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 Tiers état en triste état...

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Orwelle



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MessageSujet: Tiers état en triste état...   Mar 25 Mar - 11:26

... sous potentat



Paris XXe, la misère à la sauvette
Précarité. Entre deux descentes de police, des retraités vendent leur bric-à-brac dans la rue.

C’est un marché mouvant, dont les chalands bougent au rythme de la pluie et des descentes de police. Un marché de la misère, disent les uns. Un marché aux voleurs, dénoncent les autres. C’est près du métro Couronnes, dans le XXe arrondissement de Paris. Le débat sur le pouvoir d’achat, et donc sur la précarité, s’incarne aussi là. Un coup de grêle et tout le monde décampe pour s’abriter sous l’auvent de l’immeuble voisin. Quand les policiers s’amènent, le remballage est aussi fébrilement effectué. La majorité des vendeurs est d’origine étrangère. Chinois, Maghrébins, mais aussi Africains. On compte aussi une poignée d’Européens. Et des retraités français, ce qui est nouveau. Ils ont des chariots qu’ils traînent, de grands sacs en plastique qu’ils portent. Les aborder n’est pas aisé. Une femme lance : «Fichez le camp, laissez-moi tranquille. J’ai rien à vous dire.» Une autre, quand on commence à lui parler, fait pour toute réponse une grimace et tourne les talons. Beaucoup craignent la police.

Fripées. Giselle est là souvent. Lunettes de soleil, la soixantaine, elle habite dans le XVe arrondissement. Elle étend un drap. Pose dessus une cafetière, un plat, de vieilles chaussures de tennis, une jupe. Des choses fripées, qui ont déjà eu une vie. Ça vient de chez elle, c’était dans ses tiroirs et elle s’en «débarrasse». A côté de Gisèle, Roger, qui vient d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Lui, ce sont des vêtements qu’il a étalés. Dont une robe noire assez fine et jolie qui tranche avec le reste. «La robe de Carla» , dit-il en riant. D’où ça vient ? «Des gens qui me les donnent» , ajoute-il pudiquement. Ils ne savent pas ce qu’il en fait. Il ne dit à personne qu’il est «vendeur à la sauvette», comme il se définit.

Giselle a une retraite de 500 euros, son fils lui paie le loyer. Roger, ancien chauffeur-livreur, gagne 1 000 euros, dont la moitié part dans son logement. Ses convecteurs lui coûtent très cher en chauffage. Robert, un autre vendeur : «Depuis que Sarko est là, tout augmente. Ça a commencé par les timbres, puis la baguette.» Giselle raconte qu’elle se prive pour la viande. Robert qu’il ne va jamais au restaurant. Et qu’il s’achète de temps en temps une bouteille de rosé qui lui dure trois jours. Il met de la grenadine dedans et ça lui fait un kir. «C’est à cause de la vie chère qu’on est là», déclare Giselle. Certains soufflent en douce que venir au marché leur permet de sortir de chez eux. «Il y a des gens qui sont seuls et qui perdent la tête s’ils restent enfermés» , dit l’un des vendeurs.

Ce qu’ils vendent leur rapporte une misère. Un euro le plat. 50 centimes la jupe. Une cliente passe, retourne le plat dans tous les sens, trouve que c’est trop cher. Roger : «Une fois, j’ai passé toute la journée dans le froid pour un euro.» D’autres fois, ils se font «voler» leur marchandise. Giselle explique qu’on lui a piqué un bracelet en argent. Les policiers les font détaler régulièrement et en embarquent de temps à autre.

Ils aimeraient que la maréchaussée les laisse tranquilles. «Une fois, ils m’ont embarqué et ils ont jeté tout ce que j’avais», explique Roger. «Il n’y rien de mal dans ce qu’on fait, ajoute-t-il. On recycle des tonnes et des tonnes.» Parfois, la police arrête et menotte ceux qui n’ont pas de papiers. Ceux-là vendent aussi des denrées alimentaires (yaourts, jus de fruits) périmées qu’ils «récupèrent dans les poubelles des marchés», selon un chineur qui les connaît bien.

Madella, 70 ans, 738 euros de retraite mensuelle, travaillait comme maçon. Il a quelques chaussures - des pieds droits, pour éviter de se les faire piquer. Les gauche, il les garde dans son sac - «Les bleues, je les ai achetées à des Chinois à 2,50 euros ; je les revends 7,50», explique-t-il en souriant. Lui aussi, c’est pour «arrondir ses fins de mois». Ils disent tous cela. Parfois avec cette variante : «Mettre du beurre dans les épinards.» Des «chineurs» habitués du marché racontent qu’ils croisent souvent de «petits salariés» , comme cette jeune femme qui travaille au Lido («pas comme danseuse, comme employée», précise l’un d’eux) et «n’arrive pas à s’en sortir».

Abandon. Les policiers viennent de passer. Ils ont fait fuir tout le monde. Une femme, la cinquantaine, farfouille dans les affaires laissées à l’abandon par quelqu’un parti en catastrophe. Plus tard, un homme rougeaud qui porte des sacs sur son vélo nous aborde : «Vous le vendez, votre vélo ?»

DIDIER ARNAUD
http://www.liberation.fr/actualite/societe/317442.FR.php


Dernière édition par Orwelle le Jeu 24 Juil - 7:49, édité 1 fois
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 29 Mar - 13:55



Handicapés, malades et invalides défilent pour un revenu "décent"

PARIS (AFP) - Plus de 25.000 personnes handicapées, malades ou invalides sont attendues samedi à Paris, pour une "marche vers l'Elysée" à l'appel du collectif d'associations "Ni pauvre, ni soumis", qui réclame un revenu d'existence "décent", au moins égal au Smic.

"Aujourd'hui, des centaines de milliers de personnes handicapées, atteintes de maladie invalidante ou victimes d'accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule), affirme le collectif.

Pour cette manifestation "historique", le collectif, qui regroupe une centaine d'associations, a affrêté 13 trains et 5 avions, 700 autocars et minibus.

Rendez-vous est donné samedi à 11h00 place de la République, pour un début de manifestation à 13h00 vers la place de l'Opéra, d'où une délégation partira à l'Elysée.

"Quand on sait l'effort que cela signifie pour un handicapé de se déplacer, cela montre bien la motivation des gens. Avec des moyens logistiques supérieurs, on aurait pu doubler le nombre", a déclaré Emmanuel Loustalot, délégué de l'APF (paralysés de France) à Montpellier.

La question des ressources des personnes handicapées a été insuffisamment traitée par la loi handicap de février 2005, estiment les associations.

Elle a certes créé une "prestation de compensation" destinée aux aides matérielles et humaines, mais n'a pas amélioré les revenus d'existence, déplorent-elles.

"On peut avoir une aide 24h/24 mais être réduit à une activité de survie", explique l'APF. Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, vivent avec les 628,10 euros de leur allocation adulte handicapé (AAH).

La confirmation par Nicolas Sarkozy mardi, quatre jours avant la manifestation, de revaloriser l'AAH de 5% en 2008, conformément à sa promesse électorale, "n'a fait que mobiliser les gens", souligne le secrétaire général de la Fnath (accidentés de la vie) Arnaud de Broca.

"On rend d'un côté ce qu'on prend de l'autre", dit-il, rappelant que les bénéficiaires de l'AAH ne sont pas exonérés des franchises médicales créées par le gouvernement.

Les associations craignent aussi que l'accent mis par le gouvernement et le chef de l'Etat sur l'emploi des handicapés, avec une conférence nationale le 10 juin centrée sur ce thème, n'ait pour effet de "culpabiliser" ceux qui ne peuvent travailler.

Arrow Nicolas Sarkozy a déclaré mardi qu'il fallait avoir "le courage de revoir les conditions de l'allocation", de façon à privilégier l'accompagnement vers l'emploi.

"Cela signifie de manière insidieuse qu'il y a des handicapés qui pourraient travailler mais préfèrent l'assistance", estime Patrice Tripoteau, responsable à l'APF.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080329/tfr-social-handicap-pauvrete-manifestati-b7b6525.html

http://www.nipauvrenisoumis.org/


Dernière édition par Orwelle le Sam 26 Avr - 15:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 29 Mar - 22:20



Le taux du Livret A limité à 3,5 %

Le taux de rémunération du Livret A n'augmentera que de 0,5 % le 1er février, passant à 3,5 % alors que, selon le mode de calcul mis en place par le gouvernement Raffarin en 2003, il aurait dû être de 4 %.

Le Premier ministre, François Fillon, est intervenu pour en limiter la hausse, faisant état de « circonstances exceptionnelles » pour ne pas appliquer la formule basée sur l'inflation et les taux monétaires à court terme, dans le but, a-t-il déclaré, de ne pas pénaliser le logement social.

L'argent déposé sur les Livrets A est centralisé par la Caisse des Dépôts qui le prête à long terme aux organismes HLM. L'argument avancé par le gouvernement est que, si le taux des Livrets A augmente, les intérêts demandés par la Caisse des Dépôts pour prêter de l'argent augmenteront dans la même proportion : « Un taux de 4 %, cela aurait signifié pour les organismes HLM une charge supplémentaire d'intérêt annuelle de 450 millions d'euros », a déclaré le directeur général de la CDC, ce qui « veut dire 4 500 logements ». Mais curieusement, cette logique gouvernementale ne marche que dans un sens, sinon, lorsque les Livrets A ne rapportaient que 2 ou 2,25 % aux épargnants, on aurait dû voir s'accélérer la construction de logements sociaux ces dernières années. Or, c'est tout le contraire qui s'est produit. La construction de logements sociaux dépend d'une volonté politique bien plus que du taux de rémunération du Livret A. Mais le gouvernement n'est pas à un mensonge près pour justifier ce mauvais coup supplémentaire contre les classes populaires.

Fillon parle aussi de « changer la formule » de calcul des intérêts, afin que leur taux reste aux alentours des chiffres officiels de l'inflation. Sans doute n'a-t-il pas retenu les propos tenus par Sarkozy au cours de sa campagne, qui déclarait vouloir « protéger l'épargne populaire. Dans le cas du Livret A, la formule actuelle de calcul est un des éléments de cette protection (...) et la modifier serait dangereux pour les épargnants ».

Encore un mensonge de plus !

Marianne LAMIRAL
25 jan 2008
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2060&id=12


Quand la cigale américaine pourrit la vie de la fourmi française…

Est-ce aux épargnants français de supporter les conséquences des variations des taux d’intérêt et d’inflation ? Précisément, le règlement du CRBF visait à protéger les épargnants les plus modestes contre des variations à la hausse des taux d’inflation, et à la baisse des taux d’intérêt réels.
Une suggestion : s’il s’agit de protéger l’épargne populaire, pourquoi ne pas proposer de modifier la réglementation...

http://iledere.parti-socialiste.fr/2008/01/20/quand-la-cigale-americaine-pourrit-la-vie-de-la-fourmi-francaise%e2%80%a6/#more-1369

Pas de cadeaux à ceux qui ne sont ni nantis ni amis Exclamation

LIVRET A : Le Parlement ouvertement bafoué !!

La Cour des Comptes vient de produire, en application de l’article 16.2 de la loi du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales, un rapport pour le Parlement.

Or, ce rapport n’a pas été transmis à l’ensemble de la représentation parlementaire mais simplement à quelques élus nationaux soigneusement choisis.

Ce rapport (extrait à télécharger) met en évidence que le coût de gestion des livrets A postaux est légèrement supérieur aux recettes perçues sur ce produit. Pour la Poste, c’est donc un produit déficitaire !

De quoi battre en brèche l’argument des concurrents de La Poste, qui dénoncent l’avantage indu dont bénéficierait l’établissement, seul distributeur du livret A avec les Caisses d’épargne.

Ce défaut manifeste d’information du Parlement est contraire aux principes constitutionnels qui régissent le fonctionnement de nos institutions républicaines.

Le Collectif “Pas touche au Livret A” dénonce le recours à de telles méthodes qui n’a qu’un seul but : privatiser à tout prix l’épargne populaire pour le plus grand bénéfice de quelques banques et dans le plus complet mépris de l’intérêt général (conditions de financement du logement social, lutte contre l’exclusion bancaire, maintien de la présence territoriale des réseaux de la Poste et des Caisses d’épargne, dans les quartiers sensibles et le monde rural notamment).

11 mars 2008
http://www.pastoucheaulivreta.org/



Selon la réforme qui se prépare à Bercy, les banques pourront quand même choisir les clients auxquels elles accorderont l’ouverture d’un livret A. Cela revient à leur permettre de refuser les clients qui seront jugés les moins intéressants. Dans le paysage qui se prépare, seule la Banque postale aura l’obligation d’ouvrir un livret A à quiconque se présentant à ses guichets. De fait, toute la clientèle très modeste va se retrouver à la Poste, mais le caractère discriminatoire d’un livret A «spécial» est évité.

En réalité, les banques souhaitent surtout mettre la main sur un véritable magot, puisque le livret A représente un encours de 120 milliards d’euros.

11 mars 2008
http://www.pastoucheaulivreta.org/
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 31 Mar - 18:26


Une salariée du siège de PSA en congé de reclassement se suicide

Cette mère de deux enfants, secrétaire au service communication âgée de 41 ans, était employée par PSA depuis près de vingt ans. Après être allée récupérer ses affaires personnelles au siège le 17 mars, elle s'est suicidée quatre jours après à son domicile à Clamart (Hauts-de-Seine).

Selon un courrier envoyé par l'avocat, Me Dominique Ozenne, au président de PSA, Christian Streiff, cette salariée "désespérée s'est retrouvée seule face à son problème d'emploi pendant son congé de reclassement et n'a pu supporter la pression dont elle aurait été victime depuis le mois de septembre 2007 aux fins d'acceptation de la décision irrévocable de son départ volontaire".

"Elle était en dépression à cause de son licenciement, avait-elle dit à son entourage", a précisé à l'AFP Me Ozenne.

PSA avait lancé en mai 2007 un plan de départ volontaires "pour réduire de 30% les coûts de fonctionnement en 2010", auquel 5.600 salariés ont adhéré, soit un chiffre supérieur à l'objectif de 4.850 fixé. La direction a présenté en janvier un nouveau plan concernant "1.090 salariés" dont la grande majorité d'ouvriers professionnels.

D'après une étude publiée le 17 mars sur le stress professionnel chez PSA, théâtre l'an passé d'une série de six suicides, les ouvriers et les femmes sont les populations les plus touchées.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080331/tfr-social-automobile-sante-b7b6525.html
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mer 2 Avr - 21:21



Fous à délier
Christiane de Beaurepaire. Cette psychiatre à la prison de Fresnes se dresse contre les internements de malades mentaux, qui atteindraient 25 % de la population pénale.

Christiane de Beaurepaire, psychiatre, a passé les quinze dernières années de sa vie professionnelle à Fresnes. «Une longue peine», plaisante-t-elle. A laquelle elle échappe tous les soirs, certes. Elle dit : «Si l’on veut régler le problème de la surpopulation dans les prisons, c’est très simple : il faut les vider de toutes les personnes qui n’ont rien à y faire. Malades mentaux, sans-papiers, sans-domicile, vieillards déments, jeunes en errance, toxicomanes… et remplacer la prison par des structures appropriées.» Elle précise : «Je vous rappelle que le code pénal proscrit l’hébergement des malades mentaux des établissements pénitentiaires. Avec plus de 25 % de détenus qui souffrent de troubles avérés - schizophrénie, paranoïa, psychose, dépression grave -, nous prenons quelques libertés avec la loi.» [...]

Elle est en fin de carrière et n’a plus rien à perdre. Elle revendique sa part de naïveté qui a agi «comme une protection». [...]

Christiane de Beaurepaire assène peut-être des évidences, mais elles ne sont pas dans l’air du temps. A propos de la loi sur la récidive, promulguée par Rachida Dati : «Toutes les études montrent que plus on va en prison, plus on y revient. La seule manière de lutter contre la récidive est non pas la réinsertion - car les détenus sont rarement préalablement insérés -, mais l’insertion.» Elle s’interroge : «Est-ce qu’un pays qui déresponsabilise la délinquance financière mais qui met en prison les enfants et les malades mentaux est encore une démocratie ?»

ANNE DIATKINE
http://www.liberation.fr/transversales/portraits/318628.FR.php
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 5 Avr - 17:53



Un sans-papiers meurt en fuyant la police

L'homme d'origine malienne s'est jeté vendredi dans la Marne après avoir été interpellé par la BAC à Joinville-le-Pont. Il avait 29 ans et avait été interpellé vers 14H30 par la Brigade anti-criminalité après avoir passé les portiques du RER sans avoir validé de titre de transport. Le PS dénonce le "climat de terreur" que fait régner le gouvernement.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/319543.FR.php

Politique migratoire ou pratique policiere ?
La politique d'éloignement des personnes n'ayant pas de titre de séjour n'est pas à l'origine de ce drame. Les faits allégués sont rapportés par les policiers présents. Il importe d'ouvrir une enquete sur cet accident présumé du fait qu'il s'est produit lors d'une operation de police. Liberation peut etre un journal d'investigation et lancer un appel à temoin sur ce qui s'est passé.
Il s'agit de determiner :
-les raisons du controle d'identité
-les conditions de la poursuite
-l'appel au service de secours
-la prise en charge medicale des pompiers.
Une petite note, dans le cas d'une personne qui est inconscience à Joinville il faut appeler le SAMU en composant le 15. Joinville est sur le secteur SMUR 94 relié à l'hopital Henri Mondor. Le trajet est estimé à 9mn entre la gare RER et le CHU Mondor contre 22mn pour Lariboissiere. L'intervention de police semble etre dans le cas d'un controle d'identité donc un acte de police administrative. C'est donc la responsabilité administrative de l'etat qui peut etre engagé.
S'il est averé qu'il y a eu faute de la part de la police ou des pompiers, la famille peut saisir le tribunal administratif de Paris d'un recours en plein contentieux pour obtenir indemnisation de leur prejudice. Il faut tout d'abord etablir les faits par des temoignages, le dossier medical du patient et le rapport d'intervention des policiers.
Nos sinceres condoleances a la famille.
Boratlovefrance

étrange
C'est un drame, un véritable drame. J'ai honte d'être français. Je suis parti au Mali pendant plusieurs mois et je vous garantis que l'accueil qu'ils nous font est merveilleux. Quand je vois comment nous les traitons, j'ai honte... Autre chose, j'aimerais que l'information selon laquelle cette personne fraudait le metro soit vérifiée, parce que ce genre d'infos peut etre diffusé par la police histoire de justifier leur interpellation... J'habite à Belleville et tous les jours il y a la police dans les couloirs du métro... Ils arretent tout le monde (chinois, africains), pas besoin d'avoir fraudé pour se faire arreter....
clem

Et pendant ce temps-là..... sarkozy dicte ses conditions aux chinois, pour avoir le droit de se poser le derrière sur un coussin aux jeux olympiques.
Paul

L'autre jour sur France 5, Hortefeux se vantait d'avoir fait diminuer le nombre de sans papiers. Le journaliste lui demande : "mais comment pouvez-vous le savoir ?". Réponse "Eh bien c'est très simple, on compte le nombre de sans-papiers qui vont se faire soigner par exemple". Sauf que maintenant, la police tourne autour des hopitaux et interpellent tout ce qui ressemble à un sans papier. Le personnel hospitalier n'arrête pas de s'en plaindre car les sans-papiers sont apeurés et n'osent plus venir. Conséquence annoncée : en cas d'épidémie démarrant dans la population clandestine (quelque chose comme le SRAS par exemple), on risque une catastrophe sanitaire car les personnes infectées n'iraient à l'hôpital qu'en tout dernier recours, voir pas du tout. Alors oui, la déclaration du PS est opportuniste, mais elle correspond à une réalité.
joey
Samedi 05 Avril 2008 - 13:07

«Une seule personne peut contrôler les blogs qui parlent de Sarkozy»

« Des logiciels très puissants automatisent la veille et peuvent traiter des milliers de sources par heure », juge Christophe Asselin, expert Internet de Digimind, une société éditrice de logiciels de veille sur internet. Selon lui, Nicolas Princen récemment chargé de la veille internet de l'Elysée ne disposerait « pas de moyens suffisants pour réellement "fliquer" les blogueurs ». Des militants et des « agences spécialisées » se chargent désormais de la « contre-communication » en infiltrant les forums.

Sarkozy veut surveiller les rumeurs qui se répandent sur le Web. Il pourra ainsi mettre en œuvre une communication pour les contrer.

Une communication visant à « contrer » les rumeurs. C’est-à-dire… remplir les blogs de commentaires ?
Ce sont plutôt les militants qui vont remplir les forums. Ça se fait beaucoup pendant les campagnes électorales, le FN est pionnier en la matière. Il existe même des agences spécialisées dans ce domaine.

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/04/une-personne-pe.html


La peste brune a donc envahi le site de Libération pour réagir à la mort du jeune Malien. Réactions dont on apprécie l'orthographe, l'humour raffiné et l'intelligence... Neutral

pourquoi plongé quand on ne sait pas nager
il s'est jeté tout seul dans la marne pourquoi ? pour éviter la police ! non mais c'est du n'importe quoi que risquait -il retrouver le soleil du mali comme punition il y a pire de + je suppose qu'il avait encore de la famille là bas , donc il n'aurait pas été seul abandonné
el condor [en un seul mot]

Je ne suis pas un homme mais je peux me mettre dans la peau du personnage. 1. Je paie mes titres de transport. 2. Je n'ai pas peur d'un contrôle de police. 3. Je ne me jetterais jamais dans la Marne, fleuve pollué, à part pour vouloir me suicider. 4. Je ne courre [sic] pas assez vite pour pouvoir échapper à une horde de flics me poursuivant.
Sophie

"Un sans-papiers meurt en fuyant la police" Hum ! ce n'est pas tout à fait exact. Tant qu'il fuyait, il était encore vivant. C'est quand il a décidé de se jeter à l'eau qu'il a pris le risque de mourir et la police qui a fait son devoir n'y est pour rien. Qui sait d'ailleurs si ce n'est pas dans l'intention de mourir qu'il s'est jeté à l'eau ? On a suffisamment glosé ici même et il y a peu sur le droit à mourir dignement.
Benoît

Le pauvre.. il voulait rejoindre l'afrique à la nage et s'est trompé de sens.. faudrait penser à mettre des panneaux sur la Marne;.. Bon débaras en attendant..
Joss

Une enquete de "contribuables associés" a montré que l'immiration était responsable de 75% des deficits de la France (à cause du regroupement familial qui permet à quantité d'inactifs de venir pomper les aides sociales). Ce qui explique la rigueur aujourd'hui mise en place et qui suscite tant de cris ! [...]
Jean-Pierre

[...] ce n'est pas être fasciste que de dire que ce n'est pas la faute du gouvernement. On ne va quand même pas exiger que les émigrés clandestins passent leur brevet de natation avant d'entrer illégalement sur notre territoire....
Julien

Mais franchement je trouve qu''il encore trop de gogos qui ecoutent cette tambouille sentimentalo-culpabliso-bien pensante. Des adultes, on doit se comporter en adultes et pas encourager les personnes qui enfreignent la loi.
maaxx

Que les mémères des associations,les indignés chroniques,les humanitaires en paroles commencent par donner chacun asile, chez eux , à une famille de sans papiers et on en reparlera...
lucco

Avec 5 millions de chomeurs il serait temps que nous les gens de gauche et notre culture du NO LIMITE on arrete avec nos utopies. Surtout quand en plus ces candidats a l'immigration sont aux antipodes de notre civilisation.
Ludo


Boucs émissaires,
partout et toujours

Aucun grand pays industrialisé ne peut, de bonne foi, nier la contribution des travailleurs immigrés à sa prospérité, pas même l'«impénétrable» Japon où vivent quelque 300 000 travailleurs clandestins. Dans ces pays, peu de grands projets d'infrastructure auraient abouti sans le concours des immigrés. Néanmoins, ces travailleurs restent le boucs émissaires universels et permanents: ils ne sont pas plus protégés qu'il y a un siècle de la chasse qu'on leur livre. Et la mondialisation, l'amplitude croissante des flux migratoires ou l'évolution accélérée vers des sociétés cosmopolites n'y a rien changé. [...]

Dans les pays avancés, la mondialisation a, entre autres, engendré une montée du nationalisme, largement soutenu par toutes celles et ceux qu'elle marginalise en raison de leur incapacité à affronter une compétitivité accrue. Devant le mécontentement grandissant de leurs concitoyens, les décideurs politiques en mal de thèmes électoraux choisissent la facilité: il est autrement plus difficile d'essayer d'expliquer à l'opinion publique les mécanismes si complexes des théories économiques, du commerce international ou des marchés financiers que de s'en prendre aux nouveaux arrivés. On prétend ainsi, par exemple, qu'en leur supprimant les aides sociales, on pourrait dégager des «économies» qui seraient transférées vers les nationaux les plus démunis. Or, dans tous les pays industrialisés, les cotisations des immigrés aux systèmes de protection sociale sont supérieures aux prestations qu'ils en reçoivent.

Ce discours n'est pas l'apanage de l'extrême droite: désormais, les forces de la droite classique comme de la gauche puisent elles aussi dans ce fond de commerce. Les Etats-Unis, le pays industrialisé le plus puissant du monde, qui doit sa prospérité, voire son existence, à l'arrivée de vagues successives d'immigration, ne sont pas épargnés. Et la situation est encore plus absurde en Australie, continent d'immigration de l'Asie-Pacifique, où le bouc émissaire immigré est défini par sa couleur et son origine ethnique. [...]

Le mécanisme est immuable et implacable : il faut toujours trouver un coupable, fût-il imaginaire, devant les difficultés qui secouent un pays. Lorsque l'étranger n'est pas là, ce mécanisme joue à l'encontre de celui considéré comme différent (voire l'histoire des communautés juives) ou même plus faible (les femmes). L'immigré, lui, est d'autant plus souvent désigné comme le bouc émissaire qu'il est non seulement «autre» mais aussi très vulnérable. Il est en général privé du droit de vote. [...]

Dans une bande dessinée, un Français accuse les travailleurs étrangers de «voler le pain» de ses compatriotes. Mais un jour, il ne peut plus en acheter parce que son boulanger, d'origine immigrée, est rentré chez lui. Cette histoire est vraie. Elle s'est passée dans la ville française de Montbéliard. En 1979-80, environ 35% des travailleurs étrangers habitant dans les 23 cités-satellites de cette ville touchée par la crise de l'industrie d'automobile, ont accepté la «prime au retour» offerte par le gouvernement. Nulle part ailleurs en France, ce pourcentage n'a été aussi élevé. Les conséquences furent désastreuses : écoles fermées faute d'élèves, magasins, restaurants et autres commerces en faillite faute de clients. Cet exemple démontre clairement qu'un immigré n'est pas seulement un fournisseur de travail. Lui-même et sa famille sont indispensables à la société dans laquelle ils vivent, et où ils jouent leur rôle propre.

Antonio Cruz, Rédacteur en Chef de Migrations Europe
Nov 1998
www.unesco.org/courier/1998_11/fr/dossier/intro22.htm


Dernière édition par Orwelle le Ven 16 Mai - 13:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 8 Avr - 21:09

Inégaux devant la hausse des prix de l'énergie

Mieux vaut être riche et citadin que pauvre et habitant une zone rurale ! [...]

"la part des achats de combustibles fossiles dans le revenu des ménages peut être multipliée par six entre un riche citadin et un pauvre rural". Ce rapport peut même être de un à seize si l'on ne tient compte que des dépenses de chauffage.

Pour l'Ademe, les plus touchés par la hausse des prix des énergies fossiles sont les ménages les plus modestes, car ils occupent "les logements les plus dégradés et les moins performants" en termes d'isolation. L'Agence appelle donc de ses voeux des mesures favorisant les travaux d'efficacité énergétique, afin de rendre ces ménages moins vulnérables à une augmentation prévisible du prix de l'énergie.

Gilles Van Kote
www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/04/08/inegaux-devant-la-hausse-des-prix-de-l-energie_1032310_3238.html#ens_id=1031443
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MessageSujet: Nouvelle baisse du pouvoir d'achat   Mer 16 Avr - 15:44

Les familles vont toucher moins pour leurs enfants adolescents

C'est un décret de quelques lignes qui est, jusqu'alors, passé inaperçu. Sous une apparence technique, ce texte modifie les règles de calcul des allocations familiales, l'un des symboles de la politique familiale française depuis leur création, dans les années 1930. "L'âge à partir duquel les enfants ouvrent droit à la majoration des allocations familiales est fixé à quatorze ans", précise le décret. Ce nouveau dispositif, qui concerne plus de 4,5 millions de familles de deux enfants et plus, entrera en vigueur le 1er mai : il devrait permettre à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) de réaliser 138 millions d'économies par an.

Aujourd'hui, le montant des allocations familiales augmente au fil de l'âge des enfants. Lorsque l'un d'eux fête son onzième anniversaire, la famille touche une majoration de près de 34 euros, lorsqu'il atteint l'âge de seize ans, la majoration passe à 60 euros. Ce système de double "bonus" permet de donner un coup de pouce aux familles dont les enfants entrent dans l'adolescence, un âge où les dépenses consacrées aux études, à l'habillement et aux loisirs ont tendance à s'alourdir.

UNE PERTE DE 600 EUROS PAR ENFANT

A partir du 1er mai, ces règles seront modifiées : désormais, une seule majoration de 60 euros interviendra à l'âge de quatorze ans. Cette mesure entraînera automatiquement une baisse des allocations familiales : au total, sur l'ensemble des versements accordés entre le onzième et le dix-huitième anniversaire, les familles perdront près de 600 euros par enfant. Les prestations versées au cours de ces sept années d'adolescence s'élèvent aujourd'hui à 3 475 euros : elles passeront à l'avenir à 2 890 euros. [...]

Anne Chemin
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/16/les-familles-vont-toucher-moins-pour-leurs-enfants-adolescents_1034839_3224.html#ens_id=1034844
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mer 16 Avr - 21:47



Grève simultanée de plusieurs centaines de salariés sans papiers en Ile-de-France

Mardi 15 avril, à 8 heures, une centaine de travailleurs sans papiers ont investi le siège de l'organisme de formation des entreprises de nettoyage Faf Propreté, à Villejuif (Val-de-Marne). Au même moment, une vingtaine d'ouvriers en situation irrégulière occupaient un chantier dans le 13e arrondissement de Paris. Dans l'Essonne, à Wissous, une quinzaine de salariés sans titre de séjour manifestaient sur leur lieu de travail, une filiale de Veolia propreté. A 9 heures, une quarantaine de salariés de Millenium, société de nettoyage industriel, occupaient eux aussi leur entreprise, située à Igny, toujours dans l'Essonne. A Paris, un peu plus tard, vingt cuisiniers de la chaîne de restaurant Chez Papa, dans le 10e arrondissement, et huit autres de Pizza Marzano, dans le 9e, devaient occuper leurs établissements. Près de 300 travailleurs sans titre de séjour se sont mis en grève illimitée, le même jour, dans cinq départements de l'Ile-de-France, occupant le siège de plus d'une dizaine d'entreprises. Un mouvement qui a été organisé et coordonné par laCGT.

Africains pour la plupart, les salariés ont tous un contrat, mais ils ont été embauchés en présentant de faux papiers. D'autres viennent d'être licenciés quand leurs patrons ont "découvert" qu'ils n'étaient pas en règle. Tous cotisent, possèdent une carte Vitale, une feuille d'imposition, mais pas de titre de séjour. "C'est pour cela qu'on fait grève", scande Ousmane Kane, 30 ans, un des cinq grévistes du magasin Casa Nova en Seine-Saint-Denis.

L'opération est préparée depuis des mois par Raymond Chauveau, secrétaire général depuis deux ans de la CGT à Massy (Essonne). Il a l'expérience des grèves de sans-papiers pour avoir mené avec succès celles de la blanchisserie Modeluxe, en octobre 2006, 22 régularisations, et du restaurant Buffalo Grill, en juillet 2007, avec 22 autres régularisations. Enfin, en février, sept cuisiniers du restaurant parisien La Grande Armée ont obtenu aussi des papiers après une grève avec occupation. A chaque fois, les travailleurs en situation irrégulière en ont profité pour dénoncer des conditions de travail intolérables.

"ÇA CRAQUE DE PARTOUT"

"Notre seule arme, c'est la parole, explique Kouma Bakar, 37 ans. Nous sommes de véritables esclaves. Nous ne voulons pas voler pour manger, mais vivre à la sueur de notre front." Les grévistes veulent retrouver leur "dignité" avec un slogan : "On bosse ici, on vit ici, on reste ici." Pour Francine Blanche, secrétaire confédérale de laCGT, "notre action a pour but de montrer qu'une bonne partie de l'économie de la région repose sur des employés sur exploités".

La plupart de ces sans-papiers ont découvert à "la télé" qu'une grève peut conduire à une régularisation. "Pourquoi pas nous ?", explique Issaga Traoré, 39 ans, cuisinier au restaurant Chez Papa. Ils ont donc décidé de rejoindre la CGT. A Massy, plus de 600 sans-papiers ont maintenant leur carte. Ils étaient 400 en février.

Près de 150 bénévoles et militants ont été mobilisés pour encadrer les "camarades". "C'est le bon moment, se félicite M.Chauveau. Ça craque de partout. Les patrons demandent même qu'on régularise les travailleurs." Et les Africains osent désormais se montrer. "Je ne veux plus vivre en cachette", martèle Mamoudou Sissoko. "Ils en ont marre de leur situation", assure M. Chauveau.

Le but de cette opération, c'est la régularisation de "tous les travailleurs sans papiers". La CGT veut traiter directement avec Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, et Xavier Bertrand, ministre du travail. La consigne est claire : pas de négociations avec les préfectures.

L'action se prépare depuis le début de l'année. Rien n'a filtré. Pas un mot sur l'opération n'a été prononcé via un téléphone portable, au cas où la police écouterait les conversations. [...]

Mustapha Kessous
www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/15/greve-simultanee-de-plusieurs-centaines-de-salaries-sans-papiers-en-ile-de-france_1034333_3234.html
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Ven 25 Avr - 3:17



L’Etat taxe les vieux
Les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ont désormais à leur charge des cotisations URSSAF.

L’Union nationale des retraités et des personnes âgées, appelle à la mobilisation.
Depuis le 1er janvier, les bénéficiaires de l’Aide personnalisée à l’autonomie (APA), supposés financer ainsi une aide à domicile, ont désormais à leur charge les cotisations URSSAF liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.

Cette nouvelle mesure a été votée dans la loi de finances de la Sécurité sociale 2008, mais l’Union nationale des retraités et des personnes âgées (UNRPA) ne l’a découverte que la semaine dernière. Bernard Arrio, membre de l’UNRPA, dénonce une décision «très brutale, sans aucune concertation» et improvisée, qui va encore affaiblir le pouvoir d’achat des plus âgées.

Par exemple, à combien s’élève l’augmentation de la cotisation Urssaf pour le bénéficiaire de l’APA ?
Nous avons eu le cas d’une personne dont la cotisation Urssaf est passée, entre le dernier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, de 175 à 256 euros, soit 81 euros d’augmentation par trimestre. C’est assez brutal ! C’est une collecte de fric à l’aveuglette.

Selon vous, qu’en est-il de la cohérence du gouvernement, sachant qu’il accorde aussi une augmentation de 200 euros du minimum vieillesse ?
Il n’y a aucune cohérence politique pour les personnes âgées. On a l’impression que c’est de l’improvisation. Ou, s’il y a une cohérence, il s'agit juste de récupérer le maximum d’argent. [...]

Propos recueillis par François Vignal
http://www.liberation.fr/actualite/societe/323010.FR.php
http://membres.multimania.fr/Papidoc/589APA.html


Dire que l'augmentation des cotisations des personnes âgées bénéficiant de l'APA est de 3,70 % est FAUX ! C'est l'exonération de charges patronales qui se trouve ainsi diminuée de 3,70 %. Et l'augmentation REELLE des cotisations sociales est d'environ 10%. Je dis bien 10%. C'est à dire qu'une personne âgée qui était redevable de 100 € de cotisations est maintenant redevable de 110 €.
loulou69

Les personnes de + de 70 ans employant une aide à domicile étaient dispensées de cotisations patronales. Or, avec l'imprimé de déclaration de charges sociales pour le 1° trimestre 2008, sur le prospectus joint il y avait un petit encart disant que désormais elles devaient payer la cotisation AT de 3.70 %. Quant à l'APA voilà ce que ça donne : Ma mère qui a 900 € de retraite (j'arrondis tous les chiffres) paie 2000 € à la Maison de retraite dont 250 € pour la dépendance, l'APA en prend en charge 140 €. Devinez qui paie la différence !
martine

Transfert
Chaque jour qui vient , dans un pays qui s'est pourtant globalement enrichi depuis quinze ans, apporte une nouvelle dégradation des prestations sociales combinées à leur renchérissement. Il faut mettre maintenant le hola à ce transfert proprement infernal des revenus du travail vers ceux du capital ( 10% du pib = 170milliards d'euros ) et qui, dans tous les domaines, provoque un déréglement croissant de la société française. Les Français prennent conscience que les "réformes" c'est l'aggravation de la vie quotidienne du plus grand nombre par l'amplification de ce transfert.
franssoa59
Jeudi 24 Avril 2008 - 18:16

http://www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Ven 25 Avr - 19:09



7 détenus dans 16 mètres carrés : les gardiens de prison tirent la sonnette d’alarme

PRISON - «Des problèmes de surpopulation, on en a toujours eu. Mais jamais à ce point là. Maintenant il faut dire stop, ou on court à la catastrophe». Le syndicat de surveillants Ufap-Unsa dénonce les conditions de vie et de travail à la maison d’arrêt de Gradignan. Jusqu’à 870 détenus (dont 60 avec bracelet électronique) pour 411 places. Des cellules de neuf mètres carrés occupées par trois personnes. D’autres où les prisonniers s’entassent à six ou sept dans seize mètres carrés. «J’ai l’impression d’être revenu un quart de siècle en arrière. Je retrouve la même situation qu’à la prison de Lyon dans les années 1980. C’est-à-dire complètement ingérable, avec des conflits incessants entre détenus, suivis d’insultes et d’agressions contre le personnel», déplore Alain Guillemet, représentant local des surveillants.

L’inquiétude augmente d’un cran avec l’approche de la période estivale. «Je lance un SOS, alerte le syndicaliste. On risque de gros problèmes. La chaleur se répercute dans l’établissement, et c’est toujours une période de tension. Désormais, je crains pour la sécurité de mes collègues». En début de semaine, les surveillants ont adressé un courrier à Alain Juppé. Et mercredi, ils rencontraient la député Michèle Delaunay. Ils demandent aujourd’hui à ce que les politiques se saisissent du problème, pour limiter le recours «trop systématique» à la prison, et la faible utilisation des mesures de substitution.

En cause aussi les peines plancher, qui contribuent à amplifier le phénomène. Les incarcérations courtes, prononcées pour les petits délits, sont désormais presque doublées pour les récidivistes. «C’est comme un entonnoir, pointe Alain Guillemet, à gros débit, le flux ne s’écoule plus assez, et ça déborde». Les professionnels demandent l’ouverture d’une grande concertation, pour faire émerger de nouvelles alternatives, et mettre en place un projet de régulation. «Nous sommes aujourd’hui à 70 000 détenus en France, souligne le surveillant. Il y a 25 ans, il y en avait 39 000. Il faut arrêter. On est dans le n’importe quoi».

Laure Espieu
www.libebordeaux.fr/libe/2008/04/7-dtenus-dans-1.html
www.prison.eu.org/article.php3?id_article=1175
www.penitentiaire.org/
www.actupparis.org/portfolio.php?id_document=3170


UNE JOURNÉE AU QUARTIER D’ISOLEMENT DE FRESNES
www.prison.eu.org/article.php3?id_article=13
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 26 Avr - 15:32



Contre le gros Nestlé, les petits yaourts du ras-le-bol

JUSTICE - On jugeait les Robin des bois du yaourt vendredi, à Douai. L’histoire commence quelques jours avant Noël 2004. Sept paysans du Nord prennent d’assaut Nestlé. Une attaque en douceur à l’usine de Cuincy, près de Douai. Ils lèvent la barrière de sécurité, se dirigent vers le hangar des yaourts prêts à partir. Ils remplissent en dix minutes leurs voitures de profiteroles, de yaourts aux myrtilles et de desserts à la vanille, et filent sur l’autoroute vers le quartier populaire lillois du faubourg de Béthune. Là, ils distribuent leur butin aux pieds des barres d’immeubles, et leurs tracts signés Confédération paysanne. Ce qu’ils disent ? Que c’est «le pot de terre contre le pot de fer».
Qu’ils sont pris à la gorge par un prix du lait trop bas, et prennent à témoin le consommateur : «même quand les prix du lait sont bas, les yaourts sont chers. Par contre, quand nos prix montent, là, la grande distribution le répercute sur le consommateur», résume Antoine Jean, éleveur, devant le tribunal correctionnel de Douai. A ses côtés, Jean-Michel Sauvage, Elisabeth Darras-Ternoy, Gabriel Dewalle, Patrick Lallier, Bernard Coquelle, Hubert Caron.

Touffe. Corps rudes, mains raides, ils racontent, se décrivent, «père de famille», «mère de famille», «syndicaliste», même «chrétien» dit Bernard Coquelle, un grand sec sous sa touffe de cheveux noirs. «En tant qu’homme et en tant que chrétien, je n’accepte pas que la richesse aille toujours dans la poche des mêmes.» Elisabeth Darras : «Ça fait trente-deux ans qu’on livre du lait à Cuincy. Avant ça s’appelait La Roche aux fées, Chambourcy, maintenant Lactalis-Nestlé. Eleveur, c’est tous les jours, dimanche, Noël, 15 août. Ce matin, avant de venir, j’ai trait quarante vaches. Et ce soir quand je vais rentrer, je vais les traire aussi. Quand les prix baissent, on a deux solutions, soit on baisse les bras et on arrête. Soit on se révolte.» Le président la regarde en silence. «Ma ferme m’a permis de vivre et d’élever mes enfants. J’aimerais pouvoir la transmettre à quelqu’un.»Elle gagne 1 040 euros par mois.

Patrick Lallier vit sur le salaire de sa femme infirmière. Un autre gagne 700 euros par mois. A l’époque, les éleveurs vendaient leur lait 28,5 centimes le litre, contre 31 trois ans plus tôt. Ce n’est pas Nestlé qui fixe le prix, mais une commission dans laquelle la Confédération paysanne ne siège pas. Jean-Michel Sauvage : «Si les pots de terre s’unissaient, on pourrait vivre de notre travail.» A l’époque, il était le porte-parole régional de la confédération. Producteur de porc, il montre des barquettes de lardons achetées à Leclerc. «Le lard, je le vends à 2 euros le kilo à Caby, filiale de Nestlé. Leclerc le vend à 9,60. J’estime que 5 à 6 euros vont dans la poche des actionnaires.»

«On s’est pas levé un matin en disant "On va aller voler Nestlé"», dit Gaby Dewalle. Avant, il y a eu des blocages de site. Il est même allé à Vevey, en Suisse, au siège : «Les vigiles m’ont blessé les mains à coups de matraque, j’aurais dû le faire constater par un docteur.» Est-ce du vol ?«On a prélevé des yaourts, et on les a emmenés sur Lille. C’était symbolique.» Le président du tribunal : «Dans le coffre, il n’y a pas des symboles de yaourt...» Hubert Caron insiste : «C’était l’équivalent de ce que Nestlé avait volé à un éleveur, sur un an. C’est tout petit.» Il ajoute : «Liliane Bettencourt, de L’Oréal, a 5 % des parts de Nestlé. En dividende, c’est 70 millions d’euros par an. Voilà les voleurs.»

Frais d’avocat. La Confédération paysanne évalue à 2 000 euros le préjudice. Nestlé réclame 5 000 euros pour les yaourts, 5 000 pour la désorganisation de l’usine. Et le paiement des frais d’avocat. Me Emmanuel Riglaire, pour la Confédération paysanne, demande la relaxe, au motif que les «voleurs» ne se sont pas enrichis. La procureure a requis la relaxe pour Jean-Michel Sauvage qui n'est pas entré dans l'usine et n'a pas distribué les yaourts. Et pour les autres 1 000 euros d’amende. Jugement le 30 mars.

Haydée Sabéran
http://www.libelille.fr/saberan/2008/04/contre-le-gros.html
http://www.lesamisdelaconf.org/IMG/jpg/samson_20ans.jpg
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mer 30 Avr - 9:35



Quand les pauvres sont de plus en plus pauvres
Selon un rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, le nombre de travailleurs pauvres augmente et leur situation se dégrade.

La pauvreté reste stable en France mais s'aggrave chez ceux qui sont touchés, tandis que le nombre de travailleurs pauvres augmente, selon le cinquième rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), rendu public mardi.

La présidente de l'Onpes, Agnès de Fleurieu a souligné que "l'emploi ne permet pas toujours d'éviter la pauvreté". En effet, en 2005, environ 1,7 million de personnes, soit 7% des travailleurs, occupent un emploi mais sont malgré tout dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté (817 euros mensuels pour une personne seule). Ils étaient 1,5 million en 2003.

En moyenne, selon l'Onpes, les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d'activité moyens de l'ensemble des travailleurs alors qu'une grande majorité d'entre eux (78%) occupent un emploi toute l'année, dont 21% ayant principalement un emploi à temps partiel.

Si le nombre d'allocataires des minima sociaux s'est stabilisé à 3,5 millions de personnes en 2006, l'Onpes signale que cette stabilisation ne doit pas cacher une aggravation de la situation financière des plus pauvres, notamment chez les personnes âgées isolées, les familles monoparentales et les jeunes en recherche d'emploi.

Ainsi, l'écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté s'accroît depuis 2002, ce qui signifie que la pauvreté est "plus profonde" selon le rapport. En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois.

S'appuyant sur les conclusions de ce rapport sur la situation française, Mme Boutin a par ailleurs indiqué que la lutte contre la pauvreté serait le thème de la réunion des ministres "qui suivra immédiatement la Table ronde européenne", quand la France aura pris la présidence de l'UE, à partir du 1er juillet.

www.liberation.fr/actualite/societe/323965.FR.php

l'Onpes
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 12 Mai - 19:05



Personnes âgées. Le représentant des directeurs de maisons de retraite s’inquiète :
«La journée de solidarité sert en partie à combler le trou de la Sécu»

Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), une fédération qui regroupe 1 800 directeurs de maisons de retraite et services à domicile, s’est peu à peu imposé comme l’interlocuteur des pouvoirs publics. En ce lundi de Pentecôte, journée de solidarité pour certains (cette journée est désormais à la carte), il fait le point sur la mobilisation de la société sur la prise en charge des personnes âgées. Et livre une version différente de celle de Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité qui affirmait samedi sur France Info que l’intégralité du produit de cette journée de solidarité allait bel et bien à qui de droit.

En 2007, la journée de solidarité, fixée alors au lundi de Pentecôte, a rapporté 2,2 milliards d’euros : plus de 1,3 milliard étant destiné aux personnes âgées et en particulier plus de 800 millions d’euros aux établissements d’accueil. Or, tous les crédits n’ont pas été dépensés, en 2007 comme en 2006, et l’Etat refuse de mettre ces sommes en réserve. 200 millions en 2006 et près de 400 millions en 2007 ont été ainsi intégrés dans l’Ondam (Objectif national de dépenses de l’assurance maladie) pour 2008. Les chiffres sont clairs : en 2006, le quart du budget personnes âgées a servi à diminuer les budgets de l’assurance maladie et en 2007 cela risque d’être la moitié des sommes que l’Etat va détourner pour combler le déficit.

Mais il va y avoir l’apport des franchises médicales . Le Président a déclaré qu’un tiers de la somme serait alloué à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Est-ce le cas ?

Je suis, là aussi, très inquiet. Au conseil d’administration de la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) du 1er avril, on pensait que nous allions voir de nouveaux crédits abonder. Or, la réponse que l’on nous a donnée a été de nous dire que les crédits des franchises sont déjà dans le budget de la CNSA. Et que donc, le budget 2008, voté cet automne, contenait déjà l’apport futur des franchises. Il n’y a donc pas d’effet franchises, et aucune augmentation supplémentaire. [...]

ERIC FAVEREAU
www.liberation.fr/actualite/societe/325828.FR.php
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080512/tfr-social-vieillesse-handicap-pentecote-b7b6525.html


Mensonge sarkosiste
Le candidat Sarkozy avait promis la fin de ce lundi de Pentecôte travaillé. Je pense que la plupart de ses électeurs ont compris que la journée était annulée. Pas du tout, puisqu'il suffit aux patrons de choisir une modalité d'application de la journée qui peut se révéler être ... de travailler le lundi de la Pentecôte.
La loi récente a prouvé que Sarkozy avait encore biaisé par des astuces de langage. Elle n'a rien changé car les entreprises pouvaient déjà négocier des modalités d'application. Cette loi a donc porté un mensonge supplémentaire par omission en faisant croire que ce lundi redevenant ce qu'il n'a jamais cessé d'être, soit un jour férié, la journée de solidarité était supprimée, il n'en est rien.
Prendre une RTT pour un jour où de tout temps on ne travaillait pas revient exactement au même que de travailler ce jour-là sans prendre de RTT.
Ainsi aujourd'hui pas de Libé car le kiosque était fermé. Quand on demandera à celui-ci 0,3 % de son CA annuel, il sera content de ne pas avoir eu de rentrée pour compenser cet impôt ! Seule la gauche avait promis la suppression, non pas du lundi de Pentecôte travaillé comme Sarkozy, mais de cette fumeuse journée qui aurait été remplacée par d'autres mécanismes.
Voir Xavier "Gros" Bertrand pérorer à la télé que la journée est fériée, donc que les Français ne travaillent pas, est une honte ! Tous ces mecs de droite sont des menteurs qui méprisent ce peuple qu'ils ont à la bouche à longueur d'intervention. 4 ans encore !
Benoit B.
Lundi 12 Mai 2008 - 11:50

Arrow Compil' des mensonges en vidéo
http://fb2012.wordpress.com/2007/05/22/mensonges-compilation-n%c2%b01/
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Ven 16 Mai - 12:44



«Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent.»

Avec sa nouvelle publicité volontairement provocante, sous-titrée «le droit à une voiture propre pour tous», le loueur de voitures Ucar entend s’inviter dans la dernière ligne droite des débats sur les lois issues du Grenelle de l’environnement. L’association Emmaüs se dit «atterrée» par cette publicité qu’elle juge «choquante». Son délégué général, Patrick Dugois, insiste : «Emmaüs et d’autres associations travaillent depuis des années à changer le regard que l’on porte sur les pauvres, sur ceux qui sont des sans-voix et sur lesquels on ne peut pas s'essuyer les pieds de cette façon»

« Le publicitaire aurait tout aussi bien pu titrer "les riches sont dégueulasses, ils polluent avec leurs 4x4". Mais non, il accuse les pauvres ! »

www.liberation.fr/actualite/ecrans/326523.FR.php
www.20minutes.fr/article/231058


Pdg de la Société anonyme UCAR : Jean-Claude Puerto-Salavert

qui se dit "shooté à la mentalité américaine" rabbit
sarkozy bientôt détrôné ?



Petite vidéo en musique king
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 17 Mai - 15:19



Europe et lutte contre les discriminations
Grâce à Xavier Bertrand on pourra continuer à discriminer femmes, vieux et homos

La commission Barroso a mis à l'étude un projet de directive contre les discriminations, dont l'objet est d'ouvrir les protections aujourd'hui réservées à la lutte contre le racisme aux autres discriminations, notamment celles liées à l'âge, à l'orientation sexuelle, au handicap ou aux croyances. Accès aux biens et aux services, accès à la santé, à la protection sociale, à l'éducation, au logement : sur tous ces champs d'application, José Manuel Barroso avait promis il y a quelques années une uniformisation par le haut du droit européen.

Or, avant même que le débat n'ait vraiment été lancé, Xavier Betrand, ministre du travail, s'est montré d'une extrême prudence, et a au contraire donné tous les signes qu'il se contenterait d'une directive au rabais.

Dernier épisode en date : en visite à Madrid et à Lisbonne le week-end dernier, le ministre a voulu dire la ferveur avec laquelle il était attaché à une Europe sociale. Pour illustrer son propos, il a cité les chantiers prioritaires de la France pour sa présidence, en évoquant une directive «sur l'interdiction des discriminations, certainement centrée sur les handicaps». En clair, Xavier Bertrand n'a pas envie de mener la bataille, et cède aux lobbies conservateurs qui veulent une directive la moins ouverte possible.

Malaise à l'Élysée, zappé et incapable de recadrer un ministre qui joue seul sa partition. Pourtant, pour les associations, la lutte contre l'homophobie était le seul engagement présidentiel de Nicolas Sarkozy vraiment intéressant : sur la scène européenne, la campagne électorale paraît subitement lointaine...

http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2008/05/europe-et-lutte.html
www.bakchich.info/article2821.html


Réfugiés de l’homophobie
Chassés par leur famille, de jeunes gays se retrouvent à la rue. A Montpellier, une structure, unique en France, leur offre un toit et une écoute.
www.liberation.fr/transversales/grandsangles/326146.FR.php
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 21 Juil - 2:05



En métropole 7,9 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2006

Donc 13,2 % des Français vivaient avec un niveau de vie inférieur à 880 euros par mois, contre un revenu médian de 1.470 euros par mois (17.600 euros par an), note l’Institut national de la statistique dans son rapport.

A titre de comparaison, au 1er janvier 2006, le plafond du revenu minimum d’insertion (RMI) pour une personne seule était de 433 euros par mois.

Environ 30% des familles monoparentales, essentiellement constituées d’une mère et de ses enfants, vivent dans la pauvreté. C’est dans les villes de plus de 20.000 habitants, hors agglomération parisienne, que le taux de pauvreté est le plus fort.

Les 10% les plus aisés bénéficiaient quant à eux d’au moins 33.190 euros par an (2.765 euros par mois), poursuit l’Institut national de la statistique. Pour cette catégorie, les impôts représentent 18,8% du revenu disponible, contre 20,3 % en 2005, cette baisse résultant pour l’essentiel de celle de l’impôt sur le revenu en 2006.

En termes d’âge, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population : 18.270 euros contre 21.620 euros. S’ils vivent seuls, ces jeunes forment des ménages à faibles revenus en raison de difficultés d’insertion sur le marché du travail ou de salaires moins élevés en début de carrière.

Le niveau de vie moyen des retraités était en 2006 de 21.540 euros par an, proche de celui des actifs, les retraites, inférieures aux salaires, étant compensées par les revenus du patrimoine.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69182
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 24 Juil - 8:33



Avantages en nature : pour l’Urssaf, l’aubaine était trop belle
Les salariés s’inquiètent de la volonté de taxer ces éléments de rémunération.

Prendre le train gratuitement quand on est cheminot, voler moins cher quand on travaille à Air France… privilège exorbitant ou juste remerciement de l’entreprise à son travailleur ? Une nouvelle vient de relancer ce vieux débat : les avantages en nature (la fourniture gratuite ou à tarif préférentiel de produits réalisés ou vendus par l’entreprise) que certaines sociétés offrent à leurs salariés devront désormais être soumis à des cotisations salariales et patronales. Les bénéficiaires devront les inscrire dans leur déclaration de revenus.

L’Urssaf joue la rigueur et ces avantages maison ne pouvaient pas échapper à toute contribution à la solidarité nationale.
Crispation parmi les salariés et leurs syndicats. La CGT se réunit aujourd’hui : «On ne va pas pouvoir couper à des mouvements de grève imminents unitaires et nationaux.» SUD aérien (minoritaire) a d’ores et déjà voté la grève pour demain.

L’affaire a rebondi cet automne. L’Urssaf effectue un contrôle chez Air France et rappelle la direction à l’ordre. [...] Il suffit alors d’une fuite dans la presse («Avantages en nature : la fin des privilèges», annonce le Figaro le 8 juillet), pour que le reste des grandes entreprises suivent. (...)

www.liberation.fr/actualite/economie_terre/340897.FR.php

Serge Dassault, patron du Figaro, le 29 novembre 2004 : "Les socialistes ont créé la décadence en France... par leur système où il ne faut pas travailler, où il n’y a pas de discipline, où il faut laisser faire n’importe quoi. Il ne faut pas de punition, il faut se marier avec n’importe qui... Enfin c’est n’importe quoi !

Moi je veux un président qui change l’état d’esprit des Français, et qui dise la vérité. Et qui fasse comme Mme Thatcher a fait, ou comme l’Espagnol a fait, qui a réussi à changer l’état d’esprit.

Il faut que le journal continue aussi à dire la vérité, à parler de ce qui se passe, à dire ce qu’il faudrait faire aux Français. C’est comme un médecin qui donne un médicament qui est mauvais, alors on ne le prend pas, on crève, bon. Eh bien il faut prendre le médicament."


www.acrimed.org/article1844.html

Et les stocks options, ce grand intello de Dassault et son Figaro ont-ils demandé qu'on les taxe ?

Dassault, le vrai visage de l'UMP
vidéo du 10 juillet 2008

“Aujourd’hui la grève est un cancer, aujourd’hui la grève n’a pas a être lieu." (sic)
Les Chinois dorment sur place dans les usines, les Français sont paresseux...
(Grève, travail, retraites, fonctionnaires, socialistes, etc.)
Plus quelques infos sur le triste sire.

http://cafecroissant.fr/2008/serge-dassault-dans-toute-sa-splendeur/
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 24 Juil - 14:54



"Modernité", "Rénovation", "Démocratie sociale" en novlangue de sarkozie

Temps de travail : l'accord d'entreprise prévaut sur la loi

Un accord d’entreprise, s’il est signé par des syndicats représentant 30 % au moins des salariés et sans qu’il y ait opposition de ceux qui représentent 50 % ou plus, pourra déroger à la loi.
La durée annuelle pourra atteindre 2 012 heures : 1 607 heures de durée légale et 405 heures supplémentaires.
L’autorisation de l’inspection du travail ne sera plus nécessaire pour effectuer des heures supplémentaires au-delà du contingent légal.
Pour les cadres, c’est seulement au-delà de 218 jours que s’applique la majoration obligatoire de 10 %.
Rien n’interdit à un accord d’entreprise ou de branche de fixer une durée du travail pour les cadres comprise entre 218 et 282 jours

www.liberation.fr/actualite/politiques/340922.FR.php


Temps de travail : les entreprises pourront dépasser le contingent d’heures sup’ sans accord
www.liberation.fr/actualite/politiques/340991.FR.php


Sanctions contre les chômeurs : le Parlement adopte la loi
Un chômeur sera radié des listes et son allocation suspendue s'il refuse deux «offres raisonnables» d’emploi. Après six mois de chômage, on ne pourra pas refuser une offre entraînant un temps de trajet, en transport en commun, égal ou inférieur à une heure.
www.liberation.fr/actualite/politiques/340938.FR.php


La LME adoptée : une loi qui «modernise» la précarité
Une loi votée en urgence, des députés harassés. La LME (loi de modernisation de l’Economie) a été définitivement adoptée hier par le Sénat...
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/340882.FR.php


Servitudes
Si le serf du latin servus, « esclave », est l’héritier médiéval du lien de clientèle antique, peut-on penser qu’il existe encore aujourd’hui ?
http://chantalserriere.blog.lemonde.fr/2007/09/23/la-solution-de-lenigme-voltaire-defend-les-derniers-serfs-de-france-ceux-du-jura-lies-par-la-mainmorte/
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 9 Aoû - 18:59


Photo BBC/Afp

Hautmont : la vie après la tempête

Bernard Dubek, 55 ans, l'intendant du lycée professionnel, lui aussi ravagé, est un des rares à garder le sens de la dérision. "J'ai tout perdu, mais je n'ai pas perdu la vie", se convainc-t-il. Un recul toutefois totalement hors d'atteinte pour les habitants les plus précaires de Hautmont : les "non-assurés".

Ceux comme Véronique Deneaux, 41 ans, divorcée, ouvrière intérimaire, mère de trois enfants et "surendettée à 44 %". Au mois de mai, contrainte d'avancer des frais médicaux importants pour son fils atteint d'une leucémie, elle a résilié son contrat d'assurance"400 euros qu'il fallait payer d'un coup".

www.lemonde.fr/societe/article/2008/08/08/hautmont-la-vie-apres-la-tempete_1081532_3224.html

Vidéos
www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20672



www.atheles.org/agone/punirlespauvres

www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=4740
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 26 Aoû - 17:54



Bourses d'études supprimées pour plus d'un millier de handicapés

Désormais, le handicap n'est plus un critère suffisant pour accéder à une bourse d'études. «Une aberration» dénoncée par les associations à la veille de la rentrée.

au printemps dernier, le ministère de l’Enseignement supérieur a revu en profondeur les conditions d’attribution. Résultat : dans les nouveaux dossiers de demande de bourse, seuls trois critères sont pris en compte : le revenu des parents, l’éloignement géographique et le nombre d’enfants à charge. Exit donc l’appréciation particulière du fait d’un handicap.

Désormais, les dossiers des étudiants handicapés seront traités comme les autres, sans distinction. «Sauf qu’en pratique, un jeune handicapé aura plus de difficultés pour trouver un job d’étudiant» souligne, indignée, Claire Ledu, assistante sociale de l’association Handisup, basée à Nantes.

Informées depuis le mois de mai de cette réforme, les associations du secteur ne comprennent pas la démarche du gouvernement. «Franchement, c’est aberrant. Sans cette bourse, certains étudiants vont se retrouver dans une situation très difficile. Surtout ceux qui ne bénéficient pas de l’Allocation aux adultes handicapés (attribuée en cas de taux d’incapacité permanent au moins égal à 80%)».

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 1.200 étudiants handicapés sont affectés par la refonte du calcul des bourses. Et en moyenne, cela équivaut pour chacun à une perte de 1.000 euros par an. [...]

Comme beaucoup d’associations, Handisup a commencé à lister les étudiants handicapés lésés par cette réforme. Une fois centralisé, ce registre sera présenté à la ministre Valérie Pécresse en espérant un revirement de sa part.

www.liberation.fr/actualite/societe/347484.FR.php
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 2 Sep - 8:11



RSA
Sarkozy : « mettre à contribution les revenus du capital »

Cette aventure du RSA tombe à point nommé pour nous rappeler que taxer les revenus du capital ne porte nullement en germe un quelconque changement de société : cela a longtemps été un cheval de bataille de la gauche réformiste et l’histoire a prouvé à plusieurs reprises que la droite libérale est parfois prête à sacrifier momentanément ses propres intérêts.

S’il est un objectif qu’une gauche digne de ce nom doit avoir, c’est celle d’une véritable libération de l’individu face au capital. Aujourd’hui, ce sont les entreprises qui choisissent leurs salariés et imposent leurs conditions, les impôts négatifs et le RSA ne changeant absolument rien à cela. Une véritable politique de changement social consiste au contraire à inciter les entreprises à embaucher à un point tel que toute personne qui cherche un emploi se trouve face à de nombreuses offres, à créer une situation dans laquelle le facteur de rareté soit désormais du côté des individus et non plus des emplois.

Utopique ? Imaginons que l’entreprise touche pour chaque emploi en équivalent temps plein un montant monétaire représentant une bonne partie du coût salarial. Finançons ces montants par un prélèvement sur la différence entre les ventes et les achats de chaque entreprise. En clair, une partie du coût salarial est prise en charge de façon collective par la totalité des entreprises. Supposons que l’offre d’emplois soit insuffisante (emplois de mauvaise qualité, persistance de chômage...). On relève alors la partie financée collectivement : chaque entreprise bénéficie de l’intégralité du travail d’un individu tout en ayant une part encore plus importante prise en charge par les autres entreprises. Les entreprises ont alors tout intérêt à embaucher, à rivaliser pour proposer des emplois attractifs.

Cette proposition économique existe : elle s’appelle la redistribution interentreprises (http://www.redistribution.fr). Grâce à celle-ci, une partie de la production globale d’un pays pourrait être dorénavant extraite des mécanismes marchands et répartie de façon strictement égalitaire entre les travailleurs. Ainsi, toute personne qui travaille a la garantie de recevoir un revenu décent, indépendamment de la valeur marchande de son travail. N’oublions jamais que le capital n’est que du travail mort, du travail cristallisé dans une production intermédiaire. En rémunérant de façon collective le travail, on réalise ainsi un financement mutualisé des investissements des entreprises, une collectivisation partielle mais néanmoins systématique des moyens de production. Voilà qui permettra de renouer tranquillement avec l’essence du socialisme, de libérer l’individu face au capital. (...)

Benoit BORRITS
Le RSA de Hirsch-Sarkozy ou quand la gauche oublie ses fondements...
29 août 2008
www.legrandsoir.info/spip.php?article7056


Commentaires

Je pense qu’il faut être plus radical dans le principe.
Une part du salaire (salaire de base) doit être versée par une caisse de l’Etat alimentée par les entreprises. Disons entre 1200 et 1500 euros ou plus si possible.
Les salaires de bases sont ainsi versés par l’Etat à tout travailleur qu’il soit en emploi ou bien en recherche d’emploi.
Chaque entreprise verse à l’Etat le montant total des salaires de base correspondant au nombre de personnes travaillant dans l’entreprise, et un salaire additionnel directement aux employés qu’elle souhaite mieux rénumérer.
Le salaire de base remplacerait tout un ensemble d’aides sociales aux plus démunis avec des modulations possibles dans des cas particuliers.
L’employé ne serait plus à la merci de l’employeur. Il pourrait choisir l’emploi où il est le mieux et le plus performant.
Pourquoipas

Il me semble l’auteur oublie un point important : il ne s’agit pas de taxer le capital, mais les revenu de celui-ci. Autrement dit, les plus touchés seront ceux qui ont un capital productif mais qui ne tombent pas sous la protection du bouclier fiscal. Autrement dit : les petits épargnants.
Les gros eux ne sont toujours pas atteints, NSNB protège toujours ses amis. Là où il réussit son coup, c’est en faisant croire qu’il prend une réforme de "gauche" digne d’un Besancenot, alors qu’il s’attaque une fois encore aux petits, aux sans grade. Une fois encore qui trinque ? les classes moyennes, ceux [avec] assez pour vivre et mettre "un peu de côté".
Paul du 59



RSA : un mauvais coup

Le Collectif-rto dénonce « l’ampleur du mensonge concernant le RSA » : « Ce dispositif est présenté comme la solution pour augmenter le revenu des travailleurs pauvres, alors qu'avec l’application du décret sur le train de vie, il va au contraire en exclure une partie de l’accès à un complément de salaire, mais aussi aux droits connexes afférents au statut de Rmiste ». Extraits. Voir l'analyse intégrale sur le site du collectif.

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/08/rsa-un-mauvais.html
www.collectif-rto.org/spip.php?article672

RSA : les effets pervers d'une réforme consensuelle
Malakine explore la face cachée du Revenu de solidarité active. Chacun salue l'aide apportée aux bénéficiaires de minima sociaux qui reprennent du travail. Mais le RSA fonctionnera en réalité comme un complément de salaire public aux travailleurs à temps partiel. Une manière d'en finir avec le SMIC ?
www.marianne2.fr/RSA-les-effets-pervers-d-une-reforme-consensuelle_a90616.html
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MessageSujet: Enfants de pauvres = paquets-poste sans valeur ni destinataire   Jeu 11 Sep - 9:45


Ladybird, de Ken Loach, 1994 (Photo bordo2.canalblog.com)

Aude, Jamel et leurs bébés placés : le carnet rose vire au cauchemar
Justice. Des parents privés de façon contestée de leur fils de 15 mois et de leur nourrisson.

Elle garde les mains jointes, le regard triste et baissé. Il lève la tête, ravale sa douleur pour expliquer. Aude et Jamel, 35 et 36 ans, sont parents de deux très jeunes enfants (1). Basile, l’aîné, a 15 mois, et Laïla, sa petite sœur, vient de naître, le 16 juin. Leurs journées devraient être rythmées par le tourbillon épuisant et joyeux des biberons, couches et jeux. Au lieu de ça, les voilà seuls.

Evanouissement. Leurs bébés sont «quelque part dans le département». C’est la seule information qu’ils ont. L’aide sociale à l’enfance (ASE) des Hauts-de-Seine les a placés le 26 juin. Une décision «brutale et injustifiée», dit Karine Shebabo, leur avocate. Dans ce dossier, de nombreux acteurs administratifs contactés par Libération admettent que la séparation «n’aurait jamais dû avoir lieu». Et évoquent «un regrettable enchaînement ». «Si je ne m’étais pas évanouie, si mon mari n’était pas sorti faire les courses, les enfants seraient là», se culpabilise Aude. A regarder les photos de Basile, petit visage pointu au regard plein de vie, à lire son carnet de santé, qui retrace les premiers mois d’un enfant en forme et régulièrement suivi, on se demande ce que les parents peuvent avoir à se reprocher.

Mais eux devancent la question, habitués maintenant à se justifier. Aude est dépressive, elle a besoin de prendre un traitement. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte de Laïla, elle arrête les médicaments. «J’avais peur que cela fasse du mal au bébé.» Encore plus déprimée, elle ne fait pas suivre sa grossesse . Et se présente à la maternité de Neuilly, dans la nuit du 16 juin, sur le point d’accoucher, sans aucun dossier. «Ils étaient mécontents qu’on n’ait pas les papiers», dit Jamel, ce que confirme la maternité.

Entre le père et le personnel médical, les choses se passent mal. Jamel se braque aux questions qu’on lui pose sur leur vie. Il les trouve indiscrètes. Le lendemain de l’accouchement, Aude est dans un état de «grande faiblesse» psychologique et physique. Mais la psychiatre qui la soigne trouve qu’elle réagit «bien» au traitement donné, qu’elle se retape vite. D’autres membres du personnel médical sont plus inquiets. Lorsqu’elle quitte la maternité, le 25 juin, ils alertent l’ASE.

Le lendemain, jeudi 26 juin, une éducatrice de l’ASE et une puéricultrice de la Protection maternelle infantile (PMI) se rendent au domicile. Jamel est sorti faire les courses, Aude et les enfants dorment. Sonnée par les médicaments, elle a du mal à répondre aux questions. Les visiteurs trouvent que l’appartement est «sale», et s’inquiètent de l’état de la mère. Ils reviennent une heure plus tard avec des policiers. Choquée, Aude s’évanouit. Les pompiers l’emmènent aux urgences d’un hôpital voisin, d’où on la laisse repartir peu de temps après. Mais trop tard. Jamel est injoignable. Le parquet des mineurs de Nanterre décide d’un placement provisoire des bébés.

«Doudous». La mesure aurait pu ne durer que quelques heures. Mais la juge des enfants est en vacances, l’audience pour décider du sort de Basile et Laïla est repoussée au 10 juillet. Certes, il y a bien une deuxième juge pour traiter des «urgences». Elle considère visiblement que ce n’en est pas une. A la demande de l’avocate, elle accorde toutefois un droit de visite de deux heures tous les jours aux parents. Il ne sera pas respecté par l’ASE. Depuis neuf jours de séparation, les parents n’ont pu voir leurs enfants que deux fois une heure. «On a apporté leurs doudous, leurs biberons, leurs vêtements, et une écharpe avec le parfum d’Aude, explique Jamel au bord des larmes. Les gens de l’ASE nous ont dit que c’était bien.» Jointe par téléphone, l’ASE des Hauts-de-Seine explique qu’elle n’a «pas les moyens» de respecter le droit de visite de deux heures par jour. Et justifie le placement en expliquant avoir détecté un «danger imminent» pour les enfants.

La psychiatre qui a suivi Aude à la maternité ne semble pas de cet avis. Certes, elle pense que la famille a besoin d’aide, une assistance éducative pour les enfants et un suivi médical pour leur mère. Mais elle atteste dans un certificat que Aude est tout à fait «apte à s’occuper de ses deux enfants au domicile», et que le placement est «disproportionné». «Quand on a vu Basile, on a essayé de lui expliquer ce qui se passait, raconte Aude. On lui a surtout dit qu’on ne l’abandonnerait jamais.»

(1) Les prénoms ont été modifiés.

ONDINE MILLOT
www.liberation.fr/actualite/societe/337118.FR.php
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 25 Sep - 11:26



«Le RSA, ça vous remet dans le bain»
Précarité. Rencontre avec des allocataires dans le Nord, département pilote du dispositif.

[...] «Infos». Pas de loyer pour Stéphane, 34 ans, formé en soudure au centre de formation professionnelle d’Hautmont. «Une certification pour travailler dans le nucléaire.» Depuis qu’il a 16 ans, jamais de contrat de plus de dix-huit mois. Pour l’instant, son RMI et sa formation, rémunérée, se cumulent, 800 euros, mais ça ne dure que trois mois. Après, le RSA prend le relais. Sur sa feuille de la CAF, il a remarqué qu’il touchait déjà 33 euros au titre du RSA.

Jérôme aussi est pour. Mais il est inquiet. Il vient de terminer un contrat de six mois chez Maubeuge Construction Automobile. Il travaille là par à-coups depuis 1998. Ancien RMiste, il a eu 200 euros de RSA plus 1 200 de salaire. Problème : les 3 000 euros d’indemnités de fin de mission et de congés payés l’empêchent de toucher le RMI, à présent qu’il est à nouveau chômeur. En plus, il n’a pas travaillé assez d’heures, à quelques heures près, pour toucher le chômage. «Je dépasse le barème. Et si je retrouve du travail, je ne sais pas si j’aurai droit, cette fois, au RSA.» Ce qui l’angoisse le plus, c’est que «dans l’automobile, en ce moment, ça n’a pas l’air d’aller fort».

«Intérim permanent». C’est une des limites du système, censé sortir les gens de la pauvreté, cet effet de yo-yo entre deux contrats, surtout à Maubeuge, où le chômage est à 20 % et où l’emploi industriel a fondu. «Le RSA peut tirer vers le haut certaines personnes. Mais pour les mettre au boulot, il faut de l’offre», insiste Thierry Herbet, directeur de la maison de l’emploi du Nord-Avesnois. Il s’explique : «Nous devons mieux travailler avec les entreprises, aller à leur contact.» C’est en théorie un des points forts du RSA, le suivi. Dans le Nord, seuls 55 à 60 % des 72 000 RMistes ont un référent. Le bilan chiffré est pour l’instant inconnu, assurent les services du conseil général, à majorité de gauche.

Rémi Pauvros, maire (PS) de Maubeuge, chargé de l’insertion au département, craint qu’on favorise un «intérim permanent». Il pointe le risque de recréer une catégorie d’exclus en France. «En gros, il y aurait les bons et les autres : ceux qui auront droit au RSA et les autres, les bénéficiaires du "revenu général minimum". Or, nous pensons que tout le monde a la capacité de retourner à l’emploi. La finalité, c’est de trouver de la dignité pour tout le monde.»

HAYDÉE SABÉRAN
www.liberation.fr/actualite/societe/354259.FR.php

Réactions

N'importe quoi
Le travail qui rend digne, ça depend de quel travail; vendre des '4/4', des canons ou être prof ou infirmièr(e), c'est pas tout à fait la même chose. Ne pas oublier de s'interroger sur la valeur de celui-ci, même s 'il rend libre ... En plus, si celui-ci ne permet plus de vivre avec, c'est pas la peine non plus... Travailler pour des cacahouettes, au RSA ou au Smic, c est trop bien, et en plus, faudrait dire merci... Donc, non, la finalité, c'est pas de trouver de la dignité, c'est de pouvoir faire en sorte que tout le monde ait une vie douce avec un niveau de vie satisfaisant. Marre de la charité et de la bien-pensance. Au passage, les RSAstes seront de toute façon bientôt cocus, enfin, doublement cocus quand ils devront payer leur taxe d'habitation, leur redevance (ils ont qu'à jeter leur télé, remarque) et une partie de leur prime pour l'emploi.
Jeff Buckler

Ah
Voilà le nouveau smic pauvre ! en gros on paie avec nos impôts les salaires que nos patrons ne veulent plus nous donner. Qui est le vrai gagnant ?? le patron.
Un salarié discount, voilà ce qu'est le RSA tant aimé par Libé et toute une fausse gauche libérale ! Pardon, j'ai toujours en tête les classes sociales qui bien sûr ont disparu de Libé et de France par magie !

Dans le bain peut-être
Mais ça ne lave pas l'affront fait aux exclus !

@Jeff Buckler
Vous oubliez qu'ils perdront aussi leur CMU et qu'ils ne pourront plus se faire soigner, à moins de contracter une mutuelle; mais je doute que leurs petits salaires d'esclaves postmodernes le leur autorise. M. Hirsch peut jouer les héros ! Que voilà un outil de relance de l'économie qui promet d'être efficace et bienfaiteur ! Ajouter de la misère à la misère reste le pilier de l'insertion à la française. Sauf que là, on y ajoute une nuance de "marche ou crève". On ne leur laisse plus le choix, à nos pauvres "z'assistés". La prochaine étape sera sans doule les camps de travail.
Cassandra

Comment c'est possible ?
Comment peut-on s'en trouver là aujourd'hui, après les leçons du 19ème siècle de Dickens et les deux grandes boucheries du 20ème ? Comment on peut se contenter de survivre dans un pays incroyablement riche, dans un monde de plus en plus riche ? Comment ces gens peuvent-ils accepter d'être manipulés et exploités ?
Nicks
Jeudi 25 Septembre 2008 - 09:23


La fashion week de Carla Bruni à New York
Au cours de la visite officielle de son époux, la première dame de France a joué les "dadames" en s'affichant en permanence en "total look" Dior.
http://next.liberation.fr/article/la-fashion-week-de-carla-bruni-new-york
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MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 11 Nov - 23:00


Nuit de la Solidarité © Armée du Salut

Les premiers effets sociaux de la crise se font sentir

Dans un environnement économique plus que maussade, aggravé par l'arrivée des premiers froids, les associations de lutte contre la pauvreté assurent qu'elles commencent à constater, sur le terrain, les premiers effets de la crise.
Le Secours catholique rend public, jeudi 13 novembre, son traditionnel rapport annuel, intitulé cette année Familles, enfance et pauvretés. L'association, qui a aidé 1,4 million de personnes en 2007, y souligne la part de plus en plus importante prise par les plus de 50 ans dans ses centres d'accueil. "Beaucoup de familles en situation de précarité viennent se nourrir ou s'habiller dans nos centres pour pouvoir payer leur loyer", note également une permanente de l'association.

Le constat dressé par la Croix-Rouge française n'est pas très différent : "La situation continue de se dégrader. Les pauvres sont plus pauvres, et d'autres couches de la population se fragilisent", explique Didier Pillard, directeur de l'action sociale. "De nouveaux publics se présentent depuis le début de l'année dans nos 650 points de distribution alimentaire et dans nos épiceries sociales : de plus en plus de retraités ; des travailleurs pauvres à temps complet, par exemple des employés municipaux, et des étudiants." L'antenne locale de Toulouse a constaté une hausse de 100 % de la population fréquentant les épiceries sociales. A Redon (Ille-et-Vilaine), cette même population aurait augmenté de 26 % en un mois. En attendant le doublement des crédits du Plan national d'aide alimentaire, qui devraient passer de 10 à 20 millions d'euros en 2009, certaines délégations en sont réduites à diminuer de moitié leurs colis pour pouvoir aider tout le monde.

Sensibles à la détresse croissante des populations qu'elles rencontrent, quatorze grandes associations de lutte contre la pauvreté, toutes adhérentes du réseau Uniopss, ont prévu de tirer la sonnette d'alarme, le 28 novembre, auprès des pouvoirs publics et de l'opinion.

www.lemonde.fr/economie/article/2008/11/11/les-premiers-effets-sociaux-de-la-crise-se-font-sentir_1117239_3234.html
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