sarkoverdose

Politique, culture, art, humour...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Ven 25 Déc - 12:26



Climat et Lobbying

En suivant la trace des acteurs impliqués dans les campagnes menées par Fred Singer [scientifique opposé au consensus sur le réchauffement de la planète], on rencontre des hommes qui interviennent dans les débats publics français sur les questions de santé et d'environnement.

Voici deux études de cas, révélatrices des pratiques et du rôle joué localement par les pairs des collaborateurs habituels du SEPP, le think tank fondé par Singer.

En 2004 l’International Policy Network (IPN), une organisation lobbyiste britannique, reprend la thématique des mythes environnementaux, si chère à Fred Singer, et publie «Environment & Health : Myths & Realities» (Environnement et Santé : Mythes et Réalités). Notons au passage que IPN est un nom de marque. La raison sociale réelle de cette organisation est Atlas Economic Research Foundation UK, identique au think tank de Fairfax qui a généreusement hébergé gratuitement le SEPP en 1995.

IPN est financé à 75% par les entreprises, avec 450 000 livres sur les 600 000 livres de son budget total 2001.
Entre 1998 et 2005, IPN a reçu du pétrolier ExxonMobil 295 000 dollars, dont 45 000 en 2004 spécifiquement destinés à soutenir son action sur les « questions du changement climatique et de l’énergie ».
En 2005, la contribution d’ExxonMobil représentait de l’ordre de 30% du budget total de l’IPN.

Le communiqué de presse d’IPN énumère les thèmes abordés :

> Les pesticides sont bénéfiques pour l’homme

> La dangerosité des produits chimiques perturbateurs endocriniens (qui modifient l’équilibre hormonal et les fonctions reproductives) n’est pas établie. (Sur l’état des connaissances scientifiques en la matière, voir Wikipedia Modulateur Endocrinien)

> Les nitrates ne sont pas dangereux pour la santé humaine

> Les efforts visant à prévenir les irradiations à bas niveau sont inutiles.

> Les craintes sur la toxicité de la dioxine sont totalement injustifiées.

> Le réchauffement climatique aura des effets bénéfiques et l’on ne doit pas s’inquiéter d’éventuelles surmortalités dues aux canicules.

> ...

En explorant la liste des scientifiques qui ont rédigé les dix chapitres de l’ouvrage, on retrouve deux vieilles connaissances.

> Zbigniew Jaworowski : contributeur au NIPCC du SEPP.

> Bruce N. Ames : Invité principal d’une conférence co-organisée à Paris en 1993 par le SEPP et l’ICSE (International Center for a Scientific Ecology), où la dangerosité de l’amiante, du DDT, du tabagisme passif, de l’arsenic avait été remise en cause.

Et les habituels défenseurs de l’industrie, comme Lois Swirsky Gold, qui affirme dans un ouvrage publié en collaboration avec Bruce N. Ames qu’il «n’existe pas de preuve convaincante que les polluants chimiques soient la cause de cancer pour l’homme».
Deux noms ont retenu notre attention : J.C. Hanekamp présenté comme le directeur de «L’Appel de Heidelberg», des Pays-Bas et le Docteur L’Hirondel, rhumatologue à l’hôpital de Caen.

Lobbying recyclable, du climat aux antibiotiques dans l’élevage animal
(...)

La science, instrumentalisée au service des intérêts privés

Ces deux exemples, choisis en raison de leurs implications dans le débat scientifique et environnemental en France, montrent encore une fois, s’il en était besoin, les mécanismes à l’œuvre. Des publications d’allure scientifiques défendant des thèses hétérodoxes sont utilisées et dans certains cas sollicitées par les industries polluantes, et les servent dans leur perpétuel combat contre les réglementations environnementales et sanitaires.

Qu’il s’agisse du nitrate, des antibiotiques, des pesticides ou de n’importe quelle substance - y compris, bien sûr, le CO2 - l’objectif est toujours le même : nier les impacts sanitaires et environnementaux, insinuer le doute sur le bien-fondé des normes en vigueur, retarder l’adoption de mesures réglementaires.

A chacun de juger, en son for intérieur, de la confiance que l’on peut accorder à ces travaux, à ces hommes, à ces réseaux, lorsqu’ils interviennent dans les débats sur le climat.

17 décembre 2009
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2929


Fred Singer, l’étrange référence de Vincent Courtillot et Claude Allègre
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2928
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Mer 30 Déc - 8:06


Chris Coady / NB Illustration

Nos dirigeants mettent en scène une arnaque à Copenhague

Aperçu des méthodes avec lesquelles les pays riches coulent les négociations plus rapidement que ne fondent les glaces de l’Himalaya,
par Johann Hari, le 19 décembre 2009.

Chaque délégué au Sommet de Copenhague est accueilli par le spectacle d’une grosse et fausse planète, dominant la place centrale de la ville. Ce globe tourbillonnant est couvert de logos d’entreprises - la marque Coca-Cola est apposée sur l’Afrique, tandis que Carlsberg semble s’être approprié l’Asie ; McDonald’s annonce juste au-dessus "I’m loving it !" en grandes lettres rouges. Cette mappemonde pleure «Bienvenue à Hopenhagen !» [Hope : espoir, ndlt]. Elle caracole dans le ciel, maintenue par des explosions sans fin d’air chaud.

Cette planète en plastique est le symbole parfait de ce sommet. On raconte à tout le monde qu’il s’agit d’une réunion d’urgence pour résoudre la crise climatique, mais ici - à l’intérieur du Bella Centre où se réunissent nos dirigeants, ce n’est qu’un méli-mélo corrompu de mots, crées afin de permettre aux pays de se soustraire au strict minimum nécessaire pour empêcher la dégradation de la biosphère. (...)



L’astuce repose principalement sur une bizarrerie du système : un pays riche peut réduire ses émissions sans effectivement émettre moins de gaz à effet de serre. Comment est-ce possible ? Il peut tout simplement payer un pays pauvre pour émettre moins qu’il ne l’aurait fait autrement. En théorie, cela semble correct : nous avons tous la même atmosphère, donc pourquoi se soucier de savoir d’où viennent les réductions ?

Toutefois, le fait que les réductions d’émissions puissent être vendues entre pays introduit une extrême complexité dans le système. Tout devient rapidement (et volontairement) tellement technique que personne ne peut plus suivre les négociations en cours - aucun citoyen concerné, aucun journaliste, et même les groupes environnementaux qui bûchent à temps plein sur le sujet ont du mal. Il est facile de voir si votre gouvernement construit de nouvelles centrales au charbon, des aéroports ou des autoroutes. Mais vous ne pouvez pas voir si les réductions qu’ils ont "acheté" à l’autre bout de la terre se réalisent vraiment - en particulier lorsqu’elles reposent sur des projections d’augmentations qui auraient en théorie eu lieu si votre gouvernement n’avait pas casqué.

Une étude réalisée par l’Université de Stanford a montré que la plupart des projets qui sont financés au titre de ces «réductions» n’existent pas, ne fonctionnent pas ou auraient eu lieu de toute façon. Et pourtant, il ne s’agit pas là de simples amuse-gueule au menu de l’accord attendu : c’est le plat principal ! Par exemple, si l’on en croit les propositions des États-Unis, pays qui possède de loin le niveau le plus élevé d’émissions par habitant dans le monde, ils n’auront même pas à se donner la peine de réduire leurs émissions de gaz d’un seul tuyau d’échappement jusqu’en 2026, puisqu’ils financeront tout simplement ces projets-fantômes en contrepartie.

Il y a pire encore. Ce système très complexe œuvrant dans le noir est un cadeau fait aux lobbyistes des grandes entreprises, qui peuvent exercer des pressions ou corrompre les gouvernements pour qu’ils truquent le système en leur faveur, plutôt qu’en celle de l’atmosphère. Cela vaut le coup de passer en revue certaines de ces escroqueries qui vident le système de toute signification. Elles peuvent sembler fastidieuses ou techniques - mais elles sont une question de vie ou de mort pour les pays comme celui de Leah.



Astuce n°1 : l’air chaud. Les nations du monde se sont vues attribuer des permis d’émettre des gaz à effet de serre en 1990, lorsque l’Union soviétique était encore une grande puissance industrielle - de sorte qu’elle a reçu une dotation énorme. Mais l’année suivante, l’URSS s’est effondrée, et le niveau de sa production industrielle est tombé en chute libre – tout comme ses émissions de carbone. Ces gaz ne seront en définitive jamais émis. Mais la Russie et les pays d’Europe orientale les considèrent dans toutes les négociations comme «les leurs». Maintenant, ils les vendent à des pays riches qui veulent acheter des «réductions». Dans le système actuel, les États-Unis peuvent en acheter à la Roumanie et dire ensuite qu’ils ont réduit leurs émissions - même si elles ne sont rien d’autre qu’une fiction juridique.

Nous ne parlons pas ici de petit changement climatique. Cet air chaud représente dix gigatonnes de CO2. Par comparaison, si les pays développés du monde entier réduisent leurs émissions de 40 pour cent d’ici 2020, cela ne fera que six gigatonnes en moins dans l’atmosphère.

Astuce n°2 : la double comptabilité. Prenons un exemple pour mieux illustrer ce point. Si la Grande-Bretagne paie la Chine pour qu’elle renonce à une centrale au charbon et qu’elle construise un barrage hydro-électrique à la place, elle se met alors en poche cette réduction des émissions de carbone dans le cadre des réductions globales par pays. En retour, nous sommes même autorisés à conserver une centrale au charbon chez nous. Et dans le même temps, la Chine tient aussi compte de ce changement dans le cadre de ses réductions d’ensemble. Donc, une tonne de réduction d’émissions de carbone est comptée deux fois. Cela signifie que le système entier est truffé d’exagérations - et le chiffre des réductions globales est une arnaque.

Astuce n°3 : les Forêts fictives - ou le processus que l’on surnomme de façon opaque le LULUCF [Land Use, Land-Use Change and Forestry : utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie]. Les forêts captent les gaz à effet de serre et les stockent hors de l’atmosphère ; aussi, de manière parfaitement judicieuse, les pays obtiennent-ils un crédit dans le cadre du nouveau système pour leur préservation. Il s’agit d’une mesure essentielle pour stopper le réchauffement planétaire. Mais les entreprises de l’exploitation forestière canadiennes, suédoises et finlandaises ont réussi à fait pression sur leurs gouvernements pour qu’ils insèrent une clause absurde dans les règles. Les nouvelles règles établissent que vous pouvez, au nom de la «gestion durable des forêts», couper presque tous les arbres – et ce, sans perdre de crédits. C’est kafkaïen : une forêt coupée n’augmente pas votre niveau officiel d’émissions ... même si elle augmente votre niveau réel d’émissions.

Astuce n°4 : Choisir de faux points de départ. Toutes les recommandations scientifiques prennent 1990 comme point de référence du niveau dangereusement élevé, duquel nous devons partir. Alors, quand nous parlons d’une réduction de 40 pour cent, nous voulons dire 40 pour cent de moins qu’en 1990. Mais les Américains ont - dans un éclair de génie publicitaire - décidé de prendre 2005 comme leur niveau de référence. Tout le monde parle des niveaux de 1990, sauf eux. Alors, quand les Etats-Unis promettent une réduction de 17 pour cent par rapport au niveau de 2005, ils sont en fait en train de proposer une réduction de 4 pour cent par rapport au niveau de 1990 - beaucoup moins que les autres pays riches.


Il existe des dizaines d’autres exemples de la sorte, mais vous et moi serions plongés dans le coma, si je les répertoriais tous. Ce choix est délibéré. Ce système a été rendu volontairement incompréhensible parce que si nous, les citoyens ordinaires, le comprenions, nous en serions consternés. Si ces négociations étaient menées en toute bonne foi, ces échappatoires seraient balayées en quelques secondes. Et en plus, les pays riches refusent catégoriquement que ces maigres réductions soient juridiquement contraignantes. Vous pouvez les jeter à la poubelle en quittant le centre de conférence, et personne ne reviendra là-dessus. On nous arnaque sur la question la plus importante au monde, la stabilité de notre biosphère.

Nos dirigeants ne nous donnent pas du Hopenhagen - ils nous donnent du Cokenhagen, une potion douceâtre composée d’additifs maladifs et qui ne nourrit même pas. Leur comportement ici indique qu’ils sont plus effrayés par les lobbyistes des entreprises qui financent leurs campagnes ou par la ligne négationniste dans leur propre pays, que par la montée des eaux et la chute des civilisations. Le strict minimum décrit comme certain par les scientifiques n’est même pas pris en compte.


Mais il existe une raison pour laquelle je reste, malgré tout, plein d’un hardi espoir. Des milliers de citoyens ordinaires convergent actuellement vers cette ville et ils ne vont pas à s'en laisser conter. Ils ne vont pas rester là à regarder passivement nos écosystèmes être vandalisés. Ils exigent que ce que la science pure et dure réclame : des réductions réelles et rapides, sous la contrainte d’un tribunal mondial de l’environnement qui punira toute nation qui nous met tous en danger. Ce mouvement ne va pas disparaître. Copenhague se révèle être une supercherie- mais il est possible que de cette épave émerge une demande plus forte pour une solution véritable.

Si nous n’élevons pas très rapidement la température politique, la température physique va, elle, augmenter - et nous pouvons alors dire adieu à Leah, et au seul climat sûr que nous ayons jamais connu.

Traduction par Morgane Iserte, révision Andrée Durand
www.mouvements.info/Nos-dirigeants-mettent-en-scene.html

Johann Hari : The Truths Copenhagen Ignored

The politicians have chosen low taxes and oil money today over survival tomorrow

So that's it. The world's worst polluters – the people who are drastically altering the climate – gathered here in Copenhagen to announce they were going to carry on cooking, in defiance of all the scientific warnings.
They didn't seal the deal ; they sealed the coffin for the world's low-lying islands, its glaciers, its North Pole, and millions of lives.

Saturday, 19 December 2009
www.independent.co.uk/opinion/commentators/johann-hari/johann-hari-the-truths-copenhagen-ignored-1845114.html




Johann Hari est chroniqueur pour le quotidien anglais The Independent. Amnesty international lui a décerné le prix du journaliste de l'année en 2009.
http://en.wikipedia.org/wiki/Johann_Hari
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Mer 30 Déc - 8:13



Coca Cola reçoit cette année la médaille d’or du développement durable…

Le centre mondial de l’environnement (WEC) lui a décerné sa 25ème médaille annuelle (Gold medal for sustainable development).

Coca Cola est ainsi récompensée pour sa mise en œuvre d’initiatives stratégiques dans les domaines à incidence majeure (gestion responsable de l’eau, emballage durable, gestion énergétique et protectorat du climat).

Ainsi, la contribution de Coca Cola à «rendre à la nature et aux communautés une quantité d’eau égale à celle qu’elles consomment dans toutes leurs boissons et leur production» a été saluée et décrite comme une démonstration exceptionnelle de leadership en matière de développement durable.

Yasmina
29 01 2009
Source: www.boursier.com
http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/01/medaille-dor-pour-coca-cola_29.html

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Mer 30 Déc - 12:28


AFP Eric Feferberg

Taxe carbonisée

Le Conseil Constitutionnel a censuré la taxe carbone, estimant qu'elle ne permettait pas de lutter contre le réchauffement climatique à cause du trop grand nombre d'exemptions prévues.

Le Conseil a considéré que la loi créait trop d'exemptions : "moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone". Ainsi, étaient totalement exonérés les "centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), les transports aérien et routier de voyageurs. Selon le Conseil, "93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant" n'auraient pas été taxées.

L'objectif de "mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre" ne pouvait donc être atteint. De plus, ces exemptions "créaient une rupture caractérisée de l'égalité" devant l'impôt.
www.liberation.fr/terre/0101611131-le-conseil-constitutionnel-retoque-la-taxe-carbone

Selon Alain Minc, "l'écart des compétences s'est accru depuis 2007 entre sarkozy et Ségolène Royal : lui est dans un séminaire de doctorants de Harvard et elle dans un centre d'apprentissage à Niort".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Sam 2 Jan - 3:11



Evo Morales propose un référendum mondial sur le changement climatique

A Copenhague, le 16 décembre, lors de la rencontre avec les mouvements sociaux à laquelle participait également Hugo Chavez, le président bolivien Evo Morales a proposé un référendum mondial sur le changement climatique.

"Comment les peuples du monde peuvent-ils décider de l’avenir de l’humanité ? Par un référendum mondial sur le changement climatique. Qu’ils décident, par leur vote, et en conscience, du destin de l’humanité. Comme dirigeant syndical, j’ai une petite expérience : si nous sommes organisés, conscientisés et unis, nous pouvons changer de petites choses comme de grandes choses. Je crois en nos mouvements sociaux. Ils connaissent leurs problèmes, ils connaissent aussi les solutions.

Je veux vous lire cette première proposition de référendum :

1. - Êtes-vous d’accord pour rétablir l’harmonie avec la nature, et pour reconnaître les droits de la Terre-Mère ?

2. - Êtes-vous d’accord pour changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage qu’est le système capitaliste ?

3. - Êtes-vous d’accord pour que les pays développés réduisent et réabsorbent leurs émissions de gaz à effet de serre, afin que la température ne monte pas de plus d’un degré ?

4. - Êtes-vous d’accord pour affecter à cet objectif tout ce qui a été dépensé dans les guerres, et pour consacrer à la lutte contre le changement climatique un budget supérieur à celui de la défense ?

5. - Êtes-vous d’accord pour mettre en place un tribunal de la justice climatique qui jugera ceux qui détruisent la Terre-Mère ?

(...) "
http://medelu.org/spip.php?article317
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Mar 23 Fév - 1:19



Le procès fait au GIEC

Dans la Grèce antique, on tuait le messager porteur de mauvaises nouvelles quand on ne voulait pas les entendre. Aujourd'hui, la dénégation est plus simple.

La polémique autour du Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, m'inquiète. Depuis plus de vingt ans, cet organisme, qui regroupe plusieurs milliers de scientifiques, confronte les analyses des uns et des autres concernant le changement climatique et s'efforce de les synthétiser pour en tirer des rapports d'évaluation adoptés par consensus. Ce qui ne signifie pas qu'il n'existe pas en son sein des désaccords, ni que les enjeux politiques sous-jacents ne jouent pas un rôle dans les orientations préconisées : on n'a jamais vu une communauté scientifique unanime et les experts eux-mêmes ne sont pas des êtres désincarnés et protégés de toute influence économique, idéologique ou politique. Après tout, même un expert peut se tromper : ne sous-estimons pas la complexité des phénomènes étudiés [...]

Il n'empêche, il aura suffi que, dans le dernier rapport, il soit écrit que les glaciers de l'Himalaya pourraient avoir disparu en 2035 pour ouvrir les vannes de la contestation. Erreur typographique pour 2350, ayant échappé à la relecture des épreuves, expliquent les responsables du Giec. Exemple flagrant de manipulation, affirment les critiques. Et dans la foulée, tout y passe [...]

Et Claude Allègre nous ressort sa thèse – les fluctuations de la température du globe n'ont rien à voir avec l'activité humaine, ce sont des phénomènes naturels –

Comme il me paraît peu vraisemblable que des milliers de spécialistes puissent nous raconter des histoires sans fondement, et que je ne vois pas bien quelles motivations pourraient les y pousser, je m'interroge sur les raisons de l'important écho médiatique que rencontrent les contestataires. Leur registre est soit l'optimisme technologique – la science trouvera bien une solution –, soit la dénégation. Parce que s'exempter d'une responsabilité planétaire, c'est en même temps éviter d'avoir à changer quoi que ce soit dans son mode de vie, un peu comme le gamin qui tente d'éviter la punition en disant «c'est pas ma faute» ou «j'y suis pour rien» ? Peut-être, mais je crois davantage à l'explication qu'avançait Galbraith pour rendre compte de ce qu'il appelait «la culture du contentement» : ce mode de vie apporte à ceux qui en bénéficient des satisfactions qui les poussent à refuser d'admettre qu'il fasse des perdants et des malheureux ou qu'il ne puisse être généralisable à toute la planète.

Dans la Grèce antique, on tuait le messager porteur de mauvaises nouvelles quand on ne voulait pas les entendre. Aujourd'hui, la dénégation est plus simple : «Notre mode de vie n'est pas négociable», disait George W. Bush. [...]

Serait-ce le retour de «l'imbécile heureux», comme on appelait autrefois le simple d'esprit ?

Denis Clerc
www.alternatives-economiques.fr/le-proces-fait-au-giec_fr_art_633_48124.html



Mentir «Allègrement»

Quand un scientifique détourne la science à son profit, qu'il soit condamné sur la place publique. [...]Claude Allègre a poussé le bouchon très loin en versant des travaux scientifiques dans son panier "anti-réchauffement" alors qu'ils ne portent pas sur ce sujet. Ce qu'on apprend justement à n'importe quel étudiant, c'est en tous cas ce que je disais aux miens quand j'enseignais : la rigueur scientifique interdit la manipulation et la malhonnêteté intellectuelle.

Sylvestre Huet, le spécialiste climat de Libé, a pris sa plume et lancé une adresse à la communauté scientifique le 27 septembre. Le texte circule depuis sur Internet, et cristallise les réactions indignées de centaines de chercheurs français. Claude Allègre tente de répondre à la polémique ce matin dans l'Express. Il répond bien évidemment à côté, en défendant sa vision du réchauffement, qu'il est bien sûr libre de penser, mais sans apporter de justification à la méthode honteuse qu'il a employée.

Denis Delbecq
le 04 octobre 2006
http://terre.blogs.liberation.fr/terre/2006/10/mentir_allgreme.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Mar 23 Fév - 12:06



Contre Borloo, le méga-ricanement de Fogielkabbach
Par Daniel Schneidermann le 23/02/2010

C'est un méga-ricanement, abondant, sans risque de pénurie, qui accueille Jean-Louis Borloo sur Europe 1. Pas seulement le célèbre ricanement de Fogiel. Celui-là est localisé, repéré, gérable. Mais quand le ricanement de Fogiel se mêle à celui d'Elkabbach, alors l'invité sait qu'il est mal parti. Et ce matin, Borloo est en super-difficulté. Car le front est double. Alors, Jean-Louis Borloo, votre Grenelle de l'environnement, en faisant plonger encore davantage la consommation d'essence, il contribue à faire fermer les raffineries, et à menacer la France de pénurie d'essence. [...]

Bien. Tout ricanant qu'il soit, ce moment de radio a le mérite de replacer le conflit de la raffinerie Total de Dunkerque dans son contexte : celui de la baisse de la demande en essence, en Europe, sous l'effet, comme on dit "des préoccupations environnementales". [...]

Que dit encore ce ricanement ? Il dit l'immonde exultation présente de tous ceux qui, depuis des années, à propos de l'écologie, du GIEC, du Grenelle, font semblant de chanter à l'unisson parce qu'il le faut bien, après tout même Sarkozy chante, mais n'en pensent pas moins, sur tous ces khmers verts, avec leurs couloirs de bus, qui nous empêchent de circuler. Il dit la danse du scalp qui se prépare, autour des Borloo, des Hulot, des Arthus-Bertrand, pour ne même pas parler des Duflot, trop petits poissons. Il dit l'inconséquence de la grande machine, prête à abjurer toutes les données du réchauffement parce que le GIEC, en effet, sans doute entrainé par sa propre mécanique, en a rajouté pour emporter la conviction. Il dit qu'aucun combat n'est jamais gagné, jamais.
www.arretsurimages.net/vite.php?id=7259
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Mer 24 Mar - 17:00



Une taxe carbone oui, mais européenne !
Nicolas Sarkozy a confirmé à l'issue du conseil des ministres, que la mise en place de la taxe carbone ne se ferait qu'à l'échelle de l'Union Européenne.
Pourtant, Nicolas Sarkozy avait fait de l'instauration de la taxe carbone son cheval de bataille, la comparant " à l'abrogation de la peine de mort et à la décolonisation ".
www.boursier.com/vals/all/une-taxe-carbone-oui-mais-europeenne-eco-879.htm

Daniel Schneidermann :
[...] bazarder la taxe carbone est aussi à ranger dans la colonne "l'environnement, ça commence à bien faire"
il n'y a pas seulement du cynisme présidentiel, dans la brutalité de l'abandon du "parler-vert" sarkozyen au lendemain de la déroute. A tort ou à raison, on y sent aussi comme le dépit capricieux du petit garçon qui fracasse ses jouets, parce qu'on n'a pas voulu jouer avec lui. C'est en ce sens, que la quadrangulaire Villepin-Copé-Fillon-Sarkozy qui commence, risque de surpasser en intensité dramatique tout ce que l'on a connu jusqu'à présent, de mémoire de matinaute.
www.arretsurimages.net/vite.php?id=7578

Taxe carbone : Quand Sarkozy engageait son "honnêteté
cyclops www.dailymotion.com/video/xcoqm8_taxe-carbone-quand-sarkozy-engageai_news

Le 10 septembre 2009 le président de la République déclarait, dans un discours prononcé à Artemare dans l'Ain :
"Je ne comprends pas comment on peut avoir signé le pacte de Nicolas HULOT au printemps de 2007 et aujourd’hui renier sa parole et ne pas faire ce que l’on a dit que l’on ferait. Je l’ai signé. Je le fais. C’est une question d’honnêteté."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Mar 13 Déc - 8:57



Le Canada, premier pays à quitter le protocole de Kyoto

OTTAWA (Reuters) - Le Canada va devenir le premier pays à se retirer officiellement du protocole de Kyoto sur les changements climatiques, a annoncé lundi 12 décembre le ministre de l'Environnement, Peter Kent.

Kyoto, signé en 1997, oblige une quarantaine de pays industrialisés, à l'exception notamment des États-Unis qui ne l'ont pas ratifié, à respecter des objectifs chiffrés de réduction de gaz à effet de serre (GES).

Le protocole oblige les Canadiens à réduire leurs émissions de GES à six pour cent de leurs niveaux de 1990 d'ici 2012. En 2009, ces émissions étaient de 17% supérieures aux niveaux de 1990.
Ce retrait a été vivement critiqué par les défenseurs canadiens de l'environnement.

Le Canada affirme soutenir un nouvel accord global visant à réduire les émissions de GES mais insiste pour que ce pacte concerne toutes les nations, y compris la Chine et l'Inde, qui ne sont pas tenues aux objectifs actuels de Kyoto.

La décision d'Ottawa intervient au surlendemain de la fin de la conférence de Durban. Les quelque 180 pays participants s'étaient séparés lundi sur un pacte qui, pour la première fois, oblige les plus gros pollueurs de la planète à prendre des mesures pour réduire leurs émissions de GES.
http://fr.news.yahoo.com/le-canada-premier-pays-%C3%A0-quitter-le-protocole-231831608.html

COP17 avait vu juste
"Nous n'accepterons pas un mandat de Durban",
tentative voilée de tuer le Protocole de Kyoto

Un nouveau mandat pour un nouveau traité qui prenne la place du Protocole de Kyoto devrait être compris pour ce qu'il est vraiment : les pays riches reviennent sur leurs pas et renient les obligations qui les dérangent, au détriment des pauvres et de la planète.

Le "mandat de Durban" bloquerait "le processus à de faibles ambitions et à l'inaction pour des années, condamnant des milliards de personnes en Afrique et partout dans le monde à subir les pires impacts du réchauffement climatique".

La vérité est que ce n'est rien de plus qu'une tentative voilée de tuer le Protocole de Kyoto et d'échapper à leurs obligations d'atténuation supplémentaires qu'ils devraient prendre, en vertu du mandat existant déjà dans le protocole lui-même et dans l'accord de 2005, pour négocier des réductions supplémentaires des émissions.
www.enerzine.com/604/13131+cop17---nous-naccepterons-pas-un--mandat-de-durban+.html

Durban. La conférence sur le climat accouche d'une souris
L'UE salue une "percée historique"
www.swissinfo.ch/fre/A_La_une/Archive/La_conference_sur_le_climat_accouche_d_une_souris.html?cid=31742732
www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/11/rechauffement-climatique-l-ue-salue-une-percee-historique-a-durban_1617205_3244.html



Un manifestant à Durban avec un masque de Stephen Harper, le 5 déc 2011 © AFP/ALEXANDER JOE
Manifestation à Montréal contre la position du Canada à Durban
www.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2011/12/10/001-montreal-manifestation-durban.shtml

Les premiers réfugiés climatiques d’Europe ?
La domination des 1% de l'élite économique et financière, sur les 99% de la population est contestée partout sur la planète. Ces mêmes tensions et les mêmes dynamiques ont cours ici à la COP-17, qui est aujourd'hui dominé par les intérêts économiques des entreprises. Le processus de la CCNUCC est en train de trahir les intérêts des populations, tout en fournissant au monde économique de nouvelles opportunités de tirer profit du chaos climatique.

Pendant ce temps, se trame dans les couloirs de l'ICC un grand débat sur l'avenir du Mécanisme de Développement Propre (MDP), des marchés du carbone, de REDD + et du Protocole de Kyoto lui-même. Ces mesures favorables à l'industrie doivent-elles continuer, ou bien ce processus est-il tellement corrompu et en faillite qu'il faudrait qu'il soit éliminé et remplacé par des stratégies réellement justes et efficaces face aux dérèglements climatiques ?
www.jonfaceauxvents-lefilm.com/content/bande-annonce
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Sam 17 Déc - 20:05



Ces milliardaires qui spéculent sur l’avenir de la planète

Ils sont 50. Cinquante milliardaires à être pointés du doigt pour leur responsabilité individuelle dans la dégradation du climat. Ils tirent leurs richesses d’activités très polluantes, et n’hésitent pas à dépenser des millions pour influencer gouvernements et opinions. Leurs fortunes cumulées représentent 613 milliards d’euros. À 50, ils pèsent financièrement davantage que le Fonds européen de stabilité, censé défendre la zone euro – 17 pays – contre la spéculation. C’est dire la puissance qu’ils possèdent. C’est cette aberrante concentration de pouvoir que dénonce un rapport du Forum international de la globalisation (IFG), un institut indépendant installé à San Francisco, qui regroupe économistes et chercheurs, dont l’Indienne Vandana Shiva ou le Canadien Tony Clarke, connus pour leurs combats face aux abus des multinationales.

Leur volumineux rapport, Outing The Oligarchy [1], a pour objectif « d’attirer l’attention du public sur les individus ultrariches qui profitent le plus – et sont les plus responsables – de l’aggravation de la crise climatique ». Du fait des pollutions qu’ils génèrent et de leur lobbying pour défendre les combustibles fossiles, ce groupe de milliardaires constitue, selon l’IFG, « la plus importante menace qui pèse sur notre climat ». L’institut a donc décidé de mettre des visages et des noms sur cette menace. Pour que les « 99 % » qui subissent les conséquences de leur enrichissement démesuré – pour reprendre la formule du mouvement Occupy Wall Street – sachent de qui on parle. Une sorte « d’outing » forcé

L’homme qui valait 63,3 milliards

Ces 50 milliardaires sont états-uniens, russes, indiens ou mexicains. Mais aussi brésiliens, chinois (de Hong-Kong) ou israéliens. Certains sont bien connus en Europe : Lakshmi Mittal, PDG du géant de la métallurgie ArcelorMittal, Rupert Murdoch, le magnat des médias anglo-saxons, Silvio Berlusconi, l’ancien Premier ministre italien aux 6 milliards de dollars, Roman Abramovich, propriétaire du club de foot de Chelsea… D’autres sont anonymes pour qui n’est pas un lecteur assidu du classement des grandes fortunes édité par le magazine Forbes. Des anonymes pas comme les autres. Ils possèdent des compagnies pétrolières, des mines, des médias, une armée de gardes du corps.



Prenez le Mexicain Carlos Slim, l’homme le plus riche du monde (63,3 milliards de dollars), qui a pleinement profité de la privatisation de la compagnie publique des télécoms, Telmex. Il détient 222 entreprises à travers le monde, aussi bien dans les télécommunications, la banque, l’industrie minière, l’énergie, la restauration ou la santé, employant 250 000 personnes et générant un chiffre d’affaires annuel de 386 milliards de dollars. Si bien qu’il est « presque impossible de passer une journée au Mexique sans contribuer à enrichir Carlos Slim, que ce soit en téléphonant, en mangeant dans un de ses restaurants ou en déposant de l’argent à la banque ». Comme si chaque Mexicain lui versait 1,5 dollar par jour.

« Une large part de la richesse de Carlos Slim vient de ses holdings industrielles très destructrices en matière d’environnement », dénonce le rapport. Déplacement forcé de population pour ériger des barrages, contamination de sols à l’arsenic, destruction de villages, conditions de travail exécrables… Il semble que les industries de Carlos Slim ne reculent devant rien. « Ses partenariats, comme son initiative en faveur de la santé avec le gouvernement espagnol et l’influent Bill Gates, lui permettent de construire et de soigner une image positive, derrière laquelle il peut dissimuler l’étendue des dégâts environnementaux et humains de ses projets miniers ou pétroliers », regrettent les chercheurs de l’IFG.



Les nouvelles oligarchies émergentes

Pourquoi ces cinquante-là et pas Bill Gates (2e fortune mondiale) ou Bernard Arnault (1re fortune française, 4e mondiale) ? Les milliardaires correspondant à trois critères ont retenu l’attention des analystes : la richesse totale (mesurée par le magazine Forbes) ; les dommages écologiques et les émissions de carbone générées par leurs activités économiques [2] ; et leur soutien, affiché ou discret, aux politiques favorisant les activités fortement émettrices de CO2, comme l’industrie pétrolière. Résultat : les milliardaires des pays émergents sont les plus représentés. On ne compte que 2 Européens (hors Russie) – Silvio Berlusconi et le Chypriote (ex-Norvégien) John Fredriksen, un armateur qui a bâti sa fortune grâce à sa flotte de pétroliers – parmi, entre autres, 13 Russes, 9 Indiens, 3 Mexicains et 2 Brésiliens.

Les grandes fortunes européennes seraient-elles plus vertueuses que leurs homologues des pays émergents ? Pas forcément. La désindustrialisation et la financiarisation des économies du Nord les ont rendues moins polluantes. Et les nouveaux mégariches des anciennes puissances industrielles bâtissent aujourd’hui leur fortune sur la spéculation financière ou les nouvelles technologies de l’information (Internet). Cela ne rend pas leur accumulation de richesses moins obscène, juste un peu moins dévastatrice. Les auteurs du rapport n’exonèrent pas pour autant les anciennes dynasties industrielles européennes de leur responsabilité en matière d’environnement. Mais, en dehors de quelques magnats du pétrole états-uniens, celles-ci ne font plus partie de cette nouvelle « oligarchie des combustibles fossiles » qui tente de dicter sa loi en matière de production énergétique, d’extraction minière et de pollutions. Certains milliardaires de la vieille école, comme Warren Buffet, adoptent même des positions plutôt progressistes comparées au cynisme ambiant qui règne au sein de leur caste.



De Goldman Sachs à ArcelorMittal

Profil type de ces nouveaux milliardaires sans scrupules : Lakshmi Mittal. Malgré une fortune estimée à 19,2 milliards de dollars, le patron d’Arcelor continue de vider les hauts-fourneaux français et européens de leurs ouvriers métallos. Non par souci de polluer moins, mais pour « rationaliser » les coûts et profiter des pays où la réglementation publique est faible, ou inexistante. Son réseau d’influence est tentaculaire, y compris en dehors de la sidérurgie : de Wall Street – où il siège au conseil d’administration de Goldman Sachs, l’une des banques les plus puissantes du monde – à l’Europe (conseil d’administration d’EADS) en passant par l’Afrique du Sud, le Kazakhstan ou l’Ukraine.


Comment s’exercent concrètement les influences et le lobbying de ces 50 mégapollueurs ? Des États-Unis à la conférence sur le climat de Durban, les frères Koch sont devenus des maîtres en la matière. Avec une fortune estimée à 50 milliards de dollars, David et Charles Koch sont à la tête d’un vaste conglomérat d’entreprises opérant principalement dans le secteur de la pétrochimie. Leurs dollars s’accumulent par millions grâce à leurs participations dans des pipelines transportant du pétrole brut, des gazoducs, des produits pétroliers raffinés ou encore des engrais chimiques. La plupart des activités de Koch Industries, dont le siège est au Kansas, sont méconnues du grand public, à l’exception de quelques produits tels que les cotons DemakUP® ou encore le papier-toilette Lotus®. Charles et David Koch ont derrière eux une longue histoire d’engagement politique conservateur et libertarien. Leur père, Fred Koch, fut l’un des membres fondateurs de la John Birch Society, qui soupçonnait le président Eisenhower d’être un agent communiste. En 1980, les deux frères ont financé la campagne du candidat Ed Clark, qui se présentait à la droite de Reagan. Son programme préconisait l’abolition du FBI, de la Sécurité sociale ou du contrôle des armes…



Des millions pour les climatosceptiques

Considéré comme l’un des « dix premiers pollueurs atmosphériques aux États-Unis » par l’université du Massachusetts, Koch Industries a été poursuivi sous l’administration Clinton pour plus de 300 marées noires dans six États fédérés, avant de régler une amende de 30 millions de dollars en janvier 2000. Les frères Koch demeurent des soutiens inconditionnels du cercle des climatosceptiques, qui nient le changement climatique. Entre 2005 et 2008, ils ont dépensé plus d’argent que la compagnie pétrolière américaine Exxon Mobil (18,4 millions d’euros) pour financer des organisations qui, selon Greenpeace, « répandent des informations erronées et mensongères à propos de la science du climat et des politiques d’énergies propres ».



À l’occasion du sommet à Durban, Greenpeace a classé les frères Koch au top douze des dirigeants d’entreprises polluantes œuvrant en coulisse pour miner un accord international sur le climat. Ils accordent ainsi d’énormes subventions à des associations industrielles comme l’American Petroleum Institute – un organisme représentant les compagnies pétrolières américaines. Si leur rôle dans les négociations climat est important, les frères Koch veulent rester discrets. Charles Koch a déclaré qu’il faudrait « lui passer sur le corps » pour que sa société soit cotée en Bourse. Sans cotation, la société n’a pas l’obligation de publier les subventions accordées aux diverses organisations. Une situation idéale pour pratiquer dans l’ombre un lobbying intensif. La compagnie a ainsi versé plus d’un million de dollars à la Heritage Foundation, « pilier de la désinformation sur les problématiques climatiques et environnementales », selon Greenpeace.


Les frères Koch auraient également largement participé à l’amplification du « Climate Gate » en novembre 2009. Ce scandale avait été déclenché par le piratage et la diffusion d’une partie de la correspondance des climatologues de l’université britannique d’East Anglia. Les Koch ont financé des organismes, comme le think tank de la droite radicale Cato Institute, dont ils sont cofondateurs, pour monter en épingle cette affaire, mettant ainsi en doute l’existence du réchauffement. Autre fait marquant : en réponse au documentaire du vice-président Al Gore sur le changement climatique, les deux milliardaires ont versé 360 000 dollars au Pacific Research Institute for Public Policy pour le film An Inconvenient Truth… or Convenient Fiction(Une vérité qui dérange… Ou une fiction qui accommode). Un pamphlet totalement climatosceptique.



Du pétrole dans le Tea Party

Koch Industries a également initié, il y a un an, une campagne référendaire visant à empêcher l’entrée en application de la loi californienne de lutte contre le changement climatique (dite « AB32 »). Leur argument : le développement des énergies propres en Californie coûterait beaucoup d’emplois à l’État… Aux côtés d’autres groupes pétroliers, les frères Koch y ont investi un million de dollars. Leur proposition a finalement été rejetée, et la loi impose aujourd’hui à la Californie une réduction de 25 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (afin de revenir au niveau de 1990). Malgré ce revers, le comité d’action politique de Koch Industries, KochPac, continue de pratiquer un lobbying intensif à Washington, en vue d’empêcher toute législation contraignante en matière d’émissions de gaz à effet de serre. D’après le rapport de Greenpeace, le comité a dépensé plus de 2,6 millions de dollars en 2009-2010 pour suivre le vote de la loi Dodd-Frank, qui vise une plus grande régulation financière.

Les frères Koch financent aussi le très conservateur Tea Party et participent au groupe Americans for Prosperity (AFP). Créé en 2004, l’AFP est à l’origine de nombreuses manifestations contre l’administration Obama, notamment contre son projet de taxe sur le carbone. La Cour suprême ayant levé depuis janvier 2010 les limites au financement des campagnes électorales nationales par les entreprises, il semblerait que les Koch soient prêts à investir encore plus d’argent dans le Tea Party en vue des élections de 2012. Leur lobbying est si tentaculaire qu’ils sont surnommés « Kochtopus », un jeu de mots mêlant leur nom de famille à celui de la pieuvre (octopus en anglais).



Les 99 % sacrifiés par les 1 % ?

Pour restreindre le pouvoir de ces nouvelles ploutocraties et de ces fortunes démesurées, le rapport de l’IFG préconise une série de mesures fiscales pour assurer une véritable distribution des richesse : indexer les hauts salaires sur les plus bas, par exemple, imposer davantage et plus lourdement les très hauts revenus, ou taxer les transactions financières. De nouvelles réglementations pour empêcher ces énormes concentrations de sociétés et sanctionner les dégradations environnementales qu’elles provoquent sont également nécessaires.

Il y a urgence : « Une augmentation de 4 °C de la température mondiale (...) est une condamnation à mort pour l’Afrique, les petits États insulaires, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble de la planète, alerte Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International, à Durban. Ce sommet a amplifié l’apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu’il était acceptable d’en sacrifier les 99 %. » Cela signifie que les États, les gouvernements et les citoyens doivent reprendre la main. D’autant qu’ils sont sous la pression de plus en plus forte des « marchés financiers », dont ces 50 multimilliardaires sont des acteurs incontournables…

Sophie Chapelle et Ivan du Roy

Notes

[1] Outing The Oligarchy, billionaires who benefit from today’s climate crisis, International Forum on Globalization.

[2] Grâce, notamment, à des indicateurs de développement durable comme le Dow Jones Sustainability Index, ou le CSR Hub Rating, mesurant la responsabilité sociétale des entreprises.

www.bastamag.net/article1988.html

Loin des négociations de Durban, l'inquiétante avancée du désert malien
‎(De Bamako) Pour Modibo Keita, le responsable est déjà trouvé. Un phénomène d'une telle violence ne peut venir que de « Dieu ». Depuis plus de deux mois, aucune goutte de pluie n'est tombée.
www.rue89.com/rue89-planete/2011/12/10/loin-des-negociations-de-durban-linquietante-avancee-du-desert-malien
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !   Aujourd'hui à 6:02

Revenir en haut Aller en bas
 
Conférence sur le climat du 7 au 18 décembre à Copenhague. Zorro va arriver !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» climat d'essaouira
» Le climat se rechauffe agissons aussi au plus haut niveau
» Sièges auto sous climat tropical
» volcans, montagnes et océans sur notre climat
» Le projet HAARP.:la manipulation du climat

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sarkoverdose :: Forum :: Environnement, animaux, eau, alimentation...-
Sauter vers: