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 La cité du cinéma de Joinville-le-Pont amputée de son fleuron

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Orwelle



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MessageSujet: La cité du cinéma de Joinville-le-Pont amputée de son fleuron   Ven 6 Nov - 5:06



La cité du cinéma amputée de son fleuron

La légendaire cité du cinéma de Joinville perd sa locomotive. Le laboratoire GTC, où travaillaient hier encore 86 salariés, cesse son activité aujourd’hui.

C’est une page de l’histoire du cinéma qui se tourne. Le laboratoire cinématographique GTC, installé dans l’ancienne usine Pathé à Joinville, cesse officiellement son activité à partir de cet après-midi.
La liquidation judiciaire de cette entreprise spécialisée dans la post-production de films a été prononcée par le tribunal de commerce le 28 octobre, faute de repreneur.
Hier, les 86 salariés, voués au licenciement, oscillaient entre tristesse et incrédulité.

« C’est tout un savoir-faire qui va disparaître, se désole Jean-Michel, 56 ans, trente-six ans de maison. Quand je suis entré ici en 1973, on était 340. On travaillait 24 heures sur 24. J’ai tout appris sur le tas. Ce sont les anciens qui nous formaient et nous, on a fait de même avec la jeune génération. L’ambiance était très familiale. Ça fait du mal de se dire que ça s’arrête. »
Jocelyne, 50 ans, ne réalise toujours pas : « Je pensais qu’il allait y avoir un repreneur. Je ne sais vraiment pas ce que je vais faire. » Une réunion avec Pôle emploi doit se dérouler à ce sujet ce matin. Mais Jocelyne n’y croit plus : « J’ai quitté l’école à 18 ans, je ne connais que ce métier… » Jean-Pierre, 52 ans, pense se tourner vers la restauration, mais l’émotion le gagne lorsqu’il évoque tout ce qui a fait sa vie pendant trente et un ans : « Ça m’a beaucoup apporté… »

« C’est tout un savoir-faire qui va disparaître »

L’ambiance dans les locaux est morose. Les employés terminent quelques menus travaux. D’autres, désoeuvrés, discutent entre eux, classent leurs affaires. L’amertume prédomine : « Je ne comprends pas qu’on en soit arrivé là avec tout le travail qu’on a produit, lâche Anne-Marie. C’est nous qui avons développé le Ruban blanc de Michael Haneke, (NDLR : Palme d’or au Festival de Cannes) , la série télévisée sur Maupassant… Vendredi dernier, on courait encore dans les couloirs. » Pour Françoise Alis, déléguée CFDT : « On aurait pu sauver quelques emplois avec l’un des repreneurs (NDLR : Sylicon), mais la candidature de LTC, l’un de nos concurrents directs, a effrayé. En se désistant à la dernière minute, LTC a signé notre arrêt de mort. »

Pour symboliser le « sacrifice » de la société, un pantin représentant GTC a été pendu à l’entrée des locaux avec une pancarte « Au revoir président », une référence à Thierry Forsans, PDG d’Eclair Group, maison mère de GTC : « Il n’y a pas eu de volonté de faire durer l’entreprise », estime Stéphane. Une affirmation qu’a toujours démentie l’intéressé, arguant des difficultés récurrentes du secteur, entraînées notamment par le passage au numérique.

Anne-Laure Abraham
4 novembre 2009
leparisien.fr


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Eclair, fleuron de l'industrie cinématographique française, 1907-2007
www.cinematheque.fr/fr/espacecinephile/evenements/productions-eclair/eclair.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La cité du cinéma de Joinville-le-Pont amputée de son fleuron   Ven 6 Nov - 5:34



Tarak Ben Ammar, hommes d'affaires

Né en 1949, Tarak Ben Ammar, diplômé en économie internationale à l'Université de Georgetown à Washington, est conseiller du groupe Vivendi.
Il est actionnaire majoritaire de son groupe, Quinta Communications Group, qui devient en février 2007 actionnaire à hauteur de 43 % dans le groupe Éclair. Le 19 décembre de la même année, il rachète pour 13 millions d'euros les 57 % restants auprès du fonds d'investissement ETMF2 (BNP Paribas).
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Quinta_Communications_Group&action



En février 2007, la société Holland Coordinator Italie, propriété de l'homme d'affaires et producteur tunisien Tarak Ben Ammar qui possède en outre 83% du goupe Quinta Industries, principal concurrent d'Éclair via son pôle image (LTC, scanlab, duran, duran duboi et duboicolor), acquiert 43 % du capital d'Éclair en achetant la société Téléclair, détenue jusqu'alors par la famille Dormoy.

En décembre de la même année, le groupe Quinta Industries devient l'unique actionnaire du laboratoire en achetant les 57 % restants au fond d'investissement ETMF2 de BNP Paribas. La filiale d'Éclair Télétota reste la propriété d'ETMF2. La SACD se dit très inquiète de cette concentration.

En mars 2008, Tarak Ben Ammar et son groupe Quinta Industries décident de se désengager de sa participation majoritaire des laboratoires Eclair, GTC, Télétota et Centrimage dans des conditions qui restent obscures.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laboratoires_%C3%89clair
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La cité du cinéma de Joinville-le-Pont amputée de son fleuron   Mer 6 Avr - 22:26


10.000 costumes de cinéma disparaissent dans un incendie

C'est un véritable drame que vient de vivre Lionel Digby, un collectionneur de costumes de cinéma et d'uniformes, âgé de 76 ans. Il possédait tout simplement l'une des plus grandes collections britanniques de costumes et d'accessoires dédiés au septième art.

Dans sa collection, on retrouvait plus de 10 000 pièces, dont les costumes du Discours d'un roi (photo), le récent triomphe de Tom Hooper avec Colin Firth et Geoffrey Rush qui a remporté quatre Oscars en février dernier.

Il y a quelques jours, l'enceinte où se trouvait sa collection, située à Torquay dans le Devon, une superbe région du sud-ouest de l'Angleterre, a pris feu, réduisant en cendres les 10 000 pièces de ce passionné qui a mis presque un demi-siècle à rassembler cette collection. Parmi eux, des uniformes de guerre datant de 1914 et qui étaient uniques au monde.

Lionel Digby a ainsi déclaré, très touché par cette perte : "J'ai mis plus de 45 ans à construire cette collection et maintenant, tout est parti, juste en un claquement de doigts. Quelques-uns des uniformes et des costumes que je possédais étaient vraiment uniques, il n'en existe aucun autre... Tout est parti en fumée..."

Les productions britanniques qui avaient l'habitude de se fournir en uniformes chez M. Digby devront dorénavant trouver un autre fournisseur, et c'est bien triste.
http://fr.news.yahoo.com/51/20110406/ten-10-000-costumes-dont-ceux-du-discour-0111c6b.html
www.thisissouthdevon.co.uk/news/Businessman-tells-fears-arson-attack-shop/article-2286799-detail/article.html



Une vidéo présentant Lionel Digby en janvier 2011
www.bbc.co.uk/news/entertainment-arts-12129843
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La cité du cinéma de Joinville-le-Pont amputée de son fleuron   Ven 16 Déc - 7:02


Cinéma : Le laboratoire LTC ferme, que vont devenir toutes ces bobines ?

« Orfeu Negro » , « Le Pianiste », ou les plus récents « Intouchables », « Polisse », « Carnage » ou « Hugo Cabret » : c'est eux. LTC est un acteur historique du cinéma. Depuis sa création en 1935, ce laboratoire de post-production a géré des milliers de films...

Le 3 novembre, LTC a été placé en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Nanterre a annoncé ce jeudi la liquidation de cette filiale de Quinta Distribution, dont l'actionnaire majoritaire à 83% est le controversé Tarak Ben Ammar.

Lors de sa reprise de l'entreprise en 2002, l'homme d'affaires franco-tunisien se présentait pourtant comme le sauveur des industries techniques...

5 500 salles passent au numérique

Les métiers du laboratoire photochimique sont en train de disparaître
L'activité s'effondre avec le passage au numérique des 5 500 salles de cinéma françaises.

En 2010, le Centre national du cinéma a accéléré le processus de numérisation. Aujourd'hui, 75% des salles sont équipées. Et après LTC, ce sont les jours de Scanlab qui sont menacés. Les deux labos sont des filiales de Quinta industries. Cette holding, détenue à 83% par Ben Ammar, est aussi en redressement judiciaire.

Récemment, il a aussi déposé les comptes du groupe de l'industrie du cinéma Duran, qu'il avait repris en 2003. Les filiales du groupe, dont les effets spéciaux Duboi et DuboiColor sont en redressement judiciaire depuis le 1er décembre.

Fini l'argentique... et les branches techniques

LTC et Eclair étaient jusqu'à présent les deux principaux laboratoires de postproduction photochimique. […]

Après s'être vu refuser par le Conseil de la concurrence la fusion de LTC et d'Eclair, dont il actionnaire à 43%, Tarak Ben Ammar abdique […]

Que va devenir le patrimoine ?

Pour LTC, reste à savoir ce que deviendront les films en cours de fabrication et surtout la gigantesque masse de pellicules stockées dans des entrepôts du laboratoire.

A l'AFC, qui regroupe des directeurs de la photographie, Eric Guichard, s'inquiète :
‘ LTC existe depuis près d'un siècle. Vous vous rendez compte du nombre de films ? Les bunkers où ils sont stockés, c'est pas de simples hangars où on stocke des cartons. Ce sont des conditions de conservation très complexes. Il va falloir gérer le patrimoine.

Et si Eclair est en difficulté dans un an, ce sera à nouveau des millions de métrage qu'il faudra gérer... ’

En attendant de pouvoir gérer la question décisive du patrimoine, le communiqué lapidaire du CNC n'a pas ému les salariés de LTC. Certains attendaient une réaction du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand :
‘ C'est quand même de chez nous qu'est sorti son film Madame Butterfly’ ! ”

www.rue89.com/rue89-culture/2011/12/15/derniere-seance-pour-ltc-la-fin-du-cinema-argentique-227554
http://ltcsaintcloud.canalblog.com/


LTC : le scénario de la liquidation se confirme
Le 13 décembre, devant le comité d’entreprise de LTC, l’administrateur judiciaire n’a laissé aucun espoir aux salariés quant à l’avenir du laboratoire.
www.lefilmfrancais.com/108194/ltc-le-scenario-de-la-liquidation-se-confirme

Quintas (LTC, Dubois ) est partenaire, avec Euro media group (SFP et autres studios…), de Luc Besson dans la création de la « Cité du cinéma » qui devait voir le jour en 2012.
http://leregisseur.free.fr/index.php/2009/06/26/la-cite-du-cinema-de-luc-besson/
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MessageSujet: Re: La cité du cinéma de Joinville-le-Pont amputée de son fleuron   Aujourd'hui à 5:59

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