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 Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...

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Orwelle



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MessageSujet: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   Ven 25 Sep - 14:09



En prévision des futures élections, Sarkozy profite de son passage à New York pour se mettre en scène sur TF1 et France 2 lors du journal de 20 heures du mercredi 23 septembre 2009.
Pendant 30 secondes il répond à la question de Laurence Ferrari portant sur l'affaire Clearstream.

Sarkozy sur Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...

1/ «J'ai déposé plainte contre X.»

FAUX. Nicolas Sarkozy, et c'est tout sauf un détail, n'a pas déposé plainte, ni contre X ni contre personne. Il s'est contenté de se constituer partie civile, le 31 janvier 2006, dans la procédure déjà ouverte. Ses conseillers lui avaient précisément déconseillé à l'époque de déposer plainte, craignant qu'une telle initiative n'apparaisse trop offensive. Et donc comme une tentative de pression sur la justice.


2/ «J'ai déposé plainte contre X quand j'ai découvert avec stupéfaction que j'étais titulaire de deux comptes...»

FAUX. Là encore, la formulation est trompeuse. Elle laisse entendre à l'évidence que Nicolas Sarkozy a saisi la justice dès qu'il a eu connaissance que son nom figurait sur les faux listings. Et il répète à qui veut l'entendre qu'il n'a été informé que très tardivement.

Or, la chronologie démontre le contraire. La présence du nom de Nicolas Sarkozy sur les listings a été évoquée dans la presse, avec celles de trois autres anciens ministres (Alain Madelin, Jean-Pierre Chevènement, Dominique Strauss-Kahn), au mois de septembre 2004. Or, M. Sarkozy, contrairement aux trois autres, ne n'est constitué partie civile qu'en janvier 2006, soit près d'un an et demi après. Sans compter que de nombreux éléments laissent à penser qu'il avait été informé de la présence de son nom dès le printemps 2004.


3/ «Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants...»

FAUX. Pour le coup, il s'agit sans doute du lapsus le plus révélateur de l'intervention du chef de l'Etat. En effet, l'instruction de cette affaire n'a pas duré deux mais... quatre ans, puisque l'information judiciaire pour « dénonciation calomnieuse » confiée au juge Jean-Marie d'Huy – ensuite secondé par Henri Pons – a été ouverte par le parquet de Paris le 3 septembre 2004 et s'est achevée en 2008.

L'enquête s'est terminée en deux temps, les juges ayant clos une première fois leurs investigations le 22 février 2008, puis le parquet a exigé un complément d'information. Ils ont finalement clôturé le dossier le 3 juillet 2008. Nicolas Sarkozy n'a pas évoqué cette période de «deux ans» par hasard: il ne fait visiblement pas de doute dans son esprit que le « vrai » début de l'affaire correspond à son entrée dans le dossier, en 2006! De fait, l'enquête des juges avait connu une spectaculaire accélération juste après la constitution de partie civile de M. Sarkozy.


4/ «Deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel.»

FAUX. Est-il besoin de rappeler que, dans le droit français (comme dans la plupart des pays européens), toute personne est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été définitivement établie par un tribunal. Dans l'exemple Clearstream, il faut donc parler de «prévenus» puisqu'il s'agit d'un procès correctionnel – aux assises, on parlerait d'«accusés».

Et quand bien même seraient-ils condamnés qu'ils seraient toujours présumés innocents dans le cas – probable – où ils feraient appel. Imaginons qu'ils soient ensuite condamnés en appel, ils pourraient encore se pourvoir devant la Cour de cassation et seraient toujours, jusqu'à ce que la juridiction suprême se prononce, présumés innocents. Jeudi 24 septembre, les avocats de Dominique de Villepin ont annoncé qu'ils allaient assigner le chef de l'Etat en justice pour «atteinte à la présomption d'innocence».

www.mediapart.fr//?q=node/59542
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   Ven 25 Sep - 14:22



Clearstream

Clearstream (« courant limpide ») est une chambre de compensation internationale située au Luxembourg, spécialisée dans l'échange de titres et doublée de la banque Clearstream Banking S.A., basée en Allemagne et au Luxembourg. Il s'agit maintenant de divisions de Deutsche Börse.

Depuis 2001, elle est au centre d'une affaire financière, industrielle et internationale, l'affaire Clearstream 1, et en 2006, au cœur d'une affaire politico-financière, l'affaire Clearstream 2.

Les clients de Clearstream sont des banques ou des institutions financières, plus quelques entreprises (4 en 2006). Par leur compte en Clearstream sont réglées livrées leurs transactions avec leur contrepartie, elle-même banque ou institution financière.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clearstream
w ww.clearstream.com/ci/dispatch/en/kir/ci_nav/home

Chronologie de l'affaire Clearstream
www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/chronologie-de-l-affaire-clearstream_482251.html
www.mikael-cabon.com/2007/05/28/la-domination-du-monde/


Résumé de l'affaire Clearstream

L’affaire Clearstream 2 (ou affaire EADS-Clearstream ou affaire du corbeau des frégates de Taïwan) est une affaire française apparue en 2004. Un petit groupe de politiciens et d'industriels tenta de manipuler la justice afin d'évincer des concurrents, en voulant faire croire à l'implication de ceux-ci dans le scandale des frégates de Taïwan. À l'heure actuelle (septembre 2009), l'enquête chargée d'identifier les membres de ce groupe, confiée aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, est encore en cours.

Depuis juin 2001, le juge Renaud Van Ruymbeke enquête sur l’affaire des frégates de Taïwan. Au printemps 2004, il reçoit plusieurs lettres anonymes et CD-ROMs prétendant révéler l'existence d'un réseau international d’influences et de malversations, ainsi que celle de 895 comptes bancaires occultes qui, ouverts par de nombreuses personnalités du monde des affaires (dont Alain Gomez, Pierre Martinez, Philippe Delmas) ou de la politique (dont Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius), auraient fait transiter l'argent des frégates.

Il est rapidement apparu qu’il s’agissait d’une tentative de manipulation visant le juge Van Ruymbeke et dont le scénario s’inspirait des thèmes développés dans le livre Révélation$ de Denis Robert. En particulier, les listes de comptes occultes envoyés par le corbeau auraient été trafiquées afin d’impliquer des personnalités étrangères à l’affaire des frégates de Taïwan. Une enquête sur la réalisation de ces faux fut alors confiée aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Clearstream_2
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   Ven 25 Sep - 14:33



Denis Robert

Le journaliste Denis Robert est inculpé pour avoir détenu des listings bancaires subtilisés à la chambre de compensation luxembourgeoise par Florian Bourges, à la faveur d'un audit qu'il avait mené, alors qu'il était stagiaire dans un cabinet de consultants. Lui aussi est bien sûr mis en examen, pour "vol et abus de confiance".
La justice française prend donc le parti de défendre Clearstream. Et s'asseoit sur la liberté d'informer : "Si les professionnels de la presse doivent être poursuivis chaque fois qu'ils sont amenés à entrer en possession ou à prendre connaissance de documents qui n'étaient pas destinés à être rendus publics, c'est tout le travail du journalisme d'investigation qui pourrait être compromis", s'indignait ainsi Reporters Sans Frontières...

"La liberté de presse, d'écrire et d'informer est bafouée par le pouvoir de l'argent et les intrigues politico-financières. Les super-menteurs du monde politique, de la finance et de l'armement sont écartés de toute poursuite" : mais pas Denis Robert, qui a fait hier cette déclaration à sa sortie du bureau des juges venant de lui signifier sa mise en examen dans l'affaire des listings falsifiés de Clearstream.

Les magistrats auront donc suivi les recommandantions du parquet de Paris, scélérate marionnette : il faut punir ceux qui ont révélé l'affaire, parce qu'ils ont osé entrer en possession d'éléments qui ne les regardaient pas : protégeons le secret sur les opérations illégales !

http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/affaire_clearstream/index.html
http://corinnelepage.hautetfort.com/archive/2006/12/13/denis-robert-victime-de-la-republique-bananiere.html
http://parlons.de.rinfhon.free.fr/




Denis Robert a cessé d'alimenter son site en raison essentiellement des procès à répétition que lui font Clearstream mais aussi Fortis via la Banque Générale de Luxembourg.

Aujourd'hui, la crise financière lui donne raison. Et ses détracteurs doivent raser les murs. Il suffit de lire ce qu'il écrivait sur Clearstream et le système bancaire dans son dernier livre "Une affaire personnelle". De remonter à "La boîte noire" ou "Révélation$", les ouvrages qui ont ouvert la brèche. De revisionner ses films. Mais le plus simple est sans doute de remonter le fil de ce blog, où le scénario catastrophe de ce qui nous arrive s'écrivait au fil des jours. "La Domination du monde" était à l'évidence le site de la crise qui couvait.
http://ladominationdumonde.blogspot.com/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   Mar 6 Oct - 15:40



Procès Clearstream : et si on parlait de Sarkozy et des USA, de la mafia russe, du Figaro... ?
par Bruno Roger-Petit

Tout à leur envie de démontrer que le témoignage du général Rondot devait accabler Dominique de Villepin, nos amis journalistes de télévision et de radios ont un peu négligé un aspect important de l'apport testimonial du Smiley superdupont.


Pascale Robert-Diard, qui suit ce procès pour le Monde, a reproduit hier sur son excellent blog, un extrait fort instructif des célèbres notes du général. La note en date du 9 janvier 2004 a retenu mon attention. Elle rend compte d'une réunion Villepin, Rondot, Gergorin au ministère des Affaires Etrangères que le futur Premier ministre occupe à l'époque. Extraits :

“17H30 : entretien D.de Villepin. A son bureau + JL Gergorin. Ops REFLUX [le nom donné au dossier Clearstream], JLG lui avait transmis une note (je demande à JLG une copie : il ne me l’avait pas dit, alors qu’il avait été convenu de ne rien écrire à ce sujet).

Instructions du PR [président de la République] auquel D de V avait rendu compte : “traitement direct avec le PR”, “prudence”, “cadre secret”, “tenir compte des manipulations politiques”.

Les connections selon DdeV + JLG :

- des réseaux “tangentiels“ à explorer [suivent les noms de plusieurs personnalités politiques dont Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Charles Pasqua, qui figurent parmi les parties civiles]

- l’enjeu politique ? N.Sarkozy

- fixation sur N.Sarkozy (ref conflit Chirac Sarko)

- rôle des Américains ? soutien apporté à N.Sarkozy

- l’action de la mafia russe

- 1 milliard de $ sortis

- message du PR à Poutine (JLG le rédigera)

- couper le réseau du soutien mafieu russe ? tolérance du pouvoir russe ?

(…)

- les liens Sarkozy-Dassault ? Le Figaro

- Un compte couplé (?) N.Sarkozy

- Stéphane Boksa, à préciser

(…)

- Aucun système branché sur le PR (DdeV)

DdeV insiste sur le croisement des réseaux en dehors des clivages politiques

- DdeV demande de “démonter le système” et d’explorer la nature des relations pour “comprendre les ops [opérations] qui sont rémunérées ? un “travail historique” à faire.

- DdeV revient sur le voyage de Nicolas Sarkozy en Chine ? des intérêts financiers?

- mon impression : doute persistant, réelle construction intellectuelle montée par JLG et qui accroche DdeV ?la théorie du complot ?”


A supposer que ce qui est écrit est vrai, on peut tirer trois conclusions :

1/ Si Villepin a rencontré Rondot, il apparaît qu'il ne donne aucune instruction de nature à accabler qui vous savez de manière malhonnête ou répréhensible. Tout au plus pourrait-on lui reprocher un petit mensonge, lui qui a toujours nié avoir eu connaissance de la présence du nom de qui vous savez sur les fichiers.

2/ Au contraire même, ces notes prouvent à l'évidence que Villepin est alors animé par le souci de s'en prendre à des réseaux de corruption, des trafiquants d'argent sale et qu'il entend éviter le piège éventuel d'une manipulation politique.

3/ De ce point de vue, la liste des réseaux possibles, probables, hypothétiques suspectés de soutenir, directement ou indirectement (politiquement ? financièrement ? autre ?) qui vous savez donne le vertige. En une seule réunion (et si j'ai bien compris la note de Rondot) le futur président de la République française est soupçonné par les participants d'être soutenu par les Etats-Unis, la mafia russe, les Chinois, Serge Dassault et Le Figaro... Cool

Arrivé là, l'alternative est simple. Ou Villepin et ses amis sont des agités du bocal totalement paranos et leur irresponsabilité pénale devrait être constatée. Ou bien, les questions qu'ils posent sur la nature de certains réseaux, de certaines forces, exerçant ou tentant d'exercer une influence sur la vie politique française en soutenant, directement ou indirectement, une personnalité de premier plan sont justes et fondées, éclairées par l'expérience. Si c'est le cas, c'est inquiétant. Cela en dirait long sur les arrière-cuisines de la politique française, et surtout, sur celui qui est aujourd'hui le chef de l'Etat. Et si c'était cela le vrai enjeu du procès Clearstream ?


http://fr.news.yahoo.com/63/20091006/tpl-procs-clearstream-et-si-on-parlait-d-5cc6428.html
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MessageSujet: Re: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   Jeu 8 Oct - 0:32

Mercredi 7 octobre 2009 : à propos de la Direction des Constructions Navales – International (la DCNI), l’hebdomadaire Bakchich Info publie un scoop sur ses caisses noires. Cet article explosif est dévastateur pour Sarkozy, pour Balladur, mais aussi pour Elisabeth Guigou.

Cet article est publié dans la version papier uniquement :

« Cette semaine dans Bakchich Hebdo, les extraits des cahiers de l’ex-directeur financier de la DCNI qui révèlent l’existence de caisses noires. Et citent les noms de Sarkozy, Balladur, Guigou, Thales…

Demandez le sommaire !

Au sommaire de Bakchich Hebdo n°3 :

Scoop à la une : l’enquête qui empêche de dormir le président de la République et des pontes socialistes.

De nouveaux carnets secrets détaillent l’existence de caisses noires alimentées par des rétrocommissions liées à l’exécution de grands contrats de la Direction des Constructions Navales - International.

Révélations de Nicolas Beau et Xavier Monnier.

http://www.bakchich.info/Bakchich-Hebdo-no3-l-affaire-qui,08876.html

Moi, mon préféré, c’est Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy.

J’adore la réaction de Thierry Herzog :

http://www.dailymotion.com/video/xaq5cm_derriere-laffaire-clearstream-les-f_news
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   Mar 20 Oct - 22:09



Prison avec sursis requise contre Villepin au procès Clearstream

Une peine de 18 mois de prison avec sursis et une amende de 45.000 euros ont été requises mardi contre Dominique de Villepin, jugé pour une manipulation menée avec de faux comptes bancaires de la société Clearstream.

Au terme d'un réquisitoire de cinq heures et d'un mois de procès, le procureur Jean-Claude Marin, qui avait refusé de poursuivre l'ancien Premier ministre en 2006 et 2007 avant de faire volte-face, n'a cependant pas demandé d'inéligibilité.

Le tribunal garde en théorie la possibilité de la prononcer pour ces faits de "complicité de dénonciation calomnieuse". Le maximum encouru est de cinq ans ferme et 45.000 euros d'amende.

Pour le procureur, Dominique de Villepin n'est ni l'instigateur ni l'organisateur du complot mais son complice, en raison de son "silence et son inaction".

Il a voulu déstabiliser ses adversaires, dont Nicolas Sarkozy, dont les patronymes hongrois figuraient sur ces faux listings de la société luxembourgeoise, a dit le magistrat.

"Dominique de Villepin a, pour le ministère public, par son abstention volontaire, (...) permis à la manipulation de perdurer et de se développer alors qu'il avait la faculté, mais aussi le devoir, d'en interrompre le cours", a dit le procureur.

Il a pour lui "violé les règles de fonctionnement de l'Etat". Le procureur s'est montré ironique, comparant Dominique de Villepin à un personnage de Balzac et un "stratège" manqué.

L'ancien Premier ministre a estimé à sa sortie du tribunal que le procureur n'avait "pas dit la réalité des faits".

"Nicolas Sarkozy avait promis de me pendre à un croc de boucher. Je vois que la promesse a été tenue", a-t-il déclaré en faisant allusion à des propos prêtés au président français.

Le magistrat a aussi demandé trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et 45.000 euros d'amende contre l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin, qui a remis les faux listings au juge Renaud Van Ruymbeke en avril 2004.

"Il est pour nous l'artisan de l'ensemble de la machination et de la manipulation sordide de la justice", a-t-il dit.

RELAXE DEMANDÉE POUR DENIS ROBERT

Une peine de deux ans de prison dont six mois de prison avec sursis, avec aussi 45.000 euros d'amende, est demandée contre Imad Lahoud, auteur présumé de la falsification des documents, "second couteau" selon le procureur, mais au rôle "déterminant".

Est requis enfin quatre mois de prison avec sursis contre l'ex-consultant Florian Bourges. La relaxe est demandée pour le journaliste Denis Robert, pour lequel le principe de la liberté d'information constitue, selon le procureur, une protection.

Ces deux protagonistes secondaires sont poursuivis pour avoir fourni de bonne foi aux faussaires des documents authentiques de Clearstream, matrice de la manipulation.

La défense de Dominique de Villepin plaide mercredi, celle des autres prévenus jeudi et vendredi. Le jugement sera mis en délibéré.

Pour le procureur, Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères (2002-2004) puis de l'Intérieur (2004-2005), a profité de la pseudo-affaire soulevée par Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin en janvier 2004, puis a refusé d'y mettre fin en juillet lorsqu'il a su que les listings étaient faux.

Le magistrat a usé d'une formule et d'un proverbe latin pour résumer son analyse: "'Errare humanum est, perseverare diabolicum' ou de l'effet d'aubaine à la manipulation".

En janvier 2004, Dominique de Villepin avait demandé à Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, d'enquêter sur les listings apportés par Jean-Louis Gergorin.

"En citant les noms de ses principaux concurrents éventuels, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, mais aussi et bien sûr Nicolas Sarkozy, l'alchimie a joué et l'aubaine offerte par Jean-Louis Gergorin a immédiatement séduit Dominique de Villepin", estime le procureur.

Il a sévèrement jugé sa place dans la vie politique. "Sa fulgurante carrière politique n'est que le témoin de la confiance dont le président (Jacques Chirac-NDLR) témoigne envers Dominique de Villepin, certains diront de l'emprise que Dominique de Villepin exerce sur Jacques Chirac", a-t-il dit.

Thierry Lévêque
http://fr.news.yahoo.com/4/20091020/tts-france-justice-clearstream-urgent-ca02f96.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   Mar 20 Oct - 22:11



Clearstream : "Le procureur est aux ordres du gouvernement", selon Montebourg

Arnaud Montebourg était l’invité du 18 heures de Public Sénat ce mardi soir.

Il a réagi au réquisitoire dans l’affaire Clearstream, demandant 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de Dominique de Villepin : «L’accusation est en train de débander. Il n’y a pas de fondement juridique pour accuser Villepin. (…) Un président de la République n’a rien à faire dans un prétoire. (…) Même si Monsieur de Villepin est condamné, il pourra dire que c’est un procès politique. Le juge qui est sur le siège n’est pas libre de décider», a-t-il dit.

Quant au procureur Jean-Claude Marin, «c’est une honte, c’est une sorte de préfet judiciaire, c’est-à-dire aux ordres du gouvernement». Et de terminer : «Dominique de Villepin est victime de l’acharnement judiciaire du pouvoir».

http://fr.news.yahoo.com/63/20091020/tpl-clearstream-le-procureur-est-aux-ord-5cc6428.html
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MessageSujet: Re: Clearstream : deux phrases, trente secondes, quatre erreurs...   

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