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 Faire payer les responsables de la crise : les banques !

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Orwelle



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MessageSujet: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Lun 18 Jan - 12:56


Baudoin Prot, DG de BNP Paribas

Christine Lagarde annonce une taxe sur les bonus des banques

La taxe sur les bonus distribués par les banques devrait rapporter 360 millions d'euros à l'Etat cette année, affirme dans un entretien au Figaro Christine Lagarde.

Le dispositif vise à surtaxer les bonus versés par les banques à hauteur de 50 %. La mesure s'appliquera sur les primes dépassant 27 500 euros versés en 2010 au titre de l'exercice 2009. Le dispositif est "one-off", c'est-à-dire temporaire. Il sera intégré dans le projet de loi de finances rectificative du grand emprunt, qui sera examiné en janvier ou février 2010. La mesure concernera quelque 2000 à 3000opérateurs de marché travaillant en France mais sera perçue auprès des banques. Elle servira à abonder le fonds de garantie des dépôts, qui sécurise les dépôts des épargnants.

Les banques s'opposent à la taxe

PARIS, 12 janvier (Reuters) - Les banques françaises ont réitéré mardi leur opposition au projet de création d'une taxe exceptionnelle sur les bonus qui vient d'être transmis au Conseil d'Etat.

"L'accumulation de mesures de taxation risque de peser sur leur capacité à financer l'économie, ainsi que sur leur compétitivité et celle de la Place de Paris", écrit la Fédération bancaire française (FBF) dans un communiqué.
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE60B2FG20100112

[VIDEO] Fabius dénonce la "taxounette"

La taxe anti-bonus sera quasi indolore pour les banques
www.lemonde.fr/economie/article/2009/12/17/la-taxe-anti-bonus-sera-quasi-indolore-pour-les-banques_1281946_3234.html

Parallèlement à ses fonctions chez BNP Paribas, Baudoin Prot est administrateur du groupe PPR, de Veolia Environnement et représentant de la banque au conseil de surveillance d'Accor.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Baudouin_Prot
www.journaldunet.com/economie/dirigeants/betisier-grands-patrons-pdg/11-baudoin-prot.shtml
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Lun 18 Jan - 13:12



14 octobre 2008
La France accorde 320 milliards d'euros pour garantir les prêts entre banques et 40 milliards pour les recapitaliser.
Cet engagement de l’Etat ne devrait pas, selon Nicolas Sarkozy « peser sur le contribuable ». Cette garantie publique sera, en effet, payante à un prix de marché.
www.rfi.fr/actufr/articles/106/article_73434.asp

20 janvier 2009
France : l'aide aux banques conditionnée à une absence de bonus pour les dirigeants
Samedi, le président de BNP Paribas, Michel Pébereau, et le directeur général, Baudouin Prot, ont annoncé qu'ils renonçaient à leur bonus pour 2008.
www.ladepeche.fr/article/2009/01/20/527279-France-l-aide-aux-banques-conditionnee-a-une-absence-de-bonus-pour-les-dirigeants.html

Octobre 2009
"Le remboursement des fonds prêtés par l'Etat aux banques a rapporté à ce dernier 2 milliards d'euros."
Baudouin Prot, PDG de BNP-Paribas et président de la Fédération bancaire française, invité de France Inter le 3 décembre 2009.
www.dailymotion.com/video/xbd0rp_baudouin-prot-france-inter_news
http://productionvideos.over-blog.com/article-l-autosatisfaction-deplacee-de-baudouin-prot-de-bnp-paribas-41126948.html


Octobre 2009
L'Etat a perdu 12 milliards d’euros.

"Certes, les intérêts paraissaient élevés : de 8 à 14% sur un montant de 20 milliards d’euros, ce n’est pas rien ! Mais en juin, la Cour des Comptes critiquait le dispositif, précisant qu’en réalité ce pourcentage était trompeur, et que finalement, l’Etat pourrait même en être de sa poche.

Hier, BNP-Paribas et la Société Générale ont annoncé leur intention de rembourser l’Etat. Les deux banques vont donc lui racheter les actions préférentielles au prix d’émission (5,1 milliards d’euros pour la première et 3,4 milliards pour la seconde), augmenté des intérêts, pour un peu moins de 400 millions d’euros.

Bravo ! Sauf qu’entre la date d’achat des actions - le 31 mars 2009 - et aujourd’hui, le cours de bourse a augmenté de 113% pour BNP et 175% pour la Société Générale. Une perte évaluée à 12 milliards d’euros. (...)"
www.lesmotsontunsens.com/prets-aux-banques-etat-perd-12-milliards-euros-mauvaise-gestion-5703

Actions de la Société Générale
Cours d'émission : 38,16 €
Valeur de marché : 52,20 €


Christine Lagarde, ministre ou lobbyiste des banquiers ?
20 Octobre 2009
www.marianne2.fr/Christine-Lagarde,-ministre-ou-lobbyiste-des-banquiers_a182496.html
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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Lun 18 Jan - 13:23



7 août 2009
Bonus : Lagarde contre une loi
Pour Christine Lagarde, un bonus est moralement acceptable.
"C’est par la finance que la crise est arrivée et il n’est pas tout à fait anormal que ce soit par la finance qu’on commence à ressortir."
www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Bonus-Lagarde-contre-une-loi-125078/

11 oct 2009
Surendettement : Christine Lagarde opposée à la suppression du crédit revolving
La ministre de l'Economie Christine Lagarde est opposée à la suppression du crédit revolving ou crédit renouvelable, prônée par le Parti socialiste au nom de la lutte contre le surendettement, annonce-t-elle dans le Journal du dimanche.
www.cbanque.com/actu/12555/surendettement-christine-lagarde-opposee-a-la-suppression-du-credit-revolving

Déclarations de Christine Lagarde durant la période 2007 - 2008
Inventaire à la Prévert de Jean-François Benard (slovar)

Août 2007, conférence de presse
«L’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides [...] Je ne conçois pas aujourd’hui de contamination à l’économie mondiale»

17 août 2007, dans «Le Parisien»
«Ce n’est pas un krach [...] Nous assistons aujourd’hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible»

5 novembre 2007 sur «Europe 1»
«La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine. Il n’y a pas de raisons de penser qu’on aura un effet sur l’économie réelle française»

18 décembre 2007, sur «France-Inter»
«Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d’une grande crise économique»

22 janvier 2008, sur «Europe 1»
«[Un krach ?] Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça [...] Je crois qu’on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée»

10 février 2008, au G7 au Japon
«Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l’Europe»

11 février 2008, dans «Le Figaro»
«Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L’Europe sera elle aussi touchée»

26 mars 2008, conférence de presse
«L’environnement international est difficile […] La volatilité actuelle des taux de change et le niveau du dollar sont un risque pour notre croissance»

1er juillet 2008, dans «Le Figaro»
A l’orée de la présidence française de l’UE, Lagarde veut rester comme le ministre français ayant permis à l’Europe «d’éviter la crise financière d’après»

15 septembre 2008, sur «Europe 1»
«L’ensemble des autorités bancaires, le Trésor, les banques centrales se sont concertées pendant plusieurs jours, les mécanismes sont en place, il n’y a pas panique à bord»

16 septembre 2008, conférence de presse
«[La crise aura] des effets sur l’emploi et sur le chômage [pour l’heure] ni avérés ni chiffrables»

20 septembre 2008, conférence de presse
«Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous»

21 septembre 2008 sur «Europe 1»
«Je ne suis pas euphorique, pas plus que je n’étais catastrophiste […] La crise est loin d’être finie»
Source : Scandale Blog

La suite :
http://desirdavenirlacanau.over-blog.net/120-index.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Mar 20 Avr - 22:44

Taxer les grands créanciers à hauteur des créances qu’ils détiennent.


En finir avec le chantage de la dette publique

Dans les pays les plus industrialisés, épicentre de la crise mondiale déclenchée en 2007-2008, le contraste est saisissant : les peuples font face à une détérioration de leurs conditions de vie, alors que les gouvernements et leurs amis à la tête des grandes banques se félicitent du sauvetage du secteur financier et de la timide reprise conjoncturelle. En plus des plans de relance de l’économie pour plus de 1000 milliards de dollars, les grands établissements financiers ont reçu des aides gouvernementales sous forme de garanties, de prêts ou encore de prises de participation, mais sans que l’Etat ne prenne ensuite part à la gestion de l’entreprise et n’en profite pour réorienter de manière radicale les décisions prises.

La voie choisie par les gouvernements pour sortir de la crise financière privée provoquée par les banquiers a fait exploser la dette publique. Pendant de longues années, ce brutal accroissement de la dette publique va être utilisé par les gouvernants comme un moyen de chantage pour imposer des reculs sociaux et pour prélever sur les revenus de «ceux d’en bas» les sommes nécessaires au remboursement de la dette publique détenue par les marchés financiers. Comment ? Les impôts directs sur les hauts revenus et sur les sociétés baissent, les impôts indirects comme la TVA augmentent. Or la TVA est surtout supportée par les foyers modestes, ce qui en fait un impôt très injuste : dans le cas d’une TVA à 20%, un foyer pauvre qui consacre tout son revenu à la consommation pour sa survie paie l’équivalent d’un impôt de 20% sur son revenu, alors qu’un foyer aisé, qui place 90% de son revenu et n’en consomme que 10%, paie l’équivalent d’un impôt de 2% sur son revenu.

De la sorte, les plus riches sont doublement gagnants : ils contribuent moins à l’impôt, et avec les sommes ainsi économisées, ils achètent des titres de la dette publique et font davantage de profits avec les intérêts que paie l’Etat. Inversement, les salariés et les retraités sont doublement pénalisés : leurs impôts augmentent pendant que les services publics et leurs protections sociales se dégradent. Le remboursement de la dette publique constitue donc un mécanisme de transfert des revenus de «ceux d’en bas» vers «ceux d’en haut» ainsi qu’un efficace moyen de chantage pour poursuivre de plus belle les politiques néolibérales qui profitent à «ceux d’en haut».

Ce n’est pas tout : d’ores et déjà, les profits et les distributions de bonus (pour 2009, 1,75 milliards d’euros de primes pour les traders des banques françaises, 20,3 milliards de dollars par les sociétés de Wall Street – en augmentation de 17% par rapport à 2008 !) ont repris leur course folle pendant que les populations sont appelées à se serrer la ceinture. De surcroît, avec l’argent facile que leur prêtent les banques centrales, banquiers et autres investisseurs institutionnels se sont lancés dans de nouvelles opérations spéculatives hautement dangereuses pour le reste de la société, comme on l’a vu avec la dette grecque par exemple, sans parler du cours des matières premières et du dollar.

Silence radio du côté du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et refus du G20 de prendre des mesures sur les bonus et la spéculation. Tous sont d’accord pour amplifier la course au profit sous prétexte que cela finira par relancer l’emploi.

L’objectif mondial des grands argentiers est le retour à la croissance, même si elle se révèle très inégalitaire et destructrice de l’environnement. De leur part, aucune remise en question d’un système qui a fait la preuve de son échec. Si l’on ne réagit pas, le démantèlement de l’Etat sera poussé à son terme et le coût de la crise sera supporté en totalité par les populations qui en sont les victimes, alors que les responsables en sortiront plus puissants que jamais. Aujourd’hui, banques et fonds spéculatifs ont été sauvés avec de l’argent public sans la moindre contrepartie réelle.

En fait, le discours devrait être le suivant : «Vous, grands créanciers, avez grassement profité de la dette publique, mais les droits humains fondamentaux sont gravement menacés et les inégalités s’accroissent de manière vertigineuse. Notre priorité est maintenant de garantir ces droits fondamentaux et c’est vous, grands créanciers, qui allez payer pour cela. On va vous taxer à hauteur du montant qu’on vous doit, l’argent n’a pas à sortir de votre poche, mais la créance disparaît. Et estimez-vous heureux qu’on ne vous réclame pas les intérêts qu’on vous a déjà versés au mépris de l’intérêt des citoyens !». Voilà pourquoi nous soutenons l’idée de taxer les grands créanciers (banques, assurances, fonds spéculatifs… mais aussi particuliers fortunés) à hauteur des créances qu’ils détiennent. Cela permettrait aux pouvoirs publics d’augmenter les dépenses sociales et de créer des emplois socialement utiles et écologiquement soutenables. Cela remettrait les compteurs financiers à zéro pour les dettes publiques au Nord, sans mettre à contribution les populations victimes de cette crise, tout en faisant porter l’intégralité de l’effort sur ceux qui ont causé ou aggravé la crise, et qui ont déjà grassement profité de cette dette.

Il s’agirait en fait d’un virage radical vers une politique de redistribution de la richesse en faveur de ceux qui la produisent et non pas de ceux qui spéculent dessus. Accompagnée de l’abolition de la dette extérieure publique des pays en développement et d’une série de réformes (notamment une réforme fiscale de grande ampleur, une réduction radicale du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires, le transfert du secteur du crédit au domaine public avec contrôle citoyen…), cette mesure pourrait permettre une véritable sortie de la crise dans la justice sociale et dans l’intérêt des peuples. Une telle revendication, étrangement peu médiatisée, mérite d’être ardemment défendue.

Damien Millet , Sophie Perchellet et Eric Toussaint (CA)
www.agoravox.fr/actualites/economie/article/en-finir-avec-le-chantage-de-la-73751
www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18459
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Ven 7 Mai - 22:01



"A quand la rigueur pour les profiteurs de la crise ?", interroge la FSU

Après l'annonce d'un gel des dépenses publiques par François Fillon, la FSU a estimé vendredi que le gouvernement faisait "le choix de s'en prendre toujours davantage aux salariés", aux chômeurs et aux retraités "alors que les banques, sauvées par les milliards qui ont creusé les déficits, en ont profité pour spéculer et faire payer aujourd'hui la crise au peuple grec".

La décision du gouvernement "veut dire l'éducation et la santé sacrifiées une fois de plus", et "des inégalités sociales renforcées avec l'appauvrissement des services publics", et "l'étranglement des budgets sociaux", estime la Fédération syndicale unitaire (FSU) dans un communiqué intitulé "A quand la rigueur pour les profiteurs de la crise ?".

"L'objectif affiché est de ramener le déficit public à un taux inférieur à 3% du PIB en 2013. Nicolas Sarkozy et son gouvernement craignent le risque d'être 'déclassés' et veulent être les premiers de la classe des disciples des agences de notation!", poursuit l'organisation syndicale.

"Leur choix est donc de s'en prendre toujours davantage aux salariés, aux retraités et futurs retraités, aux privés d'emplois alors que les banques, sauvées par les milliards qui ont creusé les déficits, en ont profité pour spéculer et faire payer aujourd'hui la crise au peuple grec", estime la première fédération syndicale de la Fonction publique d'Etat.

La FSU demande notamment l'abandon du bouclier fiscal "qui prive le budget de l'Etat de ressources indispensables permettant une redistribution essentielle pour réduire les inégalités".
http://fr.news.yahoo.com/3/20100507/tfr-gouvernement-budget-economies-fsu-56633fe.html

Profiteurs et responsables de la crise !!
Même Attali et Minc le reconnaissent.
www.slate.fr/story/15515/crise-economie-attali-minc-croissance-chomage-banques

Déboulonner la puissance financière américaine, responsable de la crise
www.rue89.com/2010/05/07/deboulonner-la-puissance-financiere-americaine-responsable-de-la-crise-150378
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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Sam 8 Mai - 10:02

Il faut nationaliser les banques.

L'eau, le gaz, l'électricité, l’assurance, la banque, sont des services publics.

L'eau, le gaz, l'électricité, l’assurance, la banque, sont des biens vitaux pour tous les Français.

L'eau, le gaz, l'électricité, l’assurance, la banque, doivent être nationalisés.

C’était écrit dans le programme du Conseil National de la Résistance, publié le 15 mars 1944 :

« le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques »

http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

Le programme du Conseil National de la Résistance a été réalisé à la Libération, dans les années 1945 et 1946. Exemples :

2 décembre 1945 : Charles de Gaulle nationalise la Banque de France et les grandes banques de crédit.
8 avril 1946 : Félix Gouin nationalise le gaz et l'électricité.
25 avril 1946 : Félix Gouin nationalise les grandes compagnies d’assurance.

Malheureusement, 40 ans plus tard, tout change.

A partir de 1986, les gouvernements de droite, et aussi les gouvernements socialistes, choisissent de privatiser, de privatiser encore, de privatiser toujours. L'eau, le gaz, l'électricité, l’assurance, la banque, ne se comportent plus du tout comme des services publics. Conséquences : les années 1986 – 2010 sont des années de régression sociale. En France, l’Etat social est démantelé. Les classes populaires et les classes moyennes s’appauvrissent.

Conclusion : il faut maintenant re-nationaliser l'eau, le gaz, l'électricité, l’assurance, la banque, le crédit. Il faut maintenant regrouper tous les Républicains nonistes sur un programme gouvernemental qui revienne aux principes fondamentaux du Conseil National de la Résistance. Il faut faire une coalition noniste.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Jeu 13 Mai - 16:37



Mettre les banques au pas
Un Glass-Steagall global

[Extraits] Un Glass-Steagall global, c’est regarder en face l’escroquerie financière qu’est devenue notre économie. Les invocations à la régulation, à la moralisation et aux renflouements n’expriment que la résignation.

Pourtant la France fut bien dotée après-guerre : du combat contre le fascisme est né un système de crédit dirigé, dans lequel on ne cédait pas à la dictature de l’instant et de l’argent facile. Dès 1945, les banques ont été mises au service d’un avenir commun : c’était le Glass-Steagall français et son dispositif d’émission de crédit public. Face au péril, nous devons en raviver l’esprit.

Un Glass-Steagall ?
C’est l’un des instruments clés du dispositif de Franklin Roosevelt, qui permit de castrer légalement Wall Street et d’ouvrir la voie à une relance massive de l’économie physique américaine. Dès sa victoire présidentielle de novembre 1932, Franklin Roosevelt donna son appui à la Commission bancaire du Sénat pour faire juger Wall Street sur la place publique.
Les révélations furent stupéfiantes : les banques new-yorkaises s’étaient infiltrées au plus haut niveau de l’Etat, elles finançaient les régimes fascistes en Europe et leurs pratiques financières avaient délibérément provoqué le krach de 1929 et la misère et la faim qui s’abattaient sur le peuple américain.
Promulguée le 16 juin 1933, la loi Glass-Steagall permit de briser les oligopoles bancaires et de dresser un coupe-feu entre activités de banque et spéculation. Elle établit une séparation stricte entre les banques d’affaires et les banques de dépôt.

1945, le Glass-Steagall français
Le 2 décembre 1945, la loi 45-15 relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et à l’organisation du crédit, venait concrétiser les résolutions prises sous l’occupation par le Conseil national de la Résistance.
Cette loi définit clairement «trois catégories de banques : les banques de dépôt, les banques d’affaires, les banques de crédit à long terme et à moyen terme »

Les pouvoirs magiques du Glass-Steagall
Pris comme une simple mesure technique, séparer les banques ne sert à rien. Si le dispositif créé par la loi du 2 décembre 1945 a pu engendrer les Trente Glorieuses, c’est qu’il a créé les conditions d’un véritable système de crédit productif, implicitement anti-monétariste. En nationalisant la Banque de France, le gouvernement a pu déclencher une politique de crédit public sans précédent, en utilisant pour l’équipement à long terme la capacité du Trésor public de présenter ses effets à l’escompte de la Banque de France à des taux préférentiels. Il s’agit pour le Trésor (au nom du gouvernement), dans le cadre de la planification et d’une politique cohérente de développement du territoire, d’obtenir en création monétaire auprès de la Banque de France, l’équivalent des richesses futures que créera l’utilisation de ce crédit. Pour la première fois dans notre histoire, l’Etat put devancer le développement économique, assurant ainsi un cycle long de croissance physique.

D’ailleurs, nous devons bien avoir conscience que ce mécanisme vertueux ne pouvait avoir lieu que dans le cadre du système de taux de change fixe établi à la conférence de Bretton Woods, en juillet 1944. Des taux de changes flottant au bon gré des spéculateurs ne permettent pas de politique d’investissement à long terme. Le Glass-Steagall global de demain ne peut qu’aller de pair avec un nouveau Bretton Woods protégeant les systèmes de crédit au sein de chaque économie nationale.


L’esbroufe de la banque «universelle»
Aux Etats-Unis, la loi Glass-Steagall fut abrogée en 1999, par l’entremise du secrétaire au Trésor de l’époque Larry Summers (aujourd’hui conseiller économique en chef de Barack Obama), avec les conséquences que l’on connaît.

En France, c’est sous l’égide de Jacques Delors, ministre de l’Economie et des Finances de François Mitterrand, que la loi bancaire 84-46 du 24 janvier 1984 (dite de «modernisation» !) abrogea la loi du 2 décembre 1945. Elle fit disparaître la distinction fondamentale des activités bancaires sous un titre unique, les «établissements de crédit» , les libérant ainsi de toute contrainte sur l’origine et l’investissement de leurs ressources. C’est ce qu’ils nomment fièrement «banque universelle».
On a vu le résultat. Aujourd’hui, la banque française est devenue un véritable oligopole contrôlé par les «quatre gros» (ils ont tout avalé) : BNP-Paribas, Société générale, Crédit agricole et Caisse d’épargne-Banque populaire.

Investigation et mise en règlement judiciaire
Nous devons mobiliser l’opinion en constituant une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière, dotée de pouvoirs judiciaires. L’on pourra réquisitionner temporairement les banques pour aller librement éplucher leurs comptes et leur bilan.

Bertrand Buisson
www.solidariteetprogres.org/article6594.html

Une stricte séparation entre banques de dépôt, banques de crédit et banques d'affaires,
c'est ce que préconise Maurice Allais, prix Nobel d'Economie en 1988.

Maurice Allais préconisait une séparation absolue entre la sphère de la monnaie et du crédit et la sphère de la finance de marché, ainsi qu'une création monétaire strictement réservée à la banque centrale.
Séparation des banques en 3 types distincts selon les fonctions assurées :
banque de dépôt pour la gestion des moyens de paiement, banque de prêts pour le financement, et banque d’affaires.
http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/2013/11/30/Les-propositions-radicales-de-Maurice-Allais%2C-par-Jean-No%C3%ABl-Giraud
http://osonsallais.wordpress.com/2010/02/22/christian-gomez-100-money/
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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Jeu 13 Mai - 16:45



Pensée unique pro-libérale

Le Savant, le Politique et la Mondialisation
de Frédéric Lebaron, agrégé de sciences sociales

Le travail de construction et de légitimation d’une opinion libérale est un élément essentiel du phénomène appelé «mondialisation». Sans cette mobilisation intellectuelle très large, la mondialisation des marchés n’aurait jamais pu acquérir l’apparence de force naturelle et irréversible qu’elle possède aujourd’hui. Les économistes et les dirigeants politiques ont eu dans ce processus un rôle décisif, favorisé et amplifié par les journalistes dominants. Ils ont construit un système cohérent, à la fois théorique et pratique, qui fonctionne simultanément comme une philosophie de l’histoire, un principe universel d’interprétation du monde et un ensemble de préceptes pour l’action.

Le principal succès de ce travail de construction et de légitimation est d’avoir largement imposé le sentiment d’inéluctabilité des dynamiques économiques, malgré leurs échecs de plus en plus patents et leurs conséquences sociales désastreuses. Pourtant, l’adhésion aux politiques néolibérales n’est pas aussi massive que l’on pourrait penser, mais, dans un contexte de crise, l’essentiel n’est pas de prouver leurs bienfaits aux citoyens, mais plutôt de convaincre ceux-ci de l’absence de toute alternative.
http://atheles.org/editionsducroquant/savoiragir/lesavantlepolitiqueetlamondialisation/index.html

Exemple de propagande pro-capitaliste dans le Parisien, qui présente aujourd'hui la probable hausse du prix de l'électricité :
Henri Proglio veut "un prix qui ne soit pas inférieur à son prix de revient", "pour couvrir les colossaux budgets engloutis par la nécessaire modernisation du parc nucléaire".
EDF est "un secteur ultra-dominé par l'ancien monopole public".
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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   Dim 18 Juil - 10:47



Galbraith sur la crise financière :
«rétablir l’Etat de droit, condamner et incarcérer»


L’économiste américain James Galbraith vient de publier une tribune cinglante sur les remèdes à la crise dans le magazine The New Republic, un bimensuel progressiste diffusé dans tous les États-Unis.

Extraits :
«La crise financière n’est pas finie. Elle se poursuit, reste sans réponse et entrave toute reprise économique (…) pour retrouver la prospérité, il faut commencer par rétablir l’État de droit dans le secteur financier (…) le cadre légal est tombé avec l’abrogation de la loi Glass-Steagall en 1999 (…) la dé-supervision fut une prise de pouvoir criminelle (…).

«Aujourd’hui, l’ex-classe moyenne est en grande partie ruinée (…) la secteur de la construction est déprimé, les Etats et les collectivités locales sombrent dans la spirale mortelle des coupes budgétaires et des hausses d’impôts, le plan de relance arrive à sa fin et les exportations pourraient bientôt faire les frais de l’austérité internationale et du déclin accéléré de l’euro. Dans le même temps, les hystériques du déficit semblent aujourd’hui déterminés à bloquer le versement des indemnités chômage et des transferts aux Etats, et demain, à sabrer les retraites et la santé publique.

«Quoi faire ?»

«Rétablir l’Etat de droit requiert avant tout un audit rigoureux des banques et de la Réserve fédérale. (…) Cela implique des enquêtes (…) des référés judiciaires (…) des mises en accusations, des poursuites judiciaires, des condamnations et des incarcérations.

«Le premier pas vers la reprise est le réalisme. (…) Les banquiers doivent pouvoir sentir le pouvoir de la loi jusqu’au plus profond de leurs entrailles.»
www.solidariteetprogres.org/article6814.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/James_K._Galbraith


La fin de la crise ? Ce sera 2015, si tout va bien...
www.marianne2.fr/La-fin-de-la-crise-Ce-sera-2015-si-tout-va-bien_a177721.html

Les banques relancent les «subprimes» à la française
On allait donc voir ce qu’on allait voir : sus à la spéculation, halte à la titrisation. Résultat des opérations : le contraire. Le projet de loi intitulé «Régulation bancaire et financière» est un rêve pour le lobby des banques : l’instauration de la titrisation à grande échelle.
www.marianne2.fr/Exclusif-les-banques-relancent-les-subprimes-a-la-francaise_a193573.html
www.marianne2.fr/Subprime-la-deuxieme-vague-arrive_a183255.html


Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs
www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vers-une-autre-crise-economique-71305

Simon Johnson, économiste au Fonds Monétaire International : «A l’échafaud !»
www.leconomiste.com/article.html?a=98238
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MessageSujet: Re: Faire payer les responsables de la crise : les banques !   

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Faire payer les responsables de la crise : les banques !
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