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 La révolte grecque, modèle pour les peuples européens

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Orwelle



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MessageSujet: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 23 Avr - 22:05



Pétition
Aidons le peuple grec

Le peuple grec n’est pas responsable de la faillite de son Etat. C’est pourtant lui que les marchés financiers et les institutions internationales veulent saigner à blanc.

La Banque centrale européenne a accordé des prêts gigantesques à seulement 1% d’intérêt aux banques qui, à leur tour, les ont prêtés à des taux de 4 à 8%. La Grèce doit elle aussi bénéficier de taux n’excédant pas 1%, sans autres conditions que le maintien des droits sociaux, de l’emploi et des services publics.

Tous les peuples d’Europe sont menacés de plans d’austérité de même nature. L’Union européenne et tous les Etats membres doivent donc se mobiliser pour préserver les chances d’une Europe des peuples.
www.humanite.fr/APPEL-Il-faut-aider-le-peuple-grec cyclops

Livret A : comment nous finançons la spéculation contre la Grèce
www.marianne2.fr/Livret-A-comment-nous-financons-la-speculation-contre-la-Grece_a191755.html


Les prêts du FMI, comment ça marche

Les prêts du Fonds monétaire international, aide à laquelle la Grèce souhaite recourir, fournissent aux pays en difficulté des liquidités à un taux d’intérêt avantageux en échange de mesures d’austérité. La Grèce fait partie des pays à revenus moyens à élevés, concernés par la procédure dite de «l’accord de confirmation».

Ces prêts sont d’une durée d’un à deux ans généralement, avec un remboursement étalé sur trois à cinq ans, pour un montant qui dépend de la taille de l’économie du pays et de ses besoins, à un taux d’intérêt unique. Ce taux est actuellement de 3,26% si le montant prêté est supérieur à un seuil que la Grèce a toutes les chances de dépasser.

Ce mécanisme de solidarité internationale a été institué après la création du FMI en 1944, avec l’intention d’éviter une réédition de la crise des années 1930, où les réflexes nationalistes avaient enfoncé l’économie mondiale dans la dépression. La France fut la première à en bénéficier, en 1947.

Le prêt est accordé à la demande de l’Etat membre après un examen de sa situation, et sous des conditions discutées entre la direction du Fonds et le gouvernement. Le FMI dit vouloir ainsi «rétablir les conditions d’une croissance économique durable».

Il est ensuite soumis à l’approbation du conseil d’administration du Fonds, la plus haute instance de décision, où votent 24 pays et groupes de pays. L’aspect conditionnel et collégial de l’aide du Fonds, qui regroupe 186 pays, traduit une volonté de marquer le caractère exceptionnel de ces prêts.

L’assistance du FMI doit s’accompagner d’un "assainissement" de l’économie du pays : réduction drastique du déficit budgétaire et des déséquilibres extérieurs, reconstitution des réserves de changes et éventuellement remontée des taux d’intérêt pour réduire les attaques contre la monnaie.

Le FMI verse ses prêts tranche par tranche, tous les trois à six mois en principe, en examinant le respect des objectifs fixés par le programme économique auquel s’est engagé le pays.

Ces remèdes sont douloureux en temps de crise. Dans certains pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, les recommandations du FMI ont eu des conséquences sociales qui lui ont durablement attiré l’hostilité des opinions publiques. Voulant tenir compte de ces critiques, le Fonds insiste depuis plusieurs années sur la nécessité de préserver les dépenses sociales des Etats.
www.liberation.fr/economie/0101631838-les-prets-du-fmi-comment-ca-marche

http://juralibertaire.over-blog.com/105-categorie-10815705.html
http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://emeutes.wordpress.com/
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Sam 24 Avr - 11:18



L'appel d'Athènes divise l'Europe, la Grèce aussi
La Grèce s'est résolue vendredi à demander à l'Union européenne et au FMI de lui prêter d'urgence 45 milliards d'euros. En dépit des conditions allemandes, les partenaires européens et les Etats-Unis se félicitent de la demande. La gauche grecque en revanche manifestait jeudi soir contre cet emprunt.
www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=11986320

«Un énorme sentiment d'humiliation» chez les Grecs
www.liberation.fr/monde/06011900-son-tselikas-grece-athenes



Première manifestation à Athènes après l'annonce du recours à l'aide de l'UE et du FMI
http://french.cri.cn/781/2010/04/24/1s217375.htm

La police grecque tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants
La police grecque a utilisé vendredi des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants de gauche qui protestaient dans le centre d'Athènes contre des mesures d'austérité, a rapporté la police.

Quelque 2.500 personnes participaient à une manifestation organisée après l'annonce par le Premier ministre George Papandreou de sa décision de demander le déclenchement d'un mécanisme d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international destiné à sortir le pays de ses problèmes de dette.

"Un petit groupe de manifestants a tenté de franchir un cordon empêchant le cortège d'atteindre les bureaux de l'Union européenne à Athènes et la police les a dispersés à l'aide de gaz lacrymogènes", a déclaré un policier sous le sceau de l'anonymat.
http://fr.news.yahoo.com/4/20100423/twl-grece-manifestation-bd5ae06.html

Enfants du Pirée ou de toute la Grèce, 
ils sont plus mobilisés que jamais
Alors que les experts du FMI et de la BCE ont débarqué à Athènes, de nouvelles manifestations ont eu lieu hier et la mobilisation contre les mesures antisociales du gouvernement grec continue de s’étendre.
www.humanite.fr/article2765051,2765051

Grève des fonctionnaires en Grèce
Les syndicats de fonctionnaires craignent que le gouvernement socialiste n'approuve de nouvelles suppressions de postes après des discussions mercredi sur l'aide financière à la Grèce entre le gouvernement, le Fond monétaire international (FMI), la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE).
www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5ghR6luhWNiO0UbzOickfc8NYB8gw

Nouvelles journées de grève aujourd’hui et demain en Grèce
France Info - 21 avril 2010
www.france-info.com/monde-europe-2010-04-21-nouvelles-journees-de-greve-aujourd-hui-et-demain-en-grece-432601-14-15.html


Ασφαλιστικό :«Μαχαίρι» σε κύριες και επικουρικές συντάξεις
Manif pour les retraites le 24 avril
www.agelioforos.gr/default.asp?pid=7&ct=1&artid=38951
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 27 Avr - 1:13



SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE GREC VICTIME DES BANQUES

Rassemblement mercredi 27 avril à 18h30
devant le siège de l'Association française des Banques
18 rue La Fayette à Paris 9e

M° Chaussée d'Antin (lignes 7 et 9)
Richelieu-Drout (lignes 8,9) ou Opéra (lignes, 3, 7, 8 )
Bus 42, 68, 81, 22,
53, 66, 20, 52, 95, 21, 27, 29

Le Parti de Gauche dénonce la punition imposée au peuple grec par les dirigeants européens, le FMI et les grandes banques mondiales, ceux-là mêmes qui sont les vrais coupables et profiteurs du malheur des Grecs.

Les comptes publics maquillés ? Les banques d'affaires comme Goldman Sachs les ont préparés pour le gouvernement grec. Le poids de la dette ? Il s'alourdit chaque jour à cause de la spéculation financière et des taux d'intérêt exorbitants exigés par les banques. Le risque de faillite ? Il serait conjuré si le traité de Lisbonne n'interdisait pas aux États emprunter auprès de la Banque Centrale européenne comme le font les banques à un taux de 1% seulement. Les sacrifices réclamés à cor et à cri ? Ce sont toujours les peuples qui doivent payer afin que la finance puisse continuer à s'empiffrer.

Face aux banques, où est donc «l'Europe qui protège» ? A peine la Grèce a-t-elle demandé à bénéficier de l'aide des autres États membres que la chancelière allemande s'y est refusé et a exigé de nouveaux sacrifices. En France, la ministre Lagarde annonce que l'argent prêté aux Grecs pourrait rapporter 150 millions d'euros à l'État, sans compter le bénéfice des banques. Décidément, derrière les belles paroles, tous cherchent à se faire de l'argent sur le dos du peuple grec !

Si les banques font plier la Grèce, elles attaqueront demain d'autres pays européens. C'est un bras de fer décisif qui s'engage entre les citoyens et les banques. Pour notre part nous affirmons le droit des Européens à bénéficier des richesses qu'ils produisent. Nous défendons la souveraineté populaire face aux diktats des banques. Nous affirmons la solidarité des peuples face à la compétition du marché libre.

Nous exigeons donc que l'argent prêté aux Grecs le soit sans profit pour les banques, au taux de 1% dont elles bénéficient auprès de la BCE. Nous appelons à un rassemblement mercredi 28 avril à 18h30 devant le siège de l'Association française des Banques, 18 rue La Fayette à Paris 9e.
Nous allons contacter toutes les organisations de gauche pour constituer le cadre unitaire le plus large pour ce soutien au peuple grec victime du parasitisme bancaire.

www.lesechos.fr/info/inter/afp_00247460-crise-grecque-le-parti-de-gauche-appelle-a-un-rassemblement-mercredi-devant-l-afb.htm

www.zinfos974.com/3-banquiers-condamnes-a-mort-aux-Etats-Unis-_a3206.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 3 Mai - 17:42


TITOM

Le peuple grec sacrifié sur l'autel du libéralisme

Fonctionnaires. Suppression des 13e et 14e mois de salaire, compensée, sous 3 000 euros brut mensuel, par une allocation annuelle de 1 000 euros. Elle est assortie d'une baisse de 8 % des primes qui complètent les émoluments dans la fonction publique - elles ont déjà été amputées de 12 % en mars. Pour un revenu 'pré-rigueur' de 1 200 euros sur quatorze mois, le manque à gagner annuel est de l'ordre de 3 000 euros.

Retraites. Perte pour les retraités des 13e et 14e mensualités, avec, pour les pensions de moins de 2 500 euros, une compensation de 800 euros par an. Le plan prévoit également de repousser l'âge moyen de départ à la retraite, actuellement à 61,4 ans. Pour y parvenir, la durée de cotisation est allongée à 40 annuités contre 37 aujourd'hui ; l'âge légal de départ en retraite pour les femmes est porté à 65 ans, comme les hommes - contre 60 ans aujourd'hui.

Fiscalité. Hausses en rafale des impôts indirects, dont un passage de 21 % à 23 % du taux principal de TVA, déjà rehaussé de 2 points en mars, et une nouvelle augmentation des taxes sur l'essence, l'alcool et le tabac. Propriétaires à 80 %, les Grecs paieront aussi plus d'impôt foncier, tandis que ceux dont les résidences sont illégales, soit un grand nombre, devront s'acquitter d'une nouvelle taxe, censée rapporter 1,3 milliard d'euros.

Flexibilité. Athènes veut restaurer la compétitivité de la Grèce en assouplissant les règles de licenciement, en libéralisant les marchés des transports et de l'énergie et en ouvrant à la concurrence une série de professions 'fermées' - notaires, pharmaciens ou buralistes.
http://fr.news.yahoo.com/64/20100503/twl-salaires-retraites-impts-libralisati-acb1c83.html

Selon Le Monde, les Grecs étaient "Habitués jusque-là à dépenser sans compter"
www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/03/salaires-retraites-impots-liberalisation-concurrence-une-therapie-de-choc_1345899_3214.html

Le dieu capitaliste
L'évangile du néo-libéralisme prêche la trinité du capital (dieu le père), du marché (le messie) et de la libre initiative (l'esprit). Elle annonce la réalisation d’une logique bienfaitrice pour tous, délégitimant et déclassifiant les opposants comme autant de démons à exorciser. Si l’on observe le langage néo-libéral, on y perçoit des termes religieux camouflés, particulièrement l’exigence d’un sacrifice pour un paradis futur.
http://journalchretien.net/14885-le-dieu-capitaliste
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 4 Mai - 18:14



Des militants communistes occupent l'Acropole et appellent à la mobilisation

À la veille d'une grève générale contre le plan de rigueur, près de 200 militants communistes ont occupé ce mardi matin le site de l'Acropole, à Athènes, et appelé à la mobilisation dans toute l'Europe.

"Peuples de l'Europe, soulevez-vous", pouvait-on lire en grec et en anglais sur la banderole, accrochée au rocher de l'Acropole sur le flanc faisant face à l'entrée principale du site.
"Nous voulons envoyer un message dans toute la Grèce et dans toute l'Europe", a expliqué un membre du commando, le député communiste Nikos Papaconstantinou, à la radio Flash.

A l'avant-garde de la mobilisation contre les mesures d'austérité destinées à lutter contre la dérive budgétaire de la Grèce, le parti communiste grec KKE et son émanation syndicale, le Pame(...)

Mercredi, tous les vols internationaux seront cloués au sol, les contrôleurs aériens devant participer à la grève générale.
Les fédérations de commerçants ont appelé leurs membres à se joindre à la grève (...)

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble utilise l'aide comme arme de chantage.
www.france24.com/fr/20100504-grece-militantscommunistes-occupent-acropole-mobilisation-cure-austerite-greve-generale-crise?

Grèce : comment vivre dans un pays en quasi-faillite
http://eco.rue89.com/2010/05/04/grece-comment-vivre-dans-un-pays-en-quasi-faillite-150096
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 4 Mai - 18:17



LE 3 MAI 1936
Le Front populaire remporte les élections


Récit d'une grève qui s'est étendue et généralisée, emportant tout ou presque sur son passage, pour laisser à la classe ouvrière des acquis historiques.
Au milieu des années trente la condition ouvrière est déplorable. La crise de 1929 jette sur le pavé 1,1 million de chômeurs, soit 12% des actifs. Les salaires baissent de 8 à 20%. En 1935, le pouvoir d'achat a diminué de 27%. Mais du fond des ateliers gronde une sourde révolte (...)

www.force-ouvriere.fr/page_principal/acceuil/nfaffevent.asp?id=559
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 5 Mai - 8:28



Grèce : Le marché des armes ne connaît pas la crise

La Grèce ruinée hésite à réduire les dépenses militaires

Athènes traverse une crise financière qui fait trembler l’Europe en général et la zone euro en particulier. Alors que le gouvernement annonce un plan d’austérité d’envergure, il reste discret sur les budgets des armées. La Grèce est pourtant l’un des plus gros dépensiers dans ce domaine en raison de la guerre froide qu’elle mène avec la Turquie depuis les années 70.

Avec 3,16 milliards d’euros en 2009 la Grèce consacre 4,3% de son budget à ses dépenses militaires. Une véritable fortune en comparaison de la majorité des pays d’Europe de l’est qui tournent autour de 1 à 1,5% ou même des géants militaires européens comme la Grande-Bretagne et la France avec environ 2,5%
www.actudefense.com/la-grece-ruinee-hesite-a-reduire-les-depenses-militaires/

La Grèce est au 1er rang mondial avec 4,6 % du PIB consacré à cette dépense
Voir le tableau présentant le classement des pays par budget consacré à la Défense.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_la_D%C3%A9fense

Selon l'Otan, la Grèce a affecté 6,896 milliards d'euros en 2008 à ses dépenses d'armement.
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a indiqué dimanche, après l'adoption du plan de sauvetage financier de la Grèce par l'UE et le FMI, que les dépenses militaires de la Grèce seraient "nettement réduites" pendant les trois ans du programme de stabilisation.

"Les dépenses militaires vont baisser, c'est sûr, jusqu'à 10 à 15% en 2010, mais je ne vois pas de baisse spectaculaire de l'ordre de 20%", a affirmé Thanos Dokos, expert des relations gréco-turques et de la défense à la Fondation hellénique des politiques étrangères et européenne (Eliamep).
www.la-croix.com/afp.static/pages/100503144242.w05xzqwy.htm

Ses principaux fournisseurs de la Grèce sont les Etats-Unis, la Russie, l’Italie, la France et l’Allemagne. La Grèce est même le troisième client dans ce domaine pour la France.

La Grèce est obligée d'acheter des appareils militaires à la France et à l'Allemagne

Vente d'armes à un pays en crise économique !

Selon l’agence de presse «Reuters», la France et l’Allemagne presseraient la Grèce à acquérir des armements chez eux. Certains officiels grecs disent en privé que Paris et Berlin utilisent la situation de crise de la Grèce pour avancer des contrats ou régler quelques litiges sur le paiement de ces dépenses.

Un conseiller du premier ministre grec George Papandreou déclare, sous couvert d’anonymat, que même si le désir de voir la Grèce acheter de l’armement à la France et à l’Allemagne n’est pas ouvertement exprimé, on a fait comprendre qu’un soutien de ces deux pays serait plus important en cas de quelques "règlements" en matière d’armes.

Ainsi, la France essaierait de vendre 6 frégates «Fremm», 15 hélicoptères «Puma» et un quarantaine d’avions de combat «Rafale».
Des officiels grecs et français ont déclaré que le président de la République, Nicolas Sarkozy, était personnellement impliqué et aurait abordé ce sujet avec le premier ministre grec lors de sa visite en France le mois dernier.

De son côté, l’Allemagne met la pression pour que les Grecs règlent la facture d’un sous-marin de chez «ThyssenKrupp» dont ils ont refusé de prendre la livraison en 2006, à la suite d'un contentieux lors d’une rénovation du navire.
www.come4news.com/vente-d-armes-a-un-pays-en-crise-economique-291842
www.lepost.fr/article/2010/05/04/2060280_crise-economique-en-grece-ils-devaient-nous-acheter-des-rafales-ca-va-tomber-a-l-eau.html


L''Attaché d'armement contribue, pour ce qui le concerne, à l'instauration d'un véritable partenariat entre la Grèce et la France.
www.ambafrance-gr.org/france_grece/spip.php?article282

http://plus.lefigaro.fr/article/ventes-darmes-paris-vise-le-podium-mondial-en-2010-20100209-137303

La course aux armements que se livrent la Grèce et la Turquie implique pour Athènes l'obligation de suivre le rythme des dépenses militaires d'Ankara.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_grecque
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 5 Mai - 14:09


(c) AFP

Un Picasso bat le record mondial de vente aux enchères

Un tableau de Picasso, "Nu au plateau de sculpteur" (1932), a battu un record mondial aux enchères, mardi 4 mai, en étant adjugé pour 106,4 millions de dollars chez Christie's à New York, au profit d'un acheteur non identifié.
challenges.fr

"Il serait quand même bon que les salariés grecs aient un comportement sérieux et responsable et mesurent mieux la dureté des temps pour tout un chacun. C'est le métier du pédagogique professeur d'économie DSK que de le leur faire comprendre." (F. Lescure)

Les banques européennes avaient reçu 3 000 milliards d'euros en avril 2009
Les aides des Etats membres de l'Union européenne au secteur financier ont déjà totalisé 3.000 milliards d'euros depuis six mois, dont 2.300 milliards pour les dispositifs de garantie. (lefigaro.fr du 09/04/09).
www.miesc-consulting.com/anticipation_relativite.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 5 Mai - 14:58




Un rassemblement en solidarité avec le peuple grec, contre les marchés financiers a lieu ce mercredi soir
devant le siège de la délégation de la Commission européenne à Paris,
à l'appel de plusieurs associations et syndicats.

Mercredi 5 mai à 18h30

288 Boulevard Saint-Germain à PARIS (7e)


Métro : ligne 12 (Porte de la Chapelle - Mairie d'Issy) - station Assemblée nationale.
Bus : lignes 63, 83 et 94 - arrêt Assemblée nationale

Attac appelle tous les citoyens à exprimer leur refus du féroce plan d’ajustement imposé à la Grèce, qui préfigure d’autres plans en Europe, en participant au rassemblement ce mercredi 5 mai à 18 h 30 devant la délégation de la Commission européenne
Les articles de cette rubrique doivent permettre de mieux comprendre le "cas grec" ainsi que le contexte général qui fait que ce "cas" risque de ne plus être "isolé"...
www.france.attac.org/spip.php?rubrique1169

www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/05/97001-20100505FILWWW00421-athenes-syndicats-francais-solidaires.php


Plan de sauvetage de la Grèce : qui doit payer ?

Le prêt massif à la Grèce est une victoire de la solidarité européenne contre l’égoïsme démagogique de Merckel. Ce qu’il faut critiquer, c’est le «partage du fardeau du remboursement». Ce sont les riches grecs qui ont empoché le déficit sous la droite (Karamanlis), et maintenant on fait payer les petits salariés quand il faut rembourser.

Qui sont en effet les responsables ?

- Karamanlis qui a appliqué la doctrine sarkozyste (loi TEPA) : « Faire des cadeaux aux riches dans les périodes de vaches grasses et faire rembourser les pauvres en période de vaches maigres. Plus bien sûr les énormes dépenses militaires contre l’ennemi turc.

- L’absence d’Europe politique, fédérale et solidaire.

- Les banques spéculant contre la Grèce avec l’aide des agences de notation.

- L’attitude Merckel alimentant la spéculation.


alternatives-economiques.fr
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 6 Mai - 13:28



La Grèce… et après ?

La Grèce se trouvait au bord du précipice : elle vient de faire un grand bond en avant. Je me demande même si quelqu'un ne l'a pas poussé. Car en définitive, cette crise (qui est terminée d'ailleurs…) doit tout de même bien en arranger quelques uns. Le calcul n'est pas réservé aux économistes, et les hommes ont plus d'un tour dans leur sac. Ce qui se joue en ce moment, ce n'est pas la faillite de la Grèce, et encore moins la mise sous tutelle du capitalisme. En réalité, c'est toute la géopolitique qui se transforme actuellement, et c'est le monde tout entier qui va en subir les conséquences.

Bien sûr, l'Europe va payer, que l'Allemagne le veuille ou pas. De toutes manières, ils en sont bien obligés, et en plus il y en aura bientôt d'autres. Le véritable problème est de savoir s’ils seront remboursés. Pour ma part je gage que non, car toute cette petite machine est bien pensée. Les Etats-Unis, qui ont réussi le fabuleux tour de force de nous entraîner avec eux dans la tourmente, est en passe de reprendre la main sur l’Europe, en jouant finement la partie : la veille de l’appel au secours de la Grèce fut annoncée la volonté intangible du président américain de réguler la finance.

Après avoir donc créé la panique par des pratiques injustes et scandaleuses que beaucoup dénonçaient bien avant que la crise se produise, les gouvernants de tous bords ont trouvé plus judicieux d’endetter les contribuables sur plusieurs générations que de punir les fautifs. Les banques, ainsi sauvées à peu de frais (pour elles), ont donc bien vite repris leurs petites habitudes, en prenant le soin de cacher au fond de leurs placards le reste de leurs actifs «pourris», c’est-à-dire en prêtant moins, car la réalité de leurs fonds propres doit être bien pire que ce qu’on imagine…

Et pour cause, cela faisait déjà longtemps que la bourse montait, portée par le vent, et il fallait bien qu’un jour cela arrive. Mais pour éviter de montrer aux peuples l’immensité du vide séparant la réalité économique de l’illusion des marchés (qui doit correspondre à peu près à ce que les riches se mettent dans la poche), on a préféré temporiser.

Mais les Etats, eux, qui ont soit-disant gagné de l’argent avec leurs prêts aux banques, se sont retrouvés avec les conséquences de l’assèchement du crédit, celui qui fait consommer, et donc produire. Un taux de chômage grimpant en flèche, et le risque pour eux de voir leur pouvoir remis en cause. Leurs déficits étant déjà abyssaux, ils ne peuvent plus se permettre d’emprunter à leur tour aux banques, car tous deux savent dans quelle situation l’un et l’autre se trouvent. La solution la plus simple donc, plutôt que de redemander aux banques une aide qu’elles ne peuvent pas leur offrir, consiste à demander (enfin à exiger plutôt) au peuple un nouveau sacrifice, celui de rogner sur ses salaires, ses aides sociales, sa retraite, sa santé…

Pendant ce temps-là, les Etats-Unis, par l’intermédiaire du FMI, sera en mesure de prendre le contrôle effectif de la destinée des Etats entrés sous sa dépendance, en concurrence avec la Chine qui veut elle aussi sa part du gâteau. La situation paradoxale dans laquelle se trouve plongée la relation sino-américaine est digne d’un guerre froide économique, car le premier des deux qui lâchera l’autre fera plonger les deux géants. Ainsi, les Américains vont tenter de se lier avec l’Europe, comme les Chinois le font avec l’Afrique.

Le principe de cette alliance est l’achat implicite d’Etats qui, une fois au bord de la faillite, viendront quémander aux Etats-Unis leur aide, qu’ils leur accorderont sous conditions officielles, et officieuses : les officielles seront la nationalisation des banques pour remettre de l’ordre dans les comptes, la création d’une monnaie unique, et l’imposition de mesures drastiques pour le peuple, selon la loi du plus fort que le plus riche impose au plus pauvre. Cette sorte de tutelle économique donnera lieu à des partenariats bien spécifiques permettant aux Etats-Unis de peser dans la balance, et d’exiger de ses sbires à peu près n’importe quoi. Les officieuses, ce sont celles qui concerneront les alliances militaires, juste au cas où…

Pris entre deux feux, nos dirigeants européens ne pourront que se soumettre, et faire payer aux peuples le prix de leur incurie. Pour rester en place, le plus haut possible dans la nouvelle hiérarchie ainsi dessinée (les derniers aidés seront les plus gros), ils seront donc contraints d’aller jusqu’au bout, et de faire respecter leurs engagements coûte que coûte. La régulation n’y changera rien, car tous les pouvoirs seront concentrés entre très peu de mains, encore moins de mains qu’auparavant. A quoi cela servirait-il ? la régulation, c’est la mort de l’équilibre instable qui soutient les deux géants que sont la Chine et les Etats-Unis.

Alors, quand toutes les cartes seront distribuées d’un côté et de l’autre, il ne restera plus que deux solutions aux deux géants qui s’affrontent en se regardant grossir : la guerre, ou la mise en place d’un autre système que le capitalisme. Pour la guerre, on connaît bien ses vertus économiques, et il n’est pas besoin d’en dire beaucoup plus. Pour l’autre solution, c’est tout simplement la fin du capitalisme. La seule question véritable est de savoir si les Chinois s’allieront avec les Etats-Unis, ou leur feront d’abord la guerre.

Mais il serait tout à fait envisageable pour les deux pays de se mettre d’accord pour se partager le monde en deux. Si pour le régime en place en Chine un monde sans capitalisme est rapidement adaptable, il est possible que pour les Etats-Unis et leurs alliés, cela soit plus difficile. Mais pour eux, le jeu en vaut la chandelle, et même si cette transformation doit se faire dans le sang, ils s’y résigneront sans doute : leur pouvoir est à ce prix.

Et quand nous en serons là, le problème de la Grèce nous semblera bien moins important…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr/2010/04/24/la-grece-et-apres/

Chine – Etats-Unis, un monde bipolaire
Entre codépendance économique et affrontements diplomatiques, les relations sino-américaines feront le monde bipolaire de demain. Un dossier qui rappelle les enjeux
www.letemps.ch/Page/Uuid/17d087ba-1ca6-11df-8db9-e10f27342653/Chine__Etats-Unis_un_monde_bipolaire
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Orwelle



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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 7 Mai - 15:50



La terrible responsabilité des propagandistes du oui au référendum de 2005

Remerciements à ceux qui ont su ignorer le «non» au référendum de 2005 et nous imposer le traité qui mène aujourd'hui l'Europe dans le chaos.

Remettons nous un instant en mémoire les arguments des défenseurs du vote oui au référendum du Traité constitutionnel européen en 2005, relisons calmement les éditoriaux enflammés des prescripteurs du oui, réécoutons les chroniques de radio et télévisions des croisés du vote oui, analysons froidement les déclarations des responsables politiques abjurant leurs concitoyens de voter oui le 29 mai 2005 et constatons que la France fut soumise à la plus fantastique opération de désinformation au service de la barbarie financière.

Au vu du cataclysme bancaire de l’automne 2008 et du cauchemar qui se met en place, si le oui l’avait emporté en France et aux Pays-Bas, et si le TCE était entré en application, l’on peut tout simplement dire que l’Europe serait aujourd’hui dans le chao absolu. Nous pourrions tout simplement transposer le nom de certaines banques à celui de certains pays, ainsi la Grèce se serait appelée Bear Stearns, le Portugal Merrill Lynch et l’Espagne Lehman Brothers, quant à Manuel Barroso, on aurait pu l’appeler Georges Sorros.
Déjà, sans même disposer du TCE, le Traité de Lisbonne à peine mis en application, les actuelles institutions européennes n’ont pu éviter, pour ne pas dire qu’elles l’ont favorisé, la plus grande gabegie économique de l’histoire.

De Tony Blair à Nicolas Sarkozy, en passant par Angela Merkel, Sylvio Berlusconi, Jose-Luis Zapatero, mais aussi Jean-Claude Juncker, Jean-Claude Trichet et l’ineffable Manuel Barroso, les dirigeants européens ont rivalisé de sévérité, ces dernières semaines, pour fustiger les «dérives du capitalisme financier» et «l’idée folle» de la liberté totale du marché. Après tout ce qu’ils nous avaient expliqué, «démontré», «prouvé», statistiques et analyses à l’appui, pour nous convaincre du contraire de ce qui est entrain de se produire durant la campagne référendaire de 2005, les voici qui fustigent aujourd’hui leurs arguments sacrés.

Comment faire confiance une seconde de plus à ces tricheurs et à ces menteurs pour sauver l’idéal européen. Le clan Bush aurait soudoyé des politiciens verreux pour saborder l’Europe que la stratégie eût été exactement la même. Quelle hypocrisie, et quel cynisme ! En pleine crise, ces postures tentent de faire oublier l’activisme de l’Union européenne en faveur de la dérégulation, de la déréglementation et d’une politique économique et monétaire tout entière tournée vers le soutien aux marchés financiers, au détriment de l’emploi, d’une croissance harmonieuse et du développement humain.

Cette politique ultralibérale, aux racines de la crise actuelle, fut installée, durant les années Reagan, aux États-Unis, par les cercles prêchant la modernisation de la finance, le soutien à l’innovation et à la prise de risques, mais aussi, l’ouverture des marchés et la confiance dans les vertus autorégulatrices de ces derniers, sans oublier la libre circulation des capitaux, obsession barrosienne, c’est-à-dire l’arsenal complet des litanies nous ayant conduit à la catastrophe.
Une doctrine popularisée par le redoutable groupe des Trente, où l’on retrouve des financiers privés et des banquiers centraux parmi, dont le moins inactif n’est pas Jean-Claude Trichet, actuel gouverneur de la Banque centrale européenne. Autant de dogmes inscrits dans la lettre même des traités européens, notamment celui de Lisbonne, que Nicolas Sarkozy nous a imposé par voie parlementaire pour contourner le suffrage universel.

Entrée en vigueur en Europe en 1990, la libre circulation des capitaux est devenue le socle économique de l’Union européenne. Ainsi l’article 26 stipule bien que «Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des capitaux est assurée», et qui n’est autre que l’ex-article 14 du Traité constitutionnel européen de 2005. Ce n’est pas fini, car, à l’article 63, il est dit que «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites», un remake à peine allégé de l’article 56 du TCE. Une disposition incitant l’Union Européenne à légiférer au plus vite pour réaliser cet objectif.

Comme toute dérogation à cette règle satanique, qui, aux yeux des anciens défenseurs du oui, constituerait une horrible régression, ne peut être approuvée qu’à l’unanimité des 27 (autant rêver), l’affaire est donc verrouillée.
Les exemples foisonnent. Prescrivant une libéralisation totale du système bancaire -celui-là vaut son pesant d’or- on lit à l’article 49 de Lisbonne (anciennement 43 dans le TCE) que «Les restrictions à la liberté d’établissement (financiers) sont interdites». Et un dernier pour la route, trouvé à l’article 58 du Traité de Lisbonne, édicté pour faciliter la libre circulation des capitaux, qui institue «la libération des services des banques et assurances», c’est-à-dire la copie conforme de l’article 51 du TCE de 2005.

Autant dire que cette législation, renforcée par l’impossibilité d’harmoniser fiscalement les fiscalités au sein de l’Union Européenne (Barroso y tient), laisse les mains totalement libres à tous les fonds spéculatifs et consacre officiellement la libéralisation absolue du grand système des marchés financiers. Voilà ce que voulaient nous imposer les propagandistes du oui en 2005. Voilà ce que nous ont refilé les promoteurs du Traité de Lisbonne. Voilà où en est l’Europe. Voilà où nous en sommes. Il ne suffit plus de parer au plus urgent, il est urgent de traîner les coupables devant le tribunal de l’histoire. Pour sauver la France. Pour sauver l’Europe !

Périco Légasse
www.marianne2.fr/La-terrible-responsabilite-des-propagandistes-du-oui-au-referendum-de-2005_a192529.html

Libre circulation des capitaux :
Wall Street, Goldman Sachs, JP Morgan ont aidé 10 ans la Grèce à tricher

http://betapolitique.com/Libre-circulation-des-capitaux-47757.html

Non, les Grecs ne vivent pas au dessus de leurs moyens !
www.marianne2.fr/Non,-les-Grecs-ne-vivent-pas-au-dessus-de-leurs-moyens-!_a192524.html

Grèce : «Le plan d'austérité va être inefficace et même dangereux»
interview
Dominique Plihon, professeur d'économie et président du conseil scientifique d'Attac décrit le sentiment d'injustice des Grecs exprimé lors de la manifestation de mercredi.
www.liberation.fr/economie/0101633997-grece-le-plan-d-austerite-va-etre-inefficace-et-meme-dangereux
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Sam 8 Mai - 15:06


Nouvelles lignes de crédit de la BCE aux banques
600 milliards d'euros


LONDRES (Dow Jones)--La Banque centrale européenne a refusé vendredi de commenter les spéculations selon lesquelles elle envisagerait une ligne de crédit spécifique pour les banques européennes.

Selon des spéculations circulant sur les marchés financiers, la BCE pourrait annoncer ce week-end une facilité de crédit à 12 mois s'élevant à 600 milliards d'euros.
www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/la-bce-ne-s-exprime-pas-sur-des-rumeurs-de-ligne-de-credit-pour-les-banques-251255.php

Le mois dernier les banques ont déjà reçu 70,5 milliards d'euros
"Quant aux banques européennes, qui sont les premiers créanciers de la Grèce, elles ont obtenu le 13 avril de la BCE une nouvelle ligne de refinancement à 1% de 70,5 milliards. C'est-à-dire plus de deux fois ce que la zone euro a prévu de débloquer pour la Grèce à un taux de 5%."
Laurent Maffeïs, en conclusion de son article "La Grèce à l'agonie".

670 milliards qui s'ajoutent aux 3 000 milliards d'euros reçus en 2009, au taux de 1%.

23 mai 2009 :
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, voit la reprise en 2010.
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit cette année un recul du PIB des pays développés de 3,8% avant une stabilité en 2010. Au niveau mondial, il table sur une baisse de 1,3% suivi d’une reprise en 2010 de +1,9%.
www.news-banques.com/le-president-de-la-banque-centrale-europeenne-bce-jean-claude-trichet-voit-la-reprise-en-2010/01212744/

On peut faire confiance à la BCE et au FMI !
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 9 Mai - 2:31



Qui veut détruire la Grèce ?
par Míkis Theodorákis

Le compositeur et ancien ministre grec Míkis Theodorákis ne croit pas que son pays soit responsable du malheur financier qui l’accable. Il décèle derrière cette crise la main de Washington et dénonce le rôle du FMI.

Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point de faire appel au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle. Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne soit occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.

J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur. Ce qui me pose problème également, c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect. Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement états-unienne, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?

Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique états-unienne avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.

Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embarrassantes polémiques avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.

Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-US du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis. Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.

En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.

Je souhaite avoir tort.

Míkis Theodorákis
4 mai 2010
www.voltairenet.org/article165288.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Dim 9 Mai - 13:01



Grèce : que résonne le cacerolazo !

La crise grecque ? Rien de neuf sous le soleil. Il y a un peu moins de neuf ans, l’Argentine endurait à peu près la même situation, pays contraint à la faillite par l’action du FMI et les errements de ses gouvernements successifs. Confrontée à une semblable perspective - la faillite - , la Grèce applique bêtement une identique recette, celle de la rigueur. [extraits]

L’exemple argentin

Pour résumer : l’Argentine a payé un très lourd tribut aux oukases du FMI. Au long des années 90, le pays en a été un élève modèle, chanté pour sa docilité et sa bonne volonté, nation se pliant à toutes les recommandations de l’institution. Jusqu’à 2001. Soit jusqu’à ce que le pays se retrouve littéralement sur les rotules.

En clair, l’Argentine est étouffée par la dette - en 2002, le pays doit encore 130 milliards de dollars, après en avoir remboursé plus du double les 25 années précédentes, héritage du système corrompu et spéculatif de la junte militaire au pouvoir de 1976 à 1983. Le pays est aussi victime des rapaces gouvernementaux et des capitalistes de la Banque mondiale qui ont mis le pays en coupe réglée. La dette s’accroit sans relâche, les investisseurs fuient le pays, les spéculateurs parient sur son écroulement et le ministre de l’Économie, le très orthodoxe Domingo Cavallo [3], présente en juillet 2001 un plan «Déficit zéro», qui prévoit de nombreuses coupes budgétaires réclamées par Wahington et le FMI [4]. Pour cibles, les dépenses sociales, les traitements des fonctionnaires et des retraités, toutes choses drastiquement réduites - les employés des administrations perdent ainsi 13 % de leurs salaires.

Des sacrifices jugés insuffisants par le FMI, qui les avait pourtant exigés à grands cris. Le refus de l’institution de verser en décembre 2001 un prêt de 1,2 milliards de dollars, qu’elle s’était engagée à accorder, précipite la situation. Motif de cette volte-face ? Les restrictions budgétaires n’auraient pas été suffisantes. Pis : quand le pays se retrouve réellement à genoux, exsangue, en janvier 2002, le FMI exige le paiement de la dette et des réformes radicales pour accorder un nouveau prêt. Impossible… En janvier 2002, le pays coule.

Il y a quinze jours, l’Argentine a proposé à ses (gros) créanciers privés - ceux qui s’estiment lésés depuis que le pays s’est déclaré en faillite en décembre 2001, annonçant ne plus pouvoir les rembourser - un échange de titres, créances qui seraient rachetées au tiers de leur valeur nominale (proposition qui viendra à échéance d’ici une vingtaine de jours) et pour un montant maximum de près de 30 milliards de dollars. L’arrangement, s’il est accepté, mettrait fin à "la mise à l’écart" financière de l’Argentine : le pays retrouverait du coup l’accès aux marchés, dont il était exclu depuis 2001.

Mais attention : si la dette est réduite d’un tiers, nul motif de réjouissance. C’est cette même dette qui a grimpé dans d’incroyables proportions depuis les années 70, gonflée par l’action conjointe de gouvernements corrompus, de milieux d’affaires sans scrupules et d’institutions financières véreuses.

En Grèce, du pareil au même ?

Difficile de ne pas établir un parallèle entre les (dites) crises argentine et grecque. D’abord parce qu’un même emballement (artificiel) de la dette est à leur origine. Et aussi parce qu’une semblable perte de confiance dans le système monétaire national a aggravé la situation : en Argentine, ce sont les habitants et les investisseurs internationaux qui ont perdu foi dans la monnaie ; en Grèce, les agences de notation ont provoqué l’écroulement.

Mais le parallèle vaut surtout pour les prétendues solutions. Ainsi, côté hellène, la cure d’austérité vise à réaliser des économies de 30 milliards d’euros sur trois ans. Cette rigueur se veut contrepartie de l’aide internationale (du FMI et de l’Union européenne, soit un prêt de 110 milliards d’euros pour les deux) et passe, comme ça avait été le cas en Argentine, par de très larges coupes dans le traitement des fonctionnaires et des retraités (dans les deux cas, suppression des 13 et 14e mois, de salaire ou de pension). Elle va aussi avec une baisse des dépenses publiques, avec l’augmentation de la TVA - impôt injuste s’il en est - et avec la hausse des taxes sur l’alcool, le tabac et le carburant. Dernier point, comme pour enfoncer définitivement le clou, l’allongement de la durée de cotisation et le recul de l’âge légal de retraite (à 65 ans).

Une profonde différence réside dans la capacité de résistance de la société civile. En Argentine, la crise avait quasiment stupéfié une population qui, si elle n’éprouvait plus que mépris pour sa classe dirigeante, ne s’attendait pas à pareille catastrophe. À l’inverse, les Grecs sont debout depuis longtemps, multiplient les mouvements de protestation et de contestation.

Surtout, les Grecs sont beaucoup mieux préparés que les Argentins aux alternatives qui devront se substituer à un État défaillant et contrer des institutions internationales menaçantes.
www.article11.info/spip/spip.php?article789
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 10 Mai - 18:02



Fin de la démocratie
Les financiers ont pris la place des dirigeants politiques.

Coup d’État parlementaire à Athènes

Désormais, toutes les mesures prises dans le cadre du plan pour la Grèce de l’UE et du FMI seront signées par le ministre grec des Finances, sans vote au Parlement.

Le gouvernement Pasok (social-démocrate) mené par Georges Papandreou vient de faire passer en Grèce une grave modification de loi qui remet fondamentalement en cause la démocratie.

Cette décision refuse de prendre en compte les observations des députés qui, le 6 mai, s’étaient opposés au projet de loi sur «les mesures pour la mise en œuvre du mécanisme de soutien à l’économie grecque par les Etats-membres de la zone euro et le FMI». En effet, seuls les députés Pasok dans leur quasi-totalité et ceux du Laos (extrême-droite) avaient approuvé, dans une alliance pour le moins douteuse, ce plan d’austérité. Quant aux trois députés Pasok qui se sont abstenus, ils ont été exclus du parti. Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret. [...]

Alors que le 5 mai, des centaines de milliers de manifestants défilaient en Grèce pour dénoncer les mesures d’austérité, leurs voix sont ainsi bâillonnées, d’un seul coup. Un coup qui ressemble fort à un «coup d’Etat», selon le KKE (PC) et Syriza (gauche radicale), terme qui n’est pas sans évoquer des heures sombres en Grèce.
www.mecanopolis.org/?p=16821
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 11 Mai - 1:29



Soutien à la résistance du peuple grec contre la dictature des créanciers

Le nouveau plan d’austérité annoncé dimanche 2 mai est une véritable catastrophe pour la population grecque , les salariés du privé comme du public, les retraités et les privés d’emplois. [...]

- Les départs anticipés (liés à la pénibilité du travail) sont interdits avant l’âge de 60 ans ;
- L’âge légal de départ à la retraite des femmes est porté de 60 à 65 ans d’ici 2013.
- Pour les hommes, l’âge légal dépendra de l’espérance de vie ;
- Il faudra 40 ans de travail (et non plus 37, hors études et chômage) pour avoir une retraite à taux plein ;
- Cette retraite sera calculée, non plus en fonction du dernier salaire mais selon le salaire moyen de la totalité des années travaillées (soit l’équivalent d’une baisse du montant net de la retraite de 45 à 60%)
- Un nouveau salaire minimum pour les jeunes et les chômeurs longue durée est créé (soit l’équivalent du CPE rejeté en France par la jeunesse et les syndicats)
- L’Etat réduira ses dépenses de fonctionnement (santé, éducation) d’1, 5 milliard d’euros.
- Les investissements publics seront réduits aussi d’1,5 milliard d’€.

C’est une aubaine pour les marchés financiers et le capital !

- Les transports, l’énergie et certaines professions réservées à l’Etat seront libéralisés et ouverts au privé (privatisations) ;
- Le secteur financier (banques principalement) bénéficiera d’un fonds d’aide mis en place avec l’aide du FMI et l’UE ;
- La flexibilité du travail sera renforcée ;
- Les licenciements seront facilités.
- L’économie grecque est placée sous contrôle du FMI.

La crise grecque est la démonstration grandeur nature de la triple dangerosité du FMI, de l’Union Européenne et des marchés financiers.
Le FMI, décrié à juste titre pour ses catastrophiques «plans d’ajustement structurels» refait surface dans la zone euro, après avoir sévi ces 2 dernières années dans plusieurs ex-pays de l’Est. Il utilise aujourd’hui les mêmes procédés qu’hier adaptés aux mêmes commanditaires : les marchés financiers et les transnationales. Aujourd’hui comme hier, c’est sa véritable nature de pompier pyromane qui est révélée en plein jour.

L’UE et sa commission ont également réaffirmé leurs paradigmes au service de la «concurrence libre et non faussée». La Banque Centrale Européenne n’est pas au service des populations de l’Europe mais uniquement à celui des banques et des organismes financiers. Les marchés financers, après avoir provoqué et précipité la crise greque, via les agences de notation rémunérées par les grandes banques américaines, veulent tirer encore plus de profits de leurs stratégies spéculatives. Le gouvernement PASOK, l’Union Européenne et le FMI lui en servent l’occasion sur un plateau.

Derrière l’industrie financière, il y a les multinationales de l’industrie, du commerce et des services

[...] Cette spéculation débridée qui étrangle les populations pauvres n’a été rendue possible que pour 2 raisons principales :
- Les dérèglementations successives des marchés financiers depuis les années 1980 ;
- Les choix volontaires et conscients du grand patronat de destiner leurs nouveaux profits vers la spéculation plutôt que vers la production et l’emploi. Cette accumulation de nouveaux profits trouve, elle, son origine dans une nouvelle répartition des richesses au bénéfice des profits et au détriment de la part revenant aux salariés. Cette part à baissé d’environ 10% de PIB en 25 ans en moyenne dans l’ensemble des pays développés.
Cette orientation économique, portée par l’idéologie néolibérale, est la cause principale de la crise économique et financière que nous connaissons aujourd’hui.

Les différents gouvernements qui se sont succédés depuis 30 ans, en Grèce comme dans les autres pays du Nord, portent aussi une lourde part de responsabilité dans l’augmentation des dettes publiques. Les politiques fiscales, menées en faveur des ménages les plus aisés et des grandes entreprises (impôt sur le revenu, le patrimoine et impôt sur les sociétés), ont considérablement diminué les recettes budgétaires et aggravé les déficits publics, obligeant les Etats à accroître leur endettement.

Les responsables de la crise sont épargnés et c’est le peuple à qui on présente l’addition

[...] Une récession minimale de 4 points du PIB est déjà programmée pour 2010. Les petits artisans et commerçants, les petites entreprises vont connaître une longue suite de faillites et de fermetures d’activités. Le chômage va exploser et les couches populaires et les classes moyennes vont voir leur pouvoir d’achat tomber en chute libre. Les inégalités vont s’accroître et les droits humains fondamentaux (accès à l’énergie, à l’eau, à la santé, à l’éducation…) sont menacés pour la partie la plus pauvre de la population.

Des solutions alternatives existent !

- Le remboursement de la dette publique de la Grèce doit être immédiatement suspendue et un audit public de celle-ci doit être mené pour décider de sa légitimité ou de son illégitimité.
- Des mesures d’annulation doivent être prises et les revenus financiers de la dette doivent être taxés à la source au taux maximal de l’impôt sur le revenu.
- Des mesures fiscales peuvent immédiatement être prises pour rétablir la justice fiscale et lutter contre la fraude. Aujourd’hui, selon les comptes du Trésor grec, les fonctionnaires (désignés comme boucs émissaires) et les ouvriers déclarent plus de revenus que les professions libérales (médecins, pharmaciens, avocats) ou encore que les dirigeants des banques !
La quasi-totalité des grandes entreprises (armateurs, …) déclarent leurs profits dans des pays à fiscalité plus avantageuse (Chypre notamment) ou les cachent dans les paradis fiscaux. L’église orthodoxe continue à bénéficier d’exhorbitantes exonérations fiscales sur le patrimoine et l’immobilier
De l’argent, en Grèce, il y en a, mais pas là où le plan d’austérité veut le prendre ! [...]

Partout, en Grèce comme dans les autres pays européens, la solidarité par la mobilisation doit s’amplifier. Aujourd’hui, c’est la Grèce mais chacun sait que demain ce sera le Portugal, l’Irlande ou l’Espagne. Après-demain, toute la zone euro peut basculer, y compris les pays les plus «riches» de celle-ci.

Le mouvement social européen dans son ensemble doit être aux côtés du peuple grec ! les populations européennes ont tout à y gagner !

Le CADTM, à son niveau y contribuera !
http://michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2725:soutien-a-la-resistance-du-peuple-grec-contre-la-dictature-des-creanciers
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mer 12 Mai - 20:32



Banque Goldman Sachs : la grande machine à bulles américaine

Depuis le début du mois de juillet, un important article paru dans le numéro de juillet du magazine Rolling Stone fait beaucoup de bruit. Il expose le rôle de la banque d’affaires Goldman Sachs dans presque toutes les crises financières depuis plus de 80 ans. Il apporte un éclairage cru sur les évènements financiers et économiques passés et contemporains.

L’auteur, Matt Taibbi, est un journaliste d’investigation au courage comparable à celui de Denis Robert. Le sujet est primordial, l’enquête sérieuse, les informations explosives, le ton incisif. Matt Taibbi appelle un chat un chat. L’ensemble est compréhensible par les non-initiés en finance.
http://arnauddebrienne.wordpress.com/2009/08/23/comment-la-banque-goldman-sachs-fabrique-les-crises-economiques/
www.rollingstone.com/politics/story/28816321/inside_the_great_american_bubble_machine


Attaque délibérée des Marchés contre l'euro
George Soros aurait dîné le 8 février avec d’autres dirigeants renommés de hedge funds dans un restaurant de New York. Plat du jour : une baisse de l’euro, avec un objectif de retour à la parité avec le dollar.
www.lesoir-echos.com/2010/03/10/george-soros-ou-lhypocrisie-erigee-en-systeme/

Les sommes énormes péniblement assemblées pour «sauver la Grèce» sont en fait destinées à sauver… les investisseurs.

Les dettes souveraines de la zone euro sont détenues en moyenne à hauteur de 12 % par les banques et 14 % par les investisseurs non bancaires. Dans le cas de la Grèce cependant, puisque, paraît-il, c’est «la Grèce» qu’on sauve, la clé de répartition est singulièrement différente. Sur la période 2005-2010, la dette publique grecque a été souscrite à 43 % par des banques, 22% des fonds mutuels, 15 % fonds de pension, 8 % des gérants (asset managers) et 4 % des hedge funds. Voilà la population des nécessiteux auxquels il est urgent que les fonds publics du secours européens viennent en aide. Et à rappeler la sympathie spontanée qu’attirent tous ces braves gens, la question vient immanquablement à l’esprit de savoir pourquoi finalement on ne les laisserait pas choir.
http://blog.mondediplo.net/2010-05-11-Sauver-les-banques-jusqu-a-quand
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Ven 14 Mai - 19:08


Trichet, Papakonstantinou, Juncker, Olli Rehn le 2 mai 2010

Bruxelles instaure une dictature économique dans la zone euro

Au mépris des droits du Parlement et de la volonté des peuples, la Commission européenne, l’Eurogroupe et la BCE ont proposé le 12 mai de placer la mise sous tutelle économique des seize pays de la zone euro.

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, se garde bien de parler de «gouvernement économique». Il a d’ailleurs raison, car le terme exact serait plutôt «dictature économique». Le projet a le mérite d’être clair : à brève échéance, les budgets des pays de la zone euro seront entièrement contrôlés et décidés par un «triumvirat», composé de la Commission européenne, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. Le Parlement de Strasbourg sera totalement écarté des décisions, même à titre consultatif. Les pays récalcitrants se verront amendés par Bruxelles, et leurs droits de vote seront suspendus.

C’est bien sûr la crise grecque et les attaques en cours contre le Portugal et l’Espagne qui servent de prétexte à cette abolition pure et simple de la démocratie européenne, préparée de longue date (1) et que la récente ratification du Traité de Lisbonne (2) permet de mettre en oeuvre aujourd’hui.

Barroso tombe le masque : l’Europe aura un régime policier

«Les États membres doivent avoir le courage de dire s’ils veulent une union économique ou pas», a prévenu mercredi José Manuel Barroso, dans un discours d’une brutalité insensée. «S’ils ne veulent pas d’une union économique, alors il faut oublier l’union monétaire. Nous devons nous attaquer aux racines du problème : le renforcement de la coordination des politiques économique». Le message est limpide : qui n’est pas avec nous est contre nous. C’est donc bien un régime policier qui est en train de se mettre en place. La crise actuelle est utilisée pour constitutionnaliser le libéralisme, ce qu’aucune résolution démocratique n’aurait concédé, et la souveraineté des nations et des peuples est, de fait, morte et enterrée.

L’Allemagne, qui, comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises (3), dans un jeu de poker menteur, avait laissé entendre qu’elle était attachée aux souverainetés nationales – une stratégie qui avait pour seul objectif d’imposer son diktat – a finalement retrouvé ses penchants impérialistes naturels. La chancelière allemande, Angela Merkel, a parlé d’un «pas important dans la bonne direction», même si «cela signifie que les droits du Parlement soient quelque peu remis en cause». Quelque peu ? Il faut se pincer pour le croire.

La France fait presque pire, par la voix de son secrétaire d’État aux Affaire européennes, Pierre Lellouche, qui a déclaré : «C’est la contrepartie du plan européen de sauvetage. La discipline de chacun devient l’affaire de tous. Bruxelles aura le droit de surveiller tous les comptes».

D’autres collabos mondialistes se sont empressés de soutenir le projet, tel Pierre Moscovici, député socialiste et ex-ministre des Affaires européennes, pour qui «la commission semble enfin se réveiller. C’est une idée juste».

Même son de cloche de la part du vendu Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé d’Europe-Ecologie, qui affirme, sans en avoir honte, «que l’UE décide [des budgets] ne me choque pas».

Que faire ?

La stabilitätkultur allemande semble donc avoir gagné la partie, au moins provisoirement. Néanmoins, la bataille ne fait que commencer. La proposition du «triumvirat» ne manquera de provoquer de furieux débats dans les États membres. En Espagne, au Portugal et en Italie, la contestation s’organise.

A l’heure où nous terminons la rédaction de cet article, nous apprenons qu’une bombe vient d’exploser à Athènes (voir l’article et la vidéo sur notre forum), devant la prison de haute sécurité de Korydallos, où sont notamment incarcérés des membres de l’organisation 17-Novembre.

Rarement, à l’échelle d’un continent, les temps n’ont été aussi pré-révolutionnaires.

Plus que jamais, nous devons garder à l’esprit ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Mecanopolis

Les citations de José Manuel Barroso, Angela Merkel, Pierre Lellouche, Pierre Moscovici et Daniel Cohn-Bendit sont issues des quotidiens
Libération et Le Monde du 13 mai 2010.
www.mecanopolis.org/?p=16973
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Sam 15 Mai - 20:54



Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d'opérations concertées dans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme tout-puissant. Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.

Un film a été réalisé à partir de ce livre.
La Stratégie du choc : docu vite fait bien fait
www.zerodeconduite.net/blog/index.php?itemid=18772

«il y a l’instrumentalisation [par les gouvernements] de cette pression des marchés financiers, des marchés des capitaux pour faire ce qu’ils attendent tous dans le monde depuis 30 ans, c’est-à-dire la cure, la purge d’austérité budgétaire qui permettra enfin d’aller au jusqu’au bout de la logique du moins-disant fiscal, du moins-disant social, c’est-à-dire des systèmes économiques qui sont le plus adaptés au désir de rentabilité du capital.» Jacques Généreux, professeur d’économie à Sciences Po.
www.marianne2.fr/J-Genereux-l-esprit-de-Munich-regnait-a-Bruxelles-!_a192818.html
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MessageSujet: Imaginez-vous Merkel et Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?   Mar 18 Mai - 21:58



€uro : l’hypothèse du pire

[extraits]

La crise budgétaire grecque, devenue crise de l’euro, n’est pas la conséquence fatale d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d’une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L’enjeu final est de contraindre les Européens à s’intégrer dans un Bloc atlantique, c’est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d’un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l’accord conclu entre l’Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l’Union.

La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l’Europe est actuellement le théâtre d’une bataille dans le cadre d’une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu’elle a d’ailleurs déjà potentiellement perdue.

l’UE vient — volontairement — de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros.

la solidité [de la monnaie] ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l’inlassable promoteur dans nos médias en réclamant «la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB».

Il s’agit en fin de compte, ni plus ni moins, d’imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée — paraît-il — à une inéluctable faillite…

Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?

La gouvernance économique européenne n’est à ce titre pas plus la panacée que l’inondation de liquidités n’est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le «plan» est à n’en pas douter une fausse solution imposée de l’extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.

L’idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu’elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une «idée» qui n’en est pas une, et parce qu’elle est de nature foncièrement idéologique… un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d’arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l’Union.

D’aucuns ont bien vu que la crise n’était que le moyen et le prétexte de précipiter l’instauration d’un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon.

[Les marchés :] un processus réputé «machinal» mais qui pour être anonyme n’est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d’argent et autres donneurs d’ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.

C’est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d’une double voix. Celle des «marchés» et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n’allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l’ingérence dans les affaires de l’Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?

[les spéculateurs] Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du «système», les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.

Car comment expliquer l’évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama [...] et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l’euro ?

Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les «opérateurs» sont conscients que la poursuite de l’offensive contre l’euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l’économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos.

Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la «théorie des jeux» (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire… Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale.



le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l’Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse,

Au début du XXe siècle, l’économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la «destruction créatrice» (reprise ensuite par Joseph Schumpeter*). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des «catastrophes»). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot

Entre-temps l’économiste Friedrich Von Hayek, l’un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l’économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman, «le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l’économie de marché comme dans la Nature, l’ordre naît du chaos : l’agencement spontané de millions de décisions et d’informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur»… On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d’interprétation de la crise.

À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constructeur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle.

Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu’une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d’un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.

la déification du marché associée à l’idée d’un «chaos constructeur» lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage.

Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.
Car le jeu en vaut la chandelle si à l’arrivée l’Europe se trouve mise à genoux.

La Grèce — certes l’un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal — a été jusqu’ici une sorte d’électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien. (...)

Jean-Michel Vernochet, ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris)
www.voltairenet.org/article165451.html

*Schumpeter, la référence de sarkozy



Gouvernance mondiale obligatoire : une escroquerie
Parce qu'il existe depuis tout temps une articulation entre le national et le niveau global, qu'on nommait auparavant "international". Un Etat-nation peut par définition agir sur son territoire, mais il peut aussi agir en dehors, s'il parvient à coopérer avec les autres Etats-nations, dans le cadre d'une collaboration internationale, qui peut d'ailleurs prendre des formes variées : souple ou structurée, voire très intégrée. Il y a même des enceintes prévues pour cela, à commencer par l'ONU.
Un problème mondial, comme le terrorisme ou la pollution par exemple, peut donc parfaitement trouver une parade face à lui sans qu'on soit obligé de mettre en place une autorité globale au-dessus des nations.
www.observatoiredeleurope.com/Gouvernement-mondial-une-escroquerie-et-une-menace_a1285.html

«Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu'ils ont entre les mains les clefs du changement.» NOAM CHOMSKY
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Jeu 20 Mai - 23:01



Espagne : la rue commence à se mobiliser contre l'austérité

Les fonctionnaires espagnols ont protesté jeudi contre la baisse de leurs salaires inscrite dans un plan d'austérité que le gouvernement devait approuver dans la soirée pour accélérer la baisse des déficits publics, sous la loupe des marchés et de ses partenaires européens.
www.lalibre.be/actu/international/article/583957/espagne-la-rue-commence-a-se-mobiliser-contre-l-austerite.html

Europe : Jacques Sapir répond au Nouvel Observateur

L'économiste Jacques Sapir réagit à un article du Nouvel Observateur dans lequel il était mis en cause par des journalistes dont l'européisme confine, selon lui, à la religion.
www.marianne2.fr/Europe-Jacques-Sapir-repond-au-Nouvel-Observateur_a193058.html
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MessageSujet: Après Dracula, DSK !   Lun 24 Mai - 1:57

On ne parle pas de la Roumanie.. et pourtant le FMI affame les Roumains


Quelque 40 000 Roumains ont manifesté devant le siège du gouvernement (©CdB/M.Chebana)

Crise de la zone euro
Pour éviter la faillite, la Roumanie est contrainte à l'austérité prônée par le FMI


Bucarest va baisser de 25 % les salaires de la fonction publique, licencier 10 % des fonctionnaires et réduire de 15 % les retraites.

La nouvelle a fait l'effet d'un coup de tonnerre à Bucarest. Les Roumains ont appris que les traitements dans la fonction publique allaient baisser de 25 % et les retraites de 15 %. Pour éviter le scénario grec, les autorités roumaines ont en effet dû se plier aux exigences de la délégation du Fonds monétaire international (FMI) qui a mené, en dix jours, des négociations marathon dans la capitale roumaine.

Bucarest avait le choix entre augmenter la TVA et le taux unique d'imposition de 16 %, ou réduire drastiquement les dépenses publiques. Le dernier mot est revenu au président Traian Basescu, qui a choisi la solution libérale en privilégiant le secteur privé sur le public. [...]



L'accord avec le FMI va obliger l'Etat roumain à licencier 10 % du 1,4 million de fonctionnaires. Dans la fonction publique, le salaire moyen - 350 euros - était souvent complété par une panoplie de primes, pour le stress, les vacances, la confidentialité, le sourire au client... Cette liste d'avantages a pesé sur le budget public pendant des années. En mars 2009, en pleine crise économique, la Roumanie a dû emprunter 20 milliards d'euros au FMI, à l'Union européenne (UE) et à la Banque mondiale (BM). Bucarest a déjà reçu la moitié de ce prêt que le gouvernement a dépensé en partie pour payer les salaires et les retraites. Une pratique que le FMI vient d'interdire catégoriquement en imposant à la Roumanie un déficit budgétaire inférieur à 6,8 % cette année.

Colère des syndicats

Le coup de hache dans les salaires publics et les retraites a déchaîné la colère de l'opposition socialiste et les syndicats. «Des catégories sociales entières sont condamnées à mort, s'est emporté Victor Ponta, président du Parti social-démocrate. Nous allons nous opposer à ce génocide social. Au Parlement, dans la rue, en utilisant tous les moyens dont nous disposons.» Les syndicats ont annoncé une série de grèves et de manifestations destinées à bloquer le pays. «Ces mesures vont pousser la population vers un mouvement social plus fort qu'en Grèce, a déclaré Bogdan Hossu, président de la confédération syndicale Cartel Alfa. Si le gouvernement ne tient pas compte de nos revendications, nous ferons la révolution.» cyclops

Pour les retraités, qui peinent depuis longtemps à joindre les deux bouts, cette nouvelle politique d'austérité constitue l'assaut final contre le troisième âge. «Le président Basescu ferait mieux de nous donner du cyanure, s'insurge Preda Nedelcu, président de la Fédération nationale des syndicats des retraités. Par ce moyen, les autorités pourront se débarrasser de nous puisqu'on nous considère comme un poids pour le pays.»

Malgré la vague de protestations, le gouvernement a décidé d'aller jusqu'au bout de sa politique libérale. «Nous ne pouvons plus mettre sur le dos du privé le gaspillage du secteur public, a déclaré le ministre des finances, Sebastian Vladescu. Cette année, la croissance devrait se situer autour de zéro contre le taux espéré de 0,8 %.» La situation très précaire des finances roumaines sur fond de crise économique et l'explosion sociale qu'elle annonce risque de pousser la Roumanie vers une crise comparable à celle qui secoue la Grèce.

Mirel Bran
11.05.2010
www.lemonde.fr/.../la-grece-a-conclu-un-accord-avec-l-ue-et-le-fmi-pour-assurer-sa-survie-financiere_1345610_3214.html



Le président Traian Băsescu est l'objet d'une procédure de destitution.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roumanie

La Roumanie au régime sec
Les syndicats appellent à une grève générale illimitée à partir du 31 mai. Le gouvernement a souligné qu’il assumait la responsabilité de ce plan de rigueur qu’il entend faire passer par décret.

Quelques repères :
21,5 millions d’habitants
25% de la population sous le seuil de pauvreté
4,69 millions de retraités
4,7 millions de salariés dont 1,3 million de fonctionnaires
738.000 chômeurs (8,07% de la population active)
Le déficit s’élevait à 7,2% en 2009 et risque d’atteindre 9% cette année
La dette publique atteint 38,75 milliards d’euros (29% du PIB)
En mars 2009, la Roumanie a obtenu un prêt global de 20 milliards d’euros du FMI, de l’UE et de la Banque mondiale.
http://balkans.courriers.info/article15246.html
http://balkans.courriers.info/spip.php?page=dossier&id_article=15246




La crise continue. Sauf pour le CAC 40 !
D'après Laurent Pinsolle, la crise n'a pas eu de graves conséquences pour tout le monde. En effet, les chiffres montrent même une nette progression des profits pour les entreprises du Cac 40.
www.marianne2.fr/La-crise-continue-Sauf-pour-le-CAC-40!_a193070.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Lun 24 Mai - 2:36



Joseph Stiglitz : "L'austérité mène au désastre"

Pour le Prix Nobel d'économie, c'est par la solidarité et l'investissement que l'Europe se sortira de la crise.

Joseph Stiglitz, 67 ans, Prix Nobel d'économie en 2001, ex-conseiller économique du président Bill Clinton (1995-1997) et ex-chef économiste de la Banque mondiale (1997-2000), est connu pour ses positions critiques sur les grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la mondialisation et le monétarisme. Il livre au Monde son analyse de la crise de l'euro.

Vous avez récemment dit que l'euro n'avait pas d'avenir sans réforme majeure. Qu'entendez-vous par là ?

L'Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique économique : le taux de change et les taux d'intérêt. Il fallait donc trouver autre chose qui leur permette de s'adapter à la conjoncture si nécessaire. D'autant que Bruxelles n'a pas été assez loin en matière de régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais l'Union européenne (UE) n'a rien prévu dans ce sens.

Et aujourd'hui, elle veut un plan coordonné d'austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n'est pas ce qu'il faut faire.

Que devrait faire l'Europe ?

Il y a plusieurs possibilités. Elle pourrait par exemple créer un fonds de solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour les nouveaux entrants. Ce fonds, qui serait alimenté dans des temps économiques plus cléments, permettrait d'aider les pays qui ont des problèmes quand ceux-ci surgissent.

L'Europe a besoin de solidarité, d'empathie. Pas d'une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux Etats-Unis, quand un Etat est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes tous dans le même bateau. C'est d'abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet européen.

Vous prônez une sorte de fédéralisme ?

Oui. De cohésion. Le problème, c'est que les Etats membres de l'UE n'ont pas tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a eu raison de faire pression sur (la chancelière allemande) Angela Merkel pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne, s'en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont mal sont responsables et doivent donc se débrouiller.

Ce n'est pas le cas ?

Non. Le déficit structurel grec est inférieur à 4 %. Bien sûr, le gouvernement précédent, aidé par Goldman Sachs, a sa part de responsabilité. Mais c'est d'abord et avant tout la crise mondiale, la conjoncture, qui a provoqué cette situation.

Quant à l'Espagne, elle était excédentaire avant la crise et ne peut être accusée d'avoir manqué de discipline. Bien sûr, l'Espagne aurait dû être plus prudente et empêcher la formation de la bulle immobilière. Mais, en quelque sorte, c'est l'euro qui a permis ça, en lui procurant des taux d'intérêt plus bas que ceux auxquels Madrid aurait eu accès sans la monnaie unique. Aujourd'hui, ces pays ne s'en sortiront que si la croissance européenne revient. C'est pour cela qu'il faut soutenir l'économie en investissant et non en la bridant par des plans de rigueur.

La baisse de l'euro serait donc une bonne chose ?

C'est la meilleure chose qui puisse arriver à l'Europe. C'est à la France, et plus encore à l'Allemagne qu'elle profitera le plus. Mais la Grèce et l'Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en seront également bénéficiaires.

Mme Merkel, pourtant, sait que la solidarité peut être importante. Sans cela, il n'y aurait pas eu de réunification allemande.

Oui. Mais, justement, il a fallu plus de dix ans à l'Allemagne pour absorber la réunification. Et d'une certaine manière, je pense que les ex-Allemands de l'Ouest estiment qu'ils ont déjà payé un prix élevé pour la solidarité européenne.

Pensez-vous que la viabilité de l'euro soit menacée ?

J'espère que non. Il est tout à fait possible d'éviter que la monnaie unique ne périclite. Mais si on continue comme ça, rien n'est exclu. Même si je pense que le scénario le plus probable est celui du défaut de paiement. Le taux de chômage des jeunes en Grèce s'approche de 30 %. En Espagne, il dépasse 44 %. Imaginez les émeutes s'il monte à 50 % ou 60 %. Il y a un moment où Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s'il a intérêt à poursuivre le plan que lui ont imposé le Fonds monétaire international (FMI) et Bruxelles. Et s'il n'a pas intérêt à redevenir maître de sa politique monétaire.

Rappelez-vous ce qui s'est passé en Argentine. Le peso était attaché au dollar par un taux de change fixe. On pensait que Buenos Aires ne romprait pas le lien, que le coût en serait trop important. Les Argentins l'ont fait, ils ont dévalué, ça a été le chaos comme prévu. Mais, en fin de compte, ils en ont largement profité. Depuis six ans, l'Argentine croît à un rythme de 8,5 % par an. Et aujourd'hui, nombreux sont ceux qui pensent qu'elle a eu raison.

Propos recueillis par Virginie Malingre
www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/22/joseph-stiglitz-l-austerite-mene-au-desastre_1361520_3234.html



Paul De Grau
Dette et Austérité : aujourd’hui comme hier, les marchés se trompent.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3054

Mais, au fait, pourquoi a-t-on si peur des déficits publics ?
http://eco.rue89.com/2010/05/21/mais-au-fait-pourquoi-a-t-on-si-peur-des-deficits-publics-152043

Et si on jouait l'inflation ?
Quelle sortie de crise ? Après avoir envisagé la piste de l'inflation, marianne2 donne la parole à Jean-Jacques Rosa, économiste libéral et professeur à l’institut d’études politiques de paris.
www.marianne2.fr/Sortie-de-crise-et-si-on-jouait-l-inflation-contre-la-dette_a193054.html

Pourquoi il faut revenir au franc !
www.marianne2.fr/Jean-Jacques-Rosa-pourquoi-il-faut-revenir-au-franc-!_a193049.html

Dupont-Aignan : "Sortons de la monnaie unique en bon ordre, il est encore temps"
www.marianne2.fr/Dupont-Aignan-Sortons-de-la-monnaie-unique-en-bon-ordre,-il-est-encore-temps_a192812.html
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 25 Mai - 0:51



Le FMI presse l'Espagne d'adopter des réformes «urgentes»

L'institution met la pression sur le gouvernement alors que la menace d'une grève générale contre le plan d'austérité se précise.

Le FMI a donné trois priorités.

La première est de "rendre le marché du travail plus flexible pour favoriser l'emploi et sa redistribution entre secteurs", dans un pays où le taux de chômage a dépassé les 20% au premier trimestre.

Le Fonds souhaite en particulier que le coût du licenciement soit abaissé "au moins aux niveaux moyens en vigueur dans l'Union européenne", que l'indexation des salaires avec l'inflation soit abolie et une "décentralisation de la fixation des salaires".

La deuxième priorité est une "consolidation budgétaire pour asseoir les finances publiques sur une base viable". Le gouvernement a lancé des mesures d'austérité destinées à économiser 15 milliards d'euros en 2010 et 2011.

La troisième priorité est "une consolidation du secteur bancaire et une réforme pour renforcer la santé et l'efficacité du système", pour lequel "les risques restent élevés et inégalement répartis entre institutions, concentrés principalement sur les caisses d'épargne".
www.liberation.fr/economie/0101637390-le-fmi-demande-a-l-espagne-des-reformes-urgentes-pour-l-emploi-et-les-banques

Invité très remarqué de l'émission A Vous de juger ce jeudi, Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, s'était érigé en pourfendeur de "dogmes" sur le sujet. "Si on vieillit plus longtemps, il faut qu'on travaille plus longtemps", avait-il notamment déclaré, écornant ainsi, sans le dire, le principe de la retraite à 60 ans, acquis par la gauche en 1982 et toujours défendu par son propre camp.
www.lejdd.fr/Politique/Actualite/PS-Aubry-les-points-sur-les-i-195339/
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MessageSujet: Re: La révolte grecque, modèle pour les peuples européens   Mar 25 Mai - 2:12


Reuters/Bogdan Cristel

Le FMI a quadruplé son bénéfice

Le Fonds monétaire international a généré 534 millions de dollars de revenus, hors ventes d'or, en 2009-2010.

Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi 19 mai avoir multiplié par plus de quatre son bénéfice, hors ventes d'or, lors de son exercice 2009-2010 (clos fin avril), le deuxième consécutif à être bénéficiaire. Selon des résultats provisoires, l'institution a affiché des revenus opérationnels nets de 534 millions de dollars, contre 126 millions de dollars lors de l'exercice précédent.

Le FMI a bénéficié à la fois de la relance de son activité de prêts, qui a décollé avec la crise économique mondiale, des revenus tirés de ses investissements, et des retombées de mesures de restructuration prises entre 2007 et 2009. Parmi ces mesures, la vente de 403,3 tonnes d'or, soit un huitième de son stock, commencée en octobre, sera incorporée dans les résultats définitifs, attendus en juin.

Le Fonds a indiqué que ces ventes devraient avoir rapporté un bénéfice (par rapport à la valeur comptable qui était inscrite au bilan) de 5,1 milliards de dollars, contre 4,5 milliards de dollars estimés en février, quand s'est achevée la période de vente exclusive aux Etats membres.

Trois Etats membres (Inde, Ile Maurice et Sri Lanka) ont acheté des lingots au FMI en octobre et novembre, pour un total de 212 tonnes. Les 191,3 tonnes restantes sont depuis février écoulées sur le marché. Aucune transaction n'a été rendue publique.
www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-fmi-a-quadruple-son-benefice_232561.html


La popularité de Strauss-Kahn au beau fixe chez les sympathisants de droite (Le Monde, Le Figaro)
http://fr.news.yahoo.com/64/20100525/tpl-la-popularit-de-strauss-kahn-au-beau-b4551a8.html

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