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 Quelles solutions pour nourrir la planète ?

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Orwelle



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Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Quelles solutions pour nourrir la planète ?   Lun 19 Oct - 16:58



Le 16 octobre 2009,
Journée mondiale de l'alimentation
Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a lancé un appel pour une élimination rapide de la faim


M. Diouf a exhorté aujourd'hui les leaders de la planète à atteindre "un large consensus sur l'élimination totale et rapide de la faim" lors de leur participation du 16 au 18 novembre prochain, à Rome, au Sommet mondial sur la sécurité alimentaire.

Dans son discours à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation (JMA), M. Diouf a également invité les grands de ce monde à porter à 17 pour cent la part de l'agriculture dans l'aide publique au développement, soit à son niveau de 1980, contre 5 pour cent actuellement.

Le thème de la JMA cette année est : Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise.

M. Diouf a souligné que la crise économique actuelle, qui a plongé 105 millions de personnes de plus dans les affres de la faim, était "sans précédent historique", ayant succédé directement à la crise alimentaire mondiale de 2008.
www.fao.org/news/story/fr/item/36354/icode
www.fao.org/getinvolved/worldfoodday/fr/


La FAO ne fournit pas d’aide alimentaire.
Cette tâche a été confiée au Programme alimentaire mondial.


http://one.wfp.org/french/

Dans un rapport sur la conférence internationale sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire qui s'est tenue à Rome en mai 2007, la FAO constate que l'agriculture biologique, étendue à grande échelle, serait à même de nourrir la planète. Elle souligne sa pertinence face à l'agriculture intensive usant des pesticides, des engrais issus de la pétrochimie, voire des OGM.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_Nations_unies_pour_l%27alimentation_et_l%27agriculture
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Orwelle



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MessageSujet: EXTRAITS   Lun 19 Oct - 17:05



Les recettes pour nourrir la planète

Plus de 850 millions d'individus dans le monde souffrent de la faim. Combien seront-ils en 2050, lorsque la population mondiale aura atteint 9 milliards, comme le projettent les démographes ? Notre planète aura-t-elle assez de ressources pour tous nous alimenter ? Quelle agriculture faudra-t-il inventer pour répondre au double défi de nourrir toutes les bouches et de préserver l'environnement ? À l'heure de la flambée des prix des denrées alimentaires et des « émeutes de la faim », ces questions ne peuvent plus être ignorées. Dans son rapport final rendu public en avril dernier, l'expertise internationale des sciences et technologies agricoles (IAASTD), un panel de quelque quatre cents chercheurs réunis pendant deux ans, émet une mise en garde...


« L'augmentation de la population entraîne une demande importante de terres et on se dirigera forcément vers les limites physiques de la planète. La production d'agrocarburants entre en compétition avec la production alimentaire. Les rendements plafonnent dans les principales régions productives, et ces hauts rendements ne sont obtenus qu'au prix d'une utilisation intensive d'eau et de produits chimiques, ce qui présente des risques importants pour l'environnement. Pour toutes ces raisons, il faut des technologies nouvelles pour sortir de l'impasse. »


L'agriculture moderne est l'une des principales causes d'épuisement des eaux, d'appauvrissement des sols et de pollution chimique. L'usage intensif d'engrais a entraîné l'eutrophisation2 de rivières, de lacs et de côtes, comme dans le golfe du Mexique. Les pesticides sont à l'origine de contaminations de la nappe phréatique et d'atteintes à la biodiversité. Et 30 % des émissions de gaz à effet de serre – méthane et protoxyde d'azote en tête – sont imputables à l'agriculture.
Même les pays les plus farouchement partisans de l'agriculture intensive, comme les États-Unis ou l'Australie, commencent à accepter – timidement – l'idée du changement.

Première étape donc : changer le système pour le rendre à la fois plus efficace et plus équitable. Ensuite, il faudra mettre en place les solutions pratiques. Et dans ce domaine, on ne manque pas d'idées. La plus évidente consiste à accroître les surfaces cultivées. Aujourd'hui, 1,5 milliard d'hectares sont consacrés à l'agriculture. La FAO estime que 4,2 milliards d'hectares seraient cultivables, dont 1,5 milliard facilement, essentiellement en Amérique du Sud et en Afrique. L'Asie, pour sa part, n'aurait que peu de marge de manœuvre et finirait par importer de quoi nourrir sa population. Le réchauffement de la planète pourrait lui aussi apporter son lot d'hectares cultivables supplémentaires, en particulier en Sibérie. À condition évidemment de ne pas répéter les errements de l'agriculture intensive – au risque de dégrader de nouveaux territoires –, ou alors de créer, au moins, des zones protégées.

Il est aujourd'hui indéniable que la libéralisation a laminé les agricultures vivrières dans les pays en développement (lire chapitre précédent) et ces pays pourront difficilement nourrir leur population sans protéger leur production. « Les pays en développement ont ouvert leurs marchés plus que ne le leur imposaient les accords de Marrakech sur le commerce international en 1994, sous la pression de la Banque mondiale, déplore Michel Griffon. Il est maintenant urgent d'établir une charte internationale de la sécurité et de la souveraineté alimentaire pour poser des limites à ce marché, sans en empêcher le fonctionnement »
Cette position est d'ailleurs partagée par l'IAASTD et est l'une des raisons pour lesquelles les États-Unis, l'Australie et le Canada – trois champions du libre-échange – n'ont pas approuvé pleinement le rapport final de l'expertise.

Usage des biotechnologies. Il est aussi à l'origine du retrait de l'IAASTD des sociétés privées comme Monsanto et Syngenta en début d'année. Car si l'expertise admet la nécessité de développer les biotechnologies, au sens large, pour améliorer les variétés, leur donner un meilleur rendement ou les rendre plus résistantes à la sécheresse par exemple, elle reste plus circonspecte sur les organismes génétiquement modifiés.
James Aronson, du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive, à Montpellier6, met en garde contre cette course au progrès : « Ils sont nombreux dans les systèmes de gouvernance mondiaux à penser que la technologie résoudra tous les problèmes et nous allons refaire les mêmes erreurs que par le passé. Nous devons changer de cap et envisager les difficultés à venir dans leur globalité. On ne peut pas régler la question alimentaire sans aborder aussi celle des changements climatiques, de la déforestation et de la dégradation de l'environnement ou de l'érosion massive de la biodiversité. Tout est lié. »

Pour une agriculture écologique et intensive
C'est pourquoi un nombre croissant de scientifiques prônent une nouvelle agriculture, « écologiquement intensive ». (...)

« L'agronome que je suis est optimiste : nous disposons de solutions efficaces pour doubler la production végétale d'ici à 2050, admet Marc Dufumier. Le citoyen, lui, l'est beaucoup moins. Car toutes ces solutions demandent des engagements politiques forts et à contre-courant de la tendance actuelle. » À savoir : entamer des réformes agraires pour redonner les terres aux paysans plutôt qu'aux « grands entrepreneurs », valoriser les systèmes de production de « haute qualité environnementale » économes en eau et en engrais, modifier nos habitudes alimentaires pour réduire notre consommation de viande. Et même réinventer une agriculture qui offrirait plus de services environnementaux : assurer la qualité de l'eau, lutter contre l'érosion ou les incendies, préserver la biodiversité… Ce n'est qu'à ce prix que la planète pourra se nourrir en 2050.

Fabrice Demarthon
http://www2.cnrs.fr/presse/journal/4027.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Quelles solutions pour nourrir la planète ?   Lun 19 Oct - 17:16


© P. Albaret/INRA
Pour certains agronomes, le futur de l'agriculture tient dans l'utilisation de variétés plus robustes et plus rentables.
Et selon eux, nul besoin de recourir à des modifications génétiques artificielles :
il existe des variétés de plantes (ici des semences de pois) encore inexploitées.


Oui, l' agriculture biologique peut nourrir et protéger la planète.
Et c’ est la FAO qui l’affirme
.


Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire, Rome, 3 - 5 mai 2007.

Conclusions


Les participants sont convenus des points suivants, tels qu’exposés dans les conclusions du Président :

- L’agriculture biologique peut contribuer à la sécurité alimentaire, mais sa capacité à affirmer son rôle dépend en grande partie de l’existence d’une véritable volonté politique.

- L’agriculture biologique peut atténuer les effets des nouveaux problèmes, comme les changements climatiques, grâce à des mesures comme la fixation améliorée du carbone du sol. Elle propose également des solutions pratiques en matière d’adaptation aux effets des changements climatiques.

- L’agriculture biologique permet de renforcer la sécurité hydrique dans plusieurs domaines : qualité de l’eau potable, diminution des besoins en irrigation des sols biologiques et augmentation des rendements dans des conditions de stress hydrique dû à la variabilité climatique.

- L’agriculture biologique permet de protéger l’agrobiodiversité et d’en garantir une utilisation durable.

- L’agriculture biologique renforce la suffisance nutritionnelle, grâce à une diversification accrue des aliments biologiques, qui sont plus riches en micronutriments.

- L’agriculture biologique stimule le développement rural, en créant des revenus et des emplois dans des zones où les populations n’ont d’autre choix que de recourir à la maind’oeuvre, aux ressources et aux connaissances locales.

- Il est indispensable d’établir un réseau international axé sur la recherche biologique et sur une vulgarisation rationnelle, afin de poursuivre la mise en valeur de l’agriculture biologique. Une partie plus importante des ressources publiques devrait être consacrée aux sciences agroécologiques.

- La sécurité alimentaire est étroitement liée aux politiques agricoles qui déterminent les choix en matière d’exportation et d’importation. L’agriculture biologique établit un lien entre les objectifs économiques et les objectifs environnementaux et sociaux, mais sa mise en valeur ne peut se poursuivre si les mêmes règles ne sont pas appliquées à tous, grâce à des interventions appropriées de politique générale.

- La sécurité alimentaire n’est pas uniquement un sujet de préoccupation pour les pays en développement, car la crise des combustibles fossiles, les changements climatiques et d’autres faiblesses de la chaîne alimentaire sont également susceptibles de mettre en danger les zones ne souffrant pas d’insécurité.

www.legrandsoir.info/article5218.html
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MessageSujet: Re: Quelles solutions pour nourrir la planète ?   Aujourd'hui à 11:51

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