nationale) : « Cela plombe le ministre, empêche les réformes audacieuses et les économies sont annulées dans la seconde par d’autres décisions, comme la suppression de la pub à la télévision publique ou la TVA pour les restaurateurs, qui font perdre environ huit à dix fois plus que ce qu’on a économisé à l’éducation ! »
www.sundep.org/spip.php?article724

Ouvrir des prisons, fermer des écoles, voilà le programme. D'ici qu'on envoie les élèves directement en prison il n'y a qu'un pas !
www.cgtcg08.com/article-36727548.html

Victor Hugo écrivait « ouvrez une école, vous fermez une prison »
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 7 Oct - 23:06


3 juillet 2010 (Photo Daniel CABARRY)

Fermeture du site ERDF de Thèze
Des élus s’opposent à la suppression du site prévue pour la fin de l'année
.

Leur futur, ERDF l'a imaginé à Pau. 25 kilomètres au sud.

Le site sera abandonné à la fin de l'année. Ce n'est pas une fatalité pour Georges Labazée, conseiller général du canton. « En 1980, EDF avait mis en place le plan citron. Il devait déjà marquer la fermeture du site. Mais tout le monde s'était dressé pour faire face. Aujourd'hui, on veut que l'histoire se répète, pas qu'elle bégaie. Ce pôle couvre 144 communes et 45 000 habitants. On en aura toujours besoin ! » tonne-t-il.

De nombreuses fois, les élus ont tenté d'entrer en contact avec les responsables. Mais se sont heurtés à une fin de non-recevoir.

le député David Habib s'est pris au jeu en promettant la même chose pour le site de Mourenx, aussi menacé. « Je ne pourrais y mettre qu'un euro, je suis moins riche que vous ! » a-t-il lancé à son homologue.

Avant de rappeler que, selon lui, le débat ne se pose pas seulement au niveau local. Mais qu'il fait partie d'un plan de Nicolas Sarkozy en vue d'une privatisation de l'entreprise publique après 2012.

Un passage dans le privé qui laisserait de nombreux salariés sur le carreau.
www.sudouest.fr/2010/07/03/ils-refusent-d-etre-coupes-de-leurs-electriciens-131514-4432.php
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 7 Oct - 23:13


La sécurité des tribunaux et ministères confiée au privé

Aujourd'hui, pas moins de 530 policiers et gendarmes s'en occupent. À partir de janvier 2011, d'après Le Figaro, ces tâches seront assurées à la fois par des policiers et gendarmes réservistes (retraités)... et par des sociétés privées.

Les procès "sensibles", ainsi que toutes les affaires en cour d'assises et en comparution immédiate, resteront sous la responsabilité de la police.

La sécurité privée régulée par la sécurité privée ?

Le gouvernement veut en effet mettre en place un Conseil National des Activités de Sécurité Privée (CNAPS). La création de l'instance se fera dans le cadre de la LOPPSI (Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure).

Ce Conseil associera des représentants de l'État, des magistrats (majoritaires) et des professionnels du secteur. Et ce sera lui qui sera chargé, en lieu et place des préfectures, de contrôler les sociétés de sécurité privée.

La sécurité, un marché comme un autre ?

En 2009, le secteur de la sécurité privée représentait 9425 entreprises avec un chiffre d'affaires de 5,3 milliards d'euros (hors taxes) selon une étude du cabinet I+C relayée par AISG.org.

Et le gâteau pourrait bien grossir encore : Michel Ferrero entrevoit un autre débouché pour son secteur, les gardes statiques. Ces policiers qui font le pied de grue devant les administrations pour assurer leur sécurité.
"La garde statique, c'est un métier qui nous correspond. Les missions régaliennes restent à l'État, le privé peut prendre tout ce qui ne nécessite pas le port d'une arme", explique-t-il. Actuellement, la plupart des ministères sous-traitent la surveillance de leurs entrées et sorties.

Vigiles partout, police nulle part

Selon La Croix, les effectifs des sociétés de sécurité privée augmentent de 3% chaque année. D'ici à 5 ans, les vigiles seront 200 000, talonnant les 248 000 policiers et gendarmes.

Parallèlement, 3 500 postes de policiers seront supprimés dans les trois prochaines années.

www.lepost.fr/article/2010/10/06/2253414_des-vigiles-dans-les-tribunaux-on-ne-privatise-rien-du-tout.html
www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/17/police-nationale-3-500-suppressions-de-postes-envisagees-dans-les-trois-ans_1399639_823448.html



Sécurité des biens et des personnes : privatisation et sébile au menu ?
En 2008, Nicolas Sarkozy, à l'occasion d'un livre blanc sur "La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe ", évoquait une : "coproduction" de sécurité. 2 ans plus tard, entre transferts de compétences et financement par le privé, on peut s'interroger sur l'avenir de la police républicaine
www.marianne2.fr/Securite-des-biens-et-des-personnes-privatisation-et-sebille-au-menu_a198244.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 7 Oct - 23:31


Les régions interrogent le Premier ministre sur la poursuite du service public de transports

S'estimant acculées par la baisse des ressources financières locales, les Régions ont demandé une entrevue au Premier ministre François Fillon pour alerter et trouver des solutions en matière de service public régional de transport des voyageurs.

Le transport ferroviaire semble en effet particulièrement affecté, les collectivités jugeant que les récentes commandes de trains ne pourront être honorées, faute de moyens, et que ceci aura inéluctablement une incidence sur le bassin d'emplois.

L'Association des régions de France espère donc « éviter qu'à terme, la dynamique de développement du service public régional de transports de voyageurs ne soit durablement brisée ».
http://infos.lagazettedescommunes.com/46346/ter-les-regions-demandent-rendez-vous-a-francois-fillon/
www.territorial.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/6548/TPL_CODE/TPL_HYPERBREVE_FICHE/PROV/RSSALAUNE_SIT_TERRITORIAL/803-actualite.htm


TER : les régions dans l’impasse
Un rendez-vous est réclamé à François Fillon


Les régions ont demandé rendez-vous au Premier ministre François Fillon pour évoquer la question de la baisse des ressources financières des collectivités locales, et ce qu'elle implique notamment en termes de service public ferroviaire et de commandes de trains express régionaux (TER).

Dans un courrier daté du 29 septembre et signé de son président, Alain Rousset, et de celui de sa commission transports, Jacques Auxiette, l'Association des régions de France (ARF) écrit qu'elle "souhaite rencontrer" le Premier ministre "très prochainement afin de préciser ses positions et de trouver ensemble les solutions crédibles permettant d'éviter, qu'à terme, la dynamique de développement du service public régional de transports de voyageurs ne soit durablement brisée". "

La confirmation des importantes commandes de trains passées auprès du secteur industriel est désormais compromise, risquant de mettre en péril les milliers d'emplois dépendant de l'industrie ferroviaire", ajoute l'ARF.

Les régions mettent en avant deux changements touchant directement leurs compétences ferroviaires : les perspectives de l'ouverture à la concurrence et la loi de finances de 2010 qui les a privées de leurs ressources fiscales. "La désimbrication du système ferroviaire amène l'État à multiplier les structures sans pour autant qu'il en assume le financement.

C'est d'ores et déjà le cas pour l'établissement français de sécurité ferroviaire, l'autorité de régulation, sans parler de la création de la cinquième branche de la SNCF, gares et connexions, dont le modèle économique, loin de permettre l'élaboration d'une vision à long terme de l'avenir des gares, complexifie leur gestion et renchérit leur coût pour les régions", estime l'ARF.

Les régions affirment être déjà sollicitées par la SNCF pour compenser par exemple les surcoûts salariaux que générerait la réforme du régime de retraite des agents de la SNCF ou l'augmentation des péages perçus par Réseau ferré de France pour l'utilisation du réseau.

Lors de son assemblée générale du 15 septembre dernier, l'ARF a décidé de ne pas donner suite aux demandes de compensation de la SNCF. "Il ne sera donc signé aucun avenant visant à prendre en compte les conséquences financières des réformes que vous avez engagées dans les conventions liant les régions à la SNCF pour l'exploitation des services de transports régionaux ferroviaires de voyageurs", écrivent Alain Rousset et Jacques Auxiette à l'adresse de François Fillon.

Enfin, les représentants des régions font part au chef du gouvernement de leur inquiétude quant à l'avenir des trains d'aménagement du territoire. "Il nous semble (...), étant donné la complémentarité de leur desserte avec le TER et leur importance pour les liaisons interrégionales, que l'ARF pourrait être consultée sur la convention de service public actuellement en cours d'élaboration."
www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis%2FartVeille%2FartVeille&cid=1250260431786
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 8 Oct - 18:25


Scandale Eurostar : le trouble jeu du gouvernement

La décision d’Eurostar d’acquérir une dizaine de rames TGV auprès de l’allemand Siemens, aux dépens de son concurrent français Alstom et au mépris de prescriptions de sécurité très strictes, a été hier dénoncée par le gouvernement.

Mais pourquoi Eurostar a-t-il pu prendre cette décision, Eurostar qui est une filiale à 55% de la SNCF, elle-même, établissement public industriel et commercial, placé dans le giron direct de l’État ?

Comment l’État peut-il accepter, après les milliards d’euros dépensés par les contribuables français pour le réseau TGV et pour combler les déficits abyssaux du tunnel sous la Manche, sans lequel Eurostar ne pourrait pas exister, que ce dernier achète Siemens ?

L’argent du contribuable français pour créer de l’emploi en Allemagne et du chômage en France !

Et que le gouvernement ne dise pas qu’il n’y peut rien : le Président de la République n’a-t-il pas réclamé (et obtenu) l’indemnisation immédiate de clients victimes d’une panne à l’hiver dernier !

Cafouillage (malheureux) du ministère des Transports ou trouble jeu gouvernemental ?

Car, que penser des assurances informelles données par l’État, il y a quelques mois, sur la recevabilité technique des rames Siemens, sur lesquelles Eurostar fonde aujourd’hui sa décision. Il y a manifestement là-dessous les conséquences très directes des négociations de marchands de tapis auxquelles se livre le gouvernement dans les arcanes bruxelloises, avec trop souvent à la clé le fameux double langage (« oui » à Bruxelles, « non » à Paris), qui empoisonne la démocratie française et jette de lourdes incertitudes sur l’avenir de notre puissance économique.

Que le gouvernement s’explique donc et que le parlement joue tout son rôle en l’auditionnant dans le cadre de ses commissions spécialisées.
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Scandale-Eurostar-:-le-trouble-jeu-du-gouvernement

Jean-Louis Borloo et le secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau ont protesté contre ce résultat, argumentant que le train de Siemens ne respecte pas les normes de sécurité.
Les dirigeants d'Eurostar rappellent que les Français ont participé à la commission qui a défini les termes de l'appel d'offres. Les dirigeants français "nous avaient dit six mois auparavant que ce n'était pas un problème" précise le directeur général d'Eurostar, Nicolas Petrovic.
www.usinenouvelle.com/article/alstom-double-par-siemens-pour-la-fourniture-de-tgv-a-eurostar.N139543
www.lexpansion.com/entreprise/la-france-critique-l-achat-de-tgv-siemens-par-eurostar_240369.html


UMP : Union des Menteurs Prévaricateurs
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MessageSujet: UMP : Union de Médocres Petits épiciers   Mar 26 Oct - 5:32


Une casse méthodique
Intervention de Roger Vicot, Conseiller général de Lomme, le 8 mars 2010.

"Monsieur le Président, chers collègues,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation à laquelle se trouvent confrontés de très nombreux collèges du département. Nous siégeons, en tant que conseillers généraux, dans les conseils d’administration de ces établissements qui ont découvert ces dernières semaines les dotations globales horaires (DHG) qui s’appliqueront dès la prochaine rentrée scolaire.

Collège Jean Monnet de Caudry, collège Jean Moulin d’Iwuy, collèges Paul-Duez et Fénelon à Cambrai, collège Alphonse Terroir à Marly, collège Paul Machy de Dunkerque, collège Boris Vian de Lille,…..mais aussi à Tourcoing, Wallincourt, Cassel, Loon Plage, Houplines… Partout dans le département, la presse régionale fait état quasi-quotidiennement de l’inquiétude et de la colère à la fois des enseignants, des parents d’élèves ou d’élèves, et de leur mobilisation contre la suppression par l’Education nationale de moyens humains et financiers. Ces baisses de la DHG vont entraîner mécaniquement des suppressions de postes et un appauvrissement du contenu pédagogique.

J’étais vendredi dernier aux côtés des enseignants, des parents d’élèves et des élèves du collège Jean Jaurès à Lomme, où le rectorat annonce la suppression de 70 heures dans la dotation globale horaire pour la prochaine rentrée scolaire. Cette mesure entraînera notamment la suppression d’un poste en lettres et d’un poste en mathématiques ; ainsi que la remise en cause de nombreux projets pédagogiques qui se sont développés au sein de cet établissement dynamique.

Je veux rendre hommage ici à leur combativité, à leur sens du service public, et aussi au travail particulièrement difficile des principaux de collèges qui, tant bien que mal, tentent d’imaginer des solutions de répartition horaire qui préservent l’intérêt des collégiens.

Pour l’année scolaire 2010 – 2011, ce sont presque 650 postes qui devraient être supprimés dans les collèges et lycées de l’académie de Lille.

Le gouvernement a fait le choix dogmatique de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cette situation a entraîné, d’ores et déjà, la suppression en moins de 4 ans de plus de 70 000 postes dans l’Education nationale, 45 000 enseignants et 25 000 personnels de surveillance et administratifs. C’est absolument dramatique et totalement incohérent. Comment peut-on pointer l’échec scolaire d’une part, fixer des objectifs prétendument ambitieux d’autre part, et supprimer un peu plus chaque année le poids des contenus pédagogiques et celui d’un encadrement pérenne ?

Investir dans l’éducation, c’est investir pour l’avenir de nos enfants et au-delà se projeter et construire la société de demain. Mais les gouvernants actuels veulent-ils réellement former les citoyens de demain ? Ceux dont on aura fait des hommes, dignes de ce nom, prêts à réfléchir, et donc peut-être à contester. Cet investissement, c’est le choix du département du Nord sous votre autorité, Monsieur le Président, mais aussi des communes et des régions qui se mobilisent pour assurer à chaque enfant, à chaque jeune, la réussite scolaire qu’il mérite et qui est à sa portée si on lui en donne les moyens.

Dès lors, Monsieur le Président, mon propos porte sur la nécessité d’interpeller M. le Recteur de l’académie de Lille sur la légitime inquiétude des nordistes face aux suppressions de postes dans l’Education Nationale, et d’apporter ainsi notre soutien à la communauté éducative et aux familles.

Je vous remercie."
http://rogervicot.wordpress.com/2010/03/08/une-casse-methodique/

La «mastérisation» ou l'offensive libérale du gouvernement à l'École
www.marianne2.fr/La-masterisation-ou-l-offensive-liberale-du-gouvernement-a-l-Ecole_a198777.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 17 Nov - 2:48


Un rapport dévoile l'état désastreux des tribunaux français

Un syndicat de magistrats brosse un tableau très sombre de l'état des juridictions françaises, dans un rapport rendu public mardi jour de l'arrivée officielle du nouveau ministre de la Justice, Michel Mercier.

Dans les 165 juridictions visitées, l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) dénonce les sous-effectifs, l'accumulation des stocks de dossiers en attente de traitement, les difficultés créées par les réformes multiples ou encore des locaux délabrés ou souvent inadaptés.

Cette enquête confirme les conclusions d'un autre rapport publié en octobre par le Conseil de l'Europe, qui classe la France au 37e rang continental pour le pourcentage du produit intérieur brut (PIB) par habitant consacré à la justice.

Le budget pour 2011 pour la justice est de 7,1 milliards d'euros, soit environ 2,5% du budget de l'État. Près de trois milliards vont exclusivement à l'administration pénitentiaire. […]

CATALOGUE DU DÉLABREMENT

L'USM évoque l'eau qui coule sur les murs de la salle des pas perdus à Dunkerque, ou à Sarreguemines, les travaux de toiture en cours et suspendus sine die à Colmar, les bureaux étroits partagés par trois magistrats à Nantes, le tribunal d'Aix-en-Provence hébergé dans une ancienne clinique.

Faute de locaux, les justiciables attendent souvent dans les escaliers ou les couloirs, comme à Vesoul, Paris et Thionville. À Amiens, des câbles électriques courent sur le sol. Les ascenseurs sont un peu partout en panne, ce qui oblige à des transports pénibles de dossiers dans les escaliers.

Il n'y a pas de toilettes publiques dignes de ce nom dans de nombreux palais de justice, et des odeurs nauséabondes y flottent souvent, souligne l'USM.

Dans le plus grand palais de justice de France, à Paris, beaucoup de magistrats n'ont pas de bureau ou pas d'ordinateur attitré et ils doivent travailler chez eux.

Dans des locaux qui datent souvent du XIXe siècle, ou sont bien plus anciens, brancher un ordinateur dans une salle d'audience peut relever de l'utopie, fait remarquer le syndicat.

Très souvent, les juridictions sont éclatées en plusieurs lieux, comme pour les trois sites du tribunal de La Rochelle. À Belfort, le tribunal siège dans les locaux de la mairie.

Il y a de l'amiante dans de nombreux locaux. Les scellés criminels - pièces à conviction - et archives sont conservés dans de mauvaises conditions, voire entassés, ce qui compromet la résolution de dossiers anciens.

Partout, les budgets de fonctionnement sont insuffisants.

Le matériel informatique est obsolète. À Bobigny, deux greffières doivent partager la même cartouche d'encre, mais les matériels de visio-conférence installés à grand frais lors de la réforme de la carte judiciaire sont peu utilisés, car inadaptés ou impossibles à utiliser.

Cette réforme de la carte judiciaire, qui a supprimé 256 juridictions de petite taille depuis 2007, a généré, selon l'USM, d'autres problèmes. Seuls 427 des 900 millions d'euros promis pour les regroupements immobiliers ont été débloqués.

Avec cette enquête, l'USM estime avoir confirmé "l'existence d'une profonde crise dans la magistrature, morale, financière et juridique".

Thierry Lévêque
http://fr.news.yahoo.com/4/20101116/tts-france-tribunaux-rapport-ca02f96.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 18 Nov - 3:01


Bientôt, des facteurs à tout faire ?

Rendre visite aux personnes âgées pour s'assurer qu'elles vont bien, leur apporter des médicaments, installer des boîtiers de téléassistance ou relever les compteurs de gaz : prétextant une baisse du courrier, la Poste veut contraindre les facteurs à élargir peu à peu leurs activités.

Séduisante, l'idée suscite toutefois des inquiétudes chez les syndicats, dont celle de la responsabilité. [...]

«Le premier métier des facteurs restera le portage du courrier et des colis», assure cependant Nicolas Routier, directeur général du courrier. La Poste a lancé il y a trois ans le programme «Facteur Service Plus», destiné notamment aux personnes âgées : parmi la gamme de services, le «portage de médicaments».

Une convention, élaborée avec l'Ordre des pharmaciens, a déjà été signée par plus de 80 pharmacies. D'autres sont en discussion, avec l'objectif de 400 officines partenaires début 2011. Concrètement, le pharmacien, qui paye la prestation, remet des paquets scellés à La Poste et la livraison est effectuée pendant la tournée du facteur, même s'il n'a aucun courrier à délivrer à la personne.

«Bonjour Facteur»
«C'est une bonne idée», reconnaît Jean-Luc Jacques (CFTC), «mais si le facteur se trompe de colis, qui est responsable ?» Même inquiétude concernant le service baptisé «Bonjour Facteur», qui consiste à rendre visite aux personnes isolées et fragiles. «Il ne s'agit pas d'assurer un service médical, mais de vérifier que la personne va bien», veut rassurer la direction.

«Bonjour Facteur» se déploiera via des contrats avec un conseil général, une association ou une entreprise d'aide à domicile. «Ce n'est pas gratuit, car cela demande du temps», explique M. Routier, mais une intervention sera «moins chère qu'une lettre recommandée», soit «entre 4 et 5 euros». [...]}

D'autres services existent déjà : dans certaines communes, des facteurs se chargent de relever les compteurs de gaz, à Brest, ils ont recensé la population. En Lozère, ils installent des boîtiers de téléassistance pour une association d'aide à domicile. En Alsace, Bretagne, Franche-Comté, Lorraine et Champagne-Ardenne, ils branchent des adaptateurs TNT (télévision numérique terrestre).

Bientôt, ils livreront à domicile, pour le compte des médiathèques, des livres, CD, ou autres, escompte La Poste.
A destination d'entreprises et de collectivités, des facteurs testent aussi dans l'Essonne la collecte de papiers à recycler. Celle de téléphones portables usagés est à l'étude. [...]

La Poste ne remplace qu'un départ sur cinq dans la branche courrier

Mais les syndicats restent prudents : ainsi, la CFTC n'est «pas opposée à des compléments d'activité, s'ils restent du service public». «Cela pourrait ne pas être mauvais si ça contribue à apporter de l'activité», ajoute Luc Grolé (CGT), mais «La Poste est-elle capable d'honorer ce qu'elle met en chantier ? Elle ne remplace qu'un départ sur cinq dans la branche courrier, ça devient compliqué de tout faire en même temps».

«Les facteurs n'ont pas plus de temps libre, leur tournée est sans cesse réorganisée et allongée», insiste Régis Blanchot (Sud-PTT), favorable à «une mutualisation des services publics en zone rurale et dans certains quartiers populaires» excluant tout acte commercial. Mais «si l'amélioration des prestations offertes par La Poste doit conduire à supprimer des emplois à GDF ou ailleurs, ce n'est pas satisfaisant», dit-il.
www.20minutes.fr/article/621487/france-bientot-facteurs-tout-faire
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Sam 4 Déc - 11:43

Les wagons privés sont déjà là, les objectifs de rentabilité arrivent à La Poste... En douce, la privatisation des services publics s'installe. Au détriment des usagers et de la cohésion sociale.


Le train à vapeur à Pontrieux (Côte-d'Armor). Photo Jacques L'Hernault

La SNCF prise au piège de la privatisation

Soumis à la concurrence depuis près de trois ans, la SNCF subit les conséquences absurdes d'un système de privatisation rampante qui instaure une division des tâches pour le moins aberrante, explique Sylvain Lapoix du nouveau site Owni. Lequel a été rencontrer les auteurs du documentaire «Cheminots», qui vient d'être diffusé.

L’opérateur IDTGV fait tourner ses boules anti-stress dans la paume droite pour se calmer les nerfs, clique, répond à un nouvel appel dans son micro-casque : « vous n’existez pas à la SNCF ! ». Bienvenue dans les Chemins de fer français nouvelle formule : ouverte en 2007 à la concurrence pour le fret, depuis 2010 pour les voyageurs, la SNCF est désormais rejointe par d’autres structures qui partagent leurs rails, vendent les mêmes billets… Mais ont substitué à la culture de service public des objectifs de rentabilité. Au sein même de la vieille maison ferroviaire, les centaines de milliers d’agents voient leur cohésion remise en cause, arbitrairement, pour préparer une division des tâches, afin que chacune d’elle puisse être mise en concurrence.

Un démembrement dont Luc Joulé et Sébastien Jousse ont filmé les conséquences néfastes en région Provence Alpes-Côtes d’Azur dans leur documentaire sorti le 17 novembre, « Cheminots ».

La mort du lien entre métier et service public

Face aux panneaux recouverts de guirlandes de boutons lumineux articulés d’aiguillages, deux hommes vont et viennent depuis leurs écrans de contrôle et la baie vitrée qui donne sur les rails ensoleillés de la Provence. Ils font le même métier mais ont été séparés arbitrairement : l’un gère le fret, l’autre, « l’infra » (pour infrastructure). Un des exemples de l’absurdité des fractionnements imposés par la direction : dans ce même bureau, ces deux agents doivent gérer les mêmes rails mais en ne regardant que la moitié des trains.

Sylvain Lapoix
www.marianne2.fr/La-SNCF-prise-au-piege-de-la-privatisation_a200263.html
http://owni.fr/2010/11/26/sncf-la-poste-silence-on-privatise/


CHEMINOTS, un film de Luc Joulé et Sébastien Jousse
Bande Annonce
www.youtube.com/watch?v=Ytt_mXl7JK8

SNCF sur les rails de la logique marchande : LES USAGERS PAIENT LA NOTE

D’abord, il y a eu l’augmentation « habituelle », au 1er juillet : 2,5% pour les trains Corail et les TER. Elle préfigure celle des tarifs TGV prévue pour le 1er janvier. Mais ces chiffres sont trompeurs et une augmentation peut en cacher beaucoup d’autres, bien plus élevées. La nouvelle politique commerciale de la SNCF est inspirée des pratiques peu scrupuleuses des compagnies aériennes. Sauf exception, ces pratiques ne font décoller que les tarifs. Les nouvelles grilles tarifaires n'ont qu'un but : tirer globalement le maximum d’argent des voyageurs. En mire : la rentabilité financière et la privatisation. La SNCF s’engage sur les rails de la logique marchande. Gare à la note pour les voyageurs !
www.elunet.fr/index.php/tag/SNCF

Nos trains touristiques préférés
www.linternaute.com/sortir/temoignage/appelatemoin/1083/vos-trains-touristiques-preferes/
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 9 Déc - 22:09


Pagaille face à la neige : les syndicats accusent la baisse des moyens

La galère des automobilistes est due au "démantèlement des services de l'État" et aux "réductions continues et massives des effectifs et des moyens".

Les fédérations FO et CGT de l'Équipement ont estimé jeudi 9 décembre que la galère des automobilistes franciliens bloqués la veille par la neige était due aux manques de moyens.

La Fédération Équipement-Environnement-Transports-Services de FO (Feets) a dénoncé dans un communiqué la "restructuration continuelle" du ministère chargé des Transports et de l'Énergie et le "démantèlement de ses services départementaux par la fusion des anciennes directions de l'Équipement et des directions de l'Agriculture", devenues "directions interministérielles placées sous l'autorité des préfets".

"Le démantèlement des anciens services de l'État en Île-de-France et le placement de la sécurité routière sous la tutelle du ministre de l'Intérieur est un beau gâchis", affirme le syndicat.

Une "mauvaise connaissance du sujet" a conduit le préfet de police à décider trop tardivement de fermer la circulation aux poids-lourds, ce qui aurait permis d'éviter aux saleuses de se retrouver bloquées, a estimé Gérard Costil, secrétaire fédéral de la Feets.

"L'expérience acquise par le ministère technique en charge précédemment de la sécurité routière aurait pu lui servir à apprendre qu'une saleuse ne peut traiter à une vitesse de plus de 50 km/heure, et qu'en réduisant le parc de ces véhicules, et le nombre d'agents qui les font fonctionner, on ne plus traiter autant de portions de routes", ajoute le syndicat.

Brice Hortefeux "découvre"

FO-Équipement regrette aussi que ce soit désormais "le chef des préfets (en l'occurrence le ministère de l'Intérieur) qui communique sur les questions de circulation routière", et ironise sur le fait que Brice Hortefeux "vient de découvrir que les routes étaient souvent en dévers" (bombées).

"Ça fait deux siècles et demi que les ingénieurs des ponts-et-chaussées construisent des routes, et à part quand on a un changement de tracé, quand on passe d'un virage à droite à un virage à gauche, toutes les routes sont en dévers", a expliqué Gérard Costil.

La CGT-Équipement a de son côté fustigé la "réduction continue et massive des effectifs et des moyens des services publics de l'Équipement", ainsi que le "désengagement de l'État" et "les conséquences des restructurations brutales intervenues (décentralisation, Réforme de l'État, RGPP) qui ont conduit à la dégradation de son organisation sur les territoires et de sa capacité à prévenir et gérer les situations de crise".

Soulignant "l'incapacité d'intervention des moyens opérationnels de déneigement" et "la mobilisation illusoire au dernier moment de 5.000 agents des forces de l'ordre", le syndicat exige l'arrêt immédiat des réductions des effectifs dans des secteurs aussi vitaux et à forte incidence économique", et "une autre politique de transport public assurant effectivement les moyens de déplacement".

La CGT demande "l'ouverture d'un débat public national".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20101209.OBS4430/pagaille-face-a-la-neige-les-syndicats-accusent-la-baisse-des-moyens.html


Hortefeux et le problème des rues en pente
VIDEOS
Mercredi après-midi, le ministre de l'Intérieur affirme que la neige n'a pas mis la pagaille en Île-de-France. Le problème vient des routes qui sont «inclinées».
http://dai.ly/eejdgX cyclops
http://dai.ly/eDzbcv
ww.liberation.fr/societe/06012791-hortefeux-et-le-probleme-des-rues-en-pente
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 15 Déc - 17:49


Privatisation du fret ferroviaire : exemple dans le Nord
La fin du fret menace l'entreprise Ackers
Vidéo
La réforme du fret à la SNCF menace directement une entreprise de la région, la société Akers, à Berlaimont, dans l'Avesnois qui pourrait bien devoir cesser son activité sur place, faute de moyen de transport. 113 emplois sont en péril et la région commence à se mobiliser autour de la défense du fret ferroviaire.
http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/info/nord-pas-de-calais/la-fin-du-fret-menace-l-entreprise-ackers-65062947.html

Arrêt sans avertissement

Lâché par la SNCF, Akers Berlaimont est « sauvé » par un prestataire belge

À compter du 12 décembre, la SCNF n'assure plus le service dit du wagon isolé, soit la possibilité pour des industriels de Sambre-Avesnois de recourir à des expéditions qui ne forment pas un train entier, mais un ou plusieurs wagons qui sont ensuite regroupés.

En sacrifiant une branche jugée déficitaire de son activité, la SCNF supprime 70 postes sur 100 du service fret d'Aulnoye-Aymeries, et met également en péril plusieurs usines du bassin de la Sambre. Un effet domino désastreux auquel ont dû faire face l'usine Akers de Berlaimont, la CEREC à Recquignies ou encore Vallourec Précisions à Hautmont.

Styckebruck-Berlaimont
Début juillet, Akers dont le groupe est en contrat avec la DB Schenker Rail (Allemagne), mais avec une partie France confiée à la SNCF, provoque une rencontre avec l'entreprise publique pour discuter prix et services. Le commercial SNCF coupe court et annonce aux dirigeants l'arrêt du fret isolé au 12 décembre, soit quatre mois plus tard.

Juste avant les vacances, c'est la douche froide pour Akers dont les productions de cylindres pour laminoirs, liées à l'usine située à Styckebruck en Suède, sont dépendantes du fret ferroviaire. Le groupe n'a que très peu de temps pour se retourner et se demande encore à quel moment la SCNF l'aurait informé de cette décision unilatérale s'il n'avait pris lui-même l'initiative du rendez-vous au début de l'été...
« Nous avons étudié deux solutions pour acheminer les cylindres moulés de 45 t et 88 t jusqu'à Berlaimont. Le train de la Suède jusque Somain, puis, après transbordement dans des camions, par la route jusqu'ici. Une autre solution passait par un acheminement par barge de Suède jusqu’à Anvers, puis par camions. », explique David Souilah, directeur.

Le surcoût pour le site s'élève à 450 000 E, une facture fatale pour la rentabilité de Berlaimont... [...]
Akers questionne Vallourec Aulnoye qui, depuis longtemps, se passe des services de la SCNF, pour travailler avec Euro Cargo Rail (ECR), opérateur privé de fret ferroviaire, bien implanté en gare d'Aulnoye-Aymeries. La piste est bonne, Akers trouve le bon prestataire « wagon isolé » en la société OSR (On Site Rail), filiale de la SNCB, désireuse de se développer elle aussi à Aulnoye-Aymeries. Il faut dire que la voie est libre, merci la SNCF !

Prix équivalent
Les discussions, sous l'égide de la DB Schenker, ont abouti à un contrat annuel « à prix équivalent à la SNCF et à prestations égales.
Cela démarre dès le 13 décembre » [...]
Avec le transporteur OSR, l'horizon s'éclaircit donc pour le site de Berlaimont passé tout près du déraillement. « Nous étions contents de travailler avec une entreprise française. La SNCF nous offrait une très bonne prestation. Ils nous obligent à changer, c'est vraiment dommage », regrette le dirigeant. •

Florence DELSINNE
13.12.2010
www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Autour_de_Maubeuge/D_Hautmont_a_Cousolre/2010/12/13/article_lache-par-la-sncf-akers-berlaimont-est-s.shtml
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Sam 18 Déc - 12:15


Le Centre de Santé Chemin Vert

Fermeture d’un Centre de soins gratuits en application de la directive Bolkestein

Pour Quatremer, c’était un délire de noniste. Or, la directive Bolkestein est en train de priver les Parisiens de centres de soins gratuits. Bolkestein a vu sa directive mise en forme par la « loi Bachelot ». Elle est maintenant appliquée par Delanoë. Ainsi, le Centre de Santé municipal situé 70 rue du Chemin Vert à Paris 11e est menacé de fermeture au 31 mars 2011.

Présentation des faits (plus vidéo) :
le75011.fr

Les Parisiens sont appelés à se mobiliser pour la défense de ce centre de soins (CDS) gratuits menacé de fermeture, pour le MAINTIEN ET AMÉLIORATION DU CENTRE DE SANTÉ CHEMIN VERT. Un Comité de Défense du CDS vient de se constituer.... Il est composé de toutes les organisations politiques traditionnellement présentes dans l’arrondissement et des membres de différents conseils de quartiers.

Peu de gens connaissent l’existence de ce Centre de Santé dans le 11ème. Pourtant, il est un de ces (de plus en plus rares) lieux qui à Paris permettent un accès aux soins sans dépassement d’honoraires, voire gratuit : on peut y trouver médecins généralistes, rhumatologue, gynécologue, dermatologue, dentiste, et de la pédicurie gratuite (seul centre à Paris gratuit pour ce type de soins). Il y a une forte demande pour la gynécologie, la dermatologie, la pédicure et les soins dentaires. Les soins dentaires ont commencé à être étranglés dès l'été dernier avec une réduction à 4 vacations (1/2 journées) au lieu de 7 précédemment. La dermato va partir à la retraite et ne serait pas remplacée même si le centre restait ouvert. Le centre a élargi son offre de soins généralistes en prenant un médecin tous les jours (au lieu de tous les 2 jours précédemment). Ce centre est donc multidisciplinaire, et il doit le rester.

Pourtant, c’est la Mairie de Paris qui, sur la base d'une étude réalisée à sa demande et celle de la CPAM par le cabinet privé RBC, entend fermer le seul centre de santé municipal restant dans l’arrondissement. Alors qu’il était interpellé sur le sujet, samedi dernier, lors de son compte-rendu de mandat dans le 11ème, le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, a invoqué les prétextes de «locaux vétustes, rationalisation des dépenses de santé, on ouvrira quelque chose de mieux », une « Maison de santé » sans autre précision sur le lieu mais au mieux dans 2/3 ans. Les patients seront orientés vers le 3ème arrondissement en attendant...
http://npa-paris11.over-blog.fr/article-le-centre-de-sante-du-70-rue-du-chemin-vert-ne-doit-pas-fermer-62425010.html
www.alainlhostis.net/spip.php?article165&debut_articles=70


Liste des CDS
www.paris.fr/portail/pratique/Portal.lut?page_id=9141&document_type_id=5&document_id=66541&portlet_id=22281
www.lescentresdesante.com/txt/listecds/liste.html


22 juin 2009
Directive Bolkestein, les modalités de sa transposition
www.politis.fr/article7444.html

Dans les cuisines du Parlement européen le 8 mai 2007.
Ce qu’ont voté les différents partis politiques
http://europesociale.over-blog.com/article-6581695.html

16 septembre 2004
Jean-Jacques Chevigné mettait déjà en garde contre cette menace sur les systèmes de santé (et pas seulement)
www.democratie-socialisme.org/spip.php?article438
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 20 Déc - 14:04


La poste va fermer, La Javie être désertée, mais qui s'en soucie ?
Par Delphine de La Javie

Notre village est situé à 13 kilomètres au nord de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains. Le village seul compte 400 habitants : on y construit des maisons neuves, le nombre d'enfants à l'école est en augmentation, de jeunes familles viennent s'y installer.

L'activité du village est rythmée par les éleveurs, les arboriculteurs, une épicerie, une « halte café » (très appréciée des locaux et des visiteurs), d'un éco-musée, de nombreuses associations.

En saison touristique estivale et hivernale, le village est encore plus animé par les nombreux randonneurs qui s'arrêtent avant ou après leur balade, et par les skieurs qui passent immanquablement par le village en suivant la seule route reliant le sud de la région aux premières stations du département.

La neige a toujours été présente, désormais elle pose problème

Bref, c'est un village plein de vie, que pourtant les politiques actuelles sont en train de tuer, à l'instar de nombreux villages similaires, par le démantèlement des services publics. A titre d'exemples dans notre cas :

* fermeture programmée de la gendarmerie, qui outre le maintien de la sécurité, est garante d'une rapidité et d'une efficacité indispensables pour les secours en montagne, et dont les interventions sont fréquentes dans ces zones pastorales et touristiques

* menace sur le centre de secours, alors que ce dernier vient de bénéficier de travaux d'agrandissement, et a été inauguré samedi

* fermeture de l'école du village, alors que les enfants scolarisés sont en augmentation

* entretien dégradé des routes depuis la ré-organisation des services de l'équipement. La neige a toujours été présente ici, et elle n'a jamais autant fait parler d'elle ! On peut se demander si ce sont les chutes de neige qui deviennent sournoises, ou plutôt nos moyens d'y faire face qui fondent comme neige au soleil.


Mais la raison principale de notre lutte est la fermeture programmée de notre bureau de Poste. Cette fermeture est « justifiée » par une myriade d'arguments infondés et erronés, et nos revendications sont rejetées avec dédain par les dirigeants.

Outre la fermeture d'un service de proximité essentiel pour les personnes âgées qui n'ont pas de voiture et les personnes handicapées, outre la perte d'activité et de vie liées à la fermeture d'un bureau de poste, ce sont les habitants du canton dans sa totalité qui en pâtiront.

La Poste, « histoire racontée par 64 millions de personnes »…

La Javie est chef-lieu de son canton, représentant 3 000 habitants réparties sur six communes, dont l'une d'elle est constituée de pas moins de huit hameaux. Ces gens vivent dans des zones peu desservies, et la disparition de La Poste à La Javie les oblige à effectuer plus de 30 kilomètres (rien que pour l'aller) pour récupérer un colis, retirer un peu de liquide ou effectuer d'autres opérations financières et postales… Imaginez ceci en plein hiver !

A l'heure où La Poste martèle à grands coups de publicité que « son histoire est racontée par 64 millions de personnes », comment justifie-t-elle le peu d'intérêt qu'elle porte au sort de ces milliers de villages français privés subitement de leur service public ?

Ces fermetures, c'est la désertification assurée. Une perte d'attractivité pour les familles, les artisans et les commerçants. Ce sont des villages condamnés à voir leurs âmes s'éteindre ou s'en aller.

Les habitants des zones rurales et de montagne paient leurs impôts autant que les autres citoyens, ils ont donc un droit tout légitime (rappelé par la « loi montagne ») à conserver leurs services publics à proximité. Ils ne demandent qu'à vivre sereinement… et ça semble déjà trop ! Voilà pourquoi nous nous battons.
www.rue89.com/2010/12/19/la-poste-va-fermer-et-la-javie-va-se-deserter-mais-qui-sen-soucie-181469

www.annuaire-mairie.fr/mairie-la-javie.html
www.flickr.com/photos/50521301@N05/sets/72157624135272376
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 21 Déc - 22:03


Quand l'État brade vos données personnelles...

Les caisses sont vides. Et l'État a trouvé une façon simple de les renflouer (un peu) : vendre ses fichiers de cartes grises, contenant nom, prénom, adresse, date de naissance, véhicule...

Le 9 avril 2009, le Sénat votait une loi rendant "les informations nominatives figurant dans les pièces administratives exigées pour la circulation des véhicules", "communicables à des tiers préalablement agréés par l'autorité administrative afin d'être réutilisées" "à des fins statistiques, ou à des fins de recherche scientifique ou historique", ou encore "à des fins d'enquêtes et de prospections commerciales, sauf opposition des personnes concernées".

Spam d'Etat

En clair, l'Etat vend à qui-n-en-veut son fichier de cartes grises pour une utilisation marketing. Le tarif n'a pas encore été fixé. Et c'est parti pour un envoi massif de courriers personnalisés : genre "Monsieur Durand, votre C3 bleue nous intéresse", ou autre "Madame Dupont, votre Mégane immatriculée AA111YYY a été flashée". Tout de suite, ça retient l'attention.

Mais, bien sûr, vous avez tout loisir de vous opposer à ce nouveau genre de publicité sauvage. Reste à savoir comment, puisqu'au moment de déposer vos formulaires en préfecture, rien n'est prévu pour vous avertir de la situation. Et encore moins pour vous demander votre avis. En outre, l'Etat ne s'oblige aucunement à vous informer d'une éventuelle revente de vos informations personnelles. Alors... bon courage pour vous "désabonner".

En quête d'enquêtes...

Un an et demi plus tard, nos législateurs-qui-pensent-à-tout (c'est même pour ça qu'on les paie, parait-il) viennent de s'apercevoir que l'utilisation de telles données pouvait comporter quelques risques. D'où cet amendement, ajouté à la LOPSSI, actuellement en deuxième lexture à l'Assemblée nationale, qui préconise qu'"avant de céder à titre onéreux certaines des informations qu'elle détient (comme par exemple les données contenues dans le système d'immatriculation des véhicules [...]), l'administration doit s'assurer que les données transmises ne seront pas utilisées à des fins contraires au respect de l'ordre public. [Ce] projet d'amendement a donc pour objet de permettre la réalisation d'enquêtes administratives sur les demandeurs préalablement à la cession de telles informations".

A vau l'eau

L'Etat se réserve le droit de réaliser une enquête de moralité sur ses futurs clients. Seules les sociétés propres sur elles pourront donc vous harceler de leurs propositions commerciales révolutionnaires. Sauf que le législateur-qui-pense-vraiment-à-tout, par cet amendement, autorise l'Etat à enquêter sur toutes les personnes - physiques ou morales - qui demandent l'autorisation d'utiliser n'importe quelles données publiques (et pas seulement celles liées aux cartes grises). Par exemple, les données de Météo-France, de l'IGN (cartographie), de l'INSEE, des données sur la pollution, la circulation automobile, sur la localisation d'ascenseurs dans les métros (pour aider les handicapés dans leur pérégrination), sur l'assiduité des députés (voir NosDéputés.fr)... Il va y en avoir, des enquêtes ! Et l'Etat pourra ensuite les revendre ... ?

Et, une idée, en passant... Puisque l'UMP accuse un endettement monstre, ne pourrait-elle pas mettre en vente son fichier de généreux donateurs (en chèque et en liquide) ? Idea

(Une mise à jour de cet article est prévue dès que le résultat du vote de l'amendement sera connu)

[Correctif 16/12/2010 14h : comme signalé en commentaire, une case à cocher existe bien sur le formulaire Cerfa 13754*01. On peut donc effectivement s'opposer "à la réutilisation de [ses] données personnelles à des fins de prospection commerciale", au moment de la déclaration en préfecture. C'est écrit en tout petit et décoché par défaut, mais cela reste possible]

(Remarque : l'AFP, et toute la presse dans son sillage, attribue au Parisien la primeur de cette "révélation". Pourtant, cela fait plusieurs jours que l'info tourne en boucle sur regardscitoyens.org , numerama.com ou pcinpact.com, entre autres)...
www.lesmotsontunsens.com/etat-vente-donnees-carte-grise-donnees-personnelles-8686
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 23 Déc - 1:32


Hôpital : « Je suis surpris quand un patient ne m'insulte pas »

Dans les hôpitaux parisiens, rien que pour l'année 2010, les agressions physiques ont augmenté de 26% selon l'AP-HP (Assistance publique-hôpitaux de Paris). Le manque d'effectif, les temps d'attente toujours plus longs et la fatigue de l'ensemble du personnel créent un climat favorable aux altercations, notamment aux urgences.

Samedi 18 décembre au soir, les urgences de l'hôpital Mondor à Créteil sont chargées. La neige a causé accidents et blessures. Vers 22 heures, un patient pète les plombs : il met le feu à un chariot de soins avec son briquet. Il est rapidement maîtrisé, la police étant déjà sur les lieux. L'homme, à bout de nerfs, attendait qu'on le prenne en charge depuis plusieurs heures.

Les « craquages » des patients se multiplient dans les hôpitaux publics de région parisienne selon l'AP-HP. 69 soignants ont été victimes de coups et blessures en 2009 en région parisienne. À la mi-2010, il y en avait déjà 87.

Sur toute la France, l'Observatoire national de la violence en milieu hospitalier (ONVH) comptait plus de 3 000 atteintes aux biens et aux personnes dans les hôpitaux en 2009, dont 80% envers le personnel. Un chiffre en constante progression depuis 2006. […]

Judith Duportail
www.rue89.com/2010/12/22/hopital-je-suis-surpris-quand-un-patient-ne-minsulte-pas-181979


Trois nuits dans une chambre d'hôpital sans chauffage

Le soir du réveillon de Noël, Guy M., 62 ans, originaire de Lentilly, dans le Rhône, a été transporté aux urgences de l’hôpital Lyon-Sud. Le sexagénaire souffrait d’une insuffisance respiratoire et d’une forte fièvre.

Pris en charge par le personnel hospitalier, Guy s’est retrouvé dans une chambre et s’est rendu compte très vite que les problèmes de trésorerie des centres hospitaliers n’étaient pas une vue de l’esprit.
"Quand je suis arrivé dans cette chambre, les surprises ont commencé. Froid, pas du tout de chauffage. Pas de bouton de secours. Pour avoir de l’eau chaude, il fallait attendre cinq minutes au robinet. La douche, c’était pas mal aussi : il n’y avait pas de pommeau" témoigne le sexagénaire sur Europe 1.
Tout en ajoutant : "Ma femme, quand elle venue le lendemain, s’est débrouillée pour me trouver des couvertures dans les couloirs. J’avais trois quatre épaisseurs de couvertures, c’était une catastrophe."

L’épouse de Guy proteste fermement contre de telles conditions d’hospitalisation. En vain. Guy n’a pas changé de chambre.
www.lepost.fr/article/2011/02/01/2390787_le-sexagenaire-passe-trois-nuits-dans-une-chambre-d-hopital-a-16.html


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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 7 Jan - 0:20


Le ministère de la Culture innove dans les RH
Mieux que dans n’importe quel autre ministère, celui de la Culture joue à fond la précarisation du personnel. Le privé n’aurait pas fait mieux.

Dans la réforme de la modernisation de l’État, certains fonctionnaires ont la désagréable impression de servir, plus que les autres, de cobayes. François Baroin, le ministre du Budget, a tapé du poing sur la table pour affirmer que les établissements publics devraient un peu plus se serrer la ceinture. Mais au ministère de la Culture, les agents se demandent bien comment ils pourraient faire davantage d’efforts. Aujourd’hui, près des deux tiers des personnels travaillant pour ce ministère ne sont plus fonctionnaires, selon un décompte de la CGT Culture. Un record absolu.

Multiples statuts

Pourquoi la culture plus que d’autres ministères ou administrations ? « Nous sommes un laboratoire de la modernisation de l’État, sans doute parce que notre ministère regroupe toute sorte de métiers, des agents de surveillance aux universitaires, en passant par les artistes », explique Franck Guillaumet, secrétaire national CGT Culture.

Devançant bien souvent les exigences de la RGPP (révision générale des politiques publiques), les établissements culturels ont développé des politiques de gestion du personnel dont n’ose rêver le secteur privé : myriade de contrats, empilement de statuts avec, à la clé, des situations ubuesques.

Au Musée d’Orsay, Frédéric Sorbier, conférencier, raconte : « Au même comptoir d’information, on trouve un contrat précaire qui touche 700 euros par mois, alors que son collègue fonctionnaire peut gagner le double pour exactement le même travail. Évidemment, ça crée des divisions, ça casse le collectif. » À moins que tel ne soit le but… « Depuis quelques années, des secteurs entiers ont été réorganisés pour remplacer tous les titulaires par des contractuels », renchérit Franck Guillaumet.

Dans les expositions temporaires, de nouveaux personnels sont apparus : les contrats « mécénés » (financés par un mécène). Par miracle, le jour où les budgets fondent, ces salariés s’évaporent. Pour ne pas embaucher de fonctionnaires – hérésie ! –, « la direction fractionne artificiellement les besoins, elle crée des contrats d’un mois renouvelés tous les mois », observe un représentant du centre des monuments nationaux.

Contrat inédit

À l’Institut national de recherches archéologiques, on n’est pas peu fier d’expérimenter, depuis janvier 2010, une nouvelle forme de contrat de travail, totalement inédite : le CDA, le contrat d’activité, calqué sur le contrat de mission que la droite n’a jamais réussi à imposer dans le privé.

Un délice pour les modernisateurs de l’État puisque le CDA, sans date de fin établie, rend les nouveaux précaires totalement disponibles et « remerciables » à souhait. « On en est à se battre pour des CDD, c’est du jamais-vu chez nous ! confie Valérie Renault, une représentante syndicale. Les gars sont en train de comprendre qu’avec le CDA ils ne passeront jamais en CDI. Ils pètent un câble. »

Pour Franck Guillaumet, si le processus de précarisation des agents de la Culture est ancien, « on a basculé vers quelque chose de nouveau : les salariés du privé peuvent saisir les prud’hommes. Nous avons, nous, très peu de possibilités de recours ». De fait, les tribunaux administratifs déjugent rarement l’État-employeur. Un cycle de négociations avec le gouvernement vient de s’ouvrir sur le thème des vacataires et des contractuels de la fonction publique. En arrière toute ?

Lucie Delaporte
www.bakchich.info/Le-ministere-de-la-Culture-innove,12751.html
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