sarkoverdose

Politique, culture, art, humour...
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Tiers état en triste état...

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 17 Mai - 15:19



Europe et lutte contre les discriminations
Grâce à Xavier Bertrand on pourra continuer à discriminer femmes, vieux et homos

La commission Barroso a mis à l'étude un projet de directive contre les discriminations, dont l'objet est d'ouvrir les protections aujourd'hui réservées à la lutte contre le racisme aux autres discriminations, notamment celles liées à l'âge, à l'orientation sexuelle, au handicap ou aux croyances. Accès aux biens et aux services, accès à la santé, à la protection sociale, à l'éducation, au logement : sur tous ces champs d'application, José Manuel Barroso avait promis il y a quelques années une uniformisation par le haut du droit européen.

Or, avant même que le débat n'ait vraiment été lancé, Xavier Betrand, ministre du travail, s'est montré d'une extrême prudence, et a au contraire donné tous les signes qu'il se contenterait d'une directive au rabais.

Dernier épisode en date : en visite à Madrid et à Lisbonne le week-end dernier, le ministre a voulu dire la ferveur avec laquelle il était attaché à une Europe sociale. Pour illustrer son propos, il a cité les chantiers prioritaires de la France pour sa présidence, en évoquant une directive «sur l'interdiction des discriminations, certainement centrée sur les handicaps». En clair, Xavier Bertrand n'a pas envie de mener la bataille, et cède aux lobbies conservateurs qui veulent une directive la moins ouverte possible.

Malaise à l'Élysée, zappé et incapable de recadrer un ministre qui joue seul sa partition. Pourtant, pour les associations, la lutte contre l'homophobie était le seul engagement présidentiel de Nicolas Sarkozy vraiment intéressant : sur la scène européenne, la campagne électorale paraît subitement lointaine...

http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2008/05/europe-et-lutte.html
www.bakchich.info/article2821.html


Réfugiés de l’homophobie
Chassés par leur famille, de jeunes gays se retrouvent à la rue. A Montpellier, une structure, unique en France, leur offre un toit et une écoute.
www.liberation.fr/transversales/grandsangles/326146.FR.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 21 Juil - 2:05



En métropole 7,9 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2006

Donc 13,2 % des Français vivaient avec un niveau de vie inférieur à 880 euros par mois, contre un revenu médian de 1.470 euros par mois (17.600 euros par an), note l’Institut national de la statistique dans son rapport.

A titre de comparaison, au 1er janvier 2006, le plafond du revenu minimum d’insertion (RMI) pour une personne seule était de 433 euros par mois.

Environ 30% des familles monoparentales, essentiellement constituées d’une mère et de ses enfants, vivent dans la pauvreté. C’est dans les villes de plus de 20.000 habitants, hors agglomération parisienne, que le taux de pauvreté est le plus fort.

Les 10% les plus aisés bénéficiaient quant à eux d’au moins 33.190 euros par an (2.765 euros par mois), poursuit l’Institut national de la statistique. Pour cette catégorie, les impôts représentent 18,8% du revenu disponible, contre 20,3 % en 2005, cette baisse résultant pour l’essentiel de celle de l’impôt sur le revenu en 2006.

En termes d’âge, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population : 18.270 euros contre 21.620 euros. S’ils vivent seuls, ces jeunes forment des ménages à faibles revenus en raison de difficultés d’insertion sur le marché du travail ou de salaires moins élevés en début de carrière.

Le niveau de vie moyen des retraités était en 2006 de 21.540 euros par an, proche de celui des actifs, les retraites, inférieures aux salaires, étant compensées par les revenus du patrimoine.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69182
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 24 Juil - 8:33



Avantages en nature : pour l’Urssaf, l’aubaine était trop belle
Les salariés s’inquiètent de la volonté de taxer ces éléments de rémunération.

Prendre le train gratuitement quand on est cheminot, voler moins cher quand on travaille à Air France… privilège exorbitant ou juste remerciement de l’entreprise à son travailleur ? Une nouvelle vient de relancer ce vieux débat : les avantages en nature (la fourniture gratuite ou à tarif préférentiel de produits réalisés ou vendus par l’entreprise) que certaines sociétés offrent à leurs salariés devront désormais être soumis à des cotisations salariales et patronales. Les bénéficiaires devront les inscrire dans leur déclaration de revenus.

L’Urssaf joue la rigueur et ces avantages maison ne pouvaient pas échapper à toute contribution à la solidarité nationale.
Crispation parmi les salariés et leurs syndicats. La CGT se réunit aujourd’hui : «On ne va pas pouvoir couper à des mouvements de grève imminents unitaires et nationaux.» SUD aérien (minoritaire) a d’ores et déjà voté la grève pour demain.

L’affaire a rebondi cet automne. L’Urssaf effectue un contrôle chez Air France et rappelle la direction à l’ordre. [...] Il suffit alors d’une fuite dans la presse («Avantages en nature : la fin des privilèges», annonce le Figaro le 8 juillet), pour que le reste des grandes entreprises suivent. (...)

www.liberation.fr/actualite/economie_terre/340897.FR.php

Serge Dassault, patron du Figaro, le 29 novembre 2004 : "Les socialistes ont créé la décadence en France... par leur système où il ne faut pas travailler, où il n’y a pas de discipline, où il faut laisser faire n’importe quoi. Il ne faut pas de punition, il faut se marier avec n’importe qui... Enfin c’est n’importe quoi !

Moi je veux un président qui change l’état d’esprit des Français, et qui dise la vérité. Et qui fasse comme Mme Thatcher a fait, ou comme l’Espagnol a fait, qui a réussi à changer l’état d’esprit.

Il faut que le journal continue aussi à dire la vérité, à parler de ce qui se passe, à dire ce qu’il faudrait faire aux Français. C’est comme un médecin qui donne un médicament qui est mauvais, alors on ne le prend pas, on crève, bon. Eh bien il faut prendre le médicament."


www.acrimed.org/article1844.html

Et les stocks options, ce grand intello de Dassault et son Figaro ont-ils demandé qu'on les taxe ?

Dassault, le vrai visage de l'UMP
vidéo du 10 juillet 2008

“Aujourd’hui la grève est un cancer, aujourd’hui la grève n’a pas a être lieu." (sic)
Les Chinois dorment sur place dans les usines, les Français sont paresseux...
(Grève, travail, retraites, fonctionnaires, socialistes, etc.)
Plus quelques infos sur le triste sire.

http://cafecroissant.fr/2008/serge-dassault-dans-toute-sa-splendeur/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 24 Juil - 14:54



"Modernité", "Rénovation", "Démocratie sociale" en novlangue de sarkozie

Temps de travail : l'accord d'entreprise prévaut sur la loi

Un accord d’entreprise, s’il est signé par des syndicats représentant 30 % au moins des salariés et sans qu’il y ait opposition de ceux qui représentent 50 % ou plus, pourra déroger à la loi.
La durée annuelle pourra atteindre 2 012 heures : 1 607 heures de durée légale et 405 heures supplémentaires.
L’autorisation de l’inspection du travail ne sera plus nécessaire pour effectuer des heures supplémentaires au-delà du contingent légal.
Pour les cadres, c’est seulement au-delà de 218 jours que s’applique la majoration obligatoire de 10 %.
Rien n’interdit à un accord d’entreprise ou de branche de fixer une durée du travail pour les cadres comprise entre 218 et 282 jours

www.liberation.fr/actualite/politiques/340922.FR.php


Temps de travail : les entreprises pourront dépasser le contingent d’heures sup’ sans accord
www.liberation.fr/actualite/politiques/340991.FR.php


Sanctions contre les chômeurs : le Parlement adopte la loi
Un chômeur sera radié des listes et son allocation suspendue s'il refuse deux «offres raisonnables» d’emploi. Après six mois de chômage, on ne pourra pas refuser une offre entraînant un temps de trajet, en transport en commun, égal ou inférieur à une heure.
www.liberation.fr/actualite/politiques/340938.FR.php


La LME adoptée : une loi qui «modernise» la précarité
Une loi votée en urgence, des députés harassés. La LME (loi de modernisation de l’Economie) a été définitivement adoptée hier par le Sénat...
www.liberation.fr/actualite/economie_terre/340882.FR.php


Servitudes
Si le serf du latin servus, « esclave », est l’héritier médiéval du lien de clientèle antique, peut-on penser qu’il existe encore aujourd’hui ?
http://chantalserriere.blog.lemonde.fr/2007/09/23/la-solution-de-lenigme-voltaire-defend-les-derniers-serfs-de-france-ceux-du-jura-lies-par-la-mainmorte/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Sam 9 Aoû - 18:59


Photo BBC/Afp

Hautmont : la vie après la tempête

Bernard Dubek, 55 ans, l'intendant du lycée professionnel, lui aussi ravagé, est un des rares à garder le sens de la dérision. "J'ai tout perdu, mais je n'ai pas perdu la vie", se convainc-t-il. Un recul toutefois totalement hors d'atteinte pour les habitants les plus précaires de Hautmont : les "non-assurés".

Ceux comme Véronique Deneaux, 41 ans, divorcée, ouvrière intérimaire, mère de trois enfants et "surendettée à 44 %". Au mois de mai, contrainte d'avancer des frais médicaux importants pour son fils atteint d'une leucémie, elle a résilié son contrat d'assurance"400 euros qu'il fallait payer d'un coup".

www.lemonde.fr/societe/article/2008/08/08/hautmont-la-vie-apres-la-tempete_1081532_3224.html

Vidéos
www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20672



www.atheles.org/agone/punirlespauvres

www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=4740
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 26 Aoû - 17:54



Bourses d'études supprimées pour plus d'un millier de handicapés

Désormais, le handicap n'est plus un critère suffisant pour accéder à une bourse d'études. «Une aberration» dénoncée par les associations à la veille de la rentrée.

au printemps dernier, le ministère de l’Enseignement supérieur a revu en profondeur les conditions d’attribution. Résultat : dans les nouveaux dossiers de demande de bourse, seuls trois critères sont pris en compte : le revenu des parents, l’éloignement géographique et le nombre d’enfants à charge. Exit donc l’appréciation particulière du fait d’un handicap.

Désormais, les dossiers des étudiants handicapés seront traités comme les autres, sans distinction. «Sauf qu’en pratique, un jeune handicapé aura plus de difficultés pour trouver un job d’étudiant» souligne, indignée, Claire Ledu, assistante sociale de l’association Handisup, basée à Nantes.

Informées depuis le mois de mai de cette réforme, les associations du secteur ne comprennent pas la démarche du gouvernement. «Franchement, c’est aberrant. Sans cette bourse, certains étudiants vont se retrouver dans une situation très difficile. Surtout ceux qui ne bénéficient pas de l’Allocation aux adultes handicapés (attribuée en cas de taux d’incapacité permanent au moins égal à 80%)».

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 1.200 étudiants handicapés sont affectés par la refonte du calcul des bourses. Et en moyenne, cela équivaut pour chacun à une perte de 1.000 euros par an. [...]

Comme beaucoup d’associations, Handisup a commencé à lister les étudiants handicapés lésés par cette réforme. Une fois centralisé, ce registre sera présenté à la ministre Valérie Pécresse en espérant un revirement de sa part.

www.liberation.fr/actualite/societe/347484.FR.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 2 Sep - 8:11



RSA
Sarkozy : « mettre à contribution les revenus du capital »

Cette aventure du RSA tombe à point nommé pour nous rappeler que taxer les revenus du capital ne porte nullement en germe un quelconque changement de société : cela a longtemps été un cheval de bataille de la gauche réformiste et l’histoire a prouvé à plusieurs reprises que la droite libérale est parfois prête à sacrifier momentanément ses propres intérêts.

S’il est un objectif qu’une gauche digne de ce nom doit avoir, c’est celle d’une véritable libération de l’individu face au capital. Aujourd’hui, ce sont les entreprises qui choisissent leurs salariés et imposent leurs conditions, les impôts négatifs et le RSA ne changeant absolument rien à cela. Une véritable politique de changement social consiste au contraire à inciter les entreprises à embaucher à un point tel que toute personne qui cherche un emploi se trouve face à de nombreuses offres, à créer une situation dans laquelle le facteur de rareté soit désormais du côté des individus et non plus des emplois.

Utopique ? Imaginons que l’entreprise touche pour chaque emploi en équivalent temps plein un montant monétaire représentant une bonne partie du coût salarial. Finançons ces montants par un prélèvement sur la différence entre les ventes et les achats de chaque entreprise. En clair, une partie du coût salarial est prise en charge de façon collective par la totalité des entreprises. Supposons que l’offre d’emplois soit insuffisante (emplois de mauvaise qualité, persistance de chômage...). On relève alors la partie financée collectivement : chaque entreprise bénéficie de l’intégralité du travail d’un individu tout en ayant une part encore plus importante prise en charge par les autres entreprises. Les entreprises ont alors tout intérêt à embaucher, à rivaliser pour proposer des emplois attractifs.

Cette proposition économique existe : elle s’appelle la redistribution interentreprises (http://www.redistribution.fr). Grâce à celle-ci, une partie de la production globale d’un pays pourrait être dorénavant extraite des mécanismes marchands et répartie de façon strictement égalitaire entre les travailleurs. Ainsi, toute personne qui travaille a la garantie de recevoir un revenu décent, indépendamment de la valeur marchande de son travail. N’oublions jamais que le capital n’est que du travail mort, du travail cristallisé dans une production intermédiaire. En rémunérant de façon collective le travail, on réalise ainsi un financement mutualisé des investissements des entreprises, une collectivisation partielle mais néanmoins systématique des moyens de production. Voilà qui permettra de renouer tranquillement avec l’essence du socialisme, de libérer l’individu face au capital. (...)

Benoit BORRITS
Le RSA de Hirsch-Sarkozy ou quand la gauche oublie ses fondements...
29 août 2008
www.legrandsoir.info/spip.php?article7056


Commentaires

Je pense qu’il faut être plus radical dans le principe.
Une part du salaire (salaire de base) doit être versée par une caisse de l’Etat alimentée par les entreprises. Disons entre 1200 et 1500 euros ou plus si possible.
Les salaires de bases sont ainsi versés par l’Etat à tout travailleur qu’il soit en emploi ou bien en recherche d’emploi.
Chaque entreprise verse à l’Etat le montant total des salaires de base correspondant au nombre de personnes travaillant dans l’entreprise, et un salaire additionnel directement aux employés qu’elle souhaite mieux rénumérer.
Le salaire de base remplacerait tout un ensemble d’aides sociales aux plus démunis avec des modulations possibles dans des cas particuliers.
L’employé ne serait plus à la merci de l’employeur. Il pourrait choisir l’emploi où il est le mieux et le plus performant.
Pourquoipas

Il me semble l’auteur oublie un point important : il ne s’agit pas de taxer le capital, mais les revenu de celui-ci. Autrement dit, les plus touchés seront ceux qui ont un capital productif mais qui ne tombent pas sous la protection du bouclier fiscal. Autrement dit : les petits épargnants.
Les gros eux ne sont toujours pas atteints, NSNB protège toujours ses amis. Là où il réussit son coup, c’est en faisant croire qu’il prend une réforme de "gauche" digne d’un Besancenot, alors qu’il s’attaque une fois encore aux petits, aux sans grade. Une fois encore qui trinque ? les classes moyennes, ceux [avec] assez pour vivre et mettre "un peu de côté".
Paul du 59



RSA : un mauvais coup

Le Collectif-rto dénonce « l’ampleur du mensonge concernant le RSA » : « Ce dispositif est présenté comme la solution pour augmenter le revenu des travailleurs pauvres, alors qu'avec l’application du décret sur le train de vie, il va au contraire en exclure une partie de l’accès à un complément de salaire, mais aussi aux droits connexes afférents au statut de Rmiste ». Extraits. Voir l'analyse intégrale sur le site du collectif.

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/08/rsa-un-mauvais.html
www.collectif-rto.org/spip.php?article672

RSA : les effets pervers d'une réforme consensuelle
Malakine explore la face cachée du Revenu de solidarité active. Chacun salue l'aide apportée aux bénéficiaires de minima sociaux qui reprennent du travail. Mais le RSA fonctionnera en réalité comme un complément de salaire public aux travailleurs à temps partiel. Une manière d'en finir avec le SMIC ?
www.marianne2.fr/RSA-les-effets-pervers-d-une-reforme-consensuelle_a90616.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Enfants de pauvres = paquets-poste sans valeur ni destinataire   Jeu 11 Sep - 9:45


Ladybird, de Ken Loach, 1994 (Photo bordo2.canalblog.com)

Aude, Jamel et leurs bébés placés : le carnet rose vire au cauchemar
Justice. Des parents privés de façon contestée de leur fils de 15 mois et de leur nourrisson.

Elle garde les mains jointes, le regard triste et baissé. Il lève la tête, ravale sa douleur pour expliquer. Aude et Jamel, 35 et 36 ans, sont parents de deux très jeunes enfants (1). Basile, l’aîné, a 15 mois, et Laïla, sa petite sœur, vient de naître, le 16 juin. Leurs journées devraient être rythmées par le tourbillon épuisant et joyeux des biberons, couches et jeux. Au lieu de ça, les voilà seuls.

Evanouissement. Leurs bébés sont «quelque part dans le département». C’est la seule information qu’ils ont. L’aide sociale à l’enfance (ASE) des Hauts-de-Seine les a placés le 26 juin. Une décision «brutale et injustifiée», dit Karine Shebabo, leur avocate. Dans ce dossier, de nombreux acteurs administratifs contactés par Libération admettent que la séparation «n’aurait jamais dû avoir lieu». Et évoquent «un regrettable enchaînement ». «Si je ne m’étais pas évanouie, si mon mari n’était pas sorti faire les courses, les enfants seraient là», se culpabilise Aude. A regarder les photos de Basile, petit visage pointu au regard plein de vie, à lire son carnet de santé, qui retrace les premiers mois d’un enfant en forme et régulièrement suivi, on se demande ce que les parents peuvent avoir à se reprocher.

Mais eux devancent la question, habitués maintenant à se justifier. Aude est dépressive, elle a besoin de prendre un traitement. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte de Laïla, elle arrête les médicaments. «J’avais peur que cela fasse du mal au bébé.» Encore plus déprimée, elle ne fait pas suivre sa grossesse . Et se présente à la maternité de Neuilly, dans la nuit du 16 juin, sur le point d’accoucher, sans aucun dossier. «Ils étaient mécontents qu’on n’ait pas les papiers», dit Jamel, ce que confirme la maternité.

Entre le père et le personnel médical, les choses se passent mal. Jamel se braque aux questions qu’on lui pose sur leur vie. Il les trouve indiscrètes. Le lendemain de l’accouchement, Aude est dans un état de «grande faiblesse» psychologique et physique. Mais la psychiatre qui la soigne trouve qu’elle réagit «bien» au traitement donné, qu’elle se retape vite. D’autres membres du personnel médical sont plus inquiets. Lorsqu’elle quitte la maternité, le 25 juin, ils alertent l’ASE.

Le lendemain, jeudi 26 juin, une éducatrice de l’ASE et une puéricultrice de la Protection maternelle infantile (PMI) se rendent au domicile. Jamel est sorti faire les courses, Aude et les enfants dorment. Sonnée par les médicaments, elle a du mal à répondre aux questions. Les visiteurs trouvent que l’appartement est «sale», et s’inquiètent de l’état de la mère. Ils reviennent une heure plus tard avec des policiers. Choquée, Aude s’évanouit. Les pompiers l’emmènent aux urgences d’un hôpital voisin, d’où on la laisse repartir peu de temps après. Mais trop tard. Jamel est injoignable. Le parquet des mineurs de Nanterre décide d’un placement provisoire des bébés.

«Doudous». La mesure aurait pu ne durer que quelques heures. Mais la juge des enfants est en vacances, l’audience pour décider du sort de Basile et Laïla est repoussée au 10 juillet. Certes, il y a bien une deuxième juge pour traiter des «urgences». Elle considère visiblement que ce n’en est pas une. A la demande de l’avocate, elle accorde toutefois un droit de visite de deux heures tous les jours aux parents. Il ne sera pas respecté par l’ASE. Depuis neuf jours de séparation, les parents n’ont pu voir leurs enfants que deux fois une heure. «On a apporté leurs doudous, leurs biberons, leurs vêtements, et une écharpe avec le parfum d’Aude, explique Jamel au bord des larmes. Les gens de l’ASE nous ont dit que c’était bien.» Jointe par téléphone, l’ASE des Hauts-de-Seine explique qu’elle n’a «pas les moyens» de respecter le droit de visite de deux heures par jour. Et justifie le placement en expliquant avoir détecté un «danger imminent» pour les enfants.

La psychiatre qui a suivi Aude à la maternité ne semble pas de cet avis. Certes, elle pense que la famille a besoin d’aide, une assistance éducative pour les enfants et un suivi médical pour leur mère. Mais elle atteste dans un certificat que Aude est tout à fait «apte à s’occuper de ses deux enfants au domicile», et que le placement est «disproportionné». «Quand on a vu Basile, on a essayé de lui expliquer ce qui se passait, raconte Aude. On lui a surtout dit qu’on ne l’abandonnerait jamais.»

(1) Les prénoms ont été modifiés.

ONDINE MILLOT
www.liberation.fr/actualite/societe/337118.FR.php
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 25 Sep - 11:26



«Le RSA, ça vous remet dans le bain»
Précarité. Rencontre avec des allocataires dans le Nord, département pilote du dispositif.

[...] «Infos». Pas de loyer pour Stéphane, 34 ans, formé en soudure au centre de formation professionnelle d’Hautmont. «Une certification pour travailler dans le nucléaire.» Depuis qu’il a 16 ans, jamais de contrat de plus de dix-huit mois. Pour l’instant, son RMI et sa formation, rémunérée, se cumulent, 800 euros, mais ça ne dure que trois mois. Après, le RSA prend le relais. Sur sa feuille de la CAF, il a remarqué qu’il touchait déjà 33 euros au titre du RSA.

Jérôme aussi est pour. Mais il est inquiet. Il vient de terminer un contrat de six mois chez Maubeuge Construction Automobile. Il travaille là par à-coups depuis 1998. Ancien RMiste, il a eu 200 euros de RSA plus 1 200 de salaire. Problème : les 3 000 euros d’indemnités de fin de mission et de congés payés l’empêchent de toucher le RMI, à présent qu’il est à nouveau chômeur. En plus, il n’a pas travaillé assez d’heures, à quelques heures près, pour toucher le chômage. «Je dépasse le barème. Et si je retrouve du travail, je ne sais pas si j’aurai droit, cette fois, au RSA.» Ce qui l’angoisse le plus, c’est que «dans l’automobile, en ce moment, ça n’a pas l’air d’aller fort».

«Intérim permanent». C’est une des limites du système, censé sortir les gens de la pauvreté, cet effet de yo-yo entre deux contrats, surtout à Maubeuge, où le chômage est à 20 % et où l’emploi industriel a fondu. «Le RSA peut tirer vers le haut certaines personnes. Mais pour les mettre au boulot, il faut de l’offre», insiste Thierry Herbet, directeur de la maison de l’emploi du Nord-Avesnois. Il s’explique : «Nous devons mieux travailler avec les entreprises, aller à leur contact.» C’est en théorie un des points forts du RSA, le suivi. Dans le Nord, seuls 55 à 60 % des 72 000 RMistes ont un référent. Le bilan chiffré est pour l’instant inconnu, assurent les services du conseil général, à majorité de gauche.

Rémi Pauvros, maire (PS) de Maubeuge, chargé de l’insertion au département, craint qu’on favorise un «intérim permanent». Il pointe le risque de recréer une catégorie d’exclus en France. «En gros, il y aurait les bons et les autres : ceux qui auront droit au RSA et les autres, les bénéficiaires du "revenu général minimum". Or, nous pensons que tout le monde a la capacité de retourner à l’emploi. La finalité, c’est de trouver de la dignité pour tout le monde.»

HAYDÉE SABÉRAN
www.liberation.fr/actualite/societe/354259.FR.php

Réactions

N'importe quoi
Le travail qui rend digne, ça depend de quel travail; vendre des '4/4', des canons ou être prof ou infirmièr(e), c'est pas tout à fait la même chose. Ne pas oublier de s'interroger sur la valeur de celui-ci, même s 'il rend libre ... En plus, si celui-ci ne permet plus de vivre avec, c'est pas la peine non plus... Travailler pour des cacahouettes, au RSA ou au Smic, c est trop bien, et en plus, faudrait dire merci... Donc, non, la finalité, c'est pas de trouver de la dignité, c'est de pouvoir faire en sorte que tout le monde ait une vie douce avec un niveau de vie satisfaisant. Marre de la charité et de la bien-pensance. Au passage, les RSAstes seront de toute façon bientôt cocus, enfin, doublement cocus quand ils devront payer leur taxe d'habitation, leur redevance (ils ont qu'à jeter leur télé, remarque) et une partie de leur prime pour l'emploi.
Jeff Buckler

Ah
Voilà le nouveau smic pauvre ! en gros on paie avec nos impôts les salaires que nos patrons ne veulent plus nous donner. Qui est le vrai gagnant ?? le patron.
Un salarié discount, voilà ce qu'est le RSA tant aimé par Libé et toute une fausse gauche libérale ! Pardon, j'ai toujours en tête les classes sociales qui bien sûr ont disparu de Libé et de France par magie !

Dans le bain peut-être
Mais ça ne lave pas l'affront fait aux exclus !

@Jeff Buckler
Vous oubliez qu'ils perdront aussi leur CMU et qu'ils ne pourront plus se faire soigner, à moins de contracter une mutuelle; mais je doute que leurs petits salaires d'esclaves postmodernes le leur autorise. M. Hirsch peut jouer les héros ! Que voilà un outil de relance de l'économie qui promet d'être efficace et bienfaiteur ! Ajouter de la misère à la misère reste le pilier de l'insertion à la française. Sauf que là, on y ajoute une nuance de "marche ou crève". On ne leur laisse plus le choix, à nos pauvres "z'assistés". La prochaine étape sera sans doule les camps de travail.
Cassandra

Comment c'est possible ?
Comment peut-on s'en trouver là aujourd'hui, après les leçons du 19ème siècle de Dickens et les deux grandes boucheries du 20ème ? Comment on peut se contenter de survivre dans un pays incroyablement riche, dans un monde de plus en plus riche ? Comment ces gens peuvent-ils accepter d'être manipulés et exploités ?
Nicks
Jeudi 25 Septembre 2008 - 09:23


La fashion week de Carla Bruni à New York
Au cours de la visite officielle de son époux, la première dame de France a joué les "dadames" en s'affichant en permanence en "total look" Dior.
http://next.liberation.fr/article/la-fashion-week-de-carla-bruni-new-york
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 11 Nov - 23:00


Nuit de la Solidarité © Armée du Salut

Les premiers effets sociaux de la crise se font sentir

Dans un environnement économique plus que maussade, aggravé par l'arrivée des premiers froids, les associations de lutte contre la pauvreté assurent qu'elles commencent à constater, sur le terrain, les premiers effets de la crise.
Le Secours catholique rend public, jeudi 13 novembre, son traditionnel rapport annuel, intitulé cette année Familles, enfance et pauvretés. L'association, qui a aidé 1,4 million de personnes en 2007, y souligne la part de plus en plus importante prise par les plus de 50 ans dans ses centres d'accueil. "Beaucoup de familles en situation de précarité viennent se nourrir ou s'habiller dans nos centres pour pouvoir payer leur loyer", note également une permanente de l'association.

Le constat dressé par la Croix-Rouge française n'est pas très différent : "La situation continue de se dégrader. Les pauvres sont plus pauvres, et d'autres couches de la population se fragilisent", explique Didier Pillard, directeur de l'action sociale. "De nouveaux publics se présentent depuis le début de l'année dans nos 650 points de distribution alimentaire et dans nos épiceries sociales : de plus en plus de retraités ; des travailleurs pauvres à temps complet, par exemple des employés municipaux, et des étudiants." L'antenne locale de Toulouse a constaté une hausse de 100 % de la population fréquentant les épiceries sociales. A Redon (Ille-et-Vilaine), cette même population aurait augmenté de 26 % en un mois. En attendant le doublement des crédits du Plan national d'aide alimentaire, qui devraient passer de 10 à 20 millions d'euros en 2009, certaines délégations en sont réduites à diminuer de moitié leurs colis pour pouvoir aider tout le monde.

Sensibles à la détresse croissante des populations qu'elles rencontrent, quatorze grandes associations de lutte contre la pauvreté, toutes adhérentes du réseau Uniopss, ont prévu de tirer la sonnette d'alarme, le 28 novembre, auprès des pouvoirs publics et de l'opinion.

www.lemonde.fr/economie/article/2008/11/11/les-premiers-effets-sociaux-de-la-crise-se-font-sentir_1117239_3234.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Jeu 13 Nov - 23:59



Précarité organisée, institutionnalisée
La France d'en bas, celle de Sarkozy

La pauvreté des plus de 50 ans a augmenté en 2007
http://fr.news.yahoo.com/3/20081112/tfr-pauvrete-secours-catholique-rapport-56633fe.html
cyclops https://www.dailymotion.com/video/x7cfo9_la-france-den-bas-celle-de-sarkozy_news


Les "travailleurs pauvres" de plus en plus nombreux en France
Il y a la pauvreté qui gêne, celle de la grande exclusion, celle de la misère la plus extrême. Mais derrière cette pauvreté se cache une autre forme de précarité. Plus discrète, plus large, celle de ceux qui travaillent mais qui n'y arrivent pas. Toute une population d'invisibles, de gens que l'on croise chaque jour dans la rue et que l'on ne voit pas. Cette population, c'est celle des travailleurs pauvres.
http://fr.news.yahoo.com/4/20081113/tts-france-pauvrete-ca02f96.html
cyclops https://www.dailymotion.com/video/x7e2tj_lheritage-de-sarkozy_news


Les mères seules plus touchées par la précarité
Un rapport du Secours catholique à paraître jeudi s'inquiète de la précarité de nombreuses familles monoparentales. Les plus exposées sont les femmes...
www.lexpress.fr/actualite/societe/les-meres-seules-plus-touchees-par-la-precarite_700147.html
http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=366


www.over-blog.com/com-1042751881/Pour_la_demission_de_Sarkozy.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mer 7 Jan - 17:23



Transports des handicapés, un décret honteux

200 euros par mois. Ni plus ni moins. L’Association des Paralysés de France dénonce une somme forfaitaire plafonnée allouée depuis le 1er janvier aux personnes handicapées. Valérie Létard, secrétaire d’état à la Solidarité essaye de déminer le terrain.

« Depuis le 1er janvier, nombre de familles découvrent que les frais de transport des personnes handicapées entre leur domicile et le centre où elles reçoivent des soins sont désormais moins remboursés » rapporte lemonde.fr.

Aujourd’hui ces prestations, qui étaient prises en charge par l’assurance-maladie, font partie d’un dispositif appelé Prestation de compensation du handicap (PCH) dépendant des conseils généraux. Un simple transfert de compétences, donc.

Sauf que dorénavant, la somme forfaitaire allouée est plafonnée à 200 euros par mois. Dans certains cas, rappelle lemonde.fr, « les seuls frais de taxi peuvent dans certains cas dépasser 1 000 euros lorsque le handicap nécessite plusieurs séances de soins par semaine ».

Comme l’a dit Nicolas Sarkozy à la veille du 1er janvier : « Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. Dans l’épreuve, la solidarité doit jouer sans que le travail soit découragé. »

5 janvier 2009
www.agoravox.fr/article.php3?id_article=49560

L'Etat avait déjà pris 50 millions d'euros destinés à l'insertion des handicapés

Ce n'est pas la première fois que l'Etat récupère discrètement des fonds dans des caisses destinées normalement aux chômeurs et à ceux qui connaissent des problèmes d'insertion. L'Etat a déjà repris, sans concertation, 50 millions d'euros à l'Agefiph, fonds d'aide pour l'insertion professionnelle des handicapés pour équilibrer les recettes du projet de loi de finances 2009.

A l'époque, la CGT avait qualifié ce tour de passe-passe comptable de véritable "hold up" car cela revient à retirer à la structure 10% de son budget prévisionnel 2008-2010. Selon le président de l'Association, cette ponction de l'Etat pourrait priver 28 000 personnes à mobilité réduite d’une formation qualifiante. Cette ponction est la deuxième qui touche les handicapés. Au mois d'avril, le gouvernement avait déjà annulé 17 millions d'euros de crédits du Fonds d'insertion des personnes handicapées de la fonction publique.

Alain Guédé
"Bercy siphonne les caisses des chômeurs", Le Canard Enchaîné
8 octobre 2008
http://forums.france2.fr/france2/Election-presidentielle-2007/sarkozy-faibles-ignoble-sujet_31348_1.htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 28 Déc - 20:02


Reuters/Benoît Tessier

Les associations de mal-logés interdites d'Elysee

Les forces de l'ordre ont interdit l'accès à l'Elysée à une délégation d'associations d'aide aux mal logés venues réclamer des réquisitions de logements par l'Etat.

Le professeur Albert Jacquard et l'actrice Josiane Balasko étaient de la délégation d'une quinzaine de personnes qui a été bloquée rue de Miromesnil, à une centaine de mètres de l'Elysée.

Elle était porteuse d'une liste de vingt immeubles parisiens vides, certains depuis plusieurs dizaines d'années, dont les associations réclament la réquisition par l'Etat.

Jean-Baptiste Eyraud a estimé que la loi Dalo (droit au logement opposable) n'était pas appliquée "parce l'Etat ne loge pas les gens, ne s'est pas donné les moyens de le faire".

"Nous voulons que tous les Français sachent qu'à l'Elysée il y a quelqu'un qui est bien claquemuré, qui est enfermé, qui ne veut pas savoir quel est le réel", a dit Albert Jacquard.
22 12 2009
lexpress.fr



Sans-abri, stationnement interdit

C’est plus ou moins joli. Des petits galets sur un muret, un cactus vert et bien dru dans un hall d’immeuble, un plot à l’entrée d’une banque. Ils se développent et se fondent dans le paysage urbain. Le passant les remarque à peine. C’est justement leur but. Faire en sorte qu’ils soient totalement invisibles, le moins dérangeant possible pour que personne ne s’interroge sur leur fonction : empêcher les sans domicile fixe de s’asseoir, s’allonger, stationner.

Un collectif d’artistes, le Survival Group, photographie depuis quelques mois et expose sur son site Internet (1) ces dispositifs qu’ils ont baptisés «anti-sites».

«Tous ces endroits où l’on voit bien qu’il s’agit d’empêcher des sans-abri de se coucher donnent l’image d’une ville carcérale et sur la défensive», explique Arnaud Lefort, l’un des deux photographes du collectif à travailler sur ce projet. «On est en train de rendre les sans-abri de plus en plus invisibles», ajoute Graciela Robert, responsable de la mission sans-abri pour l’association Médecins du Monde.

(1) Survivalgroup.org/anti-site.html
26 12 2009
www.liberation.fr/societe/0101610623-sans-abri-stationnement-interdit



Agrandir

Un dîner digne des Mille et Une Nuits

Sarkozy et Bruni étaient conviés à un dîner royal lors de leur séjour au Maroc.

Le voyage du président de la République se poursuit sous le soleil de Marrakech. Arrivé le 25 décembre, le couple présidentiel a été reçu par le roi Mohammed VI. Séjournant dans la résidence royale de Jnane Lekbir, à trois kilomètres de Marrakech, les Sarkozy ont eu le plaisir d'être conviés à un dîner "familial" le 27 décembre au côté de l'Altesse royale et son épouse, Lalla Salma.
http://fr.news.yahoo.com/51/20091228/ten-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-a-la-0111c6b.html

La famille du roi du Maroc avait été conviée à prendre le thé chez les Sarkozy à Paris en octobre dernier. En retour, les Sarkozy-Bruni ont été invités à ce séjour de luxe au Maroc. L’information a été dévoilée par notre confrère, Aujourd’hui en France. Mais elle ne précise pas si oui ou non tous les frais occasionnés par ce déplacement (transports, personnel, sécurité…) seront supportés par les contribuables français…
http://fr.novopress.info/42207/vacances-bling-bling-les-sarkozy-optent-pour-le-maroc-2/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 28 Déc - 20:08



«Je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid». «Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s'en trouvera remis en cause».
VIDEO

Pour les sans-abri, l'anniversaire d'une promesse (non tenue) de Sarkozy

Le 18 décembre 2006 à Charleville-Mézières, Nicolas Sarkozy avait promis de donner un toit aux SDF.
lexpress.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BA



Messages : 505
Date d'inscription : 24/06/2009

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 29 Déc - 23:58

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 4 Oct - 22:59


Crèche de Noisy-le-Roi : les gendarmes expulsent une chômeuse et son bébé

Vendredi 1er octobre au matin, sur ordre du maire, c'est entre trois gendarmes qu'Aurélie et son fils de 13 mois ont été chassés de la crèche municipale.

Le 22 septembre, nous vous avons raconté l'histoire d'Aurélie dont le bébé fut, "par erreur", accepté en crèche en cette rentrée alors que sa mère, à la recherche d'un emploi, ne remplissait pas la condition de travailler, et à qui la directrice a rapidement posé un ultimatum : si, avant le 30 septembre, Aurélie ne lui présentait pas de certificat d'embauche, son fils serait définitivement exclu.

Vendredi matin, bien que l'ultimatum ait expiré, Aurélie s'est tout de même présentée à la crèche avec son fils car elle avait un nouvel élément à apporter à la directrice. En effet, la veille, elle a in extremis décroché un emploi (un petit CDD qui va la dépanner), et l'employeur a même eu la gentillesse de lui fournir un justificatif écrit stipulant qu'elle commence dès lundi. Ainsi, sur cette preuve de bonne volonté, Aurélie espérait que la sentance soit levée.

S'attendant à la venue de cette maman un peu trop rebelle qui a osé saisir la presse pour dénoncer sa situation, la directrice de la crèche lui avait réservé un comité d'accueil très officiel, composé du maire de Noisy-le-Roi lui-même et de deux personnes du soi-disant "service de l'Enfance". Malgré le nouvel élément qu'Aurélie leur a présenté, ils sont restés inflexibles : lundi, elle doit aller travailler, et son fils n'a plus aucun mode de garde !

Irresponsabilité et violence sociale

[…] Aurélie s'est donc fâchée : pas question de sortir d'ici sans alternative pour son fils alors qu'elle n'a personne pour le garder lundi. Le maire, agacé, lui a opposé une fin de non-recevoir et appelé la gendarmerie afin de faire évacuer cette femme ô combien dangereuse.

Trois gendarmes sont, rapidement, venus expulser Aurélie et son bébé de la crèche. Impuissante, elle les a suivis. Les trois hommes, dubitatifs, ont exécuté l'ordre du maire, qui accusait Aurélie d’"agression sur sa personne"... L'intervention a été classée sans suite, et c'est désespérée qu'Aurélie est rentrée chez elle avec son bébé dans les bras.
[…]
www.actuchomage.org/2010100212442/L-actualite-du-site/creche-de-noisy-le-roi-les-gendarmes-expulsent-une-chomeuse-et-son-bebe.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Noisy-le-Roi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 5 Oct - 18:12


Un quart des Français renonce à se soigner
De plus en plus de Français devront y renoncer

Selon le dernier baromètre européen Cercle Santé – Europ Assistance, 23% des Français ont renoncé à un soin pour des raisons financières en 2010. 12% pourraient être amenés à le faire. En 2009, d’après ce même baromètre, ils n’étaient que 11% à déclarer reporter leurs soins. Un chiffre alarmant, dans un contexte de baisse massive et généralisée des remboursements.

Parmi les 10% des Français de plus de 18 ans déclarant avoir renoncé à des soins, un sur trois est dépourvu de couverture complémentaire, selon l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes). Soit au moins un demi-million de personnes. Avec l’augmentation des tarifs des assurances et mutuelles, ils seront de plus en plus nombreux à se retrouver dans cette situation. En première ligne : les bas revenus et les chômeurs, mais aussi les ouvriers et les employés. « Le fait d’appartenir à un ménage où le chef de ménage exerce une profession d’employé ou d’ouvrier augmente la probabilité de renoncer à des actes dentaires ou à l’achat d’optique », illustre l’Irdes

Pendant ce temps, la rente des assurances augmente. Depuis leur arrivée dans la santé, au début des années 2000, les assureurs taillent des croupières aux mutuelles. Leur part de marché s’est envolée de 31%. la part des primes non redistribuées aux clients sous forme de remboursement – la différence entre ce que l’assuré paie et ce que son assurance lui rembourse – est passée, en moyenne, de 37 à 107 euros, entre 2001 et 2008.

Entre 2002 et 2008, les dépenses qui ne sont plus remboursées par l’Assurance maladie ont bondi de 6% à 49%, selon l’étude de l’UFC-Que Choisir. Résultat, en 2008, chaque Français consacrait, en moyenne, 618 euros pour sa santé, contre 407 euros au début des années 2000.

La rigueur va encore s’accentuer. Le gouvernement a présenté fin septembre son projet de loi de finance pour la Sécurité sociale de 2011. Objectif : économiser 2,5 milliards d’euros. Première mesure : une taxe sur le chiffre d’affaires des complémentaires santé, sans distinction entre celles qui sont à but lucratif, les assurances, et celles qui ne le sont pas, les mutuelles.
www.bastamag.net/article1215.html?id_mot=38
www.marianne2.fr/Un-Francais-sur-cinq-renonce-a-se-soigner-trop-cher-!_a197713.html


En 2008, neuf millions de Français se sont privés de soins par manque d’argent
Aujourd’hui, on estime que 7 % à 8 % des Français, soit environ cinq millions de personnes, sont dépourvus de complémentaire. C’est notamment le cas de 15 % des ouvriers et 18 % des chômeurs, selon une étude publiée en 2006 par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes).

Les complémentaires les moins performantes sont celles qui ont le plus de clients.
L’UFC affirme aussi que les hausses des cotisations, réclamées par les complémentaires, sont parfois sans rapport avec le niveau des remboursements.
[...] désignant, d’une façon à peine voilée, certaines sociétés d’assurances qui multiplient les annonces publicitaires, notamment à la télévision. Pour l’UFC, il convient de mettre en place un «indice du taux de redistribution», permettant à chaque consommateur de connaître avec précision la part des primes consacrées aux remboursements des soins.
www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2441003&rubId=4076

Ensemble pour une Santé solidaire

«La nation garantit à tous le droit à la santé» C'est écrit dans notre constitution.
Pourtant les franchises médicales, les déremboursements massifs de médicaments, les fermetures d'hôpitaux de proximité, la casse de notre système de santé solidaire, font que nous pouvons plus nous soigner.

Nous demandons à l’État de faire le nécessaire en garantissant une aide afin que chacun puisse vivre dignement.
Nous ne pouvons plus attendre, nous serons solidaires.

Nous vous proposons de télécharger la pétition, de la faire signer à vos voisins, famille, amis , collègues, etc. et de la transmettre à :
Bruno-Pascal CHEVALIER
17 Résidence Bois-Pommier
91390 Morsang-sur-Orge

Collectif national Les Malades Solidaires
www.lesmaladessolidaires.com/accueil.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Lun 25 Oct - 17:51


Pendant la grève, la mondialisation continue

Petit tour d'horizon avec le blogueur Eugène, des bonnes et mauvaises nouvelles des usines françaises

Pendant que le gouvernement se moque des Français qui contestaient la réforme des retraites (Woerth, en souriant : « Un jour viendra où les adversaires d’hier seront reconnaissants »), il ne s’occupe pas des plans sociaux, des délocalisations et des fermetures d’entreprises. D’ailleurs nous savons déjà que le chômage devrait remonter en 2011.

Belle prestation encore de l’équipe gouvernementale qui, lorsqu’elle indiquait « travailler plus pour gagner plus », n’avait pas précisé que ceux qui travailleraient plus seraient de moins en moins nombreux et que, finalement, ils ne gagneraient pas plus. Nous vous laissons juge, commençons par les bonnes nouvelles qui sont un peu difficiles à trouver en ce moment.

Les Bonnes Nouvelles

29 Septembre 2010 : Deux ans après la mise en œuvre du projet de relance du groupe Rossignol présidé par Bruno Cercley, ce début de saison est marqué par une relocalisation de la production sur le site de Sallanches. Quelques 60 000 paires de skis produites jusqu’ici à Taiwan, seront désormais réalisées en France au pied du mont Blanc.

30 septembre : le plan de suppression de 34 emplois de Clinique du Tertre-Rouge est annulé.

1er octobre : Dow Chemical va continuer d’investir en France.

4 octobre : Dans son ordonnance, le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris a estimé qu'au regard des éléments fournis, il n'y aurait probablement pas de licenciements chez l'éditeur de logiciels bancaires Viveo.

20 octobre : Emo, une entreprise de textile troyenne : le plan de continuation de l'entreprise qui compte 109 salariés a été accepté par le tribunal de commerce.

Les Mauvaises

24 septembre : 99 % des salariés de l'imprimerie France Quercy, qui ont appris la veille la suppression de 20 emplois, ont observé une grève massive devant leur entreprise à Mercuès.

28 Septembre : La plate-forme frigorifique de Christian Salvesen (racheté en 2007 par le groupe Norbert Dentressangle Logistics) qui emploie environ 80 personnes à Duppigheim, va être frappée par un nouveau plan social. Le troisième en trois ans.

28 Septembre : L'entreprise Le Got Menuiserie, installée au Drennec (29), a été placée en redressement judiciaire ce matin par le tribunal de commerce de Brest. La société emploie 163 salariés et fabrique des portes, fenêtres et portails en PVC et aluminium. Elle travaille essentiellement avec des artisans et menuisiers. Son chiffre d'affaires est d' environ 24 millions d'euros

29 Septembre: Conflit social chez le fabricant de fil textile Payen, qui compte 240 salariés sur trois sites de production en Ardèche. 14 postes risquent d’être supprimés. Mais le 23 octobre, à l'issue d'une rencontre sous l'égide de l’Inspection du travail, l'employeur a reculé et a retiré son plan social. L'unité de Saint-Julien va poursuivre la production.

30 septembre: Electrolux délocalise vers la Pologne. Second article

30 septembre : Un plan social provoque un record d’arrêts maladie. Imaginez une entreprise où 12 % des salariés sont en arrêt maladie ! C’est le cas à Wolters Kluwer dont la filiale française est sous le coup d’un plan social.

1er octobre : Renault Sandouville pourrait perdre la Laguna.

2 octobre : Borax : les salariés redoutent de nouveaux licenciements.

4 octobre 2010 : la direction de Sanofi vient à Neuville pour défendre le plan social qui prévoit 800 suppressions de postes. Le géant pharmaceutique ferme le site chimique de Neuville-sur-Saône pour y implanter un pôle vaccins.

4 octobre : Alstom va supprimer 4 000 postes d'ici mars 2012 dans ses activités de fabrication de turbines, dont 1 000 par non-renouvellement de contrats à durée déterminée et « départs naturels ».

4 octobre : les salariés de l'imprimerie Hérissey, à Evreux, ont appris qu'un plan social portant sur vingt-neuf personnes était envisagé par la direction. Le site emploie quatre-vingt-quatorze personne a été racheté en juin par l'un des leaders de l'imprimerie française, Qualibris. L'imprimerie travaille pour Hachette, Le livre de poche et fait un carton avec les mangas japonais.

5 octobre : Comité d'entreprise extraordinaire de SeaFrance a établi une liste de 80 salariés licenciés qui est acceptée par la direction. Second article

5 octobre : Rouvray (21) : Plan social à MGM France (132 personnes), l'entreprise, qui fabrique des composants plastiques pour l'automobile, est en danger : un plan social a été annoncé par la direction de l'entreprise.

6 octobre : l’entreprise GPV de Davézieux spécialisée dans la fabrication d’enveloppes, soutenus par d’autres provenant des entreprises du bassin d’Annonay, Inoplast, Trigano ou Irisbus, ont manifesté leur mécontentement alors que se tenait le comité central d’entreprise (CCE) à l’intérieur. Mécontentement contre le plan social (84 emplois), contre les soupçons d’entente illicite qui secouent le marché de l’enveloppe européen. Lien.

5 octobre : La Poste, qui ambitionne de devenir un grand groupe de service européen d'ici 2015 et doit faire face à la baisse du volume du courrier, prépare sa mutation avec des postiers moins nombreux, qui devront « s'adapter » à l'évolution des métiers : un départ de postier sur trois ou sur quatre d'ici 2015 ne sera pas remplacé : une petite dizaine de milliers de départs et environ 3.000 recrutements chaque année.

9 octobre : Calaire chimie (Calais) - La CGT refuse toujours le plan social portant sur 51 postes.

10 octobre : Plan social annoncé à l'usine Sealynx dans l'Eure, 257 emplois sont menacés à l'usine de Charleval qui fabrique des joints d'étanchéité pour le secteur automobile.

12 octobre : 220 salarié concerné par un plan à La Redoute.

14 octobre : Le groupe Molex cesse le financement du plan social du site de Villemur-sur-Tarn. Plan social Molex: l'Etat jouera son rôle. Voir aussi cet article

20 octobre : Continental : les salariés lancent une pétition. Second article

20 octobre : Oracle France : 144 emplois menacés dans le cadre d’un nouveau plan social suite à sa fusion juridique avec Sun France.

21 octobre : PSA Belchamp : Des menaces de délocalisation en Chine selon FO.

Riez monsieur Woerth, les chômeurs vous regardent. Mais pendant ce temps d’autre pays proches, eux, ont un vrai gouvernement qui travaille : on apprenait aujourd’hui que Siemens offre la sécurité de l'emploi « illimitée »... ou presque.
www.marianne2.fr/Pendant-la-greve-la-mondialisation-continue_a198965.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 9 Nov - 11:23



«On est proche du scandale de laisser autant de gens avec si peu»
Près d'un million et demi de personnes ont eu recours à l'aide du Secours catholique en 2009, un nombre en augmentation
.

Chômeurs, étrangers sans ressources mais aussi salariés : près d'1,5 million de personnes ont eu recours à l'aide du Secours catholique en 2009, un nombre en augmentation compte tenu de la crise économique.

Le rapport annuel de l'association publié mardi relève un point commun à toutes ces personnes : l'extrême faiblesse de leurs ressources, insuffisantes pour faire face aux dépenses courantes, encore plus aux dépenses imprévues.

"Toutes ces personnes en difficultés ne sont pas de mauvais gestionnaires", souligne Pierre Levené, secrétaire général du Secours catholique

"On est proche du scandale de laisser autant de gens avec si peu", dénonce-t-il.

En 2009, pour la seconde année consécutive, le nombre de personnes accueillies par les 63.000 bénévoles du Secours catholique a progressé et atteint 1,48 million, soit 80.000 personnes de plus qu'en 2008.

Le nombre de "situations de pauvreté" parmi les ménages rencontrés a progressé de 2,1%, à 637.200, en particulier dans les rangs des familles avec enfants, des moins de 40 ans et des personnes "inclues" dans la société, Français ou étrangers en règle.

Cette hausse s'explique par une augmentation du nombre d'étrangers, avec ou sans papiers, mais aussi, pour les Français actifs, par les effets de la crise économique: chômage et baisse du pouvoir d'achat.
Employés

Le nombre d'actifs employés ou en recherche d'emploi (62% du public, +2,5 points) "représente l'essentiel de la hausse", note le rapport.

"Le travail pauvre ne recule pas malgré la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) en 2009", précise-t-il.

Chez les demandeurs d'emploi, l'ONG rencontre "un plus grand nombre de personnes pour qui aucune perspective d'amélioration de l'emploi ne se dessine alors que la mise en place du RSA devait rendre l'emploi plus attractif".

Parallèlement, "même si les prix se sont stabilisés en 2009, l'augmentation des revenus n'a pas compensé les hausses de prix intervenues précédemment".

En décortiquant les budgets de 1.163 ménages vivant non pas dans la grande exclusion mais dans une "pauvreté ordinaire", le Secours catholique évalue le revenu mensuel médian à 759 euros hors aides au logement.

Les dépenses incompressibles -loyers, énergie, eau, mutuelles et assurances, impôts, transports, scolarité- représentent 515 euros, soit 68% du budget, les dépenses de la vie courante (alimentation et habillement) 265 euros.

À la fin du mois les comptes sont déjà dans le rouge (-21 euros). Il reste encore à financer, souvent par le crédit, les dépenses imprévues (pannes, problème de santé) et les dépenses "souples" (entretien du logement, du véhicule, loisirs), que l'on peut retarder. Le solde plonge alors à -141 euros.

Cercle vicieux

"Beaucoup de ces ménages sont dans des situations de surendettement. Ensuite c'est l'accumulation et un cercle vicieux duquel ils ne peuvent jamais sortir complètement", explique Pierre Levené.

Une situation particulièrement complexe en milieu rural, "où l'absence de transports publics complique encore la tâche des actifs", souligne-t-il.

À partir de ce constat le Secours catholique dresse une liste de propositions : "créer un environnement plus porteur" pour les actifs avec davantage de places en crèche et de transports en milieu rural, mais aussi relever les minima sociaux et revaloriser les aides publiques au logement, favoriser les contrats à temps plein et la formation.
www.liberation.fr/societe/01012301190-la-crise-grossit-les-rangs-des-beneficiaires-du-secours-catholique

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101105.OBS2340/hu-jintao-a-paris-un-diner-des-cadeaux-et-des-contrats.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mer 10 Nov - 1:15


Huit millions de pauvres en France : elle a bon dos, la crise !

La crise jette dans la rue huit millions de pauvres, selon le rapport du Secours catholique. Le constat est réducteur pour Christian Jacquiau, économiste critique. Les politiques ne peuvent en effet se dédouaner de leurs responsabilités dans le délabrement du tissu social.

[…] Trop commode crise qui tend à nous faire oublier que la misère, la pauvreté et la précarité ont pour origine essentielle l'absence d'emplois dignement rémunérés, résultant elle-même de choix et décisions éminemment politiques.

Comment prétendre régler le problème du chômage et du mal-emploi lorsque nos élites politiques et économiques s'évertuent - au nom de l'impérative nécessité de compétitivité - à ériger le dumping social en mesure de la performance managériale ?

Comment croire que la tendance puisse se retourner alors que les plus hautes instances de l'État favorisent l'échange de contrats prétendument mirifiques avec la Chine contre le transfert de savoir-faire technologiques qui dès demain se traduiront immanquablement par de nouvelles délocalisations, accompagnées de leur cohorte de laissés pour (solde de tout) compte ?

La France compte huit millions de pauvres. L'équation est toujours la même. Au-delà des destructions directes d'emplois : moins de paysans, moins de commerçants, moins de petites et moyennes entreprises (PME), c'est mathématiquement moins de cotisations patronales et salariales, moins d'impôts levés, moins de financements pour les services publics (hôpitaux, écoles, etc…) et moins pour les transferts sociaux (sécurité sociale, retraites, etc.). Simple. Simpliste même.

Trop sans doute pour qu'elle puisse être comprise de ceux qui dessinent notre avenir, en s'appliquant à préserver le leur et celui de leurs amis.

Pire encore. Privé des ressources indispensables au bon fonctionnement des rouages de l'État, le pouvoir coupe scrupuleusement dans les budgets sociaux, ce qui ne fait qu'empirer la situation des plus démunis.
Pour autant, le politique n'est pas inactif. Et il tient ses promesses. Celles faites au Medef de réaliser le vieux rêve libéral défini dès 1995 par le président d'ABB (Asea Brown Boven) (1), comme la liberté pour son groupe « d'investir où il veut, le temps qu'il veut, pour produire ce qu'il veut, en s'approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales ». La machine ne peut dès lors que s'emballer.

Le parti socialiste, à défaut de chercher des solutions, se cherche une tête à mettre en vitrine de 2012. Solidement ancré, l'anti-sarkozysme pourrait bien l'aider à triompher. Mais qu'on ne s'y trompe pas, au-delà de la personne de Nicolas Sarkozy, « un des problème de la France », c'est bien la politique qu'il mène, dans un système économique européen mondialisé où l'humain n'est plus que l'accessoire du financier, qui conduit au naufrage.

En dehors de la petite touche sociale indispensable à sa communication, l'alternance promise au parti de la rue de Solferino n'y changera rien... si les règles du jeu économique et social ne sont pas profondément modifiées. En aura-t-il la volonté, le courage et l'audace ? Rien n'est moins sûr.
Il est plus que temps que les citoyens sortent de leur léthargie et montrent fermement le chemin... à leurs guides.


Ce solde n’est pas le « reste à vivre », c’est ce qui reste pour financer des dépenses que l’on peut choisir de faire, de retarder,
de financer par le crédit ou par un emprunt, ou auxquelles il faut renoncer, en particulier :
- les dépenses de santé hors remboursements (sécurité sociale, mutuelle) ;
- les dépenses de loisirs, culture, vacances ;
- les dépenses d’équipement et d’entretien du logement ;
- l’achat et l’entretien d’un véhicule (voiture, deux-roues) ;
- les dépenses imprévues (pannes, déplacements en urgence…).
www.marianne2.fr/Huit-millions-de-pauvres-en-France-elle-a-bon-dos-la-crise_a199514.html

La précarité touche de plus en plus de femmes
Une précarité croissante qui touche notamment les jeunes et les femmes. Voilà les conclusions du rapport annuel du Secours Catholique paru aujourd'hui.

"La féminisation de la pauvreté se poursuit : seules ou en couple, avec ou sans enfant(s), les femmes représentaient 54,4 % des adultes accueillis en 2008 ; en 2009, elles en représentent 55,1 %", note le rapport. "Les mères au foyer, dont les ressources se retrouvent d'un coup amoindries en cas de divorce ou de séparation, ont du mal à retrouver rapidement un travail. Le cas de personnes isolées c'est-à-dire vivant seules représente 44% des situations en difficulté, dont 80% sont des femmes", explique à l'Express François Soulage, le président de l'association.
Parmi les 80 000 bénéficiaires supplémentaires que le Secours Catholique a aidé en 2009, on compte par ailleurs de nombreux jeunes. Un sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 970 E par mois. Les 18-25 ans sont tout particulièrement touchés par le chômage. 23% d'entre eux sont à la recherche d'un emploi.
http://fr.news.yahoo.com/77/20101109/tfr-la-prcarit-touche-de-plus-en-plus-de-37c756d.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Ven 12 Nov - 19:39


Ma vie d'étudiante à faire semblant de ne pas être pauvre

« Les gens, ça les emmerde quand ils t'entendent dire que toi, t'as pas de thunes et que donc, tu peux pas les suivre. »

Croisée au détour de la note de blog « Deux ou trois choses que je sais sur Francis, SDF, 60 ans passés », notre riveraine Kyste, 27 ans, a hésité avant de me rencontrer. Elle avait commenté la note convenant du « problème » de Francis :
« […] ne s'être pas résigné, préférer une pauvreté visible à une pauvreté qui passe inaperçue, comme un doigt d'honneur. »

Et de témoigner :
« Tout le monde n'en a pas l'audace. »
Elle, sa précarité d'étudiante, elle n'en parle à personne.
« Je me tais sur ma situation auprès de la majorité des gens car être pauvre, ça exclut. »

Quand, après ses cours, quelqu'un propose d'aller prendre une bière, elle raconte qu'elle boit trop en ce moment, qu'elle met la pédale douce sur l'alcool :
« 3,70 euros le demi, c'est impossible. »
Avec 697 euros par mois pour vivre à Paris, ne pas perdre la face (financière) devant les autres est un travail à plein temps.

« Ce n'est pas “normal” de vivre dans une telle situation »

Un foulard rouge autour du cou, un café noir face à elle, son propos est posé, construit. Ses sept années d'études, notamment dans les sciences sociales, n'y sont pas étrangères :
« Depuis notre contact, j'ai repensé à tout ce que cela représentait. Et ce n'est pas “normal” de vivre dans une telle situation, vu ma formation et les quatre langues que je parle. »

Issue d'une famille modeste du Nord-Ouest de la France, Kyste espère devenir chercheuse. Comme elle ne peut désormais plus bénéficier des bourses de l'État (Crous), elle fraude le RSA pour survivre :
« Je n'y ai normalement pas droit puisque je suis étudiante et que je n'ai jamais été salariée en France. J'ai toujours bossé au noir.

En plus des 404 euros du RSA, je touche une APL [allocation personnelle au logement, ndlr] de 293 euros par mois. Heureusement, pour mon appart, j'ai un proprio sympa qui ne me fait pas payer trop cher.
Quand j'ai payé mon loyer, EDF, et ma connexion internet, il me reste exactement 227 euros pour vivre. »

« Ça prend du temps d'être pauvre »

Elle a parcouru différentes capitales grâce aux bourses Erasmus, et n'a jamais eu autant de difficultés à s'en sortir que depuis qu'elle vit à Paris. Cinquante euros : voilà le montant de son budget hebdomadaire pour tout faire.
« Je fais la fin des marchés, les magasins de hard-discount : j'essaye de réduire mes dépenses au maximum. Mais dès qu'il faut que j'achète du shampooing ou quoi, ça fait sauter tout mon budget.

Une fois par semaine, j'essaie de me faire un mini-plaisir en allant boire une pinte en “happy hour” ou en m'achetant une pâtisserie en promo. Mais ça prend du temps d'être pauvre. »

Entre nécessité et rejet d'une société de gaspillage, Kyste est une adepte du « dumpster diving », pratique qui consiste à fouiller les poubelles de commerces à la recherche de nourriture.

« Vaut mieux être comme tout le monde, faire comme si… »

Cette situation, Kyste n'en parle qu'à très peu de personnes. Uniquement à ceux et celles qui partagent un quotidien similaire au sien. Aux autres, elle ne raconte rien :
« Je n'ai pas envie de me livrer pour que ça me porte préjudice par la suite. J'ai besoin de liens et de relais dans le monde de la recherche. Et pour ça, il vaut mieux être comme tout le monde, faire comme si je n'avais pas de problèmes d'argent.

Et parfois, c'est tellement étrange… Je sais pertinemment que dans mes cours, d'autres étudiants sont dans la même situation que moi.
Mais quand, par exemple, tu demandes à quelqu'un s'il a galéré pour trouver un appartement sur Paris, on te répond toujours : “Oh non, ça a été plutôt facile.” Alors qu'il y a rien de plus pénible que de trouver où se loger sur Paris quand t'as pas de thunes. »

Elle compte ses dépenses, centime après centime. Se faire inviter à un dîner l'oblige à préciser qu'elle n'a « pas trop d'argent ces temps-ci ».
« On te dit alors d'amener le dessert. Mais tu arrives vite à un montant de huit ou dix euros, c'est beaucoup dans mon budget. Et ça m'énerve car, souvent, il y avait bien assez à manger et on jette alors plein de trucs. »

Ce qui était moins lourd à porter à 20 ans gêne désormais ceux qui sont entrés dans la vie active. Elle parle d'un ami devenu pharmacien. Jeunes étudiants, ils fréquentaient les mêmes soirées, leurs différences de revenus n'étaient alors pas un problème.
« Je l'ai revu il n'y a pas longtemps. Dans un parc. Il ne m'a pas présenté à ses amis qui se trouvaient dans un bar un peu plus loin.
J'ai senti qu'on avait passé un cap. Qu'avant c'était drôle mais que maintenant, on ne pouvait plus se permettre de rester entre gens différents. »

« Mentir, c'est rester membre du groupe »

Taire une situation financière difficile s'apparente à une question de survie selon Anne Rambach, co-auteure de deux livres sur ceux qu'elle nomme « Les intellos précaires » :
« C'est un exemple bête mais, en tant qu'aspirant-chercheur, si on ne peut même pas se payer un café, on est pas pris au sérieux. Et ceci est valable dans de nombreux domaines.

La question de survie se situe dans le respect des codes du groupe auquel on veut appartenir. Casser ces codes, ne pas s'y plier, c'est se mettre en marge de ce groupe. »

La sociologue Maryse Bresson, professeure de sociologie à l'université de Versailles, apporte son éclairage :
« En sociologie, on distingue deux groupes différents : le groupe d'appartenance et le groupe de référence.

Le groupe de référence est celui auquel on se sent appartenir. Dans ce cas-ci, on pourrait estimer que c'est celui des chercheurs “reconnus” comme tels. Alors que le groupe d'appartenance est celui auquel on appartient réellement. À savoir ici, celui des aspirants-chercheurs précaires.

Mentir sur sa situation, ou la taire tout du moins, permet à l'individu de rester membre du groupe en essayant d'y correspondre au maximum.
De l'autre côté, au sein du groupe de référence, la question du rejet ou non d'un individu n'est pas tranchée de manière homogène. Les arguments et les tensions y sont multiples. »

Dans quelques mois, elle sera fixée quant à l'obtention d'une bourse de doctorante. Mais quel que soit son avenir, elle est sûre d'une chose :
« Même si un jour je gagne mieux ma vie, je n'oublierai jamais ce que c'est que d'avoir été pauvre. C'est indélébile. »

Sylvain Malcorps
www.rue89.com/2010/11/11/ma-vie-detudiante-a-faire-semblant-de-ne-pas-etre-pauvre-175506
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 22 Fév - 19:36


Convoqué pour son licenciement, un employé du supermarché tente de s'immoler par le feu

La semaine dernière, cet employé d’un magasin ED, dans le 11ème arrondissement de Paris, a été convoqué pour un entretien préalable de licenciement par sa direction.
À l’issue de cet entretien, l’homme s’est enfermé dans un bureau avec une bouteille d’essence et un briquet.
L’employé a alors menacé de s’immoler.
Par chance, les personnes qui se trouvaient sur place ont réussi à le raisonner.
Le désespéré est actuellement en arrêt maladie, rapporte Le Parisien.
http://fr.news.yahoo.com/63/20110222/tfr-paris-convoqu-pour-son-licenciement-019dcf9.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mar 22 Fév - 19:47


Les hausses des prix de l'énergie vont peser sur le budget des Français

Avec le risque que le nombre de précaires énergétiques augmente lui aussi...

Tensions dans le monde arabe, hausse de la consommation en Chine et dans les pays émergents et réforme de la distribution de l’électricité en Europe. Ces trois phénomènes, sans aucun lien a priori, devraient tous trois peser sur le budget énergie des ménages français et pénaliser les plus pauvres. Décryptage.

Raisons très différentes

L’or noir s’est renchéri de 14% depuis trois mois. Toute hausse du baril étant répercutée sur la facture à la pompe, les prix du carburant ont augmenté 5%. Le prix du gaz de ville n’est lui plus directement lié aux cours du pétrole par la loi, mais des réévaluations sont réalisées tous les trois mois. La prochaine réévaluation devrait mener à une augmentation de 5% , portant à plus de 20% la hausse du gaz depuis le 1er avril 2010.

Le prix de l’électricité devrait lui aussi repartir à la hausse, dès juillet prochain et de près de 5% par an jusqu’en 2015.

2,5 millions de personnes

«Toute hausse des prix a forcement un impact sur les budgets des Français, dans lesquels l’énergie va prendre une place de plus en plus importante», estime Franck Dimitropoulos, animateur du réseau Rappel* (Réseau des Acteurs de la Pauvreté et de la Précarité Énergétique).

En 2006, date des derniers chiffres disponibles, plus de 3,4 millions de ménages consacraient déjà plus de 10% de leurs revenus pour se chauffer. Un taux de dépenses contraintes qui menace forcément d’autres postes, comme la santé ou l’éducation, et empêche d’investir pour isoler son logement et réduire ses dépenses d’énergie.

Les hausses qu’ont connues les prix de l’énergie devraient encore aggraver ce phénomène de «précarité énergétique». Impossible à court terme de mesurer l’ampleur du phénomène, mais les premiers signes se font sentir. Le nombre de coupures d’impayés sur le gaz a ainsi explosé depuis 2008, passant de 10.000 à 300.000, selon les premières estimations de Grdf. Même si cette tendance est aussi liée aux difficultés financières des ménages, nul doute que les hausses des prix ont joué. Le président du Rappel estime, lui, que 2,5 millions de ménages supplémentaires pourraient souffrir de précarité énergétique, pour une augmentation des prix de l'énergie de 20%. «C’est mécanique, totalement incontournable», prédit-il.

Thibaut Schepman
www.20minutes.fr/article/674633/economie-les-hausses-prix-energie-vont-peser-budget-francais
* www.alternatives-economiques.fr/logement--quand-se-chauffer-rend--tres--pauvre_fr_art_978_51926.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   Mer 16 Mar - 9:55


Crise : forte hausse des bénéficiaires des minima sociaux en 2009

La crise économique a fait croître de plus de 200.000 personnes les bénéficiaires des minima sociaux, qui atteignaient le nombre de 3,5 millions fin 2009, selon des statistiques officielles publiées le 11 mars 2011.

"En 2009 le nombre d'allocataires des minima sociaux connaît une hausse exceptionnelle de 6,2% qui efface pratiquement la décrue des trois années précédentes", indique la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) qui dépend des ministères du Travail, du Budget et des Solidarités.
[...]
Également en forte progression, le nombre de bénéficiaires d'allocations liées au chômage, versées par l'Etat, à ceux qui ont épuisé leurs allocations chômage traditionnelles ou n'y ont pas droit, qui a augmenté de 6,3% à près de 443.000 personnes.

Enfin le nombre de bénéficiaires d'allocations pour atteindre le minimum vieillesse est reparti à la hausse, progressant de 1,4% pour atteindre plus de 583.000 personnes (soit 4% des 60 ans et plus).
www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=06abb3f654c7cc4443d811c35444be6b

Expulsions : la fin de la trêve, le stress derrière les portes

Depuis 6 heures ce matin, la trêve hivernale est terminée. Les locataires sous le coup d'une expulsion peuvent de nouveau être mis à la porte. Selon Philippe Deltombe, du DAL, cette date est symbolique et il ne devrait pas y avoir d'expulsions avant les élections. En attendant, les personnes concernées angoissent. Rencontres.
www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/03/16/article_expulsions-la-fin-de-la-treve-le-stress.shtml

Les anciens ministres bien recasés
Pour de nombreux ministres, les nominations de prestige permettent de retrouver des rémunérations autour de 10 000 euros par mois et un certain nombre d’avantages.
www.sudouest.fr/2011/03/11/les-anciens-ministres-bien-recases-339113-652.php

Études de l'Insee sur la pauvreté
www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1162&page=graph
www.assemblee-nationale.fr/13/cr-delat/08-09/c0809005.asp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orwelle



Messages : 7029
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Union de la Monstrueuse Pourriture    Jeu 7 Avr - 18:30


Tout le monde, sauf les amis du Fouquet's

La chasse aux pauvres est ouverte !

Le mini président traque les chômeurs et sa ministre Bachelot les bénéficiaires d’aides sociales.
« Puisque nous commençons à sortir de la crise clown, il va falloir faire des contrôles - je suis désolé de le dire mais je le pense - plus précis et plus exigeants pour les chômeurs qui bénéficient d'allocations et qui refuseraient des offres d'emploi disponibles », a dit le bateleur.
« C’est un problème de justice, de justice sociale envers les salariés et les ouvriers qui travaillent dur (…) que de s’assurer que celui qui est au chômage et qui a des allocations grâce à la solidarité nationale fera tous ses efforts pour accepter une offre d’emploi ou pour accepter une formation pour s’en sortir. »

Kosciusko-Morizet chasse les pauvres des villes au nom de la lutte contre la pollution.
Visés : les voitures datant d'avant le 30 septembre 1997 ou les deux-roues datant d'avant le 30 juin 2004.

Pendant ce temps, Copé traque les musulmans et Guéant les immigrés avec papiers.

http://fr.news.yahoo.com/4/20110407/tts-france-chomage-sarkozy-ca02f96.html
www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gdSGywyyeoo4Vyyj01JH9uPm1sbQ?docId=CNG.7ea22fb93cf198dda3b2410af93c783a.8f1

www.lepost.fr/article/2011/04/06/2457378_nathalie-koscuskio-morizet-ou-comment-chasser-les-pauvres-des-villes-au-nom-de-la-lutte-contre-la-pollution.html

www.humanite.fr/06_04_2011-islam-l%E2%80%99op%C3%A9ration-ump-continue-469426
www.lexpress.fr/actualite/politique/apres-sarkozy-gueant-veut-reduire-l-immigration-legale_980248.html


Quelle solidarité nationale ?
"Reprenons depuis le début : seuls sont indemnisés les chômeurs ayant suffisamment cotisé à l’assurance chômage.
Sarkozy est parfaitement conscient de mentir en invoquant la solidarité nationale. Il use simplement de la seule tactique qu’il connaisse, à savoir monter les Français les uns contre les autres. En l’occurrence les smicards contre « ces fainéants de chômeurs » [...]"
www.plumedepresse.net/dans-notre-rubrique-ferme-ta-gueule-nicolas-sarkozy/#more-5070
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Tiers état en triste état...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Tiers état en triste état...
Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Formations universitaires aux Métiers du livre par diplôme
» Formations universitaires aux Métiers du livre par région
» Séjour à l'étranger en Métiers du livre ?
» DUT métiers du livre - IUT de Dijon
» Forum autour des métiers des bib et du patrimoine

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sarkoverdose :: Forum :: Politique / Social-
Sauter vers: