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 Jane Goodall : 'Nous sommes ce que nous mangeons'

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Orwelle



Messages : 5507
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Jane Goodall : 'Nous sommes ce que nous mangeons'   Mar 4 Mar - 22:56


"Chaque bouchée change le monde"

Jane Goodall est passée à Paris en cette fin janvier pour lancer un nouveau combat, défendu dans son dernier ouvrage paru : Nous sommes ce que nous mangeons.

Pourquoi s'intéresse-t-elle aujourd'hui à la nourriture ? Toujours à cause des animaux. D'entrée d'entretien, sa colère gronde. "Quand des gens me disent qu'ils sont révoltés par les traitements que nous infligeons aux animaux, cela me met en rage. Que font-ils pour les empêcher ? Quels animaux mangent-ils tous les jours ? Aident-ils les populations défavorisées qui tuent les espèces menacées pour se nourrir ?" Jane Goodall est une vieille dame indignée.

1,2 milliard de bœufs, vaches, veaux et moutons destinés à l'abattage vivent sur terre : 100 000 bovins sont abattus par jour aux Etats-Unis, 3 000 000 par an en France. Ce véritable continent d'animaux de boucherie, et la monoculture céréalière qui l'accompagne, occupent 25 % des terres cultivées planétaires.

Au Brésil, 23 % des terres arables vont à l'alimentation du bœuf exporté, au détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90 % du bœuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis.

L'eau gaspillée : selon Rifkin, 50 % de l'eau consommée aux Etats-Unis sert à l'élevage. Et le réchauffement planétaire : les déjections et pets des ruminants libèrent chaque année dans l'atmosphère 60 millions de tonnes de méthane, dont la molécule accumule vingt-cinq fois plus de chaleur solaire qu'une molécule de CO2…

De la façon dont l'homme traite les animaux, il traitera les humains. C'est un des thèmes récurrents chez Jane Goodall. "Prenez les premières chaînes de montage des usines Ford, elles ont été copiées sur le modèle des abattoirs. Ce n'est pas par hasard." Henri Ford, selon elle, avait remarqué que parcelliser les opérations d'écorchage concentrait les employés sur une activité mécanique – qui leur évitait toute réflexion. On n'abattait plus des bêtes, on abattait un travail. Sans état d'âme. En appliquant ces méthodes aux humains, Henri Ford a inauguré les "temps modernes" décrits par Chaplin. L'ère industrielle qui a déshumanisé le travail – et le travailleur.

"Quand j'étais petite, la morue était considérée comme le pain de la mer . Elle était très bon marché. Nous en achetions dans les fish and chips et les emportions chez nous dans du papier paraffiné. Aujourd'hui, la morue est en voie d'extinction. Tout comme le saumon sauvage. Nous mangeons des saumons d'élevage entassés dans des fermes piscicoles où on les nourrit avec des petits poissons, décimés à leur tour. Ils attrapent des poux de mer qui se répandent hors des cages et exterminent les espèces sauvages. Ils présentent des ulcères, des maladies du foie, deviennent obèses. Les producteurs les traitent avec des antibiotiques et des hormones de croissance. Ils les inondent avec des colorants roses pour que leur chair soit présentable dans les supermarchés. Des études menées par la biologiste Angela Morton en Colombie-Britannique ont montré qu'ils sont infestés par des bactéries résistant à 11 antibiotiques sur 18."

Quand elle parle des OGM, c'est pour mettre en garde. "De très nombreuses anecdotes montrent que les animaux ont une aversion naturelle pour les OGM. Ainsi les oies sauvages ne vont jamais dans les champs de colza à graines modifiées. En Amérique, des éleveurs ont constaté que les vaches préfèrent le maïs naturel au maïs Bt, les porcs dédaignent les rations OGM. Quant aux ratons laveurs, ils dévastent les champs bio, pas les autres. Pourquoi ? Ils développent des sens plus acérés que les nôtres. Une étude systématique réalisée en Grande-Bretagne par le chercheur Arpad Pusztai a montré que les pommes de terre Bt rendent malades les rats de laboratoire. Ce chercheur a été suspendu, puis, heureusement, réhabilité par la revue The Lancet." [...]

Frédéric Joignot
www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/02/29/jane-goodall-chaque-bouchee-change-le-monde_1016557_1004868_100.html

www.janegoodall.fr/htfr/presse/commu/com_ijgf_nous_sommes_ce_que_nous_mangeons1.pdf

www.janegoodall.fr/

"En mangeant tous ces animaux, qui ont longtemps été nos dieux, nos proches, nous mangeons leurs souffrances, nous incorporons les tortures qu'ils subissent."
vidéos
www.veganimal.info/article.php3?id_article=119
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Jane Goodall : 'Nous sommes ce que nous mangeons'   Sam 11 Juin - 23:53


À Washington (REUTERS)

Veggies pirates
La 10e Veggie Pride a eu lieu le samedi 11 juin 2011 à Paris

No bidoche. Végétariens, vegans, végésexuels : à l’occasion de la 10e Veggie Pride, tour de table chez les partisans et militants de la cause animale, tolérants ou extrémistes. [Extraits]

C’est une affiche poilante : un cochon qui ricane et affirme «Ma chair m’appartient, si vous voulez manger de la viande, mangez donc votre propre cul». C’est un slogan : «Mettez un visage sur votre steak». C’est une image et des vidéos sanglantes dans des abattoirs, «Non ne soyez pas lâches, regardez jusqu’au bout». C’est un cri du cœur : «Nous les aimons tant, tous ces non-humains… Nous sommes des animaux solidaires de TOUS les animaux…!». On s’emballe, mais quand on aime les non-humains, on, c’est-à-dire les partisans et militants de la cause animale, les végétariens, on est prêt à tout. À commencer par se rassembler pour la 10e édition de la Veggie Pride (fierté d’être végétarien et végétalien) ce samedi, place Saint-Eustache à Paris, et crier leur indignation à la face du monde : «Face au massacre annuel de soixante milliards d’animaux dans le monde (un milliard rien qu’en France selon les données officielles du ministère de l’Agriculture), les végétariens affirment leur solidarité avec les victimes de l’élevage et de la pêche.» Au menu, la réjouissante opération barquette alimentaire, où des militants, en sang et sous cellophane, figurent des steaks…

Un guide (2) liste tous les interdits des croisés de la cause animale, traque les pièges tendus par les «viandeux» pour faire bouffer de l’animal mort, et explique comment déchiffrer les listes des ingrédients : lait dans le chocolat noir, blanc d’œufs dans les raviolis, gélatine, aliments contenant de l’élastine, de la civette, du disodium de phosphate, cachés partout pour compliquer la route jonchée de cadavres des végétaliens. Les brosses (en poils), les médicaments, tous testés sur les animaux. Le vin, traces de sang de bœuf, la bière (blanc d’œuf). Ça laisse les céréales, le soja, les légumes, les fruits. Le guide conclut lucidement «en l’état actuel des choses, il est vrai qu’on ne peut pas jurer l’abstinence totale».

Les antispécistes
Chez les végétaliens (chez les végétariens moins extrêmes aussi), on parle de ce fameux «droit des animaux» : nous sommes des animaux égaux entre eux. Pourquoi une suprématie humaine ?

lire l’édifiant article des cahiers de l’antispécisme (3)
La bible : l’ouvrage de Peter Singer, sorti en 1974, la Libération animale (Libération du 18 mai 2003), fondé en résumé sur l’idée que l’humanité a longtemps été raciste et sexiste, et qu’elle se trompait.

Les végésexuels
une étude néo-zélandaise de 2007 annonçait l’arrivée de la végésexualité : le fait de ne «faire l’amour qu’entre végétariens», c’est-à-dire entre gens qui ne peuvent imaginer embrasser des lèvres qui laissent passer de l’animal mort (4).

www.liberation.fr/vous/01012342463-veggies-pirates
www.veggiepride.org/fr.html

(1) vegepets.info/translations/francais/index.htm
(2) interdits.net/interdits/pdf/vegan.pdf.
(3) cahiers-antispecistes.org/ spip.php?article42. kamicha.canalblog.com/archives/ 2011/04/23/20961725.
(4) vegmundo.com.


Sur StreetPress, Hélène Defossez, musicienne qui vient de sortir « le végétarisme comme réponse à la violence du monde », chez L’Harmattan, explique pourquoi elle ira à la Veggie Pride, ce samedi à Paris.
www.streetpress.com/sujet/4698-helene-defossez-vegetarienne-je-continue-a-manger-des-concombres
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