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 Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé

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Orwelle



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MessageSujet: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Mar 6 Oct - 0:24


Nanohouse sur HorizonZero

Lancement d’un débat sur les nanotechnologies

Mercredi 23 septembre, à Paris, a été présenté le débat public sur le développement et la régulation des nanotechnologies. Organisé sur Internet et dans 17 villes françaises d’octobre à février, ce débat donnera lieu à un rapport prenant en compte l’opinion des Français et sera remis aux autorités politiques fin avril.

Que sont les nanotechnologies ?

Les nano-objets et les nanotechnologies correspondent à des matériaux « nains », ayant donc une dimension extrêmement petite, environ 500 000 fois plus petits qu’un cheveu. À cette échelle, la matière présente des propriétés physiques et chimiques spécifiques. Ainsi un béton nanostructuré sèche-t-il trois fois plus vite qu’un ciment ordinaire. Et une raquette de tennis renforcée par des nanotubes de carbone est plus légère, plus souple et plus résistante.

Déjà incorporées en petite quantité dans près de 800 produits, les nanoparticules sont appelées à conquérir tous les secteurs, des médicaments (vaccins) à la consommation courante (cosmétiques, peintures, textiles) en passant par l’électronique, l’automobile, l’aviation, l’alimentation et la défense. Les experts estiment le marché mondial des nanotechnologies à 4 000 milliards d’euros en 2014.

Pourquoi lancer aujourd’hui un tel débat ?

Première mondiale, ce débat est lancé dans l’esprit du Grenelle de l’environnement. « Il vise à associer les citoyens aux orientations fondamentales pour l’avenir de la société », a indiqué Jean-Louis Borloo, ministre d’État.

Les nanomatériaux ayant des propriétés nouvelles, il convient d’évaluer les risques qu’ils peuvent faire courir à la santé et à l’environnement, à commencer par les 4 000 travailleurs qui les fabriquent. Concrètement, le processus prévoit 17 réunions dans les principales villes de France, ainsi que des débats sur Internet (www.debatpublic-nano.org) où tout le monde pourra intervenir. Ce débat abordera notamment les questions éthiques touchant à l’intégrité du corps humain et aux libertés individuelles.

Denis SERGENT
www.la-croix.com/Lancement-d-un-debat-sur-les-nanotechnologies/article/2394336/5547
www.horizonzero.ca/

Le nanoprésident va offrir 70 millions d’euros aux riches labos de recherche sur les nanotechnologies.
L'humain nanotechnologisé, pucé, filé, respirant les microparticules des pneus, des routes bitumées... Le nanomonde, c’est maintenant qu’il faut le combattre
www.nanomonde.org/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Mar 6 Oct - 0:29


© Paatrice Marchand

Contre la campagne d’acceptabilité des nanotechnologies lancée par le gouvernement

Du 15 octobre 2009 au 24 février 2010 se tiendra le débat national autour du développement et de la régulation des nanotechnologies.
Loin de servir un quelconque débat démocratique sur l’opportunité sociale et politique d’investir dans les nanotechnologies, cette campagne vise à leur acceptabilité par la population. "Faire participer, c’est faire accepter", disent les experts en acceptabilité de France Telecom.

Proclamons notre opposition à la tyrannie technologique

La seule attitude décente face à cette mascarade est le boycott total de ces pseudo-débats et la critique publique de la tyrannie technologique. Nous refusons de jouer le jeu, parce que nous refusons le nanomonde que ces divertissements citoyens sont censés rendre acceptable. Les soumis de la tyrannie technologique, les résignés de la survie artificielle dans le monde-machine, ne pourront pas dire que nous avons acquiescé avec eux.

Nous avons mis en ligne toutes les informations. Renseignez-vous, faites circuler dans vos groupes et associations : opposants à la société industrielle, à la biométrie, à la vidéosurveillance, anti-nucléaires, anti-OGM, anti-militaristes, anti-nécrotechnologies et autres luddites. Organisez des réunions.

Vous trouverez sur le site "Aujourd’hui le nanomonde" :
Les ressources pour découvrir les nanotechnologies et le nanomonde ;
Des informations et des révélations sur la campagne d’acceptabilité lancée par le gouvernement via la Commission nationale du débat public ;
L’actualité de la contestation des nécrotechnologies ;
Un agenda des débats et actions contre la tyrannie technologique ;
Des outils pour organiser vos propres événements.
www.piecesetmaindoeuvre.com/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Mar 6 Oct - 0:36



"Nanotechnologies ou Nécrotechnologies ?"
www.culture.u-bordeaux1.fr/evenements/2008-2009/nano-necro


Grenoble, capitale de la contestation des ''Nécrotechnologies...
Les nanotechnologies sont à l’informatique ce que les OGM sont pour le vivant. Une engeance proliférative destinée à assurer le contrôle et la domination de ceux qui les inventent, cela au nom des tartes à la crème rances du "progrès" et du "bien de l’humanité". La première application des nanotechnoligies est de rendre possible un contrôle totalitaire de tous les habitants de la planète.
www.notv.info/spip.php?article522

Les nécrotechnologies ne sont pas une nouveauté chez Monsanto.
Avec six autres firmes américaines, cette entreprise a fabriqué une des plus terribles armes chimiques : l’agent orange.
www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article1331

http://juralibertaire.over-blog.com/categorie-1131141.html
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Ven 16 Oct - 11:08



Le risque des nanotechnologies
www.lagedefaire.org/agir/Le-risque-des-nanotechnologies

Contre-débat et appel au boycott

Le collectif citoyen Pièces et main d'oeuvre, né il y a huit ans à Grenoble pour éveiller la conscience citoyenne sur ces questions, vient de lancer son propre « site du débat public sur les nanotechnologies », nanomonde.org. Rue89 a interrogé une militante anonyme de ce collectif de citoyens méfiants, qui appellent à boycotter le débat public officiel :

« Le débat public, c'est un exutoire pour que les gens relâchent la vapeur. Mais le plan Nano-INNOV lancé par le gouvernement en mai dernier et qui prévoit 70 millions d'euros d'investissement public ne sera pas remis en cause s'il ressortait du débat public que les gens sont opposés au nanomonde. Tout est décidé d'avance et on dit aux gens vous pourrez discuter. »

Ces opposants estiment que l'Etat veut à tout prix éviter le « syndrome OGM », c'est-à-dire « un rejet par l'opinion d'une révolution technologique qui révolutionne nos vies d'une façon qui ne nous convient pas » :

« Ça fait partie de tous les outils que les sociologues de l'innovation appellent “ l'acceptabilité ” : comment on fait pour rendre acceptable une innovation ? C'est le monde à l'envers : la technologie ne vient pas répondre à des besoins identifiés, au contraire on dispose d'une technologie et on se demande comment la rentabiliser. »

La science-fiction devient réalité

Les nanotechnologies sont « dévastatrices » car elles nous promettent « l'homme machine dans un monde machine », résume le collectif Pièces et main d'oeuvre. Lors d'un des nombreux débats organisés depuis huit ans, les « gens sont choqués dès qu'ils savent ce que c'est », par exemple lorsqu'ils apprennent que les puces RFID (Radio Frequency Identification) sont des puces intelligentes qui mouchardent en « enregistrant tout ce qui constitue votre mode de vie ».

« A Clinatec, laboratoire de recherche biomédicale du Commissariat à l'Energie Atomique, on cherche à nous mettre des nanos dans le cerveau, on va traiter les humeurs des humains avec des machines sans se demander qui est derrière les machines ? »

Pour nanomonde.org, la réalité est en train de rejoindre la fiction, par exemple dans ses applications militaires : »Le programme FELIN de l'armée française, c'est exactement l'homme qui valait 3 milliards. »

Des spécialistes de la « stratégie d'opinion »

Sur la forme aussi, l'organisation de ce débat pose question. La commission est une autorité indépendante, mais saisie par sept ministères et financée (2 millions d'euros) par le ministère de l'Ecologie. Pour l'assister dans sa communication auprès des médias et du public, la commission a passé un contrat avec un prestataire qui avait déjà fait parler de lui dans l'affaire de la surveillance des profs : l'agence i&e consultants, conseil en stratégie d'opinion. (...)

Sophie Verney-Caillat
www.rue89.com/2009/10/15/faut-il-boycotter-le-debat-public-sur-les-nanotechnologies

Manif virtuelle contre les nécrotechnologies
www.ruedesboulets.com/?Manif-virtuelle-contre-les
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Lun 18 Jan - 9:39



Le silence des nanos

Julien Colin a réalisé en 2007 un documentaire de 75 mn sur les nanotechnologies.

Au fil d'une cyber-enquête virtuelle, avec des séquences audiovisuelles glanées sur la toile, le réalisateur dévoile les implications de ce que l'on présente comme la troisième révolution industrielle.

On entend par nanotechnologies la capacité de manipuler la matière à l’échelle atomique... Les domaines d’application ? la santé, l’alimentation, les cosmétiques, les textiles, les peintures... Soit environ 2000 nanoparticules commercialisées aux risques insuffisamment identifiés.

Le documentaire « Le silence des nanos » de Julien Colin permet de mieux saisir les enjeux (sanitaires, sociaux, environnementaux, éthiques et économiques) de ces nanotechnologies.
www.millebabords.org/spip.php?article13092

Le film ne montre pas le nanomonde, de toute façon invisible, même pour un œil électronique.
L’action se déroule sur l’écran d’un ordinateur connecté au réseau. Une navigation dans le cyberespace permet de découvrir ce que recouvrent les nanotechnologies en terme de programme.

De lien en lien, de site en site, de téléchargement en téléchargement, le film révèle l’histoire de ces technologies émergentes, les visions et les rêves dont elles procèdent ou qu’elles génèrent. Les questions, qui ne sont pas nouvelles : notre rapport à la technologie, au développement, au progrès ; mais qui, devant la révolution technologique annoncée, s’imposent avec acuité.

Ce film est diffusé librement sur la proposition de son auteur.
www.les-renseignements-genereux.org/videos/4139

Une version courte NANO PRAVDA (20 min) à télécharger.

Une version en 2 parties sur dailymotion :
www.dailymotion.com/video/x47wgs_nanopravdapart1_tech
www.dailymotion.com/video/x47wrb_nanopravdapart2_tech


La première version du film [FLV] (1 heure)
www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/LeSilenceDesNanos.flv

Pour acheter le DVD
www.lesilencedesnanos.com/
www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=dvd


Le 1er juin 2006, le Commissariat à l’Energie Atomique et l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG) inaugurent MINATEC, "le premier pôle européen pour les nanotechnologies". D’ores et déjà le "techno-gratin" a décidé de faire de cette inauguration un événement national.

Nous ne laisserons pas l’inauguration de MINATEC passer sous les seules acclamations de la Communication officielle. Si les effets indésirables et les obstacles éthiques au sujet des nanaos sont parfois mentionnés, c’est aussitôt pour être évacués ou minimisés face aux "fantastiques promesses" de cette technologie. (...)
www.millebabords.org/spip.php?article3700
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Lun 25 Jan - 15:23



Débat public national sur les nanotechnologies à Orsay le 26 janvier 2010

Demandé par le gouvernement en application des engagements du Grenelle de l'environnement, le débat public national sur les options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies se poursuit à Orsay le 26 janvier 2010.
thewebconsulting.com

Le gouvernement organise actuellement une campagne de communication pour faire accepter les nanotechnologies. En plus d’une opération de propagande sur Internet, dix-sept réunions sont organisées dans des grandes villes de France par la commission nationale du débat public (CNDP), d’octobre à février. Pour s’assurer que ces grands-messes se déroulent correctement, la CNDP a déjà prévu 147 questions (des plus simples aux plus dérangeantes) qui pouvaient être soulevées, afin d’endormir la méfiance du public. Depuis le début de cette campagne commanditée par le gouvernement pour nous faire accepter les nanotechnologies, la CNDP essuie échec sur échec : débats annulés par les opposants à Lille et Grenoble, débats perturbés à Clermont-Ferrand, Toulouse, etc. (lorsqu’elle n’est pas obligée d’empêcher l’accès aux réunions à des dizaines de personnes, comme à Caen ou Besançon). À Paris, deux réunions auront lieu : le 26 janvier à la Faculté d’Orsay et le 23 février à la Cité des Sciences et de l’industrie.
www.demosphere.eu/node/16001

Retransmission du débat d'Orsay

www.debatpublic-nano.org/retransmission_orsay.html
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Mer 27 Jan - 10:32


Poudre de titane contenant des nanoparticules d'or. (© AFP photo AFP)

Les nanotechnologies, gros débouchés et débats agités

Ce mardi soir, un nouveau débat public a été annulé à Orsay pour cause de «dégradations» la nuit dernière. Pourquoi les nanotechnologies suscitent-elles des réactions épidermiques ? Où les trouve-t-on, à quoi servent-elles ? Les réponses.

C'était l'un des engagements du grenelle de l'environnement : organiser un grand débat public sur les «risques et les conditions de développement des nanotechnologies». Sauf que ce tour de France des réunions, entamé à la mi-octobre, n'est pas franchement concluant. Les rencontres sont souvent perturbées – sinon annulées comme ce mardi soir à Orsay ou récemment à Lyon – sous la pression des anti-nano, révoltés par le principe même du débat. Pourquoi les nanotechnologies suscitent-elles des réactions si épidermiques ? Qu'appelle-t-on nanotechnologies ? Où les trouve-t-on et à quoi servent-elles ? Et quels sont les risques ? Les réponses, point par point.

De quoi parle-t-on ?

Les nanotechnologies regroupent des applications extrêmement diverses, n'ayant rien à voir les unes avec les autres. Leur seul point commun, c'est la dimension. On parle là de la production de matière à l'échelle du nanomètre, qui équivaut à un milliardième de mètre. Disons qu'un nanomètre est l'échelle intermédiaire entre celle des atomes et celle des plus petits objets existants.

Quand sont apparues les nanotechnologies ?

Le nom de Richard Phillips Feynman revient souvent dans les livres consacrés aux nanos. Dans un discours remarqué en 1959 au congrès annuel de la Société américaine de physique, il rappelle à la communauté scientifique, comme un défi : «il y a beaucoup d'espace en bas».

«A partir du moment où l'on a découvert l'atome, on était déjà dans le domaine des nanotechnologies», résume Pierre Morin, directeur de recherche CNRS, à l'Institut de nanotechnologies de Lyon. Sauf que «façonner la matière à l'échelle du nanomètre est compliqué. D'abord parce que le microscope optique (le classique, ndlr) ne permet pas de voir les nanoparticules... Aujourd'hui, il existe de nouveaux outils mais on ne voit pas parfaitement ce que l'on fait. On travaille toujours un peu à l'aveugle.»

Quel est intérêt ?

Tout «nanophyte» est en droit de se poser la question : pourquoi «façonner la matière» à l'échelle des nanomètres si c'est si compliqué ?

D'abord, pour réduire la taille de l'objet tout simplement : avoir un ordinateur plus léger, moins encombrant.

Ensuite, parce que «quand on diminue la taille des matériaux, leurs propriétés physiques et chimiques changent», explique le physicien Pierre Morin. Prenons l'exemple de l'or. Une bille d'or d'un millimètre de côté est inerte chimiquement, elle réagit très peu avec d'autres molécules. En revanche, à l'échelle de nanopoudre, l'or devient fluorescent.

Dit autrement, les propriétés physiques, chimiques, biophysiques d'une molécule peuvent être très différentes si l'on prend un «gros tas» de ces molécules, ou juste un «tout petit tas». Il est possible de les mettre à profit en utilisant ces molécules sous forme de nanoparticules (un petit tas isolé). Et en les introduisant dans un matériau massif, on modifie ses caractéristiques... Et le rendre, au choix : plus résistant, imperméable, fluorescent, etc.

Où trouve-t-on des nanoparticules ?

Dans de nombreux biens de consommation courantes. Plus de 600 produits commercialisés en contiendraient. Et le potentiel de développement est énorme. Dans le domaine de la médecine par exemple, elles ouvrent de nouvelles perspectives, notamment dans les traitements contre le cancer.

Dans l'alimentation. Selon l'inventaire de référence réalisé par la fondation de recherche américaine PEN, plus de 90 produits vendus dans le monde dans le secteur agroalimentaire sont susceptibles de contenir des nanoparticules. Essentiellement des compléments alimentaires, produits vitaminés et additifs, commercialisés notamment aux Etats-Unis. Ou dans les emballages, comme la barquette de salade recyclable et compactable par exemple. Les nano-composants permettant de prolonger la conservation, d'améliorer la transparence ou la protection contre les effets de l'air et de la lumière.

En cosmétique. Les crème solaire (les nanoparticules permettant de faire barrière aux UV), les crèmes antivieillissement, certains dentifrices.

Et encore : dans certaines raquettes de tennis (des nanotubes de carbone pour leur conférer à la fois légèreté et solidité). Dans les peintures et vernis (certaines nanoparticules augmentent la résistance à l'abrasion ou aux rayures et augmentent la protection contre les UV et la corrosion). Dans les textiles, comme les vêtements de sport par exemple, où elles permettent de neutraliser les mauvaises odeurs. Dans les matériaux de construction, pour une meilleure isolation par exemple. Dans l'industrie automobile aussi, où de nombreux nanomatériaux permettent de réduire le poids des véhicules de 20 à 50 % et d'abaisser la consommation de carburant. Dans l'électronique évidemment, pour réduire encore et toujours la taille des composants et l'énergie consommée par les ordinateurs et téléphones portables. Ou enfin, dans la Défense, avec des capteurs miniatures, facilement dissimulables.

Un enjeu économique colossal

Il suffit d'énumérer quelques-unes des applications possibles des nanotechnologies pour comprendre que l'enjeu économique est important. Les nanotechnologies représenteront un marché mondial de l'ordre de 1 000 milliards d'euros par an vers 2010-2015. Cet essor pourrait engendrer l'emploi direct de plus de 2 millions de personnes. Lors de son discours sur le grand emprunt, à la mi-décembre, Nicolas Sarkozy a placé les nanotechnologies en tête des priorités, avec les biotechnologies.

Quels sont les risques ?

C'est le nœud du problème. Les dangers potentiels de l'exposition aux nanotechnologies sont méconnus. Et suscitent les inquiétudes.

Sur la santé, d'abord. On sait que les nanoparticules, de par leur petite taille, peuvent pénétrer notre système respiratoire et interagir avec nos cellules. Dans un avis rendu en octobre 2008, l'Agence française de sécurité sanitaire du travail (Afsset) estime qu'il existe un risque de nanotoxicité : «Il n'est pas possible d'exclure l'existence d'effets néfastes pour l'homme et l'environnement» ont conclu les experts de l'Agence. Devant l'incertitude actuelle des résultats scientifiques, l'Afsset recommande donc l'application du principe de précaution. En première ligne, les personnels des laboratoires et de la production industrielle, exposés au risque de contact avec des nanomatériaux présents dans leur milieu de travail – d'abord par voie respiratoire, mais aussi par voie digestive ou cutanée. Dans son labo de recherche à Lyon, Pierre Morin impose des règles de sécurité. «Il faut être vigilant. C'est comme quand on manipule des virus, il faut être très prudent.»

Quant à l'impact environnemental d'une dissémination de nanoparticules dans l'air ou dans l'eau, il est encore très peu documenté.

Se pose aussi le problème de traçabilité, les nanotechnologies étant invisibles à l'œil nu. Les anti-nanos agitent le spectre des libertés publiques : les nanorobots - espions invisibles- peuvent surveiller nos moindres faits et gestes... sans limite, sans garde-fous. Le collectif grenoblois Pièces et main d'œuvre (PMO), très virulent, parle de «nécrotechnologies».

MARIE PIQUEMAL
www.liberation.fr/sciences/0101615776-les-nanotechnologies-gros-debouches-et-debats-agites
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Ven 12 Fév - 14:39



Société de contrôle
le changement de paradigme induit par les nanotechnologies
.
[extraits]

Les hommes sont chosifiés, et on passe de l’administration des hommes à l’administration des choses.

en empêchant une bonne part des prétendus débats que le Commission nationale du débat publique organisait ces derniers mois dans une vingtaine de villes françaises, Pièces et main d’œuvre a démontré qu’il était toujours temps de se mobiliser, d’alerter l’opinion, de remuer les médias et - en résumé - de résister. Une jolie réussite.
Contrôle. Le mot resurgit en France au XIVe siècle, avec la gestion de l’armée soldée et des prisons : le rôle sert à faire les comptes, le "contre-rôle" est destiné à les vérifier. C’est ainsi que s’est imposé le mot contrôle.

La pratique du contrôle s’est affinée en plusieurs siècles, en même temps que se perfectionne le suivi des travailleurs itinérants. Elle est passée par le livret de l’ouvrier, le livret anthropométrique pour les populations nomades (institué au XIXe siècle) et les campagnes (peu fructueuses) de l’État appelant au volontariat de la population pour l’inscription à la carte d’identité.

C’est pendant la Deuxième Guerre mondiale que la carte d’identité devient finalement obligatoire, à l’initiative d’un Polytechnicien haut commis de l’État qui souhaitait préparer la revanche et rêvait de recenser, à la barbe de l’occupant allemand, tous les hommes en âge de porter les armes.

chaque fois que vous souhaitez faire obstacle au pouvoir de l’État, il convient d’en refuser ses outils statistiques, dont le recensement et la carte d’identité.

Il existe un autre principe du contrôle : le contrôle spatial.

Balzac en parlait déjà dans l’un de ses romans, Modeste Mignon, où il détaillait la réaction – pour le moins rétive – des Parisiens à la numérotisation des maisons et leur refus de ce qu’ils percevaient comme une intolérable intrusion de l’État.

La réalité, c’est qu’on a dépassé la société de contrôle, qu’on est en plein dans la société de surveillance et qu’on se dirige gaillardement vers la société de contrainte.

L’idée est que ces puces soient insérées partout, y compris sur le vivant. C’est déjà le cas. On puce des arbres. On puce des paysages – les États-Unis disséminent des puces dans les forêts pour détecter des départs d’incendie. On puce des animaux – pour pouvoir gérer les troupeaux comme un stock de marchandises.

Derrière cette démarche, il y a l’idée de rationaliser et d’informatiser nos vies. Jusqu’aux soins à la personne et à l’éducation. À Grenoble, des chercheurs ont ainsi mis au point un "habitat intelligent" bardé de puces, soit un appartement à destination des personnes âgées, pour qu’elles restent sous surveillance constante. Au fond, l’idée est de parvenir à se passer de l’humain.
Il s’agit de supprimer tout ce qui fait friction, de tout lisser pour davantage de fluidité. De façon très sérieuse, IBM [3] assure que la police sera demain capable d’anticiper les délits en supprimant l’impromptu, la surprise, l’inconnu.

Ces puces RFID sont associées aux nouvelles technologie : il est aujourd’hui possible de fabriquer des capteurs de la taille d’un grain de poussière, de recourir à l’usage de caméras "intelligentes" (capables de reconnaître des visages et détecter des comportements jugés atypiques), d’utiliser des scanners corporels, des systèmes de géolocalisation ou des dispositifs biométriques. Une fois combinées, ces puces et ces technologies dressent un filet sans cesse plus étroit, récoltent un nombre toujours plus important de données destinées à enrichir les statistiques. Des données qu’il s’agit ensuite de traiter ; c’est le travail notamment réalisé par un groupe comme Thalès, qui développe "l’hypervisor", un système informatique pour interpréter et traiter des milliards de données, et générer des alertes automatiques. À Mexico, ville bardée de dispositifs de contrôle, la machine peut désormais décider de faire zoomer des caméras sur des endroits précis, de bloquer les portes du métro si elle l’estime nécessaire, de mettre en lien les données récoltées sur le terrain avec celles collectées par les drones…

Dans ce système, l’homme devient totalement transparent face à un pouvoir opaque. C’est l’exact opposé de l’une des définitions de démocratie, selon laquelle le pouvoir se doit d’être transparent et de ne pas empiéter sur la vie privée des citoyens. Avec les nanotechnologies, on change ainsi de monde, de paradigme.

www.article11.info/spip/spip.php?article681
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Mer 27 Juil - 18:55


Oscar Prétorius, champion du sprint grâce à des prothèses

« Flex-Footh Cheetah », c'est le nom des prothèses de carbone qui ont permis à Oscar Pistorius le 19 juillet 2011 de boucler le tour de piste en 45 secondes 07 et de se qualifier dans la foulée pour les mondiaux d'athlétisme (des valides) fin août en Corée du Sud.
(Voir la vidéo : www.youtube.com/watch?v=6smGf875jck)
[...]

Demain, l'humain-cyborg ?

Philippe Liotard, enseignant-chercheur à l'université de Lyon s'intéresse à l'enjeu anthropologique de ce nouvel Edward aux mains d'argent :
« Le corps appareillé de Pistorius tout comme les pacemakers, nanopuces ou implants cochléaires interrogent les limites du corps et des potentialités d'un mariage entre la chair et le métal, entre l'organisme et la machine. Il préfigure une société dans laquelle les biotechnologies seront en mesure non seulement de réparer le corps mais aussi d'en faire un outil bien plus performant. »

Il fait également référence aux travaux de l'artiste Stelarc :
« Son travail me paraît très intéressant (…) Il théorise du point de vue artistique le projet “cyborg” qui consiste à amplifier le corps. »
L’ « exoskeleton » de Stelac est le projet qui se rapproche le plus de la problématique du « cyborg » :
www.youtube.com/watch?v=R2MntBUwUxY cyclops


L'athlète ouvre donc deux voies. L'une concernant les efforts institutionnels pour intégrer des déficiences physiques dans le monde sportif et plus largement dans la société ; l'autre à propos de la question, pour l'heure futuriste, de l'homme-machine et de l'évolution de la biotechnologie au sein de notre culture.
www.rue89.com/physiquement-votre/2011/07/27/pistorius-le-cyborg-qui-derange-les-fedes-dathletisme-215543
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Dim 14 Aoû - 0:49

Les nanotechnologies ont droit à de la pub même sur le site du Tour de France !

LES NANOTECHNOLOGIES AVANCENT À PAS DE GÉANT

Historiquement à la pointe de la recherche et de la haute technologie, Grenoble reste fidèle à cette vocation et s’est développée depuis une dizaine d’années comme une capitale des nanotechnologies, ces techniques de la miniaturisation au service de tous les domaines de la science et de l’industrie.
Plusieurs pôles d’innovation sont ainsi installés ou en passe de l’être sur la métropole grenobloise.
Nanobio est ainsi un pôle qui vise à faire de l'agglomération grenobloise un site unique en Europe pour favoriser le développement de nouveaux outils miniaturisés destinés aux sciences de la vie. Les applications de ces recherches sont le secteur médical, le secteur pharmaceutique, la traçabilité de l'eau, des aliments et, plus largement, l'environnement.

Par ailleurs, un réseau européen d'excellence piloté par le CEA de Grenoble, le projet Nano2life, place Grenoble à la tête de la recherche en nanobiotechnologie en Europe. Clinatec, dont le bâtiment vient de voir le jour, est un « hôtel à projets », où se rassembleront des cliniciens, des chercheurs en neurosciences et des biologistes pouvant interagir sur place avec des experts en micro nanotechnologies, dotés des équipements de recherche les plus avancés afin de mettre au point des applications des micro-nanotechnologies pour la santé. Créé en décembre 2003, MINATEC dispose enfin d’un Bâtiment de Haute Technologie (BHT) destiné aux entreprises et laboratoires publics développant les applications de demain dans le secteur des micro et nanotechnologies. Une dizaine d'entreprises sont déjà présentes sur ce site de 21.000 m2 et 300 emplois directs ont été créés.
www.letour.fr/2011/TDF/COURSE/fr/GuideTouristique/etape20.html
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MessageSujet: Re: Nanotechnologies ou nécrotechnologies ? Un débat est lancé   Jeu 2 Fév - 3:51


‘CLINATEC® : les micro et nanotechnologies au service de la santé’, un exemple de Novlangue.

Grenoble : Inauguration de Clinatec, le laboratoire de la contrainte
D’abord prévue en août, puis septembre 2011, l’inauguration officielle de Clinatec est annoncée le 31 janvier 2012. D’après Les Echos, l’événement aurait les honneurs d’une visite présidentielle. Nicolas Sarkozy ne peut manquer une telle occasion de réaffirmer son soutien à l’innovation et au progrès, et son combat contre les « peurs moyenâgeuses » et les « procès en sorcellerie »[2]. En quoi il rejoint totalement, et sur la question centrale de notre époque, les élus et partisans de la gauche sociale-technocrate. On voit qu’on se proclame bien à tort « dans l’opposition » et qu’on en appelle « au changement » pour la vitrine, quand on partage les mêmes ambitions sur la fuite en avant technologique. [...]
http://danactu-resistance.over-blog.com/article-grenoble-inauguration-de-clinatec-le-laboratoire-de-la-contrainte-97440236.html

Clinatec, le laboratoire de la contrainte

Faut-il implanter des électrodes dans le crâne des malades de Parkinson pour calmer leurs symptômes (dans certains cas) par du courant électrique, ou stopper le déversement des pesticides qui fabriquent des malades en quantités industrielles ?

Faut-il stimuler électriquement le cerveau des fumeurs pour les dégoûter du tabac, ou se demander à quels besoins physiques et psychiques répond l’addiction à la nicotine ?

Faut-il envoyer du courant dans le cerveau des anorexiques pour modifier leur comportement alimentaire, ou offrir aux jeunes filles d’autres modèles de silhouettes que celui de squelettes publicitaires ?

Faut-il mettre des implants neuro-électroniques dans le crâne des dépressifs et des suicidaires ou changer les conditions de travail chez France Telecom/Orange et Renault ou à l’hôpital de Lille ?

À Clinatec, on a tranché. Les maladies neurodégénératives et les souffrances psychiques explosent sous l’effet d’un environnement chimique, économique, technologique, social, délétère ? Les neurotechnologues choisissent de gommer les effets du monde-machine pour rétablir l’illusion de la normalité.

L’homme-machine, nous y voici. Et c’est à Grenoble, au centre Clinatec, issu du Commissariat à l’énergie atomique/ Minatec, que nos chercheurs et nos industriels l’élaborent, en font la promotion et le mettent en service.
Etes-vous fiers ? honteux ? révoltés ? indifférents ? des millions des subventions que vous financez aux laboratoires de la technopole pour aboutir à ce résultat ?

C’est le 31 janvier 2012 que sera inauguré Clinatec, peut-être avec Nicolas Sarkozy, mais de toutes façons en catimini. Ont-ils quelque chose à se reprocher ? Nous avons des choses à leur reprocher. [...]
www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Fermez_Clinatec2.pdf
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