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 Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?

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Orwelle



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MessageSujet: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Mar 19 Jan - 15:59



Revenu de vie

Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée, nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès maintenant une transformation réaliste et constructive de la société: celle du revenu de vie.

Qu’est-ce que le revenu de vie ?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités.

Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, dividende universel, revenu de base, revenu citoyen, revenu d'existence, revenu minimum de dignité, revenu social garanti, revenu solidaire ou revenu universel, peu importe. Chacun devrait avoir droit à un revenu mimimum.

Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente - quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés.

Le revenu de vie ne rémunère pas l’emploi, mais le travail au sens large

Ni l’emploi salarié, ni les revenus du capital, ni les aides sociales classiques ne peuvent prétendre désormais garantir le droit à l’existence de chacun tel que défini à l’article III de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est un fait: en raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein-emploi ne peut plus être atteint.

Loin d’être un encouragement à la paresse, le revenu de vie permettra à chacun, dans la mesure de ses capacités et de son désir, de s’engager de manière sereine, libre et responsable, dans des travaux essentiels pour l’intérêt général que les emplois traditionnels n’ont pas vocation à assumer.

Comment financer le revenu de vie ?

Il s’agit précisément d’engager pour le financement du revenu de vie tous les moyens alloués à l’entretien de la chimère du plein emploi. L’institution du revenu de vie implique pour les pays qui le mettront en place de revoir leur système fiscal et social, et probablement de reprendre un certain niveau de contrôle sur la création monétaire qu’ils avaient abandonné aux banques. Les calculs des économistes qui ont réfléchi en profondeur à cette question montrent que cela est parfaitement possible (cf. simulations).

L’illusion d’un emploi salarié et dûment rémunéré pour tous s’est volatilisé avec la crise. Avec cette disparition, va s’évanouir aussi pour beaucoup le réflexe de se définir en fonction de son activité professionnelle. Il ne faut pas le cacher, l’institution du revenu de vie amènera probablement à s’interroger plus encore, sur notre identité, notre rôle dans la société, notre aspiration à procréer en regard des problèmes de démographie, et sur la nature de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.

On le sait, la réduction du “travail” au seul “emploi” provoque automatiquement l’exclusion de ceux qui en sont privés, la peur du chômage chez les salariés, et le contrôle social des assistés. Cette confusion entre “travail” et “emploi” a un coût énorme pour la société aussi bien financièrement que socialement. Les pathologies sociales et psychiques qu’elle entraîne ne sont tout simplement plus soutenables.

Nous n’attendons pas du revenu de vie qu’il règle tous les maux, mais nous affirmons qu’il est absolument nécessaire pour surmonter la crise de confiance actuelle en réduisant le niveau intolérable, de pauvreté, d’exclusion et de peur.

Action

Au moment où les médias annoncent quotidiennement l’imminence de catastrophes provoquées par l’effondrement des économies, le réchauffement climatique ou les pandémies, nous affirmons qu’il existe un moyen efficace pour faire face collectivement et pour mobiliser les forces vives: c’est la voie du revenu de vie.

Nous citoyens signataires de cet appel, demandons, aux politiques de tous bords, aux syndicats et aux experts, en France et partout dans le monde, de prendre en compte cette voie dans les délais les plus brefs et d’engager avec nous cette grande transformation.


Appel à signer : http://appelpourlerevenudevie.org/ cyclops

Les initiateurs de l’appel pour le revenu de vie et ses signataires forment un collectif de citoyens indépendants de tous les partis politiques ou groupes d’opinion.

Ce collectif n’a pas d’autre objet que de soutenir cet appel et d’amplifier les voix de tous ceux, experts, militants isolés ou membres d’associations (cf. Wikipedia), qui oeuvrent de longue date, en France ou dans le monde , pour l’instauration d’une forme ou une autre de revenu de vie (cf. Veille internationale).

Le texte de l’appel a été rédigé en français de manière collective sur le site co-ment en tentant d’intégrer toutes les contributions de ces personnes. Il est publié sous couvert de la Licence Art Libre. Avec cette licence, l’autorisation est donnée de copier, de diffuser et de transformer librement le texte dans le respect des droits des auteurs (le collectif des citoyens pour le revenu de vie).

Le collectif des citoyens pour le revenu de vie n’a pas de représentant particulier. Chaque signataire de l’appel est fondé à en être le porte parole.

Merci de signer cet appel et de le diffuser à vos connaissances par mail et/ou sur vos sites web, blogs, forums, etc …

http://appelpourlerevenudevie.org/?page_id=37
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Mar 19 Jan - 16:02



Vers un autre monde

Économie distributive et revenu social


Jacques Duboin (1878 - 1976) est à l'origine du concept d'économie distributive.

L'économie distributive, c'est l'économie de l'abondance, par opposition à l'économie enseignée précédemment l’économie de rareté.

« L'économie capitaliste de marché sur laquelle est plaquée la mutation informationnelle ne fait pas bon ménage avec elle ; elle révèle ainsi son incapacité naturelle à réguler l'abondance possible dans la création de richesses quantitatives et à résorber les déséquilibres produits ; aussi le non-emploi, la précarité, la pauvreté se développent-ils à grande allure dans les pays développés en particulier là où l'on veut préserver la sécurité sociale et l'art de vivre acquis depuis un siècle. Et ce n'est que le début car la mutation technologique se poursuit. Partout dans le monde, un sombre avenir se dessine : la précarité de vie pour un nombre exorbitant de citoyens en contrepartie de l'enrichissement scandaleux de quelques-uns. La montée des violences de toutes sortes qui accompagnent cette situation fait craindre à juste titre une implosion générale catastrophique. (...)

Devoir économique et droit économique de tout citoyen

La fin de l'ère de la rareté des biens et des services est aussi la fin de l'ère de l'échange entre pouvoir d'achat et temps de travail. Une double réorganisation s'impose donc :

D'une part, répartir entre tous les tâches encore nécessaires, dont la durée diminue constamment grâce aux progrès technologiques, et d'autre part, distribuer le pouvoir d'achat correspondant globalement à la valeur des biens et des services produits, dont la quantité peut désormais s'accroître si besoin.

PROPOSITIONS :

- LE SERVICE SOCIAL : Le partage des tâches devient le service social que chaque individu doit accomplir au cours de son existence, selon ses aptitudes et suivant les besoins de la société. Il s'agit là d'une remise en cause de la notion d'emploi. Le «travail » cesse d'être l'activité essentielle de l'homme, qui commande toutes les autres et détermine à vie son « niveau social ». D'autres activités, réputées aujourd'hui non rentables, ou non mesurables en termes économiques, mais au moins tout aussi utiles, voire même fondamentales, sont désormais reconnues.

- LE REVENU SOCIAL (ou de citoyenneté) : La distribution du pouvoir d'achat se fait en créditant périodiquement le compte de chaque citoyen, de sa naissance à sa mort. Pour effectuer ses achats, chacun dispose d'un carnet de chèques, ou d'une carte à puce s'il préfère, et son compte est débité du montant de l'achat. Rien n'est donc changé pour le consommateur, la vente est enregistrée par le vendeur et le crédit correspondant est annulé.

- LA MONNAIE DISTRIBUTIVE : Pour distribuer ainsi le pouvoir d'achat il faut une monnaie d'un type nouveau. Cette monnaie distributive est une monnaie de consommation : elle ne sert qu'à acheter, elle ne circule pas, elle ne peut pas être placée pour rapporter un intérêt et elle n'est plus anonyme. (...)

Suite et liens :
http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/vers-un-autre-monde-t214.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Ven 10 Sep - 16:19



À partir des retraites, imaginer un salaire à vie

Dans « Le Monde diplomatique » de septembre, le sociologue Bernard Friot affirme que la logique actuelle du système de retraite, loin d’être obsolète, comme on voudrait le faire croire, mériterait au contraire d’être étendue, et permet d’imaginer une société où le travail serait libéré à la fois du marché de l’emploi et de l’emprise de la finance. Il détaille ici sa proposition. [extraits]

1. Le débat sur la nature de la pension : revenu différé ou salaire continué ?

Dans le champ du travail, les réformateurs européens s’inspirent davantage des pays scandinaves que des pays anglo-saxons, peut-être parce que leur modèle est plus apte à sauver la mise d’un capitalisme en crise.

C’est ici qu’il importe de sortir de l’opposition binaire entre répartition et capitalisation. Ceux qui s’opposent à la promotion de la capitalisation en « défendant la répartition » pensent que la répartition est l’alternative à la capitalisation. C’est oublier qu’il y a des formes contradictoires de régimes en répartition, et que la répartition peut être la condition de la capitalisation. Il faut donc se garder d’une opposition à la réforme qui serait menée « en défense de la répartition » sans préciser laquelle ! Répartir, c’est une technique : on transforme immédiatement des contributions en prestations, sans passer par l’épargne. Ce contenant peut avoir des significations très différentes selon son contenu, et c’est pourquoi la question centrale est : que répartit-on ? Sont en conflit aujourd’hui le salaire et le revenu.

L’enjeu actuel des réformateurs est de passer du salaire continué, qui est la réalité de la plupart des systèmes de pension en Europe, au revenu différé, qui caractérise les réformes italienne et suédoise des dernières années. On est toujours en répartition, mais elle a complètement changé de sens. Voyons comment s’exprime cette contradiction aujourd’hui entre :
— la pension comme revenu différé : « J’ai cotisé, j’ai droit (à récupérer mes cotisations passées par le biais des cotisations actuelles des actifs) » et
— la pension comme salaire continué : « J’ai une qualification, j’ai droit (au salaire à vie) ».

Soit (revenu différé) c’est la solidarité entre générations qui est au cœur des représentations de la retraite. L’emploi, le marché du travail, sont les seules institutions légitimes pour transformer les activités en travail.

Soit (salaire continué) le retraité est enfin titulaire de sa qualification, exprimée dans le caractère irrévocable de son salaire. Il n’a plus besoin de passer par l’emploi pour travailler, le salaire à vie est l’institution qui abolit le marché du travail et convertit les activités utiles en travail.

Les 13% du PIB affectés aux pensions correspondent à la valeur attribuée au travail des pensionnés. Ce qui distingue un retraité d’un employé, ce n’est pas la génération (selon une naturalisation de la caractéristique biographique qu’est l’âge, comme le fait le capitalisme pour le genre, la nationalité, etc.), c’est le fait que le retraité travaille parce qu’il a un salaire à vie, alors que l’employé travaille parce qu’il a un emploi. Alors que le discours générationnel invente un rapport social imaginaire dans de dramatiques distinctions entre salariés, le salaire continué met à nu le rapport social capitaliste en le subvertissant et en montrant que l’emploi et la propriété lucrative peuvent être dépassés par le salaire universel.

On ne le répétera jamais assez : les réformateurs poursuivent un projet politique sous couvert d’impératifs gestionnaires, et c’est sur les enjeux politiques de la réforme que la controverse doit porter, à condition de voir ce qu’a de révolutionnaire le déjà-là de la pension comme salaire continué.

2. En quoi le salaire à vie se différencie-t-il du projet de revenu minimum garanti ?
guerre des mots

Poser le salaire comme un revenu a été une entreprise fondamentale des économistes, classiques et plus encore néo-classiques.

droit de propriété lucrative
Accumuler des titres financiers me donne le droit de ponctionner, sous forme de monnaie, le produit d’une partie du travail d’autrui.

L’abolition ou le renforcement de ce droit est au cœur de la contradiction entre salaire et revenu. Car la naturalisation de ce rapport social particulièrement violent qu’est la propriété lucrative repose, depuis l’invention de l’économie politique et plus particulièrement depuis sa dérive en science économique, sur l’assimilation du salaire à un revenu

mettre travail et capital sur le même plan et de naturaliser le droit de propriété lucrative en lisant toute ressource comme ce que l’on tire d’un capital lors d’un échange marchand.

Marx a fait une critique décisive de cette saga des économistes en posant le salaire comme le prix de la force de travail et le profit comme l’extraction de la survaleur non pas sur un marché mais lors de la production

Le revenu minimum garanti s’inscrit dans cette représentation aliénée.
il ne s’agit pas d’un droit salarial
Il s’agit au contraire d’un droit au revenu minimum
Loin d’être amoindri comme le prétendent ceux qui estiment que le premier chèque donnera un pouvoir de négociation face aux employeurs, le marché du travail sera renforcé par cette allocation forfaitaire qui fera partie, avec le droit individuel à la formation, le droit à un régime complémentaire de santé et le droit au reclassement, de la panoplie des « droits portables » que les travailleurs transporteront avec eux de job en job, panoplie flexicuritaire qu’esquisse le catastrophique accord de janvier 2008 dit « de modernisation du marché du travail ».

Le salaire universel l’est au double sens de pour tous (chacun, de sa première entrée dans un collectif de travail à sa mort, a droit à une qualification et au salaire irrévocable qui va avec) et pour tout (l’investissement est financé par une part socialisée du salaire, ponctionnée sur la valeur ajoutée par une cotisation économique). Il se substitue au marché du travail et au droit de propriété lucrative. C’est un droit politique qui récuse l’imposture du capital comme acteur économique et qui qualifie les personnes, les posant comme les seules productrices et faisant des producteurs des acteurs politiques. Le salaire universel donne au travail la charge politique que le capitalisme lui refuse.
http://blog.mondediplo.net/2010-09-08-A-partir-des-retraites-imaginer-un-salaire-a-vie


UTOPIA
Le mouvement Utopia réfléchit depuis longtemps à la centralité de la valeur travail et à la question du revenu universel.
Mouvement politique, UTOPIA porte ses idées, au Parti Socialiste, chez les Verts, au Parti de Gauche et plus largement, dans l'espace public, en France et dans le monde.
www.mouvementutopia.org/blog/

« L'utopie ne signifie pas l'irréalisable, mais l'irréalisé. L'utopie d'hier peut devenir la réalité »
Théodore Monod
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Jeu 14 Avr - 2:51


Le Revenu de Base est appliqué en Alaska depuis plusieurs dizaines d'années

L'expérience de «revenu de base du citoyen» en Alaska, a commencé au début des années 60 avec le maire de Bristol Bay, Jay Hammond, dans un petit village de pêcheurs. Hammond note que, même avec la richesse de l'industrie de la pêche locale, ses habitants sont encore pauvres. Il propose alors une taxe de 3% sur la valeur de la pêche pour un fond qui appartiendrait à tous dans la communauté et serait distribuée à tous également. Il y a d'abord une grande résistance, mais une fois déployée, la mesure est un tel succès qu'en 1974 il devient gouverneur de l'Alaska.

À cette époque, le gouvernement étatsunien a récemment découvert des réserves de pétrole dans l'État de l'Alaska. Considérant que le pétrole appartient à tous les citoyens de l'État, le gouvernement de l'Alaska a déterminé et imposé une taxe sur le bénéfice réalisé sur l'exploitation du pétrole. Ainsi Hammond a signé une loi qui, après quelques modifications, signifie que 50% des redevances sur le pétrole sont consacrées au Fonds permanent de l'Alaska, permettant ainsi chaque année la distribution d'un dividende égal à tous les résidents de l'État.

Depuis 1982, tous les résidents de l'Alaska reçoivent une part de revenu gouvernementale sur l'exploration pétrolière dans l'État.

Aujourd'hui, le revenu du citoyen de base est en cours de discussion dans plusieurs pays : États-Unis, Pays-Bas, Afrique du Sud, Canada, Portugal, Allemagne, Royaume-Uni, Argentine, Chine, Iraq, entre autres.

Au Brésil, la Loi n ° 10835/2004, rédigé par Le sénateur Eduardo Suplicy pour l'établissement d'un revenu de base des citoyens a été approuvée à l'unanimité par le Sénat le 8 Janvier 2004. Conformément à la loi, l'application doit se faire progressivement à partir des plus nécessiteux, avec le développement de programmes pour le transfert de revenu comme l'Allocation familiale.

Et en Novembre 2009, Santo Antonio do Pinhal-SP, est la première ville brésilienne de voter une loi instituant le revenu de base du citoyen. C'est une initiative du maire José Augusto Pereira Guarnieri, appuyé par le sénateur Eduardo Suplicy.

http://pt.wikipedia.org/wiki/Renda_b%C3%A1sica_de_cidadania
http://desiebenthal.blogspot.com/2009/11/revenu-de-base-ou-assassins-financiers.html


Une vidéo
http://bouger-la-vie.com/blog/le-revenu-de-base-une-realite-face-a-lutopie/

L'idée fait son chemin même si elle n'est pas encore totalement reprise. Ainsi Dominique de Villepin propose un « revenu citoyen » de 850 euros, ouvert aux plus de 18 ans n'ayant aucune ressource.
www.rue89.com/2011/04/13/vote-obligatoire-et-revenu-citoyen-dans-le-projet-villepin-199899

Revenu citoyen réservé aux «Français» : «l'erreur grossière» de Villepin
Dominique de Villepin a confirmé que son «revenu citoyen» était réservé aux «citoyens français», tout en assurant qu'il ne relevait pas de la préférence nationale. Mais pour les juristes, son argument «ne tient pas la route». La mesure phare de son projet est «anticonstitutionnelle» et donc inapplicable.
www.mediapart.fr/journal/france/180411/revenu-citoyen-reserve-aux-francais-lerreur-grossiere-de-villepin
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Mar 19 Avr - 12:08


De Boutin à Villepin, tous les avatars du « revenu citoyen »

Dans le programme de Dominique de Villepin pour 2012, c'est la proposition qui fait parler : un « revenu citoyen » versé de telle sorte que tout citoyen français de plus de 18 ans puisse compter sur un minimum de 850 euros par mois pour vivre « dans la dignité ».

A entendre les réactions de certains de ses anciens amis de l'UMP, l'ex-Premier ministre serait devenu un dangereux gauchiste. C'est évidemment plus compliqué.

Quelles sont les racines de cette idée ?

« Si l'on remonte l'arbre généalogique de cette idée, on trouve deux branches : une marxiste et une libérale », schématise l'économiste (et député européen socialiste) Liêm Hoang-Ngoc.

La branche libérale considère qu'il convient d'accorder une certaine somme d'argent aux citoyens (qui sont d'abord, dans cette optique, des « agents économiques »), mi-filet de sécurité, mi-capital de départ pour qu'ils puissent consommer et participer à la vie de la société.
A chacun, ensuite, d'organiser ses dépenses comme il l'entend. Quitte, en contrepartie, à privatiser l'éducation, la santé et tous les autres services publics. Bref : autonomie maximale face à un « Etat minimum », comme dirait l'essayiste Guy Sorman.

La branche marxiste, indique Liêm Hoang-Ngoc, « s'appuie sur les “Grundrisse”, ces textes où Karl Marx imagine le développement d'une société où l'humanité sera sortie du salariat et où les machines seules assureront la création de richesses, qui seront reversées sous la forme d'un revenu socialisé universel ».
On retrouve cette influence chez les tenants de la thèse de la fin du travail : les gains de productivité seraient tels qu'il n'y aurait plus assez de travail pour tout le monde, il convient donc de rémunérer les gens autrement que via le salariat.

Depuis trente ans, cette famille de pensée a produit de nombreux avatars de l'idée de revenu citoyen :
    « revenu d'existence » pour les économistes français Henri Guitton et Yoland Bresson ;
    « allocation universelle » pour le philosophe belge Philippe Van Parijs ;
    « basic income » pour le politiste allemand Claus Offe ;
    « citizen's income » pour le britannique Keith Roberts ;
    « revenu inconditionnel suffisant » pour le philosophe français André Gorz, cofondateur du Nouvel Observateur…
Dans toutes ces versions, résume Yoland Bresson, ancien doyen de la fac de sciences écos à Paris-XII, il s'agit d'un « revenu sans condition de la naissance à la mort ».

L'emploi n'est plus nécessaire pour vivre et chacun a le choix de se tourner vers des activités non-marchandes, un engagement associatif – ou le travail. Il tente une comparaison biologique :
« C'est comme le glucose, tous les neurones en reçoivent, même s'ils ne font rien, mais ils en reçoivent plus s'ils s'agitent. »

Quelles personnalités politiques la défendent ?

Ce thème est à la mode. Il séduit de nombreuses personnalités politiques. Prouesse : à quelques détails près, il met d'accord Christine Boutin (qui milite pour un « dividende universel ») et Daniel Cohn-Bendit (partisan du « revenu d'existence ») !

Eva Joly laisse entendre qu'un « revenu de subsistance pour tous » fera partie du programme d'Europe Ecologie-Les Verts. Et la proposition d'allocation pour les jeunes adultes portée par le PS (point 13 dans les « Priorités 2012 » des socialistes) est marquée par la même inspiration.

Pourquoi ses partisans se divisent-ils ?

Il y a pourtant un malaise avec ce sujet : depuis trente ans, on tourne en rond. « Les ambiguïtés n'ont pas été levées, les termes du débat sont les mêmes », observe le statisticien Michel Husson (qui fut l'un des créateurs d'Agir ensemble contre le chômage). Outre les modalités de financement, deux points font l'objet de controverses :
    1. le montant accordé (doit-il dépasser la somme de toutes les prestations sociales, voire le Smic ? ) ;

    2. l'existence ou non de contreparties (vote obligatoire aux élections, service national, travaux d'intérêt général, recherche d'un emploi…).
Derrière ces deux sujets, une même peur : le versement d'une allocation universelle détournerait les gens du travail et les pousserait à une existence oisive. C'est d'ailleurs la critique qu'adresse Boutin à Villepin :
« En fixant son revenu citoyen à 850 euros, et non comme le Parti chrétien démocrate [la formation de Christine Boutin] à 400 euros, il encourage l'oisiveté et discrédite le goût de l'effort. »

Craintes gigognes :
    1. la création de richesses en serait affectée, tout comme, au bout d'un certain temps, le financement de cette allocation ;

    2. tout le monde ne vit pas forcément le travail comme une aliénation et en renonçant au travail, beaucoup de gens risquent d'éprouver un sentiment d'inutilité sociale ;

    3. ceux qui voudraient continuer à travailler auraient intérêt à le faire au noir (retour au point n°1) ;

    4. distribuer un « revenu citoyen » sous forme d'argent risque de se faire au détriment d'un investissement dans les services publics.
Mais quand Yoland Bresson et ses amis accusent Villepin de se contenter d'une version actualisée de l'idée d'impôt négatif, popularisée par Milton Friedman dans les années 60 (c'est à peu près la même logique qui a conduit à l'instauration du RSA), ils formulent un reproche plus fondamental : celui de rester inscrit dans un système redistributif.

Eux rêvent d'un système égalitariste, où le travail ne serait plus la valeur principale. Une autre société.

Mathieu Deslandes
www.rue89.com/idees-land/2011/04/18/de-boutin-a-villepin-tous-les-avatars-du-revenu-citoyen-200148

Promotion du Revenu d’Existence, par l’AIRE (Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence)
www.789radiosociale.org/article.php3?id_article=1311
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Dim 5 Juin - 23:44

Et vous, quel travail feriez-vous si votre revenu était assuré ?

L’audition de Susanne Wiest au Bundestag, le 8 novembre 2010

Revenu garanti, « la première vision positive du XXIe siècle »

[…] En décembre 2008, usant d’un droit accordé depuis 2005 à tout citoyen allemand, Susanne Wiest lance une pétition en ligne demandant au Bundestag de se pencher sur la question du revenu de base. Pour que les parlementaires accèdent à une telle demande, 50 000 signatures sont requises ; la pétition en recueille 120 000. Ce succès inattendu entraîne celui du film réalisé par Häni et Schmidt, et diffusé sur Internet : Grundeinkommen - Ein Kulturimpuls* (« Le revenu de base - Une impulsion culturelle », film adossé à un site**) : entre sa mise en ligne et le mois de novembre 2010, il a été téléchargé 350 000 fois, l’essentiel des connexions venant d’Allemagne. L’audition de Susanne Wiest au Bundestag a eu lieu le 8 novembre 2010.

Entre-temps, Enno Schmidt et Daniel Häni ont reçu un renfort supplémentaire : celui de Marie-Paule Perrin et Oliver Seeger, un couple franco-suisse qui, après avoir longtemps vécu dans le sud de la France, s’est installé près de Zurich. Anciens de Longo Maï, une coopérative agricole communautaire établie après 1968 dans les Alpes de Haute-Provence, ils sont aux prises, comme tous ceux qui gardent le cœur à gauche, avec le déclin des idéologies progressistes. Le film les frappe au point qu’ils décident d’en produire une version française, disponible en ligne depuis octobre 2010.

L’Allemagne nous avait déjà offert le « Manifeste des chômeurs heureux », traduit en français en 2004 par le mensuel de critique sociale marseillais CQFD (1). Au niveau mondial, le revenu garanti est promu par le réseau Basic Income Earth Network (BIEN). En France aussi, l’idée fait son chemin (voir l’appel pour le revenu de vie, lancé en mai 2009). C’est sans doute le philosophe André Gorz, disparu en 2007, qui a le plus contribué à l’étayer et à la diffuser. En 2000, ici même (voir « Feignants et bons à rien »), on s’était fait l’écho des revendications du Collectif d’agitation pour un revenu garanti optimal (CARGO), fondé au sein d’Agir ensemble contre le chômage (AC !) et auteur d’un CD à l’insolence rafraîchissante (« Monsieur Jospin, est-ce qu’il ne resterait pas un chouïa de société d’assistanat pour moi ? » (2), dans une veine reprise depuis par Julien Prévieux avec ses hilarantes Lettres de non-motivation.
[…]
http://peripheries.net/article326.html
www.scoop.it/t/revenu-de-vie/p/546518/peripheries-revenu-garanti-la-premiere-vision-positive-du-xxie-siecle


(1) Voir aussi l’entretien avec leur meneur, le Français Guillaume Paoli, en 2003 sur le webzine lillois L’Interdit : « Du bonheur d’être chômeur ».
http://interdits.net/interdits/index.php?option=com_content&task=view&id=58&Itemid=64

*www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/grundeinkommen
**www.initiative-grundeinkommen.ch/
***http://le-revenu-de-base.blogspot.com/2010/10/film-launch-of-le-revenu-de-base.html
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Dim 20 Nov - 1:37



Le revenu universel
Iinterview vidéo de Corinne Morel-Darleux (Parti de Gauche)

Partie 1 : Présentation / Concept du revenu universel / Quid des minimas sociaux ? / Modalités / Différence entre RSA et revenu universel / Le revenu universel et les mineurs. (12 minutes)
http://dai.ly/fZ3RIZ

Partie 2 : Revenu universel et Europe / Articulation entre État fort et société décentralisée / Les monnaies complémentaires. (11 minutes)
http://dai.ly/gDQkLq

Les modalités et les calculs divergent suivant les approches. Stéphane Laborde veut indexer cette somme sur la masse monétaire émise dans la zone euro. Il y a aujourd'hui 30.000 euros en circulation par individu dans la zone euro.
http://sebmusset.blogspot.com/2011/01/video-le-revenu-universel-selon-corinne.html
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Dim 20 Nov - 2:15


Edouard Fillias, président d'Alternative libérale

Comment la droite imagine l’allocation universelle
"À la place d'aides sociales, instaurons une allocation universelle"

Alain Cohen Dumouchel, membre du parti Alternative libérale, prône la mise en place d'un nouveau système : une allocation unique, indépendante du gouvernement, versée à tous les Français. [Extraits]

Selon les analystes et suivant les postes pris en compte, le montant des prestations sociales va de 550 milliards à près de 600 milliards d'euros. La mise en place d'une allocation universelle peut permettre de sortir de cette spirale infernale du dirigisme bien-intentionné en séparant le pouvoir social - devenu incontrôlable - de l'exécutif et du législatif.
L'allocation universelle consiste à verser à une population de référence toute entière (les Français) un revenu de base, inconditionnel, insaisissable, et cumulable avec tous les autres revenus.

Montant : pas de fixe
Sont exclues toutes formes d'indexation ou de revalorisation automatiques. Les chiffres les plus couramment retenus vont de 500 euros à 750 euros par mois pour une personne adulte et la moitié, versée aux parents, par enfant de moins de 18 ans. Dans sa version haute de 750 €/mois l'allocation universelle coûterait 510 Mds d'euros à la collectivité nationale.
On peut envisager que l'allocation universelle soit basée sur un pourcentage du PIB.

Aides remplacées par l'allocation universelle : retraites (hors complémentaires), allocations chômage, RSA, emplois aidés, allocations familiales, aides au logement (y compris logement social), formation professionnelle, bourses étudiantes, aides locales (hors associatives). Ne sont pas concernées l'assurance maladie et les aides spécifiques aux handicapés.

Pour les retraites, un système de capitalisation associé à l'allocation universelle sera beaucoup plus efficace et équitable que l'actuel système de répartition qui permet avant tout aux Français qui vivent vieux, généralement les plus riches, de faire financer leur retraite par ceux qui meurent jeunes.

Accompagnée d'une baisse du SMIC, par exemple à hauteur de 50% du montant de l'allocation universelle, elle permettrait de rendre notre économie plus compétitive, de stopper une part des délocalisations
Le salaire minimum actuel trop élevé (20.000 euros chargés annuels), sorte de "niveau de vie décrété" maintient une part croissante de la population dans la "trappe de la pauvreté". Neutral

L'allocation universelle étant versée à tous les membres de la société sans conditions ni formalités, il n'y a plus rien d'humiliant à la percevoir.
cette inconditionnalité de l'allocation universelle permet à la société de manifester sa solidarité et sa reconnaissance envers ses bons élèves, à l'exact opposé de la "justice sociale" qui désigne les entrepreneurs et les créateurs de richesse comme des coupables qu'il faut punir.

L'allocation universelle entraîne une réduction drastique des coûts administratifs*, elle permet de passer d'un système complexe à prestations définies, à un système simple, respectueux de la liberté individuelle et basé uniquement sur les richesses produites.

Elle permet d'extraire le fonctionnement de l'aide sociale du champ politique et lui confère une vraie stabilité. L'allocation universelle inaugure un système social mécaniquement sans déficit duquel les politiques ne tirent ni prestige ni reconnaissance.

L'allocation universelle devrait donc redonner aux Français le goût d'entreprendre, de prendre des risques, en un mot les réconcilier avec l'économie de marché, créatrice des richesses et de la mécanisation qui seule la rend possible.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213759;a-la-place-d-aides-sociales-instaurons-une-allocation-universelle.html

*Il n'y a pas de remise en question de la société de profit et de consommation. L'entreprise est portée aux nues, par opposition à la Fonction publique, qu'il faudrait démanteler.

Présentation d'Alternative libérale
Du point de vue économique, le programme d'Alternative libérale s'inspire du libéralisme économique tel qu'il a été appliqué en Irlande et se veut assez proche du FDP, le parti libéral-démocrate allemand.

Ses mesures phares sont l’instauration d’une allocation universelle, la fin du monopole de la Sécurité sociale, la suppression de la carte scolaire et l’autonomie des universités…

En juillet 2011, le mouvement décide d'abandonner son statut de parti politique au profit de celui d'« œuvre auxiliaire », dans le cadre de son rapprochement avec le Nouveau Centre.
En 2007 Le parti revendique le parrainage d'Alain Madelin et a apporté son soutien à François Bayrou, en expliquant qu'il s'agissait du candidat le moins antilibéral parmi le spectre disponible.

Aux élections régionales de 2010 les sympathisants d'Alternative libérale ont réparti leurs voix entre l'UMP et Europe Écologie ou abstention, en fonction des contextes locaux.

Le 18 janvier 2011, constatant leur intérêt commun pour la reconstruction du centre autour des valeurs libérales démocrates, le Nouveau Centre d'Hervé Morin et les « héritiers d'Alain Madelin », réunis dans la petite Alliance libérale, officialisent leur rapprochement, dans la perspective de la présidentielle de 2012, en signant une convention d'association à l'Assemblée nationale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alternative_lib%C3%A9rale
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Dim 20 Nov - 2:46


PETIT RÉSUMÉ DE L’HISTOIRE DU TRAVAIL
par ANNIE
[Extraits]

Les sociétés primitives ne connaissent pas la « valeur » travail. Certaines n’ont même pas de mots distincts pour séparer les activités productives des autres comportements humains.
Premier grand changement : l’invention de l’agriculture et de l’élevage qui modifie le rapport au territoire
C’est le terreau où vont se développer l’invention, la multiplication et la complémentarité des activités : les métiers puis le commerce, l’invention de l’écriture, le calcul… La civilisation !

D’abord, il n’est question que d’un échange de services avec le voisin : le troc. Déjà, le produit du travail échappe à l’homme et sert à satisfaire les besoins d’autrui.

Puis il y a l’invention d’un médium d’échange : tout ce qui était rare, facilement transportable, pouvait jouer le rôle de médium d’échange : peaux, pierres précieuses, métaux précieux… et plus tard « les papiers avec la précieuse signature ». C’est le début de l’illusion que le médium est une richesse en soi alors que c’est le travail qui est la source de la richesse.

Petit à petit, on va vers une dévalorisation du travail non rémunéré.

La civilisation gréco-romaine voyait dans le travail une corvée qu’il valait mieux abandonner aux esclaves. Pour Platon et Aristote, il n’y avait d’accomplissement possible qu’à travers une source de revenus privés permettant d’échapper aux obligations quotidiennes et de se consacrer librement à la contemplation de questions morales et éthiques.

Dans la civilisation judéo-chrétienne il est en même temps un acte divin (que Dieu se repose le 7ème jour suppose qu’il ait travaillé les 6 jours précédents) et un acte humain rendu obligatoire par le départ forcé du Paradis. « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » est une véritable punition : l’homme doit s’accomplir dans l’effort et la peine.

Tout au long de l’Empire Romain et du Moyen-âge, il y a dédain et mépris du travail. De plus, dans la religion chrétienne, accumuler des richesses, aspirer à plus que le nécessaire, est pécher. Le travail vaut plus pour sa dimension spirituelle que matérielle, l’ascèse et l’effort détournent des tentations du monde ; on sait bien que « l’oisiveté est mère de tous les vices ».

À la Renaissance, à travers des biographies d’artistes (Michel-Ange, Léonard de Vinci), on trouve des idées nouvelles sur ce que le labeur pourrait idéalement représenter : une voie d’accès à l’authenticité et à la gloire. Bien sûr, cela ne vaut que pour une élite artistique, on ne va pas dire à un serviteur ou un esclave que le travail pourra épanouir son vrai « moi ».
C’est donc lentement que vont s’opérer les transformations qui amèneront le XVIIIème siècle à inventer non seulement, dans son unité, la catégorie de travail, mais aussi à reconnaître sa valeur.

C’est à la fin du XVIIIème siècle dans les écrits de penseurs bourgeois comme Benjamin Franklin, Denis Diderot ou Jean-Jacques Rousseau que le travail change de catégorie : il n’est plus seulement un moyen de gagner de l’argent mais aussi une façon de devenir soi-même.

Cette réconciliation de la nécessité et du bonheur est typique de la perspective bourgeoise.
Dans le même temps, les gens ont commencé à éprouver une espèce de fierté dans le travail.
La nouvelle aristocratie de la vertu et du talent a remplacé la vieille aristocratie des privilèges ; les postes prestigieux et bien rémunérés semblent accessibles sur la seule base de l’intelligence et des capacités réelles.

Les penseurs chrétiens vont alors réviser leur point de vue sur l’argent et la richesse, puisque auparavant il y avait condamnation de l’enrichissement individuel. Par exemple, les protestants américains suggèrent que Dieu demande à ses fidèles de réussir dans la vie sur un plan tant spirituel que temporel. La réussite sur terre est la preuve que l’on mérite une bonne place dans l’au-delà.
Le protestantisme serait donc le terreau du capitalisme

Au XVIIIème siècle, avec la révolution industrielle, la machine travaille plus et plus vite que l’homme et l’on croit que l’on n’aura plus à travailler ou si peu. En 1776, le philosophe et économiste Adam Smith publie son livre « Recherches sur les causes de la richesse des nations ». C’est lui qui est à l’origine du travail conçu comme un facteur de production de richesses et de lien social :
- une partie de l’activité humaine peut être vendue ou louée,
- le travail est désormais le moyen de l’autonomie de l’individu,
- le travail humain lui-même peut avoir un prix.
Tout est en place pour constituer le travail salarié et le salariat.

Mais c’est seulement au XIXème siècle que le travail prend une acception positive. Il est alors vu comme l’acte de création et d’expression de l’intelligence humaine source d’épanouissement individuel et outil majeur de civilisation. Hegel (1770-1831) contribue à cette vision du travail : le travail fait souffrir mais nous élève au-dessus de notre animalité.

Reprenant Hegel, Marx pense que le travail est le propre de l’homme, ce qui le distingue de l’animal. Il dénonce le travail aliéné, celui qui empêche toute liberté créatrice
Le Saint Siège va jusqu’à affirmer que « le travail est un droit et l’expression de la dignité humaine ».

Aujourd'hui la société capitaliste a su imposer à tous la nécessité du travail salarié. Le travail est un moyen au service de la logique capitaliste. Il est apparu dès le départ pour augmenter les richesses produites, il est un moyen d’acquérir un revenu pour l’individu et de faire du profit pour la classe capitaliste. Le travailleur est devenu une marchandise comme les autres.

Le capitalisme a même réussi à faire aimer et désirer aux travailleurs leur marchandisation et leur asservissement*. L’ouvrier est allé jusqu’à revendiquer le droit au travail, revendication absurde : le travail ne peut être un droit, il ne doit être qu’un moyen pour satisfaire des besoins.

La lutte contre le chômage se limite à réclamer un meilleur partage du gâteau capitaliste mais n’en conteste pas la nature. Cela entretient le mythe d’une sortie de la crise par le partage du travail. Cela renforce l’idée que le libéralisme est indépassable, qu’il n’y a plus d’alternative.
Cela renforce d’autant la domination bourgeoise en nous empêchant de réfléchir et d’imaginer d’autres rapports sociaux non fondés sur le travail salarié.

Paul Ariès nous dit que les milieux populaires ne pourront se libérer de l’idéologie du travail que s’ils s’émancipent en même temps de l’idéologie de la consommation.
En 1988, le philosophe André Gorz écrivait : « l’économie n’a plus besoin – et aura de moins en moins besoin – du travail de tous et de toutes. La société du travail est caduque ».

Le « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » s’est transformé en « tu ne mangeras pas, parce que ta sueur est superflue et invendable ».

En 1958, dans La condition de l’homme moderne, Hannah Arendt prophétisait : « ce que nous avons devant nous, c’est la perspective d’une société de travailleurs sans travail, c’est-à-dire privés de la seule activité qui leur reste. On ne peut rien imaginer de pire ».
http://npaloirenord.over-blog.com/pages/-petit-resume-de-l-histoire-du-travail-par-annie-2337095.html
www.christopher-destailleurs.com/condition-de-lhomme-moderne/



Asservissement

"Stupéfaction : les mouvements de tous nos corps sont alignés, à chaque lever du soleil, en métro, à pied, en voiture, à cheval et en bensodiazepine, nous convergeons aux désirs du patron. Plus finement vu, la division du travail rend possible l’enrôlement des parcelles dans un projet qui n’est pas leur, la puissance d’agir de chacun est capturée par le désir maître de l’entrepreneur. Le salariat serait donc une forme de capturat des désirs. Le paradoxe de la servitude volontaire serait résolu, aseptisé même, car avec l’approche moderniste, au-delà de la peur, le travail s’enrichit d’affects positifs, les techniques des ressources humaines transposeraient aux travailleurs le modèle de la réalisation de soi « inspiré du patron » en y ajoutant les petits plaisirs de la consommation, quitte pour le capital à en avancer le crédit."
www.pauljorion.com/blog/?p=19651
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Dim 20 Nov - 3:12


Photo Lewis Hine

Du tripalium au chagrin

Le terme ‘travail’ (« tourment, souffrance » en ancien français) (XIIe siècle) vient du bas latin (VIe siècle) tripálĭus (du latin tripálĭum : « instrument de torture à trois poutres »). La racine trav provient de trab, trabis : « poutre ».

« Le travail se rattache ainsi aujourd’hui moins à la nécessité économique de produire des marchandises qu’à la nécessité politique de produire des producteurs et des consommateurs. » (Catherine Dyja, L’Insurrection qui vient, dans la « Revue de la Défense nationale » de juillet 2009)
http://membres.multimania.fr/patderam/tripalia.htm
http://fr.wiktionary.org/wiki/travail


Paul Ariès, politologue, 'objecteur de croissance' et directeur du Sarkophage*

Sommes-nous faits pour travailler ?
Entretien avec Isabelle Giordano

Perdre sa vie à la gagner. Le travail gage de dignité pour l’homme… Pourtant cette valeur travail n’a pas toujours existé, elle apparaît surtout à la fin du 18e siècle. Le travail au sens ou nous l’entendons n ‘est pas vanté dans l’Antiquité par exemple. Aujourd’hui des penseurs s’interrogent et questionnent cette « valeur travail ». De nouvelles attitudes face à l’emploi salarié, face au marché du travail, justement voient le jour. Manifeste des “Chômeurs heureux” en Allemagne…

En France Corinne Maier fit il y a quelques années de son livre “Bonjour paresse” un best-seller. La « valeur travail » est-elle dépassée ou au contraire plus que jamais nécessaire en tant qu’élément structurant de notre personnalité ? A partir de ces questions c’est en fait la création de richesse que nous soumettons à la question. La richesse d’une société se mesure-t-elle uniquement à l’aune de son PIB ? Travail, consommation, accumulation de biens, de « richesses », mais à quelle fin ? Croissance ou décroissance, un débat plus que jamais d’actualité. – Une émission vraiment excellente ou Paul Ariès aborde la question du revenu Universel de vie.
www.youtube.com/watch?v=sJkYcyMAw3Y&feature=share
www.internationalnews.fr/article-paul-aries-la-decroissance-sommes-nous-vraiment-faits-pour-travailler-63274730.html


On peut se contenter de travailler deux heures par jour
http://bouquinsscannes.blog.24heures.ch/archive/2010/02/25/travailler-2-heures-par-jour-adret-1977.html

Et si on faisait la sieste au travail (pour mieux travailler, hein) ?[/b]
www.rue89.com/passage-a-lacte/2011/07/07/et-si-on-faisait-la-sieste-au-travail-pour-mieux-travailler-hein-212796

*Le Sarkophage n° 26 par Bernard GENSANE
Dans ce numéro 26 du Sarkophage, bien sûr l'éditorial de Philippe Ariès : il nous recommande de préférer « la gauche maquisarde à la gauche buissonnière, le faire sécession au faire carrière, la construction d'un autre monde à l'attente du grand soir.
www.legrandsoir.info/le-sarkophage-no-26.html

POURQUOI TRAVAILLONS-NOUS ?
Origine et histoire du travail
www.dailymotion.com/video/xg281s_pourquoi-vous-travaillez_news#from=embed

Mondialisation : Le travail, pourquoi ?
www.youtube.com/watch?v=e6NbIiRlTN8

Histoire du travail en France à partir du 18e siècle
www.linternaute.com/histoire/categorie/116/a/1/1/histoire_du_travail.shtml

Histoire du travail des femmes
http://sociologos.insa-lyon.fr/files/rte/file/SOCIOLOGOS/RESSOURCES/MANAGEMENT/Mgt_ent_societ_Fiche_lecture_Histoire_travail_femmes.doc
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_femmes


Histoire du travail des enfants en France
www.droitsenfant.com/travail_histoire.htm

Droit du travail/L'histoire du droit du travail
http://fr.wikibooks.org/wiki/Droit_du_travail/L%27histoire_du_droit_du_travail

Histoire du syndicalisme français
www.lesecransdusocial.gouv.fr/spip.php?article115

L'organisation du travail : l'histoire de son évolution [à partir du 19e siècle]
www.pedagopsy.eu/ml_organisation_travail.htm

Tendance générale à la réduction du temps de travail annuel en Europe comme en Amérique du Nord à partir de la moitié du XIXe siècle.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9duction_du_temps_de_travail

http://next.liberation.fr/arts/11011685-lewis-hine-pionnier-de-la-photographie-sociale
http://next.liberation.fr/culture/01012364211-lewis-h-hine-l-amerique-en-chantier

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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Lun 23 Jan - 22:28


La paresse (détail des sept pêchés capitaux) de Jérôme Bosch

Le droit à la paresse

C’est le thème de ‘La Marche de l’histoire’ du 23 janvier 2012
La paresse ne pourrait-elle ouvrir, demain, bien des portes que notre frénésie a fermées ?
On ne peut préjuger de l'avenir ; en tout cas, son histoire n'est pas celle de l'oisiveté mais celle d'une idée.
www.franceinter.fr/player/reecouter?play=269285 cyclops

Bibliographie
La paresse comme vérité effective de l'homme, de Kazimir Malevitch (1921), éditeur : Allia, parution : 1995
L'ivresse et la paresse, d’Alain Cotta, éditeur : Fayard, parution : 2011
Petits plaisirs de la paresse, Gilles Clément, éditeur Autrement parution : 1999
Dictionnaire du travail, d’Antoine Bevort, éditeur : PUF, parution : 2011
www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-le-droit-a-la-paresse-0


Récolte du seigle (1911)

« Le travail doit être maudit, comme l'enseignent les légendes sur le paradis, tandis que la paresse doit être le but essentiel de l'homme. Mais c'est l'inverse qui s'est produit. C'est cette inversion que je voudrais tirer au clair. »Kazimir Malevitch

Première page de ‘La paresse comme vérité effective de l'homme’ :
‘J’ai toujours ressenti une impression étrange en entendant ou en lisant des propos réprobateurs sur la paresse avérée de tel ou tel, membre du gouvernement ou simple parent. « La paresse est la mère de tous les vices » - c’est ainsi qu’on a stigmatisé, que l’humanité entière, toutes nations confondues, a stigmatisé cette activité particulière de l’homme. Cette accusation portée contre la paresse m’a toujours semblé injuste. Pourquoi le travail est-il à ce point exalté, porté sur le trône de la gloire et des louanges, quand la paresse est clouée au pilori, pourquoi les paresseux dans leur ensemble sont-ils couverts d’opprobre, marqué du sceau de l’infamie, du sceau de la mère paresse, quand le moindre travailleur est voué à la gloire’
http://jeanlau.canalblog.com/archives/2009/01/08/12020240.html

D’autres extraits ici :
http://books.google.fr/books?id=jYYxXHw4kTgC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

Kazimir Severinovitch Malevitch (en russe : Казимир Северинович Малевич), né à Kiev (Ukraine, Empire russe) le 23 février 1879 de parents d'origine polonaise et décédé le 15 mai 1935 à Léningrad, est un des premiers artistes abstraits du XXe siècle. Peintre, dessinateur, sculpteur et théoricien, Malevitch fut le créateur d'un courant artistique qu'il dénomma « suprématisme ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kasimir_Malevitch
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Sam 22 Sep - 21:33



Le revenu de base ? Même pas peur !

« Le revenu de base fait peur à gauche », tel est le titre d’un article paru le samedi 15 septembre 2012 sur le site Slate.fr sous la plume d’Emmanuel Daniel.
Frédéric Bosqué répond point par point aux arguments avancés contre le revenu de base, et démontre le bien-fondé de cette proposition.


"Je n’ai pas le plaisir de connaître M. Daniel mais j’aurais aimé discuter avec lui avant la parution de cet article (offre valable après également…). Peut être d’ailleurs que d’autres articles vont suivre ? J’en serais tout autant ravi. Le titre d’une prochaine publication sur ce thème pourrait d’ailleurs être « le revenu de base fait peur à la droite », « au centre », « aux écologistes », « aux chrétiens démocrates », « aux patrons », « aux salariés », « aux syndicats », « aux chômeurs », « aux … » (remplacer les … par la partie prenante de la société de votre choix).

Le point commun qui unit une large majorité de ces groupes est qu’elles réduisent les humains à n’être que la prothèse d’une activité de production marchande. Elles font d’ailleurs de même avec la nature et la plupart de ses formes de vie en les réduisant à un support jetable ou renouvelable pour alimenter en matière première ce vaisseau devenu fou, sans cap et sans pilote.

Car, si le revenu de base fait débat auprès de toutes les parties prenantes de la société de production, c’est justement qu’il en annonce la fin. Tout comme le droit de vote, même à l’état embryonnaire, annonçait la fin du droit divin dans l’espace public et son système monarchique aux multiples privilèges, le revenu de base, même à l’état embryonnaire, est l’émergence d’un nouveau droit qui annonce la naissance d’une nouvelle organisation sociale à la fois plus juste et plus efficace. Remarquez que je ne parle pas ici la fin de la production en soi, mais de l’organisation qui place l’activité de production marchande comme seul moyen d’intégration des citoyens dans la communauté humaine. Cette activité doit reprendre sa place parmi les autres, ni plus, ni moins.

Il ne s’agit donc pas ici de se battre à coup d’arguments économiques (même si nous verrons que les arguments en faveur du revenu de base ne manquent pas). Il s’agit ici de redonner à l’économie sa dimension politique et donc une forme d’esthétique qui remet les choix techniques au service d’un idéal porté par la volonté commune de « faire société ».

La question du vivre ensemble devient alors primordiale et par suite la définition de ce que l’on entend par « bien commun », par « utilité commune » et par « distinctions sociales » est essentielle. C’est ici que commence la redéfinition de ce que nous appelons « travail », « production », « participation », « droit », « devoir » et bien d’autres activités. Le revenu de base vient questionner ces nominalisations. Que signifient les termes « travailler », « produire », « participer », « profiter », « devoir » à l’heure du XXIème siècle ?

Sans le questionnement à la fois des présupposés de la société de production finissante et de la perspective qu’offre la société de l’émancipation naissante, les débats autour du revenu de base se réduisent finalement à une actualisation du mot «charité » ou du mot « solidarité » selon le camp auquel on appartient.

Mais revenons donc à l’article de Slate, et reprenons, point par point, les objections soulevées."
[Plan]
Objection n°1 : « C’est une mesure libérale »
Objection n°2 : « Le postulat de départ est erroné »
Objection n°3 : « Ça ne permettra pas de réduire les inégalités »
Objection n°4 : « Pas de droits sans devoirs »
Objection n°5 : « Les modes de financement sont insensés »
Objection n°6 : « Seul, le revenu de base est inefficace »
Objection n°7 : « Cette mesure n’est pas assez radicale »
[...]

"Je suis un simple citoyen. Mais en tant que citoyen, je dirai que nos détracteurs sont souvent ceux qui ne veulent pas finalement sortir de cette société de production. Ils souhaitent plutôt l’aménager, changer ceux qui sont au pouvoir pour qu’ils soient plus favorables à telle ou telle partie prenante proche d’eux. Je les comprends et me battrai s’il le faut pour qu’ils puissent exprimer leur point de vue mais cela ne sera pas suffisant pour refaire société entre nous tous et dégager un nouveau contrat social pour le XXIème siècle.

Pour ma part, je vois le revenu de base comme un bâton de marche, qui nous conduit vers une société de l’émancipation. Je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à le penser. Je crois que nous sommes très divers, répartis dans tous les camps de la société de production où des humains font le constat qu’il nous faut passer à autre chose. Quelque chose de plus universel, de plus humain, de plus sensible, de plus respectueux des formes de vie avec lesquelles nous partageons cette planète.

Je pense que nous formons pour l’instant une minorité mais une minorité agissante. Une minorité qui montre une direction, une minorité qui, comme le levain dans la pâte, pourrait bien soulever, une fois de plus, le voile qui recouvre le rêve éternel d’une humanité enfin libre et fraternelle."
www.tree2share.org/article-2001-le-revenu-de-base-meme-pas-peur

Frédéric Bosqué : Cofondateur du réseau katao.fr, un réseau de distribution de produits prioritairement locaux sinon équitables toujours ; promoteur d'une monnaie éthique.
http://www.agoravox.fr/auteur/tibo-lyade
http://www.repere.tv/?p=12736

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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Mar 11 Déc - 21:57



L'aurore
Par Ignacio Ramonet

"Établir un revenu de base inconditionnel pour tous, octroyé à tout individu, dès sa naissance, sans aucune condition de statut familial ou professionnel. Le principe, révolutionnaire, étant que l'on aurait droit à ce revenu d'existence parce qu'on existe, et non pour exister. Son instauration repose sur l'idée que la capacité productive d'une société est le résultat de tout le savoir scientifique et technique accumulé par les générations passées. Aussi les fruits de ce patrimoine commun doivent-ils profiter à l'ensemble des individus, sous la forme d'un revenu de base inconditionnel. Lequel pourrait s'étendre à toute l'humanité, car d'ores et déjà le produit mondial équitablement réparti suffirait à assurer une vie confortable à l'ensemble des habitants de la planète."
www.monde-diplomatique.fr/2000/01/RAMONET/13283

Appel pour le revenu de vie
http://appelpourlerevenudevie.org/

https://www.facebook.com/RevenudeBase
https://www.facebook.com/groups/98473063240/
https://www.facebook.com/Pour.1Revenu.inconditionnel.de.base
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Mer 16 Jan - 7:10


« Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue. » Victor Hugo

Feu vert pour l’initiative citoyenne européenne

Après un premier rejet et plusieurs mois d’attente, la Commission Européenne vient de donner son feu vert à la collecte des signatures pour demander aux institutions européennes d’étudier sérieusement l’option d’un revenu de base européen. Ainsi commence une campagne de 12 mois visant à récolter plus d’un million de signatures.

Le comité de citoyens de l’initiative citoyenne européenne (ICE) a eu raison de ne pas baisser les bras lorsque la commission a rejeté une première tentative en septembre dernier. Après étude de la seconde proposition envoyée en novembre dernier, celle-ci vient cette fois-ci de donner son feu vert à la récolte des signatures.

La Commission Européenne devait en effet certifier que la demande exprimée par le comité de citoyen entrait dans le cadre de ses attributions. Cela notamment afin d’éviter que de l’énergie soit dépensée pour récolter un million de signatures… pour rien.
À la suite de la réunion de Florence, le comité de citoyen avait donc amendé sa demande et enregistré une nouvelle initiative sur le site de la Commission (consulter le texte ici*). [...]

Comme nous le pressentions, la Commission pouvait très difficilement rejeter une telle demande, qui a pour objectif de forcer les institutions européennes à prendre au sérieux l’idée d’un revenu de base inconditionnel pour tous les Européens, et ainsi d’alimenter le débat en Europe autour de cette idée. D’où son titre : « Revenu de base inconditionnel - Explorer une voie vers des conditions sociales émancipatrices dans l’UE ».

Si le nombre de signatures requis est atteint dans un an, alors la Commission Européenne accordera une audience aux promoteurs de l’ICE devant le Parlement européen. Elle devra ensuite accepter ou non la mission que l’ICE leur demande (étudier la faisabilité du revenu de base européen) ou la refuser (en justifiant ses motifs). Si elle accepte, cela pourrait ouvrir la voie au financement d’études, de conférences, forums, voire d’expérimentations du revenu de base en Europe. Le but de ces études serait aussi d’explorer les différentes implications qu’un revenu de base à l’échelle européenne pourrait avoir : quelle harmonisation européenne sur le droit du travail ? Sur les droits sociaux ? Sur la fiscalité ? Ces questions méritent d’être éclaircies et cela nécessite des moyens.

Pour mémoire, voici un petit schéma du processus de l’initiative citoyenne européenne (plus d’infos ici**) :

Une première mondiale

Mais outre ce dénouement hypothétique, la stratégie déployée par les différentes organisations impliquées dans l’ICE est surtout de lancer un signal à tous les citoyens européens : pour la première fois dans le monde, des organisations et citoyens de quatorze pays ont décidé d’unir leurs force pour promouvoir le revenu de base. Il est clair qu’il ne s’agit que d’une première étape dans la création d’un mouvement social d’ampleur européenne autour de cette idée.

Pour l’heure, le site permettant de soutenir l’initiative est encore en cours de préparation. Nous vous tiendrons bien sûr informés ici-même lorsque vous pourrez signer notre demande. En attendant, nous vous invitons à suivre la page Facebook*** dédiée à l’initiative et à vous inscrire à notre newsletter pour être tenus informés en Français des développements importants de la campagne.

À très bientôt pour une campagne historique !

http://revenudebase.info/2013/01/feu-vert-initiative-citoyenne-europeenne/
* http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2013/000001
** http://revenudebase.info/initiative-citoyenne-europeenne/faq/
*** https://www.facebook.com/RevenudeBase


"la plateforme de collecte des signatures est fournie par la commission européenne et sera mise en place sur les serveurs basés au Luxembourg dans les prochaines semaines.
Les réseaux partenaires sont les différents réseaux pour le revenu de base, de mémoire : le réseau allemand, autrichien, luxembourgeois, néerlandais, français (en cours de construction), britannique, irlandais, slovène. À cela s’ajoutent des « simples » citoyens des autres pays."
Stanislas Jourdan, 15 janvier 2013
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Mar 17 Déc - 15:05


Pluie de pièces le 4 octobre, à Bern

Le revenu d’existence européen cherche encore 860.000 signatures

Les organisateurs ont jusqu’au 14 janvier 2014 pour collecter leur million de signatures, ils en sont à seulement 140.000, faute, disent-ils, d’une grande médiatisation de leur projet. Ils ont commencé à chercher des signatures en avril.
Jusque-là, seuls deux pays ont atteint le quota : la Croatie et la Slovénie.

Au départ, l’idée d’un « revenu de base inconditionnel » découle d’un constat simple : à partir du moment où l’on considère la dignité de la vie humaine comme un droit, la société doit assurer à toute personne, de la naissance à la mort, le minimum pour préserver cette dignité. La rémunération du travail doit s’ajouter à cette première couche de revenu qui, de même que l’air qu’on respire, est indispensable à l’homme. L’argent ne doit plus être une préoccupation de survie.

Rue89 en parle en ce moment*.
Pour signer le texte d'origine, ça se passe ici :
 Arrow https://ec.europa.eu/citizens-initiative/REQ-ECI-2012-000028/public/index.do  Exclamation 

Les personnes qui présentent la proposition de cette ICE sont des citoyens issus de 15 États membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie).

Bien qu’ils parlent différentes langues et que leurs intérêts sociaux divergent, et malgré leurs différences culturelles, politiques, philosophiques, religieuses, tous partagent la vision présentée ici comme une solution à long terme.

Définition du revenu de base inconditionnel
[...]
Justifications du revenu de base inconditionnel
[...]
Dispositions des Traités européens concernés
[...]

Xtf17, 19 nov 2013
http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-revenu-d-existence-europeen-143922

*http://www.rue89.com/2013/11/18/revenu-dexistence-europeen-cherche-encore-860-000-signatures-247609



En France il faut totaliser 55.500 signatures avant le 14 janvier 2014.
Les statistiques :
http://basicincome2013.eu/en/statistics.htm  Idea

Le revenu de base : un nouveau droit humain
http://www.dailymotion.com/video/x18ij09_le-revenu-de-base-un-nouveau-droit-humain_news?search_algo=2  cyclops
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Mar 7 Jan - 1:15



Notre chance de mettre fin à la pauvreté

C'est exaspérant -- le monde n'a jamais été aussi riche, mais l'écart entre les riches et les pauvres se creuse de plus en plus chaque jour. Il existe un moyen de s'en sortir : il s'agit du revenu de base inconditionnel, une idée simple et radicale dont des experts disent qu'elle pourrait éradiquer complètement la pauvreté !

Au fil des années, de nombreux économistes lauréat du prix Nobel ont proposé cette forme de sécurité sociale comme une réponse à la pauvreté et aux problèmes sociétaux...
 Arrow https://avaaz.org/fr/petition/our_chance_to_end_poverty/



Mardi 14 janvier 2014 à 12h
J-8 pour signer l'initiative européenne pour le revenu de base !
 Arrow https://www.facebook.com/events/484860071633355/?ref=3&ref_newsfeed_story_type=regular
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MessageSujet: Re: Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?   Aujourd'hui à 12:38

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Revenu universel (ou de vie, social, citoyen...) / Pourquoi travaillons-nous ?
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